Analyse du budget communal à Ain El Hammam
Analyse du budget communal à Ain El Hammam
Mémoire de Master
En vue de l’obtention du diplôme de master en sciences de gestion
Spécialité : Management public
Thème :
Promotion : 2019
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5
REMERCIEMENTS
Nous tenons tout d’abord à remercier le bon Dieu qui nous a donné le courage et insufflé
l’envie de réaliser ce travail ;
Nous tenons à remercier les responsables de la commune d’AIN EL HAMMAM pour leur
accueil ;
Nous remercions « Mme SIMANSOUR Farida » notre directrice de recherche, qui nous a
orienté toute au long de la rédaction de notre mémoire ;
Nous remercions également les membres du jury d’avoir accepté d’évaluer notre travail ;
Nous tenons également à remercier toutes les personnes, qui de près ou de loin, ont su nous
apporter leur soutien.
Dédicaces
Je dédie ce travail :
A toute ma famille ;
A mes amis.
Karim
Dédicaces
Je dédie ce travail qui n’aurait pu aboutir et voir la lumière sans l’aide de Dieu le Tout
Puissant.
A mes très chers parents qui m’ont encouragé tout au long de mes études ;
Mes chères et adorables sœurs, LYDIA, ZHOR et FERROUDJA avec tous mes vœux de
bonheur, de santé et de réussite.
Ma grand-mère.
Lynda
Liste des abréviations
AEH : Ain El Hammam
AS :Autorisation Spéciale.
BP :Budget Primitif.
BS :Budget Supplémentaire.
CA :Compte Administratif.
CF :Contrôleur Financier.
CG :Compte de Gestion.
CL : Collectivité Locale.
CT : Collectivité Territoriale.
DA : Dinar Algérien
DL : Développement Local.
VC : Virement de Crédit.
.
Sommaire
Introduction générale…………………………………………………………………… 4
Introduction ……………………………………………………........................................ 8
Conclusion ………………………………………………………………………………. 39
Introduction ……………………………………………………………………………... 40
Conclusion ……………………………………………………………………………… 67
Introduction …………………………………………………………………………….. 68
Conclusion……………………………………………………………………………… 81
Conclusion générale………………………………………………………………….... 82
Résumé.
Références bibliographie.
4
Introduction générale
Les communes étant des institutions publiques, elles sont régies par des règles de droit
public qui leur permettent de projeter dans le temps leurs prévisions de recettes et de
dépenses.
En effet, il s’inscrit dans le cadre de la gestion budgétaire locale, ceci est un modèle
qui englobe les aspects de l’activité de la commune et comprend une période de
budgétisation permettant de construire un ensemble cohérent de prévisions chiffrées
puis une période de contrôle budgétaire.
Les prévisions budgétaires et leur planification au cours de toute l’année sont l’une des
parties essentielles de la gestion des communes qui s’inscrivent dans le cadre des
finances publiques des collectivités locales ; ces dernières constituent depuis
longtemps un centre d’intérêt académique et une préoccupation majeure des pouvoirs
publics.
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Introduction générale
H1/Le budget permet d’assurer l’existence d’un équilibre budgétaire au cours d’un
exercice dans la commune de AIN EL HAMMAM.
Notre choix se justifie, d’abord, par son intérêt académique car il nous permet
de revenir sur le terrain sur un pan important de notre formation. Par ailleurs, il est
inutile de revenir sur l’importance des finances communales, qui peut être
appréhendée par de nombreuses missions confiées par l’Etat aux communes,
considérées comme un acteur majeur dans la conduite des actions publiques locales.
Aussi, se focaliser sur l’analyse du budget communal permet d’insister sur la nécessité
pour les communes d’obtenir des outils pour mieux maitriser leurs dépenses et
procéder à une affectation optimale des ressources
2-Méthodologie de la recherche :
Toute cette recherche documentaire est complétée par la lecture et l’analyse des
réglementations et des textes législatifs ainsi que le code communal qui nous ont
permis de comprendre la structure du budget communal
En outre ; pour mener à terme notre travail de recherche nous nous sommes appuyés
sur l’exploitation de différents documents fournis par la commune au niveau du
service budget au sein de son assemblé élu (APC), certaines données collectées sont
6
Introduction générale
fournies par les responsables de la commune d’A-E-H, d’autre ont été, ramassés lors
des prises de notes suite aux différents entretiens libres effectués.
C’est grâce à toutes ces données collectées que nous avons pu réaliser des illustrations
graphiques et procéder au traitement de nos résultats.
Pour mener à bien notre travail, nous avons adopté des méthodes de recherche qui se
présentent dans une série de collecte de données et d’informations au sein de la
commune d’A-E-H dont le schéma suivant résume le raisonnement adopté pour le
traitement des questions posées dans ce travail de recherche :
3-Structure du travail :
-le premier chapitre traite des généralités sur la commune et il est consacré à la
présentation de quelques notions de base concernant la commune et ses organes ;
7
Introduction générale
-le deuxième chapitre intitulé « généralités sur le budget communal » est consacré à la
phase d’élaboration et à l’exécution du budget communal ;
-le troisième chapitre concerne notre stage pratique au sein de la commune qui est
l’occasion d’analyser la situation budgétaire de la commune d’A-E-H
8
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Introduction
Parmi ces collectivités locales, on y trouve la commune qui est la plus petite division
organique du pays. Elle est proche de la vie des citoyens, donc elle doit satisfaire leurs besoins
essentiels, notamment gérer les services obligatoires qui incombent à l’Etat.
L’Algérie compte plus de 1541 communes qui sont réparties dans le pays, chaque wilaya est
divisée en Daïra et celle-ci en communes.
La Commune est une institution constitutionnelle créée par la loi 11-10du 20Rajab
1432correspondant au22juin 2011.
1
Articles N°1-2-6 de la loi 11-10du 20Rajab 1432correspondent au22juin 2011.
8
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Les communes ne sont pas une création de la nation, elles s’y intègrent dans un cadre
renouvelé tout en conservant leur personnalité antérieure.
La commune est la plus ancienne et la plus enracinée des collectivités territoriales et elle a
servi de modèle de référence pour l’élaboration progressive de la théorie juridique et politique de
toute l’administration locale.2
1-1 Historique
La commune Algérienne au départ nommée par « les bureaux arabes : qui sont des
structures administratives mises en place par la France du temps de la conquête de l’Algérie en
[Link]éés en 1844, leur but est le renseignement et la définition d’une politique
indigène (locale) »,système dans lequel la circonscription locale était administrée directement par
les officiers de l’armée d’occupation, dont la tâche était d’assurer la surveillance politique des
populations, le rentrée des impôts et de faire produire aux populations les denrées nécessaires à
l’alimentation de l’armée.
Puis vient le cas des communes mixtes à partir de 1868(les indigènes et les Européens), ces
communes avaient un caractère officiel composé de « douars communes », de centres de
colonisation et plus tard de centres municipaux, elles n’avaient aucune homogénéité, elles étaient
dirigées par un fonctionnaire de l’administration coloniale.3
2
Jean-Claude. D, La commune, édition Dalloz, Paris, 1994, p16
3
[Link] consulté le 16/09/2020
9
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Le décret no 63-189 du 16 mai 1963 est le premier texte officiel de l'État algérien qui
réorganise les communes issues de la période de la colonisation française. Ce texte maintient la
division de l'Algérie en quinze départements et donne la répartition des communes algériennes par
département et par arrondissement4.
L'article premier du code communal spécifie que la commune est la collectivité territoriale
politique, administrative, économique, sociale et culturelle de base. Son deuxième article précise
qu'elle est administrée par une assemblée élue, l'assemblée populaire communale formée, de
délégués communaux.
4
Le décret n°63-189 du 16 mai 1963
5
Les ordonnances 63-421du 28 octobre 1963,63-466du 2 décembre 1963 et 6454du 31 janvier 1964
6
Le décret no 65-246 du 30 septembre 1965
7
L'ordonnance no 67-24 du 18 janvier 1967portant sur le code communal
10
Chapitre (1) : généralités sur la commune
au plan national de développement, et ce dans la limite de ses ressources et des moyens mis à sa
disposition. (Voir annexe n°02)
1.2.3- Deuxième redécoupage territorial et réorganisation des communesde 1984
Au cours de la période allant de 1984 à 1987, les plans communaux de développementet les
subventions du fonds commun des collectivités locales (F.C.C.L) ont contribué à laconstitution d’un
potentiel d’équipement pour les nouvelles entités administratives.
La loi no 90-08 du 7 avril 1990 redéfinit le code communal qui organise la commune
algérienne.
La loi dispose que la commune est la collectivité territoriale de base, dotée de la personnalité
morale et de l'autonomie financière. Elle a un nom, un territoire et un chef-lieu.9
Pour y faire face, au début des années 1990, l’Etat a engagé un ambitieux processus de
réformes institutionnelles dans tous les domaines, dont la question des réformes structurelles des
finances publiques est incontournable. (Voir annexe n°03)
La loi no 11-10 du 22 juin 2011 redéfinit le code communal qui organise la commune
algérienne.10
8
La loi no 84-09 du 4 février 1984 réorganise le territoire algérien
9
La loi no 90-08 du 7 avril 1990 relative à la commune
10
La loi no 11-10 du 22 juin 2011 redéfini le code communal
11
Chapitre (1) : généralités sur la commune
C’est le code communal le plus récent, amendant le code du 7 avril 1990, ce dernier
comptait 186 articles alors que le nouveau recense plus de 200 articles. Cenouveau code se présente
dans l’annexe n°04
La commune est une cellule fondamentale dans l’organisation du pays, elle est proche de la
vie des hommes dans leurs cadre social, et dans leurs activités.
1.3.1-Au sens géographique : la commune est une parcelle de terrain dans le territoire
national avec communauté d’habitants qui composent la population de la commune et avec
diverses richesses.
1.3.2-Au sens juridique : c’est une institution conçue par l’Etat ayant à la fois un caractère
politique, administratif, économique, social, et culturel.11
La commune est un intermédiaire organisé entre les citoyens et l’Etat central qui tient sa vie
juridique de la loi.
