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Vie quotidienne d'Élie à Yaoundé

Élie, un jeune homme de 18 ans vivant chez son oncle et sa tante à Yaoundé, jongle entre les tâches ménagères et ses études à l'université. Il partage des moments avec ses cousins et amis tout en naviguant les défis de la vie quotidienne, notamment les relations familiales et les préoccupations liées à la foi. Le récit met en lumière ses interactions humoristiques et ses réflexions sur la jeunesse, l'amitié et les responsabilités.

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Vie quotidienne d'Élie à Yaoundé

Élie, un jeune homme de 18 ans vivant chez son oncle et sa tante à Yaoundé, jongle entre les tâches ménagères et ses études à l'université. Il partage des moments avec ses cousins et amis tout en naviguant les défis de la vie quotidienne, notamment les relations familiales et les préoccupations liées à la foi. Le récit met en lumière ses interactions humoristiques et ses réflexions sur la jeunesse, l'amitié et les responsabilités.

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ÉLIE

Yaoundé, 05H43

Bon, quand t'as pas le choix, t'as vraiment pas le choix ! Je me suis toujours demandé si vraiment
c'est utile. Mais bon, m'a élevé avec ça, je fais avec.

- Euuh... Merci Dieu pour la nuit, me voici debout, protège moi tout au long de la journée. Amen !
Dis-je avant de sauter de mon lit.

Ce n'est pas tout ça Dieu mais ton enfant à d'autres choses à faire. Vraiment, pas facile de vivre chez
son oncle hein. Je dois faire le ménage avant de sortir, surtout que bah ma tante profite pour me
refiler toutes les tâches ménagères.

Elle n'est pas vraiment méchante, au contraire à chaque fois elle me demande si je peux faire ci ou
ça, j'aimerais vraiment refuser mais tellement elle fait les yeux doux là, je finis par accepter. À croire
que je suis son mougou³... Comme le dit si bien Ruth, l'une de mes seules amies.

Je cours réveiller mes cinq cousins puis descends de l'étage en trombe pour faire le ménage. Je passe
le balai dans le salon, range les meubles. Puis d'un coup, je sens sous mes pieds une petite flaque
jaunâtre à l'entrée du salon. Pas de doute sur la nature du fluide...

— Orhh !! Où est ce sale chat ?! Criais-je. On ne t'a pas appris les bonnes manières, mince ! Si je
t'attrape !

— Héé touche pas à Tigri, laisse-le ! Crie à son tour Maëlys, ma petite cousine en courant vers moi.

Derrière elle, Kevin et Johan mes autres cousins pouffant de rire à leur tour.

— Hum, attendez hein, vous allez voir quand je vais donner votre chat là aux pères qui sont au
carrefour vers le bout de la rue là, ça fait longtemps ils rêvent de manger du chat braisé. Plaisantais-
je.

Sur ces mots, Maëlys cria de toutes ses forces, tandis que ses frères se moquaient d'avantage.
— PAPA !!!! Criait-elle.

— T'es pas sérieux Élie, vraiment, du chat braisé ?? Riait Johan.

— Bon activons nous. Les travaux ne vont pas se faire seuls. Kev', Johan allez faire la vaisselle
pendant que je termine le ménage ici. Et toi Maëlys, va réveiller encore Mika et Ilane. On dirait
qu'elles sont pas encore bien réveillées. Disais-je.

— Pas touche à Tigri, hein ! Je te surveille. M'avertit-elle en partant.

Vraiment les enfants d'aujourd'hui... À mon âge, si j'osais dire pareille chose l'on m'aurait donné une
bonne gifle à 360 degrés.

Je termine donc le ménage, puis je pars préparer le déjeuner et le goûter des enfants. C'est alors que
mon oncle et ma tante arrivent à leur tour dans la cuisine, déjà prêts pour sortir, suivis de Mika tout
droit sortie d'un profond sommeil.

— Salut tata Véro et tonton Luc. Bien dormi ?? J'ai déjà mis le déjeuner à table. Et les goûters des
cinq sont prêts.

— Véronique, où est ma montre que je venais d'acheter ? J'la vois plus. Elle m'a coûté une bonne
cinquantaine de mille ! Disais oncle Luc.

— T'a regardé dans le tiroir au salon ? Puis se tournant vers moi. Orh, merci mon Élie chéri, t'es un
ange. J'aurais aussi besoin de toi pour le dîner le soir. Dit tante Véronique.

— Mais... Balbutiais-je, essayant de protester.

— Orh merci mon Elie-chou, t'es adorable. Força t-elle.

— Ok... Me resignais-je.

C'est pas croyable, elle sait que j'ai quoi à faire ? Bon c'est vrai qu'aujourd'hui on a cours que de 10h
à 12h au campus mais bon. J'ai envie de profiter de ma journée, moi... Forceuse va !!! Cette femme.
— Hmpf ! Elie-chou, sérieux ! Se moquait Mika, assise juste en face de moi.

