Amélioration de l'eau potable à Tsiroanomandidy
Amélioration de l'eau potable à Tsiroanomandidy
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Fitiavana – Tanindrazana –Fandrosoana
-------------------------------------
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
-------------------------------------
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
-------------------------------------
ECOLE SUPERIEURE POLTECHNIQUE D’ANTANANARIVO
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Fitiavana – Tanindrazana –Fandrosoana
-------------------------------------
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
-------------------------------------
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
-------------------------------------
ECOLE SUPERIEURE POLTECHNIQUE D’ANTANANARIVO
Je tiens, en premier lieu, à rendre la grâce à Dieu Tout Puissant de m’avoir donné le courage, la
volonté et la santé durant mes années d’étude au sein de l’Ecole Supérieure Polytechnique
d’Antananarivo ainsi que la force durant la réalisation de ce mémoire.
Ce mémoire est le fruit des trois années d’études à l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo,
qui n’a pu être réalisé sans l’aide et la contribution de plusieurs personnes, dont j’adresse mes
profonds remerciements, notamment à :
mention Hydraulique ;
chercheur à l’ESPA, qui est aussi mon encadreur pédagogique, pour avoir partagé ses
➢ Monsieur RANDRIANASOLO David, d’avoir accepté de faire partie des membres du jury
qui ont supporté le supplice de m’avoir comme étudiante pendant ces trois années d’étude ;
➢ Tous les responsables techniques et tous les personnels de la société de JIRAMA pour leurs
chaleureux
i
Enfin, mes sincères remerciement s’adressent également à ma famille, qui m’a soutenue
moralement et financièrement, pendant l’élaboration de mon mémoire.
SOMMAIRE
INTRODUCTION
CONCLUSION
ii
LISTE DES ABREVIATIONS
BF : Borne Fontaine
DN : Diamètre Nominal
ETP : Evapotranspiration
Min : minimale
Max : maximale
iii
NTU : Nephelometric Turbidity Unit
(mm) : millimètre
(m) : mètre
Km : kilomètre
(mg) : milligramme
Ha : hectare
°C : dégrée Celsius
iv
LISTE DES TABLEAUX
v
INTRODUCTION
L’eau constitue un élément vital dans notre vie. Selon l’OMS, un individu a besoin d’eau au moins
30 L/j, en effet ce besoin est loin d’être satisfait dans tous les pays du monde. On sait que l’absence
d’accès à l’eau potable est l’un des freins au développement.
Offrir de l’eau potable aux citoyens constitue l’un des principaux défis auxquels sont confrontés les
gouvernements Africains.
Pour Madagascar, le taux de desserte en eau est encore très faible, surtout en milieu rural. Cette
situation classe Madagascar parmi les pays les plus pauvres. Au niveau mondial, Madagascar se
trouve au 151ème rang sur 187 pays en termes d’IDH. (ONU, 2012)
Les enquêtes de l’INSTAT en 2013 montrent que 27,7 % de la population Malagasy ont un accès à
l’eau Potable améliorée. Ce taux est plus élevé en milieu urbain (77,4 %) qu’en milieu rural (17,7 %).
Madagascar est une île riche en ressources naturelles telle que l’eau, mais la plupart de ses régions
ont des difficultés pour l’accès à l’eau potable. Un enfant ou une mère de famille dépense 45 min
pour chercher 15L d’eau non traitée pour subvenir aux besoins quotidiens de la famille. Elle peut être
source de maladie vue son lien étroit avec la sante. En plus, des maladies d’origine hydrique y sont
fréquentes à cause de la qualité de l’eau. Pourtant, les ressources en eau y sont encore abondantes. Ce
problème d’accès à l’eau potable se présente sous différentes formes comme le manque de gestions
des infrastructures ou le manque d’entretien des ouvrages.
Face à ce problème, nous avions eu l’idée de faire une étude de l’amélioration d’une alimentation en
eau dans la ville de Tsiroanomandidy. D’où l’intitulée de ce présent mémoire « Contributions à
l’amélioration de l’alimentation en eau potable au niveau de l’ouvrage d’adduction d’eau potable par
gravitaire dans la ville de Tsiroanomandidy. »
Durant cette étude, une question sérieuse s’est posée : la conduite de réseau de distribution est-elle
la cause de l’insatisfaction de l’alimentation en eau potable ? Est-elle aussi l’origine de la
contamination de l’eau ?
Des moyens hydrauliques et d’assainissement sont possibles et réalisables pour restituer une nouvelle
vie dans la commune tout entiers. Le présent mémoire comporte trois grands chapitres : le premier
chapitre développe le contexte général de la zone d’étude, le deuxième est consacré aux, Généralités
sur l’alimentation et l’aménagement en eau de la zone d’étude, et, le troisième chapitre expose les
résultats et interprétations.
1
CHAP I : CONTEXTE GENERALE DE LA ZONE D’ETUDE
Tsiroanomandidy est un district situé dans la partie ouest de la province d’Antananarivo dans la région
de Bongolava. Il est constitué de 18 Communes et 212 Fokontany (CREAM, 2013).A l’origine, la
ville fut bâtie au sommet du plateau autour de la forêt, d’une superficie de quelques 300 ha s’incline
légèrement selon une direction nord, nord-ouest. Qui est peuplée par des migrants dont la plupart sont
des M erina, Betsileo, Bara, Antandroy, Mahafaly, Sakalava, Korao, Antemoro. En 2023, le nombre
de population est d’environ dans les 372 737 habitants. Elle s’agrandit de plus en plus, l’habitat se
réunit le long des rues, avec des poches de concentration là où l’espace est inoccupé.
