Chapitre : LES RISQUES ENVIRONNEMENTAUX
Gérer votre entreprise au quotidien exige de votre
Gérer votre entreprise au quotidien exige de votre part un effort de veille permanente et
globale incluant les aspects juridiques, économiques, concurrentiels, industriels (en fonction
de votre activité) … Autant de risques que vous êtes tenu de maîtriser, prévoir et gérer afin
de garantir la survie de votre structure. Il existe toutefois certains risques que peu
d’entrepreneurs prennent en compte, les plaçant souvent en bas de la liste de leurs priorités.
Il s’agit des risques environnementaux. On désigne, par risques environnementaux, tous les
risques que le simple exercice de votre activité (ou, parfois, certains projets occasionnels)
peut engendrer, produisant un impact direct ou indirect sur l’environnement humain et
naturel de l’entreprise.
Sachez, d’ailleurs, qu’aucun secteur d’activité n’est exclu, ici. Peu importe votre activité, ou la
taille/nature de votre entreprise (PME, TPE, société artisanale, collectivité locale…), votre
structure génère forcément un impact plus ou moins important –et souvent néfaste- sur son
environnement.
1) quelles sont vos responsabilités « environnementales » ?
Il est néanmoins étonnant de constater à quel point la notion même de risque
environnemental est peu et/ou mal intégrée dans la culture professionnelle de
l’entrepreneuriat français. La réglementation en vigueur, à ce sujet, est soit ignorée soit
occultée et le management quotidien des entreprises ne prend pas en considération
l’importance de son effet sur son environnement humain et naturel.
Pourtant, en tant qu’entrepreneur, votre responsabilité est hautement susceptible d’être
engagée, ce qui vous impose de vous tenir au courant de ces risques, de leur nature, et de la
meilleure manière de les prévoir et/ou maîtriser.
2) la notion de « risque lié à l’environnement »
La norme « ISO 31000 : 2009 » offre une définition officielle et claire de la notion de « risque
lié à l’environnement », la désignant comme étant « la possibilité qu’un événement survienne
et dont les conséquences (ou effets de l’incertitude) seraient susceptibles d’affecter les
personnes, les actifs de l’entreprise, son environnement, les objectifs de la société ou sa
réputation ».
De par cette définition, on peut recenser une très large palette de risques liés à
l’environnement d’une entreprise. Toutefois, il est possible de distinguer trois grandes
catégories, à ce niveau :
Les risques internes : ce sont les risques industriels et/ou technologiques engendrés
par l’entreprise et ayant un effet sur son environnement (éléments naturels -eau, air,
terre-, sites et sols, nuisance sonore…)
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Les risques externes : il s’agit des risques de dommages extérieurs, en provenance de
la nature et/ou environnement et ayant un impact sur l’entreprise (inondation,
glissement de terrain, tempête, vent, sécheresse…)
Les risques découlant d’origines indépendantes de l’entreprise ou de son
environnement naturel (exemples : rupture de digue, incident impactant d’une
activité dangereuse avoisinante…)
3) risques environnementaux : implications et conséquences
Ces répercussions peuvent souvent être constatées à plusieurs niveaux, en fonction du risque
encouru.
On distingue, surtout et avant tout, les conséquences relatives aux dommages causés à
l’environnement (éléments naturels, sols, paysages naturels, ressources…).
Mais d’autres facteurs rentrent également en ligne de compte, tels que les éventuels
dommages causés à l’intégrité humaine (incluant la santé et/ou la sécurité des employés de
l’entreprise, son voisinage, ou encore les consommateurs de ses produits et services).
Et on inclura enfin les dommages liés à l’image de marque et/ou réputation de l’entreprise.
4) la notion de responsabilité environnementale
Lorsqu’il s’agit de responsabilité environnementale, tout le monde est concerné, des
entreprises aux collectivités locales, en passant par tous les secteurs d’activité connus
(structures professionnelles en tout genre, entreprises commerciales, industrielles ou
artisanales).
C’est simple ; l’exercice de votre activité ne doit, en aucun cas, causer de sérieux dommages,
ou menacer concrètement l’environnement naturel de votre entreprise. Si tel est le cas, le
Préfet de votre région est parfaitement (et surtout légalement) en droit de vous réclamer
réparation du dommage en question.
