#UN_AMOUR_IMMORTEL
CHAPITRE 39
William prépare son retour dans l'entreprise après plusieurs mois
d'absence. Il appréhende comme le docteur l'a dit, le regard de ses
collègues et les mots de consolation décousus. De même, il a besoin de
sortir et faire autre chose que de rester à la maison à errer dans la cour,
regarder les mêmes programmes télévisés en attendant que Adrien passe
le voir avant de rentrer chez lui. Avoir une activité qui lui changera les
idées lui sera bénéfique. Ce soir chez les EBODE, Mme Germaine revient
du bureau et donne une enveloppe à son ex mari.
- Qu'est-ce que c'est ?
- J'ai reçu par courrier la facture du docteur KASI.
Mr EBODE l'ouvre et retire la facture qu'il regarde avec beaucoup
d'attention. Le montant attire de plus son attention.
- 2 millions ? C'est une blague ?
- Parce que tu croyais que ça devait être combien ?
- Mais c'est énorme.
- Moi je trouve que c'est raisonnable. C'est un psychologue et psychiatre.
La séance coûte combien, William a passé combien de séances dans son
cabinet et ici à domicile, il faut noter qu'à domicile le prix est doublé. Les
remèdes qu'il a pris, tout ça tu crois que c'est donné ?
- pourquoi tu ne paies donc pas comme c'est raisonnable.
- Parce que c'est toi son père tu es responsable de lui.
- Ah je vois quand il faut dépenser c'est là que tu te rappelles que je suis
responsable de lui.
- Simon donne l'argent, tu parles beaucoup.
- C'est parce que mon garçon est guéri que je vais payer ça si ce n'était
pas le cas j'allais lui dire deux mots.
- La grande gueule.
Mr EBODE sort son chéquier. Il le remplit et le donne à Mme Germaine.
- Mais voilà qui est fait, tu es quand même valable.
- Je suis ruiné.
- Hahahahahahahaha tu es quoi ? Ça n'atteint même pas les 1/4 de ce que
tu voles à l'état stuiipp
- Quoi ?
- Ne fait pas semblant j'ai été ta femme tu te rappelles, vous avez des
marchés fictifs tout le temps on débloque l'argent que vous empocher on
ne voit jamais le travail. Ah vraiment hein.
- Je préfère ne rien dire.
- Tu allais d'abord dire quoi.
Mme Germaine va dans sa chambre tant dis que Simon EBODE va dans la
chambre de son fils. William est en train de fouiller le téléphone de sa
femme.
- Bonsoir William
- Bonsoir papa. C'est maintenant que tu rentres du mapane.
Monsieur EBODE sourit
- Je n'ai plus la force pour ça. Tu fais quoi ?
- Je regarde les messages et les photos. Un peu de tout.
- Ok... j'ai déjà réglé ta facture chez le médecin je ne sais pas s'il faut
toujours que tu y ailles.
- Il m'a demandé de venir. Ça ne serait pas facturé.
- Il est gentil.
- Oui très. Au départ il était très dur avec moi mais après j'ai compris que
c'était pour mon bien. Je l'apprécie beaucoup. Merci papa, je vais te
rembourser.
- Me rembourser ? ça ne va pas dans ta tête ? Même si tu as des millions je
payerai avec plaisir tes factures.
- Merci.
- J'ai pensé que tu pouvais venir avec moi à Yaoundé tu passes une
semaine avant de rentrer commencer le travail. Qu'est-ce que tu en
penses ?
- C’est pas mal comme idée. Plus rien ne me retient, mes séances de
thérapie sont finies. D'accord on va aller ensemble.
- Super ta sœur sera très contente. Je vais déjà lui demander de préparer
ta chambre et de nous faire un bon plat d'okok bien sucré.
- Avec les bâtons.
- Voilà.
William pense bien repousser sa rentrée à l'entreprise. Prendre quelques
jours de vacances ailleurs pourrait lui faire du bien. Il va voir sa mère dans
sa chambre pour la prévenir de son voyage. Sa porte est ouverte, elle
murmure une chanson tout en bougeant le corps et en se choisissant une
belle tenue qu'elle dépose sur le lit. C'est à ce moment qu'elle constate
que son fils la regarde.
