Régression logistique avec R : Guide complet
Régression logistique avec R : Guide complet
Sociales
Laurent Rouvière
Université Rennes 2
Place du Recteur H. le Moal
CS 24307 - 35043 Rennes
Tel : 02 99 14 18 06
Mel : [Link]@[Link]
Table des matières
1 Introduction 5
1.1 Rappels sur le modèle linéaire..................................................................................................5
1.2 Le modèle linéaire généralisé : GLM........................................................................................6
1.2.1 La régression logistique.................................................................................................6
1.2.2 La régression log-linéaire...............................................................................................9
1.2.3 Généralisation : GLM..................................................................................................10
1.3 Exemples de fonctions de liens pour la régression d’une variable binaire...........................11
Annexes 65
A.1 Rappels sur la méthode du maximum de vraisemblance......................................................65
A.2 Echantillonnage Rétrospectif....................................................................................................67
A.3 Exercices....................................................................................................................................69
A.4 Correction..................................................................................................................................73
Bibliographie 77
Annales 78
Introduction
Notations :
— X = (1, X1, . . . , Xp)′ : vecteur aléatoire de dimension p + 1, les marginales Xj sont
les variables explicatives. On note également x = (1, x1, . . . , xp)′ une réalisation de X ;
— Y variable (univariée) à expliquer.
— (X1, Y1), . . . , (Xn, Yn) : un n-échantillon aléatoire (i.i.d. et de même loi que le couple (X, Y
)), tel que Xi = (1, Xi1, . . . , Xip)′ ;
— (x1, y1), . . . , (xn, yn) une réalisation de (X1, Y1), . . . , (Xn, Yn).
— X : la matrice des observations :
1 x11 . . . x1p
. . . .
X = . . . . .
1 xn1 . . . xnp
Y = X ′ β + ǫ = β0 + β1X1 + . . . + βpXp + ǫ,
avec β = (β0, β1, . . . , βp)′ ∈ Rp+1 et ǫ ∼ (0, σ2). On distingue alors deux cas :
— Les variables Xi sont N déterministes (non aléatoires) :
Plaçons nous maintenant dans le cas où la variable à expliquer Y est qualitative (sexe, couleur,
présence ou absence d’une maladie...) et possède un nombre fini de modalités g1, . . . , gm. Le pro-
blème consiste alors à expliquer l’appartenance d’un individu à un groupe à partir des p variables
explicatives, on parlera de discrimination au lieu de régression.
Il est bien entendu impossible de modéliser directement la variable Y par une relation linéaire
(imaginons que Y soit le sexe d’une personne ou la couleur de ses cheveux). Afin de pallier
| = gk X = x). Supposons pour simplifier
cette difficulté, on va s’intéresser aux probabilités P(Y
que la variable Y prenne uniquement deux valeurs : 0 (“groupe 0”) ou 1 (“groupe 1”). La
connaissance de P(Y = 1|X = x) implique celle de P(Y = 0|X = x) : il suffit par conséquent de
modéliser la probabilité p(x) = P(Y = 1|X = x). On peut par exemple envisager une relation de
la forme
Nous nous plaçons tout d’abord dans un contexte de classification binaire, c’est-à-dire que nous
supposons qu’il existe seulement deux groupes à discriminer. Nous verrons dans le chapitre 4
comment étendre les techniques à des modèles multiclasses (plus de deux groupes).
Exemple 1.1 Nous souhaitons expliquer la variable Y présence (1)/ absence (0) d’une
maladie cardio-vasculaire (Chd) par l’âge des patients. Les données sont représentées sur la
figure 1.1.
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
1.
0
0.
8
0.
6
ch
d 0.
4
0.
2
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
0.
0
20 30 40 50 60 70
age
Cette figure montre qu’il est difficile de modéliser les données brutes, la variabilité de la variable
CHD est élevée pour tout âge. Une méthode permettant de réduire cette variabilité consiste à
regrouper les patients par classe d’âge. Nous obtenons le tableau suivant :
CHD
Age Effectif Absent Présent % Présent
]19 ;29] 10 9 1 0.1
]29 ;34] 15 13 2 0.133333
]34 ;39] 12 9 3 0.25
]39 ;44] 15 10 5 0.333333
]44 ;49] 13 7 6 0.461538
]49 ;54] 8 3 5 0.625
]54 ;59] 17 4 13 0.764706
]59 ;69] 10 2 8 0.8
TaBLE 1.1 – Données regroupées en classe d’âge.
La liaison entre l’âge et la présence de la maladie devient beaucoup plus claire. Il apparaît en effet
que lorsque l’âge augmente, la proportion d’individus atteint par la maladie augmente. La figure
1.2 permet d’évaluer cette liaison : elle apparaît nettement sous la forme d’une courbe sigmoïde
(en forme de “S”). Il semblerait donc “naturel” de modéliser cette proportion de malades par classe
d’âge en fonction de l’âge par une courbe sigmoïde.
1.
0
o
0.
8
o
0.
6
ch
d
o
0.
4
o
0.
2
o
o
0.
0
20 40 60 80
age
La colonne “moyenne” du tableau 1.1 fournit une estimation de E[Y |X = x] pour chaque classe
d’âge. Nous pouvons donc proposer une modélisation de l’espérance conditionnelle de E[Y |X =
x] :
E[Y |X = x] = hβ(x)
Plusieurs fonctions hβ peuvent naturellement être utilisées. Pour le modèle logistique on considère
la fonction h(x) = exp(x)/(1 + exp(x)), ce qui donne le modèle
exp(β0 + β1x)
E[Y |X = x] = p(x) = ,
1 + exp(β0 + β1 x)
où encore
p(x)
logit p(x) = log = β + β x,
0 1
1 — p(x)
logit désignant la fonction bijective et dérivable de ]0, 1[ dans R : p'→ log(p/(1 p)) (voir figures
1.3 et 1.4). Nous verrons qu’une telle modélisation permettra de retrouver un grand nombre des
“bonnes” propriétés du modèle linéaire.
3
1.0
2
0.8
1
0.6
0
0.4
−1
0.2
−2
−3
0.0
La loi conditionnelle de la variable d’intérêt diffère entre le modèle logistique et le modèle linéaire.
Dans le modèle de régression linéaire Y = β0 + β1X + ε, on fait l’hypothèse que les résidus ε
suivent une loiN (0, σ2). Il vient Y|X = x ∼(β0 + β1x, σ2). Pour le modèle logistique, pour une
observation x deN la variable explicative, on peut exprimer la variable d’intérêt comme suit :
Y = p(x) + ε.
modélisation de la loi de Y |X = x par une loi de Bernoulli de paramètre pβ(x) = Pβ(Y = 1|X =
x) telle que :
log p β( x ) =
β +β +...+β = x′β, (1.1)
x x
0 1 1 p p
1 — pβ (x)
ou encore
logit pβ(x) = x′β,
logit désignant la fonction bijective et dérivable de ]0, 1[ dans R : p '→ log(p/(1 — p)).
La fonction logit est bijective et dérivable. Elle est appelée fonction de lien.
Remarquons également que
,
Eβ[Y |X = x] = Pβ(Y = 1|X = x)
,
Vβ(Y |X = x) = Pβ(Y = 1|X = x) 1 — Pβ(Y = 1|X = x)
Pour une nouvelle mesure x effectuée, le modèle log-linéaire va donc prédire la valeur exp(x′β).
Remarque 1.2 Ici encore, deux choix sont effectués pour définir le modèle :
1. le choix d’une loi pour Y |X = x, ici la loi de Poisson ;
2. le choix de la modélisation de E(Y |X = x) par
Une généralisation de ces méthodes est appelée GLM (Generalized Linear Model). L’approche
GLM consiste à :
1. choisir une loi pour Y |X = x parmi un ensemble restreint de lois (les lois exponentielles
GLM) ;
2. choisir une fonction de lien g(.) parmi une ensemble réduit de fonctions bijectives et déri-
vables.
| X = x] par la fonction g est ensuite
3. la transformation de l’espérance conditionnelle E[Y
modélisée par une fonction η qui n’est autre qu’une combinaison linéaire des variables
explicatives :
g (E[Y |X = x]) = η(x) = x′β.
A expliquer
composante aléatoire Explicatif
Lien Composante systématique
Y |X = x suit une loi fixée.
E[Y X| = x] dépend de η(x) On modélise η par une com- binaison
au travers de la fonction g linéaire des Xj
appelée fonction de lien p
Σ
g(E[Y |X]) = η(X) η(x) = xjβj
j=0
4
2
0
−
2
−
4
FIGURE 1.5 – Fonctions de liens : probit (trait plein), logit (tirets), log-log (pointillés).
Des trois fonctions de lien présentées, la transformation log-log est bien appropriée aux cas où
l’on souhaite modéliser les probabilités de succès de manière asymétrique. Les transformations
logit et probit possèdent des propriétés identiques. Dans de nombreux cas, on préfère utiliser la
transformation logistique. Plusieurs raisons motivent ce choix :
— d’un point de vue numérique, la transformation logistique est plus simple à manipuler
(notamment pour l’écriture des estimateurs du maximum de vraisemblance, voir section
2.2) ;
— on a une interprétation claire des coefficients en terme d’odds ratio pour la transformation
logistique (voir section 2.5).
— le modèle logistique est particulièrement bien adapté à un schéma d’échantillonnage rétros-
pectif (voir section 2.7).
Nous nous focaliserons dans la suite sur le modèle logistique. Les différents résultats obtenus
pour- ront s’étendre aux autres modèles GLM. Il est important de connaître les notations des GLM
présentées dans cette partie. C’est en effet sous cette forme qu’elles sont présentées dans la litté-
rature ainsi que dans la plupart des logiciels statistiques (par exemple sur R).
Nous rappelons que Y désigne une variable à expliquer binaire (qui prend 2 valeurs 0 ou 1 pour
simplifier) ou un label qui dénote l’appartenance à un groupe et X1, . . . , Xp désignent p variables
explicatives. On souhaite :
— expliquer la variable Y à l’aide des p variables explicatives X = (1, X1, . . . , Xp)′ ;
— étant donnée une nouvelle mesure x des p variables explicatives, prédire le label y associé à
cette nouvelle observation.
Nous avons vu dans le chapitre précédent que le modèle logistique est défini par
où β = (β0, . . . , βp)′ et x = (1, x1, . . . , xp)′. Nous nous posons maintenant le problème de
l’estima- tion des paramètres β à partir d’un échantillon (x1, y1), . . . , (xn, yn).
2.1.1 L’échantillonnage
On note (x1, y1), . . . , (xn, yn) une réalisation d’un n-échantillon (X1, Y1), . . . , (Xn, Yn) i.i.d. et de
même loi que (X, Y ). Sans perte de généralité, nous supposons que l’échantillonnage a été réalisé
en deux temps :
— x1, . . . , xn est la réalisation d’un n-échantillon i.i.d. X1, . . . , Xn. On note PX la loi de X1 ;
— pour i = 1, . . . , n, yi est généré selon une loi de Bernoulli de paramètre pβ(xi) avec
logit pβ(xi) = x′β (β∈ Rp+1 étant le paramètre à estimer).
Nous distinguerons deux structures de données. On parlera de
— données individuelles lorsque tous les xi sont différents. On appellera alors design l’ensemble
{x1, . . . , xn}. Le modèle est alors défini par
}
Mn = {0, 1}n, {B(pβ(x1)) ⊗ . . . ⊗ B(pβ(xn)), β ∈ Rp+1} .
Exemple 2.2 Plaçons nous dans le cadre de la régression d’une variable binaire par une variable
explicative à deux modalités A et B. On considère le modèle logistique
M }
3
1 = {0, 1}, {B(pβ(x)), β ∈ R }
où
logit pβ(x) = β0 + β11x=A + β21x=B
= β0 + β1(1 — 1x=B) + β21x=B
= (β0 + β1) + 01x=A + (β2 — β1)1x=B
Si on pose β˜ = (β0—β1, 0, β2 —β1) on a β =/ β˜ et pβ(x) = pβ˜(x). M 1 n’est donc pas identifiable.
Une solution classique consiste à mettre une contrainte sur les coefficients. Si par exemple, on pose
β2 = 0 alors le modèle ′ }
M1 = {0, 1}, {B(pβ(x)), β ∈ R2}
où logit pβ(x) = β0 + β11x=A est identifiable.
Preuve. Soit β /= β˜. Par définition Mn est identifiable si et seulement si il existe i ≤ n tel que
pβ(xi) /= p ˜(xi). Supposons que : ∀1 ≤ i ≤ n, x′ β = x ′ β˜ . On a alors
β i i
1 x
. x1p
α0 .. + .
11
1 . + . . . + αp . = 0
α 1 xn1 xnp
avec α = β — β˜ /= 0. Une colonne de X est donc combinaison linéaire des autres, d’où rang(X)
< p +. 1
Remarque 2.1 Si on désigne par Yi une variable aléatoire de loi B(pβ(xi)) alors les variables
Y1, . . . , Yn sont indépendantes mais pas de même loi.
Lorsqu’il n’y aura pas de confusion possible, on commetra l’abus de notation Ln(y1, . . . , yn, β) =
Ln(β). Calculons la vraisemblance. On a
n n
Y Y
Ln(β) = Pβ(Y = yi|X = xi) = pβ(xi)yi (1 — pβ(xi))1−yi .
i=1 i=1
Ln(β) = Σ
n
{yi log(pβ(xi)) + (1 — yi) log(1 — pβ(xi))}
i=1
Σ pβ(xi)
n
= y log + log(1 — p (x )) ,
i β i
i=1
1 — pβ (xi)
Ln(β) = Σn i i
{yix′β — log(1 + exp(x′β))}. (2.2)
i=1
n n
n
∂β0 ∂βp
n
i
∂L Σ xij
y — exp(x β)
′i
n
(β) = xi ij
∂βj 1 + exp(x′β)
i=1
n
Σ
= [xij(yi — pβ(xi))] .
i=1
On rappelle que si cette équation admet une solution en β notée g(y1, . . . , yn) (et que cette solution
est un maximum de Ln(β)) alors l’estimateur du maximum de vraisemblance est βˆ = g(Y1, . . . , Yn).
Théorème 2.1 1. Sous les hypothèses H1 et H2 la log-vraisemblance β '→ L n(β) est stricte-
ment concave : βˆ existe et est unique.
2. Sous H3 on a
(a) la convergence en probabilité de βˆ vers β quand n → ∞.
(b) la loi asymptotique de l’estimateur du maximum de vraisemblance
√
n(βˆ — β) → N (0, I(β)−1),
h = —[S′(β0)]−1 S(β0)
et donc
β1 = β0 — [S′(β0)]−1 S(β0).
Dans le cas qui nous concerne β ∈ Rp+1 et S(β) = ∇Ln(β). La formule de récurrence se traduit
par
2
β1 = β0 — [∇ Ln(β0)]−1∇Ln(β0)
où ∇2Ln(β0) désigne la matrice hessienne de la log-vraisemblance au point β0 :
∇2 )
0 kℓ
= ∂2L (β 0 ) , 0 ≤ k, ℓ ≤
Ln(β ∂βk ∂βℓ p
où nous comettons toujours l’abus de désigner par ∇ 2 n(β0)kℓ le terme de la (k + 1)ème ligne et
L
(ℓ + 1)ème colonne de ∇2 n(β0). Le processus est ensuite itéré jusqu’à convergence. Il se résume
L
de la manière suivante :
1. choix d’un point de départ β0 ;
2. On construit βk+1 à partir de βk
βk+1 = βk + Ak∇Ln(βk),
Exemple 2.3 Considérons le cas d’une variable explicative à trois niveaux g1, g2, g3. Les
observa- tions sont récoltées dans les tableaux suivants (équivalents)
observation X Y
1 g1 1 X #{Y = 1} #{Y = 0}
2 g2 1
g1 2 1
3 g3 1
g2 1 1
4 g1 1
g3 1 0
5 g2 0
6 g1 0
Coefficients:
(Intercept) Xg2 Xg3
0.6931 -0.6931 17.8729
Coefficients:
(Intercept) C(X, base = 3)1 C(X, base = 3)2
18.57 -17.87 -18.57
2.4.3 Interactions
Tout comme en analyse de la variance, on ne peut se contenter de modèles purement additifs.
