Réglementation Circulation Aérienne Militaire
Réglementation Circulation Aérienne Militaire
REGLEMENTATION
DE LA
CIRCULATION AERIENNE MILITAIRE
PROCEDURES
DE
LA CIRCULATION AERIENNE MILITAIRE
et
INTENTIONNELLEMENT BLANC
3
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Liste de controle
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
LISTE DE CONTROLE
APPROBATION DU DOCUMENT
DIFFUSION DU DOCUMENT
INTENTIONNELLEMENT BLANC
7
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Enregistrement des modificatifs
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
INTENTIONNELLEMENT BLANC
9
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Sommaire
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
SOMMAIRE
PREAMBULE
ABREVIATIONS
CHAPITRE 1
DEFINITIONS
CHAPITRE 2
CHAPITRE 3
CHAPITRE 4
4.8 POURSUITE EN CAM V NON CONTROLEE D’UN VOL CAM CONTROLE (I OU T)...49
CHAPITRE 5
CHAPITRE 6
CHAPITRE 7
CHAPITRE 8
CHAPITRE 9
CHAPITRE 10
COORDINATION
CHAPITRE 11
CHAPITRE 12
CHAPITRE 13
CHAPITRE 14
14.1 GÉNÉRALITÉS.............................................................................................................203
14.1.1 La liaison de données.......................................................................................................203
14.1.2 Les messages ...................................................................................................................203
14.1.3 Les procédures .................................................................................................................203
CHAPITRE 15
CHAPITRE 16
16.5 DISPOSITIONS APPLICABLES PAR LES VOLS CAM POUR TOUT SURVOL
DE TOUT AUTRE NAVIRE ........................................................................................232
CHAPITRE 17
17.2 MODALITES D’APPLICATION DES REGLES DE VOL CAM POUR LES VOLS
D’ESSAIS, DE RECEPTION OU A CARACTERE TECHNIQUE .........................234
17.2.1 Plan de vol .......................................................................................................................234
17.2.2 Interruption des communications.....................................................................................234
22
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Sommaire
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
PREAMBULE
La présente annexe a pour but de définir les procédures applicables par les organismes rendant les
services de la CAM et par les usagers de la CAM.
INTENTIONNELLEMENT BLANC
25
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Abréviations
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
ABREVIATIONS
Liste des principales abréviations utilisées dans la règlementation de la circulation aérienne militaire.
CHAPITRE 1
DEFINITIONS
Les expressions définies aux § RCAM.0001 et RCAM.0005 de l’arrêté relatif aux règles et services de
la circulation aérienne militaire susvisé sont employées avec la même signification dans la présente
annexe.
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 1
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
INTENTIONNELLEMENT BLANC
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 2
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 2
La gestion de la sécurité des services de la CAM répond aux exigences fixées par l’autorité de sécurité
aéronautique d’État.
32
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 2
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
INTENTIONNELLEMENT BLANC
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 3
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 3
3.1.1 Généralités
La capacité d’un organisme des services de la CAM dépend de nombreux facteurs, notamment :
a) de la structure des itinéraires CAM ;
b) de la précision de navigation des aéronefs qui utilisent l’espace aérien considéré ;
c) d’éléments liés aux conditions météorologiques ;
d) de la disponibilité des moyens ;
e) des activités spécifiques « défense » ;
f) de la densité du trafic civil et / ou militaire ;
g) de la charge de travail des contrôleurs ;
h) du nombre de position de contrôle disponibles.
Tout doit être mis en œuvre afin d’assurer une capacité suffisante pour le trafic. Lors de la mise en
œuvre de toute mesure visant à accroître la capacité, le PSCAM responsable s’assure, conformément
aux procédures spécifiées au chapitre 2, que les niveaux de sécurité ne sont pas compromis.
Le nombre d’aéronefs auxquels un service de contrôle de la CAM est assuré ne doit pas dépasser celui
qui peut être géré en toute sécurité dans les circonstances existantes par l’organisme de contrôle de la
CAM intéressé. Afin de définir le nombre maximum de vols pouvant être pris en charge en toute
sécurité, le PSCAM compétent doit être en mesure d’évaluer et de préciser à tout moment la capacité
de contrôle de la CAM dans les espaces et sur les aérodromes pour lesquels il assure la fourniture de
services de la CAM.
La capacité de contrôle CAM est exprimée sous la forme du nombre maximal de postes de contrôle
disponibles ou d’aéronefs qui peuvent être acceptés au cours d’une période donnée dans l’espace
aérien ou à l’aérodrome concerné.
h) tout autre facteur ou élément jugé pertinent pour ce qui concerne la charge de travail des
contrôleurs, notamment la gestion des situations d’urgence.
Aux endroits où la demande de trafic varie considérablement d’un jour à l’autre ou de façon
périodique, des installations et des procédures permettant de faire varier le nombre de postes de travail
ou de secteurs opérationnels doivent être mises en œuvre afin de répondre à la demande existante ou
prévue. En cas de surcharge ponctuelle de l’activité, l’unité de contrôle (CDC) peut supprimer des
missions de défense aérienne programmées ou en cours. Les procédures applicables doivent figurer
dans les instructions locales.
En cas d’événements particuliers qui ont une incidence négative sur la capacité déclarée d’un espace
aérien ou d’un aérodrome, la capacité de l’espace aérien ou de l’aérodrome concerné est réduite en
conséquence pendant la période nécessaire. Lorsque c’est possible, la capacité en relation avec de tels
événements doit être préalablement déterminée. Le centre national des opérations aériennes (CNOA)
ou les unités de contrôles peuvent émettre un message demandant de limiter les activités CAM dans un
secteur donné en raison d’activités particulières.
Pour faire en sorte que la sécurité ne soit pas compromise, s’il est prévu qu’à un moment donné, la
demande de trafic dans un espace aérien ou à un aérodrome donné dépassera la capacité de contrôle de
la CAM disponible, des mesures sont mises en œuvre pour réguler en conséquence les volumes de
trafic, pouvant conduire à des restrictions d’accès à l’aérodrome.
Les autorités compétentes doivent, prendre des dispositions, formalisées par des accords et procédures,
qui permenttent d’assurer la flexibilité dans l’utilisation de tout l’espace aérien. Les buts recherchés
sont l’optimisation de la capacité et l’amélioration de l’exploitation aérienne.
Les accords et procédures qui permettent de la flexibilité dans l’utilisation de l’espace aérien doivent
spécifier, entre autres :
a) les limites horizontales et verticales de l’espace aérien considéré ;
b) la classification de tout espace aérien rendu disponible pour être utilisé par la circulation
aérienne militaire ;
c) les organismes ou autorités responsables du transfert d’espace aérien ;
d) les conditions du transfert d’espace aérien à l’organisme de contrôle de la CAM intéressé ;
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 3
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
3.2.1 Généralités
Une gestion des espaces utilisés par la défense et du trafic aérien CAM est développée et mise en
œuvre au niveau :
a) national : par le centre défense de programmation et de gestion de l’espace aérien
(CDPGE) et le comité de régulation de l’activité aérienne (CRAA).
En cas de nécessité, le centre national des opérations aériennes (CNOA), dans le cadre de
la PPS, peut imposer des mesures particulières ;
b) régional :
1) par chaque centre de détection et de contrôle (CDC) ou par chaque centre militaire de
coordination et de contrôle (CMCC) dans leur domaine de compétence ;
2) par les centres opérationnels et les centres de coordinations et de contrôle de la marine
(CCMAR), pour les zones aéro-maritimes ;
c) local : par les organismes de contrôle locaux (CLA, ESCA, CMC et CMCC) et des
gestionnaires d’espaces aériens dans leur zone de compétence.
Les procédures détaillées régissant cette gestion sont définies par des protocoles et documents
particuliers, déclinés à chaque niveau.
Certains vols peuvent être exemptés de mesures de gestion ou recevoir la priorité sur d’autres vols.
L’organisation de la gestion des espaces et du trafic aérien comporte trois phases de réalisation :
a) planification stratégique (niveau 1) : les mesures sont décidées plus d’un jour avant le
jour où elles prennent effet, en général de deux à six mois à l’avance ;
b) planification pré-tactique (niveau 2) : les mesures sont décidées la veille du jour où elles
prennent effet ;
c) opérations tactiques (niveau 3) : les mesures sont décidées le jour où elles prennent effet.
La planification stratégique est réalisée en liaison avec tous les prestataires des services de la CAM,
les autorités d’emploi d’aéronefs et, lorsque cela s’avère nécessaire, avec les prestataires des services
de la CAG. Elle consiste à examiner la demande pour une période donnée, à évaluer où et quand la
demande sera susceptible de dépasser la capacité des organismes de contrôle de la CAM disponible et
à résoudre le déséquilibre :
a) en prenant des dispositions avec les PSCAM pour offrir une capacité suffisante à
l’endroit et au moment voulus ;
b) en réacheminant certains courants de trafic (orientation du trafic) ;
c) en établissant ou révisant comme il convient les horaires des vols ;
d) en déterminant la nécessité de mesures de gestion tactiques ;
36
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 3
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 4
4.1.1 Principes
Le service du contrôle de la CAM est rendu à l’aide de l’une des actions suivantes :
a) guidage ;
b) surveillance ;
c) protection (avec ou sans l’aide du radar).
[Link] Guidage
Le guidage consiste à fournir les éléments de vol et de navigation à l’aide d’un ensemble
radar ou de tout moyen équivalent. Le pilote reste responsable de la conduite de l’aéronef.
La fourniture des séparations, des informations de trafic, des informations de vol ainsi
que la prévention des abordages avec les vols connus ou observés et des collisions avec le
sol et les obstacles sont assurées par l’organisme du contrôle.
Le pilote assure une surveillance visuelle constante.
Par ailleurs, au cours du vol, des transferts de responsabilités entre pilote et contrôleur
peuvent être réalisés en application des consignes particulières édictées par les Etats-
majors ou Directions concernés.
[Link] Surveillance
La surveillance consiste à veiller au bon déroulement du vol à l’aide :
a) d’un ensemble radar ou de tout moyen équivalent ;
b) de renseignements transmis par le pilote ou constatés visuellement, dans le cadre de la
circulation d’aérodrome.
Dans ce cas, la conduite de la mission est assurée par le pilote.
La prévention des abordages avec les vols connus ou observés, la prévention des
collisions avec le sol et/ou les obstacles ainsi que la fourniture de l’information de vol
incombent à l’organisme du contrôle de la circulation aérienne militaire. Il doit pour cela
s’assurer que les clairances qu’il donne respectent les altitudes minimales de sécurité
publiées.
Le pilote est responsable de la navigation et de la conduite de l’aéronef. Il assure une
surveillance visuelle constante.
L’organisme du contrôle est chargé de la prévention des collisions sur l’aire de manœuvre
et de la prévention des abordages entre aéronefs assurée sous la forme de séparation sur la
piste et d’information de trafic en circulation d’aérodrome.
La conduite de la mission reste assurée par le pilote, lequel a alors en charge la sécurité
par rapport au sol et aux obstacles fixes.
Cette protection ne peut se faire que par le biais d’un espace aérien ou d’un itinéraire
réservé, permanent ou temporaire, publié ou ponctuellement négocié. Le service cesse dès
que l’aéronef quitte l’espace aérien ou l’itinéraire concerné.
L’organisme de la circulation aérienne est chargé, à l’intérieur de l’espace aérien réservé :
a) au dessus du plancher de contrôle ou avec l’aide du radar :
de prévenir les abordages vis-à-vis des aéronefs autorisés à pénétrer ou connus ou
observés et de veiller au respect des limites de l’espace aérien ou du suivi de l’itinéraire
par l’aéronef en CAM ;
b) en dessous du plancher de contrôle ou sans l’aide du radar :
de la séparation avec les vols qu’il a autorisé à pénétrer. Cette protection doit être assurée
sous la forme de ségrégation d’espace aérien, d’allocation de niveaux ou encore par
l’attribution de créneaux horaires sur un itinéraire (contrôle aux procédures). Dans ce cas,
la protection n’est assurée que par les caractéristiques de l’espace considéré et son
activation portées à la connaissance des usagers par la voie de l’information aéronautique.
La conduite de la mission incombe au pilote. Il est responsable de la navigation, de l’anti-
collision avec la surface et/ou les obstacles, du strict maintien de l’aéronef dans les
limites de l’espace aérien ou de l’itinéraire utilisé, de la conduite de l’aéronef et assure
une surveillance visuelle dans les conditions décrites dans la partie 3, chapitre 2 de
l’annexe de l’arrêté relatif aux règles et aux services de la CAM.
Dans certaines configurations (panne de radar ou entraînement du pilote ou du
contrôleur), le service du contrôle peut être rendu à l’aide de procédures publiées, pour
les seules phases de vol « arrivée » ou « départ » et sous réserve de l’existence de
procédures publiées, d’une part, et d’espaces aériens controlés de classe A à D ou de
zones réglementées, d’autre part.
Cette forme de service est réservée aux aéronefs qui effectuent une procédure s’inscrivant
dans un espace aérien géré par un organisme de contrôle d’approche.
Dans ce cas, le pilote a la charge de la trajectoire de son aéronef, conformément aux
procédures publiées et de sa sécurité par rapport au sol et aux obstacles fixes.
La sécurité incombe à l’organisme du contrôle qui n’assure la prévention des abordages
qu’à l’égard des aéronefs connus ou observés par application des règles prévalant dans le
volume dont il a la responsabilité et au pilote par une observation stricte des procédures
suivies.
Par ailleurs, au cours du vol, des transferts de responsabilités entre pilote et contrôleur
peuvent être réalisés en application des consignes particulières édictées par les etats-
majors ou directions concernés.
Les différentes fonctions du service du contrôle de la CAM décrites dans la partie 7 de l’annexe de
l‘arrêté relatif aux règles et aux services de la CAM sont assurées par les organismes suivants :
[Link] Contrôles d’activités particulières liées à l’entraînement des forces et aux missions
opérationnelles
Des activités défense particulières peuvent être contrôlées par tout organisme de contrôle
de la CAM en fonction des contraintes propres à chaque activité.
Le service d’information de vol et le service d’alerte et d’assistance sont assurés conformément aux
parties 9 et 10 de l’annexe de l’arrêté relatif aux règles et aux services de la CAM.
40
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
4.3.1 Généralités
Chaque organisme de contrôle de la circulation aérienne militaire possède une zone de responsabilité
attribuée par l’autorité compétente.
Lorsqu’il y a plus d’un poste de travail dans un organisme ou un secteur, les fonctions et les
responsabilités de chacun des postes de travail sont définies.
À l’exception des vols qui ne bénéficient que du contrôle d’aérodrome, le contrôle des aéronefs en vol
contrôlé à l’arrivée et au départ est réparti entre les organismes assurant le contrôle d’aérodrome et les
organismes assurant le contrôle d’approche, de la façon décrite ci-dessous.
Le contrôle d’un aéronef est transféré de l’organisme qui assure le contrôle en route dans une zone de
responsabilité à l’organisme qui assure le contrôle en route dans une zone de responsabilité adjacente
au moment où l’aéronef franchit la limite commune des zones de responsabilité, selon l’estimation du
centre de contrôle en route chargé du contrôle de l’aéronef, ou à un autre point, niveau ou moment
convenus entre les deux organismes.
Le contrôle d’un aéronef est transféré d’un secteur ou d’une position de contrôle à un autre au sein du
même organisme de contrôle de la CAM à un point, un niveau et/ou un moment spécifié dans les
instructions locales.
Le contrôle d’un aéronef est transféré d’un organisme tactique à un autre organisme de contrôle de la
CAM et réciproquement à un point, un niveau et/ou un moment spécifiés dans une lettre d’accord ou
un ordre d’opération ou d’exercice.
Le contrôle d’un aéronef est transféré d’un organisme de contrôle de la CER à un autre organisme de
contrôle de la CAM et réciproquement à un point, un niveau et/ou un moment spécifié dans une lettre
d’accord.
Le formulaire de plan de vol utilisé en CAM est le formulaire OACI utilisé en France pour la CAG.
42
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Des imprimés, édités par l’imprimerie nationale (Cerfa n° 14806*01, Cf. § 11.4) sont mis à la
disposition des exploitants et des organismes des services de la circulation aérienne militaire et utilisés
pour l’établissement des plans de vol. Les PSCAM sont chargés de l’approvisionnement de ces
formulaires auprès de leurs organismes.
Les dispositions décrites ci-après sont portées à la connaissance des usagers de la CAM par la voie de
l’information aéronautique militaire.
Les exploitants et les organismes des services de la circulation aérienne établissent un plan de vol
conformément au chapitre 11 de la présente annexe.
Avant un départ, un exploitant doit s’assurer :
a) si le vol doit suivre une route ou être effectué dans une zone pour laquelle un type RNP a
été prescrit, que l’aéronef a reçu une approbation RNP appropriée et que toutes les
conditions applicables à cette approbation seront respectées ;
b) si une exploitation en espace aérien à minimum de séparation verticale réduit (RVSM) est
prévue, que l’aéronef a reçu l’approbation RVSM nécessaire ;
c) si le vol doit être effectué dans une zone pour laquelle un type de communications
particulier a été prescrit par l’autorité de sécurité aéronautique d’Étatque l’équipement de
l’aéronef est compatible et que toutes les conditions applicables à cette prescription seront
respectées.
[Link] En vol
Un plan de vol à communiquer en cours de vol doit en principe être transmis à
l’organisme des services de la CAM chargé de la surveillance aérienne générale (SAG)
ou de la région de contrôle dans laquelle se trouve l’aéronef ou dans laquelle l’aéronef
compte pénétrer ou à la station de télécommunications aéronautiques qui dessert
l’organisme des services de la CAM intéressé.
En cas d’impossibilité, le plan de vol doit être adressé à un autre organisme des services
de la CAM ou à une autre station de télécommunications aéronautiques pour être
retransmis, selon les besoins, à l’organisme approprié des services de la circulation
aérienne.
Lorsqu’il y a lieu, par exemple pour des organismes de contrôle de la CAM qui assurent
les services dans un espace aérien à forte ou moyenne densité de circulation, le prestataire
des services de la CAM compétent doit prescrire des conditions et/ou des limites en
matière de communication de plans de vol aux organismes de contrôle de la CAM
pendant le vol.
43
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Lorsque le plan de vol est transmis dans le but de bénéficier du service du contrôle de la
circulation aérienne militaire, l’aéronef doit attendre l’autorisation du contrôle de la
circulation aérienne militaire, avant de poursuivre sa route conformément aux procédures
du contrôle.
L’organisme de la circulation aérienne désigné ou le premier organisme des services de la CAM qui
reçoit un plan de vol ou une modification de plan de vol agit comme suit :
a) il vérifie que le format et les conventions de données y sont respectés ;
b) il vérifie que ce plan de vol ou le changement apporté est complet et, dans la mesure du
possible, exact ;
c) il prend au besoin des dispositions pour rendre le plan de vol ou la modification
acceptable aux services de la circulation aérienne ;
d) il indique à l’expéditeur que le plan de vol ou le changement apporté est accepté,
e) il refuse le plan de vol si toutes les actions menées ci-dessus n’ont pas abouties.
Les autorisations sont délivrées dans le but d’assurer le service du contrôle afin d’accélérer la
circulation aérienne militaire et de séparer les aéronefs et sont basées sur la circulation dont les
services de la circulation aérienne militaire ont connaissance, dans la mesure où cette circulation
affecte la sécurité des vols. Cette circulation comprend, non seulement les aéronefs en vol et sur l’aire
de manœuvre sur lesquels le contrôle est exercé, mais également tous les véhicules et autres obstacles
temporaires placés sur l’aire de manœuvre en service.
Si l’autorisation donnée par le contrôle de la circulation aérienne militaire ne convient pas au pilote
commandant de bord d’un aéronef, l’équipage de conduite peut demander une modification à cette
autorisation qui, dans la mesure du possible, lui est accordée.
La délivrance d’une autorisation par les organismes du contrôle de la circulation aérienne militaire ne
vaut, pour la progression d’un aéronef, que par rapport à la circulation aérienne dont ces organismes
ont connaissance. Les autorisations de contrôle CAM ne sauraient justifier une infraction à un
règlement quelconque applicable en vue d’assurer la sécurité aérienne ou pour tout autre objet et ne
dégagent pas le pilote commandant de bord de ses responsabilités en cas de violation éventuelle des
règlements en vigueur.
Les organismes de contrôle de la CAM délivrent les autorisations de contrôle de la CAM nécessaires
pour empêcher les abordages entre aéronefs, les collisions sur l’aire de manœuvre entre les aéronefs et
les obstacles et pour accélérer et régulariser la circulation aérienne militaire.
Les autorisations de contrôle de la CAM doivent être transmises de façon à parvenir à l’aéronef
suffisamment tôt pour qu’il puisse s’y conformer.
4.5.2 Aéronef soumis à autorisation de contrôle de la CAM pour une partie du vol
Lorsqu’un vol comporte plusieurs phases de vol controlé et non controlé l’aéronef reçoit des
autorisations valables uniquement pour les phases de vol contrôlé.
Lorsqu’un aéronef dépose, des plans de vol pour les différentes étapes d’un vol comportant des
escales, la limite de l’autorisation initiale est le premier aérodrome de destination et de nouvelles
autorisations sont délivrées pour chacune des étapes suivantes du vol.
44
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Le plan de vol correspondant à la deuxième étape et à chaque étape suivante d’un vol comportant des
escales ne prend effet, aux fins des services de la CAM et des services de recherches et sauvetage
(CCS), que lorsque l’organisme des services de la CAM approprié est informé que l’aéronef est parti
de l’aérodrome de départ correspondant.
Les autorisations comportent des renseignements sûrs et précis et sont autant que possible formulées
d’une manière uniforme.
4.5.5 Départs
Les organismes de contrôle en route transmettent les autorisations aux organismes de contrôle
d’approche ou aux tours de contrôle d’aérodrome dans les plus brefs délais après la réception de la
demande faite par ces organismes.
4.5.6 En route
[Link] Généralités
Un organisme de contrôle de la CAM peut demander à un organisme de contrôle de la
CAM voisin d’autoriser le vol d’un aéronef jusqu’à un point déterminé pendant une
période déterminée.
Après que l’autorisation initiale a été accordée à un aéronef à son point de départ, il
incombe à l’organisme de contrôle de la CAM compétent d’accorder une autorisation
amendée chaque fois que cela est nécessaire et de communiquer, s’il y a lieu, des
renseignements sur la circulation.
[Link].3 Dérogations
Des dérogations à ces règles font l’objet de dispositions particulières prises à l’initiative
du délégué général pour l’armement et des chefs d’État-major de l'Armée de l'Air et de la
Marine. Elles concernent les vols d'essais de réception et d’expérimentation et les
missions de sûreté aérienne.
[Link].4 Sanctions
Les infractions à cette réglementation sont sanctionnées dans les mêmes conditions que
les autres infractions aux règles de la circulation aérienne.
assurée en temps opportun, l’itinéraire le plus direct doit être proposé à l’aéronef, chaque
fois que cela est possible.
[Link] Niveaux
Les instructions données dans les autorisations relatives aux niveaux comprennent les
éléments suivants :
a) le ou les niveaux de croisière, et, s’il y a lieu, le point où l’autorisation cesse d’être
valable en ce qui concerne le ou les niveaux de croisière ;
Si l’autorisation relative aux niveaux n’est valable que pour une partie de la route, il
importe que l’organisme du contrôle de la circulation aérienne indique clairement le point
où l’autorisation cesse d’être valable pour les niveaux de vol.
b) les niveaux de passage aux points significatifs spécifiés, s’il y a lieu ;
c) le lieu ou l’heure où sera amorcée la montée ou la descente, s’il y a lieu ;
d) la vitesse ascensionnelle ou la vitesse verticale de descente, s’il y a lieu ;
e) des instructions détaillées concernant les niveaux de départ ou d’approche, s’il y a lieu.
4.6.1 Généralités
Afin de faciliter l’écoulement sûr et ordonné de la circulation, des instructions peuvent être données
aux aéronefs, sous réserve des conditions précisées par le prestataire de services de la CAM
compétent, pour qu’ils modifient leur vitesse d’une façon déterminée.
Les équipages de conduite sont avisés suffisamment à l’avance des modifications de vitesse prévues.
L’application de modifications de vitesse sur une longue période peut avoir des incidences sur les
réserves de carburant.
Il n’est pas appliqué de modifications de vitesse aux aéronefs qui entrent ou qui sont établis dans un
circuit d’attente.
Les modifications de vitesse doivent être limitées à celles qui sont nécessaires pour établir et/ou
maintenir un minimum de séparation ou un espacement voulus. Les instructions qui impliqueraient de
fréquentes modifications de vitesse, notamment une alternance d’accélérations et de réductions, sont à
éviter.
Si l’équipage de conduite, à un moment quelconque, se trouve dans l’impossibilité de se conformer à
une instruction portant sur la vitesse, il en informe l’organisme de contrôle de la CAM intéressé. Dans
de tels cas, le contrôleur applique une autre méthode pour assurer l’espacement voulu entre les
aéronefs concernés.
Les modifications de vitesse doivent être exprimées en multiples de 0,01 Mach aux niveaux
correspondant à FL 250 ou plus (si le mach est utilisé comme unité de mesure), et en multiples de 10
kt aux niveaux inférieurs à FL 250, sur la base de la vitesse indiquée (VI).
La valeur Mach 0,01 est approximativement égale à 6 kt VI aux niveaux de vol supérieurs. Un aéronef
lourdement chargé volant à haute altitude peut, dans certains cas, avoir une capacité très limitée à
modifier sa vitesse.
Les aéronefs sont avisés dès qu’il n’est plus nécessaire de modifier leur vitesse.
Pour établir l’espacement voulu entre deux ou plusieurs aéronefs qui se succèdent, le contrôleur doit,
soit réduire la vitesse de l’aéronef situé derrière, soit accroître la vitesse de l’aéronef situé devant, et
ensuite ajuster la vitesse des autres aéronefs dans l’ordre.
Dans tous les cas, pour maintenir l’espacement voulu en employant des techniques de modification de
la vitesse, il est nécessaire d’assigner des vitesses déterminées à tous les aéronefs intéressés.
En cas de délai notifié à l’arrivée par l’organisme de contrôle, un aéronef peut être autorisé à absorber
une partie de ce délai, en volant en croisière à vitesse réduite sur le reste du parcours.
Un aéronef à l’arrivée peut recevoir l’instruction de maintenir sa « vitesse maximale », sa « vitesse
minimale en configuration lisse », une « vitesse minimale » ou une vitesse spécifiée.
48
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
La « vitesse minimale en configuration lisse », est la vitesse minimale à laquelle l’aéronef peut voler
sans déployer les dispositifs hypersustentateurs, les aérofreins ou le train d’atterrissage.
Dans le cas des aéronefs à turboréacteurs en phase de descente initiale à partir du niveau de croisière,
les réductions de vitesse amenant la VI à une valeur inférieure à 250 kts ne doivent être appliquées
qu’avec l’assentiment de l’équipage de conduite.
Il faut éviter de donner à un aéronef des instructions selon lesquelles il doit simultanément maintenir
un taux de descente élevé et réduire sa vitesse, ce qui n’est normalement pas compatible. Toute
réduction significative de la vitesse pendant la descente peut exiger que l’aéronef se mette
temporairement en palier pour réduire la vitesse avant de poursuivre la descente.
Les aéronefs à l’arrivée doivent être autorisés à voler en configuration lisse aussi longtemps que
possible. Au-dessous du FL 150, des réductions de vitesse jusqu’à un minimum non inférieur à 220 kt
VI peuvent être appliquées pour les aéronefs à turboréacteurs.
Seules des réductions mineures de la vitesse, ne dépassant pas ±20 kt VI, doivent être appliquées pour
les aéronefs en approche intermédiaire ou finale.
Après le début de l’approche finale des modifications de vitesse ne doivent pas être appliquées aux
aéronefs sauf sur demande du pilote.
4.7.1 Généralités
Afin de faciliter l’écoulement sûr et ordonné de la circulation, il peut être demandé aux aéronefs de
modifier leur taux de montée ou de descente. Des modifications de la vitesse verticale peuvent être
appliquées entre deux aéronefs en montée ou entre deux aéronefs en descente afin d’établir ou de
maintenir un certain minimum de séparation verticale.
Les modifications de vitesse verticale doivent être limitées à celles qui sont nécessaires pour établir
et/ou maintenir un minimum de séparation voulu. Il convient d’éviter de donner des instructions
impliquant de fréquentes modifications des taux de montée/de descente.
Si, à un moment quelconque, l’équipage de conduite se trouve dans l’impossibilité de maintenir un
taux de montée ou de descente spécifié, il en informe l’organisme de contrôle de la CAM intéressé.
Dans un tel cas, le contrôleur applique sans tarder une autre méthode pour établir le minimum de
séparation voulu entre les aéronefs.
Les aéronefs sont avisés dès qu’une restriction du taux de montée/descente n’est plus nécessaire.
Il peut être demandé à un aéronef d’accélérer la montée ou la descente, selon le cas, jusqu’à, ou en
passant par, un niveau déterminé, ou de réduire son taux de montée ou son taux de descente.
Il peut être demandé à un aéronef en montée de maintenir un taux de montée spécifié, un taux de
montée égal ou supérieur à une valeur déterminée ou un taux de montée égal ou inférieur à une valeur
déterminée.
Il peut être demandé à un aéronef en descente de maintenir un taux de descente spécifié, un taux de
descente égal ou supérieur à une valeur spécifiée ou un taux de descente égal ou inférieur à une valeur
spécifiée.
En appliquant des modifications de vitesse verticale, le contrôleur doit vérifier jusqu’à quel (s) niveau
(x) un aéronef en montée peut soutenir un taux de montée spécifié ou, dans le cas d’un aéronef en
descente, jusqu’à quel (s) niveau (x) le taux de descente spécifié peut être soutenu ; il s’assure que
d’autres méthodes de maintien de la séparation peuvent être appliquées, au besoin, en temps opportun.
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Les contrôleurs ont besoin de connaître les caractéristiques de performances des aéronefs et leurs
limites pour ce qui est d’une application simultanée de limites de vitesse horizontale et de vitesse
verticale.
La poursuite en régime CAM V non contrôlé d’un vol effectué selon les règles de vol aux instruments
(CAM I), ou tactique (CAM T) contrôlé n’est réalisable que si l’organisme des services de la
circulation aérienne militaire ayant en charge l’aéronef reçoit une demande du pilote commandant de
bord accompagnée, le cas échéant, des modifications à apporter au plan de vol en vigueur.
Dans le cas où la demande est non planifiée, le message suivant est formulé par le pilote commandant
de bord « INDICATIF xxxxx J’ANNULE MON VOL CAM I, (OU MON VOL CAM T).
L’organisme accuse réception par le message suivant : « « RECU XXXXX (INDICATIF) VOL CAM
I (OU VOL CAM T) ANNULÉ À... (Heure), QNH régional … »
Aucune invitation à poursuivre en CAM V un vol CAM I, ou CAM T, ne peut être faite, directement
ou implicitement par un contrôleur.
Lorsqu’un organisme des services de la CAM est informé que l’aéronef trouvera vraisemblablement
sur son itinéraire des conditions météorologiques de vol aux instruments, un pilote poursuivant en
CAM V un vol CAM I, ou CAM T, doit en être avisé.
Un organisme de contrôle de la CAM qui a été avisé de l’intention d’un aéronef de poursuivre en
CAM V un vol CAM I, ou un vol CAM T, en informe le plus tôt possible tous les organismes des
services de la CAM auxquels le plan de vol CAM I, ou CAM T, a été adressé, à l’exception de ceux
des régions que l’aéronef a déjà traversées.
Le terme « turbulence de sillage » est utilisé dans ce contexte pour décrire l’effet des masses d’air
tournantes engendrées derrière les extrémités de voilure des gros avions à réaction, de préférence au
terme « tourbillon de sillage » qui décrit la nature de ces masses d’air. Les caractéristiques détaillées
des tourbillons de sillage et leur effet sur les aéronefs sont exposés dans le Manuel de planification des
services de la circulation aérienne (Doc 9426 OACI), 2e Partie, Section 5.
Les minimums de séparation en fonction de la turbulence de sillage sont fondés sur la répartition des
types d’aéronefs en trois catégories, selon leur masse maximale au décollage certifiée, à savoir :
a) GROS-PORTEUR (H) : tous les types d’aéronefs de masse supérieure ou égale à 136 000 kg ;
b) MOYEN TONNAGE (M) : types d’aéronefs de masse inférieure à 136 000 kg mais
supérieure à 7 000 kg ;
c) FAIBLE TONNAGE (L) : types d’aéronefs de masse inférieure ou égale à 7 000 kg.
Des mesures particulières peuvent être adoptées pour ce qui concerne certains aéronefs (A 380,
aéronefs non habités …).
Quand les hélicoptères sont en vol stationnaire ou circulent en vol rasant, il faut veiller à ce qu’ils
restent bien à l’écart des aéronefs légers.
En effet, les hélicoptères engendrent des tourbillons lorsqu’ils sont en vol, et il semble prouvé qu’à
masse brute égale ces tourbillons sont plus intenses que les tourbillons créés par les aéronefs à voilure
fixe.
Les dispositions qui régissent les minimums de séparation en fonction de la turbulence de sillage
figurent dans la présente annexe aux § 5.8 et [Link].
50
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Pour les aéronefs classés dans la catégorie « gros-porteur » du point de vue de la turbulence de sillage,
les mots « gros-porteur » doivent figurer immédiatement après l’indicatif d’appel de l’aéronef lors de
la première communication radiotéléphonique entre l’aéronef et les organismes des services de la
CAM.
Les catégories de turbulence de sillage sont spécifiées dans le chapitre 11, relatif à l’établissement du
plan de vol (case 9).
Pour les vols effectués aux abords d’aérodromes et dans les régions terminales, la position de l’aéronef
dans le plan vertical sous réserve des dispositions ci-dessous est exprimée par l’altitude ou la hauteur.
Si un aéronef qui a reçu l’autorisation d’atterrir termine son approche en utilisant le calage
altimétrique QFE, la position de cet aéronef dans le plan vertical est exprimée en fonction de la
hauteur au dessus du niveau de l’aérodrome.
Exceptionnellement elle est exprimée en fonction de la hauteur par rapport au niveau du seuil de
piste :
a) pour les pistes aux intruments dont les seuils se trouvent à 16 ft ou plus au dessous de
l’altitude de l’aérodrome ;
b) pour les pistes avec approche de précision.
Pendant la phase de croisière, la position de l’aéronef dans le plan vertical est exprimée :
a) par un niveau de vol, si le vol est effectué à une altitude égale ou supérieure au niveau de
vol le plus bas utilisable ;
b) par une altitude, si le vol est effectué à une altitude inférieure au niveau de vol le plus bas
utilisable ; sauf lorsque, en vertu d’accords régionaux de navigation aérienne, une altitude
de transition a été établie pour une région spécifiée, auquel cas les dispositions ci dessus
s’appliquent.
L’organisme des services de la CAM compétent détermine d’après les comptes rendus QNH et les
prévisions sur la pression au niveau moyen de la mer, le niveau de transition à utiliser pendant la
période appropriée, aux abords de l’aérodrome ou des aérodromes considérés, en particulier si cet
organisme assure le contrôle d’approche au profit de plusieurs aérodromes et, le cas échéant, de la
région de contrôle terminale (TMA) touchée.
Le niveau de transition est le niveau de vol le plus bas utilisable au-dessus de l’altitude de transition
fixée pour l’aérodrome ou les aérodromes considérés. Il varie en fonction du QNH. Lorsqu’une
altitude de transition commune a été établie pour deux ou plusieurs aérodromes voisins les uns des
autres dont la situation relative nécessite la coordination des procédures de contrôle, les organismes
des services de la CAM compétents établissent un niveau de transition commun utilisable à tout
moment au voisinage des aérodromes et, le cas échéant, dans la TMA considérée.
Les différents niveaux de transition utilisables sont définis pour le ou les aérodromes considérés et
récapitulés sous la forme d’un tableau appelé « grille des niveaux de transition » disponible dans les
manuels d’exploitation et consignes locales.
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Sauf autorisation spéciale de l’autorité compétente, il n’est pas assigné aux aéronefs des niveaux de
croisière inférieurs aux altitudes minimales fixées par l’appendice 3 de l’annexe de l’arrêté relatif aux
règles et aux services de la CAM.
Lorsque les circonstances l’exigent, les organismes de contrôle de la CAM déterminent le ou les
niveaux de vol les plus bas utilisables pour la totalité ou certaines parties de l’espace aérien dont ils
ont la charge. Ils sont communiqués sur demande aux pilotes.
Le niveau de vol utilisable le plus bas est le niveau qui correspond à l’altitude minimale de vol fixée
ou qui est situé immédiatement au-dessus de cette dernière.
La distance sur laquelle le niveau de vol le plus bas utilisable s’étend est déterminée compte tenu des
spécifications du service du contrôle de la circulation aérienne militaire.
Les procédures prescrites dans le présent document ne dégagent pas le pilote de l’obligation de
s’assurer que les autorisations délivrées par les organismes de contrôle de la circulation aérienne ne
compromettent pas la sécurité à cet égard. Lorsqu’un vol CAM I est guidé ou reçoit un parcours direct
qui dévie l’aéronef de la route ATS, les procédures visées au § [Link], s’appliquent.
Les organismes des services de la CAM disposent à tout moment du calage altimétrique pour
transmission aux aéronefs en vol.
Les organismes des services de la CAM sont en mesure de transmettre aux aéronefs, sur demande, un
nombre approprié des messages QNH ou de prévisions barométriques intéressant la FIR ou les espaces
aériens dont ils ont la charge ainsi que les espaces aériens adjacents.
