Exploitation minière et droits communautaires au Katanga
Exploitation minière et droits communautaires au Katanga
INTRODUCTION GENERALE
I. Présentation du sujet
Le secteur minier est l'un des piliers majeurs qui sous-tend, depuis des lustres,
l'économie congolaise. Le sous-sol du pays regorge des incommensurables réserves minières
essentielles à la nouvelle technologie. Mais au lieu de contribuer à la croissance et au
développement, l’extraction des minerais n’a produit que l’effet contraire : l’accroissement de
la pauvreté et du chômage, la destruction de l’environnement et les abus des droits de
l’homme. Qui pis est, le pays est en proie aux nouveaux prédateurs1 constitués des
multinationales qui se livrent, au grand dam du peuple congolais, à une bataille visant l’accès
aux matières premières stratégiques, indispensables pour l’économie mondiale et le
développement technologique. Laquelle bataille est matérialisée par le financement des
groupes armés qui écument le Kivu et le Katanga.
Cette dernière révision est motivée entre autres par le souci d’accroître le niveau de
contrôle de la gestion du domaine minier de l’Etat, des titres miniers et des carrières, de
repréciser les éléments relatifs à la responsabilité sociale et environnementale des entreprises
minières à l’égard des communautés affectées par leurs projets.3
1
Colette Braeckman, Les nouveaux prédateurs : Politique des puissances en Afrique centrale, Bruxelles,
Aden, 2009.
2
Jacques Nzumbu Mwanga, Pouvoir et affaires dans une zone à déficit de gouvernance. Les enjeux de la réforme minière en RDC de 2002
à 2009, Kinshasa, Cepas, 2011, p.23
3
Exposé des motifs de la Loi n°18/001 du 09 mars 2018 modifiant et complétant la Loi n° 007/2002 du 11
juillet 2002 portant Code minier
3
Ainsi, dans le souci d’une redistribution équitable des richesses aux congolais, la
nouvelle loi apporte des innovations assez intéressantes. Parmi celles-ci, on retient :
-la participation requise d’au moins 10 % des personnes physiques de nationalité congolaise
dans le capital social des sociétés minières ;
A cet effet, il sied de reconnaître que les minerais constituent une ressource
épuisable et partant non renouvelable. Mais en disposer relève d’une sinécure tandis que son
utilisation rationnelle d’une véritable gageure pour le développement du pays. Par contre, une
exploitation arbitraire et abusive présente un danger certain pour l'environnement.
personne désireuse d’exploiter les minerais joigne, à l'appui de la demande d'un permis, une
étude d'impact environnemental (EIE) et un plan de gestion environnemental du projet
(PGEP)4.
Notre choix sur ce sujet n'est pas fortuit. En abordant une étude critique et
suggestive sur l'exploitation minière de CHEMAF vis-à-vis du respect de droit de
l'environnement en R.D.C, nous voulons démontrer que le code minier semble être négligé,
voire même ignoré par les exploitants. Ainsi, ce sujet constitue d'une part un vade mecum et
d'autre part un rappel pour ce qui est des normes environnementales.
Chaque sujet scientifique, pour sa valeur, doit présenter certains intérêts pour sa
contribution à la société. Cependant, notre sujet présente quatre intérêts, à savoir : personnel,
scientifique, social et politique.
a. Intérêt personnel
L'intérêt est l'élément moteur qui pousse les hommes et les femmes à poser les actes
réfléchis. Suite à notre étude basée sur l'exploitation minière, ce sujet nous a permis
d'approfondir notre connaissance en matière d'exploitation minière et du droit de
l'environnement.
b. Intérêt social
c. Intérêt scientifique
Ce travail constitue également une documentation de base pour les uns, de curiosité
pour les autres dans le domaine minier et de l'environnement. Ainsi pour cette recherche,
4
Journal Officiel de la RDC, loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant code minier.
