Module de Gestion des Apprentissages
Module de Gestion des Apprentissages
1
SOMMAIRE
Présentation du Module.........................................................................................................................3
1. Le public ciblé.................................................................................................................................4
2. La compétence professionnelle visée.............................................................................................4
3. Les objectifs de formation relatifs à la compétence professionnelle à développer........................4
4. Architecture du Module de Gestion...............................................................................................5
Axe I : Les principes régissant la gestion des apprentissages, dans le cadre d’une séquence
d’enseignement ou d’une leçon…..........................................................................................................6
Les séquences de formation :.................................................................................................................6
Situation 1 : Notion et types de gestion.................................................................................................7
Situation 2 : Gestion des apprentissages..............................................................................................13
Situation 3 : Les approches pédagogiques...........................................................................................19
Situation 4 : Gestion des situations d’apprentissage............................................................................28
Situation 5 : Gestion de la classe..........................................................................................................33
Axe II: Les scénarios de pratiques didactiques et pédagogiques..........................................................39
Situation 1 : Les styles d’enseignement................................................................................................41
Situation 2 : Les dimensions des pratiques de classe...........................................................................44
Situation 3 : Analyse des pratiques de classe......................................................................................48
AXE III : La pratique réflexive................................................................................................................53
Situation 1 : analyse réflexive des pratiques........................................................................................53
Quelques notions et outils ressources : gestion des apprentissages....................................................60
BIBLIOGRAPHIE.....................................................................................................................................62
2
Présentation du Module
Il est à souligner, par ailleurs, que le Module de Gestion propose une liste de séquences
ordonnées selon une logique graduelle et progressive. Dans cette optique, chaque séquence se
focalise sur un objectif de formation bien déterminé. Ainsi, le développement de la
compétence de gestion implique la réalisation de l’ensemble des objectifs assignés aux
séquences de formation. Le Module se fonde, en outre, sur un ensemble de principes qui
régissent et orientent les activités de gestion au sein de la classe :
- faciliter et encourager la participation active des apprenants à tout ce qui a trait aux objets
de l’apprentissage ;
- construire et améliorer les stratégies d’apprentissage chez les apprenants ;
- adopter une gestion fondée sur les pédagogies centrées sur l’apprenant ;
- s’appuyer sur une gestion qui prend en compte les situations et les comportements
imprévus (interactions relationnelles, interactions didactiques et pédagogiques, situations
conflictuelles, gestion du temps et de l’espace classe, besoins immédiats des
apprenants…) ;
- employer de manière adéquate et finalisée les TICE lors de la gestion des apprentissages.
3
1. Le public ciblé
- connaitre les principes de base qui régissent la gestion des apprentissages, dans le cadre
d’une séquence d’enseignement ou d’une leçon ;
- s’approprier des savoirs et des outils de gestion de la classe, ceux-là mêmes qui tiennent
compte de la spécificité de la discipline, de la diversité des apprenants et des différentes
approches en vigueur dans le cycle d’intervention…;
- élaborer et mettre en œuvre des scénarios pédagogiques appropriés aux différentes
situations de classe à gérer ;
- utiliser les outils adéquats permettant l’analyse, l’interrogation et le réajustement de sa
propre pratique de classe ; cette dimension réflexive peut prendre appui sur la
confrontation des planifications et de leur mise en œuvre en situation effective de
classe…
4
4. Architecture du Module de Gestion
5
Axe I : Les principes régissant la gestion des apprentissages, dans le
cadre d’une séquence d’enseignement ou d’une leçon…
Premier axe :
Objectif de formation : connaitre et s’approprier les principes qui régissent la gestion des
apprentissages, dans le cadre d’une séquence d’enseignement ou d’une leçon, en prenant en
compte la spécificité de la discipline et la diversité des apprenants et en tirant profit des différentes
approches en vigueur dans le cycle d’intervention.
6
Situation 1 : Notion et types de gestion
Contexte :
Dans le cadre de la tâche de gestion d’une classe que tu as été amen(e)é à prendre en charge,
tu t’es sûrement rendu compte qu’il fallait à la fois gérer les apprentissages, les interactions, le
temps, l’espace…
Consignes :
A partir de cette expérience et en prenant appui sur le document support (1) :
élabore une fiche synthétique présentant une définition de la gestion, les différentes
fonctions de la gestion et classe-les selon :
- ce qui relève de la gestion de la discipline ( : matière enseignée) et ce qui relève de la
gestion de la classe;
- ce qui relève de la gestion didactique et ce qui relève de la gestion pédagogique
fais un relevé des qualités du « gestionnaire efficace » selon le texte et commente-les à
la lumière de ton expérience ;
présente un inventaire de quelques difficultés de gestion que tu as rencontrées lors de
ton expérience, classe-les selon l’objet (gestion de l’espace classe, du temps, des
interactions…) et propose quelques stratégies qui pourraient t’aider à les anticiper.
Support (1):
… Doyle (19861) parle de deux tâches majeures que l'enseignant exécute dans la
classe. La première renvoie à l'enseignement des contenus, couvrir le programme, s'assurer
que les divers éléments sont maîtrisés, donner le goût de l'étude des diverses matières, etc. (p.
395). La seconde concerne les fonctions de gestion de la classe: l'enseignant doit organiser ses
groupes, établir des règles et procédures, réagir aux comportements inacceptables, enchaîner
les activités, etc. Ce sont là deux dimensions fondamentales de l'enseignement […]
7
d'attentes vis-à-vis les des élèves au tout début de l'année (Brophy, 1983 3). Les premières
semaines de l'année scolaire sont donc particulièrement importantes et peut-être cela
témoigne-t-il de la place centrale de l'anticipation et de la prévention des troubles dans le
processus de gestion de la classe (Evertson, 19894)…
[…]Les gestionnaires efficaces sont capables de livrer leur leçon de manière telle
qu'ils gardent l'attention des élèves sur le contenu de la matière (Brophy, 1983). Par exemple,
ils savent impliquer les élèves réticents (Cruickshanck, 1990); ils regardent l'ensemble du
groupe avant de désigner un élève; ils alternent les réponses données par l'ensemble du groupe
avec celles fournies par un seul élève; ils demandent des volontaires pour répondre, ils lancent
des défis en suggérant que la question à venir sera plus difficile, ils présentent un matériel
nouveau et intéressant, ils utilisent diverses techniques de présentation et de questionnement,
etc. (Brophy, 1983)…
Auto- évaluation
3
Brophy, J.E. (1983). Classroom organisation and management. In D.C. Smith (dir.), Essential knowledge for
beginning educators (p. 23-27). Washington (DC): American Association of Colleges for Teacher Education
(AACTE).
4
Evertson, CM. (1989). Classroom organization and management. In M.C. Reynolds (dir.), Knowledge base for
the beginning teacher (p. 59-70). New York (NY) : Pergamon
5
Butler, JA. (1987). Effective schooling practices:A research synthesis. In G. Druian et JA. Butler (dir.), School
improvement research series. Research you can use (p. 56-75). Washington (DC): Office of Educational Research
and Improvement.
6
Cruickshank, D.R. (1990). Research that inform teachers and teacher educators. ED 325476. Bloomington
(PA) : Phi Delta Kappa.
