Fiche E-LISA N°237 : Palpitations Cardiaques
Fiche E-LISA N°237 : Palpitations Cardiaques
GÉNÉRALITÉS
Symptôme = trouble subjectif :
Définition § Sensation de perception anormale des battements cardiaques
🅰 § Sensation que le cœur bat trop fort, trop vite ou irrégulièrement
DD = Éréthisme cardiaque, Confusion avec des DT (angor, péricardite, pariétale)
Anamnèse Examen physique ECG : urgence absolue +++
Signes de gravité ATCD perso : cardiopathie, Signes de gravité : Tachycardie régulière à QRS
🅰 IDM, troubles du rythme, -FC > 150 larges = TV jusqu’à preuve du
patient porteur d’un -Hypo-TA contraire +++ à réa
appareillage (DAI, PM…) -Signes d’hypoperfusion
-Angor (parfois fonctionnel) Autres : repolarisation (SCA, ++
-Signes d’IC en cas de gêne thoracique mais
ATCD fam : mort subite, -Syncope/lipothymie avec possible tableau d’angor
++ chez enfant/ado. 1 -Trouble de conscience fonctionnel, ++ si FC > 200) ou
ATCD de MSN ou < 35 ans -Signes neuro évocateur d’un tachycardie à QRS fins avec FC
à possible arythmie infarctus cérébrale sur FA > 150 + signes cliniques de
génétique gravité
Mode de déclenchement et
Prise de médicaments +++ mode de fin : ⚠ Caractéristique de la
d'alcool, d'excitants tachycardie :
(tabac, café, cocaïne, § Brutal → TV ou TJ • Durée
MDMA) § Progressif → Tachycardie • Régulière (TJ, Flutter,TV,
sinusale, FA ou Flutter Tachycardie sinusale) vs.
à Éliminer un diagnostic Facteurs favorisant le Irrégulière (FA+/-Flutter)
de gravité mettant en jeu déclenchement : Fréquence de la tachycardie
le pronostic vitale 150 bpm → Flutter JPDC
§ Catécholergique → effort
(systématique+++) ⚠[150-190] bpm → FA 200
ou stress
bpm→TJ
§ Vagal → Post-Prandial Ou
Nocturne
⚠ La TV n’est pas résolue par
Facteur favorisant la fin → une manœuvre vagale ou
manœuvre vagale en faveur l’injection d’adénosine
d'une TJ⚠
µ Bien souvent, ECG initial normal.
ECG inter-critique ECG per-critique
Parallélisme Bien souvent normal, Diagnostic de certitude mais rarement obtenu en consult…
électro-clinique mais parfois indicatif En absence d’ECG per-critique :
🅰 (ex : ondes delta du sd § Holter ECG de 24-96h en cas de palpitations fréquentes (>
de Wolff-Parkinson- 1/semaine)
White) § ECG ambulatoire de longue durée (7-21j) en cas de symptômes
plus rares
§ Holter implantable : permet une surveillance de 3-5ans si crises
rares
§ ECG
Bilan de 1 ère § Bio: NFS, iono, TSH (hyperthyroïdie), alcoolémie, βhcg
intention § ETT (systématique +++)
🅱 § Épreuve d’effort (si palpitations à l’effort ou suspicion d’ischémie myocardique)
§ ECG ambulatoire, en absence d’ECG per-critique permettant le diagnostic (cf. supra)
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ÉTIOLOGIES
ES = Battements cardiaques prématurés ectopiques :
Extrasystoles ■ En avance sur les battements normaux
Q ■ De morphologie différente car naissant en dehors des voies de conduction normale
■ Souvent suivis d'un repos compensateur
■ Parfois physiologiques
Origine :
■ ES atriales : départ des oreillettes avec onde P' suivie d'un QRS identique au QRS de base
■ ES ventriculaires : départ des ventricules avec QRS large, différent du QRS de base et sans
onde P devant
■ ES jonctionnelles : départ des voies de conduction hissiennes avec QRS identique au QRS de
base sans onde P préalable
Caractérisation des ES :
Paramètres Critères d'ES maligne
- Fréquence - Fréquentes
- Répétitivité : isolée, doublets, triplets, salves - En salves
- Couplage court, long ou variable (proximité de - En couplage court (phénomène R sur T)
l'extrasystole par rapport à l'onde T précédente)
- Morphologie : retard droit/gauche, monomorphe -Polymorphes
ou polymorphe -Terrain de cardiopathie
- À l'effort ou au repos ___________ jJw*' - Déclenchées à l'effort
Causes générales :
■ Ivresse
■ Électrocution
■ Pathologies respiratoires dont SAOS
■ Hyperthyroïdie
■ Anomalie électrolytique (dyskaliémie)
■ Anxiété, dépression
■ Grossesse
■ Bradycardie sinusale (inadaptée aux besoins physiologiques)
Dysfonction ■ Pause sinusale : absence d'activité sinusale > 3 secondes
sinusale ■ Bloc sino-atrial (BSA) :
U Type 1 = allongement de la conduction entre le nœud sinusal et l'oreillette, non visible à l'ECG
Type 2 = absence inopinée d'une onde P
Type 3 = absence complète d'onde P à l'ECG, présence d'un rythme d'échappement
GÉNÉRALITÉS 🅰
Adaptation § Suppression circulation placentaire + diminution des résistances pulmonaires =>
hémodynamique à augmentation du débit pulmonaire => fermeture des shunts (canal artériel et foramen ovale
la vie extra-utérine inter atrial) => déplissement des alvéoles et résorption du liquide alvéolaire permettant une
ventilation pulmonaire efficace
Souffle cardiaque § Si découverte avant 1 an : consultation cardio-pédiatrique avec ETT systématique
§ Si découverte après 1 an : examen cardio-pédiatrique uniquement si drapeau rouge
§ Présence d’un retentissement fonctionnel
Drapeaux rouges en § Âge < 1 an
défaveur d’un § Souffle holosystolique : CIV ou IM
souffle bénin § Souffle frémissant ou râpeux
§ Dédoublement du B2 (CIA)
§ Intensité maximale au bord gauche (coarctation aortique)
§ Click systolique (obstacle)
§ Souffle diastolique (jamais fonctionnel)
§ Secondaire à l’écoulement du sang à travers le cœur ou les vaisseaux
Souffle bénin § La fièvre, l’orthostatisme et l’anémie augmente la vélocité des flux et donc l’intensité du
souffle
§ Souffle bref, méso-systolique, sans irradiation, d’intensité < 3/6, localisé en endapexien ou
au foyer pulmonaire
§ Réassurance parentale
Facteurs de risque :
Cardiopathie § Antécédent familial de cardiopathie congénital ou de mort subite
congénitale § Complication au cours de la grossesse
🅰 § Trisomie 21 : 50% de cardiopathie congénitale, CAV +++
§ Syndrome de Turner : Coarctation aortique
§ Syndrome de Di George (del 22q11) : T4F
§ Syndrome de Marfan : anévrisme aortique, insuffisance aortique ou mitrale
🅱 Épidémiologie :
§ Concerne 0,8% des naissances vivantes
§ Shunt gauche-droit : CIV, CIA, PCA, CACV
§ Obstacles du cœur droit : T4F, SVP
§ Obstacles du cœur gauche : CoA, Rao
§ Malconnexions : TGV
🅰 Clinique :
§ Mauvaise prise alimentaire et dyspnée au biberon chez le nourrisson
§ Retard de croissance
§ Asthénie, dyspnée d’effort
§ Syncope, douleur thoracique, palpitation, signes d’insuffisance cardiaque
§ Souffle cardiaque
§ Anomalie des pouls fémoraux ou axillaires
§ Cyanose, désaturation
§ Dysmorphie, hippocratisme digital
Physiopathologie § Shunt du ventricule gauche vers le ventricule droit => surcharge des cavités gauches
§ L’intensité dépend du rapport entre les résistances pulmonaires et les résistances
systémiques
à La + fréquente des cardiopathies congénitales chez l’enfant : 25%. Survient après quelques
jours de vie.
CIV large :
§ Dyspnée d'effort, polypnée, signes de lutte, asthénie, sueurs aux tétés
§ Bronchites à répétition, stagnation / cassure staturo-pondérale
§ Souffle moins intense
§ Apparition retardée des symptômes à 1 mois de vie car baisse des résistances pulmonaires
progressives
§ Éclat B2 si HTAP
§ Syndrome d’Eisenmenger après 6 à 9 mois de vie ++
Radiographie de § Cardiomégalie
thorax § Vascularisation pulmonaire accentuée
§ CIV péri-membraneuse : peut se fermer spontanément
Type de CIV § CIV conotroncales et d'admission ne se ferment jamais spontanément =>
fermeture chirurgicale sous CEC
§ CIV trabéculées : se ferment le plus souvent spontanément
§ Shunt de l’oreillette gauche vers l’oreillette droite => surcharge des cavités droites
Physiopathologie § 8 à 13% des cardiopathies congénitales
§ 2 filles pour 1 garçon
5-10% (++ enfant prématuré). Apparaît quelques jours après la naissance, ++ filles.
Petite taille :
Clinique § Souffle continue sous-claviculaire gauche
§ Asymptomatique
Large :
§ Souffle continue sous-claviculaire gauche
§ Proportionnel au shunt
§ B1 fort à la pointe
§ PA différentielle élargie par vol systémique diastolique par le canal artériel entrainant une
baisse de la PAd et une augmentation de la PA pulsée
§ Pouls hyperpulsatiles
§ Éclat B2 si HTAP
§ Dyspnée, difficultés alimentaires et retard pondéral
§ Infections respiratoires récidivantes
Sténose pulmonaire => passage du sang non oxygéné par la CIV => shunt droit-gauche =>
Physiopathologie
cardiopathie cyanogène
2 Types de T4F selon l’importance de la sténose pulmonaire
Clinique 1. T4F rose : sténose pulmonaire peu serrée, enfant asymptomatique, saturation en oxygène
normale,
2. Bleue : cyanose réfractaire car sténose pulmonaire serrée = shunt D -> G
- Malaise de Fallot : malaise avec tachycardie lors des pleurs du fait de l’augmentation de
la consommation en oxygène
Radiographie de Pas de cardiomégalie car shunt droit => gauche mais aspect en sabot avec absence de thymus si
thorax syndrome de micro-délétion 22q11
Physiopathologie Obstacle pulmonaire => hypertrophie des cavités droites. Si sévère, => passage du sang non
oxygéné par le foramen ovale => shunt droit – gauche => cyanose
Enfant / adulte :
§ Souffle
§ HTA
§ Dyspnée ou douleur thoracique à l’effort
Prise en soins Pose de stent ou chirurgie selon l’âge et la présentation
« CF C3 »
• Coarctation de l’aorte
• Fallot : tétralogie
• Communication inter-ventriculaire
• Communication inter-auriculaire
• Canal artériel persistance
Tableaux cliniques :
§ Surdosage asymptomatique : TCA > 3N, INR > cible
§ Anémie, typiquement microcytaire ferriprive sans hémorragie apparente à NFS régulières
§ Hématome ou hémorragie extériorisée, grave ou non
Traitement préventif = respect des règles de prescription des héparines :
§ Bien peser l’indication
§ Adapter les doses en fonction du poids pour les HBPM
§ Surveiller quotidiennement la bio (TCA) si HNF
§ Respecter la CI des HBPM en cas d’IRC sévère
§ Prescrire prudemment les HBPM chez les sujets âgés en surveillant la fonction rénale
CÀT en cas d’accident :
§ Évaluer la gravité : clinique, TA, FC, signes de choc, dosage Hb + Ht
§ Accident mineur à adaptation posologique et surveillance rapprochée clinico-biologique
§ Accident majeur à mettre en balance le risque hémorragique et le risque thrombotique (ex :
porteur de valve +++), procéder à un remplissage/transfusion si besoin, évaluer l’intérêt d’un
antidote
2 Types de thrombopénie chez les patients traités par héparines :
Thrombopénie 1. TIH de type 1, précoce, bénigne, d’origine non immune et à risque hémorragique,
induite par régressant vite même si poursuite du TTT
l’héparine 2. TIH de type 2, potentiellement grave d’origine immune et plutôt tardive (J7-J10) =
🅰 thrombopénie immunoallergique
TIH induite par des AC reconnaissant souvent le facteur 4 plaquettaire (anti-PF4) à activation
plaquettaire intense et activation de la coag à thromboses veineuses et/ou artérielles. Ainsi, risque
thrombotique et non hémorragique (sauf si CIVD associée).
Véritable incidence de la TIH méconnue : 0,05-3% mais beaucoup plus fréquente sous HNF et en
milieu chir (surtout cardiaque/ortho), avec un délai de survenue de 5-8 jours après début de
l’héparinothérapie mais attention, délai plus court possible chez les patients déjà exposés à
l’héparine sous 3 mois.
Reco HAS = évoquer le diagnostic de TIH devant :
§ Plq < 100 G/L et/ou chute relative des plq sur 2 numérations successives
§ Apparition ou extension de thromboses
§ Résistance biologique à l’HNF : peu de variation du TCA malgré majoration des doses
§ Placards inflammatoires au site d’injection (formes SC)
§ Rarement, insuffisance surrénale aiguë sur nécrose des surrénales
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Chez 80% des patients, thrombopénie à 30-70 G/l. et CIVD dans 10-20% des cas. Si thromboses :
Thromboses veineuses profondes plus fréquentes (80%) qu'artérielles
Thromboses artérielles : aorte abdo & brariches avec aspect de thrombus blanc très
caractéristique
Complications neuro dans 10% des cas : AVC isc:hémique, thrombose veineuse cérébrale...
Crainte de la TIH surveillance des plaquettes : ai/ant TTT/24h après max, puis 2 fois/semaine
mais pas de preuve d'une efficacité dans le suivi donic à discuter. Désormais, il est recommandé de
surveiller la NFP en milieu chir/trauma uniquement, c)u chez les patients à risque.
INR cible
INR
INR cible 2,5 INR cible 3
mesuré
(fenêtre entre 2 et 3) (fenêtre 2,5-3,5 ou 3-4,5)
Pas de saut de prise
INR <4 Pas d'apport de vitamine K
Adaptation de la posologie
Saut d'une prise Pas de saut de prise
4< INR <6 Pas d'apport de vitamine K Pas d'apport de vitamine K
Adaptation de la posologie lors de la Adaptation de la posologie
reprise du traitement
Arrêt du traitement par AVK 1 à 2 mg Saut d'une prise
de vitamine K per os Avis spécialisé (ex : cardiologue si le patient est
Adaptation de la posologie lors de la porteur d'une prothèse valvulaire mécanique)
6 < INR < 10 reprise du traitement recommandé pour discuter un traitement
éventuel par 1 à 2 mg de vitamine K per os
Adaptation de la posologie lors de la reprise du
traitement
Arrêt du traitement par AVK 5 mgde Avisspécialisé sansdélai ou hospitalisation
vitamine Kperos (% ampoule buvable recommandé
INR >10 forme adulte)
Adaptation de la posologie lors de la
reprise du traitement
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Principes de gestion initiale d’une hémorragie :
§ Compression mécanique : suture d’une plaie vasculaire
§ Application locale d’agent hémostatique : colle à la fibrine ou à la thrombine
§ Injection locale de vasoconstricteurs (adrénaline), ++ lors des endoscopies pour hémorragie
dig
§ Embolisation par radiologie interventionnelle
3. Polytraumatisé : INR en urgence et CÀT similaire à celle d’une hémorragie grave ou non, le cas
échéant. Si TC, hospit > 24h avec scan cérébral en urgence.
Conduite à tenir lors d’un accident hémorragique lié aux AOD proposée par le GIHP (Groupe
d’Intérêt en Hémostase Périopératoire)
§ Noter : âge, poids, nom du médicament, dose, nombre de prises par jour, heure de la
dernière prise, indication
§ Prélever :
- Créatinine (clairance d’après Cockroft)
- Dosage spécifique du médicament
§ Contacter le laboratoire d’hémostase
§ Interrompre le traitement
Tableaux cliniques :
§ Surdosage asymptomatique : TCA > 3N, INR > cible
§ Anémie, typiquement microcytaire ferriprive sans hémorragie apparente à NFS régulières
§ Hématome ou hémorragie extériorisée, grave ou non
Traitement préventif = respect des règles de prescription des héparines :
§ Bien peser l’indication
§ Adapter les doses en fonction du poids pour les HBPM
§ Surveiller quotidiennement la bio (TCA) si HNF
§ Respecter la CI des HBPM en cas d’IRC sévère
§ Prescrire prudemment les HBPM chez les sujets âgés en surveillant la fonction rénale
CÀT en cas d’accident :
§ Évaluer la gravité : clinique, TA, FC, signes de choc, dosage Hb + Ht
§ Accident mineur à adaptation posologique et surveillance rapprochée clinico-biologique
§ Accident majeur à mettre en balance le risque hémorragique et le risque thrombotique (ex :
porteur de valve +++), procéder à un remplissage/transfusion si besoin, évaluer l’intérêt d’un
antidote
Véritable incidence de la TIH méconnue : 0,05-3% mais beaucoup plus fréquente sous HNF et en
milieu chir (surtout cardiaque/ortho), avec un délai de survenue de 5-8 jours après début de
l’héparinothérapie mais attention, délai plus court possible chez les patients déjà exposés à
l’héparine sous 3 mois.
Reco HAS = évoquer le diagnostic de TIH devant :
§ Plq < 100 G/L et/ou chute relative des plq sur 2 numérations successives
§ Apparition ou extension de thromboses
§ Résistance biologique à l’HNF : peu de variation du TCA malgré majoration des doses
§ Placards inflammatoires au site d’injection (formes SC)
§ Rarement, insuffisance surrénale aiguë sur nécrose des surrénales
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🅱 Chez 80% des patients, thrombopénie à 30-70 G/L et CIVD dans 10-20% des cas. Si thromboses :
§ Thromboses veineuses profondes plus fréquentes (80%) qu’artérielles
§ Thromboses artérielles : aorte abdo & branches avec aspect de thrombus blanc très
caractéristique
§ Complications neuro dans 10% des cas : AVC ischémique, thrombose veineuse cérébrale…
Crainte de la TIH à surveillance des plaquettes : avant TTT/24h après max, puis 2 fois/semaine
mais pas de preuve d’une efficacité dans le suivi donc à discuter. Désormais, il est recommandé de
surveiller la NFP en milieu chir/trauma uniquement, ou chez les patients à risque.
INR cible
INR
mesuré INR cible 2,5 INR cible 3
(Fenêtre entre 2 et 3) (Fenêtre 2,5-3,5 ou 3-4,5)
Pas de saut de prise
INR < 4 Pas d'apport de vitamine K
Adaptation de la posologie
Saut d'une prise Pas de saut de prise
4 < INR < 6 Pas d'apport de vitamine K Pas d'apport de vitamine K
Adaptation de la posologie lors de la Adaptation de la posologie
reprise du traitement
Arrêt du traitement par AVK 1 à 2 mg Saut d'une prise
de vitamine K per os Avis spécialisé (ex : cardiologue si le patient est
Adaptation de la posologie lors de la porteur d'une prothèse valvulaire mécanique)
6 < INR < 10 reprise du traitement recommandé pour discuter un traitement
éventuel par 1 à 2 mg de vitamine K per os
Adaptation de la posologie lors de la reprise du
traitement
Arrêt du traitement par AVK 5 mg de Avis spécialisé sans délai ou hospitalisation
vitamine K per os (½ ampoule buvable recommandé
INR > 10 forme adulte)
Adaptation de la posologie lors de la
reprise du traitement
3. Polytraumatisé : INR en urgence et CÀT similaire à celle d’une hémorragie grave ou non, le cas
échéant. Si TC, hospit > 24h avec scan cérébral en urgence.
Conduite à tenir lors d’un accident hémorragique lié aux AOD proposée par le GIHP (Groupe
d’Intérêt en Hémostase Périopératoire)
§ Noter : âge, poids, nom du médicament, dose, nombre de prises par jour, heure de la
dernière prise, indication
§ Prélever :
- Créatinine (clairance d’après Cockroft)
- Dosage spécifique du médicament
§ Contacter le laboratoire d’hémostase
§ Interrompre le traitement
GÉNÉRALITÉS
Arrêt cardiocirculatoire (AC) = interruption brutale de la contractilité cardiaque. Diagnostic :
Définition § Non-professionnels : inconscience + respiration absente ou anormale (gasp)
🅰 § Professionnels : inconscience + absence de pouls carotidien ou fémoral
Arrêt cardiocirculatoire réfractaire : absence de récupération d’une circulation spontanée après 30min de
réanimation médicale bien conduite.
Chaîne de survie = succession d’actions à réaliser pour la PEC optimale d’un AC (image de la fiche LiSA) :
Mort subite : mort instantanée, soudaine, subite, qui correspond à une maladie aiguë dont les
symptômes ne dépassent pas qq minutes.
§ 40.000 morts subites par an en France dont 80% d’origine coronarienne et 50% des causes de
Épidémio décès des coronariens.
🅱 § Sex-ratio masculin
§ Âge moyen = 60 ans
§ Survie : si > 5min = 7-8%, si > 10min ≃ 0%
AC à interruption du flux :
Physiopath § No-flow = période sans aucun flux, entre l’effondrement et le début du massage cardiaque.
🅱 Marqueur pronostique important
§ Low flow = période de bas débit, entre le début du massage cardiaque et la reprise d’une activité
circulatoire ou le rétablissement d’un flux sanguin correct mécanique (ECMO)
Cause immédiate la plus fréquente = FV, d’étiologie le plus souvent ischémique soit par constitution de
Étiologies
🅰
la nécrose, soit par séquelle ancienne d’un IDM.