C’est une autorité décentralisée car les pouvoirs locaux ont une liberté suffisante pour la
gestion des affaires locales.12
11
BOUMOULA. S, Problématique de la décentralisation à travers l’analyse des finances publiques communales de la wilaya de
Bejaïa, thèse de Magister en science économie, Université de Bejaïa, 2002, p16
12
DJEDDI. S, Mémoire master : Essai d’analyse des origines de la crise des finances locales cas de la wilaya de Tizi-Ouzou, ,2008 p7
13
Article N°1 de la loi N°11-10 du 20 Rajab 1432corréspondant au 22 Juin2011relative à la commune, JORADP N°37
14
Article N°2de la loi N°11-10 du 20 Rajab 1432corréspondant au 22 Juin2011relative à la commune, JORADP N°37
15
Selon le 1er article de l’ordonnancedu18 janvier 1967
12
Chapitre (1) : généralités sur la commune
« La commune exerce ses prérogatives dans tous les domaines de compétence qui lui sont
dévolus par la loi. Elle concourt avec l'État, notamment, à l'administration et à l’aménagement du
territoire, au développement économique, social et culturel, à la sécurité, ainsi qu'à la protection et
l'amélioration du cadre de vie des citoyens ».16
D’après l’article 2 de la constitution : « l’assemblée élue constitue l’assise de la
décentralisation et le lieu de participation des citoyens à la gestion des affaires publiques ». 17
1.3- Centralisation, décentralisation et déconcentration des collectivités
locales en Algérie
Deux procédés principaux de répartition des pouvoirs sont à signaler : nous avons d’une
part, la centralisation qui conduit à placer entre les mains de l’Etat l’ensemble des pouvoirs
administratifs et d’autre part, la décentralisation qui conduit à les répartir entre les autres
personnes administratives territoriales et accessoirement entre les personnes administratives
spécialisées.
1.4.1- Centralisation
La centralisation administrative peut se définir comme le procédé qui place entre les
mains du pouvoir central la direction de toutes les affaires administratives. Dans ce
cas, l’administration du pays est dirigée en totalité par le gouvernement.
Cette centralisation est généralement le fait des Etats autoritaires. Elle peut revêtir
18
deux formes à savoir ; une forme directe , lorsque les ordres viennent
immédiatement du gouvernement ou du pouvoir central et une forme indirecte,
lorsqu’il s’agit des agents du pouvoir central, se trouvant sur place pour transmettre
les ordres au nom du gouvernement en qualité de délégué de celui-ci.
1.4.2- Décentralisation
16
Article N° 3 de la loi N° 11-10 du 20 Rajab 1432corréspondant au 22 juin 2011 relative à la commune, JORADP N°37
17
Article N°2de la loi N°11-10 du 20 Rajab 1432corréspondant au 22 Juin2011relative à la commune, JORADP N°37
18
GRUBBER (A), "Décentralisation et institutions administratives", collection U, 2 eme Edition, A. Colin, Paris 1996, p 17.
13
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Elle est définie comme une technique de gestion administrative qui vise à réaliser
une division du travail et un transfert à des autorités autonomes qui sont des organes
élus représentatifs (les collectivités territoriales et les établissements publics). Ils sont
créés et installés à la périphérie par rapport au pouvoir central, et ont des attributions
et des compétences propres de décision et de gestion. Ils seront appelés à exercer au
nom et pour le compte d’une collectivité publique, distincte de l’Etat permettant à
d’importants pouvoirs de décision d’être exercés surplace.
La décentralisation vise à donner aux collectivités territoriales des compétences
propres, à faire désigner leurs autorités par la population et assurer ainsi un meilleur
équilibre des pouvoirs sur l’ensemble du territoire. 19
La décentralisation se définit par le transfert vers les Administrations locales, des pouvoirs
des décisions relatives à la mobilisation des ressources au niveau local en vue de l’exécution
des responsabilités dévolues par le gouvernement central. En principe, toute responsabilité
au niveau local devrait être accompagnée d’un niveau adéquat de ressources.
Sans être indépendantes de l’Etat, les collectivités chargées de la gestion jouissent d’une
autonomie de décision. Elles ne sont pas tenues de se tourner à chaque fois vers l’Etat pour
lancer tel projet ou financer telle opération. Elles peuvent prendre les décisions qu’elles
jugent nécessaires au niveau local pourvu qu’elles ne soient pas en contradiction avec les
lois nationales.21
19
La décentralisation- les collectivités locales, service de presse de l'ambassade de France à vienne-Autriche, document sur la
décentralisation, 2011, P : 5
20
BENABDALLAH, Y- FERFERA .M, « Administration Locale, Décentralisation et Gouvernance »
21
BLANC .M, Développement local et décentralisation en France : Les paradoxes de l’intercommunalité urbaine, actes du Colloque
international « Développement durable des productions animales : enjeux, évaluation et perspectives », Alger, 20-21 Avril 2008, p 7
14
Chapitre (1) : généralités sur la commune
local.
15
Chapitre (1) : généralités sur la commune
décisions sont prises avec une plus grande participation des administrés, afin de
répondre au mieux aux préoccupations de la localité. Ce qui ne peut être le cas si les
décisions sont prises au niveau central.25La notion de décentralisation est souvent
définie parallèlement à une autre notion qui est la déconcentration.
[Link].3- La décentralisation financière
Les objectifs de la décentralisation sont nombreux, parmi ces dernières, on peut citer :
-La décentralisation vise à donner aux collectivités locales des compétences propres, à faire
élire leurs autorités par la population et à assurer ainsi un meilleur équilibre des pouvoirs sur
l’ensemble du territoire ;
-Développer une base efficace et durable des ressources dans la production des services au
niveau local, la croissance économique et la réduction de la pauvreté ;
25
ANNICHE A., "Essai d'analyse de l'affectation des ressources au niveau infra étatique" : la problématique de l'offre des
biens publics locaux : cas des communes de la wilaya de Tizi-Ouzou". Mémoire de Magister en sciences économiques,
U.M.M.T.O, Tizi-Ouzou 2009. P : 95
26
Département des affaires étrangères, Direction du développement et de la coopération (DDC) : Décentralisation : « Document
d’orientation ». DDC, Berne 2001. Document accessible sur le lien suivant :http :// [Link] sur celui-ci : e-mail :
gouvernance@[Link]
16
Chapitre (1) : généralités sur la commune
-Renforcer les capacités de gestion participative à tous les niveaux, basées sur un partenariat
entre le secteur public, le secteur privé, et la société civile.
1.6.1- Promouvoir la concurrence entre les collectivités locales : Le fait que les
Collectivités puissent adopter des comportements stratégiques et que leurs décisions concernant le
choix du niveau de taxe locale influencent celles des autres collectivités.
27
MEGINN, N. et Walsh, N., la décentralisation dans l’éducation : pourquoi, quand, quoi et comment ? UNESCO : Institut
International de Planification de l’Education, 1999
17
Chapitre (1) : généralités sur la commune
1.6.4- La lutte contre la pauvreté : Elle permet une meilleure appréhension des besoins
locaux et des réponses apportées et contrôle mieux la fourniture des services publics, elle réduit la
procédure bureaucratique complexe et accroît l’attention des officiels sur les conditions de bien-
être.
1.6.5- La bonne gestion et fonction : Elle est un facteur de bon fonctionnement «prendre
des décisions rapides, adaptées aux circonstances » et de mieux gérer les services publics «services
de proximité » , en adaptant les réponses aux besoins ressentis et en rendant leur fondement plus
transparent, à condition bien entendu, que ce raccourcissement de la distance à l’administration ne
se traduise pas par le clientélisme.28
Le processus de décentralisation peut donner lieu à des difficultés qui remettent en cause
même son efficacité dans la poursuite des objectifs tels que la croissance économique, la
satisfaction des besoins locaux, le choix des dirigeants, la lutte contre la corruption, le transfert de
compétences. Nous avions pu, dans ce qui suit, synthétiser quelques limites corrélatives, d’ordre
extra-économique qui sont de nature historique, culturelle et politique qui pourraient être
reproduites dans les points suivants :
28
AGAB. Amémoire du magister « décentralisation et développement local en Algérie », Université A. MIRA-BEJAIA, 2015 ppp48,
49,50
18
Chapitre (1) : généralités sur la commune
1.7- La déconcentration
La notion de décentralisation est souvent définie parallèlement à une autre notion qui est la
déconcentration.30
Ce terme a été utilisé pour définir la réforme de l’organisation administrative française de
1958 à 1981. 31Elle se présente par rapport à la décentralisation, comme un correctif technique et un
palliatif sociopolitique de l’absence de décentralisation.
La décentralisation et la déconcentration ne sont pas des termes opposés dans le sens ou la
généralisation de la déconcentration doit permettre à l’Etat d’être un partenaire efficace et
complémentaire des collectivités territoriales.32
Cependant, la décentralisation est différente de la déconcentration, cette dernière est une
simple délégation de certaines décisions à des représentants de l’Etat central au niveau local, soumis
à un contrôle hiérarchique, tandis que la décentralisation renvoie au transfert de compétences de
l’Etat central vers des collectivités indépendantes du centre, dotées de personnalité morale et de
l’autonomie financière, gérées par des organes élus
29
AGAB. Amémoire du magister « décentralisation et développement local en Algérie », Université A. MIRA-BEJAIA, 2015 p47
30
GREFFE (X), « La décentralisation », Edition la Découverte Paris1992, p. 78.
31
BLANC (J), REMOND (B), « Les collectivités locales », Edition Dalloz, p. 36
32
ALBERTINI (J.B), « La déconcentration, l’administration territoriale dans la réforme de l’Etat », Edition Economica, Paris, 1997,
p.7.
19
Chapitre (1) : généralités sur la commune
C’est un système administratif par lequel l’Etat accorde aux entités juridiquement reconnues
l’autonomie financière et de gestion dans des conditions prévues par la loi.
A cet effet, elle aide à mobiliser les ressources locales pour les objectifs de développement,
les institutions locales décentralisées. Grace à leur connaissance de la disponibilité des ressources
est en mesure de les mobiliser pour l’effort de développement local.
