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Flambage d'une coque cylindrique

Cette thèse de doctorat présente une étude sur le flambage d'une coque cylindrique soumise à une pression externe. Elle explore les différentes approches théoriques et expérimentales du flambage, ainsi que les effets des imperfections géométriques et des conditions de contact. Le travail a été réalisé au sein de l'INSA de Lyon et soutenu par un jury d'experts dans le domaine.

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Flambage d'une coque cylindrique

Cette thèse de doctorat présente une étude sur le flambage d'une coque cylindrique soumise à une pression externe. Elle explore les différentes approches théoriques et expérimentales du flambage, ainsi que les effets des imperfections géométriques et des conditions de contact. Le travail a été réalisé au sein de l'INSA de Lyon et soutenu par un jury d'experts dans le domaine.

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Flambage sous contact d’une coque cylindrique soumise

à pression externe
The Nguyen Nguyen

To cite this version:


The Nguyen Nguyen. Flambage sous contact d’une coque cylindrique soumise à pression externe.
Génie civil. Université de Lyon, 2017. Français. �NNT : 2017LYSEI070�. �tel-01921593�

HAL Id: tel-01921593


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Submitted on 13 Nov 2018

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abroad, or from public or private research centers. publics ou privés.
N° d’ordre NTT : 2017 LYSEI 70

THESE de DOCTORAT DE L’UNIVERSITE DE LYON

Flambage sous contact d’une coque cylindrique


soumise à pression externe
Présentée devant
L’INSTITUT NATIONAL DES SCIENCES APPLIQUEES DE LYON
ÉCOLE DOCTORALE ED162 : M.E.G.A. : MECANIQUE, ENERGETIQUE, GENIE - CIVIL ET ACOUSTIQUE
SPECIALITE : GENIE CIVIL : SOLS, MATERIAUX, STRUCTURES, PHYSIQUE DU BATIMENT

Pour obtenir
Le Grade de Docteur

Par
NGUYEN The Nguyen
Soutenue le 17 juillet 2017 devant la Commission d’examen

Membres du Jury :

Mohammed HJIAJ Professeur, INSA de Rennes Président du jury


Hamid ZAHROUNI Professeur, Université de Lorraine Rapporteur
Larbi EL BAKKALI Professeur, Université Abdelmalek Essaâdi Rapporteur
Frédéric BUMBIELER Docteur, ANDRA Examinateur
Tan Trung BUI Maître de conférences, INSA de Lyon Examinateur
Laurence CURTIL Professeur, Université Lyon 1 Examinateur
Tine TYSMANS Professeur, VUB Examinateur
Ali LIMAM Professeur, INSA de Lyon Directeur de thèse

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Table des figures
Département FEDORA – INSA Lyon - Ecoles Doctorales – Quinquennal 2016-2020

SIGLE ECOLE DOCTORALE NOM ET COORDONNEES DU RESPONSABLE


CHIMIE DE LYON M. Stéphane DANIELE
[Link] Institut de Recherches sur la Catalyse et l'Environnement de Lyon
IRCELYON-UMR 5256
Sec : Renée EL MELHEM Équipe CDFA
CHIMIE
Bat Blaise Pascal 3e etage 2 avenue Albert Einstein
secretariat@[Link] 69626 Villeurbanne cedex
Insa : R. GOURDON directeur@[Link]
ELECTRONIQUE, ELECTROTECHNIQUE, M. Gérard SCORLETTI
AUTOMATIQUE Ecole Centrale de Lyon
[Link] 36 avenue Guy de Collongue
E.E.A. 69134 ECULLY
Sec : M.C. HAVGOUDOUKIAN Tél : 04.72.18 60.97 Fax : 04 78 43 37 17
[Link]@[Link] [Link]@[Link]
EVOLUTION, ECOSYSTEME, M. Fabrice CORDEY
MICROBIOLOGIE, MODELISATION CNRS UMR 5276 Lab. de géologie de Lyon
[Link] Université Claude Bernard Lyon 1
Bât Géode
Sec : Sylvie ROBERJOT 2 rue Raphaël Dubois
E2M2 Bât Atrium - UCB Lyon 1 69622 VILLEURBANNE Cédex
[Link].62 Tél : [Link].13
Insa : H. CHARLES cordey@ [Link]
secretariat.e2m2@[Link]
INTERDISCIPLINAIRE SCIENCES Mme Emmanuelle CANET-SOULAS
SANTE INSERM U1060, CarMeN lab, Univ. Lyon 1
[Link] Bâtiment IMBL
Sec : Sylvie ROBERJOT 11 Avenue Jean Capelle INSA de Lyon
EDISS Bât Atrium - UCB Lyon 1 696621 Villeurbanne
[Link].62 Tél : [Link].09
Insa : M. LAGARDE Fax : 04 72 68 49 16
[Link]@[Link] [Link]@[Link]
INFORMATIQUE ET M. Luca ZAMBONI
MATHEMATIQUES Bâtiment Braconnier
[Link] 43 Boulevard du 11
Sec : Renée EL MELHEM novembre 1918
INFOMATHS Bat Blaise Pascal, 3e étage 69622 VILLEURBANNE Cedex
Tél : 04.72. 43. 80. 46 Tél : 04 26 23 45 52
Fax : [Link].87 zamboni@[Link]
infomaths@[Link]
MATERIAUX DE LYON M. Jean-Yves BUFFIERE
[Link] INSA de Lyon
Sec : Marion COMBE MATEIS
Tél: 04-72-43-71-70 –Fax : 87.12 Bâtiment Saint Exupéry
Matériaux Bat. Direction 7 avenue Jean Capelle
[Link]@[Link] 69621 VILLEURBANNE Cedex
Tél : 04.72.43 71.70 Fax 04 72 43 85 28
[Link]@[Link]
MECANIQUE, ENERGETIQUE, GENIE M. Philippe BOISSE
CIVIL, ACOUSTIQUE INSA de Lyon
[Link] Laboratoire LAMCOS
Sec : Marion COMBE Bâtiment Jacquard
Tél: 04-72-43-71-70 –Fax : 87.12 25 bis avenue Jean Capelle
MEGA
Bat. Direction 69621 VILLEURBANNE Cedex
mega@[Link] Tél : 04.72 .43.71.70 Fax : 04 72 43 72 37
[Link]@[Link]