Le niveau de transition est communiqué à l’aéronef en temps utile avant l’arrivée à ce niveau pendant
la descente ou sur demande du pilote en ce qui concerne les autorisations d’approche. La
communication peut être faite en phonie, par ATIS ou par liaison de données.
Le calage altimétrique QNH est indiqué dans l’autorisation de descente lors de la première autorisation
de se rendre à une altitude au-dessous du niveau de transition, dans les autorisations d’approche ou
dans les autorisations d’entrée dans un circuit ainsi que dans les autorisations de circuler à la surface
données aux aéronefs au départ.
Le calage altimétrique QFE est systématiquement fourni aux aéronefs. C’est le QFE correspondant à
l’altitude de l’aérodrome, sauf dans les cas suivants où le QFE du seuil de piste en question est fourni :
a) pistes d’approche classique dont le seuil se trouve à 16 ft ou plus au-dessous de l’altitude
de l’aérodrome ;
b) pistes avec approche de précision.
Les calages altimétriques donnés aux aéronefs sont arrondis par défaut à l’hectopascal entier
immédiatement inférieur.
Les aéronefs effectuent un compte rendu de position au passage de chaque point de compte rendu
obligatoire désigné, ou dès que possible après ce passage, sauf dans les cas prévus ci-dessous et dans
la présente annexe, des comptes rendus supplémentaires au passage d’autres points peuvent être
demandés par l’organisme des services de la CAM ou autorité d’emploi.
Les aéronefs peuvent être exemptés de l’obligation de faire des comptes rendus de position à chaque
point ou intervalle de compte rendu obligatoire désigné. En appliquant cette disposition, il convient de
tenir compte des besoins météorologiques en matière d’exécution et de transmission des observations
régulières d’aéronef.
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Cette disposition s’applique lorsque des données suffisantes sur la progression des vols peuvent être
recueillies à d’autres sources, par exemple au moyen du radar ou de l’ADS-B (Cf. § 8.6.4) et dans
d’autres circonstances lorsque l’omission de comptes rendus réguliers par certains vols est jugée
acceptable.
Les comptes rendus de position exigés supra sont faits à l’organisme des services de la CAM qui
assure le service dans l’espace aérien où se trouve l’aéronef.
De plus, un compte rendu de position est transmis à l’organisme des services de la CAM qui assure le
service avant que l’aéronef ne pénètre dans l’espace aérien.
Lorsque le compte rendu de position d’un aéronef n’a pas été reçu à l’heure attendue, l’heure de
passage prévue n’est plus considérée comme exacte aux fins des opérations ultérieures de contrôle.
Des dispositions sont prises immédiatement pour obtenir le compte rendu de position, si celui-ci risque
d’avoir une répercussion quelconque sur le contrôle d’autres aéronefs.
De plus, lorsque le compte rendu de position d’un aéronef n’a pas été reçu à l’heure attendue,
l’organisme des services de la CAM rend compte au CCS dans les délais prévus à l’appendice 6 de
l’annexe de l’arrêté relatif aux règles et aux services de la CAM.
Les comptes rendus de position exigés aux termes du paragraphe précédent contiennent les éléments
d’information suivants, mais les éléments d), e) et f) peuvent être omis dans les comptes rendus de
position transmis en radiotéléphonie lorsque cela est prescrit par l’organisme des services de la CAM
ou autorité d’emploi compétent :
a) identification de l’aéronef ;
b) position ;
c) heure ;
d) niveau de vol ou altitude, y compris le niveau de passage et le niveau autorisé si l’aéronef
ne maintient pas le niveau autorisé ;
e) prochaine position et heure de passage ;
f) point significatif suivant.
L’élément de l’alinéa d), niveau de vol ou altitude, est cependant inclus dans l’appel initial après un
changement de canal de communication vocale air-sol.
Lorsqu’une vitesse à maintenir lui est assignée, l’équipage de conduite inclut cette vitesse dans ses
comptes rendus de position. La vitesse assignée est aussi indiquée dans l’appel initial après un
changement de canal de communication vocale air-sol, qu’un compte rendu de position complet soit
requis ou non.
Il est possible d’omettre l’élément de l’alinéa d) lorsque les contrôleurs dispose en permanence, sur les
étiquettes associées à l’indication de position de l’aéronef, de données sur le niveau de vol ou
l’altitude, selon le cas, provenant d’informations d’altitude-pression, et lorsque sont mises au point des
procédures propres à garantir l’utilisation sûre et efficace de cette information d’altitude.
Lorsque le PSCAM compétent le prescrit, après un changement de canal de communication vocale air-
sol, l’appel initial à un organisme de contrôle de la CAM contient les éléments suivants :
a) l’indicatif de la station appelée ;
b) l’indicatif d’appel et, si l’aéronef est de la catégorie de turbulence de sillage dite « gros-
porteur », l’expression « GROS-PORTEUR » ;
c) le niveau, y compris le niveau de passage et le niveau autorisé si l’aéronef ne maintient
pas le niveau autorisé ;
53
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Les formats de données des messages ADS-B sont définis dans l’Annexe 10 de l’OACI -
Télécommunications aéronautiques, Volume III - Systèmes de télécommunication, Partie 1 - Systèmes
de communication de données numériques, et Volume IV - Systèmes de surveillance et anticollision.
4.12.1 Généralités
Lorsqu’un aéronef en route doit communiquer par liaisons de données des renseignements intéressant
l’exploitation ou des renseignements météorologiques aux heures où des comptes rendus de position
doivent être faits aux termes du § 4.11.1, les comptes rendus de position sont donnés sous la forme de
comptes rendus en vol réguliers. Les observations spéciales d’aéronef sont transmises sous forme de
comptes rendus en vol spéciaux. Tous les comptes rendus en vol sont transmis aussitôt que possible.
Les comptes rendus en vol réguliers transmis en phonie ou par liaison de données donnent des
renseignements sur ceux des éléments suivants :
Renseignements sur la position
a) identification de l’aéronef ;
b) position ;
c) heure ;
d) niveau de vol ou altitude ;
e) prochaine position et heure de survol ;
f) point significatif suivant.
Renseignements intéressant l’exploitation
a) heure d’arrivée prévue ;
b) autonomie.
Renseignements météorologiques
a) température de l’air ;
b) direction du vent ;
c) vitesse du vent ;
d) turbulence ;
e) givrage d’aéronef ;
f) humidité (si elle est connue) ;
g) nébulosité ;
h) visibilité ;
i) toute autre observation (état de la mer, etc.).
Ces éléments peuvent être transmis à la demande de l’organisme de contrôle, de l’autorité
opérationnelle compétente ou si le commandant d’aéronef le juge nécessaire.
54
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
[Link] Généralités
Des comptes rendus en vol spéciaux sont effectués par tous les aéronefs chaque fois
qu’ils rencontrent ou observent l’une ou l’autre des conditions suivantes :
a) forte turbulence ;
b) fort givrage ;
c) onde orographique forte ;
d) orage, sans grêle, qui est obscurci, noyé ou étendu ou qui forme une ligne de grains ;
e) orage, avec grêle, qui est obscurci, noyé ou étendu ou qui forme une ligne de grains ;
f) forte tempête de poussière ou de sable ;
g) nuage de cendres volcaniques ;
h) activité volcanique pré éruptive ou éruption volcanique.
Note : dans le présent contexte, on entend par activité volcanique pré éruptive une
activité volcanique inhabituelle et/ou croissante qui pourrait présager une éruption
volcanique.
Conditions supplémentaires concernant les vols transsoniques et supersoniques :
i) turbulence modérée ;
j) grêle ;
k) cumulonimbus ;
l) autres observations.
Des imprimés fondés sur le modèle d’imprimé AIREP/AIREP SPÉCIAL sont mis à la disposition des
équipages de conduite pour l’établissement des comptes rendus.
Les instructions détaillées, y compris les formes de message et les expressions conventionnelles, sont
utilisées par les équipages de conduite lorsqu’ils transmettent des comptes rendus en vol et par les
organismes des services de la circulation aérienne lorsqu’ils retransmettent de tels comptes rendus.
L’emploi de comptes rendus en vol dans les systèmes automatiques se généralisant, il importe au plus
haut point que les éléments de ces rapports soient transmis dans l’ordre et la forme prescrits.
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Les comptes rendus en vol spéciaux comportant des observations relatives à une activité volcanique
sont établis sur l’imprimé spécial de compte rendu en vol d’activité volcanique. Des imprimés sont
mis à la disposition des équipages de conduite effectuant des vols sur des routes susceptibles de
traverser des nuages de cendres volcaniques.
Les instructions d’établissement et de transmission peuvent être imprimées au verso de l’imprimé de
compte rendu en vol spécial d’activité volcanique.
Lorsqu’ils reçoivent des comptes rendus en vol spéciaux transmis par liaison de données, les
organismes des services de la circulation aérienne les communiquent sans délai au centre de veille
météorologique qui leur est associé et aux centres mondiaux de prévisions de zone (CMPZ).
Les spécifications relatives à la présentation graphique à utiliser pour la communication des
renseignements météorologiques aux CMPZ figurent dans le Manuel des pratiques de météorologie
aéronautique (Doc 8896 OACI).
Lorsqu’ils reçoivent des comptes rendus en vol spéciaux transmis en phonie, les organismes des
services de la circulation aérienne les communiquent sans délai au centre de veille météorologique qui
leur est associé.
4.13.1 Généralités
Le PSCAM établit des dispositions et procédures pour la présentation aux contrôleurs des données de
plan de vol et de contrôle pour tous les vols auxquels un organisme des services de la CAM assure un
service. Des dispositions sont établies également pour la présentation de tous autres renseignements
nécessaires ou souhaitables pour la fourniture de services des services de la CAM.
Des renseignements et données suffisants sont présentés d’une manière qui permet au contrôleur
d’avoir une représentation complète de la circulation actuelle dans sa zone de responsabilité et, le cas
échéant, des mouvements sur l’aire de manœuvre des aérodromes. La présentation est actualisée au fur
et à mesure de la progression des aéronefs afin de faciliter la détection et la résolution des conflits en
temps opportun, tout en facilitant la coordination avec les organismes des services de la CAM et les
secteurs de contrôle adjacents et en conservant la trace de cette coordination.
Une représentation appropriée de la configuration de l’espace aérien, incluant les points significatifs et
les renseignements s’y rapportant, est fournie aux contrôleurs. Les données à présenter comprennent
les renseignements pertinents provenant des plans de vol et des comptes rendus de position, ainsi que
des données sur les autorisations et la coordination. Les affichages de renseignements peuvent être
générés et mis à jour automatiquement, ou les données peuvent être entrées et mises à jour
manuellement par le personnel autorisé.
Les besoins relatifs à d’autres renseignements à afficher ou à tenir disponibles pour affichage sont
précisés par chaque PSCAM.
Le plan de vol et les données de contrôle nécessaires peuvent être présentés à l’aide des fiches de
progression de vol en carton ou électroniques, par d’autres formes de présentation électronique ou par
une combinaison de méthodes de présentation.
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
La ou les méthodes de présentation des renseignements et données sont conformes aux principes des
facteurs humains. Toutes les données, notamment celles qui se rapportent à chacun des aéronefs, sont
présentées d’une manière qui minimise les risques de malentendus ou d’erreurs d’interprétation.
Les moyens et méthodes d’entrée manuelle de données dans les systèmes de contrôle de la CAM
automatisés sont conformes aux principes des facteurs humains.
Lorsque des fiches de progression de vol (communément appelés « STRIPs » - FPS) sont utilisées, il
doit y en avoir au moins une pour chaque vol. Le nombre de fiches pour chacun des vols est suffisant
pour répondre aux besoins de l’organisme des services de la CAM intéressé. Les procédures
d’annotation des données et les dispositions précisant les types de données à inscrire sur la fiche, y
compris l’emploi de symboles, sont spécifiées par le prestataire de services CAM compétent.
Des éléments indicatifs sur l’emploi des fiches de progression de vol en carton figurent dans le Manuel
de planification des services de la circulation aérienne (Doc 9426 OACI).
Des données générées automatiquement sont présentées au contrôleur en temps opportun. La
présentation des renseignements et des données pour chacun des vols se poursuit jusqu’au moment où
les données ne sont plus nécessaires pour assurer le contrôle, y compris la détection de conflit et la
coordination des vols, ou jusqu’à ce que le contrôleur y mette fin.
4.15.1 Généralités
Avant que l’aéronef n’entre dans un espace aérien ou des applications de liaison de données sont
exigées par l’organisme des services de la CAM, une procédure d’initialisation de communications par
liaison de données est exécutée entre l’aéronef et l’organisme pour permettre l’enregistrement de
l’aéronef et, au besoin, le lancement d’une application de liaison de données. Cette procédure est
engagée par l’aéronef, automatiquement ou sur un geste du pilote, ou par l’organisme des services de
la CAM lors de la retransmission de l’adresse.
Des éléments indicatifs sur la fonction d’initialisation de la liaison de données (DLIC) figurent dans le
Manuel des applications de la liaison de données aux services de la circulation aérienne (ATS) (Doc
9694 OACI).
L’adresse DLIC de l’organisme des services de la CAM est indiquée dans les publications
d’information aéronautique.
57
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 4
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Chaque fois qu’un pilote ou un aéronef engage la procédure d’initialisation de communications par
liaison de données, un message d’initialisation est envoyé. Un organisme des services de la CAM ne
rejette pas un message d’initialisation, sauf s’il est corrompu.
Quand le système sol avec lequel l’aéronef est initialement entré en contact est capable de
communiquer l’information d’adressage nécessaire de l’aéronef à un autre organisme des services de
la CAM, il transmet l’information d’adressage au sol actualisée de l’aéronef pour les applications de
liaison de données qui ont été coordonnées suffisamment à l’avance pour permettre l’établissement de
communications par liaison de données.
4.15.4 Panne
INTENTIONNELLEMENT BLANC
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 5
5.1 INTRODUCTION
Les organismes du contrôle de la CAM assurent la prévention des abordages au profit des vols CAM
contrôlé, à l’égard de tous les aéronefs connus ou observés.
Ce chapitre contient des procédures et des minimums de séparation aux procédures à utiliser dans la
séparation des aéronefs ainsi que les exceptions afférentes.
5.2.1 Généralités
[Link] Séparation
Un organisme du contrôle de la circulation aérienne militaire assure la séparation par
l’un, au moins, des moyens suivants :
a) séparation verticale, obtenue : par l’assignation de niveaux différents déterminés d’après
le tableau des niveaux de vol approprié des règles de la CAM (annexe de l’arrêté relatif
aux règles et services de la CAM, appendice 3).
Toutefois, la correspondance entre niveaux et route, prescrite dans cet appendice, ne
s’applique qu’à défaut d’indications contraires données dans les publications
d’information aéronautique appropriées ou les autorisations du contrôle de la circulation
aérienne ;
b) séparation horizontale, obtenue en assurant :
1) une séparation longitudinale, obtenue en maintenant un intervalle de temps ou de
distance entre les aéronefs volant sur une même route, sur des routes convergentes ou
dans des directions opposées ; ou
2) une séparation latérale, obtenue en maintenant les aéronefs sur des routes différentes
ou dans des régions géographiques différentes.
c) avec l’aide du radar ;
d) par réservation d’un espace aérien.
Les organismes désignés pour rendre les services du contrôle de la CAM assurent la
séparation conformément au tableau - classe d’espace aérien et volumes particuliers -
services assurés - de l’appendice 4 de l’annexe de l’arrêté relatif aux règles et services de
la CAM.
Les informations de trafic sont les renseignements donnés à un pilote par un organisme
des services de la circulation aérienne pour l’avertir que d’autres aéronefs, dont la
présence est connue ou observée, peuvent se trouver à proximité de sa position ou de sa
route prévue, afin de l’aider à éviter un abordage.
Le choix des manœuvres éventuelles permettant d’éviter les abordages demeure de la
responsabilité des pilotes en application des règles de l’air.
Les organismes du contrôle de la circulation aérienne désignés fournissent l'information
de trafic conformément au tableau - classe d’espace aérien et volumes particuliers -
services assurés - de l’appendice 4 de l’annexe de l’arrêté relatif aux règles et services de
la CAM.
Lorsqu’il s’agit de fournir une information de trafic sur un dispositif comportant plusieurs
aéronefs évoluant selon les règles de la CAM, l’information de trafic fournie aux autres
aéronefs concerne l’ensemble du dispositif.
Il n’est pas délivré d’autorisation qui permette l’exécution d’une manœuvre qui réduirait
l’espacement entre deux aéronefs à une valeur inférieure au minimum de séparation
applicable dans les conditions considérées.
Des intervalles de séparation supérieurs aux minimums spécifiés peuvent être appliqués
toutes les fois que des circonstances exceptionnelles, exigent des précautions
supplémentaires.
Lorsque les circonstances l’exigent (mission de police du ciel ou d’assistance en vol) des
intervalles de séparation inférieure peuvent être appliqués.
Si, par suite d’une panne ou d’une dégradation du système de navigation, de communications,
d’altimétrie, de commande de vol ou de tout autre système, les performances de l’aéronef ne
permettent plus de maintenir le minimum de séparation requis, l’équipage de conduite en informe sans
retard l’organisme de contrôle de la CAM intéressé. Le contrôleur prend, alors, toutes les mesures
possibles pour établir un type de séparation approprié y compris une coordination avec les organismes
de la circulation aérienne concernés.
5.3.2 Assignation des niveaux de croisière dans le cas des vols contrôlés
Les niveaux de croisière à assigner aux aéronefs en vol contrôlé sont choisis parmi ceux qui sont
assignés aux vols CAM I, d’après les tableaux des niveaux de croisière de l’appendice 3 de l’annexe
de l’arrêté relatif aux règles et aux services de la CAM.
61
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Un aéronef peut être autorisé à changer de niveau de croisière, l’heure, le lieu ou la vitesse verticale
étant spécifiés.
Un aéronef peut être autorisé à rejoindre un niveau précédemment occupé par un autre aéronef, après
que ce dernier a signalé avoir libéré ce niveau, sauf dans les situations suivantes :
a) en cas de forte turbulence ;
b) la différence entre les performances des aéronefs est telle qu’il peut en résulter une
séparation inférieure au minimum applicable ; dans un tel cas, l’autorisation est retenue
jusqu’à ce que l’aéronef qui libère le niveau a signalé avoir atteint ou franchi un niveau
séparé du minimum applicable.
Dans un circuit d’attente, s’il y a lieu, des mesures supplémentaires peuvent être prises, comme
spécifier une vitesse verticale de descente maximale pour l’aéronef situé plus haut et une vitesse
verticale de descente minimale pour l’aéronef situé plus bas pour assurer le maintien de la séparation
requise.
Les pilotes qui sont en communication directe les uns avec les autres peuvent être autorisés à
maintenir entre leurs aéronefs une séparation verticale spécifiée.
Figure 5-3. Utilisation des mêmes points géographiques ou de points géographiques différents
Tableau 5-1. Séparation latérale pour les aéronefs utilisant le VOR et le GNSS
Les valeurs du tableau 5-1 proviennent d’un tableau plus grand de valeurs issues d’une
analyse de risque d’abordage. Le tableau source pour la séparation d’aéronefs naviguant
au moyen du GNSS et de VOR figure dans la Circulaire 322, Lignes directrices pour la
mise en oeuvre des minimums de séparation latérale GNSS fondés sur les minimums de
séparation VOR.
Les valeurs du tableau 5-1 tiennent compte des distances par rapport au point commun
englobé dans l’aire de virage théorique des virages par le travers spécifiés dans la norme
de performance minimale de système d’aviation intitulée Required Navigation
Performance For Air Navigation (ED-75B/DO-236B), section [Link] , et les virages de
transition à rayon fixe définis dans le Manuel de la navigation fondée sur les
performances (PBN) (Doc 9613).
Des éléments indicatifs sur la mise en oeuvre de la séparation latérale GNSS figurent
dans la Circulaire 322, Lignes directrices pour la mise en oeuvre des minimums de
séparation latérale GNSS fondés sur les minimums de séparation VOR.
b) lorsque les aéronefs suivent des routes dont la séparation est très supérieure aux
minimums indiqués au a) alinéas 1) et 2), les États peuvent réduire la distance à laquelle
la séparation latérale est réalisée ;
c) avant d’appliquer une séparation de route basée sur le GNSS, le contrôleur confirmera ce
qui suit :
1) l’aéronef navigue au GNSS ;
2) si des décalages latéraux stratégiques sont autorisés dans l’espace aérien, il n’y a pas
de décalage latéral en cours d’application.
d) pour réduire au minimum la possibilité d’erreurs opérationnelles lorsque l’on applique
une séparation de route basée sur le GNSS, il faudrait utiliser les points de cheminement
contenus dans la base de données de navigation ou transmis par liaison montante au
système de gestion de vol de l’aéronef au lieu de points de cheminement saisis
manuellement. Si l’emploi de points de cheminement contenus dans la base de données
de navigation est restrictif du point de vue opérationnel, l’utilisation de points de
cheminement saisis manuellement par les pilotes devrait se limiter à des points de
cheminement à incréments de un demi-degré ou de un degré en latitude et en longitude ;
e) la séparation de route basée sur le GNSS ne sera pas appliquée dans les situations où des
pilotes signalent une panne du contrôle autonome de l’intégrité par le récepteur (RAIM).
Aux fins de l’application de minimums de séparation latérale basée sur le GNSS,
l’information de distance et de route issue d’un système intégré de navigation incorporant
une entrée GNSS est considérée comme étant équivalente à une information de distance
et de route GNSS.
f) les récepteurs GNSS utilisés pour appliquer une séparation seront conformes aux
exigences de l’Annexe 10, Volume I, et indiqués dans le plan de vol.
65
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
[Link].6 Séparation latérale entre aéronefs suivant des routes ou routes ATS parallèles ou non
sécantes.
Dans l’espace aérien désigné ou sur des routes désignées, la séparation latérale entre des
aéronefs qui suivent des routes ou routes ATS parallèles ou non sécantes sera établie
conformément aux dispositions ci-après :
a) pour un espacement minimal de 93 km (50 NM) entre les routes, une performance de
navigation RNAV 10 (RNP 10), RNP 4 ou RNP 2 sera prescrite ;
66
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
b) pour un espacement minimal de 55,5 km (30 NM) entre les routes, une performance de
navigation RNP 4 ou RNP 2 sera prescrite ;
c) pour un espacement minimal de 27,8 km (15 NM) entre les routes, une performance de
navigation RNP 2 ou un équipement GNSS sera prescrit. Des communications vocales
VHF directes contrôleur-pilote seront assurées pendant l’application d’une telle
séparation ;
d) pour un espacement minimal de 13 km (7 NM) entre les routes, appliqué pendant qu’un
aéronef monte/descend à travers le niveau d’un autre aéronef, une performance de
navigation RNP 2 ou un équipement GNSS sera prescrit. Des communications vocales
VHF directes contrôleur-pilote seront assurées pendant l’application d’une telle
séparation ;
e) pour un espacement minimal de 37 km (20 NM) entre les routes, appliqué pendant qu’un
aéronef monte/descend à travers le niveau d’un autre aéronef et lorsqu’un autre type de
communication que celui qui est spécifié à l’alinéa d) ci-dessus est utilisé, une
performance de navigation RNP 2 ou un équipement GNSS sera prescrit.
Des éléments indicatifs sur la mise en oeuvre de moyens de navigation prenant en charge
des séparations latérales de 93 km (50 NM), 55,5 km (30 NM), 37 km (20 NM), 27,8 km
(15 NM) et 13 km (7 NM) figurent dans le Manuel de la navigation fondée sur les
performances (PBN) (Doc 9613 OACI) et dans la circulaire 334, Lignes directrices pour
la mise en oeuvre des minimums de séparation latérale.
Des éléments indicatifs sur la mise en oeuvre de moyens de communication prenant en
charge des séparations latérales de 93 km (50 NM) et 55,5 km (30 NM) figurent dans le
Manuel des performances de communications requises (RCP) (Doc 9869 OACI). Des
renseignements sur les attributions de RCP pour ces moyens figurent dans le document
RTCA DO-306/EUROCAE ED-122, Safety and Performance Standard for Air Traffic
Data Link Services in Oceanic and Remote Airspace (Oceanic SPR Standard).
Les mises en oeuvre actuelles du minimum de séparation latérale de 55,5 km (30 NM)
imposent l’emploi de communications vocales directes contrôleur-pilote ou des CPDLC
et une surveillance par ADS-C avec application d’un contrat périodique et de contrats
d’événement relatifs à des changements de point de cheminement et des écarts latéraux.
Concernant le GNSS prescrit aux alinéas c), d) et e) ci-dessus, il faut se reporter au
§ [Link], CASE 10 : ÉQUIPEMENT ET POSSIBILITÉS.
[Link].7 Séparation latérale entre aéronefs suivant des routes ou routes ATS sécantes.
La séparation latérale entre des aéronefs qui suivent des routes ou routes ATS sécantes
sera établie conformément aux dispositions ci-après :
a) un aéronef qui suit une route convergeant vers celle d’un autre aéronef est latéralement
séparé jusqu’à ce qu’il atteigne un point de séparation latérale situé à une distance
spécifiée mesurée perpendiculairement à la route de l’autre aéronef (Cf. figure 5-6) ; et
b) un aéronef qui suit une route divergeant de celle d’un autre aéronef est latéralement
séparé une fois qu’il a franchi un point de séparation latérale situé à une distance spécifiée
mesurée perpendiculairement à la route de l’autre aéronef (Cf. figure 5-6).
67
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
On peut recourir à ce type de séparation pour n’importe quel angle d’intersection de routes en utilisant
les valeurs spécifiées dans le tableau suivant pour les points de séparation latérale :
[Link].8 Lorsque l’on applique le minimum de séparation de 27,8 km (15 NM) spécifié dans le
tableau ci-dessus, un GNSS, indiqué dans le plan de vol par la lettre G, répond à la
performance de navigation spécifiée.
Des éléments indicatifs sur la mise en oeuvre de moyens de navigation prenant en charge
des séparations latérales de 93 km (50 NM), 55,5 km (30 NM) et 27,8 km (15 NM)
figurent dans le Manuel de la navigation fondée sur les performances (PBN) (Doc 9613)
et dans la Circulaire 334, Lignes directrices pour la mise en oeuvre des minimums de
séparation latérale.
[Link].9 Entrée dans un espace aérien où est appliqué un minimum de séparation plus élevé.
La séparation latérale est réalisée lorsque les aéronefs sont stabilisés sur des routes
spécifiées :
a) qui sont séparées d’un minimum approprié ; et
b) qui divergent d’au moins 15 degrés jusqu’à ce que le minimum de séparation latérale
applicable soit atteint, à condition qu’il soit possible de garantir, par des méthodes
approuvées par l’autorité ATS compétente, que les aéronefs disposent des moyens de
navigation nécessaires pour assurer un guidage sur route précis.
68
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Figure 5-10. Séparation de 15 minutes entre aéronefs sur la même route et au même niveau
Figure 5-11. Séparation de 10 minutes entre aéronefs sur la même route et au même niveau
c) 5 minutes dans les cas ci-après, pourvu que l’aéronef précédent vole à une vitesse vraie
supérieure d’au moins 20 kt à celle de l’aéronef qui le suit (Cf. figure 5-12) :
1) entre aéronefs qui sont partis du même aérodrome ;
2) entre aéronefs en route qui ont signalé leur position à la verticale du même point
significatif ;
3) entre un aéronef au départ et un aéronef en route, après que ce dernier a signalé sa
position au-dessus d’un repère dont la position par rapport au point de départ garantit
qu’une séparation de 5 minutes peut être établie au point où l’aéronef au départ
rejoindra la route aérienne ; ou
Figure 5-12. Séparation de 5 minutes entre aéronefs sur la même route et au même niveau
d) 3 minutes pour les cas prévus à l’alinéa c), si l’aéronef précédent vole à une vitesse vraie
supérieure d’au moins 40 kt à celle de l’aéronef qui le suit (Cf. figure 5-13).
Figure 5-13. Séparation de 3 minutes entre aéronefs sur la même route et au même niveau
Figure 5-14. Séparation de 15 minutes entre aéronefs sur des routes convergentes et au même niveau
Figure5-15. Séparation de 10 minutes entre aéronefs sur des routes convergentes et au même niveau
Figure 5-16A. Séparation de 15 minutes entre aéronefs en montée sur la même route
Figure 5-16B. Séparation de 15 minutes entre aéronefs en descente sur la même route
72
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Figure 5-17A. Séparation de 10 minutes entre aéronefs en montée sur la même route
Figure 5-17B. Séparation de 10 minutes entre aéronefs en descente sur la même route
c) 5 minutes pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée, pourvu que :
1) le changement de niveau soit commencé au cours des 10 minutes qui suivent le
moment où le second aéronef a signalé être à la verticale d’un point commun, qui doit
être un point déterminé par des aides de navigation au sol ou par GNSS ; et que
2) lorsque l’autorisation est transmise au moyen d’une communication via une tierce
partie ou par liaison de données, une restriction soit ajoutée à l’autorisation pour faire
en sorte que la condition relative à la période de 10 minutes soit respectée (Cf. figures
5-18A et 5-18B).
Figure 5-18A. Séparation de 5 minutes entre aéronefs en montée sur la même route
73
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Figure 5-18B. Séparation de 5 minutes entre aéronefs en descente sur la même route
Pour faciliter l’application de cette procédure dans le cas d’un changement important de
niveau, un aéronef en descente peut être autorisé à rejoindre un niveau convenable situé
au-dessus de l’aéronef le plus bas, ou un aéronef en montée peut être autorisé à rejoindre
un niveau convenable au-dessous de l’aéronef situé plus haut, pour permettre de procéder
à une nouvelle vérification de la séparation qui sera réalisée pendant la période où la
séparation verticale n’est pas respectée.
Aéronefs sur des routes convergentes :
a) 15 minutes pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée (Cf. figures 5-
19A et 5-19B) ; ou
Figure 5-19A. Séparation de 15 minutes entre aéronefs en montée sur des routes convergentes
Figure 5-19B. Séparation de 15 minutes entre aéronefs en descente sur des routes convergentes
b) 10 minutes pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée, si des aides à
la navigation permettent de déterminer fréquemment la position et la vitesse (Cf. figures
5-20A et 5-20B).
74
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Figure 5-20A. Séparation de 10 minutes entre aéronefs en montée sur des routes convergentes
Figure 5-20B. Séparation de 10 minutes entre aéronefs en descente sur des routes convergentes
Figure 5-21. Séparation de 10 minutes entre aéronefs sur des routes en sens inverse
[Link] Minimums de séparation longitudinale fondés sur la distance avec utilisation du dispositif
de mesure de distance (DME / TACAN) et/ou du GNSS.
Dans les dispositions relatives à l’application de minimums de séparation longitudinale
au moyen du DME / TACAN et/ou du GNSS, l’expression « sur la route »
75
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
signifie que l’aéronef vole directement vers la station/le point de cheminement ou qu’il
s’en éloigne directement.
La séparation est réalisée en maintenant au moins la ou les distances spécifiées entre la
position des aéronefs, signalée par référence au DME / TACAN conjointement avec
d’autres aides à la navigation appropriées et/ou le GNSS.
Ce type de séparation est appliqué entre deux aéronefs utilisant le DME / TACAN, entre
deux aéronefs utilisant le GNSS ou entre un aéronef utilisant le DME / TACAN et un
aéronef utilisant le GNSS. Une communication vocale directe entre contrôleur et pilote
est maintenue pendant qu’une telle séparation est utilisée.
Pour les besoins de l’application d’un minimum de séparation fondé sur le GNSS, une
distance obtenue au moyen d’un système de navigation intégré comprenant une entrée
GNSS est considérée comme étant équivalente à une distance GNSS.
Lorsqu’ils appliquent de tels minimums de séparation entre des aéronefs possédant une
capacité de navigation de surface, les contrôleurs demandent expressément la distance
obtenue au moyen du GNSS.
Un pilote pourrait ne pas être en mesure d’indiquer une distance GNSS notamment pour
les raisons suivantes : équipement de bord inapproprié, système intégré de navigation
sans entrée GNSS et perte d’intégrité du GNSS.
Aéronefs au même niveau de croisière : Aéronefs sur la même route
a) 20 Nm, à condition :
1) que chaque aéronef utilise :
i) la même station DME / TACAN situé « sur la route » lorsque les deux aéronefs
utilisent le DME / TACAN ; ou
ii) une station DME/RACAN située « sur la route » et un point de cheminement co-
implanté, lorsqu’un aéronef utilise le DME/TACAN et l’autre le GNSS ; ou
iii) le même point de cheminement, lorsque les deux aéronefs utilisent le GNSS ; et
2) que la séparation soit vérifiée au moyen de lectures DME / TACAN et/ou GNSS
simultanées par les aéronefs, à intervalles fréquents, de manière à garantir que le
minimum de séparation sera constamment respecté (Cf. figure 5-22) ;
Figure 5-22. Séparation fondée sur une distance DME ou GNSS de 20 NM entre aéronefs sur la même route et au même niveau
b) 10 Nm, à condition :
1) que l’aéronef qui précède maintienne une vitesse vraie supérieure de 20 kts ou
davantage à celle de l’aéronef qui le suit ;
2) que chaque aéronef utilise :
i) la même station DME / TACAN situé « sur la route » lorsque les deux aéronefs
utilisent le DME / TACAN ; ou
ii) une même station DME / TACAN situé « sur la route » et un point de
cheminement co-implanté, lorsqu’un aéronef utilise le DME / TACAN et l’autre,
le GNSS ; ou
iii) le même point de cheminement, lorsque les deux aéronefs utilisent le GNSS ; et
76
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
3) que la séparation soit vérifiée au moyen de lectures DME / TACAN et/ou GNSS
simultanées par les aéronefs, aux intervalles nécessaires pour garantir que le minimum
de séparation est réalisé et sera respecté (Cf. figure 5-23).
Figure 5-23. Séparation fondée sur une distance DME ou GNSS de 10 NM entre aéronefs sur la même route et au même niveau
Figure 5-24A. SéparationfondéesurunedistanceDMEouGNSSde20NM entre aéronefs sur des routes convergentes et au même niveau
Figure 5-24B. SéparationfondéesurunedistanceDMEouGNSSde10NM entre aéronefs sur des routes convergentes et au même niveau
Figure 5-25A. Séparation fondée sur une distance DME ou GNSS de 10 NM entre aéronefs en montée sur la même route
Figure 5-25B. Séparation fondée sur une distance DME ou GNSS de 10 NM entre aéronefs en descente sur la même route
Pour faciliter l’application de cette procédure dans le cas d’un changement important de
niveau, un aéronef en descente peut être autorisé à rejoindre un niveau convenable situé
au-dessus de l’aéronef le plus bas, ou un aéronef en montée peut être autorisé à rejoindre
un niveau convenable situé au-dessous de l’aéronef le plus haut pour permettre de
procéder à une nouvelle vérification de la séparation qui sera réalisée pendant la période
où la séparation verticale n’est pas respectée.
Aéronefs en montée ou en descente : Aéronefs sur des routes en sens inverse
Les aéronefs qui utilisent le DME / TACAN sur la route et/ou un point de cheminement
co-implanté ou le même point de cheminement peuvent être autorisés à monter ou à
descendre en traversant les niveaux suivis par d’autres aéronefs utilisant le DME /
TACAN sur la route et/ou le point de cheminement co-implanté ou le même point de
cheminement, ou à traverser ces niveaux, à condition qu’il ait été établi que les aéronefs
en question se sont croisés et qu’ils se trouvent au minimum à 10 NM l’un de l’autre.
[Link] Minimums de séparation longitudinale fondés sur la distance RNAV avec la technique du
nombre de mach.
Des éléments indicatifs sur les opérations RNAV figurent dans le Manuel de la
navigation fondée sur les performances (Doc 9613 OACI).
a) les avions à turboréacteurs maintiendront le nombre de Mach vrai approuvé par l’ATC et
devront obtenir l’autorisation de l’ATC avant de le modifier. Si une modification
temporaire immédiate du nombre de Mach est essentielle (en raison, par exemple, de
turbulences), l’ATC sera notifié dès que possible de la modification qui a été faite ;
b) si, en raison de ses performances, un aéronef ne peut maintenir en montée ou en descente
en route le dernier nombre de Mach assigné, le pilote en avisera l’ATC au moment de la
demande de montée ou de descente ;
c) les minimums de séparation fondée sur la distance RNAV ne seront pas appliqués après
que l’ATC aura reçu d’un pilote un avis indiquant une détérioration ou une défaillance de
l’équipement de navigation ;
d) La séparation sera réalisée en maintenant au moins la distance spécifiée entre la position
des aéronefs signalée par référence à l’équipement RNAV. Une communication directe
entre contrôleur et pilote devrait être maintenue pendant qu’une telle séparation est
utilisée. Lorsque ce sont des canaux HF ou des canaux VHF grande distance d’usage
général qui servent aux communications air-sol utilisées pour le service de contrôle
régional et que ces communications sont assurées par des préposés aux transmissions, on
prendra les dispositions voulues pour permettre une communication directe entre
contrôleur et pilote ou l’écoute, par le contrôleur, de toutes les communications air-sol.
