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Amélioration de l'eau potable à Tsiroanomandidy

Le mémoire de fin d'études de Santatriniaina Christella Randriamanatena, soutenu en 2023, traite des améliorations nécessaires pour l'alimentation en eau potable à Tsiroanomandidy, Madagascar. Il souligne les défis d'accès à l'eau potable dans le pays, en particulier en milieu rural, et propose des solutions techniques pour optimiser le réseau de distribution d'eau. Le document est structuré en trois chapitres, abordant le contexte de la zone d'étude, les aspects techniques de l'alimentation en eau, et les résultats de l'étude.

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Amélioration de l'eau potable à Tsiroanomandidy

Le mémoire de fin d'études de Santatriniaina Christella Randriamanatena, soutenu en 2023, traite des améliorations nécessaires pour l'alimentation en eau potable à Tsiroanomandidy, Madagascar. Il souligne les défis d'accès à l'eau potable dans le pays, en particulier en milieu rural, et propose des solutions techniques pour optimiser le réseau de distribution d'eau. Le document est structuré en trois chapitres, abordant le contexte de la zone d'étude, les aspects techniques de l'alimentation en eau, et les résultats de l'étude.

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N° d’inscription : Année universitaire : 2022-2023

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Fitiavana – Tanindrazana –Fandrosoana
-------------------------------------
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
-------------------------------------
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
-------------------------------------
ECOLE SUPERIEURE POLTECHNIQUE D’ANTANANARIVO

Domaine : Sciences de l’Ingénieur


Mention : HYDRAULIQUE

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES EN VUE DE L’OBTENTION

DU DIPLOME DE LICENCE EN HYDRAULIQUE

Titre : Contributions à l’amélioration de l’alimentation en eau potable au


niveau de l’ouvrage d’adduction d’eau potable par gravitaire dans la ville de
Tsiroanomandidy

Par : RANDRIAMANATENA Santatriniaina christella


N° d’inscription : Année universitaire : 2022-2023

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Fitiavana – Tanindrazana –Fandrosoana
-------------------------------------
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
-------------------------------------
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
-------------------------------------
ECOLE SUPERIEURE POLTECHNIQUE D’ANTANANARIVO

Domaine : Sciences de l’Ingénieur


Mention : HYDRAULIQUE

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES EN VUE DE L’OBTENTION

DU DIPLOME DE LICENCE EN HYDRAULIQUE

Titre : Contributions à l’amélioration de l’alimentation en eau potable au niveau


de l’ouvrage d’adduction d’eau potable par gravitaire dans la ville de
Tsiroanomandidy

Par : RANDRIAMANATENA Santatriniaina Christella

Soutenu le 26 octobre 2023, devant les Membres du Jury composés de :


Président de Jury : Monsieur RANDRIANARIVONY Charles
Examinateur : Monsieur RANDRIANASOLO David
Encadreur pédagogique : Monsieur RANDRIAMAHERISOA Alain
3
REMERCIEMENTS

Je tiens, en premier lieu, à rendre la grâce à Dieu Tout Puissant de m’avoir donné le courage, la
volonté et la santé durant mes années d’étude au sein de l’Ecole Supérieure Polytechnique
d’Antananarivo ainsi que la force durant la réalisation de ce mémoire.

Ce mémoire est le fruit des trois années d’études à l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo,
qui n’a pu être réalisé sans l’aide et la contribution de plusieurs personnes, dont j’adresse mes
profonds remerciements, notamment à :

➢ Monsieur RAKOTOSAONA Rijalalaina, Directeur de l’Ecole Supérieure Polytechnique

d’Antananarivo, qui m’a permis de suivre la formation licence professionnel au sein de la

mention Hydraulique ;

➢ Monsieur RANDRIAMAHERISOA Alain, Chef de la mention hydraulique et Enseignant

chercheur à l’ESPA, qui est aussi mon encadreur pédagogique, pour avoir partagé ses

connaissances et ses expériences ;

➢ Monsieur RANDRIANASOLO David, d’avoir accepté de faire partie des membres du jury

en tant qu’examinateur de ce mémoire ;

➢ Monsieur RANDRIANARIVONY Charles, pour avoir accepté de faire partie des

membres du jury en tant que président de jury de ce mémoire ;

➢ Tous les enseignants et les personnels de l’Ecole Supérieur Polytechnique d’Antananarivo

qui ont supporté le supplice de m’avoir comme étudiante pendant ces trois années d’étude ;

➢ Tous les responsables techniques et tous les personnels de la société de JIRAMA pour leurs

collaborations en donnant des données approprier à mon mémoire et leurs accueil

chaleureux

➢ Monsieur RAKOTOIARISOA Zafiarinjatovo, pour avoir accepté d’être mon encadreur

professionnel et surtout d’avoir partagé ses connaissances, et ses expériences ;

➢ A tous mes collègues et mes amis

i
Enfin, mes sincères remerciement s’adressent également à ma famille, qui m’a soutenue
moralement et financièrement, pendant l’élaboration de mon mémoire.

Je vous remercie à tous !

SOMMAIRE

INTRODUCTION

CHAP I : CONTEXTE GENERALE DE LA ZONE D’ETUDE

CHAP II : LE DEROULEMENT ET ETUDE TECHNIQUE DEL’ALIMENTATION,

D’AMENAGEMENT EN EAU DE LA ZONE D’ETUDE

CHAP III : RESULTAT ET INTERPRETATION

CONCLUSION

ii
LISTE DES ABREVIATIONS

AEPF : Adduction d’Eau Potable Forage

AEPG : Adduction d’Eau Potable Gravitaire

AEP : Adduction d’Eau Potable

BF : Borne Fontaine

BFC : Borne Fontaine Communautaire

BT : Le besoin en eau total

CBF : La consommation moyenne journalière de chaque habitant

CIS : La consommation moyenne journalière de chaque élève

CSBI : Centre de Santé de Base Niveau I

CREAM : Centre de Recherches, d’études et d’appui à l’analyse économique à Madagascar

DN : Diamètre Nominal

DEXO : Département d’exploitation en eau

DQO : Département de qualité de l’eau

DREAH : Direction Régionale de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène

ESPA : Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo

ETP : Evapotranspiration

ETR : Evapotranspiration Réelle

FJKM : Fiangonan’i Jesoa Kristy eto Madagascar

FLM : Fiangonana Loterana Malagasy

IDH : Indicateur de Développement Humain

INSTAT : Institut National de la Statistique

JIRAMA : Jiro sy Rano Malagasy

Min : minimale

Max : maximale
iii
NTU : Nephelometric Turbidity Unit

ONG : Organisation Non-Gouvernementale

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

PVC : Poly Vinyle Chloride

PBF : Le nombre d’habitants à l’horizon du projet

PIS : Le nombre d’élèves à l’horizon du projet

LISTE DES UNITES

(mm) : millimètre

(m) : mètre

Km : kilomètre

L/s : litre par seconde

(mg) : milligramme

Ha : hectare

°C : dégrée Celsius

LISTE DES FIGURES

Figure 1:Vue satellitaire de la ville de Tsiroanomandidy .................................................................... 3


Figure 2 :Localisation de la ville de Tsiroanomandidy........................................................................ 4
Figure 3 :Météo mensuelle pour Tsiroanomandidy ............................................................................. 5
Figure 4 :Ressources hydrographiques de la zone ............................................................................... 7
Figure 5 :Type de réseau de distribution. ........................................................................................... 16
Figure 6 :Point de captage .................................................................................................................. 21
Figure 7:Modèle de salle des vannes et machine de type dure .......................................................... 22

iv
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1:Les 16 fokontany de la ville ................................................................................................ 2


Tableau 2:Caractéristiques du climat de la zone d’étude. .................................................................... 6
Tableau 3:Répartition par classe d’âge de la population de Tsiroanomandidy ................................... 8
Tableau 4:Répartition de la population par secteur d'activité .............................................................. 8
Tableau 5:Présentation de nombre d'établissement d'éducations ......................................................... 9
Tableau 6:Projection du nombre de la population de la ville de Tsiroanomadidy ............................ 16
Tableau 7:Projection du nombre d’élèves sur 15 ans ........................................................................ 17
Tableau 8:Répartition des utilisateurs d’eau ...................................................................................... 17
Tableau 9:Répartition des besoins en eau suivant la localité. ............................................................ 18
Tableau 10:Les pourcentages de la consommation journalière ......................................................... 19
Tableau 11:Statistiques des éléments physico-chimiques des eaux des 3 sources venant d’Ambohiby
............................................................................................................................................................ 25
Tableau 12:Statistiques des éléments physico-chimiques (ions majeurs) des eaux de trois sources
d'Ambohiby (15 échantillons). ........................................................................................................... 25
Tableau 13:Contrôle qualité de l’eau sur réseaux de distribution ...................................................... 26
Tableau 17:Quartiers en souffrance de l’eau potable......................................................................... 26
Tableau 14:Les conduites d'eau traitée .............................................................................................. 27

v
INTRODUCTION

L’eau constitue un élément vital dans notre vie. Selon l’OMS, un individu a besoin d’eau au moins
30 L/j, en effet ce besoin est loin d’être satisfait dans tous les pays du monde. On sait que l’absence
d’accès à l’eau potable est l’un des freins au développement.