Autres causes : bradycardies extrêmes (BAV de haut grade), asystolie…
§ Délai de « no flow » bref
Facteurs § Délai de « low flow » bref
pronostics § Rythme initial choquable
§ Présence d’un témoin
§ MCE débuté par le témoin
VAS :
§ Libération des VAS et Bascule de la tête en arrière ⚠
§ ⚠ Q. Il n'est plus recommandé de pratiquer systématiquement une
ventilation artificielle lors de la PEC précoce d'un ACR par un témoin non
médical (les réserves respiratoires étant suffisantes les 1ères minutes)
§ Au-delà des 1ères minutes, le MCE est combiné à une ventilation
artificielle (bouche à bouche ou ventilation au ballon en contexte
médicalisé)
§ Tête en Extension
§ 2 Insufflations < 5 sec (1 sec par insufflation) → élévation visible du
thorax
§ Intubation si possible
Chez l’adulte, la ventilation n’est pas une priorité. Pour le citoyen elle n’est pas réalisée dans les
Ventilation premières minutes. En équipe, elle doit être réalisée via un ballon à valve unidirectionnelle en assurant
🅰 l’étanchéité du masque dans l’idéal à 4 mains. Une canule de Guedel peut être utilisée. Le bouche-à-
bouche ne se conçoit qu’en cas d’absence de matériel réalisé avec une protection, il est interdit en période
COVID. Dans tous les cas, le volume insufflé est faible.
A
Ne réagit pas avec respiration
Algorithme absente ou anornale
p
universel de PEC p
Appeler le SAMU e
(tiré de la LiSA) l
🅰 RCP 30:2 e
Connecter défibrillateur/moniteur r
l
e
Analyse du rythme S
A
Choquable Non choquable M
(FV TV sans pouls) (Asystole Rythme sans pouls) U
Choc
Rythme choquable à délivrer un choc via un défibrillateur manuel (l’utilisateur analyse le rythme, décide
de l’énergie à délivrer et délivre le choc) ou via un défibrillateur automatisé (analyse automatique, charge
automatique +/- délivrance du choc automatique)
Décision difficile, devant considérer les circonstances de survenue, l’organisation des premiers gestes
Critères d’arrêt de secours et le contexte lié au patient et à son environnement (+ si possible, une éventuelle volonté
de la RCP exprimée par le patient). Habituellement, réanimation stoppée en cas d’asystolie persistante malgré 30
🅱 min de réanimation bien conduite, sauf en cas de neuroprotection (hypothermie, intoxication) ou de
persistance d’une cause favorisante et curable.
Exceptionnellement, certains patients en AC réfractaire sont transportés rapidement pour la mise en
place d’une assistance mécanique circulatoire (CEC veinoartérielle), réservée à certains centres ultra-
spécialisés et dans des contextes très particuliers (pronostic neurologique encore préservé).
La PAS est maintenue normale plus longtemps que chez l'adulte, en situation
Situations pathologique. Les causes ne sont pas les mêmes que chez l'adulte → ACC secondaire (+++)
particulières liée à l'insuffisance respiratoire (Asphyxie +++) ou circulatoire.
Pronostic sombre → < 5 % survie à 1 an
§ Particularités de la RCP : ⚠
- Commencer par 5 insufflations avant le massage⚠Q
- Compression dans la moitié inférieure du sternum
- Dépression thoracique d'environ ⅓ de son diamètre antéro-postérieur
Enfants - Même rythme → 100 – 120 compressions/minutes
- ⚠ 15 compressions pour 2 insufflations
§ Technique de massage :
- < 1 an → extrémités de 2 doigts ou au mieux par technique d'encerclement du
thorax si plusieurs sauveteurs
- > 1 an → talon d'une seule main
VVP intra-osseuse ⚠ Adrénaline à 10 μg/kg et Amiodarone à 5 mg/kg → après le 3ème CEE
puis le 5ème CEE (idem adulte)
• Airways
• Breathing
• Circulation : au centre du thorax, compression de 5 cm à une fréquence de 100/min
• Défibrillation
GÉNÉRALITÉS
Infarctus du myocarde (IDM) : définition histo = nécrose des cardiomyocytes liée à une ischémie
Définitions aiguë du myocarde se traduisant par une élévation des marqueurs enzymatiques du myocarde
🅰 (troponine et CPK), avec 5 types :
1. Type 1 = conséquence d’une rupture/ulcération/fissuration/érosion de plaque
athéromateuse induisant la formation d’un thrombus
2. Type 2 = conséquence d’un déséquilibre entre apport et demande en oxygène du myocarde
(anémie, hypoxie, trouble du rythme)
3. Type 3 = infarctus compliqué de mort subite
4. Type 4 = secondaire à une angioplastie coronaire
5. Type 5 = secondaire à un pontage aorto-coronaire
Les SCA regroupent Angor instable + IDM car même origine physiopathologique → rupture de
plaque d'athérome jeune avec réaction thrombotique locale (nb : Le thrombus, riche en
plaquettes, va libérer du Thromboxane A2 et de la sérotonine → vasoconstriction coronaire
accentuant l'ischémie myocardique)
Tant que le thrombus n'est pas totalement occlusif, on n'aura pas de DT permanente ni de sus-
décalage du segment ST, ni de nécrose myocardique (pas d'augmentation de la Troponine)
Diagnostic d'IDM aiguë posé s'il existe l'association ↑ Troponine Tc ou Ic (nécrose myocardique)
ET de signes cliniques d'ischémie myocardique :
§ Douleurs Angineuses
§ Modifications récentes du segment ST et / ou de l'onde T, apparition d'un BBG ou d'une
onde Q de nécrose
§ ETT : Hypokinésie ou Akinésie segmentaire d'apparition récente, avec hyperkinésie
compensatrice des zones saines dans les 2ères semaines
§ Coronarographie → existence d'un thrombus intracoronaire
Syndrome coronarien aigu (SCA) : définition clinique = douleur thoracique angineuse de repos ou
d’effort d’aggravation ou d’apparition récente (< 3 semaines), avec 2 types :
1. SCA ST+ : sus-décalage permanent du segment ST à l’ECG, douleur > 20min
2. SCA ST- : absence de sus-décalage permanent du segment ST à l’ECG (tous les autres, dont
ECG normal), douleur de durée variable mais transitoire
§ La nécrose débute 15 à 30 min après le début de l'occlusion et est complète en 12h
Angor stable : aussi appelé syndrome coronarien chronique, est un signe d’ischémie myocardique
qui survient lorsque les besoins d’O2 sont supérieurs aux apports, par un défaut d’irrigation.
Épidémio Environ 60.000 personnes prises en charge pour un SCA (ST+ ou ST-) en France par an, avec une
🅱 mortalité globale à 6 mois de 6% et une mortalité intra-hospitalière de 3% pour le SCA ST+.
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Rappel anatomique des coronaires :
Physiopath § Coronaire gauche : Tronc commun IVA au niveau du sillon interventriculaire (qui donne des
🅱 branches diagonales) + circonflexe au niveau du sillon auriculo-ventriculaire gauche (qui donne
des marginales).
§ Coronaire droite donne un réseau qui va comporter l’IVP et la rétro-ventriculaire postérieure
(= dominante)
A connaître afin d’assimiler le réseau droit ou gauche, à l’atteinte sur l’ECG.
SCA : dans l’immense majorité des cas, rupture d’une plaque athéromateuse ou érosion de
l’endothélium vasculaire à thrombose aiguë avec obstruction complète (ST+) ou partielle (ST-)
d’une artère coronaire
DIAGNOSTIC POSITIF
SCA ST+ SCA ST- Angor stable
Clinique Recherche des FDR CV Interrogatoire semblable à Recherche des FDR CV
🅰 Caractéristique de la celui du SCA ST+ mais : Douleur angineuse :
douleur : - Douleur de repos, plus - Rétro sternale en barre
- Siège : médiothoracique brève généralement (< 20 d’un pectoral à l’autre
ou rétrosternale minutes) (peut-être verticale ou
- Type : constrictive, trinitro- - Douleur habituellement précordiale)
résistante, oppressante trinitro-sensible - Uniquement à l’effort et
- Irradiation : bras, - Douleur à l’effort cédant à l’arrêt de celui-ci
mâchoire d’apparition récente < 3 - Pour des efforts de même
- Intensité : forte semaines (angor de novo) à intensité
- Temporalité : survenue rechercher - De façon chronique
brutale, au repos, durée : - Douleur à l’effort - Habituellement trinitro-
> 20 minutes d’aggravation récente < 3 sensible
semaines (angor crescendo) - Cèdes-en quelques
Autres symptômes pouvant à rechercher aussi secondes à la prise de
signer une complication : trinitrine (< 1 min)
palpitations, dyspnée, Idem SCA ST+ : examen - Durée < 20 min
syncope clinique normal en l’absence
Examen clinique normal en
de complication
règle mais rechercher
Examen clinique normal en
d’autres signes d’atteintes
l’absence de complication.
vasculaires : AOMI, souffle
Sinon, signes d’insuffisance
carotidien…
cardiaque, état de choc…
Vérifier l’absence de signes
d’insuffisance cardiaque
SCA ST+ :
§ ECG (PCZ : un ECG doit - être réalisé dans les 10 min après le 1er contact médical) : grande
onde T ample et symétrique puis sus-décalage de ST ≥ 1 mm dans 2 dérivations contiguës
englobant l’onde T (onde de Pardee), sous-décalage du ST en miroir (inconstant) dans les
dérivations opposées puis onde Q de nécrose et négativation des ondes T
§ Apparition d’un BBG de même valeur que le ST+ dans ce contexte de douleur thoracique
§ Troponine dosée mais sans attendre son résultat : prise en charge en urgence +++
§ Séquelles d’infarctus : vont persister comme séquelles d’IDM et sont localisatrices de l’IDM :
- Onde Q > 0,04 sec (1 petit carreau) et profondes apparaissant entre la 6ème et la
12ème heure = Aspect QS
- Rabotage de l'onde R → Ondes Q = 1/3 de l'onde R
- Microvoltage
- QRS Fragmentés
Angor stable :
§ ECG
§ ETT
§ Tests d’ischémie (au choix : épreuve d’effort, ETT/scinti d’effort, IRM de stress) recherchant
une ischémie du myocarde (signe de sténose coronarienne > 70%)
§ Examens morpho :
- Coroscanner : faible probabilité de maladie coronaire (sujet jeune sans FDR CV)
- Coronarographie + FFR : examen de référence (mais invasif), permettant le traitement
en même temps
💡 Penser à réaliser un ETT 18 dérivations pour toute suspicion de SCA !
Oui Non
Fibrinolyse immédiate
Angioplastie primaire ET
Transfert dans un centre de cardiologie
Avec capacité d’angioplastie
Angioplastie coronaire de
sauvetage
NON
La fibrinolyse
OUI est-elle un succès ?
Coronarographie
dans les 24 heures
Alternative :
§ Prasugrel (Efient ®) 60 mg PO la coronarographie → CI en cas :⚠ Q. :
- ATCD d’AVC
- Cirrhose Child C
- Âge > 75 ans
- Poids < 60 kg
Thrombolyse envisagée
§ Clopidogrel (Plavix®) 600 mg PO si les 2 autres sont indisponibles ou CI (ATCD AVC)
Anticoagulant :
⚠
§ Fondaparinux (Arixtra®) 2,5 mg SC en 1ère intention avant la coronarographie en 1ère intention
§ Alternative : dose curative ≠ Fondaparinux
§ HBPM (Enoxaparine®) 1 mg (100 UI/kg/12h)
§ HNF en Bolus 50 mg/kg IVD puis 500 UI / kg /J IVSE
Patient instable
Patient à très haut risque
CORONAROGRAPHIE en urgence dans les 2 h (dans les 120 min – idem que SCA ST +)
Indications d’une coronarographie en urgence (< 2 h) dans les SCA ST – :
§ Angor réfractaire = douleur persistante sous traitement médical
§ Instabilité hémodynamique → OAP (IVG) ou État de Choc
§ Apparition de troubles du rythme ventriculaire menaçant (TV, FV, ESV polymorphes)
§ Complication mécanique (ex : Rupture du pilier mitral ...)
Le niveau de risque est évalué de manière objective par un score de risque = (Global Registry
of Acute Coronary Events) score de GRACE
§ > 140 → haut risque
§ 109-140 → risque intermédiaire
§ < 109 → bas risque
Il prend en compte :
§ Âge
§ FC
§ PAS
§ Créatininémie
§ Stade Killip (signesd'IVG)
§ Survenue d'arrêt cardiaque
§ Sous-décalage ST
§ Troponine :
- Un patient avec au moins 1 critère mineur → Coronarographie < 72 h
- Un patient avec au moins 1 critère majeur → Coronarographie < 24 h
Revascularisation en 2e intention :
§ Par angioplastie (méthode percutanée) ou pontage (méthode chirurgicale)
§ Indications :
- Angor résiduel invalidant sous traitement médical (= échec du traitement médical seul)
- Ischémie étendue lors d’un test d’ischémie
- Lésions sévères : lésion du tronc commun, lésions tritronculaires, lésion de l’IVA
proximale
- Dysfonction VG
Et toujours : éducation thérapeutique, prise en charge, suivi régulier par un cardiologue, ALD30.
« PARIS »
• Péricardite
• Anévrisme du ventricule gauche
• Repolarisation précoce
• Ischémie/ Infarctus du myocarde
• Spasme coronaire
« PICON »
GÉNÉRALITÉS
§Malaise = indisposition, gêne, trouble ou « mal-être », sensation de tbs des fonctions
Définitions physio : terme non médical, employé par les patients comme motif de recours aux soins
🅰 § Perte de connaissance brève (PDCB) = état réel ou apparent de perte de conscience avec
amnésie de l’épisode, perte du contrôle de la motricité, de la réactivité. 2 types de PDCB :
- Non traumatiques : syncopes, crise d’épilepsie, PDCB psychogènes
- Traumatiques
§ Syncopes = PDCB par hypoperfusion cérébrale, de survenue rapide et de récupération
spontanée et complète avec un état neuro normal (orientation +++). Prodromes = signes
précédant la survenue de la syncope. Lipothymie = prodromes sans syncope / syncope « à
l’emporte-pièce » = sans prodrome
§ Causes rares de PDCB : AIT vertébrobasilaire (sur vol sous-clavier parfois : rechercher une
Autres états de différence de TA entre les 2 bras), HSA à aide du contexte et des signes associés (déficit
conscience altérée neuro, céphalées…)
🅰 § Coma : perte de connaissance très prolongée
§ Confusion : conscience conservée mais troubles d’attention et de concentration
§ Cataplexie = perte brusque du tonus musculaire avec chute possible mais sans PDCB ni
amnésie
§ Drop-attacks (terme à éviter) = femmes d’âge mûr rapportant des chutes dont elles se
souviennent très bien et se relèvent sans difficulté
§ Arrêt cardiaque : retour de la conscience possible seulement après réanimation
Parmi les 3 causes de PDCB vraie, différence essentielle = physiopath :
Physiopath
1. Syncope = hypoperfusion cérébrale par baisse de la TA : un arrêt de 6-8 sec du flux suffit. PDCB
🅱
liée au manque d’oxygène de la substance réticulée activatrice ascendante dans le TC. Baisse
de TA par :
§ Baisse du débit cardiaque : bradycardie, tachycardie trop rapide, déplétion/spoliation
veineuse, obstacle à la circulation sanguine ; et/ou
§ Baisse des RVP (vasodilatation) : syncope réflexe levant le tonus sympathique, dysautonomie,
TTT
🔔 Myoclonies possibles dans la syncope, à ne pas confondre avec l’épilepsie : secousses brèves,
souvent des épaules, de durée < 15 sec et débutant toujours après la PDCB (souvent > 30 sec
de PDC)
2. Épilepsie = hyperactivité cérébrale : seules les crises généralisées sont des causes de PDCB
vraie
3. PDCB psychogène = phénomène de conversion, souvent prolongé et se répétant plusieurs
fois/jour.
ÉTIOLOGIES ET CLASSIFICATION DES SYNCOPES
Présence d’un obstacle à la circulation systémique ou pulmonaire avec effondrement de la TA :
Causes cardiaques § Rétrécissement aortique à syncope d’effort
par obstacle § CMH obstructive, souvent d’origine génétique (mutations AD du sarcomère) : hypertrophie
🅰 du SIV à obstacle sur la chambre de chasse du VG. Souffle systolique éjectionnel au bord
sternal gauche et syncopes à l’effort ou en post-effort immédiat
🔔 Toute syncope survenant chez un patient porteur d’une cardiopathie sous-jacente est une
TV jusqu’à preuve du contraire.
1ère cause de syncope, hTO = baisse ≥ 20 mmHg (PAS) ou 10 (PAD) ou PAS < 90 mmHg dans les
Hypotension 1 à 3 min suivant le passage en orthostatisme. Facteurs favorisants : post-prandial, effort,
orthostatique alitement… Causes :
🅰 § TTT : vasodilatateurs (nitrés, inhibiteurs calciques, I-SRAA), diurétiques, psychotropes, anti-
Parkinson
§ Hypovolémiques : déshydratation, diarrhée, vomissements, hémorragie, insuffisance
surrénalienne
§ Dysautonomie primaire : Parkinson ou maladie à corps de Lewy
§ Dysautonomie secondaire : diabète, amylose, neuropathies paranéoplasiques
Autres états d’altération de la conscience :
Diagnostics § Coma et ACR : PDC ni brève ni de résolution spontanée
différentiels § Cataplexie, confusion mentale, drop-attacks : pas de perte de connaissance
🅰 § Chutes sans PDC ou chutes traumatiques : interrogatoire aidant au diagnostic
Syncope Épilepsie
Facteur Très fréquent : verticalisation (hTO), Rare : stimulation lumineuse
déclenchant toux, miction, effort… Privation de sommeil, alcool
Prodromes Sensation cotonneuse, tête vide, Aura : impression de déjà-vu,
nausées, vomi, sensation de froid, sensation épigastrique,
sueurs (syncope vasovagale), hallucinations (visuelles,
palpitations (arythmie olfactives, auditives, sensitives)
Mouvements Myoclonies inconstantes, peu Mouvements synchrones,
anormaux abondantes et tardives, nombreux, tonicocloniques et
asymétriques/asynchrones symétriques
Morsure langue Bout Bord latéral
Tégument Normal ou pâle Cyanosé
§ MAPA : étaye le diagnostic d’hTO. Hypertension nocturne paradoxale fréquente chez ces
patients.
§ Test d’inclinaison à la recherche d’une susceptibilité hypotensive (encadré du collège) :
Test d’inclinaison
- 🅱 Examen réalisé dans un environnement - Période de d’inclinaison entre 20 et 45
calme, patient à jeun. minutes au plus.
- Surveillance continue de la pression - Sensibilisation par l’isoprénaline ou la
artérielle et de l’ECG. trinitrine sublinguale.
- Période de décubitus initial d’au moins 5 - Résultat positif en cas de survenue d’une
minutes syncope vasovagale associant hypotension
- Patient incliné sur table basculante, angle de et/ou bradycardie.
60 à 70° tête en haut.
ORIENTATION DU PATIENT
§ ATCD familiaux de mort subite à un jeune âge
Critères imposant le § ATCD perso : cardiopathie, IC, IDM, altération connue de la FEVG…
maintien en hospit § Caractéristiques de la syncope : à l’effort, précédée de palpitations, survenue chez un
🅰 patient couché
§ Symptôme grave : douleur tho ou abdo, céphalées, dyspnée brutale, chute traumatique
§ Souffle systolique éjectionnel
§ Anomalie ECG ayant valeur diagnostique ou d’orientation
§ Diagnostic évident de syncope réflexe, avec épisodes identiques répétés depuis plusieurs
Situations à faible années ou en cas d’hTO correctement prise en charge
risque § Examen clinique + ECG normaux
🅰 § Absence d’ATCD ou de signe en faveur d’une cardiopathie sous-jacente
🅰 § Acrosyndromes vasomoteurs :
§ Acrosyndrome vasculaire = trouble vasomoteur des extrémités touchant - Paroxystiques : phénomène Raynaud (le + fréquent) et érythérmalgie
petits vaisseaux (artères, artérioles, capillaires, veinules post-cap) - Permanents : acrocyanose
§ Acrosyndromes trophiques :
- Engelures : récidivantes en saison froide
- Ischémie digitale permanente : urgence car risque nécrose
PHÉNOMÈNE DE RAYNAUD (5% de la population)
DG + § Localisation : 1/plusieurs phalanges d’1/plusieurs doigts (atteinte orteils, nez, oreilles possibles)
🅰 § Circonstances déclenchantes : froid, changement T° (passage l’été ds un milieu climatisé), humidité, émotions ou stress
§ 3 phases successives :
- PHASE SYNCOPALE (ou blanche) à Obligatoire +++ : pâleur (aspect exsangue) + froideurs des extrémités ± ↓ sensibilité
(anesth au froid) à Qq min-qq h
- PHASE CYANIQUE (ou asphyxique) à Inconstante : extrémités bleues ± douloureuses à Qq min
- PHASE HYPERHÉMIQUE à Inconstante : extrémités rouges ± douloureuses + recolorat°/réchauffement + dysesthésie (phase
pseudo-érythermalgique) à Qq min
§ 20 min en moyenne (durée très variable)
AUTRES ACROSYNDROMES
Terrain/ Anamnèse Clinique Bilan Particularités/ Physiopath
§ Facteur déclenchant : § DG clinique : douleurs des § NFS § Forme idiopathique (rare) :♂, < 40
Érythermalgie - Chaleur > spontané extrémités très intenses (brûlures), § TSH ans, atteinte symétrique, ATCD
(plaquettes - Effort des pieds plutôt que des mains § FAN familiaux (forme rare AD) ou non
normales) - Orthostatisme § Qq min à qq h § Formes 2ndaires : ♂ ou ♀, > 40 ans,
ou érythromélalgie - SMP (polyglobulie primitive,
(2ndaires SMP, § Calmée par eau froide thrombocytémie essentielle) : due
plaquettes > à activat° des plq par
400G/L) intermédiaire du thromboxane,
🅰 plq > 400 G/L à Rep bien à
aspirine ou TTT de fond du SMP
- Hyperthyroïdie, LS,
paranéoplasique
• Pouce atteint
• Ulcération > 40 ans
L’opposé de ce mnémo donne la maladie de Raynaud : pas de signes de sclérodermie, manœuvre d’Allen négative, au froid, femme entre
25-45 ans avec 2 ans de recul, symétrique, pouce épargné, sans trouble trophique
GÉNÉRALITÉS
Définition Endocardite infectieuse (EI) = infection de l'endocarde intéressant le plus souvent une ou plusieurs
🅰 valves cardiaques natives mais pouvant également toucher l'endocarde pariétal ou du matériel
prothétique (prothèse valvulaire, sondes de stimulateur cardiaque...) ; le plus souvent liée à une
infection bactérienne, plus rarement à un champignon et 2ndaire à la circulation sanguine du germe,
provenant d’une porte d’entrée et infectant secondairement l'endothélium valvulaire cardiaque.
