Séquence de lecture CM1-CM2 : Fluence et compréhension
Séquence de lecture CM1-CM2 : Fluence et compréhension
CM1-CM2
Je lis vite,
Je lis bien,
Je comprends
tout!
1
Déroulement type d'une
séquence
Séquence :
– Un genre par niveau
– 6 séances
– 1 texte de référence
– Fluence lors de chaque séance
Déroulement :
– Anticipation de la séquence par la lecture du texte de référence.
– Séance 1 : JE LIS VITE (échauffement, jeu de lecture, prononciation)
– Séance 2 : JE LIS BIEN (code de lecture, repérage de la ponctuation, code couleur sur
une partie du texte sélectionné)
– Séance 3 : JE COMPRENDS (question de compréhension)
– Séance 4 : JE COMPARE (lecture et comparaison d'un corpus littéraire pour définir les
éléments constitutifs du genre étudié)
– Séance 5 : J'EXPLIQUE (élaboration de la trace écrite définissant le genre étudié)
– Séance 6 : JE RESUME (résumé du texte lu et étudié tout au long de la séance)
MATERIEL :
– Manuel
– Pochette élève contenant :
– Les textes de fluences
– Les éléments à coller dans le cahier
2
programmes
Lire avec fluidité :
– Mémoriser la lecture de mots fréquents et irréguliers.
– Automatiser le décodage.
– Prendre en compte les groupes syntaxiques (groupes de mots avec unité de sens), les
marques de ponctuation, dans la lecture.
3
Sommaire
La nouvelle ................................................................................................................................................... 20
La biographie .............................................................................................................................................. 30
Le documentaire ........................................................................................................................................ 36
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Le conte traditionnel
..Le texte de référence
Le Petit Poucet
(Version simplifiée)
Charles Perrault
5
Le lendemain, dans la forêt, le bûcheron et sa femme s'enfuirent en
laissant les enfants tout seuls. Ils étaient perdus. Mais le
Petit Poucet avait laissé des cailloux blancs sur le
chemin. Grâce à lui, ils purent rentrer chez eux.
Bientôt les parents n'eurent plus de nourriture et ils
décidèrent d'abandonner une nouvelle fois leurs enfants.
Le Petit Poucet voulut aller chercher des petits cailloux
mais la porte de la maison était fermée.
Les parents amenèrent les enfants dans la forêt et
s'enfuirent. Sur le chemin, le Petit Poucet avait jeté des
miettes de pain. Mais quand il voulut retrouver son
chemin, les oiseaux avaient tout mangé. Ils étaient
vraiment perdus.
Le Petit Poucet grimpa en haut d'un arbre et vit une lumière. Il alla frapper
à la porte mais c'était la maison d'un ogre. La femme leur proposa de les cacher
pour la nuit.
Quand l'ogre arriva, il dit :
- Ça sent la chair fraîche !
Il trouva les enfants sous le lit et voulut les dévorer. Mais la femme de l'ogre
réussit à le convaincre de les manger le lendemain. Elle
les coucha dans un grand lit à côté du lit de leurs sept
filles.
Dans leur lit, les filles de l'ogre portaient toutes une
couronne d'or. Pendant la nuit, le Petit Poucet échangea
les couronnes contre les bonnets que portaient lui et ses frères. Quand l'ogre
arriva, il tâta la tête des enfants. Il sentit les bonnets d'un coup, il coupa la gorge
de ses filles.
Au matin, le Petit Poucet et ses frères s'enfuirent. Quand l'ogre se rendit
compte de son erreur, il fut très en colère. Il chaussa ses bottes de sept lieues et
partit à la poursuite des garçons. L'ogre sauta des
montagnes et des rivières pour rattraper le Petit Poucet.
Les sept frères se cachèrent derrière un rocher. L'ogre,
qui voulait se reposer, s'allongea par hasard contre le
même rocher et s'endormit. Le Petit Poucet dit à ses
frères de rentrer chez eux. Il s'approcha de l'ogre et lui
vola ses bottes de sept lieues. Dès qu'il les mit, les
bottes de mirent à la taille de ses pieds.
Il alla voir le roi qui lui proposa d'être son messager. Après avoir gagné
beaucoup d'argent, il retourna chez lui et retrouva ses frères et ses parents.
Ils purent vivre sans soucis tout le reste de leur vie.
[Link]
Le conte traditionnel
6
Dans ta pochette, découpe une bande « fluence » que tu colles en dessous du titre. Chaque
semaine, pense à écrire ton score de fluence dans la bonne case.
Avant chaque séquence, tu devras lire le texte pendant 1 minute et noter le nombre de
mots lus dans la bonne case.
Je lis vite !
Un pâtissier qui pâtissait chez un tapissier qui tapissait dit un jour au tapissier qui tapissait :
Vaut-il mieux pâtisser chez un tapissier qui tapisse ou tapisser chez un pâtissier qui pâtisse ?
Je lis vite :
À présent, munis toi du texte à lire « Fluence : Le Petit Poucet » dans la pochette.
Demande à ton voisin de lancer le chronomètre pendant une minute. À la fin de cette minute,
note dans ta bande fluence le nombre de mots lus en une minute.
Tu devras faire cet exercice avec ton voisin à chaque début de séance et noter ton
score sur la bande.
Je lis bien !
Munis-toi du « texte à coder : Le Petit Poucet ». Dans cet extrait, colorie les signes de
ponctuation en respectant le code suivant :
7
Signes de ponctuation .… ,;: !?