Offrir de l’eau potable aux citoyens constitue l’un des principaux défis auxquels sont confrontés les
gouvernements Africains.

Pour Madagascar, le taux de desserte en eau est encore très faible, surtout en milieu rural. Cette
situation classe Madagascar parmi les pays les plus pauvres. Au niveau mondial, Madagascar se
trouve au 151ème rang sur 187 pays en termes d’IDH. (ONU, 2012)

Les enquêtes de l’INSTAT en 2013 montrent que 27,7 % de la population Malagasy ont un accès à
l’eau Potable améliorée. Ce taux est plus élevé en milieu urbain (77,4 %) qu’en milieu rural (17,7 %).
Madagascar est une île riche en ressources naturelles telle que l’eau, mais la plupart de ses régions
ont des difficultés pour l’accès à l’eau potable. Un enfant ou une mère de famille dépense 45 min
pour chercher 15L d’eau non traitée pour subvenir aux besoins quotidiens de la famille. Elle peut être
source de maladie vue son lien étroit avec la sante. En plus, des maladies d’origine hydrique y sont
fréquentes à cause de la qualité de l’eau. Pourtant, les ressources en eau y sont encore abondantes. Ce
problème d’accès à l’eau potable se présente sous différentes formes comme le manque de gestions
des infrastructures ou le manque d’entretien des ouvrages.

Face à ce problème, nous avions eu l’idée de faire une étude de l’amélioration d’une alimentation en
eau dans la ville de Tsiroanomandidy. D’où l’intitulée de ce présent mémoire « Contributions à
l’amélioration de l’alimentation en eau potable au niveau de l’ouvrage d’adduction d’eau potable par
gravitaire dans la ville de Tsiroanomandidy. »

Durant cette étude, une question sérieuse s’est posée : la conduite de réseau de distribution est-elle
la cause de l’insatisfaction de l’alimentation en eau potable ? Est-elle aussi l’origine de la
contamination de l’eau ?

Des moyens hydrauliques et d’assainissement sont possibles et réalisables pour restituer une nouvelle
vie dans la commune tout entiers. Le présent mémoire comporte trois grands chapitres : le premier
chapitre développe le contexte général de la zone d’étude, le deuxième est consacré aux, Généralités
sur l’alimentation et l’aménagement en eau de la zone d’étude, et, le troisième chapitre expose les
résultats et interprétations.

1
CHAP I : CONTEXTE GENERALE DE LA ZONE D’ETUDE

I.1 PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE

I.1.1 Situation géographique

Tsiroanomandidy est un district situé dans la partie ouest de la province d’Antananarivo dans la région
de Bongolava. Il est constitué de 18 Communes et 212 Fokontany (CREAM, 2013).A l’origine, la
ville fut bâtie au sommet du plateau autour de la forêt, d’une superficie de quelques 300 ha s’incline
légèrement selon une direction nord, nord-ouest. Qui est peuplée par des migrants dont la plupart sont
des M erina, Betsileo, Bara, Antandroy, Mahafaly, Sakalava, Korao, Antemoro. En 2023, le nombre
de population est d’environ dans les 372 737 habitants. Elle s’agrandit de plus en plus, l’habitat se
réunit le long des rues, avec des poches de concentration là où l’espace est inoccupé.

Les liaisons et les relations de la ville sont assurées par deux routes permanentes goudronnées, la
RN1 prolongée par la RN1 bis. Les routes non classées se trouvent dans toutes les fokontany et qui
sont des routes pavées ou pistes utilisées par les fokonolona ou par les usagers eux-mêmes.
(HARINAVALONA, 2018)

A l’heure actuelle, le plan de la ville prend un aspect étoilé du fait de son extension :

➢ A l’Ouest vers Mangarivotra et Amparikambana ;

➢ Au Sud suivant la RN1 bis vers Amboasarikely et Ambohitsoa ;

➢ Au Nord vers Andrefanigara ;

➢ A l’Est vers Androtra suivant la RN1.

Tableau 1 : Les 16 fokontany de la ville


Anosivola Amparikambana Atsimotsena Andrefanigara
Ankadinakanga Amboasarikely Androtra Ampahiribe
Mangarivotra Tsaralalana Avaratsena Tsiroanomandidy Atsimo
Tsarahonenana Saonafindra Soamahamanina Ambohitsoa

Source : auteur
Les coordonnées géographiques sont -18,770° de latitude Sud, 46,047° de longitude Est et 862 m
d'altitude.

2
Figure 1: Vue satellitaire de la ville de Tsiroanomandidy
Source : (Google)

3
Figure 2 : Localisation de la ville de Tsiroanomandidy
Source : (HARINAVALONA, 2018)
Numérotation Fokontany :

1-Anosivola 2-Mangarivotra 3-Amparikambana 4-Tsaralalana 5-Atsimotsena 6-Avaratsena 7-Andrefanigara 8-


Tsiroanomandidy Atsimo 9-Ankadinakanga 10-Tsarahonenana 11-Amboasarikely 12-Saonafindra 13-Androtra 14-
Soamahamanina 15-Ampahiribe 16-Ambohitsoa.

4
I.1.2 Données climatiques

La haute Terre centrale de Madagascar comporte deux saisons dont la saison chaude en été (mois de
novembre à avril), qui est aussi la saison des pluies, et la seconde saison fraîche correspond à l’hiver,
du mois de mai à octobre. Dans la ville, la saison pluvieuse est très chaude, lourde, la saison sèche
est froide. Au cours de l’année, la température varie généralement de 11°C à 33°C et rarement
inférieure à 9°C ou supérieure à 37°C avec une pluviométrie moyenne annuelle de 1632mm
(Madagascar, 2013). Les précipitations annuelles ne présentent pas de grande différence sur les
statistiques de 20 ou 30 ans. La répartition dans l'année comporte parfois des mois secs trop longs au
début de la saison de récolte (ONU, 2008). Les ressources en eau sont disponibles pendant toute
l’année, mais leur débit dépend généralement de la précipitation ; il est faible durant la période
hivernale mais pérenne et a pu satisfaire les besoins en eau de la population locale jusqu’à présent.
La qualité de l’eau aussi varie en fonction de la saison (MAEP, 2013).

Figure 3 : Météo mensuelle pour Tsiroanomandidy


Source : (MADAGASCAR, 2023)

5
Tableau 2 : Caractéristiques du climat de la zone d’étude.

J F M A M J J A S O N D Total ou
moyenne
T° Moyenne 23,8 23,7 23,6 23,0 21,2 19,3 19,0 20,1 21,9 23,7 23,9 24,0 22,2
ETP 99,2 86,1 91,6 78,5 63,3 49,1 51,3 56,6 71,7 93,9 97,8 103,2 942,3
Précipitation 380,0 336,0 264,0 83,0 12,0 6,0 6,0 8,0 21,0 62,0 157,0 297,0 1 632,0
ETR 99,2 86,1 91,6 78,5 53,0 27,0 20,0 18,0 26,0 65,0 97,8 103,2 765,4
Source : (2013)
Avec :

▪ T° moyenne : La Température moyenne,

▪ Evapotransp. Pot, ETP : L’Evapotranspiration Potentielle en (mm),

▪ ETR : L’Evapotranspiration Réelle en (mm),

I.1.3 Reliefs, topographies et paysages

La géomorphologie générale de la région est marquée par des surfaces d'aplanissement résultant de
l'altération profonde des migmatites ou des gneiss d'âge précambrien. Ceux-ci se trouvent sur des
vastes étendues, découpés en croupes de largeur variant entre 150[m] et plus de 900[m] selon le degré
d'érosion régressive des cours d'eau. Partout s'étend de large étendue de plateau succédé par des
vallons et des thalwegs bien hiérarchisés. Au sommet du relief, on trouve des sols ferralitiques
rajeunis.

Sur les versants, suivant la vigueur de la pente et l'intensité des feux de brousse, sont fréquents les
glissements de terrains, aboutissant à la formation de « lavaka » qui évoluent de manière régressive
jusqu'à ce qu'ils soient stabilisés. Sur les bas-fonds, le relief est composé avec une altitude moyenne
de 800[m]. Topographiquement, la zone possède une altitude moyenne de l’ordre de 900[m], avec un
pic qui peut atteindre les 1500[m]. (RAKOTOARISON, 2014)

I.1.4 Contexte hydrographique et hydrogéologique

Une importante partie des principaux fleuves de Madagascar traverse la région de Bongolava, entre
autres :

▪ La Mahajilo et ses affluents dont la Mania, la Kitsamby, la Sakay qui traverse la commune
d'Ankadinondry Sakay, limite orientale de la sous-préfecture de Tsiroanomandidy.