Les liaisons et les relations de la ville sont assurées par deux routes permanentes goudronnées, la
RN1 prolongée par la RN1 bis. Les routes non classées se trouvent dans toutes les fokontany et qui
sont des routes pavées ou pistes utilisées par les fokonolona ou par les usagers eux-mêmes.
(HARINAVALONA, 2018)
A l’heure actuelle, le plan de la ville prend un aspect étoilé du fait de son extension :
Source : auteur
Les coordonnées géographiques sont -18,770° de latitude Sud, 46,047° de longitude Est et 862 m
d'altitude.
2
Figure 1: Vue satellitaire de la ville de Tsiroanomandidy
Source : (Google)
3
Figure 2 : Localisation de la ville de Tsiroanomandidy
Source : (HARINAVALONA, 2018)
Numérotation Fokontany :
4
I.1.2 Données climatiques
La haute Terre centrale de Madagascar comporte deux saisons dont la saison chaude en été (mois de
novembre à avril), qui est aussi la saison des pluies, et la seconde saison fraîche correspond à l’hiver,
du mois de mai à octobre. Dans la ville, la saison pluvieuse est très chaude, lourde, la saison sèche
est froide. Au cours de l’année, la température varie généralement de 11°C à 33°C et rarement
inférieure à 9°C ou supérieure à 37°C avec une pluviométrie moyenne annuelle de 1632mm
(Madagascar, 2013). Les précipitations annuelles ne présentent pas de grande différence sur les
statistiques de 20 ou 30 ans. La répartition dans l'année comporte parfois des mois secs trop longs au
début de la saison de récolte (ONU, 2008). Les ressources en eau sont disponibles pendant toute
l’année, mais leur débit dépend généralement de la précipitation ; il est faible durant la période
hivernale mais pérenne et a pu satisfaire les besoins en eau de la population locale jusqu’à présent.
La qualité de l’eau aussi varie en fonction de la saison (MAEP, 2013).
5
Tableau 2 : Caractéristiques du climat de la zone d’étude.
J F M A M J J A S O N D Total ou
moyenne
T° Moyenne 23,8 23,7 23,6 23,0 21,2 19,3 19,0 20,1 21,9 23,7 23,9 24,0 22,2
ETP 99,2 86,1 91,6 78,5 63,3 49,1 51,3 56,6 71,7 93,9 97,8 103,2 942,3
Précipitation 380,0 336,0 264,0 83,0 12,0 6,0 6,0 8,0 21,0 62,0 157,0 297,0 1 632,0
ETR 99,2 86,1 91,6 78,5 53,0 27,0 20,0 18,0 26,0 65,0 97,8 103,2 765,4
Source : (2013)
Avec :
La géomorphologie générale de la région est marquée par des surfaces d'aplanissement résultant de
l'altération profonde des migmatites ou des gneiss d'âge précambrien. Ceux-ci se trouvent sur des
vastes étendues, découpés en croupes de largeur variant entre 150[m] et plus de 900[m] selon le degré
d'érosion régressive des cours d'eau. Partout s'étend de large étendue de plateau succédé par des
vallons et des thalwegs bien hiérarchisés. Au sommet du relief, on trouve des sols ferralitiques
rajeunis.
Sur les versants, suivant la vigueur de la pente et l'intensité des feux de brousse, sont fréquents les
glissements de terrains, aboutissant à la formation de « lavaka » qui évoluent de manière régressive
jusqu'à ce qu'ils soient stabilisés. Sur les bas-fonds, le relief est composé avec une altitude moyenne
de 800[m]. Topographiquement, la zone possède une altitude moyenne de l’ordre de 900[m], avec un
pic qui peut atteindre les 1500[m]. (RAKOTOARISON, 2014)
Une importante partie des principaux fleuves de Madagascar traverse la région de Bongolava, entre
autres :
▪ La Mahajilo et ses affluents dont la Mania, la Kitsamby, la Sakay qui traverse la commune
d'Ankadinondry Sakay, limite orientale de la sous-préfecture de Tsiroanomandidy.
▪ La Manambolo et ses affluents qui prennent sa source dans la chaîne de l'ANKAROKA vers
1250 m d'altitude à environ 25 km au nord-est de Tsiroanomandidy.
6
▪ Le Kiranomena qui prend sa source à Firavahana et traverse Fenoarivobe. Le Sandrozo
traverse Kiranomena et Tsinjoarivo et se jette dans le Manambolo.
La région fait partie de la zone du socle cristallin à nappe de fissuration. Au-dessus du socle sain, en
zone de transition avec l’horizon d’altération, il existe un passage appelé « zone de fissuration du
socle ». Cette partie est aussi un aquifère très important pouvant fournir des débits intéressants. La
nappe de fissuration dispose d’une perméabilité de fissure qui est plus élevée que celle de la nappe
d’altération.
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I.1.5 Contexte socio – économiques
a) Population :
Sa population a connu une double croissance due d’une part à l’accroissement naturel et d’autre part
à l’importance de l’arrivée des migrants. Cela indique que le dynamisme de la population varie entre
1,4 à 460,9 habitants à l’hectare selon le fokontany.
Nombre 74 909 73 410 53 969 53 878 32 795 32 987 18 279 18 938 9 339 10 779
b) Activités économiques
L'agriculture et l'élevage sont des activités attirantes dans ce district et aussi des canaux qui ont un
rôle économique. En certitude, 88% des ménages pratiquent l'agriculture et 78% l'élevage dont le plus
connu est l'élevage bovin. Les autres activités, comme la pêche et l'artisanat, restent insignifiantes.
Pour l'agriculture, les filières qui dominent sont le riz, le manioc et le maïs.
Les autres restent des filières complémentaires comme la culture du haricot, des tomates, et de
l’arachide. Il est à remarquer que le manioc et le maïs sont des aliments complémentaires en période
de soudure.