Je comprends !
Je compare !
Munis-toi de l'exercice « Méli-mélo de contes ». Découpe chaque étiquette puis colle-les dans
le bon ordre pour reconstituer le conte.
J'explique !
La trace écrite :
8
Dans ton cahier, écris et souligne le sous-titre suivant :
La carte mentale :
Je résume !
9
Les mythes
..Le texte de référence
hephaïstos
Héphaïstos était le fils de Héra, qu’elle avait fait toute seule. Mais lorsqu'il était
né, elle l’avait trouvé tellement laid qu’elle l’avait jeté en bas de l’Olympe. Le jeune
dieu était tombé pendant une journée entière du haut de la montagne jusque dans
la mer, où il avait été recueilli par deux petites déesses : Thétis et Eurynomé. Elles
s’étaient occupées de lui, mais il s’était tellement cogné dans sa chute qu’il était
resté boiteux. Elles l’avaient gardé en secret dans une grotte de l’île de Lemnos, où
il avait appris à faire des bijoux.
Après neuf années, il était devenu un artisan doué qui savait faire toutes sortes
d’objets et de machines, mais il était toujours fâché contre sa maman. Un jour, il a
fabriqué un trône en or, avec de grandes décorations, qu’il a envoyé dans l’Olympe.
Héra l’a trouvé tellement beau, qu’elle l’a pris pour elle. Mais c’était un piège… Les
décorations étaient en fait des bras articulés, et dès qu’elle s’est assise dessus, ils
se sont refermés sur elle, et elle s’est retrouvée coincée.
Tout le monde s’est affolé, et essayait de la délivrer, mais seul Héphaïstos
connaissait le secret du piège. Dionysos est alors allé trouver Héphaïstos sur l’île de
Lemnos, et lui a fait boire beaucoup de vin, jusqu’à ce qu’il soit devenu
complètement ivre. Alors Dionysos l’a convaincu de revenir dans l’Olympe délivrer
Héra. Tout le monde a été soulagé lorsque Héra a pu se dégager
du trône.
Pour le remercier, Héra lui a offert ses forges, et Zeus lui a dit
qu’il pouvait exaucer un souhait. Héphaïstos a alors répondu qu’il
voulait épouser Aphrodite.
Et c’est comme ça que Héphaïstos est revenu dans l’Olympe.
Il avait une maison où il habitait avec Aphrodite, mais il allait
encore souvent à Lemnos, tout seul ou avec Aphrodite, ainsi que
dans les forges ou dans les volcans avec les cyclopes pour forger
des armes, des machines et d’autres objets.
Petites histoires de la mythologie grecque pour les enfants, Baptiste MARCEL
10
Je lis vite !
mont – monte – montée pièce – piège – liège – lièvre coing – coin – coincé
montagne – montage – montant orge – forge – gorge foin – point – loin
compléter - complètement cyclope – cloporte - colporte mer – mare - merci
Je lis vite :
Tu devras faire cet exercice avec ton voisin à chaque début de séance et noter ton
score sur la bande.
Je lis bien !
Munis-toi du « texte à coder : Héphaïstos ». Dans cet extrait, colorie les signes de
ponctuation en respectant le code suivant :
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Je comprends !
Dans le dictionnaire, cherche et recopie les définitions des mots « mythe » et « mythologie ».
Je compare !
Le dieu Soleil
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déesse, Nout, le Ciel et un dieu, Geb, la Terre d’Egypte. Geb s’étend sur son
royaume, la terre, et Nout, s’arc-boutant au-dessus de Geb, repousse derrière
l’arc de son dos Nou-l’Océan, leur arrière-grand-père, qui se fait lac en
maugréant, bien obligé de faire un peu de place à ses descendants.
Le dieu PAn-gu
Dans les ténèbres, Pan-Gu surgit d'un énorme œuf primordial et il se développa
à l'intérieur pendant 18000 ans. Puis avec une hache qu'il avait fabriquée, il fendit
l'œuf qui s'ouvrit.
Les parties transparentes et légères se mirent à flotter pour constituer le ciel en
montant d'un zhang (environ 4 mètres) par jour; de même les parties lourdes et
opaques commencèrent à s'enfoncer d'un zhang par jour pour former la terre.
Alors, Pan-Gu se dressa. Pour empêcher la terre, encore fluide, et le ciel de se
mêler à nouveau, il grandit d'un zhang par jour et les maintint écartés.
Pendant encore 18 000 ans, la terre et le ciel, ainsi
séparés, se solidifièrent. Pan-Gu put enfin se reposer, il
s'étendit et mourut.
De son souffle naquirent le vent et les nuages, sa voix se
mua en tonnerre, son œil gauche en soleil, son œil droit
en lune, ses cheveux et ses moustaches en étoiles dans
le ciel. Les autres parties de son corps donnèrent
naissance à des éléments constitutifs de la terre, comme
les montagnes, les fleuves, les chemins, les plantes, les
arbres, les métaux, les pierres précieuses et les rochers.
De sa transpiration jaillirent la pluie et la rosée.
Le mythe de chaos
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mais aussi au ciel.
Les Grecs appelaient le ciel Ouranos. Ouranos, le ciel, était le fils de Gaïa. Et le
temps a passé, même si le temps n’existait pas. Et le ciel a couvert sa propre mère
d’une pluie fertile. Sur la terre, il a plu et c’est ainsi qu’il y eut naissance, de
nombreuses naissances.
