LES PREMISSES FAIBLES DE L’ACCORD DE WASHINGTON SIGNE ENTRE LA RDC
ET LE RWANDA
La communauté internationale est comme une jungle organisée : La fable de la fontaine, dans
les animaux malades de la peste est une illustration qui corrobore cette évidence : selon que
vous serez puissants ou faibles, le jugement de la cour vous rendra blanc ou noir ; admettre un
pays agresseur comme le Rwanda, l’inviter à la table de négociation sans lui demander des
comptes confirme l’état de la politisation de cette communauté.
La RDC, Pays-paradis, pays géostratégique, connue pour ses richesses minières du sol et du
sous-sol, pour sa faune et sa flore généreuses, pour ses eaux éparpillées presque dans toutes
les provinces, pour ses forêts essentielles pour l’économie et l’environnement fournissant des
ressources qui contribuent à la biodiversité, assurent la sécurité alimentaire et régulent le
climat, avec plus des 10.000 espèces de plantes et 1000 espèces d’animaux ; ces forêts sont
considérées comme l’une des zones les plus riches en biodiversité au monde. Or toutes ces
ressources constituent des atouts naturels qui scintillent dans les arènes politiques et
économiques des puissances mondiales.
A vrai dire, la RDC est un Pays-paradis et peut même être considéré comme un pays-solution
à tous les problèmes de l’humanité ; malheureusement, elle est devenue un carrefour de transit
où se coudoient les envies burlesques et les attractions inassouvies des pègres.
Cependant, le profil économique, social et sécuritaire qu’elle dégage étale, aux yeux du
monde l’image pitoyable d’une République sans valeur, d’une Nation sans âme et d’un Etat
sans organisation. Le cliché visible d’une anarchie, permettez l’expression, pourrait, en toute
extension lui être collé.
Ceux qui sont appelés par le Président TSHISEKEDI à apporter des thérapies solides au
chevet de cette malade continuent étrangement à livrer des menus nolisés de leur médiocrité
transformant ainsi les miels juteux de ce paradis aux brasiers de la géhenne. L’incubation
permanente des maux et vices a atteint l’âme de la nation. Les corrompus et les corrupteurs
dirigent la République. La barque tangue et oscille au gré des vagues impétueuses des
agitateurs se faisant passer faussement pour des républicains.
Tout sombre sous la vigilance hypocrite d’une communauté internationale en jubilation
devant les affiches d’une telle flatosité. Entre temps, la manette de la balkanisation zappe
malicieusement et méthodiquement les éperons dépointillés de la moindre résistance. Dans
ces conditions, la RDC se retrouve sur la table des négociations avec deux Etats : les Etats
Unis, la superpuissance mondiale et le Rwanda son protégé.
L’engagement de cet accord devrait d’abord exclure toute improvisation ; or celle-ci, si elle
n’émane pas d’un artiste a souvent un caractère infantile, elle prolifère souvent en
incohérence ; ensuite les termes de référence devraient se concentrer sur la l’analyse parfaite
des connaissances des faits historiques, diplomatiques, économiques et même socio-culturels
dont les nœuds n’ont jamais été déliés dans le passé ou l’ont été en toute complaisance ; enfin,
la politisation de la communauté internationale ; les attitudes des partenaires, la Notion
élastique des intérêts des Etats, les équilibres géostratégiques dans un monde devenu
multipolaire devraient en principe constituer les bases des réflexions préalables à tout
engagement.
1. L’improvisation
En Droit et pratiques diplomatiques, il est souvent dit : la diplomatie est comme une salle
d’armes où l’on se blesse tout en jouant, chaque mot est une épée.
Chaque mot, chaque terme ou chaque concept doit être défini et compris avec toutes ses
implications et interprétations. Il ne faut pas donner aux termes une signification globale qui
pourrait, à la longue, prêter le flanc aux controverses. L’accord de paix a été signé avec un
Etat agresseur « multirécidiviste » qui a toujours justifié sa présence dans les territoires
congolais par des raisons de sécurité. Pourtant, les poursuites engagées depuis plus ou moins
30 ans contre les Hutus dans les territoires congolais ont toujours été des arnaques, des
tromperies. Les FDLR sont une nébuleuse, elles sont devenues comme des mythes : elles
situées dans quel territoire ? Leur nombre même approximatif n’est pas connu, mais le
Rwanda parvient à faire inscrire ce terme dans l’accord, alors que l’existence de ces forces
relève de la pure chimère. « La neutralisation des FDLR » devient aujourd’hui une pierre
d’achoppement, un pont d’appui aux aventures criminelles du régime rwandais, croyant que la
connaissance parfaite des faits historiques échappe à la mémoire des congolais.