Reprenons l’exemple développé dans Droesbeke et al (2007) (page 122). Nous considérons le cas
où la variable Y représente le fait de faire (codé 1) ou non (codé 0) de la couture. On dispose de
deux variables explicatives : l’age et le sexe. Le modèle “purement” additif s’écrit :
logit pβ(x) = β0 + β1age + β21femme,
la modalité homme a été choisie comme modalité de référence. Une telle écriture revient à
supposer que les pentes sont identiques pour les hommes et les femmes (voir Figure 2.2).
logit logit
pβ(x) Femmes Femmes
pβ(x)
Hommes
Hommes
age age
FIGURE 2.2 – Modèle additif. FIGURE 2.3 – Modèle avec interaction.
Modèle logistique Laurent Rouvière
22 Analyse discriminante logistique
A priori, il semble que les hommes ne font que très rarement de la couture quel que soit leur
âge, il parait préférable de pouvoir utiliser un modèle du genre (voir Figure 2.3) :
logit p(x) = β0 + β1age + β21femme + β3age1femme.
Ce modèle revient à considérer l’interaction entre les variables age et sexe. On rappelle que
deux variables interagissent si l’effet de l’une sur Y diffère suivant les valeurs de l’autre. Bien
entendu, l’ajout d’une interaction augmente la dimension explicative du modèle. Le nombre de
composantes supplémentaires s’obtient en faisant le produit du nombre de dimensions des
variables qui interagissent (ici les variables sexe et age sont de dimension 1, on rajoute donc une
dimension).
0.8
0.2
0.3
β=0 β = 0.5
1.0
1.0
0.0
0.0
β=2 β = 10
FIGURE 2.4 – Pβ(Y = 1|X = x) pour différentes valeurs de β.
Nous avons représenté sur la Figure 2.4 l’allure de la courbe représentative de la fonction x '→
exp(xβ)
1+exp(xβ) pour différentes valeurs du paramètre β. On remarque que :
— pour de faibles valeurs de β on a une large plage de valeurs de x pour lesquelles la
fonction se situe aux alentours de 0.5 (la fonction est même constante (0.5) dans le cas
extrême β = 0). Pour ces valeurs pβ(x) = Pβ|(Y = 1 X = x) sera proche de 0.5 et on peut
donc penser qu’il sera difficile de discriminer ;
— lorsque β augmente, la zone où la fonction est proche de 0.5 diminue et la fonction est
proche de 0 ou 1 pour un grand nombre de valeurs de x. Par conséquent, Pβ(Y = 1| X = x)
sera souvent proche de 1 ou 0, ce qui risque de minimiser d’éventuelles erreurs de
prévisions.
On peut interpréter ainsi : plus β est grand, mieux on discrimine. Cependant une telle interpré-
tation dépend des valeurs que x prend (de son échelle). C’est pourquoi en général l’interprétation
des coefficients β s’effectue en termes d’odds ratio. Les odds ratio sont des outils souvent
appréciés dans le domaine de l’épidémiologie (mais pas toujours bien utilisés !).
Les odds ratio servent à mesurer l’effet d’une variable quantitative ou le contraste entre les effets
d’une variable qualitative. L’idée générale est de raisonner en termes de probabilités ou de rapport
de cotes (odds). Si on a, par exemple, une probabilité p = 1/4 de gagner à un jeu, cela signifie
que sur 4 personnes une gagne et les trois autres perdent, soit un rapport de 1 gagnant sur trois
perdants, c’est-à-dire p/(1 — p) = 1/3. Ce rapport p/(1 p) varie entre 0 (0 gagnant) et l’infini
(que des gagnants) en passant par 1 (un gagnant pour un perdant).
Définition 2.2 L’odds (chance) pour un individu x d’obtenir la réponse Y = 1 est défini par :
p(x)
odds(x) = , où p(x) = P(Y = 1| X = x).
1 — p(x)
L’odds ratio (rapport des chances) entre deux individus x et x˜ est
odds(x) p(x)
1−p(x)
OR(x, x˜ ) = = .
odds(x˜) p(x˜)
1−p(x˜
)
Exemple 2.4 Supposons qu’à un moment donné un cheval x a une probabilité p(x) = 3/4 de
perdre. Cela signifie que sur 4 courses disputées, il peut espérer en gagner une et en perdre 3.
L’odds vaut 3/1 (3 défaites contre 1 victoire, on dit également que ce cheval est à 3 contre 1).
Pour la petite histoire, si l’espérance de gain était nulle, cela signifierait que pour 10 euros joués,
on peut espérer 30 euros de bénéfice si le cheval gagne). Le rapport p(x)/(1 p(x)) varie entre 0
—
(que des victoires) et l’infini (que des défaites) en passant par 1 (une victoire pour une défaite).
Les odds ratio peuvent être utilisés de plusieurs manières :
1. Comparaison de probabilités de succès entre deux individus (voir Tableau 2.2) ;
Exemple 2.5 Reprenons l’exemple des cotes pour les courses de chevaux. On cherche a
expliquer la performance d’un cheval en fonction du jockey qui le monte. Pour simplifier on
suppose que l’on a que deux jockeys A et B. On désigne par Y la variable aléatoire qui prend pour
valeurs 0 si le cheval remporte la course, 1 sinon. On considère le modèle logistique
On a OR(B, A) = exp(β2). Imaginons que pour un échantillon de taille n on obtienne une estima-
tion βˆ2 = log(2). On a alors OˆR(B, A) = 2, ce qui signifie que la cote du cheval est multipliée par
2 lorsqu’il est monté par B par rapport à A.
Un tel résultat n’est pas utilisable tel quel puisque la matrice I (β) est inconnue. On remarque que
d’après la loi des grands nombres
n
1 Σ Σ
n 2 2 2
∂ 1 ∂ 1 ∂
Iˆ (β kℓ
) = — L 1 (Y i , β) = — L 1 (Y i; β) = — L n(Y 1, . . . , Yn , β)
n i=1 ∂βk ∂βℓ n ∂βk ∂βℓ i=1 n ∂βk ∂βℓ
1
= (X′W X) ,
β kℓ
n
converge presque surement vers I (β)kℓ. Comme βˆ converge faiblement vers β, on obtient grace au
théorème de Slutsky et aux opérations classiques sur la convergence en loi
La validité de ces intervalles est relative puisqu’il s’agit d’une approximation valable asymptoti-
quement. Il est toujours possible de compléter cette étude par un bootstrap afin d’obtenir d’autres
intervalles de confiance dans le cas ou ceux-ci sont particulièrement importants. Cela dit, en pra-
tique, on se contente de l’intervalle de confiance bâti grâce à la matrice d’information de Fisher.
On déduit également de (2.7) les tests de nullité des coefficients du modèle. On note H0 : βj = 0
et H 1: β j/= 0, alors sous H 0, βˆj/ σˆj → N (0, 1). On rejettera H0 si la valeur observée de βj ˆ /jσˆ
L
Bien évidemment, on peut retrouver ces écarts types ainsi que les probabilités critique des tests de
nullité des coefficients avec
> summary(model)
Call:
glm(formula = panne ~ ., family = binomial, data = donnees)
Deviance Residuals:
Min 1Q Median 3Q Max
-1.4232 -1.2263 0.9082 1.1062 1.5982
Coefficients:
Estimate Std. Error z value Pr(>|z|)
(Intercept) 0.47808 0.83301 0.574 0.566
age 0.01388 0.09398 0.148 0.883
marque1 -0.41941 0.81428 -0.515 0.607
marque3 -1.45608 1.05358 -1.382 0.167
Pour alléger les notations, nous supposons sans perte de généralité que nous testons la nullité des
q premiers coefficients du modèle
Test de Wald Il est basé sur (2.6). On note β0,...,q−1 le vecteur composé des q premières com-
posantes de β et Σˆ0,...,q
−1
la matrice bloc composée des q premières lignes et colonnes de Σˆ − 1 . Il est
facile de voir que sous H0
βˆ0,...,q−1Σ
ˆ
′ ˆ
0,...,q β 0,...,q−1
L
χ2q.
→
où
= X′W βˆ X.
Σˆ H 0 H0
Pour ces 3 tests, on rejette l’hypothèse nulle si la valeur observée de la statistique de test dépasse
le quantile d’ordre 1 α de la loi χ2. Pour la preuve des convergences des statistiques du
—
maximum de vraisemblance et du
q score, on pourra se référer à l’annexe D de Antoniadis et al
(1992). La figure 2.5 permet de visualiser les trois tests. Le test du score revient à tester la nullité
de la pente
Laurent Rouvière Modèle logistique
2.6 Précision des estimateurs et tests 27
ˆ ˆ ˆ ˆ
en βH 0 (β sous H0 ), le test de Wald la nullité de la distance entre β et βH et le test du rapport
0
Ln(β)
ℓ0
Log-vraisemblance
βˆH βˆ0 β
FIGURE 2.5 – Rapport de vraisemblance, score, test de Wald.
Remarque 2.2 — La PROC LOGISTIC sous SAS réalise les trois tests pour H0 : β1 = β2 =
. . . = βp = 0.
— Pour les tests “variable par variable” ou paramètre par paramètre
H0 : β j = 0 contre H1 : βj /= 0,
la modalité 0 de la variable marque est prise comme modalité de référence. On éffectue les 3 tests
présentés ci-dessus pour
H0 : β 1 = β 2 = β 3 = 0 H1 : Ej ∈ {1, 2, 3} βj /= 0.
Le calcul des statistiques de test et des probabilités critiques s’obtient avec les commandes
> #test de Wald
> Sigma <- t(X)%*%W%*%X
> inv_Sigma <- solve(Sigma)
> inv_SigmaH0 <- inv_Sigma[2:4,2:4]
> betaH0 <- coef(model)[2:4]
> statWald <- t(betaH0)%*%solve(inv_SigmaH0)%*%betaH0
> pcWald <- 1-pchisq(statWald,df=3)
> pcWald
[,1]
[1,] 0.5655233
> #test du rapport de vraisemblance
> modelH0 <- glm(panne~1,data=donnees,family=binomial)
> statRappvrais <- 2*(logLik(model)-logLik(modelH0))
> pcRappvrais <- 1-pchisq(statRappvrais,df=3)
> pcRappvrais[1]
[1] 0.528955
> #test du score
> prevH0 <- predict(modelH0,type="response")
> scoreH0 <- t(X)%*%([Link](donnees$panne)-1-prevH0)
> WH0 <- diag(prevH0*(1-prevH0))
> SigmaH0 <- t(X)%*%WH0%*%X
> statscore <- t(scoreH0)%*%solve(SigmaH0)%*%scoreH0
> pcscore <- 1-pchisq(statscore,df=3)
> pcscore
[,1]
[1,] 0.5392691
Exemple 2.8 Une clinique cherche à mesurer l’effet du tabac sur le cancer du poumon. Elle
prélève parmi ses patients un échantillon composé de n1 = 250 personnes atteintes par le cancer et
n0 = 250 personnes ne présentant pas la maladie. Les résultats (simulés !)de l’étude sont présentés
dans le tableau suivant :
Coefficients:
(Intercept) Xnon_fumeur
1.466 -2.773
On obtient pβˆ(fumeur) = 0.812, ce qui peut paraître un peu élevé. La valeur surprenante d’une
telle estimation vient du fait que l’échantillonnage n’est pas fait selon protocole précédent : il est
fait conditionnellement à Y . Il est facile de voir que les répartitions d’individus selon la variable
Y ne sont pas les mêmes dans la population et dans l’échantillon. Ceci va entrainer un biais au
niveau des estimateurs. On peut modéliser le schéma d’échantillonnage rétrospectif de la manière
suivante.
On désigne toujours par PX la loi de X. La différence ici est que l’échantillon n’est pas i.i.d. de
même loi que (X, Y ). On désigne par S une variable aléatoire qui prend pour valeur 0 et 1 et
par τ1 et τ0 les taux de sondage P(S| = 1 Y = 1) et P(S = 1 Y = 0). Pour un individu (x, y)
|
généré selon PX,Y , on tire une réalisation s de S selon une loi de Bernoulli de paramètre τy, si s
= 1 on garde (x, y) dans l’échantillon, sinon on le jette. On répète le protocole jusqu’à obtenir n
individus.
Le modèle logistique Ici un individu est représenté par un triplet (X, Y, S) et l’échantillon
constitué s’écrit (x1, y1, 1), . . . , (xn, yn, 1). Le modèle étudié pour ce schéma d’échantillonnage est
donc Mn = {{0, 1}n, B(pγ(x1) ⊗ × ⊗B(pγ(xn)), γ ∈ Rp+1} avec
Ainsi, il suffit d’appliquer tout ce qui a été vu dans ce chapitre pour obtenir les estimateurs
des γj (on déduit également les intervalles de confiance, test...). La question qui se pose est :
comment retrouver pβ(x) en connaissant pγ(x) ?
Propriété 2.2 Avec les notations ci dessus, on a
par conséquent
τ1
logit pγ(x) = logit (x) + log ,
pβ τ0
logit p
β (x) = log τ1
γ — +γ x +...+γ x .
0 1 1 p p
τ0
Preuve. Il suffit de remarquer que grâce au théorème de Bayes on a
Ce schéma d’échantillonnage est souvent utilisé lorsque les probabilités πi = P(Y = i) (probabilité
d’appartenance au groupe i) sont très différentes les unes des autres. Dans de tels cas, le schéma
classique conduit à travailler avec des effectifs trop petits dans certains groupes, alors que le
schéma rétrospectif permet de travailler avec des effectifs comparables. Par exemple, en
diagnostic médical, on a souvent des problèmes de discrimination entre deux groupes où l’un des
groupes (1 par exemple) est associé à une maladie et l’autre est caractéristique de l’absence de
Laurent Rouvière Modèle logistique
~
cette maladie. Dans de telles situations, on a bien sûr π1 beaucoup plus petit que π0. L’usage
consiste alors à étudier deux échantillons de taille à peu près équivalente (n1 n0), le premier étant
celui des malades, le second celui des individus sains.
Exemple 2.9 Reprenons l’exemple 2.8. Des études préalables ont montré que les
probabilités P(Y = 1) = π1 et P(Y = 0) = π0 pouvaient être estimées par 0.005 et 0.995.
L’échantillon- nage a été effectué de manière à travailler avec des échantillons équilibrés,
nous pouvons donc estimer les probabilités P(Y = 1|S = 1) et P(Y = 0|S = 1) par 1/2. Ainsi en
remarquant que
Premier modèle
Considérons tout d’abord les trois variables explicatives qualitatives X = (X3, X4, X5) :
Coefficients:
(Intercept) rayonx1 taille1 grade1
-2.1455 2.0731 1.4097 0.5499
Deuxième modèle
Considérons maintenant le modèle uniquement composé de variables quantitatives,
Coefficients:
(Intercept) age acide [Link].
12.34700 -0.02805 -9.96499 10.54332
Troisième modèle
Le modèle “complet” à 6 variables s’écrit
logit pβ(x) = β0 + β1x1 + β2x2 + β31{x3 =1} + β41{x4 =1} + β51{x5 =1} + β6x6.
> model_complet<-glm(Y~.,data=donnees,family=binomial)
> model_complet
Coefficients:
(Intercept) age acide rayonx1 taille1 grade1
10.08672 -0.04289 -8.48006 2.06673 1.38415 0.85376
[Link].
9.60912
X1
0 1
X2
0 B(0.95) B(0.05)
1 B(0.05) B(0.95)
TaBLE 2.5 – Lois conditionnelles de Y (B désigne la loi de Bernoulli).
On estime les pourcentages de mal classés sur un échantillon indépendant (voir section 3.1.4) et
on reporte dans le tableau suivant les pourcentages de mal classés pour les modèles sans et avec
interaction. Nous voyons l’intérêt d’inclure une interaction pour cet exemple.
Sans 0.54
Avec 0.065
TaBLE 2.6 – Pourcentages de mal classés.