5
notre ambition est d’apporter une plus-value dans ce domaine afin d’ouvrir des brèches pour
des recherches ultérieures.
d. Intérêt politique
III.1. Problématique
Elle est la question fondamentale que le chercheur se pose et qui guide son action. 5
Très souvent, nous remarquons que dans les exploitations minières, il y a satisfaction dans le
chef des exploitants miniers et la frustration dans celui de la communauté environnante. Ce
constat nous a poussée à réfléchir sur ce thème. Pour ce motif, dans ce travail nous nous
efforcerons de répondre aux questions suivantes :
Étant donné que chacune de ces questions mérite une réponse, nous répondrons pour
notre part. Néanmoins, les autres peuvent opposer des arguments contraires en apportant les
preuves irréfutables dans la mesure où nulle personne ne détient la science infuse. Néanmoins
nos affirmations sont soutenues et étayées par des évidences de notre enquête.
III.2. Hypothèse
En posant une question, on est censé disposer de la moitié de la réponse. C'est dans
cet ordre d'idées que tout travail scientifique doit s'organiser autour d'une ou plusieurs
hypothèses. En soi, l'hypothèse est une réponse provisoire à la question de la problématique.
Les droits de la communauté environnante des sites qui servent à l'exploitation minière
posent beaucoup de problèmes en République Démocratique du Congo en général et dans le
Haut-Katanga en particulier. Pour répondre aux préoccupations susvisées, nous pensons que:
-dans le premier cas, l'entreprise Chemaf n'intervient pas au développement de Kabetsha, car
5
KALUNGA TSHIKALA Victor, Rédaction de mémoire en Droit : guide pratique, édition de col, Lubumbashi, 2012, p.9.
6
les habitants vivent dans un environnement malsain couplé à une promiscuité indescriptible et
une misère noire. Ils se retrouvent dans l'incapacité de pratiquer l'agriculture suite à
l’infertilité du sol et la pollution des eaux par l'entreprise Chemaf.
-dans le deuxième cas, l'environnement de Chemaf est malsain. La pollution de l'air provoque
des problèmes de santé aux population environnantes.
Il est d'après WENU BECKER, l'inventaire des publications dans le domaine qui
permet au chercheur de situer son apport à ces travaux. Ceci l'aidera à recueillir des
informations générales et utiles pour sa recherche.6
*MUKEKWA MWILU Sandra, dans le but de prouver que le secteur minier est bénéfique
également à la communauté environnante, affirme que la compagnie (en parlant d'Anvil
Mining) travaille avec les institutions gouvernementales locales pour développer des
infrastructures qui soutiennent un investissement et un développement responsable des
ressources. En plus, le projet de Kinsevere emploie beaucoup d'hommes des villages
environnants la mine par le biais de ses divers partenaires (sous-traitants). Pour faire,
l'entreprise a un apport social considérable en ce qu'elle a : construit des infrastructures
6
WENU BECKER, Recherche scientifique : théorie et pratique, presse PAPY DIEM, cité universitaire
7
KINDA MUNANGA NANGA FANFAN, « Le secteur industriel et la problématique du développement économique de la province du
Katanga », UNILU, 2011, pp.3-4.
7
(ponts, lignes électriques publiques, servi à l'approvisionnement en eau potable des villages
environnants, fait également son intervention dans le domaine de la santé publique).8
Cependant, nous estimons impérieux de préciser dans ce travail que le secteur minier
s'avère important à l'économie nationale, à la communauté environnante et ainsi aux
exploitants miniers eux-mêmes. Mais il ne va pas sans présenter des conséquences néfastes à
l'égard de cette communauté. Cette affirmation rencontre celle de Philippe Malingrey dans
son ouvrage intitulé « introduction au droit de l’environnement » dans lequel l'auteur affirme
que l'exploitation minière est susceptible de générer des nuisances et altérer la qualité du
milieu et notamment l'eau, le sol, l'air et le milieu marin. Cette altération est un vecteur des
diverses maladies, notamment le saturnisme qui est « une maladie qui se caractérise par une
concentration trop importante de plomb dans le sang et qui peut avoir de graves conséquences
sur le développement intellectuel et psychomoteur de l’enfant »9.
V.1.Méthodes
En effet, il n'existe pas de méthode qui soit parfaite. Dans le cadre de ce travail, deux
méthodes d’analyse nous paraissent idoines. Il s'agit de:
a. La méthode fonctionnelle
Elle vise à attribuer à la règle une fonction objective qui peut être différente de celle
visée par l'auteur. Elle nous a permis de pénétrer la pensée de l’auteur en tenant compte de la
situation actuelle sur l'exploitation minière et sur le droit de l'environnement.