Physiopathologie L'inflammation est secondaire à des turbulences du flux au niveau valvulaire → les bactéries
🅰 adhèrent à l'endocarde lésé → multiplication (cœur gauche +++ > cœur droit).
Seuls certains agents infectieux sont capables de causer une EI car ils doivent être équipés de
facteurs d'adhésion à l'endothélium lésé → ex : Cocci Gram + mais pas les entérobactéries qui ne
sont que très exceptionnellement responsables d'EI ⚠
Épidémio § EI = maladie rare (incidence annuelle d’environ 35 cas/million d’habitants) mais grave (mortalité
🅱 hospitalière proche de 20%).
§ Au cours des années, incidence stable mais modification du profil des patients avec
augmentation des EI liées à des procédures médicales à risque (cathéters, implantation de
stimulateur cardiaque, procédures endovasculaires...), représentant désormais 25-30% des cas.
§ Infection principalement des sujets d’âge mûr et du sujet âgé (âge moyen de survenue = 62 ans)
avec une prépondérance chez l’homme (x 3)
Hémocultures négatives = absence d’identification d’un pathogène après 5 jours de culture. Dans
Stratégie en cas moins de 5 à 10% des cas, il peut s’agir de :
d’hémocultures § Bactéries à croissance lente ou difficile :
négatives - Bactéries du groupe HACEK à croissance lente
🅱 - Streptocoques déficients (ex : Granulicatella spp., Abiotropria spp...)
- Bactéries à développement IC et non cultivables (ex : Coxiella burnetii, Bartonella spp…)
§ Levure (Candida étant le plus fréquemment en cause)
§ Antibiothérapie préalable
§ Endocardites non infectieuses : rares endocardites lupiques ou marastiques d'origine
néoplasique
Première cause à évoquer = administration préalable d’ATB +++, qu'il convient de rechercher à
l’interrogatoire. Dans ce cas, interrompre les ATB pour 72h avant de répéter les hémocs
(3 prélèvements sur 24h), en absence de critères nécessitant un traitement urgent (sepsis ou choc
septique, végétation, abcès ou destruction valvulaire).
En absence d’ATB préalable, compléter le bilan d’EI à hémocultures négatives :
§ Hémocultures à incubation prolongée
§ Sérologie Coxiella burnetti
§ Sérologie Bartonella spp
§ Avis spécialisé à demander en informant le labo de microbio sur la suspicion d’EI pour discuter
d'investigations complémentaires (PCR, sérologies, techniques particulières d'hémocultures...)
Enfin, si indication chir posée avant identification du germe : analyse bactério de la valve, des
végétations ou de tout matériel retiré pour essayer d'étayer le diagnostic.
Une échocardiographie normale n’élimine pas le diagnostic. En cas de forte présomption clinique
et de négativité de l’échocardiographie initiale :
§ Diagnostic positif d’EI parfois considéré et TTT ATB poursuivi
§ Échocardiographie répétée 7-10 jours plus tard, les anomalies pouvant être retardées
3 Examens sont à réaliser systématiquement :
Stratégie 1. Hémocs
d’exploration 2. Échocardiographie
🅰 3. ECG +++ : troubles de la conduction pouvant révéler une complication (abcès de l’anneau) ou
signes d’ischémie pouvant révéler des emboles coronariens
4. Bio : NFS, CRP, FR (témoin d’une réaction immunologique), iono, créat,
Taches de ROTH
4. Complications infectieuses :
- Sepsis et choc septique, associés à une morbi-mortalité importante
- Abcès périphériques pouvant nécessiter un drainage chirurgical
5. Autres complications emboliques :
- Localisations emboliques spléniques à l'origine de rupture splénique
- Spondylodiscites pouvant se compliquer d’une compression médullaire
- Ischémie aiguë de membre
- Anévrysme infectieux à risque de rupture
- EP dans le cadre d’une EI du cœur droit
- Embolie splénique
Embole splénique
Terrain fragile et comorbidités (insuffisances d'organes, diabète, immunosuppression...) sont des
facteurs de mauvais pronostic.
EI certaine :
Critères § Critères histologiques avec mise en évidence du micro-organisme
§ Critères cliniques à 2 critères majeurs ou 1 critères majeurs et 3 mineurs ou 5 mineurs
diagnostics
EI possible :
🅱
1 critères majeurs et 1-2 mineurs ou 3mineurs
PRISE EN CHARGE
3 Indications d’ATB probabiliste juste après la réalisation des hémocs :
1. Sepsis/choc septique
ATB probabiliste 2. Forte suspicion clinique (++ si images évocatrices à l’écho)
🅰 3. Indication de chir valvulaire urgente
Sinon, retarder l’antibiothérapie et la débuter quand les hémocs sont positives, puis adapter
2ndairement.
Objectifs de l’ATB :
Place des ATB § À court terme, contrôler la bactériémie pour traiter ou prévenir un sepsis
🅰 § Obtenir l’éradication microbienne définitive au niveau de l’endocarde/végétation et des
emboles
§ Éradiquer la porte d’entrée
Efficacité des ATB évaluée par :
§ Clinique : régression des signes infectieux, de sepsis ou de localisations 2ndaires
Stratégie anti- § Bactério : négativation des hémocs
infectieuse
µ Lésions d’imagerie parfois persistantes donc écho non fiable pour le suivi
🅰
NB : Il n’existe pas de critères de guérison formel à seul l’absence de rechute permet de conclure à
la guérison
À rechercher systématiquement, de façon orientée par l’agent infectieux identifié :
PEC de la porte
d’entrée Germe Examens TTT/Prévention
🅱 Staphylococcus aureus Examen dermato complet Soins locaux, drainage d’abcès…
Staphylococcus aureus ETT + ETO Ablation de matériel
Staphylocoque blanc endovasculaire
Avis cardio + chir
Staphylococcus aureus Ablation et mise en culture du KT
Staphylocoque blanc Doppler vasculaire à la recherche Ablation des voies (KT) +++
Candida d’une thrombose de KT
Streptocoques oraux et Orthopantomogramme et Traitement de tout foyer
bactéries HACEK examen dentaire en infectieux
systématique Hygiène buccodentaire +++
Streptococcus Coloscopie totale systématique Ablation de polypes, de
gallolyticus Imagerie abdo/voies biliaires néoplasie dig, drainage de voies
Entérocoques biliaires…
Entérocoques ECBU + imagerie du tractus Traitement d’une infection
urinaire urinaire
Rationnel :
Place de l’antibio- § EI dans les suites d’une bactériémie, pouvant faire suite à un acte à risque (certains soins
prophylaxie dentaires)
🅰 § Plupart des bactéries d’origine dentaire sensibles à des ATB de spectre « étroit » comme
l’amox
§ Objectif de l’antibioprophylaxie = limiter la survenue ou la durée de la bactériémie en
administrant un ATB juste avant le geste à risque, afin d’obtenir le pic de concentration au
moment de l’épisode de bactériémie
Dans toutes les autres situations (autres cardiopathies ou autres procédures portant sur les voies
aériennes, digestives, urinaires ou cutanées), l’antibioprophylaxie n’est pas justifiée.
Modalités :
§ Amoxicilline per os en dose unique dans l’heure précédent le geste
§ En cas d’allergie : clindamycine
§ Patients à haut risque porteurs d’une carte à présenter avant toute procédure bucco-dentaire
- L’endocardite revêt différentes formes cliniques qui peuvent être isolés donc à bien connaître
- Classer les patients à risque groupe A ou B + antibioprophylaxie
- Hémocultures négatives + conduite à tenir
« L’endocardite DEPRAVÉ »
• DEsinsertion de prothèse
• Perforation
• Rupture de cordage
• Abcès péri-annulaire (30% !) et abcès septal
• VÉgétation : masse mobile, finement mobile, retard de 8 jours par rapport à la fièvre
PROTHÈSE VALVULAIRE
Type Prothèse mécanique Bioprothèse
Choix de § Prothèse à double ailettes (titane § Hétérogreffe : valve en péricarde porcin ou
prothèse et carbone) principalement bovin
🅰 § Anciennement : prothèse à bille § Homogreffe : mieux tolérée, réservée aux
cagée ou disque basculant (risque endocardites aortiques du sujet jeune
thrombogène) (pénurie de greffons)
§ Autogreffe = intervention de Ross : mise en
place de la valve pulmonaire en position
aortique ; surtout chez l’enfant
Caracté-
ristique
Souffle :
§ Systolique majoré = thrombose de prothèse aortique ou fuite de prothèse
Anomalie mitrale (fuite en faveur d’une désinsertion)
auscultato § Diastolique =🔔 toujours pathologique : IA en aortique, roulement
ire diastolique en mitral
§ Disparition ou modification d’un bruit (B1 en mitrale ou B2 en aortique) :
thrombose de valve
Sans FdR ≥ 1 FdR FdR
INR
(À faire Risque - Position : mitrale, tricuspide
biologiques
pathologique
—► Tous les examens sont fait 1/an, sauf l'INR qui est à doser tous les mois
■ Suivi : si signe d'appel de complication grave (thrombose, endocardite ou
ETO désinsertion) ou anomalie à l'ETT (augmentation brutale du gradient
transprothétique)
■ Analyse des mouvements des structures prothétiques mécaniques (pas les
Radio-
biologiques —► radiotransparentes) : utile en cas de suspicion de désinsertion
cinéma
ou de thrombose de prothèse
= Surtout en cas de prothèse mécanique, en position mitrale : + fréquent dans la l ere
année
A suspecter si majoration récente d'une dyspnée ou un accident embolique
(AIT/AVC/emboles systémiques/embols coronaires) chez un patient porteur de
prothèse
■ Remplacement de valve mitrale ou tricuspide
■ ATCDT thrombo embolique
■ Fibrillation atriale
Fdr ■ Sténose mitrale (rétrécissement mitral)
■ FEVG < 35 %
Autres : mauvaise anticoagulation, ancienne prothèse (bille ou à disque)
oreillette gauche dilatée
= Thrombose obstructive : tableau brutal d'OAP, état de choc, mort
Thrombose de subite ± fébricule
prothèse ■ Auscultation : (X amplitude des bruits de prothèse, apparition ou
renforcement d'un souffle systolique (prothèse aortique) ou d'un
Aiguë = roulement diastolique (prothèse mitrale)
Thrombose ■ Bio : SIB, anémie hémolytique, INR bas
obstructive ■ Radio-cinéma : diminution du jeu des éléments mobiles radio-
opaques
■ ETT + ETO : / gradients transprothétiques (X surface valvulaire ±
fuite valvulaire par fermeture incomplète de la prothèse, voire
thrombus visible)
■ Thrombose aiguë : réintervention en urgence pour changement de
valve, si risque chirurgical élevé : essai de thrombolyse
TTT ■ Thrombose subaiguë : thrombolyse IV possible
■ Thrombose non obstructive : rééquilibration de l'anticoagulation avec
mise sous HNF temporaire
Désinsertion
de prothèse
🅱
ETO d'une fuite paraprothétique mitrale (flux de régurgitation rétrograde à droite en Doppler)
§ Durée plus longue d’ATB pour les EI sur prothèses (6 semaines) que
sur valves natives (2 à 6 semaines) ; mêmes molécules, excepté pour
l’EI sur prothèse à Staphylocoque où la Rifampicine doit être ajoutée
Traitement § Critères opératoires : identiques à ceux de l’EI sur valves natives +
Désinsertion de prothèse + Végétation obstructive ou volumineuse
ou emboligène
Dégénérescence de bioprothèse
GÉNÉRALITÉS
Dyspnée = inconfort respiratoire pour une activité n’entraînant normalement pas de gêne, pas de
Définition rapport avec le rythme respiratoire mais souvent associée à une tachypnée. Selon le temps :
🅰 § Dyspnée inspiratoire, parfois associée à un cornage à pathologie des VAS
§ Dyspnée expiratoire, parfois associée à un sifflement à pathologie des VAI
§ Dyspnée aux 2 temps, peu spécifique (PNO, EP, OAP, pneumonie…)
Interrogatoire :
Examen § Ancienneté : aiguë ou chronique à causes souvent distinctes
clinique § Rythme, fréquence, mode d’installation : paroxystique, progressive, brutale
🅰 § Caractère :
- D’effort (coter la dyspnée : mMRC, NYHA)
- Positionnelle : orthopnée (OAP ++, dysfonction du diaphragme, obésité), antépnée
(dysfonction du diaphragme, obésité), platypnée = debout (shunt circulatoire)
§ Éléments déclencheurs : périodicité nycthémérale, saisonnière
§ Symptômes associés
§ ATCD et expositions particulières
Examen physique :
§ Recherche de signes de gravité = signes de détresse respiratoire aiguë (cyanose, tachycardie,
astérixis, somnolence, sueurs, coma)
§ Étude du rythme respiratoire : tachypnée/bradypnée ( vs ¯ de la FR), hyperpnée/hypopnée
( vs ¯ du V courant)
§ Examen complet, thoracique et extra-thoracique : fièvre, auscultation, percussion, signes d’IC
D ou G
DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE 🅰
Attention à éliminer les signes de gravité respiratoire (cf. item DRA) → URGENCE :
Étiologies de
dyspnée aiguë Cliniquement : sueurs, confusion, respiration paradoxale, signes de lutte, cyanose, marbrures
🅰 Hémodynamiquement : FR > 30/min ou < 10/min, tachycardie> 110 bpm/min, PAS < 80 mmHg, signes
d’ICD (TJ, OMI, Harzer) et oligurie
Signes neuropsychiques : angoisse, agitation, astérixis (flapping tremor), coma
🆕 Pseudo-asthme cardiaque : il s’agit d’un équivalent de l’OAP. On retrouve une orthopnée avec
sibilants et ± crépitants à l’auscultation pulmonaire.
BILAN INITIAL 🅰
En 1ère intention :
STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE 🅱
Traitement symptomatique :
En urgence § O2 titré pour obtenir le soulagement du patient et assurer une SaO2 correcte
§ Installer confortablement le patient (ex : position semi-assise si OAP)
§ Prise en charge d’une détresse respiratoire aiguë / insuffisance respiratoire aiguë le cas
échéant
DÉFINITIONS 🅰
§ Athérome :
- Maladie inflammatoire systématique
- Association variable de remaniements de l’intima des artères de gros et de moyen calibre
§ Plaque d’athérome : accumulation focale de lipides, glucides complexes, sang, produits sanguins, tissus fibrineux et
dépôts calcaires dans l’intima, le tout s’accompagnant de modifications de la média
§ Athérosclérose : réponse inflammatoire à une agression de l’endothélium artériel
§ Malade poly-athéromateux ou poly-vasculaire : au moins 2 sites anatomiques différents atteints, que cette atteinte
soit symptomatique ou non.
ÉPIDÉMIOLOGIE 🅱
e
§ 2 cause de mortalité en France et dans les pays à revenus élevés après le cancer
§ 1ère cause de mortalité dans les autres pays
§ Prédominance masculine (mais atteinte des femmes sous-estimée)
§ Début vers 50 ans chez les hommes et environ 60ans chez les femmes
§ Aggravation progressive avec l’âge en l’absence de prise en charge
§ Gradient Nord/Sud et Est/Ouest
§ Incidence plus faible en Europe du Sud, en Chine et au Japon
§ Incidence des AVC et de la cardiopathie ischémique en France : 120.000 à 130.000 nouveaux cas par an pour
chaque pathologie
§ Taux de décès attribuable aux maladies cardiovasculaires : 230 pour 100.000 habitants
§ Tendance à la baisse de la mortalité CV mais augmentation de la prévalence des maladies CV par vieillissement
de la population
PHYSIOPATHOLOGIE 🅱
Formation de la plaque d’athérome :
§ Accumulation de lipoprotéines dans l’intima (stries lipidiques)
§ Augmentation de la composante lipidique
§ Modification du phénotype des cellules musculaires vasculaires lisses sous-jacentes qui deviennent contractiles
§ Croissance de la plaque d’athérome
§ Remodelage de la plaque d’athérome
§ Diminution progressive de la lumière de l’artère
Début de l'athérome très précoce dès l'enfance, puis la vitesse de progression est fonction des FDR (+++) et des
processus de vieillissement (+++).
§ Les réductions successives des lumières artérielles provoquent des tableaux d'ischémie chronique stable → AOMI,
Angor d'effort, Claudication digestive (post-prandiales) …
§ Les ruptures de plaques provoquent des complications aiguës cliniques → gravité pas toujours proportionnelle à
l'ancienneté ou à l'étendue de l'athérome
⚠Cependant, la probabilité de survenue d'une complication de la maladie athéromateuse ou d'une récidive est très
dépendante du nombre de FDR présents
Complications possibles :
§ Altération du flux d’aval à partir d’un certain degré de sténose liée à la plaque : ANGOR STABLE
§ Formation d’une thrombose sur rupture de plaque : SYNDROME CORONARIEN AIGU
§ Survenue d’une hémorragie intra-plaque majorant la sténose : SYNDROME CORONARIEN AIGU
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FACTEURS DE RISQUE DE L’ATHÉROME 🅰
Facteurs de risque modifiables Facteurs de risque non modifiables
-Tabagisme -Âge : > 50 ans pour les hommes, > 60 ans pour les femmes
-Diabète -Sexe masculin
-HTA -Hérédité : mort subite ou IDM chez un apparenté au 1er degré
-Dyslipidémie avant 55 ans pour un homme, avant 65 ans pour une femme
LOCALISATIONS PRÉFÉRENTIELLES 🅰
Localisations anatomiques préférentielles :
§ Artères coronaires
§ Artères à destinée cérébrale (troncs supra-aortiques dont artères carotides)
§ Aorte notamment aorte abdominale terminale
§ Artères des membres inférieurs
§ Artères rénales
§ Artères digestives
Prévalence :
§ Coronarien⚠ → AOMI associée dans 20 % des cas / Sténose Carotidienne dans 20 % / Sténose des artères rénales
dans 20 %
§ AOMI / Sténose Carotidienne / AAA → Atteinte carotidienne dans 40-50 % des cas
Principaux organes atteints :
§ Cœur
§ Cerveau
§ Reins
§ Muscles
§ Système digestif
Surtout au niveau des bifurcations et ostiums des artères (stress hémodynamique)
EXAMENS COMPLÉMENTAIRES 🅱
ère
En 1 intention : examens non invasifs (coroscanner, échographie d’effort, scintigraphie
Artères coronaires d’effort, etc.)