ScSo* M. Christian MONTES


[Link] Université Lyon 2
Sec : Viviane POLSINELLI 86 rue Pasteur
Brigitte DUBOIS 69365 LYON Cedex 07
ScSo Insa : J.Y. TOUSSAINT [Link]@[Link]
Tél : 04 78 69 72 76
[Link]@[Link]

*ScSo : Histoire, Géographie, Aménagement, Urbanisme, Archéologie, Science politique, Sociologie, Anthropologie

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Remerciements

Ce travail a été réalisé au sein du Laboratoire de Génie Civil et d’Ingénierie Environnementale plus
précisément l’équipe « Sols - Matériaux - Structures - Intégrité – Durabilité » de l’INSA de Lyon.

Je tiens à remercier en premier lieu, et tout particulièrement, mon directeur de thèse, le professeur
Ali LIMAM qui m’a proposé ce sujet de thèse et m’a permis ainsi d’intégrer son équipe. Il a suivi de
près mon travail avec beaucoup de patience et de disponibilité, son soutien permanent et sa passion
pour la recherche m’ont encouragé et aider à surmonter les difficultés rencontrées durant la thèse.
Sans son aide précieuse, je n’aurai sans doute pas mené cette thèse jusqu’à son aboutissement.

Je tiens également à remercier tous les techniciens et l’ingénieur d’étude de la dalle d’essai, Romain
TRUNFIO, Mario MASAPPOLO et Emeric BRUYERE.

J’exprime ma sincère reconnaissance aux membres du jury, Monsieur le Président Mohammed HJIAJ
Messieurs les rapporteurs Hamid ZAHROUNI et Larbi EL BAKKALI, Mesdames les examinatrices
Laurence CURTIL et Tine TYSMANS, Messieurs les examinateurs Frédéric BUMBIELER et Tan Trung
BUI, qui ont sacrifié de leur temps précieux pour lire et évaluer mes travaux de thèse. Je souligne la
pleine et agréable collaboration avec Frédéric BUMBIELER de l’ANDRA, qui au-delà de son
investissement pour bien poser la problématique dans toute sa complexité, a aussi amené un regard
critique qui nous a permis d’approfondir les réponses amenées aux questions soulevées. Je remercie
aussi l’ANDRA pour le soutien financier, ce qui a permis entre autre de suffisamment investiguer
expérimentalement le sujet.

Enfin, je n’oublie pas mes amis et mes collègues de laboratoire pour leur aide surtout Ba-Linh, Ba-
Tam, Minh-Duc, Huu-Viet et Dinh-Cuong, leur cordialité et leur partage ont renforcé ma motivation
pour la thèse. Je remercie du fond du cœur ma femme et mon fils qui m’ont soutenu tout au long de
cette épreuve, sans leurs sacrifices et compréhension en particulier dans la dernière ligne droite, ce
travail n’aurait été aussi abouti. Enfin, ma profonde reconnaissance pour mes parents qui m’ont
toujours appuyé tout au long de mes études.

Un grand merci à tous.

