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Physique des réacteurs nucléaires : neutrons et fission

Le document traite des notions fondamentales en physique des réacteurs nucléaires, en se concentrant sur l'interaction des neutrons avec la matière, les types de neutrons, et les réactions nucléaires telles que la diffusion élastique et inélastique. Il aborde également le principe de la fission nucléaire, ses types (spontanée et induite), et les applications de la fission dans la production d'énergie et la propulsion. Enfin, il explique les concepts de conservation de la masse, de charge et d'énergie lors des réactions de fission.

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Physique des réacteurs nucléaires : neutrons et fission

Le document traite des notions fondamentales en physique des réacteurs nucléaires, en se concentrant sur l'interaction des neutrons avec la matière, les types de neutrons, et les réactions nucléaires telles que la diffusion élastique et inélastique. Il aborde également le principe de la fission nucléaire, ses types (spontanée et induite), et les applications de la fission dans la production d'énergie et la propulsion. Enfin, il explique les concepts de conservation de la masse, de charge et d'énergie lors des réactions de fission.

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Chapitre I : Notions fondamentales en physique des

réacteurs
I-1 Interaction de neutron avec la matière
Les neutrons sont nécessaires au fonctionnement des réacteurs nucléaires. Les
collisions de ces particules provoquent les fissions qui engendrent la chaleur
dans les réacteurs CANDU et produisent de nouveaux neutrons. Les neutrons
participent à d’autres réactions qu’il est important de connaître. (1)

I-1-1 Domaines d’énergies


La nomenclature des neutrons dépend de leur énergie cinétique. Un neutron
est dit :

 Thermique, si Tn § 0,025 eV ,
 Epithermique, si Tn § 1 eV
 Lent, si Tn § 1 kev 1 kev
 Rapide, si Tn § 1 Mev
Les neutrons thermiques sont en équilibre thermique avec le milieu dans lequel
ils se trouvent. A une température de T §KbT§25meV
Avec kb§1,38fois10-23 [Link] constante de Boltzmann.
Les reacteurs a eau pressurisée (2’13) (REP) nécessitent de thermaliser les
neutrons, C’est-à-dire de les ralentir jusqu’à ce qu’ils deviennent des neutrons
thermique. Dans un reacteur nucleaires. Ce processus est realisé au sein dy
modérateur par diffusions élastiques successives.

I-1-2 Réaction nucléaire


 Diffusion élastique — (n, n) (1)
La diffusion élastique rappelle la collision entre des boules de billard. Un
neutron frappe un noyau, lui transfère de l’énergie et rebondit dans une
direction différente. (Parfois le noyau absorbe le neutron puis le réémet avec la
même énergie cinétique.) La fraction de l’énergie de départ qui sera absorbée
par le noyau dépend de l’angle d’incidence — en plein « front » ou avec un
angle — tout comme une boule frappée par la boule de choc sur un billard. Le
noyau cible absorbe l’énergie perdue par le neutron et se déplace ensuite à
plus grande vitesse.

Les noyaux légers sont les « ralentisseurs de neutrons » les plus efficaces.
Lorsqu’un neutron heurte un noyau lourd, il rebondit en ayant perdu que peu
de vitesse et communique très peu d’énergie —un peu comme si l’on percutait
un boulet de canon avec une boule de billard. D’autre part, les neutrons ne
seront pas plus diffusés par le nouage d’électrons légers autour du noyau, mais
continueront en ligne droite, un peu comme une balle lancée dans le brouillard
 Diffusion inélastique — (n, nγ) (1)
Lors d’une collision avec un noyau, un neutron peut être absorbé
momentanément. Ce noyau composé sera dans un état excité. Il se désexcitera
en émettant un nouveau neutron, moins énergétique, et un photon gamma qui
emportera la différence d’énergie. Cette interaction est la diffusion inélastique.
Habituellement, elle ne se produit que lors de l’interaction entre un neutron
très rapide et un noyau lourd, et elle ne joue pas un rôle crucial dans la marche
des réacteurs.

 Capture
 Fission
 Réaction(n,2n)

I-1-3 Probabilité de réaction(3)