Pour l’exemple du cancer de la prostate, le modèle avec toutes les interactions d’ordre 2 s’écrit :
> model_inter<-glm(Y~.^2,data=donnees,family=binomial)
Warning message:
des probabilités ont été ajustées numériquement à 0 ou 1 in: [Link](x = X, y = Y,
Coefficients:
(Intercept) age acide rayonx1
2.843e+17 -4.229e+15 -3.117e+17 -5.453e+16
taille1 grade1 [Link]. age:acide
2.516e+16 -5.778e+15 2.026e+17 4.665e+15
age:rayonx1 age:taille1 age:grade1 age:[Link].
2.077e+13 -5.245e+13 -1.670e+14 -2.869e+15
acide:rayonx1 acide:taille1 acide:grade1 acide:[Link].
5.572e+16 -2.420e+16 2.336e+16 -5.687e+15
rayonx1:taille1 rayonx1:grade1 rayonx1:[Link]. taille1:grade1
1.129e+15 -1.176e+15 -4.004e+16 -5.496e+15
taille1:[Link]. grade1:[Link].
8.625e+15 -1.228e+16
Degrees of Freedom: 52 Total (i.e. Null); 31 Residual
Null Deviance: 70.25
Residual Deviance: 504.6 AIC: 548.6
Que ce soit en présence de données individuelles ou répétées, le modèle saturé possède autant
de paramètres que de points du design. Ce modèle est le modèle le plus complexe (en terme de
nombre de paramètres) puisqu’il propose un coefficient différent pour chaque point du design. Tous
les autres modèles logistiques sont emboîtés dans celui-ci.
Définition 3.1 La déviance d’un modèle Mβ est définie par
Ajustement
parfait
bon moyen mauvais Qualité d’ajustement
✲
> model1$deviance
[1] 37.15260
et
Il est facile de voir que faire un test entre modèles emboités est équivalent à tester la nullité de
certains coefficients du grand modèle. On peut ainsi utiliser les tests de Wald, du maximum de
vraisemblance ou du score pour tester deux modèles emboités. Si par exemple, M 1 ⊂ M2, alors
on a
—2(Ln ( 1) — Ln ( 2 )) 2
χp −p 2 1
M →
L
M
ˆ ˆ
Les critères AIC et BIC sont les plus utilisés. Ces critères sont basés sur la philosophie suivante :
plus la vraisemblance est grande, plus grande est donc la log-vraisemblance et meilleur est le
modèle (en terme d’ajustement). Cependant la vraisemblance augmente avec la complexité du
modèle, et choisir le modèle qui maximise la vraisemblance revient à choisir le modèle saturé. Ce
modèle est clairement sur-paramétré, il “sur-ajuste” les données (overfitting).
Modèle logistique Laurent Rouvière
40 Sélection et validation de modèles
1Ui≥0.25 si Xi ≥ 0.
Ui =
Les données sont représentées sur la figure 3.1 : environ 3/4 des labels valent 0 pour les valeurs
de Xi négatives et 1 pour les valeurs positives. Le modèle saturé ajuste parfaitement les
observations. Nous voyons cependant qu’il est difficile, pour ne pas dire impossible à utiliser dans
un contexte de prévision. De plus le modèle saturé possède ici n = 100 paramètres tandis que le
modèle logis- tique n’en possède que 2. Ceci est nettement plus avantageux pour expliquer Y d’un
point de vue descriptif.
Pour choisir des modèles plus parcimonieux, une stratégie consiste à pénaliser la vraisemblance
par une fonction du nombre de paramètres.
— Par définition l’AIC (Akaike Informative Criterion) pour un modèle M de dimension p est
défini par
AIC(M) = —2 L n ( Mˆ ) + 2p.
BIC(M) = —2 L n ( Mˆ ) + p log(n).
On choisira le modèle qui possède le plus petit AIC ou BIC. L’utilisation de ces critères est
simple. Pour chaque modèle concurrent le critère de choix de modèles est calculé et le modèle qui
présente le plus faible est sélectionné.
Remarque 3.2 — Remarquons que certains logiciels utilisent— AIC et BIC il est donc
prudent de bien vérifier dans quel sens doivent être optimisés ces critères (maximisation ou
minimisation). Ceci peut être fait aisément en comparant un modèle très mauvais (composé
uniquement de la constante par exemple) à un bon modèle et de vérifier dans quel sens
varient les critères de choix.
— Les pénalités ne sont pas choisies au hasard... Le critère BIC est issue de la théorie Bayé-
sienne. En deux mots, les modèles candidats sont vus comme des variables aléatoires sur
lesquels on met une loi de probabilité a priori. Dans ce contexte, choisir le modèle qui
possède le plus petit BIC revient à choisir le modèle qui maximise la probabilité a
posteriori.
3.1.4 Apprentissage/validation
Ce critère mesure la performance d’un modèle en terme de prévision. Il convient donc de définir
au préalable une règle de prévision pour un modèle logistique. Un modèle Mβ fournit une
estimation
pˆβ (x) = pβˆ(x), il est naturel de définir de définir une règle de gˆ β à partir de cette
prévision estimation :
( ≥
gˆ β x) = 1 si pˆβ (x) s
0 sinon,
1.
1.
0
0
+ + + + + +
Y
0.
0.
5
5
+ + + + ++ +++++ +++ + ++ + + + + + + +++++++ +++ + ++ + +
0.
0.
0
0
+ +
−2 0 2 −2 0 2
X X
FIGURE 3.1 – Gauche : Représentation des observations (gauche). Droite : Représentation des
modèles saturés (pointillés) et logistique (trait plein).
Définition 3.2 Etant donné gˆ : Rp+1 → {0, 1} une règle de prévision construite à partir d’un
échantillon Ðn = (X1, Y1), . . . , (Xn, Yn), on définit la probabilité d’erreur de gˆ par
L(gˆ) = P(gˆ(X) /= Y |Ðn).
Etant donné K règles gˆ k , k = 1, . . . , K, l’approche consiste à
1. estimer les probabilités d’erreur de toutes les règles candidates à l’aide de l’échantillon ;
2. choisir la règle qui possède la plus petite estimation.
Toute la difficulté est de trouver un “bon” estimateur de L(gˆ). Une première idée serait d’utiliser
n
1Σ
ˆ
L (gˆ) = 1 {gˆ(X )/=Y }.
n i i
i=1
m
On choisira la règle qui minimise Lˆ ( gˆ k ) . Il est facile de voir que Lˆ ( gˆ k ) est un estimateur sans
biais de L(gˆk ) puisque, conditionnellement à Ðℓ, m Lˆ ( gˆ k ) suit une loi Binomiale Bin(m, L(gˆk )).
Apprentissage
Séparation
Toutes les variables
Estimations des modèles
Y
concurrents
Y X
Y Validation
Uniquement les X
Données de départ
Y X
E1
E2
Ek
EK
FIGURE 3.3 – Découpage de l’échantillon pour la validation croisée. L’échantillon
d’apprentissage correspond à la partie hachurée.
On obtient ainsi une prévision pour chaque individu de la division Ek et une fois les K procédures
apprentissage-validation effectuées, on a une prévision pour tous les individus de l’échantillon.
Il suffit alors de comparer ces prévisions aux valeurs observées pour obtenir une estimation de
la probabilité d’erreur de la règle. Le modèle retenu sera le modèle qui conduit à l’estimation
minimale.
Bien entendu le choix du nombre K de parties n’est pas anodin.
— Plus K est faible, plus la capacité de prévision sera évaluée dans de nombreux cas puisque
le nombre d’observations dans la validation sera élevé, mais moins l’estimation sera
précise puisque moins de données seront utilisées pour estimer les paramètres du modèle ;
— Au contraire, un K élevé conduit à peu d’observations dans la validation et donc à une plus
grande variance dans l’estimation de la probabilité d’erreur.
Remarque 3.3 Sous R, la librairie boot permet d’estimer le pourcentage de mal classées par
validation croisée. Si, par exemple, on considère le modèle composé des 6 variables explicatives sur
les données du cancer de la prostate, on obtient :
Modèle de départ
Modèle en cours = M0
AIC M0 meilleur
Les procédures que nous venons d’étudier permettent de sélectionner un modèle à partir d’une
famille de modèles donnée. Une autre approche de la sélection de modèle consiste à chercher
parmi les variables X1, . . . , Xp, celles qui “expliquent le mieux” Y . Par exemple, pour la régression
logistique, nous pourrions nous poser le problème de chercher le meilleur sous-ensemble des
p variables explicatives pour un critère C donné (AIC, BIC...). Le nombre de sous ensembles
de p variables étant 2p, nous serions en présence de 2p modèles logistiques possibles, c’est-à-
dire 2p modèles différents. Bien entendu, nous sélectionnerions le modèle qui optimiserait le
critère C. Cependant, dans de nombreuses situations, p est grand et par conséquent le nombre
de modèles considérés est “très grand”. Les algorithmes d’optimisation du critère C
deviennent très coûteux en temps de calcul. On préfère alors souvent utiliser des méthodes de
recherche pas à pas.
Exemple 3.4 Reprenons l’exemple des données du cancer de la prostate. Nous allons
sélectionner des modèles par les différentes approches pas à pas.
1. Méthode ascendante : le modèle initial est constitué uniquement de la variable age.
> model_age<-glm(Y~age,data=donnees,family=binomial)
> model_asc<-step(model_age,direction="forward",scope=list(upper=
formula("Y~(age+acide+rayonx+taille+grade+[Link].)")))
> model_asc
Coefficients:
(Intercept) age rayonx1 taille1 [Link].
2.65636 -0.06523 2.08995 1.75652 2.34941
2. Méthode descendante : le modèle initial est ici constitué de toutes les variables
(sans interactions).
> modelcomplet<-glm(Y~.,data=donnees,family=binomial)
> model_des<-step(modelcomplet,direction="backward")
> model_des
Coefficients:
(Intercept) acide rayonx1 taille1 [Link].
9.067 -9.862 2.093 1.591 10.410
3. Méthode progressive : le modèle initial est ici constitué de toutes les variables
(sans interactions).
> model_pro<-step(modelcomplet,direction="both")
> model_pro
Coefficients:
(Intercept) acide rayonx1 taille1 [Link].
9.067 -9.862 2.093 1.591 10.410
On peut également mettre des variables d’interactions parmi les variables candidates.
> model_pro1<-step(modelcomplet,direction="both",scope=list(upper=formula("Y~(age+acide+
rayonx+taille+grade+[Link].)^2"),lower=formula("Y~1")))
> model_pro1
Coefficients:
(Intercept) acide rayonx1 taille1
49.385 -49.186 3.135 -2.635
grade1 [Link]. taille1:grade1 taille1:[Link].
1.227 53.329 -14.264 -21.719
acide:grade1
17.629
Nous voyons sur cet exemple que suivant le choix de la méthode pas à pas et du modèle initial, les
modèles sélectionnés diffèrent. La sélection d’un seul modèle peut s’effectuer en deux temps :
1. On sélectionne un nombre faible (entre 5 et 10 par exemple) de modèles candidats via des
algorithmes pas à pas ;
Une fois le modèle choisi, il est nécessaire de mener une étude plus approfondie de ce dernier qui
permettra de le “valider” ou de l’affiner (suppression de points aberrants, analyse des résidus....).
Généralement, on écrit les hypothèses d’un test entre modèles emboités en terme de nullité de
certains coefficients (ceux du grand modèle qui ne sont pas dans le petit). Il est difficile de
présenter dans un cadre général une telle écriture puisque l’on a pas d’écriture générale de modèle
saturé. C’est pourquoi, on commettra l’abus d’écrire les hypothèses sous cette forme
— H0 : le modèle considéré à Mβ de dimension p est adéquat ;
— H1 : le modèle saturé adéquat.
Cependant, dans la plupart des cas, on pourra écrire les hypothèses de ce test en terme de nullité
de certains coefficients du modèle saturé.
contre le modèle saturé qui (sous réserve que tous les croisements entre X1 et X2 soient observés)
va ici s’écrire
logit psat(x) = γ0 + γ11x1=1 + γ21x2=1 + γ31x1 =11x2=1.
Sur cet exemple, les hypothèses du test de deviance vont s’écrire H0 : γ3 = 0 contre H1 : γ3 /= 0.
H0 conservé H0 repoussé
densité
[Link].150.200.25
0 2 4 6 8 10
D
FIGURE 3.5 – Test de déviance, la droite horizontale représente le seuil de rejet Dc = q1−α(T —
p).
Remarque 3.4 La validité de la loi et donc du test n’est qu’asymptotique, il est nécessaire
d’avoir un peu de recul quant aux conclusions. Ce test ne peut être utilisé qu’en présence de
données répétées. En effet, l’approximation de la loi de la déviance par une loi du χ2 est d’autant
plus valable lorsque le nombre de répétitions aux points du design est grand. En présence de
données
individuelles (aucune répétition sur les points du design), DMβ ne suit pas une loi du χ2 : le test
d’adéquation d’Hosmer Lemeshow est alors conseillé.
Exemple 3.6 Voici un exemple de calcul des résidus avec R sur les données du cancer de la
prostate.
> model<-glm(Y~rayonx+taille+grade+[Link].+taille:grade+grade:[Link].,data=donnees,
family=binomial)
> res_dev <- residuals(model) #residus de deviance
> res_pear <- residuals(model,type="pearson") #residus de Pearson
> res_dev_stand <- rstandard(model) #residu de deviance standardises
> H <- influence(model)$hat #diagonale de la hat matrix
> res_pear_stand <- res_pear/sqrt(1-H) #residu de Pearson standardises
26
34
2 1
Résidus studentisés par
0
VC
−
1
−
2
0 10 20 30 40 50
Index
0
VC
−
1
−
2
−5 0 5 10
prévision linéaire
2
26
15
10
5
0
−
5
FIGURE 3.8 – Résidus partiels pour la variable [Link]., le trait continu représente le résumé
lissé des données par l’estimateur loess, le trait discontinu représente l’estimateur linéaire
par moindre carré.
Même si l’ajustement n’est pas “parfaitement linéaire”, la figure 3.8 montre qu’aucune transforma-
tion n’est nécessaire, les résidus partiels étant répartis le long de la droite ajustée.
Exemple 3.8 Etudions ici les résidus partiels de la variable age pour l’exemple sur les
données de panne du TP 1 (voir exemple 2.6).
0
"age"]
−
1
−
2
5 10 15
donnees$age
Mallows (1986) propose d’utiliser les résidus partiels augmentés qui dans certaines situations per-
mettent de mieux dégager cette tendance. Les résidus partiels augmentés pour la jème variable
nécessitent un nouveau modèle logistique identique mis à part le fait qu’une variable explicative
supplémentaire est ajoutée : Xp+1 = X2 jla jème variable élevée au carré. Le nouveau vecteur de
coefficient β du modèle est estimé et les résidus partiels sont alors définis comme
Yi — pˆi
εˆP A = + βˆ X + βˆ X2 .
j .j p+1 .j
.j
pˆi(1 — pˆi )
L’analyse des diagrammes est identique à ceux des résidus partiels. Pour une analyse plus
complète sur l’utilisation des résidus, on pourra se reporter au chapitre 5 de l’ouvrage de Collet
(2003).
Points leviers
Par définition les points leviers sont les points du design qui déterminent très fortement leur
propre estimation. Nous avons vu que l’algorithme d’estimation des paramètres effectue à chaque
étape une régression linéaire et s’arrête lorsque le processus devient stationnaire :
βˆ = (X′W ˆX)−1X′W ˆZ,
β β
où H est une matrice de projection selon la métrique Wβˆ. Comme nous transformons X βˆ par
une fonction monotone, des X βˆ extrêmes entraînent des valeurs de pˆ extrêmes. Nous allons
donc utiliser la même méthode de diagnostic que celle de la régression simple avec une nouvelle
matrice de projection H. Pour la ième prédiction linéaire nous avons
Σ
[Xβˆ] i = HiiZi + HijZj.
j/=i
Si Hii est grand relativement aux Hij, j /= i alors la ième observation contribue fortement à
la construction de [Xβˆ] i . On dira que le “poids” de l’observation i sur sa propre estimation
vaut Hii.
Comme H est un projecteur nous savons que 0 ≤ Hii ≤1. Nous avons les cas extrêmes suivants :
— si Hii = 1, pˆi est entièrement déterminé par Yi car Hij = 0 pour tout j.
— si Hii = 0, Yi n’a pas d’influence sur pˆi .