— Tu parles mais j'ai bien vu un de tes messages ou on t'appelais bien ''ma Mimi chérie '' ou bien
''Bae'', n'est ce pas ? Dis-je avec un sourire plein de sous-entendus.

— Chuut, Élie !!! Ça va quoi ? Criait-elle.

— Mimi chérie, ha ha !!!

— ÉLIEE !!!

— C'est bon, j'arrête. Rétorquais-je finalement.

Oui, ça fait pratiquement trois mois que cette chère petite adolescente de 16 ans a un copain. C'est
un peu tôt pour elle je trouve, mais bon... C'est sa vie. Les jeunes grandissent trop vite aujourd'hui.

Puis je vois Maëlys sortir du couloir, légèrement triste. Je m'approche vers elle pour savoir ce qui ne
va pas.

— Qu'est-ce qu'il y'a Maëlys ? Pourquoi t'a l'air triste ? Demandais-je, en m'abaissant à son niveau.

— C'est Ilane, elle me fait peur... Elle est là dans la chambre à pleurer et à dire des choses bizarres...
Me répondit-elle en essuyant une petite larme de son œil.

Vraiment, c'est étrange... Ilane est déjà assez bizarre comme enfant de 14ans. Elle ne parle pas
beaucoup, je joue pas trop non plus, ne fais pas de bêtises.

Au début je croyais moi-même qu'il s'agissait de timidité, mais ce n'est pas le cas. Je vous dirai
pourquoi après. Pour le moment, je dois aller voir de quoi il s'agit encore.

J'avance à petits pas vers la chambre d'Ilane avec Maëlys accrochée à mon pied comme un petit
singe. Sérieusement là ? Je me retiens de rire alors que j'entends réellement Ilane en train de dire
des choses très bizarres. Je n'arrive pas à comprendre ce qu'elle dit, ce qui est sûr, il s'agit
probablement d'une langue.

Je l'entrevois à travers la porte de sa chambre. Elle prie à genoux sur son lit. Attendez, elle prie en
pleurant là ? C'est possible ? Massah⁴ ! Ça ressemble aux choses qu'on voit souvent dans les églises
reveillées là. J'y crois pas !

Doucement j'ouvre la porte.

— Ilane ?!

Aussitôt, elle se rendit compte de ma présence et se mit à essuyer ses larmes.

— Qu-... Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda t-elle.

— Maëlys est venue me prévenir à la cuisine. Tu es sûr que ça va ?? Demandais-je à mon tour.

— Oui, ça va. Je vais aller me préparer. Je ne vais pas tarder. Rassure toi. Me répondit-elle avant de
me faire un sourire tranquille.

J'aquiesçais puis je sortis de la chambre. Vraiment, mieux vaut pas essayer de comprendre...

— Tu comprendra un jour !! Criait-elle de sa chambre.

Sérieusement là ? Bref !

Puis ils finirent tous par s'apprêter, ils déjeunèrent ensemble et sortirent. Mais avant ça, je soutirais
quelques billets à l'oncle Luc. Ha ha ha.

Bah quoi ? Je le mérite bien. Avec tout ce que je fais dans cette maison ! C'est pas comme si... C'est
quand même vraiment que je le fais assez souvent. Je me sens parfois coupable de cela. Mais après
tout ce que tante Véronique me fait travailler ici, je me dit que c'est normal.
Il est 9h03 ça fait plus d'une heure qu'ils sont tous sortis. Je me fais un petit plat à emporter, puis
j'écris à Ruth et Jonathan qui sont mes deux meilleurs amis. C'est ma bande quoi, on traîne ensemble
à l'université.

Ruth 🖤💅

Hey les gars vous êtes où ?? J'suis déjà à l'amphi.

Jonathan 🥷

Bof j'arrive.

Moi

J'arrive aussi, suis sur le point de sortir.

Avec les embouteillages de la Poste Centrale là, j'espère arriver à l'heure.

Ruth 🖤💅

T'inquiètes je suis passée là-bas le matin, il n'y avait pas tant que ça de voitures.

Moi

J'espère...

C'est sur ces messages que je ferme la porte à clé puis m'en vais pour le campus de l'Université de
Yaoundé 1 affectueusement surnommé Ngoa⁵.

Dans le taxi je regarde les tonnes de voitures circuler. Vraiment ici y'a tellement de voitures,
tellement de monde, trop même. De là d'où je viens, il y'en a mais pas autant.

À y repenser je me suis même pas présenté. Bon, j'ai jamais été doué pour cela, mais on va quand
même le faire.