Indication : même chez des patients asymptomatiques (ex : dépistage de l’ischémie myocardique
chez un patient diabétique)
En 1ère intention : échographie-doppler des TSA
Artères carotides Indication : même chez des patients asymptomatiques (ex : dépistage de l’athérome carotidien
chez un patient diabétique)
En 1ère intention : échographie-doppler des artères des membres inférieurs
Artères des membres Indication : même chez des patients asymptomatiques (ex : dépistage de l’AOMI chez un patient
inférieurs diabétique)
En 1ère intention : échographie des artères rénales
Artères rénales Indications :
§ HTA résistante à une trithérapie anti-hypertensive incluant un thiazidique
§ OAP flash
Artères digestives En 1ère intention : échographie-doppler des artères digestives
Indication : angor mésentérique
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Activité physique régulière :
§ Au moins 150 minutes par semaine d’intensité modérée (30 minutes, 5 fois par semaine, à
type de marche, course, vélo, natation)
§ Adaptée à chaque patient, réaliste et réalisable
Antiplaquettaire :
Médicaments § Systématique chez les patients symptomatiques (prévention secondaire)
§ N’a pas prouvé son efficacité en prévention primaire
Statine :
§ Systématique en prévention secondaire
§ A discuter en prévention primaire en fonction du niveau de risque cardiovasculaire
IEC/ARA2 :
§ Réduction du risque d’IDM, AVC, décès d’origine vasculaire
§ Traitement préférentiel de l’HTA chez un patient poly-vasculaire, insuffisant rénal et/ou
diabétique
Prise en charge du stress et des conditions psychosociales défavorables
ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE 🅱
§ Compréhension par le patient de la maladie athéromateuse et des FDR CV
§ Explication des signes d’appel de la maladie et de la conduite à tenir en cas de symptômes
§ Définition d’objectifs thérapeutiques à réévaluer régulièrement
§ Sensibilisation du patient à l’importance de l’adhésion au suivi et au traitement, à la surveillance de l’efficacité et
de la tolérance des médicaments
§ Réalisation d’entretiens motivationnels répétés afin de permettre des changements du mode de vie (sevrage
tabagique, alimentation et activité physique)
« CHARADE »
• Calcifications
• Hémorragie intra plaque
• Anévrisme
• Rupture
• Augmentation volume
• Dysfonction endothéliale
• Emboles
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FICHE E-LISA N°222
Item 222 – FACTEURS DE RISQUE
CARDIOVASCULAIRE ET PRÉVENTION
DÉFINITIONS 🅰
Prévention cardiovasculaire Prévention cardiovasculaire Prévention cardiovasculaire
primaire primo-secondaire secondaire
- Patients indemnes de toute - Patients indemnes de pathologie - Patients avec ATCD d’événement
pathologie cardiovasculaire cardiovasculaire cliniquement cardiovasculaire clinique
décelable décelable mais ayant des lésions - Réduire le risque de récidive
- Réduire l’incidence des événements athéromateuses infra-cliniques d’événement cardiovasculaire et
cardiovasculaires - Prévenir la progression et l’expression réduire la morbidité et la
- Prise en charge des FDR CV selon le clinique ultérieure des lésions infra- mortalité
niveau de risque de chaque patient cliniques
- Prise en charge vigoureuse des FDR CV
Syndrome métabolique
Modèle d’agrégation de marqueurs de risque à haut risque cardiovasculaire :
§ Obésité abdominale : tour de taille > 80 cm chez la femme, > 94 cm chez l’homme
§ Pré-diabète ou diabète
§ PA > 130/85
§ Profil lipidique particulier : hypertriglycéridémie et hypoHDLémie
Résulte d’une insulinorésistance
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Traitements médicamenteux : prescription d'un principe actif pour la prévention cardiovasculaire avec éducation
thérapeutique et cibles thérapeutiques à atteindre
■ Médicaments antihypertenseurs
■ Médicaments de support du sevrage tabagique
■ Médicaments antidiabétiques
■ Médicaments hypolipémiants
■ Médicaments antiplaquettaires
Probabilité de survenue chez une personne d'un évènement cardiovasculaire majeur (décès cardiovasculaire, AVC, IDM)
sur une période donnée :
■ Très élevé
■ Élevé
■ Intermédiaire
■ Faible
Évalué par l'outil SCORE 2 (voir fiche 221)
B
ÉPIDÉMIOLOGIE
HTA :
■ 1 adulte sur 3 en France
■ Augmentation du risque relatif : AVC x7, IDM x3, AOMI x2
Tabac :
■ Environ % de la population (en diminution)
■ Augmentation du risque relatif : décès CV x2,8
Diabète :
■ 4 à 5% de la population (en augmentation ; 90% de type 2)
■ Augmentation du risque relatif : événement CV x2
Dyslipidémie :
■ Environ 20% des 18-74 ans avec LDL-c > 1,6 g/L, environ 6% des 18-74 ans avec LDL-c > 1,9 g/L
■ Corrélation linéaire puis exponentielle entre valeur de LDL-c et risque d'événement CV
B
PHYSIOPATHOLOGIE
______________________________ Quid de l'alcool ? _________________________________________
Effets négatifs en cas de consommation chronique importante :
■ Favorise l'obésité
■ Augmente la pression artérielle, les triglycérides et le risque de diabète
■ Risque de cardiomyopathie dilatée éthylique
| ■ Sur-risque CV si la consommation dépasse 30-40 g/j 2 proportionnellement à la dose
Augmentation de 40% du risque relatif de SCA et de mortalité CV en post intoxication aiguë (binge-drinking)
Effets potentiellement protecteurs à doses faibles à modérées :
■ Augmente le HDL-c et la sensibilité à l'insuline
■ Effets antioxydant, anti-inflammatoire, antiplaquettaire
■ Diminution de 15 à 30 % du risque relatif de SCA et de décès CV
Pas d'effet significatif sur le LDL-c
__________________________________________Quid du stress ? __________________________________________
Population générale : augmentation du risque relatif par 1,1 à 1,6 (bien moins important que le sur-risque inhérent aux
facteurs de risque CV majeurs)
Patients à haut risque CV et en prévention secondaire : potentiel déclencheur d'évènement CV (entrée dans la maladie
ou accélération de la maladie athéromateuse déjà établie)
Facteur à prendre en compte notamment en prévention primo-secondaire et secondaire
___________________________________
Quid de l'hypertriglycéridémie ? ___________________________________
Serait un marqueur de risque CV malgré un traitement abaissant le LDL-c
Souvent associée à une baisse du HDL-c et à une augmentation des LDL petites et denses
Baisse isolée des triglycérides de 40 mg/dL diminution absolue des évènements CV de 4 à 5% (vs 20% pour la même
baisse de LDL-c)
PHYSIOPATHOLOGIE 🅱
Quid de l’alcool ?
Effets négatifs en cas de consommation chronique importante :
§ Favorise l’obésité
§ Augmente la pression artérielle, les triglycérides et le risque de diabète
§ Risque de cardiomyopathie dilatée éthylique
§ Sur-risque CV si la consommation dépasse 30-40 g/j, proportionnellement à la dose
Augmentation de 40% du risque relatif de SCA et de mortalité CV en post intoxication aiguë (binge-drinking)
Effets potentiellement protecteurs à doses faibles à modérées :
§ Augmente le HDL-c et la sensibilité à l’insuline
§ Effets antioxydant, anti-inflammatoire, antiplaquettaire
§ Diminution de 15 à 30 % du risque relatif de SCA et de décès CV
Pas d’effet significatif sur le LDL-c
Quid du stress ?
Population générale : augmentation du risque relatif par 1,1 à 1,6 (bien moins important que le sur-risque inhérent aux
facteurs de risque CV majeurs)
Patients à haut risque CV et en prévention secondaire : potentiel déclencheur d’évènement CV (entrée dans la maladie
ou accélération de la maladie athéromateuse déjà établie)
Facteur à prendre en compte notamment en prévention primo-secondaire et secondaire
Quid de l’hypertriglycéridémie ?
Serait un marqueur de risque CV malgré un traitement abaissant le LDL-c
Souvent associée à une baisse du HDL-c et à une augmentation des LDL petites et denses
Baisse isolée des triglycérides de 40 mg/dL à diminution absolue des évènements CV de 4 à 5% (vs 20% pour la même
baisse de LDL-c)
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Quid du surpoids et de l’obésité ?
Augmente le risque d’HTA, de diabète de type 2, d’hypertriglycéridémie et de syndrome métabolique (pour l’obésité
androïde)
Bases physiopathologiques :
§ Augmentation de l’insulinorésistance, de la pression artérielle, de l’inflammation systémique
§ Entraîne une dyslipidémie athérogène : hypertriglycéridémie + hypo-HDLémie + augmentation des LDL petites et
denses
Favorise la sédentarité par difficulté d’accès aux activités sportives (cercle vicieux)
PRÉVENTION CARDIOVASCULAIRE
Prise en charge des FDR CV 🅰
Prévention cardiovasculaire centrée sur le patient en soins primaires : efficace, pertinente et réalisable
Les recommandations de l'HAS concernent les 4 grands FDR : Dyslipidémies, HTA, Diabète, Tabac
HTA :
§ Règles hygiéno-diététiques : perte de poids, activité physique, limitation de la consommation de sel
§ Traitement médicamenteux : inhibiteur du SRAA, inhibiteur calcique, diurétiques, bêtabloquants
Sevrage tabagique : méthodes non médicamenteuses, prescription de substituts nicotiniques
Contrôle du diabète : règles hygiéno-diététiques, antidiabétiques oraux, insulinothérapie
Dyslipidémie :
§ Règles hygiéno-diététiques : régime hypocholestérolémiant, activité physique
§ Traitement médicamenteux : statine, ézétimibe
Activité physique
Tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques entraînant une dépense d’énergie supérieure à celle du
métabolisme de repos (pas seulement le sport !)
Diminue la mortalité CV de 30% que ce soit en prévention primaire, primo-secondaire ou secondaire
Effets bénéfiques : 🅰
§ Baisse de la pression artérielle, du LDL-c et des triglycérides
§ Augmentation du HDL-c
§ Perte de poids
§ Amélioration du contrôle glycémique par baisse de l’insulinorésistance
Modalités de prescription de l’activité physique dans un but de santé : 🅱
§ Prescription individualisée : adaptée à l’âge, au niveau habituel d’activité physique, à l’état de santé, aux capacités
physiques et cognitives
§ Prescription réaliste et réalisable
§ Évaluations et conseils réguliers pour favoriser l’observance
Quantité d’activité physique à conseiller en prévention primaire : 🅱
§ ≥ 150 minutes par semaine d’AP d’intensité modérée
§ Ou ≥ 75 minutes par semaine d’AP d’intensité élevée
§ Ou une combinaison des deux schémas précédents
§ Répartition des séances préconisée : > 3 séances dans la semaine (et si possible une séance par jour)
Prévention primaire
§ PEC des FDR CV
§ Arrêt total du Tabac
§ Alimentation et Activité physique → cf. Programme National de Nutrition et Santé
§ De nombreuses études ont scientifiquement établi les bénéfices CV et métaboliques de l'alimentation de type
« méditerranéen » riche en :
- Fruits / légumes
- AG insaturés (huile d’olive)
- Produits de la mer
- Faible consommation de viande rouge au profit de la volaille et du poisson
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FICHE E-LISA N°224
Item 224 – HYPERTENSION ARTÉRIELLE
GÉNÉRALITÉS
HTA = 90 % Essentielle vs. 10 % Secondaire
Définition § Maladie chronique la + fréquente en France → 12 Millions sont traités mais 20 % des hypertendus
🅰 ne sont pas traités et seulement 50 % des hypertendus ont un traitement efficace.
§ HTA = Le plus grave des risques CV → RR x 7 AVC, x 3 IDM, x 2 AOMI, Démence vasculaire.
Augmentation du risque de morbi-mortalité directement lié à l’élévation de la PA
§ HTA = FRCV majeur modifiable dont la PEC diminue la morbi-mortalité (AVC, démence, IC, IDM,
Épidémio décès d’origine cardiovasculaire) et retarde la survenue d’une IRC terminale.
🅰 § Elle concerne environ 30% de la population adulte française et une prévalence qui augmente
avec l’âge
§ Prévalence > 60% chez les plus de 60ans. Plus fréquente chez la femme et + chez les sujets noirs.
Prédisposition génétique + environnementales (consommation excessive de Na+ surtout dans les
1ères années de vie, alcoolisme, obésité, tabac)
§ Prise en charge à améliorer : environ 20 % des patients hypertendus ne sont pas traités et 50 %
des patients hypertendus traités sont mal contrôlés
La PAS reflète la compliance des artères de gros calibres alors que la PAD reflète les résistances
périphériques totales.
HTA essentielle > 90 % des cas de l’adulte, par défaut d’excrétion du sodium et rigidification des parois
artérielles avec l’âge.
Facteurs environnementaux aggravants : régime salé, surpoids, stress, sédentarité…
Doublement de la mortalité CV chez les patients hypertendus !
AMT MAPA
Patient lui-même avec appareil électronique Appareil de mesure automatique au bras,
(bras) prenant systématiquement la TA pendant 24h
Règle des 3 : 3 mesures matin + 3 mesures soir (diurne + nocturne)
sur 3 jours d’affilée, en position assise au repos
Mesures ambulatoires à différents profils d’HTA :
Forme la + commune : HTA légère. Une réduction de – 5-6 mmHg PAD et – 10 mmHg PAS pendant
5 ans permet de diminuer le risque d'AVC de 1/3, d'IDM d'I/6 et d'insuffisance cardiaque de 46 %.
PP (PAS-PAD) = reflète la pression artérielle et a une valeur pronostic négative si > 65 mmHg.
Objectifs :
Évaluation § Rechercher une atteinte des organes cibles (œil, rein, cœur…) et des pathologies associées
initiale 🅰 § Évaluer le risque CV global
§ Dépister une HTA 2ndaire et des facteurs aggravants
§ Rechercher une hTO
HTA non contrôlée à atteinte d’organes cibles : cœur, vaisseaux, cerveau, rein et œil ; avec un risque
Complications de complications déterminé par les valeurs de TA mais aussi :
🅰 § Atteinte préalable des organes cibles
§ Présence d’une atteinte CV antérieure ou concomitante majorant le risque CV (diabète, IRC…)
§ Niveau de risque CV global du patient
- Neuro : AIT, hémorragie cérébrale, encéphalopathie hypertensive, lacune cérébrale, démence
vasculaire, rétinopathie hyeprtensive
- CV : insuffisance cardiaque systolique, IVG, cardiopathie ischémique, FA, TV, mort subite
(multiplié par 3 si HTA, complications artérielles de l’athérosclérose
- Rénale : néphro-angiosclérose, IR par sténose athéromateuse,
CLINIQUE
Hyperaldostéronisme Hyperaldostéronisme
Autres
1ère 2ndaire
Aldostérone ↑ ↑ ↓
Rénine ↓ ↑ ↓
Traitement :
§ Médicamenteux (IEC/ARA2) en 1ère intention si Sténoses athéromateuses
§ Angioplastie rénale endoluminale percutanée pendant l'artériographie
si :
- Dysplasie fibro-musculaire (en 1ère intention)
- Sténose de l'artère rénale > 60 % symptomatique → HTA
résistante, OAP flash, IR progressive sous IEC
- Si refus → intérêt des IEC/ARAII si sténose unilatérale mais ⚠ CI en
cas de sténose bilatérale
Augmentation primitive de la sécrétion d'aldostérone qui agit dans le tube collecteur et le TCD :
§ Augmentation de la réabsorption de Na+
§ Excrétion de K+ → Hypokaliémie
§ Excrétion de H+ → Alcalose métabolique
Les Diurétiques de l'anse et thiazidiques sont strictement CI dans l'HTA par hyperaldostéronisme 1er
car ils risquent d'aggraver l'hypokaliémie +++
2 étiologies :
1. Adénome de Conn → adénome unilatéral avec perte totale de sensibilité de l'angiotensine II
sur la sécrétion d'aldostérone
2. Hyperplasie bilatérale des surrénales → perte de sensibilité partielle de l'angiotensine II sur
la sécrétion d'aldostérone (Ø Adénome)
§ Biologie :
- Hypokaliémie sévère < 3,5 mmol/L (inconstante) majorée par les diurétiques
hypokaliémiants
- Kaliurèse inadaptée → normale ou augmentée (> 20 mmol/J)
- Natrémie normale ⚠ et Rapport Na / K urinaire > 1 → par échappement à la rétention
sodique
- Alcalose métabolique → excrétion de H+
- Hyperglycémie ou diabète → l'hypokaliémie diminue l'insulinosécrétion ⚠
§ ECG en urgence devant toute dyskaliémie : T'aplatis Hug Grant sous cette tornade
- T'aplatis → Aplatissement voire négativation des ondes T
- Hugh Grant → Apparition d'une onde U
- Sous Cette → Sous-décalage ST
- Tornade → Torsade de pointes, ESA, Flutter, FA, ESV, TV, FV …
§ Dosages hormonaux : ⚠
- ↑ Aldostérone plasmatique et urinaire
- ↓ Rénine plasmatique active
- ↑ Aldostérone urinaire des 24h
- Rapport plasmatique Aldostérone / Rénine ↑↑↑ > 63
Phéochromocytome
§ Cause très rare, associée à une HTA seulement dans 70 % des cas et peut être révélé par une
cardiomyopathie de Stress (Tako-Tsubo)
§ Tumeur développée aux dépens des [Link]
§ 90 % des cas bénignes et 10 % malignes sécrétant des Catécholamines (AD, NAD ou Dopamine)
de manière paroxystique ou permanente :
- NAD (α1 = Vasoconstriction) → HTA Systolo-diastolique + Pâleur
- AD (β1 et β2 : inotropisme + chronotropisme) → HTA Systolique, Palpitations, Sueurs,
Tachycardie, Tremblements
§ Siège :
- Médullo-Surrénale (90%)
- Paragangliome (10 %) → Ganglions sympathiques paravertébraux lombaires ou
médiastinaux, Organe de Zuckerkandl (sous la bifurcation de l'aorte abdominale), Vessie ou
Prostate, Cou (Larynx et glomus carotidien) → Recherche d'une mutation SDHB / SDHD
dans les paragangliomes cervico-thoraciques.
§ Le diagnostic est posé sur le dosage urinaires des métanéphrines et catécholamines mais si
l'augmentation est modérée, on procède à :
- TDM/IRM pour localiser la tumeur
- Test de stimulation par glucagon et/ou test de freination par la clonidine
§ Dans 40 % des cas, elle peut rentrer dans le cadre d'une pathologie génétique (NEM 2 +++)
§ Clinique :
- HTA permanente ou paroxystique, résistante à une trithérapie avec au moins 1 thiazidique
- Triade de Ménard→ Céphalées pulsatiles + Sueurs + Palpitations⚠ PCZ.
- Hypotension orthostatique → hypovolémie par vasoconstriction chronique et
dysautonomie
- Aggravation de l'HTA sous Béta-bloquants ⚠
- Signes d'hypermétabolisme (mimant une hyperthyroïdie ⚠ ) → Tachycardie permanente,
- Amaigrissement avec appétit conservé, Thermophobie, Malaises mictionnelles ...
§ Biologie :
- Tendance à la POlyglobulie, à l'Hyperleucocytose et à l'hémoconcentration
- Intolérance au glucose voire diabète
- Hypercalcémie par poussées
§ Dosages hormonaux :
- Dosages urinaires des 24h des dérivés catécholamines = Métanéphrine et
Normétanéphrine
§ Conditions de prélèvements :
- Arrêt 8 jours pour éviter une interférence avce le métabolisme des catécholamines → α- et
β-Bloquant
- Prélèvements sur 3 jours dans un flacon contenant de l'acide chlorydrique
§ 2 Examens Imageries :
1. Scanner (ou IRM) des surrénales
2. Scintigraphie au MIBG (Iode 123) → Tumeurs rondes, unique, hypodense, souvent
volumineuse, recherche de lésions ectopiques (paragangliome)
§ Traitement :
- Ablation de la surrénale avec risque de poussée hypertensive lors de la manipulation de la
tumeur → Préparation de l'intervention par un α-β Bloquant (Labétalol) ou anti-calcique.
PRÉSENTATIONS PARTICULIÈRES
HTA maligne (hospit impérative) :
Situations § Augmentation de la TA par rapport au niveau habituel du patient
d’urgence § Œdème papillaire au FO (Kirkendall stade III), témoin d'une atteinte microangiopathique
🅰 associant souvent des atteintes ophtalmo, neuro et rénale
Cette fois, pas d’hospit nécessaire mais mise au calme du patient, éducation à l’adhésion aux
traitements antihypertenseurs, voire adaptation des traitements avec consult de suivi rapide à
programmer.
HTA résistante = HTA non contrôlée malgré une hygiène de vie adaptée et une trithérapie anti-
HTA résistante hypertensive à doses optimales comprenant un thiazidique et habituellement un IEC/ARA2 et un
🅱 inhibiteur calcique.
PRISE EN CHARGE
Impérative, nécessaire pour :
Consult § Explorer les connaissances du patient, son vécu et ses représentations de l’HTA/des maladies CV
d’annonce 🅰 § Informer de manière loyale et pertinente sur l’HTA, les FdR associés, les complications, les
modalités de traitement, les bénéfices attendus et le risque CV global
§ Fixer des objectifs de traitement
§ Obtenir une décision médicale partagée afin de favoriser l’adhésion du patient à la PEC
§ Établir un plan de soins personnalisé incluant les modifications du MDV et les traitements
Stratégie de PEC globale centrée sur chaque patient, en fonction ++ de son risque CV et de ses
Stratégie du préférences.
traitement
médicamenteux Prise en charge initiale :
🅰 § Modifications du mode de vie :
- Pratique d’une AP régulière, adaptée aux possibilités du patient
- Perte de poids si surcharge pondérale
- Suppression/réduction de la conso d’OH, sevrage tabagique
- Régime moins salé, alimentation avec fruits/légumes/aliments pauvres en graisses saturées
§ Antihypertenseurs :
- Mesures médicamenteuses instaurées d’emblée en cas d’HTA modérée à sévère ou en cas
d’HTA légère persistance après 6 mois de modifications du mode de vie à il est préférable
de débuter par une bithérapie d’emblée à faible dose associant : IEC/ARA2 et/ou thiazidique
et/ou inhibiteur calcique
- Une monothérapie est à envisager chez les patients âgés de plus de 80 ans ou fragiles, et en
cas d'HTA grade 1 avec une PAS inférieure à 150 mmHg.
Objectif de traitement = PAS < 130 mmHg et PAD < 80 mmHg en mesures cliniques (140/80 chez les
sujets > 65 ans pour éviter l’hTO), confirmée par des mesures ambulatoires < 130/80 mmHg.
Objectif de traitement = PAS 130-139 mmHg et PAD < 90 mmHg en mesure clinique, confirmées par
des mesures ambulatoires (AMT ou MAPA diurne) < 135/85 mmHg.
Ensuite :
§ Objectif tensionnel atteint à poursuite du traitement
§ Objectif tensionnel non atteint, adaptation thérapeutique : trithérapie à dose optimale
HTA résistante :
Quadrithérapie anti-hypertensive nécessaire, associant :
§ IEC/ARA2 + inhibiteurs calciques + thiazidique/thiazidique-like (indapamide) à dose optimale
§ Spironolactone en surveillant la kaliémie et la fonction rénale, ou un b-bloquant en 2e intention
en cas de contre-indication ou d’effets indésirables de la spironolactone
Précautions particulières :
§ Objectif tensionnel individualisé +++ avec un seuil de TA < 140/90 à adapter, en évitant l’hTO
+++++
§ Bithérapie d’emblée à éviter
§ Iatrogénie à limiter : ne pas dépasser une trithérapie
Principes thérapeutiques :
Urgence § Hospit en urgence du patient
hypertensive § Diminution progressive de la TA par des thérapeutiques anti-hypertensives IV, sauf en cas de
🅱 déficit neuro focalisé où il est nécessaire d’attendre l’imagerie cérébrale pour ne pas
méconnaître un AVC
§ Réhydratation par SSI en cas d’HTA maligne, et introduction recommandée d’IEC/ARA2
§ Traitement des insuffisances d’organe associées
§ Surveillance rapprochée du patient
§ Recherche et PEC d’une étiologie curable
Rythme du suivi : tous les mois sur 6 mois puis tous les 3-6 mois une fois l’objectif tensionnel atteint
Plan de
soins/suivi 🅱 Points de vigilance du suivi :
§ Mesures de PA au cabinet, à confirmer par des mesures de PA ambulatoires
§ Surveillance de l’adhésion au traitement et aux modifications du mode de vie
§ Évaluation de l’efficacité et de la tolérance des thérapeutiques
§ Réévaluation du risque d’interactions médicamenteuses
§ Recherche d’une hTO
§ Adaptation du traitement antihypertenseur selon les situations :
- Allégement du traitement en cas d’hTO persistante, de perte de poids par dénutrition ou
si patient fragile
- Arrêt temporaire du traitement en cas d’hypovolémie marquée ou d’événement
intercurrent, notamment chez la personne âgée (diarrhée, déshydratation, infection...)