- Tu m'as fait peur. Tu es là depuis ?
- Assez longtemps pour te voir remuer le corps.
- Hahahaha je me débrouille pas mal n'est-ce pas.
- Tu danses bien je l'avoue. Tu es de très bonne humeur ce soir. Je peux
savoir ce que cache cette joie ?
- Bah rien sauf que mon fils va bien et ça me réjouit c'est tout.
- Humm et c'est pour célébrer ça que tu t'es choisi une robe si sexy. Dis
moi maman tu vas voir ton homme n'est ce pas.
- Quel homme ?
- Ah maman arrête aussi de jouer à cache cache tu sais de qui je parle. Tu
sais aussi que je sais que tu as un homme dans ta vie, je ne sais pas
pourquoi tu le caches. Il est marié c'est ça ?
- Marié ? Mais non. Il est veuf. Je ne le cache pas, il veut juste être discret.
Il prend de tes nouvelles tous les jours même si je ne te le dis pas. C'est
une belle personne.
- Tu vas me le présenter ou bien tu vas continuer à le voir dehors.
- Si je ne te l'ai pas présenté depuis c'est parce que je n'étais pas sûr que
la relation serait si sérieuse, après il y a eu la maladie de Brittany tu étais
tout le temps stressé je ne voulais pas t'embêter avec ça. Après voilà tu
sais ce qui a suivi.
- D'accord. S'il te rend heureuse ça me va maman, j'aime te voir comme
ça. Aussi je voulais te dire merci, merci pour la mère que tu es, merci pour
cette femme forte que tu es, merci maman j'ai été désagréable avec toi,
j'ai été monstrueux je t'ai fait pleurer, passer des nuits blanches tu ne
m'as pas abandonné. Merci maman
- Or regarde comment tu veux me faire pleurer.
Il va lui faire un gros câlin.
- Merci pour tout maman je t'aime fort.
- C'est mon rôle de te protéger mon fils, de veiller sur toi. Je suis si
heureuse que tu ailles mieux.
- Raison pour laquelle tu vas te faire plaisir avec ton papy.
- Maff ce n'est pas un papy.
- Hahahahahaha. En fait, je voulais te dire que je vais aller à Yaoundé avec
papa demain. Il me l'a proposé et j'ai vu que c'est une bonne idée.
- Tu étais censé reprendre le travail lundi, qu'en est-il ?
- Je vais repousser la reprise, je crois que ces quelques jours de plus là-bas
me feront du bien. En plus j'appréhende beaucoup le contact avec mes
collègues, je ne supporte pas encore trop de monde et ils vont me
regarder un genre pff.
- Pour un début tu vas savoir gérer je te fais confiance. Bon laisse moi
m'habiller.
- Et moi qui croyais que la proximité avec papa allait vous rapprocher et
pourquoi pas finir au lit.
Mme Germaine va lui toucher le front.
- Tu es sûr que tu vas bien ? Tu ne fais pas une autre dépression j'espère.
William éclate de rire
- Sort très vite avant de dire n'importe quoi stuiipp.
- Hahahahahaha maman tu es grave. Donc tu n'as même pas eu envie de
lui.
- William ! Sort je dis !
Elle prend l'oreiller et lance sur lui, C'est en riant à gorge déployée qu'il est
partie. Il va voir son père au salon.
- Qu'est ce qui te fais autant rire?
- Une conversation privée avec maman. Ça te dit qu'on fasse une partie de
foot ?
- Avec plaisir monsieur.
William va allumer son appareil, il prend les manettes qu'il donne à son
père.
- On mise 10 miles Frs, déclare Mr EBODE.
- 10 miles papa ?! Non c'est trop fort.
- Tu veux mises les 100 frs que tu faisais ici avec ta femme.
- hahahahahaha c'est parce qu'elle pleurait trop. Bon d'accord allons à 10
miles j'ai même besoin d'argent.
- Dépose d'abord ton argent, tu es malhonnête comme ta mère.
- Hahahahahaha werrr ma vie.