La trace d’un projecteur étant égale à la dimension du sous espace dans lequel on projette, on
a tr(H) =Σi Hii = p. Donc en moyenne Hii vaut p/n. Pour dire que la valeur de Hii contribue trop
fortement à la construction de pˆ i , il faut un seuil au delà duquel le point est un point levier.
Par
habitude, si Hii > 2p/n ou si Hii > 3p/n alors le ième point est déclaré comme un point levier.
En pratique un tracé de Hii est effectué et l’on cherche les points dont le Hii est supérieur à 3p/n
ou 2p/n. Ces points sont leviers et leur valeur influe fortement sur leur propre prévision.
> p<-length(model$coefficients)
> n<-nrow(donnees)
> plot(influence(model)$hat,type="h",ylab="hii")
> seuil1<-3*p/n
> abline(h=seuil1,col=1,lty=2)
> seuil2<-2*p/n
> abline(h=seuil2,col=1,lty=3)
34
0.5
9
0.4
0.3
hii
0.2
0.1
0.0
0 10 20 30 40 50
Index
Points influents
Les points influents sont des points qui influent sur le modèle de telle sorte que si on les enlève,
alors l’estimation des coefficients sera fortement changée. La mesure la plus classique d’influence
est la distance de Cook. Il s’agit d’une distance entre le coefficient estimé avec toutes les
observations et celui estimé avec toutes les observations sauf une. La distance de Cook pour
l’individu i est définie par
1 ˆ r2P iHii
Di = (β — βˆ)′ X′ W ˆ X(βˆ — βˆ) ≈ ,
(i) β (i) 2
p p(1 — Hii)
34
0.8
0.6
Distance de
Cook
0.4 0.2
0.0
0 10 20 30 40 50
Index
Nous traitons dans ce chapitre le cas où la variable à expliquer Y prend plus de deux
modalités. Pour simplifier les notations, nous supposerons que Y peut prendre K valeurs 1, . . .
, K. Nous cherchons donc à expliquer Y par le vecteur X = (1, X1, . . . , Xp)′ des variables
explicatives (Xj étant qualitatives, quantitatives ou pouvant représenter des interactions). Nous
distinguons deux cas :
— les modalités de Y sont ordonnées : il existe une hiérarchie naturelle entre elles. Par
exemple le degré de satisfaction relativement à un produit, le degré d’adhésion à une
opinion... En biostatistique, il peut s’agir d’un diagnostic sur l’état de santé (très bonne,
bonne, moyenne, mauvais santé), sur le stade d’évolution d’une maladie, ou encore sur la
taille ou la nature d’une tumeur (tumeur absente, bénigne, ou maligne). On parle dans ce
cas de modèle polytomique ordonné ;
— il n’existe pas de relation d’ordre sur les modalités de Y , la variable à expliquer est
purement nominale : accord pour un prêt (oui, non, examen du dossier). On parle dans ce
cas de modèle polytomique nominal où de modèle polytomique multinomial.
Tout comme dans le cas binaire, nous cherchons ici à modéliser la loi | de Y X = x. Si on
{ }
suppose que Y prend ses valeurs dans 1, . . . , K , le problème va consister à mettre une forme
paramé- trique sur les probabilités πj =| P(Y = j X = x), j = 1, . . . , K. Que les données soient
{
individuelles (yi, xi),} i = 1, . . . , {n ou répétées (yit, xt), i = 1, . .}. , nt, t = 1, . . . , T , on
supposera que les ob- servations sont indépendantes. Dans ce chapitre, nous n’aborderons pas
en détails les méthodes d’estimations ainsi que les comportements asymptotiques des estimateurs.
Une fois les conditions d’identifiabilité des modèles vérifiées, l’estimation des paramètres se fera par
maximum de vraisem- blance. Sous des conditions du même type que celles présentées dans le
cas binaire, on admettra les résultats classiques sur le comportement asymptotique des
estimateurs : variance asymptotique se déduisant de la matrice d’information de Fisher,
normalité asymptotique de l’estimateur du maximum de vraisemblance, tests de Wald, du
rapport de vraisemblance et du score...
1 n
πˆ j t = Σt
nt 1Y it =j ,
i=1
c’est-à-dire par la proportion des Yit prenant la valeur j au point xt. On note π(t) = (π1t, . . . , π(K−1)t)′.
nt !
nt ′
Σ
Σ 1Yit=1, . . . 1Y it =K−1
i=1
, i=1
suit une loi multinomiale (nt, π(t)). On comprend bien pourquoi ce modèle présente un intérêt
uniquement en présence deMdonnées répétées. En effet, en présence de données individuelles (nt =
1), chaque paramètre est estimé à partir d’une seule observation et on obtient de très faibles
performances pour les estimateurs.
P(Y = 1|X = x) = P(β˜0 + β1x + ǫ > s) = P(—ǫ < —s + β˜0 + β1x) = F (β0 + β1x)
F (x) = 1 exp(x)
= , (4.1)
1 + exp(—x) 1+
exp(x)
on obtient le modèle logistique étudié dans les chapitres précédents. Si F est la fonction de
répar- tition associée à la loi normale centrée réduite, nous obtenons alors le modèle probit (voir
Laurent Rouvière Modèle logistique
4.2 Modèle polytomique ordonné 57
section 1.3 et figure 4.1).
1.0
0.8
0.6
0.4
0.2
0.0
−4 −2 0 2 4
FIGURE 4.1 – Fonctions de répartition des lois normale (trait plein) et logistique (tirets).
4.2.2 Généralisation
Le modèle polytomique ordonné peut être présenté comme une généralisation du modèle dichoto-
mique présenté dans la partie précédente, avec cette fois Y prenant K modalités ordonnées. On
se place toujours dans le cas d’une seule variable explicative X. On introduit non plus un seul
seuil, mais plusieurs seuils α1, . . . , αK−1 déterministes tels que :
1 si Y ⋆ <
(Y |X = x) j si αj−1 ≤ Y ⋆ < αj, j = 2, . . . , K —
α avec Y ⋆ = β1x + ǫ.
, 1
= , 1
k si Y ≥ αK−1
⋆
Le choix de la fonction de répartition logistique (4.1) conduit au modèle :
ou encore
logit βpj (x) = logit Pβ(Y ≤ j|X = x) = αj — β1x, j = 1, . . . , K — 1. (4.2)
Si on est en présence de p variables explicatives, le modèle devient
ou encore
j exp(αj — β1x1 — . . . — βpxp)
p (x) = 1 + exp(αj — β1x1 — . . . — βpxp).
β
Dans ce modèle, seule la constante diffère suivant les différents niveaux de Y . Ce modèle nécessite
ΣK
l’estimation de p+K —1 coefficients (p pentes et K —1 constantes car j=1 Pβ(Y = j|X = x) = 1).
Remarque 4.1 Suivant le logiciel les coefficients estimés peuvent différer. La procédure
LOGISTIC de SAS estime par exemple les pentes — bj = βj. Sous R les fonctions polr, lmr et
vglm des librairies MASS, Design et VGAM permettent de construire des modèles logistiques pour
expliquer une variable qualitative ordinale. Il est important de consulter l’aide de la fonction afin de
connaître la signification des coefficients estimés.
Exemple 4.1 La fonction polr de la librairie MASS utilise un modèle de la forme (4.2) et (4.3).
Reprenons le jeu de données du TP2.
On pose à 195 étudiants la question : si vous trouvez un portefeuille dans la rue contenant de
l’argent et des papiers :
— vous gardez tout (réponse 1) ;
— vous gardez l’argent et rendez le portefeuille (réponse 2) ;
— vous rendez tout (réponse 3).
On construit alors la variable WALLET telle que
— WALLET=1 si l’étudiant répond 1 ;
— WALLET=2 si l’étudiant répond 2 ;
— WALLET=3 si l’étudiant répond 3
; Pour chaque étudiant, on note :
— Le sexe (variable MALE=1 si homme, 0 si femme) ;
— la nature des études suivies (variable BUSINESS= 1 pour les écoles de commerce, 0 pour les
autres écoles) ;
— l’existence de punitions passées (variable PUNISH=1 si puni seulement à l’école primaire, 2
si puni seulement à l’école primaire et secondaire et 3 si puni seulement à l’école primaire,
secondaire et supérieur) ;
— l’explication ou pas par les parents des punitions reçues dans l’enfance (variable
EXPLAIN=1 si les parents expliquaient, 0 sinon).
On cherche à expliquer la variable WALLET par les autres variables. On note Y = WALLET, X1 =
MALE, X2 = BUSINESS, X3 = PUNISH = 1 et X4 = EXPLAIN. Le modèle s’écrit
Coefficients:
male1 business1 punish2 punish3 explain1
-1.0598227 -0.7388746 -0.6276423 -1.4030892 1.0518775
Intercepts:
1|2 2|3
-2.5678520 -0.7890143
Tout comme dans le cas binaire, on peut tester la nullité d’un sous ensemble de coefficients à
l’aide des statistiques de Wald, du rapport de vraisemblance et du score. Par exemple, on obtient la
probabilité critique du test du rapport de vraisemblance pour le test H0 : β1 = . . . = β5 = 0
contre H1 : Ej ∈ {1, . . . , 5}, βj /= 0 avec les commandes
> model0 <- polr(wallet~1,data=donnees)
> statRV <- -2*(logLik(model0)-logLik(model))
> 1-pchisq(statRV,df=length(coef(model))-length(coef(model0)))
[1] 1.589732e-08
attr(,"df")
[1] 2
attr(,"class")
[1] "logLik"
=j 2
j=1
x
β p (x) = αj — β1x = ηj(x).
FIGURE 4.2 – Représentation du modèle logit j
Si on envisage des valeurs différentes pour les paramètres de pentes βm (m = 1, . . . , p) alors les
droites de la figure 4.2 vont se couper. Il est facile de voir que ceci remet en cause le caractère
ordonné des modalités de la variable expliquée. En effet, supposons qu’au delà d’une valeur x0, la
première droite (j = 1) se situe au-dessus de la seconde (j = 2), on a alors :
Un tel résultat est évidemment gênant : il remet en cause la modélisation retenue, qui distribue
les différentes modalités de Y sur un même axe ordonné. Il faut dans ce cas se tourner vers un
modèle plus général (voir section 4.3).
Dans le cas où la variable Y est ordonnée, on définit l’odds d’un individu xi relativement à l’évè-
nement {Y ≤ j} par
Pβ(Y ≤ j|X = x)
odds(x ) = = exp(α — x′ β).
i j
1 — Pβ(Y ≤ j|X = x)
L’odds ratio entre deux individus xi et xi′ relativement à l’évènement {Y ≤ j} s’écrit donc
Cet odds ratio ne dépend pas de la modalité j, on dit que l’hypothèse des seuils aléatoires se
traduit par une “hypothèse de proportionnalité des odds ratio”.
converge en loi vers un χ p(K−2) (Iˆ H 0 est un estimateur de la matrice d’information de Fisher du
2
soit égal à — log 2 et que pour une note fixée x, le modèle fournisse les estimations :
1 1 1
Pβˆ(Y = ”AB”|X = x) = , Pβˆ(Y = ”B”|X = x) = et Pβˆ(Y = ”TB”|X = x) = .
4 2 4
Dans ce cas, on déduit de (4.4) les tableaux suivants :
4.3.1 Le modèle
Désignons par {1, . . . , K} les modalités (non ordonnées) de Y et par X = (1, X1, . . . , Xp) les p
variables explicatives. Tout comme pour le modèle dichotomique, nous allons chercher à modéliser
ΣK
les probabilités P(Y = j|X = x) pour j = 1, . . . , K. Comme j=1 P(Y = j|X = x) = 1, il suffit
de modéliser les probabilités P(Y = j| X = x) pour j = 1, . . . , K 1 par exemple. Nous prenons
ici le groupe K comme groupe témoin et définissons le modèle multinomial par
pj P (Y = j|X = x)
(x)
log β = log β = βj + β j x + . . . + β j x = x′βj, j = 1, . . . , K — 1.
0 1 1 p p
pβK(x) Pβ(Y = K|X = x)
On a alors
j
exp(x′βj)
pβ(x) = Σ K−1 (4.6)
1 + k=1 exp(x′βk)
avec pour convention βK = 0.
Remarque 4.2 — Si K = 2, on retombe sur le modèle logistique dans le cas binaire.
— L’inconvénient majeur de ce modèle est la multiplication des paramètres à estimer (un
vecteur de paramètres βj pour K—1 modalités de Y ) qui rend les résultats plus délicats
à interpréter.
— Bien entendu, le choix du groupe de référence à une importance sur la valeur des paramètres
estimés mais pas sur le modèle : quel que soit le groupe de référence choisi, les probabilités
estimés Pβ(Y = j |X = x) seront bien entendu identiques.
— Sous R, les fonctions multinom et vglm des librairies nnet et VGAM permettent d’ajuster
un modèle polytomique nominal. Sous SAS, on utilise la procédure CATMOD ou la procédure
LOGISTIC avec l’option link=glogit.
où pj(x)
| = P(Y = j X = x) est défini par (4.6). La vraisemblance suit donc une loi
M multinomiale (1, p1(x), . . . , pk(x)). C’est pour cela que ce modèle est également appelé
“modèle polytomique multinomial”. Les estimateurs du maximum de vraisemblance s’obtiennent
une fois de plus en an- nulant les dérivées partielles par rapport aux différents paramètres de la
vraisemblance de l’échan- tillon. Comme pour le cas dichotomique, il n’y a pas de solutions
explicites pour les estimateurs et on a recours à des méthodes numériques pour les calculer. Il
n’y a pas de réelles nouveautés par rapport au cas binaire, l’algorithme est simplement plus
délicat à écrire à cause de la multi- plication du nombre de paramètres. Le lecteur pourra
consulter l’ouvrage d’Hosmer & Lemeshow
(2000) pour plus de détails.
Les odds ratio n’apparaissent généralement pas dans les sorties logiciels pour le modèle
multi- nomial : il faut donc les calculer à la main en prenant garde au codage particulier des
variables explicatives qualitatives. On rappelle que pour un individu x, l’odds d’un
évènement Y = j est égal | au rapport P(Y
/ = j X = x)/P(Y = j X = x). Dans le cas du modèle
|
multinomial, on définit l’odds d’un évènement j1 contre un évènement j2 par
Pβ(Y = j1|X = x)
odds(x, Y = j vs Y = j ) = = exp((βj1 — βj2 )′x).
1 2
Pβ (Y = j2|X = x)
Et pour deux individus xi et xi′ , on définit alors l’odds ratio par
Ainsi si les deux individus xi et xi′ ne diffèrent que d’une unité pour la variable ℓ, on a
j1 j2
OR(xi, xi′ , Y = j1 vs Y = j2) = exp(βℓ — βℓ ).
Exemple 4.2 Nous reprenons le problème de l’exemple 4.1 et considérons le modèle polytomique
nominal
pβj (x)
log = β j + β j1 x =1 + β j1 x =1 + β j1 x =2 + β j1 x =3 + β j1 x =1 , j = 1, 2.
