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Émancipation féminine à travers l'art

Le document explore comment les femmes se sont libérées des normes de bienséance à travers l'art du XIXe siècle à aujourd'hui, en se concentrant sur des œuvres et performances d'artistes comme Vivienne Westwood, Yorgós Lánthimos, Suzanne Valadon, Frida Kahlo, Marina Abramović et Anne Sylvestre. Il met en lumière l'expression de la sexualité, la représentation du corps féminin et les prises de parole des femmes face aux attentes sociétales. En conclusion, il souligne la marginalisation des femmes et leur affirmation de soi contre des critères obsolètes.

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Émancipation féminine à travers l'art

Le document explore comment les femmes se sont libérées des normes de bienséance à travers l'art du XIXe siècle à aujourd'hui, en se concentrant sur des œuvres et performances d'artistes comme Vivienne Westwood, Yorgós Lánthimos, Suzanne Valadon, Frida Kahlo, Marina Abramović et Anne Sylvestre. Il met en lumière l'expression de la sexualité, la représentation du corps féminin et les prises de parole des femmes face aux attentes sociétales. En conclusion, il souligne la marginalisation des femmes et leur affirmation de soi contre des critères obsolètes.

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Introduction :

Guide pratique de la vie usuelle à l’usage des jeunes


filles, 1879, Clarisse Juranville ( exemple de livres pour
enseigner la bienséance aux femmes )
la bienséance a toujours été présente, sous plusieurs
formes selon les époques
de la mode jusqu’au mode de vie, de la façon de se
tenir à celle de parler : tout est dicté par la bienséance
malgré tout cela : mes femmes ont toujours su
s’adapter, se remodeler, mais aussi faire face aux règles
de bienséance et se marginaliser
problématique : Comment, à travers l’art du XIX à
aujourd’hui, la femme a su se libérer des normes de
bienséances imposées par la société ?
Comment, à travers l’art du XIX à aujourd’hui,
la femme a su se libérer des normes de
bienséances imposées par la société ?

Plan :
I- L’expression de la sexualité et du corps, sujet sensible
A- Vivienne Westwood, Vive la bagatelle, 1997
B- Yorgós Lánthimos, Pauvres créatures, 2023

II- Le corps de la femme régit par la féminité populaire


A- Suzanne Valadon, Nu allongé sur un canapé, 1928
B- Frida Kahlo, Autoportrait aux cheveux coupés, 1940

III- Les prises de paroles et le statut de la femme dans la


société
A- Marina Abramovíc, art must be beautiful, 1975
B- Anne Sylvestre, Juste une femme, 2013
Exemple 1 : Vivienne Westwood

“Cette collection est dédié aux femmes qui se préoccupe non pas de la
quantité de ses liaisons mais de leur qualité.”
collection printemps été Vive la bagatelle de 1997.
Cette collection se dessine par le jeu entre sensualité subtile et sexualité
assumé, offrant deux visions contrastantes de la femme et de ces facettes.
Les coupes révèlent les bas jarretelles, les soutient gorges sont intégrés
aux chemises, et les perles donnent un aspect chic à la collection.
Une des silhouettes majeurs de cette collection est la robe de marié. En
effet, cette tenue donne la doctrine de la collection : ne pas se fier aux
apparences et aux stéréotypes.
La robe en satin duchesse blanc est longue, le décolleté est droit, sage, ne
révèle rien de trop. Le corset coupe le corps en deux, faisant apparaitre la
taille, rendant la robe légèrement sensuelle, le tout dans la subtilité. Le
bouquet de la marié est épinglé sur le pans gauche de la tenue, se
déversant comme une cascade de fleurs et de feuilles sur la jupe bouffante.
Mais le point fort de cette silhouette reste le fait que la marié a les yeux
bandés d’un ruban en satin blanc élégamment noué, ainsi que les mains
attachées dans le dos grâce à un noeud en tulle.
Les liens de la tenue évoque le bondage et le masochisme créant un
contraste total entre la pureté que représente une robe de marié et une
sexualité assumé.
Cette silhouette nous représente deux facettes complètements différentes
de la femme, nous interrogeants sur le rapport de notre société à la
sexualité féminine souvent dérangeant.
Lien : la sexualité évoqué par Vivienne Westwood est aussi évoqué dans le
film Pauvres créatures.