La filière élevage, quant à elle, reste une activité secondaire pour la majorité des paysans. La plus
commode est l’élevage des bœufs (75%). Non seulement cet élevage est très favorable au climat mais
surtout très utilisé en tant que moyen de production. Parfois, les paysans traditionalistes considèrent
8
les bœufs comme signe de richesse et effectuent avec, une sorte de thésaurisation. La seconde filière
la plus pratiquée, est l’élevage de cochons (15%). Malgré le passage de la peste porcine Africaine,
cette filière reste prometteuse à Tsiroanomandidy. Mais des éleveurs pratiquent aussi l’aviculture,
malgré l’émergence de l’aviculture moderne (Poulet de chair et poule pondeuse), l’aquaculture.
L’élevage des bœufs domine à Tsiroanomandidy car ce district est le premier marché aux zébus de
Madagascar. Le bétail provient de toute la région.
Infrastructures scolaires
L’enquête menée par le CREAM en 2009 a porté sur les types d’infrastructures aux niveaux de
l’enseignement primaire, de l’enseignement secondaire existant dans la région, leur appartenance
(publique ou privée) ainsi que sur leur répartition spatiale.
Les habitants sont partagés entre chrétiens et non chrétiens. La religion y est très diversifiée. Pour les
Chrétiens, il existe plusieurs églises dans la grande ville :
• 1églises FJKM,
• 1 églises FLM,
• 3 églises Catholiques,
• 5 autres églises comme le « JesosyMamonjy », Adventiste et autres.
Sur le plan sportif, le football, le Basket et la natation sont les plus pratiqués. Dans la grande ville, on
trouve 3 terrains de football et 6 Terrains de basket, et 4 espaces avec piscine. De nombreuses équipes
se sont formées. La Commune organise occasionnellement des tournois.
Une autre activité pratiquée par la population est le cinéma et le Combat de Coqs (Adinakoho). La
Commune dispose plusieurs salles de Cinéma.
9
d) Télécommunications et sécurité
La totalité de la Commune est recouverte par le réseau de télécommunication mobile Telma, Orange,
Airtel La sécurité est déjà gérée par les gendarmeries et la police et aussi les pénitenciers pour laquelle
on trouve une brigade et un centre de gendarmerie, et un centre de bureau de la police. Malgré leur
présence, la sécurité est loin d’être parfaite vue les pénétrations des brigands.
Santé :
Tsiroanomandidy dispose d’un centre de santé de base de niveau I (CSBI) implanté dans le fokontany
de Tsarahonenana où travaillent des médecins publics et des sages-femmes et des étudiants stagiaires.
Il existe également des centres de santé privé.
I.2.1Historiqe
I.2.3 Organisation
La Jirama est une société anonyme de droit commun détenue entièrement par l’Etat Malagasy. Elle
est dirigée par un conseil d’administration auquel répond le Directeur Général. Il est nommé par le
Ministère chargé de l’énergie. Le Conseil d’administration est composé des représentants de l’Etat
notamment des ministères de tutelle – et des représentants des employés. L’organisation de la Jirama
reflète ses deux grandes activités que sont l’eau et l’électricité. L’entreprise déploie aussi
parallèlement une organisation géographique faite de directions interrégionales dans chacune des six
provinces de Madagascar.
10
11
CHAP II : GENERALITES SUR L’ALIMENTATION, L’AMENAGEMENT EN EAU DE
LA ZONE D’ETUDE
Le réseau d’Eau Potable est constitué du transport de l’eau depuis la zone de captage jusqu’à
proximité de la zone d’utilisation. Pour cela, il est essentiel de savoir les 6 étapes standards dont : le
captage, le traitement, l’adduction, l’accumulation ou réservoir et la distribution.
L’adduction d’eau potable est le processus de distribution d’eau potable depuis une source
d’approvisionnement, telle qu’un puits, un réservoir ou une usine de traitement de l’eau, vers les
utilisateurs finaux.
L’eau potable est de l’eau qui est sûre à boire et qui répond aux normes de qualité définies. Elle ne
contient pas de contaminants nocifs à des niveaux susceptibles de causer des problèmes de santé. Il
Elle est généralement traitée pour éliminer les impuretés, les bactéries, les virus, les produits
chimiques et autres polluants, afin de la rendre propre et sécuritaire pour la consommation humaine.
II.1.2Traitement
Le traitement s’agit de la mise en œuvre de tous les moyens disponibles pour transformer de l’eau
brute en eau potable avec toutes les actions de suivi correspondant à chaque moyen et phase de
traitement dont le but est de produire de l’eau potable conforme aux normes en vigueur.
Le principe consiste à éliminer les matières indésirables et les germes pathogènes contenues dans
l’eau brute selon les procédés applicables en une ou plusieurs étapes de traitement jusqu’à l’obtention
d’eau traitée potable par injection d’un ou plusieurs produits chimiques dans une conduite et avant
l’entrée dans un des différents ouvrages en général selon le type d’eau à traiter.
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Il y a deux sortes de traitement :
• Le traitement simple :
C’est un traitement ne comportant que la désinfection de l’eau brute de bonne qualité physico-
chimique ou d’une eau brute moins chargée, qui ne nécessite qu’une filtration avant la désinfection.
• Le Dégrillage
L’eau est d'abord filtrée à travers une grille afin d'arrêter les plus gros déchets, puis elle passe dans
des tamis à mailles fines retenant des déchets plus petits.
• La Pré chloration
C’est un procédé de prétraitement utilisé dans le cas où l’eau est chargée en matière organique. Elle
s’effectue avant le nettoyage, pour permettre au chlore d’agir à temps et de décomposer les matières
organiques afin de secourir leur décomposition dans les décanteurs. La Pré chloration permet aussi
d’oxyder les corps existants dans l’eau tels que les ions ferreux manganeux, les nitrites ou nitrates,
les matières organiques et les microorganismes (algues, plancton et bactéries) qui sont minutieuses
de se développer dans les différents ouvrages de traitement.