2. De la connaissance parfaite de l’histoire
La guerre imposée à la RDC n’est pas un fait d’actualité. Aujourd’hui plus au moins 30 ans, le
Rwanda continue à arnaquer la RDC ; Le Rwanda a agressé, depuis ces temps, la RDC au vu
et au su des puissances mondiales : ni le nombre des morts, ni le nombre des déplacés, ni les
massacres des enfants, ni les viols de femmes n’ont soulevé la curiosité de la communauté
internationale. Les recommandations, les résolutions, les rapports des experts n’ont été que
des mirages qui brouillaient tous les rivages.
Les faits historiques, diplomatiques, socio-culturels sont multiples. La RDC dispose des
érudits parmi des personnes qui maitrisent les nœuds, les pièges, les complexités de ce dossier
rwandais ; et je parie fort que si ces dernières étaient associées à l’analyse de tous les
soubassements, beaucoup de points mentionnés dans cet accord ne seraient pas inscrits. Nous
disposons des diplomates, des intellectuels chercheurs chevronnés qui ne seraient pas tombés
dans quelques pièges de cet accord ; nous sommes allés à Washington à la congolaise.
L’urgence ou la nécessité absolue de la paix a masqué les ignobles traits de ces détails, alors
que les principes de la politisation de la communauté internationale jiclent dans les ADN de
ces puissances.
3. Des glaives de la politisation
Le conflit entre la RDC et le Rwanda a beaucoup évolué. Il est parti des voiles de l’AFDL
dont l’imperméabilité de la révolution a révélé à la longue, l’intention « colonialiste » du
peuple rwandais dont la mission était de lubrifier l’engrenage de la domination Tutsi. Après
l’assassinat de Laurent Désiré KABILA, le Rwanda était parvenu, avec la complicité de
certains dirigeants de l’Union Européenne, à placer un cheval de Troie à la tête de la RDC
avec pour mission de désagréger et de désintégrer la Nation congolaise.
Tous les services de sécurité ont été infectés par des inputs distracteurs. Le système de
défense de ka RDC était complétement phagocyté. L’autorité rwandaise avait le contrôle sur
tout. Le jeune Joseph Kabila assurait le relais actif dans la tâche d’étranglement, et
d’inhumation de la nation congolaise.
Toutes les puissances mondiales, les Etats Unis d’Amérique, la grande Bretagne, l’union
européenne, certains états africains et certaines multinationales ont prêté au Rwanda les
ressources financières, matérielles et morales pour la réalisation de cette tâche ignoble. Plus
de 15 millions de morts, de déplacés, avec leurs cascades de conséquences : viols,
dépeuplement ; aucun Etat au monde n’a déjà vécu une telle humiliation.
Aujourd’hui, les mêmes Etats applaudissent cet accord. N’ont-ils pas trouvé leurs comptes ?
La teneur de la souveraineté de la RDC n’a-t-elle pas été diluée dans cet accord ? La RDC
n’a-t-elle pas effacé les épitres de cette agression ? N’a-t-elle pas offert au Rwanda l’acte
d’acquittement devant toutes les charges de condamnation ? Quand l’agresseur devient
partenaire de paix dans un accord, toute l’histoire devient falsifiée ; elle est violée. Naitront
certainement de cet accord des enfants batards. Blanchir Kagame à l’international. C’est vider
le contenu réel d’une histoire qui nous a ankylosés durant des lustre, c’est lui offrir une
passerelle d’honneur et un et un prestige gratuit qu’il ne mérite, que rien ne légitime. C’est
enfin mettre en parenthèse l’histoire des douleurs, les souffrances, les droits lésés de tout un
peuple. Or un peuple coupé de son histoire est sans âme devant les appels du destin.
L’outrecuidance affichée avec vélocité d’ailleurs, par certains compatriotes se réjouissant de
cet accord relève d’une panne d’imagination. D’ailleurs ce sont les mêmes chantres qui
avaient fait du Patron de M23 et de l’AFC le criminel Rais de la RDC.
Mais un fait inéluctable à mentionner comme actif dans les démarches diplomatiques
accomplies par le Président Tshisekedi. Aujourd’hui, Kagame est identifié dans tous les
écrans du monde comme un agresseur, un voleur, un massacreur, et comme un emportent
criminel génocidaire qui a franchi le Rubicon de l’inhumanisme machiavélique.
Le génocide rwandais, ce fonds de commerce qui a toujours été présenté sur tous les étalages
mondiaux comme le fait de cataclysme risque de se transformer aujourd’hui à un simple fait
de curiosité historique ; car les victimes de génocide d’hier sont devenues, à leur tour, des
génocidaires d’aujourd’hui.