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Jules César : Conquérant et Dictateur

Jules César, né en 100 av. J.-C., est un conquérant et homme d'État romain qui a joué un rôle crucial dans la transition de la République romaine vers le principat. Acclamé pour ses réformes et ses victoires militaires, il a concentré le pouvoir entre ses mains avant d'être assassiné en 44 av. J.-C. Son héritage a engendré des guerres civiles et a façonné la perception du pouvoir personnel, le terme 'césarisme' étant utilisé pour désigner des régimes autoritaires soutenus par l'approbation populaire.

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Jules César : Conquérant et Dictateur

Jules César, né en 100 av. J.-C., est un conquérant et homme d'État romain qui a joué un rôle crucial dans la transition de la République romaine vers le principat. Acclamé pour ses réformes et ses victoires militaires, il a concentré le pouvoir entre ses mains avant d'être assassiné en 44 av. J.-C. Son héritage a engendré des guerres civiles et a façonné la perception du pouvoir personnel, le terme 'césarisme' étant utilisé pour désigner des régimes autoritaires soutenus par l'approbation populaire.

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Jules César (en latin : Caius Iulius Caesar à sa naissance, Imperator Iulius Caesar

Divus après sa mort), aussi simplement appelé César, est un conquérant, homme
d'État et écrivain romain, né le 12 ou le 13 juillet 100 av. J.-C. à Rome et mort
le 15 mars 44 av. J.-C. (aux ides de mars) dans la même ville.

Son parcours unique, au cœur du dernier siècle de la République romaine —


bouleversée par les tensions sociales et les guerres civiles —, marque le monde
romain. Ambitieux, il s'appuie sur le courant réformateur et démagogue (populares)
pour favoriser son ascension politique. Stratège et tacticien, il repousse, à
l'aide de ses armées, les frontières de la République romaine jusqu'au Rhin et à
l'océan Atlantique en conquérant la Gaule, puis utilise ses légions pour s’emparer
du pouvoir au cours de la guerre civile l’opposant à Pompée, son ancien allié, puis
aux républicains.

Acclamé comme un imperator favorisé des dieux, seul maître à Rome après une suite
de victoires foudroyantes sur ses adversaires, il entreprend de réformer l’État et
satisfait les revendications de la mouvance des populares. Pour ce faire, il
concentre progressivement de nombreux pouvoirs exceptionnels, adossés à une
politique de culte de la personnalité inédite reposant sur ses ascendances divines
et sa fortune personnelle.

Adoré du peuple, pour qui il fait montre de largesses frumentaires, économiques et


foncières, il se fait nommer dictateur, d'abord pour dix ans avec des pouvoirs
constitutionnels, puis à vie. Soupçonné de vouloir instaurer par ces mesures une
nouvelle monarchie à Rome, il est assassiné peu après par une conspiration de
sénateurs dirigée par Brutus et Cassius. Jules César est néanmoins divinisé.

Son héritage est rapidement l'objet d'une nouvelle guerre civile entre ses
partisans et successeurs, Marc Antoine et son fils adoptif par testament, Octave.
Triomphant de ses adversaires, Octave achève par sa victoire et par l'élimination
des derniers républicains la réforme de la République romaine, qui laisse place au
principat. Le nom César devient synonyme de pouvoir. Sa personnalité et son
parcours sont l'objet de nombreux récits plus ou moins enjolivés dans les cultures
du monde entier ; de même, sont désignées par le terme de « césarisme » les
attitudes politiques visant à faire reposer un pouvoir personnel fort sur
l'approbation populaire et sur le plébiscite.
Sources

L'époque de Jules César est connue grâce à de nombreuses sources historiques,


qu'elles soient primaires (littéraires, numismatiques, épigraphiques,
archéologiques) ou secondaires, parmi lesquelles on reconstitue les écrits ayant
servi à leur composition, dans la discipline historique de la Quellenforschung. Le
problème est que César a souvent été vu comme un personnage paradoxal en raison de
ses actes et de sa personnalité, de sorte que les contemporains adoptèrent un
jugement divisé, ambigu, propice aux réhabilitations et aux fréquents changements
de points de vue. Quoique cette période de l'Antiquité soit l'une des plus fournies
en sources, le portrait est faussé en fonction de l'idéologie et de la vision que
l'on a de lui[2].
Sources primaires

Les sources primaires permettant de connaître la vie de César, ses actions et ses
idées sont naturellement en premier lieu les écrits de César lui-même et les trois
récits de guerre insérés dans le corpus césarien. À ce premier noyau de source, il
faut ajouter d'autres contemporains : l'historien Salluste, bien que ses deux
Lettres à César en 50 et 46 av. J.-C. soient probablement apocryphes[3],[N 1] ; les
informations issues du prolifique Cicéron sont fondamentales : contemporain du
dictateur, tantôt adversaire, tantôt allié de circonstance, il fait de nombreuses
mentions de ses relations avec César dans sa correspondance. Le fameux orateur
romain est une source historique de premier intérêt grâce à ses traités et à sa
correspondance, bien que les recueils ne respectent pas la chronologie précise[4].
Varron, homme politique et grammairien de la fin de la République romaine, est
également une source mais fait vraisemblablement peu profession de ses idées
personnelles et ne rallie le camp de César qu'après sa victoire à Pharsale, une
fois Pompée éliminé.

La Libertas que confisque César au profit de son idéal réformateur et de son


ambition d'éteindre la guerre civile[réf. nécessaire] eut un effet relativement
négatif sur bon nombre de commentateurs contemporains, issus de l'aristocratie
romaine. Asinius Pollion, dont la chronique est perdue, aurait ainsi changé de
camp, se ralliant à Octave. Les mêmes problèmes d'interprétation se posent pour un
historien inconnu et dont l'œuvre est perdue, probablement Lucius Aelius Tubero
(qui aurait apprécié la stratégie militaire de César mais critiqué sa politique) ;
il est utilisé par Dion Cassius. Tite-Live, surnommé « le pompéien » par Auguste,
n'est pas conservé pour l'époque césarienne, seules subsistent des periochae très
sommaires, son attitude à l'égard de César nous sont inaccessibles, bien qu'il soit
probable qu'en tant que proche d'Auguste, il ait été relativement clément à l'égard
du dictateur assassiné, malgré son ambivalence entre monarchisme contraint ou
républicain convaincu, selon Ronald Syme. La periocha CXVI rapporte néanmoins
plusieurs motifs qui valent à César la haine de ses concitoyens[2].
Sources secondaires d'époque impériale

Les sources secondaires sont confrontées à plusieurs problèmes car certaines des
œuvres faisant état de la vie de Jules César oscillent entre une quête de moralisme
et un vrai souci d'analyse historique. Ces sources, surtout contemporaines des
débuts de l'Empire, portent en elles la distance avec la défense du régime
républicain, désormais aboli et lointain. Peu de sources secondaires furent donc
hostiles à César, mais il peut y subsister des influences venant des sources
primaires utilisées par les historiens ultérieurs. Tite-Live a été beaucoup lu,
notamment par Lucain. Asinius Pollion, contemporain de César a laissé une œuvre,
aujourd'hui perdue, qui contenait de nombreuses informations sur les événements.
Cet ouvrage a servi de source pour bon nombre d'écrivains postérieurs comme Florus
et Suétone.

Les propos de Florus, Suétone, Flavius Josèphe, Plutarque, Appien et Dion Cassius
sont généralement plutôt favorables à César[2], bien qu'emprunts d'une forme
d'exagération voire de complaisance.

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