79
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Pour aider les pilotes à fournir facilement les renseignements requis sur la distance
RNAV, ces comptes rendus de position devraient, dans la mesure du possible, être
rapportés à un point de cheminement commun en avant des deux aéronefs ;
e) la séparation fondée sur la distance RNAV peut être appliquée entre des aéronefs équipés
pour la RNAV qui évoluent sur des routes RNAV désignées ou sur des routes ATS
définies par VOR ;
f) un minimum de séparation fondé sur une distance RNAV de 150 km (80 NM) avec la
technique du nombre de Mach peut être appliqué à la place d’un minimum de séparation
longitudinale de 10 minutes avec la technique du nombre de Mach entre des aéronefs qui
suivent la même route dans le même sens, à condition :
1) que chaque aéronef signale sa distance par rapport au même point commun situé « sur
la route » ;
2) que la séparation entre aéronefs au même niveau soit vérifiée au moyen de lectures de
distance RNAV simultanées par les aéronefs, à intervalles fréquents, de manière à
garantir que le minimum de séparation sera constamment respecté (voir figure 5-26) ;
3) que la séparation entre aéronefs en montée ou en descente soit établie au moyen de
lectures de distance RNAV simultanées en provenance des aéronefs (Cf. figures 5-
27A et 5-27B) ; et
4) dans le cas d’aéronefs en montée ou en descente, qu’un des aéronefs maintienne un
niveau constant pendant la période où la séparation verticale n’est pas réalisée ;
g) lorsque le minimum de séparation longitudinale de 150 km (80 NM) avec la technique du
nombre de Mach est appliqué, l’aéronef qui précède maintiendra un nombre de Mach vrai
égal ou supérieur à celui que maintient l’aéronef qui suit ;
Pour faciliter l’application de cette procédure dans le cas d’un changement important de
niveau, un aéronef en descente peut être autorisé à rejoindre un niveau convenable situé
au-dessus de l’aéronef le plus bas, ou un aéronef en montée peut être autorisé à rejoindre
un niveau convenable situé au-dessous de l’aéronef le plus haut, pour permettre de
procéder à une nouvelle vérification de la séparation qui sera réalisée pendant la période
où la séparation verticale n’est pas respectée.
h) aéronefs suivant des routes en sens inverse. Les aéronefs qui utilisent la RNAV peuvent
être autorisés à monter ou à descendre jusqu’aux niveaux occupés par d’autres aéronefs
utilisant la RNAV, ou à traverser ces niveaux, à condition qu’il ait été établi
formellement, à l’aide de lectures de distance RNAV simultanées par rapport au même
point commun situé « sur la route », que les aéronefs en question se sont croisés et qu’ils
sont à une distance d’au moins 150 km (80 NM) l’un de l’autre (Cf. figure 5-28).
Figure 5-26. Séparation fondée sur une distance RNAV de 150 km (80 NM) entre aéronefs au même niveau
Figure 5-27A. Séparation fondée sur une distance RNAV de 150 km (80 NM) entre aéronefs en montée sur la même route
80
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Figure 5-27B. Séparation fondée sur une distance RNAV de 150 km (80 NM) entre aéronefs en descente sur la même route
Figure 5-28. Séparation fondée sur une distance RNAV de 150 km (80 NM) entre aéronefs sur des routes en sens inverse
[Link] Minimums de séparation longitudinale fondés sur la distance RNAV avec RNP spécifiée
Des éléments indicatifs figurent dans le Supplément B de l’Annexe 11, dans le Manuel de
la navigation fondée sur les performances (Doc 9613 OACI), dans le Manuel de
planification des services de la circulation aérienne (Doc 9426 OACI) et dans le Manuel
sur la méthode de planification de l’espace aérien pour l’établissement de minimums de
séparation (Doc 9689 OACI).
a) dans l’espace aérien désigné ou sur des routes désignées, des minimums de séparation
conformes aux dispositions de la présente section peuvent être appliqués, sous réserve
d’accords régionaux de navigation aérienne ;
b) la séparation sera réalisée en maintenant au moins la distance spécifiée entre la position
des aéronefs signalée par référence au même point commun « sur la route » situé, chaque
fois que c’est possible, en avant des deux aéronefs, ou au moyen d’un système
automatique de compte rendu de position ;
L’expression « sur la route » signifie que l’aéronef se dirige directement vers la station ou
le point de cheminement ou qu’il s’en éloigne directement.
1) s’il reçoit des informations indiquant une panne de l’équipement de navigation ou une
détérioration de ses performances telle que celles-ci sont inférieures aux performances
de navigation requises, l’ATC appliquera des minimums de séparation de
remplacement, selon les besoins ;
2) des communications directes contrôleur-pilote seront assurées pendant l’application
d’un minimum de séparation fondé sur la distance. Ces communications se feront en
phonie ou par liaison de données (CPDLC). Les critères de communication que les
CPDLC doivent remplir pour répondre aux besoins concernant les communications
directes contrôleur-pilote seront établis à la suite d’une évaluation appropriée de la
sécurité ;
Les critères de communication qui ont servi à la détermination des minimums de
séparation indiqués dans la présente section figurent à l’Appendice 5 du Manuel sur la
méthode de planification de l’espace aérien pour l’établissement de minimums de
séparation (Doc 9689 OACI). Des éléments indicatifs sur les CPDLC figurent dans le
Manuel des applications de la liaison de données aux services de la circulation
aérienne (Doc 9694 OACI).
81
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
1) la séparation fondée sur l’utilisation de l’ADS-C sera appliquée de telle sorte que la
distance entre les positions calculées des aéronefs ne soit jamais inférieure au
minimum prescrit. Cette distance sera obtenue par une des méthodes suivantes :
Lorsque les aéronefs sont sur la même route identique, la distance peut être mesurée
entre les positions calculées des aéronefs ou être calculée en mesurant les distances
jusqu’à un point commun de la route (Cf. figures 5-29 et 5-30).
Figure 5-29. Calcul de la distance longitudinale entre aéronefs — route identique, même sens
Figure 5-30. Calcul de la distance longitudinale entre aéronefs — route identique, sens inverse
Les mêmes routes identiques sont un cas particulier de la même route définie au
§ [Link], alinéa a), dans lequel la différence angulaire est de zéro degré, ou des routes
en sens inverse définies au § [Link], alinéa b), dans lequel la différence angulaire est
de 180 degrés.
Lorsque les aéronefs sont sur la même route ou sur des routes en sens inverse non
parallèles autres que ce qui est prévu à l’alinéa a), la distance sera calculée en
mesurant les distances jusqu’au point d’intersection commun des routes ou des routes
projetées (Cf. figures 5-31 à 5-33).
Figure 5-31. Calcul de la distance longitudinale entre aéronefs — même route, mais non identique
83
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Figure 5-32. Calcul de la distance longitudinale entre aéronefs — même route projetée, mais non identique
Figure 5-33. Calcul de la distance longitudinale entre aéronefs — côtés opposés du point commun
Lorsque les aéronefs sont sur des routes parallèles dont les aires de protection se
chevauchent, la distance sera mesurée le long de la route de l’un des aéronefs comme
à l’alinéa a), en utilisant sa position calculée et le point situé au travers de la position
calculée de l’autre aéronef (Cf. figure 5-34).
Dans tous les cas présentés dans les figures 5-29 à 5-34, « d » est calculé en
soustrayant la distance de l’aéronef qui est le plus près du point commun de la
distance de l’aéronef qui en est le plus éloigné, sauf à la figure 5-33, où les deux
distances sont ajoutées et où l’ordre des aéronefs n’a pas d’importance pour le calcul.
2) lorsque les aéronefs se trouvent à la distance minimale de séparation applicable, ou
qu’on prévoit qu’ils vont se rapprocher jusqu’à cette distance, on utilisera des
techniques de modification de la vitesse, y compris l’assignation d’un nombre de
Mach, pour faire en sorte que la distance minimale soit maintenue pendant toute la
période d’application des minimums ;
3) dans le cas d’aéronefs en croisière, en montée ou en descente sur la même route, on
peut appliquer les minimums de séparation ci-après :
84
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Des renseignements détaillés sur l’analyse qui a servi à déterminer ces minimums de
séparation et sur l’exécution des évaluations de sécurité, avec des exemples de moyens de
communication et d’hypothèses opérationnelles capables de satisfaire aux délais
d’intervention prescrits, figurent dans le Manuel sur la méthode de planification de
l’espace aérien pour l’établissement de minimums de séparation (Doc 9689 OACI). Les
intervalles de compte rendu périodique indiqués sont spécifiques à l’utilisation de l’ADS-
C et sont dérivés des évaluations de sécurité réalisées. Ils peuvent donc différer de ceux
qui doivent être utilisés avec d’autres minimums de séparation longitudinale RNAV aux
procédures.
Les minimums de séparation indiqués dans le tableau ci-dessus nécessitent des valeurs de
RNP particulières et sont fondés sur des modélisations du risque d’abordage qui
déterminent les besoins en communication et en surveillance. Par contre, ces
modélisations ne tiennent pas compte de tous les aspects opérationnels et techniques et
dépendent de valeurs de paramètres qui peuvent varier selon l’espace aérien particulier où
le minimum sera appliqué.
En conséquence, avant la mise en oeuvre, il faut procéder à une vérification du système
d’une durée et d’une exhaustivité suffisantes en vue d’évaluer les paramètres et les
conditions de l’espace aérien considéré, y compris les déroutements météorologiques et
les autres événements imprévus et pour démontrer que les besoins opérationnels et
techniques sont satisfaits.
i) les spécifications opérationnelles et techniques de la fourniture de services ADS-
C seront conformes aux dispositions du chapitre 13 ;
Avant de procéder à la mise en oeuvre, il convient d’accorder une attention
particulière aux spécifications indiquées aux § 13.4.3 et [Link].6.
ii) le système de communication prévu pour l’application des minimums de
séparation indiqués a l’alinéa 3) permettra à un contrôleur d’intervenir et de
résoudre en moins de 4 minutes un conflit potentiel en communiquant avec un
aéronef par le moyen normal. Un autre moyen de communication sera disponible
qui permettra au contrôleur, en cas de panne du moyen de communication
normal, d’intervenir et de résoudre le conflit à l’intérieur d’un délai total de 10½
minutes ;
iii) si un compte rendu ADS-C d’événement périodique ou de changement de point
de cheminement n’est pas reçu dans les 3 minutes qui suivent le moment où il
devait être envoyé, il est considéré comme étant en retard et le contrôleur
interviendra pour obtenir le compte rendu le plus rapidement possible,
normalement par ADS-C ou par CPDLC. S’il n’est pas reçu de compte rendu
dans les 6 minutes suivant le moment où le compte rendu initial aurait dû être
envoyé, et s’il y a risque de perte de séparation avec l’autre aéronef, le contrôleur
agira pour résoudre tout conflit potentiel dans les meilleurs délais. Le moyen de
communication disponible sera tel que cette autre forme de séparation pourra être
réalisée dans les 7½ minutes suivantes.
4) des aéronefs suivant des directions opposées sur des routes en sens inverse peuvent
être autorisés à monter ou à descendre jusqu’aux niveaux occupés par d’autres
aéronefs, ou à traverser ces niveaux, à condition que les aéronefs se soient croisés en
respectant le minimum de séparation applicable, calculé conformément à l’alinéa 1).
85
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
2) un contrôleur peut autoriser un aéronef à effectuer une montée ou une descente ITP si
les conditions suivantes sont remplies :
i) la montée ou la descente ITP a été demandée par le pilote ;
ii) l’identification de chaque aéronef de référence indiquée dans la demande ITP est
exactement la même que celle qui figure dans la case 7 (Identification de
l’aéronef) du plan de vol déposé de l’aéronef correspondant ;
iii) la distance ITP communiquée entre l’aéronef ITP et tout aéronef de référence est
de 28 km (15 NM) ou plus ;
iv) l’aéronef ITP et le ou les aéronefs de référence sont :
- soit sur la même route identique, et tout virage à un point de cheminement sera
limité à un angle inférieur à 45° ;
- soit sur des routes parallèles ou sur la même route, et aucun virage n’est permis
pendant la manoeuvre ;
Une « même route identique » est un cas particulier de « même route », définie au
§ [Link].5, alinéa a), dans lequel la différence angulaire est de zéro degré.
v) aucune autorisation de modifier la vitesse ou la route ne sera délivrée à l’aéronef
ITP tant que la montée ou la descente ITP ne sera pas terminée ;
vi) la différence d’altitude entre l’aéronef ITP et tout aéronef de référence sera de
600 m (2 000 ft) ou moins ;
vii) aucune instruction de modifier la vitesse, l’altitude ou la route ne sera délivrée à
un aéronef de référence, quel qu’il soit, tant que la montée ou la descente ITP se
sera pas terminée ;
viii) la vitesse maximale de rapprochement entre l’aéronef ITP et chaque aéronef de
référence sera de Mach 0,06 ;
ix) l’aéronef ITP ne sera pas un aéronef de référence dans une autre autorisation ITP.
3) après avoir reçu une autorisation de montée ou de descente ITP et avant d’amorcer la
procédure, le pilote de l’aéronef ITP déterminera si les critères ITP énoncés a l’alinéa
1) i) et 1) ii), sont toujours respectés par rapport à l’aéronef ou aux aéronefs de
référence indiqués dans l’autorisation et :
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
À moins que la séparation latérale entre les aires d’attente soit réalisée, les aéronefs établis dans des
circuits d’attente adjacents sont séparés par le minimum de séparation verticale applicable.
À moins que la séparation latérale soit assurée, une séparation verticale est assurée entre un aéronef en
attente en vol et les autres aéronefs, que ceux-ci soient à l’arrivée, au départ ou en route, tant que ces
autres aéronefs se trouvent à une distance de moins de 5 minutes de vol de l’aire d’attente ou à une
distance inférieure à celle que l’autorité d’emploi a prescrite (voir Figure 5-36).
Les dispositions suivantes complètent les minimums de séparation longitudinale spécifiés dans le § 5.4.2.
Une séparation d’une minute est nécessaire si les aéronefs doivent suivre des routes qui divergent d’au
moins 45 degrés immédiatement après le décollage pour que la séparation latérale soit assurée (Cf.
figure 5-37). Ce minimum peut être réduit si les aéronefs utilisent des pistes parallèles ou si la
procédure décrite dans le § 6.3.3 de la présente annexe, est adoptée, les aéronefs utilisant des pistes
divergentes sans intersection, pourvu que la séparation latérale soit assurée immédiatement après le
décollage.
Figure 5-37. Séparation d’une minute entre aéronefs au départ qui suivent des routes divergeant d’au moins 45 degrés
Les catégories d’aéronefs en fonction de la turbulence de sillage figurent dans le § 4.9.1, et les
minimums de séparation longitudinale figurent dans les § 5.8 et 8.7.
Les caractéristiques détaillées des tourbillons de sillage et leur effet sur les aéronefs sont exposés dans
le Manuel de planification des services de la circulation aérienne (Doc 9426 OACI), Partie II, Section 5.
Un intervalle de 2 minutes est nécessaire entre les décollages si l’aéronef précédent vole à une vitesse
supérieure d’au moins 40 kt à celle de l’aéronef qui le suit et si les deux aéronefs volent sur la même
route (Cf. figure 5-38).
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Les instructions relatives aux modifications de vitesse figurent au § 4.6. Les calculs, fondés sur la VV,
des différences de vitesse entre aéronefs pendant la montée peuvent ne pas être dans tous les cas d’une
précision suffisante pour déterminer si la procédure du § 5.6.2 peut être appliquée et, en l’occurrence,
des calculs fondés sur la VI peuvent être préférables.
Figure 5-38. Séparation de 2 minutes entre aéronefs qui suivent la même route
Lorsqu’un aéronef au départ doit traverser le niveau d’un aéronef qui le précède, et lorsque les deux
aéronefs doivent suivre la même route, la séparation est de 5 minutes pendant la période où la
séparation verticale n’est pas réalisée (Cf. figure 5-39). Des dispositions sont prises pour maintenir
cette séparation de 5 minutes ou l’augmenter pendant la période où la séparation verticale n’est pas
réalisée.
Figure 5-39. Séparation de 5 minutes entre aéronefs au départ qui suivent la même route
Sauf prescriptions contraires des autorités compétentes des services de la circulation aérienne, les
règles de séparation ci-après seront appliquées lorsqu’une autorisation de décollage est conditionnée
par la position d’un aéronef à l’arrivée.
Si un aéronef à l’arrivée effectue une approche complète aux instruments, un aéronef au départ peut
décoller :
a) dans toute direction, jusqu’à ce que l’aéronef à l’arrivée ait amorcé son virage
conventionnel ou ait commencé à virer pour l’approche finale ;
b) dans une direction divergeant d’au moins 45 degrés par rapport à la direction inverse de la
trajectoire d’approche, lorsque l’aéronef à l’arrivée a amorcé son virage conventionnel ou
a commencé à virer pour l’approche finale, à condition, toutefois, que le décollage ait lieu
3 minutes au moins avant l’heure prévue pour le passage de l’aéronef à l’arrivée au-
dessus du seuil de la piste aux instruments (Cf. figure 5-40).
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Si un aéronef à l’arrivée effectue une approche en ligne droite, un aéronef au départ peut décoller :
a) dans toute direction, au plus tard 5 minutes avant l’heure d’arrivée prévue du premier
aéronef au-dessus de la piste aux instruments ;
b) dans une direction divergeant d’au moins 45 degrés par rapport à la direction inverse de la
trajectoire d’approche de l’aéronef à l’arrivée :
1) au plus tard 3 minutes avant l’heure d’arrivée prévue de l’aéronef au-dessus de
l’entrée de la piste aux instruments (Cf. figure 5-40) ; ou
2) avant que l’aéronef à l’arrivée n’ait franchi le point de début d’approche finale.
Les minimums de séparation en fonction de la turbulence de sillage qui sont fondés sur la distance
figurent au § [Link].
5.8.1 Application
L’organisme de contrôle de la CAM concerné n’est pas tenu d’appliquer une séparation en fonction de
la turbulence de sillage :
a) pour les vols CAM V à l’arrivée atterrissant sur la même piste qu’un aéronef GROS-
PORTEUR ou MOYEN TONNAGE qui les précède à l’atterrissage ;
b) entre vols CAM I à l’arrivée qui exécutent une approche visuelle lorsque l’aéronef a
signalé que l’aéronef qui le précède est en vue et qu’il lui a été demandé de suivre et de
maintenir lui-même sa séparation par rapport à cet aéronef ;
c) pour les CAM T dans les définitions définies par les autorités d’emploi.
L’organisme de contrôle de la CAM émet, en ce qui concerne les vols spécifiés aux alinéas a), b), et c)
ainsi que dans les autres cas où il le juge nécessaire, une mise en garde concernant la possibilité de
turbulence de sillage. Il incombe au pilote commandant de bord de l’aéronef qui suit un aéronef d’une
catégorie de turbulence de sillage plus lourde de faire en sorte que l’espacement par rapport à cet
aéronef soit acceptable. S’il est établi qu’un espacement supplémentaire est nécessaire, l’équipage de
conduite en informe l’organisme de contrôle de la CAM, en précisant ses besoins.
Figure 5-41. Séparation de 2 minutes pour l’aéronef qui suit [alinéas a) et b)]
Figure 5-42. Séparation de 2 minutes au titre de la turbulence de sillage, pour l’aéronef qui traverse le sillage [alinéas c) et d)]
Figure 5-43. Séparation de 3 minutes au titre de la turbulence de sillage, pour l’aéronef qui suit
Figure 5-44. Séparation de 2 minutes au titre de la turbulence de sillage, pour des décollages en sens opposé
b) atterrit sur la même piste en sens opposé ou sur une piste parallèle de sens opposé distante
de moins de 760 m (Cf. figure 5-45).
92
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Figure 5-45. Séparation de 2 minutes au titre de la turbulence de sillage, pour des atterrissages en sens opposé
[Link] Responsabilités
Lorsqu’il a délivré une clairance de séparation à vue à un aéronef l’organisme de contrôle
n’assure plus de séparation entre cet aéronef et l’autre aéronef concerné. Il lui fournit
l’information de trafic vis à vis du trafic croisé et la séparation vis à vis des autres
aéronefs.
L’organisme de contrôle doit être prêt à délivrer une clairance complémentaire si
l’aéronef signale qu’il rencontre des conditions météorologiques l’empêchant de
poursuivre le vol en VMC jusqu’à sa limite de clairance.
Le pilote qui est croisé par un autre aéronef a la priorité. Le pilote qui a reçu une clairance
de séparation à vue se tient à bonne distance de l'aéronef croisé et doit manœuvrer en
tenant dûment compte de la turbulence de sillage des aéronefs.
Les modalités dans lesquelles la clairance peut être délivrée sont précisées dans les
instructions locales et/ou dans des protocoles (ou lettre d’accord) particuliers entre
organismes.
[Link] Responsabilités
Les PSCAM définissent les conditions de séparation à vue entre aéronefs en CAM I et aéronefs en
CAM T en liaison avec les états-majors et directions concernés.
Les états-majors et directions définissent les conditions de séparation à vue entre aéronefs en CAM T
relevant de leur autorité.
5.10.1 Généralités
La circulation essentielle comprend les aéronefs en vol contrôlé pour lesquels le contrôle de la
circulation aérienne assure la séparation mais qui, relativement à un aéronef particulier en vol contrôlé,
ne sont pas ou ne seront pas séparés des autres aéronefs en vol contrôlé par le minimum de séparation
approprié.
L’organisme de contrôle de la CAM doit assurer la séparation conformément à l’annexe de l’arrêté
relatif aux règles et aux services de la CAM (RCAM.8010).
Les renseignements relatifs à la circulation essentielle sont communiqués aux aéronefs intéressés en
vol contrôlé toutes les fois qu’ils constituent, les uns pour les autres, la circulation essentielle.
Ces renseignements concernent évidemment les aéronefs en vol contrôlé autorisés à voler pourvu
qu’ils assurent leur propre séparation et demeurent dans les conditions météorologiques de vol à vue,
et aussi tous les cas où le minimum de séparation voulu a été enfreint.
Les renseignements relatifs à la circulation essentielle comprennent tous les éléments nécessaires à la
mission afin de conserver un niveau de sécurité acceptable, notamment :
a) le type, la route, la mission et les évolutions des aéronefs intéressés
b) la catégorie de turbulence de sillage (si ce renseignement est pertinent) des aéronefs
intéressés ;
c) les niveaux des aéronefs intéressés et :
1) l’heure d’arrivée prévue à la verticale du point de compte rendu le plus proche du
point où ces aéronefs traverseront le niveau de l’aéronef intéressé ; ou
95
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
2) le relèvement relatif des aéronefs intéressés exprimé selon le code horaire, ainsi que la
distance par rapport à la circulation en conflit ; ou
3) la position réelle ou estimée des aéronefs intéressés.
Aucune des dispositions détaillées ci-dessus n’est destinée à empêcher l’organisme de contrôle de la
CAM de communiquer aux aéronefs dont il a le contrôle tout autre renseignement dont il dispose afin
d’améliorer la sécurité aérienne conformément à l’objet des services de la CAM défini à l’annexe de
l’arrêté relatif aux règles et aux services de la CAM (RCAM.7001).
La catégorie de turbulence de sillage sera un renseignement sur la circulation essentielle seulement si
l’aéronef considéré est d’une catégorie de turbulence plus lourde que l’aéronef auquel les
renseignements sur la circulation sont adressés.
Les minimums de séparation qui figurent aux § 5.4.1 et 5.4.2 du présent titre peuvent être réduits en
fonction de la disponibilité des moyens de communication, navigation et de surveillance.
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 5
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
INTENTIONNELLEMENT BLANC
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 6
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 6
Outre les cas mentionnés au § 5.11 de la présente annexe, les minimums de séparation indiqués aux
§ 5.4.1 et 5.4.2 peuvent être réduits aux abords des aérodromes, lorsque :
a) le contrôleur d’aérodrome est en mesure d’assurer une séparation convenable, si chaque
aéronef reste visible à tout moment pour ce contrôleur ; ou
b) chaque aéronef reste visible à tout moment pour les équipages de conduite des autres
aéronefs, et que ces pilotes signalent qu’ils peuvent maintenir eux-mêmes la séparation
voulue ; ou
c) un aéronef en suit un autre, et que l’équipage de conduite de l’aéronef qui suit signale
qu’il voit l’autre aéronef et qu’il peut maintenir la séparation.
Les renseignements concernant la circulation essentielle locale dont le contrôleur a connaissance sont
transmis sans retard aux aéronefs au départ et à l’arrivée (Cf. § 5.10, 7.4.1 et 8.8.2).
Dans le présent contexte, la circulation essentielle locale comprend tous les aéronefs, véhicules ou
personnel se trouvant sur la piste qui doit être utilisée ou à proximité de celle-ci, ainsi que les aéronefs
se trouvant dans l’aire de décollage et de montée initiale ou dans l’aire d’approche finale et pouvant
présenter un danger pour un aéronef au départ ou à l’arrivée.
La circulation essentielle locale est décrite de façon à être aisément identifiée.
6.3.1 Généralités
Les autorisations destinées aux aéronefs au départ spécifient, lorsque cela est nécessaire pour la
séparation des aéronefs, la direction du décollage et du virage après le décollage, le cap ou la route à
suivre avant de s’engager sur la route de départ autorisée, le niveau à maintenir avant de continuer la
montée jusqu’au niveau assigné, l’heure, le point et/ou la vitesse verticale de changement de niveau, et
toute autre manœuvre nécessaire compatible avec la sécurité de l’exploitation de l’aéronef.
Sur les aérodromes où des départs normalisés aux instruments (SID) ont été établis, les aéronefs au
départ devraient normalement être autorisés à suivre les SID appropriés.
[Link] Généralités
Les prestataires de services de la CAM établissent des procédures pour le transfert de
contrôle entre les organismes de contrôle intéressés.
Lorsque des SID ont été établis, les organismes de la CAM définissent des autorisations
normalisées pour les aéronefs au départ.
98
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 6
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
[Link] Coordination
Aux endroits où des autorisations normalisées de départ ont été établies, l’autorisation
normalisée appropriée est normalement délivrée par la tour de contrôle d’aérodrome sans
coordination ou approbation préalable avec l’organisme de contrôle accepteur.
Une coordination préalable des autorisations ne devrait être requise que dans le cas où
l’emploi d’une variante à l’autorisation normalisée ou aux procédures de transfert de
contrôle normalisées est nécessaire ou souhaitable pour des raisons opérationnelles.
Des dispositions sont prises pour que l’organisme de contrôle d’approche soit
constamment tenu informé de la séquence de départ des aéronefs ainsi que de la piste à
utiliser.
Des dispositions sont prises pour que les indicatifs des SID assignés soient affichés à la
tour de contrôle d’aérodrome, à l’organisme de contrôle d’approche et/ou en route, selon
le cas.
[Link] Teneur
Les autorisations normalisées destinées aux aéronefs au départ comprennent les éléments
suivants :
a) identification de l’aéronef ;
b) limite de l’autorisation ;
c) indicatif du SID assigné, le cas échéant ;
d) niveau initial, sauf lorsque cet élément figure dans la description du SID ;
e) code SSR attribué ;
f) toutes autres instructions ou informations nécessaires ne figurant pas dans la description
du SID, par exemple instructions relatives à un changement de fréquence.
On peut accélérer les départs en proposant une direction de décollage qui n’est pas face au vent. Il
appartient au pilote commandant de bord de décider s’il doit effectuer le décollage dans ces conditions
ou attendre pour exécuter un décollage dans une direction qui lui semble préférable.
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 6
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Si les départs sont retardés, les aéronefs retardés reçoivent normalement l’autorisation de départ selon
un ordre établi d’après leur heure de départ prévue ; toutefois, il pourra être dérogé à cet ordre pour
répondre à des impératifs opérationnels ou humanitaires.
Les renseignements concernant des modifications significatives des conditions météorologiques sont
transmis à l’aéronef sans retard.
Dans le présent contexte, les modifications significatives comprennent celles qui ont trait à la direction
ou à la vitesse du vent à la surface, à la visibilité, à la portée visuelle de piste ou à la température de
l’air ainsi qu’à la présence d’orages ou de cumulonimbus, de turbulence modérée ou forte, de
cisaillement du vent, de grêle, de givrage modéré ou fort, de forts grains en ligne, de précipitation
verglaçante, d’ondes orographiques fortes, de tempête de sable ou de poussière, de chasse-neige
élevée, de tornade, ou de trombe marine.
Les renseignements concernant les changements dans l’état opérationnel des aides visuelles et non
visuelles indispensables pour le décollage et la montée sont transmis sans retard à un aéronef au
départ.
6.5.1 Généralités
[Link] Généralités
Les prestataires de services de la CAM établissent des procédures pour le transfert de
contrôle entre les organismes de contrôle intéressés.
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 6
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Lorsque des STAR ont été établies, les organismes définissent des autorisations
normalisées pour les aéronefs à l’arrivée.
[Link] Coordination
Une coordination préalable des autorisations est effectuée entre organismes de contrôle de
la CAM quel que soit le type d’arrivée.
Des dispositions sont prises pour que l’organisme de contrôle d’approche soit
constamment tenu informé de la séquence d’aéronefs qui suivent la même STAR.
Des dispositions sont prises pour que les indicatifs des STAR assignées soient affichés à
l’organisme de contrôle d’approche, en route et/ou à la tour de contrôle d’aérodrome,
selon le cas.
[Link] Teneur
Les autorisations normalisées destinées aux aéronefs à l’arrivée comprennent tout ou
partie des éléments suivants :
a) identification de l’aéronef ;
b) indicatif de la STAR assignée ;
c) piste en service, sauf lorsque cet élément figure dans la description de la STAR ;
d) niveau initial, sauf lorsque cet élément figure dans la description de la STAR ;
e) toutes autres instructions ou informations nécessaires ne figurant pas dans la description
de la STAR, par exemple modification dans les communications.
Sous réserve des conditions énoncées ci-après, l’autorisation pour un aéronef en vol CAM I d’exécuter
une approche à vue peut être demandée par un équipage de conduite ou proposée par le contrôleur.
Dans ce dernier cas, le consentement de l’équipage de conduite est requis.
Le contrôleur doit faire preuve de prudence quand il propose une approche à vue s’il y a une raison de
croire que l’équipage de conduite intéressé n’est pas familiarisé avec l’aérodrome et le relief
environnant. Le contrôleur doit aussi tenir compte des conditions de circulation et des conditions
météorologiques existantes au moment de proposer une approche à vue.
Un aéronef en vol CAM I peut être autorisé à effectuer une approche à vue pour ne pas exécuter une
procédure d’approche aux instruments ou ne pas en poursuivre l’exécution si les conditions suivantes
sont réunies :
101
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 6
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
L’organisme de contrôle d’approche spécifie la procédure d’approche aux instruments à utiliser par les
aéronefs à l’arrivée. Il est possible qu’un équipage de conduite demande une autre procédure et, si les
circonstances le permettent, l’autorisation correspondante doit lui être accordée.
Si un pilote signale qu’il n’est pas familiarisé avec une procédure d’approche aux instruments, ou si ce
fait devient évident pour l’organisme de contrôle de la CAM, le niveau d’approche initiale, le point (en
minutes à partir du point de compte rendu approprié) auquel est amorcé le virage de base ou le virage
conventionnel, le niveau auquel ce virage conventionnel doit s’achever et la trajectoire d’approche
finale sont spécifiés ; toutefois, seule cette dernière indication doit être donnée si l’aéronef est autorisé
à effectuer une approche directe. La ou les fréquences de l’aide ou des aides de navigation à utiliser
ainsi que la procédure d’approche interrompue sont également spécifiées, si cela est jugé nécessaire.
Si le pilote peut voir le sol avant que soit terminée la procédure d’approche, celle-ci doit être exécutée
entièrement à moins que l’aéronef ne demande et n’obtienne l’autorisation d’effectuer l’approche à
vue.
6.5.5 Attente
En cas de retards prolongés, les aéronefs doivent être informés dès que possible du retard prévu et,
lorsque cela est possible, l’instruction ou l’option devrait leur être donnée de réduire leur vitesse en
route afin d’absorber le retard.
En cas de retard prévu, il incombe à l’organisme de contrôle en route, en coordination avec
l’organisme de contrôle d’approche, d’autoriser les aéronefs à se rendre jusqu’au repère d’attente et
102
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 6
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
d’inclure dans cette autorisation des instructions d’attente et l’heure d’approche prévue ou l’heure de
l’autorisation de continuer, selon le cas (Cf. § 6.5.8).
Après coordination avec l’organisme de contrôle d’approche, l’organisme de contrôle en route peut
autoriser un aéronef à l’arrivée à se diriger vers un emplacement d’attente repérable à vue, jusqu’à
nouvel avis de l’organisme de contrôle d’approche.
Après coordination avec la tour de contrôle, l’organisme de contrôle d’approche peut autoriser un
aéronef à l’arrivée à se diriger vers un emplacement d’attente repérable à vue, pour y attendre jusqu’à
nouvel avis de la tour de contrôle.
L’attente et l’entrée dans le circuit d’attente sont effectuées conformément aux procédures établies et
diffusées par la voie de l’information aéronautique. Si aucune procédure d’attente ou d’entrée n’a été
publiée ou si les procédures ne sont pas connues d’un équipage de conduite, l’organisme de contrôle
de la circulation aérienne militaire spécifie l’indicatif de l’emplacement ou de l’aide à utiliser, le
parcours de rapprochement, la radiale ou le gisement, le sens de virage dans le circuit d’attente, ainsi
que la durée du parcours d’éloignement ou les distances entre lesquelles attendre.
Les aéronefs doivent normalement être maintenus à un repère d’attente indiqué. La séparation
verticale, latérale ou longitudinale minimale requise par rapport aux autres aéronefs est assurée. Des
critères et des procédures doivent être établis dans les manuels d’exploitation locaux pour l’utilisation
simultanée de circuits d’attente adjacents.
La séparation des aéronefs en attente en vol est également traitée au § 5.5.
Les niveaux aux repères d’attente ou aux emplacements d’attente repérables à vue sont autant que
possibles assignés de telle manière qu’il soit possible de donner l’autorisation d’approche aux aéronefs
dans l’ordre de priorité. Normalement, le premier aéronef qui arrive au-dessus d’un repère d’attente ou
d’un emplacement d’attente repérable à vue doit être au niveau le plus bas, les autres aéronefs se
trouvant à des niveaux de plus en plus élevés.
Lorsqu’une attente prolongée est prévue, les aéronefs à turboréacteurs doivent, si c’est possible, être
autorisés à attendre à des niveaux plus élevés afin d’économiser le carburant, tout en conservant leur
ordre dans la séquence d’approche.
Si un aéronef n’est pas en mesure de se conformer à la procédure d’attente publiée ou autorisée,
d’autres autorisations peuvent être délivrées.
Afin de maintenir un écoulement sûr et ordonné de la circulation, ou pour des raisons opérationnelles
ou techniques, l’instruction peut être donnée à un aéronef de décrire des cercles à sa position présente
ou en toute autre position, pourvu que la marge de franchissement d’obstacles nécessaire soit assurée.
[Link] Généralités
La séquence d’approche est établie de manière à assurer l’arrivée optimale de tous les
aéronefs à destination de cet aérodrome.
[Link].1 Ordre de priorité
L’ordre de priorité pour entamer une procédure d’approche est en principe celui défini par
l’ordre de présentation estimée des aéronefs au repère d’approche initiale.
Toutefois, un ordre différent peut être défini par l’organisme de contrôle d’approche afin
de permettre une optimisation de l’écoulement du trafic.
Une priorité spéciale est accordée dans les cas suivants dans l’ordre décroissant :
a) aéronef contraint d’atterrir pour des motifs intéressant sa sécurité ;
b) aéronef sanitaire ou aéronef transportant des malades ou des blessés nécessitant des soins
urgents, ou aéronef transportant des transplants d’organes vivants ;
c) aéronef participant à une opération de sauvegarde des personnes ou des biens ;
103
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 6
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
d) tout autre aéronef indiqué par l’autorité compétente lorsque les priorités précédentes ont
été assurées.
[Link].2 Délivrance de clairance d’approche
L’aéronef suivant un autre aéronef est autorisé à effectuer l’approche dès lors :
a) que l’aéronef qui le précède est au sol ; ou
b) qu’une procédure, établie par le PSCAM dans les consignes d’exploitation locales,
permet de débuter une seconde approche avant que la première ne soit terminée.
[Link].3 Accroissement de l’espacement longitudinal
En établissant la séquence d’approche, la nécessité d’accroître l’espacement longitudinal
entre les aéronefs à l’arrivée en raison de la turbulence de sillage est prise en compte.
[Link].4 Demande d’attente
Si le pilote d’un aéronef dans la séquence d’approche a fait connaître son intention
d’attendre, soit afin que le temps s’améliore, soit pour d’autres raisons, il est autorisé à
procéder ainsi. Toutefois, si d’autres aéronefs en attente indiquent leur intention de
poursuivre l’approche, le pilote qui désire attendre est autorisé à gagner un point d’attente
voisin pour y attendre une amélioration du temps ou un déroutement. Une autre solution
consiste à autoriser l’aéronef à gagner une altitude qui le place au sommet de la séquence
d’approche de manière que les autres aéronefs en attente puissent être autorisés à atterrir.
La coordination est effectuée avec tout organisme de contrôle adjacent, s’il y a lieu, de
manière à éviter de gêner les vols relevant de cet organisme.
lesquelles une distance longitudinale accrue entre les approches peut être exigée, ainsi
que les minimums à utiliser dans ces circonstances.
[Link].3 Renseignements sur la séquence d’approche
Des dispositions sont prises pour que la tour de contrôle d’aérodrome soit tenue informée
de la séquence dans laquelle les aéronefs sont établis sur l’approche finale pour
l’atterrissage.
Une heure d’approche prévue est déterminée pour tout aéronef pour lequel on prévoit un délai (toute
période qui aura été déterminée par le PSCAM. Elle lui est communiquée dès que possible mais au
plus tard au début de la descente initiale à partir du niveau de croisière. Une HAP révisée est
communiquée sans délai à l’aéronef dans tous les cas où cette heure révisée s’écarte de l’heure
communiquée précédemment de 5 minutes ou plus.
Une HAP est communiquée à l’aéronef dès que possible par la voie la plus rapide dans tous les cas où
il est prévu que cet aéronef devra rester en attente pendant 15 minutes ou plus.