La probabilité d'une réaction est donnée par la valeur de la section efficace
correspondante. On convient d'affecter à chaque noyau et pour chacune des
réactions décrites précédemment, une section efficace a (v) dépendant de la
vitesse initiale v du neutron. La probabilité d’une réaction quelconque par
unité de temps dans un élément de volume dV avec des neutrons de vitesse v
s'écrit :
pdV = N v a(v) d V
où N est le nombre de noyaux par unité de volume.
La quantité I (v) = N a(v) est appelée la section efficace macroscopique, son
inverse est le libre parcours moyen (l.p.m). Il représente la distance moyenne
parcourue par un neutron avant de subir la réaction décrite.
Les sections efficaces utilisées dans la physique des réacteurs comportent
certaines simplifications que nous allons énumérer :
a) Elles ne dépendent pas de la direction initiale du neutron. Cette
simplification revient à considérer le milieu comme isotrope, tout au moins
l'anisotropie si elle existe ne peut intéresser qu'un élément de volume dont
les dimensions linéaires sont très petites comparées au l.p.m. Les directions
privilégiées de ces volumes élémentaires n'ont aucune corrélation entre
elles. C'est le cas de tous les matériaux entrant dans la construction des
piles. Les matériaux cristallins utilisés sont des assemblages de petits
cristaux de dimensions de l'ordre du micron et dont les directions
privilégiées sont réparties au hasard. Les substances magnétiques utilisées
ne peuvent introduire une anisotropie dans la diffusion magnétique que si
elles sont soumises à un champ magnétique, ce qui n'est pas le cas dans les
piles.
b) Elles sont attachées au noyau. Pour les neutrons de faible énergie, des
phénomènes de cohérence peuvent intervenir dis que la longueur d'onde
du neutron est de l'ordre de grandeur des distances atomiques. C'est par
exemple le cas des substances cristallines ou des molécules. Il en résulte
que l'interaction subie par le neutron n'est pas égale à la somme des
interactions individuelles avec chaque noyau. Néanmoins, le nombre de
noyaux intéressés par ces phénomènes de cohérence est contenu dans un
volume petit comparé au l.p. m. entre deux chocs et il est justifié de
considérer une section efficace moyenne tenant compte de cet effet et liée
à chaque noyau ou molécule.
c) Elles sont des moyennes statistiques portant sur les états possibles du
noyau, par exemple les vitesses d'agitation thermique. Si ces vitesses sont
réparties suivant une loi de Maxwell, les sections efficaces dépendent de la
température des noyaux cibles.

I-2 Fission nucléaire(5)


I-2-1 Principe
La fission nucléaire est un phénomène physique qui a été découvert en 1938
par Lise Meitner et Otto Hahn. Les principales utilisations de la fission sont :
– la fission contrôlée industrielle dans le cadre de production d’électricité dans
les centrales thermonucléaires ;
– la fission contrôlée pour la propulsion de véhicules, comme les sous-marins ;

– les bombes à fission nucléaire.

La fission nucléaire se base sur le principe suivant. À cause d’un fort excès de
nucléons, un noyau globalement trop lourd se scinde en deux parties.
Une énergie considérable est libérée lors de cette réaction. De plus, des
neutrons sont aussi émis. Ces derniers peuvent alors bombarder à leur tour
d’autres noyaux : ces neutrons sont à l’origine de la réaction en chaîne dans les
centrales nucléaires.
Pour la fission, l’uranium 235 est couramment utilisé : son instabilité au niveau
du noyau le rend très instable.
Il existe deux types de fissions : la fission spontanée et la fission induite.

I-2-1 Fission spontané et la fission induite


 La Fission spontané
La fission nucléaire spontanée a lieu lorsque le noyau se désintègre en
plusieurs parties, sans absorption préalable d’une particule. Ce type de fission
n’est possible que pour les noyaux extrêmement lourds.
L’uranium 235 et le californium 252 sont par exemple des noyaux
spontanément fissiles. Mais la fission spontanée reste très rare.
Le noyau excédentaire en nucléons ZAX se casse spontanément en deux
fragments de masses à peu près égales Y1 et Y2 et cette scission s’accompagne
de l’émission de y neutrons n (2 à 4 environ) et d’ondes électromagnétiques γ.
A A1 A2
Z X Z Y 1+ Z Y 2 + y n+ɣ
1 2

Les fragments de fission Y 1 et Y 1 sont souvent encore instables β−¿¿ et


émetteurs de neutrons retardés.
Conservation de la masse : comme dans toutes les réactions nucléaires, lors
d’une réaction de fission, le nombre de masse entre l’état initial et l’état final
se conserve.
A=A 1 + A 2 + y

Conservation de la charge : de même, le nombre de charge entre l’état initial et


l’état final se conserve.
Z=Z 1 + Z 2

Conservation de l’énergie : enfin, l’énergie de réaction QF traduit la


conservation de l’énergie lors de la fission. On la calcule en réalisant la
différence de masse entre l’état initial et l’état final.

Qf =¿ m( AZ X ) −m( AB Y 1)−m( AZ Y 2) − y . m(n)¿ . c 2


1

1
2

 La fission induite
On parle de fission induite lorsqu’un noyau lourd capture une autre particule
(généralement un neutron). Il se crée alors un noyau de durée de vie très
courte (de l’ordre de 10−15 s) car très instable, appelé noyau composé.
Ce noyau se fissionne alors en plusieurs morceaux. La réaction de ce type la
plus connue est la fission induite de l’uranium 235 par absorption d’un neutron.
Le noyau excédentaire en nucléons AZ X capture un neutron n. Cette capture
donne naissance à un noyau composé excité A +1Z X ¿ .Ce dernier se casse en deux
fragments de masse à peu près égales Y 1 et Y 2 et cette scission s’accompagne
de l’émission dey neutrons n (2 à 4 environ) et d’ondes électromagnétiques γ .
X+
A
Z

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