• Le Débourbage
Le débourbage est une opération qui précède la clarification des eaux de surface particulièrement
chargées. Il constitue en une pré-décantation dont le but est d’éliminer la majorité des matières en
suspension de l’eau brute et d’en assurer l’évacuation sous forme de boues concentrées. Cette étape
est nécessaire lorsque les MES dans l’eau brute dépassent 2g/L pour éviter le risque de boucher le
décanteur par le volume abusif de boue apportée par l’eau brute.
• La Décantation
La décantation est un traitement nécessaire pour l’obtention d’une eau de bonne qualité. Ce
phénomène est assuré par voie physique, il s’opère par effet de gravité. La sédimentation permet la
disqualification des matières en suspension présentes dans l’eau brute et celles formées par l’étape de
coagulation floculation. Ceci provoque le dépôt des molécules en suspension et la formation des
boues au fond du bassin.
• La Filtration
Ce processus permet de retenir les particules en suspension dans l’eau, que celles-ci existent dans
l’eau brute ou formées lors des étapes préalables de traitement (coagulation floculation). La filtration
13
consiste à retenir les matières en suspension à la surface et dans les pores du lit filtrant durant le
passage de l’eau à travers. L’objectif de la filtration ne se limite pas à la rétention de MES, mais
participe également à plusieurs tâches au sein de la chaîne de traitement en fonction des
caractéristiques du matériau filtrant utilisé et les conditions de mise en œuvre. L’efficacité de la
filtration se contrôle classiquement par des mesures de turbidité sur l’eau filtrée, on peut aujourd’hui
intégrer le comptage de particules.
• La Désinfection
La désinfection est une étape essentielle de la filière de traitement. Elle assure la désactivation des
germes pathogènes et des virus dans l’eau. La bonne qualité bactériologique des eaux distribuées est
le critère principal de la notion de potabilité d’une eau. La stérilisation consiste à ajouter une dose de
chlore ou de l’eau de javel à l’eau filtrée, avant l’alimentation des réservoirs de stockage. Ceci permet
la destruction des germes pathogènes et de fournir un taux de stérilisant libre pour garantir une
désinfection totale de l’eau et une protection durant son stockage et son acheminement dans le réseau
de distribution.
• Le Stockage
Une station de traitement de l’eau potable doit être ordonner d’une réserve assurant un
approvisionnement de quelques heures pour éviter une pénurie en eau en cas de problèmes techniques.
Le stockage présente également un temps de contact important permettant au chlore (ou l’eau de
javel) de réagir avec l’eau.
Par ailleurs il est exigé par les normes de l’AEP que le traitement de l’eau enchaine de plusieurs
caractères :(la situation de la source, son emplacement) et la qualité de l’eau à laquelle on est exposé.
A ce propos on a pu développer dans notre cas que l’emplacement maximum de la station de
traitement est nécessaire à déterminer.
Généralités
A partir du réservoir, l’eau potable est distribuée dans un réseau de canalisations sur lesquelles des
branchements sont piqués pour alimenter les habitants de l’agglomération.
Le réseau est considéré comme un ensemble de circuits hydrauliques véhiculant l’eau depuis le
réservoir jusqu’aux abonnés et qui peuvent comporter :
➢ Conduites,
➢ Réservoirs,
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➢ Robinetterie et fontainerie : raccords, vannes, ventouses poteaux d’incendie, organes de
régulation et de comptage, des branchements ect.
➢ Service d’extrémité,
➢ Services en route,
➢ Service mixte,
Un Réseau est un ensemble de tronçons reliés par des parent des point communs appelés nœuds.
➢ Les nœuds :
Les nœuds sont caractérisés par (débit sortant, cote du terrain naturel, cote piézométrique, Pression
au sol)
➢ Les tronçons
Un tronçon est un élément délimité par deux nœuds et qui est caractérisé par :(les nœuds aux
extrémités, la longueur, le diamètre, le coefficient de rugosité K, le débit transité, la vitesse
d’écoulement, les PDC (J Totale)
➢ Types de réseau
Ce type de réseau se présente selon une structure arborescente à partir du nœud à charge fixe assurant
la mise sous pression. Pour ce type de réseau à partir d’une conduite centrale, on met en relation
plusieurs canalisations secondaires, tertiaires, etc. jusqu’à chaque compteur individuel. Un tel
système présente un grave défaut ; dans une conduite donnée, l’eau circule toujours dans le même
sens. Donc, une panne dans la conduite entraîne la perte de service pour tous les usagers situés en
aval. Cette configuration est justifiée par la dispersion des abonnées. Elle caractérise généralement la
distribution d’eau rurale.
❖ Le réseau maillé
Ce type de réseau est constitué de boucles. Le sens de l’écoulement varie fréquemment selon la
demande de certaines conduites. En effet, le nombre d’abonnés non desservis en cas de panne ou de
réparation est réduit au minimum puisque l’eau peut atteindre un même point par plusieurs chemins.
L’autre intérêt est que la vitesse d’écoulement de l’eau est rarement nulle, ce qui offre l’avantage de
maintenir la bonne qualité de l’eau distribuée.
15
Figure 5 : Type de réseau de distribution.
Source : (Benzannache, 2021)
Détermination de la tendance
P = Po (1+α) n
Avec :
16
Détermination du nombre des utilisateurs
Les utilisateurs dans les bornes fontaines sont au nombre de 530 797 habitants, du fait que les
utilisateurs dans les institutions scolaires font partis des utilisateurs dans les BF.
