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Analyse financière d'Electro-Industries

Ce mémoire de fin d'études présente une analyse financière de l'entreprise Electro-Industries, en mettant l'accent sur l'importance du Compte de Résultat dans le cadre du Système Comptable Financier (SCF) en Algérie. Il explore les normes internationales IAS/IFRS et leur impact sur la présentation des états financiers, tout en soulignant la nécessité d'une analyse continue pour la performance des entreprises. L'étude vise à déterminer comment l'analyse du Compte de Résultat peut éclairer les politiques de gestion de l'entreprise.

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Analyse financière d'Electro-Industries

Ce mémoire de fin d'études présente une analyse financière de l'entreprise Electro-Industries, en mettant l'accent sur l'importance du Compte de Résultat dans le cadre du Système Comptable Financier (SCF) en Algérie. Il explore les normes internationales IAS/IFRS et leur impact sur la présentation des états financiers, tout en soulignant la nécessité d'une analyse continue pour la performance des entreprises. L'étude vise à déterminer comment l'analyse du Compte de Résultat peut éclairer les politiques de gestion de l'entreprise.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur


et de la Recherche Scientifique

Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou


Faculté des Sciences Economiques, Commerciales
et des Sciences de Gestion

Mémoire de fin d’études


En vue de l’obtention du diplôme de Master en
Sciences financières et comptabilité

Spécialité : Finance d’entreprise

Thème :
Importance de l’analyse financière de la situation de
l’entreprise par le Compte de Résultat dans le cadre du SCF :
Cas de l’entreprise Electro-Industries.

Présenté par : Directrice de Recherche :

BOUHOUF Lamia BEKOUR Farida épouse AMOKRANE


BOUREKH Wyssam Dihya

Devant le jury composé de :

Mme IGUERGAZIZ Wassila, Maître de Conférences/Classe B, UMMTO, Président du Jury


Mme BEKOUR Farida épouse AMOKRANE, Professeure, UMMTO, Directrice de Recherche
Mme BOUBEKEUR Saliha, Maître Assistant/Classe A, UMMTO, Examinatrice

Promotion 2020/2021
Au bon Dieu, seul créateur, le tout puissant, le tout clément, nous nous
prosternons le Remercions infiniment de nous avoir beaucoup
aidées dans notre cursus scolaire d’une part, et l’élaboration
de notre présent et modeste mémoire,
d’autre part.

La réalisation de ce mémoire a été possible grâce au concours de


plusieurs personnes à qui on voudrait témoigner toute notre
reconnaissance.

Nos remerciements sont adressés tout particulièrement à notre


promotrice Mme AMOKRANE Farida, enseignante à la faculté des
Sciences Economiques, Commerciales
et des Sciences de Gestion de l’université Mouloud MAMMERI de
Tizi-Ouzou pour sa disponibilité
et ses valeureux conseils, orientations et recommandations
dont nous avons tiré profit tout au long des étapes
de préparation du présent mémoire.

Nous tenons à remercier spécialement Mme SAADOUNE, chargée du


suivi de notre travail au sein de l’entreprise Electro-Industries, pour
son soutien, sa patience et ses judicieux conseils qui nous ont
considérablement aidées dans l’élaboration
de ce mémoire.

Enfin, nous allouons nos vifs remerciements pour tous ceux qui ont

contribué de loin ou de près à la conception

de ce travail.

I
Dédicace
Je dédie ce modeste travail
Aux deux personnes qui m’ont soutenu tout au long de ma
vie et de mes études, à mes très chers et précieux parents,
ma mère et mon père.

Aujourd’hui je suis très fière de pouvoir enfin vous


offrir le fruit de plusieurs années de travail. J’ai la
jouissance de vous dédier ce travail, veuillez y trouvez le
témoignage de mon grand amour et de ma profonde
reconnaissance. Je vous souhaite la bonne santé, la joie de
vivre et que Dieu vous garde.

Mon cher frère Amine

Mes sœurs : Khedoudja et Dyhia

Mes cousines : Samira, Sarah, Fayza, Fatma, Tinhinane ,


Hanane , et Alicia

Mes meilleurs amis : « Yacine » et Dyhia


Mes camarades de classe

Ma binôme Wyssam et sa famille.

Lamia

II
Dédicace
Je dédie ce modeste travail

A ma très chère mère qui m’a soutenue et que dieu la


protège
A la mémoire de mon très chère père que dieu l’accueille
dans son vaste paradis
A toutes mes sœurs qui ont toujours été présentes pour moi,
qui m’ont tout donné, qui m’ont soutenu et encouragé dans
mes études, qu’elles puissent trouver ici l’expression de ma plus
profonde gratitude, et que dieu les protègent

A toute la famille ZAFFANE et BOUREKH

A tous mes proches : cousins et cousines, oncles et tantes.


Mes meilleurs amis Anis et Selma
Ma binôme Lamia et sa famille

Wyssam Dihya

III
Liste d’abréviation
BT : Basses Tensions
CE : Commission Européenne
CR : Compte de Résultat
CSC : Conseil Supérieur de la Comptabilité

CAF : Capacité d’Autofinancement


CEI : Commission Electrotechnique Internationale
CA : Chiffre d’Affaires
DIN/VDE : Institut Allemand des Normes/ groupe allemand d’électricité
DCM : Direction Commercial et Marketing
DAA : Direction Achat et Approvisionnements
DRHO : Direction des Ressources Humaines et Organisation
DFC : Direction Finances et Comptabilité
DDIP : Direction Développement Industriel / Partenariat
EVCP : Etat de Variation des Capitaux Propres
EI : Electro-Industries
EPE : Entreprise Publique Economique
ENEL : Entreprise Nationale des Industries Electrotechniques
EBE : Excèdent Brut d’Exploitation
HZ : Hertz
HT : Hors Taxe
IBE : Insuffisance Brute d’Exploitation
IASB: International Accounting Standards Board
IFRS: International Financial Reporting Standard
IAS: International Accounting Standards
IBS : Impôt sur le Bénéfice des Sociétés
JORA : Journal Officiel de la République Algérienne
JOUE : Journal Officiel de l’Union Européenne
KDA : kilo Dinars
MBA : Marge Brute d’Autofinancement
MT : Moyenne Tension
ONAN : Oil Natural Air Natural
OMC : Organisation Mondiale du Commerce

IV
PME : Petite et Moyenne Entreprise
PCN : Plan Comptable Nationale
PCG : Plan Comptable Général
RN : Résultat Net
SCF : Système Comptable Financier
SPA : Société Par Action
SF: Stock Final
SI: Stock Initial
SIG : Soldes Intermédiaires de Gestion
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée
TFT : Tableau des Flux de Trésorerie
TCR : Tableau Des Comptes Des Résultats
UPT : Unité Prestation Technique
UTR : Unité Transformateurs
UME : Unité Moteurs Electrique
U : Unité
VDE: Verband Deutscher Elektrotechniker
VA : Valeur Ajoutée
X° : Production

V
Liste des figures

Figure N0 01 : Architecture du Compte de Résultat.


Figure n°02 : La formation des Soldes Intermédiaires de Gestion.
Figure N°3 : Organigramme de l’entreprise Electro-Industries.
Figure N°04 : Organigramme du département finance et comptabilité.

VI
Liste des graphes
Graphe N°01 : Clientèle d’Electro-Industries en fonction du chiffre d’affaires
Graphe N°02 : Effectif de l’entreprise Electro-Industries (mars 2018).
Graphe N°03 : Evolution du ratio de consommation intermédiaire par rapport à la
production.
Graphe N°04 : Evolution de la consommation intermédiaire par rapport au chiffre
d’affaires.
Graphe N°05 : Evolution du taux de marge brute.
Graphe N°06 : Evolution du résultat ordinaire sur le chiffre d’affaires.
Graphe N°07 : Evolution du taux de marge nette.
Graphe N°08 : Evolution du ratio de charges financières par rapport aux produits financiers.
Graphe N°09 : Evolution du chiffre d’affaires.
Graphe N°10 : Evolution du taux d’intégration.
Graphe N°11 : Evolution du ratio de rentabilité d’activité.
Graphe N°12 : Evolution du ratio de la rentabilité globale.
Graphe N°13 : Evolution du ratio de la rentabilité nette
d’exploitation.
Graphe N°14 : Evolution de la VA revenant à l’entreprise.
Graphe N°15 : Le ratio d’absorption de la VA par les impôts et taxes.
Graphe n°16 : Evolution du ratio de la VA revenant aux salariés.
Graphe N°17 : Evolution de ratio de répartition de la valeur ajoutée sur les charges
financières.
Graphe N°18 : Evolution de la CAF.

VII
Liste des tableaux
Tableau N° 01 : La liste des normes internationales relative au CR.
Tableau N°02 : CA et effectif dans les différentes activités.

Tableau N°03 : La nomenclature des comptes selon le SCF.

Tableau N° 04 : Bilan (Actif).


Tableau N° 05 : Bilan (passif).

Tableau N° 06 : Tableau des flux de trésorerie (Méthode directe).

Tableau N° 07 : Tableau des flux de trésorerie (Méthode indirecte).

Tableau N° 08 : Modèle de l’état de variation des capitaux propres.


Tableau N° 09 : Présentation du Compte de Résultat par nature.
Tableau N°10 : Représentation du Compte de Résultat par fonction.
Tableau N°11 : Avantages et inconvénients du compte de résultat.
Tableau N°12 : Etablissement du tableau des Soldes Intermédiaires de Gestion.
Tableau N°13 : Les différents ratios de gestion.
Tableau N° 14 : Les différents ratios de rentabilité.
Tableau N°15 : Les politiques de gestion étudiées dans le CR.
Tableau N°16 : Le calcul de la CAF par la méthode additive (en KDA).
Tableau N° 17 : Le calcul de la CAF par la méthode soustractive.

VIII
Sommaire
Liste des abréviations .................................................................................................................. IV

Liste des figures ........................................................................................................................... VI

Liste des graphes .......................................................................................................................... VII

Liste des tableaux ......................................................................................................................... VIII

Introduction général .................................................................................................................. 01

Chapitre I : Les normes internationales IAS/IFRS et le SCF algérien ...................................... 06

Section 01 : Les normes internationales IAS/IFRS ..................................................................... 08

Section 02 : Aperçu sur le système comptable financier (SCF) ................................................... 15

Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers ............................................................ 26

Section 01 : Généralités sur l’analyse financière.......................................................................... 28

Section 02 : Les documents de base de l’analyse financière et l’importance de l’analyse


par le compte de résultat ......................................................................................... 31

Chapitre III : Etude de cas pratique au sein de l’entreprise Electro-Industries d’Azazga ......... 70

Section 01 : Aperçu général sur l’entreprise Electro-Industries ................................................ 72

Section 02 : Analyse de l’entreprise d’Electro-Industries ......................................................... 84

Conclusion générale ..............................................................................................................105

Bibliographie .........................................................................................................................110

IX
Introduction Générale

1
Introduction générale

Aujourd’hui les entreprises évoluent dans un environnement incertain changeant et en


perpétuelle évolution. De ce fait, des méthodes d’analyse rationnelles deviennent une
nécessité primordiale pour les entreprises. L’une de ces méthodes est bien l’analyse
financière qui est un outil de communication de l’entreprise avec son environnement, non
seulement, sur le plan financier mais aussi sur le plan industriel et commercial. L’analyse
financière se rapporte donc à l’évaluation méthodologique de la situation financière de
l’entreprise, à l’interprétation des résultats et à la prise de décisions.

L’analyse financière a pour but de fournir une vision synthétique qui fait ressortir la réalité
de la situation de l’entreprise à travers les informations contenues dans les états financiers.
L’information comptable présentée dans ces états financiers, établis par l’entreprise,
constitue la matière première de l’analyse financière. En effet, les états financiers
synthétisent de façon claire et structurée les événements qui ont affecté une entreprise tout
au long de son existence. Ces états contiennent toutes les informations nécessaires à l’étude
de la situation de l’entreprise. Ces informations peuvent alors concerner l’état de sa
structure financière, de la composition de son patrimoine, de l’évaluation de ses
performances et de la mesure de sa rentabilité et donc de sa politique de gestion et de
développement.

Par ailleurs, la globalisation financière, entre autres, a induit la normalisation du système


comptable, ce qui a amené tous les pays à adapter tous leurs systèmes comptables à cette
nouvelle normalisation. Ainsi, dans un monde où les capitaux, les marchés et les
entreprises sont internationaux, l’analyse financière doit aussi être internationale pour
mettre à niveau les comptabilités des entreprises. La normalisation comptable
internationale est alors faite dans ce cadre : le cadre des normes IAS/IFRS. Ces nouvelles
normes sont adaptées par l’ensemble des pays du monde. L’objectif est, entre autres, de
faciliter les échanges économiques et le financement.

L’Algérie, faisant partie de cet environnement, est tenue donc de répondre au mode induit
par les nouvelles normes comptables et financières et adapter par conséquent, son système
comptable et la présentation de ses états financiers. De ce fait, c’est depuis 2009 qu’il y a
eu l’introduction du nouveau système comptable désigné par le Système Comptable
Financier (SCF). Ce dernier a apporté des modifications dans la présentation de
l’information comptable et financière. L’objectif est de suivre la réglementation
internationale relative à la présentation des états financiers qui vise à promouvoir un jeu de

2
Introduction générale

normes comptables applicables au niveau mondial. Ces états représentent la base de tout
système d’aide à la décision. En effet, ces états financiers constituent un support de
communication de l’entreprise avec toutes ses parties prenantes.
L’analyse de cet état permet de mesurer et d’analyser l’évolution de la performance de
l’entreprise sur tous les plans : de gestion, d’investissement, de financement,
d’approvisionnement, de création et de répartition de richesse, de production, etc.

Ainsi, dans le contexte algérien, le système comptable est celui désigné par le SCF
(Système Comptable Financier), dont son élaboration est inspiré des normes IAS/IFRS.
Dans ce SCF sont présentés les états financiers que toute entreprise est tenue d’élaborer à
la fin de chaque exercice comptable. Ces états sont relatifs au bilan, au CR, au TFT, TΔFP
et à l’annexe.
Dans le cadre de ce travail de recherche, notre étude porte sur un seul état financier qui est
le compte de résultat (CR). Cet état financier regroupe toutes les opérations qui sont à
l’origine de l’activité de l’entreprise durant un exercice.

I. Problématique et hypothèses de travail :


L’économie et les entreprises actuelles se trouvent dans un environnement qui est très
concurrentiel, de ce fait pour assurer sa survie et sa performance et garder ses parts de
marché, les entreprises sont contraintes de faire une analyse de manière permanente de leur
situation économique et financière. Pour l’analyse financière, l’entreprise se réfère à
l’analyse des documents comptables. Pour analyser ces documents, les entreprises utilisent
l’analyse financière.
Ainsi, notre travail porte sur l’importance de l’analyse financière par le compte de résultat.
Notre choix de cas pratique est porté sur l’entreprise Electro-Industries (EI) d’Azazga. Le
choix de cette entreprise s’explique par les diverses raisons suivantes :

- EI est une grande entreprise dans le domaine de l’industrie ;


- EI est une entreprise qui a toujours participé dans la fonction des étudiants et des
stagiaires des différent centres de formation ;
- EI est une grande entreprise qui a résisté à tous les changements qui a connu
l’économie algérienne ;
- EI est une entreprise qui participe dans le développement économique de la région
par, entre autres, l’emploi d’une main d’œuvre importante ;

3
Introduction générale

- De plus, EI est l’entreprise qui a bien accepté de nous recevoir et d’être à l’écoute et
répondre à nos questions.

De ce fait, l’analyse financière du Compte de Résultat de l’entreprise EI va nous permettre


d’analyser les différentes politiques de gestion, d’analyser leurs évolutions et de
déterminer les actions pour l’amélioration de sa gestion et de sa rentabilité.
C’est dans ce cadre que s’inscrit notre problématique de recherche que nous posons par la
question principale suivante :
Est ce que l’analyse du Compte de Résultat nous permet d’étudier les différentes
politiques de gestion de l’entreprise ?

Afin de pouvoir répondre à notre problématique, nous avons soulevé les trois questions
secondaires suivantes :
1. Quelle est l’importance de l’analyse financière du CR ?
2. Quels sont les comptes composant cet état financier dans le cadre du SCF ?
3. Quelles sont les différentes politiques de gestion qui peuvent être analysées par le
CR ?

Afin de répondre à la question principale ainsi qu’aux questions secondaires, nous avons
formulé deux hypothèses de travail suivantes :
- La première hypothèse : Le CR élaboré par l’entreprise EI satisfait à toutes les
règles définies dans le SCF ;
- La seconde hypothèse : L’entreprise EI utilise le CR comme un outil de gestion et
non seulement un état financier qu’il faut élaborer à la fin de l’année.

II. Choix du thème


Le choix du sujet traité dans ce travail a été motivé par le fait qu’une analyse financières
par le compte de résultat fait ressortir toutes les différentes politiques de l’entreprise de se
fait, de manière de s’ingérer dans les décisions de gestion de l’entreprise. Nous somme
convaincu qu’une analyse par le compte de résultat permet à l’entreprise de connaitre sa
situation réel, de faire ressortir ses points forts et ses points faibles, ainsi de cerner les
problèmes et leurs trouver des solutions.

4
Introduction générale

III. Méthodologie de travail


Pour la préparation de ce travail de mémoire de fin d’étude portant essentiellement sur
l’importance de l’analyse financière par le compte de résultat, dans le cas de l’entreprise
« EI », nous avons suivi une méthodologie de recherche théorique et empirique :
- Théorique en nous basant sur la recherche documentaire dans les bibliothèques de
notre faculté et de l’université « BASTOS ». Ceci nous a permis de consulter des
ouvrages, des thèses et mémoires liés à notre thème de recherche.
- Empirique sur la base de l’analyse des documents mis à notre disposition par
l’entreprise « EI » et sur la base des entretiens que nous avons eu avec la responsable
chargée de nous suivre dans notre stage.

VI. Structure de recherche


Suivant notre recherche documentaire nous avons structuré ce travail en trois(03)
chapitres :
- Le premier chapitre porte sur le système comptable et financier et les nomes
internationales IAS/IFRS ;
- Le second chapitre est relatif à l’analyse financière et à l’analyse du compte de
résultat ;
- Le troisième chapitre est consacré à la présentation de l’entreprise « EI » d’Azazga et à
l’étude du CR.

5
Chapitre I :
Les normes internationales IAS/IFRS et le SCF algérien

6
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

Depuis quelques années, l’IASB (International Accounting Standards Board) s’est fixé
comme objectif l’élaboration d’un corps complet de normes baptisées IFRS (International
Financial Reporting Standard) qui vise principalement à généraliser la norme de la juste
valeur, ainsi qu’à réduire des options ouvertes dans les normes émises précédemment à
savoir les IAS. L’objectif étant d’assurer une meilleure comptabilité présenté dans les états
financiers. On assiste alors à une véritable tendance vers un référentiel international.
L’Algérie n’est pas en reste, vu qu’elle fait partie de cet ensemble économique s’ouvrant
au mode de fonctionnement d’une économie qui devrait s’accommoder à des conditions
imposées aux entreprises en matière de normalisation comptable et de présentation des
états financiers.
A ce titre, dans ce chapitre qui fera l’objet de deux sections, nous allons présenter :
- La première section porte sur la présentation des normes internationales IAS/IFRS.
- La deuxième section est consacrée à l’étude du système comptable financier.

7
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

Section 01 : Les normes internationales IAS/IFRS


1. Définition des normes IAS/IFRS
Les normes IFRS sont l’ensemble des normes internationales d’informations financières
qui sont destinées à standardiser la présentation des données comptables qui sont
échangées au niveau international. Ces normes sont éditées par l’IASB qui est une
structure implantée à Londres. Les membres de cette structure sont nommés par un conseil
d’administration localisé aux Etats- Unis dans l’Etat du Delaware. Ces normes remplacent
depuis 2005 celles déjà labellisées IAS. Toutefois, il est à noter qu’on trouve toujours
certaines normes labellisées IAS (international accounting standards). Dans les deux
normes, l’objectif est de mettre en place un modèle comptable harmonisé qui favorise les
échanges internationaux.1
Les normes comptables internationales constituent un ensemble de références de haute
qualité portant sur la comptabilité. Leurs procédures d’élaboration relèvent de la
compétence formelle d’experts, nommés en raison de leur expérience et de leur niveau, et
leur champ d’application déborde de l’espace d’un seul Etat2.
2. Champ d’application des normes IAS /IFRS
L’adoption et l’application des normes comptables internationales au sein de l’Union
Européenne sont régies par le règlement n° 1606/2002 du 19 juillet 2002 publié au Journal
Officiel de la Commission Européenne (JOCE) le11 septembre 2002. En vertu de
l'article 4 de ce règlement, l'application du référentiel de l'IASB, tel qu'adopté par la
Commission européenne (CE) après avis du Comité de réglementation comptable
(Accounting Regulatory Committee) et publié au Journal Officiel de l’Union Européenne
(JOUE), est obligatoire dans les comptes consolidés des sociétés cotées pour les exercices
ouverts à compter du 1er janvier [Link] règlement prévoit également, dans son article
05, un choix laissé à chaque Etat membre d'autoriser ou d'obliger les sociétés à appliquer le
référentiel de l'IASB adopté par la Commission Européenne (CE) dans les comptes
autres que ceux consolidés des sociétés cotées, en revanche les autres sociétés n'ont
aucune obligation en la matière, les PME peuvent aussi les respecter en se basant sur un
référentiel simplifié baptisé "référentiel IFRS entités privées" ou "IFRS PME.

1
Obert R. « Comptabilité approfondie et révision »,5°édition Dunod, Paris, 2004, p.24.
2
Klee.L, « normes comptables internationales », encyclopédie de comptabilité, édition Economica, 2000.
P.919.
3
Obert R. « Pratique des normes IAS/IFRS », Edition Dunond , Paris, 2003,p.35.

8
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

3. Les principes des normes IAS/IFRS :


De manière générale, on trouve huit (08) principes qui définissent les normes IAS/
IFRS. On trouve les principes de :
- primauté de la substance sur la forme ;
- l’approche bilancielle ;
- neutralité ;
- prudence ;
- valorisation à la juste valeur des actifs et des passifs ;
- priorité accordée à la vision de l’investisseur ;
- la place importante accordée à l’interprétation ;
- l’information comptable.
3.1 La primauté de la substance sur la forme :
Le principe comptable de prééminence de la réalité sur l'apparence est à la base de la
fiabilité de l’information financière. Le respect de ce principe comptable conduit à
enregistrer et à présenter dans les états financiers les opérations effectuées par l’entité
conformément à leur nature et à leurs réalités financière et économique sans s’en tenir à
leur statut juridique.
3.2 L’approche bilancielle :
Les normes internationales IAS/IFRS priorisent le bilan sur le compte de résultat , ceci est
justifié par le fait que le bilan représente une « photographie » du patrimoine de
l'entreprise qui permet son évaluation, et plus précisément de savoir après retraitement
combien elle vaut et si elle est solvable.
3.3 Le principe de neutralité :
Pour être fiable, l’information contenue dans les états financiers doit être sans partie
prise. En effet les états financiers ne sont pas neutres si par la sélection ou la présentation
de l’information influencent les prises de décisions ou le jugement afin d’obtenir un
résultat ou une solution prédéterminée.
3.4 Le principe de prudence :
La prudence est définie comme la prise en compte d’un certain degré de précaution
dans la formulation de jugements nécessaires pour préparer les estimations dans des
conditions d’incertitude. L’objectif est d’éviter à ce que les actifs et les produits ne soient
surévalués et que les passifs et les charges ne soient pas sous évalués.