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Table des matières

TABLE DES MATIERES


REMERCIEMENTS ............................................................................................................................................................... 3

TABLE DES MATIERES ........................................................................................................................................................ 4

LISTE DES TABLE .............................................................................................................................................................. 15

RESUME ........................................................................................................................................................................... 17

ABSTRACT ........................................................................................................................................................................ 18

INTRODUCTION GENERALE .............................................................................................................................................. 19

CHAPITRE 1. ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE .................................................................................................................... 22

1.1 INTRODUCTION .............................................................................................................................................................. 22


1.2 FLAMBAGE .................................................................................................................................................................... 22
1.2.1 Introduction ..................................................................................................................................................... 22
1.2.2 Types de flambage ........................................................................................................................................... 22
1.2.3 Modélisation numérique du flambage ............................................................................................................. 23
1.3 FLAMBAGE SOUS PRESSION EXTERNE .................................................................................................................................. 30
1.1.1 Introduction ..................................................................................................................................................... 30
1.3.1 Formulations théoriques .................................................................................................................................. 30
[Link] Approche linéaire de Von Mises .............................................................................................................................. 30
[Link] Approche de BATDORF ............................................................................................................................................ 31
[Link] Apoproche de Gérard .............................................................................................................................................. 33
[Link] Approche de Donnell ............................................................................................................................................... 34
[Link] Approche de Timoshenko ........................................................................................................................................ 37
[Link] Limites du domaine d’application de ces formulations aux tubes ........................................................................... 43
[Link] Comparaison de l’analyse théorique aux résultats expérimentaux ......................................................................... 44
1.3.2 Effet des conditions aux limites ........................................................................................................................ 44
[Link] Approche de SOBEL ................................................................................................................................................. 44
[Link] Approche de YAMAKI ............................................................................................................................................... 46
1.3.3 Effet des configurations du chargement .......................................................................................................... 48
[Link] Pression latérale ...................................................................................................................................................... 48
[Link] Pression hydrostatique ............................................................................................................................................ 48
[Link] Pression latérale et tube bridé................................................................................................................................. 49
[Link] Principales conclusions ............................................................................................................................................ 50
1.3.4 Effet des imperfections géométriques initiales ................................................................................................ 50
[Link] Effet de l’ovalisation ................................................................................................................................................ 53
[Link] Effet de la variation d’épaisseur .............................................................................................................................. 57
[Link] Effet de la perte d’épaisseur .................................................................................................................................... 58
1.4 COQUES CYLINDRIQUE AVEC CONFINEMENT EXTERNE ............................................................................................................. 61
1.4.1 Introduction ..................................................................................................................................................... 61
1.4.2 Formulations théoriques .................................................................................................................................. 62
[Link] Pression critique du tube élastique ......................................................................................................................... 62
[Link] Pression critique du tube élasto-plastique .............................................................................................................. 68
1.4.3 Effet de la nature du « contact »...................................................................................................................... 72
[Link] Introduction ............................................................................................................................................................. 72
[Link] Effet de la rigidité du matériau de l’interface .......................................................................................................... 72
[Link] Effet du frottement du contact ................................................................................................................................ 74
1.4.4 Effet des imperfections géométriques initiales ................................................................................................ 75
[Link] Effet d’un écart ou gap de contact........................................................................................................................... 76
[Link] Effet d’une ovalisation initiale ................................................................................................................................. 77

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Table des matières

[Link] Imperfection localisée ou ondulation locale ou « cloque » ..................................................................................... 78


[Link] Combinaison de défauts : gap, imperfection ondulée et ovalisation....................................................................... 81
1.4.5 Effet du ratio R⁄t .............................................................................................................................................. 82
1.5 CONCLUSION ................................................................................................................................................................. 83

CHAPITRE 2. EXPERIMENTATION .............................................................................................................................. 84

2.1 INTRODUCTION .............................................................................................................................................................. 84


