Introduction aux Sciences Physiques 4e
Introduction aux Sciences Physiques 4e
Présenté par :
Monsieur Ibrahima Coly Professeur de M.S.P
E-mail : icoly77@[Link] / Tel : 77 030 41 46
P5 INTRODUCTION A L’ELECTRICITE.
9
Total 36
CHAPITRE I
INTRODUCTION AUX SCIENCES PHYSIQUES
DUREE : 2 HEURES
Activités préparatoires :
Faire rechercher par les élèves des informations sur :
- sciences, sciences expérimentales, physique et chimie (leurs domaines d’étude)
(Didact. Ensemble de connaissances ayant un objet déterminé et reconnu, et une méthode propre; domaine du savoir)
(A partir du XIXe S : Ensemble de connaissances, d'études d'une valeur universelle, caractérisées par un objet et une
méthode* déterminés, et fondées sur des relations objectives vérifiables)
- physique/chimie et environnement de l’élève (agriculture, santé, alimentation, technologies,
industries, pollution…)
- transformations physiques et transformations chimiques
Objectifs spécifiques : Au terme de ce chapitre, l’apprenant devra être capable de :
Distinguer les phénomènes physiques des Rappeler l’importance de la physique
phénomènes chimiques. et de la chimie dans divers domaines
Identifier les différents changements d'état,
PLAN DU COURS
I° OBJET ET INTERET DES SCIENCES II° 3) Allongement d’un ressort
PHYSIQUES II° 4) Action de l’acide (citron) sur le calcaire
I° 1) Objet et intérêt de la Physique (craie)
I° 2) Objet et intérêt de la Chimie III° CLASSIFICATION DES
II°OBSERVATIONS EXPERIMENTALES PHENOMENES
II° 1) Dissolution du sel et carbonisation du sucre III° 1) Phénomènes physiques
a)Dissolution du sel III° 2) Phénomènes chimiques
b) carbonisation du sucre IV° DIVERS ETATS DE LA MATIERE
II° 2) Dilation V° CHANGEMENTS D’ETAT
VI° EVALUATION
DEROULEMENT DU COURS
I° OBJET ET INTERET DES SCIENCES PHYSIQUES :
I° 1) Objet et intérêt de la Physique :
La Physique est incontestablement encore la première science du XXIe Siècle. Elle nous permet chaque
jour de satisfaire cette saine curiosité qui nous distingue des autres animaux.
Pour être un bon scientifique, un bon physicien en particulier, il faut posséder certaines qualités :
Il faut détenir une certaine dose de bon sens et d’intelligence ;
Il faut utiliser correctement l’outil mathématique qui a l’avantage d’être souple, clair et universel ;
Il faut savoir :
observer et écouter pour collectionner le plus grand nombre de faits,
manipuler et utiliser correctement une variété d’instruments.
La Physique nous a permis de répondre à beaucoup de questions. Elle nous permet de prévoir en outre
beaucoup de phénomènes ; de sonder l’inconnu.
Elle nous permet aussi de concevoir et de construire des appareils qui contribuent à améliorer notre
confort matériel et sanitaire.
Toutefois, la Physique a beau être une belle science, n’est pas synonyme de vérité absolue.
Chaque jour, de nouvelles théories, de nouvelles observations, de nouvelles découvertes viennent tout
remettre en question.
Ainsi, la Physique, à l’image de toutes les sciences, ressemble au tonneau des Danaïdes qu’il est
impossible de remplir parce qu’il n’a pas de fond.
« Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir » La science est interrogation et demeurera
interrogation.
I – 2) Objet et intérêt de la Chimie :
L’objet de la chimie est d’étudier :
les différentes formes de la matière ;
et les transformations par lesquelles les substances perdent leurs propriétés pour donner naissance
à de nouvelles substances.
Les chimistes s’intéressent aux propriétés et à la composition de la matière sous toutes ses formes : l’air,
l’eau, la nourriture, les vêtements, l’acier, le verre, le pétrole ; le gaz ; …
La contribution de la chimie à l’amélioration de notre confort est évidente.
la chimie des engrais permet aux agriculteurs de faire de bonnes récoltes.
l’industrie chimique alimentaire permet de conserver les aliments et de les enrichir en
vitamines.
la fabrication des textiles, des plastiques, du verre … à partir de matières premières extraites
des forêts, des mines, contribue à notre confort.
l’industrie pharmaceutique permet de préparer un très grand nombre de médicaments
contribuant ainsi à relever l’espérance de vie des hommes.
D’ailleurs, la nature elle-même est un immense laboratoire où se déroulent des transformations
chimiques complexes, en particulier au sein des organismes vivants : animaux et plantes.
Donc, la chimie comme le disait l’autre, c’est la vie.
II° OBSERVATIONS EXPERIMENTALES :
II – 1) Dissolution du sel et carbonisation du sucre :
a) Dissolution du sel :
Ajoutons quelques morceaux de sel dans un verre contenant de l’eau : le sel se dissout.
Le sel reste présent dans l’eau comme en
atteste le goût salé de la solution
obtenue.
En évaporant l’eau, nous pouvons
récupérer le sel.
b) Carbonisation du sucre :
Chauffons quelques morceaux de sucre dans un tube à essai : nous observons la formation de gouttes
d’eau sur les parois interne du tube à essai puis se caramélise (un dépôt de charbon au font du tube)
II – 2) Dilatation :
Remarque :
Donc la physique se propose d’étudier les phénomènes physiques. La chimie se propose d’étudier
les phénomènes chimiques.
IV° DIVERS ETATS DE LA MATIERE :
On peut grouper les objets en trois catégories : les solides, les liquides et les gaz.
Etat solide : la craie, la pierre, le clou, la glace, etc.
Un corps est solide s’il est saisissable. Il est caractérisé par :
une forme propre : il est difficile à déformer
un volume pratiquement invariable : un solide est incompressible.
Etat liquide : l’eau, l’alcool, l’huile, le lait, etc.
Un corps est liquide s’il est insaisissable : c’est un fluide, il coule. Les liquides se caractérisent par :
une forme variable : il occupe le fond du récipient qui le contient et prend la forme de ce
dernier ;
V° CHANGEMENTS D’ETAT :
Les changements d’état s’obtiennent
en agissant sur la température ou sur
la pression d’un corps pur.
Chaque changement d’état porte un
nom. Les changements d’états se font à
température fixe appelée température de
changement d’états. Les changements
d’état sont des transformations
physiques.
Schéma des changements d’état physique
REMARQUES : On distingue deux types de vaporisation :
- L’ébullition est une vaporisation en profondeur sous l’effet de la chaleur et à une température fixe
appelée température d’ébullition.
- L’évaporation est une vaporisation en surface et qui a lieu à toutes les températures pour lesquelles le
corps est liquide.
VI° EVALUATION :
Exercice 1. Compléter les phrases suivantes :
Une transformation qui ne change pas la nature des corps est un phénomène … . Un phénomène
chimique est une transformation qui … la nature des corps. Les solides, les liquides et les gaz sont les
différents … de la matière. Les corps qu’on peut saisir sont des … les autres sont des … ou des …
Lorsqu’un corps passe d’un état physique à un autre état, il subit un … d'état. Le passage de l’état solide
à l’état liquide est appelé … . La sublimation est le passage de l’état … à l’état …. Les liquides, les gaz
et les métaux (solides), augmentent de volume d’un corps sous l’effet de la chaleur : ils se … .
Exercice 2 : phénomènes physiques et phénomènes chimiques.
Cocher la bonne réponse
phénomènes physiques phénomènes chimiques
1 l’attraction d’un morceau de fer par un
aimant
2 le pourrissement d’un fruit
3 la transformation du lait frais en lait caillé
4 déplacements d’un objet
5 la combustion du charbon de bois
6 la mise en mouvement d’un ballon de basket
7 l’ébullition de l’eau
8 la formation de l’arc -en –ciel
9 l’action de l’air marin sur les objets en fer
10 la dilatation d’une barre de fer
11 la digestion des aliments
CHAPITRE II
GRANDEURS PHYSIQUES ET MESURES
DUREE : 2 HEURES
Activités préparatoires :
Faire rechercher des appareils et instruments de mesure utilisés dans votre environnement immédiat et
préciser leurs usages, les grandeurs qu’ils mesurent et les précautions d’emploi.
Objectifs spécifiques : Au terme de ce chapitre, l’apprenant devra être capable de :
Choisir un instrument de mesure adéquat. Critiquer une mesure.
Effectuer correctement des mesures. Présenter les résultats d'une mesure en
Utiliser les puissances de dix (conversions, notation scientifique.
calculs)
Prérequis : La conversion vue à l’école élémentaire ;
Concepts clés : grandeur physique ; mesure ; écriture scientifique ; puissance de dix ;
Introduction :
Au cours de son évolution, l’homme est confronté à des problèmes de comparaisons amenant parfois
certaines confusions et des erreurs d’appréciation des idées que l’on se fait sur les choses que nous
comparons.
Rappelons, que les unités de mesure de longueur par exemple étaient basées sur les parties du corps. Les
gens parlaient alors :
de doigt : Mesure approximative, équivalant à un travers de doigt (ancienne mesure)
de palme : Mesure d'environ un travers, une paume de main.
d’empan : Mesure de longueur qui représentait l'intervalle compris entre l'extrémité du pouce
et celle du petit doigt, lorsque la main est ouverte le plus possible.
de coudée : Mesure de longueur représentant la distance du coude à l'extrémité du majeur,
évaluée à 50 centimètres.
de brasse : Mesure de longueur égale à cinq pieds (env. 1,60 m).
C’est dans ce contexte que le physicien utilise un étalon, c’est-à-dire un élément arbitraire de référence
pris comme unité.
La science des mesures, visant à déterminer les dimensions et les quantités, et à les exprimer en unités
conventionnelles est appelée METROLOGIE.
Les métrologues s’attachent notamment à déterminer les causes d’erreur, qui ne peut être connue.
Les scientifiques effectuent actuellement leurs mesures en fonction du Système International d’unités
(SI).
Le SI, crée en 1960 lors de la Conférence Générale des Poids et Mesures (CGPM) a été adopté depuis
lors par un très grand nombre de pays.
C’est l’Organisation Internationale de Métrologie légale (OIM) crée en 1955 qui chargée d’harmoniser
l’ensemble des législations fondées sur l’emploi de ce système.
Dès lors, pour atteindre ses objectifs, le physicien se sert de méthodes que nous allons élucider dès
l’entame du chapitre GRANDEURS PHYSIQUES ET MESURES.
PLAN DU COURS
I° LES METHODES DE LA PHYSIQUE : IV° 1) ECRITURE ET SIGNIFICATION :
II° NOTION DE GRANDEURS PHYSIQUES : IV – 1 – 1) Les puissances positives :
II – 1) Définition : IV – 1 – 2) Les puissances négatives :
II – 1) Exemple : iv – 2) Décimaux et puissances de dix :
DEROULEMENT DU COURS
I° LES METHODES DE LA PHYSIQUE :
Notre univers est peuplé d’une infinité de corps naturels (eau, l’air ; ..) et artificiels (véhicule, machine,
…).
Toutefois, nous appelons phénomène les diverses transformations que peuvent subir un corps.
Ces phénomènes eux aussi peuvent être naturels ou artificiels s’ils sont provoqués.
Ainsi, pour étudier ces différents phénomènes, les physiciens ont recours à une démarche correspondant
essentiellement à trois étapes ;
L’Observation : le physicien note les circonstances qui produisent et accompagne un
phénomène et suscite inéluctablement un Problème à résoudre.
Exemple : La réflexion d’une lumière par le miroir.
L’émission d’Hypothèse : c’est la suite logique de toute observation découlant sur un
problème. Une hypothèse est une proposition relative à l'explication de phénomènes naturels,
admise provisoirement avant d'être soumise au contrôle de l'Expérience (incluant
l'observation).
L’Expérimentation : Le physicien peut intervenir dans le déroulement des phénomènes en
fixant et en imposant certaines conditions et en modifiant les circonstances. Ce travail
d’expérimentation lui conduit successivement à un Résultat, une Interprétation et une
Conclusion.