3 0 1 2 3 4 5
pβ (x) 1
2 3 3 4
Coefficients:
(Intercept) male1 business1 punish2 punish3 explain1
2 1.299394 -0.09558412 -0.7635377 -0.8959272 -1.788003 0.7957086
3 2.406209 -1.26720191 -1.1791095 -1.1450957 -2.141172 1.5935325
Coefficients:
(Intercept):1 (Intercept):2 male1:1 male1:2 business1:1
-2.4062095 -1.1068174 1.2672025 1.1716184 1.1791118
business1:2 punish2:1 punish2:2 punish3:1 punish3:2
0.4155709 1.1450946 0.2491692 2.1411709 0.3531734
explain1:1 explain1:2
-1.5935357 -0.7978215
Tout comme pour les autres modèles, on peut tester la nullité d’un sous ensemble de coefficients à
l’aide des statistiques de Wald, du rapport de vraisemblance et du score. Par exemple, on obtient la
probabilité critique du test du rapport de vraisemblance pour le test H0 : βj = . . . = βj = 0 contre
1 5
H1 : E(j, k) ∈ {1, 2} × {1, . . . , 5}, βkj /= 0 avec les commandes
> model5 <- vglm(wallet~1,data=donnees,multinomial)
[1] "head(extra$orig.w)"
NULL
> statRV <- -2*(logLik(model5)-logLik(model4))
> 1-pchisq(statRV,df=length(coef(model4))-length(coef(model5)))
[1] 2.087963e-07
Exemple 4.3 Nous terminons cette partie par un exemple de calcul d’odds ratio sur R. On
consi- dère le problème d’expliquer Y à trois niveaux 1,2 et 3 par X une variable qualitative à
trois modalités a, b et c. Les données sont obtenues par les commandes :
> Y <- factor(c(rep(3,5),rep(2,5),rep(1,5)))
> [Link](189)
> X <- factor(sample(c(rep("a",5),rep("b",5),rep("c",5))))
> donnees <- [Link](X,Y)
Nous remarquons que le niveau de référence de Y est ici 1. On veut calculer l’odds ratio OR(b, c, Y =
2 vs Y = 3). On calcule d’abord odds(b, Y = 2 vs Y = 3) et odds(c, Y = 2 vs Y = 3)
> oddb23 <- exp(beta[1,1]+beta[1,2]-beta[2,1]-beta[2,2])
> oddc23 <- exp(beta[1,1]+beta[1,3]-beta[2,1]-beta[2,3])
Si un estimateur sans biais atteint la borne de Cramer-Rao, on dit qu’il est efficace.
∂ ∂ i
Eh ∂θ ln f (X, θ)∂θ ln f (X, h ∂2
i =— ln f (X, θ) .
∂θ
θ) E ∂θ
i j i j
On montre alors que pour tout estimateur sans biais θˆ et pour tout u ∈ Rk
V(u′θˆ) ≥ u ′ [I (θ)]
−1
u,
n
Définition A.1 On appelle fonction de vraisemblance de θ pour une réalisation donnée x1, . . . , xn
de l’échantillon, la fonction de θ :
n
Y
L(θ; x1, . . . , xn) = fθ(xi).
i=1
66 Modèle logistique multi-classes
Une telle solution dépend de x1, . . . , xn (θˆ = h(x1, . . . , xn)). La statistique θˆ = h(X1, . . . , Xn) est
appelée estimateur du maximum de vraisemblance (EMV).
Théorème A.2 Soit θˆ l’estimateur du maximum de vraisemblance défini ci dessus. Sous certaines
conditions de régularité, on a :
— θˆ converge presque sûrement vers θ (il est donc asymptotiquement sans biais) ;
— θˆ est asymptotiquement normal :
√
n(θˆ — θ) →L N (0, [I(θ)]
−1
).
Coefficients:
(Intercept) Xnon_fumeur
1.466 -2.773
On note Y la variable qui prend pour valeur 1 si l’individu est malade, 0 sinon et X la variable
explicative (fumeur ou non fumeur).
1. Ecrire le modèle logistique. Quelle est la probabilité P(Y = 1| X = fumeur) estimée par
ce modèle ?
2. Ce résultat vous paraît-il surprenant ?
Pour un individu (X, Y ), on définit S la variable indicatrice d’appartenance à l’échantillon de
l’individu, i.e.,
1 si l’individu est dans l’échantillon
S
0 sinon.
=
On définit également :
— τ1 = P(S = 1 Y | = 1, X = x) = P(S = 1 Y = 1) : taux de sondage dans le groupe 1
(malade). |
— τ0 = P(S = 1 Y | = 0, X = x) = P(S = 1 Y = 0) : taux de sondage dans le groupe 0
(malade). |
— p0(x) = P(Y = 1|X = x, S = 1).
— p(x) = P(Y = 1|X = x).
3. Montrer à l’aide du théorème de Bayes que :
τ1
logit p (x) = log + logit p(x).
0
τ0
4. On définit
— π1 = P(Y = 1) la probabilité à priori d’appartenance au groupe 1 ;
— π0 = P(Y = 0) la probabilité à priori d’appartenance au groupe 0 ;
Commentaires
Cette exercice nous montre que la manière de constituer l’échantillon d’apprentissage (X1, Y1), . . . ,
(Xn, Yn) est un point important qui ne doit pas être ignoré. On distingue essentiellement deux
schémas d’échantillonnage :
Le schéma de mélange : tous les individus ont la même probabilité d’être sélectionnés
dans l’échantillon. Les observations sont tirées aléatoirement sans distinction des groupes
0 et
1. Dans ce cas, les proportions d’individus par groupe sont sensiblement identiques dans
l’échantillon et dans la population. On peut montrer que les estimateurs du maximum de
vraisemblance des πi sont les quantités ni/n.
Le schéma rétrospectif : les proportions d’individus par groupe ne sont pas les mêmes
dans l’échantillon et dans la population. Ce schéma d’échantillonnage est souvent utilisé
lorsque les probabilités πi (probabilité d’appartenance au groupe i) sont très différentes les
unes des autres. Dans de tels cas, le schéma de mélange conduit à travailler avec des
effectifs trop petits dans certains groupes, alors que le schéma rétrospectif permet de
travailler avec des effectifs comparables. Par exemple, en diagnostic médical, on a souvent
des problèmes de discrimination entre deux groupes où l’un des groupes (1 par
exemple) est associé à une maladie et l’autre est caractéristique de l’absence de cette
maladie. Dans de telles situations, on a bien sûr π1 beaucoup plus petit que π0. L’usage
consiste alors à étudier deux échantillons de taille à peu~ près équivalente (n1 n0), le
premier étant celui des malades, le second celui des individus sains (voir exercice
précédent).
Pour un tel schéma, le modèle logistique appliqué directement sur les données ne nous fournit pas
une estimation de P(Y = 1 X| = x) mais de P(Y = 1 X = x, S = 1). Une propriété
remarquable du modèle logistique | est que l’effet de ce changement de proportion entre
la population et l’échantillon n’intervient dans l’expression de la probabilité P(Y | =1X
= x) qu’au niveau de la constante β0 :
τ1
logit P(Y = 1|X = x) = logit P(Y = 1|X = x, S = 1) — log τ0 .
En pratique : lorsque l’échantillon (X1, Y1), . . . , (Xn, Yn) est constitué selon un schéma rétros-
pectif il faut :
1. Construire le modèle logistique sur cet échantillon. On obtient alors une estimation de
logit Pˆ ( Y = 1|X = x, S = 1) = β0 + β1x1 + . . . + βpxp.
2. On en déduit alors l’estimation de la probabilité recherchée
0 τ1 1 1 p p
logit Pˆ ( Y = 1|X = x) = β — log
τ0 +β x +...+β x .
A.3 Exercices
Exercice 1 On se place dans le cas où les données sont présentées sous forme binomiale
(répéti- tions au point de design xt). On note :
— T le nombre de points de design différents {x1, . . . , xT } ;
— nt le nombre de répétitions au point xt ;
Σnt
— st le nombre de succès au point xt : st = i=1 yit ;
— y¯t = n le nombre moyen de succès au point xt.
st
Σ
t=1
T nt n
p(xt)
= log + + log(1 — p(xt))
t=1
st i=1
1 — p(xt)
Σ nt y¯t
log
Coefficients:
(Intercept) Aa2 Bb2 Bb3
5.690e-01 1.882e-01 -6.310e-16 -1.716e+00
Coefficients:
(Intercept) Aa2 Bb2 Bb3 Aa2:Bb2 Aa2:Bb3
-19.57 39.13 39.13 18.87 -58.70 -58.01
Coefficients:
Aa1:Bb1 Aa2:Bb1 Aa1:Bb2 Aa2:Bb2 Aa1:Bb3 Aa2:Bb3
-1.957e+01 1.957e+01 1.957e+01 -2.748e-16 -6.931e-01 -1.957e+01
Identifier les paramètres estimés à l’aide de la matrice de codage disjonctif complet étudiée à
la question précédente. Montrer que les modèles model1 et model2 sont équivalents
(on pourra montrer que les probabilités P(Y | = 1 X = x) estimées par les deux modèles
sont les mêmes pour tout x).
Exercice 3 Le traitement du cancer de la prostate change si le cancer a atteint ou non les nøeuds
lymphatiques entourant la prostate. Pour éviter une investigation lourde (ouverture de la cavité
abdominale) un certain nombre de variables sont considérées comme explicative de la variable Y
binaire : Y = 0 le cancer n’a pas atteint le réseau lymphatique, Y = 1 le cancer a atteint le réseau
lymphatique. Le but de cette étude est donc d’essayer d’expliquer Y par les variables suivantes.
— âge du patient au moment du diagnostic age
— le niveau d’acide phosphatase sérique acide, que l’on appellera par la suite niveau d’acidité
— Le résultat d’une analyse par rayon X, 0= négatif, 1=positif rayonx
— La taille de la tumeur, 0=petite, 1=grande, taille
— L’état pathologique de la tumeur déterminée par biopsie, 0=moyen, 1=grave, grade
— Le logarithme népérien du niveau d’acidité [Link]
On a construit 10 modèles logistiques dont les sorties R sont présentées dans le tableau A.7.
On souhaite donner une prévision pour la probabilité P(Y| = 1 X = x) pour cinq nouveaux
individus. Reporter dans le tableau suivant les probabilités estimées par les différents
modèles.
Modèle
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9 M10
Individu
(61,0.60,1,0,1,-0.51)
(49,0.86,0,0,1,-0.15)
(67,0.72,1,0,1,-0.33)
(51,0.95,1,1,1,-0.05)
TaBLE A.6 – Probabilités estimés par les différents modèles.
MODELE 1 MODELE 2
glm(formula = Y ~ age + acide, ...) glm(formula = Y ~ [Link]. + rayonx, ...)
Coefficients: Coefficients:
(Intercept) age acide (Intercept) [Link]. rayonx1
1.32811 -0.05639 2.14004 -0.3308 2.0363 2.1020
MODELE 3 MODELE 4
glm(formula = Y ~ taille + grade +
glm(formula = Y ~ taille + grade, ...)
taille:grade, ...)
Coefficients:
Coefficients:
(Intercept) taille1 grade1
(Intercept) taille1 grade1 taille1:grade1
-1.6008 1.4253 0.7293
-2.251 2.588 2.657 -2.860
MODELE 5 MODELE 6
glm(formula = Y ~ taille:grade - 1, ...)
glm(formula = Y ~ age + acide + age:acide, ...)
Coefficients:
taille0:grade0 taille1:grade0
Coefficients:
-2.2513 0.3365
(Intercept) age acide age:acide
-2.61203 0.00675 7.93956 -0.09282
taille0:grade1 taille1:grade1
0.4055 0.1335
MODELE 7 MODELE 8
glm(formula = Y ~ taille:grade - 1, ...)
glm(formula = Y ~ taille:age, ...)
Coefficients:
taille0:grade0 taille1:grade0
Coefficients:
-2.2513 0.3365
(Intercept) taille0:age taille1:age
2.79408 -0.07157 -0.04351
taille0:grade1 taille1:grade1
0.4055 0.1335
MODELE 9 MODELE 10
glm(formula = Y ~ taille:[Link].
+ rayonx:grade - 1, ...)
glm(formula = Y ~ taille:(age + grade), ...)
Coefficients:
taille0:[Link]. taille1:[Link]. Coefficients:
3.3406 0.9356 (Intercept) taille0:age taille1:age
3.17016 -0.09228 -0.04758
rayonx0:grade0 rayonx1:grade0
-0.6776 1.2771 taille0:grade1 taille1:grade1
2.79235 -0.23813
rayonx0:grade1 rayonx1:grade1
0.1129 2.3963
A.4 Correction
Exercice 1 La variable| S X = xt suit une loi binomiale Bin(nt, p(xt)). Dès lors la vraisemblance
s’écrit :
n n
Y Y t
n p(x t)nt (1 — p(xt ))nt−st.
P (S = st |X = xt )
i=1 = t=1
st
On obtient donc pour log-vraisemblance :
Σ
T
nt T
Σ
L(β) = log + [nt log p(xt) + (nt — st) log(1 — p(xt))] .
st t=1
t=1
On pourra consulter le livre de Collet (2003) (page 59) pour plus de détails.
1 1 0 0 0 1
1 0 1 0 1 0
X 1 0 1 1 0 0
1 1 0 0 1 0
= 1 1 0 1 0 0
1 0 1 0 0 1
1 1 0 0 0 1
1 0 1 1 0 0
1 0 1 0 1 0
1 1 0 0 0 1
Cette nouvelle matrice est de plein rang (égal à 4), le modèle est constitué de 4 paramètres
identifiables de manière unique.
x b1 b2 b3
a1 β0 β0 + Bb2 β0 + Bb3
a2 β0 + Aa2 β0 + +Aa2 + Bb2 β0 + Aa2 + Bb3
TaBLE A.8 – Valeur de logit p(x) pour les différentes classes.
1 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0
1 0 1 0 1 0 0 0 0 0 1 0
X 1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 0 0
1 1 0 0 1 0 0 1 0 0 0 0
= 1 1 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0
1 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0 1
1 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0
1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 0 0
1 0 1 0 1 0 0 0 0 0 1 0
1 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0
On peut montrer que le rang de cette matrice est m1m2 = 6. Dans sa procédure d’estimation,
R considère la matrice :
1 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0
1 0 1 0 1 0 0 0 0 0 1 0
1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 0 0
1 1 0 0 1 0 0 1 0 0 0 0
1 1 0 1 0 0 1 0 0 0 0
X
0 =
1 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0
1
1 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0
0
1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 0
0
1 0 1 0 1 0 0 0 0 0 1
0
1 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0
0
x b1 b2 b3
a1 β0 β0 + Bb2 β0 + Bb3
a2 β0 + Aa2 β0 + Aa2 + Bb2 + Aa2 : Bb2 β0 + Aa2 + Bb3 + Aa2 : Bb3
TaBLE A.9 – Valeur de logit p(x) pour les différentes classes.
6. En terme de matrice de codage, le modèle model2 ne considère que les variables
d’intérac- tions :
11 00 0 10 0 1 0 0 0
10 10 1 00 0 0 0 1 0
1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 0 0
1 1 0 0 1 0 0 1 0 0 0 0
1 1 0 1 0 0 1 0 0 0 0
X 0=
10 10 0 10 0 0 0 0 1
11 00 0 10 0 1 0 0 0
1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 0 0
1 0 1 0 1 0 0 0 0 0 1 0
11 00 0 10 0 1 0 0 0
Il est défini par :
x b1 b2 b3
a1 Aa1 : Bb1 Aa1 : Bb2 Aa3 : Bb3
a2 Aa2 : Bb1 Aa2 : Bb2 Aa2 : Bb3
TaBLE A.10 – Valeur de logit p(x) pour les différentes classes.
Pour montrer que ces modèles sont équivalents, il suffit de montrer que les logit sont
identitiques pour chaque classe dans les modèles model2 et model3.
Y<-factor(data[,names(data)=="Y"])
model1<-glm(Y~age+acide,data=donnees,family=binomial) #2 continues
model3<-glm(Y~taille+grade,data=donnees,family=binomial) #2 quali
model4<-glm(Y~taille+grade+taille:grade,data=donnees,family=binomial) #2 quali+inter
model5<-glm(Y~taille:grade-1,data=donnees,family=binomial) #= modele 4
model6<-glm(Y~age+acide+age:acide,data=donnees,family=binomial) # 2 conti+inter
model9<-glm(Y~taille:[Link].+rayonx:grade-1,data=donnees,family=binomial)
model10<-glm(Y~taille:(age+grade),data=donnees,family=binomial)
X_test<-[Link](matrix(c(61,0.60,1,0,1,-0.51,49,0.86,0,0,1,-0.15,67,0.72,1,0,1,
-0.33,51,0.95,1,1,1,-0.05),ncol=6,byrow=T))
names(X_test)<-names(donnees)
X_test[,"rayonx"]<-factor(X_test[,"rayonx"])
X_test[,"taille"]<-factor(X_test[,"taille"])
X_test[,"grade"]<-factor(X_test[,"grade"])
PRED<-matrix(0,ncol=10,nrow=4)
for (i in 1:10){
PRED[,i]<-eval(parse(text=paste("predict(model",i,",newdata=X_test,type=’response’)",sep="")))}
round(PRED,digits=2)
[,1] [,2] [,3] [,4] [,5] [,6] [,7] [,8] [,9] [,10]
[1,] 0.30 0.68 0.29 0.60 0.60 0.30 0.60 0.17 0.67 0.58
[2,] 0.60 0.35 0.29 0.60 0.60 0.65 0.60 0.33 0.40 0.81
[3,] 0.29 0.75 0.29 0.60 0.60 0.28 0.60 0.12 0.78 0.45
[4,] 0.62 0.84 0.64 0.53 0.53 0.69 0.53 0.64 0.91 0.62
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Albert A. & Anderson D. (1984). On the existence of maximum likelihood estimates in logistic
regression models. Biometrika, 71, 1–10.