7
Reynolds, A. (1992). What is competent beginning teaching? A review of literature. Review of Educational
Research, 62(1), 1-35
8
Complète le tableau ci-dessous :
Apport théorique
9
Elle concerne :
- la planification des apprentissages,
- les approches et pédagogies adoptées,
- le choix des activités d’apprentissage,
- la méthodologie adoptée dans la présentation de la matière (clarté, principe de
progression, variation des supports et des exemples…)
- la qualité du questionnement et des reformulations,
- les modalités du travail,
- les rythmes d’apprentissage,
- la motivation des apprenants (motivation intrinsèque par le biais de situations -
problèmes),
- les types d’animation,
- la vérification et l’évaluation de l’acquisition des apprentissages…
La gestion de la classe
Elle concerne:
-le type de communication pédagogique à installer selon la modalité de travail
abordé,
- l’installation et le maintien des conditions favorables à la gestion des
apprentissages,
-le respect des règlements,
-gestion du temps, l’espace classe, le matériel pédagogique …
Les composantes sont des variables sur lesquelles l’enseignant peut intervenir pour assurer
une saine gestion de sa classe en phase d’établissement (avant), de maintien (pendant) ou de
rétablissement (après) des conditions favorisant l’apprentissage et la motivation :
10
Archambault et Chouinard proposent un modèle de gestion de classe reposant sur trois
moments [avant, pendant, après] :
Evaluation (situation 1)
Coche la bonne réponse dans la grille ci-dessous :
11
1) La gestion :
a) S’intéresse essentiellement à la maîtrise de la discipline enseignée
b) Concerne plutôt l’organisation des interactions et de l’espace classe
c) Consiste à mettre en œuvre des activités préalablement planifiées en prévoyant les
modalités d’organisation de la classe de manière générale (espace, temps, des interactions…)
2)
La gestion de la matière concerne : La gestion de la classe concerne :
a) Gestion du tableau, f) Lecture/écriture d’un texte
b) Disposition des tables g) Résolution d’un exercice
c) Explication d’une notion h) Organisation d’une table ronde
d) Développer une compétence i) Rappel d’une règle de conduite
e) Respecter les étapes d’une leçon j) Correction des erreurs
Eléments de réponse :
Question (1) : c
La gestion c’est l’ensemble des actions planifiées effectuées par les enseignants pour
installer un bon climat de travail en classe. Ces actions englobent aussi bien la matière
enseignée (programme, méthodes, approches…) que les actions relatives à
l’organisation de la classe (l’espace, du temps, les interactions…)
Question (2) : gestion de la matière (c, d, e, f, g, j) gestion de la classe : (a, b, h, i)
Question (3) : b- les deux sont interdépendantes et complémentaires
Question (4) : les qualités : (a, c, e, f, h, i, l, n)
12
Situation 2 : Gestion des apprentissages
Contexte :
Au cours d’une séance de cours, l’enseignant a présenté aux élèves une nouvelle notion et a
procédé de la manière suivante :
Consigne :
Analyse la gestion pédagogique et didactique mise en œuvre par l’enseignant, en t’appuyant
sur l’extrait suivant des Recommandations Pédagogiques :
Support
13
- la lecture, la recherche, l’organisation et l’interprétation de l’information ;
- d’effectuer des essais pour trouver des solutions ;
- la formulation des hypothèses ;
- l’application des méthodes ou des techniques et la formulation d’arguments/
justifications ;
- la vérification et l’interprétation des résultats ;
- la formulation et les présentations des réponses…
Extrait des Recommandations pédagogiques, Direction des curricula. 2015
AUTO-EVALUATION
Renseigne la grille d’auto-évaluation ci-dessous en fonction des remarques que tu as relevées
pendant l’analyse de la gestion pédagogique et didactique de l’enseignant :
14
Apport théorique
Gestion des apprentissages
8
Schéma type d’une démarche d’apprentissage d’après des documents de JL Despretz CPC Landivisiau et René
Vigouroux, Michèle Devrand, Pierre Friquet, Raymond Kelhetter, CPC Brest 3 et Brest 6 - [Link]
[Link]/debutants/[Link] / Construire des séquences qui se fondent sur les phases d’un
itinéraire d’apprentissage, d’après Comment enseigner les mathématiques au CIII – A. Yaïche, A. Marcangéli, E.
Penso, E. Le Floc’h, B. Mossé. Hachette Education 2010
15
2. Exemple de grille d’autoévaluation et d’analyse d’une activité
d’apprentissage9 :
Questions de vérification Oui Non
1) Y a-t-il un déclencheur d’intérêt ? : défi ; curiosité ; aspect ludique…
16
Pour réajuster ton travail à la lumière de la rubrique « apport théorique », renseigne à nouveau
la grille d’auto-évaluation ci-dessous en fonction des remarques que tu as relevées pendant
l’analyse de la gestion pédagogique et didactique de l’enseignant :
17
Evaluation (Situation 2 : Gestion des apprentissages)
2- la tâche de l’enseignant :
a) - se limite à présenter la situation
b) - présenter la situation et s’assurer de la compréhension des consignes
c) - expliquer la situation en donnant des éléments de réponses
d) -organiser les échanges entre les élèves pour faciliter le partage des résultats
e) -interdire les échanges entre élèves
f) -prendre en considération les erreurs des élèves
g) -alterner travail individuel et travail collectif
h) -opter pour le cours magistral pour bien contrôler la classe
3- La tâche de l’apprenant :
a) -participer à la négociation des résultats
b) -exécuter les consignes sans discussion
c) vérifier les résultats et les discuter avec leurs pairs
Question 1 : (b)
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Situation 3 : Les approches pédagogiques
Contexte :
Voici quelques cas de pratiques de classe ci-dessous :
1. Le premier cas est relatif à une activité ayant eu lieu au cycle primaire dans le
cadre de la matière « activité scientifique » :
Au début du cours, l’enseignant a posé des questions portant sur le cours précédent. Pendant
ce rappel des acquis antérieurs, l’enseignant recourt en même temps au feed-back et procède à
la correction des erreurs des élèves. Après, il a collé des images au tableau représentant des
plantes et a donné du temps aux élèves pour observer ces illustrations, avant de poser
quelques questions et d’inscrire l’intitulé de la leçon sur le tableau. L’enseignant interroge
alors les élèves en prenant appui sur les supports et en les invitant à comparer, sous plusieurs
angles, les différentes plantes présentées sur les images. Les élèves ont déduit à la lumière des
questions posées un ensemble de conclusions et de résultats que l’enseignant a notés au fur et
à mesure sur le tableau. Après avoir copié sur les cahiers les résultats consignés au tableau, les
élèves ont été invités à faire un exercice d’application pour vérifier l’atteinte des objectifs
attendus du cours. Les élèves au cours de cet exercice d’application répondaient sur leurs
ardoises et l’enseignant procède par feed-back pour remédier aux erreurs.
2. Le deuxième cas est une activité relative à l’enseignement de la langue dans une
classe du Secondaire Collégial :
Il s’agit dans cette activité d’étude d’un extrait de texte narratif d’identifier les personnages et
leurs caractéristiques. L’enseignant distribue, dans ce sens, des grilles aux élèves qu’il leur
demande de renseigner à la lumière de leur lecture du texte et de relever les personnages
principaux et les personnages secondaires et les caractéristiques des uns et des autres.
Toutefois bien que l’objectif à atteindre soit le même pour tous les élèves, l’enseignant a
veillé à distribuer des grilles différentes. Pour les élèves ayant des difficultés, il a donné des
grilles à leur portée et qui prennent en compte leur niveau linguistique et cognitif ainsi que
leurs capacités réelles.
Ainsi lors de sa gestion du cours, il a été constaté que l’enseignant varie ses questions et incite
les élèves à participer et à réagir aux réponses de leurs pairs ce qui leur a permis d’identifier
tous les personnages et de s’arrêter sur leurs caractéristiques physiques et morales, sous
plusieurs angles…
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3. Le troisième cas est une activité relative à la gestion d’une activité de
mathématiques dans une classe du primaire :
Une enseignante de mathématiques a présenté à une classe de 6 e année une situation relative à
la détermination d’une parcelle de terrain et a demandé aux élèves d’opérer des découpages
de diverses formes en vue d’y planter différentes plantes. Ensuite, l’enseignante a mis à la
disposition des élèves des fiches : les unes déterminants les mesures et les formes des
découpages (cercle, triangle…), les autres indiquant l’espèce des plantes et la surface allouée
à chacune d’elle…
Lors de la gestion, l’enseignante à veiller à organisé sa classe en quatre groupes et a invité les
élèves à découvrir individuellement la situation et de réfléchir à sa résolution. Après, elle a
ménagé un moment de discussion entre membres de chaque groupe, pour négocier les
différentes possibilités de résolution et les opérations à effectuer. Lors de la phase suivante,
les élèves étaient invités à résoudre individuellement la situation. L’enseignante fait le tour
des tables, pour inciter les élèves à résoudre la situation : suscitant des interrogations, attirant
l’attention sur un élément ou un autre, présentant de l’aide aux élèves en difficultés sans
jamais leur souffler les réponses toute faites. A la fin du temps imparti à cette phase,
l’enseignante a invité les élèves a présenté leurs résultats en les incitant à auto-évaluer leurs
travaux et à évaluer ceux de leurs pairs, les amenant ainsi à découvrir et à comparer leurs
stratégies et à discuter pour améliorer leurs capacités métacognitives.