8
MUKEKWA MWILU Sandra, « L’implication socio-économique d’un projet d’investissement dans une entreprise minière du Katanga : Cas
de la MCK mining sprl, Mémoire, UNILU, 2010, pp57 – 61.
9
Philippe Malingrey, Introduction au droit de l’environnement, 3ème édition, Lavoisier, Paris, 2007, p.291.
10
Ronger Pinto et Madeleine Grawitz, Méthode des sciences sociales, Editions Dalloz, Paris, 1971, p. 289 cité par MULUMBATI
NGASHA Adrien, Manuel de sociologie générale, édition Africa, Lubumbashi, 2010, p.19.
8
b. Méthode exégétique
c. Méthode questionnaire
Les questionnaires sont des formulaires qui sont remplis et retournés par le
déclarant. L’entretien est le « procédé d’investigation scientifique, utilisant un processus de
communication verbale, pour recueillir des informations, en relation avec le but fixé »11. Cette
méthode nous sera utile dans la mesure où, pour cette combinaison, « le choix des enquêtés et
surtout l’objectif sont plus précis…Les personnes que l’on interroge sont celles qui ont été
impliquées dans la situation concrète que l’on veut analyser »12. Cette méthode va nous aider à
entrer en contact avec les habitants du quartier Kabetsha ainsi que les autorités politico-
administratives.
[Link] de recherche
Elles constituent l'ensemble des outils qui sont au service de la méthode. Vues de
cette façon, les techniques se présentent comme des moyens qui permettent au chercheur
d'acquérir et de traiter les données dont il a besoin pour comprendre ou expliquer un
phénomène ou un sujet d'étude.
a. Technique documentaire
Cette technique est celle qui offre au chercheur une certaine garantie, lors du
processus de généralisation. Elle donne la possibilité en s’appuyant sur les lois du calcul des
11
Madeleine Grawitz, Méthodes des sciences sociales, Paris, Dalloz, 11ème édition, 2001, p.643.
12
Ibid., p.554
9
Pour éviter de s’éparpiller, le chercheur doit déterminer les limites dans lesquelles il
circonscrit ses recherches. Ce travail se limitera dans le temps et dans l'espace. Il se limitera
dans la ville de Lubumbashi, au quartier Kabetsha, siège d’exploitation de l'entreprise sous
étude. Dans le temps, ce présent travail s'étendra de la période allant de l'année 2019-2020,
parce que ce sont les années que nous avons fait des recherches.
Quant au champ matériel, l’ensemble de ce travail sera traité sous l’angle du droit
public congolais et du droit international public. Nous ferons donc appel à certains
instruments internationaux par rapport aux abus et au non-respect du droit international dans
l’exploitation minière en RDC, aux violations des droits de l’homme, aux atteintes au droit de
l’environnement et aux droits du commerce international. Le droit public interne, quant à lui,
penchera davantage vers le droit minier congolais.
Dans le but de mieux structurer notre réflexion, nous présentons ce travail en trois
chapitres. Le premier chapitre porte sur l’approche conceptuelle de l’exploitation minière et
de la communauté environnante. Il s’agit dans un premier temps de définir les différents
concepts qui entourent ce sujet afin de lever toute ambiguïté sur la compréhension du travail.
Dans un second temps, nous parlerons de l’approche théorique sur la gouvernance minière et
la gestion environnementale.
Toute définition varie selon le contexte dans lequel elle se trouve, en suivant la
compréhension, la réalité que l’on se propose d’étudier. Notre but est de définir les concepts
de base de notre sujet d’étude en vue d’élaguer toute la confusion à nos lecteurs.
Ce chapitre porte sur deux sections : le cadre conceptuel, qui consiste à définir les
concepts de base ; le cadre théorique qui consiste à donner les théories sur l’exploitation
minière et sur le droit de l’environnement.
Cette section s’attèle à clarifier certains concepts en vue d’élaguer des éventuelles
confusions dans l’appréhension du travail. Elle explicite des concepts qui entourent le sujet
développé ainsi que des termes connexes.