Chacun choisit son équipe et ils commencent à jouer dans la bonne
humeur. Mme Germaine a fini de se préparer et sort.
- Je suis partie, dit-elle.
- D'accord maman j'espère que tu as pris tes clés.
- Oui.
- Tu es magnifique, passe une bonne soirée.
Elle est partie.
- Ta mère part ou comme ça avec les fesses en l'air.
William éclate de rire.
- Non mais tu n'as pas vu comment elle est habillée oulala, ajoute Mr
EBODE.
- Ah mon Dieu mes parents, vous êtes pareils.
- Elle va voir son mec n'est-ce pas.
- Comment tu sais ?
- Je sais tout.
- Ca te dérange ? Tu es peut-être jaloux.
Mr EBODE lui cogne la tête.
- Aiiiii papa.
- Ne dis plus de bêtise. Qu'elle fasse ce qu'elle veut ça ne me dérangerai
pas. En plus je suis maintenant abonné aux skinny
- Hein papa! Donc tu connais même ce qu'on appelle skinny.
- Laisse moi alors te raconter ma petite aventure vécue ici même.
- Au lieu de veiller sur moi, tu es allé chercher une skinny.
- Fallait bien quelqu'un pour prendre soin de moi. Elle est trop canon je te
dis.
- C'est une jeune fille n'est-ce pas, genre 20 ans.
- Mafff on t'a dit que je suis pédiatre.
- hahahahahaha excusez-moi monsieur.
- Elle a 37 ans, un corps de rêve oulala. Célibataire je précise.
William suit attentivement son père lui raconter ses escapades avec sa
nouvelle copine. Ils ont joué pendant plusieurs heures avant que William
n'aille se coucher. C'est très tôt le matin qu'il s'est réveillé pour faire son
sac. Pendant qu'il range ses vêtements, Marthe arrive elle cogne et entre.
- Bonjour William.
- Bonjour Marthe c'est comment.
- Ca va. Ton père me charge de te dire qu'il est déjà prêt. Vous allez
quelque part ?
- Mince il est rapide. Oui je vais à Yaoundé avec lui.
- Oh ! Tu vas revenir n'est-ce pas.
- Bien sûr. Je vais y passer juste quelques jours.
- Ah super. Il faut déjeuner avant de partir. Je vais me dépêcher à la
cuisine.
- D'accord pendant ce temps je me dépêche aussi, tes enfants ont bien
commencé l'école ?
- Très bien ta mère les a gâtés oh, je lui suis tellement reconnaissante.
- Ah non Marthe c'est plutôt nous qui te sommes reconnaissant. Merci
beaucoup pour ta disponibilité.
- De rien. Vous êtes une deuxième famille pour moi. Je me dépêche en
cuisine.
Elle renferme la porte. William finit son sac il va se doucher et porte un
Gang noir. Assis sur le lit, il prend la photo de sa femme au chevet du lit et
la contemple. Il se rappelle de ce jour où ils ont pris cette photo, c'était
lors de leur voyage à Yaoundé après le mariage. Elle était déjà faible mais
gardait le sourire. William sourit, pose les doigts sur son visage et dit :.
- Tu me manques tellement mon ange, au point où je rêve que tu es venu
uniquement me dire au revoir. Si seulement je pouvais passer ne serait-ce
qu'une seule journée avec toi, seulement une...je te dirais tellement de
choses.
Il soupire et baisse la tête. La porte s'ouvre sur son père.
- Fiston on doit y aller.
- Ok.
William met la photo dans son sac et le ferme. Avec son père, ils ont juste
eu le temps de prendre un bout de pain avant de prendre la route. William
passe du bon temps chez son père. Le matin, il accompagne sa sœur au
travail et va s'asseoir au parc pour profiter du bon temps et écrire. Il a
suivi les conseils du docteur et prend du plaisir à écrire tout ce qu'il pense.
Ça lui fait du bien, et ça lui évite de se noyer dans la solitude. Après son
séjour dans la capitale, William est rentré et a repris le travail. Il ne
s'attendait pas à ce genre d'accueil de la part de ses collègues. Ils ont
carrément organisé une fête surprise avec des paillettes, des gonflés et un
chaleureux mot de bienvenue. Ça l'a beaucoup touché.