Consignes :
Analyse les cas ci-dessus en t’appuyant sur les éléments suivants :
20
Autoévaluation
21
Apport théorique
Approches Fondements théoriques Conception Gestion Rôles de
l’élève l’enseignant
Résolution Le modèle constructiviste (Piaget) : - Prise en charge du Suivant la gestion de la classe, les effets de la Résoudre un organise un milieu
des -l’intelligence n’est pas innée, mais se problème par l’élève : situation ne seront pas les mêmes. problème. Le savoir favorable pour
problèmes construit donner du sens aux L’enseignant doit gérer la dévolution10 du est construit par l’apprentissage/
-le sujet apprend en s’adaptant à un connaissances problème à la classe (l’élève prend la l’élève (intègre ses -organise le travail
milieu ; c’est en agissant sur le monde -Erreur significative de responsabilité du problème) apprentissages…) en groupe,
qu’il apprend. l’état des connaissances Gestion d’une situation-problème - L’apprenant - créé
-La capacité d’adaptation [équilibre -Prise en compte des -Phase d’action : appropriation du problème résout la «situation des situations
dynamique] s’appuie sur deux représentations des (connaissances anciennes) problème» en d’obstacles, fait
processus d’interaction de l’individu élèves - Phase de formulation d’hypothèses surmontant le émerger les
avec son milieu de vie : l’assimilation - Phase de validation : se convaincre et conflit sociocognitif conflits et
[intégration d’un nouvel objet ou d’une convaincre de la validité de la solution (sujet/ médiatise le
situation nouvelle] et proposée (confrontation avec les autres, représentations consensus.
l’accommodation [modification d’une l’expérience) des autres)
conduite déjà disponible pour mieux -Phase d’institutionnalisation (par le maître)
maîtriser un nouvel objet] -Phase d’entraînement et de
Le modèle socio –constructiviste ( réinvestissement
Vygotsky ) : Insiste sur le rôle des - Recentrage sur les Phase 1 : découverte de la situation problème - l’élève/actif : il est Enseignant
interactions et sur l’environnement processus (observation du support, prise en contact du responsable de ses facilitateur
social d’apprentissage de contexte et lecture de la consigne) apprentissages -incite les
Les interactions sociales entre élèves l’élève plutôt que sur Phase 2 : vérification de la compréhension de -Un élève est apprenants à
APC peuvent aider à l’apprentissage les contenus la consigne ; « compétent » construire et à
L’acquisition de connaissances passe d’enseignement ; Phase 3 : exécution de la tâche/production lorsqu’il parvient intégrer en situation
par une interaction entre le sujet, la -évaluer exige de individuelle ou en groupes (ou en alternance seul à réaliser des signifiante leurs
situation d’enseignement et les acteurs repérer les processus des deux modalités…) tâches complexes connaissances
de la situation. mobilisés pour agir… Phase 4 : phase de partage, ajustement et -évite la
- l’élève : doué d’une validation (collective//par toute la classe) transmission de
capacité presque connaissance
absolue de développer
les compétences,
10
« Acte par lequel l’enseignant fait accepter par l’élève la responsabilité d’une situation d’apprentissage et accepte lui-même les conséquences de ce
transfert. » (G. BROUSSEAU)
22
Approches Fondements théoriques Conception Gestion Rôles de
l’élève l’enseignant
Pédagogie Dans le sillage de la nouvelle pédagogie initiée par Passage d’une conception de Gestion qui tend à rompre Actif Aide à former des
Des groupes Freinet et autres pionniers de l’école active… qui ont l’enseignement avec la classe traditionnelle Confronte ces groupes
octroyé à l’élève un statut actif… apprentissage se basant sur frontale et à mettre les connaissances à Accompagne le
-La théorie de l’apprentissage social (« Social la dimension individuelle à élèves en situation d’agir celles du groupe groupe et présente
Learning Theory », abrégée SLT) de Albert Bandura une conception basée sur le ensemble… Communique et son aide quand c’est
qui décrit comment l’enfant peut apprendre de principe de coopération et Formation de groupes, interagit nécessaire…
nouveaux comportements en observant d’autres d’interaction au sein du définition des tâches (pour la efficacement au
personnes… groupe : résolution de situations- sein du groupe
-La psychologie sociale : le cas de (lewin)à qui l’on problèmes, productions
doit le concept de « dynamique de groupe » collectives…)
Prévoir des moments
d’interactions, laisser une
place au conflit sociocognitif
(entre pairs…)
23
Pédagogie - La PPO est une technologie éducative prônée par -Définit des
par objectifs Tyler (1949). Apparue aux États-Unis au cours des - -adopte ses objectifs et veille à
années 1950 d’abord dans un contexte socio- - lier un objectif fixé à son réponses aux leur atteinte avec
économique, celui de l’industrie automobile, elle -Se centre sur les mode opératoire et aux exigences de la ses élèves à travers
s’est ensuite diffusée dans le domaine éducatif à comportements observables moyens de sa réalisation situation et aux des situations
travers les travaux de Bloom. et mesurables et rejette la […] ajustements de d’apprentissage
référence à la conscience, -un objectif global est fixé l’enseignant…
- le Béhaviorisme est une théorie psychologique qui a c’est-à-dire à tout ce qui se […] et décomposé en sous- -s’appuyer sur des
pris naissance par John B. Watson qui s’intéresse au passe dans « la boîte noire » objectifs qui concourent tous -se réduit à un modalités de
comportement de l’apprenant c’est-à-dire aux stimuli qu’est le cerveau. La PPO, à la réalisation de l’objectif rôle d’exécuteur : vérification de
externes de l’apprenant, il est à l’origine de la donc, « se fonde sur le global […] ensuite, un Étant soumis aux l’atteinte des
pédagogie par objectifs (PPO) qui est l’application du comportementalisme qu’elle ensemble d’activités objectifs de objectifs :
Béhaviorisme, l’un des fondements théoriques de conjugue à des contenus pédagogiques est considéré l’enseignant, (questionnements
cette pédagogie est l’enseignement programmé disciplinaires décomposés en comme nécessaire et l’apprenant n’est oraux, exercices
proposé par SKINNER qui soutient que : « tout très petites unités » (Buffault suffisant pour la réalisation pas toujours au écrits simples ;)
apprentissage doit être défini en termes de et alti, 2011 :11) du sous-objectif. centre du -recourt au feed-
comportements observables… -découpage particulier du processus back
-La PPO s’articule sur trois temps d’apprentissage par d’apprentissage ; …
concepts principaux qui blocs successifs et compacts, - L’élève peine à
sont : un comportement correspondant à chaque donner un sens et
observable, sous-objectif une finalité aux
un objectif général et un apprentissages :
objectif spécifique. Le découpage des
savoirs à
apprendre fait
perdre à l’élève la
finalité des
apprentissages…
11
Buffault, B. et alti, 2011. « Pédagogie par objectifs ». [en ligne]. Disponible sur [Link] [Link]/pédagogie/La_PPO.htm [Consulté le 9 Septembre 2017].
24
Pédagogie Le terme de « pédagogie différenciée » apparaît avec Deux formes de gestion de - ajuster son
12
différenciée Louis Legrand (1973) -Privilégie l’élève, ses la différenciation - L’élève et son enseignement pour
-Précurseurs : besoins et ses possibilités ; pédagogique : activité sont au permettre à chaque
-Freinet, en soulignant « la nécessité d’individualiser se différencie selon ses -Différenciation successive : cœur des élève d’apprendre.
l’enseignement, d’offrir des possibilités diverses qui besoins et lui propose des l’enseignant conserve la apprentissages… -Gérer de manière
respectent les désirs et les rythmes de situations d’apprentissage et progression collective, mais souple l’emploi du
chacun..» (Houssaye, des outils variés. alterne les méthodes - l’élève considéré temps.
198813) -« la pédagogie différenciée utilisées : utilise comme une -Mettre en œuvre
-Fernand Oury : En insistant sur l’apprentissage de la vise à réduire l’hétérogénéité successivement différents personne ayant une évaluation
vie collective, sur la parole et sur le débat. Par le des élèves lorsque celle-ci outils et supports [utilise ses formative.
refus d’un chemin unique pour apprendre (chemin est un obstacle et une source l’écriture, la parole, l’image, représentations -Prendre en compte
imposé par le maître) /utiliser toutes les ressources d’inégalité, le geste, l’informatique, sur les situations les stratégies
possibles pour permettre aux élèves de développer Mais aussi un etc. ], multiplie les situations d’apprentissages, d’apprentissage des
leurs connaissances : et donc diversité des moyen de prendre d’apprentissage [ travail élèves.
démarches, mais aussi des outils… l’hétérogénéité des élèves en individualisé, travaux de -Diversifier des
Les apports de la Psychologie « constructivisme » : compte lorsqu’elle est groupes ;..] situations de travail
Avec Jean Piaget qui a défini les différents stades de richesse et élargissement »14 -La différenciation -Favoriser l’égalité
développement : [le stade sensori-moteur, le stade simultanée : adapte les des chances par
préopératoire, le stade des opérations concrètes et méthodes proposées à l’égalité des
enfin le stade des opérations abstraites...] et qui a chacun des élèves, implique résultats,
chaque enfant évolue à son propre rythme, en qu’au même -Viser la réussite de
fonction de variables internes (son propre moment tous les élèves ne chaque élève par la
développement et sa perception de lui-même), mais travaillent pas de la même prise en compte des
aussi externes (le contexte social qui l’entoure). façon, sur les mêmes différences : intérêt,
Les apports de la psychologie différentielle : C’est en activités… vécu, rythme,
s’intéressant aux différences individuelles que la culture, niveau
psychologie différentielle a tenté de créer une social, etc.
manière de comprendre et de classifier les personnes
en s’intéressant aux différences internes
12
Louis Legrand (1973) : « L’idée d’une nécessaire différenciation rationnelle de la pédagogie pour faire face à la diversité des publics présents dans les classes hétérogènes
est le produit d’un conflit devenu insupportable entre cette diversité et l’unité réalisée des programmes et des méthodes. » Louis LEGRAND, La différenciation de
l’enseignement, Association Se former, Lyon
13
HOUSSAYE, J., 1988, Le triangle pédagogique, Paris : Lang.