▪ La Manambolo et ses affluents qui prennent sa source dans la chaîne de l'ANKAROKA vers
1250 m d'altitude à environ 25 km au nord-est de Tsiroanomandidy.

6
▪ Le Kiranomena qui prend sa source à Firavahana et traverse Fenoarivobe. Le Sandrozo
traverse Kiranomena et Tsinjoarivo et se jette dans le Manambolo.

La région fait partie de la zone du socle cristallin à nappe de fissuration. Au-dessus du socle sain, en
zone de transition avec l’horizon d’altération, il existe un passage appelé « zone de fissuration du
socle ». Cette partie est aussi un aquifère très important pouvant fournir des débits intéressants. La
nappe de fissuration dispose d’une perméabilité de fissure qui est plus élevée que celle de la nappe
d’altération.

Figure 4 : Ressources hydrographiques de la zone


Source : (RAKOTOARISON, 2014)

7
I.1.5 Contexte socio – économiques

a) Population :

Sa population a connu une double croissance due d’une part à l’accroissement naturel et d’autre part
à l’importance de l’arrivée des migrants. Cela indique que le dynamisme de la population varie entre
1,4 à 460,9 habitants à l’hectare selon le fokontany.

Tableau 3 : Répartition par classe d’âge de la population de Tsiroanomandidy


Age 0 à 14ans 15 à 29ans 30 à 44ans 45 à 59ans 60 ans de+
Sexe Masculin Féminin Masculin Féminin Masculin Féminin Masculin Féminin Masculin Féminin

Nombre 74 909 73 410 53 969 53 878 32 795 32 987 18 279 18 938 9 339 10 779

Source : (OMS, 2023)

D’après ce recensement, la District de Tsiroanomandidy compterait environ 1 244 310 habitants en


2025. Le taux d’accroissement est environ 3,5% et le nombre d’habitant évolue chaque année.

b) Activités économiques

Le district de Tsiroanomandidy est à disposition agro-pastorale. Plus de 80% de la population active


travaille dans le secteur primaire. C'est à dire que l'agriculture est l'activité principale de la population.

Tableau 4 : Répartition de la population par secteur d'activité

Secteur Répartition (en %)


Primaire 84
Secondaire 4
Tertiaire 12
Source : (OMEF, 2006)

L'agriculture et l'élevage sont des activités attirantes dans ce district et aussi des canaux qui ont un
rôle économique. En certitude, 88% des ménages pratiquent l'agriculture et 78% l'élevage dont le plus
connu est l'élevage bovin. Les autres activités, comme la pêche et l'artisanat, restent insignifiantes.
Pour l'agriculture, les filières qui dominent sont le riz, le manioc et le maïs.

Les autres restent des filières complémentaires comme la culture du haricot, des tomates, et de
l’arachide. Il est à remarquer que le manioc et le maïs sont des aliments complémentaires en période
de soudure.

La filière élevage, quant à elle, reste une activité secondaire pour la majorité des paysans. La plus
commode est l’élevage des bœufs (75%). Non seulement cet élevage est très favorable au climat mais
surtout très utilisé en tant que moyen de production. Parfois, les paysans traditionalistes considèrent

8
les bœufs comme signe de richesse et effectuent avec, une sorte de thésaurisation. La seconde filière
la plus pratiquée, est l’élevage de cochons (15%). Malgré le passage de la peste porcine Africaine,
cette filière reste prometteuse à Tsiroanomandidy. Mais des éleveurs pratiquent aussi l’aviculture,
malgré l’émergence de l’aviculture moderne (Poulet de chair et poule pondeuse), l’aquaculture.

L’élevage des bœufs domine à Tsiroanomandidy car ce district est le premier marché aux zébus de
Madagascar. Le bétail provient de toute la région.

Infrastructures scolaires

L’enquête menée par le CREAM en 2009 a porté sur les types d’infrastructures aux niveaux de
l’enseignement primaire, de l’enseignement secondaire existant dans la région, leur appartenance
(publique ou privée) ainsi que sur leur répartition spatiale.

Tableau 5: Présentation de nombre d'établissement d'éducations


Niveau Primaire Secondaire Lycée
Infrastructures • Mangarivotra, • Andrefany gara • Lycée public,
scolaires • Ankadinakana, • Centre • Technique
publiques • Andrefanygare
Infrastructures • Tsarahasina, • Henitsoa, • Lycée
scolaires privées • Henitsoa, • LaRuche, catholique,
• Seraphin, • Schewelle, • Lycée arcade
• Volasoa, • Lova,
• La ruche, • Cosatrie,
• Schewelle,
• Lova
• Jean de Mathas
Source : auteur

c) Sports, loisirs, culture et religions

Les habitants sont partagés entre chrétiens et non chrétiens. La religion y est très diversifiée. Pour les
Chrétiens, il existe plusieurs églises dans la grande ville :

• 1églises FJKM,
• 1 églises FLM,
• 3 églises Catholiques,
• 5 autres églises comme le « JesosyMamonjy », Adventiste et autres.

Sur le plan sportif, le football, le Basket et la natation sont les plus pratiqués. Dans la grande ville, on
trouve 3 terrains de football et 6 Terrains de basket, et 4 espaces avec piscine. De nombreuses équipes
se sont formées. La Commune organise occasionnellement des tournois.

Une autre activité pratiquée par la population est le cinéma et le Combat de Coqs (Adinakoho). La
Commune dispose plusieurs salles de Cinéma.
9
d) Télécommunications et sécurité

La totalité de la Commune est recouverte par le réseau de télécommunication mobile Telma, Orange,
Airtel La sécurité est déjà gérée par les gendarmeries et la police et aussi les pénitenciers pour laquelle
on trouve une brigade et un centre de gendarmerie, et un centre de bureau de la police. Malgré leur
présence, la sécurité est loin d’être parfaite vue les pénétrations des brigands.

Santé :

Tsiroanomandidy dispose d’un centre de santé de base de niveau I (CSBI) implanté dans le fokontany
de Tsarahonenana où travaillent des médecins publics et des sages-femmes et des étudiants stagiaires.
Il existe également des centres de santé privé.

I.2 PRESENTATION DE LA JIRAMA

I.2.1Historiqe

La JIRAMA est la compagnie nationale d’eau et d’électricité de Madagascar. Créée le 17 octobre


1975, elle résulte de la fusion de deux sociétés qui exerçaient des activités similaires alors : la Sociétés
Malagasy des Eaux et Electricité (SMEE) et la Société des Energies de Madagascar (SEM). Depuis
1999 et la libéralisation du secteur de l’électricité, la Jirama n’est plus seule dans la production
électrique. Elle conserve toutefois le monopole du transport et la distribution et est appelée à rester le
relais de l’Etat Malagasy dans la mise en place des infrastructures électriques du pays. La Jirama,
dont le capital est d’environ 17,53 milliards d’Ariary est détenue entièrement par l’Etat Malagasy
tout en étant régie par le droit commun des société anonymes.

I.2.2 Les différents sites d’implantation de la JIRAMA à MADAGASCAR

La JIRAMA transporte et distribue l’électricité à Madagascar en même temps qu’elle assure


l’alimentation en eau potable et industrielle à travers les pays. Elle assure ainsi la quasi- totalité du
service public d’eau et d’électricité avec près de 570 000 abonnés dont, 114 localités pour l’électricité
et près de 194 000 abonnés avec 65 centres pour l’eau. (JIRAMA, 2019)

I.2.3 Organisation

La Jirama est une société anonyme de droit commun détenue entièrement par l’Etat Malagasy. Elle
est dirigée par un conseil d’administration auquel répond le Directeur Général. Il est nommé par le
Ministère chargé de l’énergie. Le Conseil d’administration est composé des représentants de l’Etat
notamment des ministères de tutelle – et des représentants des employés. L’organisation de la Jirama
reflète ses deux grandes activités que sont l’eau et l’électricité. L’entreprise déploie aussi
parallèlement une organisation géographique faite de directions interrégionales dans chacune des six
provinces de Madagascar.

10
11
CHAP II : GENERALITES SUR L’ALIMENTATION, L’AMENAGEMENT EN EAU DE
LA ZONE D’ETUDE

II.1 LE RESEAU D’EAU POTABLE

Le réseau d’Eau Potable est constitué du transport de l’eau depuis la zone de captage jusqu’à
proximité de la zone d’utilisation. Pour cela, il est essentiel de savoir les 6 étapes standards dont : le
captage, le traitement, l’adduction, l’accumulation ou réservoir et la distribution.

II.1.1 Adduction et eau potable

L’adduction d’eau potable est le processus de distribution d’eau potable depuis une source
d’approvisionnement, telle qu’un puits, un réservoir ou une usine de traitement de l’eau, vers les
utilisateurs finaux.