J'explique !
La trace écrite :
Sur ton cahier de brouillon, rédige une ou deux phrases permettant d'expliquer ce qu'est la
mythologie en reprenant les mots-clés suivants :
Une fois que ta synthèse est validée, tu peux la recopier au propre sur ton cahier.
Je résume !
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Fables et poèmes
..Le texte de référence
La laitiere et le pot-au-lait
15
Tous les honneurs, toutes les femmes.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
Je m écarte, je vais détrôner le Sophi8 ; 8. Roi de Perse
On m’élit Roi, mon peuple m’aime ;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Je suis gros Jean comme devant9. 9. ne pas être plus avancé
qu'avant
Jean de La Fontaine
Fables et poèmes
Dans ta pochette, découpe une bande « fluence » que tu colles en dessous du titre. Chaque
semaine, pense à écrire ton score de fluence dans la bonne case.
Avant chaque séquence, tu devras lire le texte pendant 1 minute et noter le nombre de
mots lus dans la bonne case.
Je lis vite !
Elle allait à grands pas être plus agile être bien habile
elle prétendait arriver des châteaux en Espagne elle va s'excuser à son mari
Il fit frire frite crue et fruits frais crus. Frite crue frite fut cuite et fruits frais crus frits furent cuits.
Je lis vite :
À présent, munis toi du texte à lire « Fluence : la laitière et le pot au lait » dans la
pochette. Demande à ton voisin de lancer le chronomètre pendant une minute. À la fin de
cette minute, note dans ta bande fluence le nombre de mots lus en une minute.
Tu devras faire cet exercice avec ton voisin à chaque début de séance et noter ton
score sur la bande.
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Je lis bien !
Munis-toi du « texte à coder : la laitière et le pot au lait ». Dans cet extrait, colorie les
signes de ponctuation en respectant le code suivant :
Je comprends !
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Je compare !
La poésie est un genre littéraire qui contient plusieurs types de texte. Le texte de
référence est une fable. Voici d'autres types de textes :
Poème à Lou
Reconnais-toi
Cette adorable personne c'est toi
Sous le grand chapeau canotier
Oeil
Nez
La bouche
Voici l'ovale de ta figure
Ton cou exquis
Voici enfin l'imparfaite image de ton buste adoré
vu comme à travers un nuage
Un peu plus bas c'est ton coeur qui bat
Paul Verlaine
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Réponds aux questions suivantes :
Je comprends !
Un poème peut parfois être difficile à comprendre. Mais comme les contes, il peut aussi être
détourné. Lis cette version rédigée par Alexandre Jardin et illustrée par Fred Multier. Tu
devras la résumé lors de la prochaine séance.
Il était une fois au Far West, une jolie laitière prénommée Perrette. Un beau matin,
à l'aube, elle quitta sa ferme et son amoureux pour aller vendre en ville un pot de bon
lait. Billy, son chien fidèle, l'accompagnait.
Guillerette, Perrette songeait à tout ce qu'elle allait obtenir grâce à sa traite du
matin.
« Tu vois Billy, j'échangerai ce lait contre des poules qui donneront des montagnes
d'œufs ! Belle idée n'est-ce pas ?
– Et que feras-tu avec tous ces œufs ? aboya Billy.
– Ma foi, je les troquerai bien contre un joli cochon tout rond !
– Wouarf, vraiment ? Et pourquoi donc ? Demanda le toutou un inquiet.
– Avec un cochon, je pourrai obtenir tant d'autres choses encore ! »
Perrette s'assit au bord du chemin, ferma les yeux et laissa galoper son imagination :
« Je pourrai aussi échanger une montagne d'œufs pondus par mes poules contre une
vache. »
Et voilà Perrette dans son rêve escortée par une superbe vache et son petit veau.
Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?
Accompagnée de sa joyeuse ménagerie, ils allaient construire ensemble un
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fantastique parc d'attractions pour tous les animaux du voisinage : petits trains,
montagnes russes, balançoires volantes et toboggans farceurs ! Le fabuleux parc de
Perrette prenait forme.
Billy, qui avait bien les pattes sur terre, commença à flairer que cette histoire allait
trop loin … Mais Perrette, toujours dans son beau rêve, désirait à présnt agrandir son
parc et dresser un gigantesque cirque où tout le Far West se presserait.
« Perrette, réveille-toi à présent, cela suffit ! » s'inquiéta le chien.
Hélà, la jeune laitière n'entendait rien du tout … La foule était toujours plus
nombreuse, attirée par la renommée de ses spectacles d'acrobates.
« Non, ma Perrette, reviens à toi et à ton pot de lait ! Nous n'en sommes pas encore là
…. » cria Billy pour tenter de le raisonner.
Perrette avait déjà troqué sa vie tranquille de fermière pour une vie pleine de jeux
et de spectacles … Et puis, elle pourrait avoir de très beaux habits, une robe à
volants, des bottines à talons … et même une ombrelle élégante !
Perrette valsait maintenant toute seule, au milieu de la route, pensant être au
milieu de ses animaux, parmi ses manèges …
« Perrette, vite ! Nous allons arriver en retard en ville si tu continues ainsi, et puis ton
amoureux compte sur toi ! » insista Billy, essayant de la ramener à la réalité. Mais la
jeune laitière, prise par ses rêves, avait déjà tout oublié …
« Oh ! Comme je serai bien, virevoltant sur les trapèzes construits par mes nouveaux
amis du parc ! « s'écria Perrette, qui n'entendait plus les mises en garde de Billy. Et la
jeune fermière sautillait de joie par-dessus les cactus et les rochers, jusqu'à ce que …
« WOUARF ! » aboya Billy.