14
Zakhartchouk, J.-M. L’école et l’exclusion. Cahiers pédagogiques, 391, 24.
25
Ajustement et amélioration du produit
Réutilise la grille de vérification pour ajuster tes réponses à partir des informations données
dans la rubrique « Apport théorique ».
26
Evaluation (Situation 3 : Les approches pédagogiques)
4. Pour une bonne gestion, l’enseignant devrait- il se limiter à une seule approche pédagogique ?
27
Question 2 :
Question 3
Question 4 : l’enseignant devrait varier les approches pédagogiques selon les besoins…
Les approches pédagogiques loin de représenter des dogmes à suivre, constituent une variété
d’instruments et permettent ainsi un large choix de mise en œuvre des pratiques de classe.
Chacune d’elles se réclame d’un fond théorique et oriente vers un modèle d’enseignement-
d’apprentissage et vers un mode de gestion des apprentissages bien spécifique.
28
Situation 4 : Gestion des situations d’apprentissage
Contexte
Une leçon se compose de plusieurs situations. Tu as assisté à une leçon dans une matière que
tu enseignes et tu as sûrement constaté que l’enseignant propose aux élèves des situations
différentes aux différents moments du cours…
Consignes :
- Détermine la place et la fonction des principales situations qui constituent un cours ;
- Elabore des situations autour d’une notion qui s’inscrit dans la matière que tu enseignes :
une situation d’exploration, une situation didactique et une situation d’évaluation ;
- propose des scénarios en détaillant les modalités de gestion des situations proposées
Support :
Trouve ci-dessous, à l’appui de ton expérience, quelques orientations relatives aux
apprentissages centrés sur l’élève :
- s’appuyer sur les connaissances acquises par les élèves pour les aider à acquérir de
nouvelles connaissances ;
- connaitre, pour les anticiper, les obstacles épistémologiques, didactiques inhérents aux
nouvelles connaissances à installer
- prévoir un moment de structuration des ressources ; et garantir ainsi l’alternance entre des
moments d’acquisition des apprentissages et des moments de leur mobilisation dans des
situations complexes ;
- insérer de manière organisée des moments d’évaluation formative afin de repérer les
difficultés, les analyser et élaborer des dispositifs de remédiation collective et
individuelle ;
D’autres orientations relatives à la didactique des disciplines sont préconisées, dans ce sens :
29
Autoévaluation
Renseigne la grille d’auto-évaluation ci-dessous en fonction des remarques que tu as
relevées :
Apport théorique
Gestion des situations d’apprentissage suivant l’approche par compétences
Quelques définitions :
Situation
Une situation, selon Brousseau, est l’ensemble des circonstances dans lesquelles une personne
se trouve, et des relations qui l’unissent à son milieu.
Situation d’apprentissage :
- Une situation d’apprentissage est une situation contenant des données qui permettent à
l’apprenant de construire un nouvel apprentissage et/ou de développer des acquisitions
antérieures.
- La situation d’apprentissage présente un problème ou défi auquel l’apprenant doit faire
face pour trouver la solution adéquate. Elle doit être liée à la vie quotidienne de
l’apprenant (environnement, école).
La situation-problème :
30
- La situation-problème est une situation d’apprentissage qui propose une tâche globale,
complexe et signifiante.
- C’est un moyen d’apprentissage qui permet la construction des savoirs en mettant
l’accent sur le processus et non sur le résultat.
- C’est une stratégie d’enseignement qui favorise l’engagement des élèves.
- Elle contient des données initiales qui précisent le contexte de la situation et qui sont
utiles pour résoudre le problème.
- Il y a un but à atteindre (différent de l’objectif d’enseignement) qui donne un sens à la
mobilisation et à l’organisation des connaissances.
- Il y a des contraintes ou des obstacles à surmonter qui exigent une réorganisation des
connaissances antérieures et qui amènent l’élève à trouver d’autres moyens, donc à faire
des apprentissages.
- La démarche et la solution ne sont pas évidentes ; la personne doit faire une recherche
cognitive active pour savoir comment procéder…
Situation d’exploration :
C’est une situation dont la fonction est de déstabiliser l’apprenant, de mettre ses
représentations en question ; elle prépare le terrain pour les apprentissages de ressources ;
Situation didactique :
Dispositif créant les conditions d’interactions élèves- enseignant se référant à des savoirs
didactisés mis en œuvre dans le but de leur appropriation par les élèves. Elle est aussi destinée
à mettre en place une ou plusieurs nouvelles ressources, notamment à travers l’exploitation
d’une situation- problème.
La situation complexe
Une situation qui propose une tâche complexe : c’est-à-dire qui combine des éléments que
l’élève connaît, qu’il maîtrise, qu’il a déjà utilisés plusieurs fois, mais de façon séparée, dans
un autre ordre ou dans un autre contexte. Elle est souvent ancrée dans des situations de la vie
courante, ou demande aux élèves de relever un défi motivant (enjeu intellectuel - motivation).
Elle permet une stratégie de résolution propre à chaque élève. Elle apprend aux élèves à gérer
des situations qui mobilisent simultanément des connaissances, des capacités et des attitudes.
31
- Permet à l’élève de se situer dans ses apprentissages, son évolution.
Nécessite, de la part de l’élève, d’effectuer des choix personnels quant aux démarches
Ajustement et amélioration
Réutilise la grille de vérification pour ajuster tes réponses à partir des informations données
dans la rubrique « Apport théorique ».
32
Evaluation (Situation 4 : Gestion des situations d’apprentissage)
1. La situation-problème :
a) est une situation difficile à analyser et à comprendre
b) est une situation comprend plusieurs éléments ayant des rapports entre eux…
c) est une situation qui ne présente aucun défi
d) est une situation finalisée (elle a un but et un sens)
e) est une situation contextualisée
f) est une situation qui exige une solution évidente
3. Pourquoi, à votre avis, faut-il tenir compte des représentations des apprenants ?
Eléments de réponse
Question 1 : (b, d, e)
Commentaire :
Une situation-problème est une situation complexe (et non compliquée), autrement dit
complexe signifie qu’elle n’est pas simple et qu’elle comporte plusieurs éléments. Ainsi
l’élève, pour résoudre cette situation, est tenu d’identifier les articulations entre les différents
éléments qui la composent. La situation –problème devrait présenter un défi à relever, des
obstacles à surmonter : mettre les élèves en situation de conflit cognitif, leur permettre de
confronter et de résoudre les oppositions entre leurs connaissances et celles de leurs pairs et
entre les leurs connaissances antérieures et nouvelles…
Question 1 : (a, c, e)
Question 3 : Car c’est à travers les représentations que les apprenants essaient d’interpréter et
de comprendre les situations proposées. Avant même d’aborder une leçon, les apprenants ont
déjà des idées sur les savoirs (notion, connaissance…) enseignés.
Qu’est-ce qu’une représentation ? « Pour GIORDAN et DE VECCHI, comme pour la
plupart des auteurs actuels, une représentation (ou conception) est un modèle explicatif
simple, répondant à la logique de son possesseur et que l’apprenant construit la plupart du
temps par analogie. Ce modèle permet à l’enfant comme à l’adulte, d’interpréter et de
chercher à comprendre le monde dans lequel il évolue. Il s’agit donc d’un «déjà-là »
conceptuel fonctionnant de manière efficace pour l’apprenant : une stratégie qui apporte des
réponses à ses interrogations. »
33
Situation 5 : La gestion de classe
Contexte :
Tu as assisté à un cours présenté par l’un de tes collègues et tu as remarqué que la majorité
des élèves ne prêtaient pas attention aux explications de l’enseignant : quelques d’élèves
notaient sur leurs cahiers ce que l’enseignant écrivait au tableau, tandis qu’un élève n’arrêtait
pas de bavarder et de tenter d’attirer l’attention de ses pairs. D’autres élèves se déplaçaient
d’une table à l’autre, et d’autres encore étaient occupés à faire des recherches sur internet.
L’enseignant n’avait pas réagi à ses comportements et s’était contenté de continuer ses
explications, le plus grave est que ce dernier reste sans réaction quand les élèves se
permettaient de sortir de la classe sans son autorisation….
Consignes
Analyse la pratique de classe de ton collègue au niveau de la gestion de la classe :
- délimite les causes qui poussent les élèves à adopter ce genre de comportements
irresponsables ;
- propose à ton collègue une démarche de gestion de la classe susceptible d’assurer un
climat propice à l’apprentissage
Support :
Savoir gérer une classe est une compétence professionnelle qui s’acquiert. Elle nécessite à la
fois, un travail sur soi et une réflexion approfondie sur sa mission d’enseignement. La notion
de « gestion du groupe classe » renvoie à la notion de discipline donc à celle de sanctions qui
renvoient l’enseignant à lui-même.