§ Dépistage des atteintes des organes cibles
Examens complémentaires :
§ Contrôle bio : créat + protéinurie tous les 1-2 ans, voire plus souvent selon le contexte ; GÀJ +
EAL/3 ans
§ ECG/3-5 ans, ou plus souvent en cas de symptômes cardiaques/cardiopathie sous-jacente
STADE 2 Stade 1 + Exsudats secs, hémorragies, nodules cotonneux Stade 1 + Rétrécissement artériel localisé
Neurologique : « DR LEA »
• Démence vasculaire
• Rétinopathie hypertensive
• Lacune vasculaire
• Encéphalopathie hypertensive
• AVC, AIT (+ hémorragie méningée et hémorragie intra-parenchymateuse)
Rénale : « NIES »
• Néphro-angiosclérose
• Insuffisance rénale
• Embole de cholestérol
• Sténose des artères rénales
Cardio : « FAI3M »
• FA (1ère cause !)
• Athérosclérose (AOMI, AAA)
• Insuffisance cardiaque,
• Insuffisance coronaire et
• Insuffisance ventriculaire gauche
• Mort subite (x 3 !)
Ischémie chronique = affection du sujet âgé ++ (femme > 70% des cas), peu fréquente et témoignant
Signes cliniques d’une maladie athéromateuse évoluée et diffuse :
🅰 § Signes fonctionnels = triade associant :
- Douleur abdo post-prandiale (équivalent de claudication du grêle, ou angor mésentérique) à
type de crampe péri-ombilicale débutant 15-30 min après l’ingestion et s’estompant en 1-2h
- Éviction et fractionnement alimentaire, par crainte des douleurs : risque de dénutrition +++
- Amaigrissement souvent important associée à une AEG
§ Autres symptômes moins typiques : diarrhée, vomissement
Examen clinique : rechercher un souffle abdominal (très inconstant), étayer les localisations de
l’athérome
Examen paraclinique : échodoppler des artères digestives, angio-TDM ou angio-IRM
Pronostic spontané extrêmement péjoratif en absence de traitement avec décès rapide du patient.
Même en cas de rétablissement du flux, pronostic sombre et fonction de l’étendue de la nécrose
intestinale.
§ Signes fonctionnels :
- Douleur abdo = signe le plus constant, douleur soudaine et intense à type de crampes péri-
ombilicales ou en FID, dont l’intensité contraste avec l’examen physique (pauvre) et
l’absence d’AEG au début de l’évolution. Au stade précoce, hyperpéristaltisme fréquent à
diarrhée
- En quelques heures, occlusion intestinale avec vomissements, défense et signes généraux
(fièvre, état de choc et DMV), traduisant l’existence d’un infarctus irréversible
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§ Signes physiques :
- Syndrome ischémique aigu mésentérique réversible = douleurs très importantes sans signes
péritonéaux
- Tableau d’infarctus intestinal mésentérique constitué = douleurs permanentes importantes
avec signes péritonéaux (contracture), état occlusif puis état de choc
GÉNÉRALITÉS AOMI
AOMI = présence de lésions d'athérosclérose au niveau de l'aorte et des artères sous-jacentes au
Définition
🅰
niveau des MI à plaques, sténoses ou obstructions athéromateuse d’artère(s) destinée(s) aux MI.
Augmentation de la prévalence de la maladie avec l’âge, pour atteindre > 20% chez les > 70 ans.
AOMI = expression locale d’une maladie systémique dont le pronostic est en partie conditionné par
Étiologie/facteurs
les complications cardiaques (angor, IDM) et cérébrovasculaires (AVC).
de risque
🅱
Ainsi, FR de l’AOMI = FRCV : âge, tabagisme, diabète, HTA, hypercholestérolémie…
Prévention similaire aux autres maladies CV, en agissant sur ces FRCV.
Obstruction partielle ou totale d'une ou plusieurs artères destinées aux MI → inadéquation entre la
Physiopathologie consommation et les apports d'O2 au niveau des muscles et des organes vascularisés par ces artères
La symptomatologie apparaît quand le calibre est réduit > 70% = Hypoxie musculaire → douleurs
musculaires d'effort puis de repos si la sténose progresse ou s'il existe une occlusion artérielle
Mécanisme adaptatif = développement d'une circulation collatérale, favorisée par la marche
§ Pic entre 60 et 75 ans, plus précoce chez l'Homme et 70 et 80ans chez la femme →Prévalence
Épidémiologie entre 1 et 5% si > 60ans
🅰 § Le + souvent asymptomatique
§ 3e localisation de l’athérosclérose
§ Association AOMI + Coronaropathie dans 50%descas
§ Association AOMI + Coronaropathie + Lésions carotidiennes dans 10% des cas
§ T% de mortalité :
- 15 % à 5 ans en cas de claudication intermittente
- 25 % à 1 an au stade d'ischémie critique
Focus claudication :
La claudication intermittente correspond à l’apparition d’une douleur à type de crampes au mollet,
déclenchée après une certaine distance de marche, et conduisant à l’arrêt de la marche. La douleur
disparait généralement en moins de 5min.
Ischémie aiguë = interruption brutale du flux artériel d'un membre ischémie tissulaire : tout retard
à la mise en route du traitement expose au risque d'amputation/décès. Diagnostic = clinique +++ : les
examens complémentaires risquent de retarder la revascularisation. Critère de gravité ultime =
/
paralysie.
Ischémie aiguë complète sensitivomotrice caractérisée par :
■ Douleur spontanée d'un membre, de début brutal ou rapidement progressif, intense à type de
broiement ; accompagnée d'une impotence fonctionnelle
■ Membre pâle, livide, froid voire cyanosé
■ Abolition des pouls périphériques en aval de l'occlusion (aide à déterminer la topographie)
Signes de gravité :
■ Douleur à la palpation des masses musculaires = ischémie musculaire d'un sd des loges
■ Hypoesthésie faisant rapidement place à une anesthésie cutanée
■ Surtout, paralysie avec impossibilité de mobiliser les orteils
« 6P » des Anglo-Saxons: Pain, Palor, Pulselessness, Paresthesia, Paralysis, Perishing cold
En absence de déficit moteur, on parle d'ischémie incomplète.
Examens complémentaires : aucune aide au diagnostic positif donc ne devant pas retarder la PEC en
eme
urgence absolue (ischémie aiguë complète) : revascularisation nécessaire avant la 6 heure. Tout
retard -> évolution vers une ischémie dépassée = rigidité musculaire, marbrures et phlyctènes
ère
imposant l'amputation de l intention pour éviter le décès.
En phase aiguë, rechercher si la cause de l'ischémie est :
Autres causes ■ Une embolie = migration d'un caillot cardiaque ou aortique
d'ischémie aiguë ■ Une thrombose = oblitération d'une artère pathologique, ou plus rarement saine
G
ATCD, circonstances de survenue, début brutal ou non, examen cardiaque et examen comparatif des
Ml permettront ainsi de suspecter en urgence le mécanisme de l'obstruction. 2 tableaux caricaturaux :
1. Embolie : début très brutal, ischémie rapidement sensitivo-motrice et pouls controlatéraux
présents, absence d'artériopathie connue, découverte d'une arythmie cardiaque penser à
rechercher une embolie dans un autre territoire artériel (AVC ++)
2. Thrombose : début plus progressif, ischémie moins sévère, ATCD d'AOMI, rythme sinusal
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§ Contrôle des Fdr CV avec arrêt du tabac et stabilisation du diabète
Stratégie § Si AOMI symptomatique : TTT par anti-agrégant plaquettaire
thérapeutique de § Objectif LDL < 0.55
l’AOMI (généralités) § Intérêt des IEC avec objectif de TA < 140/90
🅰 § Marche régulière dans un contexte de rééducation
§ Revascularisation si ischémie permanente (TTT endovasculaire ou chirurgie)
§ Soins des plaies avec cicatrisation dirigée
§ Amputation en dernier recours si gangrène
Mesures de prise en charge, en urgence et en milieu spécialisé :
Stratégie § Éviter l’extension du thrombus et la récidive embolique : héparine dès le diagnostic clinique
thérapeutique de § Lever l’obstacle artériel : urgence chir. Après six heures, risque majeur d’amputation à geste
l’ischémie aiguë chir parfois guidé par une artériographie per-op :
🅰 - Embolie sur artère saine : méthode de référence = embolectomie à la sonde de Fogarty
- Thrombose sur artère pathologique : revascularisation effectuée en fonction du type de
lésions par techniques conventionnelles (endartériectomies, pontages) et/ou
endovasculaires (recanalisations, angioplasties, thrombo-aspirations, thrombolyses in situ).
🔔 : thrombolyse in situ par voie intra-artérielle contre-indiquée chez les patients en
ischémie sensitivomotrice en raison de son délai d’action trop long
- Revascularisation tardive ou thrombose aorto-iliaque : discuter un lavage de membre pour
prévenir les effets systémiques du relargage des produits du catabolisme musculaire dans
la circulation générale (syndrome de revascularisation)
- Amputation du MI réalisable d’emblée en cas d’ischémie dépassée, ou 2ndairement pour
juguler les désordres métaboliques majeurs d’un syndrome de revascularisation, ou encore
après échec de la revascularisation
§ Corriger les processus pathologiques aggravant l’ischémie :
- Aponévrotomie jambière en cas de syndrome de loge aigu (œdème musculaire réactionnel
à la revascularisation, au sein de l’enveloppe aponévrotique inextensible de la jambe)
- Ne pas oublier de prendre en charge : bas débit cardiaque, hypovolémie, troubles du rythme
§ Prévenir et traiter les conséquences générales de l’ischémie et de la revascularisation : lyse
cellulaire à rejet dans la circulation sanguine de potassium et de myoglobine, avec acidose
métabo, IRA, syndrome de détresse respiratoire, troubles du rythme cardiaque favorisés par
l’hyperkaliémie et l’acidose à risque d’ACR
§ Lutter contre la douleur : antalgiques de niveau 3 d’emblée et adaptés à l’EVA post-
revascularisation
§ Protéger le membre ischémique : risque de survenue très rapide d’escarres et de lésions
cutanées imposant un nursing immédiat, prolongé jusqu’à la revascularisation à protéger le
membre +++, éviter tout point de compression et proscrire tout adhésif sur la peau ischémique
GÉNÉRALITÉS AAA
Anévrisme artériel = dilatation focale et permanente de l’artère avec une perte du parallélisme de
Définition ses parois, et dont le diamètre est supérieur à 1,5 fois le diamètre d’amont.
🅰 Localisation la plus fréquente = aorte abdominale puis artères poplitées pour les artères périph.
Anévrisme de l’aorte abdominale (AAA) : développement préférentiel en sous-rénal mais parfois
limité à l’aorte sous-rénale ou étendu aux artères iliaques.
FdR principaux = tabagisme, âge avancé, sexe masculin et ATCD familiaux d’AAA.
Épidémio AAA souvent associé à des lésions athéromateuses sur d’autres territoires artériels (coronaires,
🅰 carotides, artères viscérales, artères des membres inférieurs).
Prévalence = 5 % chez les H > 65 ans vs mal connue chez la femme (mais inférieure ++).
12.000 décès/an en Europe sur rupture d’AAA
3. Anévrismes des artères poplitées : association la plus fréquente de l’AAA, touchant quasi-
Autres localisations exclusivement les hommes et bilatéraux dans 50% des cas. Modes de découverte :
🅰 § Asymptomatique : découvert lors de l’examen clinique (pouls poplité trop ample) ou lors d’une
écho (ex : bilan d’AAA)
§ Symptomatique : tableau d’ischémie aiguë, critique voire d’effort (rare)
Risque évolutif principal = ischémie du MI (aiguë ou critique), par embolies itératives à bas bruit
obstruant le réseau d’aval, ou par thrombose de l’anévrisme (2 mécanismes souvent associés).
Risque d’amputation du MI élevé après thrombose d’anévrisme poplité.
Rarement, anévrisme poplité à compressions locales (veines, nerfs) : compression veineuse
parfois responsable d’une thrombose veineuse poplitée et sous-poplitée.
Rupture exceptionnelle et devant faire suspecter une origine infectieuse.
4. Anévrismes des artères iliaques ou fémorales : plus rares mais systématiquement recherchés par
une écho ou un angioscan si réalisé.
AAA à dépister par une écho de l’aorte abdominale chez les patients à risque :
§ Tous les artériopathies
§ Hommes âgés de 60 à 85 ans ;
§ Femmes âgées de 60 à 85 ans (hypertendues ou tabagiques) ;
§ Personnes > 50 ans avec ATCD familiaux d’anévrisme aortique chez des apparentés de 1er degré
Principe = exclure la zone anévrismale du flux circulatoire par interposition d’une prothèse
vasculaire, selon 2 techniques actuellement utilisées, chir conventionnelle ou endovasculaire :
§ Chir conventionnelle = mise à plat-greffe : après laparotomie ou lombotomie, clampage
aortique, ouverture de la coque de l’AAA et ablation du thrombus, tube prothétique suturé à
l’aorte saine au-dessus et en dessous de l’anévrisme pour reconstruire l’aorte
§ Chir endovasculaire moins invasive : introduction par voie intra-artérielle fémorale d’une
endoprothèse déployée dans l’anévrisme. Étanchéité obtenue en proximal sur un segment
d’aorte saine au-dessus de l’AAA et en dessous des artères rénales (collet), et en distal, dans les
artères iliaques. Cependant, geste nécessitant des conditions anat particulières en limitant les
indications. Traitement endovasculaire préféré chez les malades à risque opératoire élevé ou
proposé en cas d’anat favorable
Suivi après exclusion d’un AAA :
§ Prothèses utilisées lors de la chir conventionnelle : risque d’anévrismes anastomotiques à ED
annuelle
§ Endoprothèses : surveillance au long cours par ED ou angioscan pour détecter la présence d’une
endofuite, de migration ou de plicature de jambage pouvant se compliquer d’occlusion
Survie des malades (mêmes opérés) < pop G : âge avancé, FRCV, athérosclérose associée, BPCO &
autres pathologies post-tabagiques. Ainsi, surveillance médicale du malade opéré = dépistage de la
survenue secondaire ou l’évolution d’autres localisations de la maladie anévrismale ou de la maladie
athéromateuse.
Item incontournable, tombé de multiples fois dans les annales (AOMI en 2022). Par ailleurs, j’ai vu passer
des sujets d’ECOS blancs sur la prise en charge en urgence de l’ischémie aiguë de jambe, qui se prête très
bien à ce format. Essayez de vous exercer aussi bien sur les ZAP, les ECOS ou les DP qui peuvent tomber
sur cet item. Bon courage !
GÉNÉRALITÉS
Anévrisme artériel = dilatation focale et permanente de l’artère avec une perte du parallélisme de
Définition ses parois, et dont le diamètre est supérieur à 1,5 fois le diamètre d’amont.
🅰 Localisation la plus fréquente = aorte abdominale puis artères poplitées pour les artères périph.
Anévrisme de l’aorte abdominale (AAA) : développement préférentiel en sous-rénal mais parfois
limité à l’aorte sous-rénale ou étendu aux artères iliaques.
FR principaux = tabagisme, âge avancé, sexe masculin et ATCD familiaux d’AAA.
Épidémio AAA souvent associé à des lésions athéromateuses sur d’autres territoires artériels (coronaires,
🅰 carotides, artères viscérales, artères des membres inférieurs).
Prévalence = 5 % chez les H > 65 ans vs mal connue chez la femme (mais inférieure ++).
Augmentation du diamètre de l’AAA avec le temps mais de façon non linéaire chez un même
Histoire naturelle patient, ainsi qu’entre les patients. Cependant, vitesse de croissance d’autant plus rapide que le
🅰 diamètre aortique est plus grand : « croissance rapide » = augmentation > 1 cm/an.
Risque évolutif de l’AAA = rupture, dont le risque augmente avec le diamètre : faible < 40 mm, élevé
> 55 mm. À diamètre égal, risque de rupture majorée chez la femme.
§ Âge > 65 ans
§ Sexe Masculin (x 13)
FDR § Tabagisme
§ ATCD Familiaux d'anévrisme
§ Pathologies CV
1. Anévrismes des artères poplitées : association la plus fréquente de l’AAA, touchant quasi-
Autres localisations exclusivement les hommes et bilatéraux dans 50% des cas. Modes de découverte :
🅰 § Asymptomatique : découvert lors de l’examen clinique (pouls poplité trop ample) ou lors
d’une écho (ex : bilan d’AAA)
§ Symptomatique : tableau d’ischémie aiguë, critique voire d’effort (rare)
Risque évolutif principal = ischémie du MI (aiguë ou critique), par embolies itératives à bas
bruit obstruant le réseau d’aval, ou par thrombose de l’anévrisme (2 mécanismes souvent
associés). Risque d’amputation du MI élevé après thrombose d’anévrisme poplité.
Rarement, anévrisme poplité à compressions locales (veines, nerfs) : compression veineuse
parfois responsable d'une thrombose veineuse poplitée et sous-poplitée.
Rupture exceptionnelle et devant faire suspecter une origine infectieuse.
2. Anévrismes des artères iliaques ou fémorales : plus rares mais systématiquement recherchés par
une écho ou un angioscan si réalisé.
3. Anévrismes de l'aorte thoracique : angioscan TAP recommandé pour le bilan d’extension.
§ AAA fréquemment associés à une athérosclérose (coronaire, carotides, MI, artères rénales et
Étiologies 🅱 digestives)
§ Forme fortement familiale à penser à une composante génétique
§ Prothèses vasculaires à risque de faux anévrismes anastomotiques
§ Rares : anévrisme infectieux (= mycotique), évolution anévrismale d’une dissection aortique,
dystrophies héréditaires du tissu conjonctif (Marfan, Ehlers Danlos vasculaire, sd de Loeys
Dietz), aortite inflammatoire (Takayasu, Horton et Behçet)
AAA à dépister par une écho de l’aorte abdominale chez les patients à risque :
§ Tous les artériopathes
§ Hommes âgés de 60 à 85 ans ;
§ Femmes âgées de 60 à 85 ans (hypertendues ou tabagiques) ;
§ Personnes > 50 ans avec ATCD familiaux d’anévrisme aortique chez des apparentés de 1er
degré
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DIAGNOSTIC POSITIF AAA
Dans la majorité des cas, AAA asymptomatique et de découverte fortuite à l'examen clinique ou sur
Signes cliniques un examen d'imagerie. Sinon, signes cliniques possibles :
Q ■ Douleur abdominale ou lombaire :
Si AAA connu, redouter la rupture et orienter le patient dans les plus brefs délais vers un
centre de chirurgie vasculaire où un scan en urgence est réalisé
Si AAA inconnu, diagnostic fait sur l'imagerie réalisée pour explorer les douleurs puis
patient orienté 2ndairement vers le centre de chir vasculaire en urgence
■ Diagnostic au stade de rupture = urgence vitale : douleur abdominale ou lombaire + choc
hémorragique. Si état HD compatible, scan abdo réalisé puis patient transféré en urgence vers
un centre de chir vasculaire. Cependant, mortalité globale > 80% pour l'AAA rompu.
PRISE EN CHARGE
Grands principes :
Principes ■ Surveillance échographique à intervalles adaptés au diamètre
thérapeutiques ■ Cure chirurgicale conventionnelle ou endovasculaire si nécessaire
B ■ Recherche d'autres anévrismes, ++ poplités, iliaques et aorte thoracique
■ Recherche d'un AAA chez les enfants et collatéraux de 1er degré > 50 ans
■ Arrêt du tabac et contrôle des autres FRCV
■ Bilan des autres localisations de la maladie athéroscléreuse
Principe = exclure la zone anévrismale du flux circulatoire par interposition d’une prothèse
vasculaire, selon 2 techniques actuellement utilisées, chir conventionnelle ou endovasculaire :
§ Chir conventionnelle = mise à plat-greffe : après laparotomie ou lombotomie, clampage
aortique, ouverture de la coque de l’AAA et ablation du thrombus, tube prothétique suturé à
l’aorte saine au-dessus et en dessous de l’anévrisme pour reconstruire l’aorte
§ Chir endovasculaire moins invasive : introduction par voie intra-artérielle fémorale d’une
endoprothèse déployée dans l’anévrisme. Étanchéité obtenue en proximal sur un segment
d’aorte saine au-dessus de l’AAA et en dessous des artères rénales (collet), et en distal, dans les
artères iliaques. Cependant, geste nécessitant des conditions anat particulières en limitant les
indications. TTT endovasculaire préféré chez les malades à risque opératoire élevé ou proposé
en cas d’anat favorable
Survie des malades (mêmes opérés) < pop G : âge avancé, FRCV, athérosclérose associée, BPCO &
autres pathologies post-tabagiques. Ainsi, surveillance médicale du malade opéré = dépistage de la
survenue secondaire ou l’évolution d’autres localisations de la maladie anévrismale ou de la maladie
athéromateuse.