En Algérie, jusqu’à la fin des années 90, toutes les décisions ayant trait au développement
étaient prises au niveau central, telles que les décisions ayant trait à l’aménagement du territoire, à
la localisation des entreprises publiques, aux actions socioéconomiques. C’est une situation justifiée
par le système politique suivi, et les lacunes enregistrées au niveau des collectivités locales,
33
El-MENSI, M, financement des collectivités territoriales et mécanismes de péréquation, OccasionalPaper Séries,Number 18
20
Chapitre (1) : généralités sur la commune
notamment en termes de ressources financières propres à ces dernières, ce qui ne leurs permettaient
pas d’envisager des stratégies propres de développement local.
Mais à partir des années 2000, les autorités centrales ont commencé à envisager une vision
du développement dite par « le Bas », ça sera un développement décidé et réalisé par les acteurs
locaux, mais s’inscrivait dans le cadre de la politique globale du développement national. Cette
nouvelle vision du DL est expliquée par :34
-L’augmentation des ressources financières de l’Etat ces dernières années qui a permis aux
collectivités locales de recevoir des budgets importants ;
-La prise de conscience que l’Etat seul ne peut pas prendre en charge tout, donc c’est aux
acteurs locaux de donner leurs mots dans les questions de développement local les concernant ;
-La volonté exprimée par certains territoires afin de construire leurs identités.
Avant de passer au concept de développement local, de préférence qu’on aborde d’abord le
concept de développement tout court.
Selon B. Pecqueur, la doctrine du développement par le bas ne s’appuie ni sur une pratique
ni sur une théorie. Ce type d’approche privilégie exclusivement l’objectif du développement
régional et n’intègre pas suffisamment les contraintes de l’économie nationale. Elle cherche
l’autonomie là où peut être, il serait plus intéressé d’opter pour des modalités de gestion et
d’orientation des interdépendances généralisées. 35
34
HACHEMI-DOUICI N., Si Mohammed D., "La problématique du développement économique local et la recomposition du
territoire en Algérie : de la construction étatique à la construction libérale", Colloque ASRDLF 2014, "Métropolisation, Cohésion et
Performances : Quels Futurs pour nos Territoires", 7/9 juillet 2014, Marnela-Vallée, France
35
PECQUEUR.B le développement local mode ou modèle, éd SYROS alternative 1989.P58
21
Chapitre (1) : généralités sur la commune
En effet, Paul HOUÉE, nous donne une définition plus large en mettant l’accent cette fois-
ci sur le rôle des acteurs locaux, il note que : « le développement local est une démarche globale de
mise en mouvement et en synergie des acteurs locaux, pour la mise en valeur des ressources
humaines et matérielles d’un territoire donné, en relation négociée avec les centres de décision des
ensembles économiques, sociaux, culturels et politiques dans lesquels ils s’inscrivent ».36
1.9.3- Objectifs du développement local
Le développement local est un projet qui vise à dépasser les impératifs de la croissance
économique et à corriger les effets non souhaitables. L’approche du développement local mesure la
maitrise collective des options sociales, économiques, environnementales et technologiques pour
trouver des solutions à long terme aux problèmes des collectivités en déséquilibre, cette maitrise
collective repose sur trois valeurs démocratiques essentielles : la participation, la concertation et la
responsabilisation.
L’Objectif de développement local consiste à élaborer puis à faire fonctionner un projet de
développement local qui crée une synergie ainsi :
- Le développement local vise à améliorer le cadre de vie des personnes de la communauté
pour qu'elles puissent profiter d'un environnement sain et agréable ;
- Il vise également à améliorer leur milieu de vie pour qu'elles puissent s'épanouir dans une
communauté qui leur offre plusieurs occasions sociales et culturelles ;
- Il cherche à augmenter le niveau de vie afin que chacun dans la communauté puisse
travailler et donc gagner un revenu pour pouvoir profiter des avantages de la communauté (création
d'emplois et répartition de la richesse) ;
- Valorise au maximum les potentiels du territoire (ressources agricoles, industrielles,
touristiques, culturelles, écologiques…) ainsi que ses ressources humaines (dynamisme et
qualification, esprit d'entreprise et richesse culturelle des populations locales) ; il assure son
insertion dans les orientations de l'aménagement du territoire (infrastructures de communication,
grandes orientations économiques, programmes spécifiques pour la montagne ou les zones
rurales…).37
Pour la réalisation de ces objectifs, des outils, des méthodes et des métiers spécifiques ont
été développés puis affinés par l'expérience :
36
HOUÉE.P : « Le développement local au défi de la mondialisation », Éditions le Harmattan, Paris 2003 –cité par CASAGRANDE
Claude : «Le rôle des collectivités locales dans le développement local», document consultable et téléchargeable sur le site :
[Link]
37
SAHLI. Z « produit de terroir et développement local en Algérie, cas des zones rurales de montages et de piémonts ». Université de
Blida, Algérie, 2009. p320.
22
Chapitre (1) : généralités sur la commune
-initie toute action pour favoriser et impulser le développement d’activités économiques (art
111) ;
38
Article 107 de la loi n°11-10 du 22 juin 2011relative a la commune. Ibidem articles 108-111
23
Chapitre (1) : généralités sur la commune
24
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Elle se réunit en temps normal, tous les deux mois, au siège de la commune (en cas de force
majeure empêchant l’accès à la commune, l’assemblée se tiendra dans un autre lieu du territoire ou
en dehors du territoire de la commune que le Wali désignera avec le présidant de l’assemblée).
39
DERRYCK (PH) et GILBERT (G), « Economie publique locale », Edition Economica, Paris, 1988, p. 115.
40
ABID, L, l’organisation administrative des collectivités locales OPU, Alger 1987 p06
41
Article N° 15 de la loi N° 11-10 du20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la commune, JORADP N°37
42
Article N° 16 de la loi N° 11-10 du20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la commune,JORADP N°37
25
Chapitre (1) : généralités sur la commune
La durée de chacune de ses réunions ne dépasse pas cinq jours. Pendant sa première session,
l'assemblée élabore et adopte son règlement intérieur.43
« La date et l’ordre du jour des sessions de l’assemblée populaire communale sont fixés par
le président de l’assemblée populaire communale, en concertation avec l'instance exécutive ».
« Les séances de l’assemblée populaire communale sont publiques. Elles sont ouvertes aux
citoyens de la commune et à tout citoyen concerné par l'objet de la délibération.
Toutefois, l’assemblée populaire communale délibère à huis clos, pour :44
- L’examen des cas disciplinaires des élus ;
- L'examen des questions relatives à la sécurité et à l'ordre public. Au titre des commissions
l’assemblée populaire communale dispose en son sein de deux types :
43
Article N° 20 de la loi N° 11-10 du 20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la commune, JORADP N°37
44
Article N° 26 de la loi N° 11-10 du 20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la commune, JORADP N°37
45
Article N°31 de la loi N° 11-10 du 20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la commune, JORADP N°37
46
KHELF.F, MOKHTARI.T, mémoire de fin d’étude « Essai d’analyse des finances communales locales (cas de la commune
d’Ouaguenoun) U. M.M.T.O ,2014-2015 P 13
26
Chapitre (1) : généralités sur la commune
L’APC veille à mettre en place un encadrement adéquat des initiatives locales, visant
intéresser et à inciter les citoyens à participer au règlement de leurs problèmes et à l’amélioration de
leurs conditions de vie.
Chaque commission est présidée par un membre de l’exécutif communal ou à défaut par un
délégué communal désigné par l’APC.
De 1 à 5000 9
De 5001 à 10000 11
De
10001 à 20000 15
De
20001 à 40000 21
De
40001 à 100000 29
De
100001 à 200000 39
Source : M. O. Ali Ziane, thèse d’Etat « les finances publiques locales : analyse et perspectives dans une
économie de marché. »2001. P 92
27
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Élu par ses pairs, le président de l’assemblée représente l’exécutif de la commune et, à ce
titre, doit préparer et exécuter les délibérations de l’assemblée populaire communale.
Vu de près, le président de l’assemblée agit tantôt en tant que représentant de la commune,
tantôt en tant que représentant de l’Etat.
[Link]- Les prérogatives du P/APC en tant que représentant de la commune :
Selon l’article 82 de la loi n°11-10 du 22 juin 2011 relative à la commune, le P/APC doit :
- Ester en justice au nom de la commune et la représenter ;
- Gérer les revenus de la commune, ordonnancer les dépenses et suivre l’évolution des
finances communales ;
- Passer les actes d’acquisition de biens, de transactions, de marchés, de baux, d’acceptation
des dons et legs ;
-Procéder aux adjudications des travaux communaux et surveiller leur bonne exécution ;
- Faire tous les actes interruptifs de prescription ou de déchéance ;
- Exercer tous les droits mobiliers et immobiliers appartenant à la commune y compris-le
droit de préemption ;
- Pourvoir aux mesures relatives à la voirie communale ;
- Veiller à la conservation des archives ;
- Prendre les initiatives pour développer les revenus de la commune.
-Également, le président de l’Assemblée Populaire Communale doit veiller au bon
fonctionnement des services publics et à la mise en place des établissements publics communaux.47
[Link]- Les prérogatives du P/APC en tant que représentant de l’Etat
Selon l’article 87, dans le cadre des dispositions de l'article 86 ci-dessus, le Président de
l'Assemblée Populaire Communale peut, sous sa responsabilité, déléguer sa signature aux délégués
communaux, aux délégués spéciaux ou à tout fonctionnaire communal, pour :
47
Article 82 de la loi n°11-10 du 20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la commune, JORADP N°
28
Chapitre (1) : généralités sur la commune
-légaliser toute signature apposée en leur présence par tout citoyen, sur présentation d’un
document d’identité ;
Selon l’article 88, le Président de l'Assemblée Populaire Communale est chargé, sous la
diligence du wali, de :
Il est chargé, en outre, de toutes les missions que lui confèrent la législation et la
réglementation en vigueur.
Selon l’article 89, le Président de l'Assemblée Populaire Communale prend, dans le cadre
des lois et règlements en vigueur, toutes les précautions nécessaires et toutes les mesures
préventives pour assurer la sécurité et la protection des personnes et des biens dans les lieux publics
où peut se produire tout sinistre ou accident.