Les utilisateurs dans les institutions scolaires sont les élèves et les enseignants qui comptaient au
total 101175 en 2008, avec enseignantes, élèves. Le taux d’accroissement des élèves étant de 1,5%.
L’estimation du nombre d’élèves dans 15ans à venir, en tenant compte du taux d’accroissement, se
fera comme précédemment dans la détermination de la tendance.
Pour Madagascar, la norme appliquée par la JIRAMA pour les bornes fontaines communautaires est
de 30[l/j/hab.] et de 60[l/j/hab.] en moyenne pour les branchements particuliers.
17
Afin de déterminer des besoins en eau, il faut connaître la consommation journalière des utilisateurs.
Une vérification du besoin spécifique en eau a été effectuée lors de la descente sur terrain. La méthode
utilisée se base sur le volume de stockage d’eau, sur rythme de remplissage journalier de quelques
foyers, et sur l’utilisation de l’eau dans les institutions scolaires.
Pour Tsiroanomandidy, la quantité d’eau consommée par chaque individu par jours est en moyenne
de 25 [l/hab./j], et de 5 [l/élèves/j] dans les institutions scolaires. Le besoin en eau total BT est obtenu
à l’aide de la formule suivante :
Avec :
CBF : est la consommation moyenne journalière de chaque habitant, telle que CBF=25(l/hab. /j),
PBF est le nombre d’habitants à l’horizon du projet, tel que PBF = 530 797 (hab.),
CIS est la consommation moyenne journalière de chaque élève, telle que CIS =5(l/élève /j),
PIS est le nombre d’élèves à l’horizon du projet, tel que PIS = 158 145 (élèves).
18
Tableau 10:les pourcentages de la consommation journalière
Le coefficient de pointe k
𝑸𝒑𝒐𝒊𝒏𝒕𝒆
𝑘=
𝑸𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏
Avec :
Afin que l’eau quitte la source jusqu’au point de la consommation, l’ingénieur passe à l’étude des
calculs hydrauliques qui est le dimensionnement des ouvrages
Pour ce faire :
𝒎𝒐𝒚
𝑸𝒎𝒂𝒙
𝒋 = 𝒌 ⋅ 𝒌 𝒋 ⋅ 𝑸𝒋
𝒎𝒐𝒚
𝑸𝑱 𝒎𝟑
𝑸𝒎𝒂𝒙
𝒉 = 𝒌 ⋅ 𝒌𝒉 ⋅ 𝒌𝑱 ⋅ ; 𝒆𝒏 (Benzannache, 2021)
𝟐𝟒 𝒉
19
• K : le coefficient de point instantané,
• 𝒌𝒉 : le coefficient de point par heure,
• 𝒌𝑱 : le coefficient de point journalières.
En ce qui concerne les ouvrages hydrauliques, il est à recommander de faire les dimensionnements
des éléments suivants :
❖ Le barrage de captage,
❖ Le bassin de captage,
❖ Les brises charges,
❖ Les conduites d’amenées,
❖ Les réservoirs,
❖ Les réseaux de distributions.
Le dimensionnement tient un rôle très important dans la réalisation d’un projet hydraulique. Pour la
réalisation de cette étape, les ingénieurs sont interdits de commettre des erreurs ou même une seule
erreur, car cela peut nuire à la vie des nombreux habitants et au projet tout entier, comme la
destruction de l’ouvrage qui signifie une perte budgétaire pour les sponsors du projet, et qui
provoquera des Dégâts comme impact environnemental négatif pour la ville. Grâce à la technologie,
il est possible de minimiser les erreurs durant la procédure de dimensionnement que les responsables
devraient maîtriser.
Le captage consiste à recueillir soit des eaux souterraines, soit des eaux de surface à l’aide d’une prise
d’eau et d’une conduite d’adduction qui transporte l’eau vers un réservoir qui doit alimenter de façon
continue la station de traitement.
Ici, le bac de captage a été construit en béton armé dosé en 350Kg.m-3, avec deux compartiments
dont la chambre d’accueil et sortie (ANDRIANJOHARY, 2017)
Concernant l’ouvrage du barrage, la nature est en béton, avec une longueur de 17,4m et de hauteur
1,4m avec un déversoir précis de 12 m et de débit 0,033m3/s. l’adduction d’eau est gravitaire qui se
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situe à 18 Km Sud/Est du réservoir et la station de traitement dans le Fokontany d’Antaniditra situé
au Nord/Est de ce village où le Vohitra Ambohiby.
Source : AUTEUR
21
II .3.3 Ouvrages de traitement
La chambre de brise charge ou décanteur est un ouvrage rectangulaire en béton armé. Elle permet de
réduire la pression de l’eau. Il s’agit d’un filtre à sable, composé de gravillon nette et du sable fin,
cette partie a pour but d’obtenir une clarification, la filtration est le processus de finition par bonté,
parallèlement à ces propriétés de fixation des particules en suspension. Le filtre travaille en survitesse
et se colmate rapidement surtout pour une eau chargée.
En fonctionnement normal, la durée de marche d’un filtre rapide varie de 20 heures à 72 heures entre
lavage selon la qualité de l’eau brute ou de l’eau décantée à filtrer.
Un filtre est dit « colmaté » si l’eau commence à déborder ou trop plein ou dans la goulotte
d’évacuation d’eau de lavage selon la conception de l’ouvrage.
