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La Justice : Inégalités et Intérêts

Le document aborde la notion de justice à travers deux exercices. Le premier exercice pose des questions sur l'injustice des inégalités et la nature de la justice en tant qu'intérêt. Le second exercice demande de rédiger une introduction et un plan détaillé sur un sujet de dissertation ou une explication de texte tirée de l'œuvre de Thomas Hobbes.

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Le document aborde la notion de justice à travers deux exercices. Le premier exercice pose des questions sur l'injustice des inégalités et la nature de la justice en tant qu'intérêt. Le second exercice demande de rédiger une introduction et un plan détaillé sur un sujet de dissertation ou une explication de texte tirée de l'œuvre de Thomas Hobbes.

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DST PHILOSOPHIE : NOTION 7 – LA JUSTICE

EXERCICE 1 : 5 points

Répondre aux questions suivantes en argumentant.

Question 1 : Toutes les inégalités sont-elles injustes ?

Question 2 : La justice est-elle toujours une affaire d’intérêt ?

EXERCICE 2 : 15 points

Rédiger l’introduction et proposez un plan détaillé sur l’un des deux sujets suivants :

Sujet 1 – Dissertation :

Peut-on s’accorder sur ce qui est juste ?

Sujet 2 – Explication de texte :

Un crime surgissant d'une passion soudaine n'est pas si grave que ne serait le même
crime surgissant d'une longue méditation. Dans le premier cas, en effet, on doit tenir
compte, à titre de circonstance atténuante, de la faiblesse commune de la nature
humaine ; mais celui qui accomplit l'acte avec préméditation a usé de
circonspection ; il a fixé son regard sur la loi, sur le châtiment, et sur les
conséquences que son acte comporte pour la société des hommes : c'est tout cela
qu'il a méprisé en commettant le crime, et fait passer après son propre appétit.
Cependant la soudaineté de la passion ne suffit jamais à excuser totalement : en
effet, tout le temps écoulé entre le moment où l'on a pour la première fois connu la loi
et celui où l'on a commis l'acte doit être compté comme un temps de délibération,
parce qu'on doit corriger l'irrégularité des passions par la méditation de la loi. Là où la
loi est lue et interprétée devant tout le peuple, d'une manière officielle et régulière, un
acte contraire à la loi est un plus grand crime que là où les hommes sont laissés
dépourvus d'une telle instruction, ne pouvant s'en enquérir que par des voies
difficiles et incertaines, interrompant leurs activités professionnelles, et se faisant
informer par des particuliers. Dans ce dernier cas en effet, une part de la faute doit
être reportée sur la faiblesse commune des hommes, alors que dans le premier, il y a
une négligence manifeste, qui ne va pas sans quelque mépris du pouvoir souverain.

Thomas Hobbes, Léviathan, 1651.

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