Il prescrit, en outre, et dans les mêmes formes, la démolition des murs, bâtiments édifices
menaçant ruine, dans le respect de la législation et de la réglementation en vigueur, notamment
celles relatives à la protection du patrimoine culturel.
29
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Il est constitué par le président de l’APC, celui-ci peut être assisté d’un ou de plusieurs
adjoints, il est chargé de l’exécution, et est élu pour la durée du mandat de l’APC.48
Il est le seul véritable organe exécutif de la commune et les adjoints ne sont que ses
collaborateurs.
En cas d’absence ou d’empêchement, le Président de l’APC est suppléé dans ses fonctions
par l’adjoint qu’il aura désigné en cas d’empêchement de ce dernier, il est suppléé par le suivant de
la liste. Le président représente la commune dans toutes les manifestations officielles et solennelles.
Président de l’APC
Agent de la commune
Agent de l’Etat
Exécute les
délibérations de l’APC
Officier de l’Etat
civil
Prépare le budget et en
est l’ordonnateur
Représente
juridiquement la
Source : les finances locales analysent et perspective, thèse de doctorat, université d’Alger ,2000
commune
Assure le bon
Légalise les fonctionnement des
48
signatures services communaux
Article N°47de la loi 90-08du 7Avril 1990 complétée, relative à la commune, JORADP N°37
30
Chapitre (1) : généralités sur la commune
49
Article N° 125 de la loi N° 11-10 du20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la commune,JORADP N°37
50
Article N° 126 de la loi N° 11-10 du 20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la commune, JORADP N°37
31
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Source : [Link]
32
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Afin d’améliorer les conditions de vie des populations, préserver et protéger l’environnement, la
commune doit être présente dans plusieurs domaines. C’est dans ces domaines-là, que sont définies les
compétences de la commune.
En pratique, les compétences urbaines des collectivités locales existent bel et bien depuis
longtemps, elles remontent à la charte communale de 1966 qui a conçu la réforme de l’institution
communale. Cette dernière a doté la commune d’un cadre juridique. Cependant, c’est à partir de 1981 que
sont conférées légalement aux communes des compétences en matière de délivrance de permis de
construire, de gestion de réserves foncières et l’élaboration des plan d’urbanisme directeurs.
Une nouvelle étape qualitative dans l’évolution de l’institution communale est franchie avec la
législation de 1990 qui intègre la commune dans le processus de réformes politiques et économiques
induites par la constitution de 1989. Cette loi a modifié les formes d’organisation et de fonctionnement de
la commune en matière de gestion urbaine, dans une logique décentralisatrice.
C’est dans ce sens que l’Etat a concédé certaines compétences urbaines aux communes,
notamment pour ce qui concerne l’élaboration de certains documents tels que : le schéma directeur
33
Chapitre (1) : généralités sur la commune
d‘aménagement et d’urbanisme (PDAU), le plan d’occupation des sols (POS), permis d’occupation des
sols et permis de construire.51
La loi n°90-08 définit les compétences communales en matière d’urbanisme comme suit: selon
l’article 90, la commune doit se doter de tous les instruments d’urbanismes prévus par les lois et
règlement en vigueur. De même l’article 91 précise que la commune s’assure du respect des affectations
des sols et des règles de leur utilisation et veille au contrôle permanent de construction dans les conditions
fixées par les lois et règlement en vigueur.
On peut dire que puisque là, la Commune a pour premier devoir de veiller à la santé de ses
habitants et donc aux conditions d’hygiène sur tout son territoire. Elle doit veiller au stockage d’eau de
qualité et à sa distribution, de faire un bilan sur l’eau de toutes les activités afin de déceler les
surconsommations pour cause de civisme ou de négligence et d’appliquer la loi avec rigueur (code des
eaux, loi relative à la protection de l’environnement).
Au même titre que l’eau, la commune a également le devoir de veiller à la propreté et de faire un
audit environnemental de toute source de déchets sur son territoire.
En Algérie, l’action publique locale liée à l’environnement est configurée dans le code communal
en consacrant une rubrique à l’action de l’environnement. Et c’est selon l’article 132 du code communal
que la commune a la charge d’assurer les actions suivantes :
La commune algérienne est chargée d’assurer l’adduction en eau potable. Principalement, ce sont
des opérations d’alimentation et de surveillance de la qualité de l’eau desservie.
Afin de préserver la santé de ses habitants et faire respecter les conditions d’hygiène sur tout son
territoire, la commune doit :
51
Le code de la Commune et la loi N°11-10 du Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la Commune
34
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Comme pour l’alimentation en eau potable, l’assainissement est une action qui relève de la
commune. Mais pour ce qui est de la récupération des eaux usées, la commune est placée loin d’assumer
cette responsabilité qui reste de l’apanage du sectoriel en réalisant des centres d’épuration. La commune
n’assure que la fonction d’animation du projet.
Toujours, dans les articles 107 et 132 du code communal, les opérations de récupération des
déchets solides, évacuation des eaux usées et ordures ménagères sont à la charge de la commune.
La réalité exige aux communes de mener des actions, jugées davantage efficaces, pour la
préservation de l’environnement et qu’on peut résumer ainsi :
-Mettre en œuvre des campagnes de tri, de collecte et fixation des horaires de récupération des
déchets solides et ordures ménagères ;
-Placement des poubelles publiques et des centres de transit aux endroits appropriés avec des
horaires stricts et fixes ;
52
Articles N° 107, 132 de la loi N° 11-10 du 20 Rajab 1432 correspondant au 22 juin 2011 relative à la commune, JORADP N°37
35
Chapitre (1) : généralités sur la commune
La législation n’accorde pas une attention particulière ou précise au développement local. Ce n’est
qu’une retombée incidente d’une mission plus générale ou plus globale relative au développement de la
société surtout en matière d’emploi et d’investissement, qui est du ressort de l’Etat.
Elle élabore et adopte son plan de développement à court, moyen et long terme et veille à son
exécution. Elle initie toute action et toute mesure propre à favoriser et à impulser le développement
d’activités économiques en relation avec ses potentialités et son plan de développement, ainsi toute
mesure de nature à assurer l’assistance des catégories, sociales démunies en matière d’emploi.
En matière de foncier, la commune assure le respect des affectations des sols et des règles de leur
utilisation et veille au contrôle permanent de la conformité des opérations de construction dans les
conditions fixées par la réglementation en vigueur.
Elle encourage et favorise la promotion immobilière publique et privée. A cet effet, elle prend :
-Par le biais de la délibération, la commune affecte une partie de ses dépenses en capital à titre
d’investissement au fonds de participation des collectivités locales.
-L’action d’investissement la plus directe que conçoit la commune est celle des PCD ou elle
produit des services d’intérêt général, généralement concentrés en alimentation en eau potable,
l’assainissement et le revêtement des routes.
L’organisation de l’enseignement public incombant à L’Etat, mais cela ne peut se faire sans pour
autant associer d’autres niveaux de décisions. Les communes jouent un rôle dans la définition des
priorités et les spécificités locales et recensent les besoins exprimés localement.
36
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Selon l’article 72 de l’ordonnance N° 76-35 du 16 Avril 1976 et la loi 90-08 du 07 avril 1990,
sont de la compétence de la commune :
-La collecte et la communication aux services centraux par l’intermédiaire de la wilaya, de toutes
les informations et études en matière d’éducation et de formation ;
Les prérogatives de la commune ne portent donc pas sur la pédagogie ou la rémunération des
enseignants…ce sont plutôt les structures qui intéressent la commune.
La commune a la charge des écoles, elle est propriétaire des locaux et en assure la construction,
l’entretien, la reconstruction, l’extension et les grosses réparations, sont donc clairement des composantes
du domaine communal mises à la disposition d’un service public national.
L’action sociale des collectivités locales est conçue pour susciter l’émergence d’un espace de
solidarité et d’insertion sociale aux catégories sociales les plus défavorisées de la communauté, elles
interviennent en tant qu’appoint aux plans de développement social de la collectivité locale.
Il est créé au niveau de chaque commune un bureau de l’action sociale, ce service développe et
met en œuvre toutes mesures à encadrer les activités liées à l’action sociale de l’Etat, à la solidarité
nationale et à la promotion du mouvement associatif à caractère social. A ce titre, la commune est chargée
de :
53
Article 72 de l’ordonnance N° 76-35 du 16 Avril 1976 et la loi 90-08 du 07 avril 1990
37
Chapitre (1) : généralités sur la commune
-Veiller à l’application de la législation et la réglementation dans tous les domaines liés aux
activités de protection sociale ;
-Procéder à des enquêtes sociales pour identifier les catégories sociales en détresse ou dans le
dénuement ainsi que l’information, la réception, l’enregistrement des demandes et l’établissement
mensuellement des listes des bénéficiaires d’aides financières sociales et d’aides à l’insertion des jeunes ;
-Elaborer les programmes mensuels ou trimestriels d’aide à l’insertion des jeunes avec l’appui et
l’assistance technique des services de la daïra, de la wilaya et les délégués à l’emploi de jeunes ;
-Rechercher, dans le cadre de ses missions, l’acquisition de toutes les aides financières, les dons
-Etablir des bilans physiques et financiers ainsi que les rapports d’évaluation périodiques pour les
différents programmes et activités sociaux ;
En plus de ses prérogatives, le dispositif communal à l’action sociale comprend les programmes
d’aide pour l’auto construction avec le financement de l’Etat, le logement social et les locaux pour
activités économiques. Ce dernier est dans le cadre du programme complémentaire de soutien à la
croissance économique 2005/2009, un programme de réalisation de 100 locaux par commune a été affecté
pour le secteur emploi et solidarité nationale.