Pour notre zone d’études le décanteur (Water Aïd) contient un débit de Qn :50m3/h et le filtre qui étais
choisie par la société de JIRAMA est le filtre rapide à 2 compartiments de longueur 6m, de largeur
3,5 m et de hauteur 2,5m avec un débit Qn: 100m3/h et de vitesse de 2,5m/h de nature béton
Le bâche de stockage d’eau de lavage est de nature en béton, avec un périmètre 15,6m et de hauteur
4,7m qui a une capacité de 50 m3
La désinfection est constituée de salle des vannes et machine de type dure avec une longueur de 6m,
de largeur 3m et de hauteur 3,5 m et le bac de solution a 2 compartiments qui a une capacite de 574
litres (JIRAMA)
Source : (kerli)
22
II .3.4 Le réservoir :
Un réservoir d’eau est par définition un contenant hermétique de différents volumes possibles dont
l’usage est de stocker de l’eau selon la provenance de celle -ci, ici le réservoir est à usage
d’alimentation en eau potable.
Pour bien jouer son rôle, le réservoir doit être de capacité suffisante. L’évolutions de cette capacité
est effectuée en tenant compte de la variation de la demande.
Afin d’alléger les couts d’exploitation, nous fixons la durée quotidienne du pompage à 20h par jour
par exemple. Il faut alors déterminer l’heure optimale de démarrage des pompes de façons à minimiser
les capacités de stockage. (TAHIR, 2012)
A partir de ce principe, nous déduisons le volume utile de réservoir d’eau qui est donné par
l’expression suivante :
- Dimensionnement du réservoir,
- Capacité utile de réservoir,
- Vérification du temps minimal de contact,
- Vérification du temps de séjour.
Pour la ville de Tsiroanomandidy le réservoir est de type semi-enterré à compartiments avec une
longueur de 10m, de largeur de 7,5m et de hauteur :3,75m avec une capacité de 150 m3x2.
Le choix de la conduite hydraulique est une étape importante dans la planification et l’installation
d’un système hydraulique. Plusieurs facteurs doivent être pris en compte lors de la sélection afin de
s’assure que la ligne répond aux exigences de l’installation.
Lors du choix de la conduite hydraulique il faut tenir compte de la plage de pression dans laquelle la
conduite sera utilisée,
Le diamètre de la conduite hydraulique est un facteur important dans le choix. Du bon diamètre
dépend de plusieurs facteurs, comme le débit, la vitesse de l’eau et la perte de charge.
Les choix du matériau des conduites se fait en tenant compte de la nature du sol et des critères d’ordre
économique et liés à la bravoure des matériaux.
23
La couche superficielle de terre est constituée essentiellement des dépôts continentaux, sables,
latérites, conglomérant, ne marque aucune agressivité pour les conduites en PVC.
Pour cette partie les étapes de dimensionnement est très important pour éviter les pertes d’achat des
accessoires et répartition et d’avoir une meilleure conduite d’alimentation en eau potable.
• Le calcul des débit (les débits ponctuels, le débit fictif, le débit réel),
• Dimensionnement des bornes fontaines,
• Le service en route.
24
CHAP III : RESULTAT ET INTERPRETATION
III.1 RESULTAS
La Montagne d’Ambohiby alimente plus de 80 000 habitants par sa propre réserve en eau depuis des
dizaines d’années, disponible en eau de surface et/ou eau souterraine. Elle irrigue aussi 30 000 Ha de
rizière et plaine. On a plusieurs sources d’eau d’origine souterraine à des différentes altitudes dans le
massif qui comprend deux bassins versants de la rivière de Manambolo à l’Ouest et à l’Est de la
rivière d’Imanga qui alimente le fleuve de Mahajilo. Le tableau ci-après illustre les résultats
d’analyses physico-chimiques de l’eau prise à la montagne d’Ambohiby, source de cours d’eau dans
la région de Bongolava.
Tableau 11:Statistiques des éléments physico-chimiques des eaux des 3 sources venant d’Ambohiby
Variable Min Max Moy Ecart Min Max Moy Ecart Min Max Moy Ecart Min Max Moy Ecart
Température en °C 23,5 25,3 24,4 0,79 22,5 24,2 23,4 0,85 24,2 26,7 25,7 1,08 24,1 25,3 24,5 0,53
pH 6,7 6,9 6,8 0,12 6,4 6,8 6,67 0,23 6,9 7,2 7,03 0,15 6,7 7 6,85 0,13
Alcalinité en mg.L-1deCaCO3 6,15 7,37 6,67 0,61 7,93 9,1 8,35 0,65 1,75 2,64 2,38 0,42 6,47 7,48 6,96 0,56
Turbidité en NTU 0,8 5,1 3,48 1,86 0,7 4,3 2,93 1,95 1 5,8 3,83 2,26 3 4,2 3,65 0,64
Tableau 12:Statistiques des éléments physico-chimiques (ions majeurs) des eaux de trois sources
d'Ambohiby (15 échantillons).
25
Le tableau ci-dessous synthétise le contrôle par heure sur les réseaux de distribution effectué
auparavant ; ce qui a permis de maîtriser la qualité de l’eau.
26
Le tableau ci-dessous représente les conduites d’eau dans la ville de Tsiroanomandidy
150 1 901
100 736
Amiante ciment Vétuste
80 663
60 2 132
Galva 33 2 295
160 3 925
90 276
75 36
63 9 940
PVC Moyen
50 3 516
40 2 794
32 1 255
TOTAL 30267
Source : (JIRAMA)
27
III.2 INTERPRETATION ET INTERACTION ENTRE L’EAU ET LE RESEAU DE
DISTRIBUTION
La montagne d’Ambohiby est reconnue comme une ressource la plus exploitée par les différentes
sociétés et ONG pour l’approvisionnement en eau potable d’une ville ou village dans le district de
Tsiroanomandidy. Les communes aux alentours de la montagne bénéficient de leurs propres
ressources en eau venant d’Ambohiby notamment par le barrage de la société JIRAMA ainsi que
d’autres ONG, associations pour leurs projets d’adduction d’eau.