1.1. Mine
Selon Microsoft Encarta, les mines sont des cavités à la galerie souterraine, creusées
pour permettre l’extraction (une mine, le gisement naturel) des minerais. Nous avons les
minerais comme mélange d’élément chimique présent dans la nature sous forme des roches
(agrégat minérales) où plusieurs d’entre eux présentent un intérêt industriel ou artisanal. C’est
aussi des produits énergétiques qu’on trouve dans le sous-sol d’un espace donné. Les
13
Dictionnaire encyclopédique, p.1019.
12
minerais du globe et dans le sous-sol leur exploitation est décidée en fonction de leur teneur
en élément commercialisable et de cours sur le marché international.14
1.2. Minerais
1.3. Gisement
Un gisement, ou gîte, est l'endroit où se trouve (où gît) une substance minérale
exploitable.18 Cet endroit est défini par ses trois coordonnées spatiales : longitude, latitude et
profondeur. La substance sera, selon les cas, des métaux (gisement métallifère), du pétrole
(gisement pétrolifère), de l'eau (gisement aquifère), des matériaux (gisement de barytine,
14
Microsoft Encarta 2009.
15
Nicolas T Arndt, Clément Ganino, Stephen Kesler, Ressources minérales, origine, nature, exploitation, Dunod, 2010, p.10.
16
Lexique : collection la mine en France. Tome 13, p.31.
17
Guillaume Josse, Futura planète, portail web. Sarl
18
Journal Officiel, loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant code minier.
13
fluorine, etc.), et même, par extension, des fossiles (gisement fossilifère), ou éventuellement
des cristaux minéralogiques. Un métal n'est exploitable que si sa teneur dans la roche est plus
forte que sa teneur moyenne dans l'écorce terrestre (ou clarke).
L’exploitation minière est une notion vaste et difficile à cerner. Les définitions qui
en sont données sont souvent critiquables. De manière simpliste, on dit que l’exploitation
minière consiste à extraire, à raffiner ou à traiter des roches et des minéraux présentant une
valeur économique. Retenons tout de même une définition qui nous semble quelque peu
complète. L’exploitation minière est une opération par laquelle, une personne se livre, à partir
d’un gisement artificiel et éventuellement à son traitement afin de l’utiliser ou de le
commercialiser.19
L’exploitation minière est une industrie primaire importante au même titre que
l’agriculture, l’exploitation forestière et la pèche, à la différence de ces dernières, elle
présente une intensité technico-économique forte, coûteuse. Elle présente une intensité
capitalistique élevée dû à l’utilisation intensive de technologies avancées. 22 L’exploitation
minière est une activité liée aux roches, substances minérales afin de se procurer un profit.
19
Kalunga Tshikala, Cours de droit minier, G3 UNILU, 2016 – 2017.
20
Dictionnaire-notre [Link]
21
John Sandlos, ARN Keeling, Exploitation minière, page d’accueil articulé et publié le 04 juillet 2009.
22
Kilondo Nguya Didier, Territoire produit par l’industrie minière et rupture des filiation ouvrières, p.11, thèse de doctorat
14
a) Exploitation industrielle
La ruée des entreprises minières en RDC pendant la guerre a renforcé l’idée que ces
entreprises, sans véritablement investir dans le domaine socio-économique en RDC, ont
profité du climat d’insécurité pour rentabiliser leurs projets miniers. Pour sécuriser leurs
investissements et profiter de la manne minière à faible coût, ces entreprises du secteur
industriel ont dû signer des contrats léonins avec différents belligérants en échange des
commodités financières et militaires.
23
Banque Mondiale République Démocratique du Congo, La bonne gouvernance dans le secteur minier comme moteur de croissance,
Banque Mondiale, 2008, p.18.
24
Les mines, in [Link], le 26 février 2008.
25
Joseph Kumwimba M., La problématique de l’exploitation minière artisanale, dans la province du Katanga, Inédit.