Exemple 2 : Pauvres créatures


Yórgos Lánthimos 2023
Emma Stone, Mark Ruffalo, Willem Dafoe
le film nous raconte l’histoire de Bella Baxter qui s’est suicidée est
réanimée avec le cerveau de son bébé : elle redevient ignorante du
monde et complètement naïve.
Une découverte de la sexualité et des normes sociétales.
la scène de danse est particulièrement significative. Elle illustre la
libération et l'affirmation de soi du personnage féminin dans un contexte
social rigide ou la bienséance est le Maitre mot.
Bella, récemment "réanimée" avec un cerveau d’enfant, la rendant
ignorante du monde qui l’entoure, est dotée d'une curiosité insatiable. Elle
se retrouve dans un environnement mondain où les danses sont codifiées
et les comportements féminins strictement encadrés.
Des plans larges montrent Bella, commençant à danser sur une musique
stridente et loufoque, avec une grande spontanéité et une gestuelle
désordonnée. + cheveux lâchés = symbole de sexualité à l’époque
La caméra suit Bella, qui essaie de danser paisiblement alors que son
amant essaie de la contrôler pour qu’elle danse plus convenablement.
Le montage accentue cette dissonance en alternant les mouvements
exaltés de Bella et les regards choqués des convives, traduisant
visuellement le choc culturel et émotionnel qu’elle provoque.
Cette scène symbolise la rupture de Bella avec les normes de bienséance
imposées aux femmes. Sa danse devient une métaphore de son
émancipation, défiant les attentes sociétales et affirmant son autonomie.
Cette scène illustre tout le film : une femme ne comprenant pas la
répression féminine qui s’impose à elle, que se soit du point de vue des
codes de bienséances, de l’expression de son corps ou plus largement
dans le film la répression du plaisir féminin, qui, à une certaine époque
était symbole d’hystérie traité médicalement.
Lien : Comme Pauvres créatures Suzanne Valadon aborde le corps
avec détachement, indifférence et honnêteté

Exemple 3 : Nu allongé sur un canapé

Le tableau Nu allongé sur un canapé de 1928 de Suzanne Valadon,


conservé au metropolitan museum de NY
il représente une femme nue, allongée de manière décontractée sur
un canapé.
Cette œuvre se distingue par son réalisme audacieux, loin des
idéalisations habituelles des corps féminins et des règles de
bienséances.
Ce tableau représente une femme nue, allongée sur un sofa à motifs
floraux. La pose de la femme est à la fois intime et nonchalante,
soulignant une certaine indépendance. Elle ne semble pas poser
pour séduire. Cette femme à les yeux bleues et les cheveux blonds,
et tient dans sa main un long drap blanc passant sous ses fesses.
Cette femme a des courbes généreuse, des bourrelets. La palette du
tableau fait ressortir les imperfections de sa peau, les veines, sans
doute aussi des vergetures.
touches de peintures et de pinceaux : texture de la peau
À une époque où les corps féminins étaient souvent représentés
comme des objets idéalisés pour le plaisir du spectateur, Suzanne
Valadon choisit de peindre des femmes réalistes et autonomes.
Dans cette oeuvre une représentation réaliste de la femme et du
corps féminin nous est offerte, au delà de toutes les normes
sociétale. Cette femme semble n’avoir que faire qu’on la représente
nue, sans aucun filtre, sans aucune pudeur. La façon dont elle
assume son corps peut donc remettre en question les normes de
bienséances encrées dans notre société actuelle depuis déjà un
certain temps.
Lien : comme l’oeuvre de Suzanne Valadon, Frida Kahlo évoque la
perception du corps de la femme dans la société

Exemple 4 : Autoportrait aux cheveux coupés ( voir image 3 )

L’Autoportrait aux cheveux coupés datant de 1940 ( conservé au


Mexique ) de Frida Kahlo est une œuvre réalisée peu après son
divorce avec Diego Rivera.
Ce tableau illustre une revendication identitaire, tout en
interrogeant sur les normes de genre et les attentes imposées aux
femmes.
Frida est assise sur une chaise, vêtue d’un costume masculin,
tenant une paire de ciseaux dans sa main droite. Ses cheveux
coupés sont sur le sol, et son regard fixe le spectateur. Sa posture et
rigide et droite, elle s’expose fièrement avec sa nouvelle apparence.
Le costume fait référence à son ex-mari Diego Rivera, célèbre pour
porter des habits similaires, mais aussi à l’androgynie. En adoptant
une tenue masculine, Kahlo défie les normes de féminité
traditionnelles, suggérant qu’elle n’a pas besoin de se conformer
aux attentes de la société pour exister pleinement.
Les longues mèches éparpillées autour d’elle, associées à des
symboles de féminité et de séduction, sont rejetées et oubliées sur
le sol.
Une ligne de paroles tirées d’une chanson populaire mexicaine
figure en haut du tableau : « Mira que si te quise, tué pore el pelo,
ahora que estás pelona, ya no te quiero» (« Si je t’aimais, c’était pour
tes cheveux, maintenant que tu es sans cheveux, je ne t’aime plus
»). Ces mots accentuent l’idée que son rejet de la féminité
traditionnelle remet en question les conditions superficielles de
l’amour et du désir.
Les tons sombres et austères du fond, ainsi que les vêtements noirs,
reflètent un moment de solitude. La couleur jaune du fauteuil
contraste légèrement, attirant l’attention sur sa posture et sa
détermination.
À travers cette oeuvre Frida Kahlo interroge le spectateur sur les
normes de féminité et ce qui est considéré comme correct et
bienséant ou non. Elle s’affiche comme femme forte et
indépendante, une marge d’une société patriarcale
Lien : certaines artistes se sont aussi intéressé aux normes imposé aux
femmes et leurs rapports à leurs corps et leur éducation.