Si fort … que tout l'ouest américain en trembla ! PATATRAAAAAAS ! Le pot tomba
et se brisa ! Le lait se répandit sur le sol.
Adieu poussins jongleurs, vaches, veaux, cochons, balançoires, fabuleux parc
d'attractions, chapiteaux de cirque !
Billy lécha ses joues pour sécher ses larmes.
« Ah ! J'aurais du t'écouter mon fidèle Billy … Toi et ton sacré flair, tu avais reniflé mes
rêveries insensées !
– Tu sais quoi a douce Perrette ? fit Billy en posant sa truffe sur sa maîtresse.
– Qu'y a-t-il mon bon pépère ? Sanglota-t-elle.
– Il est bon de rêver parfois, mais sans complètement perdre la tête. La prochaine
fois, tu m'écouteras ! » lui dit-il dans un petit sourire complice.
Le récit de tout cela devint une fable et … on l'appela Le Pot au Lait !
Je résume !
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La nouvelle
.Le texte de référence
chaussettes
À l'école, on a une directrice, Mme Michat. On la voit rarement : elle est presque
toujours enfermée dans son bureau. Parfois, elle passe dans les couloirs : une
ombre grise et deux taches de couleur. Les taches de
couleur, ce sont ses chaussettes. C'est la seule chose
qu'on regarde. Elle en a des dizaines de paires
différentes : vert pomme, bleu tendre, rayées,
imprimées, brodées …
Le matin, dès qu'on arrive à l'école, chacun s'interroge : « qu'est-ce qu'elle a
comme chaussettes aujourd'hui ? » Parce que les chaussettes de Mme Michat ont
un secret : elles veulent dire quelque chose. L'ennui, c'est qu'on ne sait pas quoi.
Au début, on pensait que c'était en rapport avec le temps : jaune clair pour
« belles éclaircies de fin de journée », gris souris pour « brouillards matinaux », etc.
Mais on s'est aperçus qu'elle mettait ses chaussettes blanches à pois mauves aussi
bien les jours de pluie que les jours de grand beau temps.
Ensuite, on a cru que les chaussettes annonçaient les menus de la cantine. En
fait, ça n'avait rien à voir. Quand elle enfile ses chaussettes vert pomme, on a
parfois du boudin, parfois du gratin de poisson et parfois des œufs avec des
épinards.
Alors, on s'est dit : « Elle doit choisir ses chaussettes en fonction de son humeur.
Rose clair quand elle s'est levée du bon pied ; brodées d'éclairs jaunes et rouges
quand elle est mal lunée. » Mais Mme Michat n'a pas d'humeurs : elle est grise et
muette comme un mur. Toujours.
Aujourd'hui, j'ai découvert le secret des chaussettes. Quand Mme Michat est
passée dans le couloir, ce matin, je pensais à autre chose. Au lieu de baisser le nez
pour regarder la couleur de ses chaussettes, j'ai regardé devant moi : au lieu de
fixer ses pieds, j'ai fixé sa tête.
Et justement, c'est ça le secret des chaussettes : Mme Michat n'a pas de tête,
rien qu'un chignon et des lunettes.
Histoires pressées, Bernard FRIOT
21
Ouvre ton cahier et écris en haut le titre de la leçon et souligne-le.
La nouvelle
Dans ta pochette, découpe une bande « fluence » que tu colles en dessous du titre. Chaque
semaine, pense à écrire ton score de fluence dans la bonne case.
Avant chaque séquence, tu devras lire le texte pendant 1 minute et noter le nombre de
mots lus dans la bonne case.
Je lis vite !
Je lis vite :
Tu devras faire cet exercice avec ton voisin à chaque début de séance et noter ton
score sur la bande.
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Je lis bien !
Munis-toi du « texte à coder : Chaussettes ». Dans cet extrait, colorie les signes de
ponctuation en respectant le code suivant :
Je comprends !
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Je compare !
On est das sa chambre, c'est l'hiver. Les volets sont bien fermés. On entend le
vent qui souffle au-dehors. Les parents sont allés se coucher, eux aussi. Ils
croient qu'on a éteint depuis longtemps. Mais on n'a vraiment pas envie de dormi.
On a juste gardé la lumière de la petite lampe de chevet qui fait un cercle jusqu'au
milieu des couvertures. Au-delà, l'obscurité de la chambre est de plus en plus
mystérieuse. On a hésité longtemps avant de choisir le livre. Agatha Christie ne
fait pas peur, on suit trop l'enquête et on ne fait pas attention au reste. Les
aventures de Sherlock Holmes, c'est mieux, avec les brouillards, les chiens, les
chemins de fer parfois. Mais il y a trop de dialogues, et Sherlock est si sûr de lui –
on ne peut pas penser qu'il va être vaincu. Finalement, on a choisi l'île au trésor.