L’HAP et le repère d’attente associé à la procédure sont communiqués au pilote.
Dans le cas où un aéronef est tenu en attente en route ou à un emplacement ou une aide autre que le
repère d’approche initiale, on lui indique dès que possible une heure prévue d’autorisation de
continuer à partir du repère d’attente. Il est également informé s’il est prévu une attente à un repère
d’attente suivant.
c) renseignements à jour sur l’état de la surface de la piste, au cas où il y aurait des résidus
de précipitations ou autres dangers temporaires ;
d) modifications de l’état opérationnel des aides visuelles et non visuelles indispensables
pour l’approche et l’atterrissage.
Dans l’application des dispositions du § [Link].1 du présent titre, il est convenu que les
renseignements publiés par NOTAM ou diffusés par d’autres voies peuvent ne pas avoir été reçus par
l’aéronef avant son départ ou en croisière.
Au début de l’approche finale, les renseignements ci-après sont transmis aux aéronefs :
a) la direction et la vitesse du vent à la surface ainsi que les variations significatives ;
b) le cas échéant, les renseignements les plus récents sur le cisaillement du vent et/ou la
turbulence dans l’aire d’approche finale ;
c) en cas de changement significatif, la valeur actuelle de la visibilité dans la direction de
l’approche et de l’atterrissage ou, si ce renseignement est disponible, la ou les valeurs
actuelles de la portée visuelle de piste et sa tendance ;
d) les variations du QNH et du QFE, le cas échéant.
Au cours de l’approche finale, les renseignements suivants sont transmis sans retard :
a) apparition soudaine de dangers (exemple : circulation non autorisée sur la piste) ;
b) variations significatives du vent à la surface, exprimées sous forme de valeurs minimale
et maximale ;
c) modifications significatives de l’état de la surface de la piste ;
d) modifications de l’état opérationnel des aides visuelles ou non visuelles nécessaires ;
e) modifications de la ou des valeurs observées de la portée visuelle de piste conformément
à l’échelle en usage, ou modifications de la visibilité dans la direction de l’approche et de
l’atterrissage.
S’il devient nécessaire ou souhaitable du point de vue opérationnel qu’un aéronef à l’arrivée suive une
autre procédure d’approche aux instruments ou utilise une autre piste que celle qui a été indiquée
initialement, l’équipage de conduite en est avisé sans retard.
106
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 6
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
6.7.1 Généralités
Lors de l’utilisation de pistes parallèles ou quasi parallèles pour des opérations simultanées, les
conditions et procédures ci-dessous s’appliquent.
Lorsque des approches parallèles sont exécutées, des contrôleurs différents peuvent être chargés du
séquencement des aéronefs à l’arrivée sur chacune des pistes.
INTENTIONNELLEMENT BLANC
109
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 7
7.1.1 Généralités
Les tours de contrôle d’aérodrome transmettent des renseignements et des autorisations aux aéronefs
placés sous leur contrôle dans le but d’assurer l’acheminement sûr, ordonné et rapide de la circulation
aérienne sur l’aérodrome ou aux abords de celui-ci, afin de prévenir les abordages et les collisions
entre :
a) les aéronefs en vol dans la zone de responsabilité désignée de la tour de contrôle, y
compris les circuits d’aérodrome ;
b) les aéronefs évoluant sur l’aire de manœuvre ;
c) les aéronefs en train d’atterrir ou de décoller ;
d) les aéronefs et les véhicules évoluant sur l’aire de manœuvre ;
e) les aéronefs sur l’aire de manœuvre et les obstacles se trouvant sur cette aire.
Les contrôleurs d’aérodrome surveillent constamment tous les vols au-dessus de l’aérodrome ou aux
abords de celui-ci ainsi que les véhicules et le personnel sur l’aire de manœuvre. Une veille est
maintenue par observation visuelle ; celle-ci peut être renforcée au moyen d’un système de
surveillance ATS, s’il y en a un de disponible. Si plusieurs aérodromes sont situés dans une même
zone de contrôle, la circulation est coordonnée entre tous les aérodromes de cette zone afin que les
circuits d’aérodrome ne se gênent pas mutuellement.
Les fonctions d’une tour de contrôle d’aérodrome peuvent être assurées par différents postes de
contrôle ou de travail, tels que :
a) contrôleur d’aérodrome, normalement chargé des mouvements sur la piste et des aéronefs
en vol dans la zone de responsabilité de la tour de contrôle d’aérodrome ;
b) contrôleur sol, normalement chargé de la circulation sur l’aire de manœuvre, à
l’exception des pistes ; il est également chargé de la délivrance des autorisations de mise
en route des moteurs et des autorisations de contrôle pour les vols au départ.
7.1.2 Service d’alerte et d’assistance assuré par les tours de contrôle d’aérodrome
Les tours de contrôle sont chargées d’assister les aéronefs ou d’alerter les services de recherche, de
sauvetage et de lutte contre l’incendie dans les cas où :
a) un accident d’aviation se produit sur l’aérodrome ou à proximité ; ou
b) selon des renseignements reçus, la sécurité d’un aéronef qui relève ou va relever de la
compétence de la tour de contrôle d’aérodrome pourrait être compromise ou l’a été ; ou
c) l’équipage de conduite le demande ; ou
d) dans les autres cas où cela est jugé nécessaire ou souhaitable.
Les procédures concernant l’alerte à donner aux services de recherche, de sauvetage et d’incendie sont
décrites dans les instructions locales. Elles spécifient le type d’informations à fournir à ces services,
notamment le type d’aéronef et le type d’urgence, ainsi que, si on en a connaissance, la position de
l’aéronef, le pétrole restant, le nombre de personnes les matières dangereuses, les munitions et
l’armement transportés.
Les délais de déclenchement des phases d’urgence sont définis dans l’appendice 6 de l’annexe de
l’arrêté relatif aux règles et services de la CAM.
110
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
En cas d’accident quasi certain, les tours de contrôle déclenchent immédiatement la phase de détresse
et la mise en œuvre des secours.
Les tours de contrôle d’aérodrome signalent immédiatement, conformément aux instructions locales,
toute interruption ou irrégularité dans le fonctionnement des équipements, feux ou autres dispositifs
établis sur un aérodrome pour guider la circulation d’aérodrome et pour fournir des indications aux
équipages de conduite des aéronefs ou nécessaires à la fourniture des services du contrôle de la
circulation aérienne.
L’expression « piste en service » est utilisée pour désigner la piste qui, à un moment donné, est
considérée par la tour de contrôle d’aérodrome comme étant celle qui convient le mieux aux types
d’aéronefs qui doivent atterrir sur l’aérodrome ou en décoller.
Les responsabilités et les modalités du choix de la « piste en service » sont précisées dans une
instruction particulière établie par chaque état-major et consignées dans les instructions locales.
Normalement, un aéronef atterrit et décolle face au vent, à moins que la sécurité, la configuration de la
piste, les conditions météorologiques et les procédures d’approche aux instruments disponibles ou les
conditions de la circulation aérienne ne rendent préférable une autre direction. Toutefois, le choix de la
piste en service prend en considération, outre la vitesse et la direction du vent à la surface, d’autres
facteurs tels que : circuits d’aérodrome, longueur des pistes, aides à l’approche et à l’atterrissage
utilisables, position du soleil, etc.
Une piste pour le décollage et l’atterrissage, appropriée à l’exploitation, peut être désignée aux fins de
l’atténuation du bruit, l’objectif étant d’utiliser autant que possible les pistes qui permettent aux avions
d’éviter les zones sensibles au bruit au cours des phases de départ initial et d’approche finale du vol.
Dans le cas d’un aéronef qui reçoit un service de contrôle d’aérodrome, l’appel initial contient les
éléments suivants :
a) l’indicatif de la station appelée ;
b) l’indicatif d’appel et le type d’aéronef, (si l’aéronef est de la catégorie de turbulence de
sillage dite « gros-porteur », l’expression « GROS-PORTEUR ») ;
c) la position et le niveau, y compris le niveau de passage et le niveau autorisé si l’aéronef
ne maintient pas le niveau autorisé ;
d) la vitesse, si elle a été assignée par l’organisme de contrôle précédent ;
e) les éléments supplémentaires exigés par le PSCAM compétent.
L’autorisation de mise en route des moteurs est accordée par la tour de contrôle sur demande du pilote.
Cette autorisation peut être soumise à des mesures de régulation au départ lorsque c’est nécessaire
pour éviter des encombrements et des retards excessifs sur l’aire de manœuvre ou lorsque les capacités
de contrôle le justifient.
Lorsqu’un aéronef est assujetti à des mesures de régulation au départ, il adapte son heure de mise en
route des moteurs à l’heure de départ qui lui a été accordée.
Si une autorisation de mise en route est différée, l’équipage de conduite est avisé du motif.
111
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Pour certains types de vol et si des consignes locales ont été établies par le PSCAM, la mise en route
des moteurs peut être effectuée sans l’autorisation de la tour de contrôle.
b) conduit en même temps son véhicule à distance sûre de l’aire d’atterrissage, de la voie de
circulation ou de l’autre partie de l’aire de manœuvre, aussi vite que possible, sauf
instruction contraire de l’organisme de service de la CAM ; puis
c) arrête le véhicule.
Un contrôleur d’aérodrome qui prend connaissance qu’un pilote d’aéronef ou un
conducteur de véhicule est égaré ou a des doutes quant à sa position sur l’aire de
manœuvre prend immédiatement les mesures nécessaires pour maintenir la sécurité des
activités et aider le pilote ou le conducteur à déterminer sa position.
Dans la plupart des cas évoqués, la solution la plus efficace est d’envoyer un véhicule de
service de type « FOLLOW ME » vers l’aéronef ou le véhicule en difficulté.
Les renseignements essentiels sur l’état de l’aérodrome sont les renseignements nécessaires à la
sécurité des aéronefs ; ils portent sur l’aire de mouvement ou les installations dont elle est
habituellement pourvue. Par exemple, des travaux de construction sur une voie de circulation qui ne
communique pas avec la piste en service ne constituent pas des renseignements essentiels pour un
aéronef, sauf si celui-ci évolue dans le voisinage de ce chantier de construction. Autre exemple : quand
les aéronefs ne peuvent évoluer que sur les pistes, ce fait devrait être considéré comme renseignement
essentiel à communiquer à tout aéronef qui n’est pas habitué à l’aérodrome.
Les renseignements essentiels sur l’état de l’aérodrome comprennent les renseignements suivants :
a) travaux sur l’aire de mouvement ou à proximité immédiate de celle-ci ;
114
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
7.6.1 Généralités
7.6.2 Positions désignées d’un aéronef dans les circuits d’aérodrome et de circulation au
sol
Les positions indiquées ci-après pour les aéronefs dans les circuits d’aérodrome et de circulation au sol
sont celles où les aéronefs reçoivent normalement des autorisations de la tour de contrôle. Les aéronefs
doivent être surveillés très attentivement lorsqu’ils approchent de ces positions afin que les
autorisations appropriées puissent être délivrées sans retard.
Lorsque cela est possible, toutes les autorisations sont délivrées sans attendre que l’aéronef prenne
l’initiative de l’appel :
115
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Figure 7-1. Positions désignées d’un aéronef du point de vue de la tour de contrôle d’aérodrome
Les aéronefs à l’arrivée qui exécutent une procédure d’approche aux instruments entrent normalement
dans le circuit en finale, sauf lorsqu’une manœuvre à vue vers la piste d’atterrissage est nécessaire.
116
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Lorsqu’un aéronef est en train d’atterrir ou de décoller, il n’est pas permis aux véhicules
d’attendre plus près de la piste que :
a) à une intersection piste/voie de circulation à un point d’arrêt avant piste ;
b) à un emplacement autre qu’une intersection piste/voie de circulation à une distance de la
piste en service au moins égale à la distance de séparation du point d’arrêt avant piste.
[Link].3 Besoins de communications et signaux visuels
Toutes les dispositions suivantes doivent être clairement expliquées lors de la formation
dispensée aux personnels amenés à se déplacer sur l’aire de manœuvre.
Sur un aérodrome contrôlé, tous les véhicules utilisés sur l’aire de manœuvre, doivent
être en mesure d’échanger des radiocommunications bidirectionnelles avec la tour de
contrôle d’aérodrome, sauf lorsque le véhicule n’est utilisé que d’une manière
occasionnelle sur l’aire de manœuvre, et :
a) qu’il est accompagné d’un véhicule doté des moyens de communication requis ; ou
b) qu’il est utilisé conformément à un plan établi à l’avance avec l’accord de la tour de
contrôle.
Lorsqu’il est jugé que la communication au moyen d’un système de signaux visuels
répond aux besoins ou en cas de panne de radiocommunications, les signaux ci-dessous
sont utilisés, avec la signification indiquée.
Signal lumineux émis par le
Signification
contrôle d’aérodrome
Permission de traverser l’aire d’atterrissage ou de s’engager sur la
Série d’éclats verts
voie de circulation
Feu rouge fixe Stop !
Évacuez l’aire d’atterrissage (ou la voie de circulation) et faites
Série d’éclats rouges
attention aux aéronefs
Série d’éclats blancs Évacuez l’aire de manœuvre conformément aux instructions locales
En cas d’urgence ou si les signaux indiqués ci-dessus ne sont pas observés, les signaux ci-
dessous peuvent être utilisés pour les pistes ou les voies de circulation équipées d’un
système de balisage lumineux, avec la signification indiquée.
Signal lumineux Signification
Clignotement des feux de Évacuez la piste (ou la voie de circulation) et regardez vers la tour
piste ou de voie de circulation pour instructions.
Le personnel de construction et d’entretien, lorsqu’il est employé conformément à un plan
établi à l’avance avec l’accord de la tour de contrôle, ne devrait pas normalement être
astreint à échanger des communications radio bilatérales avec la tour de contrôle
d’aérodrome.
7.7.1 Généralités
Les aéronefs se trouvant dans le circuit d’aérodrome sont contrôlés de façon à assurer les minimums
de séparation indiqués dans le chapitre 5, § 5.8 et chapitre 7, § 7.9.2, 7.10.1 et 7.11. Toutefois :
a) les aéronefs volant en formation sont dispensés de respecter ces minimums de séparation
par rapport aux autres aéronefs de la même formation ;
b) les aéronefs évoluant sur des aires ou des pistes différentes, sur des aérodromes
permettant des atterrissages ou décollages simultanés, sont dispensés de respecter les
minimums de séparation.
119
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Sur un aérodrome contrôlé, l’entrée dans un circuit d’aérodrome est soumise à autorisation délivrée
par la tour de contrôle. Cette autorisation implique que les aéronefs intègrent le circuit d’aérodrome en
suivant des trajectoires spécifiées. Toutefois, en fonction des circonstances et des conditions de la
circulation, un aéronef peut être autorisé à s’intégrer dans le circuit d’aérodrome en une position
quelconque.
Un aéronef en cours d’atterrissage ou dans les phases finales de l’approche a normalement priorité sur
un aéronef qui est sur le point de partir de la même piste ou d’une piste sécante.
Les départs sont normalement autorisés dans l’ordre dans lequel les aéronefs sont prêts à décoller ;
toutefois, il peut être dérogé à cet ordre de priorité pour permettre d’optimiser l’écoulement du trafic.
Les facteurs à prendre en considération incluent notamment :
a) les types d’aéronefs et leurs performances relatives ;
b) les trajectoires à suivre après le décollage ;
c) l’intervalle de départ minimum éventuellement spécifié entre décollages ;
d) la nécessité d’appliquer des minimums de séparation en fonction de la turbulence de
sillage ;
e) les aéronefs auxquels la priorité devrait être accordée ;
f) les aéronefs soumis à des contraintes opérationnelles ;
g) le type de vol.
Les aéronefs décollant sur alerte « HOT SCRAMBLE » ont priorité pour les séquences de roulage et
de décollage sur tous les aéronefs au départ.
120
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Sauf dans les cas mentionnés dans les paragraphes 7.8 et 7.11, un aéronef au départ ne doit pas être
autorisé à commencer le décollage tant que l’aéronef au départ qui le précède n’a pas franchi
l’extrémité de la piste en service ou n’a pas amorcé un virage ou tant que tous les aéronefs à l’arrivée
qui le précèdent n’ont pas dégagé la piste en service.
Positions limites que doit atteindre un aéronef à l’atterrissage (A) ou un aéronef au départ (B ou C) avant qu’un aéronef à l’arrivée
puisse être autorisé à franchir le seuil de la piste en service ou avant qu’un aéronef au départ puisse être autorisé à décoller, sauf
dispositions contraires prescrites par le PSCAM.
Un aéronef ne doit être autorisé à décoller que lorsqu’on peut être raisonnablement sûr que la
séparation prévue dans le § 7.9.2 ou prescrite en application du § 7.11, sera respectée au moment où
l’aéronef amorcera son décollage.
Lorsqu’une clairance doit être délivrée avant le décollage, l’autorisation de décollage n’est pas
accordée tant que cette clairance n’a pas été transmise à l’aéronef intéressé et que celui-ci n’en a pas
accusé réception.
Sous réserve des dispositions détaillées ci-dessus l’autorisation de décollage est délivrée lorsque
l’aéronef est prêt à décoller et qu’il se trouve sur la piste de décollage ou qu’il s’en approche, et
lorsque l’état de la circulation le permet. Pour réduire les risques de malentendu, l’indicatif de la piste
de décollage figure dans l’autorisation de décollage.
Afin d’accélérer les mouvements, une autorisation de décollage immédiat peut être donnée à un
aéronef avant qu’il n’entre sur la piste. L’équipage doit accuser réception de cette autorisation mais
doit la refuser s’il n’est pas en mesure de l’exécuter. Après avoir accepté une telle autorisation,
l’aéronef passe de la voie de circulation sur la piste et décolle sans s’arrêter.
Sauf dans les cas mentionnés aux § 5.8 et 7.11 du présent titre, un aéronef à l’atterrissage ne doit pas
être autorisé à franchir le seuil de piste au cours de l’approche finale tant que l’aéronef au départ qui le
précède n’a pas franchi l’extrémité de la piste en service ou n’a pas amorcé un virage ou tant que tous
les aéronefs à l’arrivée qui le précèdent n’ont pas dégagé la piste en service.
Un aéronef peut être autorisé à atterrir lorsqu’on est raisonnablement sûr que la séparation prévue au
paragraphe précédent ou prescrite en application du § 7.11 sera respectée au moment où
121
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
l’aéronef franchira le seuil de la piste ; toutefois, l’autorisation d’atterrir ne doit pas être donnée avant
qu’un aéronef atterrissant avant lui n’ait franchi le seuil de la piste. Pour réduire les risques de
malentendu, l’autorisation d’atterrissage comprend l’indicatif de la piste d’atterrissage.
Lorsque c’est nécessaire ou souhaitable pour accélérer la circulation, il peut être demandé à un aéronef
qui atterrit :
a) d’attendre en retrait d’une piste sécante après l’atterrissage ;
b) d’atterrir au-delà de la zone de toucher des roues de la piste ;
c) d’évacuer la piste à une voie de sortie de piste spécifiée ;
d) d’accélérer l’évacuation de la piste.
Pour demander à un aéronef qui atterrit d’exécuter une certaine manœuvre d’atterrissage et/ou de
roulement à l’atterrissage, le contrôleur doit tenir compte du type d’aéronef, de la longueur de la piste,
de l’emplacement des voies de sortie de piste, de l’efficacité de freinage signalée sur la piste et la voie
de circulation, des contraintes particulières liées à l’aéronef (parachute, armement, …), ainsi que des
conditions météorologiques.
Le pilote commandant de bord qui estime ne pas être en mesure de se conformer à une manœuvre
demandée en informe sans tarder le contrôleur.
Un aéronef qui atterrit ou qui circule à la surface doit recevoir systématiquement l’instruction
d’indiquer le moment où il évacue la piste. Le pilote transmet son message quand l’aéronef a
entièrement franchi le point d’arrêt avant piste concerné.
Les dispositions du présent paragraphe ne s’appliquent pas aux aéronefs volant en formation, qui
respectent entre eux une séparation sur piste définie par leur autorité d’emploi.
7.11.1 Principes
A condition qu’une évaluation de sécurité appropriée ait montré qu’un niveau de risque acceptable
peut être atteint, des minimums inférieurs à ceux qui sont indiqués aux § 7.9.2, et § 7.10.1 de la
présente annexe peuvent être prescrits par le PSCAM concerné après consultation avec les exploitants.
L’évaluation de sécurité porte sur chaque piste à laquelle les minimums réduits sont destinés et tient
compte de facteurs tels que :
a) la longueur, les caractéristiques et l’état de la piste ;
b) la configuration de l’aérodrome ;
c) les types/catégories d’aéronefs ;
d) le lieu de stationnement habituel des aéronefs et de leurs équipages (aéronefs basés ou
extérieurs) ;
e) les missions des aéronefs.
7.11.2 Diffusion
Toutes les procédures relatives à l’application de minimums de séparation sur piste réduits sont
établies dans le manuel d’exploitation de l’aérodrome. Leur existence est portée à la connaissance des
usagers par la voie de l’information aéronautique. Les contrôleurs doivent recevoir une formation
appropriée et suffisante sur l’utilisation de ces procédures.
122
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
7.11.3 Application
Les modalités d’application de cette séparation sont établies conjointement entre le PSCAM et
l’exploitant d’aéronefs concerné.
Aux fins de l’application de minimums de séparation sur piste réduits, les aéronefs (à l’exclusion des
hélicoptères et des aéronefs non habités) sont classés comme suit :
a) catégorie 1 : avions monomoteurs à hélice dont la masse maximale au décollage certifiée
est égale ou inférieure à 2 000 kg ;
b) catégorie 2 : avions monomoteurs à hélice dont la masse maximale au décollage certifiée
est supérieure à 2 000 kg mais inférieure à 7 000 kg, et avions bimoteurs à hélice dont la
masse maximale au décollage certifiée est inférieure à 7 000 kg ;
c) catégorie 3 : tous les autres aéronefs.
7.11.5 Restrictions
Un minimum de séparation sur piste réduit n’est pas appliqué entre un aéronef au départ et un aéronef
à l’arrivée qui le précède.
L’application des minimums de séparation sur piste réduits est soumise aux conditions suivantes :
a) les minimums de séparation en fonction de la turbulence de sillage sont appliqués ;
b) la visibilité est d’au moins 5 km et le plafond n’est pas inférieur à 1000 ft;
Des minimums inférieurs peuvent être prescrits par le PSCAM concerné après une
évaluation démontrant qu’un niveau de risque acceptable peut être atteint. Ces valeurs
sont insérées dans le manuel d’exploitation de l’organisme.
c) la composante de vent arrière ne dépasse pas 5 kts ;
d) le contrôleur dispose d’un moyen, comme des repères terrestres, pour l’aider à évaluer les
distances entre les aéronefs. Un système de surveillance de surface fournissant au
contrôleur de la circulation aérienne des renseignements sur la position des aéronefs peut
être utilisé, sous réserve que l’approbation d’emploi opérationnel d’un tel système
comprenne une évaluation de sécurité pour s’assurer que l’ensemble des conditions
d’exploitation et de performance nécessaires sont respectées ;
e) la séparation minimale est maintenue entre deux aéronefs au départ, immédiatement après
le décollage du second aéronef ;
f) les renseignements sur le trafic sont communiqués à l’équipage de conduite de l’aéronef
qui suit ;
g) l’efficacité du freinage n’est pas réduite par la présence de précipitations sur la piste
(glace, neige fondante, neige et eau…).
Les séparations à appliquer ne sont pas inférieures aux valeurs minimales suivantes :
a) aéronefs à l’atterrissage :
1) Un aéronef de catégorie 1 à l’atterrissage peut franchir le seuil de la piste à la suite
d’un aéronef de catégorie 1 ou 2, à condition que cet aéronef ait :
123
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
La mise en œuvre des mesures par faible visibilité est définie par l’arrêté du 28 août 2003 modifié
(CHEA).
Les présentes procédures s’appliquent chaque fois que les conditions sont telles que la totalité ou une
partie de l’aire de manœuvre ne peut pas être surveillée à vue depuis la tour de contrôle. Des
dispositions supplémentaires, applicables pendant l’exécution d’approches de catégories II/III, sont
spécifiées ci-dessous au § 7.12.2.
Lorsque des aéronefs doivent circuler sur l’aire de manœuvre dans des conditions de visibilité qui
empêchent la tour de contrôle d’aérodrome d’appliquer une séparation visuelle entre les aéronefs, et
entre les aéronefs et les véhicules, les dispositions ci-après s’appliquent.
À l’intersection de deux voies de circulation, un aéronef ou un véhicule ne doit être autorisé à se
mettre en attente qu’à une position définie par une barre d’arrêt ou une marque de point d’arrêt
intermédiaire sur voie de circulation conforme aux spécifications du CHEA.
La séparation longitudinale sur les voies de circulation est spécifiée, pour chaque aérodrome
particulier, par l’autorité des services de la CAM compétente. Cette séparation doit tenir compte des
caractéristiques des aides disponibles pour la surveillance et le contrôle de la circulation à la surface,
de la complexité de la configuration de l’aérodrome et des caractéristiques des aéronefs qui utilisent
l’aérodrome.
124
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
[Link] Généralités
Les procédures d’exploitation par faible visibilité (LVP) sont définies par l’arrêté CHEA
du 28 août 2003 modifié.
Elles sont précisées dans les paragraphes suivants du CHEA :
a) VIII.7. en ce qui concerne les procédures générales ;
b) IX.7. pour les décollages par RVR < 150 mètres ;
c) VI. pour les approches de précision de catégorie II et III.
Le PSCAM concerné établit, pour chaque aérodrome dont il a la charge, le seuil de
déclenchement des LVP. Les valeurs choisies ne peuvent toutefois pas être inférieures à
550 m pour la RVR et à 200 pieds pour le plafond.
[Link] Dispositions
Les dispositions relatives à l’exploitation par faible visibilité doivent au moins spécifier :
a) les valeurs de RVR auxquelles les procédures d’exploitation par faible visibilité sont
mises en application ;
b) les besoins en équipement ILS/MLS minimal pour les opérations de catégories II/III ;
c) les autres installations et aides nécessaires pour les opérations de catégories II/III, y
compris les feux aéronautiques à la surface, dont le bon fonctionnement doit être surveillé ;
d) les critères selon lesquels et les circonstances dans lesquelles l’équipement ILS/MLS sera
bridé de façon à fonctionner à une catégorie inférieure aux catégories II/III ;
e) l’obligation de signaler sans retard toute défaillance ou dégradation de l’équipement aux
équipages de conduite intéressés, à l’organisme de contrôle d’approche ainsi qu’à tout
autre organisme intéressé ;
f) les procédures spéciales de contrôle de la circulation sur l’aire de manœuvre, notamment :
1) les points d’arrêt avant piste à utiliser (l’utilisation de certaines voies de circulation et
de certains points d’arrêt avant piste peut être interdite en LVP) ;
2) la distance minimale entre un aéronef à l’atterrissage et un aéronef au départ pour
assurer la protection des aires sensibles et aires critiques ;
3) les procédures employées pour vérifier que les aéronefs et les véhicules ont évacué la
piste ;
4) les procédures applicables à la séparation entre aéronefs et véhicules.
g) l’espacement applicable entre aéronefs successifs en cours d’approche ;
h) les mesures à prendre dans le cas où il serait nécessaire d’interrompre les opérations par
faible visibilité, par exemple du fait de défaillances d’équipement ;
i) toutes autres procédures ou dispositions pertinentes.
125
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Les vols CAM V sont automatiquement suspendus lorsque les conditions météorologiques de vol à
vue (VMC) ne sont plus réunies sur l’aérodrome ou aux abords de celui-ci.
La décision de suspendre des vols CAM V appartient à la tour de contrôle ou, sur proposition de celle-
ci, à une autre autorité désignée conformément aux consignes locales.
Ces dispositions peuvent également être appliquées lorsque la sécurité l’exige.
Lorsque les vols CAM V sont suspendus, la tour de contrôle prend les dispositions suivantes :
a) elle suspend tous les départs CAM V ;
b) elle rappelle tous les aéronefs effectuant des vols CAM V locaux ou obtient l’autorisation
de poursuivre les vols CAM V spécial en accord avec l’organisme chargé du contrôle
d’approche ou tout autre autorité désignée dans les consignes locales.
Lorsque les conditions météorologiques de vol à vue (VMC) ne sont plus réunies, les aéronefs
évoluant dans une CTR peuvent recevoir une autorisation de vol CAM V spécial conformément aux
dispositions définis à l’annexe de l’arrêté relatif aux règles et services de la CAM (RCAM.5010-01).
Les conditions dans lesquelles les vols CAM V spécial peuvent être accordés à un aéronef sont
définies dans le manuel d’exploitation de l’aérodrome et portées à la connaissance des usagers par la
voie de l’information aéronautique.
Les modalités dans lesquelles les organismes du contrôle de la CAM délivrent les clairances afférentes
sont établies dans le manuel d’exploitation de l’aérodrome.
Les vols CAM V spécial bénéficient d’une séparation avec d’autres aéronefs conformément aux
dispositions définis à l’annexe de l’arrêté relatif aux règles et services de la CAM (appendice 4 - classe
d’espace aérien et volumes particuliers - services assurés).
7.15.1 Utilisation
Les procédures du présent paragraphe sont applicables à tous les aérodromes, que le contrôle
d’aérodrome y soit ou non assuré. Les procédures ci-après sont en outre applicables à tous les feux
aéronautiques à la surface, situés ou non aux abords d’un aérodrome.
7.15.2 Généralités
Sous réserve des dispositions du § 7.15.3 et des missions particulières accordées par l’autorité locale
qui nécessitent une obscurité partielle ou totale, tous les feux aéronautiques à la surface sont allumés
d’une manière continue de nuit et à tout autre moment où leur emploi est jugé souhaitable pour la
sécurité de la circulation aérienne.
Sous réserve des dispositions ci-après, les feux situés sur un aérodrome ou à ses abords peuvent être
éteints si leur utilisation est improbable, pourvu qu’ils puissent être rallumés une heure au moins avant
l’heure d’arrivée prévue d’un aéronef.
126
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Sur les aérodromes où sont installés des feux à intensité variable, le PSCAM concerné établit un
tableau des réglages d’intensité en fonction des conditions de visibilité et de la luminosité ambiante, à
l’intention des contrôleurs de la circulation aérienne, pour leur indiquer comment adapter l’intensité
de ces feux aux conditions météorologiques du moment. Si un aéronef le demande, il est procédé,
chaque fois que cela est possible, à un nouveau réglage.
Les dispositions de l’annexe A - titre IV - tableau 4.1 du CHEA peuvent servir de base à
l’établissement de ces dispositions.
Ces dispositions sont insérées dans le manuel d’exploitation de l’aérodrome.
Le balisage lumineux d’approche comprend les dispositifs lumineux d’approche simplifiés, les
dispositifs lumineux d’approche de précision, les indicateurs visuels de pente d’approche, les feux de
guidage sur circuit, les phares d’approche, les indicateurs d’alignement de piste, etc.
Outre les cas prévus au § 7.15.2, le balisage lumineux d’approche doit également être allumé :
a) pendant le jour sur la demande d’un aéronef effectuant une approche ;
b) lorsque les feux de piste correspondants sont allumés.
Les feux de l’indicateur visuel de pente d’approche (PAPI) sont allumés de jour comme de nuit,
quelles que soient les conditions de visibilité, lorsque la piste correspondante est en service.
Le balisage lumineux de piste comprend les feux de bord de piste, les feux de seuil, les feux axiaux,
les feux d’extrémité de piste, les feux de zone de toucher des roues et les barres de flanc.
Le balisage lumineux d’une piste ne doit pas être allumé si cette piste n’est pas utilisée pour
l’atterrissage, le décollage ou la circulation à la surface, à moins que cela ne soit nécessaire pour
l’inspection ou l’entretien de la piste.
Si le balisage lumineux de piste n’est pas utilisé de manière continue, le balisage lumineux ci-après est
assuré après le décollage :
a) sur les aérodromes contrôlés et où l’allumage des feux est commandé d’un poste central,
les feux d’une piste resteront allumés après le décollage tant que ces feux sont jugés
nécessaires pour permettre le retour de l’aéronef en cas d’urgence pendant ou
immédiatement après le décollage ;
b) sur les aérodromes non contrôlés ou à ceux où l’allumage des feux n’est pas commandé
d’un poste central, les feux d’une piste restent allumés pendant le temps normalement
nécessaire pour rallumer les feux dans l’éventualité d’un retour de l’aéronef pour un
atterrissage d’urgence et, en tout cas, pendant 15 minutes au moins après le décollage.
Les consignes d’exploitations locales fixent les délais correspondants.
Lorsqu’un dispositif de balisage lumineux d’obstacle est allumé en même temps que le balisage
lumineux de piste, comme il est prévu au § 7.15.9 on doit veiller à ce qu’il ne soit pas éteint tant qu’il
est nécessaire à l’aéronef.
Les feux de prolongement d’arrêt sont allumés lorsque les feux de piste correspondants le sont.
Si les feux de prolongement d’arrêt ne peuvent être allumés, le prolongement d’arrêt est inutilisable de
nuit. Les distances déclarées sont modifiées et portées à la connaissance des usagers par la voie de
l’information aéronautique.
127
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Le balisage lumineux de voie de circulation comprend notamment des feux de bord de voie, des feux
axiaux, des barres d’arrêt et des barres de dégagement. Les panneaux d’indication et d’obligation sont
associés au balisage lumineux des voies de circulation.
Aux endroits où il est nécessaire pour guider la circulation à la surface, le balisage lumineux de voie
de circulation est allumé dans un ordre tel que l’aéronef dispose d’une indication continue du chemin à
suivre. L’ensemble ou une partie du balisage lumineux de voie de circulation peut être éteint lorsqu’il
n’est plus nécessaire.
Les barres d’arrêt sont situées en travers des voies de circulation au point où il est souhaité que la
circulation s’arrête. Les dispositions concernant les barres d’arrêt sont conformes au CHEA.
Les barres d’arrêt sont allumées pour indiquer que toute circulation doit s’arrêter, et elles sont éteintes
pour indiquer que la circulation peut reprendre.
Les feux d’obstacles et les feux balisant une partie inutilisable sont des feux de balisage lumineux
d’obstacle.
Le balisage lumineux d’obstacle est allumé au moins en même temps que les feux de piste.
Les feux balisant une partie inutilisable ne peuvent pas être éteints dans les cas prévus au §7.15.2 tant
que l’aérodrome est ouvert.
Chaque fois que cela est nécessaire, l’exploitant de l’aérodrome désigne les points chauds de l’aire de
mouvement de l’aérodrome. Les points chauds sont portés à la connaissance des usagers par la voie de
l’information aéronautique et indiqués sur les cartes et volets de procédures.
Des éléments indicatifs sur les points chauds figurent dans le Manuel sur la prévention des incursions
sur piste (Doc 9870 OACI).
128
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
La RVR s’exprime sous la forme d’une visibilité instrumentale déterminée d’après les indications
d’instruments tels que les transmissomètres. En l’absence ou en cas de défaillance des moyens de
mesures instrumentales, la RVR s’exprime sous la forme d’une visibilité-balise (VIBAL) déterminée
par l’observation directe.
a) avant d'entreprendre le décollage, un commandant de bord doit s'assurer que la RVR ou la
visibilité dans le sens du décollage de l'aéronef est supérieure ou égale aux minimums
applicables ;
b) le commandant de bord ne doit pas commencer un décollage, à moins que les conditions
météorologiques de l'aérodrome de départ ne soient égales ou supérieures aux minimums
applicables pour l'atterrissage sur cet aérodrome, à moins qu'un aérodrome de
dégagement au décollage approprié ne soit accessible ;
c) lorsqu’aucune visibilité météorologique ou RVR (instrumentale ou VIBAL selon la note
ci-dessus) n’est disponible, un décollage ne peut être commencé que si le commandant de
bord est à même de déterminer que la RVR/visibilité le long de la piste de décollage est
égale ou supérieure au minimum exigé.
Cette RVR peut-être obtenue par le commandant de bord :
1) par simple évaluation pour la détermination des minimums de décollage ; ou
2) par conversion de la visibilité météorologique pour le calcul des minimums d'approche
classique ou de précision de catégorie 1. L’autorité de sécurité aéronautique d’Etat
précise les conditions dans lesquelles cette conversion de visibilité peut être opérée.
La valeur de RVR requise doit être obtenue pour l'ensemble des points de transmission de
appropriés.
Avant de débuter une approche en vue de l'atterrissage, le commandant de bord doit s'assurer que,
compte tenu des informations dont il dispose, les conditions météorologiques régnant sur l'aérodrome
et l'état de la piste dont l'utilisation est prévue, n'empêchent pas d'effectuer une approche, un
atterrissage ou une approche interrompue en sécurité, eu égard aux informations sur les performances
contenues dans les instructions définies par l'exploitant, ou dans le manuel d'exploitation ou
équivalent.
ii) 150 ft pour les hélicoptères effectuant une procédure exploitant avec SAV, sur les
aérodromes dont la défense est affectataire unique ou principal, après calibration du
système de précision jusqu'à cette hauteur par l'organisme compétent en la matière.
[Link] Approche de précision - opération de catégorie II
Un commandant de bord doit s'assurer que la hauteur de décision (DH) pour une
opération de catégorie II n'est pas inférieure à :
a) la hauteur minimale de décision spécifiée dans les instructions définies par l'exploitant,
ou dans le manuel d'exploitation ou équivalent, si fixée ;
b) la hauteur minimale jusqu'à laquelle l'aide à l'approche aux instruments peut être utilisée
sans les références visuelles requises ;
c) l'OCH correspondant à la catégorie de l'aéronef considéré ;
d) la hauteur de décision à laquelle l'équipage de conduite est autorisé à exploiter l'aéronef,
ou 100 ft.