Antoniadis A., Berruyer J. & Carmona R. (1992). Régression non linéaire et applications. Econo-
mica.
Cadre B. (2010). Statistique, cours de m1. Poly. de cours, 40 pages, http ://[Link]-
[Link]/math/people/[Link]/.
Droesbeke J., Lejeune M. & Saporta J. (2007). Modèles Statistiques pour Données Qualitatives.
Technip.
Fahrmeir L. & Kaufmann H. (1985). Consistency and asymptotic normality of the maximum
likelihood estimator in generalized linear models. The Annals of Statistics, 13, 342–368.
Pommeret D. (2008). Régression sur variables catégorielles et sur variables de comptage. Poly. de
cours, 100 pages.
Pr´eambule. Le sujet est compos´e de trois exercices ind´ependants. La qualit´e de la r´edaction sera
prise en compte. Toutes les r´eponses seront donn´ees sur la copie (ne pas rendre le sujet). Tous les
mod`eles ´ecrits devront ˆetre identifiables. Bien que cela puisse ˆetre aberrant dans certaines parties du
devoir, on supposera dans tout le devoir que les hypoth`eses sur la convergence de l’estimateur du
maximum de vraisemblance dans le mod`ele logistique sont v´erifi´ees et que le nombre d’observations est
suffisamment grand pour approcher la loi des estimateurs par la loi limite vue en cours.
Rappels. Lorsque cela est n´ecessaire, on pourra utiliser que le quantile d’ordre 0.975 de la loi normale
centr´ee r´eduite vaut 1.96.
Exercice 1
On souhaite expliquer une variable binaire Y par p variables explicatives X1, . . . , Xp. On supposera que
les variables explicatives sont d´eterministes et r´eelles. On dispose de n observations du couple (X, Y
). On se placera dans le cas de donn´ees r ´e p ´e t ´e e s .
1. Qu’est-ce qu’un mod`ele lin´eaire g´en´eralis´e ? Vous donnerez une d´efinition math´ematique pr
´ecise et concise.
2. Ecrire le mod`ele logistique permettant d’expliquer Y par X. On prendra soin d’ˆetre pr´ecis dans les
notations, notamment de faire la distinction entre les quantit´es al´eatoires et d´eterministes.
3. Ecrire la vraisemblance du mod`ele en fonction des observations et des param`etres du mod`ele.
Re- trouver la vraisemblance du mod`ele logistique vue en cours dans le cas de donn´ees
individuelles.
4. Ecrire le mod`ele satur´e. Ecrire sa vraisemblance et en d´eduire les estimateurs du maximum de
vraisem- blance (on se contentera de trouver les param`etres qui annulent le gradient de la log-
vraisemblance).
5. Ecrire le test d’ad´equation de la d´eviance (on pr´ecisera notamment les hypoth`eses, la
statistique de test ainsi que sa loi (asymptotique) sous H0).
On se place maintenant dans le cas de donn´ees individuelles. On consid`ere le mod`ele de r´egression
logistique binaire.
6. Ecrire la matrice d’information de Fisher du mod`ele en fonction des observations et des
param`etres du mod`ele.
7. Ecrire la loi asymptotique des estimateurs du maximum de vraisemblance (on pr´ecisera les
hypoth`eses sous lesquelles cette propri´et´e asymptotique est vraie).
8. On souhaite tester la nullit´e des deux premiers param`etres du mod`ele (on pourra les noter β1 et
β2). Ecrire la statistique de test du rapport de vraisemblance et donner sa loi sous H0.
9. En pr´esence d’un grand nombre de variables explicatives p, expliquer en quoi il peut-ˆetre int
´eressant de s´electionner des variables. La r´eponse devra se baser sur des arguments pr´ecis et ne
devra pas exc´eder 5 lignes de texte.
Exercice 2
On cherche `a expliquer une variable Y `a 3 modalit´es (non ordonn´ees) not´ees 1,2,3 par 2 variables
explicatives qualitatives X1 (qui prend pour valeurs A ou B) et X2 (qui prend pour valeurs C ou D). Les
donn´ees sont r´esum´ees dans le tableau suivant.
X1 X2 Y =1 Y =2 Y =3
A C 3 89 28
A D 89 23 18
B C 27 18 65
B D 47 65 28
On lira : ”on a observ´e 18 fois la valeur Y = 2 lorsque (X1, X2) = (B, C)”. On cherche `a expliquer la variable
2
Y par X.
1
1. Donner une ´ecriture math´ematique (ou plutˆot probabiliste) du probl`eme p os´e. On prendra
soin de donner des notations pr´ecises aux donn´ees observ´ees, de pr´eciser les variables al´eatoires
associ´ees `a ces donn´ees, la ou les lois des variables al´eatoires que l’on cherche `a reconstruire
ainsi que les param`etres ou quantit´es que l’on cherche `a estimer.
2. On consid`ere tout d’abord le mod`ele satur´e.
(a) Ecrire ce mod`ele. Combien poss`ede t-il de param`etres identifiables ?
(b) Donner les estimations par maximum de vraisemblance de deux de ses param`etres au choix.
(c) Calculer un intervalle de confiance asymptotique de niveau 95% pour la probabilit´e de l’´ev`enement
{Y = 2} lorsque (X1, X2) = (A, D) (on est toujours dans le mod`ele satur´e).
3. On ajuste ensuite un mod`ele logistique multinomial. Ce mod`ele est a just´e `a l’aide de la proc
CAT- MOD. Les sorties se trouvent dans l’annexe 1.
(a) Ecrire le mod`ele. Combien poss`ede t-il de param`etres identifiables ? Donner les estimations
des param`etres.
(b) Ecrire les hypoth`eses concernant le test associ´e `a la ligne X2 dans le tableau ”Analyse de
variance par maximum de vraisemblance”. Quel est le nombre de degr´es de libert´e
manquant dans cette ligne. Quelle est la conclusion du test.
(c) Rappeler ce que signifie une int´eraction entre deux variables explicatives. Le mod`ele
logistique multinomial premettant d’expliquer Y par X1, X2 ainsi que l’interaction entre X1 et X2
est-il satur´e ? Justifier.
(d) Les log-vraisemblances maximis´ees sont de
— -487.1461 pour le mod`ele logistique multinomial sans interaction ;
— -438.5001 pour le mod`ele logistique multinomial avec interaction.
Effectuer le test d’ad´equation de la d´eviance pour le mod`ele logistique multinomial sans
interaction (on donnera les hypoth`eses, la statistique de test, sa loi sous H0 et la conclusion du
test).
Exercice 3
On dispose de n = 5 observations (x1, y1), . . . , (xn, yn) telles que xi ∈ R et yi ∈ {0, 1}. Les xi correspondent
`a des observations d’une variable X suppos´ee d´eterministe et les yi correspondent `a des observations d’une
variable Y . On cherche `a expliquer Y par X. Les donn´ees sont dans le tableau suivant.
pβˆ(x1) = 0.76, pβˆ(x2) = 0.40, pβˆ(x3) = 0.60, pβˆ(x4) = 0.89, pβˆ(x5) = 0.35.
Le Système SAS
Procédure CATMOD
18:22 Wednesday, March 11, 2015 1
Profils de population
Echantillon X1 X2 Taille échantillon
1A C 120
2A D 130
3B C 110
4B D 140
Profils de
réponse
Réponse Y
1 1
2 2
3 3
3
Le Système SAS
Procédure CATMOD
X1 ? 25.12 <.0001
X2 ? 75.46 <.0001
4
Examen de mod`ele lin´eaire g´en
Sans document
Pr´eambule : Le sujet est compos´e de trois exercices ind´ependants. La qualit´e de la r´edaction sera
prise en compte. Toutes les r´eponses seront donn´ees sur la copie (ne pas rendre le sujet). Tous les
mod`eles ´ecrits devront ˆetre identifiables. Bien que cela puisse ˆetre aberrant dans certaines parties du
devoir, on supposera dans tout le devoir que les hypoth`eses sur la convergence de l’estimateur du
maximum de vraisemblance dans le mod`ele logistique sont v´erifi´ees et que le nombre d’observations est
suffisamment grand pour approcher la loi des estimateurs par la loi limite vue en cours.
1
(a) Ecrire le mod`ele a just´e et donner les estimations des param`etres.
(b) Ecrire les hypoth`eses concernant le test associ´e `a la ligne X3 dans le tableau ”Analyse de
variance par maximum de vraisemblance”. Quels est le nombre de degr´es de libert´e
manquant dans cette ligne. Quelle est la conclusion du test.
(c) Quel test est r´e a l i s´e `a la ligne ”Rapport de vraisemblance” du tableau ”Analyse de
variance par maximum de vraisemblance” ? On ´ecriera les hypoth`eses, la statistique de test,
sa loi sous H0 ainsi que la conclusion du test. On expliquera ´egalement d ’ o u` viennent les 8 degr
´es de libert´e.
(d) Quelle est la probabilit´e estim´ee par le mod`ele que {Y = 2} lorsque (X1, X2, X3) = (B, C, E) ?
(e) On ajoute maintenant `a ce mod`ele l’interaction entre X1 et X2. Les sorties se trouvent
dans l’annexe 2. Rappeler ce que signifie l’interaction entre deux variables explicatives.
(f) Le mod`ele avec interaction est-il satur´e ? Justifier.
(g) Privil´egiez-vous le mod`ele avec interaction au mod`ele sans interaction ? Justifier en utilisant
au moins deux crit`eres.
3. On consid`ere maintenant le mod`ele logistique ordinal.
(a) Ecrire les diff´erentes ´etapes permettant de d´efinir le mod`ele logistique ordinal (on partira
de la mod´elisation par une variable latente pour arriver `a l’´ecriture des mod`eles).
(b) L’annexe 3 contient les sorties de la proc LOGISTIC. Ecrire le mod`ele a just´e par cette proc
´edure et donner les estimations des param`etres.
(c) Quelle est la probabilit´e estim´ee par ce mod`ele que {Y = 2} lorsque (X1, X2, X3) = (B, C, E) ?
(d) Expliquer en quelques mots le test effectu´e dans le tableau ”Test de score pour l’hypoth`ese
des cotes proportionnelles”. Ecrire en particulier les hypoth`eses math´ematiques du test et pr
´eciser le nombre de degr´es de libert´e manquant dans le tableau ainsi que la conclusion du
test.
(e) Ecrire les hypoth`eses des tests r´ealis´es dans le tableau ”Test de l’hypoth`ese nulle
globale BETA=0”. Donner les degr´es de libert´e manquants ainsi que la conclusion des tests.
Exercice 3
Dans cet exercice, on pourra utiliser que le quantile d’ordre 0.975 de la loi normale centr´ee r´eduite vaut 1.96.
On dispose de n = 5 observations (x1, y1), . . . , (xn, yn) telles que xi ∈ R et yi ∈ {0, 1}. Les xi correspondent
`a des observations d’une variable X suppos´ee d´eterministe et les yi correspondent `a des observations d’une
variable Y . On cherche `a expliquer Y par X. Les donn´ees sont dans le tableau suivant.
pβˆ(x1) = 0.64, pβˆ(x2) = 0.46, pβˆ(x3) = 0.60, pβˆ(x4) = 0.45, pβˆ(x5) = 0.86.
2
(a) Ecrire le mod`ele.
1
(b) Exprimer σ^
2 l’estimateur de la variance de γˆ en fonction des x et de γˆ .
i
(c) Les estimation pγˆ(xi) des probabilit´es P(Yi = 1) par ce mod`ele sont
pγˆ(x1) = 0.56, pγˆ(x2) = 0.58, pγˆ(x3) = 0.57, pγˆ(x4) = 0.58, pγˆ(x5) = 0.54.
^
Calculer σ 2.
4
3
05:33 mardi, février 25, 2014 2
Le Système SAS
Procédure CATMOD
Annexe 1 : exercice 2
proc catmod data=exercice2;
model Y=X1 X2 X3;
run;
Profils de population
Echantillon X1 X2 X3 Taille échantillon
1 A C E 39
2 A C F 41
3 A D E 47
4 A D F 43
5 B C E 54
6 B C F 56
7 B D E 60
8 B D F 60
Profils de
réponse
Réponse Y
1 1
2 2
3 3
6
05:33 mardi, février 25, 2014 1
Le Système SAS
Procédure CATMOD
X1 ? 38.68 <.0001
X2 ? 57.03 <.0001
X3 ? 0.44 0.8019
5
05:36 mardi, février 25, 2014 2
Le Système SAS
Procédure CATMOD
ANNEXE 2 : exercice 2
proc catmod data=exercice2;
model Y=X1 X2 X1*X2 X3;
run;
Profils de population
Echantillon X1 X2 X3 Taille échantillon
1 A C E 39
2 A C F 41
3 A D E 47
4 A D F 43
5 B C E 54
6 B C F 56
7 B D E 60
8 B D F 60
Profils de
réponse
Réponse Y
1 1
2 2
3 3
8
05:36 mardi, février 25, 2014 1
Le Système SAS
Procédure CATMOD
X1 2 23.06 <.0001
X2 2 34.67 <.0001
X3 2 0.37 0.8320
7
05:39 mardi, février 25, 2014 1
Le Système SAS
Procédure LOGISTIC
ANNEXE 3 : exercice 2
proc logistic data=exercice2;
class X1 X2 X3;
model Y=X1 X2 X3;
run;
Variable de réponse Y
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée Y totale
1 1 147
2 2 148
3 3 105
Les probabilités modélisées sont cumulées sur les valeurs ordonnées inférieures.
B -1
X2 C 1
D -1
X3 E 1
F -1
9
05:39 mardi, février 25, 2014 2
Le Système SAS
Procédure LOGISTIC
Statistiques d'ajustement du
modèle
Constante
Constante et
Critère uniquement covariables
AIC 873.478 773.330
SC 881.461 793.287
X2 1 75.9504 <.0001
X3 1 0.3251 0.5686
10
05:39 mardi, février 25, 2014 3
Le Système SAS
Procédure LOGISTIC
11
Examen de R´egression sur variables cat´egorielles (Rattrapage)
Sans document
Pr´eambule : Le sujet est compos´e de trois exercices ind´ependants. La qualit´e de la r´edaction sera
prise en compte. Toutes les r´eponses seront donn´ees sur la copie (ne pas rendre le sujet). Tous les
mod`eles ´ecrits devront ˆetre identifiables. Bien que cela puisse ˆetre aberrant dans certaines parties du
devoir, on supposera dans tout le devoir que les hypoth`eses sur la convergence de l’estimateur du
maximum de vraisemblance dans le mod`ele logistique sont v´erifi´ees et que le nombre d’observations est
suffisamment grand pour approcher la loi des estimateurs par la loi limite vue en cours.
Le barˆeme est donn´e `a titre indicatif.
Exercice 1 (4.5 points)
On dispose de n observations (xi, yi), i = 1, . . . , n d’une variable (qualitative) `a expliquer Y `a valeurs dans
{0, 1} par une variable explicative X `a valeurs dans R. On consid`ere le mod`ele logistique
P(Y = 1|X = x)
logit p(x) = log = βx.
1 − P(Y = 1|X = x)
1. Exprimer la log-vraisemblance de ce mod`ele en fonction des xi, yi et du param`etre β.
2. Les hypoth`eses n´ecessaires `a la convergence de l’estimateur du maximum de vraisemblance βˆ
´etant v´erifi´ees, on a
ˆ 2
(β − β) L 2
→ χ? .
σˆ 2
(a) Exprimer σˆ en fonction des xi et de βˆ.