Le débit de ses sources fluctue généralement avec le taux de précipitation durant l’année. Il passe par
un maximum pendant la saison de crue du fait qu’il y a une fissure de type débordement. Les cours
d’eau issus des eaux d’infiltration prennent part à l’augmentation du débit. L’écoulement est toujours
régulier pendant toute l’année et ne présente aucune menace de tarissement jusqu’à présent. Les
sources sont séparées et classées en fonction de leur débit, de leur durée d’écoulement au cours de
l’année, des conditions hydrauliques, des caractéristiques géologiques, de la composition chimique
et de la température de l’eau ; donc on peut dire que les problèmes d’insuffisances ne se situe pas au
niveau de la source.
D’après ces résultats, nous pouvons dire que l’eau de la source d’Ambohiby est conforme à la norme
de qualité physico-chimique ; par contre, d’autre caractère dans l’eau prouve qu’elle n’est pas potable,
comme certains éléments physico-chimiques, les éléments indésirables par exemple (matières
organiques), présences d’indicateurs de pollutions fécale.
On prend compte de cela, il est nécessaire de désinfecter l’eau pour la rendre potable.
Le travail organisé par la société de JIRAMA et les résultats de leur processus de traitement et
stratégies a permis d’avoir de l’eau conforme à la norme de potabilité. Nous pouvons dire donc que
le traitement d’eau est en parfait succès.
L’état du réseau de distribution à présent est loin d’être parfait car il ne peut pas assurer l’alimentation
en eau potable dans la ville toute entière et ne peut pas satisfaire la norme de l’OMS que chaque
habitant devrait consommer 30l/j.
28
Le manque de gestion de l’aménagement pose souvent des nombreux problèmes comme la coupure
d’eau que ce soit partielle ou totale, la contamination de l’eau et surtout le nombre de fokontany non
servie par l’eau (voir tableau ci-dessus).
A cause de cela, l’eau qui était en parfaite pureté grâce aux traitements est contaminée et ne suit plus
les normes lors de son contact au réseau de distribution à cause de la vétusté des conduites. Pourtant,
les consommateurs méritent de l’eau propre selon la règle de potabilité malagasy.
L’état des infrastructures entraine des blocages sur la vie des habitants de la cité : l’utilisation à
l’hygiène de l’eau est négligée tant pour les grandes personnes que les enfants.
Non seulement que le réseau est mal géré mais la population participe aussi à l’endommagement
malgré les efforts offerts par la société qui a posé des sécurités au niveau de l’aménagement. En effet,
la population ne respecte pas cela notamment par le vol d’eau avec des conduites illicites pour ne pas
payer à la JIRAMA alors que cela pourrait induire la JIRAMA à l’erreur dans la maîtrise de la
distribution d’eau entre les abonnés par rapport à la production.
La mauvaise exploitation, au niveau de la gestion du réseau induit une contrainte non négligeable
dans le service. Ainsi pour une bonne rentabilité et une réussite du Service Public d’eau potable à
Tsiroanomandidy, l’amélioration du réseau de distribution est nécessaire.
Méthodologie
Nous devons vérifier l’ensemble des mesures permettant la préservation des dispositifs techniques
dans leur état initial et l’observation de l’état évolutif pour pouvoir connaitre les blocages au niveau
du réseaux et d’avoir une idée d’améliorations. Les étapes suivantes sont donc d’entretenir les
ouvrages et les équipements et de pérenniser la production pour être dans une marge de dépense
raisonnable. La société de JIRAMA devrait :
Inspecter les canalisations tout au long de l’année plus précisément les tronçons de conduites
et des vannes ;
Trouver des moyens pour localiser les endroits où les fuites sont très élevées pouvant causer
la diminution des pressions au niveau des conduites ; et connaître l’origine des fuites comme
la rupture des tuyaux apparents lors des passages des véhicules ou des charges importantes,
Prospecter et dépanner activement de façon permanente les pertes dues aux fuites au niveau
des conduites du réseau et des branchements aussi bien sur le nombre que sur la durée moyenne
des fuites.
Renouveler le réseau si les réparations ne s’avèrent plus économiques de façon à éliminer
durablement les pertes pour la conservation de la performance du réseau et limiter les risques
de défaillances,
29
Eviter tout forme d’accident comme les couts de bélier et le dépôt d’aire dans les conduites et
les apparitions des boues en période de crue dus au manque de contrôle par les responsables
technique sur terrain pouvant provoquer l’arrêt de circulation de l’eau,
Renforcer les conduites principales en Fonte pour augmenter le débit d’eau desservant la partie
haute située en aval Tsarahonenana et d’autre fokotany.
Remplacer des conduites en Amiante Ciment représentant 75% des conduites de la ville de
Tsiroanomandidy pour éviter de diminuer les vitesses d’eau et les pertes de charges dans cette
conduite afin d’élever le débit et ajuster les faibles pressions dans la partie desservie,
Adapter la planification de débit journalier aux heures des points pour éviter que d’autre
consommateur ne soit pas servi,
Etudier les impacts négatifs des solutions de facilité prises par les techniciens pour les
nouveaux branchements car cela peut nuire au fonctionnement de distribution d’eau et aux
endommagements des conduites, éviter le disfonctionnement du réseau entier,
Prioriser les entretiens pour éviter l’endommagement de l’alimentation en eau potable de la
ville,
Désinfecter le réseau pour éviter la pollution de l’eau et les maladies dues à l’anomalie de l’eau
et le décès de mortalité des personnes faibles en anticorps,
Etudier la rentabilité de la réalisation de tous ces entretiens pour prendre une décision de
renouveler les réseaux surtout dans notre zone d’étude à cause de sa longue utilisation depuis
son installation en 1969 sans aucun renouvellement.