L’enseignant a un double rôle : celui d’éducateur et celui de passeur de connaissances. Ces
deux rôles sont complémentaires et ne peuvent se construire l’un sans l’autre. L’enseignant
permet aux élèves de construire leurs apprentissages en leur proposant un cadre et des
situations de travail adaptés.
Pour cela, il lui faudra associer progressivement les élèves à la construction du cadre (règles
de vie de la classe, de l’école…).
Mais l’enseignant ne devra pas oublier qu’il est l’adulte dans la classe, c’est-à-dire le garant
de la loi, celui qui est là pour la faire appliquer et respecter. Ce n’est pas en laissant les élèves
« libres » qu’on les rend « autonomes ». Les psychologues disent souvent qu’un enfant se
construit en s’opposant : le maître doit donc proposer un cadre « solide », « sûr », défini avec
la collaboration des élèves et non négociable quand il n’est pas respecté. La crédibilité de la
notion de règle est en jeu.
La gestion réussie d’une classe semble souvent relever d’une alchimie particulière qui tient à
la fois à :
ce que nous sommes,
34
ce que nous présentons de nous à la classe : notre posture, notre façon de nous
exprimer (registre de langue, ton, hauteur de la voix), de nous habiller…, ( ce que
nous laissons à voir et à percevoir de nous)
nos options et nos choix pédagogiques,
a conception de notre rôle d’enseignant,
la connaissance de « quelques astuces » du métier…
et d’une façon certaine, notre force de conviction
Très souvent, les causes de l’indiscipline dans la classe correspondent à une mauvaise
organisation du travail :
C’est dans la façon dont nous allons gérer les premières heures de classe (importance des
premières minutes) que nous nous imposerons comme référent digne de confiance et de
respect (ou non).
L’adulte dans la classe doit apporter sécurité aux élèves donc être garant de la loi.
Avoir un regard a priori positif sur les élèves induit souvent un comportement positif de
leur part.
Le respect appelle le respect. La meilleure façon de se faire respecter des élèves est de les
respecter soi-même.
Réfléchir à une démarche et des formes d’évaluation qui ciblent les compétences et le
travail réalisé, expliciter les critères de réalisation et de réussite
C’est en organisant le travail que l’on organise la discipline donc programmations et
progressions, préparations et différenciation pédagogiques sont nécessaires
Respecter la personne : viser les actes et les actions, s’interdire les propos humiliants sur
les élèves en leur présence ou devant des collègues.
Ne jamais porter de jugements définitifs à partir d’impressions, se référer à des faits
observables, utiliser des outils et des techniques de distanciation
Veiller au respect des règles imposées aux élèves : Eviter de : vous balancer sur une
chaise, arriver en retard, mâcher du chewing-gum, oublier de corriger, ne pas ranger votre
bureau…
Eviter les injustices : expliciter les règles et les sanctions
Raisonner en termes de fonction, de rôle et de statut
Penser en termes de finalité, d’objectifs et de compétences
Mettre en place des projets porteurs de sens et de motivation pour soutenir les activités
d’apprentissage
35
Mettre en place une démarche d’évaluation formatrice : identifier la nature des erreurs,
expliciter et différencier les critères de réalisation des critères de réussites, identifier les
éléments liés à la personne (disponibilité, attention), les distinguer des critères liés à la
tâche (difficulté et nombre d’erreurs)
Parler un langage adéquat : s’attacher à prononcer des phrases correctement construites
avec un lexique adapté clair et explicite…
Autoévaluation
Renseigne la grille de vérification pour vérifier et ajuster tes réponses à partir de ton
expérience et des informations données dans le support :
Apport théorique
La gestion de classe
Quelques définitions :
Comportement difficile :
Manifestation non souhaitée dans un contexte donné et qui dérange.
La violence :
La violence se caractérise par la transgression des règles communes. Etre violent c’est
agresser les autres volontairement ou non. C’est faire mal par des gestes ou des paroles. La
36
violence peut être individuelle ou collective. Elle est expression d’un mal – être, d’une
souffrance et peut être liée à des troubles du comportement.
Le conflit ?
On peut ne pas être d’accord avec des idées sans être en conflit. Il survient souvent quand une
des parties essaie d’affirmer ses positions sans tenir compte des positions des autres parties.
Un conflit est une opposition entre deux choses ou entre deux personnes (ou plus). Un conflit
est chargé d’émotions telles que la colère, la frustration, la peur, la tristesse, la rancune, le
dégoût. Parfois, il peut être fait d’agressivité et de violence.
En matière de gestion de conflit, il n’existe pas de recettes toutes faites... Chaque situation
nécessite une analyse fine de ses acteurs, de son contexte et de tout autre facteur pouvant
influer sur la situation. Il s’agit ici de proposer des clés…
En fonction donc de différents éléments, il convient d’utiliser les clés qui, en fonction de la
situation, permettront de débloquer la situation en : faisant attention à la manière de
communiquer prenant conscience de l’interrelation utilisant la méta communication
(verbaliser le conflit) raisonnant : utiliser des faits… cherchant toujours à sortir du conflit :
« gagnant-gagnant »
Prévenir :
Pendant la crise : protéger l’élève et le reste de la classe, prendre du recul, ne pas juger la
personne, mais l’action. Eviter la surenchère ; Ne pas s’engager dans un dialogue improductif,
clarifier les faits en les reformulant. Donner le temps de la réflexion.
Après, au niveau de l‘élève lui-même, s’entretenir de la situation avec lui. Envisager avec lui
deux sortes de sanction soit une ne formatrice (réparation) ou une plus « autoritaire et
répressive » sanction, selon le cas. Etablir un contrat de comportement écrit avec lui et prévoir
régulièrement des temps de mise au point.
37
Ajustement et amélioration
Réutilise la grille de vérification pour ajuster tes réponses à partir des informations données
dans la rubrique « Apport théorique » :
38
Evaluation (Situation 5 : La gestion de classe)
39
consiste à faire en sorte d’avoir de
bonnes relations avec ses élèves.
8. Une gestion de classe efficace 1 2 3 4 5
passe avant tout par l’instauration
dans la classe d’un système de
règles déterminées par l’enseignant
ou l’enseignante
ÉNONCÉS Fortement En Neutre D’accord Fortement
en désaccord en
désaccord accord
9. Une bonne gestion de classe 1 2 3 4 5
consiste principalement à renforcer
les comportements appropriés et à
décourager les comportements
déviants.
10. L’utilisation du conseil de 1 2 3 4 5
coopération et de sessions
collectives de résolution de
problèmes est parmi les moyens les
plus efficaces pour régler les
problèmes de gestion de classe.
11. L’utilisation de stratégies 1 2 3 4 5
pédagogiques efficaces contribue
grandement à prévenir et à régler
les problèmes de comportement
12. On peut utiliser le sarcasme en 1 2 3 4 5
classe mais avec précaution et
seulement après que de solides
relations auront été établies avec
les élèves.
13. Trop de contrôle peut entraver 1 2 3 4 5
le développement naturel de
l’autonomie des élèves.
14. En ce qui concerne la gestion de 1 2 3 4 5
classe, le rôle le plus important de
l’enseignant ou de l’enseignante
consiste à établir et à maintenir de
bonnes relations avec ses élèves
15. C’est le rôle de l’enseignant ou 1 2 3 4 5
de l’enseignante de choisir
personnellement des règles de vie
pour sa classe.
16. Un bon système d’émulation 1 2 3 4 5
appliqué à tout le groupe peut
vraiment faciliter la gestion de
classe.
17. Une bonne gestion de classe 1 2 3 4 5
passe avant tout par la cohésion
du groupe et la coopération entre
les élèves.
18. Faire en sorte que chaque élève 1 2 3 4 5
fasse des apprentissages
40
significatifs est une excellente
façon d’instaurer et de maintenir la
discipline en classe.
19. Une gestion de classe efficace 1 2 3 4 5
passe parfois par le recours à la
coercition.
20. En gestion de classe, il est 1 2 3 4 5
préférable d’être un peu trop
permissif qu’un peu trop «
contrôlant »
ÉNONCÉS Fortement En Neutre D’accord Fortement
en désaccord en
désaccord accord
21. La qualité de la gestion de 1 2 3 4 5
classe se mesure avant tout par la
nature des relations entre les
élèves et l’enseignant ou
l’enseignante.
22. Une gestion de class efficace 1 2 3 4 5
passe par l’établissement et le
maintien du contrôle de la classe à
l’aide d’un code de vie élaboré par
l’enseignant ou l’enseignante.
23. En gestion de classe, il est 1 2 3 4 5
primordial de savoir récompenser
et appliquer des conséquences.