2.2 TESTS PHENOMENOLOGIQUES : COQUE AVEC CONFINEMENT PAR MATERIAU « GLACE » ............................................................... 85
2.2.1 Préparation des éprouvettes ............................................................................................................................ 85
2.2.2 Condition aux limites........................................................................................................................................ 86
2.2.3 Instrumentation ............................................................................................................................................... 87
2.2.4 Dispositif d’essai .............................................................................................................................................. 88
2.2.5 Courbes et mode de flambage ......................................................................................................................... 89
2.2.6 Discussions ....................................................................................................................................................... 92
2.3 TESTS DE CAS SIMPLIFIES: COQUE AVEC CONFINEMENT PAR POLYSTYRENE .................................................................................. 92
2.3.1 Spécimens testés .............................................................................................................................................. 93
2.3.2 Méthodologie expérimentale ........................................................................................................................... 95
2.3.3 Résultats .......................................................................................................................................................... 96
2.3.4 Conclusion ...................................................................................................................................................... 106
2.4 TESTS REPRESENTATIFS : COQUE AVEC CONFINEMENT PAR SABLE ........................................................................................... 108
2.4.1 Spécimens d’essais et conditions aux limites ................................................................................................. 108
2.4.2 Caractérisation du matériau : acier standard laminé à froid DC01 ............................................................... 111
2.4.3 Imperfections géométriques .......................................................................................................................... 113
[Link] Introduction ........................................................................................................................................................... 113
[Link] Procédure et mesures des imperfections géométriques ....................................................................................... 114
2.4.4 Instrumentation ............................................................................................................................................. 116
2.4.5 Dispositif d’essais ........................................................................................................................................... 116
2.4.6 Procédure d’essai ........................................................................................................................................... 119
2.4.7 Résultats ........................................................................................................................................................ 119
[Link] Tests de validation du banc ................................................................................................................................... 120
[Link] Configuration 1 ...................................................................................................................................................... 122
[Link] Configuration 2 ...................................................................................................................................................... 131
[Link] Configuration 3 ...................................................................................................................................................... 135
2.4.8 Conclusion ...................................................................................................................................................... 143

CHAPITRE 3. ETUDE NUMERIQUE DU CHEMISAGE DES ALVEOLES HA : APPROCHE CONSERVATIVE DU


DIMENSIONNEMENT ..................................................................................................................................................... 144

3.1 MODELISATION NUMERIQUES DES ESSAIS MENES : .............................................................................................................. 144


3.1.1 Coque avec polystyrène ................................................................................................................................. 144
[Link] Modèle étudié ....................................................................................................................................................... 144
[Link] Résultats ................................................................................................................................................................ 145
[Link] Conclusion ............................................................................................................................................................. 150
3.1.2 Coque avec sable............................................................................................................................................ 150
[Link] Coque sans confinement ....................................................................................................................................... 151
[Link] Coque avec confinement ....................................................................................................................................... 154
[Link] Résultats ................................................................................................................................................................ 157
[Link] Conclusion ............................................................................................................................................................. 162
3.2 MODELISATION NUMERIQUE DU CHEMISAGE D’UNE ALVEOLE HA........................................................................................... 163
3.2.1 Caractéristique géométrique et matériau...................................................................................................... 163
3.2.2 Modèle 2D ...................................................................................................................................................... 165
[Link] Procédure de calcul ............................................................................................................................................... 165

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Table des matières

[Link] Tube métallique et confinement externe .............................................................................................................. 165


[Link] Configuration du contact ....................................................................................................................................... 166
[Link] Conditions aux limites et de chargement .............................................................................................................. 167
[Link] Maillage de la structure et étude de convergence ................................................................................................ 168
[Link] Résultats ................................................................................................................................................................ 169
[Link].1 Tube sans confinement externe ....................................................................................................................... 169
[Link].2 Tube avec confinement externe ....................................................................................................................... 171
[Link] Influence des paramètres ...................................................................................................................................... 176
[Link].1 Effet de l’épaisseur du confinement externe ................................................................................................... 176
[Link].2 Effet de la rigidité (module d’Young) du matériau de confinement externe .................................................... 178
[Link].3 Effet du frottement à l’interface ...................................................................................................................... 179
[Link] Effet du nombreuse de « lobe » ............................................................................................................................ 180
[Link] Défaut initial de type « corrosion » localisée ......................................................................................................... 182
[Link].1 Tube sans confinement externe ....................................................................................................................... 183
[Link].1 Tube avec confinement externe ....................................................................................................................... 186
[Link] Défaut initial de type « corrosion » généralisée .................................................................................................... 188
[Link].1 Tube sans confinement externe ....................................................................................................................... 188
[Link].2 Tube avec confinement externe ....................................................................................................................... 190
[Link] Effet de la thermique sur le tube ........................................................................................................................... 191
[Link] Combinaison de défauts : ovalisation et corrosion généralisée ............................................................................ 196
3.2.3 Modèle 3D ...................................................................................................................................................... 198
[Link] Modèle étudié ....................................................................................................................................................... 198
[Link] Configuration du contact ....................................................................................................................................... 199
[Link] Maillage de la structure et sa convergence ........................................................................................................... 199
[Link] Conditions aux limites et chargement ................................................................................................................... 200
[Link] Résultats ................................................................................................................................................................ 200
[Link] Influence des paramètres ...................................................................................................................................... 202
[Link] Défaut de type « corrosion » généralisée .............................................................................................................. 203
3.2.4 Conclusion ...................................................................................................................................................... 205