Recommandations pour une meilleur alimentation en eau potable de la ville de
Tsiroanomandidy :
Pour garantir une alimentation en eau potable fiable et durable pour la ville, il est essentiel d’envisager
de nouvelles sources d’approvisionnement en eau.
30
L’étude de nouvelles sources d’approvisionnement en eau permettra d’assurer une alimentation en
eau potable plus fiable et résiliente pour la ville, tout en garantissant la durabilité à long terme de
cette ressource essentielle.
31
CONCLUSION
Dans le cas de l’étude en question, le réseau de distribution est identifié comme la cause
principale à la fois de l’insatisfaction concernant l’alimentation en eau potable et de la
contamination de l’eau. Une enquête approfondie met en évidence que les problèmes rencontrés
sont directement liés aux infrastructures et au fonctionnement du réseau de distribution,
engendrant des difficultés d’approvisionnement et des risques de contamination.
Le captage, le traitement, l’adduction et la distribution d’eau forment un atout dont les parties
constitutives sont liées entre elles et peuvent avoir des répercussions techniques sur l’alimentation.
La réalisation d’une évaluation complète des besoins en eau potable de la ville est essentielle
en tenant compte de la croissance démographique, des variations saisonnières et des usages prévus.
Elle aidera à dimensionner correctement le réseau.
Des maintenances régulières et proactives du réseau de distribution existant est cruciale pour
prévenir les fuites, les ruptures de canalisations ainsi que les pertes d’eau. Des inspections régulières
doivent être effectuées pour identifier et réparer les problèmes ; et, la planification pour le
remplacement ou la mise à niveau des infrastructures obsolètes pourrait garantir un
approvisionnement en eau fiable.
Eduquer les citoyens sur l’importance de la conservation de l’eau peuvent contribuer à réduire
la demande et à prolonger la durée de vie des ressources en eau.
32
33
BIBLIOGRAPHIE
HARINAVALONA, Hasina Sylvia. 2018. Tsiroanomandidy ville batie par et pour les migrants .
2018.
TAHIR, Allatchi. 2012. Projet d'adduction d'eau potable dans la ville s'amzoer. D'amzoer : s.n.,
2012.
I
WEBOGRAPHIE
Madagascar, Météologie de. 2013. food and agriculture organization. [Link] 2013.
kerli. [Link]
II
TABLEAUX DES MATIERES
REMERCIEMENTS ............................................................................................................................. i
SOMMAIRE ........................................................................................................................................ii
INTRODUCTION ............................................................................................................................... 1
CONCLUSION .................................................................................................................................. 32
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................................I
WEBOGRAPHIE................................................................................................................................ II
ANNEXE ...........................................................................................................................................IV
III
ANNEXE
NORME
PARAMETRES CHIMIQUES UNITE MINIMA MAXIMA
ADMISSIBLE
ELEMENTS NORMAUX
CALCIUM mg/l 200
MAGNESIUM mg/l 50
CHLORURE mg/l 250
SULFATE mg/l 250
OXYGENE DISSOUS % de saturation % 75
DURETE TH mg/l en CaCO3 500
ELEMENTS INDESIRABLES
MATIERES ORGANIQUES mg/l 2 (milieu Alcalin)
5 (milieu Acide)
AMMONIUM mg/l 0,5
NITRITE mg/l 0,1
AZOTE TOTAL mg/l 2
MANGANESE mg/l 0,05
FER TOTAL mg/l 0,5
PHOSPHORE mg/l 5
ZINC mg/l 5
IV
ARGENT mg/l 0,01
CUIVRE mg/l 1
ALUMINIUM mg/l 0,2
NITRATE mg/l 50
FLUORE mg/l 1,5
BARYUM mg/l 1
ELEMENTS TOXIQUES
ARSENIC mg/l 0,05
CHROME TOTAL mg/l 0,05
CYANURE mg/l 0,05
PLOMB mg/l 0,05
NICKEL mg/l 0,05
POLYCHLORO-BIPHENYL PCB mg/l 0
CADMIUM mg/l 0,005
MERCURE mg/l 0,001
GERMES PATHOGENES ET
INDICATEURS DE POLLUTIONS
FECALE :
V
ANNEXE 2 :
MOYENNE JOURNALIERE (m3) 1566 1557 1823 1676 1744 1740 1792 1798
VI
Reseau de Tsiroanomandidy:
Source : (JIRAMA)
7
8
Nom : RANDRIAMANATENA
Nombre de pages : 32
Nombre de figure :7
Année :2023
RESUME
Le présent mémoire étudie les possibilités d’amélioration de l’adduction d’eau potable dans la ville de
Tsiroanomandidy. L’analyse a été réalisée à partir d’une étude bibliographique et d’une étude sur le terrain. Les
résultats de l’étude montrent que le réseau de distribution d’eau potable de la ville est en mauvais état. Les principales
causes des pertes d’eau sont les fuites, la vétusté des conduites et la pression insuffisante. Sur la base de ces résultats,
le mémoire propose une série de mesures pour améliorer l’adduction d’eau potable dans la ville. Ces mesures
comprennent le remplacement des conduites vétustes, la réparation des fuites, la mise en place d’un système de
télégestion et la sensibilisation des usagers sur l’importance de l’économie d’eau.
Abstract
This thesis investigates the possibilities of improving water supply in the city of Tsiroanomandidy. The analysis was
carried out based on a bibliographic study and a field study. The results of the study show that the water supply
distribution network in the city is in poor condition. The main causes of water losses are leaks, aging pipes, and
insufficient pressure. Based on these results, the thesis proposes a series of measures to improve water supply in the
city. These measures include the replacement of aging pipes, repair of leaks, the implementation of a remoted
management system, and the sensitization on awareness of water conservation.
10