L’eau potable est de l’eau qui est sûre à boire et qui répond aux normes de qualité définies. Elle ne
contient pas de contaminants nocifs à des niveaux susceptibles de causer des problèmes de santé. Il
Elle est généralement traitée pour éliminer les impuretés, les bactéries, les virus, les produits
chimiques et autres polluants, afin de la rendre propre et sécuritaire pour la consommation humaine.

Il y a trois sortes d’adduction d’eau potable :

• Adduction d’Eau Potable par Forage (AEPF),


• Adduction d’Eau Potable par pompage (AEPP),
• Adduction d’Eau Potable par Gravitaire ou (AEPG),

II.1.2Traitement

Le traitement s’agit de la mise en œuvre de tous les moyens disponibles pour transformer de l’eau
brute en eau potable avec toutes les actions de suivi correspondant à chaque moyen et phase de
traitement dont le but est de produire de l’eau potable conforme aux normes en vigueur.

Le principe consiste à éliminer les matières indésirables et les germes pathogènes contenues dans
l’eau brute selon les procédés applicables en une ou plusieurs étapes de traitement jusqu’à l’obtention
d’eau traitée potable par injection d’un ou plusieurs produits chimiques dans une conduite et avant
l’entrée dans un des différents ouvrages en général selon le type d’eau à traiter.

12
Il y a deux sortes de traitement :

• Le traitement simple :
C’est un traitement ne comportant que la désinfection de l’eau brute de bonne qualité physico-
chimique ou d’une eau brute moins chargée, qui ne nécessite qu’une filtration avant la désinfection.

• Traitement complet : Traitement d’eau brute de moyenne et mauvaise qualité physico-


chimique par l’utilisation d’un ou plusieurs ingrédients dans des ouvrages spécifiques comme
le décanteur et les filtres avant la désinfection (cas des eaux de surface et eaux ferrugineuses).
On distingue les différents processus de traitement de l’eau brute, dont :

• Le Dégrillage
L’eau est d'abord filtrée à travers une grille afin d'arrêter les plus gros déchets, puis elle passe dans
des tamis à mailles fines retenant des déchets plus petits.

• La Pré chloration
C’est un procédé de prétraitement utilisé dans le cas où l’eau est chargée en matière organique. Elle
s’effectue avant le nettoyage, pour permettre au chlore d’agir à temps et de décomposer les matières
organiques afin de secourir leur décomposition dans les décanteurs. La Pré chloration permet aussi
d’oxyder les corps existants dans l’eau tels que les ions ferreux manganeux, les nitrites ou nitrates,
les matières organiques et les microorganismes (algues, plancton et bactéries) qui sont minutieuses
de se développer dans les différents ouvrages de traitement.

• Le Débourbage
Le débourbage est une opération qui précède la clarification des eaux de surface particulièrement
chargées. Il constitue en une pré-décantation dont le but est d’éliminer la majorité des matières en
suspension de l’eau brute et d’en assurer l’évacuation sous forme de boues concentrées. Cette étape
est nécessaire lorsque les MES dans l’eau brute dépassent 2g/L pour éviter le risque de boucher le
décanteur par le volume abusif de boue apportée par l’eau brute.

• La Décantation
La décantation est un traitement nécessaire pour l’obtention d’une eau de bonne qualité. Ce
phénomène est assuré par voie physique, il s’opère par effet de gravité. La sédimentation permet la
disqualification des matières en suspension présentes dans l’eau brute et celles formées par l’étape de
coagulation floculation. Ceci provoque le dépôt des molécules en suspension et la formation des
boues au fond du bassin.

• La Filtration
Ce processus permet de retenir les particules en suspension dans l’eau, que celles-ci existent dans
l’eau brute ou formées lors des étapes préalables de traitement (coagulation floculation). La filtration
13
consiste à retenir les matières en suspension à la surface et dans les pores du lit filtrant durant le
passage de l’eau à travers. L’objectif de la filtration ne se limite pas à la rétention de MES, mais
participe également à plusieurs tâches au sein de la chaîne de traitement en fonction des
caractéristiques du matériau filtrant utilisé et les conditions de mise en œuvre. L’efficacité de la
filtration se contrôle classiquement par des mesures de turbidité sur l’eau filtrée, on peut aujourd’hui
intégrer le comptage de particules.

• La Désinfection
La désinfection est une étape essentielle de la filière de traitement. Elle assure la désactivation des
germes pathogènes et des virus dans l’eau. La bonne qualité bactériologique des eaux distribuées est
le critère principal de la notion de potabilité d’une eau. La stérilisation consiste à ajouter une dose de
chlore ou de l’eau de javel à l’eau filtrée, avant l’alimentation des réservoirs de stockage. Ceci permet
la destruction des germes pathogènes et de fournir un taux de stérilisant libre pour garantir une
désinfection totale de l’eau et une protection durant son stockage et son acheminement dans le réseau
de distribution.

• Le Stockage
Une station de traitement de l’eau potable doit être ordonner d’une réserve assurant un
approvisionnement de quelques heures pour éviter une pénurie en eau en cas de problèmes techniques.
Le stockage présente également un temps de contact important permettant au chlore (ou l’eau de
javel) de réagir avec l’eau.

Par ailleurs il est exigé par les normes de l’AEP que le traitement de l’eau enchaine de plusieurs
caractères :(la situation de la source, son emplacement) et la qualité de l’eau à laquelle on est exposé.
A ce propos on a pu développer dans notre cas que l’emplacement maximum de la station de
traitement est nécessaire à déterminer.

II.1.3 Réseau de distribution d’eau potable de la zone d’étude

Généralités

A partir du réservoir, l’eau potable est distribuée dans un réseau de canalisations sur lesquelles des
branchements sont piqués pour alimenter les habitants de l’agglomération.

Le réseau est considéré comme un ensemble de circuits hydrauliques véhiculant l’eau depuis le
réservoir jusqu’aux abonnés et qui peuvent comporter :

➢ Conduites,

➢ Réservoirs,

14
➢ Robinetterie et fontainerie : raccords, vannes, ventouses poteaux d’incendie, organes de
régulation et de comptage, des branchements ect.

Une conduite ou un tronçon peut assurer 3 types de service :

➢ Service d’extrémité,

➢ Services en route,

➢ Service mixte,

Structure d’un réseau

Un Réseau est un ensemble de tronçons reliés par des parent des point communs appelés nœuds.

➢ Les nœuds :

Les nœuds sont caractérisés par (débit sortant, cote du terrain naturel, cote piézométrique, Pression
au sol)

➢ Les tronçons

Un tronçon est un élément délimité par deux nœuds et qui est caractérisé par :(les nœuds aux
extrémités, la longueur, le diamètre, le coefficient de rugosité K, le débit transité, la vitesse
d’écoulement, les PDC (J Totale)

➢ Types de réseau

❖ Le réseau ramifié ou étoilé

Ce type de réseau se présente selon une structure arborescente à partir du nœud à charge fixe assurant
la mise sous pression. Pour ce type de réseau à partir d’une conduite centrale, on met en relation
plusieurs canalisations secondaires, tertiaires, etc. jusqu’à chaque compteur individuel. Un tel
système présente un grave défaut ; dans une conduite donnée, l’eau circule toujours dans le même
sens. Donc, une panne dans la conduite entraîne la perte de service pour tous les usagers situés en
aval. Cette configuration est justifiée par la dispersion des abonnées. Elle caractérise généralement la
distribution d’eau rurale.

❖ Le réseau maillé

Ce type de réseau est constitué de boucles. Le sens de l’écoulement varie fréquemment selon la
demande de certaines conduites. En effet, le nombre d’abonnés non desservis en cas de panne ou de
réparation est réduit au minimum puisque l’eau peut atteindre un même point par plusieurs chemins.
L’autre intérêt est que la vitesse d’écoulement de l’eau est rarement nulle, ce qui offre l’avantage de
maintenir la bonne qualité de l’eau distribuée.
15
Figure 5 : Type de réseau de distribution.
Source : (Benzannache, 2021)

II.2 DONNES DE BASE D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LAVILLE

II.2.1 Evaluation des besoins en eau de la population

Détermination de la tendance

La détermination de la tendance tend à évaluer le nombre de consommateur en eau en fonction de la


durée de vie du projet. Pour cette étude, le projet s’étalera sur 15 ans à partir de l’année 2023.

Ainsi, le nombre de consommateur dans La ville de Tsiroanomandidy en 2038, en tenant compte du


taux d’accroissement annuel de 3,5%, sera obtenu par la formule suivante :

P = Po (1+α) n
Avec :

P : Nombre de population à l’année n de projection ;

Po : Nombre de population de l’année de base (2023) ;

α : Taux d’accroissement annuel ;

n : Nombre d’année à venir (ici, n = 15) ;

Dans ce présent cas, le taux d’accroissement annuel est de 3,5 %.