§ Anévrismes rompus : opération en extrême urgence. Le plus souvent, rupture contenue dans
Situations le rétro-péritoine à scan à réaliser en urgence si état HD compatible. Mortalité post-chir =
d’urgence 30%
🅰 § Anévrismes douloureux : opération rapide, avec scan en urgence et PEC de l’état
général/CV/rénal/respi
§ Ischémie aiguë de membre inférieur par embolie à partir du thrombus (rare) : PEC spécifique
immédiate par embolectomie puis TTT secondaire de l’anévrisme
§ Fistules aorto-cave/aorto-digestive = rupture de l’anévrisme dans un organe creux voisin :
duodénum ou VCI. Fistule aorto-cave à défaillance HD sans déglobulisation / fistule aorto-
digestive à défaillance HD avec hémorragie dig (hématémèse ou rectorragie) ; situations rares
mais graves nécessitant une PEC en chir vasc en urgence absolue
RAPPEL ANATOMIQUE
DÉFINITIONS 🅰
Maladie thromboembolique veineuse (MTEV) : entité constituée de la thrombose veineuse profonde et de l’embolie
pulmonaire
Thrombose veineuse profonde (TVP) :
§ Obstruction veineuse partielle ou totale par un thrombus endoluminal
§ Localisation possible dans tout l’arbre veineux, mais le plus souvent aux membres inférieurs
§ Proximale (poplitée ou sus-poplitée) ou distale (sous-poplitée)
Embolie pulmonaire (EP) : migration d’un thrombus veineux au niveau des artères pulmonaires
Embolie pulmonaire grave : EP associée à une défaillance hémodynamique (PAS < 90 mmHg ou chute de la PAS ≥ 40 mmHg
pendant plus de 15 minutes) en l’absence d’autre cause
FACTEURS DE RISQUE DE LA MTEV 🅰
FDR transitoires FDR persistants
Dans les 3 derniers mois : Cancer actif
FDR majeurs - Chirurgie avec AG > 30 min Thrombophilie majeure :
- Fracture d’un membre inférieur - Déficit en antithrombine
- Immobilisation > 3 jours pour motif médical aigu - Syndrome des antiphospholipides
- Contraception œstroprogestative, grossesse,
postpartum, traitement hormonal de la ménopause
Dans les 2 derniers mois : Maladie inflammatoire chronique
FDR mineurs - Traumatisme d’un membre inférieur non plâtré avec (intestinale ou articulaire)
mobilité réduite ≥ 3 jours Thrombophilie non majeure :
- Immobilisation < 3 jours pour motif médical aigu - Déficit en protéine C, protéine S
- Voyage > 6h - Mutation du facteur V Leiden
- Mutation de la prothrombine
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Autres FDR reconnus : âge > 65 ans, obésité, syndrome néphrotique
⚠ Ne sont pas des FDR de MTEV : tabac, dyslipidémie
PHYSIOPATHOLOGIE 🅱
Triade de Virchow :
1. Stase veineuse
2. Lésion de la paroi veineuse
3. Hypercoagulabilité
Point de départ distal dans des zones de ralentissement du flux (veines soléaires, valvules, abouchement de collatérales)
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EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
D-dimères :
Biologie § Produits de dégradation de la fibrine, issus de la formation puis de la lyse d’un thrombus évolutif
§ Non spécifiques mais très forte valeur prédictive négative (VPN)
§ ⚠ Les D-Dimères peuvent être élevés dans les situations suivantes : grossesse, cancer, sd et
pathologies inflammatoires, chirurgie récente, infections sévères, artériopathie, insuffisance
coronaire, hématome étendu, CIVD
Gaz du sang :
§ Non systématiques
§ Effet shunt (hypoxémie-hypocapnie), parfois normaux
§ Elle n’est quasiment plus pratiquée sauf en cas de saturation < 90% en AA.
Troponine et BNP : utilisés pour le pronostic et éliminer les DD
Tachycardie sinusale
ECG Signes droits (signes de gravité) : aspect S1Q3, BBD, axe droit, onde T négative de V1 à V3
Radiographie de thorax :
§ Peut-être normale
Imagerie § Signes possibles : atélectasie en bande, épanchement pleural, ascension d’une coupole,
infarctus pulmonaire, hyperclarté d’un champ pulmonaire
Angioscanner thoracique :
§ Défect endoluminal artériel pulmonaire = thrombus
§ Cœur pulmonaire aigu (dilatation du VD)
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ALGORITHMES DIAGNOSTIQUES
TVP
PROBABILITÉ CLINIQUE
Négatifs Positifs
Pas de traitement
Échographie veineuse
des MI
NON OUI
PROBABILITÉ CLINIQUE
D-dimères Angioscanner
Échographie
Et/ou
scintigraphie
Traitement
EP à haut risque
ANGIOSCANNER IMMÉDIATEMENT RÉALISABLE
NON OUI
Échographie cardiaque
Dilatation des cavités cardiaques droites
Scanner accessible
NON OUI Angioscanner
et patient stable
Pas d’autre test disponible POSITIF NÉGATIF
ou patient instable
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PRONOSTIC 🅰
4 STADES DE SÉVÉRITÉ SCORE sPESI
Risque élevé : EP dite grave ou à haut risque Age > 80 ans 1 point
Risque intermédiaire : sPESI ≥ 1 SpO2 < 90% 1 point
§ Intermédiaire haut : dysfonction VD et élévation
PAS < 100 mmHg 1 point
des biomarqueurs (troponine et BNP)
§ Intermédiaire bas : dysfonction VD ou élévation FC > 110/min 1 point
des biomarqueurs ou aucun des deux
Cancer actif 1 point
Risque faible : sPESI = 0
Insuffisance cardiaque ou respiratoire chronique 1 point
PRISE EN CHARGE
EP 🅰
⚠ URGENCE THÉRAPEUTIQUE
EP grave Hospitalisation en réanimation
En 1ère intention : thrombolyse et anticoagulation curative par HNF IVSE
En 2e intention : embolectomie en cas d’échec ou de CI à la thrombolyse
Mesures de réanimation : oxygénothérapie voire ventilation mécanique, correction du choc
Repos strict au lit
⚠ Urgence thérapeutique
EP de risque Hospitalisation en unité de soins intensifs
intermédiaire haut
Anticoagulation curative :
§ HBPM sous-cutanée ou HNF IVSE pendant 48-72h
§ Puis relais AVK ou AOD
En 2e intention : thrombolyse si aggravation vers un état de choc
Mesures symptomatiques : oxygénothérapie
Repos au lit
Hospitalisation en service de médecine conventionnel
EP de risque Anticoagulation curative : AOD ou AVK
intermédiaire bas Lever précoce
Hospitalisation courte < 24h
EP de risque faible Anticoagulation curative : AOD ou AVK
Lever précoce
Sensibilité́ des D- dimères inchangée et doivent être réalisés en cas de probabilité clinique
Cas particulier : non forte.
Grossesse à Si positifs ou si probabilité clinique forte : écho-Doppler veineux
🅰 à Si négatif : Scintigraphie pulmonaire de perfusion en 1e intention (si disponible) ou
angioscanner thoracique
Attention : les traitements par HBPM, AVK ne sont pas recommandés aux T1 et T3.
Penser à doser les hormones thyroïdiennes à la naissance si imagerie réalisée (risque de
surcharge thyroïdienne fœtale)
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FOCUS ANTICOAGULANT🅰
HNF :
§
- TTT recommandé chez les patients IR sévères, patients instables, patients traités par fibrinolyse
- Posologie de 500UI/kg/j et adaptée à un test d’hémostase
- Administration par voie SC ou IV
- Surveillance des plaquettes 2 fois par semaine pdt 21j en raison du risque de TIH
§ HBPM et fondaparinux :
- Préféré aux HNF car absence de TIH, pas d’adaptation en fonction du bilan d’hémostase
- TTT curatif de l’EP avec ou sans TVP par Enoxaparine (seul ayant l’AMM)
- Pas de surveillance nécessaire de l’activité anti-Xa
- CI si IR sévère avec DFG < 30mL/min
§ AOD :
- Apixaban et rivaroxaban
- CI si IR sévère avec DFG < 30mL/min
- Référence dans la PEC de la MTEV
§ Thrombolytique :
- EP grave
§ AVK :
- Relais par AVK si utilisation d’HNF, d’HBPM ou de fondaparinux
- Surveillance nécessaire de l’INR
- INR cible à 2.5
- Éducation thérapeutique nécessaire
TVP 🅰
Traitement ambulatoire sauf :
§ TVP sous anticoagulant
§ Insuffisance rénale sévère
§ Comorbidité : cancer, maladie cardiorespiratoire sévère, > 75 ans
§ TVP sévère (phlébite bleue) ou TVP bilatérale
§ Hémorragie active ou risque hémorragique majeur
§ Contexte médicosocial défavorable
Anticoagulation curative + Bas de contention
DURÉE DU TRAITEMENT ANTICOAGULANT 🅱
1ère EP ou TVP proximale :
Traitement court § Provoquée par un facteur majeur transitoire
(3 à 6 mois) § Non provoquée chez une femme < 50 ans
Durée incertaine 1ère EP à risque faible ou intermédiaire faible ou TVP proximale non provoquée avec ou sans
(au moins 6 mois) facteur mineur
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§ Risque modéré : âge > 40 ans sans FDR, chirurgie générale
🅰 à HNF, HBPM, fondaparinux à dose préventive
§ Risque élevé : âge > 40 ans + antécédents de maladie TEV, anomalie de la coagulation,
chirurgie hanche / genou / carcinologique
à HNF, HBPM, fondaparinux à dose préventive
BILAN ÉTIOLOGIQUE 🅱
RECHERCHE D’UN CANCER BILAN DE THROMBOPHILIE
Indication : MTEV non provoquée Indications :
Interrogatoire § MTEV non provoquée avant 50 ans et antécédent
Examen clinique complet familial au premier degré de MTEV
§ MTEV récidivante dont un épisode avant 50 ans
NFS, plaquettes, radiographie thoracique § MTEV non provoquée dans des sites atypiques
PSA chez l’homme, mammographie et échographie pelvienne (splanchnique, MS, cérébrale)
chez la femme A réaliser :
Recherche de sang dans les selles § Dosage protéine C, protéine S
§ Dosage antithrombine
§ Mutation du facteur V Leiden
Mise à jour des dépistages (mammographie, frottis cervico- § Mutation de la prothrombine G20210A
utérin, PSA, coloscopie) § Dosage des anticorps du SAPL
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THROMBOSES RÉCIDIVANTES
DÉFICIT EN ANTITHROMBINE
Physiopathologie § Inhibe la coagulation en neutralisant la thrombine
§ L’héparine augmente la cinétique d’action de l’AT III avec la thrombine
Déficit
Transmission AD, peut expliquer l’absence d’efficacité d’un traitement par
constitutionnel en ATIII
héparine
DÉFICIT EN PROTÉINE C
Physiopathologie § Inhibition de la coagulation Vitamine K dépendant
§ Inactive les facteurs FV et FVIII en présence de protéine S
Déficit § Transmission AD
§ Peut expliquer l’apparition de nécrose cutanée à l’introduction d’un
constitutionnel
traitement par AVK
Traitement § Relais par AVK en cas de thrombose, uniquement après une héparinisation
efficace de plusieurs jours.
§ Concentré de protéine C IV dans les formes sévères ou en cas d’ATCD de
nécrose cutanée lors d’un relais héparine-AVK
DÉFICIT EN PROTÉINE S
Les déficits sont équivalents à ceux en protéine C, que ce soit pour la clinique ou le traitement
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MUTATION DU Fil G20210A
FDR de MTEV
obésité, se, cancers, SAPL,
, maladies
Set ATIII
Facteur V
Facteur II
BILAN DE THROMBOPHILIE
Indications
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FICHE E-LISA N°227
Item 227 – INSUFFISANCE VEINEUSE CHRONIQUE,
VARICES
GÉNÉRALITÉS
Insuffisance veineuse chronique (IVC) = dysfonctionnement du système veineux profond et/ou
Définitions superficiel, résultant d’une incontinence valvulaire, avec ou sans oblitération veineuse associée.
🅰 Atteinte des MI +++.
Circulation artérielle assurée grâce à un moteur puissant (contraction des ventricules cardiaques)
Physiopath propulsant le sang dans les artères, vs retour veineux assuré par la synergie de forces aspiratives
🅱 et propulsives, aidée par des valvules veineuses centripètes et unidirectionnelles agissant comme
dispositifs anti-reflux. Coopération complexe : moindre dysfonctionnement à anomalie du retour
veineux à signes d’IVC et dilatation de veines superficielles (varices).
µ Réseaux séparés par les aponévroses musculaires superficielles et reliés par des veines
perforantes
IVC liée soit à un reflux soit à une obstruction veineuse séquellaire d’une thrombose veineuse, ces
2 mécanismes pouvant être isolés ou associés.
Épidémio IVC = pb de SP majeur : prévalence globale de 30-60% selon les études dans les pays dvlp avec un
🅱 sex-ratio de 3 (F > H), s’équilibrant avec l’âge. En France, 20 millions d’IVC et 400.000 ulcères veineux
en 2011.
Principales caractéristiques :
Ulcère veineux/ § Grande taille,
variqueux § Caractère indolore ou peu douloureux,
🅰 § Aspect superficiel non creusant,
§ Exsudatif, fibrineux, de siège péri-malléolaire,
§ Signes d'IVC et/ou de varices
2. Compression élastique = appliquer sur un segment de membre une pression par un matériel
élastique (bandes, chaussettes, bas auto-fixants, collants), naturellement dégressive de la cheville
à la cuisse en raison de la morpho du MI. Action = effet HD (troncs veineux) et microcirculatoire,
d’efficacité maximale si posée le matin dans l’heure qui suit le lever.
Sinon, réévaluation régulière du rapport B/R de la compression si : AOMI avec IPS 0,60-0,90,
neuropathie périph évoluée, dermatose suintante ou eczématisée, intolérance aux fibres utilisées.
TTT au cas par cas (insuffisance veineuse superficielle aggravant une insuffisance veineuse
profonde par exemple)
■ Sclérothérapie = injection percutanée d'un produit sclérosant (liquide ou sous forme de
mousse) dans une varice, sous contrôle écho : inflammation endothéliale -> cicatrisation
fibreuse et rétractile de la veine. Indications larges et éventuellement associées à d'autres
techniques.
Complications possibles : hématome, pigmentation séquellaire et injection intra-artérielle
(exceptionnelle mais gravissime) donc rapport B/R à bien peser dans les formes peu sévères
d'IVC.
■ Techniques thermiques endoveineuses = laser ou radiofréquence : supérieures aux
techniques chir de base et TTT actuel de l ère intention (en absence d'indication à la
sclérothérapie). Geste sans AG autorisant une reprise rapide de l'activité physique et
professionnelle, consistant en une destruction pariétale veineuse par effet thermique après
réalisation d'une anesthésie tout autour de la veine à traiter.
ANNEXE
• Paresthésies
• Impatience
• Claudication veineuse
• Œdème jambe
COMPLICATIONS IVC
« COUTURE »
GÉNÉRALITÉS
Ulcère de jambe = plaie ne cicatrisant pas > 1 mois compliquant une maladie vasculaire sous-
Définitions jacente, fréquente et invalidante. Prévalence avec l’âge : 1% de 60-70 ans à 5% chez les
🅰 > 80 ans et sex-ratio de 1,6 (F > H).
Ulcère mixte à prédominance veineuse = AOMI modérée associée ne pouvant pas seule expliquer
l’ulcère.
§ Capillaires cutanés dilatés et raréfiés
Physiopath § Destruction capillaire 2ndaire à une adhérence + activation de leucocytes dans la micro-
🅱 circulation avec production de radicaux libres et enzymes toxiques pour le capillaire
§ Piégeage des GR réduisant les capacités de cicatrisation de la peau
§ Dilatation avec fuite capillaire et œdème à microangiopathie lymphatique
Ainsi, devant tout ulcère de jambe : examen clinique vasculaire complet + ED veineuse et/ou
artérielle.
Infarctus cutané 2ndaire à une occlusion artériolaire (artériosclérose dermique) survenant chez la
Angiodermite F > 60 ans avec HTA et DT :
nécrotique § Début brutal par une plaque purpurique ou livédoïde extensive
🅱 § Évolution rapide vers une nécrose noirâtre
§ Ulcération(s) superficielle(s) en « carte de géo »
§ Localisation suspendue à la face antéro-externe de jambe
§ Douleur très importante, insomniante
EC : axes vasculaires N (à pouls présents), cryoglobulinémie, FAN, ANCA –
Éléments orientant vers une étiologie non vasculaire :
Autres étiologies § Examens artérioveineux N
🅱 § Évolution ulcérante rapide
§ Absence d’évolution favorable vers la cicatrisation après 2-3 mois de traitement bien conduit
§ Anomalies : fond (bourgeonnement hypertrophique…), bord, périphérie
§ Siège atypique
1- Dermatites de contact fréquentes (grand nombre de topiques sur barrière cutanée altérée) =
Complications érythème microvésiculeux prurigineux limité à la zone d’application puis diffusant.
🅰 Produits incriminés nombreux (baume du Pérou, antiseptiques, conservateurs, pansements
modernes…) et DD parfois difficile avec la dermatite de stase (intrication fréquente des 2
mécanismes).
2- Colonisation à aucun prélèvement ou TTT systématique mais ulcère = porte d’entrée patente
parfois, à évoquer en cas de :
§ Douleur locale
§ Inflammation des bords (non spécifique)
§ Lymphangite
§ Fièvre
Tableau de DHBNN >>>> fasciite nécrosante ou gangrène gazeuse à anaérobies (sur ulcères
artériels). Prévention systématique du tétanos +++.
Dermatite ocre persistante sous traitement mais aggravation limitée par la contention.
2 Mesures principales :
Prévention 1. Ulcère : prévention de la maladie post-thrombotique par traitement correct des
🅱 thromboses et prévention dans les situations à risque ; traitement des varices au stade non
compliqué
2. Récidive : chir de l’insuffisance veineuse superficielle et port d’une contention de classe 3
ou 2
« DADO »
• Dermo-hypodermite
• Atrophiebhlanche
• Dermite ocre, eczéma
• Œdème lymphatique
GÉNÉRALITÉS
Douleur thoracique = douleur (ou gêne) dans la région thoracique survenant de manière brutale.
Définition
🅰
Caractéristiques variables : intensité, localisation, irradiation, durée, facteurs déclenchants ou
soulageants, fréquence.
3 Situations de détresse vitale peuvent se rencontrer lors d’une DT :
1. Détresse respiratoire aiguë : signes de lutte/faillite, modification de la FR…
- Polypnée > 30/min ou bradypnée < 10/min ou pause respiratoire
- Tirage par mise en jeu des muscles respiratoires accessoires
- Sueurs, cyanose, désaturation (Sat < 90 %), encéphalopathie respiratoire
Identifier une
situation d’urgence 2. Détresse hémodynamique (signes de choc)
🅰 - États de choc : Arrêt circulatoire (attention à la bradypnée ou irrégularité respiratoire /
bradycardie qui font craindre l’ACR), Collapsus avec hypoperfusion périphérique,
hypotension avec pâleur, marbrures et oligurie, pouls paradoxal
3. Détresse neuro (troubles de la conscience jusqu’au coma)
- Désaturation, agitation, encéphalopathie respiratoire, confusion, convulsion, syncope
DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE
💡 Moyen mnémotechnique = PIED :
Étiologies
§ Péricardite/tamponnade
principales
§ Infarctus du myocarde (SCA)
🅰
§ Embolie pulmonaire
§ Dissection aortique
à Il s’agit des 4 urgences CV
Nécessaire face à toute DT pour rechercher une étiologie :
Bilan
§ ECG 12 dérivations (+ V3R/4R/7/8/9 si besoin)
paraclinique 🅰
§ Rx T
§ Bio : tropo US +++ mais aussi bio standard, CRP (péricardite), D-Dimères (EP), GDS (selon l’état
respi)
*Rappel : 5 causes de SUS décalage du segment ST : “PARISS” => Péricardite, Anévrisme VG,
Repolarisation précoce, IDM, Spasmes, Syndrome de Brugada
Clinique :
Focus : Dissection § FR de dissection de l’aorte thoracique : HTA ancienne et sd de Marfan
aortique § Douleur aiguë, prolongée, intense à type de déchirement, irradiant dans le dos, migratrice
🅰 (descendant vers les lombes) et parfois associée à une syncope
§ Asymétrie tensionnelle (> 20 mmHg), abolition d’un pouls, souffle d’insuffisance aortique,
déficit neuro
§ Complication inaugurale : ischémie aiguë de membre, AVC, infarctus mésentérique à DA
trompeuse ou hémopéricarde avec tamponnade
EC :
§ ECG normal ou SCA en cas de dissection d’une coronaire
§ Rx T : élargissement du médiastin ± épanchement pleural ; aspect de double contour aortique
§ Bio : NFS-P, CRP, D-Dimères, troponine US (ischémie du myocarde), CPK (rhabdomyolyse), créat
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Diagnostic confirmé par ECG + ETT ou scan :
§ Patients stables et de faible probabilité clinique : ETT complétée par Rx T (élargissement du
médiastin) et D-Dimères, d’emblée. Un seul examen anormal à scan ou ETO voire ARM
§ Patients stables et de forte probabilité clinique, ETT à ETO pré-op au bloc ou scan
Dissection aortique = PEC chir urgente (dissection type A de Stanford et I/II de De Bakey) sauf pour
les formes limitées à l’aorte descendante sans complication périphérique. 🔔 TA à contrôler +++.
1. ETT
Examens § Examen simple, disponible en urgence au lit du malade
complémentaires § Diagnostic possible de dissection (flap dans l’aorte, dilatation de l’aorte ascendante), de
de la dissection complication (hémopéricarde, insuffisance aortique) ou de diagnostics différentiels (SCA avec
🅱 troubles de cinétique, cœur pulmonaire aigu dans l’EP)
§ En 1ère intention chez les patients instables hémodynamiquement
2. Angioscan thoracique
§ Examen de choix pour le diagnostic positif
§ Bilan d’extension pré-opératoire (vrai/faux chenal, porte d’entrée)
§ Chez un patient stabilisé
3. ETO :
§ Complète l’ETT chez un patient instable
§ À réaliser sous AG au bloc pour éviter l’agitation du patient et donc les pics tensionnels
Item assez fourre-tout mais à ne pas négliger car porte d’entrée possible dans de nombreux DP. Je vous
conseille de le revoir en même temps que vous ferez le SCA (+/- l’EP) car c’est l’association la plus typique
et donc la plus probable de tomber. Je ne vous ai pas remis dans cette fiche le détail du diagnostic de
péricardite, SCA et EP qui sont largement détaillés dans d’autres items. En revanche, la dissection n’est
vraiment abordée qu’ici donc c’est la partie à bien apprendre sur cette fiche. Bon courage !