L’objectif visé par le physicien est l’établissement et la formulation de relations mathématiques qui
régissent les différents phénomènes.
C’est dire que les lois physiques seront très souvent quantitatives. Donc, qui dit expérimentation dit
souvent mesures de grandeurs.
La mesure de grandeurs en physique constitue un aspect essentiel dans le travail du physicien. Ces
mesures nécessitent des appareils de mesure et des unités. Le résultat d’une mesure doit être suivi d’une
unité.
UNITES USUELLES
LONGUEURS Multiples Unité pcle Sous-multiples
km hm dam m dm cm mm
VOLUMES SOUS-MULTIPLES
3
dm cm3
hL daL L dL cL mL
La température n’est pas une grandeur mesurable. On la repère à l’aide d’un thermomètre. Les
échelles de température utilisées sont : l’échelle de Celsius (degré Celsius °C), l’échelle de Fahrenheit
(degré fahrenheit °F) et l’échelle de Kelvin (degré kelvin K).
Entre les degrés Celsius et les degrés Kelvin on : (K) = (°C) + 273
III – 4) Mesure avec un instrument gradué : l’éprouvette graduée
1- Déterminer la mesure de la plus petite graduation :
Solution :
1) Déterminons la mesure de la plus petite graduation : 20 mL : 5 = 4 mL
2) Déterminons le volume compris entre 60 et le bas du ménisque (il y a 2 petites graduations): 4 mL x
2 = 8 mL
3) Le volume du liquide contenu dans l’éprouvette : V= 6O mL + 8 mL = 68 mL
III – 5) Erreurs et présentation d’une mesure
III – 5 – 1) Incertitude d'une mesure
Dans une classe, le professeur choisit dix élèves pour mesurer la longueur du tableau avec le même
instrument. Les résultats obtenus sont regroupés dans le tableau ci- dessous.
Nom élève Moustapha Alioune Jean Fatou Adama Awa Henry Ousmane Cheik Kari
h m
Longueur 5 4,95 5,12 5 4,97 5,0 5 4,98 5,1 5
(m) 5
Avec le même instrument de mesure, les élèves ont obtenu des résultats différents.
La longueur exacte du tableau n’est donc pas connue : on dit qu’il y a une incertitude sur la mesure.
En physique, toute mesure est entachée d’incertitude.
III – 5 – 2) Présentation du résultat d’une mesure
III – 5 – 2 – 1) Chiffres significatifs
Les résultats numériques en Sciences Physiques résultent de mesures et sont donc connues avec une
incertitude liée au dispositif expérimental.
Les résultats numériques d’une mesure se notent avec :
une notation littérale représentant la grandeur considérée.
Exemples : V pour vitesse ; F pour force ; m pour masse ;
une valeur numérique qui est le résultat chiffré de la comparaison. Ce nombre est composé
de chiffres résultant de la mesure ; ce sont des chiffres significatifs.
Le dernier chiffre d'une valeur numérique donne une indication sur la précision avec laquelle cette valeur
a été mesurée ou calculée : les chiffres utiles qui mesurent la grandeur physique, sont dits significatifs.
Exemple : La longueur d’un mur vaut 5,12 m. La mesure est faite au centième de mètre près : on dit
que le résultat est présenté avec 3 chiffres significatifs.
Si le résultat est 5,1 m, la précision est égale au dixième de mètre : on dit que le résultat est présenté
avec 2 chiffres significatifs (le 5 est un chiffre certain alors que le 1 est le premier chiffre incertain).
On appelle chiffres significatifs d'une valeur numérique tous les chiffres certains et le premier
chiffre incertain autres que les zéros «0» placés à gauche du nombre.
Exemples :
0,08 m : un seul chiffre significatif, le 8 : la valeur exacte est comprise entre 0,07 m et 0,09 m.
5,00 m : trois chiffres significatifs : la valeur exacte est comprise entre 4,99 m et 5,01 m.
5,0 m : deux chiffres significatifs : la valeur exacte est comprise entre 4,9 m et 5,1 m.
n facteurs n zéros
Exemples :
101 = 10 ; 102 = 10 x 10 = 100 ; 105 = 100000 ; 107 = 10000000
Propriétés :
10 n x 10 m = 10 n + m ; (10 n) m = 10 n x m ;
IV – 1 – 2) Les puissances négatives :
Définition : On appelle puissance négative de dix, l’inverse du produit de n facteurs égaux à dix
1 1
10-n = = = 0,000 … 01
10 n
10 10 ... 10
n facteurs n zéros
Exemples :
1 1 1
10-1 = = 0,1 ; 10-2 = 2 = 0,01 ; 10-3 = 0,001 ; 10-4 = 0,0001
10 10 10 10
IV – 2) Décimaux et puissances de dix :
IV – 2 – 1) Fractions décimales :
Définition : Une fraction décimale a pour dénominateur une puissance positive de dix
3 45 256
Exemples : ; ;
10 1000 100
0,06 mm s’écrit en notation scientifique 6. 10-2 mm ; 6 est supérieur à 5, on l’arrondit à 10, on obtient
10 x 10-2 mm, ce qui donne 10-1 mm. : L’ordre de grandeur de l’épaisseur d’un cheveu est donc égal au
dixième de millimètre.
2ème Méthode : encadrement avec deux puissances de dix consécutives :
Pour des nombres assez simples : on peut éviter le passage par la notation scientifique en encadrant le
résultat numérique entre deux puissances de dix consécutives.
Par exemple, pour l’ordre de grandeur de la hauteur de la tour Eiffel. La hauteur de la tour Eiffel est de
324 m.
324 est compris entre 100 et 1000 mais 324 est plus proche de 100 que de 1000. L’ordre de grandeur de
la tour Eiffel est donc 100 m.
L’avantage des ordres de grandeurs, c’est qu’ils permettent de vérifier par un calcul rapide la
cohérence d’un calcul numérique fait à la calculatrice.
IV – 3) Opérations sur les puissances de dix :
IV – 3 – 1) Multiplication et division avec puissance de dix :
Multiplication :
a.10 n x b.10m = axb.10 n + m Exemple : 2,5.103 x 8,4.105 = 2,5x 8,4.103+5 = 21.108
a.10 n a n m 5,6.102 5,6 2 3
Division : m
.10 Exemple : 3
.10 8.101
b.10 b 0,7.10 0,7
IV – 3 – 2) Addition et soustraction avec des puissances de dix :
Pour additionner ou soustraire avec les puissances de dix, on écrit tous les nombres avec la même
puissance de dix puis on factorise cette puissance.
Exemples : 3,52.10-3 + 52,6.10-4 = 3,52.10-3 + 5,26.10-3 = (3,52 + 5,26).10-3 = 8,78.10-3
27.102 – 0,68.103 = 2,7.103 – 0,68.103 = (2,7 – 0,68).103 = 2,02.103.
IV – 4) Puissances de dix et conversion
IV – 4 – 1) Les préfixes multiplicatifs
giga méga kilo Hecto Déca Déci Centi Milli Micro
G = 10 9
M = 10 6
k = 10 3
h = 10 2
da = 10 1
d = 10 -1
c =10 -2
m = 10 -3
= 10-6
IV – 4 – 2) La conversion
Les longueurs : Convertir 28hm en cm. Soit 28 hm = 280000 cm.
Avec les puissances de dix on constate que 28hm = 28.102m et cm = 10-2m.
On passe alors de 102 à 10-2 en décalant de quatre rangs soit 2-(-2) = 4
Pour utiliser les puissances de dix dans la conversion on soustrait ou additionne les exposants
correspondant aux unités : 28hm = 28.102-(-2) cm = 28.104cm
Les volumes
Convertir 5cm3 en dm3 : 5cm3 = 5. (10-2)3m3 = 5.10-6m-3 et dm3 = (10-1)3m3 = 10-3m3 alors :
5cm3 = 5.10-6-(-3) dm3 = 5.10-3dm3.
Convertir 8mL en daL : 8mL = 8.10-3 - 1daL = 8.10-4daL.
V° EVALUATION :
Exercice 1 : Complète la phrase ci-dessous
L’écriture scientifique d’un nombre est donnée par le…...d’un nombre décimal compris entre 1 et 10
par une……… entière de 10.
Exercice 2 : Précision d’un calcul à partir de valeurs mesurées
Les mesures des dimensions de deux champs rectangulaires ont donné les résultats suivants :
Champ 1 : L1 = 121,9 m et l1 = 65,0 m
Champ 2 : L2 = 1,46 m et l2 = 0,78 m
2.1 Calcule les aires A1 et A2 des surfaces correspondantes en respectant le nombre de chiffres
significatifs. 2.2 Calcule les périmètres correspondants.
CHAPITRE III
DUREE : 5 HEURES
Activités préparatoires :
Faire faire des recherches sur les balances : types de balances, caractéristiques et utilisations courantes.
Dans le langage courant le fer est plus « lourd » que le coton, l’eau est plus « lourde » que l’huile…,
chercher une explication dans votre entourage.
Objectifs spécifiques : Au terme de ce chapitre, l’apprenant devra être capable de :
Acquérir la notion de masse, masse Utiliser la relation entre la masse, la
volumique, densité masse volumique et le volume.
Reconnaître différents types de balances. Déterminer la densité d’un corps.
Déterminer la masse d’un objet Déterminer la masse volumique d'une
substance homogène.
Prérequis : unités de grandeurs vues à l’E.E ;
Concepts clés : Masse : mesure de la quantité de matière ; Volume : espace occupé par un
corps ; Masse volumique : le quotient de la masse m par le volume V du corps.
Introduction :
D’ordinaire, nombreux sont ceux qui ignorent que le volume d’un objet n’est pas lié à sa forme. Des
objets de différentes formes peuvent avoir le même volume. Face à de telles erreurs d’appréciation, les
concepts de masse et de volume sont assez souvent confondus dans nos vies courantes par ceux qui
n’ont pas de culture scientifique.
A cet effet, les scientifiques ont établi une relation entre la masse et le volume d’un corps : Masse
volumique, du moment qu’ils se sont rendu compte que la masse et le volume seuls ne permettent pas
de caractériser un corps.
Toutefois, les scientifiques se sont posé la question : quelle relation existe-t-il entre la masse volumique
d’un corps et le fait qu’il flotte ou coule dans un autre corps ?
La résolution à une telle interrogation a défini la densité d’un corps par rapport à un autre corps pris
comme référence.
Dès lors, l’étude de ces concepts a permis à l’homme de comprendre comment les poissons ou les sous
–marins peuvent-ils monter ou descendre dans l’eau ?
PLAN DU COURS
I° MASSE D’UN CORPS III° DENSITE D’UN CORPS
I – 1) Les types de balance II – 2) Définition
I – 2) Définition II – 3) Expression et unités :
I – 3) Unités II – 4) Détermination expérimentale de masse
I – 4) Détermination de la masse volumiques :
II° MASSE VOLUMIQUE D’UN CORPS III – 1) Observations
II – 1) Mise en évidence III – 2) Interprétations
a) Tableau de mesure III – 3) Définition et Expression
b) exploitation des résultats IV° EVALUATION :
DEROULEMENT DU COURS
I° MASSE D’UN CORPS
I – 1) Les types de balance
Il existe différentes sortes de balances parmi lesquelles, nous pouvons citer la balance de Roberval, le
trébuchet, la bascule, la balance automatique, le pont bascule, …
Le choix de la balance doit être guidé par les qualités suivantes:
sa précision : c’est la masse minimale que la balance permet d’apprécier
sa portée : c’est la masse maximale que la balance peut supporter
I – 2) Définition
La masse est une grandeur caractéristique d’un corps que l’on détermine à l’aide d’une balance.
Remarque :
La masse d’un corps est une grandeur constante, elle reste invariable quel que soit le lieu.
I – 3) Unités
L’unité internationale de masse est le kilogramme de symbole kg.