9
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

3.5 La valorisation à la juste valeur des actifs et des passifs :


La juste valeur est une norme comptable qui a été définie par l’organisation internationale
de normalisation comptable (IASB) au début des années 2000 consistant à valoriser, à la
date de clôture du bilan, les actifs et les passifs des grandes entreprises selon leur valeur
de marché ou à défaut selon leur valeur calculée par la somme actualisée des flux de
revenus attendus par leur utilisation.
3.6 La priorité accordée à la vision de l’investisseur :
L’investisseur apporte une ressource financière, les entreprises sont alors tenues de
transmettre des informations sur l’utilisation faite de leurs ressources.
Le CR est alors un document qui fait ressortir tous les efforts effectués par l’entreprise
pour créer de la richesse. L’investisseur est par conséquent, intéressé par la richesse créée
ainsi que par la rentabilité nette de l’entreprise pour décider soit de continuer ou non
dans l’entreprise.
3.7 La place importante accordée à l’interprétation :
Il ne suffit pas de faire une simple visualisation des documents financiers pour faire
ressortir une conclusion concernant la gestion de l’entreprise, mais plutôt d ’ interpréter
tous les résultats obtenus et toutes les informations financières de l’entreprise.
3.8 L’information comptable :
L’information comptable doit être « intelligible », « pertinente », « d’une importance
relative» et «fiable ». Ainsi, les normes IFRS posent davantage des principes plutôt que
des règles, ce qui laisse aux entreprises une relative marge de manœuvre.
4. Le compte de résultat dans le cadre des normes IAS/IFRS :
Dans les normes IAS/IFRS, le compte de résultat (CR) demeure toujours le deuxième
document comptable, autrement dit le deuxième état financier. A ce titre, dans le tableau
n°1, nous présentons la liste des normes internationales portant sur le contenu du compte
de résultat.

10
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

Tableau N0 01 : La liste des normes internationales relative au CR

N °de la intitulé objectif Champ d’application


norme

Cette norme prescrit la l’entité applique cette norme pour


base de présentation établir et présenter les états
des états financiers à
financiers à usage général.
usage général. Elle
énonce les dispositions cette norme ne s’applique pas à la
Présentatio généralesrelatives à la structure et au contenu des états
IAS01 ndes états présentation des états
financiers intermédiaires, elle
financiers financiers, des lignes
directrices concernant s’applique à toutes les entités y
leurs structures et les compris celles qui présentent des
dispositions minimales
états financiers consolidés et celles
en matière de contenu.
qui présentent des états financiers
individuels.

L’objectif de cette Elle s’applique à la


norme est de prescrire comptabilisation des produits des
le traitement comptable
activités ordinaires provenant des
Produits des produits des
IAS18 desactivités activités ordinaires transactions et événements telles
ordinaires provenant de certains que la vente de biens, la
types de transactions et
prestation de services et
événements.
l’utilisation par les tiers actifs de
l’entité productifs d’intérêts, de
redevances et de dividendes.

11
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

- Cette norme ne traite pas


des produits d'activités
ordinaires provenant d’IAS17
comme ceux provenant :
♦ des contrats de location ;
♦ des dividendes issus de la
participation comptabilisés
suivant la méthode de mise
enéquivalence ;
♦ des contrats d’assurances ;
♦ des changements dans la
valeur d’autres actifs courants;
♦ de l’extraction matière ;
♦ de la comptabilisation
initialede produits agricoles.

L’objectif d’IAS 33 est IAS33 s’applique aux états


de prescrire les financiers individuels ou séparés
principes de d’une entité et aux états
détermination et de financiers consolidés d’un groupe
présentation du résultat avec une société mère :
par action de manière à ♦ dont les actions ordinaires ou les
IAS33 Résultat
paraction. améliorer les actions ordinaires potentielles
comparaisons de la sont négociées sur un marché
performance entre public ;
différentes entités pour ♦ qui dépose ses états
une même période de financiers auprès d’une autorité
déclaration et entre de réglementation des valeurs
périodes de déclaration mobilières ou d’un autre
différentes pour une organisme de régulation.
même entité. -une entité doit présenter les
résultats de base par action et le
résultat dilué par action même si
les montants indiqués sont
négatifs.

12
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

L’entité qui est une société mère


Etablir des principes doit présenter des états financiers
pour la préparation, la consolidés. Cette norme
présentation des états s’appliqueà toutes les entités sauf :
financiers consolidés ♦ Une société mère qui n’a pas

d’une entité qui en l’obligation de présenter les


contrôle une ou états financiers consolidés ; s’il
plusieurs autres. s’agit d’une filiale entièrement
Etats
L’IFRS 10 remplace les ou partiellement détenue, les
financiers
IFRS 10 dispositions sur les états sociétés mères ne les présentent
consolidés
financiers consolidés pas ;ses instruments de dettes
d’IAS27. ou de capitaux propres ne sont
pas négociés sur un marché
organisé ;
♦ sa société mère intermédiaire

produit des états financiers


consolidés mis à la disposition
du public.

Produits des Etablir les principes que Les normes de l’IFRS15 posent
activités l’entité doit appliquer les principes de comptabilisation
ordinaires
pour présenter des des chiffres d’affaires relatifs aux
IFRS15 tirés des
contrats informations utiles aux contrats d’assurance et les
conclus utilisateurs des états instruments financiers.
avecdes
financiers.
clients
Source : [Link] et [Link], Comptabilité en IFRS, Edition d’Organisation, 2004.

13
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

5. Les informations contenues dans le compte de résultat selon les


normes IAS/IFRS :
Dans les normes IAS/IFRS, le compte de résultat doit obligatoirement présenter des
informations bien précises. De ce fait, comme pour le bilan, IAS 01 ne donne aucun
ordre ou format du compte de résultat mais prodigue la liste des postes qui doivent
obligatoirement y figurer. Il s’agit :
- des produits des activités ordinaires ;
- du résultat opérationnel ;
- des charges financières ;
- de la quote-part du résultat net des entreprises associées et des coentreprises
comptabilisées suivant la méthode de mise en équivalence ;
- la charge d'impôt sur le résultat ;
- le résultat des activités ordinaires ;
- les intérêts minoritaires ;
- le résultat de l'exercice.
Aussi, suivant la norme IAS01 les entreprises ayant choisi de classer les charges par
fonction doivent donner des informations complémentaires en annexe sur la nature des
charges comme les dotations aux amortissements et les frais de personnel. De plus, elles
doivent indiquer, soit au compte de résultat, soit dans les notes annexes, le montant du
dividende par action voté ou proposé au titre de l'exercice couvert par les états financiers.

14
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

Section 2 : Aperçu sur le système comptable financier (SCF)


Les normes internationales ont connu des évolutions exceptionnelles. En effet, le nombre
de pays adoptant les IFRS est en croissance continue, des pays ont même changé leur
référentiel national pour une convergence totale vers le référentiel international. Pour
intégrer cette économie, l’Algérie a aussi mis en place un système comptable financier
(SCF)
1. Définition et objectifs du système comptable financier :
Se basant sur l’article de OULD AMEUR Smail (2010)4, le SCF est créé en novembre
2007 dont les dispositions abrogent celles du PCN a apporté un grand changement
dans la distribution des comptes et dans la présentation des états financiers reflétant la
situation financière de l'entreprise. La banque, dans ses activités de financement des
entreprises, fait un large usage des documents et informations comptables dans le cadre de
l'analyse des risques liés à ses financements. C’est pourquoi les cadres affectés à la gestion
de cette fonction doivent bien s’imprégner de la nouvelle logique des écritures
comptables et des états et inventaires qui en découleraient. La mise en œuvre du SCF a
une incidence sur l'ensemble des enregistrements de cette discipline entrainant de
profonds changements dans la comptabilité des entreprises. Ceci mène à la nécessité de
reconstruire ou de réajuster les thèmes en rapport avec cette discipline, notamment par la
révision des supports pédagogiques. Le SCF appelé aussi comptabilité financière est un
système d'organisation de l'information financière permettant de classer, d’évaluer, de
saisir, d’enregistrer des données de base chiffrées et de présenter des états reflétant une
image de la situation financière et patrimoniale, de la performance et de la trésorerie
de l'entité à la fin de l'exercice.
Pour les objectifs du système comptable financier, celui-ci répond aux objectifs suivants:
- Assurer et faciliter la comptabilité des comptes pour un meilleur fonctionnement des
entreprises à vocation internationale ;
- Protéger les investisseurs et préserver la confiance envers les marchés ;
- Renforcer la comptabilité des marchés de capitaux et développer les opérations
transfrontalières et la cotation sur d’autres bourses que la place locale ;
- Assurer une meilleure homogénéisation pour permettre une plus grande
transparence des sociétés en matière d’information financière ;

4
OULD AMEUR Smail,«La normalisation comptable en Algérie: présentation du nouveau système
comptable et financier», université Ferhat Abbes Sétif,2010 p.28, p.29

15
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

- Focaliser d’avantage l’attention sur l’analyse des performances (cash-flow) et des


aspects stratégique.
2. Le passage du Plan Comptable National (PCN) au Système Comptable
Financier (SCF) et ses caractéristiques :
Lors de son indépendance en 1962, l’Algérie hérite comme d’autres pays francophones, du
Plan Comptable Général (PCG) français de 1957. Elle s’engage en 1969 dans une première
tentative de réforme du PCG 1957 mais ce n’est qu’à partir des travaux du Conseil
Supérieur de la Comptabilité (CSC), officiellement installé en 1972, que l’Algérie se dote
du Plan Comptable National (PCN) de 1975, qui est appliqué à compter de l’année 1976.
L'Algérie a par ailleurs engagé une négociation pour son adhésion à l'Organisation
Mondiale du Commerce (OMC) qui a pour principe de libéraliser les services notamment
la profession comptable, ce qui implique l'harmonisation du référentiel comptable algérien
avec le référentiel comptable international (IAS-IFRS). Le Système Comptable Financier
est un nouveau système comptable constitué dans le cadre de la refonte du PCN 1975 qui
permet à l’Algérie d’adapter son système comptable à son ouverture internationale et aux
capitaux étrangers. Ce SCF lève les limites liées aux insuffisances conceptuelles du PCN
1975.
Ainsi, dans ce deuxième point de cette deuxième section, nous allons présenter :
- La mise en place du SCF inspiré des normes IAS/IFRS ;
- Les impacts du SCF.
2.1 La mise en place du SCF inspiré des normes IAS/IFRS.

La mise en place du SCF est motivée en Algérie par plusieurs raisons comme:
- Le rapprochement de la pratique comptable nationale avec la pratique universelle ;
- La facilitation de leur évaluation et de leur établissement;
- La prise en charge des besoins des investisseurs en matière d'informations
financières harmonisées, lisibles et permettant la comptabilité et la prise de
décisions ;
- La possibilité pour les petites entités d'appliquer un système d'information basé sur la
comptabilité simplifiée
S’inspirant ainsi des normes IAS/IFRS le SCF se caractérise par :

- L’existence d’un cadre conceptuel qui définit le champ d'application de ce


référentiel, fixe les conventions et principes de base et donne une définition
précise des actifs, des passifs, des capitaux propres, des charges et des produits ;
16
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

- L’énonciation des règles d'évaluation et de comptabilisation de chaque catégorie


d’actifs, de passifs, de charges et de produits, ainsi que les informations qui doivent
figurer sur les états financiers concernant chacune de ces catégories ;
- La description du contenu de chacun des cinq documents qui constituent les états
financiers : bilan, compte de résultat, tableau de variation des capitaux propres,
tableaudes flux de trésorerie de l'exercice et annexe ;
- Sur les différents points, le nouveau SCF s’aligne sur les normes internationales
proposées à ce jour par l’IASB ;
- Ce nouveau système traite également la tenue de la comptabilité ;

- La comptabilité devra être en monnaie nationale dans une des trois langues vivantes :
arabe, anglais ou français.
Pour sa mise en place, le SCF a intégré de nouvelles normes comme :

- La norme IAS16 relative aux immobilisations. Cette norme n’est pas contenue dans
le PCN et qui se rapporte à :
 L’approche par composant ;
 la durée d’utilité ;
 la juste valeur ;
 la possibilité d’incorporation à la valeur des immobilisations, le coût d’emprunt
engagé.

- La norme IAS 38 relative aux immobilisations incorporelles :


Le SCF a été inspiré de la norme IAS38 notamment en ce qui concerne les
dépenses exclure et à passer en charges alors que PCN permettait de les inclure
dans la rubrique « Frais préliminaires ». Il s’agit des frais de fonctionnement
antérieurs au démarrage, des frais de formation, des frais d’études et de recherche,
des intérêts intercalaires.
- la norme IAS23 relative au coût d’emprunt : Le but de cette norme est de définir le
traitement comptable des coûts d’emprunt. Ses dispositions sont reprises dans le
SCF.
- La norme IAS36 relative à la dépréciation d’actifs : Cette notion de dépréciation
d’actifs a été introduite par le SCF à travers les comptes de « perte de valeur sur
immobilisation»

17
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

- La norme IAS17 relative aux contrats de location : l’objectif de cette norme est
d’établir, pour le preneur et le bailleur, les principes comptables appropriés et les
informations à fournir au titre des contrats de location- financement et des contrats de
location simple. Ces principes comptables liés aux contrats de location-financement
ont été intégrés par le SCF à travers les dispositions de l’arrêté du 26/07/ 2008.
- La norme IAS40 relative aux immeubles de placement : Les modalités d’évaluation et
de comptabilisation des immeubles de placement ont été reprises par le SCF en tant
que cas particulier dans la section relative aux immobilisations corporelles et
incorporelles dans l’arrêté du 26/07/ 2008.
- La norme IAS 2 liée aux stocks : L’objectif de la norme est de prescrire le traitement
comptable des stocks. Les mêmes dispositions sont reprises par le SCF dans l’arrêté
du 26/07/2008.
- La norme IAS11 relative aux contrats de construction : L’objectif de cette norme
est de prescrire le traitement comptable des produits et des coûts relatifs aux contrats
de construction. La notion et les modalités de comptabilisation des produits liés aux
contrats de construction ont été introduites par le SCF comme nouveauté par rapport
au PCN.

- La norme IAS18 relative aux produits des activités ordinaires : le SCF traite les
produits des activités ordinaires comme mentionné dans l’arrêté du 26/07/2008.

- La norme IAS 37 relative aux provisions, passifs éventuels et actifs éventuels : Cette
norme a pour objectif de faire en sorte que les provisions, les passifs éventuels et les
actifs éventuels soient comptabilisés selon des critères appropriés et évalués selon
des méthodes appropriées.
Le SCF définit les règles de constitution et de comptabilisation des provisions mais
n’a pas introduit des dispositions particulières sur les notions d’actifs éventuels et de
passifs éventuels.
- La norme IAS 19 relative aux avantages au personnel : L’IAS19 a pour objet
principal d’obliger les entreprises à provisionner la charge future probable à laquelle
elles seront exposées à raison d'avantages consentis à leurs personnels.
Les nouvelles dispositions liées aux avantages au personnel, non contenues dans le
PCN, ont été intégrées par le SCF.
- Les normes IAS 32 et IAS 39: L’objectif de l’IAS32 comporte deux volets :
Premièrement, établir des principes régissant la présentation des instruments

18
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

financiers comme passifs ou comme capitaux propres ainsi que la compensation des
actifs financiers et passifs financiers, et deuxièmement, aider les utilisateurs des états
financiers à mieux comprendre l’importance des instruments financiers au regard
de la situation financière, de la performance financière et des flux de trésorerie de
l’entité. Quant à la norme IAS39, son objectif est d’établir les principes de
comptabilisation et d’évaluation des actifs financiers, des passifs financiers et de
certains contrats d’achat ou de vente d’éléments non financiers.
Les actifs financiers non courants (immobilisations financières) sont traités par le
SCF à travers l’arrêté du 26 juillet 2008. Le SCF ne traite pas des instruments dérivés
et donne une classification légèrement différente par rapport à la norme IAS32.
- la norme IAS 8 relative aux méthodes comptables, changements d’estimation et
erreurs : L’objectif de la norme est d’établir les critères de sélection et de
changement de méthodes comptables, ainsi que le traitement comptable et
l’information à fournir relative aux changements de méthodes comptables, aux
changements d’estimations comptables et aux corrections des erreurs. Le SCF a
introduit les éléments de cette norme à travers l’arrêté du 26/07/2008.
- La norme IAS10 portant sur les événements postérieurs à la date de clôture :
L’objectif de la norme est de prescrire :
 Quand une entité doit ajuster ses états financiers en fonction d’événements
postérieurs à la date de clôture ;
 Les informations qu’une entité doit fournir concernant la date d’approbation des
états financiers et des événements postérieurs à la date de clôture. A noter que le SCF
a traité des informations à fournir concernant les événements postérieurs à la date de clôture,
dans la description de l’annexe aux états financiers.
- La norme IAS 12 liée aux impôts sur le résultat : L’objectif de cette présente norme
est de prescrire le traitement comptable des impôts sur le résultat. Le SCF a traité des
impôts différés dans l’arrêté du 26/07/2008.

- La norme IFRS 01 relative à la première adoption des normes d’informations


financières internationales : Cette norme consiste à garantir que les premiers états
financiers de l’IFRS d’une organisation (ainsi que tous les états financiers
intermédiaires relatifs à une partie de la période couverte par ces états financiers)
contiennent des informations de qualité élevée.

19
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

La première application des nouvelles normes internationales introduites par le SCF


a fait l’objet d’une instruction du ministère des finances et de notes méthodologiques
édictées par le conseil national de la comptabilité.
- La norme IAS07 sur le tableau des flux de trésorerie : L’objectif de la norme
IAS07 est d’imposer la fourniture d’une information sur l’historique des évolutions
de la trésorerie et des équivalents de trésorerie de la période en activités
opérationnelles, d’investissement et de financement. Le SCF a donné le contenu du
tableau des flux de trésorerie à travers la présentation des états financiers telle que donnée
dans l’arrêté du 26/07/2008 du ministère des finances.
2.2 Les impacts du SCF
De manière générale, le SCF comprend trois impacts:
- L’impact technique : qui a induit une réflexion sur la conceptualisation, l’évolution
de la profession comptable, la concertation nécessaire des différents acteurs pour la
mise en place des normes ;
- L’impact de communication : qui s’explique par l’ensemble des informations
devenues obligatoires à intégrer et qui doivent être plus précises et plus denses ;
- L’impact opérationnel : qui est lié à l’impact sur la gestion, sur le financement de
l'adaptation des entreprises, de l’adaptation des principaux acteurs, de la formation ;
3. Les textes introduisant et régissant le SCF en Algérie :
Le nouveau système comptable financier fut introduit par des textes réglementaires. Nous
énumérons à cet effet:
- La loi N°07-11 du 25/11/2007 portant système comptable financier ;
- Décret exécutif N°08-156 de la 26/05/2008 ;
- Décret exécutif N°09-110 du 07/04/2009 et l’arrêté du 26/07/2008.
3.1 La loi N°07-11 du 25/11/2007 portant système comptable financier : cette loi
définit le champ d’application, le cadre conceptuel, les principes et les normes comptables,
l’organisation de la comptabilité, les états financiers, la consolidation du compte combiné
et le changement d’estimation et de méthode comptable.
Pour le champ d'application, il est noté que toute personne physique ou morale est
astreinte par voie légale ou réglementaire à la mise en place d'une comptabilité financière
à l’exception des personnes morales soumises aux règles de la comptabilité publique.
Le cadre conceptuel, principe et normes comptables définissent les principes et les
normes.

20
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

Ainsi, le guide pour l'élaboration des normes comptables et leur interprétation est fait sur
la base :
- des normes comptables universelles ;
- de la comptabilité d'engagement ;
- de la continuité d'exploitation ;
- de l’intelligibilité ;
- de la pertinence ;
- de la fiabilité ;
- de la comparabilité ;
- du coût historique ;
- de la prééminence de la réalité économique sur l'apparence juridique.
Ainsi, l’organisation de la comptabilité est faite sur la base des principes suivants :
- la comptabilité et tenue en monnaie nationale.
- la sincérité, la transparence, la présentation et la communication des
informationstraitées.
Cette organisation de la comptabilité donne alors lieu à l’élaboration des états financiers à
savoir :
- Le bilan ;
- Le compte de résultat ;
- Le tableau de flux de trésorerie ;
- Le tableau de variation des capitaux propres ;
- L’annexe.
Par ailleurs, pour la consolidation du compte combiné, il s’agit de présenter la situation
financière et le résultat d’un groupe d’entités comme s’il s’agissait d’une entité unique.
S’agissant des changements de destination et de méthode comptable, une entité peut
procéder à des changements de destination comptable ou de méthode comptable lorsque
ceux-ci ont pour but une amélioration qualitative des états financiers.
Il est alors à noter que cette loi prévoyait la prise d’effet pour le 1er janvier 2009,
cependant cette date a été reportée au 1er janvier 2010 par l'ordonnance N 0 08-02 portant la
loi de financement complémentaire pour l'année 2008.
3.2 Le décret exécutif N°08-156 de la 26/05/2008 portant application des dispositions
de la loi portant système comptable financier : Son objet est de fixer les modalités
d'application des articles de la loi N°07-11 du 25/11/2007: Il s’agit des articles 05 ;

21
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

07 ; 08 ; 09 ; 22 ; 23 ; 30 et de l’article 36. L’article 05 fait référence aux petites entités


dont les chiffres d’affaires, l'effectif et l'activité ne dépassent pas des seuils déterminés et
qui peuvent tenir une comptabilité financière simplifiées.
Quant à l’article 07, celui-ci donne le cadre conceptuel de la comptabilité financière qui
constitue un guide pour l'élaboration des normes comptables, leur interprétation et la
sélection de la méthode compatible appropriée lorsque certaines transactions et autres
événements ne sont pas traités par une norme ou une interprétation.
Le cadre conceptuel définit le champ d'application, les principes et convention
comptable, les actifs, les passifs, les capitaux propres, les produits et les charges.
Dans l’article 08 sont données les normes comptables fixes. Celles-ci donnent les règles
d'évaluation et de comptabilisation des actifs, des passifs, des charges et des produits, le
contenu et le mode de présentation des états financiers.
Les opérations résultant des activités des entités, données dans l’article 09, sont
enregistrées dans des comptes dont la nomenclature, le contenu et les règles de
fonctionnement sont définis par voie réglementaire.
L’article 22 mentionne que les entités soumises à une comptabilité financière simplifiée
tiennent des journaux de recettes et de dépenses. Ces entités sont tenues de conserver les
pièces justificatives pendant dix (10) ans à compter de la date de clôture de chaque
exercice comptable.
Les entités, suivant l’article 23, établissent au moins annuellement des états financiers
qui sont au nombre de cinq (05) états à savoir:
- le bilan ;
- le compte de résultat ;
- le Tableau de Flux de Trésorerie ;
- le tableau de variations des capitaux propres ;
- l’annexe.
Un exercice comptable a une durée de 12 mois (cf. article 30) couvrant l'année civile. Une
entité peut toutefois être autorisée à avoir un exercice se clôturant à une autre date que le
31 décembre dans la mesure où son activité est liée à un cycle d'exploitation incompatible
avec l'année civile. Dans les cas exceptionnels où l'exercice est inférieur ou supérieur
à 12 mois et notamment, en cas de création ou de cessation de l'entité ou en cas de
modification de la date de clôture, la durée retenue doit être précisée et justifiée.

22
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

Quant aux conditions, aux modalités, aux méthodes et aux procédures d'établissement ainsi
que la publication des comptes consolidés et des comptes combinés, celles-ci sont fixées
par voie réglementaire (cf. article 36).

3.3 le décret exécutif N°09-110 du 07/04/2009 fixant les conditions et les modalités de
tenues de la comptabilité au moyen de systèmes informatiques :
Ce décret mentionne que :

- toute comptabilité informatisée doit satisfaire aux exigences de conservation,


d'identification, de sécurité, de fiabilité et de restitution de données ;
- ce décret est applicable à toute entité entrant dans le champ d'application de la loi 07-
11du 25/11/2007 ;
- la tenue de la comptabilité doit satisfaire à l'ensemble des obligations et principes
comptables.
Ce décret a été suivi par l’arrêté du 26/07/2008 qui fixe les règles d'évaluation et de
comptabilisation, ainsi que le contenu et la présentation des états financiers et la
nomenclature et les règles de fonctionnement des comptes.
3.4 L’arrêté du 26/07/2008 relatif à la comptabilité simplifiée :
La comptabilité financière simplifiée peut-être tenu par les petites entités dont le chiffre
d'affaires, l’effectif et l'activité ne dépassent pas un certain seuil , durant deux exercices
successifs, que nous synthétisons dans le tableau N°02 suivant :
Tableau n°02 : CA et effectif dans les différentes activités.