Moi c'est Élie, j'ai 18 ans bientôt 19 ans. Je suis en 1ère année en faculté des sciences filière
Informatique. J'ai grandit dans la ville de N'konsamba. J'y ai fréquenté jusqu'à la classe de Terminale,
après quoi, je suis venu habiter ici à Yaoundé pour fréquenter à l'Université de Yaoundé 1.
Je rêve de devenir Data Scientist apparemment ça paye pas mal. Sinon j'aime aussi tout ce qui touche
au domaine de l'informatique : jeux vidéo, programmation, art digital, animation et design.

J'ai trois frères et sœurs. Qui ne sont plus d'ailleurs dans ce pays. Et deux merveilleux parents. Ouais
je remercie Dieu de m'accordé d'aussi bons. C'est vrai que parfois ils me fatiguent un peu mais bon, il
y'a pire.

À part ça j'ai pas mal de connaissances, mais en vrai j'ai que deux seuls vrais potes. Comme vous les
connaissez déjà, Ruth et Jonathan. Nous nous sommes rencontrés à l'université. Ruth, vraiment,
cette fille elle est pas comme les autres. Son regard calme et sa bouche aiguisée plus qu'un sabre.
Elle parle pas beaucoup hein, mais quand elle le fait, tu peux mourir soit de rire soit de honte. C'est
une genre de beauté ténébreuse, quoi. En plus au départ j'avais un peu peur d'elle alors qu'on a le
même âge.

Jonathan a un an de moins que nous. Lui c'est l'archétype de l'intello mais en plus associable. Mais au
fond c'est un mec très sympa.

Une beauté ténébreuse, un intello et Moi, qui aurait cru que nous deviendrons aussi proches ??

Tout d'un coup, je suis sorti de mes pensées par mon téléphone qui vibre dans ma poche. Je me
dépêche de décrocher alors que je remarque que c'est ma mère qui appelle.

— Allô mater⁶ ?

— Élie, c'est moi que tu appelles comme ça ? Ce sont déjà les habitudes de Yaoundé là qui te
montent à la tête à ce que je vois ! Crie t-elle de l'autre bout du fil.

Le taximan me jetta un coup d'œil furtif. Je désactive aussitôt le haut parleur.

— Oorh ! La mère ci ! Toi aussi ! Je suis dans le taxi tu cries comme ça ? Mince !! Rétorquais-je, en
baissant d'un ton.

— Mais où est le problème ?! Donc je ne dois plus parler comme je veux à mon fils ? Ne fais pas
j'arrive à Yaoundé là maintenant hein ! Sinon je vais te-...

— Ça va, ça va je m'excuse la mère. L'interrompis-je avant que ça ne tourne à autre chose.


Les mères hein, je vous dis, avec elles le secret c'est de toujours leur donner raison si tu veux la paix
dans ta vie.

— Sinon comment vas-tu maman ? Ta semaine commence bien j'espère. M'enquis-je.

— Oui oui, ça va. Sauf le prix des tomates qui a encore augmenté ici. Je suis même déjà fatiguée de
ça.

— Ah d'accord je vois.

— Sinon, je t'ai appelé pour te parler de quelque chose de très important, Élie.

— Oui j't'écoute.

— L'autre jour, maman Jacqueline, tu la connais non ? Celle avec qui je faisais la cotisation là ?

— Oui, je pense. Répondis-je, pas sûr de savoir qui c'est.

— Il y a son fils là toujours là bas à l'université, apparemment qui est entré dans les choses des sectes
là qu'on vient vous proposer là bas. Maintenant il ne veut plus rien entendre. Donc je te dit encore
fais bien attention là bas à l'université, je ne veux suivre aucune histoire d'église dans mes oreilles. La
vraie église c'est ce que tes parents t'ont montrés, pas les sectes là qu'on vient vous tromper on dit
que c'est l'église là comme vous êtes naïfs. Donc fais attention. Crie t-elle une fois de plus, ce qui ne
manque pas d'arracher un rire au taximan.

— Mais maman ! Je suis pas si bête quand même. Je ne suis pas né de la dernière pluie. Rétorquais-
je, gêné.

— J'espère bien pour toi. Parceque le jour que j'entends que tu es entré dans ces choses là, moi je
vais te battre.

Et le taximan éclata cette fois de rire.

Sérieusement là ? Vraiment, les parents sont spécialistes pour verser la honte au corps.
— J'espère que tu m'as compris, hum. C'est tout. Passe une bonne journée mon chéri.

— Oui, merci maman. Toi aussi. Conlus-je avant de raccrocher.

Quelques minutes après, nous arrivons enfin à l'université. Je me dépêche de payer le taximan puis
me dépêche d'aller en cours. Je descends les escaliers à toute allure.

Vraiment y'a trop d'escaliers dans cette université. C'est encore pire au retour, puisque dans ce cas, il
faut les monter.

— Élie ! M'interpelle une voix familière.