2
Exercice 2 (7 points)
On cherche `a expliquer la concentration en ozone d’une ville en fonction de la temp´erature `a 12h et de la
quantit´e de pluie. On note :
– Y la variable prenant pour valeur 1 si la concentration en ozone est forte, 0 si elle est faible.
– Pluie la variable qui prend pour valeur oui si on a enregistr´e plus de 5 millim`etres de pluie dans
la journ´ee, non sinon.
– T12 la temp´erature en degr´es Celcius relev´ee `a 12h.
On dispose des valeurs de ces 3 variables mesur´ees sur une p´eriode de n = 112 jours. On consid`ere les
mod`eles suivants :
logit P(Y = 1|X = (Pluie,T12)) = β0 + β11{Pluie=Oui} + β21{Pluie=Non} + β3T12 (1)
et
logit P(Y = 1|X = (Pluie,T12)) = α0 + α11{Pluie=Oui} + α21{Pluie=Non} + α3T12 (2)
o u` (1) est le mod`ele utilisant la contrainte β1 + β2 = 0 et (2) celui ayant pour contrainte α1 = 0.
1. L’annexe 1 contient les sorties de la proc´edure SAS
proc logistic data=exercice2 descending;
class Pluie;
model Y=Pluie T12;
run;
1
(a) Donner les estimations βˆj des param`etres βj, j = 0, . . . , 3.
(b) Donner les estimations αˆ j des param`etres αj, j = 0, . . . , 3.
2. Quelle est la probabilit´e estim´ee par le mod`ele (1) que la concentration en ozone soit faible pour
une journ´ee o u` on observe pluie=Non et T12=22.2 ?
3. Ecrire les hypoth`eses des tests r´ealis´es dans le tableau Test de l’hypoth`ese nulle globale :
BETA=O. Quels sont les nombres de degr´es de libert´e manquants ? Quelle(s) est (sont) la (les)
conclusion(s) de ces tests ?
4. Ecrire les hypoth`eses du test r´e a l i s´e sur la ligne Pluie du tableau Analyse des effets de Type
3. Quel est le nombre de degr´es de libert´e manquant ? Quelles sont les conclusions des tests de ce
tableau.
5. On souhaite effectuer un test du rapport de vraisemblance permettant de comparer le model (1) au
mod`ele logistique ayant pour variable explicative uniquement la variable T12 (ainsi que la constante).
(a) Ecrire les hypoth`eses de ce test.
(b) Donner la statistique de test ainsi que sa loi sous H0.
(c) La log-vraisemblance du mod`ele logistique ayant pour variable explicative uniquement la
variable T12 (ainsi que la constante) est ´egale `a -61.240. Calculer la valeur observ´ee de la
statistique de test.
(d) Ecrire la probabilit´e critique de ce test en fonction de la fonction de r´epartition de la loi du χ2
`a p degr´es de libert´e (on notera Fp cette fonction de r´epartition et on pr´ecisera la valeur
de p). Conclure.
On souhaite ici expliquer Y une variable qualitative ordinale `a 3 modalit´es 1 < 2 < 3 par une variable
explicative X `a valeurs dans R.
1. Ecrire les diff´erentes ´etapes qui permettent de d´efinir le mod`ele polytomique ordonn´e : on
partira de la mod´elisation par une variable latente pour arriver `a l’´ecriture du mod`ele. On pr
´ecisera notamment les probabilit´es P(Y = j|X = x), j = 1, 2, 3 en fonction des coefficients du
mod`ele.
2. Expliquer pourquoi cette mod´elisation engendre une hypoth`ese de proportionnalit´e des odds ratio.
Partie 2 : application
On souhaite `a nouveau expliquer la concentration en ozone d’une ville. On consid`ere ici comme variables
explicatives la direction du vent et la quantit´e de pluie. On note :
– Y la variable prenant pour valeur 1 si la concentration en ozone est faible, 2 si elle est moyenne, 3 si
elle est forte.
– Vent la variable `a 4 modalit´es correspondant `a la direction du vent (Est, Nord, Ouest, Sud).
– Pluie la variable qui prend pour valeur oui si on a enregistr´e plus de 5 millim`etres de pluie dans
la journ´ee, non sinon.
On dispose des valeurs de ces 3 variables mesur´ees sur une p´eriode de n = 112 jours. On effectue sous SAS
la proc´edure
proc logistic data=exercice3;
class Vent Pluie;
model Y=Vent Pluie;
run;
1. Ecrire le mod`ele ajust´e par cette proc´edure. Vous pr´eciserez les ´eventuelles contraintes
d’identifiabilit´e des param`etres.
2. Les sorties de la proc´edure se trouvent en annexe 2. Donner les estimations des param`etres du
mod`ele que vous avez ´ecrit `a la question pr´ec´edente.
3. Quelle est la probabilit´e estim´ee par ce mod`ele que la concentration en ozone soit faible pour
2
une journ´ee o u` on observe pluie=Oui et Vent=Est ?
3
4. Expliquer en quelques mots le test effectu´e dans le tableau Score Test for the Proportional
Odds Assumption. Donner le nombre de degr´es de libert´e manquant dans ce tableau (justifier)
ainsi que la conclusion de ce test.
5. On consid`ere maintenant le mod`ele polytomique nominal permettant d’expliquer la variable Y par
la variable Vent uniquement. Le tableau 1 contient les valeurs observ´ees de ces deux variables.
1 2 3 Total
Est 1 1 8 10
Nord 10 13 8 31
Ouest 22 17 11 50
Sud 4 6 11 21
Table 1 – Mesures des variables Y et Vent.
2
5
ANNEXE 1 : exercice 2
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée Y totale
1 1 56
2 0 56
Variables
de
Classe Valeur création
Pluie Non 1
Oui -1
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
4
Test de l'hypothèse nulle globale : BETA=0
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
Erreur Khi 2
Paramètre DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
7
ANNEXE 2 : exercice 3
Informations sur le
modèle
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée Y totale
1 1 37
2 2 37
3 3 38
Variables de
Classe Valeur création
Vent Est 1 0 0
Nord 0 1 0
Ouest 0 0 1
Sud -1 -1 -1
Pluie Non 1
Oui -1
2.3730 ? 0.6675
6
Statistiques d'ajustement du modèle
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
Erreur Khi 2
Paramètre DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
1
Examen de R´egression sur variables cat
dur´ee : 1h45
Pr´eambule : Le sujet est compos´e de quatre exercices ind´ependants. La qualit´e de la r´edaction sera
prise en compte. Toutes les r´eponses seront donn´ees sur la copie (ne pas rendre le sujet). Tous les
mod`eles ´ecrits devront ˆetre identifiables. Bien que cela puisse ˆetre aberrant dans certaines parties du
devoir, on supposera dans tout le devoir que les hypoth`eses sur la convergence de l’estimateur du
maximum de vraisemblance dans le mod`ele logistique sont v´erifi´ees et que le nombre d’observations est
suffisamment grand pour approcher la loi des estimateurs par la loi limite vue en cours.
Le barˆeme est donn´e `a titre indicatif.
Exercice 1 (5 points)
On dispose de 5 observations (xi, yi), i = 1, . . . , 5 d’une variable (qualitative) `a expliquer Y `a valeurs dans
{0, 1} par une variable explicative X `a valeurs dans R. Les donn´ees se trouvent dans le tableau suivant :
xi 3 8 14 11 5
yi 1 0 0 1 0
1. Ecrire le mod`ele logistique permettant d’expliquer Y par X (on pr´ecisera notamment la loi
condition- nelle de Y |X = x et la mod´elisation du param`etre de cette loi conditionnelle).
2. Exprimer la log-vraisemblance de ce mod`ele en fonction des xi, yi et des param`etres du mod`ele.
3. L’annexe 1 contient certaines sorties de la proc´edure logistique effectu´ee sous SAS. Calculer la
log- vraisemblance du mod`ele. En d´eduire la d´eviance.
4. On effectue un test du rapport de vraisemblance (ou de d´eviance) permettant de comparer le
mod`ele construit au mod`ele compos´e uniquement de la constante.
(a) Ecrire les hypoth`eses (math´ematiques) de ce test.
(b) Donner la statistique de test ainsi que sa loi sous H0. Calculer la valeur observ´ee de cette statis-
tique de test.
(c) Ecrire la probabilit´e critique de ce test en fonction de la fonction de r´epartition de la loi du χ2 `a
p degr´es de libert´e (on notera Fp cette fonction de r´epartition et on pr´ecisera la valeur de p).
5. Calculer la valeur de l’odds ratio manquant dans le tableau Estimation des rapports de cotes de
l’annexe 1.
Exercice 2 (8 points)
On fait d´eguster un vin `a n = 430 personnes `a qui on demande de mettre une note A, B ou C (A si
on a aim´e, B si on a moyennement appr´eci´e, C si on n’a pas aim´e). Le but de l’´etude est de voir si
l’appr´eciation de ce vin est diff´erente selon que l’on a mang´e du fromage avant et/ou fum´e une
cigarette. On d´esigne ainsi par :
– Y la variable prenant pour valeur A, B ou C selon que l’appr´eciation du vin.
– X1 la variable qui prend pour valeur F si on a mang´e du fromage avant de goutter le vin, NF sinon.
– X2 la variable qui prend pour valeur C si on a fu m´e une cigarette, NC
sinon. Les r´esultats de l’´etude se trouvent dans le tableau 1.
8
A B C Total
FC 5 80 15 100
NF C 23 12 85 120
F NC 59 20 11 90
NF NC 48 53 19 120
On peut par exemple lire dans ce tableau que 100 personnes ont mang´e du fromage et fu m´e une cigarette
avant de d´eguster le vin. Parmi ces 100 personnes, 5 ont mis la note A, 80 la note B et 15 la note C.
Dans cet exercice, on cherche `a expliquer la variable Y par les variables X1 et X2.
1. On consid`ere tout d’abord le mod`ele satur´e.
(a) Quels sont les param`etres de ce mod`ele ? Donner sa dimension.
(b) Pour deux param`etres au choix, calculer les estimateurs du maximum de vraisemblance.
(c) On consid`ere uniquement les personnes qui ont fum´e et mang´e du fromage avant la d
´egustation (groupe (X1, X2) = (F, C)). Donner la loi asymptotique de l’estimateurs du
maximum de vraisem- blance du vecteur
P(Y = A|X1 = F, X2 = C)
πF C = P(Y = B|X1 = F, X2 = C)
P(Y = C|X1 = F, X2 = C)
(d) D´eduire de la question pr´ec´edente un intervalle de confiance (asymptotique) de niveau 95% pour
P(Y = A|X1 = F, X2 = C) (on pourra approcher le quantile d’ordre 0.975 de la loi normale centr
´ee r´eduite par 1.96).
2. On consid`ere maintenant le mod`ele polytomique nominal ayant pour variables explicatives X1 et X2
(sans interaction). Les sorties SAS se trouvent en annexe 2.
(a) Ecrire ce mod`ele et donner sa dimension. Vous pr´eciserez les ´eventuelles contraintes
d’identifia- bilit´e des param`etres.
(b) Donner les estimations des param`etres du mod`ele que vous avez ´ecrit `a la question pr´ec´edente.
(c) Ecrire les hypoth`eses du test de l’effet de X1 dans le tableau "Analyse des effets de
type 3". Quels sont les nombres de degr´es de libert´e manquants dans ce tableau ?
(d) Calculer la probabilit´e estim´ee par ce mod`ele qu’un individu mette la note B en ayant fum´e
une cigarette mais sans avoir mang´e de fromage avant la d´egustation.
3. On consid`ere maintenant le mod`ele polytomique nominal ayant pour variables explicatives X1 et X2
ainsi que l’interaction entre X1 et X2. Les sorties SAS se trouvent en annexe 3.
(a) Donner la dimension de ce mod`ele.
(b) Rappeler dans le contexte du probl`eme ce que signifie l’interaction entre les variables X1 et X2.
(c) Ce mod`ele est-il satur´e ? Justifier.
(d) Proposer un test permettant de tester le mod`ele satur´e contre le mod`ele de la question 2 (le
mod`ele n’ayant pas ´e t ´e ´ecris, on se contentera de d´ecrire les hypoth`eses du test et de
nommer la statistique de test (Wald, rapport de vraisemblance ou score), on donnera la loi de
cette statistique sous l’hypoth`ese nulle, la valeur observ´ee de cette statistique ainsi que la
probabilit´e critique du test... et tant qu’ `a faire la conclusion du test).
Exercice 3 (6 points)
On souhaite expliquer expliquer un probl`eme d’insuffisance coronarienne (variable chd qui prend pour
valeur 1 pour insuffisance 0 sinon) par 5 variables :
– tobaco : variable quantitative qui repr´esente la quantit´e moyenne de cigarettes fum´ees par jour ;
– ldl : variable quantitative qui repr´esente un indicateur l i´e au taux de cholest´erol ;
– famhist : variable qualitative qui prend pour valeurs present si l’insuffisance coronarienne a ´e t ´e observ
´ee dans la famille de l’individu, absent sinon ;
– alcohol : variable quantitative qui repr´esente un indicateur l i´e `a la consommation d’alcool de
l’individu sur un mois ;
3
– age : variable quantitative qui repr´esente l’age du patient.
On souhaite expliquer la variable chd par les 5 variables ci dessus `a l’aide d’un mod`ele logistique. On dispose
de n = 462 individus. Les sorties de la proc´edure
se trouvent en annexe 4.
1. Ecrire le mod`ele a just´e par cette proc´edure et donner les estimations des param`etres.
2. Ecrire les hypoth`eses des tests r´ealis´es dans le tableau Test de l’hypoth`ese nulle globale :
BETA=O. Quels sont les nombres de degr´es de libert´e manquants ? Quelle(s) est (sont) la (les)
conclusion(s) de ces tests ?
3. Ecrire les hypoth`eses du test r´e a l i s´e sur la ligne famhist du tableau Analyse des effets de Type
3. Quel est le nombre de degr´es de libert´e manquant ? Quelles sont les conclusions des tests de ce
tableau.
4. Quelle serait la premi`ere variable supprim´ee `a ce mod`ele par un algorithme pas `a pas
descendant (obtenu en ajoutant uniquement l’argument selection=backward dans la proc
logistic).
On consid`ere maintenant la mod`ele logistique construit `a partir des 4 variables tobaco, ldl, famhist et
age. La proc´edure SAS ainsi que les sorties se trouvent en annexe 5.
5. On souhaite r´ealiser un test du rapport de vraisemblance permettant de comparer ce mod`ele au
mod`ele de la question 1.
(a) Ecrire les hypoth`eses de ce test.
(b) Donner la statistique de test ainsi que sa loi sous H0 et calculer la valeur observ´ee de
cette statistique.
(c) Ecrire la probabilit´e critique de ce test en fonction de la fonction de r´epartition de la loi du χ2
`a p degr´es de libert´e (on notera Fp cette fonction de r´epartition et on pr´ecisera la valeur de p).
Conclure.
6. A partir des sorties propos´ees en annexe 4 et 5, comparer le mod`ele que l’on vient de construire
(sans la variable alcohol) au mod`ele de la question 1 (vous utiliserez tous les crit`eres possibles
permettant de comparer ces deux mod`eles).
Exercice 4 (3 points)
On reprend les donn´ees de la question 1. Les estimations pˆ(x i ) des probabilit´es P(Y = 1|X = xi) sont
donn´ees par
des probabilit´es. Calculer un intervalle de confiance de niveau 95% pour les param`etres du mod`ele
logistique (on pourra approcher le quantile d’ordre 0.975 de la loi N (0.1) par 1.96).