CONCLUSIONS GENERALES ET PERSPECTIVES ................................................................................................................ 207

RÉFÉRENCES .................................................................................................................................................................. 209

ANNEXE ......................................................................................................................................................................... 215

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Liste des figures

Liste des figures


Figure 1 : Canalisation enterrée pour drainage [1] .................................................................................................................. 19
Figure 2 : Flambage sous pression externe de coque confinée : (a) tube ondulé [1], (b) liner de tunnel («single lobe») [2] ... 20
Figure 3 : Flambage par : a) bifurcation sans chute de rigidité, b) bifurcation avec chute de rigidité, c) pointe limite [3] ..... 23
Figure 6 : Phénomènes de snap-back, snap-through dans le post-flambage [14] ................................................................... 24
Figure 7 : Réponse statique instable par la méthode de Riks [17] .......................................................................................... 25
Figure 8 : Pilotage de type Riks [17]......................................................................................................................................... 25
Figure 9 : Pénétration entre deux surfaces [21] ....................................................................................................................... 26
Figure 10 : Type de contact (a) nœud-vers-surface (N-V-S), (b) surface-vers-surface (S-V-S) [21] .......................................... 27
Figure 11 : Schéma d'interpolation pour déterminer la pression d'interface [29] ................................................................... 27
Figure 12 : Comparaison entre résultats numériques de Vasilikis et Karamanos [32] [33] et la formule de El-Sawy & Moore
et Glock, [37] ............................................................................................................................................................................ 28
Figure 13 : Comparaison de la charge critique selon MEF de Bai [34] (méthode « Riks modifiée ») et solution analytique de
Glock [36]. ϕK = rapport de rigidité de flexion du confinement sur celle du tube .................................................................... 29
Figure 14 : Comparaison entre les résultats numériques (Elément CPE8R) de Zhaochao [38], la formule de El-Sawy & Moore
et la solution analytique [38] ; m=0 indique que l’épaisseur du tube est uniforme ................................................................ 29
Figure 15 : Configuration de pression externe ......................................................................................................................... 31
Figure 16 : Comparaison de la formule de VON MISES [39] et de BATDORF [41] .................................................................... 32

Figure 17 : Théorie de Gerard [20]- Valeurs de en fonction de (pression latérale externe critique) .............................. 33

Figure 18 : Théorie de Gerard [20]- Valeurs de en fonction de (pression hydrostatique) .............................................. 34

Figure 19 : Diagramme de Dow [48]- évolution de la pression critique ( ) en fonction du paramètre de Batdorf [41] ( )
comparaison avec les essais .................................................................................................................................................... 34
Figure 20 : Flambage sous vide d’un cylindre [49] ................................................................................................................... 36
Figure 21 : Résultats expérimentaux de Paor [49] ................................................................................................................... 37
Figure 22 : Flambage sous pression latérale uniforme pour un tube non-confiné [42] .......................................................... 37
Figure 23 : Influence du défaut initial sur la pression critique [53] .......................................................................................... 41
Figure 24 : Comparaison des théories de coque de FLUGGE et DONNELL [58] ........................................................................ 43
Figure 25 : Comparaison essais et théorie classique d’après YAMAKI [58] .............................................................................. 44
Figure 26 : Groupes de conditions aux limites ......................................................................................................................... 45
Figure 27 : Effet des conditions aux limites et des déformations précritiques [58] ................................................................. 46

Figure 28 : Variation de et en fonction de [22] ........................................................................................................ 47


Figure 29 : Cas de la pression latérale ..................................................................................................................................... 48
Figure 30 : Cas de la pression hydrostatique ........................................................................................................................... 49
Figure 31 : Cas de la pression latérale sur un tube bridé ......................................................................................................... 49
Figure 32 : Evolution des charges de bifurcation plastiques en fonction de D/t pour les cas pression latérale et pression
hydrostatique (acier X52) [53] ................................................................................................................................................. 50
Figure 33 : Evolution du paramètre a2 qui traduit la sensibilité aux imperfections [58] .......................................................... 51
Figure 34 : Influence du défaut initial sur la pression critique ................................................................................................. 52
Figure 35: API casing collapse data (courtesy C.G. Langner, Shell development Co.) .............................................................. 53
Figure 36 : Effet de l’ovalisation pour un tube en acier X52, avec D/t=40 ............................................................................... 53
Figure 37 : Charges de collapse en fonction de l’ovalisation initiale pour D/t=39.1 : Comparaison du calcul analytique
(équation (1-37) aux essais et à la simulation numérique. ...................................................................................................... 54
Figure 38 : Effet de l’ovalisation pour un tube en acier X52, avec D/t=20 ............................................................................... 55
Figure 39 : Mode de collapse localisé d’un pipe (Courteys C - FER Technologies) et collapse d’un modèle réduit [56] ........... 55
Figure 40 : Charges de collapse en fonction de l’ovalisation initiale pour différents D/t : Comparaison essais calculs. ......... 56
Figure 41 : Charges de collapse en fonction de l’ovalisation D/t=17.5 : tube droit ................................................................. 57