La vie reprend son train, il y va et rentre le soir. Ce midi il est allé voir son
docteur qui a enfin eu un creux dans son programme pour le recevoir.
- Enfin je vous vois docteur.
- J'étais très serré vraiment. J'aime ce que je vois devant moi, tu es en
pleine forme.
- On peut dire. Ça fait une semaine que j'ai repris le travail.
- Ca se passe bien ?
- Oui mes collègues m'ont très bien accueilli, ils ont organisé une petite
fête, j'étais très surpris.
- C'est gentil de leur part j'apprécie le geste.
- Je n'ai souvent pas envie de rentrer chez moi le soir. Avant j'étais pressé
mais maintenant non, personne ne m'attend et ça me rend triste je me
sens seul.
- Oui c'est normal que tu ressens ce vide. Mais ne te noie pas dans le
travail ça ne va pas t'aider. Travaille normalement et rentre chez toi tu ne
vas pas fuir ta maison et même si c'est le cas tu seras toujours seul.
Commence par t'y habituer.
- C'est ce que je fais.
- J’ai une question un peu bizarre à te poser. Est-ce que tu regardes les
autres femmes en route dans la rue.
- Docteur c'est pas sérieux cette question.
- C'est pour ça que j'ai dit qu'elle est bizarre. Bon tu n'es pas obligé de
répondre.
- Les femmes sont devant moi comme des hommes.
Son médecin sourit.
- En passant, j'ai commencé à écrire et c'est une activité qui me plaît
beaucoup. Quand je n'ai rien à faire j'écris je parle de moi, de ma femme,
de ma vie avant et après sa disparition, je parle de l'époque, un peu de
tout. En plus même j'ai écrit un poème pour ma femme je suis allé sur sa
tombe pour la lui lire humm je suis sur quelle a ris.
Le médecin sourit.
- Vous aussi vous riez.
- Mais non. Il faut continuer, écrire est une bonne thérapie qu'on néglige. Il
faut aussi lire et beaucoup prier. Est-ce que tu pries ?
- Avec Bree on priait parfois, c'est elle qui priait moi je l'écoutais. Étant
seule j'essaie de l'imiter même si ce n'est toujours pas ça.
- En matière de prière il n’y a pas un canevas, si tu veux parler au seigneur
mets toi en présence du seigneur et parle lui. Il n’y a pas une façon de
faire, c'est selon tout un chacun et selon sa foi. Pries beaucoup c'est aussi
important. Va à l'église constamment tu peux même entrer dans un
groupe de prière ils vont t'accompagner dans ce sens. Ne néglige pas ce
côté.
- D'accord. Dès ce dimanche je commence à y aller.
- Très bien. Autres choses ?.
- Vous m'avez parlé dernièrement d'une dame qui a perdu son fils.
Comment elle va ?
- Toujours dans les vaps. J'ai été obligé de demander qu'on la fasse venir
ici.
- Ah bon ? Elle est ici?
- Oui. Je veux être proche d'elle pour mieux vérifier ses attitudes. Étant
loin c'est un peu difficile et ça m'empêche de vraiment avancer.
- C'est une femme âgée ?
- Non, elle a 38 ans je crois. Elle avait un fils de 10 ans. Son unique enfant.
- Est ce que je peux la voir ?
- La voir ? Pour quelles raisons ?
- Je ne sais pas trop, j'ai juste envie de la voir. On partage la même
douleur. Chacun a perdu un être très cher. Peut-être que je pourrais lui dire
un mot qui puisse l’aider.
- Je signale qu'elle ne parle pas, elle ne regarde personne, aucun
mouvement. Elle est là comme une statuette. Mais elle écoute.
- Je veux la voir s'il vous plaît.
- Puisque tu insistes, allons-y.
William suit le médecin à l’arrière du bâtiment où se trouve les patients
internés. Ils arrivent dans un jardin. Certains y sont en train de discuter
avec leur famille, d'autres jouent au Ludo ou aux cartes. William remarque
une femme assise seule sur un banc qui regarde dans le vide.