La loi 90-08 dans son article 100, stipule que conformément aux normes nationales, la commune
prend en charge la réalisation et l’entretien des centres de santé et des salles de soins.54
A cet effet et pour assister le président de l’APC dans la mise en œuvre de ses missions de
prévention sanitaire, d’hygiène et de salubrité publique telles que fixées par le décret n° 81-267 du 10
octobre 1981, il est mis à sa disposition par chaque secteur concerné, un personnel technique regroupé
54
Article 100 de la loi 90-08
38
Chapitre (1) : généralités sur la commune
au sein d’un bureau dénommé « bureau d’hygiène communale ». Ce bureau est chargé en liaison avec
les services concernés :
-De proposer le cas échéant, de mettre en œuvre toute mesure ou programme de protection et de
promotion de la santé de la collectivité, notamment en matière de lutte contre les maladies transmissibles
et contre les vecteurs de ces maladies ;
55
Décret n° 81-267 du 10 octobre 1981
39
Chapitre (1) : généralités sur la commune
Conclusion
La commune est une unité insérée dans l’Etat qu’elle a l’obligation de servir, elle représente
une unité décentralisée chargée de la mise en œuvre directe des actions de développement qui
incombent en propre. Dans son cadre véritable, la commune sera le point de départ du développement
de notre économie et de l’amélioration de notre organisation administrative.
56
L’évêque, « Economie de la réglementation », collection : Repère, Editeur ; la découverte, 2004, p 27
40
Chapitre (1) : généralités sur la commune
41
Chapitre (1) : généralités sur la commune
42
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
Introduction
Les collectivités locales tels que la commune ont besoin d’établir chaque année un
budget, acte qui occupe une place importante dans la gestion publique d’un pays donné car il
lui leur permet d’évaluer leurs recettes et leurs dépenses et qui est une tâche obligatoire pour
chaque commune.
Le budget local est considéré comme une conquête de la démocratie permettant aux
assemblées élues d’exercer un contrôle étroit sur leur exécutif. C’est un tableau détaillé
retraçant, pour l’année à venir, les recettes sur lesquelles peut compter l’exécutif afin
d’engager des dépenses pour un montant maximum1. Le budget traduit alors le consentement
des représentants du peuple à l’imposition de prélèvements fiscaux, dans le but de permettre
la réalisation de dépenses dont la nature est fixée et le montant maximum prévu.
Le budget est ainsi une prévision, une information, mais c’est aussi une autorisation.
Comme il se présente sous forme d’un document chiffré qui prévoit l’ensemble des recettes et
des dépenses de la commune au cours d’une période qui est généralement une année,il est
administré par un conseil élu.
1
Dr Théodore J. O. KABORE Cours de finances publiques locales, Février 2016 , page 6.
2
Article N° 180 de la loi N° 11-10 du 22 juin 2011 relative à la commune.
40
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
Le budget est un outil de régulation des finances publiques pour les collectivités
locales ainsi que pour l'Etat. Il obéit à des principes clairs, comme il est un acte fondamental
de toute collectivité publique.
En général, le budget est un acte public par lequel l’Etat autorise les recettes et les
dépenses annuelles des services publics. Bien plus tard, les entreprises ont adopté cette
technique de gestion qui deviendra après l’expression d’une politique financière à suivre
pendant un certain temps pour atteindre des objectifs bien déterminés.
Ainsi, le budget se présente comme un outil quantitatif pour exprimer des objectifs
qualitatifs, attachés à une période donnée, il met en œuvre des moyens matériels dont on peut
analyser par la suite l’utilisation correcte ou non et les écarts existant par apport aux
programmes initialement prévus.
Un budget communal est ainsi un état de prévision des recettes et des dépenses annuelles
de la commune, c’est un acte d’autorisation et d’administration qui permet le fonctionnement
des services communaux et l’exécution du programme d’équipement et d’investissement de la
commune.3
Etymologiquement, le budget est en réalité un mot anglais adopté en français moderne qui
résulte de la transformation du mot français ancien bougette, qui signifiait « petit sac » et qui
était le diminutif du mot féminin bouge « sac, poche » venant lui-même du mot latin bulga.5Il
constitue la valorisation monétaire d’un plan d’action destiné à atteindre un objectif.
3
Article 176 de la loi N°11-10 du 22 juin 2011 relative à la commune, JORADP N°37 du 3juillet 2011.
4
MUZELLEC R, Finance publique, édition DALLOZ, 10éme édition Paris 1997, page 115.
5
DEGOS. J-G Abou Fayad A, Les budgets, élaboration et analyse, éditeur : E-THEQUE 2004 ,page 20.
41
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
C’est des délibérations qui viennent pour modifier les autorisations budgétaires
initiales soit pour intégrer des dépenses soit pour supprimer des crédits antérieurs votés et
parmi eux on peut citer :
Ces crédits sont obligatoirement rattachés aux articles prévus dans le budget
supplémentaire.
6
Art N° 177 de la loi N° 11-10 du 22 juin 2011relative à la commune.
7
Cours des finances publique local Enseignant Dr Théodore J. O. KABORE Février 2016 page 6
8
Cours des finances publique local Enseignant Dr Théodore J. O. KABORE Février 2016 page 6
42
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
L’APC peut être amenée à voter après l’approbation du budget supplémentaire des
crédits additionnels, soit pour augmenter des dotations insuffisantes, ou pour financer des
opérations non prévues.
- Qu’elles soient couvertes par des recettes nouvelles, un excédent de recettes disponibles ou
une annulation de crédit.
Cette procédure autorise le P/APC à effectuer librement des virements de crédits d’un
article à un autre à l’intérieur d’un même chapitre, ou de chapitre à chapitre à l’intérieur d’une
même section, à condition que ces virements ne touchent pas les crédits grevés d’affectation
spéciale (CGAS).
43
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
- Les résultats.
Les résultats du compte de gestion doivent être en concordance avec les résultats du
compte administratif tenu par le P/APC, ce qui permet une transparence dans la gestion des
deniers publics.
Ils ont pour objet de compléter le budget principal en développant certains aspects de
la situation financière et patrimoniale de la commune, on retrouve principalement :
Le budget communal
44
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
Budget
45
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
46
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
- La taxe d’incitation au déstockage des déchets liés aux activités de soins des hôpitaux
et cliniques dont 10% profite aux budgets communaux,
- La taxe complémentaire sur la pollution atmosphérique d’origine industrielle qui est
affectée aux communes à raison de 10%,
- La taxe complémentaire relative aux eaux usées d’origine industrielle dont 25% est
versée au profit des communes.
f- Les produits de la fiscalité indirecte : et qui sont principalement :
-La taxe sur la valeur ajoutée : qui est un impôt versé au titre de l’ensemble des
opérations de ventes, de travaux immobiliers et les prestations de services et les
opérations d’importation. Cette taxe est appliquée à trois taux différents : un taux
normal de 17%, un taux réduit de 14% et un taux réduit spécial de 7%. Conformément
à la loi de finances pour 1995, 5% de la TVA est affecté aux communes et 10%pour le
FCCL.
-La taxe à l’abattage est un droit perçu sur le poids des animaux abattus ou importés
en vue de la consommation humaine. 25% du produit de cette taxe alimente le budget
communal.
-La taxe sur les permis immobiliers qu’ils soient permis de construire, permis de
démolir ou permis de lotir, une taxe perçue au profit des communes est versée entre
les mains du trésorier communal. Son montant varie selon le coût de la construction.
-La taxe de séjour : les communes érigées en stations hydrominérales, climatiques ou
touristiques peuvent instituer une taxe de séjour payée par les personnes non
domiciliées dans les communes lorsqu’elles y passent une nuitée.
-Les droits de fête et de réjouissance : les budgets communaux sont également
alimentés par ces droits qui sont institués sur le droit d’organisation des fêtes et
réjouissances à caractère familial.
-Les taxes sur les spectacles et les jeux de hasard.
-Les droits de fourrières : lorsqu’il y a des animaux ou des véhicules saisis, la
commune peut assurer leur gardiennage en contrepartie de droits journaliers payés par
leurs propriétaires.
B- Les produits de l’exploitation :
La commune peut recourir à la vente de certains produits d’exploitation qui génèrent
des revenus pour son budget, parmi lesquels :
a- La vente de produits et services :
Tels qu’abonnements, vente d’ouvrages, analyse, pesage, désinfection, ...
47
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
48
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
A- Les subventions :
Les subventions constituent une part importante des recettes communales. On peut
généralement distinguer entre :
a- Les subventions de l’Etat :
Qu’elles soient sous forme de plans communaux développement ou de financements
grevés d’affectation spéciale, ces subventions visent à aider les communes dans la
prise en charge de leurs attributions et la satisfaction des besoins des citoyens, à
travers la réalisation de projets qui peuvent avoir trait à l’alimentation en eau potable,
l’assainissement, les chemins et pistes, les aménagements urbains, les infrastructures
socioculturelles, d’éduction ou de jeunesse.
b- Les subventions du FCCL :
C’est un fond de solidarité entre les communes, à travers les subventions qu’il attribue,
il apporte une réponse efficace aux problèmes de développement des collectivités
locales.
c- Les subventions du fonds de garantie des impôts directs (FGID) :
Les subventions de ce fond sont destinées à parer à l’insuffisance des ressources
fiscales des communes, par rapport aux prévisions. Il garantit ainsi la moins-value en
matière de recettes fiscales.
d- Les autres produits :
Parmi ces autres produits, on peut retrouver le produit des concessions de service
public, les participations au capital des entreprises publiques, les aliénations
d’immeubles, les dons, les legs,
L’art 160 de la loi n° 90-08 du 7 avril 1990, relative à la commune a énuméré les
dépenses de la section équipement ainsi :
49
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
12
Art 160 de la loi n° 90-08 du 7 avril 1990, relative à la commune
13
Http: [Link] consulté le 22/01/2020
14
Ibid.
15
Ibid.
50
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
L’élaboration du budget communal se fait selon des règles et des procédures. Il traduit une
politique, des choix, une volonté d’agir et de progresser. Cependant, comme toute décision à
caractère financier, comme tout choix coûteux, il est soumis à des contraintes diverses :
16
Http:// [Link] consulté le 22/01/2020
17
Ibid.
51
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
l’équilibre budgétaire, il existe le caractère obligatoire de certaines dépenses qui doit être
respecté.