L’activité CA Effectifs
Commerciale 10 million de dinars 09 salariés à temps plein
De production et artisanale 06 million de dinars 09 salariés à temps plein
De prestation de services et autres 03 million de dinars 09 salariés à temps plein

Source : Elaboré par nous mêmes sur la base de l’arrêté du 26/07/2008 relatif à la comptabilité simplifiée.

En plus des textes législatifs et réglementaires cités précédemment, et en nous inspirant de


la revue d’économie et de gestion, nous présentons la nomenclature comptable des
comptes selon le SCF dans le tableau n° 03 suivant :

23
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

Tableau N°03 : La nomenclature des comptes selon le SCF.

Classes SCF
I COMPTES DE CAPITAUX

II COMPTES D’IMMOBILISATIONS

III COMPTES DE STOCKS ET EN- COURS

IV COMPTES DE TIERS

V COMPTES FINANCIERS

VI COMPTES DE CHARGES

VII COMPTES DE PRODUITS

VIII COMPTES SPECIAUX

Source : élaboré par nous-mêmes à partir du SCF

24
Chapitre I : les normes international IAS/IFRS et le SCF algérien

Le système comptable financiers dans l'entreprise ne reprend pas la totalité des normes
comptables internationales IAS/IFRS, mais il endosse une bonne partie d'entre-elles.
Toutefois, ce système sera bien plus qu'un changement de référentiel comptable. Il s'agit en
effet d'un changement de culture comptable ou d'une révolution, de part la nature des
nouvelles règles et des nouvelles normes qui y sont contenues. L'adoption du système
comptable financier, qui est fort probable, aura pour conséquence directe d'impacter les
systèmes d'information des entreprises et leur communication financière.
A ce titre, on reconnait plusieurs avantages du SCF. En effet :
- Le premier avantage est qu’il est en harmonie avec les pratiques universelles et donc
proche du référentiel international. Il est ainsi adapté à l’économie moderne avec la
production d’une information détaillée ;
- Le second avantage est l’existence d’un cadre conceptuel avec des définitions plus
explicitesdes règles devant guider l’enregistrement comptable des transactions et leur
évaluation. Il facilite la vérification ;
- Le troisième avantage a trait à la qualité de l’information financière qui est
harmonisée, lisible et compréhensible par les investissements.

25
Chapitre II :
L’analyse financière et les états financiers

26
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

L’analyse financière est apparue à la fin du 19éme siècle et ce n’est qu’après la 2éme
guerre mondiale qu’elle a connu un véritable essor (PLANCHONA, 1999)1. Elle consiste
en un examen approfondi des états financiers de l’entreprise. Cette technique se base sur
l’étude des différents documents comptables à savoir : le bilan comptable, le tableau de
flux de trésorerie, le tableau de variation des capitaux propres, le compte de résultat et
l’annexe des états financiers.
L’objet de l’analyse financière est de faire le point sur la situation financière de
l’entreprise en mettant en évidence ses forces et ses faiblesses. Mais avant de pouvoir
aborder l’analyse financière proprement dite, il est nécessaire de définir au préalable
quelques notions fondamentales et de déterminer les éléments qui nous seront de base
dans notre prochaine étude.
Ce chapitre comporte ainsi deux sections :
- La première section porte sur l’analyse financière ;
- La seconde section, est relative à l’identification des documents de base de l’analyse
financière et à l’importance de l’analyse par le compte de résultat qui est l’objectif de
ce présent travail de recherche.

1
PLANCHONA, Introduction à l’analyse financière, Ed. Foucher – paris, 1999, p 8

27
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Section 01 : Généralités sur l’analyse financière


La préparation de l’analyse financière consiste à collecter des informations comptables et à
les retraiter de façon à donner une image plus fidèle de la situation financière de
l’entreprise et de son activité.
Cette section porte sur la définition de l’analyse financière, de ses objectifs, de son
importance et de ses missions.
1. Définition de l'analyse financière :
Plusieurs auteurs ont donné une définition de l’analyse financière. Selon Elie COHEN,
«l’analyse financière constitue un ensemble de concepts, de méthodes et d’instruments qui
permettent de formuler une appréciation relative à la situation financière de l’entreprise,
aux risques qui l’affectent, aux niveaux et à la qualité des performances»2.
Selon Christophe THIBIERGE, « l’analyse financière est l’ensemble des outils et
méthodes permettant de porter une appréciation sur la santé financière et le risque d’une
entreprise»3.
2. Objectifs de l'analyse financière :
L'analyse financière a un rôle important, dans l’entreprise et dans toute autre
organisation, d’où les objectifs qui lui sont assignés sont les suivants :
- Mesurer la rentabilité de l'entreprise grâce à la confrontation entre les résultats
obtenus et les moyens mis en œuvre ;
- Apprécier la solvabilité des clients et des fournisseurs en analysant leur propre
bilan ;
- Mesurer la performance de la gestion des dirigeants ;
- Assurer les moyens de financement les plus efficaces correspondants à ses besoins
soit par des moyens internes (autofinancement) ou externes (sollicitation de crédit
bancaire ou appel à de nouveaux actionnaires) ;
- Mesurer les risques et l'identification des forces et des faiblesses de l'entreprise ;
- Donner une information sur la situation financière, l'évolution et la performance
de l'entreprise afin que les dirigeants ou les tiers puissent prendre des décisions
cohérentes ;
- Traiter l'information pour fournir des données aux preneurs de décisions financières,
car elle n'est plus limitée aux données financières mais intègre aussi les données

2
COHEN.E, Analyse financière et développement financier, édition EDICEF, Paris, 1997, page 4
3
THIBIERGE Christophe, analyse financière, librairie Vuibert, 2ème édition, Paris, 2007, P1.

28
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

boursières et économiques ;
- Etablir et publier des documents prévisionnels (compte de résultat prévisionnel,
tableau de financement et de trésorerie, etc.) sur la base des documents comptables
que les entreprises sont tenues d’élaborer ;
- Permet d’établir des prévisions à court, moyen et long termes ;
- Permet d'évaluer les risques des entreprises et des groupes ;
- Permet d’effectuer une réflexion stratégique.
3. Importance de l'analyse financière.
Se basant sur l’ouvrage de VERNIMEN P. (1996) portant sur « Finance de l’entreprise »4,
l'importance de l'analyse financière apparaît sur plusieurs aspects :
- Au niveau de l’entreprise : L’analyse financière permet de développer la gestion
prévisionnelle, grâce aux informations apportées et utilisées dans le but d'élaborer
des plans opérationnels et des prévisions budgétaires. Elle permet également de
comparer la performance de sa gestion à celle de ses concurrents et d'apprécier la
solvabilité de ses clients et de ses fournisseurs.
- Pour les actionnaires : L’analyse financière permet d'apprécier la performance et
l'efficacité des dirigeants et d'en juger leurs compétences et leurs pouvoirs, afin de
procéder aux changements s'il ya lieu.
- Pour les préteurs : On entend par préteurs : les banques, les assurances, etc.
Le préteur doit percevoir des intérêts et récupérer progressivement son capital. Ainsi
La rentabilité de l'entreprise le concerne directement, de même que l'évolution de la
capacité de remboursement qui est d’ailleurs l’objectif principal de son analyse.
- Pour les autres agents économiques : Tous les tiers qui ont un lien avec
l’entreprise, comme les clients et les fournisseurs, l'analyse financière leur permet de
mesurer leur poids au niveau de telle ou telle entreprise et donc d’apprécier leur
place au niveau du marché national ou international.
Pour les salariés : L'analyse financière permet aux employés (salariés) de comparer
la politique sociale de leur employeur avec celle des concurrents externes en termes
de rémunération, de primes, etc. mais aussi de comparer sa politique financière dans
la mesure où lors de la répartition de la richesse créée, on peut mesurer la part
réservée au personnel par rapport aux autres facteurs de création de cette valeur
ajoutée.

4
VERNIMEN.P. Finance de l’entreprise, 2ème édition. Dalloz, Paris,1996, p.174.

29
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

4. Les missions de l'analyse financière :


Nous pouvons identifier six (06) missions principales de l'analyse financière, à savoir :
- Porter un jugement sur la réalisation de l’équilibre financier, sur la rentabilité de
l'entreprise, sur sa solvabilité, sur sa pérennité ou sur le niveau de risque aussi bien
dans l'espace que dans le temps ;
- Comparer les entreprises entre elles ;
- Permet la prise de décision en ce qui concerne la distribution de dividende, la
demande de crédits ou le choix d’investissement et de financement ;
- Etablir des prévisions. En effet, certains indicateurs calculés servent de base à la
réalisation des plans d'investissement, de financement ou de trésorerie ;
- Permet de tirer des éléments caractéristiques permettant d'établir un tableau de
bord, c’est donc un instrument de contrôle ;
- Permet l'évaluation de l'entreprise en vue de son rachat.

30
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Section02 : Les documents de base de l’analyse financière et l’importance


de l’analyse par le compte de résultat
La tenue de la comptabilité permet d’établir les états financiers qui donnent des
informations fidèles qui permettent la comparaison des performances de l’entreprise.
Pour cela, dans cette section, nous allons nous intéresser à la présentation des états
financiers, à la présentation, de manière brève de leurs objectifs et terminer par la
présentation du CR. Ainsi, nous organisons cette section autour des deux principaux
points suivants :
1. Définition et objectifs des états financiers ;
2. Elaboration et présentation des états financiers ;
3. L’analyse par le CR
1. Définition et objectifs des états financiers
Selon P. BARNETO (2006)5, toute entité entrant dans le champ d'application du SCF
établit annuellement des états financiers. Un état financier est un document comptable qui
donne des informations sur la situation d’une entreprise, ces informations peuvent
concerner l’état de sa structure financière, la composition de son patrimoine, l’évaluation
de ses performances et la mesure de sa rentabilité.
Les états financiers synthétisent de façon claire et structurée les événements qui ont affecté
une entreprise tout au long de son existence ainsi que les transactions qu’elle a réalisées
avec des tiers.
Les objectifs de ces états financiers sont de permettre la transmission des informations sur :
- La situation financière qui permet :
• de mesurer la capacité de l’entreprise à générer de la trésorerie ;
• d’évaluer les besoins d’emprunts futurs et la répartition des flux de trésorerie ;
• de mesurer la capacité de l’entreprise à respecter ses engagements à échéance.
- La performance financière qui permettra à l’entreprise :
• de mesurer la capacité de l’entreprise à générer des flux de trésorerie sur la
base des ressources existantes ;
• de se prononcer sur l’efficacité avec laquelle l’entreprise pourrait employer des
ressources supplémentaires.
- La variation de la situation financière permettant :

5
BARNETO Pascal, « Normes IAS/IFRS application aux états financiers » édition Dunod, Paris, 2006, P3

31
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

• d’apprécier les activités d’investissement, de financement et opérationnelle au


cours de l’exercice ;
• d’apprécier la capacité de l’entreprise à générer de la trésorerie et des équivalents
detrésorerie et à utiliser ses flux de trésorerie.
2. Elaboration et présentation des états financiers
Les états financiers comportent une masse importante d’informations structurée, simplifiée
et synthétisée. Cette masse d’informations est élaborée par la collecte, l’analyse,
l’interprétation, la mesure, son résumé et sa structuration. Ainsi, les états financiers sont
l’aboutissement d’un processus de traitement de cette masse d’informations et présentée
avec les montants et les totaux dans les états financiers.
L’étendue de ces informations dépend de l’importance relative et de l’équilibre entre :
- Les avantages procurés par la divulgation d’une information détaillée afin
d’atteindre les objectifs des états financiers ;
- Les coûts supportés aussi bien pour élaborer et divulguer cette information détaillée
que pour l’utiliser.
A ce titre, nous présentons dans ce deuxième point les points suivants :
- Classification et structure des états financiers ;
- Les principes comptables ;
- La présentation des états financiers.

2.1 Classification et structure des états financiers :


La classification des éléments des états financiers par nature ou destination facilite
l’analyse. Cette analyse est encore améliorée si les informations financières sont groupées
en composants homogènes ayant des caractéristiques communes tel que le même degré de
performance ; de concurrence ; de stabilité ; de risque et de précision.
De ce fait, la dernière étape du processus d’agrégation et de classification est la
présentation des différents composants dans les états financiers et les notes
correspondantes. La prééminence donnée à la divulgation d’un poste devrait être en
rapport avec la pertinence de ce poste au regard de :
- l’évaluation de la situation financière ;
- la performance et de la conduite financière de l’entreprise.

Ainsi, les états financiers sont en interrelation parce qu’ils reflètent différents aspects des
mêmes transactions ou des mêmes événements affectant l’entreprise.

32
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

L’interrelation découle de la partie double et du fait que les différents états financiers sont
fondés sur les mêmes jugements et méthodes de calcul pour les différents aspects des
éléments qui les composent.

2.2 Les principes comptables :


Les principes comptables généralement admis englobent les concepts fondamentaux tels
que définis dans le cadre conceptuel, les règles, méthodes et procédés ainsi que la doctrine.
L’appréciation des résultats d’une période dépend de la compréhension des principes
comptables adoptés par une entreprise pour la prise en compte, la mesure et la présentation
des transactions et événements de la période. Ces principes doivent être sélectionnés, en
s’appuyant sur les principes comptables admis, de façon à aboutir à des états financiers
fiables, pertinents et comparables.
Ainsi, une bonne information est celle qui :
- est intelligible et utile à la prise de décisions, pour cela les états financiers incluent
une annexe ;
- fournit les traitements alternatifs de certains événements et transactions. Elle fournit
également des éléments non présentés dans le corps d’autres états financiers ;
- est pertinente et donne toute la fiabilité aux états financiers dans leur ensemble ;
- est présentée dans l’annexe et qui doit être impartiale, claire et exemplaire de toute
ambigüité. Quand une information présentée dans le bilan, le compte de résultat,
l’état de variation des capitaux propres « EVCP », ou le tableau des flux de trésorerie
« TFT »donne une image incomplète de la situation financière, de la performance de
la conduite financière de l’entreprise, il ya lieu alors d’intégrer dans l’annexe
l’information nécessaire pour compléter cette image.
2.3 La présentation des états financiers

Afin d’examiner les entreprises, l’analyse financière se base sur des données comptables
qui donnent des informations financières. Les principaux documents comptables que
l’entreprise doit obligatoirement éditer en fin d’exercice sont : le bilan, le compte de
résultat, le TFT, l’EVCP et l’annexe.
Dans ce présent point, nous donnons un bref aperçu sur les états financiers et nous
concentrer sur le CR, objet de notre travail de recherche. Ainsi nous présentons :
Un bref aperçu sur les différents états financiers ;
Une présentation du CR.

33
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

2.3.1 Bref aperçu sur les différents états financiers :


Parmi les documents comptables utilisés par l’analyse financière entre autres, pour
évaluer une entreprise, on trouve :
- Le CR ;
- Le bilan ;
- Le TFT ;
- Le tableau de variation des fonds propre ;
- L’annexe
[Link] Le bilan

Le bilan est un tableau qui décrit ce que l’entreprise possède et ce qu’elle doit à un instant
donné. Le bilan est tout simplement «la photographie de la situation patrimoniale de
l’entreprise à la fin de l’exercice considéré comme tout constat patrimonial, il comporte
deux parties l’actif et le passif. L’actif c’est ce que possède l’entreprise, le passif c’est ce
qu’elle doit. Le principe comptable (qui permet les vérifications) est que l’actif et passif
soient équilibrés »6.
L’analyse de ce bilan consiste à examiner les différents postes d’actifs et passifs afin de
déterminer pour chacun de ces postes la valeur réelle ou vénale.
L’actif est un élément identifiable du patrimoine ayant une valeur économique positive
pour l’entité, c’est-à-dire un élément générant une ressource que l’entité contrôle du fait
d’événements passés et dont elle attend des avantages économiques futurs. On trouve :
- L’actif non circulant : qui est l’ensemble des biens qui ont une durée de vie
supérieure à un (1) an, ils sont destinés à être utilisés dans l’activité de l’entreprise.
On trouve les immobilisations incorporelles, corporelles et financières.
- L’actif circulant : qui regroupe l’ensemble des éléments de l’actif qui sont
mobilisables à court terme (moins d’un an). Il se compose de stocks, de créances
rattachées à l’exploitation ou hors cycle, les liquidités et les valeurs qui leur sont
assimilées.
Un passif regroupe toutes les dettes de l’entreprise mais également ses capitaux propres.
Dans ce sens, le passif du bilan met en évidence les dettes qu’elle possède auprès des tiers
mais également des actionnaires. On trouve donc :

6
MAILLARD Didier, « les outils de l'analyse économique et financière ». Bréal édition, Paris, 1992, p28

34
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

- Les capitaux propres : qui sont les ressources financières que possède l’entreprise et
se composent du capital social, des réserves et du résultat net.
- Les dettes : dans lesquelles on trouve les dettes financières, les dettes d’exploitation
et les dettes diverses ainsi que les provisions pour risques et charges.
Nous synthétisons ces différents comptes du bilan dans le tableau N°04 suivant :
Tableau N0 04 : bilan (Actif)

Actif Note N Brut Amorti-et N Net N-1


Provision
Actifs non courants
Ecart d’acquisition - Goodwill
Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles
Terrains
Bâtiments
Autres immobilisations corporelles
Immobilisations en concession
Immobilisations encours
Immobilisations financières
Titres mis en équivalence
Autres participations et créances
rattachées
Autres titres immobilisés
Prêts et autres actifs financiers non
courants
Impôts différés actif
Total Actif Non Courant
Actif courant
Stocks et encours
Créances et emplois assimilés
Clients
Autres débiteurs
Impôts et assimilés
Autres créances et emplois assimilés
Disponibilités et assimilés
Placements et autres actifs
financiers courant.
Trésorerie
Total Actif Courant
Total General Actif
Source : Journal Officiel République Algérienne N°19, 25 Mars 2009.

35
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Tableau N0 05 : bilan (passif)

Passif Note N N-1


Capital émis
Capital non appelé
Primes et réserves- Réserves consolidées(1)
Ecarts de réévaluation
Ecart d’équivalence (1)
Résultat net - Résultat net part du groupe (1)
Autres capitaux propres - Report nouveau
Part de la société consolidant (1)
Part des minoritaires (1)
Total I
Passifs Non Courants
Emprunts et dettes financières
Impôts (différés et provisionnés)
Autres dettes non courantes
Provisions et produits comptabilisés d’avance.
Total Passifs Non Courants II
Passifs Courants
Fournisseurs et comptes rattachés
Impôts
Autres dettes
Trésorerie Passive
Totaux Passifs Courants III
Total Général Passif
Source : Journal Officiel République Algérienne N°19, 25 Mars 2009.

36
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

[Link] Le Tableau de Flux de Trésorerie (TFT) :


Le Tableau de Flux de Trésorerie est le troisième (3 ème) état financier qui fournit des
informations permettant aux utilisateurs des états financiers d’évaluer la capacité de
l’entreprise à générer de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que des
informations sur l’origine des flux de trésorerie qui proviennent :
- Des opérations d’activité ou d’exploitation : qui sont les produits et les charges liés
à l’activité ;
- Des opérations de financement : qui sont les augmentations ou les réductions de
capital, les acquisitions ou remboursements d’emprunts, les distributions de
dividendes ;
- Des opérations d’investissement : qui sont les acquisitions et les cessions
d’immobilisations.
L’objectif par l’élaboration de cet état est d’apporter aux utilisateurs des états financiers
une base d’évaluation de la capacité de l’entité à générer de la liquidité. Dans cet état,
l’entreprise fait apparaitre la variation de la trésorerie entre le début et la fin de l’exercice,
il constitue donc un moyen de vérification de la cohérence des comptes7.
Sa présentation est faite soit suivant la méthode directe ou bien la méthode indirecte.

La méthode directe qui est recommandée, consiste à:


- présenter les principales rubriques d’entrée et de sortie de trésorerie brute (clients,
fournisseurs, impôt, etc.) afin de dégager un flux de trésorerie net ;
- rapprocher ce flux de trésorerie net du résultat avant impôt de la période
considérée.
- La méthode indirecte consiste à ajuster le résultat net de l’exercice en tenant compte
des :
- effets des transactions sans influence sur la trésorerie (amortissements, variations des
clients, et des stocks, variations des dettes fournisseur, etc.) ;
- décalages ou des régularisations relatives aux impôts différés, etc. aux plus ou moins
values de cession, etc.), déduites en ce qui concerne les plus values, ou ajoutées en ce
qui concerne les moins values.
Suivant ces deux méthodes, directe et indirecte, le Tableau de Flux de Trésorerie (TFT) est
présenté dans les tableaux n° 06 et n°07, comme suit :

7
[Link], J-D. AVENEL et [Link], « Analyse financière », Ed. Vuibert, France, 2006, P. 208

37
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Tableau N0 06 : Tableau des flux de trésorerie (Méthode directe)

DESIGNATION Note Exercice Exercice


N N-1

Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles


Encaissements reçus des clients
Sommes versées aux fournisseurs et au personnel
Intérêts et autres frais financiers payés
Impôts sur les résultats payés
Flux de trésorerie avant éléments extraordinaires
Flux de trésorerie liés à des éléments extraordinaires (à
préciser) Flux de trésorerie net provenant des activités
opérationnelles(A)
Flux de trésorerie provenant des activités
d’investissement Décaissements sur acquisitions
d'immobilisations corporelles ou incorporelles
Encaissements sur cessions d'immobilisations corporelles ou
incorporelles
Décaissements sur acquisition d'immobilisations financières
Encaissements sur cessions d'immobilisations financières
Intérêts encaissés sur placements financiers dividendes et
quote-part de résultats reçus
Flux de trésorerie net provenant des activités
d'investissement(B)
Flux de trésorerie provenant des activités de financement
Encaissements suite à l'émission d'actions
Dividendes et autres distributions
effectuésEncaissements provenant
d'emprunts
Remboursements d'emprunts ou d'autres dettes assimilés
Flux de trésorerie net provenant des activités de
financement(C)
Incidences des variations des taux de change sur
liquidités et quasi –liquidités.
Variation de trésorerie de la période (A+B+C)
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture de
l'exercice
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture de l'exercice
Variation de trésorerie de la période
Rapprochement avec le résultat comptable
Source : Journal Officiel République Algérienne N°19, 25 Mars 2009.

38
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Tableau N0 07 : Tableau des flux de trésorerie (Méthode indirecte)

Exercice Exercice
Désignation Note N N-1
Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles
Résultat net de l'exercice
Ajustements pour :
+ Amortissements et provisions
(-) (+) Variation des impôts différés
+ Variation des stocks
+ Variation des clients et autres créances
(-)(+)Variation des fournisseurs et autres dettes
(+) Plus ou moins values de cession, nettes d'impôts
Flux de trésorerie générés par l'activité (A)
Flux de trésorerie provenant des opérations
d'investissement Décaissements sur acquisition
d'immobilisations
Encaissements sur cessions d'immobilisations
Incidence des variations de périmètre de consolidation (1)
Flux de trésorerie liés aux opérations d'investissement
(B)Flux de trésorerie provenant des opérations de
financement
Dividendes versés aux actionnaires
Augmentation de capital en numéraire Émission
d'emprunts Remboursements d'emprunts
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement
(C)Variation de trésorerie de la période (A+B+C)
Trésorerie d'ouverture
Trésorerie de clôture
Incidence des variations de cours des devises (1)
Variation de trésorerie
Source : Journal Officiel République Algérienne N°19, 25 Mars 2009.