Il possède des multiples et des sous-multiples donnés dans le tableau ci-dessous :
MULTIPLES UNITE SOUS-MULTIPLES
TONNE QUINTAL DIZAINE KILOGRAMME HECTOGRAMME DECAGRAMME GRAMME Nom
t q . kg hg dag g Symbole
I – 4) Détermination de la masse :
Pour déterminer la masse d’un objet, on utilise une balance. Lorsqu’on dispose d’une balance Roberval
ou d’un trébuchet pour déterminer la masse m d’un objet, on peut procéder par simple pesée ou double
pesée.
SIMPLE PESEE Double pesée
Placer l’objet à peser sur l’un des Choisir une tare (objet plus lourd que le corps dont on veut
plateaux de la balance. déterminer sa masse).
Etablir l’équilibre avec des masses Placer la tare sur l’un des plateaux et l’objet à peser sur l’autre.
marquées m1 Etablir l’équilibre avec des masses marquées m1
Résultat : la masse de l’objet est m Enlever le corps puis rétablir l’équilibre avec des masses
= m1 marquées m2
Résultat : la masse de l’objet est m = m2 - m1
m
suivante :
V
L’unité de la masse volumique dépend des unités choisies pour la masse et le volume.
𝑘𝑔
Dans le Système international, la masse volumique est exprimée en (ou kg. m-3)
𝑚3
Il existe hors du système international, d’autres unités usuelles de masse volumique tels que : le g / L ;
le g / cm3 ; le g / mL ; le kg / L ; le kg / dm3.
𝑔 1𝑔 0,001𝑘𝑔 𝑘𝑔
Conversion : 1𝑐𝑚3 = 1 𝑐𝑚3 = 0,000 001𝑚3
= 1000𝑚3
𝑔 1𝑔 0,001𝑘𝑔 𝑘𝑔
1 = = =1
𝑐𝑚3 1 𝑐𝑚3 0, 001𝑚3 𝑑𝑚3
𝑘𝑔
La masse volumique de l’eau vaut = 1000 3 , signifie que 1cm3 d’eau pure a une masse de 1000kg
𝑚
Remarque :
Le gramme par centimètre cube est (g/ cm3) est l’unité le plus employée
II – 4) Détermination expérimentale de masse volumiques :
Pour déterminer la masse volumique d’une boule on a effectué les opérations A et B suivantes :
1°) A partir du schéma ci-dessus déduire la masse de la boule ainsi que son volume.
2°) Calculer la masse volumique de la boule.
Solution :
1) Déduisons la masse m de la boule ainsi que son volume
1- a) La masse de la boule :
On a : m2 = 462 g et m1 = 150 g
Or, m = m2 – m1 A
AN : m = (462 – 150) g = 312 g
1 – b) Le volume de la boule V
Le volume contenu dans l’éprouvette A
(40 – 20) mL
*Le volume de la plus petite graduation est : =4
5
mL
* Le volume compris entre 20mL et le bas du ménisque est : 2
x 4 mL =8mL B
*Le volume V1 est alors V1 = (20 + 8) mL = 28 mL
Le volume contenu dans l’éprouvette B
*Le volume V2 est alors V2 = (60 + 8) mL = 68 mL
Le volume de la boule V
On a : V2 = 68 Ml et V1 = 28 mL
Or, V = V2 – V1. AN : V = (68 – 28) mL = 40 mL
1) Calculons la masse volumique de la boule
On a : m = 312 g et V = 40mL
𝑚
Or, on sait que : 𝜌 =
𝑉
312𝑔
AN : 𝜌 = 40𝑚𝐿 = 7,8 g/mL
II – 5) Quelques ordres de grandeurs
La masse volumique est une constante caractéristique d’un corps pur.
Le tableau ci-dessous donne des exemples de masse volumique de certains corps purs.
Corps purs Plomb Cuivre Fer Eau Glace Bois alcool Essence Polystyrène Huile
Sapin expansé
Masse 11300 8900 7800 1000 920 500 à 789 700 11 920
volumique 700
en kg.m-3
Remarque :
Pour les mélanges, la masse volumique dépend des proportions du mélange.
La masse volumique peut varier avec la température et la pression.
III° DENSITE D’UN CORPS :
III – 1) Observations :
Dans un bêcher contenant de l’huile, introduisons un morceau
de fer, de plomb, de polystyrène de bois et quelques millilitres
d’eau. On constate alors que le fer, le plomb et l’eau se
retrouvent au fond de l’huile alors que le polystyrène et le
bois flottent
III – 2) Interprétations
Le fer, le plomb et l’eau se retrouvent au fond : ils sont plus denses que l’huile. Leur masse volumique
est plus grande que celle de l’huile.
Le bois et le polystyrène sont moins denses que l’huile.
III – 3) Définition et expression :
La densité d’un corps A par rapport à un corps B est le rapport de la masse volumique de A sur
celle de B.
Le corps B est dit le corps de référence.
A
La densité a pour expression : dA
B B
REMARQUE :
La densité est un nombre sans unité.
Pour les corps solides et liquides, le corps de référence est en général l’eau.
Pour les gaz, on choisit l’air comme corps de référence.
IV° EVALUATION :
Exercice 1 :
1) Calcule la masse volumique (en g/cm3 et en kg/m3) d’un corps de masse 1 ?19kg et de volume
134 cm3 d’un
2) De quel matériau pourrait – il s’agir ?
Exercice 2 :
Un corps en fer a une masse de 9 kg calcule son volume sachant que sa masse volumique vaut 7,87g/cm3
Exercice 3 : Vrai ou Faux
a) « La masse volumique de l’eau dépend du volume d’eau. »
b) « Un corps plus grand est plus lourd. »
c) « Le bois flotte sur l’eau parce qu’il est plus léger que l’eau. »
d) « Un corps a une masse de 5 kg et une masse volumique de 2,7 g/ cm3. Si la masse est double,
la masse volumique est aussi double. »
e) « Un corps a une masse de 5 kg et une masse volumique de 2,8 g/ cm3. Si on le coupe en deux,
la masse volumique devient 1,4 g/cm3. »
CHAPITRE IV
POIDS RELATION ENTRE POIDS ET MASSE
DUREE : 5 HEURES
Activités préparatoires :
1- Relevez sur différents objets de votre milieu de vie les indications relatives au poids et à la masse.
Quelles remarques faites-vous ?
2-La masse et le poids représentent-ils la même grandeur physique ? Si non quelle différence faites-
vous entre ces deux grandeurs.
Objectifs spécifiques : Au terme de ce chapitre, l’apprenant devra être capable de :
identifier le poids comme grandeur établir expérimentalement que le rapport 𝑃
𝑚
vectorielle à partir de ses caractéristiques.
est une constante notée g appelée intensité
définir le poids comme étant l’attraction que
de pesanteur au lieu où se fait l’expérience
la terre exerce sur un corps.
déterminer une relation entre poids et masse.
donner l’unité de mesure de l’intensité du
calculer le poids en un lieu donné ou la masse
poids dans le S. I.
d’un corps en utilisant la relation P = mg
représenter le vecteur poids d’un corps. 𝑃
distinguer le poids et la masse d’un corps. établir expérimentalement que le rapport 𝑚
calculer le poids ou la masse d’un corps en est une constante notée g appelée intensité
utilisant la relation P = mg de pesanteur au lieu où se fait l’expérience
Prérequis :
Masse : grandeur caractéristique d’un corps que l’on détermine à l’aide d’une balance (définition
opératoire).
Vecteur : Sens ; Direction ; longueur ; Echelle = distance sur le plan sur distance réelle
Concepts clés :
Masse : grandeur caractéristique de la quantité de matière que l’on détermine à l’aide d’une balance
(définition opératoire).
Poids d’un corps : c’est l’attraction que la terre exerce sur lui. C’est une force répartie dans toute la
matière.
Droite d’action : c’est la droite suivent laquelle le poids agit : c’est la verticale du lieu.
Le sens : c’est le sens du mouvement que provoque le poids, à savoir du haut vers le bas.
Le point d’application : c’est l’endroit où le poids s’applique donc du centre de gravité.
L’intensité : elle renseigne sur la valeur du poids et s’exprime en Newton.
La pesanteur (constante de pesanteur) : c’est le rapport du poids sur la masse d’un objet.
Force : toute action capable de mettre en mouvement un corps ou de le déformer.
Introduction :
Le concept de masse qui fut créé par Newton, bien que relativisé est toujours une notion clé de notre
connaissance du monde physique ; non seulement de la matière mais de l’univers aux divers étapes de
son évolution qui le peuplent d’ « objets » allant des particules aux galaxies. D’ailleurs, Newton définit
la masse comme la quantité de matière qui caractérise un corps.
Toutefois, c’est à lui qu’il revient d’établir une distinction nette entre la masse et le poids. C’est ce que
nous allons découvrir en 4ème.
A cet effet, nous chercherons à voir si ces notions prises de manière abusive dans la vie courante l’une
pour l’autre sont liées.
Le professeur pour sa part, ne doit pas perdre de vue que cette confusion nait au tour du « concept de
poids » constitue un obstacle épistémologique qu’il faut corriger chez l’apprenant.
24 août 2019 20
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
PLAN DU COURS
I° NOTION DE POIDS D’UN CORPS II° RELATION ENTRE POIDS ET MASSE
I – 1) Mise en évidence du poids d’un corps II – 1) Expérience :
I – 1 – a) Observation II – 2) Observation :
I – 1 – b) Interprétation II – 3) Interprétation
I – 2) Définition II – 4) Conclusion :
I – 3) Caractéristiques du vecteur poids d’un II – 5) Distinction entre poids et masse
corps III° EVALUATION :
I – 4) Représentation vectorielle
DEOULEMENT DU COURS
I° NOTION DE POIDS D’UN CORPS :
I – 1) Mise en évidence du poids d’un corps :
I – 1 – a) Observation :
I – 1 – b) Interprétation
Les objets au voisinage de la terre, ont une tendance naturelle à aller vers elle. Ils sont attirés par la terre.
En physique, on dit que les corps possèdent un poids ou qu’ils sont soumis à la pesanteur.
I – 2) Définition : Le poids d’un corps est l’attraction que la terre exerce sur ce corps.
I – 3) Caractéristiques : Le poids d’un corps est une grandeur vectorielle qui a pour
caractéristiques :
I – 3 – a) La droite d’action :
Le poids agit suivant une droite verticale appelée droite d’action. Elle est la verticale du lieu.
I – 3 – b) Le sens :
Le sens du poids d’un corps est du haut vers le bas.
I – 3 – c) Le point d’application :
24 août 2019 21
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Mise en évidence du centre de gravité:
Suspendons une plaque de carton à un fil
successivement par les points A ; B ; C ; D ; …
Traçons chaque fois sur la plaque le
prolongement du fil, la verticale du point de
suspension.
Observation :
Les verticales des différents points d’un solide
passent toutes par le même point G.
Conclusion :
Tous les solides quelle que soit leur forme, possèdent ce point particulier appelé centre de gravité.
Point d’application :
En plaçant un objet pointu sous le
centre de gravité, la plaque ne tombe
pas.
Hors du centre de gravité, l’objet
tombe toujours du côté du centre de
gravité. Donc, le poids de l’objet
agit alors au centre de gravité.
Le centre de gravité est appelé point d’application du poids.
I – 3 – d) L’intensité du poids :
Soit A et B deux objets. L’objet A a provoqué un allongement important du ressort : le poids de l’objet
A est alors plus intense que celui de l’objet B. Le poids d’un objet se caractérise aussi par son intensité
qui renseigne sur sa valeur.
L’intensité du poids est une grandeur qui se mesure à l’aide d’un dynamomètre. Elle s’exprime en
Newton et a pour symbole dans le système international (SI) N.
Dynamomètre
1 : anneau de suspension ; 2 : vis de réglage ; 3 : boîtier avec graduations ; 4 : crochet
I – 4) Représentation graphique :
Exemple :
Un corps A assimilable à un point matériel à un poids de 2, 5 N. Représente le vecteur poids 𝑃⃗ en
indiquant toutes ses caractéristiques.
Indication : tu devras choisir une échelle.
24 août 2019 22
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Solution :
Norme ou intensité P = 2, 5 N
Echelle : 1 cm ……… 1 N
x cm ……… 2, 5 N
2,5 N X 1 cm
x= 1𝑁
= 2, 5 cm
II – 3) Interprétation :
𝑃
Le rapport 𝑚 étant une constante, donc la courbe obtenue est une droite qui passe par l’origine du repère.