24. Une gestion de classe efficace a 1 2 3 4 5
pour but principal d’aider le groupe
à devenir capable de régler lui-
même plusieurs de ses problèmes.
25. Les activités d’apprentissage 1 2 3 4 5
que choisit l’enseignant ou
l’enseignante ont une répercussion
importante sur le comportement
des élèves
26. L’utilisation du sarcasme peut, à 1 2 3 4 5
certaines conditions bien précises,
constituer un moyen acceptable de
contrôler le comportement de
certains élèves
27. Une gestion de classe efficace 1 2 3 4 5
passe parfois par la punition sévère
des comportements inadéquats.
À l’aide du tableau présenté ci-après, établissez maintenant votre profil de gestion de classe.
À cette fin, calculez votre moyenne pour chacune des composantes en divisant la somme des
points encerclés à chacun des énoncés d’une composante par le nombre total d’énoncés
rattachés à celle-ci (arrondir le résultat à un chiffre après le point).
41
PROFIL DE GESTION DE CLASSE
Composantes Énoncés Somme Divisé par Résultats
… (sur 5)
Autorité (au) 1 8 15 22 4
Modification du comportement 2 9 16 23 4
(mc)
Système social (ss) 3 10 17 24 4
Accent sur la pédagogie (pe) 4 11 18 25 4
Intimidation (it) 5 12 19 26 27 5
Permissivité (pm) 6 13 20 3
Socio émotivité (se) 7 14 21 3
Votre profil indique quelles sont les composantes prédominantes de votre style de gestion de
classe. Vous pouvez aussi comparer vos résultats avec ceux de collègues et, ainsi, mieux
connaître vos caractéristiques personnelles.
Autorité (au)
Les enseignantes et les enseignants qui gèrent leur classe principalement à partir d’un système
de règles et de procédures qu’ils ont eux-mêmes définies s’inscrivent dans un patron
d’autorité. Les tenants de cette façon de faire considèrent généralement que leur rôle consiste
principalement à contrôler le comportement des élèves en organisant et en régulant les
relations sociales qui sont établies en classe. Dès lors, l’élaboration et l’instauration d’un code
vie efficace sont une priorité pour ces derniers.
Modification du comportement(mc)
42
Système social (ss)
Les enseignantes et enseignants portés plutôt à gérer leur classe à partir de préoccupations
relatives au système social accordent eux aussi beaucoup d’importance à l’établissement de
règles et de procédures; cependant, ils privilégient davantage la cohésion du groupe et la
coopération entre les élèves que ne le font leurs collègues plus « autoritaires ». Ils conçoivent
qu’une bonne gestion de classe devrait d’abord tenir compte du fait que l’enseignement et
l’apprentissage se produisent dans un contexte de groupe et que le rôle de l’enseignant
consiste principalement à établir et à maintenir dans la classe des conditions favorables à la
vie en commun. En conséquence, ces enseignantes et ces enseignants ont tendance à être
attentifs au groupe plutôt qu’aux individus et sont portés à partager leur autorité avec les
élèves en les faisant participer aux choix des règles de vie et aux décisions concernant les
affaires internes de la classe. Ils sont enclins par exemple à recourir dans leur classe à
l’instauration d’instances démocratiques comme le conseil de coopération.
Pour leur part, les tenants d’une gestion de classe centrée sur la pédagogie appuient
principalement leur pratique sur la conception voulant qu’une bonne planification de
l’enseignement soit à la base d’une gestion efficace de la classe et que cela encourage les 6
élèves à se comporter de façon convenable. Pour eux, la responsabilité première des
enseignantes et des enseignants est de proposer aux élèves des activités d’apprentissage
correspondant à leurs acquis, à leurs besoins et à leurs champs d’intérêt, de leur enseigner des
stratégies d’apprentissage appropriées et de s’assurer que chacun puisse recevoir de l’aide et
réussir. Ces enseignantes et enseignants accordent généralement beaucoup d’importance au
choix et au déroulement des activités d’apprentissage ainsi qu’à la motivation scolaire des
élèves.
Intimidation (it)
Comme pour la composante autorité, l’intimidation repose sur la conception qu’une bonne
gestion de classe passe par le contrôle du comportement des élèves. Cependant, au lieu de
chercher à atteindre cet objectif en amenant progressivement les élèves à se conformer à leurs
attentes, les adeptes de l’intimidation cherchent plutôt à forcer les élèves à leur obéir. Pour ce
faire, ils utilisent le sarcasme, la moquerie, la force ou la punition sévère. Les enseignantes et
les enseignants qui privilégient cette composante tentent aussi de « mettre les fauteurs de
troubles à leur place dès le départ » en leur faisant perdre la face devant leurs pairs. Ils
n’hésitent pas à faire preuve d’une grande sévérité envers les élèves fautifs et leur gestion de
classe est habituellement fondée sur la lutte de pouvoir avec les élèves. Permissivité (pm) Les
adeptes de la permissivité sont d’avis que l’on doit intervenir le moins possible dans le
43
processus de gestion de classe parce que le contrôle inhibe le développement naturel de
l’autonomie des élèves. Ces derniers croient en général que leur rôle consiste avant tout à
favoriser le développement de l’autonomie et de la libre expression. En conséquence, ces
enseignantes et enseignants exercent moins leur autorité et ont tendance à s’en remettre au
bon vouloir des élèves.
Socioémotivité (se)
Les partisans de la socioémotivité sont fortement influencés par les idées issues de la
psychologie humaniste. Ces enseignantes et enseignants croient qu’une bonne gestion de
classe est grandement tributaire de la qualité des relations maître-élèves et qu’en conséquence,
leur rôle consiste avant tout à établir et à conserver des relations harmonieuses avec les
élèves. Ils ont donc recours par exemple à l’écoute active, à l’empathie, à la thérapie de la
réalité et à l’acceptation inconditionnelle. Par ailleurs, ils privilégient la conséquence logique
plutôt que la punition comme façon de réagir aux comportements déviants des élèves. Tout
comme leurs collègues portés sur les aspects sociosystémiques de la classe, les tenants de la
socioémotivité adoptent un style démocratique de gestion et tendent à associer les élèves aux
prises de décisions. Toutefois, ils sont moins enclins à considérer le groupe et privilégient les
transactions individuelles. En conséquence, ils préfèrent régler un problème de comportement
en privé plutôt que dans le contexte du conseil de classe.
44
Axe II : Les scénarios de pratiques didactiques et pédagogiques
Produits attendus :
- Fiche descriptive des styles d’enseignement
- Fiche descriptive des dimensions des pratiques de classe
- Elaboration de scénarios de pratiques didactiques et pédagogiques
45
Situation 1 : Les styles d’enseignement
Contexte :
Lors d’une réunion pédagogique autour des styles d’enseignement et de l’analyse des
pratiques d’apprentissages, et dans le cadre de l’identification des représentations sur le sujet,
l’un de tes collègues, en s’exprimant sur le sujet, a répertorié seulement deux styles
d’enseignement : l’un traditionnel et l’autre centré sur l’élève, sans avancer de justifications…
Consigne
En t’appuyant sur le tableau synthétique des styles d’enseignement, ci-dessous, explique à ton
collègue les différents styles possibles en déclinant les différents éléments relatives à la
gestion de chaque style.
Support :
Document 1 :
La gestion de classe est une compétence fondamentale de l’exercice de la pratique
enseignante. Pour cela, l’enseignant est amené à maîtriser tous les styles de gestion de classe,
afin de bien réussir sa mission.
Après avoir renseigné le tableau, lis la rubrique « Apport théorique » et vérifie la validité de
tes réponses.
46
Apport théorique
Les styles d’enseignement
Document 1 :
Document 2
47
-l’élève est au centre des apprentissages ;
-l’enseignant veille à l’autonomie de l’élève ;
-l’enseignant considère l’évaluation comme faisant partie des apprentissages ;
-……..
Le style permissif :
- l’élève est au centre des apprentissages ;
-le rôle de l’enseignant se réduit à la facilitation des apprentissages : il propose et ne donne
des réponses que dans la limite du besoin, laissant ainsi une large marge à l’élève pour
développer ses compétences individuellement ou avec l’aide de ses pairs ;
-présente des activités d’apprentissage en rapport avec la réalité et le vécu de l’élève ;
-responsabilise l’élève à travers l’autoévaluation et l’incitant à prendre en charge ses
apprentissages ;
-fait appel aux techniques efficaces dans sa gestion des travaux en groupe…
Eléments de réponse :
Question 2 : il n’existe pas de style idéale, mais des styles relativement opportuns en fonction
de diverses variables : (relatives à la personne de l’enseignant, aux situations d’enseignement
–apprentissages…) Une des caractéristiques de l’enseignant efficace est la capacité de varier
son style et ses stratégies.