39
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

[Link] Le tableau de variation des capitaux propres :


Les fonds propres sont définis comme le montant résiduel entre les actifs et les
passifs, c’est l’argent qui appartient aux associés. Leur variation entre le début et la fin d’un
exercice comprend d’une part, le résultat dégagé et les différentes opérations qui ont
impacté directement les capitaux propres sans transiter par le résultat, d’autre part.
L’objectif principal du tableau de variation des capitaux propres est d’expliquer les
mouvements ayant affecté chacune des rubriques constituant les capitaux propres de
l’entreprise au cours de l’exercice.
Les variations des capitaux propres d'une entité entre deux dates de clôture reflètent
l'augmentation ou la diminution de l'actif net de l'entité au cours de la période, à
l'exception de variation des capitaux résultant de transaction avec des porteurs de capitaux
propres (telles que les apports de capitaux, rachat de l'entité des instruments de capitaux
propres et distribution de dividendes), et les coûts de transaction liés directement à ces
transactions.
La variation globale des capitaux propres au cours d'une période représente le montant
total des produits et des charges y compris les profils et les pertes générées par les activités
de l'entité pendant cette période et que ces éléments de produits ou de charges soient
comptabilisés dans le compte de résultat, ou directement en tant que variation des capitaux
propres.
Ce tableau comporte (cf. tableau n°08) :
- Le résultat net de l'exercice;
- D'autres normes exigent que les revenus et dépenses, les profits et pertes, etc. soient
directement inclus dans les capitaux propres et leurs totaux ;
- D'autres normes exigent que chaque élément des produits et charges, des profits et
pertes soient directement inclus dans les capitaux propres, et le total de ces
éléments ;
Il est en outre exigé de fournir, soit dans cet état soit dans des notes annexes,
les informations suivantes :
- Transactions en capital avec les propriétaires et distribution aux propriétaires ;
- Le solde de performance cumulé non affecté en début et en fin d'exercice et les
variations de l'exercice ;
- Le rapprochement entre les valeurs comptables d'ouverture et de clôture de chaque
type de capital, prime de remboursement et réserves fait apparaître séparément
chaque évolution.

40
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Tableau N0 08 : Modèle de l’état de variation des capitaux propres :


Réserve
note Capital Prime Ecart Ecart de et
social d’émission d’évaluation réévaluation résultat
Soldes au 31/12 /N-2
Changement des
méthodes comptables

Correction d’erreur
significative

Réévaluation de
l’immobilisation

Profit ou perte non


comptabilisé dans le
compte de résultat

Dividendes payés
Augmentation de capital
Résultat net de l’exercice

Soldes au 31/12/N-1
Changement des
méthodes comptables

Correction d’erreur
significative

Réévaluation de
l’immobilisation

Profit ou perte non


comptabilisé dans
le compte de
résultat

Dividendes payés
Augmentation de
capital

Résultat net de
l’exercice

Soldes au 31/12/ N
Source : Journal Officiel République Algérienne N°19, 25 Mars 2009.

41
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

[Link] L’annexe aux états financiers :


L’annexe est un document de synthèse faisant partie des cinq (05) états financiers. Elle
fournit les explications nécessaires pour une meilleure compréhension du bilan et du
compte de résultat et complète autant que de besoin les informations utiles aux lecteurs des
comptes, indique les informations concernant les entités, les filiales ou la société mère et
les transactions ayant éventuellement un lien avec ces entités ou leurs dirigeants8.
Les éléments d’information chiffrée de l’annexe sont établis selon les mêmes principes et
dans les mêmes conditions que ceux figurant sur les autres documents constituant les états
financiers.
Une inscription dans l’annexe ne peut cependant en aucun cas se substituer à une
inscription dans un des autres documents des états financiers. Les informations figurant
dans l’annexe ne sont fournies que si elles présentent une importance significative sur la
situation de l’entreprise concernée. Ainsi, les principes sur lesquels se base les entreprises
pour élaborer l’annexe sont :
- la présentation des informations sur la base des états financiers et sur les méthodes
comptables spécifiques choisies et appliquées aux transactions et événements
importants ;
- l’indication d’informations imposées par les normes comptables internationales qui ne
sont pas présentées dans les états financiers ;
- la présentation des informations supplémentaires qui ne sont pas présentées dans le
corps des états financiers mais qui sont nécessaires pour donner une image fidèle ;
- la transmission aux utilisateurs des informations faciles à comprendre et à les
comparer avec celles des autres entreprises. A ce titre, les notes annexes sont
normalement présentées dans l’ordre suivant :
• Une déclaration de conformité aux normes comptables internationales ;
• Une présentation d’informations complémentaires pour chacun des éléments
présentés dans le corps de chaque état financier tout en respectant l’ordre dans
lequel ces éléments apparaissent dans les postes des différents états financiers;

8
Le système comptable financière, OP-cit, P.71.

42
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

L’objectif de la tenue de l’annexe peut se résumer dans trois éléments9 :


- Informer de la base retenue pour l’élaboration des états financiers et sur les choix
particuliers des principes comptables adoptés aux transactions et événements les plus
significatifs ;
- Divulguer et motiver les cas de non respect des dispositions normatives du SCF
dans l’élaboration des états financiers ;
- Fournir des informations supplémentaires ne figurant pas dans le corps des
composantes de synthèse des états financiers eux mêmes et qui sont de nature à
favoriser une présentation fidèle.
L’annexe (Journal Officiel République Algérienne n°19 du 25 Mars 2009) se rapporte
alors:
- à l’évolution des immobilisations et des actifs financiers non courants ;
- aux amortissements ;
- aux pertes de valeur sur immobilisation et autres actif non courant ;
- aux participations (filiales et entités associées) ;
- aux provisions ;
- aux échéances des créances et des dettes à la clôture de l’exercice.

3. Le compte de résultat
« Le compte de résultat est un document de synthèse dans lequel sont regroupés les
charges et les produits de l’exercice, leur différences exprimant le bénéfice ou la perte
réalisé pour une période de temps déterminée par l’exercice comptable.
Il est organisé en distinguant les produits et charges d’exploitation, financiers et
exceptionnels qui mettent en évidence chacun un résultat d’exploitation, un résultat
financier et un résultat exceptionnel »10.
Aucune compensation ne peut être opérée entre les postes de charges et de produits. La
différence entre les deux constitue le bénéfice ou la perte de l'exercice comptable qui
permet de constater l'excédent ou l'insuffisance de ressources.
Dans ce compte sont récapitulées toutes les opérations indépendamment de leur date
d’encaissement ou de paiement c’est-à-dire sans tenir compte de la date d’encaissement et
de décaissement.

9
NEJI HERGLI Mohamed, Les états financiers selon le SCF la semaine de professionnalisation, octobre
2007. P.54.
10
Hubert de LA BRUSLERIE, « L’analyse financière » ,4eme Edition DUNOD, Paris. 2010, P.120.

43
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Dans ce troisième point de la deuxième section, nous présentons :


- les composantes du CR ;
- la présentation et les avantages du CR ;
- l’importance de l’analyse financière par le CR.
3.1. Les composantes du compte de résultat
Selon Béatrice Rocher-Meunier(2012)11, le compte de résultat comprend d'abord les
produits, puis les charges, et enfin le résultat (bénéfice ou perte) après avoir déduit la
participation des salariés et l’impôt sur le bénéfice des sociétés.
3.1.1 Les produits : un produit est un bien qui résulte d'un processus comme par exemple
la fabrication d’un téléphone par une chaîne industrielle. Le produit peut aussi se rapporter
à un placement financier et aux revenus provenant de la détention de titres, ou encore à
tout ce qui résulte du travail.
On trouve essentiellement trois (03) types de produits classés comme suit :
- Les produits d’exploitation ;
- Les produits financiers ;
- Les produits exceptionnels.

[Link]. Les produits d’exploitation :

- Les produits d’exploitation sont des produits directement liés à l’activité de


l’entreprise. Ils permettent de déterminer la performance économique de l’entreprise. Le
chiffre d’affaires va ainsi être étudié comparé par produit et par secteur d’année en année.
On trouve :
- La vente de marchandises : pour les entreprises commerciales, la vente de
marchandises constitue la principale source de revente ;
- La production vendue : provenant d'une activité industrielle au cours de laquelle les
matières premières ou les produits intermédiaires sont transformés ;
- La production stockée : qui représente la variation de stocks au cours de l'exercice,
c'est-à- dire le solde entre le stock final (SF) et le stock initial (SI) ;
- La production immobilisée : qui désigne la production de l'exercice que l'entreprise
conserve en vue de l’utilisation pour elle-même ;

11
ROCHER-MEUNIER Béatrice, « L'essentiel de diagnostic financier » Edition d'organisation, Paris. 2012.
P 104-119.

44
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

- Les subventions d’exploitation : qui sont des aides ou primes de l'Etat favorisant
principalement la création de postes, la recherche et le développement ;

- Les reprises sur provisions, transfert de charges : les provisions constatent


l'existence d'un risque ou d'un aléa. Les transferts de charges est un compte qui permet
de transférer des postes du compte de résultat soit au bilan, soit dans d'autres rubriques
du compte de résultat. Dans le transfert de compte de résultat au bilan, il s'agit des
charges à répartir sur plusieurs exercices ;
- les autres produits : qui sont des postes de produits liés à l'exploitation et qui n'ont pas
été intégrés dans les comptes précédents, tel que les produits de la propriété industrielle.
[Link]. Les produits financiers :

Ces produits sont liées à l'activité que va déployer l'entreprise par rapport à son volet
financier. Soit elle dispose de capitaux inutilisés dans l'exploitation et qu’elle va par
conséquent placer (en contre partie de l’encaissent de produits financiers). On trouve
généralement dans ce poste les dividendes des entreprises filiales et les intérêts perçus sur
placements financiers. Il s’agit alors :
- de produits de participation : qui sont des dividendes que l'entreprise reçoit des
sociétés dans lesquelles elle détient des participations ;
- de produits financiers sur créances de l’actif immobilisé : où l'entreprise fait
fructifier son argent et reçoit donc des intérêts soit des prêts ou bien des titres
immobilisés ;
- d’autres intérêts et produits assimilés : comme par exemple les revenus des valeurs
mobilières de placement (compte 764) et de manière générale les produits encaissés des
actifs de trésorerie détenus par l'entreprise ;

- les reprises sur amortissements et provisions financières : qui proviennent d'une


diminution du risque de dépréciation financière ;
- des transferts de charges financières : leur principe est identique à celui du
transfert de charges d'exploitation ;
- des différences positives de change : comme les gains de change effectivement
réalisés par l'entreprise qui sont assimilés à des produits financiers.
- les produits nets sur cession de valeurs mobilières de placement : il s'agit ici
uniquement des plus-values réalisées sur cessions de titres de placement.

45
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

[Link]. Les produits exceptionnels :

Les produits exceptionnels se décomposent en produits exceptionnels sur opérations de


gestion et sur opérations en capital. On trouve :
- les produits sur opérations de gestion : cette rubrique correspond aux rentrées
d'argent à fait inhabituels pour l'activité courante de l'entreprise. On trouve les
pénalités reçues, les dons reçus, etc.;
- les produits exceptionnels sur opérations en capital : cette rubrique possède deux
comptes principaux : les produits de cessions d'éléments d'actif et les quotes-parts de
subventions d'investissement virées au résultat de l'exercice.
- les reprises sur amortissements et provisions exceptionnelles : le poste de dotations
aux amortissements et provisions exceptionnelles et le poste symétrique de reprises
respectent la logique comptable de fonctionnement de charges et de produits calculés.
3.1.2. Les charges :
- Une charge est une dépense ou un coût supporté par l'entreprise dans le cadre de son
activité. Comme les produits, on trouve aussi trois catégories ou natures de charges :
- Les charges d’exploitation ;

- Les charges financières ;

- Les charges exceptionnelles.


[Link]. Les charges d’exploitation :
- Les charges d’exploitation sont celles qui sont liées directement à l’activité principale de
l’entreprise. On trouve :
- Les achats de marchandises : qui est l'achat de biens destinés à être revendus en
l'état.
- La variation de stock de marchandises : parmi les biens achetés, certains biens
seront stockés avant d'être utilisés (matières premières par exemple) ou avant d'être
vendus (comme les marchandises) ;
- Les impôts et taxes : ce sont tous les impôts et taxes dus pendant l'année en
cours telle que la taxe d'apprentissage par exemple ;
- Les charges de personnel : on distingue les salaires annuels et les charges sociales ;
- Les dotations aux amortissements et provisions d’exploitation ce poste
regroupe les dotations aux amortissements et les dotations aux provisions :

46
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

 Les dotations aux amortissements représentent l'usure annuelle des


immobilisations de l'entreprise ;
 Les dotations aux provisions reflètent les risques de dépréciation des actifs
d'exploitation encourus au cours d'un exercice ;
- Les autres charges : ce sont des charges de gestion courante comme le paiement de
redevances pour brevets, les marques, la licence et les franchises.
[Link]. Les charges financières :
Les charges financières représentent essentiellement la rémunération de l'argent nécessaire
à la bonne marche de l'entreprise. On trouve :
- Les intérêts et charges assimilés : il s'agit fondamentalement des intérêts dus sur des
dettes ou des emprunts ;
- Les différences négatives de changes : ce sont les pertes de change réalisées au cours
de l'exercice.
- Les charges nettes sur cession de valeurs mobilières de placement : il s'agit des
moins- values nettes réalisées lors de la cession d'actifs de trésorerie ;
- Les dotations aux amortissements et provisions financières : Elles concernent soit
les amortissements de primes de remboursement sur obligations, soit les provisions
pour couvrir des risques financiers ou des moins-values potentielles sur des éléments
d'actifs financiers.
[Link] Les charges exceptionnelles :
Ces charges désignent les dépenses qui n’entrent pas dans l’exploitation courante de
l’entreprise. On trouve :

- Les transferts de charges exceptionnelles : leur principe est identique à celui du


transfert de charges d'exploitation ;
- Les charges exceptionnelles sur opérations de gestion : ce sont des charges qui
viennent désorganiser le bon fonctionnement des opérations courantes. Par exemple
les amandes fiscales et pénales, les pénalités de retard, etc. ;
- Les charges exceptionnelles sur opération en capital : ces charges concernent le
facteur capital de l'entreprise, c'est-à-dire les immobilisations ;
- Les dotations aux amortissements et aux provisions exceptionnelles : qui
représentent les charges non décaissables.

47
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

3.1.3. La participation des salariés :


Les participations des salariés résultent de mesures à vocation sociale dont le but est de
sensibiliser les salariés à la nécessité de dégager de bons résultats et par conséquent,
d'encourager leur assiduité et leur productivité en les rémunérant.
3.1.4. L’Impôt sur le Bénéfice des Sociétés (IBS) :
L'Impôt sur le bénéfice des sociétés permet à l'Etat de taxer les bénéfices réalisés par
l'entreprise.
Après toutes ces brefs définitions des composantes du CR, nous les synthétisons
dans la figure n°3 suivante ;

48
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Figure N0 03 : Architecture du Compte De Résultat

Achat, location, Charges


Salaires, charges, D’exploitation
Taxes, dotations aux
Amortissements
=
Résultat
D’exploitation
Vente, prestation Produits
de Service. D’exploitation

Résultat Courant
Impôt
Avant
-
Agios, Charges
Frais financiers.. . Financières

=
Résultat
Financier Résultat
Plus values

RESULTAT NET
Financières, Produits brut
Intérêts reçus, … Financiers Avant impôt
-
Participation =
des salariés
- -
Impôt sur
Vente des Le Bénéfice
Immobilisations Produits
Dividendes reçus, … exceptionnels

=
Résultat
Ventes d’immobilisations, Exceptionnel
, Amendes et Charges
Pénalités Exceptionnel

Source : Philippe DUBOST, « Le compte de résultat ». Analyse financière, 2009/2010.P.2

49
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

3.2. La présentation et les avantages du Compte de Résultat :


Pour le compte de résultat, deux présentations sont possibles : le Compte de Résultat par
fonction et le Compte de Résultat par nature. Les deux modèles aboutissent au même
résultat mais se distinguent néanmoins par la présentation des différents postes.
3.2.1. Le Compte de Résultat par nature :
Par définition, le Compte de Résultat par nature permet de présenter, non seulement, les
charges et les produits mais aussi les biens produits pour compte propre. Il identifie
clairement chaque nature comptable comme les variations de stocks ou les produits semi-
finis; par conséquent, le compte de résultat par nature constitue un élément
particulièrement significatif si on souhaite évaluer la rentabilité d’une entreprise.
3.2.2 Le Compte de Résultat par fonction :
Dans le Compte de Résultat par fonction, seules les dépenses directement imputables au
produit des ventes sont déduites du chiffre d’affaires. Les charges liées aux salaires, aux
transports, etc. sont intégrées aux fonctions comme la gestion administrative ou les ventes
qui ne font pas l’objet d’une présentation particulière.
En nous appuyant sur le JORA n°19 du 25 MARS 2009, nous reprenons les deux modèles
de présentation dans les tableaux n°09 et n°10 suivants :

50
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Tableau N0 09 : Présentation du Compte de Résultat par nature.

NOTE N N-1
Chiffres d’affaires
Variation stocks produits finis et en-cours
Production immobilisée
Subventions d’exploitation
I-PRODUCTION DE L’EXERCICE
Achats consommés
Services extérieurs et autres consommations
II-CONSOMMATION DE L’EXERCICE
III-VALEUR AJOUTEE D’EXPLOITATION
Charges de personnel
Impôts, taxes et versements assimilés
IV-EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION
Autres produits opérationnels
Autres charges opérationnelles
Dotations aux amortissements et aux provisions
Reprise sur pertes de valeur et provisions
V-RESULTAT OPERATIONNEL
Produits financiers
Charges financières
VI- RESULTAT FINANCIER
VII-RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOTS (V+VI)
Impôts exigibles sur résultat ordinaires
Impôts différés (variation) sur résultat ordinaires
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITEES ORDINAIRES
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITEES ORDINAIRES
VIII-RESULTAT NET DES ACTIVITEES ORDINAIRES
Eléments extraordinaires (produits)
Eléments extraordinaires (charges)
IX- RESULTAT EXTRAORDINAIRE
X-RESULTAT NET DE L’EXERCICE
Part dans les résultats nets des sociétés mises en équivalence
XI-RESULTAT NET DE L’ENSEMBLE CONSOLIDE
Dont part des minoritaires
Part des groupes
Source : Journal Officiel République Algérienne N°19, 25 Mars 2009.

51
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Tableau N°10 : Représentation du Compte de Résultat par fonction.


NOTE N N-1

Chiffres d’affaires
Coût des ventes
MARGE BRUTE
Autres produits opérationnels
Coûts commerciaux
Charges administratives
Autres charges opérationnelles
RESULTAT OPERATIONNEL
Fournir le détail des charges par nature
(frais de personnel, dotations aux amortissements)
Produits financiers
Charges financières
RESULTATS ORDINAIRES AVANT IMPOT
Impôts exigibles sur les résultats ordinaires
Impôts différés sur résultats ordinaires (variation)
RESULTAT NET DES ACTIVITES ORDINAIRES
Charges extraordinaires
Produits extraordinaires
RESULTAT NET DE L’EXERCICE
Part dans les résultats nets des sociétés mises en équivalence
RESULTAT NET DE L’ENSEMBLE CONSOLIDE
Dont part des minoritaires
Part des groupes
Source : Journal Officiel République Algérienne N°19, 25 Mars 2009.

Pour le Compte de Résultat, on dénombre quelques avantages mais aussi inconvénients


dans les deux présentations par nature et par fonction que nous présentons dans le tableau
n°11 suivant :

52
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Tableau N°11 : Avantages et inconvénients du compte de résultat.

AVANTAGES INCONVENIENTS
 La plupart des données requises  Pour tous les groupes de produits,
peuvent être extraites directement du l'état des stocks et les chiffres de vente
compte sans avoir besoin de calculs sont combinés en un seul article. Par
longs et compliqués ; conséquent, il est impossible
 La ventilation détaillée des dépenses d’évaluer la rentabilité
donne un bon aperçu de la répartition d'un produit ou d'une gamme de
exacte des coûts au sein de produits spécifiques, car seul le succès
COMPTE
l'entreprise. Cela permet aux ou l'échec global est enregistré ;
DE entrepreneurs de déterminer où ils  Le CR est essentiellement adapté
RESULTAT doivent économiser de l'argent pour aux petites et moyennes entreprises
PAR augmenter leurs marges bénéficiaires dont les produits sont faciles à gérer
NATURE ; car il se distingue des grandes
 Le fait que les produits semi- finis entreprises par sa facilité d’utilisation
soient également inclus dans le et de calcul.
calcul est un avantage pour
l'entreprise car il permet une vision
réaliste de la situation de l'entreprise à
l'instant « T ».

 La marge bénéficiaire brute est  Le CR par fonction ne nous permet


uniquement calculée sur la base des pas de donner le montant des travaux à
revenus et dépenses liés aux ventes, effectuer afin de pouvoir collecter
c'est un indicateur fiable pour mesurer toutes les données nécessaires. Les
le succès commercial et la rentabilité chiffres de la comptabilité en partie
de l'entreprise ; double ne peuvent pas être utilisés.
COMPTE  Le compte de résultat par fonction Ces chiffres doivent provenir de la
regroupe des éléments communs à comptabilité analytique. Cette situation
DE certaines fonctions (comme la vente, est problématique, notamment pour les
RESULTAT la production ou l'administration) et PME, car elles tiennent rarement la
PAR rejoint souvent la structure des comptabilité analytique en
FONCTION grandes entreprises. Ces chiffres complément à la comptabilité
constituent donc une aide à la traditionnelle ;
décision pour la direction ;  Le montant des dépenses liées au
 Elle s'applique aux groupes de personnel et au matériel sont des
produits, aux services commerciaux critères importants lorsqu’il s’agit
ou aux canaux de distribution. Il d’évaluer une entreprise. C'est
permet aux entreprises de comparer pourquoi, le PCG exige que le détail
leurs résultats et de voir si une de ces charges soit indiqué séparément
gamme de produits est adaptée au dans une annexe dans le cas d’une
marché, ou si la stratégie de vente est présentation du CR par fonction.
rentable.

Source : [Link], consulté en mai 2021.

53
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

3.3. L’importance de l’analyse financière par le Compte de Résultat :


L’importance d’un Compte de Résultat dans une entreprise est grande. En effet, il permet
de mieux comprendre le processus de formation du résultat lors de l’exercice comptable.
C’est donc un outil de gestion que l’entreprise est tenue d’élaborer avec soin car :
- une analyse du Compte de Résultat permet de comprendre comment s’est formé le
résultat pendant l’exercice comptable ;
- une analyse du Compte de Résultat est utile pour améliorer la performance
financière de l’entreprise ;
- le Compte de Résultat permet aussi d’évaluer la capacité d’autofinancement d’une
entreprise. Cette capacité résulte du flux de trésorerie que dégage l’exploitation
proprement dite, et qu’elle peut utiliser pour financer son développement et/ou
assurer la rémunération de ses actionnaires ;
- la lecture du Compte de Résultat permet d’informer les salariés de l’entreprise sur
la solidité de l’outil de travail ;
- le Compte de Résultat est un document qui renseigne sur la santé financière d’une
entreprise. Il permet de savoir si au cours de l’exercice précédent, l’entreprise s’est
enrichie ou a perdu de la valeur ;
- à partir des données du Compte de Résultat, on peut calculer un autre indicateur
important : le seuil de rentabilité.
- il permet de comprendre par quels mouvements comptables, l’entreprise a
abouti au résultat net.
4. Les Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) :
Nous tenons, avant de présenter le SIG, de préciser qu’après le passage du PCN au SCF, le
CR présenté par nature comporte les mêmes soldes et la même présentation que le tableau
des SIG, aussi nous tenons à préciser qu’au début de notre travail de recherche, nous avons
opté pour l’analyse du CR par nature tel que présenté dans le SCF mais lors de notre
déplacement dans le cadre de notre étude de cas pratique, nous avons trouvé que
l’entreprise élabore le tableau des SIG et c’est pour cette unique raison que nous avons
alors décidé de l’intégrer et de définir ses différents soldes ainsi que sa structure de
présentation et l’intérêt de l’élaboration de ce tableau ainsi que le calcul de la capacité
d’autofinancement.

54
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

4.1. Définition des Soldes Intermédiaire de Gestion


Selon G. LEGROS (2014)12, le Tableau Des Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) est un
document obtenu sur la base du Compte de Résultat (CR), qui représente en détail
l’obtention du résultat d’exercice par le cumul des trois (03) résultats partiels :
- Le résultat d’exploitation ;
- Le résultat financier ;
- Le résultat exceptionnel.
Ce tableau constitue un outil d’analyse de l’activité et de la rentabilité de l’entreprise et
permet :
- D’apprécier la performance de l’entreprise et la création de richesse générée par son
activité ;
- De comprendre la formation du résultat net en le décomposant. Il permet aussi de
comprendre les différents soldes intermédiaires (valeur ajoutée, excédent brut
d’exploitation, etc.) et de suivre dans l’espace et dans le temps l’évolution de la
performance et de la rentabilité de l’activité de l’entreprise.
- De décrire la répartition de la richesse créée par l’entreprise entre :
 Les salariés et les organismes sociaux ;
 L’Etat ;
 Les apporteurs de capitaux ;
 L’entreprise elle même.