- C'est elle là-bas ?
- Oui. Elle passe la journée là après on l'a fait entrer.
- Elle s'appelle comment ?
- Claudia.
William se rapproche d'elle. Il prend une chaise qui traîne par là et s'assoit
dessus. Il la regarde longuement. Le médecin reste à l'écart pour observer.
- Bonjour Claudia, moi c'est William. Mes condoléances.
Il ne sait pas quoi lui dire. L'idée lui vient en tête de lui raconter son
histoire qui pourrait peut-être la consoler.
- Je vais te raconter mon histoire Claudia.
William commence dès le début ou il a rencontré sa femme, la progression
de leur relation jusqu'à l'obtention de leur examen. Il parle des intentions
qu’il avait envers elle avant de découvrir qu'elle était malade. William
raconte tout leur parcours de la maladie, passant de la naissance de leur
fille jusqu'à sa mort. Lorsqu'il l'a dit qu'elle est décédée, Claudia l'a
regardé, ses yeux sont remplis de larmes qui descendent le long de son
visage. Le médecin se rapproche de plus pour mieux analyser cette
nouvelle réaction.
- Oui elle est partie c'est étonnant je sais. Je compatis à ta douleur moi
aussi je souffre mais le docteur m'a aidé.
Il lui prend la main et la serre très fort. Elle réagit à son étreinte ce que le
médecin note.
- On va s'en sortir Claudia ne baisse pas les bras.
William regarde sa montre.
- Je dois te laisser maintenant ma pause est finie.
Il se lève et s'éloigne. Elle le regarde partir avec les larmes aux yeux.
- Ah ça bravo tu viens là de ressusciter une personne, dit le Docteur.
- Je ne m'attendais pas à cette réaction mais tant mieux je voulais aider et
voilà.
- Je prends le relais à présent merci.
- Je pourrais venir la voir ?
- Pourquoi pas ? Allez court au travail.
William est parti avec une forte sensation d'avoir fait du bien, une valeur
que sa femme lui a inculpé.
Les jours passent et les semaines se succèdent. William a arrêté
complètement ses visites chez le médecin KASI et quelques rares fois il est
allé saluer Claudia qui semble aller mieux. Aucun dimanche ne passe sans
qu'il n'aille louer le seigneur, aucune nuit ne passe sans qu'il ne fasse une
prière et cela le soulage énormément. Ce weekend il s'est rendu chez ses
beaux parents. Sa fille s'est endormie dans ses bras. Sa grande mère la
couché elle revient au salon avec un paquet qu'elle remet à William.
- Chaque fois que tu viens ici j'oublie de te donner ça. C'est la bague et
l'alliance de ta femme.
William sourit.
- Ca t'amuse ? s’exclame Mr EDIMO
- Oui parce que ta fille même après le mariage me harcelait pour avoir la
bague de fiançailles et je me rappelle que je lui avais offert une pacotille
hahahaha.
- Les femmes !
- Merci maman. Je vais garder ça comme un trophée. À propos, bientôt ça
fera un an qu'elle est décédée et j'ai pensé à faire une messe d'action de
grâce.
- Très bonne idée j'avais aussi pensé à ça, approuve son beau-père.
- Je vais en profiter pour soulever sa tombe, mettre des carreaux et une
clôture comme une barrière quoi.
- J'ai aussi pensé à ça. Si ma femme ne me retenait pas je serais allé le
faire moi même.
- Ah non papa c'est à moi de le faire.
- Dans tous les cas tu as tout mon soutien et prévient nous pour
l'organisation de la messe on donnera notre contribution.
- Ah non papa je ne veux rien de personne. Cette fois-ci je m'en occupe
seul et j'insiste sur seul. Je veux me rattraper.
- D'accord si ça te tient trop à cœur, on sera donc là comme invité.
- Merci vous êtes adorables. Bon je vais y aller. Dites déjà à la famille pour
la messe je veux qu'il y ait beaucoup de personnes.
- Ne t'inquiètes pas tout le monde viendra. C'est une très bonne action, ta
Bree sera contente.
- Et moi encore plus.
À suivre