48
Pendant une réunion pédagogique autour des styles d’enseignement et de l’analyse des
pratiques d’apprentissages, et après avoir identifié quelques pratiques d’enseignement (voir
document 1), il vous a été demandé de les classer…
Consignes :
1- Classe les pratiques d’enseignement selon : la dimension pédagogique,
didactique, relationnelle, personnelle ;
2- Après propose un classement de ces pratiques selon les étapes d’une
séquence d’apprentissage de ton choix : phase exploratoire, phase des
apprentissages systématiques, phase de structuration…
Support
Document 1
Mettre en œuvre de stratégies et méthodes pédagogiques (ex. : cours magistral, travail
en groupe, recours à différents types d’activités)
Etablir des relations avec les élèves (sourire, attention, dynamisme, feed-back,
humour…)
concevoir et mettre en œuvre des évaluations
Gérer le matériel pédagogique
Concevoir et gérer des transitions (tissage entre les différentes étapes, des synthèses
(vérification de la compréhension…)
mettre en place des démarches pour comprendre le comportement des élèves
(Distraction, erreur, manque de motivation…)
aménager la classe en fonction des activités à réaliser (matériel didactique, appareils,
dispositions des bancs),
formuler des réponses avec les mots des élèves,
gérer l’inattendu/imprévu
s’appuyer sur le vécu des élèves, les événements de la vie quotidienne ou l’actualité/
prise en compte des centres d’intérêt des élèves ;
susciter l’intérêt et motiver ;
structurer les apprentissages : rappel, articulation entre les différents éléments de la
leçon,
veiller à la clarté et précision des consignes : reformuler… ;
Instaurer et maintenir de l’ordre (« bon fonctionnement ») de la classe
gérer le temps en fonction des objectifs poursuivis (rythme, transition rapide, perte de
temps minimisée, gestion efficiente des échanges)
prendre en compte les préacquis des élèves (connaissances effectives, représentation…)
…
Autoévaluation
49
Critères Indicateurs Oui Non
Pertinence des
réponses relatives :
Apport théorique
Les dimensions des pratiques de classe
Document 1
50
Des dimensions de la pratique enseignante (extrait de l’introduction17)
Document 2
Le style d’enseignement représente l’interaction entre quatre types de dimension :
- Dimension personnelle
Dimension rapport avec la personnalité de l’individu. Elle comprend des éléments cognitifs
qui structurent la pensée de l’enseignant, et des éléments affectifs qui structurent ses valeurs :
l’mage que se fait l’enseignant de ses élèves, ses représentations, conceptions, son rapport au
savoir, éléments personnels qui déterminent ses choix et décision…
- Dimension relationnelle :
Concerne les relations psycho affectives et sociales et vise la qualité de la communication et
de la gestion des interactions en classe, à dessein d’installer un climat sain et détendu
favorisant le bon déroulement de l’opération enseignement –apprentissage. La dimension
relationnelle permet de différencier les pratiques pédagogiques. Sa qualité est aussi
observable à travers la manière de communiquer avec l’apprenant, avec le groupe : exemples :
certains enseignants préfèrent s’adresser au groupe en évitant les interactions, tandis que
d’autres s’adressent aussi bien aux individus qu’au groupe et permettent ainsi le
développement d’interactions. D’autre encore privilégient les interactions et jouent un rôle de
régulateur. Ils sont à l’écoute du groupe.
Dimension pédagogique :
Elle concerne la manière d’organiser les apprentissages ; les gestes professionnels adoptés par
l’enseignant dans sa pratique de classe :
- L’organisation des activités et des interactions pour motiver et inciter les élèves s’engager
dans les tâches.
- La motivation et la mise en confiance des élèves ;
- Adaptation du rythme des apprentissages et de leur progressivité à l’âge, au niveau, aux
besoins des élèves...
17
Isabelle Vinatier et Marguerite Altet: les analyses de la pratique et de l’activité de l’enseignant
[Link]
18
ALTET M., « Une démarche de recherche sur la pratique enseignante : l’analyse plurielle », dans Revue
Française de pédagogie, n° 138, 2002, p. 85-93.
19
ALTET M., « Comment interagissent enseignant et élèves en classe (Note de synthèse) », dans Revue
Française de pédagogie, n° 107, 1991, p. 123-139.
51
- Gestion rationnelle du temps selon le degré de complexité de la tâche et en fonction de la
capacité de l’apprenant
- Gestion de l’espace classe en fonctions des échanges et des interactions exigés par la
nature et les objectifs de l’activité ;
- Choix pertinents des outils didactiques et qualité de leur exploitation ;
- …
Dimension didactique
Concerne :
- les choix des méthodes didactiques, des stratégies et des styles d’enseignement.
- Exploitation des contenus (choix, adaptation, planification…)
- Recours à des règles didactiques (Analyse, remédiation didactique, contrat didactique,
obstacles didactiques…
Ajustement et amélioration
Après lecture de la rubrique « Apport théorique », reviens sur la grille ci-dessous pour ajuster
tes réponses.
La
dimension Cette dimension est liée à la personnalité de l’enseignant. Il s’agit
relative à de faire émerger ses opinions, ses attitudes, ses conceptions
La pédagogiques, son acceptation d’autrui, son rapport au savoir, ses
personnalité théories implicites, ses attentes. Ce travail d’explicitation des
représentations peut être mené sur les modalités d’action de
l’enseignant, la place qu’il accorde au savoir, l’image qu’il a de lui
et des élèves sur son propre style d’apprentissage.
Contexte :
Tu as assisté à une séance de cour présentée par l’un de tes collègues en présence de
l’inspecteur pédagogique qui s’est appuyé sur une grille (doc2) pour observer et évaluer la
gestion du cours sous plusieurs angles…
53
Consignes :
A partir des remarques faites sur la gestion de ce cours dans les documents 1 et 2 ci-dessous :
- présente à ton collègue une explication sur la manière de sa gestion à partir de la grille ;
- propose-lui un scénario pertinent pour l’aider à améliorer sa gestion en t’appuyant sur le
document 3 ci-dessous.
Supports :
Document 1
Les principales remarques de l’inspecteur :
- les élèves ne sont pas impliqués dans la construction de leur apprentissage ;
- les activités proposées n’ont pas intéressé les élèves ;
- explication excessive de l’enseignant ;
Document 2
GRILLE D’OBSERVATION DES PRATIQUES ENSEIGNANTES20
54
- évalue tout au long du processus X
d’apprentissage, repère les
difficultés et y remédie
- accompagne la recherche des X
élèves
- exploite les travaux des groupes X
- structure les acquisitions X
Activité de l’apprenant
- recherche
- participe aux activités du groupe
Document 3
Canevas d’une fiche pédagogique
Intitulé de la séquence
La compétence ciblée
Les objectifs d’enseignement
Les pré-requis
Prolongements
Autoévaluation
Renseigne la grille suivante, pour évaluer le scénario que tu as élaboré :
55
didactiques et - le scénario que tu as proposé contient les
pédagogiques principales étapes d’une séance
d’apprentissage
- le scénario met l’accent sur les interactions
entre le rôle de l’enseignant et celui des
élèves
-le scénario indique les modalités d’utilisation
des supports didactiques aux diverses étapes de la
gestion du cours
-le scénario indique le temps imparti à chaque
étape
-le scénario prévoit des moments d’évaluation
formative qui jalonnent le processus de gestion
-le scénario prend en compte les erreurs et les
difficultés éventuelles et prévoit les possibilités
de les exploiter pour construire les apprentissages
Apport théorique
Selon (ALtet, 2002), analyser c’est différent d’observer, c’est différent d’évaluer.
Analyser, c’est repérer, identifier des éléments isolables, c’est mettre en relation ces éléments,
leur donner un sens. À cet effet, le(s) formateur(s) s’appuie(nt) sur un modèle d’analyse, sur
une conception du métier d’enseignant.
L’analyse est une analyse compréhensive :
« Expliquer et comprendre ne font qu’un » (Bourdieu). Elle s’appuie sur des modèles
d’intelligibilité (des grilles de lecture de la situation de classe).
Ajustement et amélioration
56
Après lecture de la rubrique « Apport théorique », reviens sur la grille ci-dessous
pour ajuster tes réponses.
57
AXE III : La pratique réflexive
Produit attendu :
Supports :
Document 1
Document 2
Lorsque l’enseignant est interrogé sur la nature et les objectifs des apprentissages ciblés par
son court, il répond en termes de transmission de connaissances. Il veut, affirme-t-il, faire
comprendre aux élèves la notion étudiée et c’est pour cela qu’il a mis l’accent sur les
explications en multipliant les exemples. Son objectif principal était d’exploiter le maximum
d’exercices proposés par le manuel, car, souligne-t-il, plus les élèves s’exercent sur les
notions, plus ils les retiennent. Interrogé sur le rôle de la compréhension dans la construction
des connaissances, l’enseignant reconnaît l’importance de celle-ci et insiste sur le rôle de
l’enseignant dans la gestion des moments de compréhension. Les élèves, selon l’enseignant
interrogé, pour bien comprendre doivent être attentifs aux explications. Il exprime son souhait
de consacrer beaucoup plus de temps aux réponses des élèves, mais regrette que le niveau bas
des élèves ne le permette pas et que le temps ne soit pas suffisant pour leur donner la parole.