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Liste des figures

Figure 42 : Charges de collapse fonction de l’excentricité Ξ 0 ou perte d’épaisseur pour un tube épais D/t=19.23. ............... 58
Figure 43 : Forme des défauts étudiés [66] .............................................................................................................................. 59
Figure 44 : Formule de défaut de corrosion locale [66] ........................................................................................................... 59
Figure 45 : Effet d’un défaut d’épaisseur axisymétrique : Etude de la longueur d’onde axiale du défaut pour différentes
amplitudes du défaut d’épaisseur [66]. ................................................................................................................................... 60
Figure 46 : Effet d’un défaut d’épaisseur non-axisymétrique : Effet de la longueur d’onde azimutale pour différentes
amplitudes du défaut [66]....................................................................................................................................................... 60
Figure 47 : Charges critiques et modes de flambage [66]. ....................................................................................................... 61
Figure 48 : Modes de flambage obtenus sur un tube avec imperfection d’épaisseur [66]. ..................................................... 61
Figure 49 : Flambage dit «single lobe », (a) Déformée de pipeline endommagé [36], (b) Test selon Omara et al [72]. ......... 62
Figure 50 : Modèle de Glock [36] ............................................................................................................................................ 63
Figure 51 : Flambage sous pression latérale uniforme pour un tube non-confiné [42] ........................................................... 63

Figure 52 : Schéma définissant l’écart ou gap initial [10] .................................................................................................... 64


Figure 53 : Configuration du contact, et gap initial pour la solution de Boot et Thépot [82] .................................................. 65
Figure 54 : Description de combinaison de l’imperfection dans l’analyse MEF [83] ............................................................... 66
Figure 55 : (a) Spécimen testé et confinement, (b) Représentation schématique d'un essai quasi-statique, (c) Déformée du
spécimen après testé [86] ........................................................................................................................................................ 68
Figure 56 : Coque confinée sous pression externe uniforme : configuration de charge et de contact avec prise en compte
d’une imperfection initiale [32]................................................................................................................................................ 69

Figure 57 : Variation de la valeur en fonction de dans l’équation (1-82) ................................................................... 70


Figure 58 : Déformée de type single lobe du tube (modèle 3D) [90] ....................................................................................... 71
Figure 59 : Résultats numériques de Valdeolivas et solutions analytiques de Jacobsen et de Roark [90] ............................... 71
Figure 60 : Résultats numériques de Valdeolivas et solutions analytiques de Jacobsen, Boot, Glock, Sawy, Montel et Thépôt
[90] ........................................................................................................................................................................................... 71
Figure 61 : Tube confiné sous pression externe : Effet de la rigidité du corps externe [33] ..................................................... 72
Figure 62 : Effet de la rigidité du corps externe sur la pression critique d’un tube confiné [32] .............................................. 73

Figure 63 : Courbe à partir des résultats numériques (1-86) [33] ....................................................................... 73


Figure 64 : Tubes cylindriques confiné : Courbes de réponse sous pression externe en fonction de la limite d’élasticité et de
la rigidité du confinement [32] ................................................................................................................................................ 74
Figure 65 : Effet du frottement du contact sur la pression critique d’un tube confiné [32] ..................................................... 75
Figure 66 : Etapes pour l’étude au flambage d’une coque confinée sous pression externe [84] ............................................ 75
Figure 67 : Classification et combinaison de défauts [84] ....................................................................................................... 76
Figure 68 : Description de l’écart dans l’analyse MEF [83] ..................................................................................................... 76
Figure 69 : Fonction approchée du facteur de réduction pour un défaut de type « gap »....................................................... 77
Figure 70 : Forme « ovale » d’un pipeline en contact avec un corps fissuré [83] ..................................................................... 77
Figure 71 : Description de l’ovalisation dans l’analyse MEF [83] ............................................................................................ 77
Figure 72 : Fonction approchée du facteur de réduction pour une ovalisation ....................................................................... 78
Figure 73 : Description de l’imperfection ondulée dans l’analyse MEF [83] ........................................................................... 78
Figure 74 : Fonction approchée du facteur de réduction lié à une imperfection ondulée [83] ................................................ 79
Figure 75 : Paramètres géométriques de l’imperfection de l’ondulation local [97] ................................................................. 79
Figure 76. Effet de l’imperfection normalisée (∆/R) et (a/b) sur la pression critique, Khaled [97] .......................................... 80
Figure 77. Effet de l’angle θ sur la pression critique, Khaled [97] ............................................................................................ 80
Figure 78. Effet de l’imperfection normalisée (a/R) sur la pression critique, Khaled [97] ........................................................ 80
Figure 79 : Description de combinaison de l’imperfection dans l’analyse de MEF [83] .......................................................... 81
Figure 80 : Travaux de Vasilikis [32], a)Influence du ratio R⁄t sur la charge critique du tube élastique, b) Charges critiques en
fonction d’une imperfection pour différents rapports D/t du tube élasto-plastique ............................................................... 82
Figure 81 : a) Spécimen en fer blanc électrolytique, b) Mors, c) métal bas point de fusion .................................................... 86