Tableau 6: Projection du nombre de la population de la ville de Tsiroanomadidy

Année 2023 2038


Tsiroanomadidy 372 737 530 797
Source : (2023)

16
Détermination du nombre des utilisateurs

Les utilisateurs en eau pour la ville de Tsiroanomandidy se répartissent en deux.

Les utilisateurs de bornes fontaines communautaires,

Les utilisateurs dans les institutions scolaires.

• Les utilisateurs dans les bornes fontaines

Les utilisateurs dans les bornes fontaines sont au nombre de 530 797 habitants, du fait que les
utilisateurs dans les institutions scolaires font partis des utilisateurs dans les BF.

• Les utilisateurs dans les institutions scolaires

Les utilisateurs dans les institutions scolaires sont les élèves et les enseignants qui comptaient au
total 101175 en 2008, avec enseignantes, élèves. Le taux d’accroissement des élèves étant de 1,5%.
L’estimation du nombre d’élèves dans 15ans à venir, en tenant compte du taux d’accroissement, se
fera comme précédemment dans la détermination de la tendance.

Tableau 7: Projection du nombre d’élèves sur 15 ans

Année 2023 2038


TSIROANOMANDIDY 126 492 158 145

Source : (CREAM, 2013)


Tableau 8: Répartition des utilisateurs d’eau

Utilisateurs BFC Institutions scolaires


tsiroanomadidy 530 797 158 145
Source : (CREAM, 2013)
Le nombre total d’utilisateurs d’eau, pour Tsiroanomandidy sera donc de 688 942 habitants,
l’horizon d’amélioration.

II.2.2 Consommation journalière

Besoin en eau de la population

Pour Madagascar, la norme appliquée par la JIRAMA pour les bornes fontaines communautaires est
de 30[l/j/hab.] et de 60[l/j/hab.] en moyenne pour les branchements particuliers.

17
Afin de déterminer des besoins en eau, il faut connaître la consommation journalière des utilisateurs.
Une vérification du besoin spécifique en eau a été effectuée lors de la descente sur terrain. La méthode
utilisée se base sur le volume de stockage d’eau, sur rythme de remplissage journalier de quelques
foyers, et sur l’utilisation de l’eau dans les institutions scolaires.

Pour Tsiroanomandidy, la quantité d’eau consommée par chaque individu par jours est en moyenne
de 25 [l/hab./j], et de 5 [l/élèves/j] dans les institutions scolaires. Le besoin en eau total BT est obtenu
à l’aide de la formule suivante :

BT = (CBF x PBF) + (CIS x PIS)

Avec :

CBF : est la consommation moyenne journalière de chaque habitant, telle que CBF=25(l/hab. /j),

PBF est le nombre d’habitants à l’horizon du projet, tel que PBF = 530 797 (hab.),

CIS est la consommation moyenne journalière de chaque élève, telle que CIS =5(l/élève /j),

PIS est le nombre d’élèves à l’horizon du projet, tel que PIS = 158 145 (élèves).

Soit : BT = 14060650 [l/j] = 14 060,650 [m3/j] = 163,7 [l/s].

Ce besoin total en eau se répartisse comme suit :

Tableau 9: Répartition des besoins en eau suivant la localité.

Localité Nombre d'utilisateurs BF Nombre d'utilisateurs IS Besoin en eau (m3/j)

Tsiroanomadidy 530 797 158 145 14 061

Source : Institution scolaire


Le besoin total en eau pour Tsiroanomandidy est donc de 14061 [m3/j]. Ce sont ces valeurs qu’on va
utiliser dans la détermination de la capacité des réservoirs.

La répartition journalière des débits de consommation consiste à déterminer les pourcentages de la


consommation journalière en fonction des horaires de fréquentation, les habitudes et les
comportements des habitants sur le mode de puisage de l’eau.

A partir des enquêtes au niveau de la population, on a obtenu la répartition de consommation suivante

18
Tableau 10:les pourcentages de la consommation journalière

Heure 5-7h 7-10h 10-14h 14-17h 17-21h 21-5h

Pourcentage 15% 20% 30% 15% 20% 0%


Source : auteur
La consommation atteint le maximum de 30 % entre 10 à 14 heures sur une durée de 4 heures,

Le coefficient de pointe k

Le coefficient de pointe est un coefficient qui permet de déterminer réellement la consommation


journalière de la population pour le dimensionnement du réseau d’AEP. Il tient compte de toutes les
variations du débit demandé en fonction du temps. Ce coefficient est donné par la relation :

𝑸𝒑𝒐𝒊𝒏𝒕𝒆
𝑘=
𝑸𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏

Avec :

• 𝑸𝒑𝒐𝒊𝒏𝒕𝒆 est le débit de pointe,


• 𝑸𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏 est le débit moyen.

II .3 ETUDE TECHNIQUES D’AMENAGEMENT

II.3.1 Principe de dimensionnement et captage des ouvrages

Afin que l’eau quitte la source jusqu’au point de la consommation, l’ingénieur passe à l’étude des
calculs hydrauliques qui est le dimensionnement des ouvrages

Pour ce faire :

Le débit de dimensionnement et calculs des ouvrages d’adduction (station de traitement, réservoirs,


conduites d’adduction, ect) doit être égal au débit journalier maximum

𝒎𝒐𝒚
𝑸𝒎𝒂𝒙
𝒋 = 𝒌 ⋅ 𝒌 𝒋 ⋅ 𝑸𝒋

Avec : 𝑄𝑗𝑚𝑎𝑥 en 𝑚3 /jour

Le débit de dimensionnement pour le calcul des ouvrages de distribution (station de pompage,


surélévation des réservoirs, réseau de distribution) est égal au débit horaire maximum : :

𝒎𝒐𝒚
𝑸𝑱 𝒎𝟑
𝑸𝒎𝒂𝒙
𝒉 = 𝒌 ⋅ 𝒌𝒉 ⋅ 𝒌𝑱 ⋅ ; 𝒆𝒏 (Benzannache, 2021)
𝟐𝟒 𝒉

19
• K : le coefficient de point instantané,
• 𝒌𝒉 : le coefficient de point par heure,
• 𝒌𝑱 : le coefficient de point journalières.

En ce qui concerne les ouvrages hydrauliques, il est à recommander de faire les dimensionnements
des éléments suivants :

❖ Le barrage de captage,
❖ Le bassin de captage,
❖ Les brises charges,
❖ Les conduites d’amenées,
❖ Les réservoirs,
❖ Les réseaux de distributions.

Le dimensionnement tient un rôle très important dans la réalisation d’un projet hydraulique. Pour la
réalisation de cette étape, les ingénieurs sont interdits de commettre des erreurs ou même une seule
erreur, car cela peut nuire à la vie des nombreux habitants et au projet tout entier, comme la
destruction de l’ouvrage qui signifie une perte budgétaire pour les sponsors du projet, et qui
provoquera des Dégâts comme impact environnemental négatif pour la ville. Grâce à la technologie,
il est possible de minimiser les erreurs durant la procédure de dimensionnement que les responsables
devraient maîtriser.

II. 3.2 Captages

Le captage consiste à recueillir soit des eaux souterraines, soit des eaux de surface à l’aide d’une prise
d’eau et d’une conduite d’adduction qui transporte l’eau vers un réservoir qui doit alimenter de façon
continue la station de traitement.

La société de JIRAMA de Tsiroanomandidy a pris le choix de capter l’eau de la surface d’Ambohiby


pour une raison valable et les critères intéressent de la source ;car elle sont séparées et classées en
fonction de leur débit, de leur durée d’écoulement au cours de l’année, les conditions hydrauliques,
les caractéristiques géologiques, la composition chimique et la température de l’eau. , dans notre zone
d’étude, les sources sont dites sources pérennes car leur écoulement est permanent le long de l’année
avec un débit moyenne de 0,38 L.s-1.

Ici, le bac de captage a été construit en béton armé dosé en 350Kg.m-3, avec deux compartiments
dont la chambre d’accueil et sortie (ANDRIANJOHARY, 2017)

Concernant l’ouvrage du barrage, la nature est en béton, avec une longueur de 17,4m et de hauteur
1,4m avec un déversoir précis de 12 m et de débit 0,033m3/s. l’adduction d’eau est gravitaire qui se

20
situe à 18 Km Sud/Est du réservoir et la station de traitement dans le Fokontany d’Antaniditra situé
au Nord/Est de ce village où le Vohitra Ambohiby.

Figure 6 : Point de captage

Source : AUTEUR

21
II .3.3 Ouvrages de traitement

La chambre de brise charge ou décanteur est un ouvrage rectangulaire en béton armé. Elle permet de
réduire la pression de l’eau. Il s’agit d’un filtre à sable, composé de gravillon nette et du sable fin,
cette partie a pour but d’obtenir une clarification, la filtration est le processus de finition par bonté,
parallèlement à ces propriétés de fixation des particules en suspension. Le filtre travaille en survitesse
et se colmate rapidement surtout pour une eau chargée.