Cette constante est une grandeur physique appelée intensité de pesanteur.
II – 4) Conclusion :
Le poids d’un corps est proportionnel à sa masse. Le rapport du poids et de la masse est égal à une
constante notée g. g : est appelé intensité de la pesanteur du lieu. Elle s’exprime en N. kg -1 dans SI.
𝑃
La relation entre le poids et la masse est donc: donc g = 𝑚 Si P est en N et m en Kg, alors g est [Link] -1
D’où P = m g → ([Link] -1)
↓ ↓
(N) (Kg)
II – 5) Distinction entre poids et masse :
Le tableau ci-dessous indique la valeur de g et celle de la masse d’un objet dans différentes planètes du
système solaire.
Terre Lune Mars Jupiter
-1
g ([Link] ) 1O 1, 6 3, 9 26
Masse en Kg 5 5 5 5
P 50 N 8N 19,5 N 130 N
L’analyse du tableau montre que :
La masse est invariable.
l’intensité de pesanteur g dépend du lieu de mesure. Elle ne dépend ni de la nature, ni de la
forme du corps.
Le poids augmente quand g augmente.
Elle augmente modérément avec la latitude et diminue avec l’altitude.
24 août 2019 23
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Le poids est une grandeur vectorielle, alors que la masse est une grandeur scalaire.
Le poids varie avec le lieu, alors que la masse reste constante quel que soit le lieu.
↗ Augmentation ; → stabilité ; ↘ diminution
P = m g
↗ → ↗
↘ → ↘
III° EVALUATION
Exercice 1 :
1) Avec que type d’instrument
détermine- t-on :
a) la masse d’un objet ?
b) le poids d’un corps ?
Exercice 2
1) Un objet Poids Masse (Kg)
A pèse 15 kg (N)
à Dakar. 19,6 2
Quelle est sa 29,4 3
masse à 49 5
Paris et à 68,6 7
New York ?
Justifie.
2) lors d’une expérience visant à déterminer la relation entre le poids P et la masse m des élèves de 4ème
ont trouvé les valeurs suivantes:
a) Donner la relation qui existe entre P et m.
b) Calculer les différentes valeurs de cette relation, puis tracer sur du papier millimétrée, la courbe P =
f (m) à l’échelle 1cm ….1 Kg et 1 cm ……10N
1
c) Déterminer à l’aide du graphique (au 10
près) la valeur de l’intensité de la pesanteur terrestre.
Solution :
1) Sa masse reste constante quel que soit le lieu car la masse est une grandeur scalaire.
𝑃
2- a) la relation entre P et m est g = 𝑚
19,6 29,4 49
2-b) Calculons les différentes valeurs de g : g1 = 2
= 9,8 ; g2 = 3
= 9,8 ; g3 = 5
= 9, 8 ; g4 =
68,6
= 9,8
7
68,6−19,6
2-c) g = 7−2
soit g = 9, 8 N. kg- 1
24 août 2019 24
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
CHAPITRE V
INTRODUCTION A L’ELECTRICITE
Introduction :
Le mot électricité vient du mot grec élektron qui signifie ambre jaune, une résine fossile, légèrement
cassante. Il émet une odeur agréable quand on la frotte et quand on la brule, il produit une flamme claire.
Toutefois, l’utilité de l’électricité n’est plus à démontrer aujourd’hui.
Ainsi, pour plus d’efficacité, nous diviserons ce chapitre en deux : Chapitre 5 : Effets du courant
électrique et Chapitre 6 : Intensité d’un courant et Tension
CHAPITRE V
EFFETS DU COURANT ELECTRIQUE
DUREE : 3 HEURES
Activités préparatoires :
Faire faire des recherches sur la lampe à incandescence ; (Réponse attendue : Thomas Alva Edison) ;
Faire rappeler l’Electrolyse de l’eau
Objectifs spécifiques :
Reconnaître les effets du courant Réaliser des circuits à partir de schémas
Donner les symboles de quelques dipôles normalisés
Faire le schéma normal d’un circuit simple
Prérequis : Electrolyse de l’eau ;
Concepts clés :
générateur : tout appareil qui fournit du courant électrique;
récepteur : tout appareil autre que le générateur traversé par un courant électrique ;
dipôle : tout appareil électrique possédant deux bornes
24 août 2019 25
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
PLAN DU COURS
I° CIRCUIT ELECTRIQUE – DIPOLES : I° - 3 – 2) Circuits électriques :
I° - 1) Eléments d’un circuit : II° MISE EN EVIDENCE DES EFFETS DU
I°- 1 – a) Le générateur : COURANT ELECTRIQUE
I°- 1 – b) Le récepteur : II – 1) Effets calorifiques :
I° -1 – c) Dipôle : II – 2) Effets chimiques :
I° - 2) Conducteurs et isolants : II – 3) Effets magnétiques :
I° - 2 – 1) Conducteurs : II – 4) Effets lumineux :
I° - 2 – 2) Isolants : III° SENS CONVENTIONNEL DU
I° - 3) Symbolisme de quelques dipôles et de COURANT ELECTRIQUE :
circuits électriques IV° EVALUATION :
I° - 3 – 1) Dipôles et symboles :
DEROULEMENT DU COURS
I° CIRCUIT ELECTRIQUE – DIPOLES :
I° - 1) Eléments d’un circuit :
L’observation d’une lampe de poche conduit au schéma ci-contre
I°- 1 – a) Le générateur :
On appelle générateur tout appareil qui fournit du
courant électrique.
Exemples : pile, batterie, groupes électrogènes…
I°- 1 – b) Le récepteur :
On appelle récepteur tout appareil autre que le
générateur, traversé par un courant éléctrique.*
Exemples : lampe ; électrolyseur ; fer électrique, four électrique, TV, réfrigérateur…
I° -1 – c) Dipôle :
Tout appareil possédant deux bornes est appelé dipôle.
I° - 2) Conducteurs et isolants :
Reprenons l’expérience précédente en intercalant entre l’ampoule électrique et la pile un fil en plastique ;
du bois sec, nous constatons alors que l’ampoule ne s’allume pas : elle n’est pas traversée par un courant.
La lampe reste aussi éteinte si on enlève les fils de connexion
La lampe demeure allumée si nous intercalons un électrolyseur contenant une eau sodée (ou du chlorure
de sodium) ; une mine de crayon ; des fils métalliques.
I° - 2 – 1) Conducteurs :
Ces objets qui laissent passer le courant sont des conducteurs électriques
Exemples de conducteur : les métaux, le corps humain, les solutions d’électrolytes, …
I° - 2 – 2) Isolants :
Ces objets qui ne laissent pas passer le courant sont des isolants électriques
Exemples d’isolants électriques : L’eau pure, l’air sec, le bois sec, le plastique, le caoutchouc…
I° - 3) Symbolisme de quelques dipôles et de circuits électriques
I° - 3 – 1) Dipôles et symboles :
M. IBRAHIMA COLY PCEMG en M. S. P
24 août 2019 26
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Dipôles Symboles
Générateur
Electrolyseur
Ampoule
Interrupteur ouvert
Interrupteur fermé
I° - 3 – 2) Circuits électriques :
Un circuit électrique est généralement constitué d’une chaine de
générateur et de récepteurs reliés par des fils conducteur.
Lorsque la chaine est continue, on dit que le circuit est fermé.
Lorsque la chaine est discontinue, on dit que le circuit est ouvert.
Remarque :
En reliant les bornes d’un générateur par un fil, on crée un court-circuit qui peut être source d’incendie.
II° MISE EN EVIDENCE DES EFFETS DU COURANT ELECTRIQUE :
Réalisons le circuit suivant et fermons l’interrupteur
Interprétations
Le passage du courant à travers le circuit est constaté grâce aux manifestations observables appelées les
effets du courant :
II – 1) Effets calorifiques :
Tout conducteur parcouru par un courant électrique est le siège d’un dégagement de de chaleur.
Cet effet calorifique est mis à profit dans les fers à repasser, les fours électrique, les fusibles, les chauffes
eau électriques,…
II – 2) Effets chimiques :
Beaucoup de substances fondues ou en solution sont le siège de transformations chimiques
lorsqu’elles sont parcourues par un courant électrique.
De telles substances en solution ou fondues sont des électrolytes et leur transformation porte le nom
d’électrolyse.
L’effet chimique est utilisé dans l’industrie (production de gaz, purification de métaux…)
24 août 2019 27
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
II – 3) Effets magnétiques :
Le courant électrique et l’aimant ont des effets similaires (déviation) sur les aiguilles aimantées
d’une boussole : on dit que le courant électrique a des effets magnétiques.
On l’utilise en électricité pour la fabrication d’appareil de mesure à aiguille.
II – 4) Effets lumineux :
C’est la production de lumière par certains appareils tels que les tubes luminescents et les lampes
témoin (diodes électroluminescentes, écran à plasma…).
III° SENS CONVENTIONNEL DU COURANT ELECTRIQUE :
Les effets chimiques et magnétiques sont « inversés » quand on inverse les fils de connexion aux bornes
du générateur. Ces effets chimiques et magnétiques sont dit polarisés.
Ce qui prouve que les deux bornes du générateur ne jouent pas le même rôle et ne sont pas équivalentes.
L’une des bornes est appelée borne positive (+) et l’autre est appelée borne négative (-)
Convention
Le sens conventionnel du courant est celui qui, à l’extérieur du générateur va de la borne positive
à la borne négative.
IV° EVALUATION :
EXERCICE I :
1. Définir les termes suivants : dipôle générateur, récepteur, circuit électrique.
2. Compléter le tableau suivant :
Dipôles Générateur Lampe
Symboles
3. Un circuit comprend 1 lampes ; générateur ; un interrupteur et un électrolyseur.
Faire un schéma.
EXERCICE 2 : Mots croisés
Compléter la grille ci-dessous 1V
3V
1V : Effet du courant où l’aiguille aimantée dévie
2V 5V
2V : Appareil possédant deux bornes d’utilisation
3V : Appareil utilisant le courant pour fonctionner 4V
4V : Effet du courant pour lequel des corps purs
nouveaux se forment
5V : Corps qui laisse passer le courant électrique 1H
1H : Corps qui ne laisse pas passer le courant électrique
2H : Effet du courant pour lequel de la chaleur est 2H
produite
3H : appareil qui fournit du courant électrique. 3H
24 août 2019 28
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
CHAPITRE VI
INTENSITE DU COURANT
DUREE : 3 HEURES
Activités préparatoires :
Faire des recherches sur les conséquences de la variation des effets du courant électrique. Faire faire des
recherches sur André Mari Ampère (1775 – 1837)
Objectifs spécifiques :
Acquérir les notions d’intensité et de tension Utiliser les propriétés de la tension
électrique Utiliser l’ampèremètre et le voltmètre
Utiliser les propriétés de l’intensité
Prérequis : les effets du courant électrique ; principe des vases communicants
Concepts clés :
Ampère : unité internationale d’intensité de courant électrique
Nœud : lieu de rencontre d’au moins trois branches
Circuit série : circuit qui ne comporte pas de nœud
Circuit parallèle : circuit comportant au moins un nœud
PLAN DU COURS
I° INTENSITE D’UN COURANT ELECTRIQUE : II° TENSION ELECTRIQUE
LE CIRCUIT ELECTRIQUE (DIFFERENCE DE POTENTIEL :
I – 1) Notion d’intensité (Approche qualitative) II – 1) Notion de tension (Aspect qualitatif)
I – 2) Unité d’intensité, mesure de l’intensité II – 1 – 1) Analogie :
I – 2 – 1) Unité d’intensité II – 1 – 2) Représentation symbolique :
I – 2 – 2) Quelques ordres de grandeur
II° - 2) Unités et mesures
I° - 2 – 3) Appareils de mesures : position
II – 2 – 1) Unités :
I – 3) Caractéristiques de l’intensité II – 2 – 2) Quelque ordres de grandeur :
I – 3 – 1) Nœud II – 2 – 3) Appareil de mesure : position
I – 3 – 2) Circuit série : loi d’unicité II – 2 – 4) Loi d’additivité des tensions :
III° EVALUATION :
I°– 3- 3) Circuit en parallèle ou en dérivation : Loi des
nœuds
DEROULEMENT DU COURS
I° INTENSITE D’UN COURANT ELECTRIQUE : LE CIRCUIT ELECTRIQUE :
I – 1) Notion d’intensité (Approche qualitative) :
Réalisons le circuit ci-contre :
G est un générateur (piles de 4,5 V) ;
L est une petite ampoule électrique ;
K est un interrupteur ;
Rh un rhéostat (appareil essentiellement constitué
d’un conducteur AB enroulé sur un cylindre et
d’un contact mobile C, le curseur pouvant se
déplacer entre A et B).