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Figure 82 : Coque cylindrique avec mors ................................................................................................................................. 86


Figure 83 : Spécimen en fer blanc électrolytique avec encastrement aux extrémités ............................................................. 86
Figure 84 : Géométrie de la coque testée ................................................................................................................................ 87
Figure 85 : Disposition des jauges à l’intérieur de la coque ..................................................................................................... 87
Figure 86 : Disposition des jauges et des thermocouples sur la cuve ...................................................................................... 88
Figure 87. Schémas de l’expansion radiale du matériau de l’interface « glace » .................................................................... 88
Figure 88 : Congélateur, essai à -40°C ..................................................................................................................................... 89
Figure 89 : Déformée de la coque ondulée (CL01) juste après essai ........................................................................................ 89
Figure 90 : Déformée de la coque ondulée (CL01) ................................................................................................................... 89
Figure 91 : Déformée de la coque sans ondulation (CL02) ....................................................................................................... 90
Figure 92 : Mode de flambage de la coque CL03 ..................................................................................................................... 90
Figure 93 : Mode de flambage de la coque CL04 ..................................................................................................................... 90
Figure 94 : Mode de flambage de la coque CL05 ..................................................................................................................... 90
Figure 95 : Observation expérimental juste après essai pour la coque CL06 ........................................................................... 91
Figure 96 : Mode de flambage de la coque CL06 ..................................................................................................................... 91
Figure 97 : Courbes des jauges de déformation versus le temps, coque CL06 ......................................................................... 92
Figure 99 : a) Caractérisation du matériau, b) Courbe de traction du matériau fer blanc électrolytique................................ 93
Figure 101 : a) Coque avec des jauges de déformation, b) ligne de soudage de la coque, c) coque + bande d’adhésif double
face, d) coque avec confinement local, n=2, e) coque avec confinement total, n=2, f) coque avec confinement total, n=4. n
est nombre de couche de polystyrène...................................................................................................................................... 94
Figure 102 : Système d’acquisition des signaux ....................................................................................................................... 96
Figure 103 : Application d’une pression externe sur la coque seule, a) Caractéristiques principales du banc d'essai, b) Vanne
de régulation............................................................................................................................................................................ 96
Figure 104 : Déformée du spécimen S.1 (coque seule) après essai .......................................................................................... 97
Figure 105 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.1 (coque seule) .......................................... 97
Figure 106 : Progression du flambement pour le spécimen S.1 (coque seule) ......................................................................... 97
Figure 107 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le le spécimen S.1 (coque seule) .................... 98
Figure 108. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.1 .......................................................................... 98
Figure 109 : Mode de flambage du spécimen S.1 (coque seule) .............................................................................................. 98
Figure 110. Coque CL02 avant et après essai........................................................................................................................... 99
Figure 111 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.2 (coque avec confinement local, n=2, avec
band d’adhésive double face) .................................................................................................................................................. 99
Figure 112 : Progression du flambement pour le spécimen S.2 (coque avec confinement local, n=2, avec band d’adhésive
double face) ............................................................................................................................................................................. 99
Figure 113 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le spécimen S.2 (coque avec confinement local,
n=2, avec band d’adhésive double face) ................................................................................................................................ 100
Figure 114. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.2 ........................................................................ 100
Figure 115 : Mode de flambage du spécimen S.2 (coque avec confinement local, n=2, avec band d’adhésive double face) 100
Figure 116 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.3 (coque avec confinement total, n=2, sans
band d’adhésive double face) ................................................................................................................................................ 101
Figure 117 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le spécimen S.3 (coque avec confinement total,
n=2, sans band d’adhésive double face) ................................................................................................................................ 101
Figure 118. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.3 ........................................................................ 101
Figure 119 : Mode de flambage du spécimen S.3 (coque avec confinement total, n=2, sans band d’adhésive double face) 102
Figure 120 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.4 (coque avec confinement total, n=2, avec
band d’adhésive double face) ................................................................................................................................................ 102
Figure 121 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le spécimen S.4 (coque avec confinement total,
n=2, avec band d’adhésive double face) ................................................................................................................................ 102
Figure 122. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.4 ........................................................................ 103