En fonctionnement normal, la durée de marche d’un filtre rapide varie de 20 heures à 72 heures entre
lavage selon la qualité de l’eau brute ou de l’eau décantée à filtrer.

Un filtre est dit « colmaté » si l’eau commence à déborder ou trop plein ou dans la goulotte
d’évacuation d’eau de lavage selon la conception de l’ouvrage.

Pour notre zone d’études le décanteur (Water Aïd) contient un débit de Qn :50m3/h et le filtre qui étais
choisie par la société de JIRAMA est le filtre rapide à 2 compartiments de longueur 6m, de largeur
3,5 m et de hauteur 2,5m avec un débit Qn: 100m3/h et de vitesse de 2,5m/h de nature béton

Le bâche de stockage d’eau de lavage est de nature en béton, avec un périmètre 15,6m et de hauteur
4,7m qui a une capacité de 50 m3

La désinfection est constituée de salle des vannes et machine de type dure avec une longueur de 6m,
de largeur 3m et de hauteur 3,5 m et le bac de solution a 2 compartiments qui a une capacite de 574
litres (JIRAMA)

Figure 7:Modèle de salle des vannes et machine de type dure

Source : (kerli)

22
II .3.4 Le réservoir :

Un réservoir d’eau est par définition un contenant hermétique de différents volumes possibles dont
l’usage est de stocker de l’eau selon la provenance de celle -ci, ici le réservoir est à usage
d’alimentation en eau potable.

Pour bien jouer son rôle, le réservoir doit être de capacité suffisante. L’évolutions de cette capacité
est effectuée en tenant compte de la variation de la demande.

Afin d’alléger les couts d’exploitation, nous fixons la durée quotidienne du pompage à 20h par jour
par exemple. Il faut alors déterminer l’heure optimale de démarrage des pompes de façons à minimiser
les capacités de stockage. (TAHIR, 2012)

A partir de ce principe, nous déduisons le volume utile de réservoir d’eau qui est donné par
l’expression suivante :

- Dimensionnement du réservoir,
- Capacité utile de réservoir,
- Vérification du temps minimal de contact,
- Vérification du temps de séjour.

Pour la ville de Tsiroanomandidy le réservoir est de type semi-enterré à compartiments avec une
longueur de 10m, de largeur de 7,5m et de hauteur :3,75m avec une capacité de 150 m3x2.

II 3.5 Les conduites

Le choix de la conduite hydraulique est une étape importante dans la planification et l’installation
d’un système hydraulique. Plusieurs facteurs doivent être pris en compte lors de la sélection afin de
s’assure que la ligne répond aux exigences de l’installation.

Sélection de l’intervalle de pression appropriée :

Lors du choix de la conduite hydraulique il faut tenir compte de la plage de pression dans laquelle la
conduite sera utilisée,

Choix du diamètre approprié :

Le diamètre de la conduite hydraulique est un facteur important dans le choix. Du bon diamètre
dépend de plusieurs facteurs, comme le débit, la vitesse de l’eau et la perte de charge.

Les choix du matériau des conduites se fait en tenant compte de la nature du sol et des critères d’ordre
économique et liés à la bravoure des matériaux.

23
La couche superficielle de terre est constituée essentiellement des dépôts continentaux, sables,
latérites, conglomérant, ne marque aucune agressivité pour les conduites en PVC.

Pour cette partie les étapes de dimensionnement est très important pour éviter les pertes d’achat des
accessoires et répartition et d’avoir une meilleure conduite d’alimentation en eau potable.

Les étapes sont les suivantes :

• Le calcul des débit (les débits ponctuels, le débit fictif, le débit réel),
• Dimensionnement des bornes fontaines,
• Le service en route.

24
CHAP III : RESULTAT ET INTERPRETATION

III.1 RESULTAS

La Montagne d’Ambohiby alimente plus de 80 000 habitants par sa propre réserve en eau depuis des
dizaines d’années, disponible en eau de surface et/ou eau souterraine. Elle irrigue aussi 30 000 Ha de
rizière et plaine. On a plusieurs sources d’eau d’origine souterraine à des différentes altitudes dans le
massif qui comprend deux bassins versants de la rivière de Manambolo à l’Ouest et à l’Est de la
rivière d’Imanga qui alimente le fleuve de Mahajilo. Le tableau ci-après illustre les résultats
d’analyses physico-chimiques de l’eau prise à la montagne d’Ambohiby, source de cours d’eau dans
la région de Bongolava.

Tableau 11:Statistiques des éléments physico-chimiques des eaux des 3 sources venant d’Ambohiby

Source 01 Source 02 Source 03 Source 01+02

Variable Min Max Moy Ecart Min Max Moy Ecart Min Max Moy Ecart Min Max Moy Ecart

Température en °C 23,5 25,3 24,4 0,79 22,5 24,2 23,4 0,85 24,2 26,7 25,7 1,08 24,1 25,3 24,5 0,53
pH 6,7 6,9 6,8 0,12 6,4 6,8 6,67 0,23 6,9 7,2 7,03 0,15 6,7 7 6,85 0,13

Conductivité en µ[Link]-1 68 90 79 12,06 68 85 78 9,07 107 123 115 7,33 50 64 58 6,68

Alcalinité en mg.L-1deCaCO3 6,15 7,37 6,67 0,61 7,93 9,1 8,35 0,65 1,75 2,64 2,38 0,42 6,47 7,48 6,96 0,56

Turbidité en NTU 0,8 5,1 3,48 1,86 0,7 4,3 2,93 1,95 1 5,8 3,83 2,26 3 4,2 3,65 0,64

Source (ANDRIANJOHARY, 2017)

Tableau 12:Statistiques des éléments physico-chimiques (ions majeurs) des eaux de trois sources
d'Ambohiby (15 échantillons).

Eléments chimiques Statistique sur les 15 échantillons

Min Max Moy Ecart-type

Ca++ 0,89 6,02 3,88 1,34

Mg++ 1,5 3,1 2,11 0,42

2Na+ 0,54 1,23 0,94 0,214

K+ 2,37 5 4,065 0,72

Cl- 7,3 9,4 8,48 0,56

HCO3- 2,13 11,09 7,24 2,87

SO4-- 0,004 1,001 0,64 0,33

NO3- 4,2 11,2 6,95 1,91

Source : (ANDRIANJOHARY, 2017).

25
Le tableau ci-dessous synthétise le contrôle par heure sur les réseaux de distribution effectué
auparavant ; ce qui a permis de maîtriser la qualité de l’eau.

Tableau 13: Contrôle qualité de l’eau sur réseaux de distribution

Heures Lieux de prélèvement pH Chlore résiduel (mg/l)

6h 40 BF Soanafindra Est 7.4 0.1

7h 20 BF Ankadinakanga 7.0 0.1

7h30 BF Soanafindra ouest 7.2 0.1

7h 45 Lavoir public Avarantsena 7.0 trace

8h 00 Lavoir public Atsimontsena 7.2 0.1

8h 10 Bureau JIRAMA 7.0 0.1

Source : (DEXO/DGQO/SCTEO, 2019)

Tableau 14: Quartiers en souffrance de l’eau potable

Localité Type Longueur


- Tsarahonenana GALVA 33 453m
- Avaratsena PVC 63 358m
- Amparihikambana PVC 63 563m
- Mangarivotra PVC 63 500m
- Antsenakisoa PVC 63 236m
- Tsaralalana AC 100 500m
- Soanafindra andrefana PVC 50 377m
Source : (JIRAMA)

26
Le tableau ci-dessous représente les conduites d’eau dans la ville de Tsiroanomandidy

Tableau 15: Les conduites d'eau traitée

02/CONDUITE EAU TRAITEE

TYPE DN Longueur (m) ETAT

150 1 901

100 736
Amiante ciment Vétuste
80 663

60 2 132

Galva 33 2 295

160 3 925

90 276

75 36

63 9 940
PVC Moyen

50 3 516

40 2 794

32 1 255

Fonte 200 798 Bon

TOTAL 30267

Source : (JIRAMA)

27
III.2 INTERPRETATION ET INTERACTION ENTRE L’EAU ET LE RESEAU DE
DISTRIBUTION

La montagne d’Ambohiby est reconnue comme une ressource la plus exploitée par les différentes
sociétés et ONG pour l’approvisionnement en eau potable d’une ville ou village dans le district de
Tsiroanomandidy. Les communes aux alentours de la montagne bénéficient de leurs propres
ressources en eau venant d’Ambohiby notamment par le barrage de la société JIRAMA ainsi que
d’autres ONG, associations pour leurs projets d’adduction d’eau.