Le curseur se trouve initialement en A. Fermons le circuit, nous constatons que la lampe s’allume.
Déplaçons lentement le curseur de A vers B, la lampe éclaire de moins en moins. Les effets du courant
deviennent « moins importants ».
Nous disons que le courant devient de moins en moins intense ou que l’intensité du courant diminue.
24 août 2019 29
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
L’intensité du courant est une grandeur physique liée à l’importance des effets produits par le
courant.
Donc plus l’intensité est élevée, plus les effets du courant sont importants.
I – 2) Unité d’intensité, mesure de l’intensité :
I – 2 – 1) Unité d’intensité :
L’unité internationale d’intensité du courant électrique est l’ampère (de symbole : A). L’intensité du
courant est mesurée à l’aide d’un appareil appelé ampèremètre.
I – 2 – 2) Quelques ordres de grandeur :
Système Ordre de grandeur
Fer à repasser 100 A
D.E.L 10 mA
Ampoule de lampe de poche 100 mA = 0,1 A
Cuve à électrolyseur 0, 5MA
24 août 2019 30
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Recommençons l’expérience avec le circuit suivant où les points E et D sont appelés nœuds.
Nous vérifions aux erreurs d’expérience près que
I = I 1 + I2
II – 2) Unités et mesures
II – 2 – 1) Unités :
Dans le système international, la tension d’un point est exprimée en volt (symbole V).
II – 2 – 2) Quelque ordres de grandeur :
Système Ordre de grandeur
Entre certains nuages et la terre 108 V
Pile plate 4,5 V
Réseau de distribution SDE 220 V
Foudre 5.105 kV
II – 2 – 3) Appareil de mesure : position
L’appareil utilisé pour mesurer la tension est le voltmètre.
24 août 2019 31
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Les tensions s’ajoutent. Nous pouvons verifier aux erreurs d’expériences près la relation:
UAC = UAB + UBC
Remarque :
La tension aux bornes d’un ampèremètre est nulle
L’intensité du courant qui traverse un voltmètre est nulle
III° EVALUATION :
EXERCICE I : 3. Compléter le tableau ci-dessous :
1. Les schémas A et B ci-dessous N 150 100 150 100
correspondent à des cadrans d’ampèremètre.
n 120 27 90 95
C 3A 1A 300mA 100mA
A B EXERCICE II :
Considérons le circuit ci-dessous
a. BPour le schéma A, le calibre utilisé est 5A.
Calculer l’intensité ainsi mesurée. La tension aux bornes de
b. Pour le schéma B, l’intensité à déterminer L2 est 15V et celle aux
est de 5,75A. Quel est alors le calibre utilisé ? bornes du générateur,
2. Choisir la bonne réponse dans chacun des 24V.
cas suivants en mettant une croix dans la bonne
case(C : calibre ; n : lecture ; N : graduations) 1- Avec quel appareil mesure-t-on la tension ?
a. L’expression de l’intensité du courant est : Reprendre le circuit et insérer celui qui permet
nC C N de mesurer la tension aux bornes de L2
I n N I I 3- Nommer les points et compléter le tableau
C N n
Dipôle G L1 L2 L3
b. L’expression du calibre sera : tension
N I Nn In 2- Quelle est la tension aux bornes de L1 ? 3-
C C C
n I N Calculer la tension aux bornes de L3.
24 août 2019 32
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
CHAPITRE VII
SOURCES ET RECEPTEURS DE LUMIERE
DUREE : 3 HEURES
Activités préparatoires :
Rechercher dans votre environnement des objets qui produisent de la lumière et des objets qui reçoivent
et renvoient la lumière.
Objectifs spécifiques : Au terme de ce chapitre, l’apprenant devra être capable de :
Objectifs spécifiques de la leçon Niveau taxonomique
Distinguer une source primaire (réelle) d'une source secondaire Connaissance
(apparente).
Distinguer les sources des récepteurs de lumière Connaissance/ Compréhension
Déterminer les conditions de visibilité d’un objet pour un Connaissance
observateur
Expliquer certains phénomènes lumineux Résolution de problème
Appliquer les conditions de sécurité pour l’observation de certains Savoir être
objets émetteurs de lumière (soleil ; laser ; …)
24 août 2019 33
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
• Les technologies optiques sont partout : télécommande infrarouge, CD, lunettes, télescope, imagerie
par satellite, lecteur de code barre….
PLAN DU COURS
DEROULEMENT DU COURS
I° SOURCES DE LUMIERE
I – 1) Définition : Une source de lumière est tout corps ou dispositif qui émet de la lumière.
Remarque : La lumière émise est caractérisée par son intensité et sa couleur.
I – 2) Type et Exemples de sources de lumière : Il en existe deux types de sources de lumière :
Source de lumière
Réelles ou primaires Apparentes ou secondaires
Définition : Définition :
Une source primaire de lumière (réelle, propre) : est un corps qui Une source secondaire (apparente,
produit la lumière qu’il émet. impropre) : est un objet qui renvoie
une partie de la lumière qu’il
reçoit d’autres sources lumineuses.
Réelles chaudes Réelles froides Exemples :
- Les astres : Lune, Mars, Vénus,
Exemples : Exemples : Terre…
- Les étoiles (le soleil est une - Etres vivants : lucioles, - Tout objet éclairé en particulier,
étoile particulière) algues… les objets réfléchissants (verre,
- Le feu - Corps phosphorescents : métaux neufs…)
émission faible et prolongée de
lumière après arrêt de
l’excitation : (chapelet, aiguille
montre…)
- Eclair
- Les corps incandescents - Tubes fluorescents : émission
(flamme de bougie, filament immédiate de lumière qui cesse
d’une lampe électrique) avec l’excitation : lampes (néon
ou vapeur de sodium), écran
télévision…
- Diode électroluminescente
(DEL)
Remarque :
Sources naturelles, Sources artificielles
Certaines sources sont naturelles (soleil, luciole, étoile…), d’autres artificielles (corps incandescents,
corps luminescents…).
Une source secondaire renvoie la lumière mais ne subit pas de transformation.
II° LES RECEPTEURS DE LUMIERE
24 août 2019 34
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
II – 1) Définition
Un récepteur de lumière tout corps ou dispositif sensible à la lumière. Il se transforme ou réagisse
sous l’action de la lumière.
II – 2) Exemples :
Nous pouvons en distinguer deux catégories de récepteurs :
24 août 2019 35
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
CHAPITRE VIII
PROPAGATION DE LA LUMIERE
DUREE : 6 HEURES
Activités préparatoires :
- Chercher une boîte opaque. Découper l’une des faces et la remplacer par un verre dépoli de
même dimension (ou du papier huilé).
- Percer une très petite ouverture sur la face opposée au verre dépoli.
- Orienter l’ouverture vers un objet tel qu’une bougie allumée.
- Décrire ce que l’on observe sur le verre dépoli.
- Faire des recherches sur l’explication des éclipses dans votre environnement.
24 août 2019 36
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
DEROULEMENT DU COURS
I – 2) Interprétations
a) Milieux transparents
Un milieu est dit transparent lorsqu’il laisse passer une grande partie de la lumière.
Exemples : L’air, Verre ; l’eau; …
b) Milieux translucides
Un milieu est dit translucide lorsqu’il laisse passer une faible partie de la lumière reçue
Exemples : Papier calque, papier huilé, verre strié ou teinté…
c) Milieux opaques
Un milieu est dit opaque s’il ne laisse pas passer la lumière.
Exemples : Bois, papier, corps humain…
II° PROPAGATION DE LA LUMIERE
II – 1) Mise en évidence
Remarque :
M. IBRAHIMA COLY PCEMG en M. S. P
24 août 2019 37
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Un milieu est dit homogène s’il présente la même composition en tout point.
II – 3) Vocabulaire :
Rayon lumineux : On appelle rayon lumineux, toute droite suivie par la lumière.
Un rayon lumineux est représenté par le symbole suivant:
Les rayons lumineux sont Les rayons lumineux semblent Les rayons lumineux
parallèles. aller vers le même point. semblent issus du même
point.
Lorsque le faisceau est constitué d’un petit nombre de rayons, on parle alors de pinceau.
Remarque :
Une source lumineuse est dite ponctuelle lorsqu’elle peut être réduite en un point.
Tous les rayons lumineux émis partent de ce point. Par contre, ils ne partent pas forcément dans la même
direction.
Lorsqu’une source n’est pas ponctuelle elle est dite étendue (Une source étendue est un ensemble
de sources ponctuelles)
II – 4) Vitesse de propagation de la lumière :
Dans le vide, la lumière se propage à la vitesse de c = 300 000 000 m.s-1 = 3. 108 m. s-1. La vitesse c est
appelé célérité de la lumière.
A l’aide de cette vitesse on définit une unité de longueur astronomique appelée année lumière de
symbole al.
L’année lumière correspond à la distance parcourue en une année par la lumière dans le vide.
1al = 9,461×1012 km
II – 5) Cheminement de la lumière :
Le rayon lumineux qui arrive en un point de la
mangue est diffusé dans toutes les directions.
L’œil de l’individu se trouvant dans la
direction d’un des rayons diffusés voit ce point
de la mangue.
24 août 2019 38
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
L’image de la flamme de la bougie est renversée. Chaque point de cette flamme est un point lumineux
qui émet un rayon lumineux qui passe à travers le fin trou. L’ensemble de ces rayons permet d’avoir
l’image renversée sur l’écran translucide.
Remarque :
Suivant les dimensions du trou, l’image observée est nette (une image par point) ou floue.
Selon la distance de l’écran au trou, la taille de l’image varie.
III – 2) La visée
Les géomètres utilisent la visée pour aligner les objets, de même, les tireurs pour atteindre une cible.
III – 3) Les ombres
a) Observations
Eclairons un objet sphérique opaque (ballon) par une source étendue (dimensions non négligeables)
24 août 2019 39
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Il y a une éclipse lunaire lorsque la lune pénètre dans le cône d’ombre de la terre donné par le
soleil.
Pour un observateur situé sur la zone d’ombre de la terre, la lune devient sombre pendant quelques
instants : elle est éclipsée par la terre vis à vis du soleil.
L’éclipse lunaire est visible dans toutes les régions de la terre où il fait nuit.
b) Eclipse solaire :
Il y a éclipse solaire totale lorsqu’un observateur terrestre se trouve dans le cône d’ombre
donnée par le soleil de la lune.
Lorsqu’il y a éclipse solaire, il fait noir pendant quelques instants en plein jour : le soleil est éclipsé
par la lune pour un observateur situé dans le cône d’ombre de la lune.
Remarque :
L’éclipse solaire totale est visible seulement dans une région limitée de la terre.
Tout autour de cette région, on a une zone de pénombre où l’éclipse est partielle
IV° EVALUATION :
Exercice 1 : Classer les substances ci-dessous en substances transparentes ; opaques ; et translucides :
planche en bois ; air ; eau ; calque ; nuages
Exercice 2 : Une source ponctuelle de lumière (S) éclaire
une sphère opaque. Derrière la sphère est placé un écran.
Reproduire la figure et représenter l’ombre propre et
l’ombre portée de la sphère sur l’écran.