Un enseignant, selon lui, doit tout contrôler sinon il n’arrivera jamais à terminer son
59
programme…Interrogé sur les difficultés rencontrées lors de ce cours, l’enseignant affirme
qu’il trouve de grandes difficultés lors des premiers moments du cours, qu’il n’arrive pas à
assurer la transition entre la phase de découverte et celle de la « conceptualisation » et préfère
expliquer la règle « à retenir » et demander aux élèves de l’apprendre par cœur chez eux…
Document 3
GRILLE D’OBSERVATION DES PRATIQUES ENSEIGNANTES
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- structure les acquisitions
Activité de l’apprenant :
- recherche
- participe aux activités du groupe
Document 4
Analyse réflexive de la gestion des pratiques 21
21
Chapitre 6, Analyse de pratiques enseignante en FLE/S ; Marion PESCHEUX, Ed. L’Harmattan
61
Autoévaluation
Renseigne la grille suivante, pour évaluer le scénario que tu as élaboré :
Apport théorique
Le métier d’enseignant est complexe parce que singulier. Il faut donc se former à ce métier en
construisant une attitude réflexive sur le métier. En effet, un professionnel est un praticien
réflexif qui met en œuvre une posture réflexive permanente (il cherche à comprendre pour
s’adapter). Cette pratique réflexive intervient souvent dans un métier complexe ou un métier
en crise.
Objectifs :
1. L’observation :
- Prendre note des caractéristiques de la classe
- Conscientisation sur la pédagogie, stratégie d’apprentissage et méthodes employées
par l’enseignant
- Prise de conscience sur les attitudes et valeurs de l’enseignant
2. L’analyse :
- L’enseignant doit trouver une signification à chacune des observations
- Analyser la pertinence des observations et la validité des alternatives trouvées
- identifier et classer les informations en expliquant leur importance et leurs impacts
- Discerner les forces et les faiblesses des diverses situations observées
- faire des liens entre ses observations et certaines notions ou théories relatives au
domaine.
3. Synthèse intégrée :
- Élaborer une synthèse qui englobe les deux premières étapes.
- Faire le tri de ses points forts et de ses points faibles
- Être conscient des raisons qui motivent la volonté de modifier ses pratiques
- Trouver et expérimenter des solutions.
63
Capacité de se distancier de la situation et d’adopter un comportement objectif envers celle-ci.
Ce modèle consiste en une pratique très complexe et difficile à atteindre puisqu’il s’agit d’une
analyse approfondie.
Ajustement et amélioration
64
praticien (enseignant/formateur/formé) améliore, ses méthodologies et augmente ses
possibilités intellectuelles.
- articuler entre théorie et pratique
L’analyse des pratiques se base sur l’articulation entre les théories de référence et la pratique
réelle selon le paradigme [pratique-Théorie- pratique…] Selon Gilles FERRY 22 (1983),
l’analyse de pratique est orientée vers le "modèle (de formation) centré sur l’analyse où la
théorie fonde la «régulation» de la pratique" permettant ainsi aux praticiens (formateurs/
formés/enseignants "d’élaborer eux-mêmes les instruments de leur pratique et les moyens de
leur formation". Sa visée principale est de réguler les pratiques, de développer le "savoir
analyser" (FERRY, 1983, p. 57) par une mise à distance de la pratique dans une logique de
réflexivité.
22
Gilles Ferry, Le trajet de la formation, Paris, Dunod, 1983
65
66
Quelques notions et outils ressources : gestion des apprentissages
Activités, pratiques …
Gestes professionnels
Le pilotage :
« L’enseignant présente par exemple aux élèves le travail qu’ils doivent réaliser (pilotage didactique),
instaure l’ordre, la discipline (pilotage d’autorité), contrôle le temps de l’activité (pilotage temporel)
et l’espace occupé par Les élèves en classe (pilotage spatial) »
Le tissage :
« L’enseignant fait le lien entre le travail que les élèves réalisent lors d’une séance et un travail passé
et/ou à venir (tissage disciplinaire). Un tissage peut également se faire avec une autre discipline
(tissage inter- disciplinaire),avec un contexte externe à l’école, par exemple, une activité quotidienne
culturelle (tissage hors disciplinaire) ».
L’étayage :
L’enseignant va aider l’élève à comprendre, l’encourager, le motiver, le soutenir (ou non) dans sa
propre démarche de structuration des connaissances, dans l’affinement d’un savoir particulier
travaillé en classe, ou encore l’ouvrir sur des propositions de stratégies à mettre en œuvre.
L’atmosphère :
« L’enseignant peut donner à la classe une ambiance de partage, d’interaction enseignant/élève ou
au contraire vouloir recentrer l’attention des élèves sur lui pour un cours de nature plus magistrale. »
INSTITUTIONNALISATION :
Moment où le maître déclare dans la classe que telle notion ou tel résultat fait partie des
connaissances partagées par la communauté et qu’il doit être reconnu.
Pré-requis :
Les pré-requis sont les connaissances et compétences que doit maîtriser suffisamment et
préalablement un apprenant pour pouvoir commencer à étudier une nouvelle notion et/ou acquérir
de nouvelles compétences. Bloom insiste sur l’importance du contrôle des pré-requis pour pouvoir
construire de nouvelles connaissances et compétences. Ce qui implique la vérification de la maîtrise
et de la disponibilité de certaines compétences dans le cadre de procédures d’évaluation formative
et la remédiation (remise à niveau de certains apprenants de manière à assurer l’homogénéité des
23
Dictionnaire des concepts fondamentaux en didactique. Sous la direction d'Yves Reuter Éditions De Boeck,
2007
67
apprenants au moment où débute l’apprentissage - ou l’étape suivante de l’apprentissage) si
nécessaire. Le pré-requis est nécessaire pour pouvoir maîtriser la prochaine étape de connaissance.
Pré-acquis :
Cette notion de pré-acquis ne doit pas être confondue avec celle de pré-requis. Prenons une matière
qui doit faire le sujet d’un apprentissage. Les pré-requis, ce sont les connaissances et capacités que
l’apprenant doit posséder s’il espère apprendre cette matière. Mais s’il possède déjà cette matière
(ou une partie de celle-ci), on parle alors de pré-acquis, et on ne fait pas suivre l’enseignement de la
matière (ou de la partie) pré-acquise à l’apprenant.
Représentation :
Pour GIORDAN et DE VECCHI, comme pour la plupart des auteurs actuels, une représentation (ou
conception) est un modèle explicatif simple, répondant à la logique de son possesseur et que
l’apprenant construit la plupart du temps par analogie. Ce modèle permet à l’enfant comme à
l’adulte d’interpréter et de chercher à comprendre le monde dans lequel il évolue. Il s’agit donc d’un
«déjà-là » conceptuel fonctionnant de manière efficace pour l’apprenant : une stratégie qui apporte
des réponses à ses interrogations. Ces représentations ont des origines diverses, elles ne sont pas le
seul fait du milieu scolaire, elles sont toujours en rapport avec le niveau de connaissances et l’histoire
de l’apprenant, elles dépendent du milieu socioculturel dans lequel elles sont émises…
Pourquoi faut-il tenir compte des représentations ?
Avant d’aborder tout enseignement, les apprenants ont déjà des idées sur les savoirs enseignés.
C’est à travers celles-ci qu’ils essaient de comprendre les propos de l’enseignant ou qu’ils
interprètent les situations proposées et les documents fournis. Les représentations erronées
pourraient devenir un problème, un obstacle à l’apprentissage…
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BIBLIOGRAPHIE
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l’IUFM d’Orléans-Bourgogne le 26 juin 2002.
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Moulineaux : ESF Éditeurs.
Altet, M. (2009). Préface. In Vinatier, I. Pour une didactique professionnelle de
l’enseignement. Rennes : Presses Universitaires de Rennes.
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conduites d’enseignement. Les Sciences de l’éducation pour l’ère nouvelle, 1-2, 11-
26.
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Houssaye (dir.), La pédagogie, une encyclopédie pour aujourd’hui (p. 103-117). Issy-
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Pédagogie de l’Intégration comme cadre de réflexion et d’action. (parution en avril
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Paris ESF éditeurs.
ISABELLE VINATIER ET MARGUERITE ALTET, 2008, Analyser et comprendre
la pratique enseignante, collection « Didact Education ».
Philippe Perrenoud, 4e Edition 2008, Développer la pratique réflexive dans le métier
d’enseignant, esf EDITEUR.
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