15
L’exploitation à petite échelle est toute cavité par la quelle, une personne se livre à
une exploitation de petite taille et permanente, exigeant un minimum d’installations fixes en
utilisant des procédés semi-industriels, après la mise en évidence d’un gisement21 l’ONU
tient compte du nombre d’employés, du tonnage exploité et du chiffre d’investissement. Pour
elle, l’exploitation à petite échelle est celle qui produit moins de 50.000 tonnes par an,
employant moins de 40 employés, pour un investissement de moins de 1 million d’euros. Sa
durée de vie est de moins de 5 ans.26
c) Exploitation artisanale
Le code minier énonce que l’exploitant artisanal est autorisé à exploiter toutes
substances minérales présentes dans les zones d’exploitation artisanale(ZEA) définies et
déterminées par le ministre des mines. L’exploitant artisanal est obligé d’acquérir une carte
d’exploitant artisanal, pour faire reconnaitre son statut. Il ne peut vendre sa production
minière qu’aux négociants qui disposent d’une carte de négociant aux comptoirs d’achat
agrées ou dans les marchés.
Cette exploitation se fait dans une zone d’exploitation artisanale(ZEA) qui peut être
transformé en une concession industrielle ou semi-industrielle, suite à la découverte d’un
gisement d’une importance suffisante, pour justifier une telle modification. Les artisanaux
sont censé de respecter la disposition du règlement minier en matière de protection de
l’environnement, d’hygiène, d’utilisation de l’eau et de sécurité.27
26
Journal Officiel de la RDC, Loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant code minier.
27
Les mines, in [Link], le 29 juin 2009
28
Ibid, p.61
16
entre 8 et 10 millions de personnes en RDC.29 Il y a une différence à faire entre ces 3 types
exploitations :
Permanente et
Nature des installation Permanente mais minimum Non permanente
importante
Gisement pauvre et
Nature du gisement Réserves fortes et bien Faibles réserves mais bien
mise en place non
autorisé mises en évidence mises en évidence
établie
1.5. Développement
Samir Amin s’inscrit dans une vision globale de l’histoire moderne. Selon lui,
« développement et sous-développement constituent l’endroit et l’envers de la même
médaille : l’expansion capitaliste ». S. Amin part du concept popularisé par Karl Marx
d’accumulation primitive : l’accumulation de capital nécessaire à l’investissement des
premiers temps du capitalisme ne serait pas le résultat d’une « épargne vertueuse » de capital
29
Ibidem
17
comme tend à le proclamer les discours légitimant la position des « riches » ; cette
accumulation primitive se serait plutôt faite sur le mode violent de la spoliation des faibles
par les forts, au niveau national (le célèbre exemple des enclosures en Angleterre, voir Karl
Polanyi, La grande transformation) et international30.
30
Samir Amin, L’impérialisme et développement inégal, éditions de minuit, Paris, 1975, p.213
31
F. Perroux, Pouvoir et économie, édition Bordas, Paris, 1973, p.27
32
[Link]
18
1.6. Communauté
Pour Phil Bartle33, la communauté est un concept sociologique. Il s’agit d’un jeu
d'interactions, de comportements humains qui ont un sens, et des expectatives parmi ses
membres. Il s'agit d'actions fondées sur des attentes, des valeurs et croyances, et un sens
partagé par des individus.
33
Phil Bartle, Organisation communautaire et administration sociale par la formation, Ohio, 2002, p.87.
19
commune). Cette communauté élargie peut à son tour faire partie d'une municipalité plus
large qui, à son tour, peut appartenir à une agglomération urbaine étendue.
1.7. Environnement
Selon Brahim H.B, l’environnement est un ensemble de tous ceux qui entourent un
être humain, végétal, etc., qui peuvent être bénéfiques ou nuisibles à la santé d’un être ou à
ses biens.36
L’environnement est bénéfique à l’homme si et seulement s’il est bien assaini donc
il peut profiter son auto-prise en charge en agriculture. Il devient par contre nuisible à
l’homme dans ce sens que si l’air ou le sol sont pollués, ne sont plus profitables à l’homme et
constituent un danger permanent de l’humanité.
1.8. Droit de l’environnement
34
Sofreco, Evaluation stratégique environnementale et sociale, du secours minier en RDC, Kinshasa, le 14 février, 2014.
35
Encyclopédie Larousse
36
Brahim H.B, Cours d’environnement et développement durable. Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et
de la technologie.