On a bien fait. Dès le début du livre, il y a une ambiance extraordinaire, avec cette
auberge près d'une falaise. C'est toujours la tempête là-bas ; on a l'impression
que c'est toujours la nuit aussi, avec la mer qui gronde tout près. Et puis Jim
Hawkins, le héros, se retrouve vite seule avec sa mère à l'Amiral Benbow. À sa
place, on serait mort de terreur. Le vieux pirate réclame du rhum et se met en
colère sans qu'on sache pourquoi. Mais le plus effrayant, c'est quand les autres
pirates débarquent dans le pays à la recherche de leur ancien complice. C'est une
nuit de pleine lune, et l'aveugle donne des coups de canne sur la route blanche en
criant :
« N'abandonnez pas le vieux Pew, camarades ! Pas le vieux Pew ! »
Il y a une illustration en couleurs avec cette image, du noir, du mauve, du
blanc. C'est un livre un peu vieux, avec seulement quelques images – il n'y en
aura pas d'autres avant au moins trente pages. On reste longtemps à regarder
celle-là. Parfois, quand on s'endort, on a peur de devenir aveugle pendant la nuit,
alors on se met dans la peu du vieux Pew – et c'est étrange, parce qu'en même
temps on a peur qu'il vous donne un coup de canne. Heureusement, près de soi,
on a la petite lumière bleue du radio-réveil et le poster de Droopy, mais on a
l'impression qu'ils sont partis en Angleterre eux aussi, au pays du rhum, de la
colère et des naufrages. C'est dangereux de s'endormir là-bas, mais on voudrait
quand même – on dort si bien près du danger, et les draps sont si chauds, près de
la pluie. C'est bien de se faire peur en lisant l'île au trésor.
Philippe Delerm, C'est bien.
24
J'explique !
La trace écrite :
Sur ton cahier de brouillon, rédige une ou deux phrases permettant d'expliquer ce qu'est une
nouvelle en reprenant les mots-clés suivants :
Une fois que ta synthèse est validée, tu peux la recopier au propre sur ton cahier.
Je résume !
Rédige le résumé de la nouvelle de ton choix parmi les deux de cette leçon :
25
Le roman policier
..Le texte de référence
Chez la grand-mère
Une dame âgée nous accueille. Elle paraît en pleine forme. Rien à voir avec la
grand-mère que je pensais trouver au fond de son lit, comme dans l'histoire que je
connaissais.
Elle n'est pas seule non plus. Une bonne dizaine de personnes se pressent dans
son salon aménagé comme un magasin.
– Hercule Poireau, détective, se présente Hercule en croquant un morceau de
son légume préféré. Et mon assistant, Max. nous sommes à la recherche de
votre petite-fille.
Il ne manque pas d'air ! Je roule des yeux furieux mais ça n'a pas l'air de
l'impressionner. L'avantage d'être dans un conte, c'est que la grand-mère du
Chaperon ne s'étonne pas que je sois accompagné d'un lapin détective qui parle.
Enfin … d'après lui, c'est plutôt moi qui l'assiste.
– Ah ! Désolée pour la bobinette et tout le tralala ! s'exclame-t-elle en nous
entraînant un peu à l'écart. Ça fait partie du folklore pour les touristes. J'ai une
sonnette mais il paraît que c'est top moderne. Ils veulent de l'authentique.
D'un geste, elle désigne les gens qui circulent dans sa maison.
– Depuis que le Chaperon a disparu, je ne compte plus les curieux qui passent
par ici et veulent acheter un petit quelque chose.
Je jette un coup d'œil intrigué autour de moi. On se croirait dans une boutique de
souvenirs. La grand-mère vend des chaperons de toutes les tailles, des cupcakes à
l'effigie du Chaperon rouge, des porte-clés en forme de loup, des boules à neige
avec la figurine du Chaperon à l'intérieur. Par curiosité j'en retourne une. Une
étiquette précise : Made in forêt des nains.
Quand je la repose, la neige artificielle voltige autour du faux Chaperon rouge.
– D'après l'avis de recherche, votre petite-fille vous apportait un pot de confiture
et une galette quand elle a disparu. Vous n'êtes pas inquiète ? interroge
Hercule.
– Oh non !
Elle ouvre un placard rempli de pots de confiture.
– Je suis loin d'être en rupture de stock, déclare la
grand-mère avec insouciance.
– Heu … Je crois qu'Hercule parlait de la
disparition du Chaperon, je glisse.
– Ah, oui bien sûr, se reprend-elle en rougissant.
Je ne vois pas ce qui aurait pu lui arriver. À son
âge, j'étais comme elle. Je n'en faisais qu'à ma
26
tête et je traînais souvent dans les bois.
– Vous ne craignez pas qu'elle ait fait une mauvaise rencontre ? Je demande.
– Si vous pensez au loup, rétorque sa grand-mère, c'est vrai qu'il n'a pas bonne
réputation. Mais ce n'est pas une raison pour l'accuser de tous les mots, vous
ne croyez pas ?
Dans cette version de l'histoire, peut-être pas, mais dans celle que j'ai lue, non
seulement il avale le Chaperon rouge, mais elle aussi !
Je décide de ne pas l'effrayer et garde pour moi ce que je sais. Nous le
remercions et l'abandonnons aux mains des touristes.
Max et Hercule Poireau enquêtent, Christophe MIRAUCOURT
Le roman policier
Dans ta pochette, découpe une bande « fluence » que tu colles en dessous du titre. Chaque
semaine, pense à écrire ton score de fluence dans la bonne case.
Avant chaque séquence, tu devras lire le texte pendant 1 minute et noter le nombre de
mots lus dans la bonne case.
Je lis vite !