Solution Exercice 2
24 août 2019 40
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
CHAPITRE IX
REFLEXION ET REFRACTION DE LA LUMIERE
DUREE : 4 HEURES
Activités préparatoires :
Faire faire des recherches documentaires sur la formation des images : le miroir
Objectifs spécifiques :
Construire l'image d'un objet donnée par un Mettre en évidence le phénomène de
miroir plan. réfraction
Utiliser les lois de la réflexion. Appliquer la réflexion et la réfraction dans la
Donner les caractéristiques de l'image d'un vie courante.
objet réel donnée par un miroir plan.
PLAN DU COURS
I° REFLEXION DE LA LUMIERE : II° REFRACTION DE LA LUMIERE :
I – 1) Phénomène de réflexion II – 1) Mise en évidence :
I – 2) Les lois de Descartes sur la réflexion II – 2) Définition :
I – 2 – a) Expériences II – 3) Etude de la réfraction :
I – 2 – b) Les lois de Descartes sur la réflexion II – 4) Loi de Descartes sur la réfraction
I – 2 – c) Construction des images III° Evaluation :
DEROULEMENT DU COURS
I° REFLEXION DE LA LUMIERE :
I – 1) Phénomène de réflexion
24 août 2019 41
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
I – 2) Les lois de Descartes sur la réflexion
I – 2 – a) Expériences
Expérience des deux bougies
Plaçons-nous du côté de la bougie
allumée et regardons son image à
travers la vitre :
Nous avons l’impression que
l’image est allumée : c’est l’image de
la bougie qui se forme.
Après mesure, on constate que d = d’
La bougie et son image sont
symétriques par rapport à la vitre mais ne sont pas superposables.
L’image d’un objet réel donnée par un miroir plan est :
virtuelle : elle ne peut-être recueillie sur un écran ;
l’image a la même taille que l’objet : elle a les mêmes dimensions que l’objet ;
symétrique de l’objet par rapport au plan du miroir.
Etude des angles incident et réfléchi
Réalisons l’expérience suivante : O est le point
d’incidence
La normale est perpendiculaire au miroir au point
d’incidence
Le plan d’incidence contient le rayon incident, le rayon
réfléchi et la normale au miroir au point
En faisant varier l’angle î (angle d’incidence), déterminons l’angle 𝒓̂ (angle de réflexion). On obtient le
tableau de mesure suivant :
Angle î
Angle r
24 août 2019 42
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Tracé les rayons réfléchis :
- on place S’ (image de l’objet S), symétrique
de S par rapport à au plan du miroir.
- on trace les rayons incidents
- pour obtenir les rayons réfléchis, la lumière
semble provenir de S’et passent par les points, de
contact des rayons incidents et le miroir.
II° REFRACTION DE LA LUMIERE :
II – 1) Mise en évidence :
Un faisceau lumineux qui se propageant dans
un milieu transparent et qui rencontre un
deuxième milieu transparent y pénètre en
partie en changeant brusquement de direction
: c’est le phénomène de réfraction.
La surface de séparation est dite surface
réfringente.
II – 2) Définition :
La réfraction est le brusque changement de direction de la lumière quand elle passe d’un milieu
transparent dans un autre milieu transparent.
II – 3) Etude de la réfraction :
Cette étude se fait à travers deux cas :
réfraction air – plexiglas
Conclusion : Le rayon réfracté est plus proche de la normale que rayon incident.
Réfraction plexiglas – air
Conclusions :
M. IBRAHIMA COLY PCEMG en M. S. P
24 août 2019 43
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Le rayon incident est plus proche de la normale que le rayon réfracté.
Il y a réflexion totale si l’angle d’incidence est supérieur à une certaine valeur
24 août 2019 44
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
C2 STRUCTURE DE LA MATIERE 4
C4 REACTION CHIMIQUE 6
Total 19
Lavoisier1743-1794
24 août 2019 45
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
CHAPITRE I
MELANGES ET CORPS PURS
DUREE : 6 HEURES
Activités préparatoires :
Faire faire des recherches par les élèves des informations sur :
- le traitement de l’eau,
- le cycle de l’eau.
Objectifs spécifiques : Au terme de ce chapitre, l’apprenant devra être capable de :
Distinguer mélange homogène et mélange Distinguer corps pur simple et corps
hétérogène. pur composé
Réaliser quelques méthodes de séparation. Donner des exemples de mélanges
Caractériser l'eau par ses constantes Distinguer mélange et corps pur
physiques.
DEROULEMENT DU COURS
I° NOTION DE MELANGE :
I – 1) Observations :
24 août 2019 46
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Dans chacune de ces figures plusieurs corps ont été mis ensemble. On a effectué des mélanges.
I – 2) Définition :
Un mélange est un ensemble d’objets ou corps différents mis ensemble. Chaque partie est un
constituant du mélange.
II° TYPES DE MELANGES :
II – 1) Mélange hétérogène :
Un mélange est dit hétérogène lorsqu’on peut distinguer ses constituants à l’observation (à l’œil
nu).
Exemples :
mélanges hétérogènes solides : Fer + soufre en poudre ; orange + mangue ;
mélanges hétérogènes solides – liquides : eau + argile ; Eau +sable ; huile + sable
mélanges hétérogènes liquides : dans ce cas, on dit que les deux liquides ne sont pas miscibles.
Eau + pétrole ; Pétrole + huile
II – 2) Mélange homogène :
Un mélange est dit homogène si à l’observation nous ne distinguons pas ses divers constituants.
Exemples :
mélanges homogènes de deux liquides : dans ce cas, on dit que les deux liquides sont miscibles.
Eau + lait de vache ; Eau + alcool
mélanges homogènes d’un solide dissous dans un liquide : un solide qui peut se mélanger à
un liquide est soluble dans ce liquide. Eau + sel de cuisine
mélanges homogènes gazeux : les mélanges gazeux sont en général homogènes. Air sec filtré ;
II – 3) Corps pur
Un corps est caractérisé par un ensemble de propriétés appelées critères de pureté qui lui sont propre.
Exemples de corps purs : l’eau distillée ; l’Or ; l’Argent ; l’Aluminium ; l’Oxygène
Certaines de ces propriétés peuvent être traduites par des nombres fixes appelés constantes physiques.
Exemples de constantes physiques : la température de fusion ; la température d’ébullition ; la
température de cristallisation ; la masse volumique ;
Corps purs Température de fusion Température d’ébullition Masse volumique
Eau 0°C 100°C 1 g. cm – 3
Oxygène -218°C -183°C 1,43 g. cm – 3 (CNTP)
Aluminium 600°C 2060°C 2,7 g. cm – 3
III° ANALYSE IMMEDIATE :
L’analyse immédiate comprend l’ensemble des procédés utilisés pour séparer les constituants d’un
mélange.
III – 1) Méthodes de séparation d’un mélange hétérogène :
Mélange hétérogène de solides : On peut opérer entre autres par :
M. IBRAHIMA COLY PCEMG en M. S. P
24 août 2019 47
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Tamisage : si les constituants ont des dimensions différentes.
Dissolution dans un liquide : si l’un des constituants du mélange est soluble dans ce liquide.
Triage manuel ou magnétique : avec la main ; magnétique avec l’aimant.
Mélange hétérogène solide – liquide : On peut opérer entre autres par :
Décantation :
La décantation consiste à laisser un mélange hétérogène liquide – solide ou liquide – liquide,
reposer jusqu’à ce que ses constituants soient bien séparés et on le transvase.
La filtration
La filtration consiste à faire passer à travers une paroi poreuse appelé filtre un mélange
hétérogène liquide – solide.
Le filtre retient les particules solides (résidus) et laisse passer la phase liquide (filtrat) que l’on récupère
dans un récipient.
III – 2) Méthodes de séparation d’un mélange homogène
Mélange homogène liquide - liquide : on peut procéder par :
Distillation simple :
24 août 2019 48
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
La distillation est utilisée pour séparer les constituants d’un mélange homogène liquide – liquide ou
liquide – solide dissout.
Distiller un liquide, c’est le
vaporiser puis liquéfier les
vapeurs obtenues.
Au laboratoire, on utilise le
dispositif suivant :
Congélation : Elle consiste à séparer des liquides ayant des températures de congélation
différentes.
Refroidissons de l’eau salée. Elle commence à se refroidir à – 2°C et la température continue à baisser
pendant la congélation. Si nous faisons fondre les premiers cristaux de glace formée, nous obtenons de
l’eau pratiquement pure.
Extraction par solvant : C’est un procédé utilisé si l’un des constituants du mélange est soluble
dans un solvant.
Mélange homogène gazeux : on peut procéder par
Diffusion gazeuse : c’est une méthode basée sur le fait que la vitesse de diffusion d’un gaz à
travers une paroi poreuse est d’autant plus grande que sa densité est faible.
Transformation sélective : on fait usage d’une substance appropriée qui transforme
uniquement un constituant du mélange.
IV° ANALYSE ELEMENTAIRE :
L’analyse élémentaire est l’ensemble des procédés permettant de déterminer la nature et les proportions
des constituants d’un corps pur.
IV – 1) Analyse ou Electrolyse de l’eau pure
IV – 1 – 1) Expérience
IV – 1 – 1 – a) dispositif expérimental et observations
24 août 2019 49
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
IV – 1 – 1 – c) Interprétations :
L’eau pure ne laisse pas passer le courant électrique
Le passage du courant à travers l’eau acidulée ou sodée décompose l’eau en 2 volumes de
dihydrogène et en 1 volume de dioxygène : On dit alors qu’on a effectué l’analyse de l’eau ou
l’électrolyse de l’eau ou la décomposition de l’eau.
Remarque :
L’électrolyse est l’ensemble des « réactions chimiques » produites par le passage d’un courant
électrique dans des solutions ou des substances fondues. Donc, nous pouvons dire ici qu’il y a
électrolyse de l’eau.
IV – 2) SYNTHESE DE L’EAU
IV – 2 – 1) Mélange tonnant
En mélangeant dans un tube à essai un volume de dioxygène et deux
volumes de dihydrogène, on obtient alors un mélange qui brûle en
produisant une grande détonation : Le mélange est dit tonnant.
On peut observer des buées d’eau sur la surface intérieure du tube à
essai : c’est la synthèse de l’eau à partir du dioxygène et du
dihydrogène
IV – 2 – 2) Combustion du dihydrogène (expérience de Cavendish)
Dans un tube à essai, introduisons quelques millilitres d’acide
chlorhydrique et du zinc.
On observe alors un dégagement de dihydrogène qui brûle à la sortie
d’un fin tube. En plaçant un verre plat au-dessus de la flamme, on
observe de fines gouttelettes d’eau.
IV – 2 – 3) Synthèse eudiométrique
IV – 2 – 4) Conclusion :
Les trois expériences ci-dessus montrent qu’on peut faire la synthèse de l’eau en combinant 2
volumes de dihydrogène et 1 volume de dioxygène.
24 août 2019 50
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
1
V (eau) = 2 V(H2) + 1 V(O2). Or, V (H2) = 2 V(O2). D’où V (O2) = 2 V(H2)
IV – 3) La thermolyse ou pyrolyse : c’est la décomposition d’une substance par la chaleur.
Remarque :
Dans un mélange, il y a juxtaposition des constituants. Chaque constituant conserve ses
propriétés. La séparation fait généralement appel à des méthodes physiques simples vues
précédemment.
Lorsque les constituants perdent leurs propriétés individuelles nous obtenons une combinaison.
Les combinaisons résultent de transformations ou phénomènes chimiques que nous appellerons
réactions chimiques. La séparation des constituants exige des méthodes chimiques relativement
complexes.
VI – 3 – 2) Interprétations :
La bougie s’éteint car le constituant de l’air qui
entretient la combustion (le dioxygène) s’épuise
progressivement : d’où la remontée de l’eau qui
le remplace dans l’éprouvette.
L’air contient en volume environ 1/5 de dioxygène. Les 4/5 sont essentiellement du diazote.
VI – 3 – 3) Composition de l’air :
Des expériences précises donnent au voisinage de la terre la composition volumique suivante :
21% de dioxygène
78% de diazote
1% d’autres gaz dont : Les gaz rares (Argon, Hélium, Néon…) ; Le gaz carbonique.