Le projet de budget de la collectivité locale est préparé par le président du conseil avec
l’aide des services techniques de la collectivité territoriale et, au besoin, des services
déconcentrés de l’Etat. Des débats d’orientation budgétaire peuvent être organisés avant
l’examen du projet de budget. Le budget doit être élaboré en équilibre réel. Le budget est en
équilibre réel lorsque la section ''fonctionnement " et la section ''investissement " sont
respectivement en équilibre, les recettes et les dépenses ayant été évaluées de façon sincère, et
lorsque le prélèvement sur les recettes de la section ''fonctionnement " au profit de la section
''investissement " ajouté aux recettes propres de cette section, à l'exclusion du produit des
emprunts et éventuellement des dotations des comptes d'amortissement et de provisions,
fournit des ressources suffisantes pour couvrir le remboursement en capital des annuités
d'emprunt à échoir au cours de l'exercice.
Le prélèvement sur les recettes de la section "fonctionnement" au profit de la section
''investissement " doit représenter au moins 20% des recettes budgétaires propres de la
collectivité. Toutefois, n'est pas considéré comme étant en déséquilibre le budget dont la
section de fonctionnement comporte ou reprend un excédent et dont la section
d'investissement est en équilibre réel, après reprise par chacune des sections des résultats
apparaissant au compte administratif de l'exercice précédent. Une fois élaboré, avant qu’il ne
soit exécutoire, le projet de budget doit être transmis aux ministères de tutelle qui assurent le
contrôle de sa légalité. Ces ministères peuvent déléguer leurs pouvoirs aux représentants de
l'Etat au niveau local. Ce contrôle a pour objet d’en vérifier la conformité aux lois en vigueur.
Si les représentants de l’Etat y décèlent que la légalité n’a pas été respectée, ils adressent des
observations au maire ou au président du conseil régional en lui recommandant de se
conformer aux textes.
En Algérie l’élaboration du budget communal se fait comme suit : C’est le P/APC qui
prépare le document budgétaire et se charge de le proposer à l’assemblée communale. Il est
assisté pour cela par un encadrement humain disposant d’un fond documentaire. Deux phases
apparaissent dans cette opération :
Il est chargé par la loi de la préparation du budget avec la collaboration des différents
responsables de la commune. C’est particulièrement le secrétaire général qui joue un rôle
important dans cette tâche, et dans certaines communes, c’est lui seul qui élabore le budget. Il
52
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
Le vote du budget communal se fait comme suit :Après son élaboration, le maire ou le
président du conseil régional dépose le budget au conseil municipal ou régional pour vote. Le
budget est voté en équilibre réel par le conseil de la collectivité locale18. Il est voté chapitre
par chapitre. Les décisions modificatives du budget, les budgets annexes et les budgets des
établissements publics locaux sont votés et approuvés dans les mêmes conditions que le
budget principal de la collectivité locale. Lorsque le budget de la collectivité locale n'a pas été
approuvé avant le début de l'année financière, les recettes ordinaires et les dépenses
obligatoires s'exécutent sur la base des prévisions budgétaires de l'année précédente en tenant
compte, le cas échéant, des augmentations ou diminutions résultant des mesures légales ou
réglementaires s'imposant à la collectivité locale et des délibérations régulièrement prises par
elle au cours de l'exercice précédent. Le budget d'investissement s’exécute sur la base des
programmes non terminés.
En Algérie le vote du budget se fait comme suit : le budget doit obligatoirement être
voté en équilibre par l’Assemblée Populaire Communale, le budget primitif est adopté avant
le 31 Octobre de l’année précédant celle pour laquelle il est prévu. Le budget supplémentaire
est voté avant le 15 Juin de l’exercice auquel il s’applique19.
Le budget doit être approuvé au préalable par le Wali, il est donc soumis à un contrôle
d’opportunité. Au cas où il aurait été adopté en déséquilibre, le Wali retourne le budget au
président d’APC dans les 15 jours suivant sa réception. La commune dispose d’un délai
supplémentaire de dix jours pour le réexaminer et le voter en équilibre. Si tel n’est pas le cas,
le Wali règle d’office le budget.
18
Ibid. page 11 ????
19
Art. 152 de la loi90-08 du 07 Avril 1990
53
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
L’exécution et le contrôle du budget se fait selon les étapes suivantes : le budget des
collectivités locales est exécuté par le président du conseil. Tout comme le budget de l’Etat, le
budget des collectivités territoriales est exécuté par l’ordonnateur et le comptable, en respect
des principes de comptabilité publique en vigueur (séparation de l’ordonnateur et du
comptable).
Il existe, ensuite, des ordonnateurs spéciaux qui exercent ces fonctions à titre
exceptionnel : il s’agit notamment, si l’exécutif local a été déclaré comptable de fait par le
juge des comptes et suspendu de sa qualité d’ordonnateur, de l’adjoint au maire ou du vice-
président du conseil régional dans les limites fixées par la loi. Enfin, lorsque le conseil de la
collectivité territoriale ne peut exercer ses fonctions du fait, par exemple, d’une dissolution ou
d’une annulation de l’élection de ses membres, l’Etat doit nommer une délégation spéciale
chargée de remplir temporairement certaines fonctions exercées par le conseil : son président
devient, alors, ordonnateur de la commune.
Les comptables publics locaux sont des agents nommés par le ministre chargé du
budget. On distingue, ainsi, en premier lieu, les comptables principaux des comptables
secondaires. Les premiers rendent directement leurs comptes à la Cour des comptes et les
seconds voient leurs comptes contrôlés tant par les Chambres régionales des comptes que par
54
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
les comptables principaux dont ils relèvent. On peut aussi distinguer les comptables à
compétence générale des comptables à compétence spécifique. Les premiers sont les
comptables de droit commun : il s’agit de comptables directs du Trésor. A l’inverse, les
seconds sont des comptables à compétence spéciale, leurs pouvoirs se limitant, alors, à des
opérations particulières ou à des budgets annexes.
- il vérifie la régularité des opérations budgétaires, appose son visa en cas de conformité et
ordonne les délais d’exécution ;
Le budget est exécuté sur la base des règles administratives et comptables relatives à la
mise en œuvre des dépenses et des recettes. Il s’agit de la règle de séparation des ordonnateurs
et des comptables et de la règle du contrôle financier.
55
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
La réalisation des recettes fiscales (impôts directs ou indirects), relève de l’Etat. Les
opérations suivantes doivent être effectuées :
- Le constat des droits : l’ordonnateur doit d’abord constater les droits au profit de la
collectivité locale, c’est-à-dire vérifier l’existence d’une créance au profit de cette
dernière. Il ne crée pas la recette, dans la mesure où celle-ci résulte de l'application du
droit. En outre, il peut déterminer l’assiette de l’impôt, c’est-à-dire le montant de la
matière imposable.
- La liquidation : l’ordonnateur doit, ensuite, liquider la créance, c’est-à-dire en arrêter
le montant.
- L’ordonnancement : l’ordonnateur procède à l’ordonnancement proprement dit, c’est-
à-dire à l’émission de l’ordre de recettes en vertu duquel le comptable pourra
recouvrer la créance. Cet ordre doit indiquer les bases de la liquidation.
- Le recouvrement : le comptable est chargé de la prise en charge et du recouvrement
des ordres de recettes qui lui sont remis par l’ordonnateur. Concrètement, le comptable
informe, par un avis d’imposition, chaque contribuable du montant de l’impôt, de la
date de mise en recouvrement et du délai de paiement.
2-2-2-2-Les opérations de dépense
56
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
En Algérie, l’exécution du budget se fait comme suit : Le budget communal, après son
adoption par l’Assemblée Populaire Communale et son approbation par le Wali est exécuté.
Son exécution est soumise aux règles de la comptabilité publique, basée sur le principe de
séparation des fonctions entre le comptable et l’ordonnateur.
D’une manière générale, il s’agit d’encaisser les recettes et de payer les dépenses. Ces
opérations ne sont possibles que si les créances et les dettes sont constatées par un titre de
recette et par un titre ou mandat de paiement.
Le titre de recette est un acte juridique par lequel sont constatés les droits de la
commune. Cette opération d’exécution comprend les tâches suivantes :
- Liquidation des droits en déterminant le montant exact des recettes ou des dettes ;
A- Engagement :
C’est l’acte juridique par lequel la commune constate ou crée à son encontre une
obligation de laquelle résultera une charge à payer dans la limite des crédits prévus
au budget. L’ordonnateur vérifie si les crédits existent pour payer la dette.
B- Liquidation :
57
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
C- Ordonnancement :
D- Paiement :
Par ailleurs, les dettes de la commune qui n’ont pas été liquidées, ordonnancées et
payées dans un délai de quatre années après l’ouverture de l’exercice auquel elles
sont rattachées, sont prescrites et définitivement acquises au profit de la
commune21, à moins que ce retard ne soit imputable à la commune ou si un recours
est introduit devant une juridiction.
20
Art.157 de la loi 90-08 du 07 avril 1990 relative à la commune p. 420, (JORA N° 15 du 11-04-1990).
21
Art.162 de la loi 90-08 du 07 avril 1990 relative à la commune. p. 420, (JORA N° 15 du 11-04-1990).
22
Art.159 de la loi 90-08 du 07 avril 1990 relative à la commune. p. 420, (JORA N° 15 du 11-04-1990).
58
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
2-2-3-1-L’ordonnateur
Pour permettre une certaine souplesse dans l’exécution du budget, le P/APC peut
effectuer des virements, à l’intérieur d’un même chapitre, d’article à article, et de chapitre à
chapitre. Il peut donner délégation de signature à des fonctionnaires placés sous son autorité
directe. En cas d’absence ou d’empêchement, il peut se faire substituer par un acte de
désignation régulièrement au profit du comptable.
Pour être certain de ne pas dépasser les crédits alloués à un article budgétaire, le P/APC
doit tenir une comptabilité des engagements qui retrace le montant des prévisions, le montant
des engagements et les soldes disponibles. A ce titre, il est responsable des certifications qu’il
délivre et des irrégularités ou erreurs qu’il commet. L’ordonnateur peut passer outre le refus
23
Art. 23 de la loi 90-21 du 15 Août 1990 relative à la comptabilité publique.
59
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
- L’indisponibilité de trésorerie ;
2-2-3-2-Le comptable
Le contrôle du budget se fait comme suit : la mission des contrôles ne vise pas seulement
à prévenir d’éventuelles opérations frauduleuses mais, elle se donne pour objectif de
contraindre l’exécutif local à respecter les autorisations de dépenses et de recettes données par
l’assemblée des élus.