4.2. Structure et présentation des soldes intermédiaires de gestion


Avant de s’entrainer à construire un tableau des SIG, nous allons les passer en revue un par
un pour comprendre d’abord leur signification et leur utilité. Sa formation (cf. figure n°2)
explique la formation de ces soldes.

12
George LEGROS, mini manuel finance d’entreprise 2éme édition, Paris, 2014.P15

55
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Figure n°02 : La Formation des Soldes Intermédiaires de Gestion.

Marge commerciale Production vendue

Consommations externes
Valeur ajoutée
(-) impôts

(-) frais personnel

EBE / IBE

Résultat d’exploitation
hors charges et
produits financiers

Résultat Résultat courant avant


exceptionnel impôt

(-) Participation des salaries


(-) Impôt sur bénéfice des sociétés (IBS)

Résultat net comptable

Source : Patrick PIGET, « Gestion financière de l’entreprise», Ed économica, Paris, 2005, P. 41.

56
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

4.2.1 La marge commerciale


Considérée comme un indicateur de performance de la dimension commerciale de
l’entreprise, est un premier solde intermédiaire qui indique la marge réalisée par une
entreprise sur sa seule activité de négoce. L’activité de négoce consiste pour une entreprise
d’acheter et revendre en l’état des biens13. Elle s’obtient par la différence entre les ventes
de marchandises et le cout d’achat des marchandises vendues.
Elle présente un intérêt non négligeable pour les entreprises commerciales ou mixtes, elle
n’est pas applicable en revanche aux entreprises purement industrielles. C’est un indicateur
permettant de suivre l’évolution de la politique commerciale. Son calcul est comme suite :

Marge commerciale= ventes de marchandises – coûts d’achats des marchandises


vendues.

4.2.2 La production de l’exercice :


- Est un solde typique des entreprises industrielles (concerne que les entreprises de
production). Il permet d’évaluer le niveau d’activité de production de l’entreprise. Elle
représente alors l’ensemble de l’activité de production de la période constituée de:
- la production vendue ;
- la production stockée ;
- la production immobilisée (celle que l’entreprise a fabriquée pour elle-même)14, ce
qui nous donne :

Production de l’exercice = production vendue + production stockée+ production


immobilisée

4.2.3 La valeur ajoutée (VA) :


Est définie comme la différence entre la valeur finale de la production et la valeur des
biens qui ont été consommées par le processus de production (consommations
intermédiaires et matières premières). La VA ajoutée évalue la dimension économique de
l’entreprise. Elle détermine la richesse créée est constituée par le travail du personnel et
par l’entreprise elle-même. Elle mesure le poids économique de l’entreprise.

13
VIZZAVONA Patrice, « Pratique de gestion analyse financière », Tome 1, Edition BERTI, 1991. P. 33.
14
MANCHON, E, « Analyse bancaire de l’entreprise » 5éme Edition, ECONOMICA, 2001, P. 88.

57
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Elle permet aussi d’apprécier la rémunération des différents facteurs de production et


précise comment cette richesse a été repartie au cours de l’exercice entre les différents
acteurs de l’entreprise15.
L’analyse dans le temps permet de mesurer la croissance ou la régression de l’entreprise.
La VA est donc calculée comme suit :

Valeur ajoutée = (marge commerciale +production de l’exercice)-consommations


de l’exercice.

4.2.4 l’Excèdent brut d’exploitation (EBE) :

Est obtenu en retranchant de la valeur ajoutée le montant des charges de personnel et des
impôts et taxes et en y ajoutant les subventions d’exploitation. L’EBE représente la part de
la valeur ajoutée qui revient à l’entreprise et aux apporteurs de capitaux. Celui-ci peut être
négatif, il s’agit alors d’une Insuffisance Brute d’Exploitation (IBE). C’est un indicateur
de la performance industrielle et commerciale ou de la rentabilité économique de
l’entreprise. Il est obtenu par la formule suivante :

EBE= Valeur Ajoutée + subvention d’exploitation – impôts et taxes et


Versement assimilés- les charges de personnel.

4.2.5 Le résultat d’exploitation : Le résultat d’exploitation mesure la capacité de


l’entreprise à générer des ressources avec son activité principale sans prendre en compte
les éléments financiers et exceptionnels. Il s’obtient à partir de l’EBE augmenté des autres
produits d’exploitation et en soustrayant les autres charges d’exploitation. Il mesure la
performance industrielle et commerciale de l’entreprise indépendamment de sa politique
financière et des opérations exceptionnelles. Le résultat d’exploitation constitue un résultat
économique net. Calculé comme suit :

Résultat d’exploitation= EBE+reprises sur amortissements et


provisions+transfert de charges d’exploitation+ autres produits de gestion-
dotations aux amortissements et provisions- autres charges de gestion.

15
www. [Link]. 2021, paragraphe 10-15

58
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

4.2.6 Le résultat avant impôt :


Est égal au résultat d’exploitation majoré des produits financiers et minoré des charges
financières. Ce solde mesure la performance de l’activité économique et financière de
l’entreprise. Il procède à une compensation entre les charges et les produits
spécifiquement liés aux opérations financières.
Son calcul est suivant la formule ci-après :

Résultat courant avant impôts= résultat d’exploitation+ produits financiers- charges


financières.
.
4.2.7 Le résultat exceptionnel :
Représente le résultat réalisé par une entreprise hors ses opérations récurrentes (comme
une cession d’immobilisation, un remboursement exceptionnel, etc). Il s’agit donc des
produits et des charges qui ne sont pas liés à l’activité courante de l’entreprise et qui ne
sont pas financiers. Le volet « exceptionnel » du compte de résultat complique l’analyse
financière. Il regroupe, en effet, des éléments non récurrents qui ne résultent pas de la
gestion courante de l’entreprise. Les analystes financiers préfèrent donc parfois baser leur
analyse sur les seuls éléments récurrents du compte de résultat. Ce solde permet de
mesurer le poids du résultat exceptionnel dans la formation du résultat16. Il est obtenu
comme suit :

Résultat exceptionnel = Produits exceptionnels- Charges exceptionnelles

4.2.8 Résultat net de l’exercice :


Le résultat net est le solde final du compte de résultat de l’exercice, il est donc calculé
après les opérations de répartition à savoir, participation des salariés et impôt sur les
bénéfices17.

16
Hubert de LA BRUSLERIE, [Link]. P. 148, 149.
17
MARIOU. A « Analyse financière : concepts et méthodes », 3émeEdition, Paris, Édition BUMOD.P. 51.

59
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Résultat net = (résultat avant impôt + résultat exceptionnel) – (participation


des salariés+ impôt sur le bénéfice).

Pour approfondir l’analyse sur les SIG, un premier solde est calculé avant la marge
commerciale, à savoir le chiffre d’affaires qui donne une idée sur la position et la part de
marché de l’entreprise. Il est la somme de toutes les ventes réalisées.
Tous ces soldes donnent le tableau des SIG suivant :

60
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Tableau No12 : Etablissement du tableau des Soldes Intermédiaires de Gestion

Désignation Charges Produits


Vente de marchandise
Production vendue
Chiffre d’affaires
Vente de marchandises
- Cout d’achat de marchandises vendues
Marge commerciale
+Production vendue
+/-Production stockée
+Production immobilisée
+ Prestation fournies
Production de l’exercice
Achats consommés (achat +/- variation des stocks)
Autres charges externes
Consommation en provenance des tiers
Valeur ajouté
+Subvention d’exploitation
-Impôt et taxes
-Frais de personnel
Excédent brut d’exploitation
+Autres produits de gestion courante
+Reprises sur amortissements et provisions
-Autres charges de gestion courante
-Dotations aux amortissements et aux provisions
Résultat d’exploitation
+Produit financiers
-Charge financières
-/+ Quote part sur opération faites en commun
Résultat financier
Résultat courant avant impôt
+Produits exceptionnels
-Charges exceptionnels
Résultat exceptionnel
+/-Résultat ordinaire avant impôt
+/-Résultat exceptionnel
-Participation des salariés
-Impôt sur le bénéfice
Résultat net de l’exercice

Source : Établie par nous mêmes, sur la base de l’ouvrage Mario ALAIN, 4eme édition, Dunod, Paris, 2007.

61
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

A ce titre l’intérêt de l’élaboration du tableau des Soldes Intermédiaire de Gestion réside


dans le fait que ces SIG prennent tout leur sens lorsqu’ils font l’objet d’une comparaison
dans le temps d’une année sur l’autre. Il est en effet difficile de porter un jugement sur les
valeurs absolues des différents soldes. Il est par ailleurs indispensable de confronter ces
SIG d’une entreprise avec ceux des entreprises de la même branche d’activité ou de même
taille. Leur analyse doit conduire au minimum à mesurer l’évolution des différents postes
de charges et de produits sur une ou plusieurs années. Une solution consiste à calculer des
pourcentages de variation d’une année sur l’autre, c’est ce qu’on désigne par les taux
d’évolution.
4.3 La capacité d’autofinancement et l’autofinancement
La CAF représente un indicateur clé de l’activité de l’entreprise, elle va nous permettre de
savoir si l’entreprise a pu générer des ressources dans le cadre de son activité au cours des
de la période étudié. Nous allons donc voir la définition de la CAF et de
l’autofinancement.
4.3.1. La capacité d’autofinancement
La Capacité d’Autofinancement (CAF) représente l’ensemble des ressources de
financement internes dégagé par l’entreprise durant l’exercice, et dont elle pourrait se servir
pour assurer les besoins financiers inhérents à son développement et à sa pérennité.
Elle représente le flux potentiel de trésorerie dégagé par son activité, au cours d’un
exercice, et destiné à son financement propre, et à la rémunération de ses associés et
actionnaires. On trouve des expressions voisines à la CAF à savoir, le «cash-flow» (flux de
trésorerie), et la «MBA» (marge brute d’autofinancement).
Elle permet à l’entreprise de financer par ses propres moyens :
- La rémunération des associés ;
- Le renouvèlement des investissements ;
- L’acquisition de nouveaux investissements ;
- L’augmentation de sa marge de sécurité financière ;
- Le remboursement des emprunts ;
- La couverture des pertes probables et des risques.
La capacité d’autofinancement mesure la capacité de développement de l’entreprise, son
degré d’indépendance financière, et donc son potentiel d’endettement.
Pour plus de précisions sur la CAF, nous présentons :

61
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

- son mode de calcul ;


- son rôle dans l’entreprise.

[Link]. Le calcul de la capacité d’autofinancement :


La capacité d’autofinancement est déterminée à partir du tableau des soldes intermédiaires
de gestion. La CAF se calcule par deux méthodes :
- A partir du résultat net (la méthode additive) ;
- Ou bien à partir de l’EBE (la méthode soustractive)18.

Le calcule de la CAF par la méthode additive, consiste à ajouter au résultat net de


l’exercice les charges non décaissables et les produits non encaissables (reprises sur les
amortissements et provisions) 19. Le calcule de la CAF à partir du résultat net est comme
suite :

Capacité d’Auto Financement = résultat de l’exercice


+ Dotation aux amortissements et provisions
- Reprise sur amortissements et provisions
+ Valeur comptable des éléments d’actif cédés
- Produits des cessions des éléments d’actif
- Quote-part virée au résultat de l’exercice

Pour calculer la CAF par la méthode soustractive, on doit ajouter l’excédent brut
d’exploitation aux produits encaissables puis on soustrait les charges non
décaissables.
Ce calcul à partir de l’EBE est comme suite :

Capacité d’Autofinancement =
Excédent brut d’exploitation
(+) Transfert de charges (d’exploitation, financières, exceptionnelles)
(+/-)Autres produits et autres charges
(+ ) Produits financiers (sauf reprise sur amortissements et provisions
financières)
(-) Charges financière (sauf dotation aux amortissements et provision financières)
(+) Produit exceptionnel (sauf reprise sur amortissements et provisions sur
opérations faite en commun)
(-) Charge exceptionnelles (sauf dotation aux amortissements et aux provisions)
(-) Participation des salariés
(-) Impôt sur le bénéfice

18
LUC BERNET- Rolland, « Pratique de l’analyse financière », Paris, Édition DUNOD, 2009, P .163.
19
LUC BERNET- Rolland, Op-cit, P .163.

62
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

[Link] Le rôle de la Capacité d’Auto Financement


La CAF est une donnée fondamentale pour la vie et le développement d'une entreprise,
elle permet de :
- Financer totalement ou partiellement de nouveaux investissements pour renforcer sa
compétitivité ;
- Renforcer son fonds de roulement pour sécuriser sa trésorerie ;
- Emprunter à terme pour compléter ses moyens de financement en cas de
programmes d'investissements ;
- Rembourser ses emprunts et ses dettes pour favoriser son indépendance
financière ;
- Distribuer des dividendes à ses actionnaires.

4.3.2. L’autofinancement :

L’autofinancement n’a pas une définition standard. Selon PALUKU VUHINGE,


Nelson (2006), «L’autofinancement représente le potentiel des capitaux que l'entreprise
peut réinvestir dans son activité, à partir des excédents dégagés par son exploitation et ses
calculs. Donc, en déduisant de la marge brute d'autofinancement les bénéficiaires mis en
distribution»20.
L'autofinancement correspond, selon [Link] B. Grandguillot (2017), au reste de la CAF après
avoir distribué les dividendes aux associés donc l'autofinancement se calcule comme suit 21:

Autofinancement = Capacité d’Auto Financement – dividendes payés en « N »

L’autofinancement est consacré à :


- Maintenir le patrimoine et le niveau d’activité ;
- Financer une partie de la croissance.
5. L’analyse financière par les ratios
« L’analyse financière par les ratios est une méthode d’analyse employée depuis longtemps
par les cadres dirigeants pour surveiller, agir sur les performances de leur entreprise et pour
une meilleure prévision »22.

20
PALUKU VUHINGE, Nelson, «L'autofinancement et sa nécessité au sein d'une institution sanitaire»,
Université libre des pays des grands lacs, Grade 2006.
21
GRANDGUILLOT Francis et GRANDGUILLOT Béatrice, « analyse financière », 14 Edition
Gualino, Paris, 2017, P .26.
22
DEPALLESNS, G. JOBARD, G, Gestion financière de l’entreprise, 11éme Ed.1997, P.811.

63
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

« Un ratio est un rapport entre deux grandeurs. Celles-ci peuvent recouvrir des données
brutes telles que les stocks ou un poste du bilan, ainsi que des données plus élaborées telles
que le fonds de roulement, la valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation »23.
En résumé, un ratio est un indicateur chiffré qui a pour objectif d’étudier et d’analyser
certains aspects de l’activité de l’entreprise. Dans ce point nous allons présenter :
- l’intérêt et l’utilisation des ratios ;
- les types de ratios ;
- les politiques de gestion de l’entreprise.
5.1. Intérêt et utilisation des ratios :
L’analyse financière par les ratios permet aux responsables financiers de suivre les progrès
de leur entreprise et de situer l’image qu’elle offre aux tiers intéressés tels que les
actionnaires, les clients, les fournisseurs et le personnel24. Cette analyse permet :
- un jugement rationnel sur la situation de l’entreprise ;
- la comparaison, dans le temps, avec les ratios calculés des bilans précédents ;
- la comparaison, dans l’espace, avec les ratios calculés des bilans des entreprises
similaires ;
- la méthode des ratios s’applique sur une analyse de l’évolution de plusieurs bilans
successifs et ainsi savoir si l’entreprise est en progrès ou en régression.
Ces ratios peuvent être utilisés dans le but de mieux suivre l’évolution économique de
l’entreprise. Dans ce cas, le responsable financier établit un ensemble de ratios jugés aptes
à permettre l’analyse de la situation financière ainsi que de les comparer à ceux des
exercices précédents afin de prévoir la situation future.
Les ratios peuvent alors servir à mesurer les relations qui existent entre les éléments de la
structure de l’actif et du passif ou des produits et des charges mais si certains ratios
peuvent être utilisés directement pour apprécier la santé financière d’une entreprise, ils
comportent parfois des inconvénients comme par exemple le calcul des ratios ne permet
pas de prédire l’avenir, c’est pourquoi nous devons utiliser d’autres outils permettant de
prévoir le futur sur la base du passé.
5.2. Les types des ratios :
Il existe trois types de ratios25, tel que les ratios de structure qui concernent le bilan, les
ratios de gestion qui sont étudiés à partir du CR et enfin les ratios de rentabilité qui

23
VIZZAVONA Patrice, « Pratique de gestion analyse financière », Tome 1, Edition BERTI, 1991, p51.
24
Béatrice et Francis GRANDGUILLOT « analyse financières » 11e édition, paris, 2007, P.144
25
Béatrice et Francis GRANDGUILLOT, 2007, Op-cit, P. 145.

64
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

concernent à la fois le bilan et le compte de résultat.


Dans notre travail, on va s’intéresser aux ratios basés sur le CR notamment :
- Les ratios de gestion ;
- Les ratios de rentabilité.

5.2.1. Les ratios de gestion :


Ils sont présentés de manière détaillée dans le tableau n°13 suivant :
Tableau N° 13: Les différents ratios de gestion.
Nature Formule Interprétations
L’évolution du chiffre
d’affaires permet de
Taux de CA n- CA n - 1 mesurer le taux de
croissance de CA croissance de l’entreprise.
HT CA n - 1
Il mesure l’évolution de la
Taux de marge Marge commerciale performance de l’activité
commerciale
commerciale de
Ventes de marchandises hors taxes l’entreprise.
Taux de VA n – VA n -1 L’évolution de la valeur
croissancede la ajoutée est également un
valeur ajoutée VA n -1 indicateur de croissance.

Il mesure le taux
d’intégration de
Taux d’intégration Valeur ajoutée l’entreprise dans le
processus de production
Chiffre d’affaires hors taxes ainsi que le poids des
charges externes.
Charges de personnel Il mesure la part de
Partage de la richesse qui sert à
valeura joutée rémunérer le travail des
Valeur ajutée
(facteur travail) salariés.
Il mesure la part de
richesse qui sert à
Partage de la Excédent brut d’exploitation rémunérer les apporteurs
valeur ajoutée de capitaux et à
(facteur capital) Valeur ajoutée renouveler le capital
investi.
Charges d’intérêts Il mesure le poids de
Poids de
l’endettement de
l’endettement
l’entreprise.
Excédent brut d’exploitation

Source : Béatrice et Francis GRANDGUILLOT, 2007, Op-cit, P.147.

65
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

5.2.2 Les ratios de rentabilité:


Comme les ratios de gestion, nous présentons les ratios de rentabilité ainsi que la
signification de chacun de ces ratios dans le tableau n°14 suivant :

Tableau n°14 : Les différents ratios de rentabilité

Nature Formule Interprétations


Il mesure la capacité de
Taux de Excédent brut d’exploitation l’entreprise à générer une
marge brute rentabilité à partir du
chiffre d’affaires.
Chiffre d’affaires hors taxes
Résultat net Il mesure l’aptitude de
Taux de
l’entreprise à rentabiliser
rentabilité
Capitaux propres les fonds apportés par les
financière
associés.
Il mesure la capacité de
Taux de Excédent brut d’exploitation l’entreprise à rentabiliser
rentabilité les fonds apportés par les
économique Ressources stables associés et les préteurs.

Résultat de l’exercice Il mesure la capacité de


Taux de l’entreprise à générer un
marge nette bénéfice net à partir du
Chiffre d’affaires hors taxes
chiffre d’affaires.
Source : Béatrice et Francis GRANDGOUIL, Op-cit, P.149.

5.3 Les politiques de gestion de l’entreprise


Se référant au cours d’analyse financière de F. Amokrane (2018)26, l’intérêt de l’analyse du
compte de résultat par nature dépasse la simple présentation du résultat (bénéfice ou perte)
car il permet de comprendre comment s’est formé le résultat pendant l’exercice comptable,
il devient un outil de gestion indispensable qui fait ressortir les différentes politiques de
gestion de l’entreprise (cf. tableau n° de la page 15 ), à savoir la :
- politique commerciale ;
- politique de production ;
- politique d’approvisionnement ;
- politique de création de richesse ;

26
F. Amokrane, « Cours d’analyse financière », 2018, Bibliothèque de la FSESG de l’UMMTO, P.1.

66
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

- politique de réalisation de la rentabilité économique ;


- politique de répartition de la richesse ;
- politique de réalisation de la performance ;
- politique financière ;
- politique fiscale ;
- politique exceptionnelle.

67
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Tableau N15 : Les politiques de gestion étudiées dans le CR.


Période du au
Compte de résultat par nature
note Exercice N Exercice N- 1
Chiffre d’affaires
Variation de stock de produits finis et encours Nous renseigne sur la : politique
Production immobilisée commerciale (CA) et sur sa
Subvention d’exploitation politique de production
A Production de l’exercice
Achats consommés
Nous renseigne sur la :
Services extérieures et autres consommations politique d’approvisionnement
B Consommations de l’exercice dapprovisionement
C Valeur ajoutée d’exploitation (A+B) Nous renseigne sur la : politique de
Création de richesse
Charges de personnel
Nous renseigne sur la : politique de
Impôts, taxes et versements assimilés
réalisation de la rentabilité
D Excédent brut d’exploitation économique et celle de la
Autres produits opérationnels répartition de la richesse
Autres charges opérationnelles
Dotations aux amortissements et aux provisions Nous renseigne sur la :
reprises sur perte de valeur et provisions politique de réalisation de la
E Résultat opérationnel performance
Produits financiers
Charges financiers Nous renseigne sur la : politique Financière
F Résultat financier

G Résultat ordinaire avant impôts (E+F)


Impôts exigibles sur résultats ordinaires
Nous renseigne sur la :
Impôts différés (variation) sur résultat ordinaires
politique fiscale
H Total des produits des activités ordinaires
I Total des charges des activités ordinaires
Eléments extraordinaires (produits) (à préciser)
Nous renseigne sur la :
Eléments extraordinaires (charges) (à préciser)
politique exceptionnelle
K Résultat extraordinaire
L Résultat net de l’exercice
Nous renseigne sur la : politique de
réalisation de la rentabilité

Source : Amokrane, F. « Cours d’analyse financières », 2018, bibliothèque de la FSESG de l’UMMTO, P.2.

68
Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers

Les différents résultats calculés de manière successive permettent de déterminer le résultat


net de l’exercice tout en ayant une connaissance sur toute les politiques de gestion de
l’entreprise, ainsi que d’identifier les points faibles et les points forts de la gestion de
l’entreprise.

L’analyse financière est un outil de gestion qui permet, non seulement, au responsable
mais à tout gestionnaire de pouvoir prévoir sa capacité financières, et de faire une
estimation financière actuelle de son entreprise ainsi que et de déterminer les
responsabilités afin de corriger les erreurs s’il y en a.
La maitrise de l’analyse financière contribue à la résolution des problèmes financiers de
l’entreprise. Cette analyse permet aux dirigeants d’apprécier la situation financière de leur
entreprise ainsi que de porter des jugements sur l’état de la structure financière et de la
rentabilité des entreprises, le niveau de performance de l’activité ainsi que l’appréciation
du risque.
Par ailleurs, l’analyse financière par le CR permet aux dirigeants et cadres de l’entreprise
de suivre toutes les politiques de gestion, d’investissement, de financement et de
répartition du résultat de l’entreprise. Pour cela, l’importance de l’analyse financière par
cet état financier ne cesse de prendre de l’ampleur dans toutes les organisations vu qu’il
permet et facilite la prise de décisions et l’orientation de l’entreprise. Pour cela, des outils
d’analyse sont utilisées afin de bien étudier les différents soldes qui constituent ce CR.
Parmi ces outils, il y a l’analyse par les ratios que nous avons d’ailleurs retenue dans ce
présent travail de recherche.
Notre choix de l’analyse par les ratios se justifie par le fait :
- que leur interprétation permet la comparaison entre deux grandeurs significatives ;
- essentiellement, que l’entreprise, objet de notre étude de cas, applique cette analyse
par les ratios.
A cet effet, nous avons voulu comparer nos résultats à ceux trouvés par les cadres de cette
entreprise.