M. IBRAHIMA COLY PCEMG en M. S. P
24 août 2019 51
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
VI° EVALUATION :
EXERCICE I: phrase à trous
Reprendre le texte en remplaçant les pointillés par le mot qui convient :
Lorsqu’on introduit des feuilles de bissap dans l’eau, on obtient alors un mélange dit . . . . . . . . . . . .
Pour séparer plus tard les feuilles du jus de bissap, on pratique la . . . . . . . . . . . . Les feuilles sont retenues
par le . . . . . . . . . . qui laisse passer le jus appelé . . . . . . . . . . . . . et qui est un mélange . . . . . . . . .
EXERCICE II :
Remplir chaque grille vide par le mot qui convient :
Horizontalement Verticalement
1H : Mélange dans lequel on ne peut pas 2V
distinguer les constituants
1H
2H : vaporisation suivie de liquéfaction
3H : procédé de séparation des constituants d’un
mélange hétérogène liquide-solide en 2H
suspension
1V
4H : procédé consistant à laisser un mélange
hétérogène se reposer pour séparer les 3H
constituants
5H : particules solides arrêtées par une paroi
poreuse
1V : Paroi poreuse 4H
2V : Mélange dans lequel on peut distinguer les
constituants
5H
Exercice 3 :
On introduit 20cm3 de dioxygène et 20cm3 de dihydrogène dans le tube d’un eudiomètre pour réaliser
la synthèse de l’eau.
1°) Dans quelle proportions ces gaz réagissent-ils ?
2°) Quel est le volume de dioxygène nécessaire pour se combiner avec 20cm3 de dihydrogène ?
3°) Quel est le volume de dihydrogène nécessaire pour se combiner avec 20cm3 de dioxygène ?
4°) Quel gaz reste-il dans l’eudiomètre après la production d’étincelles ? Justifier.
5°) Quel est son volume ?
Exercice 4 :
Une chambre a les dimensions suivantes : 5m, 4m et 3m.
1°) Calculer le volume d’air contenu dans la chambre.
2°) Quel volume de dioxygène contient-elle ?
3°) Quel volume de diazote contient-elle ?
24 août 2019 52
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
CHAPITRE II
STRUCTURE DE LA MATIERE
DUREE : 4 HEURES
Activités préparatoires :
Faire faire des recherches sur élément chimique, atome, molécule, modèle moléculaire.
Objectifs spécifiques :
Reconnaitre les constituants de l’atome Écrire une formule chimique (corps purs,
Citer les entités chimiques constituant la atomes, ions, molécules)
matière (atomes, molécules, ions) Distinguer un corps pur simple d'un corps
Donner l'ordre de grandeur des dimensions et pur composé à partir des éléments
masses des atomes et des molécules. constitutifs.
Mettre en évidence l’élément carbone Utiliser des modèles moléculaires.
Donner les symboles de quelques éléments Reconnaitre les constituants de la matière
Connaitre la notation chimique
Prérequis : mélanges et corps purs ;
Concepts clés : atome ; molécule ; ions ; symbole ; formule.
Introduction :
Du point de vue historique, c’est le philosophe grec Démocrite qui a émis cinq siècles avant J. C.
l’hypothèse de l’existence de l’atome. D’ailleurs, il disait « Rien n’existe en dehors de l’atome ».
Ainsi, même s’ils ne sont toujours pas sûrs de connaître sa nature, les physiciens admettent aujourd’hui
l’existence de l’atome comme Démocrite. Ils sont au moins certains que l’atome n’est pas indivisibles :
en 1897, le physicien anglais Joseph John Thomson découvre l’électron. Quelques années
plus tard, il découvre le proton ;
en 1906, Ernest Rutherford met en évidence le noyau de l’atome ;
en 1932 James Chadwick découvre le neutron ;
Toutefois, l’étude de la structure de la matière, a montré que les scientifiques se sont toujours investis
dans la connaissance et l’amélioration des conditions de vie de l’homme à travers l’étude de la
composition de la matière.
PLAN DU COURS
I°. PARTICULE OU GRAIN DE MATIERE III° ÉLEMENT CHIMIQUE
I°.1 Expérience et observation III – 1) L’élément carbone
I°.2 Interprétation III – 1 – 1) Combustion du charbon de bois
II°. DIFFERENTS TYPES DE GRAINS DE III – 2) Les éléments chimiques et leurs symboles
MATIERE III° 2 – 1) Symboles des éléments chimiques
II°.1 Molécules III° 2 – 2) Formules chimiques
II°.2 Atomes III° .3 Corps pur simple. Corps pur composé
II° 2- 1) Notion d’atome III° 1) Corps purs simples
II° 2- 2) Structure de l’atome III° 2) Corps purs composés
II° .3 Ions IV° EVALUATION
II° 3 – 1) Notion d’ion
II° 3 – 2) Définition d’un ion
DEROULEMENT DU COURS
I° PARTICULE DE MATIERE :
I – 1) Expérience et observations
24 août 2019 53
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
En pulvérisant un peu de En mettant un morceau de sucre ou En ajoutant quelques millilitres
parfum (alcool) dans un sel dans de l’eau et en remuant, le de colorant (café) dans de l’eau,
coin de la classe, il sucre ou le sel se dissout. L’eau est en remuant, l’eau se colore.
s’évapore au bout de alors sucrée ou salée
quelques minutes et son
odeur envahit la salle
I – 2) Interprétation
Le parfum (alcool), le sel, le sucre et le café sont constitués de particules très petites qui se sont
dispersées assez rapidement dans leurs milieux respectifs.
Toutes ces expériences montrent alors que la matière, qu’elle soit liquide solide ou gaz, est constituée
de grains ou particules qui peuvent se disperser : la matière a alors une structure est discontinue.
24 août 2019 54
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
ion Na+ (ion positif) et d’un ion Cl– (ion négatif). Donc le sel de cuisine est formé d’un groupe d’ions
de charges différentes : on dit que la charge d’un groupe d’ion est toujours nulle.
Exemples : Na2SO4 (2 ions de Na+ associés à 1 ion de SO4 2- )
Sa formule statistique est NaCl et son nom est le chlorure de sodium.
II – 3 – 2) Définition d’un ion :
Un anion est un atome ou un groupe d’atomes qui a perdu ou gagné un ou plusieurs électrons.
Les ions sont classés en deux groupes : les ions positifs appelés cations et les ions négatifs appelés
anions.
Les cations : Un cation est un atome ou un groupe d’atomes qui a perdu un ou plusieurs électrons.
Exemple
Symbole Nom de l’ion Nbre d’électrons perdus
+
Na Ion sodium Un électron perdu
3+
Al Ion aluminium Un électron perdu
+
H3O Ion hydronium Un électron perdu
+
NH4 Ion ammonium Un électron perdu
Les anions : Un anion est un atome ou un groupe d’atomes qui a gagné un ou plusieurs électrons.
Exemple :
Symbole Nom de l’ion Nbre d’électrons perdus
-
Cl Ion chlorure Un électron gagné
-
OH Ion hydroxyde Un électron gagné
-
NO3 Ion nitrate Un électron gagné
2-
SO4 Ion sulfate Deux électrons gagnés
2-
CO3 Ion carbonate Deux électrons gagnés
Remarque :
Les molécules sont constituées d’atomes et sont électriquement neutres. Le nombre d’atomes qu’il y a
dans une molécule est son atomicité.
III° ÉLEMENT CHIMIQUE :
III – 1) L’élément carbone :
III – 1 – 1) Combustion du charbon de bois :
Expérimentons et observons. Le charbon de bois est pratiquement formé de carbone
Observation 1 Observation 2
Versons quelques gouttes d’essence dans une Chauffons quelques morceaux de sucre
soucoupe. Enflammons le liquide avec une allumette. dans une coupole. Il s’u évapore de l’eau et
Nous observons la formation d’un nuage noir : il s’agit un résidu noir au fond : il s’agit du corps
du corps pur carbone pur carbone.
Donc l’essence et le sucre renferment tous deux l’élément carbone.
III – 2) Les éléments chimiques et leurs symboles :
24 août 2019 55
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
L’univers est construit à partir d’une centaine d’éléments différents. Certains sont très connus : fer,
carbone, oxygène, etc. D’autres le sont moins. Certains éléments comme le plutonium n’existent pas
dans la nature : ils sont fabriqués par l’homme. On dit qu’ils sont artificiels.
III – 2 – 1) Symboles des éléments chimiques :
Les chimistes conviennent de représenter chaque élément chimique par un symbole.
Généralement c’est la première lettre en majuscule du nom actuel ou ancien d’origine française, latine
ou étrangère.
Lorsque plusieurs éléments commencent par la même lettre, on ajoute à certains une deuxième lettre en
minuscule.
III – 2 – 2) Formules chimiques :
Les corps purs sont représentés par des formules chimiques.
La formule chimique renseigne sur les éléments qui composent la molécule du corps pur mais aussi sur
le nombre d’atome de chaque élément.
Règle : Pour écrire la formule chimique d’un corps pur, on écrit les symboles de tous les
éléments composant sa molécule, chaque symbole étant affecté en indice d’un coefficient
représentant le nombre d’atome de cet élément.
Exemples :
La molécule d’eau est constitué de deux atomes de l’élément hydrogène et d’un atome de
l’élément oxygène : La formule chimique de l’eau est : H2O.
La molécule de dioxygène comprend deux atomes de l’élément oxygène (d’où son nom) : sa
formule chimique est O2.
Remarque :
La formule chimique représente le corps pur et une molécule du corps pur
Corps pur eau H2O une molécule d’eau
Le nombre total d’atomes que renferme une molécule est son atomicité.
III – 3) Corps pur simple. Corps pur composé
III° 1) Corps purs simples :
Un corps pur est dit simple s’il est constitué à partir d’atomes d’un seul élément.
Exemples : Dioxygène (O2), Dihydrogène (H2), Diazote N2, les gaz rares (Néon (Ne), Hélium (He),
Argon (Ar)…), Ozone (O3), fer (Fe)…
III – 2) Corps purs composés :
Un corps pur est dit composé s’il est constitué à partir d’atomes de plusieurs éléments.
Exemples : Eau (H2O), Chlorure d’hydrogène (HCl), gaz carbonique (CO2), Soude (NaOH), Glucose
(C12H22O11)...
IV° EVALUATION :
24 août 2019 56
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
EXERCICE II :
1) Donner la formule chimique des corps purs suivants dont on donne la composition : diazote ;
dihydrogène ; dichlore ; acide nitrique (un atome d’hydrogène, un d’azote et trois d’oxygène) ; sulfate
de sodium (deux atomes de sodium, un de soufre, et quatre d’oxygène)
2) citer des corps purs simples puis des corps purs composés dans ces exemples.
EXERCICE III : Compléter le tableau suivant où les points représentent des nombres et les tirets, des
symboles d’élément chimique :
Fe...--... Oxygène 4 7
--- …
AlCl3 --- ... …
--- ...
Al2(SO4)3 --- …
--- … …
--- …
Ca (--O…)... Azote 2 9
--- ...
--- ...
24 août 2019 57
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
CHAPITRE III
GRNDEURS MOLAIRES
DUREE : 4 HEURES
Activités préparatoires :
Faire faire
Objectifs spécifiques :
Définir l’unité de quantité de matière : la Utiliser la relation entre quantité de matière,
𝑚
mole masse et masse molaire : n = 𝑀
Donner le symbole de l’unité de quantité de Utiliser la relation entre quantité de matière,
matière : mol. 𝑉
Distinguer les différentes grandeurs molaires volume et volume molaire : n = 𝑉
𝑀
Donner les unités des différentes grandeurs Exprimer la densité d’un gaz
molaires Lier le volume molaire d'un gaz aux
Déterminer la masse molaire d'un corps pur conditions de
Utiliser l’expression de la densité d’un gaz
M= 29d
PLAN DU COURS
I° NOTION DE MOLE : III° VOLUME MOLAIRE :
I – 1) Définition : III – 1) Notion de pression
I – 2) La constante d’AVOGADRO III – 2) Définition du volume molaire
II° MASSE MOLAIRE : III – 3) Calcule du nombre de mole n ou quantité
II – 1) Masse molaire atomique : de matière :
II – 2) Masse molaire moléculaire : IV° DENSITE DES GAZ PAR RAPPORT A
II – 3) Calcule du nombre de mole n ou L’AIR :
quantité de matière : IV – 1) Définition :
IV – 2) Expression :
V° EVALUATION :
24 août 2019 58
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
DEROULEMENT DU COURS
I° NOTION DE MOLE :
Le riz, le mil, le sucre… ne sont pas utilisé grain par grain mais par tas de grains ou par sac… C’est
parce que les grains sont très petits et leur manipulation individualisée n’est pas commode.