Un commandant de bord ou le pilote auquel la conduite du vol a été déléguée peut commencer une
approche aux instruments indépendamment de la RVR/visibilité annoncée, mais il ne doit pas la
poursuivre au-delà de la radio borne extérieure ou d'une position équivalente si la RVR/visibilité
transmise est inférieure aux minimums applicables.
La position équivalente peut être établie à l'aide d'une distance DME, d'une balise NDB ou d'un VOR
convenablement situé, un PAR, ou tout autre moyen convenable établissant indépendamment la
position de l'aéronef.
131
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
[Link] Avions conventionnels (ne s'applique pas aux avions de combat et d’entraînement)
Quand il n'y a pas de RVR disponible (instrumentale ou VIBAL), le commandant de bord
ou le pilote auquel la conduite du vol a été déléguée peut déduire une valeur équivalente
de RVR en convertissant la visibilité transmise au moyen du tableau de conversion établi
par l’autorité de sécurité aéronautique d’État.
Si après avoir passé la radio borne extérieure ou une position équivalente (Cf. § 7.15.5),
la RVR/visibilité transmise devient inférieure aux minimums applicables, le commandant
de bord ou le pilote auquel la conduite du vol a été déléguée peut poursuivre l'approche
jusqu'à l'altitude/hauteur de décision (DA/H) ou l'altitude/hauteur minimale de descente
(MDA/H).
En l'absence de radioborne extérieure ou de position équivalente, si la RVR/visibilité
transmise est inférieure aux minimums applicables, le commandant de bord ne descendra
pas à moins de 1000 pieds au-dessus de l'aérodrome sur le segment d'approche finale.
L'approche peut être poursuivie en dessous de la DA/H ou de la MDA/H jusqu'à
l'atterrissage complet, à condition que les références visuelles requises soient acquises à
la DA/H ou à la MDA/H et maintenues.
Pour les opérations de catégorie III A, un commandant de bord n'est pas autorisé à
poursuivre une approche au-dessous de la hauteur de décision déterminée conformément
au § [Link].1 ci- dessus, à moins qu'une référence visuelle, composée d'un segment d'au
moins trois feux consécutifs de l'axe central des feux d'approche, des feux d'axe de piste,
des feux d'aire de toucher des roues ou des feux de bordure de piste ou une combinaison
de ceux-ci, ne soit acquise et maintenue.
Pour les opérations de catégorie III B, avec hauteur de décision, un pilote n'est pas
autorisé à poursuivre une approche au-dessous de la hauteur de décision déterminée
conformément au § [Link].1, à moins qu'une référence visuelle, comportant au moins un
feu de la ligne centrale, ne soit acquise et maintenue.
Pour des opérations de catégorie III sans hauteur de décision, il n'y a pas d'exigence de
contact visuel avec la piste avant le toucher des roues.
Un commandant de bord doit s'assurer que des procédures d'exploitation par faible visibilité
(procédures LVP) ont été définies pour les aérodromes sur lesquels il a prévu d'effectuer des
opérations par faible visibilité.
Un exploitant doit spécifier dans ses instructions, ou dans le manuel d'exploitation ou équivalent,
l'équipement minimum devant être en état de fonctionnement au début d'un décollage par faible
visibilité ou d'une approche de catégorie II ou III.
Le commandant de bord doit s'assurer que l'état de l'avion et des systèmes de bord pertinents est
approprié à l'exploitation spécifique devant être effectuée.
La nature et la portée exactes des procédures et consignes fournies dépendent des équipements
embarqués utilisés et des procédures appliquées.
Un exploitant doit clairement définir dans ses instructions, ou dans le manuel d'exploitation ou
équivalent, les tâches assignées aux membres de l'équipage de conduite durant les phases de décollage,
d'approche, d'arrondi, de stationnement, de translation, de roulage au sol et d'approche interrompue.
133
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Il convient tout particulièrement de souligner les responsabilités de l'équipage de conduite pendant les
transitions des conditions de vol aux instruments aux conditions de vol à vue et sur les procédures à
suivre en cas de détérioration des conditions de visibilité ou de survenance d'une panne.
Une attention particulière doit être accordée à la répartition des tâches au sein du poste de pilotage,
afin de s'assurer que la charge de travail du pilote, lui permet de se consacrer à la surveillance, et à la
prise de décision d'atterrir ou de procéder à une approche interrompue.
Dans le cadre de certains vols, chaque exploitant, après demande auprès de l'autorité, peut définir des
valeurs de minimums opérationnels inférieures à celles résultant de l'application des chapitres
précédents.
134
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Les consignes particulières à ces vols (composition et qualification des équipages, aménagement et
équipements spéciaux des aéronefs, équipement minimal des aérodromes concernés, consignes
particulières, minimums) doivent figurer dans les instructions définies par l'exploitant, ou dans le
manuel d'exploitation ou équivalent.
Lors des vols d'entraînement, il est possible de commencer et de poursuivre une approche même si les
informations météorologiques transmises par les organismes de la circulation aérienne sont inférieures
aux minimums opérationnels de l'équipage, et interdisent normalement de poursuivre l'approche au-
delà de la radioborne extérieure ou son équivalent.
Les conditions suivantes doivent alors être satisfaites :
a) un organisme de la circulation aérienne existe et est en mesure de fournir les
paramètres nécessaires ;
b) le commandant de bord doit informer clairement cet organisme de son intention
d'effectuer une procédure "pour entraînement sans intention d'atterrir" ;
c) les minimums (DH ou MDH) à respecter sont ceux qui sont définis pour la procédure en
vigueur ;
d) une approche interrompue est impérativement entreprise à la DA/H ou au plus tard au
MAPT de la procédure considérée, quelles que soient les références visuelles acquises en
ce point.
[Link] Au décollage
Lorsqu'il n'existe pas d'aérodrome de dégagement au décollage accessible et qu'une
procédure peut être effectuée sur l'aérodrome de départ, les paramètres météorologiques
au moment du décollage doivent être supérieurs aux minimums opérationnels
d'atterrissage requis.
De nuit, le décollage n'est autorisé que si le balisage réglementaire existe et fonctionne.
Les décollages par faible visibilité ne sont pas autorisés (RVR minimale : 400 m de jour,
800 m de nuit).
[Link] A l'arrivée
Les procédures d'approche aux instruments ne sont autorisées que s'il existe, une station
désignée pour fournir le QNH ou un système de transmission automatique de paramètres
(STAP), et si l'aérodrome est ouvert à de telles opérations.
Elles sont obligatoirement suivies d'une manœuvre à vue libre (MVL).
De nuit, la procédure n'est autorisée que si le balisage réglementaire existe et fonctionne.
Dans le cas où le commandant de bord dispose des données météorologiques et de la
possibilité de mise en oeuvre du balisage. Les critères requis aux paragraphes ci-dessus
s'appliquent lorsque les procédures aux instruments publiées sont utilisables.
Le commandant de bord choisi un aérodrome pourvu d'un organisme de la circulation
aérienne dans les plages horaires d'utilisation prévues ou deux aérodromes de
dégagement.
135
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Si la décision d'interrompre l'approche est prise lorsque l'aéronef se trouve sur l'axe d'approche
(trajectoire) défini par des aides de radionavigation, la procédure publiée d'approche interrompue doit
être suivie. Si les références visuelles sont perdues lors des manœuvres pour l'atterrissage à partir
d'une approche aux instruments, l'approche interrompue spécifiée pour cette approche aux instruments
doit être suivie.
On attend du pilote qu'il mette l'avion en montée et tourne vers la piste d'atterrissage puis qu'il survole
l'aérodrome où il mettra l'avion en montée sur la trajectoire d'approche interrompue. Etant donné que
les manœuvres à vue peuvent être effectuées dans plus d'une direction, plusieurs circuits seront
nécessaires pour mettre l'avion sur la trajectoire prescrite d'approche interrompue en fonction de sa
position au moment de la perte des références visuelles.
Pour certains aérodromes à caractéristiques particulières, il peut être nécessaire que le commandant de
bord fasse une étude particulière afin de déterminer la trajectoire optimale pour éviter les obstacles.
Si la procédure d'approche aux instruments est effectuée à l'aide d'un ILS, le point d'approche
interrompue (MAPt) associé à une procédure ILS sans alignement de descente doit être pris en
compte.
Si la procédure d'approche aux instruments est effectuée à l'aide d'un PAR, le point d'approche
interrompue (MAPt) de la manœuvre à vue est constitué par le point sur la trajectoire d'approche finale
auquel la MDA/H de la manœuvre à vue est atteinte. Ce point est signifié au commandant de bord par
l'organisme de circulation aérienne et constitue la fin de l'assistance radar.
Avant que la référence visuelle soit établie, mais pas en dessous de la MDA/H, le vol doit suivre la
procédure d'approche aux instruments correspondante.
A partir de la phase de vol horizontale, à l’altitude/hauteur de la MDA/H de la MVL, la trajectoire de
l'approche aux instruments déterminée par des aides de radionavigation doit être maintenue jusqu'à ce
que le pilote estime que :
a) en toute probabilité, le contact visuel avec la piste ou l'environnement de la piste sera
maintenu pendant toute la manœuvre ;
b) son aéronef est dans le volume de la MVL avant de commencer cette manœuvre, le pilote
est capable de déterminer la position de l'aéronef par rapport à la piste à l'aide de
références externes.
Si ces conditions ne sont pas remplies au MAPt, une approche interrompue doit être entreprise
conformément à la procédure d'approche aux instruments.
Après que l'avion ait quitté la trajectoire de la procédure d'approche aux instruments correspondante,
la phase ou le vol s'éloigne de la piste doit être limitée par la distance requise pour aligner l'avion pour
l'approche finale. Les manœuvres doivent être effectuées à l'intérieur de l'aire de manœuvres à vue de
façon à maintenir à tout instant le contact visuel avec la piste ou son environnement.
Les manœuvres doivent être effectuées à une altitude/hauteur qui n'est pas inférieure à
l'altitude/hauteur minimale de descente (MDA/H) de manœuvres à vue.
La descente sous la MDA/H ne doit pas être entreprise avant d'avoir identifié le seuil de la piste devant
être utilisée, ni avant que l'avion ne soit en position de continuer la descente avec un taux normal et
d'atterrir à l'intérieur de l'aire de toucher.
136
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 7
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Avant que la référence visuelle soit établie et au-dessus de la MDA/H, le vol doit suivre la procédure
d'approche aux instruments correspondante.
L'avion doit être établi en vol horizontal à l’altitude/hauteur de la MDA/H de la procédure VPT. Il doit
suivre la trajectoire de l'approche aux instruments déterminée par des aides de radionavigation et la
maintenir jusqu'à ce que les repères visuels soient obtenus et maintenus.
Au point de divergence, l'avion doit quitter la trajectoire d'approche aux instruments et suivre les
routes et hauteurs publiées.
Si le point de divergence est atteint avant que les références visuelles requises ne soient obtenues, une
procédure d'approche interrompue doit être entreprise, au plus tard au MAPt et effectuée
conformément à la procédure d'approche aux instruments.
La trajectoire d'approche aux instruments déterminée par les aides de radionavigation ne doit être
quittée qu'au point de divergence et en suivant les routes et hauteurs publiées.
Sauf spécification contraire dans la procédure, la descente finale ne doit pas commencer avant d'avoir
identifié le seuil de la piste devant être utilisée, ni avant que l'avion ne soit en position de continuer la
descente avec un taux normal et d'atterrir à l'intérieur de l'aire de toucher.
137
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 8
8.1.1 Généralités
Les systèmes de surveillance ATS utilisés dans les services de la circulation aérienne doivent offrir un
haut degré de fiabilité, de disponibilité et d’intégrité. La possibilité d’une panne générale ou de
dégradations graves du système susceptibles d’entraîner une interruption totale ou partielle du service
doit être infime. Des installations et/ou des procédures de secours doivent être prévues par les
PSCAM.
Un système de surveillance ATS est normalement composé d’un certain nombre d’éléments intégrés
comprenant des capteurs, des liaisons de transmission de données, des systèmes de traitement de
données et des affichages de situation.
Des éléments indicatifs sur l’emploi du radar ainsi que sur les performances des systèmes figurent
dans le Manuel sur la vérification des aides radio à la navigation (Doc 8071 OACI), le Manuel sur les
systèmes de radar secondaire de surveillance (SSR) (Doc 9684 OACI) et le Manuel de planification
des services de la circulation aérienne (Doc 9426 OACI).
Des éléments indicatifs sur l’emploi de l’ADS-B ainsi que sur les performances des systèmes figurent
dans la circulaire intitulée Évaluation de l’ADS-B comme système d’appui des services de la
circulation aérienne et lignes directrices pour la mise en œuvre (Circulaire 311 OACI).
Les systèmes de surveillance ATS doivent être capables de recevoir, de traiter et d’afficher de façon
intégrée les données provenant de toutes les sources connectées.
Les systèmes de surveillance ATS doivent pouvoir être intégrés à d’autres systèmes automatiques
utilisés dans les services de la circulation aérienne et permettre un niveau d’automatisation approprié à
la poursuite des objectifs suivants : améliorer la précision et la ponctualité des données affichées aux
contrôleurs et réduire la charge de travail de ces derniers ainsi que les besoins en matière de
coordination verbale entre postes de contrôle ou organismes de contrôle de la CAM voisins.
Les systèmes de surveillance ATS doivent pouvoir afficher des alertes et des avertissements de
sécurité, notamment des avertissements de conflit et des avertissements concernant l’altitude minimale
de sécurité, la prévision des conflits ainsi que les codes SSR et identification d’aéronef faisant
accidentellement double emploi.
Dans la mesure du possible, la défense facilite le partage des données provenant des systèmes de
surveillance ATS français avec les centres étrangers afin d’étendre et d’améliorer la couverture de la
surveillance dans les régions de contrôle adjacentes.
138
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Des protocoles régissent l’échange des données de coordination concernant les aéronefs recevant des
services de surveillance ATS, et établissent des procédures automatisées de coordination avec les
centres de contrôle étrangers adjacents.
Les systèmes de surveillance ATS, tels que le radar primaire de surveillance (PSR), le radar
secondaire de surveillance (SSR) et la surveillance dépendante automatique en mode diffusion (ADS-
B), peuvent être utilisés seuls ou en combinaison pour assurer des services de la circulation aérienne, y
compris la séparation entre aéronefs, à condition :
a) que la couverture assurée dans la région ou la zone concernée soit fiable ;
b) que la probabilité de détection, la précision et l’intégrité offertes par les systèmes de
surveillance ATS soient satisfaisantes ; et
c) dans le cas de l’ADS-B, que la disponibilité de données en provenance des aéronefs
participants soit suffisante (§ 8.1.10).
Les systèmes PSR sont utilisés dans les circonstances où le SSR ou l’ADS-B ne répondent pas à eux
seuls aux besoins des services de la circulation aérienne militaire, notamment chaque fois qu’il est
nécessaire de visualiser la totalité des aéronefs en vol, y compris les aéronefs non coopératifs.
Les systèmes SSR, en particulier ceux qui exploitent la technique mono-impulsion ou qui offrent la
fonction mode S, peuvent être utilisés seuls, y compris pour assurer la séparation entre aéronefs, à
condition :
a) que l’emport d’un transpondeur SSR soit obligatoire dans l’espace concerné ;
b) que l’identification soit établie et maintenue.
A la date de parution du présent arrêté, l’ADS-B n’est pas utilisé par la Défense pour fournir le service
du contrôle en CAM. Il peut toutefois être utilisé comme moyen complémentaire aux fins
d’identification, de coordination et d’alerte.
La fourniture des services de surveillance ATS est limitée à des zones de couverture déterminées et
peut faire l’objet d’autres limitations précisées par le PSCAM concerné. Des renseignements sur les
méthodes d’exploitation utilisées, ainsi que les pratiques d’exploitation ou les limitations de
l’équipement qui ont des incidences directes sur le fonctionnement des services de la circulation
aérienne militaire sont diffusés dans les publications d’information aéronautique militaires.
Les PSCAM établissent des procédures pour limiter la fourniture des services de surveillance ATS si
la qualité des données ne permet plus d’assurer convenablement la fourniture des services de la CAM.
Aux endroits où l’utilisation combinée du PSR et du SSR est obligatoire, on peut employer le SSR
seul en cas de panne du PSR pour assurer la séparation entre les aéronefs équipés d’un transpondeur
139
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
SSR qui ont été identifiés, à condition que la précision des indications de position du SSR ait été
vérifiée à l’aide d’un équipement de contrôle ou d’un autre moyen.
Les pilotes doivent être informés de la panne du PSR. Le PSCAM définit les procédures d’exploitation
associées, dont les normes de séparation.
L’outil IRMA (indicateur radar de mouvements d’aéronefs) est un élément d’un système de
surveillance ATS. Les dispositions du présent titre lui sont applicables.
Cet outil est fourni par l’aviation civile. Il est essentiellement un système SSR, qui peut être complété
par un système PSR.
L’outil IRMA peut être différent d’un site à l’autre, aussi, pour ce qui concerne le matériel, la
maintenance et les informations y transitant, chaque PSCAM établit au cas par cas un protocole ou une
lettre d’accord avec l’organisme de l’aviation civile concerné pour définir les conditions de la
fourniture du service.
Le PSCAM définit les procédures d’exploitation associées, dont les normes de séparation.
Rédaction réservée
8.2.1 Généralités
Lorsque c’est possible, des symboles différents sont utilisés pour représenter :
a) les codes SSR et/ou l’identification d’aéronef faisant accidentellement double emploi ;
b) les positions prévues, dans le cas des trajectoires non mises à jour ;
c) les plots et les données relatives à la trajectoire.
Des signes conventionnels ou un autre moyen sont utilisés pour avertir le contrôleur si la qualité des
données de surveillance se dégrade à un point tel qu’il faut limiter les services.
Les codes SSR réservés, notamment les codes 7400, 7500, 7600 et 7700, EMERGENCY, les
émissions IDENT, les modes d’urgence absolue et/ou de situation urgente de l’ADS-B, les alertes et
avertissements concernant la sécurité ainsi que les renseignements relatifs à la coordination
automatique doivent être affichés d’une façon claire et distinctive qui permette de les reconnaître
facilement.
140
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
8.2.3 Etiquettes
Des étiquettes associées aux symboles sont affichées pour fournir, sous forme alphanumérique, les
renseignements pertinents provenant du moyen de surveillance et, au besoin, du système de traitement
des données de vol.
Les étiquettes sont associées aux indications de position auxquelles elles correspondent de façon à
prévenir toute erreur d’identification ou confusion de la part du contrôleur. Tous les renseignements
des étiquettes sont présentés de façon claire et concise.
Une étiquette comprend au moins les renseignements relatifs à l’identité de l’aéronef, par exemple le
code SSR ou l’identification de l’aéronef et, s’ils sont disponibles, les renseignements de niveau
obtenus à partir de l’altitude-pression. Ces renseignements peuvent provenir du SSR mode 3/A, du
SSR mode C ou du SSR mode S et/ou de l’ADS-B ou de tout autre moyen approprié.
8.3 COMMUNICATIONS
Le degré de fiabilité et de disponibilité du système de communications doit être tel que la possibilité
d’une panne générale ou de dégradations graves du système est infime. Des installations de secours
appropriées doivent être prévues.
Des éléments indicatifs et des renseignements sur la fiabilité et la disponibilité des systèmes figurent
dans l’Annexe 10, Volume I, ainsi que dans le Manuel de planification des services de la circulation
aérienne (Doc 9426 OACI).
Une communication directe pilote-contrôleur est établie avant le début des services de surveillance
ATS, sauf en cas de situation exceptionnelle ou d’urgence justifiant le contraire.
Chaque fois que cela est possible, les organismes de la CAM utilisent les renseignements provenant
des systèmes de surveillance ATS, y compris les alertes et les avertissements ayant trait à la sécurité,
comme les alertes de conflit et les avertissements d’altitude minimale de sécurité, dans le service du
contrôle de la circulation aérienne militaire, afin d’améliorer la capacité et l’efficacité ainsi que de
rehausser la sécurité.
Le nombre d’aéronefs pour lesquels des services de surveillance ATS sont assurés en même temps ne
doit pas excéder celui qui peut être pris en compte en toute sécurité dans chaque cas compte tenu :
a) de la complexité de la structure de la région, ou du secteur de contrôle ou de la zone en
question ;
b) des fonctions à accomplir dans la région, ou le secteur de contrôle ou de la zone en
question ;
c) des évaluations de la charge de travail des contrôleurs, compte tenu des différentes
possibilités des aéronefs, et de la capacité des secteurs ;
d) du degré de fiabilité technique et de disponibilité des systèmes de communications, de
navigation et de surveillance primaires et de secours, tant à bord des aéronefs qu’au sol.
8.5.1 Généralités
Pour assurer un emploi efficace et sûr du SSR et de l’ADS-B, les pilotes et les contrôleurs observent
strictement les procédures d’exploitation publiées et utilisent les expressions conventionnelles
normalisées de radiotéléphonie. Une sélection correcte des codes de transpondeur et/ou des
identifications d’aéronef doit être maintenue à tout moment.
141
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Les procédures d’utilisation des transpondeurs SSR figurent dans les Procédures pour les services de
navigation aérienne - Exploitation technique des aéronefs (PANS-OPS, Doc 8168), Volume I, Partie
III, Section 3.
Pour indiquer qu’il est en état d’urgence ou pour transmettre d’autres renseignements urgents, un
aéronef équipé ADS-B peut utiliser le mode urgence absolue/situation urgente de la façon suivante :
a) urgence absolue ;
b) panne des communications ;
c) interférence illicite ;
d) carburant minimal ;
e) urgence médicale.
Les aéronefs équipés ADS-B qui ont un dispositif d’identification d’aéronef transmettent leur
identification, qui figure à la case 7 du plan de vol, ou, si aucun plan de vol n’a été déposé, leur
immatriculation.
Lorsqu’on observe sur l’affichage de situation que l’identification transmise par un aéronef équipé
ADS-B est différente de celle qui est attendue de cet aéronef, il est demandé au pilote de confirmer et,
au besoin, d’entrer de nouveau l’identification appropriée de l’aéronef.
Après confirmation par le pilote que l’identification d’aéronef sélectionnée sur le dispositif
d’identification ADS-B est la bonne, si la différence persiste, le contrôleur prend les mesures ci-après :
a) informe le pilote que la différence persiste ;
b) si possible, rectifie l’étiquette indiquant l’identification d’aéronef sur l’affichage de
situation ;
c) notifie l’identification d’aéronef erronée transmise par l’aéronef au poste de contrôle
suivant et à tout autre organisme intéressé.
143
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
b) corrélation entre une indication de position radar observée et un aéronef dont on sait qu’il
vient de décoller, à condition que l’identité soit établie à moins de 1 NM de l’extrémité de
la piste utilisée. Il faut veiller tout particulièrement à éviter la confusion possible avec les
aéronefs qui suivent des circuits d’attente au-dessus de l’aérodrome ou qui survolent
l’aérodrome ou avec les aéronefs qui décollent ou qui interrompent une approche sur des
pistes voisines ;
c) transfert d’identification (§ 8.6.3) ;
d) détermination du cap de l’aéronef, si les circonstances l’exigent, et, après une période
d’observation de la trajectoire :
1) instruction au pilote d’exécuter un ou plusieurs changements de cap d’au moins 30
degrés et corrélation entre les mouvements d’une indication de position radar donnée
et l’exécution des instructions données confirmée par l’accusé de réception du pilote ;
ou
2) corrélation entre les mouvements d’une indication de position radar donnée et les
manœuvres exécutées simultanément par un aéronef qui en a signalé l’exécution.
Lorsqu’il utilise ces méthodes, le contrôleur :
1) vérifie qu’une seule indication de position radar se déplace d’une façon qui correspond
aux mouvements de l’aéronef ;
2) s’assure que les manœuvres prescrites n’entraîneront pas l’aéronef en dehors de la
couverture du radar ou de l’affichage de situation.
Les dispositions concernant le guidage des aéronefs controlés sont précisées au §
[Link].
Il convient d’user de prudence si l’on emploie ces méthodes dans des zones où des
changements d’itinéraire ont normalement lieu.
e) corrélation entre une indication de position radar observé et un relèvement
radiogoniométrique visualisé sur l’écran de visualisation radar. Toutefois, cette méthode
n’est pas utilisée comme moyen unique d’établissement de l’identification.
[Link] Principes
Un aéronef qui reçoit un service de surveillance ATS est informé de sa position dans les
circonstances ci-après :
a) dès l’identification, sauf si elle est établie :
1) en fonction du compte rendu de position de l’aéronef communiqué par le pilote ou
lorsque l’aéronef se trouve à moins d’un mille marin de la piste, au départ, et que la
position observée sur l’affichage de situation concorde avec l’heure de départ de
l’aéronef ;
2) au moyen de l’identification ADS-B de l’aéronef, de l’identification SSR mode S de
l’aéronef ou du code SSR discret qui a été assigné à l’aéronef et si l’emplacement de
l’indication de position observée concorde avec le plan de vol en vigueur de l’aéronef ;
3) par transfert d’identification ;
b) sur la demande du pilote ;
c) lorsque l’estimation du pilote diffère notablement de l’estimation du contrôleur fondée
sur la position observée ;
d) lorsque le pilote reçoit l’instruction de reprendre la navigation par ses propres moyens à
la suite d’un guidage, si les instructions en vigueur ont fait dévier l’aéronef d’une route
précédemment assignée (Cf. § [Link]) ;
e) immédiatement avant la cessation du service de surveillance ATS.
148
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
8.6.5 Guidage
d) lorsqu’il guide un aéronef en espace aérien de classe G, le contrôleur sépare cet aéronef
de tous les vols connus ou observés ;
e) lorsqu’un pilote a signalé que ses instruments de direction ne sont pas fiables, il est
informé, avant la délivrance d’instructions de manœuvre, qu’il doit effectuer tous les
virages à une vitesse angulaire convenue et exécuter les instructions dès réception.
Un aéronef identifié que l’on voit dévier sensiblement de sa route prévue ou du circuit d’attente qui lui
a été désigné en est informé. Les mesures appropriées sont également prises si, de l’avis du contrôleur,
une telle déviation est susceptible d’influer sur le service qui est assuré.
Le pilote d’un aéronef qui demande une assistance à la navigation à un organisme du contrôle de la
circulation aérienne assurant des services de surveillance ATS en indiquera le motif (par exemple,
pour éviter des zones de mauvais temps ou parce que les instruments de navigation ne sont pas fiables)
et donnera autant de renseignements que possible dans ces circonstances.
Un aéronef qui a été informé qu’un service de surveillance ATS lui est assuré doit être immédiatement
avisé lorsque, pour une raison quelconque, ce service est interrompu ou cesse d’être assuré.
En temps normal, la transition d’un aéronef entre deux zones de couverture radar adjacentes ne
correspondra pas à une interruption ou à une cessation du service de surveillance ATS.
150
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Lorsque le contrôle d’un aéronef identifié doit être transféré à un secteur de contrôle qui assure une
séparation aux procédures, le contrôleur transféreur veille à ce que la séparation aux procédures
applicable soit établie entre cet aéronef et tout autre aéronef contrôlé avant que le transfert ait lieu.
Si cela est possible, le pilote d’un aéronef qui va probablement pénétrer dans une zone de mauvais
temps devrait être averti suffisamment à l’avance pour qu’il puisse décider des mesures à prendre,
notamment de demander conseil sur la meilleure manière de contourner la zone de mauvais temps, s’il
le désire.
L’indication des zones de mauvais temps sur un affichage de situation dépend des possibilités du
système de surveillance ATS. Normalement, les radars météorologiques de bord assurent une
meilleure détection et définition de ces zones que les capteurs radar utilisés par les services de la
circulation aérienne. Le pilote peut également informer le contrôleur qu’il voit se développer une zone
de mauvais temps et peut lui demander ou lui proposer des solutions pour l’éviter.
Lorsqu’il guide un aéronef pour lui faire contourner une zone de mauvais temps, le contrôleur s’assure
que l’aéronef peut être ramené sur sa trajectoire prévue ou assignée, dans les limites de la couverture
du système de surveillance ATS et, si cela ne semble pas possible, en informe le pilote.
Il doit être tenu compte du fait que dans certaines circonstances la partie la plus active de la zone de
mauvais temps peut ne pas être affichée.
Les contrôleurs ne sont pas tenus de maintenir une veille spéciale pour détecter d’éventuelles fortes
précipitations, par exemple, mais la position, l’intensité, l’étendue et les mouvements des phénomènes
météorologiques significatifs (c’est-à-dire de fortes averses ou des fronts bien définis) observés sur les
affichages de situation devraient, lorsque cela est possible, être signalés au centre météorologique
intéressé.
Dans la présente section figurent les procédures générales applicables, lorsqu’un système de
surveillance ATS est utilisé dans le contrôle en-route ou régional et le contrôle d’approche. Le § 8.9
contient des procédures additionnelles qui ne sont applicables qu’au contrôle d’approche.
8.7.1 Fonctions
Les renseignements qui proviennent des systèmes de surveillance ATS et qui sont présentés sur un
affichage de situation peuvent être utilisés pour exécuter les fonctions ci-après dans le cadre du
contrôle de la circulation aérienne militaire :
a) fourniture de services de surveillance ATS selon les besoins afin d’améliorer l’utilisation
de l’espace aérien, de réduire les retards, de permettre des itinéraires directs et des profils
de vol optimisés ainsi que de rehausser la sécurité ;
151
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
b) guidage des aéronefs au départ afin d’aider à l’écoulement rapide et efficace du trafic de
départ et d’optimiser la montée des aéronefs jusqu’au niveau souhaité ;
c) guidage des aéronefs en route afin d’éviter les conflits éventuels ;
d) guidage des aéronefs à l’arrivée afin d’établir une séquence d’approche rapide et efficace ;
e) aide à l’exécution de la mission ;
f) établissement de la séparation et maintien de l’écoulement normal de la circulation en cas
de panne des communications d’un aéronef dans les limites de la zone de couverture ;
g) assistance à la navigation :
1) assistance au maintien de la trajectoire ;
2) guidage afin d’aider les pilotes à naviguer, par exemple jusqu’à une aide de
radionavigation ou à partir de cette aide, à s’éloigner de conditions météorologiques
défavorables ou à les contourner.
h) le cas échéant, surveillance de la circulation aérienne afin de fournir à un contrôleur aux
procédures :
1) de meilleurs renseignements sur la position des aéronefs sous contrôle ;
2) des renseignements supplémentaires sur les autres aéronefs ;
3) des renseignements sur tout écart important des aéronefs par rapport aux autorisations
du contrôle de la circulation aérienne qui leur ont été délivrées, et notamment aux
routes et, s’il y a lieu, aux niveaux autorisés.
Sauf dans les cas prévus ci-après, les minimums de séparation spécifiés dans le § 8.7.3 ne sont
appliqués qu’entre les aéronefs identifiés lorsqu’on est raisonnablement certain que l’identification
sera maintenue.
Lorsque le contrôle d’un aéronef identifié doit être transféré à un secteur de contrôle qui assure une
séparation aux procédures, la séparation aux procédures est établie par le contrôleur transféreur avant
que l’aéronef atteigne les limites de sa zone de responsabilité ou avant que l’aéronef quitte la zone de
couverture de surveillance concernée.
La séparation fondée sur l’emploi de symboles de position SSR et/ou PSR et/ou de plots PSR est
appliquée de manière que la distance entre les centres des symboles de position et/ou des plots PSR,
qui représentent la position des aéronefs intéressés, ne soit jamais inférieure à un minimum prescrit.
La séparation fondée sur l’utilisation de plots PSR et des réponses SSR est appliquée de manière que
la distance entre le centre du plot PSR et le centre de la réponse SSR ne soit jamais inférieure à un
minimum prescrit.
La séparation fondée sur l’utilisation des seules réponses SSR ne peut être appliquée que dans des
espaces à l’intérieur desquels l’utilisation du transpondeur est obligatoire. Elle est réalisée de manière
que la distance entre les centres des réponses SSR ne soit jamais inférieure à un minimum prescrit.
Les bords des indications de position ne doivent jamais se toucher ou se chevaucher à moins qu’une
séparation verticale ne soit assurée entre les aéronefs en cause, quels que soient le type de l’indication
de position affichée et le minimum de séparation prescrit.
Dans l’éventualité où le contrôleur a été avisé qu’un aéronef contrôlé pénètre, ou est sur le point de
pénétrer, dans l’espace aérien où les minimums de séparation spécifiés dans le § 8.7.3 sont appliqués
mais n’a pas identifié cet aéronef, le contrôleur peut continuer d’assurer le service de surveillance ATS
pour les aéronefs identifiés, à condition :
a) qu’il soit raisonnablement certain que l’aéronef contrôlé non identifié le sera au moyen du
SSR ou de l’ADS-B ou qu’il est d’un type dont on peut attendre un écho satisfaisant sur
le radar primaire dans l’espace aérien où la séparation est appliquée ;
152
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
b) que la séparation soit maintenue entre les aéronefs identifiés et toute autre indication de
position radar observée, jusqu’à ce que l’aéronef contrôlé non identifié ait été identifié ou
qu’une séparation aux procédures ait été établie.
Les minimums de séparation spécifiés dans le § 8.7.3 ne sont pas appliqués entre un aéronef au
décollage et l’aéronef qui a décollé précédemment ou tout autre aéronef identifié, pourvu que l’on soit
raisonnablement certain que l’aéronef au départ sera identifié à moins de 1 NM de l’extrémité de la
piste et que la séparation requise sera réalisée à ce moment.
Les minimums de séparation spécifiés dans le § 8.7.3 ne sont pas appliqués entre les aéronefs en
attente au-dessus du même repère d’attente. L’application de minimums de séparation fondés sur le
radar entre des aéronefs en attente et d’autres aéronefs est réalisée conformément aux spécifications et
procédures prescrites par le PSCAM concerné.
[Link] En CAM I
En CAM I, le minimum de séparation horizontale fondé sur le radar est de 5 NM.
Ce minimum peut être augmenté par les PSCAM en fonction des besoins liés aux
performances réelles des matériels utilisés.
Multi-radar (PMR)* 5 NM 5 NM 5 NM
5 NM 8 NM
Image déportée des Ou norme supérieure Ou norme supérieure
Sans Objet
CRNA (IRMA) en fonction du matériel en fonction du
installé matériel installé
*la norme minimale de séparation PMR peut être ramenée à 3 NM selon la qualité des
sources PMR. Cette norme minimale est prescrite par les PSCAM en fonction des
résultats de l’étude de sécurité.
Le ou les minimums de séparation fondés sur le radar à appliquer sont prescrits par les
PSCAM en fonction de la capacité du système radar ou du capteur considéré de
déterminer avec précision la position de l’aéronef par rapport au centre d’un symbole de
position, d’un plot PSR ou d’une réponse SSR et compte tenu des facteurs qui pourraient
influer sur la précision des données issues du radar, comme la distance de l’aéronef par
rapport au site radar et l’échelle de distance de l’affichage de situation utilisé.
b) lorsque deux aéronefs utilisent une même piste ou des pistes parallèles distantes de moins
de 2500 ft ; ou
c) lorsqu’un aéronef traverse le sillage d’un autre aéronef, à la même altitude ou moins de
1000 ft plus bas.
Lorsqu’un service de surveillance ATS est assuré, le transfert de contrôle s’effectue sans interruption
du service de surveillance ATS chaque fois que c’est possible.
Lorsque le SSR ou l’ADS-B est utilisé et qu’un affichage d’indications de position et d’étiquettes
correspondantes est disponible, le transfert du contrôle des aéronefs entre postes de contrôle ou
organismes de contrôle de la CAM adjacents peut être effectué sans coordination préalable pourvu que
les conditions suivantes soient remplies :
a) des informations à jour sur le plan de vol de l’aéronef sur le point d’être transféré,
notamment le code SSR discret qui lui a été assigné ou, dans les cas du SSR mode S et de
l’ADS-B, l’identification de l’aéronef, sont fournies au contrôleur accepteur avant le
transfert ;
b) la couverture ADS-B ou radar dont dispose le contrôleur accepteur lui permet d’observer
l’aéronef en question sur l’affichage de situation avant que le transfert ne soit effectué et
de l’identifier dès réception de l’appel initial, de préférence avant cet appel ;
c) si les contrôleurs n’occupent pas des pupitres adjacents, ils disposent en permanence de
moyens de communications vocales bidirectionnelles directes qui leur permettent d’entrer
en contact instantanément ;
d) le ou les points de transfert et toutes les autres conditions d’application (direction du vol,
niveaux spécifiés, transfert des points de communication), tout particulièrement la
155
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
séparation minimale convenue entre les aéronefs y compris les aéronefs qui se succèdent
sur une même route, qui sont sur le point d’être transférés et qui apparaissent sur
l’affichage de situation, ont fait l’objet de consignes spécifiques (pour le transfert intra
organisme) ou d’un accord écrit précis entre deux organismes de contrôle de la CAM
adjacents ;
e) des consignes, protocoles ou lettres d’accord spécifient explicitement que l’application de
ce type de transfert du contrôle peut à tout instant prendre fin à l’initiative du contrôleur
accepteur, normalement moyennant un préavis convenu ;
f) le contrôleur accepteur est informé de toute instruction de niveau, de vitesse ou de
guidage qui a été donnée à l’aéronef avant son transfert et qui modifie la suite prévue du
vol à partir du point de transfert.
La séparation minimale convenue entre aéronefs sur le point d’être transférés [alinéa d) supra] et le
préavis [alinéa e) supra] sont déterminés compte tenu de toutes les circonstances pertinentes,
notamment du point de vue technique et opérationnel. S’il se produit des cas dans lesquels ces
conditions convenues ne peuvent plus être remplies, les contrôleurs reviennent à la procédure décrite
ci-dessous jusqu’à ce que la situation soit corrigée.