A cause de la différence d’altitude entre la montagne d’Ambohiby et la ville de Tsiroanomandidy,


JIRAMA s’est intéressée plus particulièrement à la montagne d’Ambohiby bien adaptée à l’AEPG
même si elle se trouve un peu loin de la ville.

Le débit de ses sources fluctue généralement avec le taux de précipitation durant l’année. Il passe par
un maximum pendant la saison de crue du fait qu’il y a une fissure de type débordement. Les cours
d’eau issus des eaux d’infiltration prennent part à l’augmentation du débit. L’écoulement est toujours
régulier pendant toute l’année et ne présente aucune menace de tarissement jusqu’à présent. Les
sources sont séparées et classées en fonction de leur débit, de leur durée d’écoulement au cours de
l’année, des conditions hydrauliques, des caractéristiques géologiques, de la composition chimique
et de la température de l’eau ; donc on peut dire que les problèmes d’insuffisances ne se situe pas au
niveau de la source.

D’après ces résultats, nous pouvons dire que l’eau de la source d’Ambohiby est conforme à la norme
de qualité physico-chimique ; par contre, d’autre caractère dans l’eau prouve qu’elle n’est pas potable,
comme certains éléments physico-chimiques, les éléments indésirables par exemple (matières
organiques), présences d’indicateurs de pollutions fécale.

On prend compte de cela, il est nécessaire de désinfecter l’eau pour la rendre potable.

Le travail organisé par la société de JIRAMA et les résultats de leur processus de traitement et
stratégies a permis d’avoir de l’eau conforme à la norme de potabilité. Nous pouvons dire donc que
le traitement d’eau est en parfait succès.

L’état du réseau de distribution à présent est loin d’être parfait car il ne peut pas assurer l’alimentation
en eau potable dans la ville toute entière et ne peut pas satisfaire la norme de l’OMS que chaque
habitant devrait consommer 30l/j.

Le dysfonctionnement du réseau est dû au manque d’entretien et la mauvaise gouvernance.

28
Le manque de gestion de l’aménagement pose souvent des nombreux problèmes comme la coupure
d’eau que ce soit partielle ou totale, la contamination de l’eau et surtout le nombre de fokontany non
servie par l’eau (voir tableau ci-dessus).

A cause de cela, l’eau qui était en parfaite pureté grâce aux traitements est contaminée et ne suit plus
les normes lors de son contact au réseau de distribution à cause de la vétusté des conduites. Pourtant,
les consommateurs méritent de l’eau propre selon la règle de potabilité malagasy.

L’état des infrastructures entraine des blocages sur la vie des habitants de la cité : l’utilisation à
l’hygiène de l’eau est négligée tant pour les grandes personnes que les enfants.

Non seulement que le réseau est mal géré mais la population participe aussi à l’endommagement
malgré les efforts offerts par la société qui a posé des sécurités au niveau de l’aménagement. En effet,
la population ne respecte pas cela notamment par le vol d’eau avec des conduites illicites pour ne pas
payer à la JIRAMA alors que cela pourrait induire la JIRAMA à l’erreur dans la maîtrise de la
distribution d’eau entre les abonnés par rapport à la production.

La mauvaise exploitation, au niveau de la gestion du réseau induit une contrainte non négligeable
dans le service. Ainsi pour une bonne rentabilité et une réussite du Service Public d’eau potable à
Tsiroanomandidy, l’amélioration du réseau de distribution est nécessaire.

Méthodologie

Nous devons vérifier l’ensemble des mesures permettant la préservation des dispositifs techniques
dans leur état initial et l’observation de l’état évolutif pour pouvoir connaitre les blocages au niveau
du réseaux et d’avoir une idée d’améliorations. Les étapes suivantes sont donc d’entretenir les
ouvrages et les équipements et de pérenniser la production pour être dans une marge de dépense
raisonnable. La société de JIRAMA devrait :

 Inspecter les canalisations tout au long de l’année plus précisément les tronçons de conduites
et des vannes ;
 Trouver des moyens pour localiser les endroits où les fuites sont très élevées pouvant causer
la diminution des pressions au niveau des conduites ; et connaître l’origine des fuites comme
la rupture des tuyaux apparents lors des passages des véhicules ou des charges importantes,
 Prospecter et dépanner activement de façon permanente les pertes dues aux fuites au niveau
des conduites du réseau et des branchements aussi bien sur le nombre que sur la durée moyenne
des fuites.
 Renouveler le réseau si les réparations ne s’avèrent plus économiques de façon à éliminer
durablement les pertes pour la conservation de la performance du réseau et limiter les risques
de défaillances,
29
 Eviter tout forme d’accident comme les couts de bélier et le dépôt d’aire dans les conduites et
les apparitions des boues en période de crue dus au manque de contrôle par les responsables
technique sur terrain pouvant provoquer l’arrêt de circulation de l’eau,
 Renforcer les conduites principales en Fonte pour augmenter le débit d’eau desservant la partie
haute située en aval Tsarahonenana et d’autre fokotany.
 Remplacer des conduites en Amiante Ciment représentant 75% des conduites de la ville de
Tsiroanomandidy pour éviter de diminuer les vitesses d’eau et les pertes de charges dans cette
conduite afin d’élever le débit et ajuster les faibles pressions dans la partie desservie,
 Adapter la planification de débit journalier aux heures des points pour éviter que d’autre
consommateur ne soit pas servi,
 Etudier les impacts négatifs des solutions de facilité prises par les techniciens pour les
nouveaux branchements car cela peut nuire au fonctionnement de distribution d’eau et aux
endommagements des conduites, éviter le disfonctionnement du réseau entier,
 Prioriser les entretiens pour éviter l’endommagement de l’alimentation en eau potable de la
ville,
 Désinfecter le réseau pour éviter la pollution de l’eau et les maladies dues à l’anomalie de l’eau
et le décès de mortalité des personnes faibles en anticorps,
 Etudier la rentabilité de la réalisation de tous ces entretiens pour prendre une décision de
renouveler les réseaux surtout dans notre zone d’étude à cause de sa longue utilisation depuis
son installation en 1969 sans aucun renouvellement.
Recommandations pour une meilleur alimentation en eau potable de la ville de
Tsiroanomandidy :

Pour garantir une alimentation en eau potable fiable et durable pour la ville, il est essentiel d’envisager
de nouvelles sources d’approvisionnement en eau.

Voici comment procéder :

✓ Evaluation des besoins actuels et futurs de la ville,


✓ Identifications de nouvelles sources,
✓ Etudes d’impact environnemental,
✓ Etudes de faisabilité technique et économique,
✓ Consultation publique,
✓ Choix de la source,
✓ Plan de mise en œuvre,
✓ Suivi et évaluation,

30
L’étude de nouvelles sources d’approvisionnement en eau permettra d’assurer une alimentation en
eau potable plus fiable et résiliente pour la ville, tout en garantissant la durabilité à long terme de
cette ressource essentielle.

31
CONCLUSION

L’objectif de notre travail a été de contribuer à l’amélioration de l’alimentation en eau potable au


niveau de l’ouvrage d’adduction d’eau potable gravitaire dans la ville de Tsiroanomandidy

Ces études nous ont confirmés que :

Dans le cas de l’étude en question, le réseau de distribution est identifié comme la cause
principale à la fois de l’insatisfaction concernant l’alimentation en eau potable et de la
contamination de l’eau. Une enquête approfondie met en évidence que les problèmes rencontrés
sont directement liés aux infrastructures et au fonctionnement du réseau de distribution,
engendrant des difficultés d’approvisionnement et des risques de contamination.

Le captage, le traitement, l’adduction et la distribution d’eau forment un atout dont les parties
constitutives sont liées entre elles et peuvent avoir des répercussions techniques sur l’alimentation.

La réalisation d’une évaluation complète des besoins en eau potable de la ville est essentielle
en tenant compte de la croissance démographique, des variations saisonnières et des usages prévus.
Elle aidera à dimensionner correctement le réseau.

Des maintenances régulières et proactives du réseau de distribution existant est cruciale pour
prévenir les fuites, les ruptures de canalisations ainsi que les pertes d’eau. Des inspections régulières
doivent être effectuées pour identifier et réparer les problèmes ; et, la planification pour le
remplacement ou la mise à niveau des infrastructures obsolètes pourrait garantir un
approvisionnement en eau fiable.

Afin d’assurer la résilience de l’approvisionnement, il faut envisager l’exploitation des


diverses sources d’eau y compris les sources alternatives comme les eaux souterraines, les sources de
surface sont recommandées.

Eduquer les citoyens sur l’importance de la conservation de l’eau peuvent contribuer à réduire
la demande et à prolonger la durée de vie des ressources en eau.

Conscient de la croissance rapide de la population mais également les avancés technologique,


il serait intéressant d’envisager l’utilisation d’un logiciel de contrôle automatique, qui pourrait
cartographier les installations et de détecter en temps réels les problèmes liés aux fuites ou procédés.