Le plus petit échantillon de matière que nous utilisons habituellement contient un nombre considérable
d’atome ou de molécules. Il serait commode de choisir par convention une unité de quantité de matière
englobant un « paquet » de centaines milliards de milliards d’atomes, de molécules, d’ions, … . Les
chimistes appellent cette unité, la mole.
I – 1) Définition : La mole est un ensemble comprenant 6,02.1023 espèces chimiques identiques.
I – 2) La constante d’AVOGADRO
Le nombre 6,02.1023 est appelé le nombre d’Avogadro et se note N.
N = 6,02.1023 = 602 000 000 000 000 000 000 000. Le nombre d’Avogadro est exprimé en mol-1
La mole est l’unité internationale de quantité de matière. Son symbole est : mol.
Une mole de d’atomes de zinc renferme 6,02.1023 atomes de zinc.
Une mole de d’atomes de carbone renferme 6,02.1023 atomes de carbone.
Une mole de molécules d’eau renferme 6,02.1023 molécules d’eau.
Une mole de molécules d’éthanol (alcool) renferme 6,02.1023 molécules d’éthanol.
Une mole d’ions Na+ renferme 6,02.1023 ions de sodium.
Remarque :
Le symbole d’un élément représente aussi une mole d’atomes de cet élément alors que la formule
chimique représente une mole de molécules du corps pur.
Le nombre de moles n contenu dans N espèces chimiques est tel que : N = n x N
II° MASSE MOLAIRE :
La masse molaire est la masse d’une mole d’espèces chimiques identiques.
g
Son symbole est M et son unité usuelle est le gramme par mole ( ou [Link]-1).
mol
II – 1) Masse molaire atomique :
La masse molaire atomique ou masse atomique est la masse d’une mole d’atomes identiques.
Les masses atomiques de tous les éléments sont données dans le tableau périodique.
Exemples : M(H) = [Link]-1 ; M(O) = [Link]-1 ; M(C) = [Link]-1 M(N) = 14 [Link]-1 …
II – 2) Masse molaire moléculaire :
Définition : La masse molaire moléculaire ou masse moléculaire est la masse d’une mole
de molécules d’un corps pur.
Calcul : On calcule la masse moléculaire d’un corps pur en additionnant les masses atomiques
des différents éléments qui composent sa molécule, chacune étant multipliée par son coefficient.
Exemples:
M (H2O) = 2xM (H) + M (O) M (H2SO4) = 2xM (H) + M(S) + 4xM (O)
= 2x1 [Link]-1 + 16 [Link]-1 = 2x1 [Link]-1 + 32 [Link]-1 + 4x16 [Link]-1
= 18 [Link]-1 = 98 [Link]-1
24 août 2019 59
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Masse de plusieurs moles :
Comme la masse M s’exprime en g/ mol alors M = m/ n soit m = nM
Exemple : calcule la masse m de 5mol d’eau.
La masse de n = 5 moles d’eau est : m = n x M(H2O) m = 5mol x 18 [Link]-1 = 90 g
II – 3) Calcule du nombre de mole n ou quantité de matière :
𝒎
On sait m = nM alors n = 𝑴
24 août 2019 60
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
L’expérience montre que toutes les moles de gaz, dans les mêmes conditions de température et de
pression, occupent le même volume appelé volume molaire
Définition : Le volume molaire est le volume occupé par une mole de molécules d’un corps pur
gazeux pris dans les CNTP.
L
On le note VM ou V0 et son unité usuelle est le litre par mole ( ou [Link]-1).
mol
Dans les Conditions Normales de Température et de Pression (C.N.T.P : 0°C et pression atmosphérique
normale), le volume molaire vaut 22,4 [Link]-1
Dans les C.N.T.P, on a : VM = 22,[Link]-1
Le volume occuper par n moles de gaz sera : V = n x VM
III – 3) Calcule du nombre de mole n ou quantité de matière :
𝑳 𝑽 𝑽
Par définition du volume molaire, on a : VM = = d’où V = n x VM ou n = (n est le nombre de
𝒎𝒐𝒍 𝒏 𝑽𝑴
mol et V le volume du gaz)
Exercice d’application :
Calcule le nombre de moles contenues dans 20 L de dihydrogène gazeux, volume mesuré dans les CNTP
Solution :
On a : V = 20 L et dans les CNTP VM = 22,[Link]-1
V
Or, on sait que : n = V
M
𝟐𝟎 𝑳
AN : n = 𝟐𝟐,𝟒𝑳 /𝒎𝒐𝒍
= 0,89 mol
𝑀
d= d’où M = 29 d (M est la masse molaire et d est la densité du gaz)
29
V° EVALUATION:
Exercice 1 :
1°) Calculer la masse de 5 moles d’eau
2°) Quel est le nombre de moles contenu dans 5,6g de monoxyde de carbone (CO) ?
3°) La masse de 1,5 moles d’un corps pur B est de 200,25g
3 – a) Calculer la masse molaire moléculaire de B.
3 – b) Sachant que la formule chimique de B est AlX3 où X est élément inconnu, calculer la masse
atomique de X puis l’identifier.
4°) Calculer le nombre de mole contenu dans50dm3 d’aluminium si = 2,[Link]-3.
EXERCICE II :
1°) Calculer le volume occupé par 0,75 mol de gaz dans les CNTP
2°) Calculer le nombre de moles contenu dans 2L de gaz si le volume molaire est [Link]-1.
3°) Calculer le volume molaire lorsque 1,2mol de gaz occupe un volume de 28,8L
24 août 2019 61
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
CHAPITRE IV
REACTION CHIMIQUE
DUREE : 6 HEURES
Activités préparatoires :
Thèmes (exploitation sous forme d’exposés) :
1. Pollution liée aux transformations chimiques.
2. Protection de l’environnement et mesures de sécurité à l’encontre de la production de
substances.
Objectifs spécifiques :
Distinguer les réactifs des produits d'une Résoudre des problèmes de chimie sur les
réaction chimique. réactions chimiques.
Donner la signification d'une réaction Prendre des mesures de sécurité par rapport
chimique. aux dangers de certaines réactions chimiques.
Utiliser la loi de conservation de la matière. Observons le fonctionnement d’une lampe à
Ecrire l'équation-bilan d'une réaction carbure ou lampe acétylénique.
chimique.
Donner la signification de l'équation-bilan
(échelles macroscopique et
microscopique).
Prérequis : grandeur molaire ;
Concepts clés : réaction chimique ; équation bilan ; réactif ; produit ; stœchiométrique
Introduction :
L’étude des transformations chimiques au niveau macroscopique, nécessite une description du système
chimique subissant la transformation.
Dans ce chapitre, nous décrirons le système avant transformation et après transformation.
Nous modéliserons la transformation chimique par une réaction chimique entre les réactifs (produits de
départ) qui conduit aux produits (substances formées). Cette réaction est symbolisée par l’équation bilan
de la réaction chimique.
Du point de vue historique, les travaux du chimiste LAVOISIER (1777) ont démontré une conservation
de la masse. Cette même conservation se vérifie aussi sur les éléments. Ce qui se traduit par l’ajustement
des nombres stœchiométriques.
Du point de vue intérêt, ce chapitre cadre bien avec l’objet de la chimie : amélioration du confort de
l’homme.
PLAN DU COURS
I° EXEMPLES DE REACTION CHIMIQUE III° REPRESENTATION D’UNE
I – 1) Electrolyse de l’eau REACTION CHIMIQUE
I – 2) Combustion du carbone dans un flacon de III – 1) L’équation de la réaction :
dioxygène. a) Exemples :
I – 3) Action de l’acide sur le calcaire b) Remarque :
I – 4) Combustion du mélange fer-soufre III – 2) L’équation bilan :
I – 5) Définition III – 3) Signification de l’équation bilan :
II° CARACTERISTIQUES D’UNE
REACTION IV° RESOLUTION DE PROBLEME DE CHIMIE :
II – 1) Aspects énergétiques IV – 1) Enoncé
II – 2) La loi de conservation : IV – 2) Résolution :
a) Conservation de la masse : Loi de
LAVOISIER
b) Conservation des éléments :
c) Interprétation :
24 août 2019 62
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
DEROULEMENT DU COURS
I° EXEMPLES DE REACTION CHIMIQUE
I – 1) Electrolyse de l’eau
On remplit un électrolyseur avec de l’eau. Ajoutons quelques
gouttes d’acide. Lorsqu’on ferme l’interrupteur, la lampe
s’allume ; le courant passe. On observe un dégagement de
bulles au niveau des électrodes : ces gaz sont le dihydrogène
et le dioxygène. Ainsi l’eau est décomposée par le courant
électrique pour donner ces deux gaz.
24 août 2019 63
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
c) Interprétation :
Au cours d’une réaction chimique, il y a une conservation de la matière. La matière étant constituée
d’atomes, il y a alors conservation des atomes présents dans les molécules des différents réactifs. Les
atomes présents dans les réactifs se sont réorganisés pour donner les produits.
24 août 2019 64
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
Les éléments chimiques : on a les mêmes éléments chimiques dans les réactifs que dans les
produits.
nombre d’atomes de chaque élément chimique : pour un élément donné, on a le même nombre
d’atomes dans les réactifs que dans les produits.
Conséquence : la masse des réactifs ayant disparu est égale à celle des produits apparus.
Exemples d’équation bilan :
Electrolyse de l’eau : 2 H2O → 2 H2 + O2
Action de l’acide chlorhydrique sur le calcaire : 2 HCl + CaCO3 → CaCl2 + H2O + CO2
Les nombres utilisés pour équilibrer l’équation de la réaction sont appelés coefficients
stœchiométriques.
24 août 2019 65
En sciences « Plus vous en savez, plus vous avez envie d’en savoir »
a) Equation bilan de la réaction : b) Calculons alors la masse d’eau
2 H2O → 2 H2 + O2 décomposée :
Bilan molaire : 2 mol 2 mol 1 mol On a : n (H2O) = 5. 10- 3 mol et M(H2O) = 18
n (H2O) n (H2) [Link]-1
: = = n (O2)
2 2 Or, on sait que : m = nM
b) Calculons le nombre de mole d’O2 :
AN : m = 5. 10- 3 mol x 18 [Link]-1 = 9. 10- 2 g
On a : V(O2) = 56 mL = 56. 10- 3 L et VM = 22,4
m = 9. 10- 2 g
L. mol-1
𝑉
Or, on sait que : n(O2) = VM c) Calculons le nombre mole de
56.10− 3 L -3 dihydrogène recueilli simultanément :
AN: n(O2) = 22,4 [Link]−1
= 2,5. 10 mol
D’après le bilan molaire, on a : n (H2) / 2 = n (O2)
c) Calculons le nombre de mol d’eau / 1
décomposée : D’où n (H2) = 2 n (O2) = n (H2O) = 5. 10- 3 mol
D’après le bilan molaire, on a : n (H2O) / 2 = n d) Le volume de dihydrogène (H2)
(O2) recueilli simultanément.
n (H2O) = 2 n On a : n (H ) = 5. 10- 3 mol et V = 22,4 L. mol- 1
2 M
(O2) Or, on sait que : Vg = [Link]
-3 -3
AN : n (H2O) = 2 x 2,5. 10 mol = 5. 10 mol AN : Vg = 5. 10- 3 mol x 22,4 L. mol- 1
a) Calculons la masse molaire de l’eau : Vg = 112. 10- 3 L
On a : M(H2O) = 2M(H) + M(O)
M(H2O) = (2x 1 + 16) [Link]-1 = 18 [Link]-
1
24 août 2019 66