Tata, ta tarte tatin tenta Tonton ; Tonton tâta ta tarte tatin, Tata.
Je lis vite :
À présent, munis toi du texte à lire « Fluence : Chez la grand-mère » dans la pochette.
Demande à ton voisin de lancer le chronomètre pendant une minute. À la fin de cette minute,
note dans ta bande fluence le nombre de mots lus en une minute.
Tu devras faire cet exercice avec ton voisin à chaque début de séance et noter ton
score sur la bande.
27
Je lis bien !
Munis-toi du « texte à coder : chez la grand-mère ». Dans cet extrait, colorie les signes de
ponctuation en respectant le code suivant :
Je comprends !
28
Je compare !
Sur ton cahier, relève tout les mots appartenant au champ lexical de l'enquête policière.
29
J'explique !
Certains éléments sont incontournables dans un récit policier, que ce soit un roman ou une
nouvelle :
→ Le méfait, le crime commis ou la façon dont il découvert.
→ L'enquête : recherche des indices, interrogatoire de suspects.
→ La résolution de l'enquête, la découverte du coupable.
Dans ta pochette, munis-toi de l'exercice « les étapes du récit policier : faux frère ».
Remets dans l'ordre les paragraphe de l'histoire et écris dans la case de quelle étape il
s'agit :
La trace écrite :
Sur ton cahier de brouillon, rédige une ou deux phrases permettant d'expliquer ce qu'est le
roman policier avec les mots clés :
Une fois que ta synthèse est validée, tu peux la recopier au propre sur ton cahier.
Je résume !
Ton résumé devra être constitué de 5 à 6 phrases maximum et devra respecter les étapes du
récit policier.
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La biographie
..Le texte de référence
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Ouvre ton cahier et écris en haut le titre de la leçon et souligne-le.
La biographie
Dans ta pochette, découpe une bande « fluence » que tu colles en dessous du titre. Chaque
semaine, pense à écrire ton score de fluence dans la bonne case.
Avant chaque séquence, tu devras lire le texte pendant 1 minute et noter le nombre de
mots lus dans la bonne case.
Je lis vite !
Je lis vite :
À présent, munis toi du texte à lire « Fluence : L'essentiel sur l'auteur » dans la
pochette. Demande à ton voisin de lancer le chronomètre pendant une minute. À la fin de
cette minute, note dans ta bande fluence le nombre de mots lus en une minute.
Tu devras faire cet exercice avec ton voisin à chaque début de séance et noter ton
score sur la bande.
Je lis bien !
Munis-toi du « texte à coder : l'essentiel sur l'auteur ». Dans cet extrait, colorie les signes
de ponctuation en respectant le code suivant :
32
Je comprends !
Je compare !
Le texte de référence est une biographie de Mme Leprince de Beaumont qui est rédigé sous
forme de carte mentale.
Voici une autre biographie de Mme Leprince de Beaumont :
33
34
Réponds aux questions suivantes :
35
3. Qui est l'auteur de ce texte ?
4. Qui est le narrateur (celui qui raconte l'histoire) ?
5. Déduis-en le prénom du personnage principale de cet histoire.
6. Cherche et recopie la définition de « autobiographie ».
7. Quel était le 1er métier de la maman ?
8. De quoi a-t-elle peur ?
J'explique !
La trace écrite :
Sur ton cahier de brouillon, rédige une ou deux phrases permettant d'expliquer ce qu'est la
biographie en reprenant les mots-clés suivants :
Une fois que ta synthèse est validée, tu peux la recopier au propre sur ton cahier.
Je résume !
36
Le documentaire
..Le texte de référence
37
Ouvre ton cahier et écris en haut le titre de la leçon et souligne-le.
Le documentaire
Dans ta pochette, découpe une bande « fluence » que tu colles en dessous du titre. Chaque
semaine, pense à écrire ton score de fluence dans la bonne case.
Avant chaque séquence, tu devras lire le texte pendant 1 minute et noter le nombre de
mots lus dans la bonne case.
Je lis vite !
Un criquet sur sa crique crie son cri cru et critique car il craint que l'escroc ne le croque et
ne le craque.
Je lis vite :
À présent, munis toi du texte à lire « Fluence : L'imprimerie en trois questions » dans
la pochette. Demande à ton voisin de lancer le chronomètre pendant une minute. À la fin de
cette minute, note dans ta bande fluence le nombre de mots lus en une minute.
Tu devras faire cet exercice avec ton voisin à chaque début de séance et noter ton
score sur la bande.
38
Je lis bien !
Munis-toi du « texte à coder : l'imprimerie en trois questions ». Dans cet extrait, colorie les
signes de ponctuation en respectant le code suivant :
Je comprends !
39
Je compare !
Un documentaire peut avoir pour thème de nombreux sujets : science, géographie, politique …
[Link]
la-presse-nest-pas-respectee-1
40
[Link]
J'explique !
La trace écrite :
Sur ton cahier de brouillon, rédige une ou deux phrases permettant d'expliquer ce qu'est un
documentaire en utilisant ces mots-clés :
Une fois que ta synthèse est validée, tu peux la recopier au propre sur ton cahier.
41
Je résume !
Au dos du dépliant sur le lynx se trouvent d'autres informations. Voici l'encadré « portrait ».
À toi de transformer cette liste en un véritable texte contenant des phrases.
42
La pièce de théâtre
..Le texte de référence
43
Ouvre ton cahier et écris en haut le titre de la leçon et souligne-le.