Dans les cas où l’on utilise le radar primaire et dans les cas où le SSR et/ou l’ADS-B sont employés
mais où les dispositions supra ne sont pas appliquées, le transfert du contrôle d’un aéronef entre deux
postes de contrôle ou organismes de contrôle de la CAM voisins peut être effectué dans les conditions
suivantes :
a) l’identification a été transférée au contrôleur accepteur ou elle a été établie directement
par celui-ci ;
b) les contrôleurs, s’ils n’occupent pas des postes adjacents, disposent en permanence de
moyens de communications vocales directes bidirectionnelles qui leur permettent d’entrer
en contact instantanément ;
c) la séparation entre l’aéronef qui fait l’objet du transfert et les autres aéronefs contrôlés est
conforme aux minimums dont l’emploi est autorisé lors du transfert de contrôle entre les
secteurs ou les organismes intéressés ;
d) le contrôleur accepteur est informé de toute instruction relative au niveau, à la vitesse ou
au guidage applicable à l’aéronef au point de transfert ;
e) le contrôleur transféreur demeure en communication radio avec l’aéronef jusqu’au
moment où le contrôleur accepteur prend la responsabilité de lui assurer le service de
surveillance ATS. Ensuite, l’aéronef reçoit la consigne de passer sur le canal approprié,
après quoi il relève de la responsabilité du contrôleur accepteur.
Pour faciliter le cadencement ou réduire les besoins en guidage, un contrôleur peut, compte tenu des
conditions précisées par l’autorité des services de la CAM compétente et des limites de performances
des aéronefs, demander aux aéronefs de modifier leur vitesse d’une façon déterminée.
Lorsqu’un aéronef se trouve, ou semble se trouver, dans une situation d’urgence quelconque, le
contrôleur fournit toute l’aide possible avec tous les moyens disponibles : les procédures prescrites
dans le présent document peuvent être adaptées à cette situation.
La progression du vol d’un aéronef qui se trouve dans une situation d’urgence doit être
particulièrement suivie et les renseignements sur la position sont fournis à tous les organismes des
services de la circulation aérienne susceptibles de prêter assistance à cet aéronef. Des transferts à des
secteurs adjacents sont aussi effectués selon les besoins.
156
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Si le pilote d’un aéronef en état d’urgence a préalablement reçu du contrôle de la circulation aérienne
l’instruction d’utiliser un code transpondeur particulier et/ou un mode d’urgence ADS-B, ce
code/mode continue normalement d’être utilisé, sauf instruction contraire, ou décision contraire du
pilote, dans des circonstances spéciales. Si le contrôle de la circulation aérienne ne lui a pas fait une
telle demande, le pilote règle le transpondeur sur le code 7700 en mode 3/A et/ou l’ADS-B sur le
mode d’urgence approprié.
Lorsque la trajectoire observée d’un aéronef contrôlé est incompatible avec celle d’un aéronef inconnu
qui semble constituer un risque d’abordage, le contrôleur, si cela est matériellement possible :
a) fournit une information de trafic au pilote de l’aéronef contrôlé vis-à-vis de l’aéronef
inconnu ;
b) lui ordonne des manœuvres d’évitement, le cas échéant ;
c) avise le pilote de l’aéronef contrôlé lorsqu’il n’y a plus d’incompatibilité ;
d) lui fait reprendre sa navigation.
Sauf si cela est matériellement impossible, les renseignements sur les aéronefs dont les trajectoires
sont incompatibles sont donnés dans la forme suivante :
a) gisements du trafic conflictuel selon le code horaire ;
b) distance du trafic conflictuel, en nautiques ;
c) direction apparente du trafic conflictuel ;
d) type, niveau ou différentiel de niveau de l’aéronef, vitesse relative (faible ou élevée).
Les indications de niveau relatives à l’aéronef inconnu doivent être utilisées pour la fourniture
d’informations relatives aux risques d’abordage :
a) si les indications de niveau ont été vérifiées, elles sont transmises aux pilotes d’une
manière claire et non équivoque ;
b) si les indications de niveau n’ont pas été vérifiées, leur précision doit être considérée
comme étant incertaine, et le pilote en est informé.
[Link] Panne de transpondeur d’aéronef dans des régions où l’emport d’un transpondeur en
fonctionnement est obligatoire
Lorsqu’un aéronef subissant une panne de transpondeur après le départ est ou doit être
exploité dans une région où l’emport d’un transpondeur en fonctionnement avec des
capacités spécifiées est obligatoire, les organismes de contrôle de la CAM intéressés
doivent s’efforcer d’assurer la poursuite du vol jusqu’à l’aérodrome du premier
atterrissage prévu, conformément au plan de vol. Dans le cas où la poursuite du vol est
impossible, l’aéronef doit atterrir sur l’aérodrome le plus proche acceptable pour
l’exploitant en cause et pour l’organisme de contrôle de la CAM.
En cas de panne de transpondeur détectée avant le départ d’un aérodrome où il n’est pas
possible de faire la réparation, l’aéronef en cause devrait être autorisé à se rendre, aussi
directement que possible, à l’aérodrome le plus proche où la réparation peut être faite.
Lorsqu’il donne une autorisation à un tel aéronef, l’organisme de contrôle de la CAM doit
tenir compte de la circulation actuelle ou prévue et devra peut-être modifier l’heure de
départ, le niveau de vol ou la route du vol en question.
Des ajustements ultérieurs seront peut-être nécessaires en cours de vol.
En cas de panne totale du système de surveillance ATS mais pas des communications air-sol, le
contrôleur détermine la position de tous les aéronefs déjà identifiés, prend les dispositions nécessaires
pour établir la séparation aux procédures entre les aéronefs et, s’il y a lieu, limite le nombre d’aéronefs
autorisés à entrer dans la zone.
Comme mesure d’urgence, il peut utiliser temporairement des niveaux de vol espacés d’une distance
égale à la moitié du minimum de séparation verticale applicable si la séparation aux procédures
normalisée ne peut pas être assurée immédiatement.
Lorsqu’il est en panne totale de système ATS, un organisme du contrôle de la CAM en informe les
centres adjacents, y compris les centres civils.
Le PSCAM établit des procédures d’exception à suivre par les postes de contrôle et les organismes de
contrôle de la CAM afin de réduire les incidences d’une dégradation des données de la source de
position des aéronefs, par exemple, en cas d’interruption du contrôle autonome de l’intégrité par le
récepteur (RAIM) du GNSS.
En cas de panne totale de l’équipement radio au sol utilisé pour le contrôle, le contrôleur prend les
mesures suivantes, sauf s’il peut continuer à assurer le service de surveillance ATS au moyen d’autres
voies de communication disponibles :
158
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
a) signale sans délai la panne à tous les postes de contrôle ou organismes de contrôle de la
CAM voisins concernés ;
b) informe ces postes ou organismes de la situation du trafic aérien en cours ;
c) demande leur aide pour établir et maintenir une séparation entre les aéronefs qui peuvent
établir une communication avec eux ;
d) demande aux postes de contrôle ou organismes de contrôle de la CAM voisins de mettre
en attente ou de dérouter tous les aéronefs contrôlés évoluant à l’extérieur de la zone de
responsabilité du poste ou de l’organisme de contrôle de la CAM où s’est produite la
panne jusqu’au retour à la normale des services.
Afin de réduire les incidences d’une panne totale de l’équipement radio au sol sur la sécurité des vols,
les PSCAM établissent des procédures d’exception destinées à être appliquées par les contrôleurs ou
les organismes de contrôle de la CAM en pareil cas. Dans la mesure du possible, ces procédures
prévoient la délégation du contrôle à un poste ou organisme de contrôle de la CAM voisin afin de
permettre la fourniture d’un niveau minimal de services aussitôt que possible après la panne et
jusqu’au retour à la normale de la situation.
Les systèmes de surveillance ATS employés dans le contrôle d’approche doivent satisfaire aux
fonctions et au niveau de service à assurer.
8.9.2 Fonctions
On peut utiliser les indications de position présentées sur un affichage de situation pour assurer les
fonctions supplémentaires ci-après dans le cadre du contrôle d’approche :
a) guider les aéronefs à l’arrivée vers des aides d’approche finale exploitées par le pilote ;
b) guider les aéronefs à l’arrivée vers un point à partir duquel une approche à vue peut être
effectuée ;
c) guider les aéronefs à l’arrivée vers un point à partir duquel une approche radar de
précision ou une approche radar de surveillance peut être effectuée ;
d) fournir une assistance au maintien de la trajectoire pour les autres approches effectuées au
moyen d’aides exploitées par le pilote ;
e) conformément aux procédures prescrites, conduire :
1) des approches au radar de surveillance ;
2) des approches au radar de précision (PAR) ;
f) assurer la séparation ou l’information de trafic :
1) entre les aéronefs au départ ;
2) entre les aéronefs à l’arrivée ;
3) entre un aéronef au départ et un aéronef à l’arrivée sur la même piste ;
4) entre un aéronef au départ ou à l’arrivée et un aéronef évoluant dans l’espace
concerné ;
5) entre tous autres aéronefs évoluant dans l’espace concerné.
159
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Les instructions locales établissent des procédures pour s’assurer que le contrôleur d’aérodrome est
tenu au courant de la séquence des aéronefs à l’arrivée ainsi que des instructions et restrictions qui ont
été émises à ces aéronefs pour maintenir leur séparation après le transfert du contrôle au contrôleur
d’aérodrome.
Le pilote est informé du type d’approche et de la piste à utiliser au début du guidage d’approche ou
avant.
Le contrôleur indique leur position au moins une fois aux aéronefs guidés en vue d’une approche aux
instruments, avant le début de l’approche finale.
Le contrôleur précise par rapport à quel point ou aide de navigation sont donnés les renseignements
sur la distance.
Les phases initiale et intermédiaire d’une approche contrôlée vont du début de l’action de contrôle qui
doit amener l’aéronef en position pour l’approche finale jusqu’au moment où l’aéronef :
a) s’est signalé dans l’une des situations suivantes :
1) établi sur la trajectoire d’approche finale fondée sur une aide exploitée par le pilote ;
2) en mesure d’achever à vue son approche ; ou
b) est transféré au contrôleur chargé de l’approche finale radar (de précision ou de
surveillance).
Les aéronefs guidés en vue de l’approche finale reçoivent des caps pour leur permettre de rejoindre la
trajectoire d’approche finale. Le dernier vecteur doit permettre aux aéronefs d’être en palier sur la
trajectoire d’approche finale, avant d’intercepter l’alignement de descente spécifié ou nominal, si
l’approche doit se faire à l’ILS ou au radar ; il devrait être tel que l’angle d’interception avec la
trajectoire d’approche finale est égal ou inférieur à 45 degrés.
Chaque fois qu’un aéronef est guidé jusqu’à la trajectoire d’approche finale, et à moins qu’il ne l’ait
expressément demandé, l’équipage en est informé et le motif du guidage doit lui être indiqué.
8.9.4 Guidage vers une aide d’approche finale exploitée par le pilote
Un aéronef guidé vers une aide d’approche finale reçoit pour consigne de rappeler lorsqu’il est établi
sur la trajectoire d’approche finale. Si les circonstances le permettent, l’autorisation d’approche lui est
délivrée avant le moment où l’équipage signale être établi sur la trajectoire. Le guidage prend
normalement fin au moment où l’aéronef s’écarte du dernier cap qui lui a été assigné pour intercepter
la trajectoire d’approche finale.
Sauf dispositions contraires établies pour certaines procédures particulières pour lesquelles les pilotes
assurent eux-mêmes leur séparation, le contrôleur a la responsabilité de maintenir la séparation
spécifiée au § 8.7.3 entre les aéronefs qui se succèdent sur la même trajectoire d’approche finale. Cette
responsabilité peut toutefois être transférée au contrôleur d’aérodrome conformément aux procédures
prescrites par les consignes locales à condition que le contrôleur d’aérodrome dispose des données du
système de surveillance ATS nécessaires.
Le transfert du contrôle des aéronefs qui se succèdent en approche finale au contrôleur d’aérodrome
est effectué conformément aux procédures prescrites par les consignes locales.
Le transfert des communications au contrôleur d’aérodrome doit être effectué à un point ou à un
moment, où l’autorisation d’atterrir ou toute autre instruction peut être émise à l’aéronef en temps
opportun.
160
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Pendant qu’il dirige des approches au radar de surveillance le contrôleur ne devrait être chargé
d’aucune fonction autre que celles-ci.
Pour les approches au radar de précision le contrôleur ne doit être chargé d’aucune autre fonction.
Les contrôleurs qui dirigent des approches au radar disposent de renseignements sur les
altitudes/hauteurs de franchissement d’obstacles établies pour les types d’approche à exécuter.
Les renseignements ci-après sont communiqués à l’aéronef avant qu’il ne commence une approche
radar :
a) piste à utiliser ;
b) calage altimétrique utilisé ;
c) altitude/hauteur de décision (DA/H) ou altitude/hauteur de descente minimale (MDA/H) ;
d) procédure à suivre en cas d’interruption des communications radio.
Lorsqu’une approche radar ne peut être exécutée ou poursuivie pour une raison quelconque, le pilote
en est immédiatement informé. L’approche peut être poursuivie si cela est possible avec des moyens
autres que le radar ou si le pilote signale qu’il peut achever l’approche à vue ; sinon, une approche
interrompue est entreprise et une autre autorisation est délivrée.
Au cours de l’approche finale, il convient de rappeler aux pilotes qui effectuent une approche radar, de
vérifier que le train d’atterrissage est sorti et verrouillé.
Sauf prescription contraire précisée dans les consignes locales, le contrôleur qui dirige l’approche
avertit le contrôleur d’aérodrome ou, s’il y a lieu, le contrôleur aux procédures lorsqu’un aéronef qui
exécute une approche radar se trouve à environ 8 NM du point de toucher des roues. Si l’autorisation
d’atterrissage n’est pas reçue à ce moment-là, une autre notification est faite lorsque l’aéronef arrive à
environ 4 NM du point de toucher des roues et l’autorisation d’atterrissage est demandée.
L’autorisation d’atterrissage, toute autre autorisation reçue du contrôleur d’aérodrome ou, le cas
échéant, du contrôleur aux procédures ou l’ordre d’exécuter une approche interrompue doit être
communiquée à l’aéronef avant qu’il parvienne à 2 NM du point de toucher des roues.
Quand un aéronef exécute une approche radar, il y a lieu :
a) de lui ordonner d’exécuter une approche interrompue dans les circonstances suivantes :
1) s’il semble être dans une position dangereuse au cours de l’approche finale ; ou
2) en cas de conflit de circulation ; ou
3) si aucune autorisation d’atterrissage n’a été reçue du contrôleur d’aérodrome ou du
contrôleur aux procédures au moment où l’aéronef parvient à 2 NM du point de
toucher des roues ou à toute autre distance convenue avec la tour de contrôle
d’aérodrome ; ou
4) si le contrôleur d’aérodrome délivre des instructions à cet égard ; ou
5) en cas de perte de contact radar, sauf si l’aéronef peut poursuivre l’approche par un
autre moyen, dans ce cas une nouvelle autorisation lui est délivrée ; ou
b) de lui demander d’envisager une approche interrompue dans les circonstances suivantes :
161
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
1) s’il atteint une position à partir de laquelle il ne pourra vraisemblablement pas réussir
l’approche ; ou
2) si l’on a des doutes quant à la position ou à l’identification de l’aéronef dans une phase
quelconque de l’approche finale.
Dans tous les cas, il y a lieu d’informer le pilote de la raison qui a motivé l’instruction ou l’avis donné.
Sauf circonstances exceptionnelles, les instructions radar relatives à l’exécution d’une approche
interrompue devraient être conformes à la procédure d’approche interrompue prescrite, et comprendre
le niveau auquel l’aéronef doit remonter et le cap qu’il doit suivre pour demeurer dans les limites de
l’aire d’approche interrompue en exécutant cette manœuvre.
f) la distance au point de toucher des roues et les niveaux que l’aéronef devrait traverser
pour demeurer sur l’alignement de descente sont simultanément transmis tous les 1 NM
(ou son équivalent en km en fonction du type d’équipement) ;
g) l’approche au radar de surveillance cesse à la première des occasions suivantes :
1) au moment où l’aéronef parvient à 2 NM (ou son équivalent en km en fonction du type
d’équipement) du point de toucher des roues ; ou
2) avant qu’il entre dans une zone de brouillage radar continu ; ou
3) quand le pilote signale qu’il peut effectuer une approche à vue.
Toutefois, lorsque la précision de l’équipement radar le permet, les approches au radar de
surveillance peuvent se poursuivre à moins de 2 NM (ou son équivalent en km en
fonction du type d’équipement) du point de toucher des roues, auquel cas :
a) les renseignements sur la distance et les niveaux sont donnés tous les 0,5 NM (ou son
équivalent en km en fonction du type d’équipement) ;
b) les interruptions de transmission ne doivent pas être supérieures à 5 secondes à partir du
moment où l’aéronef est à une distance de 4 NM (ou son équivalent en km en fonction du
type d’équipement) du point de toucher des roues ;
c) le contrôleur ne doit être chargé d’aucune autre fonction qui n’est pas directement liée à
cette approche.
En cas d’écarts en azimut, le pilote suit les indications du contrôleur et ne prend pas de sa
propre initiative de mesures correctives ; il effectue tous les changements de cap au taux
standard, sauf indication contraire du contrôleur.
Lorsqu’aucune correction n’est requise, l’aéronef est informé à intervalles réguliers qu’il
suit l’axe et le dernier cap donné lui est rappelé.
[Link].5 Informations de site et ajustements
L’aéronef est avisé lorsqu’il approche du point d’interception du plan de descente. Une
vérification de l’altitude/hauteur en pallier avant le début descente est alors nécessaire, en
confirmant le calage altimétrique QNH/QFE. Immédiatement avant cette interception, il
lui est ordonné de commencer sa descente et de vérifier l’altitude/la hauteur de décision
applicable. Ensuite, il est informé à intervalles réguliers de sa position par rapport au plan
de descente. Lorsqu’aucune correction n’est requise, l’aéronef doit être informé à
intervalles réguliers qu’il suit le plan de descente. Il est informé de ses écarts par rapport
au plan de descente, en même temps qu’on lui donne des instructions en vue d’ajuster sa
vitesse verticale de descente si les mesures correctives qu’il a prises ne semblent pas
suffire. L’aéronef est avisé lorsqu’il commence à rejoindre le plan de descente et
immédiatement avant qu’il l’atteigne.
En cas d’écarts par rapport au plan de descente, le pilote doit prendre des mesures
correctives en se fondant sur les renseignements donnés par le contrôleur, même s’il ne
lui est pas spécifiquement ordonné de le faire.
Lorsque l’aéronef se trouve à plus de 2 NM du point de toucher des roues, ou à une
distance plus grande s’il s’agit d’un aéronef rapide, les écarts par rapport au plan de
descente peuvent être tolérés dans une certaine mesure. Il n’est pas nécessaire que les
informations de site précisent le nombre de pieds au-dessus ou au-dessous du plan de
descente, sauf s’il faut mettre l’accent sur la rapidité avec laquelle l’aéronef s’écarte du
plan, ou sur l’ampleur de l’écart.
Par la suite, tout écart par rapport à l’alignement de descente est indiqué à l’aéronef, de
préférence sous forme d’une indication de position relative. La manière de communiquer
les renseignements en question doit permettre au pilote de réagir rapidement lorsque cela
est nécessaire.
Si l’élément site tombe en panne au cours d’une approche radar de précision, le
contrôleur en informe l’aéronef immédiatement. Si possible, le contrôleur passe à une
approche au radar de surveillance, en avisant l’aéronef de l’altitude/hauteur minimale de
descente à adopter, ou il lui demande d’exécuter une approche interrompue.
[Link].6 Informations de distance
La distance au point de toucher des roues est transmise à intervalles de 1 NM jusqu’au
moment où l’aéronef parvient à 4 NM de ce point. Ensuite, les informations de distance
sont transmises tous les 0,5 NM, la priorité étant toutefois accordée à la fourniture des
renseignements et au guidage en azimut et en site.
[Link].7 Cessation d’une approche radar de précision
Une approche radar de précision cesse lorsque l’aéronef parvient à l’altitude/hauteur de
décision. Néanmoins, dans la mesure du possible, des renseignements sont donnés
jusqu’à ce que l’aéronef soit au-dessus du seuil, ou à une distance de celui-ci spécifiée par
les consignes locales compte tenu des possibilités de l’équipement en question.
[Link].8 Approches interrompues
Lorsque les indications de l’élément site portent à croire que l’aéronef amorce une
approche interrompue, le contrôleur demande au pilote s’il a l’intention d’effectuer une
approche interrompue. Dans l’affirmative, le contrôleur lui donne des instructions pour
l’approche interrompue (Cf. § 8.9.6). Sinon, le contrôleur poursuit l’approche et le pilote
est invité à ajuster son taux de descente.
164
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 8
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
A condition que des consignes locales le prévoient, les systèmes de surveillance ATS peuvent être
utilisés pour exécuter les fonctions suivantes dans le cadre du contrôle d’aérodrome :
a) assistance au maintien de la trajectoire pour les aéronefs en approche finale ;
b) assistance au maintien de la trajectoire pour les autres aéronefs dans le voisinage de
l’aérodrome ;
c) établissement d’une séparation spécifiée au § 8.7.3 entre les aéronefs qui se succèdent au
départ ;
d) assistance à la navigation des vols CAM V.
Les vols CAM V spéciaux ne sont pas guidés, sauf si des circonstances particulières, comme une
urgence, l’exigent. Des procédures spécifiques doivent être établies dans les consignes locales pour les
vols CAM V Spéciaux.
Sauf si l’urgence de la situation le nécessite, il n’est pas fourni de guidage aux aéronefs en CAM V.
Dans ce cas, on usera de prudence pour éviter que les aéronefs ne passent par inadvertance en
conditions météorologiques de vol aux instruments.
En prescrivant des conditions et des procédures applicables à l’emploi de systèmes de surveillance
ATS dans le contrôle d’aérodrome, les PSCAM veillent à ce que l’utilisation de ces systèmes ne nuise
pas à l’observation visuelle de la circulation d’aérodrome.
Le contrôle de la circulation d’aérodrome est principalement fondé sur l’observation visuelle de l’aire
de manœuvre et du voisinage de l’aérodrome par le contrôleur d’aérodrome.
L’emploi d’un système de surveillance ATS dans la prestation du service d’information de vol ne
dégage le pilote commandant de bord d’un aéronef d’aucune responsabilité, notamment en ce qui
concerne la décision finale quant à toute proposition de modification du plan de vol.
Les renseignements présentés sur un affichage de situation peuvent être utilisés pour fournir aux
aéronefs identifiés :
a) des renseignements sur tout aéronef dont la trajectoire observée est incompatible avec
celle de l’aéronef identifié, ainsi que des suggestions ou des avis concernant des mesures
d’évitement ;
b) des renseignements sur la position des phénomènes météorologiques significatifs et,
autant que cela est matériellement possible, des avis sur la meilleure façon de contourner
ces zones de mauvais temps (Cf. § 8.6.9) ;
c) des renseignements destinés à aider l’aéronef dans sa navigation.
165
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 9
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 9
9.1.1 Suivi, enregistrement et transmission des éléments sur les vols non contrôlés
Les éléments sur les vols qui ne bénéficient pas du service du contrôle de la circulation aérienne sont :
a) suivis et enregistrés par l’organisme des services de la circulation aérienne militaire
desservant la zone à l’intérieur de laquelle se déplace l’aéronef, de manière à être
disponibles aux fins de surveillance de l’espace aérien et, éventuellement, aux fins de
recherches et de sauvetage ;
b) transmis par l’organisme des services de la circulation aérienne qui reçoit ces
renseignements aux autres organismes intéressés des services de la circulation aérienne
militaire, lorsque cela est exigé en vertu des dispositions du § 10.2.2.
Le service d’information de vol est assuré par tous les organismes des services de la circulation
aérienne militaire dans leur zone de responsabilité.
Lorsqu’il est nécessaire d’assurer une coordination conformément au § 10.2, mais que les moyens de
communication sont insuffisants, le premier organisme de la circulation aérienne militaire continue,
dans la mesure du possible, de fournir le service d’information de vol à l’aéronef, jusqu’à ce que celui-
ci ait établi une communication bilatérale avec l’organisme suivant.
[Link] Transmission de renseignements sur les ballons libres non habités, de la catégorie
MOYEN ou LOURD.
Rédaction réservée.
Rédaction réservée.
9.2.1 Aéronefs
Chaque fois qu’elles sont appliquées, les procédures destinées à assurer le service de contrôle de la
circulation aérienne militaire remplacent les procédures suivantes, sauf lorsque ces procédures exigent
seulement des comptes rendus de position horaires, auquel cas la procédure vol normal s’applique.
[Link] Le message « vol normal » est transmis sur les voies air-sol soit directement soit
indirectement à l’organisme approprié des services de la circulation aérienne militaire,
ainsi, il est normalement adressé à la station de télécommunications aéronautiques qui en
informe l’autorité opérationnelle compétente.
[Link] Délais.
Une fois passée l’heure régulière ou escomptée de compte rendu et lorsque aucun compte
rendu n’a été reçu d’un aéronef dans les limites spécifiées dans appendice 6 de l’annexe
de l’arrêté relatif aux règles et aux services de la CAM, l’organisme des services de la
circulation aérienne militaire s’efforce d’obtenir ce compte rendu de façon à pouvoir
appliquer les dispositions de la phase d’alerte correspondante et notifie la fin de l’état
d’urgence en fonction des circonstances.
168
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 9
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 10
COORDINATION
10.1.1 Généralités
[Link] Délais
Le plan de vol et les renseignements sur le contrôle sont transmis assez tôt pour que les
organismes récepteurs aient le temps de recevoir et d’analyser les données et pour que la
coordination entre les organismes intéressés puisse s’effectuer.
Les détails sur les messages, leur contenu et le moment où ils doivent être transmis sont
indiqués dans le chapître 11.
c) si les éléments définis dans les lettres d’accord ne peuvent pas être respectés par
l’organisme transféreur ou par l’organisme accepteur, les nouveaux éléments nécessaires
à la réalisation du transfert ne peuvent être appliqués qu’après approbation mutuelle des
organismes concernés ;
d) l’organisme transféreur demande à l’aéronef ou au leader de la formation de contacter
l’organisme accepteur sur la fréquence pré établie dès que ce dernier précise qu’il est prêt
à accepter le vol.
1 Entre organismes de la défense le code XX77 est utilisé (où XX correspond à la série de codes attribuée à l’organisme
accepteur) Le transpondeur est mis en position « ident ».
172
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 10
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
L’organisme transféreur applique les dispositions prévues par les lettres d’accord,
consignes temporaires et/ou plans de remplacement. Il transfère l’aéronef ou la
formation en faisant afficher « IFF IDENT ».
L’organisme accepteur après avoir procédé à l’identification de l’aéronef confirme le
transfert de responsabilité en annonçant « RADIO – RADAR ». L’échange des
initiales (prénom et nom) conclut la procédure de transfert.
2) Perte inopinée de la visualisation radar.
En complément des dispositions précédentes et s’il est impossible d’assurer le
transfert dans le respect des règles de la CAM, l’organisme transféreur :
i) s’efforce de conserver l’aéronef ou la formation dans sa zone de responsabilité
jusqu’au transfert effectif ;
ii) transfère l’aéronef ou la formation en faisant afficher « IFF EMERGENCY » le
cas échéant.
b) absence de visualisation radar de l’organisme accepteur.
1) Absence permanente ou planifiée de visualisation radar.
L’organisme accepteur applique les dispositions prévues par les lettres d’accord,
consignes temporaires et/ou plans de remplacement.
2) Perte inopinée de la visualisation radar.
S’il est impossible d’assurer le transfert dans le respect des règles de la CAM,
l’organisme accepteur peut imposer des conditions de transfert particulières à
l’organisme transféreur ou refuser le transfert.
L’organisme accepteur confirme le transfert de responsabilité en annonçant « CONTACT
RADIO ». L’échange des initiales (prénom et nom) conclut la procédure de transfert.
[Link].5 Auto-transfert
Un aéronef peut être autorisé à communiquer temporairement avec un organisme de
contrôle autre que l’organisme du contrôle de la circulation aérienne qui en assure le
contrôle.
Rédaction réservée
La coordination entre organismes rendant les services de la CAM assurant le service d’information de
vol peut être réalisée pour les vols CAM afin d’assurer un service continu à ces aéronefs.
a) lorsque la coordination des vols s’effectue, elle implique la transmission des
renseignements suivants sur le vol considéré :
1) parties appropriées du plan de vol en vigueur ;
2) si besoin, l’heure à laquelle a eu lieu la dernière communication avec l’aéronef.
b) pour aider à l’identification d’aéronefs non identifiés, les éléments de vol ou les
renseignements sur la progression du vol sont communiqués entre organismes rendant les
services de la CAM.
176
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 10
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Lorsqu’un aéronef est en état d’urgence ou lorsqu’il a signalé qu’il était en situation de carburant
minimal, ou dans toute autre situation où la sécurité de l’aéronef n’est pas certaine, l’organisme
transféreur communique la nature de l’urgence et les circonstances dans lesquelles se trouve l’aéronef
à l’organisme accepteur ainsi qu’à tout autre organisme des services de la CAM qui pourrait être
concerné par le vol et aux centres de coordination de sauvetage qui lui sont associés.
Quand le PSNA le prescrit, les organismes rendant les services de la CAM s’assurent que les stations
de télécommunications aéronautiques qui desservent le centre intéressé sont informées des transferts
de communications de l’aéronef. Sauf disposition contraire, les renseignements à fournir comprennent
l’identification de l’aéronef (y compris le code SELCAL, le cas échéant), la route ou la destination
(s’il y a lieu) et l’heure prévue ou réelle du transfert de communication.
177
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 11
Systématiques ou éventuels, des messages des services de la circulation aérienne sont établis pour
permettre aux organismes de la circulation aérienne militaire de suivre le déroulement d’un vol CAM
ou « mixte ».
Les messages sont transmis sur le Réseau du Service Fixe des Télécommunications Aéronautiques
(RSFTA). A défaut, tout moyen de transmission disponible doit être utilisé pour adresser ces messages
au premier organisme de la CAM concerné par le vol qui assurera la retransmission aux destinataires.
Les messages associés aux vols CAG sont définis dans la documentation OACI et FRANCE et repris
dans l’IFPS USERS MANUAL consultable sur le site d’EUROCONTROL.
Le formulaire de dépôt de plan de vol de type utilisé est le formulaire OACI. Il fait l’objet du
paragraphe 11.4.
[Link] Principes
Un vol effectué en CAM donne lieu à l’établissement d’un plan de vol CAM et de
messages complémentaires, systématiques ou éventuels.
Pour les vols comportant des escales, chaque étape doit être considérée comme un vol
isolé (à l’exception des posés-décollés). Les différents plans de vol établis à cette
occasion peuvent être déposés sur le premier aérodrome de départ.
Ces prescriptions ne s’appliquent pas :
a) aux vols dont les éléments nécessaires aux organismes de la circulation aérienne sont
transmis sous d’autres formes (certains vols dans les zones temporairement réservées,
vols locaux, missions de sûreté aérienne, missions de service public, de police, de sécurité
publique ou de secours, approche-approche, vols SAR, vols d’essais / réception / à
caractère technique …) ;
b) aux vols comportant alternativement des phases CAM et CAG (appelés vols mixtes) pour
lesquels un plan de vol mixte doit être déposé ;
c) aux vols réalisés dans des espaces aériens étrangers, selon dispositions définies dans le
catalogue des autorisations diplomatiques de survols au profit des avions d’État français
se rendant à l’étranger (catalogue « Jaune ») ;
178
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
d) aux vols à vue pour lesquels il n’est pas possible de déposer ou de clôturer un plan de vol
(missions de service public, de police, de sécurité publique ou de secours, confidentialité
de la mission, mouvements d'hélicoptères en provenance et/ou à destination
d’hélisurfaces ou de plates-formes embarquées, par exemple).
[Link] Établissement
Le plan de vol est établi sous la responsabilité du commandant de bord.
[Link] Validité
Le plan de vol CAM est valable soixante minutes après l’heure prévue de départ : passé
ce délai, il est automatiquement annulé à moins qu’une notification de retard (DLA) ne
l’ait prorogé.
[Link] Destinataires
Dans tous les cas, le plan de vol CAM est adressé :
a) au bureau d’information de vol centralisé (LFXOYXYX);
b) au CDC de rattachement de l’aérodrome de départ ;
c) aux autres CDC et CCMAR concernés par le vol ;
d) aux CMCC des zones concernées par le vol ;
e) à l’aérodrome de destination ;
f) à l’aérodrome de départ si le plan de vol est déposé sur un aérodrome différent ;
179
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
[Link] Acceptation
Exception faite des vols CAM V effectués par des aéronefs français, pour lesquels le plan
de vol est expédié après le décollage ou déposé auprès du BIVC, l’exécution des vols est
soumise à l’autorisation du contrôle (message d’acceptation).
[Link] Rédaction
Le plan de vol CAM est rédigé sur le formulaire OACI.
Les premières cases non numérotées sont réservées aux services de la circulation aérienne
et aux services des transmissions.
Les cases numérotées sont remplies par le commandant de bord.
Toutes les heures doivent être exprimées en heure UTC.
DESTINATAIRES
Inscrire les indicateurs de destinataires (8 lettres).
Cette case est limitée à un maximum de 69 caractères et espaces.
L’indicateur du bureau d’information de vol centralisé doit apparaître sur chacun des messages établis
si plusieurs messages sont nécessaires pour desservir tous les destinataires.
HEURE DE DEPOT
Inscrire groupe date-heure à 6 chiffres.
EXPEDITEUR
Selon l’expéditeur, inscrire l’adresse du bureau d’information de vol centralisé ou lindicateur
d’emplacement et suffixe de l’aérodrome de dépôt du plan de vol (8 lettres).
CASE 7 : IDENTIFICATION DE L’AERONEF
Inscrire en 7 caractères au maximum
La marque OACI d’immatriculation d’aéronef et en case 18 après REG/l’indicatif opérationnel ou le
n° de mission utilisé dans les communications radio.
Pour les vols en formation, identification de l’aéronef leader uniquement, l’immatriculation des autres
180
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Les caractères alphanumériques ne figurant pas dans les listes des points 1) à 4) ci-dessus
sont réservés.
Les applications de surveillance supplémentaires devraient être indiquées dans la case 18 à la suite de
SUR/.
CASE 13 : AERODROME DE DEPART ET HEURE
a) inscrire l’indicateur d’emplacement à 4 lettres répertorié dans le DOC 7910 ; ou
b) si aucun indicateur d’emplacement n’a été attribué, INSCRIRE ZZZZ et PRÉCISER dans
la case 18 le nom et l’emplacement de l’aérodrome à la suite de DEP/ ; ou
c) le premier point de la route ou la radioborne, à la suite de DEP/…, si l’aéronef n’a pas
décollé de l’aérodrome ; ou
d) si le plan de vol est reçu d’un aéronef en vol, insérer les lettres AFIL et indiquer en case
18, à la suite de DEP/, l’indicateur d’emplacement OACI de quatre lettres de l’organisme
des services de la circulation aérienne militaire auprès duquel des données de plan de vol
complémentaires peuvent être obtenues.
Inscrire l’heure estimée de départ du poste de stationnement (EOBT).
CASE 15 : ROUTE
Vitesse de croisière : inscrire avec cinq caractères maximum, sans espacement, la vitesse de croisière.
Soit la lettre :
a) N suivie de quatre chiffres donnant la vitesse vraie en nœuds ;
b) M suivie de trois chiffres donnant la vitesse en centièmes d’unité de Mach ;
c) K suivie de quatre chiffres donnant la vitesse vraie en km/h
Exemple : N0490, M090, K0250.
Niveau de croisière : inscrire le premier niveau de croisière prévu. Soit :
a) le niveau de vol exprimé par la lettre F suivie de trois chiffres ;
b) l’altitude en centaines de pieds exprimée par la lettre A suivie de trois chiffres;
c) la hauteur en pieds exprimée par la lettre H suivie de quatre chiffres
Exemple : F075, F340, A045, H0500.
Pour les vols CAM V dont le niveau est variable, porter la lettre V.
Route : inscrire OAT suivi d’un espace, puis l’indicatif radio du premier CDC ou CMCC intéressé par
le vol suivi d’ un espace, puis le type de vol initial (AI, AT, ou AV) suivi d’un espace. (Ex : OAT
MENHIR AI). Décrire ensuite chronologiquement le déroulement du vol, chaque renseignement étant
séparé par un espacement :
a) route sur itinéraire CAM :
1) l’indicatif de l’itinéraire (ITI xx) si l’aérodrome de départ se trouve sur l’itinéraire,
sinon le sigle DCT (direct) suivi du point de rejointe du premier itinéraire, puis
l’indicatif de l’itinéraire ;
2) puis chaque point de report où sont prévus des changements d’itinéraire, de niveau, de
type de vol, de vitesse (plus de 5%), suivis respectivement des nouveaux paramètres.
Exemple : vol TOURS - TOURS
OAT RAKI AI DCT RAK05 ITI80 RAK03 ITI70 RAK04 ITI71 RAK05 DCT TUR
b) route hors itinéraire CAM :
1) la description de la route prévue par l’énumération :
i) des points tournants désignés par leur indicatif, leurs coordonnées GEOREF ou
géographiques (4 chiffres et 1 lettre pour la latitude, 5 chiffres et 1 lettre pour la
longitude), ou leur référence (relèvement et distance) à un point significatif
(radiobalise ou point de report) ;
184
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
« MEDEVAC, FFR, SAR, HOSP ou HEAD», l’un de ces motifs figure en première
position.