69
Chapitre III :

Cas pratique au sein de l’entreprise Electro-Industrie

70
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Afin de répondre aux questions posées dans notre problématique de recherche, il est
nécessaire de s’appuyer, dans notre étude, sur un cas pratique. Notre choix est alors porté
sur l’entreprise nationale d’Electro-Industries d’AZAZGA.
A travers cette étude, nous allons essayer d’analyser la situation financière de l’entreprise
à partir des tableaux des comptes de résultats et à travers les différents ratios de (gestion,
de rentabilité, etc.) tout en nous référant aux notions que nous avons développées dans la
partie théorique et aux données que nous avons collectées au sein de l’entreprise.
Notre objectif, par cette étude de cas, est d’analyser la situation financière de l’entreprise
en nous basant sur le deuxième état financier qui retrace l’historique de l’activité de
l’entreprise, il s’agit du Compte de Résultat (CR).
En effet, comme le bilan donne une idée sur le patrimoine de l’entreprise, le CR donne
une idée sur l’historique de l’activité de l’entreprise qui retrace toutes les charges et
produits calculés.
Le CR donne ainsi une idée sur toutes les politiques de gestion de l’entreprise et par
conséquent, tous les résultats successifs réalisés donnant lieu au résultat net de l’exercice.
Ainsi, notre analyse porte sur une période de trois exercices 2017, 2018 et 2019, ce qui va
nous permettre de faire une étude comparative des résultats obtenus année par année et
d’apprécier l’évolution des éléments analysés.
Cependant, avant d’aborder ces deux aspects (analyse des résultats et de l’évolution des
éléments du CR), nous entamons ce chapitre par la présentation de l’entreprise Electro-
Industries où l’on s’intéressera aux caractéristiques générales de cette entreprise, et par la
suite à l’analyse des CR de la période considérée après avoir donnée une idée sur la
méthodologie que nous avons suivie pour effectuer notre stage pratique.

71
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Section01 : Aperçu général sur l’entreprise Electro-Industries


Avant d’entamer l’analyse financière sur l’ELECTRO-INDUSTRIES pendant une
période allant de 2017 à 2019, nous allons d’abord présenter cette entreprise afin de
comprendre son historique, ses activités, sa clientèle et son organisation. Ensuite, nous
allons présenter la méthodologie adoptée dans notre travail de recherche.

1. Présentation de l’entreprise Electro-Industries

L’ELECTRO-INDUSTRIES est une entreprise publique économique (EPE) sous forme


de société par action (SPA) au capital de [Link] DA spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation des transformateurs de distribution et de moteurs
électriques monophasés et triphasés. Elle est implantée dans une zone agricole de 39.5
hectares, située sur la route nationale n°12, distante de 30KM du chef-lieu de la wilaya
de Tizi-Ouzou et de 08KM du chef-lieu de la daïra d’AZAZGA.

1.1 Historique de l’entreprise Electro-Industries

Avant 1999, l’entreprise était nommée « ENEL » (Entreprise Nationale des Industries
Electrotechniques), créée en 1985. Cette dernière a été réalisée dans le cadre d’un
contrat « Produit en main » avec des partenaires allemands, en l’occurrence
SIEMENS pour le produit et FRITZ WERNER pour l’engineering et la construction,
l’infrastructure est réalisée par les entreprises algériennes ECOTEC, COSIDER et
BATIMETAL1.
L’entreprise ENEL a deux principales unités de production. La première unité
(transformateur) a commencé la production en 1985. La deuxième unité
(moteur/alternateur) a commencé la production en 1986. Ces produits sont fabriqués
sous licence SIEMENS jusqu’en 1992.
Suite à la réorganisation du secteur industriel en Algérie (période allant de 1980 à
2000)2, l’entreprise ENEL a changé de statut pour en devenir une entreprise
nommée : « ELECTRO-INDUSTIES ». Cette dernière est spécialisée dans la
fabrication et commercialisation des transformateurs et moteurs électriques destinés
essentiellement au marché local.

1
Disponible sur [Link] (rubrique historique), consulté le 20/05/2020.
2
Disponible sur [Link] (rubrique historique), consulté le 20/05/2020.

72
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

1.2. Les activités d’ELECTRO-INDUSTRIES


Les produits fabriqués par « EI » sont réalisés et contrôlés suivant les normes
DIN/VDE (institut allemand des normes/ group allemand d’électricité) et sont
conformes aux normes internationales et recommandations européennes (CEI)3.
En effet, toute la production de l’entreprise EI est destinée essentiellement au marché
local. Elle détient une part de marché importante qui attient les 70%4.
L’entreprise Electro-Industries est composée de trois (03) unités de production:
unité de fabrication des moteurs électriques, unité de fabrication des transformateurs et
l’unité prestations techniques.
1.2.1 Unité de fabrication des moteurs électriques :
Les moteurs électriques, basses tensions (BT), fabriqués par « EI » sont du type
asynchrone triphasé à une ou à deux vitesses.
Ces moteurs sont monophasés à deux condensateurs (démarrage et permanent). Ils sont
de construction fermée, à carcasse ventilée, en alliage d’aluminium et en fonte. Les
rotors sont en court-circuit à simple et double cages d’écureuil, en aluminium pur
(99,95%) pour les petites et moyennes puissances et en barres de cuivre et alliage de
cuivre pour les grandes puissances5.
L’entreprise « EI » a une capacité théorique de production des moteurs de 60 000
U/an.
1.2.2 Unité de fabrication des transformateurs de distribution :
Les transformateurs d’ELECTRO-INDUSTRIES sont conformes en tous points aux
recommandations de la CEI 60076, ainsi qu’a celles de la VDE 0532. Ils sont
triphasés, du type extérieur et intérieur, respirant ou étanches à remplissage total avec
bornes embrochables ou en porcelaines.
Les transformateurs sont de type immergé dans un diélectrique caloporteur minéral
régi par la norme EN CEI 60296 à refroidissement de type ONAN. La partie active est
composée de deux enroulements MT et BT de forme cylindrique en cuivre
électrolytique disposés concentriquement et montés sur un circuit magnétique de tôles
à grains orientés et conçue pour un service continu à une fréquence de 50 HZ pour une
altitude et une température ambiante ne dépassant pas 1000 m et 40°C.

3
Document interne de l’entreprise Electro-Industries, consulté en mai, 2021
4
Disponible sur [Link] (rubrique produit), consulté le 20/05/2021.
5
Disponible sur [Link] (rubrique moteur), consulté le 20/05/2021.

73
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

L’entreprise « EI » a une capacité théorique de production des transformateurs de


5000 U/an.
1.2.3 Unité prestations techniques :

Electro-Industries met à la disposition des entreprises une large gamme de prestations


techniques telles que la réalisation des pièces et accessoires par injection aluminium,
l’usinage, les analyses physiques et chimiques, le traitement thermique, etc.
L’unité prestations techniques dispose d’une longue expérience et d’un personnel
qualifié afin de répondre à toutes exigences des clients.

Tous ces produits et prestations des activités de l’entreprise sont mis à la disposition d’une
clientèle qui est au final composé de trois (03) catégories. On trouve :

- SONELGAZ qui est une entreprise publique économique dont le métier de base est
assurer la production, le transport et la distribution d’électricité et du gaz. En effet,
SONELGAZ et Electro- Industries signent des contrats de vente portant sur les
transformateurs à grande capacité. D’où, l’entreprise « EI » réalise avec SONELGAZ
un chiffre d’affaires record atteignant les 70% du total des ventes6 ;
- Les revendeurs (Les commerçants) : qui achètent, généralement, les moteurs
électriques, rarement les transformateurs, en vue de les revendre. Cependant,
l’entreprise « EI » réalise avec les commerçants une proportion importante qui atteint
20% du total des ventes7 ;
- Les particuliers : qui achètent les produits en unités, généralement, des moteurs à
capacité minimum ou les pièces électriques (unité prestation). Ils occupent une
proportion de 10% du total du chiffre d’affaires d’Electro-Industries8.

6
Document interne de l’entreprise Electro-Industries, consulté le 20/05/2021.
7
Document interne de l’entreprise Electro-Industries, consulté le 20/05/2021.
8
Document interne de l’entreprise Electro-Industries, consulté le 20/05/2021.

74
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Graphe N°01:Clientèle d’Electro-Industries en fonction du chiffre d’affaires.

10%

20% SONELGAZ
Revendeurs
Particuliers
70%

Source : Réalisé par nos soins sur la base des documents internes de l’entreprise, consulté en mai 2021.

1.3 Présentation de la structure organisationnelle de l’entreprise Electro-Industries :


À partir de l’année 2016, l’entreprise « EI » a connu une nouvelle organisation plus
pertinente qu’auparavant. Les avantages de cette réorganisation sont :
- La création d’une direction « Achat et approvisionnement » qui assure la gestion
des achats pour tous les ateliers de production (moteurs et transformateurs).
Avant 2016, chaque atelier a un service spécifique achat, ce qui cause certaines
difficultés pour la gestion de la fonction approvisionnement ;
- La création d’une direction « marketing » qui a pour objectif de faire des
publicités sur les produits (moteurs et transformateurs), de faire connaître la
qualité, assurer le ciblage de la clientèle et faire des études de marché, etc.
Avec cette nouvelle organisation, sa structure opérationnelle est donc composée de la
direction générale qui à partir de 2016 comporte six (06) assistants et six (06)
directions (cf. Figure n°:3) :
- la Direction Ressources Humaines et organisation ;
- la Direction Commerciale et marketing ;
- la Direction Achat et approvisionnement ;
- la Direction Finance et Comptabilité ;
- la Direction Développement industriel / Partenariat.
Comme elle gère aussi trois (03) unités de production (prestation techniques,
moteurs et transformateurs).

75
SECRETAIRE
PRINCIPAL DG

Figure N03: Organigramme de l’entreprise Electro-Industrie. ASSISTANT


QHSE

ASSISTANT
PRESIDENT DIRECTEUR CONTROLE DE
GENERAL GESTION

ASSISTANT
JURIDIQUE/
CONTENTIEUX

ASSISTANT
AUDIT INTERNE

ASSISTANT
SECURITE
INTENE
DEPART.
MOYENS
COMMUNS
LOGISTIQUE

DEPARTEMENT
INFORMATIQUE

SERVICE
HYGIENE ET
SECURITE

Direction Direction Direction


Direction des ressources finances achat/ Direction DEV Unité Unité Unité
Commerciale humaines et et approvisio Industriel/ Transformateurs moteurs prestation
et marketing organisation Comptabilit nnements Partenariat UTR électrique technique
DCM DRHO é DAA DDIP UME UPT
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

DFC

76
Source : Réalisé par nous mêmes sur la base des documents interne de l’entreprise, consulté en mais 2021.
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

1.3.1 Les assistants :


L’entreprise Electro-Industries a, plus précisément six (06) assistants au niveau du
secrétariat, de la sécurité interne, de la communication d’entreprise, du contrôle de
gestion, de l’audit interne et de la qualité-hygiène-environnement. L’utilité de ces
assistants est de faire transmettre rapidement l’information au supérieur hiérarchique
(Directeur).

1.3.2 La direction ressources humaines et organisation


Les ressources humaines d’Electro-Industries constituent un facteur de réussite
déterminant qui est répartie dans toutes les structures fonctionnelles et opérationnelles
de l’entreprise. L’effectif de l’entreprise « EI » est jusqu’en mars 2018 de 900 agents 9
(cf. graphe n°2) réparti comme suit :
- L’unité Transformateur qui emploi 412 employés vu l’importante de la
demande sur les transformateurs ;
- L’unité Moteur avec un effectif de 227 employés 110 employés dans l’unité
prestations techniques;
- La direction générale avec un effectif de 151.
Graphe N°02 : Effectif de l’entreprise Electro-Industries (jusqu’à mars 2018).

16%
Cadre
Maîtrise
54%
30% Exécution

Source : Réalisé par nous mêmes sur la base des documents internes de l’entreprise, consultée en mai 2021.

9
Document interne de l’entreprise Electro-Industries, consulté en mai 2021.

77
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Nous constatons par le graphe n°2 que le personnel exécution constitue 54% du total
de l’effectif d’Electro-Industries. Cette importance s’explique par le fait que c’est cette
catégorie de personnel qui assure le fonctionnement de tout le cycle d’exploitation de
l’entreprise.
1.3.3 La direction commerciale et marketing :
À partir de l’année 2016, la direction marketing est rattachée à la direction générale.
Elle occupe un poste clé au sein de l’entreprise son rôle est d’élaborer les plans
marketing (analyse de marché, détermination des cibles, plan d’action, choix des axes
publicitaires, etc.), c’est-à-dire de chercher toutes opérations qui permettent
de développer la vente des moteurs électriques et des transformateurs.
1.3.4 La direction achat et approvisionnement :
La direction achat et approvisionnement définit la stratégie « achat » en collaboration
avec la direction générale de l'entreprise. Le rôle de cette direction est de négocier les
contrats d'achat et de faire coordonner la chaîne logistique et les flux d'acheminement.
Les achats de l’entreprise « EI » sont principalement : le cuivre, la tôle magnétique et
les huiles. Ils s’effectuent soit au niveau local (marché algérien) ou international.
1.3.5 La direction Finance et Comptabilité :
L’objectif de la direction finance et comptabilité est l’animation, la coordination et le
contrôle de l’ensemble des activités financières et comptables de l’entreprise.
Autrement dit, elle s’occupe de l’enregistrement de tous les flux entrants et sortants de
l’entreprise.
La direction finance et comptabilité d’Electro-Industries se divise en trois services :
finance, comptabilité analytique et comptabilité générale10.
1.3.6 La direction développement industriel / partenariat :
L’objectif principal de la direction développement est de chercher les activités
nécessaires au développement des produits (transformateurs et moteurs). En effet,
« EI » dispose de ses propres laboratoires pour évaluer et améliorer la qualité des
produits.
Après cette brève présentation de la structure organisationnelle générale de l’entreprise
EI, nous présentons, plus particulièrement, le département Finance et Comptabilité
dans lequel nous avons effectué notre stage pratique.

10
Document interne de l’entreprise, Service comptabilité et finance, consulté en mai, 2021.

78
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

1.4 Organisation et missions du département Finance et Comptabilité


(DFC)
Le Département Financier Comptabilité (DFC) prend en charge toutes les opérations
d'achats et de ventes qui vont donner lieu à l’entrée ou à la sortie de flux monétaires. Deux
éléments sont présentés dans ce point :
- La structure du Département Finance et Comptabilité ;
- Les missions du Département Finance et Comptabilité (DFC).
1.4.1. La structure organisationnelle de la DFC :
Le DFC est composé de trois services ( cf. figure n°04) :
- Le service finance ;
- Le service Comptabilité Analytique ;
- Le service Comptabilité Générale.

[Link] Le service Finance


Ce service s'occupe des recettes et dépenses. Il est organisé en deux (02) sections :
- La section de règlement étranger : son rôle consiste à établir les démarches
nécessaires pour effectuer les opérations d’achat relatives à l’importation. Le moyen
derèglement obligatoire depuis la loi de finances 2010 et le crédit documentaire.
À noter que les anciens moyens de règlement étranger sont : la lettre de crédit, le
virement bancaire et la remise documentaire ;
- La section trésorerie (caisse, banque) : sa mission est d’établir les situations de
trésorerie sur les recettes et les dépenses. cette section prend en charge les opérations
d’encaissement et de décaissement des flux de trésorerie, l’émission de chèques pour
le règlement des fournisseurs et la réception des chèques envoyés par les clients de
l’entreprise.
[Link] Le service Comptabilité Analytique
Il contient aussi deux sections :
- La section investissement : qui s’occupe du suivi des états de l’investissement et de
l’amortissement des équipements ;
- La section coûts et matières : qui est chargée d’établir les états des stocks par un
suivi de la section commerciale, de la comptabilité générale, et des magasins et par
l'élaboration des différentes valorisations des stocks et l’établissement du coût de
revient.

79
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

[Link] Le service Comptabilité Générale


Ce service prend en charge l’imputation comptable et l’enregistrement des opérations dans
les différents journaux comptables. Ce service est composé de :
- La section fournisseur : qui s’occupe de toutes les opérations d’achat de
matièrespremières ;
- La section fiscalité : dont sa mission est de faire la situation fiscale de l’entreprise
comme déterminer le total de la TVA à payer et le total de la TVA à collecter ;
- La section clients : qui se change de toutes les opérations de vente ;
- La section opérations diverses : qui effectue toutes les opérations d’acquisitions, de
cessions, d’amortissements, de provisions, etc.

80
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

FigureN04 : Organigramme du Département Finance et Comptabilité

Directrice Finance et
Comptabilité

Secrétaire de direction

C.D finance et comptabilité

C.D budget et Secrétaire de


comptabilité département
analytique

C/S finances
Secrétaire de département

C/s comptabilité C/s


générale trésoreries

Cadre financier
Secrétaire de service C/s règlement
étrangers
C/s
Investissement
Comptable
C/s opérations diverses principale

C/s coûts matières


C/s comptabilité client Caissier

C/s comptabilité
C/s prix de revient
fournisseur

C/s charge de fiscalité

Source : Réalisé par nous même sur la base des documents internes de l’entreprise, consulté en mai 2021.

81
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

1.4.2 Les missions du Département Finance et Comptabilité (DFC)


Son principal objectif est de coordonner et superviser les activités des différents
départements et services comptables et financiers. Ses missions principales consistent en :
 L’optimisation des ressources financières pour l’atteinte des objectifs ;
 La vérification et le contrôle de tous les états de dépenses et de recettes ;
 La participation à l’élaboration du budget et du plan de financement prévisionnel ;
 La vérification et l’approbation des déclarations d’ordre fiscal et social ;
 L’approbation des écritures d’inventaire relatives à l’investissement et au bilan
de fin d’exercice ;
 L’aide à l’élaboration du budget annuel de trésorerie et du plan de financement ;
 L’élaboration de tous les documents de trésorerie dans les délais ;
 La participation à l’élaboration du dossier coût et prix de revient ;
 La participation à la prise de décisions sur demande de la direction générale ;
 La veille au respect de la réglementation et des procédures en vigueur en matière
detrésorerie.

2. Méthodologie de recherche
Dans notre travail de recherche, nous nous sommes basées sur une étude à la fois
descriptive et analytique. Il s’agit principalement de faire une étude quantitative en
utilisant les différents outils l’analyse financière (la CAF, les ratios de gestion, de
rentabilité et de répartition de la valeur ajoutée, etc.). L’utilisation de ces outils
d’analyse a été faite sur un seul état financier qui comporte beaucoup d’information
sur l’historique de l’activité de l’entreprise et qui constitue notre objectif dans ce
travail de recherche : il s’agit du Compte de Résultat.
Pour cela, en avril 2021, nous avons pris contact avec l’entreprise EI qui après deux
(02) mois, nous avons reçu l’avis favorable pour effectuer notre stage.
Note choix porté sur l’entreprise publique algérienne EI est justifié par le fait :
- Que l’entreprise facilite le travail de collecte de données aux étudiants ;
- Que les moyens de transport sont disponibles pour nous rendre facilement
dans l’entreprise ;
- Essentiellement, que l’entreprise a un rôle important dans le développement de
larégion de Tizi-Ouzou, en particulier, et de l’économie nationale, en général.

82
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

A cet effet, nous avons commencé notre stage en Avril 2021 en nous déplaçant dans le
service finance du DFC où nous avons eu un planning (emploi du temps) des séances
de travail à effectuer dans l’entreprise. Nous avons été accompagnées par un cadre de
ce département que nous remercions pour sa disponibilité et pour toutes les
explications et documents qui sont mis à notre disposition.
Pour rentabiliser ces séances de travail, nous avons élaboré un guide d’entretien dans
lequel nous avons formulé plusieurs questions ouvertes pour collecter les informations
relatives à notre sujet de mémoire.
En plus de ces entretiens directifs, nous avons obtenu des documents internes à
l’entreprise11. Ces documents nous ont permis de compléter les réponses obtenues lors
de nos séances de travail (nos entretiens).
Ces déplacements ont duré prés de trois (03) mois c'est-à-dire jusqu'à juin 2021 et
l’entreprise nous informe qu’elle ne reçoit plus de stagiaires, ce qui nous a contraint
d’arrêter nos déplacements mais pour finaliser notre travail, nous avons opté pour la
correspondance via le mail. La responsable de l’entreprise répondait alors à nos
questions via cet outil de communication.
Il est par ailleurs important de noter que nous avons aussi effectué la recherche sur le
site web par laquelle nous avons collecté des données et des informations sur la
présentation, l’activité et l’organisation de l’entreprise EI.
Après avoir présenté notre démarche de l’étude pratique, nous présentons dans la
deuxième section l’analyse financière de l’entreprise EI sur la base du compte de
résultat.

11
Documents internes sur l’organigramme de l’entreprise, les comptes de résultats des exercices comptables
2017,2018et 2019

83
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Section 02 : Analyse de l’entreprise d’ELECTRO-INDUSTRIES

Après la brève présentation dans la première section de ce présent chapitre de


l’entreprise Electro- Industries et les éléments qui justifient le choix de cette entreprise
ainsi que notre méthodologie de l’étude pratique, et après la présentation, dans le
premier et le deuxième chapitres, des outils de l’analyse financière , en particulier,
ceux à utiliser pour l’analyse de la situation financière de l’entreprise sur la base de
son deuxième état financier à savoir, le compte de résultat, nous allons dans cette
deuxième section effectuer l’analyse des différentes politiques de gestion de
l’entreprise EI sur la base de ses comptes de résultats des trois exercices comptables
2017, 2018 et 2019.
Cette analyse se fera donc en utilisant les outils de l’analyse financière relatifs à
l’interprétation des différents soldes du compte de résultat et à l’utilisation des ratios.
Par ailleurs, nous tenons à souligner que dans les documents comptables que nous
avons reçus de l’entreprise, il ya une petite rectification, selon la responsable de
contrôle de gestion, à effectuer. Il s’agit du compte « Impôts différés sur résultats
ordinaires » qui est d’un montant négatif et non pas positif comme il apparait dans les
états comptables (le Compte de Résultat).
Sur cette base, nous allons donc présenter :
- L’interprétation du CR en utilisant les ratios ;
- Le calcul de la capacité d’autofinancement (CAF).
1. L’interprétation du compte de résultat par l’utilisation des ratios :
Pour mieux apprécier la situation financière d’Electro-Industries, nous allons calculer,
observer et interpréter l’évolution des différents résultats par le calcul de ratio. (ratios
de rentabilité, de gestion, de répartition de la valeur ajoutée et de rentabilité). Dans ce
cadre, nous entamons un calcul et une analyse de ratios :
- de gestion ;
- d’activité ;
- de rentabilité ;
- de répartition de la valeur ajoutée.