La pièce de théâtre
Dans ta pochette, découpe une bande « fluence » que tu
colles en dessous du titre. Chaque semaine, pense à écrire Le savais-tu ?
ton score de fluence dans la bonne case.
Une pièce de théâtre n'est pas
Avant chaque séquence, tu devras lire le texte divisée en chapitre mais en
pendant 1 minute et noter le nombre de mots lus dans ACTE. Dans chaque acte, il
la bonne case. Exceptionnellement, le texte de fluence n'est peut y avoir plusieurs parties :
pas le texte de référence mais le résumé de l'acte I. ce sont des SCÈNES.
Je lis vite !
Je lis vite :
À présent, munis toi du texte à lire « Fluence : Acte I » dans la pochette. Demande à
ton voisin de lancer le chronomètre pendant une minute. À la fin de cette minute, note dans ta
bande fluence le nombre de mots lus en une minute.
Tu devras faire cet exercice avec ton voisin à chaque début de séance et noter ton
score sur la bande.
44
Je lis bien !
Munis-toi du « texte à coder : Acte I ». Dans cet extrait, colorie les signes de ponctuation en
respectant le code suivant :
Barre avec ta règle et ton crayon de papier les éléments que tu ne devras pas prononcer à
voix haute.
Je comprends !
45
Je compare !
Le texte de référence est une pièce de théâtre rédigée par un DRAMATURGE prénommé
Molière en 1671.
Des pièces de théâtre sont toujours écrites aujourd'hui. En voici une plus récente :
Molière
La scène se passe dans un salon. Un enfant répète le monologue d’Harpagon avec beaucoup
d’entrain, ce qui attire un autre gamin, qui devait s’ennuyer dans la pièce d’à-côté. Ce dernier
observe la scène avec un étonnement naïf.
Enfant 1. – « Au voleur ! au voleur ! à l’assassin ! au meurtrier ! Justice, juste Ciel !
je suis perdu… »
Enfant 2, l’interrompt. – Pourquoi tu cries ?
Enfant 1, cabot. – Je crie pas… je joue !
Enfant 2. – Tu joues à quoi ?
Enfant 1. – À Molière !
Enfant 2. – Molière… ?
Enfant 1. – Ouais !
Enfant 2. – Et je peux jouer moi aussi ?
Enfant 1. – Ben non.
Enfant 2. – Pourquoi ?
Enfant 1. – Parce que c’est pas un jeu.
Enfant 2. – Mais, t’as dit que tu jouais…
Enfant 1. – C’est pas un jeu, j’te dis, j’suis en train de faire mes devoirs.
Enfant 2. – Euh, tu crois que je sais pas comment on fait ses devoirs… ? Les
devoirs, ça se fait avec un cahier, avec une trousse, avec…
Enfant 1, part chercher son cahier. – Ah ouais ? Et c’est quoi, ça… ?
Enfant 2. – Un cahier…
Enfant 1, il lui met le cahier juste devant le nez. – Et le texte, là, sur cette page… ? Hein ?
Enfant 2, derrière le cahier. – Ben, j’arrive pas à voir, c’est trop près…
Enfant 1. – C’est Molière !
Enfant 2. – C’est ça, Molière ?
Enfant 1, fier. – Ouais ! Et je l’ai appris par cœur ! En entier !
Enfant 2, déçu. – Ah bon…
Enfant 1, imite l’autre. – Quoi, ah bon ? Tu me crois pas ?
Enfant 2. – Ben si… Mais je préfère jouer dehors, moi… C’est pas très drôle ton
truc…
Enfant 1, vexé. – Si, c’est drôle ! Les autres, ils arrêtaient pas de rigoler dans la
classe ! Tu dis ça parce que tu connais pas ! En fait, tu sais quoi, t’es trop petit
pour Molière…
Enfant 2. – N’importe quoi ! Je suis pas trop petit… Fais voir… (Il lit le texte pour la
première fois, très recto tono.) « Au voleur, au voleur, à l’assassin, au meurtrier… »
46
Enfant 1. – (Il lui reprend le cahier des mains.) C’est pas comme ça qu’il faut faire ! Faut
faire comme si c’était vrai ! Regarde… (Il jette le cahier et se met à fouiller sous le tapis, ses
cris sont étouffés…) « N’est-il point là ? N’est-il point ici ? »
Enfant 2. – Mais qu’est-ce que tu cherches ? (Il lui tape sur le dos à travers le tapis.) Eh
oh !
Enfant 1, sortant la tête de dessous le tapis. – Et ben je cherche le voleur !
Enfant 1. – Hein ? Tu le cherches sous le tapis ?
Enfant 1. – Mais c’est pas moi qui suis sous le tapis, c’est Harpagon !
Enfant 2. – Le voleur ?
Enfant 1. – Mais non !
Enfant 2. – Oh, je comprends plus rien, moi !
Enfant 1. – Attends ! (Il va chercher le cahier.) Harpagon, c’est celui qui s’est fait voler
son argent, et qui crie partout « au voleur ! au voleur ! », regarde, c’est marqué là :
Har-pa-gon…
Enfant 2. – Ben c’est bizarre comme nom.
Enfant 1. – Normal, il existe pas…
Enfant 2. – Il existe pas ?
Enfant 1. – Non. C’est Molière qui l’a inventé.
Enfant 2. – Molière ?
Enfant 1. – Oui, Molière. C’est écrit juste au-dessus : Mo-liè-re.