Les principaux acteurs du contrôle sont : les comptables publics, le contrôleur financier,
l’Inspection générale des finances et l’assemblée délibérante.
60
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
Il existe un contrôle exercé par les comptables publics tant sur les recettes que sur les
dépenses qu’ils enregistrent dans un compte de gestion. En matière de contrôle des recettes,
les comptables publics sont tenus d’exercer le contrôle de l’autorisation de percevoir les
recettes, de la mise en recouvrement des créances et de la régularité des réductions et des
annulations des ordres de recettes. Quant aux dépenses, les comptables doivent s’assurer de la
qualité de l’ordonnateur, de la disponibilité des crédits, de l’exacte imputation des dépenses,
de la validité de la créance, notamment au regard de la règle du service fait, du caractère
libératoire du règlement et de la non-application de la prescription quadriennale.
Le corps des inspecteurs des finances supervise l’ensemble des ordonnateurs et des
comptables du Trésor et peut leur imposer des contrôles à l’improviste. Ils suivent, au plan
local, la mise en œuvre des réformes des ministères financiers et participent à des enquêtes
territoriales transversales.
61
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
Les comptes des collectivités territoriales et de leurs établissements publics sont soumis au
contrôle de la Cour des comptes. La Cour des Comptes comprend une chambre chargée du
contrôle des opérations des collectivités locales, la Chambre régionale des comptes.
Cette dernière contrôle les comptes et la gestion des collectivités territoriales et des
organismes sous tutelle (EPIC). Elle est un organisme indépendant, composé de magistrats
qui jugent, collectent des faits et préparent les dossiers. Le principe de contrôle n’engage que
la vérification des comptes publics et ne consiste pas à situer de manière accusatrice la
responsabilité d’un comptable. Il s’agit de vérifier tout simplement le respect des règles de
comptabilité publique. La Chambre régionale des comptes contrôle les comptes
administratifs, les comptes des comptables, et la gestion des collectivités territoriales. Si un
compte n’appelle pas de critique, la Cour des Comptes rend un arrêt de décharge (si le compte
annuel est régulier) ou un arrêt de quitus (si le contrôlé veut se débarrasser de sa charge) ou
un arrêt d’avance si le compte est excédentaire. Par contre, si le compte est déficitaire, la Cour
donne un arrêt dit « débet » et le comptable doit combler le déficit, à moins de fournir des
pièces supplémentaires prouvant son souci de respect des règles budgétaires.
Le contrôle de l’exécution du budget en Algérie se fait comme suit : afin de lutter contre le
gaspillage des fonds publics et les erreurs professionnelles, la réglementation a instauré un
contrôle régulier lors de l’exécution du budget communal, de ce fait il existe trois types de
contrôle qui sont :
a- Le contrôle administratif
Les actes entrepris par les autorités communales ne sont exécutoires qu’après approbation
de l’autorité de tutelle (wilaya en passant par la daïra qui est un échelon médiateur) ainsi que
le comptable communal, cela signifie que les contrôles à priori ne sont pas exclus, puis à
62
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
postériori, les actes d’exécutions budgétaires sont soumis au contrôle de la cours des comptes
et de l’inspection générale des finances (IGF).
- Si la dépense n’est pas frappée par la déchéance quadriennale (expiration du délai de quatre
ans).
Le comptable n’est pas en droit de porter une appréciation sur l’opportunité des décisions
prises par l’ordonnateur. En revanche, il est en droit de suspendre un payement si un des
éléments assurant la régularité de la décision de l’ordonnateur fait défaut.
b- Le contrôle à posteriori
Ce contrôle est exercé par l’inspection générale des impôts, après l’exécution du budget,
elle effectue des vérifications sur place et sur pièce sur la gestion financière et comptable des
collectivités publiques décentralisées, ces dernières sont tenues de garder les documents de
gestion pendant dix ans.
24
Art.176 de la loi 90-08 du 07 avril 1990 relative à la commune.
63
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
Il est exercé par la cour des comptes composée des professionnels habilités pour certifier
la régularité des documents et leurs conformités avec les principes de la comptabilité
publique. Si la cour révèle des erreurs de gestion, la juridiction pénale saisit la cour des
comptes dans un délai de dix ans pour contrôler les documents des collectivités territoriales
décentralisées.
Il est exercé par l’assemblée délibérante représentative (APC, APW, APN, conseil
d’orientation…) dans le cas de la commune, ce contrôle est effectué par l’APC et les
commissions des marchés publics.
Les commissions des marchés publics veillent au respect des règles en matière
d’affectation des marchés, de ce fait, elles permettent d’éviter les affectations de favoritisme.
La commune est une institution administrative et une collectivité locale, dont le rôle
primordial réside dans la satisfaction des besoins de ses résidents, la satisfaction de ses
besoins implique l’existence de fonds et d’une réglementation qui assure la légitimité de ses
actes de gestion. Une réglementation comptable et budgétaire rigoureuse pour une gestion des
deniers publics la plus optimale possible ; l’exécution du budget communal doit être
impérativement effectuée par l’ordonnateur et le comptable dans les normes dictées par la loi,
ainsi tout dépassement constaté lors du contrôle est mentionné dans un rapport.
64
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
BUDGET DE
EXECUTION
L’EXERCICE N
DECISIONS
Aboutissent à :
MODIFICATIVES
Ce tableau explique les étapes d’élaboration du budget communal son exécution ainsi que son
contrôle.
65
Chapitre (2) : généralités sur le budget communal
Conclusion
Le budget communal est soumis aux règles de la comptabilité publique, il joue un rôle
important dans l’économie d’un pays donné et dans ses finances publiques.
Ainsi, tout au long de ce chapitre, nous sommes revenus sur les contours du budget
communal. Dans le chapitre suivant, notre étude portera essentiellement sur la commune de
AIN EL HAMMAM, avec l'analyse des comptes administratifs qui nous permettra de ressortir
les recettes et les dépenses essentielles de cette commune et l’identification de sa situation
financière.
66
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
Introduction
Ensuite, l'analyse portera sur l'étude des comptes administratifs pour les exercices
allant de 2017 jusqu'à 2019, puisqu'ils expriment la politique financière de la commune, ceci
nous permettra d’étudier :
- Enfin, l’analyse de ses recettes et ses dépenses ce qui nous permettra d’identifier sa
situation financière.
68
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
Dans cette section, nous allons présenter la commune d’Ain-El-Hammam, pour cela
nous allons nous intéresser à l'identification et à la situation géographique de cette commune
et ses données socio-économiques.
La commune d’Ain-El-Hammam est une commune mère de la région, elle fut appelée
la commune mixte de Djurdjura depuis la colonisation et a regroupé plusieurs régions jusqu’à
1984.
69
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
2-1-Education
En matière d’éducation, la commune ne compte pas moins de 13 écoles primaires
avec deux (02) CEM et deux (02) lycées.
2-2-Formation professionnelle
La commune jouit des services d’une annexe de CFPA permettant de proposer
des spécialités favorisant la diversité des chances d’accès aux différents métiers.
2-3-Santé
Le Nombre total de centres de santé dont dispose la commune est de deux (02)
avec pas moins de quatre (04) salles de soins.
2-4-Jeunesse et sports
Le nombre d’aires de jeux total est de trois (03) renforcées par treize (13) foyers
de jeunes.
70
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
2-5-Habitat
En matière de logements, elle dispose de 47 LSI en cours de réalisation, et
plus de 118 locaux d’habitation et a permis de bénéficier de 547 projets sous la
formule d’habitat rural.
2-6-Hydraulique
Le nombre total de forages est de 44 puits privés et le nombre de sources est
de 34 (dont 23 aménagées) et (11 non aménagées).
2-7-Programmes d’investissements
Il existe dans la commune de Ain-El-Hammam plus de 21 vingt et un
programmes PCD , dont huit (08) sont achevés, cinq (05) sont à l’arrêt et huit (08)
sont non lancés.
D’autres projets sont réalisés à savoir plus de 29 locaux commerciaux, un
abattoir, (10) dix monuments et un (01) Marché.
3- Développement de la commune
71
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
Le tableau N°3 montre que le nombre d'opérations total est de 21, et que le nombre de
projets réalisés achevés est de 8.A titre d’exemples, nous pouvons citer :
-le nombre de projets à l’arrêt est de cinq (05) : Travaux de confortement (Mur de
soutènement) au niveau de la route menant au village AOURIR ;
-le nombre de projets non lancés est de 8 citons l’exemple suivant de l’aménagement
d’une source au village Ait-Sidi-Saïd.
- la non perception de certaines taxes telles que la taxe sur les déchets ménagers ;
- La réception du courrier ;
- La gestion du personnel ;
- La réception des citoyens et des délégations ;
- Il représente la commune dans les différentes réunions de travail
(commune, daïra, wilaya).
73
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
74
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
Tableaux N°4 : les montants des dépenses en Dinars pour les exercices 2017-2018-
2019
75
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
La figure N°1 extrait du tableau N°4 nous montre que la réalisation les
dépenses de la section fonctionnement ont connu une augmentation de 2017 jusqu’à
2018 ce qui signifie la réalisation des dépense sont plus importante pour cette période
qui est due à l’augmentation des prix des marchandises et des matériel puis elles ont
subi une diminution de la période allant de 2018 jusqu’à 2019 ce qui signifie que la
réalisation des dépenses en 2019 et moins important par apport à la période précédente
(2017-2018)
76
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
Tableaux N°5 : les montants des recettes en Dinars pour les exercices 2017-2018-
2019
La section fonctionnement :
La fixation des recettes 220853112,75 218228527,57 246492454,79
La réalisation 219864512,73 217976655,55 246492454,79
La section équipement :
La fixation 180459859,55 212409827,50 199950269,49
La réalisation 62958733,24 106407855,76 113652546,74
Total de la fixation de la
section équipement + 401312972,30 430638355,07 446442724,25
section fonctionnement
Total de la réalisation des
deux sections 306822400,54 324384511,31 360145001,53
Total du reste à réaliser des
deux sections 94490571,76 106253843,76 86297722,75
Source : Etabli par nous-mêmes à partir des données des CA de la commune A-E-H.