2
5
proc logistic data=exercice1 descending;
model Y=X;
run;
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée Y totale
1 1 2
2 0 3
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
4
Analyse des estimations de la vraisemblance maximum
7
Test de l'hypothèse nulle globale : BETA=0
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée Y totale
1 C 130
2 B 165
3 A 135
Variables
de
Classe Valeur création
X1 F 1
NF -1
X2 C 1
NC -1
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
6
ANNEXE 2 : exercice
2
Test Khi 2 DF Pr > Khi 2
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
X1 ? 49.3245 <.0001
X2 ? 77.8695 <.0001
Erreur Khi 2
Paramètre Y DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
9
Test de l'hypothèse nulle globale : BETA=0
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée Y totale
1 C 130
2 B 165
3 A 135
Variables
de
Classe Valeur création
X1 F 1
NF -1
X2 C 1
NC -1
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
8
ANNEXE 3 : exercice
2 Test Khi 2 DF Pr > Khi 2
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
X1 2 28.5933 <.0001
X2 2 50.2397 <.0001
X1*X2 2 64.6155 <.0001
Erreur Khi 2
Paramètre Y DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
11
Test de l'hypothèse nulle globale : BETA=0
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée chd totale
1 1 160
2 0 302
Variables
de
Classe Valeur création
famhist Absent 1
Present -1
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
10
ANNEXE 4 : exercice
3 Test Khi 2 DF Pr > Khi 2
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
Erreur Khi 2
Paramètre DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
13
Test de l'hypothèse nulle globale : BETA=0
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée chd totale
1 1 160
2 0 302
Variables
de
Classe Valeur création
famhist Absent 1
Present -1
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
12
ANNEXE 5 : exercice
3 Test Khi 2 DF Pr > Khi 2
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
Erreur Khi 2
Paramètre DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
1
Test de l'hypothèse nulle globale : BETA=0
dur´ee : 1h45
1 si pˆ(x) ≥ 0.5
gˆ(x) = 0 sinon.
o u` pˆ(x) d´esigne la probabilit´e P(Y = 1|X = x) estim´ee par le mod`ele. On note Ðn l’´echantillon
compos´e des n premi`eres observations (Ðn = (X1, Y1), . . . , (Xn, Yn)). On souhaite estimer la
probabilit´e d’erreur de gˆ d´efinie par
L(gˆ) = P(gˆ(X) /= Y |Ðn).
1. Proposer un estimateur L m (gˆ) sans biais de L(gˆ) (on pourra construire cet estimateur `a partir des m
derni`eres observations seulement).
2. Montrer que, conditionnellement `a Ðn, cet estimateur est sans biais (c’est-`a - dire E(Lm (gˆ)|Ðn ) = L(gˆ)).
3. Exprimer la variance conditionnelle V(Lm (gˆ)|Ðn ) de cet estimateur en fonction de m et de L(gˆ).
Exercice 2
On dispose de 4 observations (xi, yi), i = 1, . . . , 4 d’une variable `a expliquer Y `a valeurs dans {0, 1} par une
variable explicative X `a valeurs dans R. Les donn´ees se trouvent dans le tableau suivant :
1. Ecrire le mod`ele logistique permettant d’expliquer Y par X (on pr´ecisera notamment la loi
condition- nelle de Y |X = x et la mod´elisation du param`etre de cette loi conditionnelle).
2. On effectue la r´egression logistique permettant d’expliquer Y par X sous SAS. Les probabilit´es pˆ(x i ) =
Pˆ ( Y = 1|X = xi) estim´ees par le mod`ele sont
pˆ(x 1 ) = 0.82, pˆ(x 2 ) = pˆ(x 3 ) = pˆ(x 4 ) = 0.67.
0.76, 0.74,
(a) Calculer la log-vraisemblance du mod`ele construit.
(b) Quelle est la vraisemblance du mod`ele satur´e ?
(c) En d´eduire la d´eviance.
Exercice 3
Une banque cherche `a mod´eliser la qualit´e de ses clients `a partir de son historique. La variable `a expliquer
Y est binaire, elle est d´efinie par
1
– la premi`ere colonne Y contient les observations de la variable `a expliquer ;
– la deuxi`eme colonne X1 contient les observations de la variable binaire sexe : H “homme”, F ”femme” ;
– la troisi`eme colonne X2 contient les observations de la variable continue age.
On consid`ere les mod`eles suivants :
et
logit P(Y = 1|X = x) = α0 + α11{x1=F} + α21{x1=H} + α3x2 (2)
o u` x = (x1, x2), (1) est le mod`ele utilisant la contrainte β1 +β2 = 0 et (2) celui ayant pour contrainte α1 = 0.
1. L’annexe 1 contient les sorties de la proc´edure SAS
proc logistic data=exercice3 descending;
class X1;
model Y=X1 X2;
run;
(a) Donner les estimations βˆj des param`etres βj, j = 0, . . . , 3.
(b) Donner les estimations αˆ j des param`etres αj, j = 0, . . . , 3.
2. Donner la probabilit´e critique du test de Wald pour les hypoth`eses H0 : α1 = α2 = 0 contre H1 :
α1 /= 0 ou α2 /= 0.
3. Quelle est la probabilit´e estim´ee par le mod`ele (2) d’avoir au moins un impay´e pour un homme
de 40 ans ?
4. Comparer le mod`ele (2) au mod`ele logistique compos´e uniquement de la constante en utilisant
tous les crit`eres possibles (voir annexe 1).
5. Quelle est la loi de la statistique de test du test de Wald pour l’hypoth`ese H0 : β1 = 0 contre
H1 : β1 /= 0.
6. On souhaite maintenant comparer le mod`ele (1) au mod`ele qui contient uniquement la variable sexe.
On lance donc la proc´edure
proc logistic data=exercice3 descending;
class X1;
model Y=X1;
run;
Parmi les sorties on obtient :
Statistiques d’ajustement du mod`ele
Coordonn´ee Coordonn´ee `a
2
7. On compl`ete le mod`ele (1) en ajoutant l’interaction entre les variables X1 et X2. L’annexe 2
contient les sorties de la proc´edure SAS
proc logistic data=exercice3 descending;
class X1;
model Y=X1 X2 X1*X2;
run;
En vous inspirant de (1) et (2), ´ecrire ce nouveau mod`ele. Vous pr´eciserez les contraintes d’identifiabilit
´e ainsi que les valeurs estim´ees des param`etres.
8. Quelle est la probabilit´e estim´ee (par ce nouveau mod`ele) d’avoir au moins un impay´e pour un
homme de 40 ans ?
9. Comparer les mod`eles avec et sans interaction (mod`ele (1)) en utilisant au moins 3 crit`eres.
10. On consid`ere l’´ecriture suivante du mod`ele avec interaction
0 1
logit P(Y = 1|X = x)
= γ0f + γ1f x2 si x1 = F.
γh + γhx2 si x1 = H
En utilisant les sorties de l’annexe 2, calculer les estimations γˆ h , γˆ h , γˆ f et γˆ f des param`etres γh, γh,
f 0 1 0 1 0 1
et γf .
γ0 1
Exercice 4
Nous consid´erons le mˆe me probl`eme que dans l’exercice pr´ec´edent. La banque dispose d’une autre fichier de
donn´ees o u` la variable Y `a expliquer est d´efinie par :
1 si le client a eu 0 impay
Y = 2´e si le client a eu entre 1 et 3 impay´es (3 est inclu)
3 si le client a eu strictement plus de 3 impay´es.
Nous cherchons ici `a expliquer la variable Y par la variable sexe uniquement. On dispose d’un ´echantillon
de taille n = 200. On effectue sous SAS la proc´edure
proc catmod data=exercice4;
class sexe;
model Y=sexe;
run;
1. Ecrire le mod`ele ajust´e par cette proc´edure. Vous pr´eciserez les contraintes d’identifiabilit´e
des pa- ram`etres.
2. Les sorties de la proc´edure se trouvent en annexe 3. Donner les estimations des param`etres du
mod`ele que vous avez ´ecrit `a la question pr´ec´edente.
3. Quelle est la probabilit´e estim´ee (par ce mod`ele) d’avoir au moins un impay´e pour un homme ?
4. D ’ o u` viennent les 0 degr´es de libert´e sur la ligne Likelihood Ratio du tableau Maximum
Likelihood Analysis of Variance de l’annexe 3 ? Conclure.
On effectue maintenant la proc´edure
proc logistic data=exercice4;
class sexe;
model Y=sexe;
run;
5. Ecrire le mod`ele a just´e par cette proc´edure. Vous pr´eciserez les contraintes d’identifiabilit´e
des pa- ram`etres.
6. Les sorties de la proc´edure se trouvent en annexe 4. Donner les estimations des param`etres du
mod`ele que vous avez ´ecrit `a la question pr´ec´edente.
7. Quel test est r´e a l i s´e dans la partie Score test for the Proportional Odds Assumption. Vous pr
´eciserez l’hypoth`ese nulle, donnerez le nombre de degr´es de libert´e de la statistique de test (il
est inutile de donner la statistique de test) ainsi que la conclusion du test.
8. Calculer la valeur de l’odds ratio manquant dans le tableau Estimations des rapports de cotes
de l’annexe 4.
3
4
ANNEXE 1 : exercice
3
proc logistic data=exercice3 descending;
class X1;
model Y=X1 X2;
run;
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée Y totale
1 1 57
2 0 43
Variables
de
Classe Valeur création
X1 F 1
H -1
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
5
Test de l'hypothèse nulle globale : BETA=0
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
X1 1 0.0400 0.8415
X2 1 0.0791 0.7785
Erreur Khi 2
Paramètre DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
6
ANNEXE 2 : exercice
3
proc logistic data=exercice3 descending;
class X1;
model Y=X1 X2 X1*X2;
run;
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée Y totale
1 1 57
2 0 43
Variables
de
Classe Valeur création
X1 F 1
H -1
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
7
Test de l'hypothèse nulle globale : BETA=0
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
X1 1 15.0068 0.0001
X2 1 0.0419 0.8377
X2*X1 1 15.8327 <.0001
Erreur Khi 2
Paramètre DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
8
ANNEXE 3 : exercice
4
proc catmod data=exercice4;
model Y=sexe;
run;
The CATMOD Procedure
Profils de population
Profils de réponse
Réponse Y
ƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒ
1 1
2 2
3 3
Likelihood Ratio 0 . .
Nombre Erreur
Parameter de fonctions Estimation std
ƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒ
Intercept 1 0.6096 0.4057
2 1.1179 0.3784
sexe F 1 -2.7046 0.4057
F 2 -1.6547 0.3784
Nombre Khi-
Parameter de fonctions 2 Pr > Khi 2
ƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒ
Intercept 1 2.26 0.1330
2 8.73 0.0031
sexe F 1 44.43 <.0001
F 2 19.12 <.0001
9
10
ANNEXE 4 : exercice
4
proc logistic data=exercice4;
class sexe;
model Y=sexe;
run;
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée Y totale
1 1 63
2 2 70
3 3 67
Variables
de
Classe Valeur création
sexe F 1
H -1
2.0695 ? 0.1503
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
11
The LOGISTIC Procedure
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
Erreur Khi 2
Paramètre DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
12
Examen de R´egression sur variables cat
dur´ee : 2h
Pr´eambule : Le sujet est compos´e de trois exercices ind´ependants. La qualit´e de la r´edaction sera prise
en compte. Il n’est pas n´ecessaire de traˆıter la totalit´e du sujet pour obtenir la note maximale.
Exercice 1
On dispose de 5 observations (xi, yi) d’une variable `a expliquer Y `a valeurs dans {0, 1} par une variable
explicative X `a valeur dans R. Les donn´ees sont r´esum´ees dans le tableau suivant :
Le but de cette ´etude est d’essayer d’expliquer le ronflement (variable RONFLE) par les six variables explicatives
pr´esent´ees ci-dessus (la variable ALCOOL sera consid´er´ee comme une variable continue).
On consid`ere d’abord le mod`ele logistique construit `a partir des variables X1 =SEXE et X2 =TABA :
logit P(Y = 1|X = x) = β0 + β11{x1=0} + β21{x1=1} + β31{x2=0} + β41{x2=1}, x = (x1, x2). (1)
12
Les sorties se trouvent en annexe 1. Quelles sont les contraintes sur les coefficients utilis´ees dans cette
proc´edure ?
2. Donner les estimations βˆj des param`etres βj, j = 0, . . . , 4.
3. Quelle est la probabilit´e de ne pas ronfler estim´ee par ce mod`ele pour une femme qui ne fume pas ?
4. On change la contrainte : on choisit pour les deux variables explicatives 0 comme modalit´e de r´ef
´erence.
On consid`ere donc le mod`ele
Exercice 3
On s’int´eresse ici `a un ´echantillon de 371 mineurs travaillant dans des mines de charbon. Ceux-ci sont fr
´equemment atteints d’une maladie des poumons : la pneumoconoisis. Une radio permet de juger si leurs
poumons sont s´ev`erement atteints, l´eg`erement atteints ou sains (variable groupe dont les modalit´es
sont respectivement cod´ees par 3, 2 et 1). On tente d’expliquer le r´esultat de la radio par le nombre d’ann
´ees de travail dans les mines (variable period).
On souhaite discriminer la variable Y (groupe) `a 3 modalit´es par la variable X (period) qui sera consid´er
´ee ici comme continue.
1. Ecrire le mo d`ele polytomique multinomial (on prendra comme modalit´e de r´ef´erence Y = 3,
comme dans la proc´edure catmod). On pr´ecisera ´egalement les probabilit´es P(Y = j|X = x), j =
1, 2, 3 en fonction des coefficients du mod`ele.
2. Les sorties de la proc´edure catmod sont donn´ees en annexe 4. Le tableau Profils de population
page 11 r´esume les observations de la variable explicative. Par exemple, la premi`ere ligne signifie que
l’on a observ´e 98 fois une valeur de 5.8 pour la variable X. Donner les valeurs des estimations des
param`etres du mod`ele que vous avez ´ecrit `a la question pr´ec´edente.
3. Ce mod`ele est-il satur´e ? Justifier.
4. u` proviennent les 12 degr´es de libert´e dans la derni`ere ligne du tableau Maximum Likelihood
D’o
Analysis of Variance page 11 ?
2
5. On souhaite maintenant ajuster un mod`ele polytomique ordonn´e. Ecrire les diff´erentes ´etapes
qui permettent de d´efinir un tel mod`ele : on partira de la mod´elisation par une variable latente pour
arriver
`a l’´ecriture du mod`ele. On pr´ecisera notamment les probabilit´es P(Y ≤ j|X = x), j = 1, 2, 3 en
fonction des coefficients du mod`ele.
6. Expliquer pourquoi cette mod´elisation engendre une hypoth`ese de proportionnalit´e des odds ratio.
7. Les sorties de la proc´edure
proc logistic data=mineurs;
model groupe=period;
run;
se trouvent en annexe 5. La mod´elisation par un mod`ele polytomique ordonn´e est-elle acceptable ?
8. Quelles sont les probabilit´es d’ˆetre l´eg`erement atteints par la maladie pour une personne ayant
travaill´e 30 ans dans la mine estim´ees par les deux mod`eles construits (polytomique multinomial et
ordonn´e).
3
4
Annexe 1 : exercice 2
Le Système SAS
The LOGISTIC
Procedure
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée ronfle totale
1 1 35
2 0 65
Variables
de
Classe Valeur création
sexe 0 1
1 -1
taba 0 1
1 -1
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
5
Test de l'hypothèse nulle globale : BETA=0
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
Erreur Khi 2
Paramètre DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
6
Annexe 2 : exercice 2
The LOGISTIC Procedure
Informations sur le
modèle
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée ronfle totale
1 1 35
2 0 65
Variables
de
Classe Valeur création
sexe 0 1
1 -1
taba 0 1
1 -1
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
7
Analyse des effets Type 3
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
Erreur Khi 2
Paramètre DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
8
Annexe 3 : exercice 2
Le Système SAS
The LOGISTIC
Procedure
Profil de réponse
Valeur Fréquence
ordonnée ronfle totale
1 1 35
2 0 65
Variables
de
Classe Valeur création
sexe 0 1
1 -1
taba 0 1
1 -1
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
9
Test de l'hypothèse nulle globale : BETA=0
Khi 2
Effet DF de Wald Pr > Khi 2
Erreur Khi 2
Paramètre DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
10
Annexe 4 : exercice 3
Profils de population
Profils de réponse
Réponse groupe
ƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒ
1 1
2 2
3 3
11
Annexe 5 : exercice 3
Le Système SAS
The LOGISTIC
Procedure
Profil de réponse
1 1 8 289.00000
2 2 7 38.00000
3 3 7 44.00000
0.0002 1 0.9881
Coordonnée à l'origine
Coordonnée à l'origine et
Critère uniquement covariables
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Test de l'hypothèse nulle globale : BETA=0
Erreur Khi 2
Paramètre DF Estimation std de Wald Pr > Khi 2
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