Les autres motifs de traitement spécial de la part des organismes des services de la CAM
sont indiqués à la rubrique RMK/. (EMER, PROTECTED, NOPDA)
f) PBN/ : indication des possibilités RNAV et RNP. Inscrire le plus grand nombre possible
des descripteurs ci-dessous qui s’appliquent au vol, jusqu’à un maximum de 8, c.-à-d.
maximum de 16 caractères.
1) spécifications de navigation (navigation de surface)
A1 : RNAV 10 (RNP 10)
B1 : RNAV 5 tous capteurs permis
B2 : RNAV 5 GNSS
B3 : RNAV 5 DME/DME
B4 : RNAV 5 VOR/DME
B5 : RNAV 5 INS ou IRS
B6 : RNAV 5 LORAN C
C1 : RNAV 2 tous capteurs permis
C2 : RNAV 2 GNSS
C3 : RNAV 2 DME/DME
C4 : RNAV 2 DME/DME/IRU
D1 : RNAV 1 tout capteur permis
D2 : RNAV 1 GNSS
D3 : RNAV 1 DME/DME
D4 : RNAV 1 DME/DME/IRU
Les opérateurs d’aéronefs approuvés B-RNAV indiquent les équipements et possibilités
correspondant à la RNAV5.
Les opérateurs d’aéronefs approuvés P-RNAV ne reposant pas uniquement sur les
moyens VOR/DME pour la détermination de la position indiquent les équipements et
possibilités correspondant à la RNAV1.
Pour indiquer un équipement P-RNAV reposant uniquement sur des moyens VOR/DME
pour la détermination de la position, les opérateurs insèrent la lettre ‘Z’ dans le champ 10
du plan de vol et le descripteur « EURPRNAV » après l’indicateur NAV/ dans le champ
18.
2) spécifications RNP (qualité de navigation requise)
L1 : RNP 4
O1 : RNP 1 de base tous capteurs permis
O2 : RNP 1 de base GNSS
O3 : RNP 1 de base DME/DME
O4 : RNP 1 de base DME/DME/IRU
S1 : RNP APCH
S2 : RNP APCH avec BARO-VNAV
T1 : RNP AR APCH avec RF (autorisation spéciale requise)
T2 : RNP AR APCH sans RF (autorisation spéciale requise)
Les combinaisons alphanumériques ne figurant pas dans les points 1) et 2) ci-dessus sont
réservées.
c) NAV/ : renseignements significatifs ayant trait à l’équipement de navigation, autre que ce
qui est précisé à la rubrique PBN/. Indiquer le renforcement GNSS à cette rubrique, en
plaçant un espace entre les méthodes de renforcement (exemple : NAV/GBAS SBAS).
186
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
d) Insérer RNAVX (aéronef non équipé RNAV) ou RNAVINOP (plus de capacité B-RNAV
suite à panne ou dégradation) comme détaillé dans l’IFPS Users Manual en spécifiant au
préalable en champ 10a la lettre ‘Z’.
Insérer EURPRNAV pour indiquer que l’aéronef est approuvé P-RNAV lorsque la
détermination de la position repose uniquement sur des moyens VOR/[Link]/ :
application ou possibilités de communication non spécifiées dans la case 10-a. Si cela
s’applique insérer EXM833 (aéronef exempté d’emport d’équipement 8.33) en spécifiant
au préalable en champ 10-a la lettre Z. Si les fréquences sont limitées (Z dans case 10),
énumérer les fréquences utilisables à la suite des indicatifs des CDC concernés.
e) DAT/ : applications ou possibilités de données non spécifiées dans le champ 10-a.
(réservé)
f) SUR/ : applications ou possibilités de surveillance non spécifiées dans le champ 10-b.
g) DEP/ : renseignements sur l’emplacement de départ, si le groupe ZZZZ figure dans la
case 13, ou de l’organisme des services de la CAM auprès duquel des données de plan de
vol complémentaire peuvent être obtenues, si AFIL figure dans le champ 13.
Ces renseignements sont indiqués comme suit :
1) si le départ est effectué depuis un aérodrome figurant dans la publication
d’information aéronautique pertinente : par le nom et l’emplacement de cet aérodrome ; ou
2) si le départ est effectué depuis un aérodrome ne figurant pas dans la publication
d’information aéronautique pertinente :
i) par les coordonnées géographiques de cet aérodrome, exprimées en degrés et
minutes (11 caractères), ou
ii) par la combinaison du relèvement à partir du point significatif le plus proche de
cet aérodrome et de la distance par rapport à ce point, ou
3) si l’aéronef ne décolle pas d’un aérodrome : par le premier point de la route (nom ou
LAT/LONG) ou radio-borne.
h) DEST/ : nom et emplacement de l’aérodrome de destination, si le groupe ZZZZ figure
dans le champ 16. Dans le cas d’un aérodrome ne figurant pas dans la publication
d’informatique aéronautique pertinente, indiquer l’emplacement de l’aérodrome en
fonction soit de la latitude et de la longitude, soit du relèvement à partir du point
significatif le plus proche et de la distance par rapport à ce point, comme il est décrit à la
rubrique DEP/ ci-dessus.
i) DOF/ : 6 chiffres indiquant la date de départ du vol (sous la formeYYMMDD, où YY
représente l’année, MM le mois et DD le jour). La date du vol est systèmatiquement
précisée en case 18.
j) REG/ : immatriculation de l’aéronef si elle ne figure pas en case 7, sinon l’indicatif
opérationnel ou le numéro de mission s’ils sont utilisés pour les communications
radiotéléphoniques.
k) EET/ : points significatifs ou de passage de vol non contrôlé en vol contrôlé et durées
cumulatives de vol. Rédaction : pas d’espace entre le point et la durée. Un espace entre
chaque groupe point-durée. (Ex : EET/ENSAC0030 MRA020045).
l) SEL/ : indicatif SELCAL si l’aéronef est doté de l’équipement correspondant.
m) TYP/ : type(s) d’aéronef, précédé(s) au besoin, sans espace, du (des) nombre(s)
d’aéronefs et séparé(s) par un espace, si le groupe ZZZZ figure dans le champ 9. Exemple
: TYP/2F15 5F5 3B2
n) CODE/ : réservé.
o) RVR/ : réservé.
p) DLE/ : réservé.
187
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Ce message est établi lorsque le départ diffère de plus de trente minutes par rapport à l’heure prévue
de départ du poste de stationnement comprise dans les données de base du plan de vol. Un plan de vol
modifié par message DLA n’est pas soumis à une nouvelle acceptation mais peut faire l’objet d’un
message de refus.
Responsable de l’envoi :
- l’organisme ATS qui dessert l’aérodrome de départ ou
- le bureau d’information des vols centralisé.
Destinataires :
- tous les destinataires du plan de vol ;
- le bureau d’information de vol centralisé s’il est l’expéditeur du plan de vol.
Contexture :
DLA - indicatif - Aérodrome de départ et nouvelle heure de départ prévue Aérodrome de
destination - numéro plan de vol.
Exemple : (DLA - FUHEB - LFSI1530 - LFMI - NPL15SI).
Ce message permet l’activation du plan de vol. Il est facultatif pour les vols contrôlés en provenance et
à destination du même aérodrome.
Responsable de l’envoi : l’organisme ATS qui dessert l’aérodrome de départ.
Délai : au décollage ou à la réception d’un compte rendu de départ.
Destinataires :
- tous les destinataires du plan de vol ;
- le bureau d’information de vol centralisé s’il est l’expéditeur du plan de vol.
Contexture :
DEP - indicatif - aérodrome de départ et heure de décollage - aérodrome de destination
numéro plan de vol.
Exemple : (DEP - CTM206 - LFOE1432 - LFBM - NPL15OE).
Ce message permet la clôture du plan de vol. Il est facultatif pour les vols contrôlés en provenance et à
destination du même aérodrome.
Responsable de l’envoi : l’organisme ATS qui dessert l’aérodrome d’arrivée
Délai : à l’atterrissage ou à la réception d’un compte rendu d’arrivée
Destinataires :
- tous les destinataires du plan de vol ;
- aérodrome de départ ;
- aérodrome de destination prévu s’il est différent de l’aérodrome d’arrivée ;
- le bureau d’information de vol centralisé.
Contexture :
ARR - indicatif - AD de DEP - AD d’ARR et heure- NR PLN
Exemple: (ARR - FUHTB - LFSO - LFMO1317 - NPL09SO)
191
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Ce message constitue l’accord du contrôle d’effectuer le vol (l’acceptation n’est pas subordonnée aux
conditions météorologiques de l’aérodrome de destination).
L’acceptation peut être délivrée avec des réserves éventuelles portant sur des modifications mineures
dans le déroulement du vol prévu dans le PLN telles que le changement de tronçon d’itinéraire, de
niveau, d’heure de décollage.
Des informations intéressant l’exécution du vol peuvent être mentionnées (défection moyens radio -
radar notamment).
Responsable de l’envoi : bureau d’information de vol centralisé.
Délai : est expédié au plus tard trente minutes avant le départ du poste de stationnement.
Destinataires :
- aérodrome de départ ;
- expéditeur du plan de vol (si ce n’est pas le BIVC et/ou l’aérodrome de départ) ;
- CNOA pour les vols CAM alliés ;
- organismes intéressés par les réserves éventuelles.
Contexture :
- 1ère ligne : ACP - indicatif - numéro du plan de vol ;
- 2ème ligne : instructions ou informations éventuelles.
Exemple : (ACP - FUINA - NPL03SD TAC EVX HS).
Ce message constitue le refus du PLN qui est annulé pour des raisons importantes telles que routes
incompatibles avec les procédures CAM, limitation activité aérienne cause exacte exercice,
autorisation diplomatique non conforme, restriction de contrôle, etc...
Responsable de l’envoi : bureau d’information de vol centralisé
Délai : est expédié au plus tard trente minutes avant le départ du poste de stationnement
Destinataires :
- aérodrome de départ ;
- expéditeur du plan de vol (si ce n’est pas le BIVC et/ou l’aérodrome de départ) ;
- tous les destinataires du plan de vol.
Contexture :
- 1ère ligne : REFUS - indicatif - numéro du plan de vol ;
- 2ème ligne : raison du refus.
Exemple : (REFUS - FUGNK - NPL02TH
en raison exercice FAC).
Message émis lorsqu’un organisme de la circulation aérienne désire obtenir le plan de vol CAM d’un
aéronef, il le demande à un organisme situé le long de la route du vol ou à l’aérodrome de départ s’il
est connu.
Contexture :
RQP - indicatif de l’aéronef - aérodrome de départ - aérodrome de destination
Exemple : (RQP - FUINA - LFRJ - LFKS)
192
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Message émis lorsqu’un organisme de la circulation aérienne estime nécessaire d’obtenir des
informations complémentaires sur le plan de vol CAM (par exemple à l’occasion du déclenchement de
phases d’urgence), il les demande à l’expéditeur du plan de vol par message RQS.
Contexture :
RQS - indicatif de l’aéronef figurant en case 7 - aérodrome de départ - aérodrome de
destination
Exemple : (RQS - FUINA - LFRJ - LFKS)
Ce message est établi par l’expéditeur du plan de vol à la suite de la réception d’un message RQS.
Destinataire : organisme demandeur
Contexture :
- SPL - répétition des cases 7, 13, 16 et 18 du plan de vol ;
- transmission intégrale de la case 19 (pas plus de 69 caractères par ligne).
Exemple : (SPL FUINA - LFRJ 0915 - LFKS 0130 LFMI - REG/ROBOT 15 OPR/FAF
RMK/NPL03RJ
E/0200 P/002 R/UV S/M J/LF D/01 001 - ORANGE - A/GRIS-MARRON - N/SIÈGE
ÉJECTABLE - C/CDT AUBENAS)
Ce message est obligatoirement établi par les pilotes étrangers dans l’heure qui suit l’atterrissage à la
fin de toute mission comportant tout ou partie du vol en CAM V.
Destinataires :
- premier CDC ou CMCC intéressé par le vol ;
- CNOA (LFPJZXVB).
Contexture :
A: CRV OAT type - indicatif - numéro plan de vol ;
B: référence de l’autorisation de survol ;
C: nombre et type d’aéronefs ;
D: modification apportée au plan de vol CAM en cours de mission, route suivie, horaire ;
E: raison de la modification.
Si aucune modification en cours de mission n’a été apportée, les rubriques D et E
comportent la mention NIL.
Exemple :
A CRV OAT V GAF5812 NPL25SG
B RFA201
C 2MRC
D FE0520 DCT EDSG
E FUEL
193
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Un vol « mixte » est un vol comportant une alternance de phases de vol effectuées en Circulation
Aérienne Générale (CAG) et en Circulation Aérienne Militaire (CAM).
Un vol mixte peut comporter tout ou partie des tronçons suivants :
a) partie effectuée en CAG/IFR dans la zone IFPZ ;
b) partie effectuée en CAG/IFR hors zone IFPZ ;
c) partie effectuée en CAG/VFR ;
d) partie effectuée en CAM.
L’IFPZ (IFPS Zone) est l’espace constitué des FIR des États européens de la Conférence Européenne
de l’Aviation Civile (CEAC) participant au programme européen de la gestion des courants de trafic
aérien. Étant donné son caractère évolutif, la composition de la zone IFPZ, est communiquée aux
usagers par la voie de l’information aéronautique (circulaire d’information aéronautique).
A l’exception du plan de vol dont la rédaction comporte les spécificités décrites ci-dessous, les
messages associés à un vol « mixte » sont des messages CAG et/ou CAM selon le la partie du vol
concernée.
Les particularités liées au traitement de la partie CAG/IFR en France sont conformes aux textes
publiés (RCA3, publications informations aéronautiques, instructions) suite à l’amendement n°1 de la
quinzième édition des Procédures pour les services de navigation aérienne — Gestion du trafic aérien
(PANS-ATM, Doc 4444).
[Link] Principes
Le plan de vol mixte fait l’objet d’un double traitement l’un pour la partie CAG et l’autre
pour la partie CAM.
La rédaction de la partie CAG/IFR doit respecter les normes de la quinzième édition des
Procédures pour les services de navigation aérienne - Gestion du trafic aérien (PANS-
ATM, Doc 4444).
Elle doit être effectuée avec le plus grand soin sous peine de générer une erreur lors du
traitement informatique du plan de vol et de provoquer le rejet de ce dernier.
[Link] Établissement
Le plan de vol est établi sous la responsabilité du commandant de bord.
[Link] Validité
a) CAM : se référer au § [Link] ;
b) CAG/VFR : pas de durée de validité ;
c) CAG/IFR : 60 minutes en l’absence de mesure de régulation.
194
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Les adresses de ces organismes doivent être incluses après la ligne d’information relative
à l’émetteur et immédiatement avant la parenthèse ouverte marquant le début du message.
Exemple : FF EUCHZMFP EUCBZMFP
250920 LFPVZPZX
195
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
[Link] Rédaction
La rédaction de la partie CAG/IFR doit respecter les normes de la quinzième édition des
Procédures pour les services de navigation aérienne — Gestion du trafic aérien (PANS-
ATM, Doc 4444) spécifiées ci-dessous :
CASE 7 : IDENTIFICATION DE L’AERONEF
Pour les vols en formation, identification de l’aéronef leader uniquement, l’immatriculation des autres
aéronefs étant portée en case 18 après RMK/
CASE 8 : REGLES DE VOL ET TYPE DE VOL
Règles de vol correspondant à la partie du vol effectuée en CAG : (I : IFR, V : VFR, Y : IFR puis
VFR, Z : VFR puis IFR)
Type de vol : inscrire M pour aviation militaire ou X pour autres types de vol n’entrant pas dans les
catégories définies ci-dessus.
- préciser dans la case 15 le point ou les points où un changement de règles de vol est
prévu ;
- préciser dans la case 18 dans la rubrique RMK/ la mention MIXED GAT/OAT ou
MIXED OAT/GAT selon le cas.
- préciser le type de vol après STS dans la case 18, ou lorsqu’il est nécessaire d’indiquer
une autre raison pour motiver un traitement particulier de la part des services ATS,
indiquer la raison après l’indicateur RMK dans la case 18.
CASE 15 : ROUTE
Départ en CAM : si le vol débute en CAM, ne pas mettre OAT au début de la description de la route.
Changement de type de circulation : aux points de changement de type de circulation, ajouter :
- pour un passage en CAG/IFR, la vitesse et le niveau, précédés d’une barre oblique, puis
le sigle GAT précédé d’un espace ;
Exemple : passage en IFR à TBO puis route UN869 vers SOVAR : TBO/M090F470
GAT UN869 SOVAR
Mentionner le point d’entrée et de sortie et les niveaux demandés aux limites latérales de
l’espace aérien RVSM EUR, que l’aéronef soit équipé RVSM ou non.
- pour un passage en CAG/VFR, le sigle /VFR précédé d’un espace puis la vitesse et
l’altitude ;
Exemple : passage en VFR à LMG : LMG /VFR N0240A010
- pour un passage en CAM non suivi d’une phase de vol en CAG/IFR, le sigle /OAT
précédé d’un espace puis l’indicatif radio du premier CDC par le vol, le type de vol
initial, la vitesse et le niveau de vol suivi de la route.
Exemple : passage en CAM I à ENSAC puis route ITI 22 vers MRA01 : ENSAC /OAT
MARINA OI M090F340 ITI22 MRA01.
196
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Lorsque le passage en CAM est suivi d’une phase de vol en CAG/IFR, ne pas employer OAT. En
effet, le système IFPS arrête le traitement de la route dès qu’il détecte le sigle OAT.
CASE 18 : RENSEIGNEMENTS DIVERS
Ajouter après RMK/ : tous autres renseignements ou demandes jugés utiles
- pour les vols en formation, l’immatriculation des autres aéronefs ;
- la mention MIXED GAT/OAT ou MIXED OAT/GAT selon le cas ;
- la raison du traitement particulier du vol si non prévu après STS ;
- indicatif radio CAM sis différent de l’indicatif CAG.
Ajouter après EET/ : les coordonnées et la durée cumulative du point de pénétration dans l’espace
aérien français lorsqu’un vol en provenance de l’étranger comporte dès ce point une phase de vol
CAM I ou V.
Les autres messages associés à un vol « mixte » sont des messages CAG et/ou CAM selon le la partie
du vol concernée.
Leurs caractéristiques répondent aux exigences prescrites par la règlementation civile (RCA3,
publications informations aéronautiques, instructions) pour la partie intéressant la CAG et par le
chapitre précédent pour la CAM.
197
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 11
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
INTENTIONNELLEMENT BLANC
199
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 12
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 12
L’autorité de sécurité aéronautique d’État définit les expressions conventionnelles applicables par les
organismes rendant les services de la CAM et par les usagers de la CAM.
200
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 12
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
INTENTIONNELLEMENT BLANC
201
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 13
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 13
Rédaction réservée
202
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 13
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
INTENTIONNELLEMENT BLANC
203
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 14
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 14
L’utilisation des liaisons de données tactiques dans le domaine de la circulation aérienne militaire
répond à des besoins spécifiques multiples (transmission d’une SA (Situation Awareness), délivrance
d’autorisations et instructions, etc.). Leur exploitation au titre du contrôle de la circulation aérienne
générale n’est en revanche pas encore envisageable car les moyens actuels n’offrent pas une qualité de
service suffisante.
14.1 GÉNÉRALITÉS
La liaison de donnée (LDT) est un moyen de communication par liaison de données pour les
communications relevant du domaine des opérations aériennes tactiques et, dans une moindre mesure,
de celui de l’organisme de contrôle de la CAM.
Les procédures de communication par LDT sont conformes aux dispositions des différents STANAG
(aspect protocolaire) et documents associés.
Il est toutefois reconnu que l’ensemble de messages LDT et les procédures connexes diffèrent quelque
peu de ceux de l’équivalent vocal, les deux systèmes n’utilisant pas le même support : l’un est un
système de conversation directe et l’autre, un système d’échange de données, celles-ci pouvant être
affichées et/ou imprimées.
204
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 14
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
14.2.1 Généralités
Quand un organisme de contrôle de la CAM reçoit une demande inattendue de prise de contrôle d’un
aéronef, il peut obtenir par phonie de ce dernier les motifs de la demande pour déterminer la suite à
donner.
Quand un organisme de contrôle de la CAM rejette une demande de prise sous contrôle, il motive ce
rejet au pilote en utilisant la valeur appropriée.
Un organisme de contrôle de la CAM ne prend un aéronef sous contrôle que si celui-ci n’est pas déjà
contrôlé par un autre organisme ou s’il en a reçu l’autorisation de l’organisme qui contrôle alors
l’aéronef.
Quand un aéronef rejette une demande de contrôle, le rejet est motivé au moyen d’un accusé de
réception, que celui-ci soit dû au système ou dû au pilote. Le rejet « pilote » peut être motivé via la
phonie.
14.3.1 Principes
f) lorsque des communications en phonie sont utilisées pour corriger un message LDT qui
n’a pas encore fait l’objet d’une réponse opérationnelle, le message du contrôleur ou du
pilote commence par les mots « DISREGARD LDT (type de message) MESSAGE,
BREAK [(ignorez message LDT (type du message), break »], suivis par l’autorisation,
l’instruction, les renseignements ou la demande appropriés ;
Il se peut qu’au moment où la clarification verbale est effectuée, le destinataire n’ait pas
encore reçu le message LDT en question, ou qu’il l’ait reçu mais n’y ait pas encore donné
suite ou qu’il l’ait reçu et y ait déjà donné suite.
g) lorsqu’on fait référence au message LDT à ignorer ou qu’on le désigne, il faut user de
prudence dans la formulation afin d’éviter toute ambiguïté avec l’autorisation,
l’instruction, les renseignements ou la demande corrigés qui accompagnent la référence
ou la désignation du message ;
Par exemple, si le vol FAF4445, qui maintient le niveau de vol 290, a reçu par LDT
l’instruction de monter au niveau de vol 350 et que le contrôleur doit corriger
l’autorisation en phonie, le message vocal suivant pourrait être utilisé :
FAF4445 IGNOREZ MESSAGE LDT AUTORISATION DE MONTER, BREAK,
MONTEZ AU FL310
FAF4445 DISREGARD LDT CLIMB CLEARANCE MESSAGE, BREAK, CLIMB TO
FL310
h) si un message LDT nécessitant une réponse opérationnelle fait par la suite l’objet d’une
négociation en phonie, une réponse appropriée de clôture de message LDT est émise pour
assurer la bonne synchronisation du dialogue LDT.
Dans le domaine des LDT, certaines assignations sont prioritaires par rapport à d’autres ordres. Il
n’existe pas de degré d’urgence ou d’alerte en dehors de ça.
Lorsqu’un message à plusieurs éléments nécessite une réponse et que celle-ci prend la forme d’un
élément de message simple, la réponse s’applique à tous les éléments du message.
Par exemple, dans le cas d’un message à plusieurs éléments contenant les éléments :
MONTEZ AU FL310 MAINTENEZ MACH 0.84 (une réponse WILCO (j’exécute)
s’applique aux deux éléments et indique qu’ils seront respectés)
CLIMB TO FL310 MAINTAIN MACH 0.84
Quand il ne peut pas se conformer à un message d’autorisation contenant un seul élément ou à l’une
quelconque partie d’un message d’autorisation qui en compte plusieurs, le pilote envoi la réponse
CANTCO (impossible) et, dans ce dernier cas, la réponse s’applique à l’ensemble du message.
Quand il ne peut pas acquiescer à une demande d’autorisation contenant un seul élément ou à aucun
élément d’une demande d’autorisation qui en compte plusieurs, le contrôleur envoi un accusé de
réception CANTCO (rejet opérateur) ou CANTPRO (rejet système) selon le cas, qui s’applique à tous
les éléments de la demande. Les autorisations en vigueur ne sont pas répétées.
Quand il ne peut être donné suite que partiellement à une demande d’autorisation contenant plusieurs
éléments, le contrôleur répond au moyen d’un accusé de réception CANTCO (rejet opérateur) ou
CANTPRO (rejet système) applicable à tous les éléments de la demande. Mais s’il y a lieu d’inclure
un motif et/ou des renseignements complémentaires l’utilisation de la phonie est plus appropriée.
Un ou des messages LDT distincts peuvent par la suite être transmis pour répondre aux éléments
auxquels il peut être donné suite.
Quand peut être donné suite à une demande d’autorisation à un seul élément ou à tous les éléments
d’une demande d’autorisation qui en compte plusieurs, le contrôleur répond au moyen d’un accusé de
réception WILCO pour l’ensemble.
206
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 14
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Par exemple, bien qu’il faille éviter les messages de demande d’autorisation à plusieurs éléments, au
message descendant contenant les éléments :
REQUEST CLEARANCE YQM YYG YYT YQX TRACK X EINN EDDF
REQUEST CLIMB TO FL350
REQUEST MACH 0.84
La réponse pourrait être :
CLEARED YQM YYG YYT YQX TRACK X EINN EDDF
CLIMB TO FL350
REPORT MAINTAINING
CROSS YYG AT OR AFTER 1150
NO SPEED RESTRICTION
Lorsqu’un message LDT contient plus d’un élément, le message de réponse contient le nombre
correspondant de réponses présentées dans l’ordre approprié.
Par exemple, au message montant contenant les éléments :
CONFIRM SQUAWK WHEN CAN YOU ACCEPT FL410
La réponse pourrait être :
SQUAWKING 5525 WE CAN ACCEPT FL410 AT 1636Z
Quand un aéronef est transféré d’un organisme de contrôle de la CAM avec lequel on peut
communiquer par LDT à un organisme de contrôle de la CAM avec lequel des LDT ne sont pas
disponibles, la cessation des LDT commence en même temps que le transfert des communications
vocales.
Lorsqu’un transfert de LDT donne lieu à un changement de point de contact autorisé et qu’il reste des
messages pour lesquels il n’a pas encore été reçu de réponse de clôture (c’est-à-dire des messages en
attente de réponse), le contrôleur qui transfère les LDT en est informé.
Si le contrôleur décide de transférer l’aéronef sans recevoir la réponse du pilote à aucun message
montant en attente de réponse, il doit passer en phonie pour clarifier toute ambiguïté liée aux messages
en attente de réponse.
Quand il reçoit un message LDT d’urgence, le contrôleur en accuse réception par le moyen le plus
efficace disponible.
Pour répondre par LDT à tout autre message d’urgence absolue ou de situation urgente, il est
préférable d’utiliser la phonie.
Dans le cas d’un message LDT nécessitant un accusé de réception logique ou une réponse
opérationnelle, s’il ne reçoit ni l’un ni l’autre, le pilote ou le contrôleur, selon le cas, est alerté.
Le contrôleur et le pilote sont alertés d’une panne des LDT dès que possible après sa détection.
Le contrôleur ou le pilote qui a été alerté d’une panne des LDT mais qui doit communiquer avant leur
rétablissement doit passer en phonie, si possible, en commençant l’information avec l’expression
suivante :
ou L_D_T FAILURE (panne L_D_T).
Les contrôleurs qui doivent communiquer des renseignements sur une panne totale du système sol
LDT à toutes les stations susceptibles de capter leur message doivent commencer celui-ci par la
207
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 14
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
formule d’appel général ALL STATIONS L_D_T FAILURE (à toutes les stations : panne des L_D_T)
suivie de l’indicatif de la station appelante.
Il n’est pas attendu de réponse à cet appel général, sauf des stations qui sont appelées individuellement
par la suite pour qu’elles en accusent réception.
En cas de panne des LDT et de passage aux communications en phonie, tous les messages LDT en
attente de réponse doivent être considérés comme n’ayant pas été remis et tout le dialogue qu’ils
représentent doit être repris en phonie.
Si les LDT tombent en panne mais sont rétablies avant qu’il ne devienne nécessaire de passer en
phonie, tous les messages en attente de réponse doivent être considérés comme n’ayant pas été remis
et tout le dialogue qu’ils représentent doit être repris en LDT.
Quand un arrêt du réseau de communications ou du système sol LDT est prévu, la durée de l’arrêt
ainsi que, s’il y a lieu, des fréquences à utiliser pour les communications vocales sont communiqués
aux utilisateurs concernés par l’organisme compétent.
Les aéronefs en contact avec l’organisme ATC sont informés en phonie ou par LDT de toute perte
imminente du service LDT.
Le contrôleur et le pilote disposent d’un moyen d’abandonner les LDT.
Lorsqu’un contrôleur ou un pilote est alerté de l’échec d’un message LDT, il prend une des mesures
suivantes, suivant le cas :
a) en phonie, confirmer les mesures qui sont prises quant au dialogue concerné, en utilisant
comme préambule l’expression suivante :
ou L_D_T MESSAGE FAILURE (échec message LDT) ;
b) envoyer de nouveau par LDT le message LDT en question.
Pour donner à toutes les stations ou à un vol particulier l’instruction de s’abstenir d’envoyer des
demandes par LDT pendant un certain temps, le contrôleur utilise l’expression conventionnelle
suivante :
(Indicatif d’appel) ou (toutes les stations) CESSEZ ENVOI DEMANDES L_D_T
[JUSQU’A NOUVEL AVIS] [(MOTIF)] »].
(Indicatif d’appel) ou (all stations) STOP SENDING L_D_T REQUESTS [UNTIL
ADVISED] [(MOTIF)]
Dans une telle situation, les LDT demeurent disponibles au pilote pour répondre, au besoin, aux
messages, envoyer des renseignements et signaler ou annuler une urgence.
Le retour à l’emploi normal des LDT est notifié au moyen de l’expression conventionnelle suivante :
(Indicatif d’appel) ou (toutes les stations) REPRENEZ L_D_T NORMALES
(Indicatif d’appel) ou (all stations) RESUME NORMAL L_D_T OPERATIONS
Dans le cas où des essais des LDT avec un aéronef risquent de perturber les services de la circulation
aérienne fournis à cet aéronef, une coordination est assurée au préalable.
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 14
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
INTENTIONNELLEMENT BLANC
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 15
15.1.1 Généralités
[Link] principes
La diversité des circonstances propres à chaque cas d’urgence interdit d’établir dans le
détail les procédures à suivre. Les procédures esquissées ici sont destinées à guider d’une
façon générale le personnel des services de la circulation aérienne militaire. Les
organismes de contrôle de la circulation aérienne maintiennent entre eux une coordination
entière et complète et le personnel fera preuve de l’initiative nécessaire pour faire face
aux cas d’urgence.
Des procédures complémentaires à appliquer en rapport avec les situations d’urgence et
situations fortuites survenant pendant l’utilisation d’un système de surveillance ATS
figurent au § 8.8.1.
Si le pilote d’un aéronef en état d’urgence a précédemment reçu de l’organisme de
contrôle de la circulation aérienne militaire la directive de régler le transpondeur sur un
code particulier, ce code continuera normalement d’être utilisé, sauf instruction contraire,
ou décision contraire du pilote, dans des circonstances spéciales. Si l’organisme de
contrôle de la circulation aérienne militaire ne lui a pas indiqué de code précis, le pilote
réglera le transpondeur sur le mode A/3 et sur le code 7700/EMERGENCY.
Certaines procédures d’urgences peuvent être mise en œuvre à des fins d’entraînement en
conformité avec les règles publiées par les exploitants. Les états-majors veilleront à ce
que ces entrainements soient réalisés en toute sécurité vis-à-vis des autres usagers et en
coordination avec les organismes de la circulation aérienne concernés.
15.1.2 Priorité
Un aéronef que l’on sait ou que l’on croit être en état d’urgence, par exemple un aéronef qui est l’objet
d’une intervention illicite, a priorité sur les autres aéronefs.
Lors de l’application de cette disposition, il faut tenir compte de tous les facteurs
susceptibles d’affecter la progression du vol, y compris l’autonomie et l’éventualité de
modifications soudaines de la route et de la destination de l’aéronef. Cette disposition a
pour but de fournir à chaque organisme des services de la circulation aérienne militaire,
aussi longtemps à l’avance que le permettent les circonstances, des renseignements
appropriés sur l’entrée prévue ou possible de l’aéronef dans la zone dont il a la
responsabilité.
d) aviser :
1) l’exploitant ou son représentant désigné,
2) le centre de coordination de sauvetage intéressé conformément aux procédures d’alerte
appropriées,
3) le CNOA (HADA).
e) retransmettre, entre l’aéronef et les autorités désignées, les éléments appropriés relatifs
aux circonstances liées à l’intervention illicite.
[Link] Généralités
Dès réception d’un avis suivant lequel un aéronef exécute une descente forcée en
traversant les niveaux de vol d’autres aéronefs, toutes les mesures possibles pour
sauvegarder la sécurité des autres aéronefs sont prises immédiatement. L’organisme de
contrôle de la circulation aérienne, lorsqu’il l’estime nécessaire, diffuse immédiatement
un message d’urgence en utilisant les installations radio appropriées (ou en cas
d’impossibilité, en demandant aux stations de télécommunications appropriées de diffuser
ce message).
Un pilote contraint d’interrompre un vol en CAM non contrôlé en cas d’aggravation des
conditions météorologiques rejoint l’un des deux niveaux refuge (FL 55 ou FL 115)
déterminés pour l’ensemble du territoire national (Cf. MIAM/MILAIP).
Il n’est pas défini de niveau refuge pour les Alpes, les Pyrénées et la Corse, régions au
dessus desquelles les vols CAM non contrôlés ne doivent être ordonnés que lorsque les
conditions météorologiques ne présentent pas de risque de dégradation. En outre,
l’emploi des niveaux refuge ne s’applique pas dans les TMA en raison du caractère
évolutif du trafic CAG qui s’y déroule.
Rédaction réservée
Les procédures à appliquer en rapport avec un aéronef qui a subi une interruption des communications
air-sol pendant la fourniture de services de surveillance ATS figurent au § 8.8.3.
Il est prévu qu’un aéronef équipé d’un transpondeur SSR l’utilisera sur le mode A, code 7600, pour
indiquer qu’il a subi une interruption des communications air-sol. Un aéronef équipé d’émetteurs
faisant partie d’autres systèmes de surveillance, notamment l’ADS-B et l’ADS-C, pourrait signaler
l’interruption des communications air-sol par tous les moyens disponibles.
Se reporter au § [Link], en ce qui concerne les autorisations de départ ne contenant pas de limite
géographique ou temporelle pour un niveau initial et les procédures à appliquer en relation avec un
aéronef qui subit une interruption des communications air-sol dans de telles circonstances.
214
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Lorsqu’ils ne sont pas en mesure de maintenir des communications bilatérales avec un aéronef, les
organismes rendant des services de la circulation aérienne militaire prennent les dispositions ci-après.
Dès la connaissance d’une interruption des communications bilatérales, l’organisme rendant des
services de la circulation aérienne militaire détermine si l’équipage de conduite peut recevoir les
transmissions en lui demandant d’exécuter une manœuvre spécifiée qui peut être observée par radar
(ou par l’ADS-B) de transmettre, si possible, un signal spécifié qui constituera un accusé de réception.
Tout autre moyen disponible à bord ou au sol (ex. téléphone satellitaire) peut être utilisé pour rétablir
une communication bilatérale.
L’organisme rendant des services de la circulation aérienne militaire informe le centre de coordination
et de sauvetage en lui transmettant l’ensemble des renseignements à sa disposition.
15.3.2 Procédure
Si le pilote ou l’équipage n’indique pas qu’il est en mesure de recevoir les transmissions et d’en
accuser réception, une séparation est maintenue entre l’aéronef privé de communications et les autres
aéronefs, à partir de l’hypothèse suivante :
a) dans les conditions météorologiques de vol à vue, l’aéronef :
1) poursuit son vol dans les conditions météorologiques de vol à vue ;
2) affiche le code transpondeur 3/A 7600 dès pénétration dans l’espace aérien contrôlé ou
au plus tard, à 10 NM de l’aérodrome approprié ;
3) atterrit sur l’aérodrome approprié ;
4) signale son atterrissage par les moyens les plus rapides à l’organisme de contrôle de la
circulation aérienne militaire approprié, afin de clôturer les phases d’alerte.
b) dans les conditions météorologiques de vol aux instruments, ou lorsque les conditions
sont telles qu’il semble improbable que le pilote, ou l’équipage de conduite, puisse
poursuivre son vol conformément aux dispositions de l’alinéa a), celui-ci tente de rétablir
la liaison sur la fréquence de détresse. En cas d’insuccès, il applique l’une des procédures
suivantes :
1) s’il est en mesure d’assurer son vol vers l’aérodrome de destination grâce à des
moyens de navigation et d’approche autonome, il :
i) affiche le code transpondeur 3/A 7600,
ii) poursuit le vol jusqu’aux limites des clairances reçues, puis conformément au
plan de vol en vigueur, effectue les procédures d’arrivée et d’atterrissage que lui
permettent les moyens dont il dispose.
2) s’il estime ne pas être en mesure d’assurer son vol vers l’aérodrome de destination, il :
i) affiche le code transpondeur 3/A 7700,
ii) prend un niveau CAM, en VMC si possible et affiche le régime d’endurance
maximum,
iii) se dirige vers l’aérodrome approprié, le plus proche, tous feux de navigation et
anti-collision allumés,
iv) effectue deux triangles de détresse à gauche aux caps 330°, 210° puis 090° dont
les branches font 1 minute pour les réacteurs et 2 minutes pour les conventionnels
et réalise à l’issue des hippodromes à gauche dont les branches font 5 minutes
pour faciliter une interception en évitant la verticale de l’aérodrome et les voies
aériennes,
v) effectue en fin d’autonomie (sécurité carburant) les procédures d’arrivée,
d’approche et d’atterrissage appropriées avec les moyens dont il dispose.