Comment savoir si vous êtes concerné par le risque et/ou la responsabilité environnementale
?
A ce niveau, il est essentiel de distinguer deux types de responsabilités :
a) La Responsabilité Civile Atteinte à l’Environnement (RCAE)
Tout d’abord, il y a ce qu’on appelle officiellement la « responsabilité civile atteinte à
l’environnement » (RCAE), et elle est engagée dans les cas où :
Vous exercez votre profession près d’une zone urbaine, industrielle, commerciale…
Vous exercez votre profession près d’un établissement susceptible d’accueillir
régulièrement du public (hôpitaux, établissements scolaires, crèches, commerces…)
Vous exercez votre profession près d’un champ, d’un établissement piscicole (incluant
l’élevage de poissons), ou encore d’un ouvrage de prélèvement d’eau…
Notez enfin que votre RCAE sera aussi automatiquement engagée si vous avez
simplement des voisins.
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b) La Responsabilité Environnementale (RE)
Il s’agit simplement de la responsabilité environnementale, et elle est engagée dans les cas
où :
Vous exercez votre profession près d’une rivière, un lac, une nappe phréatique, ou
même un littoral.
Vous exercez votre profession près d’une zone qualifiée de « protégée », incluant les
parcs nationaux, les terrains du conservatoire du littoral, les réserves naturelles, ou
encore les forêts.
Dans le cadre de l’exercice de votre activité, vous procédez à l’exploitation d’une
installation classée (protégée, naturelle, privée…)
Dans le cadre de l’exercice de votre activité, vous procédez à la production, la
collection, le transport, la valorisation, l’élimination, et/ou la gestion de déchets en
tous genres.
Dans le cadre de l’exercice de votre activité, vous êtes susceptible de procéder à la
fabrication, utilisation, stockage, transformation, conditionnement, et/ou rejet dans
l’environnement ou transport sur site de produits chimiques et/ou phytosanitaires
(tels que les peintures, solvants, diluants, et autres produits jugés dangereux et/ou
polluants).
A) L’environnement : qu’est-ce que ça implique pour l’entreprise
L’environnement est une nouvelle contrainte pour les entreprises, surtout pour les
entreprises industrielles. Une telle contrainte génère des coûts qualifiés d’externes.
En revanche, si l’environnement est une contrainte, il constitue aussi l’occasion de rechercher
un avantage concurrentiel à moyen et long terme, puisque cela assure une fiabilité de leurs
processus industriels et de la valeur de leurs produits et services.
Ainsi, l’environnement est devenu un enjeu stratégique pour les entreprises industrielles.
B) L’environnement, un enjeu stratégique pour les industries
Ces dernières années cela s’est traduit par une modification des équilibres économiques des
activités économiques, à savoir :
Une augmentation des coûts de court terme
Un accroissement des investissements qui ciblent toute activité polluante de
l’entreprise
Une réduction des coûts à moyen et long terme
Plus d’efficacité dans la consommation des matières premières
L’achat de matériaux de recyclage
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Il faut préciser qu’une telle politique de l’environnement a une incidence sur la stratégie
managériale de l’entreprise en créant plus de cohésion du personnel autour de la contribution
au bien commun.
La prise en compte des contraintes environnementales aboutit à un enrichissement de
l’entreprise du moment qu’elle aura une vision plus large des contraintes qui peuvent
l’entourer.
C) Le management environnemental
S’inscrivant dans le cadre stratégique du développement durable, le management
environnemental est un nouveau type de gestion de plus en plus populaire.
Apparu depuis que la menace de la pollution pour notre planète est devenue sérieuse, il vise
à préserver l’environnement des conséquences néfastes des activités d’entreprises
industrielles, notamment… mais pas seulement.
A chaque fois que l’impact négatif de l’activité de l’entreprise sur l’environnement est
démontré, les dirigeants sont tenus de prendre les mesures nécessaires afin de limiter au
maximum les dégâts et préserver l’environnement.
Mais si, d’un point de vue théorique, toute activité humaine, toute entreprise est susceptible
de causer des dommages irréversibles à l’environnement, cette notion est limitée dans le
cadre du management environnemental aux zones de proximité immédiate à l’entreprise.