Exemple 5 : Art Must be beautiful

Dans Art Must Be Beautiful, Artist Must Be Beautiful, Marina


Abramović réalise une performance radicale.
Assise devant un public ou une caméra, elle se brosse les cheveux
de manière violente et répétitive tout en répétant sans cesse la
phrase : « Art must be beautiful, artist must be beautiful » (« L’art
doit être beau, l’artiste doit être beau »).
Cette performance est violente. On peut voir dans les yeux de
l’artiste la souffrance du à la violence avec laquelle elle se brosse
les cheveux.
Mais cette souffrance peut aussi être associé au poids de ses
mots. En effet, l’art doit être beau dans notre société, mais surtout
l’artiste doit être beau, la femme doit être belle.
Cette souffrance que l’artiste illustre démontre l’impact des
normes de beauté que la société impose aux femmes et à l’art.
Une femme ne peut se permettre un écart ou une différence sans
prendre le risque d’être considéré comme marginale et négligée.
Dès le plus jeune âge on apprend souvent que la beauté est leurs
plus grand atout, comme le reflette la phrase “soit belle et tait toi”
À travers cette oeuvre l’artiste dénonce la place de la femme dans
l’art, trop souvent réduite à sa beauté, et de manière générale
dans notre société.
Lien : comme la performance de Marina Abramovíc, Anne Sylvestre a
écrit une chanson sur les répressions de la femme dans la société,
surtout sur son droit à la parole.

Exemple 6 : juste une femme ( voir vidéo 3 clé USB )

Juste une femme est une chanson d’Anne Sylvestre datant de


2013. Cette chanson est un cri de protestation contre ce que l’on
considère comme des petits incidents, des petits attouchements,
qui ne sont pas « si dramatique ».
La musique rythmique, hachée et simple, se base sur du piano,
des violons, du violoncelle et de la flute. L’orchestration reste en
retrait pour mettre en valeur le plus possible les paroles.
La chanteuse parle plus qu’elle ne chante, elle récite une sorte de
poème avec une certaine haine dans la voix. Elle insiste avec le
mot “petit” “Petit mari, petit soupçon, P’tite incartade, Petite
plaisanterie de salon, P’tite rigolade, Fermer les yeux, on n’a rien
vu, Petite souffrance” cette répétition insiste sur la dimension des
petits incidents, des petites choses du quotidien qui touchent les
femmes, mais qui ne sont en aucun sensé être considéré comme
des actes mineurs.
« Mais c’est pas grave, C’est juste une femme, C’est juste une
femme à saloper, Juste une femme à dévaluer, J’pense pas qu’on
doive, S’en inquiéter, C’est pas un drame, C’est juste une femme »
cette répétition de phrases revient souvent durant la chanson,
accentuant encore le fait que la société mets au second plan la
souffrance des femmes la normalise, et les poussent à avoir honte
et cacher ce qu’il se passe.
À travers cette chanson, Anne Sylvestre, que nous sommes
habitué à entendre chanter des chansons pour enfants passe à un
tout autre registre. Cette chanson résonne comme un cri de
protestation et de colère envers notre société qui banalise, oublie
et cache les violences conjugales, les viols, les attouchements, les
agressions, les sifflements.
se taire : fait partie des normes de bienséances pour une femme
Avec son ton ironique, la chanteuse exprime presque avec
humour et sarcasme le concept de « bienséance » qui poussent
les femmes à devoir cacher leurs souffrances.
Conclusion

la femme se marginalise et exprime sa sexualité, affirme


son corps et prends la parole
les femmes critiquent ce qu’on leur impose par des
critères obsolètes qui viennent souvent des hommes
ouverture : Marie-Antoinette de Sofia Coppola
biopic qui nous montre la vie des femmes à la cours et
les attendus pour qu’elles survivent

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