GÉNÉRALITÉS
A analyser :
ECG normal
§ Fréquence cardiaque : 60 à 100/min (astuce : 300/nombre de grands carreaux)
🅰
§ Rythme sinusal = onde P avant chaque QRS, QRS après chaque onde P, onde P positive en
inférieur
§ Rythme régulier = intervalle R-R constant
§ Axe normal : entre – 30° et + 90°
§ Espace PR = 120 à 200 ms, QRS fins < 100 ms à absence de troubles de la conduction
§ Segment ST et onde T dans toutes les dérivations à absence de troubles de la repolarisation
§ Absence d’onde Q de nécrose et de rabotage des ondes R
§ QTc normal = 340 à 440 ms (QTc long ≥ 480 ms)
§ Onde P < 120 ms et < 0,25 mV à absence d’hypertrophie atriale
§ Indice de Sokolow < 35 mm à absence d’hypertrophie ventriculaire
§ Ligne isoélectrique : absence de microvoltage et de trémulation
TROUBLES DE LA CONDUCTION
■ Bradycardie sinusale (inadaptée aux besoins physiologiques)
Dysfonction ■ Pause sinusale : absence d'activité sinusale > 3 secondes
sinusale ■ Bloc sino-atrial (BSA) :
□ 1. Type 1 = allongement de la conduction entre le nœud sinusal et l'oreillette, non visible à l'ECG
2. Type 2 = absence inopinée d'une onde P
3. Type 3 = absence complète d'onde P à l'ECG, présence d'un rythme d'échappement
1. BAV de type 1 :
Blocs atrio- ■ Allongement constant de l'intervalle PR > 200 ms
ventriculaires ■ Absence d'onde P bloquée (onde P non suivie d'un QRS)
(BAV)
Q 2. BAV de type 2 :
■ BAV2 Môbitz 1 : allongement progressif de l'intervalle PR jusqu'à observer une seule onde P
bloquée (périodes de Luciani-Wenckebacke)
■ BAV2 Môbitz 2 : présence inopinée d'une onde P bloquée
Définitions :
§ Bigéminisme = une ES pour un QRS, trigéminisme = une ES pour deux QRS
§ Doublet = deux ES successives, triplet = trois ES successives
HYPERTROPHIES
Hypertrophie
OG Onde P > 120 ms
🅱
Hypertrophie
OD Onde P > 0,25 mV
🅱
Hypertrophie
Indice de Sokolow : onde S en V1 ou V2 + onde R en V5 ou V6 > 35 mm
VG
🅰
Hypertrophie
VD
Onde R > onde S en V1 ; onde S > onde R en V6 ; axe droit
🅱
GÉNÉRALITÉS
FA = tachycardie irrégulière (arythmie) d’origine supraventriculaire = activité rapide (400-600/min) et
Définition anarchique des oreillettes à contractions désynchronisées des 2 massifs atriaux avec perte de
🅰 l’efficacité HD. Diagnostic de FA si durée > 30 sec.
Réponse ventriculaire variable selon le nœud AV, dont la capacité de fibrillation est fonction du SNA et
de l’imprégnation en traitements bradycardisants.
FA = trouble du rythme 2ndaire à :
Physiopath § Activités ectopiques focales au niveau des veines pulmonaires
🅱 § Remodelage atrial avec dilatation et fibrose pouvant faciliter des arythmies par réentrée
Nœud AV : filtration du rythme à ~130-180 BPM à tachycardie irrégulière au repos qui s’accélère à
l’effort. Conséquences HD :
§ Perte de la systole atriale
§ Perte de l’adaptation physiologique de la FC à l’effort
§ Risque d’IC
§ Risque thromboembolique par stase au niveau de l’OG
FA = tb du rythme le plus fréquent : 500-750.000 patients en France, avec l’âge (rare < 50 ans vs 10%
Épidémio des > 80 ans), le sexe masculin, la génétique (ethnie) et l’obésité (FC +30%/tranche d’IMC) à 20-25%
🅱 des AVC par embolie cérébrale et association possible à un flutter atrial commun ou atypique.
🔔 1 individu sur 3 présentera au moins 1 épisode de FA au cours de sa vie.
-> Toutes les cardiopathies peuvent se compliquer d’une FA
Étiologies = surpression d’une des 2 oreillettes (OG +++)
Cardiaques Extracardiaques
Valvulopathies : § Pneumopathies ou toute maladie
§ Mitrales +++ = IM et RM pulmonaire aigu (EP)
- Marque une aggravation des § Fièvre
symptômes § Hyperthyroïdie
- Risque Embolique surtout pour le § Hypokaliémie
RM § Hypomagnésie ⚠
§ Aortiques (IA et RA) → Risque § Phéochromocytome (rare)
Embolique surtout s'il existe une
§ Éthylisme aigu → « FA du samedi
insuffisance cardiaque
soir » chez le sujet Jeune
§ Tricupsides → génèrent une dilatation
§ FA su SN végétatif :
de l'OD = Très Emboligène
(pulmonaires +++) - Vagale → post-bradycardie (PP
ou nocturne)
§ Prothèses valvulaires :
- Adrénergique → post-
- ⚠Tout patient porteur d'une
tachycardie sinusale (effort,
prothèse ( mécanique stress...)
ou biologique) est à risque de FA et
§ FA iatrogène : Sympathomimétique
donc à risque d'AVC ischémique lié
(adrénaline, NAD, Salbutamol,
à cette FA
isoprénaline ...)
- Risque majoré : prothèse
§ Hypovolémie → très fréquent en réa et
Mécanique en position Mitrale +
réversible après remplissage de sérum
dilatation de l'OG et/ou une IC
physiologique
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Cardiomyopathies : § Privation de sommeil
§ CMH du sujet âgé HTA = 1ère cause de § Electrocution
FA §
§ CMH primitive ou secondaire à HTA,
RAC
§ CMD
§ CM Restrictive
§ Cardiopathie ischémique etc.
§ Autres = post-chirurgie cardiaque
(valvulaire ou pontage), péricardite
aiguë, myocardite, cœur pulmonaire
chronique ou aigu (EP) ...
DIAGNOSTIC POSITIF
FA potentiellement asymptomatique (importance du dépistage) ou se manifestant par :
Signes Symptômes usuels Symptômes trompeurs Complications
cliniques - Lipothymies/chutes inexpliquées - AVC
- Palpitations
🅰
- Dyspnée d’effort/angor - Douleur thoracique, Fatigabilité - Insuffisance cardiaque
fonctionnel - Impression de -OAP
- Asthénie tachycardie/flushes
ECG de FA
§ TSH + T3/T4
Bilan bio § Kaliémie
🅰
§ Bilan pré-thérapeutique :
- NFS-plaquettes
- Créatinine avec calcul de la clairance selon la méthode de Cockcroft → pour l'utilisation des
AOD (Ø insuffisance rénale)
- BHC
- TP-TCA
DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE
Nombreux facteurs de risque de FA, répartis en 3 groupes :
Fdr FRCV classiques Pathologies CV Pathologies respi
🅰 - HTA - Valvulopathies : mitrales - SAOS +++
- Diabète - BPCO
- Dyslipidémie - Cardiopathie ischémique - Cœur pulmonaire chronique
- Obésité - EP
- Tabagisme / Alcoolisme - Insuffisance cardiaque - Pneumonies
- Sédentarité
- Artériopathie périphérique
§ Troubles hydroélectrolytiques et métabo : hypokaliémie, hyperthyroïdie
Facteurs § Inflammation :
déclenchants - Générale : infection
🅰
- Locale : post-op cardiothoracique, péricardite
§ Réactions vagales
§ Toxique :
- Prise d’alcool, de caféine, drogues (cocaïne, amphétamines)
- Médicaments : catécholamines, corticoïdes, chimiothérapies
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Bilan étiologique minimal : examen clinique complet, ECG, Rx T, ETT +++, TSH, iono, BH/BR.
Bilan Diagnostic d’HTA parfois difficile à automesure de la TA ou MAPA.
paraclinique SAOS souvent méconnu, asthénie chronique imputée à tort à la FA ou à ses traitements à recours
🅰 facile à la polygraphie, chez le sujet obèse ++.
1. Embolies
Complications 2. Insuffisance cardiaque secondaire à une chute du QC
3. Récidives → 30-60 % à 1 an
4. Maladie Rythmique Auriculaire sur FA ancienne
§ Alternance d’épisodes d’Hyperexcitabilité auriculaire et Bradycardie par dysfonction sinusale
(bloc sino-auriculaire)
§ Impose la mise en place d’un stimulateur cardiaque pour pouvoir garder les traitements anti-
arythmiques ⚠
5. Angor fonctionnel voir nécrose myocardique
6. Cardiomyopathie rythmique → apparition progressive d'un CM liée à une FA rapide permanente
7. Complications iatrogènes
Embolies
§ Dépend de la cardiopathie sous-jacente → x 15 si FA valvulaire vs x 5 si valvulaires
§ Même risque embolique pour FA paroxystique, récurrente, persistante ou permanente
Évaluation du risque embolique pour les FA NON VALVULAIRE via le score CHA2DS2 VASc
B = Bleeding (ATCD)
L = Labile INR
E = Elderly > 65 ans
D = Drogues (médicament ou Alcool)
PRISE EN CHARGE
Score de CHA2-DS2-VASc, à utiliser en cas de FA NON valvulaire :
Évaluation du C = Congestion (IC clinique ± altération de la FE) : 1 point
risque H = HTA traitée ou non, équilibrée ou non : 1 point
thrombo- A2 = Âge ≥ 75 ans : 2 points / A = Âge entre 65-74 ans : 1 point
embolique D = Diabète traité ou non, équilibré ou non : 1 point
🅱 S2 = Stroke (AVC) ou embolie artérielle : 2 points
V = atteinte Vasculaire coronarienne, AOMI ou athérome des TSA : 1 point
Sc = Sex category : 1 point pour les F
Risque annuel de 1 à 18% pour les scores de 0 à 9. Autres FR non pris en compte : SAOS et IR sévère
notamment. Résultat à choix de l’anticoag :
1. 0 chez l’H ou 1 chez la F à Ø
2. 1 chez l’H, 2 chez la F à anticoag conseillée mais discutée au cas par cas avec le patient selon le
B/R : autres scores pour le risque hémorragique sous traitement (HASBLED, ABC)
3. > 1 chez l’H, > 2 chez la F à indication impérative d’anticoagulation
FA acceptées / permanentes :
§ Âge > 75 ans
§ Coronarien
§ CI au traitement anti-arythmique
§ Durée FA > 1 an (FA persistance longue durée)
§ ATCDT d’échec cardioversion électrique ou médicamenteuse
§ Asympto sous traitement ralentisseur
2. Stratégie de contrôle du rythme : vérifier avant toute cardioversion qu’un des 3 critères est présent :
1. Anticoagulation efficace depuis au moins 3 semaines
2. ETO éliminant la présence de thrombus
3. FA récente et datable < 48h (rarement possible en pratique)
Classe EI Surveillance CI
Flécaïnide I Troubles de ECG : durée du QRS Cardiopathie
conduction ischémique
IC
Sotalol II Troubles de ECG : durée du QT IC
repolarisation
Amiodarone III Dysthyroïdie, PID Rx T, bilan thyroïdien
Sinon, méthode non médicamenteuse = ablation de FA, traitement endocavitaire transcutané par voie
veineuse fémorale :
§ 2 Zones/stratégies d’ablation de FA :
1. Isolation des veines pulmonaires
2. Ablation du substrat atrial
3. Stratégie de contrôle du rythme visant une FC < 110/min, à moduler selon le profil du patient
(efficacité et tolérance à contrôler par Holter-ECG).
Classe CI
b-bloquants II Bradycardie, hypotension artérielle, Raynaud, asthme/BPCO sévère…
Inhibiteurs IV IC
calciques
Digoxine - Hypokaliémie, IRC sévère
En cas de choc réfractaire, nécessité de cardioversion immédiate et en urgence, quelle que soit la
durée d’une éventuelle anticoagulation préalable.
🔔 Anticoagulation au décours à respecter impérativement en revanche, instaurée dès que possible.
CLASSEMENT DE LA FA
• Pas classable
• Paroxystique : retour spontané < 7 jours
• Persistante : retour spontané > 7 jours ou après cardioversion
• Permanente : échec de cardioversion ou accepté (cardioversion non tenté)
RÉTRÉCISSEMENT AORTIQUE
Définition Dysfonctionnement de la valve aortique avec limitation d’ouverture ayant pour conséquence un
🅰 obstacle à l’éjection systolique du VG
Valvulopathie la plus fréquente des pays développés
Épidémiologie, Évolution classiquement lente
physiopathologie Mécanisme : dégénérescence avec calcifications et fibrose des feuillets valvulaires gênant
🅱 l’éjection systolique
Conséquences :
§ Augmentation de la post-charge du VG
§ Hypertrophie ventriculaire gauche avec peu voire pas de dilatation
§ Insuffisance cardiaque diastolique avec altération tardive de la fonction systolique
§ Insuffisance coronarienne fonctionnelle (angor fonctionnel)
Dégénératif (maladie de Mönckeberg) :
Étiologies § Cause la plus fréquente dans les pays industrialisés
🅰 § Sujet âgé > 65-70 ans
Bicuspidie aortique :
§ Sujet plus jeune < 65-70 ans
§ Souvent associé à une dilatation de l’aorte ascendante
Rhumatismal (RAA) :
§ Sujet jeune
§ Cause rare dans les pays industrialisés
§ Souvent atteinte poly-valvulaires
Signes fonctionnels :
Clinique § Pathologie longtemps asymptomatique
🅰 § Apparition des symptômes au stade de RA serré :
- Dyspnée d’effort
- Angor d’effort
- Syncope d’effort
Auscultation :
§ Souffle méso-systolique râpeux, prédominant au foyer aortique, irradiant aux carotides
§ Abolition du B2 : signe de RA serré
Signes d’insuffisance cardiaque (stade évolué, mauvais pronostic)
Signes de sévérité :
§ Diminution ou abolition du B2 ⚠
→ ⚠ le B2 peut être conservé en cas de RAC Serré d'origine Rhumatismale
ECG : HVG systolique avec
Examens § Indice LEWIS = (RDI–SDI) – (SDIII–RDIII) > 16 mm
complémentaires § Indice de SOKOLOW = SV1 + RV5 > 35 mm
🅱 § Rotation axiale gauche
§ Ondes T négatives dans les dérivations pré-cordiales gauche(V5/V6)
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§ Diagnostic étiologique : bicuspidie aortique, atteinte rhumatismale = fusion commissurale
§ Évaluation de la sévérité : définition du RA serré =
- Gradient moyen > 40mmHg
- Vmax > 4 m/s
- Surface < 1 cm ou < 0,6 cm2/m
2 2
§ Définition du RAo critique : Surface aortique < 0,75 cm2 ou < 0,4 cm2/m2 SC
§ Diagnostic étiologique : dégénératif, bicuspidie, rhumatismal
§ Évaluation pronostique : critères de mauvais pronostic =
- Altération de la FEVG
- HVG
- Dilatation du VG
- HTAP
§ Lésions associées : analyse des autres valves, analyse de l’aorte ascendante
Épreuve d’effort :
§ Indiquée en cas de RA serré asymptomatique (pour dépister les « faux asymptomatiques » et
poser l’indication opératoire)
§ Contre-indiquée en cas de RA serré symptomatique
Indications :
§ RA serré symptomatique
§ RA serré asymptomatique mais avec épreuve d’effort positive (« faux asymptomatique »)
§ RA serré asymptomatique et ≥ 1 critère :
- FEVG < 55%
- RA très serré (Vmax > 5,5 m/s)
- Évolution rapide (Vmax > 0,3 m/s/an)
- HVG importante
Bilan pré-opératoire :
§ Imagerie des coronaires
§ TDM ou IRM de l’aorte en cas de dilatation aortique
§ TSA → systématique à la recherche d'une sténose carotidienne
§ Consultation ORL ET Stomatologique (Panoramique dentaire + Rx sinus) à la recherche de
foyers infectieux
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§ RXT et EFR → bilan pré-sternotomie
§ Avis gériatrique chez le sujet âgé
§ Coronarographie si :
- Homme > 40 ans ou Femme Ménopausée sans FDR
- > 1 FDRCV
- ATCD coronaropathie personnel ou familial, signes d'IC ou Angor d'effort, Dysfonction
VG...
Annexe : images
échographiques
(issues du collège)
Valve aortique tricuspide très calcifiée et remaniée / calcul du diamètre de l’aorte / bicuspidie aortique
INSUFFISANCE AORTIQUE
Définition Dysfonctionnement de la valve aortique avec défaut de fermeture en diastole ayant pour
🅰 conséquence une régurgitation de sang de l’aorte vers le VG en diastole.
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IA chronique IA aiguë
Étiologies ■ Dystrophique (maladie annulo-ectasiante) ■ Dissection aortique : DT + Apparition
ES ■ Bicuspidie d’un souffle d’IA non connu = DA JPDC •
■ Endocardite ■ Endocardite infectieuse
■ HTA ■ Traumatique : iatrogène ou à thorax
■ Maladie de Marfan fermé
■ Rhumatismale
■ Inflammatoire : aortite (lupus, syphilis,
spondylarthrite)
■ Médicaments
Signes fonctionnels :
Clinique ■ Dyspnée
S ■ Angor d'effort
Auscultation :
■ Souffle protodiastolique doux, humé, aspiratif, prédominant au foyer aortique, irradiant le
long du bord gauche du sternum
■ En cas d'IA sévère :
Roulement diastolique de Flint
Pistol-shot
Bruit de galop
Signes auscultatoires :
■ Diastolique (RM fonctionnel) par fermeture précoce de la GVM par le flux de la fuite aortique
(diminution prématurée du Bl)
■ « Pistol Shot » -> claquement mésosystolique traduisant un jet sur l’aorte rigidifiée
Diagnostic de ■ Galop Proto-diastolique (B3) -> signe d'ICG !
sévérité ■ IM Fonctionnelle
Signes périphériques :
■ Élargissement de la PA différentielle -> Pression pulsée avec PAD < 50 mmHg
■ Ictus pupillaire
■ Pouls capillaire
■ Hyperpulsatilité artérielle : « Danse des artères périphériques » ; Signe de Musset = pouls
bondissant visible au niveau du cou
ECG
Examens Radiographie thoracique
complémentaires Échocardiographie transthoracique (ETT) : examen clé @
Q ■ Diagnostic positif : régurgitation en diastole de l'aorte vers le VG (flux Doppler)
■ Évaluation de la sévérité : grades 1 à 4
■ Diagnostic étiologique : bicuspidie, végétation, etc.