Enfant 2. – Mais, donc… il existe Molière ?
Enfant 1. – Ben oui, il existe !
Enfant 2. – Hein ?
Enfant 1. – Enfin, non…
Enfant 2. – Comment ça ?
Enfant 1. – Il est mort.
Enfant 2. – Il est mort Molière ?!
Enfant 1. – Oui.
Enfant 2. – Et Harpagon aussi, il est mort ?
Enfant 1. – Mais non ! Il est vivant puisqu’il parle !
Enfant 2. – Hein ? (Il lit le texte attentivement.)
Enfant 1. – Tout ça, tout le texte, c’est Harpagon qui parle… (Il regarde l’autre lire. Au
bout de quelques secondes.) Tu comprends mieux, maintenant ?
Enfant 2. – Mais…
Enfant 1. – Mais quoi ?
Enfant 2, pointant le milieu du texte. – Là, c’est encore Harpagon qui parle ?
Enfant 1. – Oui…
Enfant 2. – Ben là, il dit : « je me meurs, je suis mort, je suis enterré »…
Valentin Martinie
Réponds aux questions suivantes :
47
J'explique !
La trace écrite :
Sur ton cahier de brouillon, rédige une ou deux phrases permettant d'expliquer ce qu'est le
théâtre en reprenant les mots-clés suivants :
Une fois que ta synthèse est validée, tu peux la recopier au propre sur ton cahier.
Je résume !
48
La bande dessinée
..La planche de référence
49
Ouvre ton cahier et écris en haut le titre de la leçon et souligne-le.
La bande dessinée
Dans ta pochette, découpe une bande « fluence » que tu colles en dessous du titre. Chaque
semaine, pense à écrire ton score de fluence dans la bonne case.
Avant chaque séquence, tu devras lire le texte pendant 1 minute et noter le nombre de
mots lus dans la bonne case. Exceptionnellement, le texte de référence n'est pas le texte
de fluence.
Je lis vite !
Je lis vite :
À présent, munis toi du document à lire « Fluence : qu'est-ce qu'une bande dessinée ? »
dans la pochette. Demande à ton voisin de lancer le chronomètre pendant une minute. À la fin
de cette minute, note dans ta bande fluence le nombre de mots lus en une minute.
Tu devras faire cet exercice avec ton voisin à chaque début de séance et noter ton
score sur la bande.
Je lis bien !
Munis-toi du « texte à coder : Boule et Bill». Dans cet extrait, colorie les signes de
ponctuation en respectant le code suivant :
50
Je lis le texte en mettant le ton :
Je comprends !
Je compare !
J'explique !
La trace écrite :
Grâce à cette trace écrite et ce qu'on a appris tout au long de cette séquence, relève dans la
bande dessinée de Boule et Bill un exemple de :
– texte contenu dans un cartouche
– texte contenu dans une bulle
– onomatopée
Je résume !
51
Le récit de science-fiction
..Le texte de référence
Charly 2
Dans ta pochette, découpe une bande « fluence » que tu colles en dessous du titre. Chaque
semaine, pense à écrire ton score de fluence dans la bonne case.
Avant chaque séquence, tu devras lire le texte pendant 1 minute et noter le nombre de
mots lus dans la bonne case.
52
Je lis vite !
Je lis vite :
À présent, munis toi du texte à lire « Fluence : Charly 2 » dans la pochette. Demande à
ton voisin de lancer le chronomètre pendant une minute. À la fin de cette minute, note dans ta
bande fluence le nombre de mots lus en une minute.
Tu devras faire cet exercice avec ton voisin à chaque début de séance et noter ton
score sur la bande.
Je lis bien !
Munis-toi du « texte à coder : Charly 2 ». Dans cet extrait, colorie les signes de ponctuation
en respectant le code suivant :
53
Je comprends !
Je compare !
Le Très Grand Vaisseau filait dans la galaxie depuis huit cents ans.
Guillaume y avait toujours vécu.
Comme ses parents, comme ses grands-parents, comme ses ancêtres depuis
la vingt-septième génération, il avait passé tous ses jours et toutes ses nuits à
voguer parmi les étoiles, dans cette immense coque de métal.
Huit cents ans auparavant, le Très grand Vaisseau avait quitté la planète mère
avec trois mille passagers. Sur Terre, la famine et la guerre faisaient rage, et
ces trois mille volontaires – hommes, femmes et enfants – avaient décidé de
trouver un monde meilleur. Ils rêvaient d'une autre Terre, une planète
habitable… avec du bon air pour respirer, de l'herbe que les vaches puissent
manger, de la terre pour cultiver les céréales.
Des planètes habitables, il n'y en avait pas beaucoup dans la galaxie. Ils
savaient que le voyage serait long.
Mais ils ne pensaient pas qu'ils seraient si long.
Car huit siècles plus tard, ils cherchaient toujours.
Le très grand Vaisseau, Ange
1. Relève, dans le texte, tous les mots qui appartiennent au champ lexical de la science-
fiction.
2. Où se déroule cette histoire ?
54
J'explique !
La trace écrite :
Sur ton cahier de brouillon, rédige une ou deux phrases permettant d'expliquer ce qu'est la
science-fiction en reprenant les mots-clés suivants :
Une fois que ta synthèse est validée, tu peux la recopier au propre sur ton cahier.
J'imagine !
55
Sites utilisés
fluence et lecture :
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[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
56