32
33
BIBLIOGRAPHIE

ANDRIANJOHARY, Raoelisoa Sanjy. 2017. Etude hydrochimique de la réserve en eau


d’ambohiby et approvisionnement en eau potable du fokotany soamahatamana commune rurale
Tsinjoarivo Imanga district de Tsiroanomandidy. Antananarivo : s.n., 2017.

Benzannache, Naliha,. 2021. Alimentation en eau potable. GUELMA : s.n., 2021.

CREAM. 2013. Monographie region bongolava . 2013.

DEXO/DGQO/SCTEO. 2019. TSIDIDY. Antananarivo : s.n., 2019.

DQO, JIRAMA DEXO. 2004. Norme de potabilité Malagasy. 2004.

HARINAVALONA, Hasina Sylvia. 2018. Tsiroanomandidy ville batie par et pour les migrants .
2018.

—. rano tsididy. Tsiroanomandidy : s.n.

—. reseau tsiroanomandidy. Antananarivo : s.n.

RAKOTOARISON Doria Gidas. 2009. L'organisation paysanne et production agricole:cas du


district de Tsiroanomandidy. 2009.

ONU. 2008. 2008.

—. 2012. Indication de dévelopement humain. 2012.

RAKOTOARISON, Tsiriniriana Harifenitra. 2014. Etudes intégrée d'intervention en eau potable


,Assainissement et Hygiene dans les fokotany d'Andranomadio et le village de Soavinarivo commune
rurale de Tsiroanomandidy Fihaonana. Antananarivo : s.n., 2014.

TAHIR, Allatchi. 2012. Projet d'adduction d'eau potable dans la ville s'amzoer. D'amzoer : s.n.,
2012.

I
WEBOGRAPHIE

2023. Satistiques mondiales. [Link] 2023.

MAEP, UPDR-. 2013. Food and agriculture organization. [Link] 2013.

JIRAMA. 2019. [Link] 2019

OMEF. 2006. [Link]. [Link] 2006.

OMS, ONU ET. 2023. webrate. [Link] 2023.

MADAGASCAR, METEO. 2023. la chaine méteo. [Link] 2023.

Madagascar, Météologie de. 2013. food and agriculture organization. [Link] 2013.

kerli. [Link]

II
TABLEAUX DES MATIERES

REMERCIEMENTS ............................................................................................................................. i

SOMMAIRE ........................................................................................................................................ii

LISTE DES ABREVIATIONS ...........................................................................................................iii

LISTE DES UNITES .......................................................................................................................... iv

LISTE DES FIGURES........................................................................................................................ iv

LISTE DES TABLEAUX .................................................................................................................... v

INTRODUCTION ............................................................................................................................... 1

CHAP I : CONTEXTE GENERALE DE LA ZONE D’ETUDE .................................................... 2

I.1 PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE ........................................................................ 2

I.2 PRESENTATION DE LA JIRAMA .................................................................................... 10

CHAP II : GENERALITES SUR L’ALIMENTATION, L’AMENAGEMENT EN EAU DE LA


ZONE D’ETUDE ........................................................................................................................... 12

II.1 LE RESEAU D’EAU POTABLE ....................................................................................... 12

II.2 DONNES DE BASE D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LAVILLE ............. 16

II .3 ETUDE TECHNIQUES D’AMENAGEMENT ................................................................ 19

CHAP III : RESULTAT ET INTERPRETATION....................................................................... 25

III.1 RESULTAS ....................................................................................................................... 25

III.2 INTERPRETATION ET INTERACTION ENTRE L’EAU ET LE RESEAU DE


DISTRIBUTION ........................................................................................................................ 28

CONCLUSION .................................................................................................................................. 32

BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................................I

WEBOGRAPHIE................................................................................................................................ II

TABLEAUX DES MATIERES ...................................................................................................... III

ANNEXE ...........................................................................................................................................IV

III
ANNEXE

ANNEXE I : norme de potabilité de l'eau malagasy

PARAMETRES ORGANOLEPTIQUES NORME


ODEUR ABSENCE
COULEUR INCOLORE
SAVEUR DESAGREABLE ABSENCE

PARAMETRES PHYSIQUES UNITE NORME


TEMPERATURE °C <25
TURBIDITE NTU <5
CONDUCTIVITE µS/cm <3000
pH 6,5 - 9,0

NORME
PARAMETRES CHIMIQUES UNITE MINIMA MAXIMA
ADMISSIBLE
ELEMENTS NORMAUX
CALCIUM mg/l 200
MAGNESIUM mg/l 50
CHLORURE mg/l 250
SULFATE mg/l 250
OXYGENE DISSOUS % de saturation % 75
DURETE TH mg/l en CaCO3 500
ELEMENTS INDESIRABLES
MATIERES ORGANIQUES mg/l 2 (milieu Alcalin)
5 (milieu Acide)
AMMONIUM mg/l 0,5
NITRITE mg/l 0,1
AZOTE TOTAL mg/l 2
MANGANESE mg/l 0,05
FER TOTAL mg/l 0,5
PHOSPHORE mg/l 5
ZINC mg/l 5

IV
ARGENT mg/l 0,01
CUIVRE mg/l 1
ALUMINIUM mg/l 0,2
NITRATE mg/l 50
FLUORE mg/l 1,5
BARYUM mg/l 1
ELEMENTS TOXIQUES
ARSENIC mg/l 0,05
CHROME TOTAL mg/l 0,05
CYANURE mg/l 0,05
PLOMB mg/l 0,05
NICKEL mg/l 0,05
POLYCHLORO-BIPHENYL PCB mg/l 0
CADMIUM mg/l 0,005
MERCURE mg/l 0,001

GERMES PATHOGENES ET
INDICATEURS DE POLLUTIONS
FECALE :

COLIFORMES TOTAUX 0 / 100ml


STREPTOCOQUES FECAUX 0 / 100ml
COLIFORMES THERMO-TOLERANTS 0 / 100ml
(E. COLI)
CLOSTRIDIUM SULFITO-
REDUCTEUR
Source (DQO, 2004)

V
ANNEXE 2 :

MOYENNE JOURNALIERE (m3) 1566 1557 1823 1676 1744 1740 1792 1798

QUARTIERS DESSERVIS D'EAU


- AMPARIHIKAMBANA - TSARAHONENANA
- MANGARIVOTRA - ANKADINAKANGA
- TANAMBAO - ANDROTRA
- MAHAZOARIVO - ANTRANOROA
- TSARALALANA - SOANAFINDRA
- ANDREFANIGARA - AMBOASARIKELY
- ANTSINANANIGARA - SOAMAHAMANINA
- AVARATSENA - ANJANAKAZO
- ATSIMOTSENA - AMBOHITSOA
- TSI/DIDY ATSIMO

VI
Reseau de Tsiroanomandidy:

Source : (JIRAMA)

7
8
Nom : RANDRIAMANATENA

Prénom : Santatriniaina Christella

Titre : « Contributions à l’amélioration de l’alimentation en eau potable au niveau de l’ouvrage


d’adduction d’eau potable par gravitaire dans la ville de Tsiroanomandidy. »

Encadreur professionnel : RANDRIAMAHERISOA Alain, Chef de la mention hydraulique et Enseignant


chercheur à l’ESPA

Nombre de pages : 32

Nombre de tableau :14

Nombre de figure :7

Année :2023

RESUME

Le présent mémoire étudie les possibilités d’amélioration de l’adduction d’eau potable dans la ville de
Tsiroanomandidy. L’analyse a été réalisée à partir d’une étude bibliographique et d’une étude sur le terrain. Les
résultats de l’étude montrent que le réseau de distribution d’eau potable de la ville est en mauvais état. Les principales
causes des pertes d’eau sont les fuites, la vétusté des conduites et la pression insuffisante. Sur la base de ces résultats,
le mémoire propose une série de mesures pour améliorer l’adduction d’eau potable dans la ville. Ces mesures
comprennent le remplacement des conduites vétustes, la réparation des fuites, la mise en place d’un système de
télégestion et la sensibilisation des usagers sur l’importance de l’économie d’eau.

Mots-clés : Adductions d’eau potable, réseaux de distribution, fuite, amélioration, Tsiroanomandidy

Abstract

This thesis investigates the possibilities of improving water supply in the city of Tsiroanomandidy. The analysis was
carried out based on a bibliographic study and a field study. The results of the study show that the water supply
distribution network in the city is in poor condition. The main causes of water losses are leaks, aging pipes, and
insufficient pressure. Based on these results, the thesis proposes a series of measures to improve water supply in the
city. These measures include the replacement of aging pipes, repair of leaks, the implementation of a remoted
management system, and the sensitization on awareness of water conservation.

Keywords: potable water supply, distribution networks, leakage, Improvement, Tsiroanomandidy

Adresse auteur : Bloc 24 Porte 864 à Vontovorona

Adresse email : christellarosemine@[Link]

Téléphone : +261 34 63 434 43


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