■ Évaluation pronostique : critères de mauvais pronostic =
Altération de la FEVG
Dilatation du VG
- HTAP
■ Lésions associées : analyse des autres valves, analyse de l'aorte ascendante
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2 facteurs Pronostiques :
Traitement
🅱 1. Âge
2. Taille du VG (volume télésystolique et télédiastolique du VG) à rapporter à la surface
corporelle
Modalités :
§ TTT chirurgical : remplacement valvulaire aortique par prothèse (mécanique ou biologique)
§ TTT percutané par TAVI : en cours d’évaluation dans l’IA
Indications :
§ IA aiguë sévère : indication urgente
§ IA chronique sévère symptomatique
§ IA chronique sévère asymptomatique et :
- FEVG < 50%
- Dilatation du VG (DTDVG > 70 mm, DTSVG > 50 mm)
- Dilatation de l’aorte ascendante associée ayant atteint le stade chirurgical
Annexe : images
échographiques
(issues du collège)
Maladie annulo-ectasiante de l’aorte avec dilatation de l’anneau empêchant la coaptation des cusps ;
prolapsus d’une cusp entraînant une fuite
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INSUFFISANCE MITRALE
Dysfonctionnement de la valve mitrale avec défaut de fermeture systolique ayant pour
Définition conséquence une régurgitation de sang du ventricule gauche (VG) vers l’oreillette gauche (OG)
🅰 en systole
Mécanismes selon la classification de Carpentier :
Physiopathologie § Type 1 : mouvement normal des feuillets valvulaires (perforation, dilatation de l’anneau)
🅱 § Type 2 : mouvement exagéré des feuillets valvulaires (prolapsus, rupture de cordage)
§ Type 3 : mouvement restreint des feuillets valvulaires
- Sous-type a : restriction systolo-diastolique (RAA, médicaments)
- Sous-type b : restriction systolique (ischémique)
Conséquences :
§ IM aiguë : OAP par augmentation brutale de la précharge et des pressions de l’OG
§ IM chronique :
- Dilatation de l’OG
- Dilatation et hyperkinésie du VG
IM organique ou primaire IM fonctionnelle ou secondaire
Étiologies Dégénérative : Par dilatation et hypokinésie du VG
🅰 § Dégénérescence myxoïde (maladie de
Barlow) : - CMD
- Sujet jeune < 40 ans - Cardiopathie ischémique (séquelles
- Prédominance féminine d'IDM)
- Prolapsus valvulaire par excès de tissu
- Rupture de cordage plus rare
§ Dégénérescence fibro-élastique :
- Âge > 60 ans
- Prédominance masculine
- Rupture de cordage plus fréquente
Endocardite infectieuse
Rhumatismale (RAA)
Ischémique : rupture de pilier
Traumatique
Médicaments
Signes fonctionnels :
Clinique § IM chronique : longtemps asymptomatique puis dyspnée progressive
🅰 § IM aiguë :
- Dyspnée aiguë voire OAP franc
- Douleur thoracique brève en cas de rupture de cordage
Auscultation :
§ Souffle holosystolique doux, en jet de vapeur, prédominant au foyer mitral, irradiant dans
l’aisselle gauche
§ Galop proto-diastolique en cas d’IM importante
§ Éclat du B2 en cas d’HTAP associée
Signes d’insuffisance cardiaque gauche voire OAP franc
ECG : hypertrophie atriale gauche, HVG, FA, HVD
Examens
complémentaires Rx thorax : cardiomégalie, dilatation du VG, signes d’HTAP ou d’IC en cas d’IM chronique évoluée
🅱 ou aiguë
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§ Évaluation pronostique : critères de mauvais pronostic =
- Altération de la FEVG
- Dilatation du VG et de l’OG
- HTAP
§ Lésions associées : analyse des autres valves
§ Coronarographie : indiquée si suspicion d’ischémie myocardique, altération de la fonction
systolique, H >40ans, femme ménopausée, présence de fdr CV
Irradiation : ⚠
§ Aisselle → si prolapsus GVM (feuillet antérieur) ou restriction PVM
§ Au Sternum et à la Base du cœur → si prolapsus de la PVM (feuillet postérieur)
⚠
NB : Les souffles des IM secondaires sont souvent très discrets et même parfois inaudibles
IM chronique :
§ Insuffisance cardiaque gauche
§ Fibrillation atriale
§ Endocardite
Modalités :
Traitement § Surveillance : IM minime ou modérée
🅱 § TTT médical : il n’existe pas de TTT médical de l’IM
§ Traitement chirurgical :
- Plastie mitrale : en 1ère intention si faisable
- Remplacement valvulaire mitral par prothèse (mécanique ou biologique)
§ Bilan pré-op : identique au RA
Indications :
§ IM aiguë mal tolérée : indication urgente
§ IM chronique sévère symptomatique
§ IM chronique sévère asymptomatique et :
- Retentissement sur le VG : FEVG < 60%, DTSVG > 45 mm
- Fibrillation atriale
- HTAP (PAPS > 50 mmHg)
Choix entre les différentes modalités :
§ Traitement chirurgical : risque opératoire jugé acceptable, FEVG > 30%, autre chirurgie
cardiaque à réaliser dans le même temps (ex : pontage)
RÉTRÉCISSEMENT MITRAL
Définition Dysfonctionnement de la valve mitrale avec limitation d’ouverture en diastole ayant pour
🅰 conséquence un obstacle à l’écoulement du sang de l’OG vers le VG au moment du remplissage
cardiaque
Mécanismes :
Physiopathologie § Fusion commissurale
🅱 § Lésions de l’appareil sous-valvulaire
§ Calcifications de l’anneau
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Conséquences :
§ Dilatation de l’OG
§ Fibrillation atriale
§ Complications thromboemboliques (thrombus intra-OG)
§ Hypertension pulmonaire
§ Insuffisance cardiaque
§ Rhumatismal (cause la plus fréquente) : fusion commissurale, atteinte secondaire de
Étiologies l’appareil sous-valvulaire
🅰 § Dégénératif : calcification de l’anneau
§ Congénital (rare) : valve en parachute
Signes fonctionnels :
Clinique § Longtemps asymptomatique
🅰 § Dyspnée
§ Asthénie
§ Palpitations
Auscultation :
§ Roulement diastolique au foyer mitral
§ Éclat du B1 si valve souple
§ Dédoublement du B2 si HTAP
Signes d’insuffisance cardiaque
Hémoptysie
ECG
Examens Radiographie thoracique
complémentaires Échocardiographie transthoracique (ETT) : examen clé
🅱 § Diagnostic positif : rétraction des feuillets, calcifications, limitation de l’ouverture
§ Évaluation de la sévérité :
- RM sévère : surface < 1,5 cm2
- RM très sévère : surface < 1 cm2, gradient moyen > 10 mmHg
§ Évaluation du mécanisme : fusion commissurale, calcifications
§ Évaluation pronostique : critères de mauvais pronostic =
- Dilatation de l’OG
- HTAP
- Atteinte du VD
- Altération de la FEVG
§ Lésions associées : analyse des autres valves
Facteurs pronostiques Complications
Évolution, § Âge § Fibrillation atriale
complications § Symptômes § Insuffisance cardiaque
🅱 § HTAP § HTAP
§ Faisabilité de la commissurotomie § Complications thromboemboliques
percutanée
Modalités :
Traitement § Traitement chirurgical :
🅱 - Commissurotomie chirurgicale à cœur fermé ou ouvert (rare)
- Remplacement valvulaire mitral par prothèse (mécanique ou biologique)
§ Traitement percutané : commissurotomie mitrale percutanée (traitement de 1ère intention
si anatomie favorable : valve peu calcifiée et souple, IM absente ou minime)
Indications :
§ RM très sévère
§ RM sévère symptomatique
§ RM modéré symptomatique avec HTAP
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FICHE E-LISA N°234
Item 234 – INSUFFISANCE CARDIAQUE DE L’ADULTE
GÉNÉRALITÉS
Définition physiopath = incapacité du cœur à délivrer aux organes un débit sanguin suffisant, ou
Définitions alors au prix de pressions de remplissage élevées
🅰 Définition clinique = sd clinique causé par une anomalie cardiaque structurelle et/ou fonctionnelle
associant symptômes, signes cliniques et signes paracliniques :
§ Symptômes : dyspnée, asthénie
§ Signes cliniques : crépitants, œdèmes des membres inférieurs, turgescence jugulaire, etc.
§ Signes paracliniques : taux élevé de peptide natriurétique (BNP), syndrome alvéolo-
interstitiel à la Rx T, pressions de remplissage ventriculaire gauche (PRVG) élevées à l’ETT
Débit cardiaque (DC) = volume d’éjection systolique (VES) x fréquence cardiaque (FC)
Physiopath Déterminants du VES : précharge, postcharge et inotropisme
🅱 Remodelage cardiaque :
§ Modifications d’expression génomique à changements moléculaires, cellulaires et interstitiels
à en clinique : changements de taille, de forme et de fonction du cœur
§ Activation de plusieurs mécanismes : activation neuro-hormonale, altération du métabolisme
calcique et mitochondrial, fibrose interstitielle, hypertrophie et mort cellulaire
Bénéfique à court terme (augmentation de l’inotropisme et donc du VES) mais délétère à long
terme (altération de la géométrie et de la fonction du cœur)
DIAGNOSTIC POSITIF
Signes physiques Signes fonctionnels
Signes
- Souffle d’insuffisance mitrale ou - Dyspnée, d’effort puis de repos, à
cliniques d’insuffisance tricuspidienne : liée à la classifier selon la NYHA
🅰 dilatation - Orthopnée
- Bruit de galop protodiastolique (B3) - Dyspnée paroxystique nocturne
- Éclat du B2 au foyer pulmonaire : HTAP - Asthénie
- Souffle de valvulopathie organique - « Asthme cardiaque » : bradypnée au
- Hypotension artérielle basse : facteur de temps expiratoire avec sibilants
gravité
§ IC chronique = état stable en dehors d’une décompensation aiguë, patient +/- symptomatique
Formes en fonction de la gravité de sa maladie et de l’efficacité du traitement
cliniques § Décompensation globale = tableau associant signes d’ICG + ICD sans OAP franc, avec
🅰 aggravation de la dyspnée jusqu’à devenir invalidante et apparition/aggravation de signes
congestifs (OMI)
§ Choc cardiogénique = forme la plus grave avec signes d’ICG + ICD + état de choc : tachycardie,
hypotension avec différentielle pincée, troubles de la conscience, oligurie voire anurie,
marbrures
§ OAP = détresse respiratoire aiguë brutale par inondation alvéolaire avec dyspnée, orthopnée,
expectoration saumonée, crépitants
§ Bio : bilan standard avec NFS, iono, créat, GAJ, HbA1c, bilan hépatique et lipidique, TSH, bilan
Examens martial ; BNP/NT-pro-BNP élevés +++
complémentaires § ECG : pas de signe spécifique mais ECG rarement normal à FA, HVG, BBG
🅰 § Rx T : cardiomégalie (index cardiothoracique > 0,5), redistribution vasculaire de la base vers
les sommets, sd interstitiel (lignes B de Kerley) voire sd alvéolaire (opacités floconneuses
symétriques péri-hilaires en ailes de papillon), épanchements pleuraux
§ ETT : 🅱
- Dilatation ventriculaire et/ou atriale, hypertrophie ventriculaire et/ou atriale
- Pressions de remplissage VG (PRVG) élevées
- Évaluation de la FEVG (préservée ou non)
- Hypokinésie voire akinésie pariétale
- Veine cave inférieure dilatée non compliante
§ Coronarographie : proposée si altération de la fonction systolique
§ IRM cardiaque : aide au diagnostic de cardiopathie ischémique, aide à l’évaluation pronostic
dans la cardiomyopathie dilatée…
§ Scintigraphie isotopique, enregistrement Holter des 24h…
§ Cardiopathie ischémique : après IDM ou sur ischémique chronique, 1ère cause +++
Diagnostic § Cardiopathie hypertensive : HTA chronique, ancienne et/ou mal traitée
étiologique § Cardiopathie valvulaire : toute valvulopathie au stade avancé
🅰 § Cardiomyopathie = atteinte du myocarde :
Facteurs pronostics :
§ NYHA III ou IV
§ Hospitalisations fréquentes
§ Étiologie ischémique
§ Hypotension, tachycardie
§ Trouble du rythme ventriculaire
§ Fraction d’éjection basse, débit cardiaque diminué, pressions pulmonaires augmentées, QRS
>120ms, hypoNa+
COMPLICATIONS 🅱
§ Décès : 50% à 5 ans. Secondaire soit à une mort subite, soit à une insuffisance cardiaque chronique réfractaire
§ Insuffisance cardiaque chronique réfractaire
§ Choc cardiogénique menant à la défaillance multiviscérale : PAS < 90mmHg ou chute de 30mmHg / aux valeurs de
base, troubles de la perfusion périphérique, oligurie, sueurs, altération de la conscience, diminution du débit à
l’chocardiographie
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§ Insuffisance rénale terminale (syndrome cardiorénal)
§ Épisodes d’insuffisance cardiaque aiguë : très fréquente on considère que l’IC est l’une des premières causes
d’hospitalisation après 65 ans
§ Troubles du rythme ventriculaires
§ Dissociation électromécanique, hypotension artérielle
§ Complications thromboemboliques
§ Troubles hydro électrolytiques (hypo- ou hyperkaliémie, hyponatrémie), insuffisance rénale
§ Autres : carence martiale, SAOS, anémie
PRISE EN CHARGE
§ Traitement cardioprotecteur :
IC chronique - Bêtabloquant
à FEVG altérée - IEC/ARA2 ou sacubitril/valsartan (entresto®)
🅰 - Anti-aldostérone : spironolactone ou éplérénone
- Inhibiteur des SGLT2 : dapagliflozine ou empagliflozine
§ Traitement symptomatique anti-congestif : diurétiques
- Diurétiques de l’anse (furosémide) :
• En 1ère intention
• Dose minimale efficace
- Diurétiques thiazidiques (hydrochlorothiazide), en association au furosémide en cas de
signes congestifs persistants
§ Mesures non médicamenteuses :
- Régime hyposodé (< 6 g/j de sel)
- Activité physique régulière et adaptée
- Surveillance du poids et des symptômes
- Vaccinations : antigrippale tous les ans et anti-pneumococcique
- Éducation thérapeutique
- Réadaptation cardiaque
- Resynchronisation en cas de QRS > 130 ms et FEVG < 35%
- Transplantation cardiaque : traitement de dernier recours pour les patients éligibles
§ Traitement étiologique : traitement d’une cardiopathie ischémique, d’une valvulopathie, etc.
§ Clinique :
OAP - Dyspnée de repos, polypnée, orthopnée
cardiogénique - Toux avec expectorations mousseuses
🅰 - Râles crépitants
- Signes de détresse : sueurs, cyanose, anxiété
§ Hospitalisation en USC (USIP ++)
§ Position semi-assise
§ Oxygénothérapie voire VNI si nécessaire
§ Diurétique : furosémide IV
§ Dérivés nitrés IV (🔔 Contre-indiqués si PAS < 100 mmHg)
§ Traitement étiologique : traitement d’un IDM, d’une fibrillation atriale, etc.
§ Clinique :
Choc - PAS < 90 mmHg
cardiogénique - Signes cutanés : froideur des extrémités, marbrures
🅰 - Oligurie voire anurie
§ Mise en place immédiate :
- Sonde urinaire systématique
- Monitorage invasif (KT)
§ Hospit en SI ou en réa med
§ Arrêt de tout traitement hypotenseur
§ Traitement de la cause + O2
§ Traitement inotrope : dobutamine IV
§ Traitement diurétique : furosémide IV
« 3E »
• Embolie pulmonaire
• Epanchement péricardique
• Extension d'une nécrose myocardique du ventricule droit
GÉNÉRALITÉS
Péricardite aiguë = inflammation des feuillets, à risque de tamponnade, de récidives (20-30%) et
Définitions d’évolution vers la péricardite chronique avec IC (ICD ++).
🅰 Épanchement associé ou non (péricardite sèche).
Myopéricardite = inflammation associée du myocarde avec ascension de la tropo.
ETT en petit axe : épanchement postérieur (*) ETT en parasternal grand axe :
épanchement postérieur (*)
DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE
§ Forme typique = péricardite aiguë virale (> 90% des cas), diagnostiquée souvent par excès :
Causes principales - Sujet jeune (H > F) avec sd grippal récent
🅰 - Début brutal avec fièvre et DT typique, frottement
- ECG typique
- ETT souvent N mais épanchement pleural fréquent
- Tamponnade rare mais récidives fréquentes (30-50%)
Virus impliqués : entéro/écho/adénovirus, CMV, B19, EBV, HSV, VIH, VHB/VHC, influenzae…
Sérologies répétées à 15 j d’intervalle = aide au diagnostic mais diagnostic positif = PCR sur
l’épanchement, non nécessaire dans les formes bénignes (les plus fréquentes +++).
§ Péricardite post-IDM :
- Précoce (J3-J5) : au décours d’un IDM transmural, d’évolution souvent favorable mais chir
en urgence en cas de rupture myocardique
- Tardive (S2-S16, S3 ++) = sd de Dressler : fièvre, pleuropéricardite, arthralgies, AEG, SIB
majeur et QT allongé à l’ECG. Très rare depuis la reperfusion précoce
EC :
§ ECG : microvoltage, alternance électrique parfois (QRS successifs de polarité ≠)
§ Rx T : cardiomégalie avec cœur en carafe
§ ETT : collapsus diastolique des cavités droites en expiration, compression du VG à
l’inspiration ; aspect de swinging heart ; septum paradoxal à l’inspiration
TTT : hospit en USIC, remplissage par macromolécules et arrêt/antagonisation des anticoag à discuter
en prévision de la ponction péricardique guidée par ETT voire péricardiotomie.
Causes les plus fréquentes de tamponnade :
Causes de § Purulente
tamponnade § Néoplasique
🅱 § Tuberculeuse
§ Traumatique
§ Péricardite virale possible mais DD d’exclusion.
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1. Tamponnade
4 causes d’état de 2. Infarctus du VD
choc avec signes 3. EP massive
d’ICD 4. Tamponnade gazeuse à PNO compressif et crise d’asthme aiguë grave
PRISE EN CHARGE 🅰
§ Hospitalisation en cas de fdr majeurs, de complications ou d’étiologies particulières
§ Repos avec arrêt de l’AP jusqu’à l’amendement des symptômes et la normalisation bio (CRP) + ECG + ETT, en
pratique 3 mois
§ Antalgiques
§ Bithérapie anti-inflammatoire prolongée sous couvert IPP :
- AINS (aspirine ++, parfois ibuprofène) pendant 4-8 semaines : aspirine 750-1.000 mg
- Colchicine 3 mois : antalgie, ¯ de la durée des symptômes et risque de récidive divisé par 2. Si diarrhée à
réduire les doses, et rechercher des IM +++ (CYP3A4) dont macrolides, statines. Surveillance stricte en cas
d’IM/terrain à risque : BH, créat, CPK, NFS-P avec dose réduite de moitié si âge > 70/poids < 70/DFG < 35 (CI si
IRC sévère).
- En pratique, 0,5 mg x 2/j en l’absence de critères, sinon 0,5 mg/j
§ Récidive sous traitement par AINS + colchicine à CTC 0,25-0,5 mg/kg/j possible (mais jamais en première intention)
Suivi à J7, M1, M3, M6 : symptômes, CRP, ETT et modalités d’arrêt du traitement.
« Les 3D du FŒTUS »
• Douleur thoracique : rétrosternale ou précordiale gauche et prolongée, trinitro-résistante, ↑
décubitus, à l’inspiration profonde et la toux, ↓ position penchée en avant
• Dyspnée soulagée par la position assise ou penchée en avant
• Dysphonie
• MicrOvoltage
• Rythme : TSA, FA, Flutter
• Tachycardie sinusale fréquente
• Sous décalage du PQ à la phase initial
Faisceau de His
Branche gauche du
faisceau de His
Bandelettes auriculaires
Nœud sinusal (NS) : situé au niveau du toit de l’oreillette droite, proche de l’ostium de la veine cave supérieure. Il est sous
la dépendance du SNA : système ∑ augmente la fréquence de l’automatisme et le système P∑ diminue la fréquence de
l’automatisme.
Nœud atrio-ventriculaire (NAV) : situé dans l’oreillette droite en haut et en avant de l’ostium du sinus coronaire. Le
système ∑ augmente la vitesse de conduction dans le NAV et le système P∑ la diminue.
Faisceau de His : se divise en deux branches, droite et gauche, la branche gauche se divisant en un faisceau antérieur et
un faisceau postérieur
Réseau de Purkinje : aboutit à la dépolarisation et la contraction des ventricules
DYSFONCTION SINUSALE
DÉFINITION 🅱
Atteinte de la conduction au niveau du NS :
§ Pause sinusale : arrêt momentané du NS (≥ 3 secondes)
§ Bloc sino-atrial (BSA) : non transmission de l’activité du NS à l’OD
§ 0.03% de la population, prévalence qui augmente avec l’âge
Clinique :
§ Asymptomatique
§ Lipothymie, syncopes à l’emporte à pièce, dyspnée d’effort, asthénie chronique, palpitations…
§ Formes cliniques : DS dégénérative liée à l’âge et DS par hypervagotonie
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Étiologies multiples : âge, vieillissement, maladie coronarienne aiguë et chronique, hérédité, cardiomyopathie, maladies
infiltratives du myocarde
BLOC ATRIO-VENTRICULAIRE
DÉFINITION 🅱
Atteinte de la conduction entre les oreillettes et les ventricules par :
§ Atteinte du NAV : bloc supra-hissien (nodal) à plus haut situé, moins grave
§ Ou atteinte du faisceau de His : bloc hissien ou infra-hissien (infra-nodal) à plus bas situé, plus grave (instable)
Clinique :
§ Asymptomatique (BAV 1 ou 2)
§ Lipothymies, syncope à l’emporte-pièce, pseudo-vertiges, dyspnée, asthénie chronique
§ Formes cliniques : BAV dégénératif du sujet âgé, BAV complet sur infarctus, BAV congénital, BAV chez les patients
en FA permanente
Étiologies multiples : dégénérative liée au vieillissement, âge, maladie coronarienne chronique, infarctus du myocarde,
cardiomyopathie, maladies infiltratives du myocarde…
DIAGNOSTIC ECG 🅰
- Allongement constant de l’intervalle PR > 200 ms
BAV de type 1 - Absence d’onde P bloquée (onde P non suivie d’un QRS)
🅰 - Siège généralement nodal
- Asymptomatique
BAV2 Möbitz 1 :
§ Allongement progressif de l’intervalle PR jusqu’à observer une seule onde P bloquée (périodes
de Luciani-Wenckebacke)
§ Bloc généralement nodal
BAV2 Möbitz 2 :
BAV de type 2 § Intervalle PR constant
🅰 § Présence inopinée d’une onde P bloquée (selon leur fréquence : BAV2 2/1, 3/1, etc.)
§ Siège nodal ou hissien/infra-hissien
⚠ BAV2 2/1 = 1 onde P bloquée sur 2
Il peut s'agir soit d'un Mobitz 1 ou d'un Mobitz 2 ⚠
La différence entre les 2 se fait à l'exploration électrophysiologique endocavitaire ⚠ Q.
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Rythme d'échappement :
■ Jonctionnel (haut situé donc stable) : QRS fins, témoin d'un bloc nodal
■ Ventriculaire (bas situé donc instable) : QRS larges, témoin d'un bloc infra-nodal => TTT EN
URGENCE
Cas particulier : Les ondes P peuvent manquer en cas de FA sous-jacente
Plusieurs ondes P bloquées successivement
BAV de haut degré BAV3 et certains BAV2
Q Siège généralement infra-nodal
BLOC DE BRANCHE
DÉFINITION ïiâ
Retard ou interruption de conduction dans une branche du faisceau de His :
■ Complet ou incomplet
■ Permanent ou intermittent
■ On distingue 2 types de blocs de branches :
Organiques altération le + souvent irréversible du tissu organique (IDM antérieure)
Fonctionnels (+ souvent BBD) au cours d'une tachycardie d'une bradycardie (phase IV) l'influx tombe
pendant la phase réfractaire du tissu conjonctif
■ Les Blocs de branches sont complets (QRS > 0,12 sec) ou incomplets (QRS entre 0,08 et 0,12 sec)
Clinique :
■ Asymptomatique si isolé
■ Si symptomatique, il peut témoigner de la présence d'une cardiopathie ou présence d'un BAV paroxystique
Si contexte évocateur
Sérologie de Lyme
Bradycardie sévère
Allongement du QT
ECG
Torsade de pointe
PRISE EN CHARGE
TRAITEMENT DE L’URGENCE 🅱
Isoprénaline :
§ Traitement intraveineux
§ Action β 1 mimétique (inotrope et chronotrope +) et β 2 mimétique (vasodilatateur et
bronchodilatateur)
Traitement § Contre-indications : intoxication digitalique, ESV, tachycardie > 120/min
médicamenteux
tachycardisant Atropine :
§ Traitement intraveineux
§ Efficace dans les bradycardies ischémiques, vagales, intoxications digitaliques
§ Contre-indications : QT allongé, adénome de prostate, glaucome
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INDICATIONS DU STIMULATEUR CARDIAQUE DÉFINITIF OU PACEMAKER 🅱
Après avoir éliminé une étiologie curable ou réversible :
§ Dysfonction sinusale symptomatique
§ BAV3
§ BAV2 Möbitz 2 si siège infra-hissien ou symptomatique quel que soit le siège
• Dépression
• Electrolytique trouble
• Pneumopathie
• Hyperthyroïdie
• Anxiété
• Syndrome d’apnée du sommeil
• Alcoolisation
• Grossesse
• Electrocution
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