En effet, certaines entreprises réputées polluantes à cause de la nature de leur activité se
trouvent souvent contraintes à adopter un système de management environnemental (SME)
dont les actions tendent à mesurer l’impact de leur activité sur leur environnement immédiat
et à faire en sorte de le réduire le plus possible.
Dans un cas comme dans l’autre, un système de management environnemental doit être mis
en place au sein de l’entreprise dite polluante qui peut, également, avoir d’autres motivations
pour adopter une telle démarche, telles que :
L’amélioration de l’image de l’entreprise.
L’instauration de rapports de bon voisinage avec les riverains.
L’obtention d’un écolabel ou de toute autre certification environnementale exigée par
les clients.
A cet effet, les actions prévues dans le cadre du SME se caractérisent par leur diversité. La
réalisation des objectifs fixés, implique la mise en œuvre d’une véritable politique
environnementale qui peut se traduire par les mesures suivantes :
Effectuer un écobilan annuel de l’activité de l’entreprise : c’est l’action principale sur
laquelle repose l’ensemble du SME.
Prévoir une éco-conception de ses produits : il s’agit de trouver des alternatives moins
nuisibles aux composants jugés nocifs afin de fabriquer des produits plus respectueux
de l’environnement.
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Prévenir la pollution : l’installation de filtres, notamment, permet d’éviter la pollution
de l’air ou de l’eau.
D’autres actions peuvent être menées dans le cadre du management environnemental en vue
de préserver l’environnement à court, moyen et long terme :
Diminuer la consommation des ressources naturelles : ce genre de mesure s’étend de plus en
plus à tous les acteurs de la vie économique, et non plus aux industriels, uniquement.
Diminuer la consommation d’énergie : c’est aussi une manière de préserver
l’environnement, qui peut s’appliquer à toutes les entreprises, quelle que soit leur
activité.
Réduire les déchets : ces déchets chimiques, voire toxiques, ont des effets néfastes
sur l’écosystème.
Fournir une éducation environnementale à ses employés.
Obtenir une certification environnementale conforme aux réglementations en
vigueur.
Initier ses fournisseurs et ses sous-traitants à l’adoption d’un système de management
environnemental.
En fait, le management environnemental se base, en premier lieu, sur l’écobilan qui permet
à l’entreprise d’évaluer l’impact de son activité sur l’environnement. En plus de déterminer la
gravité de cet impact et sa fréquence, l’écobilan sert à prévoir les effets éventuels, en cas
d’événement inattendu ou involontaire comme un accident ou une catastrophe naturelle.
D) Évaluation de l’entreprise
Les opportunités et les contraintes environnementales
L’objectif de toute évaluation d’une entreprise ne se limite pas à une étude des
caractéristiques structurelles et financières de celle-ci. En effet, certaines entreprises
recherchent à travers cette évaluation plus d’efficience dans la gestion des opportunités
spécifiques à l’environnement dans lequel elle s’intègre.
Le suivi des dernières opportunités et des contraintes spécifiques à un secteur d’activité,
nécessite une étude du marché. Celle-ci requiert en fait d’examiner en permanence
l’évolution des marchés, l’évolution de la concurrence et des technologies.
L’évolution de la concurrence : il s’agit de suivre les offres et les prix émanant des différents
concurrents tout en développant des stratégies de concurrence en adéquation avec les
contraintes imposées par les concurrents.
L’évolution des technologies : la variable technologique est de plus en plus prédominante à
l’échelle d’une entreprise. Elle constitue un facteur de production dont il est nécessaire de
suivre l’évolution.
Gérer votre entreprise au quotidien exige de votre part un effort juridiques, économiques,
concurrentiels, i
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Gérer votre entreprise au quotidien exige de votre part un effort de veille permanente et
globale incluant les aspects juridiques, économiques, concurrentiels, industriels (en
fonction de votre activité Autant de risques que vo prévoir et gérer afin de garantir la survie
de votre structure. Il existe toutefois certains risques que priorités. Il s’agit des risques
environnementaux. On désigne, par ris environnementaux, tous les
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