84
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

1.1 Les ratios de gestion


Les ratios de gestion vont nous aider à évaluer l’efficacité avec laquelle l’entreprise
utilise ses ressources. Ils nous permettent aussi de mesurer la performance des
responsables des différentes activités par rapport aux différentes politiques de
l’entreprise comme la politique d’approvisionnement, de création de richesse, et la
politique de gestion des charges et produits financiers.
1.1.1 La politique d’approvisionnement
Pour la politique d’approvisionnement, nous allons utiliser le ratio de
consommations intermédiaires comparées à la production de l’exercice et par rapport au
chiffre d’affaires. Le ratio de consommations intermédiaires par rapport à la production
de l’exercice est comme suit :
Consommations intermédiaires
*100
Production de l’exercice

L’application de ce ratio nous donne les résultats suivants (en KDA) :


Années 2017 2018 2019
consommations intermédiaires en KDA 1331026 1782831 1863995
production de l'exercice en KDA 2288335 2701205 2716062
Ratio % 58,16569689 66,00132163 68,62858801

Pour mieux faire ressortir l’évolution de ce ratio, nous présentons le graphe n°03 ci-après :
Graphe n°03 : Evolution du ratio de consommations intermédiaires par rapport à la X°

%
70
68
66
64
62
68.6285880
60 66.0013216 1
3
58
56 58.1656968
9
54
52 2017 2018
2019 Anné
es
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

85
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Ce ratio nous renseigne sur la politique d’approvisionnement car il touche à la


consommation en matières et composants de l’entreprise.
Nous constatons que le ratio ne cesse d’augmenter allant de 58,16% en 2017 à 66% en
2018 et atteint 68,62% en 2019. Les consommations sont supérieures à la production de
l’exercice. Ceci est considéré comme un mauvais signe qui peut être interprétée comme
une inefficacité dans l’utilisation des ressources.
Selon les responsables de l’entreprise, ceci est causé, en partie, par le gaspillage, les pannes
de matériaux de production, les réparations sous garantie et par l’augmentation du prix
d’achat.
Cette situation impacte lourdement le résultat de l’exercice.
Quant au ratio de consommations intermédiaires par rapport au CA, celui-ci est calculé
comme suit :
Consommations intermédiaires
*100
Chiffre d’affaires

Pour les trois années, nous obtenons les résultats suivants (en KDA) :
Années 2017 2018 2019
Consommations intermédiaires 1331026 1782831 1863995
Chiffre d'affaires 1998845 3403482 2765210
Ratio% 66,58975558 52,38255998 67,40880439

Ce qui nous donne la représentation graphique n°04 suivante :

Graphe n°04 : Evolution de la consommation intermédiaire par rapport au chiffre


d’affaires en %

%
80
70
60
50
40
3 66.5897555 67.4088043 Ratio%
8 52.3825599 9
0 8
2
0
1 2017 2019 Année
201 s
0 8
0Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

86
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Suivant le graphe N004, on constate qu’il y a une baisse du ratio en 2018 qui s’explique
par l’importante augmentation du chiffre d’affaires par rapport aux consommations
intermédiaires, nous pouvons expliquer cette situation du fait qu’il ya eu une mévente en
2017 en raison de la perte de leur client potentiel SONELGAZ, ce qui a engendré
l’accumulation des stocks sachant que la production de l’année n’a pas été freinée. En
2018, l’entreprise « EI » a récupéré sont client potentiel SONELGAZ et a pu vendre le
cumul de son stock d’où l’augmentation du CA par rapport aux consommations
intermédiaires
Même si l’entreprise « EI » a pu rattraper son niveau de vente mais le fait de n’avoir qu’un
seul client potentiel à 70% constitue un risque pour l’entreprise.
1.1.2 La politique de création de richesse
Concernant la politique de création de richesse, nous utilisons le ratio de l’EBE
comparé au chiffre d’affaires ; du résultat ordinaire comparé au chiffre d’affaires, du
résultat net comparé au chiffre d’affaires, du résultat d’exploitation comparé au CA et
du résultat net comparé à la valeur ajoutée.
Le ratio de l’EBE par rapport au CA est calculé par l’application de la formule ci-après :

Excédent brut d’exploitation


Taux de marge brute = *100
Chiffre d’affaires

Ce qui nous donne les résultats suivants :( en KDA)

Années 2017 2018 2019


EBE 302734 149093 -11397
CA 1998845 3403482 2765210
Ratio% 15,1454465 4,380601983 -0,412156762

87
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Graphiquement, nous obtenons les résultats suivants :


Graphe n°05: Evolution du taux de marge brute (en %)

%
16
14
12
10
8
15.1454465
6
4
2 4.380601983
-0.412156762
0
-2 2017 2018 2019 Année
s
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

Nous constatons du graphe N005 une baisse aigue du ratio de taux de marge. Cette
diminution est due à la faiblesse de l’EBE allant de 302734 KDA en 2017 à 149093 KDA
en 2018 pour diminuer encore jusqu’à -11397 KDA en 2019. Ce ratio calculé a un rapport
direct avec la masse salariale et la VA. De ce fait, l’augmentation des charges de
personnel qui sont de 632651 KDA en 2017, 733452 KDA en 2018 et 834704 KDA en
2019, ont absorbé la majorité de la VA ( Voir l’annexe N°1, 2 et 3) , ce qui fait que l’EBE
a diminué jusqu'à enregistrer en 2019 une Insuffisance Brute d’Exploitation (IBE).
Pour le ratio de résultat ordinaire comparé au CA réalisé, nous avons la formule de calcul
suivant :
Résultat ordinaire
*100
Chiffre d’affaires
Ce qui nous donne les résultats suivants (en KDA) :

Années 2017 2018 2019


résultat ordinaire 204442 63113 -115449
Chiffre d'affaires 1998845 3403482 2765210
Ratio % 10,22800667 1,854365617 -4,175053613

88
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Ces résultats obtenus sont présentés dans le graphe n°06 suivant :

Graphe N°06: Evolution du résultat ordinaire sur le chiffre d’affaires (en %)

%
12
10
8
6 10.22800667
4
2
1.854365617
0
1 2 3
-2 -4.175053613 Année
s
-4
-6
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

Nous constatons d’après le graphe N006 une diminution aiguë du ratio de résultat ordinaire
comparé au CA sachant qu’il est passé de 10.22% à -4.17% de 2017 à 2019, ceci montre
clairement l’inexistence de rentabilité de l’activité de l’entreprise « EI » en 2019.
Quant au ratio de résultat net par rapport au CA, celui-ci est déterminé par la formule
suivante :
Résultat net
Taux de marge net = *100
Chiffre d’affaires
Ce qui nous donne les résultats suivants (en KDA) :

Années 2017 2018 2019


RN en KDA 180376 65608 -108729
CA en KDA 1998845 3403482 2765210
Ratio% 9,024011367 1,927672895 -3,932034095

89
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Par le graphe n°07, nous obtenons la représentation suivante :

Graphe N°07: Evolution du taux de marge nette

10 %

4 9.024011367

2
1.927672895
0
2017 2018 2019 Année
-2
-3.932034095 s
-4

-6

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

Le taux de marge nette mesure la capacité de l’entreprise à générer un bénéfice net à partir
du chiffre d’affaires. On remarque que le bénéfice généré par l’entreprise « EI » a connu
une diminution importante qui est passée de 9.02% en 2017 à 1.92% en 2018 pour ensuite
être négatif de -3.93% en 2019. Ainsi le taux de profitabilité de près de 10% de 2017 est
considéré comme un bon signe tandis que s’il est inferieur à 5% tel que celui de 2018 avec
1.92% et aucune rentabilité tel qu’en 2019 de -3.93%, celui-ci est considéré comme un
manque sur le plan financier pour l’entreprise. De ce fait, on constate l’absence de la
rentabilité particulièrement en 2019.

1.1.3 La politique de gestion des charges et produits financiers :


Le ratio de la politique de gestion des charges et produits financiers fait ressortir la
politique financière de l’entreprise. Ce ratio fait partie des ratios de gestion. Il indique la
gestion de l’entreprise de ses charges et produits financiers. Le ratio fait aussi ressortir
la proportion des charges financières supportées par l’entreprise dans le total des
produits financiers obtenus. Ce ratio est déterminé par la formule de calcul suivante :

Charges financières
R= *100
Produit financiers

90
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

L’application de cette formule nous donne les résultats suivant : (en KDA)

Années 2017 2018 2019


Charges financières 30703 5654 1436
produits financiers 87422 87179 83202
Ratio 35,12045023 6,4855068 1,72592

Graphiquement, nous obtenons ce qui suit :


Graphe N° 08: Evolution du ratio de charges financières par rapport aux produits
financiers (en %).

40 %

35

30

25

20
35.12045023
15

10

5
6.485506831 1.72592005
0
2017 2018 2019 Années
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

Ce ratio nous renseigne sur la politique financière de l’entreprise. D’après le graphe N°08 nous
constatons que le ratio est en diminution allant de 35.12% en 2017 à 1.72% en 2019, ce qui est
interprété comme un point positif vu que l’entreprise génère plus de produits financiers qu’elle ne
supporte comme charges financières. Ceci montre aussi que l’entreprise gère de manière
satisfaisante ses emprunts.
Cependant, nous tenons à noter que nous ne pouvons pas approfondir notre analyse du CR
par ce ratio vu qu’il n’y a pas de détail ni sur les charges financières et ni sur les produits
financiers.
1.2 Ratios d’activité
Le ratio d’activité va nous permettre de suivre l’évolution (variation) du chiffre d’affaires
d’une année à une autre, ainsi que de savoir s’il ya une baisse ou une progression de
l’activité de l’entreprise.
Ainsi, dans ce point, nous allons déterminer le taux de croissance du CA et le ratio
d’intégration.

91
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Pour le ratio de croissance du CA, il est déterminé par la formule suivante :


CAHT N - CAHT N-1
Le taux de croissance du CA= *100
CAHT N-1

Après calcul du ratio, nous obtenons les résultats suivants (en KDA) :

Années 2017 2018 2019


CAHT N en KDA 1998845 3403482 2765210
CAHT N-1 en KDA 1847492 1998845 3403482
Ratio% 8,192349412 70,27243233 -18,75350009

Les résultats obtenus sont représentés dans le graphe n°09 suivant :


Graphe N°09: Evolution du chiffre d’affaires (en %).

%
80
70
60
50
40
70.27243233
30
20
10
8.192349412
0
-10 2017 2018 2019 Années
-20
-18.75350009
-30

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

D’après le taux de variation du chiffre d’affaires représenté dans le graphe N°09, nous
remarquons qu’il y a des fluctuations très significatives du CA qui passe de 8.19% en
2017 à 70.27% en 2018 pour ensuite diminuer jusqu’à -18.75% en 2019.
Après avoir consulté les documents de l’entreprise et interrogé les responsables, ces
derniers nous ont expliqué que c’est du principalement à la mévente de leur productions
à leur client potentiel SONELGAZ durant l’année 2017. Ensuite en 2018, l’entreprise a
pu récupérer son client potentiel et a pu vendre les stocks de 2017 et 2018 ce qui
explique le pique du CA de l’année 2018, cette augmentation ne signifie pas forcement
l’augmentation du bénéfice de l’entreprise car celle-ci a vendu le cumul des stocks des
années précédentes.

92
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Concernant le ratio d’intégration, celui-ci est calculé par la formule suivante :

Valeur ajoutée
Taux d’intégration = *100
Chiffres d’affaires
Après calcul du ratio, nous obtenons les résultats suivants (en KDA) :

Années 2017 2018 2019


VA en KDA 957309 918374 852067
CA en KDA 1998845 3403482 2765210
Ratio % 47,89310827 26,98336586 30,81382607

Les résultats obtenus sont représentés dans le graphe n°10 suivant :


Graphe n°10 : Evolution du taux d’intégration

%
60
50

40

30
Ratio %
47.89310827
20
26.98336586 30.81382607
10

0
2017 2018 2019 Année

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

Nous constatons d’après le graphe N010 que la VA est presque stable durant les trois
années 2017, 2018 et 2019. Cependant, nous remarquons une certaine diminution de la VA
en 2018 malgré l’augmentation importante du CA, sachant qu’une augmentation du CA
devrait être accompagné par l’augmentation de la VA, après avoir interrogé les
responsables et consulté les documents internes de l’entreprise, nous remarquons une
mévente en 2017 qui s’est accumulée jusqu’a l’années 2018, l’entreprise a du vendre ses
anciens stocks de 2017 au prix de revient ( prix de vente = prix de revient) en 2018, ce qui
explique une diminution de la VA malgré l’augmentation du CA.
La politique de création de richesse n’est pas vraiment satisfaisante vu qu’elle n’est pas en
progression.

93
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

1.3 Les ratios de rentabilité


Les ratios de rentabilité nous permettent de mesurer l’efficacité générale de la gestion dont
témoignent les revenus provenant des ventes et des investissements mais aussi d’évaluer le
rendement des capitaux investis et l’aptitude de l’entreprise à dégager des bénéfices. Dans
ce type de ratios, nous présentons le ratio de rentabilité de l’activité, le ratio de rentabilité
globale et le ratio de rentabilité nette d’exploitation.
Le ratio de rentabilité de l’activité est calculé par la formule suivante :

CAF
Rentabilité de l’activité = *100
CA HT
Les résultats sont comme présentés comme suit (en KDA) :

Années 2017 2018 2019


CAF 342575 241193 79825
CAHT 1998845 3403482 2765210
Ratio 17,13864757 7,086654197 2,886760861

Le graphe n°11 représente les résultats obtenus comme suit :

Graphe N°11: Evolution du ratio de rentabilité d’activité (en %).

%
18
16
14
12
10 17.13864757
8
6
7.086654197
4
2.886760861
2
2017 2018 2019 Années
0

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

D’après le graphe N011, nous constatons que ce ratio baisse de 17.13% de 2017 à 2.88% en
2019. Nous pouvons donc dire que la rentabilité de l’activité est en régression, ce qui se
traduit par une diminution de la profitabilité de l’activité.
Pour le ratio de rentabilité globale, celui-ci est déterminé par la formule suivante :

94
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Résultat net comptable


Rentabilité globale = *100
CA HT
Après calcul, nous obtenons les résultats suivants (en KDA) :

Années 2017 2018 2019


RNC 180376 65608 -108729
CA 1998845 3403482 2765210
Ratio% 9,024011367 1,927672895 -3,932034095

Les résultats sont présentés dans le graphe n°12 suivant :


Graphe n°12 : Evolution du ratio de la rentabilité globale(en %).

%
10

4 9.024011367

2
1.927672895
0
2017 2018 2019 Année
-2 s
-3.932034095
-4

-6
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

Ce ratio mesure la rentabilité globale que ce soit la rentabilité d’exploitation de l’entreprise


ou de celle du résultat financier et du résultat exceptionnel. Le graphe N 012 montre une
baisse sensible passant de 9.02% en 2017 à -3.93% en 2019, ce qui se traduit par une
diminution de la profitabilité globale.
S’agissant de la rentabilité nette d’exploitation, la formule, ci-après, nous permet de la
calculer. On a donc :

Résultat d’exploitation
Rentabilité nette d’exploitation = * 100
CA HT

95
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Ce qui nous donne les résultats suivants (en KDA) :

Années 2017 2018 2019


Résultat d'exploitation 147723 -18412 -197215
CA HT 1998845 3403482 2765210
Ratio 7,390417966 -0,540975389 -7,132008057

Graphe n°13: Evolution du ratio de la rentabilité nette d’exploitation (en %).

%
10
8
6
4 7.390417966
2
-0.540975389
0
2017 2018 2019
-2 Année
-4 -7.132008057

-6
-8

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

Ce ratio signifie le taux du bénéfice net de l’entreprise par rapport au CA qu’elle génère. Il
s’agit du résultat d’exploitation de l’entreprise calculé à partir de l’excédent brut
d’exploitation (EBE). D’après le graphe N013 qui fait ressortir une régression du taux
passant de 7.39% en 2017 à -0.5% en 2018 et de -7,13% en 2019, nous pouvons expliquer
cela par la diminution de la valeur de l’excédent brut d’exploitation (l’EBE) jusqu'à avoir
une insuffisance brute d’exploitation (IBE) en 2018 et 2019 qui est causée par
l’absorption de la VA par les charges de personnel à savoir de 80% ( part de la
VA attribuée au personnel) en 2018 et de 98% ( part de la VA attribuée au
personnel) en 2019. Nous remarquons une part importante de la VA est absorbée par
les frais de personnel, ce qui se répercute sur la profitabilité de l’exploitation.

Cette part de la VA, qui reste au niveau de l’entreprise, est déterminée par le ratio suivant :

Résultat net
VA revenant à l’entreprise = *100
VA

96
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Par les différents calculs effectués, nous obtenons les résultats suivants (en KDA) :

Années 2017 2018 2019


Résultat net 180376 65608 -108729
VA 957309 918374 852067
Ratio % 18,8419831 7,1439305 -12,76062

Par les résultats, nous avons la représentation graphique suivante :


Graphe N°14: Evolution de la VA revenant à l’entreprise (en %).
%
25

20
15

10 18.8419831
5
7.143930468
0
2017 2018 2019 Années
-5

-10 -12.76061624
-15

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

Le ratio de la proportion du RN / VA explique ce qui reste de la VA comme richesse


gardée dans l’entreprise. Nous constatons d’après le graphe N014 une diminution de la
part de la valeur ajoutée revenant à l’entreprise passant de 18.84% en 2017 à 7.14% en
2018 pour diminuer jusqu’à -12.76 en 2019. Ceci est du a la faible réalisation des produits
par rapport au charges liée a l’entreprise durant toute la période étudiée (la VA est
absorbée majoritairement par les charges de personnel). Cette situation peut engendrer le
risque ou la difficulté de l’entreprise à s’autofinancer.
1.4 Les Ratios de répartition de la valeur ajoutée
Les ratios de répartition de la VA nous permettent de traduire la part de la rémunération
attribuée à chaque acteur intervenant dans la création de la valeur ajoutée. En procédant
au calcul de l’évolution des ratios de répartition sur plusieurs exercices, nous pouvons
déduire la proportion de la richesse créée par chaque facteur de sa création comme :
- les impôts et taxes ;
- les charges de personnel ;
- les charges financières ;

97
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

- les dotations aux amortissements et aux provisions.


Le ratio d’absorption de la VA par les impôts et taxes est déterminé comme suit :

Impôts et taxes
Valeur ajoutée revenant à l’Etat = *100
VA
Après calcul nous obtenons les résultats suivant (en KDA) :

Années 2017 2018 2019


Impôt et taxes 21924 35829 28760
VA 957309 918374 852067
Ratio% 2,290169632 3,901351737 3,375321424

Si l’on représente les calculs obtenus, nous obtenons le graphe n°15 suivant :
Graphe N°15: le ratio d’absorption de la VA par les impôts et taxes (en %)

%
4.5
4
3.5
3
2.5
2 3.901351737
3.375321424
1.5
1 2.290169632

0.5
0
2017 2018 2019 Années

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

Le graphe N015 montre que la charge d’impôts et taxes supportée par l’entreprise « EI »
est inferieure à 04% (selon la norme) durant la période allant de 2017 à 2019, ce qui
signifie que l’entreprise assure largement le payement de ses impôts liés à la production et
aux chiffres d’affaires.
La proportion de charges de personnel dans la richesse créée montre le montant de la VA
que réserve l’entreprise pour couvrir ses charges de personnel. Cette proportion est donc
déterminée comme suit :

98
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Charges de personnel
VA revenant aux salariés = *100
VA
Le calcul de ce ratio nous donne les résultats suivants (en KAD) :

Années 2017 2018 2019


Charges de personnel 632651 733452 834704
VA 957309 918374 852067
Ratio 66,08639426 79,864195 97,962249

Le calcul de ce ratio nous donne les résultats suivants :

Graphe n°16 : Evolution du ratio de la VA revenant aux salariés (en %).

%
120

100

80

60
97.96224945
40 79.86419476
66.08639426
20

0
2017 2018 2019 Années

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

Le graphe N016 montre que la VA absorbée par les charges de personnel a augmenté de
2017 jusqu'à 2019 passant de 66.08% en 2017 à 97.69% en 2019 qui signifie
l’augmentation de la masse salariale. Nous constatons aussi que d’une part les charges de
personnel de 2019 ont presque absorbé la totalité de la VA soit 97% et d’autre part, la
richesse créée est restée presque inchangée durant les trois 2017, 2018 et 2019 (cf.
l’annexe N°1, 2 et 3). L’augmentation des charges de personnel s’explique par l’attribution
d’une importante prime d’encouragement à l’ensemble des travailleurs, ce qui explique par
conséquent l’augmentation du ratio de l’absorption de la VA par les charges de personnel.

Le ratio d’absorption de la richesse crée par les charges financière nous donne une
idée sur la gestion d’un des éléments de la politique financières de l’entreprise à savoir, la
gestion des charges financières.

99
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

A ce titre, la VA permet à l’entreprise de disposer de ressources lui permettant de faire


face à ses obligations de remboursement.
Ainsi, le ratio, ci-après, nous permet de suivre l’évolution de la part de la VA qui est
absorbée par les charges financières. On a donc :

Charges financières

Valeur ajoutée

Années 2017 2018 2019


Charges financières 30703 5654 1436
VA 957309 918374 852067
Ratio 3,207219404 0,61565332 0,16853135

Ce qui donne la représentation graphique suivante :

Graphe N°17: Evolution de ratio de répartition de la valeur ajoutée sur les charges
financières (en %).

%
3.5

2.5

1.5 3.207219404

0.5
0.615653318 0.168531348
0
2017 2018 2019 Années

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

D’après le graphe N°17, nous pouvons dire que la valeur ajoutée attribuée aux charges
financières est minime du fait que les charges financières sont faibles par rapport au
montant de la VA comme il ressort dans le ratio calculé qui passe de 3.2 % en 2017 à
0.16% en 2019, ce qui représente une bonne chose pour l’entreprise et qui peut aussi être
interprété comme une bonne gestion de ses charges financières.
En effet, si l’on visualise le CR des trois exercices comptables, nous constatons que
l’entreprise réalise des produits financiers beaucoup plus importants qu’elle ne supporte de

100
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

charges financières (cf. ratio calculé de charges financières/produits financiers).


Ainsi, l’entreprise dispose d’une politique financière qui l’aide à réaliser une rentabilité
globale positif. Dans ce cas, au niveau de l’entreprise, excepté pour l’année 2017, où
l’entreprise réalise un résultat opérationnel positif, les deux autres années 2018 et 2019, le
résultat opérationnel est négatif et ce n’est qu’avec le résultat financier que l’entreprise
réalise un résultat ordinaire positif en 2018 et a allégé en 2019 la perte réalisée passant alors
de -197215KDA à - 115449 KDA.

2. Le calcul de la Capacité d’Autofinancement


La CAF constitue un autre solde du compte de résultat. Ce solde permet d’évaluer la
capacité potentielle et réelle de l’entreprise à s’autofinancer. Pour cela, la CAF est
toujours calculée avant et après la politique de distribution des dividendes.
Sur cette base, nous allons dans ce point, déterminer et apprécier l’évolution de la
CAF d’EI suivant les deux (02) méthodes que nous avons définies dans la partie
théorique : additive et soustractive.
2.1 Le calcul de la CAF par la méthode additive
Cette méthode se fait à partir de la formule suivante :

Capacité d’Auto Financement = résultat de l’exercice


+ Dotation aux amortissements et provisions
- Reprise sur amortissements et provisions
+ Valeur comptable des éléments d’actif cédés
- Produits de cessions des éléments d’actif
- Quote-part virée au résultat de l’exercice

L’application de cette formule nous donne les résultats énumérés dans le tableau n°16
suivant :
Tableau N°16 : Le calcul de la CAF par la méthode additive (en KDA) :
Années 2017 2018 2019
RNE 180376 65608 -108729
DAAP 172460 210766 211263
R/AP 10261 35181 22709
CAF 342575 241193 79825
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

La première constatation est qu’EI dispose d’une CAF durant les trois exercices
étudiés.

101
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

La deuxième constatation est que bien qu’EI dispose d’une CAF, il n’en demeure pas
moins qu’elle diminue d’une année à l’autre.
La troisième constatation est que la baisse de la CAF ne peut s’expliquer que par la
baisse sensible du RN qui est même négatif en 2019. Le taux de régression de 2019
par rapport à 2018 a atteint les 66.90 %.

2.2 Le calcul de la CAF par la méthode soustractive :


Cette méthode se fait à partir de la formule suivante :

Capacité d’autofinancement =
Excédent brut d’exploitation
(+) Transfert de charges (d’exploitation, financières, exceptionnelles)
(+/-)Autres produits et autres charges
(+ ) Produits financiers (sauf reprise sur amortissements et provisions
financières)
(-) Charges financière (sauf dotation aux amortissements et provision
financières)
(+) Produit exceptionnel (sauf reprise sur amortissements et provisions sur
opérations faite en commun)
(-) Charge exceptionnelles (sauf dotation aux amortissements et aux provisions)
(-) Participation des salariés
(-) Impôt sur le bénéfice

L’application de cette méthode nous donne les résultats comme mentionnées dans le
tableau n°17 suivant :
Tableau N° 17: Le calcul de la CAF par la méthode soustractive (en KDA) :

Années 2017 2018 2019


EBE 302734 149093 -11397
Produits opérationnels 10052 13306 14925
charges opérationnelles 2864 5226 12189
Produits financiers 87422 87179 83202
charges financières 30703 5654 1436
Impôts exigibles sur résultats (IBS) 26501 8469 10
Impôts différés sur résultats ordinaire -2435 -10964 -6730
CAF 342575 241193 79825
Source : Elaboré par nous-mêmes.
La CAF que nous avons obtenue par la méthode soustractive est égale à celle obtenue par
la méthode additive. Cependant, par cette méthode nous pouvons expliquer la baisse de la
CAF résultat de la baisse du RN. En effet, la baisse du RN de l’exercice s’explique par la
diminution de l’EBE, cette diminution a atteint les 107,64%, plus de 100%.