77
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
La figure N°2 extraits du tableau N°5 nous montre que les recettes de la section
fonctionnement ont connu une forte augmentation durant toute la période allant de
2017 à 2018 puis elles ont subi une forte diminution en 2019 ce qui signifie que la
réalisation des recettes de cette section est plus importante durant la période
précédente (2017-2018) tandis que la réalisation des recettes en 2019 est moins
importante qui est due au blocage de la commune.
Les recettes de la section équipement ont connu une augmentation durant toute
la période allant de 2017 à 2018 puis elles ont subi une diminution en 2018 ce qui
signifie que la réalisation des recettes de cette section est plus importante durant la
période précédente (2017-2018) tandis que la réalisation des recettes en 2019 est
moins importante.
78
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
que le total de la réalisation des recettes des deux sections et plus importante ne
l’avaient Calcul de l’excédent de la section de fonctionnement dégagé en 2017 :
Nous remarquons que l’excèdent de la réalisation > reste à réaliser Donc le budget de
la commune d’AIN EL HAMMAM est excédentaire en 2017.
79
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
80
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
Conclusion
En arrive à la fin de notre travail, après avoir analysé les comptes administratifs
de la commune d’A-E-H durant les exercices 2017, 2018,2019 nous pouvons conclure
que les recettes de cette commune ont été supérieures aux dépenses pendant toute cette
durée ce qui lui permet de réaliser un excédent en recettes.
81
Chapitre (3) : L’étude et l’analyse du budget de la commune d’AIN-EL-
HAMMAM
82
Conclusion générale
La promulgation de ces deux lois, est guidée par le souci d’opérer une répartition
rationnelle des responsabilités entre l’Etat et les collectivités territoriales. Ceci pour affronter
d’une part, les nombreuses tâches prévues par la stratégie de développement du pays et
d’autre part, mettre fin à la situation économique difficile à laquelle les communes et les
wilayas n’ont pas cessé d’être confrontées juste après l’indépendance.
Pour ce faire, une certaine autonomie de gestion leur sera accordée et un ensemble de
responsabilités sociales, économiques, culturelles, éducationnelles, sanitaires et sécuritaires
leurs seront attribuées. Toutefois, sur le plan des ressources, on s’aperçoit que l’autonomie
financière des collectivités territoriales est très réduite. L’Etat détient seul le pouvoir de créer,
de lever l’impôt et de déterminer les taux d’imposition. Par contre, les communes et les
wilayas ne perçoivent qu’une partie de la fiscalité locale par le seul fait qu’il existe des impôts
dont le produit est intégralement versé aux communes.
Notre problématique de recherche consistait à déterminer quels étaient les aspects sur
lesquels se fonde l’analyse du budget communal ?
Cela repose sur de nombreux critères .Ainsi, l’étude et l’analyse du budget communal
qui se définissent comme des études quantitatives analytiques des statistiques des résultats des
comptes administratifs et la comparaison des résultats analysés durant la période allant de
2017 à 2018, pour le cas de la commune concernée par notre travail.
Dans le cadre de notre étude sur le terrain. En effet, la présentation des résultats de
notre enquête menée sur la commune d’AIN EL HAMMAM, à savoir l'analyse des comptes
administratifs du budget communal allant de 2017 à 2019, a permis de confirmer nos
hypothèses qui stipulent qu’une étude quantitative résultant des comparaisons entre les
périodes permet de ressortir la situation économique global de la commune.
82
Conclusion générale
Pour ce qui est de la deuxième hypothèse (H2) et après avoir analysé les dépenses de
fonctionnement de la commune d’AIN EL HAMMAM , pour les exercices allant de 2017 à
2019,le budget permet de ressortir un équilibre budgétaire pendant une année ce qui explique
que l’ensemble des recettes est égale à l’ensemble des dépenses. A partir de là, nôtre
deuxième hypothèse est également confirmée.
Selon les conclusions de notre analyse, sous des aspects fondamentaux, que nous
résumons comme suit:
83
Conclusion générale
Ceci revient à dire que les communes seront dotées d'une autonomie de
décision en matière de recettes et de dépenses. Il est également nécessaire de doter les
communes d'un pouvoir fiscal en vertu duquel elles seront impliquées dans les
opérations de recouvrement de l'impôt et de détermination de son assiette. Toutes ces
dispositions ont pour objet d'accorder aux élus locaux une autonomie de décision dans
l'affectation et l'utilisation des subventions. Comme nous l'avons constaté à travers
notre analyse du budget de la commune d’AIN EL HAMMAM, la fiscalité locale est
la ressource financière la plus importante au niveau de la section de fonctionnement,
mais la commune ne peut en aucun cas procéder au recouvrement de ces recettes. Elle
se retrouve toujours dépendante de l'administration fiscale pour percevoir ce qui est de
droit. En ce qui concerne les dépenses communales, et plus particulièrement celles
obligatoires, en dotant la commune d'une réelle autonomie financière, cette catégorie
peut être maitrisée.
84
Résumé
Les collectivités locales sont des personnes morales (entités juridiques) dotées de l'autonomie
financière et disposant d’un budget, dont le but est de répondre aux besoins des citoyens
locaux et de remplir les missions assignées dans le cadre de la décentralisation. Le budget
communal est un instrument de la régulation des finances publiques tant pour l'Etat que pour
les collectivités locales et les autres institutions publiques, il représente un acte réglementé
fondamental qui doit obéir aux principes de la comptabilité publique.
L'objet de ce travail consiste à étudier et analyser les recettes et les dépenses insérées dans le
budget communal afin d’identifier la situation financière de la commune.
Summary
Local authorities are legal persons (legal entities) endowed with financial autonomy
consisting of a budget, the aim of which is to meet the needs of local citizens and to fulfill the
missions assigned within the framework [Link] municipal budget is an
instrument for the regulation of public finance both for the state and for local communities
and other public institutions, it represents a fundamentally regulated act which must obey the
principles of public [Link] purpose of this work is to study and analyze the revenues
and expenses of the municipal budget in order to identify the financial situation of the
municipality.
-DEGOS, jean-Guy Abou F, Amal, les budgets, élaboration et analyse, éditeur : E-THEQUE
2004.
- DERRYCK (PH) et GILBERT (G), «Economie publique locale», Edition Economica, Paris,
1988
-GREFFE .X, « Economie des politiques publiques », Éditions Dalloz, Paris 1997
Mémoires :
-ANNICHE A., "Essai d'analyse de l'affectation des ressources au niveau infra étatique" : la
problématique de l'offre des biens publics locaux : cas des communes de la wilaya de Tizi-
Ouzou". Mémoire de Magister en science économiques, U.M.M.T.O, Tizi-Ouzou 2009.
-DJEDDI. S, Mémoire master : Essai d’analyse des origines de la crise des finances locales
cas de la wilaya de Tizi-Ouzou, ,2008.
Autres documents :
-La décentralisation- les collectivités locales, service de presse de l'ambassade de
France à vienne-Autriche, document sur la décentralisation, 2011,
-LITVACK J, " qu'est-ce que la décentralisation ?", décentralisation Thematic team, la banque
mondiale, document sur la décentralisation, disponible sur :http
://[Link]/decentralisation/Franch/Gneral/Qu%27est-ce%[Link] consulté le
30/09/2018
-Enseignant Dr Théodore J. O. KABORE Cours des finances publiques locales Février 2016
Lois et règlements :
-Article N° 180 de la loi N° 11-10 du 22 juin 2011 relative à la commune JORADP N
-Article 176 de la loi N°11-10 du 22 juin 2011 relative à la commune, JORADP N°37 du
3juillet 2011.
-Art.157 de la loi 90-08 du 07 avril 1990 relative à la commune p. 420, (JORA N° 15 du 11-
04-1990).
-Art.162 de la loi 90-08 du 07 avril 1990 relative à la commune. p. 420, (JORA N° 15 du 11-
04-1990).
-Art.159 de la loi 90-08 du 07 avril 1990 relative à la commune. p. 420, (JORA N° 15 du 11-
04-1990).
-Articles N° 107, 113, 122 et 123 de la loi N° 11-10 du 22 juin 2011 relative à la commune
-Articles 71, 74 et 75, ainsi que le décret n° 81-267 du 10 octobre 1981, relatif aux
attributions du président de l’assemblée populaire communale en matière de voirie, de
salubrité et de tranquillité publique - JORADP n°41/1981.
Références électroniques :
[Link]
consulté le30/09/2018.
[Link]
Liste des tableaux
Tableaux Titres N° de page
Tableau
Les délégués de l’APC -26-
N°01
Tableau
Le cycle budgétaire annuel -66-
N°02
Tableau Les programmes de la commune d’AIN EL HAMMAM -71-
N°03
Tableau Les montants des dépenses en Dinars pour les exercices 2017- -75-
2018-2019
N°04
Tableau -77-
Les montants des recettes en Dinars pour les exercices 2017-
N°05 2018-2019
Tableau L’excédent et le reste à réaliser de la section de fonctionnement -79-
pour 2017
N°06
Tableau L’excédent et le reste à réaliser de la section de fonctionnement -79-
pour 2018
N°07
Tableau L’excédent et le reste à réaliser de la section de fonctionnement -80-
pour 2019
N°08
Liste des annexes
Annexe Titres
Annexe N°03 Liste des Wilaya et des communes résultant du découpage de 1984
Chapitre V : L'habitat
P/APC
Introduction…………………………………………………………………………………...8
1.1- Historique………………………………………………………………………………...9
1.4.1- Centralisation…………………………………………………………………………13
1.4.2- Décentralisation………………………………………………………………………14
1.8- La déconcentration……………………………………………………………………..19
Conclusion……………………………………………………………………………………39
Introduction………………………………………………………………………………….40
Introduction………………………………………………………………………………….68
3-Développement de la commune……………………………………..................................71
4.2.1-Bureau du personnel…………………………………………….................................73
4.2.2-Bureau de paie………………………………………………………………................73
Conclusion……………………………………………………………………………………81
Conclusion générale…………………………………………………………………………82
Résumé
Référence bibliographiques