215
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Cap 090°
3) si au cours de l’une des procédures, le pilote trouve les conditions météorologiques de
vol à vue, il peut décider de passer en CAM V ; dans ce cas, il :
i) libère rapidement l’espace supérieur,
ii) branche le code transpondeur 3/A 0300,
v) branche le code transpondeur 3/A 7600, dès pénétration dans l’espace aérien
contrôlé ou au plus tard, à 10 nautiques de l’aérodrome.
Le contrôle vérifie si le pilote dispose de la réception radio, dans ce cas, le guidage du vol est assuré
jusqu’à l’aérodrome.
Dès que l’on a connaissance d’une interruption des communications bilatérales, les renseignements
nécessaires sur les dispositions prises par l’organisme rendant des services de la circulation aérienne
militaire, ou les instructions justifiées par toute situation d’urgence, sont diffusés sans accusé de
réception à l’intention de l’aéronef intéressé, sur celles des fréquences disponibles sur lesquelles on
pense que l’aéronef garde l’écoute et, notamment, sur les fréquences des voies téléphoniques des aides
radio à la navigation ou des aides d’approche disponibles.
Des renseignements sont également communiqués sur :
a) les conditions météorologiques favorables à une percée dans les zones où
l’encombrement de la circulation peut être évité ;
b) les conditions météorologiques aux aérodromes appropriés.
Des renseignements appropriés sont communiqués aux aéronefs se trouvant au voisinage de la position
présumée de l’aéronef privé de communications.
Dès qu’il apprend qu’un aéronef évoluant dans sa zone de responsabilité est en panne apparente de
radiocommunications, un organisme rendant des services de la circulation aérienne militaire transmet
des renseignements sur cette interruption des communications à tous les organismes intéressés des
services de la circulation aérienne le long de la route de l’aéronef. Cet organisme prend des
dispositions afin d’obtenir des renseignements sur le ou les aérodromes de dégagement ainsi que tous
autres renseignements utiles indiqués au plan de vol déposé, si de tels renseignements ne sont pas
disponibles.
S’il apparaît qu’un aéronef en panne de communications pourrait se diriger vers l’un des aérodromes
de dégagement indiqués dans le plan de vol déposé, le ou les organismes rendant des services de la
circulation aérienne desservant le ou les aérodromes de dégagement et tous les autres organismes
rendant les services de la circulation aérienne susceptibles d’être intéressés par un déroutement
éventuel sont avisés des conditions dans lesquelles s’est produite l’interruption des communications et
s’efforcent d’entrer en communication avec l’aéronef au moment où ce dernier pourrait se trouver à
portée des communications.
Lorsqu’un organisme rendant des services de la circulation aérienne militaire est avisé qu’un aéronef,
après avoir été privé de communications, a pu les rétablir ou a atterri, il informe l’organisme de la
circulation aérienne dans la zone de responsabilité duquel se trouvait l’aéronef au moment où
l’interruption s’est produite, ainsi que les autres organismes des services de la circulation aérienne
intéressés sur la route de cet aéronef.
216
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Si l’aéronef n’a pas rendu compte dans les 30 minutes qui ont suivi la plus tardive des trois heures ci-
après :
a) heure d’arrivée prévue communiquée par le pilote ; ou
b) heure d’arrivée prévue calculée par l’ACC (ou l’organisme de contrôle de zone) ; ou
c) dernière heure d’approche prévue dont il a été accusé réception.
Les renseignements nécessaires sur l’aéronef sont communiqués au commandant d’aérodrome.
Celui-ci ou son représentant, en liaison avec les exploitants et avec les pilotes des aéronefs concernés
détermine si l’activité normale peut reprendre ou s’il convient d’adopter d’autres dispositions.
Aéronef égaré : l’aéronef égaré est un aéronef qui s’est écarté sensiblement de sa trajectoire prévue ou
qui signale qu’il ne connaît pas sa position.
Dès qu’un organisme des services de la circulation aérienne militaire à connaissance qu’un aéronef est
égaré, il prend toutes les mesures nécessaires indiquées ci-dessous pour aider cet aéronef et pour
assurer la sécurité du vol.
trafics connus ou observés. En fonction des circonstances, il peut être demandé au pilote
de fournir les renseignements de la liste ci-dessous jugés pertinents afin de mieux lui
porter assistance :
a) conditions de vol de l’aéronef ;
b) position (si elle est connue) et niveau ;
c) vitesse vraie et cap depuis la dernière position connue, si c’est pertinent ;
d) qualification du pilote ;
e) équipement de navigation emporté et signaux d’aides de navigation reçus, le cas échéant ;
f) mode SSR et code sélectionné, le cas échéant ;
g) possibilités ADS-B ;
h) aérodromes de départ et de destination ;
i) nombre de personnes à bord ;
j) autonomie.
Des comptes rendus et des renseignements sur les aérodromes appropriés où existent les
conditions météorologiques de vol à vue doivent être fournis au pilote.
Si le pilote signale des difficultés à maintenir les conditions météorologiques de vol à vue
ou s’il ne lui est pas possible de les maintenir :
a) il poursuit en vol aux instruments conformément à la procédure en vigueur ; ou
b) il poursuit en vol à vue.
Dans ce cas, il doit être informé de l’altitude minimale de vol du secteur. Si l’aéronef se
trouve au-dessous de ce niveau et si sa position a été établie avec un degré de probabilité
suffisant, une route ou un cap, ou une montée, peuvent être suggérés pour l’amener à un
niveau de sécurité.
Une assistance ne doit être fournie à un vol CAM à vue en utilisant un système de surveillance ATS
qu’à la demande du pilote ou avec son consentement. Le type de service à assurer doit être convenu
avec le pilote.
Lorsqu’une telle assistance est fournie dans des conditions météorologiques défavorables, l’objectif
primordial est d’amener l’aéronef en condition de vol à vue aussitôt que possible.
Si les circonstances sont telles que le pilote ne peut plus évoluer en conditions de vol à vue, les
directives suivantes doivent être appliquées :
218
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Aéronef non identifié : aéronef qui a été observé ou signalé comme évoluant dans une région donnée,
mais dont l’identité n’a pas été déterminée.
Dès qu’un organisme des services de la circulation aérienne militaire a connaissance qu’un aéronef
non identifié se trouve dans un espace aérien dont il a la charge, il s’efforce de déterminer l’identité de
l’aéronef afin d’assurer les services de la circulation aérienne militaire ou s’il en est fait la demande.
A cette fin, l’organisme des services de la circulation aérienne militaire prend les mesures ci-après qui
conviennent :
a) il s’efforce d’établir des communications bilatérales avec l’aéronef ;
b) il se renseigne au sujet du vol auprès des autres organismes des services de la circulation
aérienne et leur demande d’aider à établir des communications bilatérales avec l’aéronef ;
c) il essaie d’obtenir des renseignements d’autres aéronefs se trouvant dans le secteur.
Dès que l’identité de l’aéronef a été déterminée, l’organisme des services de la circulation aérienne
militaire en informe, au besoin, l’organisme militaire approprié.
Les spécifications relatives à la coordination qui doit être assurée entre les autorités militaires et les
services de la circulation aérienne font l’objet du § RCAM.7023 de l’annexe de l’arrêté relatif aux
règles et aux services de la CAM.
Dès qu’un organisme des services de la circulation aérienne militaire apprend qu’un
aéronef fait l’objet d’une interception dans sa zone de responsabilité, il prend les mesures
ci-après selon les circonstances :
a) il entre en communication avec l’organisme de contrôle d’interception, qui maintient les
communications bilatérales avec l’aéronef intercepteur et lui fournira les renseignements
disponibles sur l’aéronef ;
b) il assure la retransmission des messages entre l’aéronef intercepteur ou l’organisme de
contrôle d’interception et l’aéronef intercepté, au besoin ;
219
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
[Link] Généralités
Un aéronef volant en circulation aérienne militaire en situation d’urgence peut avoir
besoin de vidanger du carburant en vol pour réduire la masse maximale à l’atterrissage
afin d’effectuer un atterrissage en sécurité.
Il s’agit d’une urgence réelle devant être traitée en tant que telle avec notamment toute la
priorité nécessaire.
L’urgence réelle permet d’effectuer à l’initiative de l’équipage ou du pilote, un largage
carburant en vol en CAM V ou en CAM T sans aide ou assistance d’un organisme de
contrôle de la CAM. Dans ce cas, l’équipage de conduite ou le pilote en informe dès que
possible l’organisme de contrôle de la circulation aérienne militaire.
Celui-ci doit alors assurer une coordination en temps réel avec l’équipage de conduite ou
le pilote sur les points suivants :
a) la route à suivre, qui devrait, si possible, être à l’écart des villes et agglomérations, de
préférence au-dessus de la mer et loin des zones où des orages ont été signalés ou sont
prévus ;
b) le niveau à utiliser, qui ne devrait pas, dans la mesure du possible, être inférieur à 6 000 ft ;
c) la durée de la vidange en vol ;
d) trafic avoisinant.
[Link] Séparation
A l’exception des opérations de vidange effectuées en haute mer, qui font l’objet de
procédures particulières des autorités d’emploi, le trafic connu ou détecté doit être séparé
comme suit de l’aéronef qui largue du carburant :
a) horizontalement, d’au moins10 NM, mais pas derrière l’aéronef qui largue du carburant ;
b) verticalement, s’il se trouve derrière l’aéronef qui largue du carburant à une distance ne
dépassant pas 15 minutes de vol ou 50 NM :
1) d’au moins (1 000 ft) s’il vole plus haut que l’aéronef qui largue du carburant ;
2) d’au moins (3 000 ft) s’il vole plus bas que l’aéronef qui largue du carburant.
220
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
[Link] Communications
L’aéronef peut privilégier le maintien du silence radio pendant l’opération de vidange en
vol pratiquée en situation d’urgence.
[Link] Renseignements à fournir aux autres organismes des services de la CAM et autres trafics
Un message d’avertissement indiquant de demeurer à l’écart est diffusé sur les fréquences
appropriées à l’intention des autres trafics. Les organismes de contrôle de la circulation
aérienne, civils et militaires, adjacents doivent être informés de l’exécution de la vidange
en vol et être invités à émettre sur les fréquences adéquates un message d’avertissement
approprié pour que les autres aéronefs restent en dehors de la zone concernée.
À l’achèvement de l’opération de vidange en vol, tous les organismes de contrôle de la
circulation aérienne, civils et militaires, adjacents précédemment sollicités doivent être
avisés que l’exploitation normale peut reprendre.
Rédaction réservée
[Link] Généralités
En cas de panne totale de l’équipement radio au sol utilisé par l’organisme de contrôle de
la circulation aérienne militaire, le contrôleur :
a) tente d’établir des radiocommunications sur les fréquences d’urgence 121,5 MHz et 243
MHz ;
b) signale sans délai la panne à tous les postes de contrôle ou organismes de contrôle de la
circulation aérienne voisins concernés ;
c) informe ces postes ou organismes de l’état actuel de la circulation aérienne ;
d) si possible, demande leur aide pour établir une séparation entre les aéronefs qui peuvent
établir une communication avec eux et pour maintenir le contrôle de ces aéronefs ;
e) demande aux postes de contrôle ou organismes de contrôle de la circulation aérienne
voisins de mettre en attente ou de dérouter tous les aéronefs contrôlés évoluant à
l’extérieur de la zone de responsabilité du poste ou de l’organisme de contrôle de la
circulation aérienne jusqu’au retour à la normale des services.
Afin de réduire les incidences d’une panne totale de l’équipement radio au sol sur la
sécurité des vols, l’autorité des services de la CAM compétente doit établir des
procédures d’exception destinées à être appliquées par les contrôleurs ou les organismes
de contrôle de la circulation aérienne militaire en pareil cas.
Dans la mesure du possible, ces procédures doivent prévoir la délégation du contrôle à un
poste ou organisme de contrôle de la circulation aérienne voisin afin de permettre la
221
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
fourniture d’un niveau minimal de services aussitôt que possible après la panne et
jusqu’au retour à la normale de la situation.
[Link] Généralités
Un aéronef volant en circulation aérienne militaire peut avoir besoin de vidanger
volontairement du carburant en vol :
a) dans une situation opérationnelle qui exige d’obtenir plus rapidement qu’en vol normal la
masse maximale autorisée à l’atterrissage ou à l’appontage, ou afin d’effectuer un
atterrissage de sécurité ;
b) dans certaines configurations techniques rencontrées lors des tests de systèmes de vidange
en vol de carburant, exigés par la règlementation relative à la certification des aéronefs.
Ces cas prévus en (situations opérationnelles) et (vols d’essais et de réception), peuvent
faire l’objet d’un préavis de durée plus ou moins importante selon le contexte, et d’une
programmation pré-vol s’agissant de vols d’essais et de réception; les missions
opérationnelles et les vols d’essais et de réceptions de DGA EV sélectionnent les
conditions d’exécution les plus favorables pour cette vidange de carburant en vol
(secteurs, statut de l’espace, niveaux de vol, direction du vent, météo, environnement,
densité de trafic…).
222
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Dans toutes les autres situations, ces deux cas de vidanges programmée pour des
situations opérationnelles ou des besoins techniques, le vol en CAM I (ou en CAM T
contrôlée) est obligatoire afin de pouvoir faire jouer à l’organisme de contrôle de la CAM
le rôle de coordination et de séparation qu’il est indispensable de lui faire jouer.
Si un aéronef volant en circulation aérienne militaire a besoin de vidanger du carburant de
manière programmée, l’équipage de conduite ou le pilote applique les procédures définies
par les autorités d’emploi et convenues avec l’organisme de contrôle de la circulation
aérienne militaire lors de la préparation du vol et du briefing.
L’organisme de contrôle de la circulation aérienne militaire doit alors assurer une
coordination en temps réel avec l’équipage de conduite ou le pilote sur les points
suivants:
a) la route à suivre, qui devrait, si possible, être à l’écart des villes et agglomérations, de
préférence au-dessus de la mer et loin des zones où des orages ont été signalés ou sont
prévus ;
b) le niveau à utiliser, qui ne devrait pas, dans la mesure du possible, être inférieur à 6 000 Ft ;
c) la durée de la vidange en vol ;
d) le trafic avoisinant.
[Link] Séparation
A l’exception des opérations de vidange effectuées en haute mer, qui font l’objet de
procédures particulières des autorités d’emploi, le trafic connu ou détecté doit être séparé
si possible comme suit de l’aéronef qui largue du carburant :
a) horizontalement, d’au moins10 NM, mais pas derrière l’aéronef qui largue du carburant ;
b) verticalement, s’il se trouve derrière l’aéronef qui largue du carburant à une distance ne
dépassant pas 15 minutes de vol ou 50 NM :
1) d’au moins (1 000 ft) s’il vole plus haut que l’aéronef qui largue du carburant ;
2) d’au moins (3 000 ft) s’il vole plus bas que l’aéronef qui largue du carburant.
[Link] Communications
[Link] Renseignements à fournir aux autres organismes des services de la CAM et autres trafics
Un message d’avertissement indiquant de demeurer à l’écart est diffusé sur les fréquences
appropriées à l’intention des autres trafics. Les organismes de contrôle de la circulation
aérienne, civils et militaires, adjacents doivent être informés de l’exécution de la vidange
en vol et être invités à émettre sur les fréquences adéquates un message d’avertissement
approprié pour que les autres aéronefs restent en dehors de la zone concernée.
À l’achèvement de l’opération de vidange en vol, tous les organismes de contrôle de la
circulation aérienne, civils et militaires, adjacents précédemment sollicités doivent être
avisés que l’exploitation normale peut reprendre.
223
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Si, en situation d’urgence, il n’est plus possible d’assurer la séparation horizontale réglementaire, une
séparation d’urgence de la moitié du minimum de séparation verticale applicable peut être employée
sous réserve d’être réalisée sous contrôle radar.
Lorsqu’une séparation d’urgence est appliquée, les équipages de conduite intéressés en sont avisés et
ils sont informés du minimum effectivement employé. De plus, des renseignements sur la circulation
essentielle sont fournis à tous les équipages intéressés.
Rédaction réservée
La génération d’avertissements de conflit à court terme est une fonction basée sur des données de
surveillance qui est intégrée à un système de contrôle de la circulation aérienne militaire. L’objectif de
la fonction STCA est d’aider le contrôleur à prévenir les abordages entre aéronefs en générant en
temps opportun un avertissement l’informant d’une infraction potentielle ou réelle au minimum de
séparation.
Dans la fonction STCA, une surveillance de la proximité est exercée sur les positions
tridimensionnelles actuelles et prévues des aéronefs capables de communiquer l’altitude-pression. S’il
est prévu que la distance entre les positions tridimensionnelles de deux aéronefs va être réduite en un
laps de temps spécifié à moins des minimums de séparation définis qui sont applicables, un
avertissement acoustique et/ou visuel est généré à l’intention du contrôleur dans la zone de
compétence duquel les aéronefs évoluent.
Les procédures à suivre pour assurer des services de la circulation aérienne militaire aux aéronefs
dotés d’ACAS sont identiques à celles applicables aux aéronefs qui n’en sont pas dotés. Il faut, en
particulier, que la prévention des abordages, l’établissement de la séparation appropriée et
l’information susceptible d’être fournie à propos de la circulation en conflit et d’éventuelles mesures
d’évitement soient conformes aux procédures des services de la circulation aérienne militaire normales
et ne tiennent pas compte de possibilités de l’aéronef qui dépendent de l’équipement ACAS.
Lorsqu’un pilote a signalé un avis de résolution (RA) de l’ACAS, le contrôleur ne doit pas chercher à
modifier la trajectoire de l’aéronef tant que le pilote n’a pas indiqué « conflit terminé ».
Lorsqu’un aéronef s’écarte de son autorisation ou d’une instruction de contrôle de la circulation
aérienne militaire pour se conformer à un RA, ou qu’un pilote signale un RA, le contrôleur cesse
d’être responsable d’assurer la séparation entre cet aéronef et tout autre aéronef directement concerné
par la manœuvre lié au RA. Le contrôleur assume à nouveau la responsabilité d’assurer la séparation
pour tous les aéronefs concernés lorsqu’il :
a) accuse réception d’un message de l’équipage de conduite indiquant que l’aéronef est
revenu à l’autorisation en vigueur ;
b) accuse réception d’un message de l’équipage de conduite indiquant que l’aéronef revient
à l’autorisation en vigueur et qu’il délivre une autre autorisation dont l’équipage de
conduite accuse réception.
Les pilotes sont tenus de signaler les RA qui entraînent un écart par rapport à l’autorisation ou
l’instruction de l’organisme de contrôle de la CAM en vigueur. C’est ainsi que le contrôleur est
informé qu’un écart par rapport à une autorisation ou instruction est en cours comme suite à un RA du
système ACAS.
Des orientations sur la formation des contrôleurs de la circulation aérienne au traitement des
événements ACAS figurent dans le Manuel de l’ACAS (Doc 9863 OACI).
224
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
L’ACAS peut avoir des incidences significatives sur l’organisme de contrôle de la circulation aérienne
militaire. Il convient donc de surveiller les performances des systèmes ACAS dans l’environnement
CAM.
À la suite d’un événement ACAS significatif, les pilotes et les contrôleurs doivent remplir un compte
rendu d’évènement de la circulation aérienne.
Les contrôleurs de la circulation aérienne peuvent ne pas être au courant des possibilités ACAS d’un
aéronef.
Les procédures d’utilisation de l’ACAS figurent dans les PANS-OPS (Doc 8168), Volume I, Partie III,
Section 3, Chapitre 3.
Les expressions conventionnelles que les contrôleurs et les pilotes doivent utiliser sont définies par
l’autorité de sécurité aéronautique d’État.
Rédaction réservée
La génération d’avertissements d’altitude minimale de sécurité est une fonction du système de
contrôle de la CAM de traitement des données radar. L’objectif de la fonction MSAW est d’aider à
prévenir les accidents d’impact sans perte de contrôle en générant en temps opportun un avertissement
concernant la possibilité qu’une altitude minimale de sécurité soit enfreinte.
Dans la fonction MSAW, les niveaux indiqués par les aéronefs capables de communiquer l’altitude-
pression sont surveillés par rapport aux altitudes minimales de sécurité définies. Lorsqu’un niveau
inférieur à l’altitude minimale de sécurité applicable est décelé ou prédit, un avertissement acoustique
et visuel sera généré à l’intention du contrôleur radar dans la zone de compétence duquel l’aéronef
évolue.
Un organisme de contrôle de la circulation aérienne militaire peut donner pour instruction à un aéronef
de changer son type d’indicatif d’appel radiotéléphonique pour des raisons de sécurité lorsqu’il est
probable qu’il y ait confusion entre deux ou plusieurs indicatifs similaires d’appel radiotéléphonique
d’aéronef. La procédure radiotéléphonique est définie par l’autorité de sécurité aéronautique d’État.
Tout changement du type d’indicatif d’appel est temporaire et ne s’applique que dans le ou les espaces
aériens où la confusion risque de se produire.
Afin d’éviter toute confusion, l’organisme de contrôle de la circulation aérienne militaire doit, le cas
échéant, identifier l’aéronef auquel l’instruction de changer son indicatif d’appel est donnée, en le
désignant par référence à sa position et/ou à son niveau de vol.
Lorsqu’un organisme de contrôle de la circulation aérienne militaire change le type d’indicatif d’appel
d’un aéronef, cet organisme veille à ce que l’aéronef reprenne l’indicatif d’appel indiqué dans le plan
de vol lorsqu’il est transféré à un autre organisme de contrôle de la circulation aérienne militaire, sauf
si le changement d’indicatif d’appel a fait l’objet d’une coordination entre les deux organismes de
contrôle de la circulation aérienne militaire.
L’organisme de contrôle de la circulation aérienne militaire approprié indique à l’aéronef intéressé le
moment où il doit reprendre l’indicatif d’appel indiqué dans le plan de vol.
225
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
15.8.1 Nuage de cendres volcaniques, signalé ou prévu dans le secteur dont l’organisme de
contrôle militaire a la responsabilité
Le contrôleur doit :
a) transmettre immédiatement tous les renseignements disponibles aux pilotes des aéronefs
qui risquent d’être touchés pour s’assurer qu’ils sont au courant de la position du nuage et
des niveaux de vol concernés ;
b) proposer à l’équipage de conduite un déroutement approprié qui lui fera éviter la zone de
présence effective ou prévue du nuage de cendres volcaniques ;
c) informer les pilotes que les systèmes de surveillance ATS ne détectent pas les nuages de
cendres volcaniques ;
d) si un pilote a informé l’organisme de contrôle de la CAM qu’il a pénétré dans un nuage
de cendres volcaniques, le contrôleur doit :
1) considérer l’aéronef comme étant dans une situation d’urgence ;
2) s’il s’agit d’un aéronef à turbomachines, ne pas lui délivrer d’autorisation de monter
tant qu’il n’est pas sorti du nuage ; et
3) ne pas donner de guidage à l’aéronef sans l’assentiment du pilote.
Par expérience, si le relief le permet, la manœuvre recommandée pour faire sortir un aéronef d’un
nuage de cendres volcaniques consiste à lui faire rebrousser chemin et à descendre. La décision finale
à ce sujet revient toutefois au pilote.
Les contrôleurs doivent recevoir une formation sur les procédures d’évitement des nuages de cendres
volcaniques et être amenés à prendre conscience qu’en présence de cendres volcaniques, un aéronef à
turbomachines peut subir une panne totale des moteurs. Ils devraient faire extrêmement attention pour
éviter qu’un aéronef ne pénètre dans un nuage de cendres volcaniques.
Il n’existe pas de moyen permettant de détecter la densité d’un nuage de cendres volcaniques ou de
déterminer la granulométrie de ses particules ou l’effet de celles-ci sur le fonctionnement des moteurs
et l’intégrité d’un aéronef. Des éléments indicatifs figurent aux chapitres 4 et 5 du Manuel sur les
nuages de cendres volcaniques, de matières radioactives et de produits chimiques toxiques (Doc 9691
OACI).
226
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 15
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
INTENTIONNELLEMENT BLANC
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Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 16
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 16
16.1 PREAMBULE
Un Etat peut rendre des services de la circulation aérienne dans les espaces situés au-dessus de la
haute mer placés sous sa juridiction, mais n’y exerce pas sa souveraineté.
Les activités aéronautiques exécutées dans le cadre de la circulation aérienne militaire sont libres et
licites dans l’espace aérien sur jacent à la haute mer.
Conformément à la convention de Montego Bay du 10 décembre 1982 portant sur le droit de la
mer, les États bénéficient de la liberté de survol et de navigation en haute mer et exercent ces
libertés en tenant dûment compte de l’intérêt que présente l’exercice de la liberté de la haute
mer pour les autres États.
L’existence d’une zone économique exclusive n’occulte pas ces libertés.
Les navires de guerre, auxquels s’apparentent les aéronefs, jouissent en haute mer de l’immunité
complète de juridiction vis-à-vis de tout Etat autre que l’Etat du pavillon.
Les dispositions définies dans le présent titre s’appliquent à tout aéronef bénéficiaire des services de la
CAM évoluant dans des espaces aériens internationaux situés au-dessus de la haute mer.
Un aéronef évoluant en CAM au-dessus de la haute mer doit tenir dûment compte de la sécurité de la
navigation des autres usagers aériens et notamment des aéronefs en CAG, à cette fin :
a) les règles qu’il applique doivent être compatibles avec les règles internationales ;
b) les activités de la CAM se déroulant au-dessus de la haute mer font, si la mission le
permet, l’objet d’une information auprès des Etats riverains étrangers avec si possible un
préavis minimum de deux jours (ce qui ne constitue en aucun cas une demande
d’autorisation préalable) ;
c) les activités de la CAM doivent, dans la mesure du possible, être organisées en fonction
de la densité connue ou prévisible du trafic aérien en CAG.
La liberté de survol d’un vol CAM en haute mer s’arrête à l’entrée des eaux souveraines d’un Etat.
228
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 16
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
L’application de ces règles ne dispense pas de l’obtention préalable des autorisations de pénétration du
territoire et d’escale en vigueur selon des accords internationaux.
Les pénétrations des vols CAM dans ces espaces sont soumises aux dispositions suivantes :
a) ces vols sont soumis à la coordination préalable des organismes gestionnaires des espaces
concernés. Des procédures de coordination sont établies entre les organismes concernés
de la CAM et de la CAG.
Si l’espace de travail envisagé ne figure pas dans les publications aéronautiques (AIP
France, AIP SUP ou NOTAM), les coordinations préalables sont effectuées entre
l’organisme CAM embarqué ou aéroporté devant contrôler les vols et les organismes de
la circulation aérienne concernés (CDC, CMCC, CRNA, CCMAR, …) ou tout autre
organisme assurant le contrôle opérationnel ;
b) les aéronefs évoluant en CAM T se soumettent aux règles définies dans la partie 5 de
229
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 16
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Les aéronefs peuvent effectuer tous les types de vol CAM dans les zones dangereuses d’entraînement
en Atlantique et en Méditerranée publiées par la voie de l’information aéronautique, conformément
aux dispositions particulières applicables à ces zones.
Les aéronefs en CAM doivent respecter les obligations mentionnées au chapitre 4.1 de la présente
annexe , et évoluer selon les règles de vol de la :
a) CAM V ; ou
b) CAM I, sous contrôle radar d’un organisme du contrôle de la CAM ; ou
c) CAM T.
Divers centres opérationnels nationaux et interalliés coordonnent en partie l’occupation conjointe de
cet espace aérien maritime au profit des différents régimes de vol de la circulation aérienne militaire
(aéronefs de patrouille maritime, dispositifs d’aviation embarquée...).
Lorsque les activités de la CAM présentent un risque de conflit, pour les autres usagers aériens et
notamment les aéronefs en CAG, elles sont coordonnées selon des procédures générales en vigueur
applicables au plan national.
Si la mission le permet, une information sur les activités aériennes est fournie dans la mesure du
possible avec un préavis de deux jours aux organismes étrangers compétents en matière de circulation
aérienne.
Ces activités aéro-maritimes doivent, dans la mesure du possible, être organisées en fonction de la
densité connue (routes aériennes, espaces aériens…) ou prévisible du trafic aérien en CAG.
Des services de la circulation aérienne peuvent être fournis par l’organisme compétent de la CAM
(embarqué ou aéroporté) avec l’aide du radar ou par l’organisme gestionnaire de l’espace aérien.
b) ces vols sont coordonnés en temps réel entre l’organisme assurant le contrôle des aéronefs
en vol CAM aux instruments et l’organisme de la circulation aérienne gestionnaire de
l’espace concerné. Si l’organisme chargé du contrôle de la CAM est un dispositif de
contrôle embarqué ou aéroporté, à moins que celui-ci dispose des moyens adéquats pour
assurer cette coordination, le relais est assuré par un organisme de la circulation aérienne
à terre (CCMAR, CDC, CMCC, CCER) ;
c) les modalités de cette coordination peuvent être régies par la mise en œuvre de protocoles
avec les organismes du contrôle de la circulation aérienne concernés ;
d) le service du contrôle est fourni avec l’aide du radar ou moyen équivalent par l’organisme
du contrôle de la CAM. Des procédures particulières peuvent être établies entre les
organismes de la circulation aérienne concernés pour pallier une éventuelle panne radio
et/ou radar.
Hormis les aéronefs en provenance ou à destination d’un navire de guerre ou pour des raisons
opérationnelles, les aéronefs évoluant en CAM s’attachent, à ne pas évoluer dans les volumes tactiques
définis ci-après, sauf dans les cas suivants :
a) coordination préalable avec le commandant opérationnel de la zone maritime d’exercices ;
b) coordination avec l’organisme de la circulation aérienne militaire chargé de fournir des
services de la CAM ou d’assurer la coordination des activités aéromaritimes dans
l’espace considéré (CCMAR notamment), s’il existe3 ;
c) coordination et contact radio avec le navire de guerre.
Les volumes tactiques associés aux différents navires de guerre porteurs d’aéronefs ont la forme d’un
cylindre de (x) NM de rayon centré sur le bâtiment et sont définis comme suit :
Ces dispositions sont applicables en tous lieux, au-dessus des navires de guerre français. Il est
cependant recommandé de les respecter au-dessus des navires de guerre étrangers présentant les
mêmes caractéristiques. Dans tous les cas, il est préférable d’établir un contact radio avec le bâtiment
de guerre lorsque l’on initie un survol à proximité de son volume de protection.
Les volumes ainsi définis ne sont pas des espaces privatifs réservés à l’usage exclusif des navires,
mais une facilité d’usage concédée pour la mise en œuvre de leurs moyens aériens. Ils ne peuvent pas
se substituer aux espaces aériens réglementairement établis et publiés par la voie de l’information
aéronautique. Ils ne sont pas opposables aux aéronefs non soumis aux règles de la CAM.
2
Les aéronefs évoluant en CAM T en dehors d’un espace aérien réservé peuvent voler jusqu’au plafond de la LTA (plancher de l’UTA).
S’ils sont sous le contrôle d’un organisme de la CAM équipé d’un radar, ils peuvent alors évoluer sans limitation de niveau en UTA.
3
Cet organisme peut fournir des renseignements concernant la position des navires aux aéronefs en vol.
232
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 16
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
A l’intérieur des eaux territoriales françaises, lorsque ces volumes interfèrent avec un espace aérien de
classe A à D ou une zone P, D ou R dûment établi(e) et porté(e) à la connaissance des usagers par la
voie de l’information aéronautique, tout vol effectué à l’intérieur de ces volumes à partir du bord est
coordonné avec l’organisme gestionnaire de l’espace aérien ou de la zone considéré(e).
En haute mer, les aéronefs opérant à partir du bord appliquent les dispositions des § 16.2.2 et 16.2.3.
16.5 DISPOSITIONS APPLICABLES PAR LES VOLS CAM POUR TOUT SURVOL
DE TOUT AUTRE NAVIRE
Afin de ménager la sécurité de la navigation maritime, en et hors eaux territoriales, le survol en CAM
de tout navire est déconseillé à moins de 2 NM et de 500 pieds d’altitude (150 mètres).
Cette limitation ne s’applique pas aux aéronefs mandatés :
a) pour opérer une mission de surveillance ou d’assistance au profit de ces navires ;
b) pour exécuter une mission de surveillance des pollutions maritimes ou des trafics illicites ;
c) pour traiter les situations d’infractions définies par la convention sur le droit de la mer
(piratage, terrorisme...).
233
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 17
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
CHAPITRE 17
17.1 PREAMBULE
17.1.1 Généralités
Les vols « d’essais, de réception ou à caractère technique » ne sont assimilables ni à des vols
d’entraînement, ni à des vols de transport. Ils sont définis dans l’annexe de l’arrêté relatif aux règles et
aux services de la CAM (RCAM.0005).
Ils sont exécutés, dans le cadre du référentiel réglementaire et communautaire de la CAM
(RCAM/SCAM/PCAM), et peuvent faire l’objet de « procédures spécifiques de la CER » prévues par
l’article D131-4 du code de l’aviation civile, lorsque les dispositions communes ne sont pas
suffisantes. Ces « procédures spécifiques de la CER » sont fixées par le directeur de DGA Essais en
vol, et exécutées sous sa responsabilité.
Lorsque pour des raisons techniques, ces vols ne peuvent bénéficier des services de la CAG ou des
services de la CAM rendus par les prestataires défense de la CAM, ils sont contrôlés par les centres de
contrôle d’essais et de réception (CCER) mis en œuvre par DGA Essais en vol, avec les spécificités
détaillées ci-dessous.
17.1.3 Spécificités
L’utilisation d’un aéronef en CAG comme plastron n’est autorisée qu’après accord du
contrôleur en charge du vol CAG et du commandant de bord de l’aéronef concerné, selon
des directives élaborées par le directeur de DGA/Essais en Vol.
17.2 MODALITES D’APPLICATION DES REGLES DE VOL CAM POUR LES VOLS
« D’ESSAIS, DE RECEPTION OU A CARACTERE TECHNIQUE »
Les vols « d’essais, de réception ou à caractère technique » peuvent être réalisés en CAM I, CAM V
ou CAM T. Les conditions météorologiques relatives à ces types de vol sont respectées.
Les altitudes minimales de vol et les vitesses utilisées sont conformes à la règle générale. Les besoins
particuliers font l’objet de dérogations accordées par le directeur de DGA/Essais en Vol,
conformément au code de l’aviation civile.
Les niveaux de vol prévus par la règle générale sont souvent inadaptés aux vols « d’essais, de
réception ou à caractère technique ». L’utilisation de niveaux de vol conformes aux besoins des essais
est négociée au travers des étapes de la gestion de niveau 1, 2 ou 3.
Le pilote doit afficher en permanence dès le décollage les modes et codes, selon les prescriptions des
organismes de la circulation aérienne.
En cas de panne du transpondeur, si la panne intervient :
a) avant le décollage, la mission est reportée ;
235
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 17
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
b) au cours du vol, la mission est poursuivie selon les procédures particulières définies pour
chacun des organismes de la CER.
Les aéronefs d’une même formation appliquent les dispositions particulières définies lors du briefing
préparatoire au vol.
Certains vols qui nécessitent une coopération des organismes de la circulation aérienne générale
utilisent des codes particuliers visualisables par ces derniers, définis dans les protocoles ou lettres
d’accord avec ces organismes.
Toutefois, certains vols « d’essais, de réception ou à caractère technique » peuvent imposer de ne pas
afficher de code transpondeur. Ces vols sont prioritairement intégrés dans des espaces aériens réservés
et font l’objet de dispositions particulières négociées avec les organismes de la circulation aérienne
concernés.
Au cours de certaines phases de vol, l’exécution de manœuvres peut n’être possible qu’après un délai
plus ou moins long nécessaire à l’équipage pour se mettre dans une configuration qui permet
l’exécution de ces manœuvres.
Ces phases de vol à manœuvrabilité réduite ou nulle et leurs durées prévues sont clairement indiquées
dans le profil de vol et confirmées par l’équipage aux organismes de la CER concernés.
Pour la réalisation de ces vols, l’utilisation d’une structure d’espace temporairement réservée est
privilégiée. En cas d’impossibilité, après coordination préalable avec les organismes de la circulation
aérienne voisins, l’utilisation d’un code visualisable et l’information en temps réel des organismes de
la circulation aérienne voisins sont systématiques.
Cette information en temps réel n’exonère pas le CCER de l’obligation réglementaire d’assurer la
séparation avec les trafics CAG et CAM potentiellement conflictuels.
Les aéronefs des vols « d’essais, de réception ou à caractère technique » peuvent voler en formation
conformément aux conditions définies au RCAM.3135 de l’annexe de l’arrêté relatif aux règles et aux
services de la CAM.
La réalisation de certains vols particuliers (photo, turbulence de sillage...), est soumise à l’approbation
de DGA/Essais en Vol. Les procédures d’exécution sont définies dans les « procédures spécifiques de
la CER ».
[Link] Espace aérien situé au-dessus du territoire national et des eaux territoriales
Sauf pour des motifs d’ordre opérationnel ou technique, les pénétrations des vols «
d’essais, de réception ou à caractère technique » dans ces espaces sont soumises aux
dispositions suivantes :
a) vols « d’essais, de réception ou à caractère technique » en CAM I :
1) dans la mesure du possible, ces vols sont coordonnés entre organismes de la
circulation aérienne avant le départ ;
2) ces vols sont coordonnés en temps réel entre l’organisme CER assurant le contrôle des
aéronefs en vol « d’essais, de réception ou à caractère technique » en CAM aux
236
Règlementation de la Circulation Aérienne Militaire Chapitre 17
Procédures de la CAM 01 novembre 2016
Par ailleurs, le contrôleur CER, intégré dans une équipe d’essais, peut être conduit à exploiter des
informations sur le déroulement du vol, échangées entre l’équipage et le sol, sur une fréquence
spécifique.