102
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

Il est donc important de mentionner que l’IBE de 2019 est due à l’importance des charges
de personnel qui représentent 97.96% de la VA, ce qui signifie que puisque toute la
richesse créée de 2019 est absorbée par les charges de personnel, ce qui donne une
insuffisance brute d’Exploitation qui entraine un résultat négatif en 2019 vu que les
charges importantes comparées aux produits.
Par le graphe n°18, ci- après, nous présentons l’évolution de la CAF de 2017 à 2019
afin de mieux visualiser et interpréter cette évolution.
Graphe n°18 : Evolution de la CAF (en KDA).

400000
350000
300000
250000
200000
342575
150000
241193
100000
50000 79825
0
2017 2018 2019
Années

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat.

La capacité d’autofinancement mesure la capacité de développement de l’entreprise,


son degré d’indépendance financière, et donc son potentiel d’endettement c'est -à-dire la
possibilité de remboursement des dettes.
Par le graphe n°18, il ressort que l’entreprise dispose d’une CAF positive durant les
trois années d’étude 2017, 2018 et 2019 respectivement de 342575KDA; 241193KDA
et de 79825KDA. En ce sens, Electro -Industries est apte à générer des ressources
propres au financement de ses besoins, c’est-à-dire qu’elle a un potentiel de
financement interne qui lui permet de rembourser ses dettes et financer ses
investissements (sans faire totalement appel aux ressources externes).
D’après les responsables de l’entreprise, l’entreprise adapte une politique de distribution de
dividendes et intègre aussi dans la répartition de son résultat, la politique de participation
des salariés aux résultats de l’entreprise. En effet, les travailleurs bénéficient du tantième.

103
Chapitre III : Etude de cas de l’entreprise Electro-Industrie d’AZAZGA

L’analyse financière de l’activité de l’entreprise « EI » par le Compte de Résultat nous a


permis d’apprécier sa situation financière et sa performance. En effet, au vu des résultats
obtenus en termes de rentabilité et de gestion de l’activité de l’entreprise durant les années
2017, 2018 et 2019 et à travers la démonstration par l’étude des différents ratios (gestion,
rentabilité, création et répartition de la richesse VA etc.), nous déduisons que l’entreprise
« EI » dispose d’une bonne gestion des ses charges financières et donc d’une bonne
politique financière car elle produit plus de produits qu’elle ne génère de charges
financières,
Nous constatons aussi la diminution sensible de la profitabilité globale et une régression de
la rentabilité de l’activité, ce qui se traduit par une diminution de la profitabilité de
l’activité. Quant à la politique de création de la richesse, celle-ci n’est pas satisfaisante vu
qu’elle n’est pas en progression.
En ce sens, il est nécessaire pour Electro-Industries d’améliorer sa rentabilité en améliorant
ses différentes politiques de répartition et de création de la richesse.

104
Conclusion Générale

105
Conclusion Générale

L’objectif de notre travail de recherche est de comprendre l’importance de l’analyse


financière d’une entreprise par le CR et son utilisation pour améliorer la gestion financière
et la performance de l’entreprise. Notre étude a porté sur l’entreprise Electro-Industries
d’Azazga. L’analyse des différents soldes de CR des exercices 2017, 2018 et 2019 nous a
permis d’apporter des éléments de réponse à notre problématique de recherche et de
vérifier nos hypothèses.
En effet, la problématique de recherche est de savoir si l’analyse du compte de résultat
permet d’étudier les différentes politiques de l’entreprise ? Il est évident que l’analyse
financière par le compte de résultat est parmi les démarches appropriées et utilisées pour
faire ressortir les différentes politiques et étudier la performance financière de l’entreprise.
A travers notre analyse du compte de résultat, nous avons pu faire ressortir les différentes
politiques de gestion de l’entreprise Electro-Industries et de ce fait, de déduire sa situation
financière.
Pour cela, et pour cette analyse ? Nous nous somme référées à l’outil d’analyse par les
ratios. Ceci va nous permettre aussi de déduire les éventuels risques qu’encourt
l’entreprise.
L’analyse par les ratios donne des éléments de réponse quant à l’interprétation des données
figurant dans le CR et de conclure sur les différentes politiques de gestion de l’entreprise.
De ce fait, nous pouvons conclure par rapport à :
-La politique de création de la richesse : nous constatons une baisse de la richesse
créée et son instabilité par rapport au CA généré durant la période étudiée, ce qui nous
permet de déduire que l’entreprise Electro-Industries créé moins de richesse, vu qu’elle
n’est pas en progression sachant qu’elle passe d’un EBE à une IBE de 2018 à 2019,
l’entreprise soufre également d’un manque de profitabilité accompagnée d’une baisse
de la rentabilité sur toute la période étudiée voir une absence en 2019.
-La politique commerciale : la mise en place d’une politique commerciale implique
l’identification de ses clients. Par rapport à ce point, nous notons que l’entreprise
Electro-Industrie vit une situation de d’instabilité des ventes vu une certaine fluctuation du
chiffre d’affaires plus précisément de 2017 à 2018, cela peut être expliqué par la non
diversification de son portefeuille commercial et de la dépendance de l’entreprise d’un
seul client potentiel SONELGAZ sachant que cette dernière n’a pas renouvelé son
contrat avec l’entreprise « EI », ce qui a engendré une diminution du CA en 2017 mais
aussi la vente de sa production au prix de revient (prix de revient = aux prix de

106
Conclusion Générale

vente).Aussi en 2018 il y a eu obsolescence de l’un de leurs produits au niveau du


marché et le passage de la production de l’entreprise d’un type de transformateur à un
autre, ce qui les a contraint à vendre les anciens stocks à un prix qui ne génère pas de
profit.
- La politique de création de la richesse : après l’analyse de cette politique, nous
remarquons une absence de richesse crée au sein de l'entreprise « EI ». Cette absence est
due au fait qu’elle est majoritairement absorbée par les charges de personnel
accompagné par conséquent, d’une faible part de la VA revenant à l’entreprise.
- La politique de répartition de la richesse : pour les trois années 2017, 2018 et 2019,
les charges de personnel sont celles qui absorbent la richesse créée. Cependant nous
pouvons noter que l’entreprise certes enregistre des charges de personnel importantes
mais le personnel contribue réellement dans l’augmentation de la production, ceci nous
amène à avancer que le problème que vit l’entreprise réside beaucoup plus dans sa
politique d’approvisionnement.
En effet, le taux d’intégration de l’entreprise est faible. Dans ce sens, en 2019, les
consommations intermédiaires représentent 68.62% de la production de l’exercice, ce
qui impacte réellement la création de richesse dans l’entreprise.
-La politique financière : les ratios que nous avons utilisés pour interpréter la
politique financière de l’entreprise ont montré que l’entreprise arrive à couvrir ses
charges financières vu que l’entreprise produit plus de produits financiers. Cette
situation permet à l’entreprise de gérer aisément ses emprunts ;
Notons aussi qu’EI dispose d’une bonne CAF durant les trois années mais qui diminue
d’année en année.
Après avoir énuméré certaines limites de l’entreprise « EI » par l’étude du CR, nous
pensons que l’entreprise peut améliorer sa situation par :
- Le développement du service marketing pour élargir son portefeuille commercial afin
d’attirer de nouveaux clients et les fidéliser mais aussi améliorer ses ventes ;
- La diversification de ses sources d’approvisionnement afin de diminuer les coûts liés
aux a approvisionnements ;
- La rationalisation de ses consommations en procédant à la centralisation les achats.
Cette stratégie commune consiste à confier l'ensemble des achats de l'entreprise à un
service par exemple et cela, va permettre des contrôles plus stricts à tous les niveaux
d'approvisionnement et aide à minimiser les déchets et le gaspillage ;
- L’augmenter sa rentabilité avec une meilleure efficacité en privilégiant les produits à

107
Conclusion Générale

forte marge et en optimisant la gestion des stocks ;


- La responsabilisation des salariés à augmenter la rentabilité et éviter le gaspillage.

En revenant à la première hypothèse à savoir, si l’entreprise « EI » utilise le CR comme


un outil de gestion et non pas seulement comme un état financier qu’il faut élaborer à
la fin de l’année, d’après les entretiens directs que nous avons effectués avec les
responsables de l’entreprise « EI », ces derniers nous ont affirmé que le compte de résultat
est certes un état financier élaboré en fin d’année comme le stipule la réglementation mais
il est aussi un outil de gestion qui est utilisé pour prendre des mesures de correction et
d’orientation, ce qui confirme donc notre première hypothèse.

Pour répondre à la deuxième hypothèse relative au compte de résultat s’il est élaboré par
l’entreprise « EI » suivant toutes les règles définies dans le SCF, après discussion avec
les responsables de l’entreprise et après visualisation et analyse des documents, nous
constatons que les règles définis dans le SCF sont bien respectées et appliquées par
l’entreprise. Cependant, il nous parait important de noter que le document en question n’est
pas désigné par « le Compte de Résultat » mais par « Soldes Intermédiaires de Gestion »
particulièrement pour les années 2018 et 2019 car en 2017, le document est désigné par le
« Tableau des Comptes de Résultats ». Par rapport à ce point, il est aussi important de
noter que le Compte de Résultat défini dans le SCF est présenté de la même manière que
les Soldes Intermédiaires de Gestion. En effet, ces deux désignations font ressortir les
mêmes informations et les mêmes résultats, il est donc, à notre sens, préférable de
désigner ce deuxième état financier par le « Compte de Résultat » comme il est défini sous
cet intitulé dans le SCF. De ce fait, excepté l’intitulé du document, toutes les règles de son
élaboration sont bien respectées par l’entreprise, ce qui nous permet aussi de confirmer la
deuxième hypothèse vu que selon les responsables de l’entreprise il n’y a aucun objectif
dans le fait d’intituler, durant les deux exercices 2018 et 2019, le document par les
« Soldes Intermédiaire de Gestion ».
Par ailleurs, l’analyse du compte de résultat des trois exercices comptables 2017, 2018 et
2019 de l'entreprise « EI » par la méthode des ratios nous a montré qu’une simple lecture
des comptes des résultats est loin d’être suffisante pour donner un avis sur sa situation
financière.

108
Conclusion Générale

Comme nous pouvons le constater, en analysant les montants des différents résultats, nous
percevons de manière générale des montants positifs et que l’entreprise ne donne pas de
mauvais signes, tandis qu’une analyse approfondie de ces mêmes résultats par les ratios
(comparaison des montants par l’analyse de leur évolution) indique dans certains cas des
points négatifs de la situation financière de l’entreprise comme la faiblesse du taux
d’intégration ou l’absorbation de presque la totalité de la richesse créée par les charges de
personnel. De ce fait, l’analyse dynamique du Compte de Résultat par les ratios fait
ressortir les différentes politiques de gestion de l’entreprise et permet la prise de décisions
pour améliorer la situation financière de l’entreprise.
Ainsi, il est important de faire une analyse du compte de résultat mais en procédant à une
comparaison des montants de sorte à faire ressortir les différentes politiques de l’entreprise
et les analyser. Nous espérons que ce travail sera utile pour l’entreprise « EI », ainsi qu’aux
futures promotions de notre université.

109
Bibliographie

110
Bibliographie

Ouvrages
 BARNETO Pascal, « Normes IAS/IFRS application aux états financiers » édition Dunod, Paris,
2006.
 Béatrice et francis Grandguillot « analyse financières » 11e édition, paris, 2007.
 COHEN.E, Analyse financière et développement financier, édition EDICEF, Paris, 1997.
 DEPALLESNS, G. JOBARD, G : Gestion financière de l’entreprise, 11éme Ed.1997.
 LEGROS George, mini manuel finance d’entreprise 2éme édition, Paris, 2014.
 GRANDGUILLOT Francis, GRANDGUILLOT Béatrice « analyse financière » 14 Edition
Gualino, Paris, 2017.
 Hubert de La Bruslerie, « L’analyse financière » ,4eme Edition DUNOD, Paris. 2010.
 PEYRARD .J, J-D. AVENEL et [Link], « Analyse financière », Ed. Vuibert, France,
2006.
 LUC BERNET- Rollande « Pratique de l’analyse financière » Paris; Édition DUNOD, 2009,
 MANCHON, E, « Analyse bancaire de l’entreprise » 5éme Edition, ECONOMICA, 2001,
 MARIOU, A « Analyse financière : concepts et méthodes »3émeEdition. Paris. Édition
BUMOD.
 NEJI HERGLI Mohamed, les états financiers selon le SCF la semaine de professionnalisation,
octobre 2007.
 OBERT R. « Comptabilité approfondie et révision », 5°édition Dunod, Paris, 2004,
 OBERT R. « Pratique des normes IAS/IFRS », Edition Dunond, Paris, 2003,
 OULD AMEUR Smail, «La normalisation comptable en Algérie: présentation du nouveau
système comptable et financier», université Ferhat Abbes Sétif, 2010.
 PIGET Patrick; «Gestion financière de l’entreprise»; éd économisa; Paris, 2005.
 DUBOST Philippe, « le compte de résultat » analyse financière.2009/2010.
 PLANCHONA, Introduction à l’analyse financière, Ed. Foucher – paris, 1999.
 [Link] et [Link], Comptabilité en IFRS, Edition d’Organisation, 2004.
 ROCHER-MEUNIER Béatrice, «L'essentiel de diagnostic financier »Edition d'organisation,
Paris. 2012.
 THIBIERGE Christophe, analyse financière, librairie Vuibert, 2ème édition, Paris, 2007.
 VERNIMEN.P. Finance de l’entreprise, 2ème édition. Dalloz, Paris, 1996,
 VIZZAVONA Patrice, « Pratique de gestion analyse financière », Tome 1, Edition BERTI,
1991.

111
Bibliographie

Web graphie

 [Link] (rubrique historique), consulté le 20/05/2018.


 [Link] (rubrique moteur), consulté le 20/05/2018.
 [Link] (rubrique produit), consulté le 20/05/2018.
 [Link]

Autres

 Documents internes de l’entreprise Electro-Industries, consulté en mai 2021.


 Journal Officiel République Algérienne N°19, 25 Mars 2009.
 AMOKRANE F, « Cours d’analyse financières », 2018, déposé à la bibliothèque de la FSESG
de l’UMMTO.
 PALUKU VUHINGE, Nelson, «L'autofinancement et sa nécessité au sein d'une institution
sanitaire», Université libre des pays des grands lacs, Grade 2006.

112
Annexes

113
La table de la matière
Remerciements ................................................................................................................................ I

Dédicace ........................................................................................................................................... II

Liste d’abréviation .................................................................................................................... IV

Liste des figures ........................................................................................................................ VI

Liste des graphes ....................................................................................................................... VII

Liste des tableaux ...................................................................................................................... VIII

Sommaire ........................................................................................................................................ IX

Introduction générale .................................................................................................................... 01

Chapitre I : Les normes internationales IAS/IFRS et le SCF algérien ....................................... 06

Section 01 : Les normes internationales IAS/IFRS ...................................................................... 08

1. Définition des normes IAS/IFRS ................................................................................................... 08

2. Champ d’application des normes IAS /IFRS ................................................................................. 08

3. Les principes des normes IAS/IFRS .............................................................................................. 09

3.1 Primauté de la substance sur la forme ........................................................................................ 09

3.2 L’approche bilancielle ................................................................................................................. 09

3.3 Le principe de neutralité .............................................................................................................. 09

3.4 Le principe de prudence .............................................................................................................. 09

3.5 La valorisation à la juste valeur des actifs et des passifs............................................................. 10

3.6 La priorité accordée à la vision de l’investisseur ......................................................................... 10

3.7 La place importante accordée à l’interprétation .......................................................................... 10

3.8 L’information comptable ............................................................................................................. 10

4. Le compte de résultat dans le cadre des normes IAS/IFRS........................................................... 10

5. Les informations contenues dans le compte de résultat selon les normes IAS/IFRS ............... 14

117
Section 02 : Aperçu sur le système comptable financier (SCF) ................................................... 15

1. Définition et objectifs du système comptable financier .............................................................. 15

2. Le passage du Plan Comptable National (PCN) au Système Comptable Financier


(SCF) et ses caractéristiques ......................................................................................................... 16
2.1 La mise en place du SCF inspiré des normes IAS/IFRS ............................................................. 16

2.2 Les impacts du SCF ..................................................................................................................... 20

3. Les textes introduisant et régissant le SCF en Algérie .................................................................. 20

3.1 La loi N°07-11 du 25/11/2007 portant système comptable financier ........................................ 20

3.2 Le décret exécutif N°08-156 de la 26/05/2008 portante application des

dispositions de la loi portant système comptable financier ............................................................... 21

3.3 Le décret exécutif N°09-110 du 07/04/2009 fixant les conditions et les modalités

détenues de la comptabilité au moyen de systèmes informatiques .................................................. 23

3.4 L’arrêté du 26/07/2008 relatif à la comptabilité simplifiée ...........................................................23

Chapitre II : L’analyse financière et les états financiers ............................................................. 26

Section 01 : Généralités sur l’analyse financière .......................................................................... 28

1. Définition de l'analyse financière .................................................................................................. 28

2. Objectifs de l'analyse financière .................................................................................................... 28

3. Importance de l'analyse financière................................................................................................. 29

4. Les missions de l'analyse financière .............................................................................................. 30

Section02 : Les documents de base de l’analyse financière et l’importance de l’analyse

par le compte de résultat................................................................................................................. 31

1. Définition et objectifs des états financiers ..................................................................................... 31

2. L’Elaboration et présentation des états financiers ......................................................................... 32

2.1 Classification et structure des états financiers ............................................................................. 32

2.2 Les principes comptables ........................................................................................................... 33

2.3 La présentation des états financiers ............................................................................................. 33

118
2.3.1 Bref aperçu sur les différents états financiers ....................................................................... 34

[Link] Le bilan ................................................................................................................................. 34

[Link] Le Tableau de Flux de Trésorerie ................................................................................... 37

[Link] Le Tableau de Variation des Capitaux Propres ................................................................. 40

[Link] L’annexe aux états financiers ........................................................................................................42

3. Le compte de résultat ..................................................................................................................... 43

3.1 Les composantes du compte de résultat ....................................................................................... 44

3.1.1 Les produits ............................................................................................................................. 44

[Link] Les produits d’exploitation .................................................................................................... 44

[Link] Les produits financiers ......................................................................................................... 45

[Link] Les produits exceptionnels .................................................................................................... 45

3.1.2 Les charges .............................................................................................................................. 46

[Link] Les charges d’exploitation..................................................................................................... 46

[Link] Les charges financières ........................................................................................................ 47

[Link] les charges exceptionnelles.................................................................................................... 47

3.1.3 La participation des salariés ....................................................................................................................... 48

3.1.4 L’Impôt sur le Bénéfice des Sociétés (IBS) ............................................................................... 48

3.2 La présentation et les avantages du Compte de Résultat ............................................................. 50

3.2.1 Le Compte de Résultat par nature............................................................................................. 50

3.2.2 Le Compte de Résultat par fonction ......................................................................................... 50

3.3 L’importance de l’analyse financière par le Compte de Résultat ........................................ 54

4. Les Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) ........................................................................................54

4.1 Définition des Soldes Intermédiaire de Gestion ......................................................................... 55

4.2 Structure et présentation des soldes intermédiaires de gestion .................................................... 55

4.2.1 La marge commerciale ............................................................................................................. 57

119
4.2.2 La production de l’exercice ..................................................................................................... 57

4.2.3 La valeur ajoutée (VA) ............................................................................................................. 57

4.2.4 l’Excèdent brut d’exploitation (EBE) ..................................................................................... 58

4.2.5 Le résultat d’exploitation .......................................................................................................... 58

4.2.6 Le résultat avant impôt ............................................................................................................. 59

4.2.7 Le résultat exceptionnel ........................................................................................................... 59

4.2.8 Le résultat net de l’exercice ..................................................................................................... 59

4.3 La capacité d’autofinancement et l’autofinancement ................................................................... 61

4.3.1 La capacité d’autofinancement ................................................................................................. 61

[Link] Le calcul de la capacité d’autofinancement ........................................................................... 62

[Link] Le rôle de la Capacité d’Autofinancement ............................................................................. 63

4.3.2 L’autofinancement ........................................................................................................................................ 63

5. L’analyse financière par les ratios ................................................................................................. 63

5.1 Intérêt et utilisation des ratios .........................................................................................................64

5.2 Les type des ratios ....................................................................................................................... 64

5.2.1 Les ratios de gestion ................................................................................................................................65

5.2.2 Les ratios de rentabilité ............................................................................................................ 66

5.3 Les politiques de gestion de l’entreprise .................................................................................... 66

Chapitre III : Cas pratique au sein de l’entreprise Electro-Industrie ........................................ 70

Section 01 : Aperçu général sur l’entreprise Electro-Industries ............................................... 72

1. Présentation de l’entreprise Electro-Industries............................................................................. 72

1.1 Historique de l’entreprise Electro-Industries ........................................................................... 72

1.2 Les activités d’Electro-Industries .............................................................................................. 73

1.2.1 Unité de fabrication des moteurs électriques ...................................................................... 73

1.2.2 Unité de fabrication des transformateurs de distribution .................................................... 73

120
1.2.3 Unité prestations techniques .............................................................................................. 74

1.3 Présentation de la structure organisationnelle de l’entreprise Electro-Industries ...................... 75

1.3.1 Les assistants ...................................................................................................................... 77

1.3.2 Direction Ressources humaine et organisation ........................................................................ 77

1.3.3 La direction commerciale et marketing................................................................................... 78

1.3.4 La direction achat et approvisionnements .......................................................................... 78

1.3.5 La direction Finance et Comptabilité ..................................................................................... 78

1.3.6 La direction développement industriel / partenariat ................................................................. 78

1.4 Organisation et missions du département Finance et Comptabilité (DFC) ................................. 79

[Link] Le service Finance ................................................................................................................. 79

[Link] Le service Comptabilité Analytique ...................................................................................... 79

14.1.3 Le service Comptabilité Générale .......................................................................................... 80

1.4.2 Les missions du Département Finance et Comptabilité (DFC) ................................................ 82

2. Méthodologie de recherche .......................................................................................................... 82

Section 02 : Analyse de l’entreprise d’Electro-Industries.......................................................... 84

1. L’interprétation du compte de résultat par l’utilisation des ratios ................................................. 84

1.1 Les ratios de gestion .................................................................................................................... 85

1.1.1 La politique d’approvisionnement ............................................................................................ 85

1.1.2 La politique de création de richesse.......................................................................................... 87

1.1.3 La politique de gestion des charges et produits financiers ....................................................... 90

1.2 Ratios d’activité........................................................................................................................... 91

1.3 Les ratios de rentabilité ............................................................................................................... 94

1.4 Les ratios de répartition de la valeur ajoutée .............................................................................. 97

2. Le calcul de la Capacité d’Autofinancement ................................................................................ 101

2.1 Le calcul de la CAF par la méthode additive ........................................................................ 101

121
2.2 Le calcul de la CAF par la méthode soustractive ................................................................. 102

Conclusion général .................................................................................................................... 105

Bibliographie ............................................................................................................................. 110

Annexe ....................................................................................................................................... 113

122
Résumé :

L’analyse financière constitue un ensemble de méthodes et d’instruments qui permettent


d’apprécier la situation financière d’une entreprise. L’objectif est d’analyser la capacité de
l’entreprise à être rentable et à créer de la richesse.
L’analyse de cette rentabilité et de la richesse créée se fait, entre autres, par le Compte de
Résultat. En effet, le Compte de Résultat reflète les différentes politiques de gestion de
l’entreprise. Son analyse, par l’équilibre financier et par les ratios, permet aux dirigeants la
prise de décisions et par conséquent, l’amélioration de sa situation financière.

Mots clés : Analyse financière ; Compte de Résultat ; Equilibre financier ; Ratios ;


Rentabilité.

Summary:

Financial analysis is a set of methods and instruments that make it possible to assess the
financial situation of a company. The goal is to analyze the company's ability to be
profitable and create wealth.
The analysis of this profitability and the wealth created is done, among other things, by the
Income statement. Indeed, the Income statement reflects the different management policies
of the company. Its analysis, through financial balance and ratios, allows managers to
make decisions and consequently improve their financial situation.

Keywords : Financial analysis; Income statement; Financial balance; Ratios; Profitability.

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