20
applicables à tout citoyen. Ajouter à cela les normes, des lignes directrices et des
recommandations édictées aux administrateurs et aux dirigeants.37
37
Akdim Abdelghani, Droit de l’environnement : définition et application, 5ème séminaire national scientifique et technique sur
l’environnement.
38
Aqua portail : [Link]
39
Dictionnaire de droit de l’environnement et développement durable
40
Jimmy Wales et Larry Sanger. Encyclopédie universel dont le contenu est distribué en ligne sous licence libre, le 15 janvier 2001.
41
Alexandre Kiss, Introduction au droit international de l’environnement, Edition 2005, p.5
21
La RSE analyse les démarches volontaires dans lesquelles des entreprises à but de
lucre s'engagent afin de respecter, au-delà de leur objectif de rentabilité économique, des
exigences sociales et environnementales, et d’améliorer les relations avec toutes les parties
concernées par leurs activités.
« Il est de responsabilité des entreprises de réparer les dégâts qu’elles ont causés
dans leurs zones d’implantation, de réfléchir aux différents changements qu’elles apportent
dans la vie des communautés pour tenter d’en limiter les dommages »42
« Les entreprises ont la responsabilité, comme tout le monde, de réparer les dégâts
qu’elles ont causés. Elles sont chargées, comme tout le monde, de réfléchir aux changements
qu’elles apportent dans la vie des gens et de tenter d’en minimiser les dommages »43
La RSE désigne la prise en compte, par les entreprises, des préoccupations liées au
développement durable dans leurs activités. La RSE consiste, pour une entreprise, à intégrer
les préoccupations sociales et environnementales dans ses activités opérationnelles et dans la
stratégie de management qu'elle met en place. Il s'agit également, pour une société, d'interagir
avec les parties prenantes (clients, fournisseurs...) pour intégrer ces préoccupations dans leurs
relations.
42
Robert C. Solomon, Kristine R. Hanson, La morale en affaires : clé de la réussite, Éditions Nouveaux horizons, 1989, p.69
43
Robert C. Solomon et Kristine R. Hanson, La Morale en affaires, Edition Nouveaux Horizons, Paris, 1989, p.86.
44
Cf. [Link]/comm/employement_social/soc-dial/csr/[Link]
22
La RSE est donc comprise comme la mise en œuvre dans l'entreprise des concepts
de développement durable, qui intègrent les trois piliers environnementaux, sociaux, et
économiques.
L’objectif pour ces entreprises est d’avoir un impact aussi positif sur la société que
sur l’environnement. L’entreprise est concernée par son environnement, au-
delà des strictes données économiques, car aucun organisme ne prospère
dans un désert.
Depuis toujours les substances minérales font l’objet d’une attirance de plusieurs
personnes, même de ceux qui viennent de différents pays. Ce qui avait amené le Congo Belge
à légiférer sur la recherche et l’exploration des substances minérales dans le territoire
national.45
Ainsi pour exploiter les minerais néanmoins, il faut avoir le moyen possible, avoir
un gisement exploitable. L’exploitation minière est une opération naturelle, qui réunit les
conditions d’éligibilité au droit société.
Après avoir réunie les conditions, l’autorité compétente peut accorder le droit
minier. Ce droit est constaté par un titre minier dénommé certificat d’exploitation. Les
conditions d’éligibilité à l’exploitation artisanale, celle-ci est réservée aux seules personnes
physiques de nationalité étrangère ayant ce domicile.
46
Alexandre Kiss, [Link]., p.7
47
Thierry-Edouard, Modernisation du droit de quelle orientation de l’environnement. De la norme ? Les analyses des droits, 10/2016, pp
139 – 164
25
Après toutes ces théories disons que le droit de l’environnement est un ensemble des
règles visant à protéger l’environnement contre toute forme de nuisance. Ce droit vise à
protéger l’homme contre toute pollution. Les normes fixées par ce dernier sont celle qui
régissent les entreprises, l’homme lui-même c’est-à-dire une entreprise est régis par ces
normes tout en lui donnant les limite dans la réalisation de ses activités, surtout les entreprises
industrielles dans les normes fixant la gestion des rejets. L’homme est aussi régi par ces
normes dans le sens qu’il doit tenir son environnement propre (bien assaini) afin de s’éviter
certaines maladies.