Je me retourne avant de constater qu'il s'agit de Jonathan. Je m'en doutais bien.

— Jo' ! C'est comment ? Woow qu'est-ce qui t'es arrivé aujourd'hui t'es presque en retard.
D'habitude tu es à l'heure non ? Demandais-je.

— Arrête de m'appeler comme ça. Et oui, je vais bien. Répondit-il, le visage attaché.

Jonathan est souvent d'humeur grognone le matin, je l'ai déjà remarqué. Des fois c'est léger et ça lui
passe vite, mais pas toujours. Une fois il était de si mauvaise humeur que à peine je l'eût taquiné
qu'il me frappa direct. Ça m'avait choqué hein, mais bon...

Il s'était excusé après et comme c'est mon pote bah je l'ai pardonné. Mais avec lui, on ne sait jamais.
Donc je ferai mieux de rester à l'écart, on ne sait jamais. La dernière fois la blessure avait mis deux
semaines à être soignée complètement.

On continuait à marcher vers l'amphi alors que Jonathan se stoppa soudainement.

— Élie...

— Oui, Jonathan. C'est quoi ?


— Laisse tomber. Répondit-il, avant de continuer à marcher.

Sérieusement là ? Bof.

— Et sinon la fille dont tu nous parlais la fois dernière, qu'en est-il ? Me demanda Jonathan.

— Ah elle ? Bah je l'ai bloqué deux jours plus tard. Vraiment chelou j't'assure. Genre elle a commencé
à me poser des questions bizarres genre : est-ce que tu es né de nouveau, est-ce que tu t'es déjà
séparé du péché, tu pries souvent, bla bla bla et tout le tralala quoi. Pouah, j'sais pas pourquoi mais
ça m'énervais juste.

— Ah vraiment ?! Dit-il en éclatant de rire.

Ah d'accord Monsieur a déjà désactivé son mode grognon ? Je ne risque plus rien alors.

— Elle a commencé genre elle voulait tout remettre en question là et puis j'ai juste eut envie de la
bloquer et je l'ai fait.

Jonathan continua de rire.

— Je lui ai dit qu'en fait je crois déjà en Dieu et que ça suffit amplement. C'est plutôt à toi qu'elle
devait parler, hum. Rétorquais-je sur la défensive.

— Je t'ai déjà dit que vos affaires de Dieu là, ça m'intéresse pas. J'crois pas à ça. C'est juste un gros
mensonge des blancs quoi. Et vous africains aussi bêtes que vous êtes vous croyez. Vraiment, y'a pas
à dire.

Répondit-il sèchement.

— Massah... T'es dur hein. Mais easy humm, si tu meurs là tu vas aller où selon toi ?

— Avant de venir sur terre t'étais où ?

— Bah j'sais pas.


— Eh bien c'est là bas que j'irai après ma mort : dans le ''je sais pas''. Rétorqua t-il.

Jonathan est athée, comme vous le remarquez. Perso, ça me dérange pas tant que ça. Chacun croit
en ce qu'il veut. Ça n'empiète pas sur notre amitié.

Je fouille ma poche, y retire quelques pièces pour acheter des beignets au lait auprès d'un vendeur
ambulant.

— T'en veut ? Dis-je en tendant le plastique de beignets à Jonathan.

— Tu penses me faire changer avec des beignets ? T'as de la chance que c'est mon point faible. Dit-il
avant de prendre des beignets et d'en manger aussitôt .

À vrai dire, c'est plus pour qu'il ne commence pas un débat dessus. Ce gars vraiment lorsqu'il
commence à parler il s'arrête pas. Je vous assure.

Quelques minutes plutard, on arrive enfin à l'amphithéâtre où le prof est déjà là. On se dépêche
d'entrer et d'aller s'asseoir près de Ruth, qui nous avait gardé des places.

— Vous en avez mis du temps à arriver. Nous reprit-elle. Bref vous me devez un plat de spaghetti
sautés pour tout à l'heure. Ces gars je vous jure...

— Tes gars ne t'en donnent déjà pas assez, Ruth ? Tu sais tu risques de finir obèse hein. Intervint
Jonathan.

— Oui, on va t'appeler Big Ruth ou mieux Big mama. Plaisantais-je à mon tour avant que nous
pouffons tous les trois de rire.

— Wesh c'est ça. En attendant, je veux mon plat bien pimenté avec une bonne bouteille de Fanta.
Rétorqua t-elle, hilare.

Nous fûmes cours ainsi jusqu'à 12h30. Le prof s'en alla finalement après de multiples contestations
des étudiants.
— Vraiment Dr. Abdoul exagère vraiment. Son heure était dépassé. Après il s'étonne qu'on aime pas
son cours. Se plaignait Ruth en s'étirant.

— Allons-y moi j'ai faim bah. Répondis-je.

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