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Liste des figures

Figure 123 : Mode de flambage du spécimen S.4 (coque avec confinement total, n=2, avec band d’adhésive double face)103
Figure 124 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.5 (coque avec confinement total, n=4, sans
band d’adhésive double face) ................................................................................................................................................ 103
Figure 125 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le spécimen S.5 (coque avec confinement total,
n=4, sans band d’adhésive double face) ................................................................................................................................ 104
Figure 126. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.5 ........................................................................ 104
Figure 127 : Mode de flambage du spécimen S.5 (coque avec confinement total, n=4, sans band d’adhésive double face) 104
Figure 128 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.6 (coque avec confinement total, n=4, avec
band d’adhésive double face) ................................................................................................................................................ 105
Figure 129 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le spécimen S.6 (coque avec confinement total,
n=4, avec band d’adhésive double face) ................................................................................................................................ 105
Figure 130. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.6 ........................................................................ 105
Figure 131 : Mode de flambage du spécimen S.6 (coque avec confinement total, n=4, avec band d’adhésive double face)106
Figure 132 : Pression hydrostatique (cas S3) ......................................................................................................................... 106
Figure 133 : Comparaison de la charge critique de flambage initial avec la valeur moyenne des prévisions théoriques
(références citées [102], [103] et [100])................................................................................................................................. 107
Figure 134 : Tube avec ligne de soudage et l’enveloppe gonflable ....................................................................................... 109
Figure 135 : Frettes (mors) assurant la condition aux limites du tube ................................................................................... 109
Figure 136 : (a) Enceinte extérieure ou tube externe, (b) Tube externe + coussin gonflable, (c) idem + tube à tester, (c) sable
fin ........................................................................................................................................................................................... 110
Figure 137 : Matériau assurant le confinement externe: sable fin sec .................................................................................. 110
Figure 138 : Eprouvette de traction (mm).............................................................................................................................. 111
Figure 139 : Eprouvette équipée de jauges et de l’extensomètre .......................................................................................... 112
Figure 140 : Courbe de traction du matériau de l’acier DC01 ................................................................................................ 112
Figure 141 : Banc de mesure des défauts géométriques ....................................................................................................... 114
Figure 142 : Géométrie réelle traité via le logiciel Matlab pour la coque CL01 ..................................................................... 115

Figure 143 : Mesure des profondeurs de fossettes initiales [105] .............................................................................. 115
Figure 144 : Evaluation de la qualité des coques selon l’Eurocode 3 ..................................................................................... 116
Figure 145 : Tube avec jauge, (a) éprouvette, (b) position de la jauge .................................................................................. 116
Figure 146 : Banc d’essai ....................................................................................................................................................... 117
Figure 147 : Banc + caméra et spot d’éclairage ..................................................................................................................... 118
Figure 148 : Schémas du banc d’essai.................................................................................................................................... 118
Figure 149 : Bans d’essais et dispositions des éléments constitutifs, a) Tube externe + coussin gonflable + enveloppe
métallique, (b) idem + tube à tester, (c) idem + sable sec ..................................................................................................... 120
Figure 150 : Mode de flambage observé à l’extérieur et intérieur du tube CL01................................................................... 121
Figure 151 : Mode de flambage observé depuis l’intérieur du tube CL02.............................................................................. 121
Figure 152 : Mode de flambage observé à l’extérieur du tube CL02 ..................................................................................... 121
Figure 153 : Coque cylindrique avec frettes aux extrémités .................................................................................................. 122
Figure 154 : Modèle sans enveloppe métallique, (a) tube externe + coussin gonflable, (b) idem + tube à tester, c) banc +
caméra et spot d’éclairage .................................................................................................................................................... 122
Figure 155 : Courbes pression eau-temps, déformation-temps, coque CL03 ......................................................................... 123
Figure 156 : Courbes pression versus déformation des jauges, coque CL03 .......................................................................... 123
Figure 157. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL03...................................................................... 123
Figure 158 : Observation de la déformée du tube CL03 juste après l’essai ............................................................................ 124
Figure 159 : Mode de flambage observé à l’intérieur du tube CL03 ...................................................................................... 124
Figure 160 : Mode de flambage observé à l’extérieur du tube CL03 ..................................................................................... 124
Figure 161 : Courbes pression versus temps, et déformation versus temps, coque CL04 ...................................................... 125
Figure 162 : Courbes pression versus déformation des jauges (coque CL04)......................................................................... 125
Figure 163. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL04...................................................................... 125

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Figure 164 : Déformée du tube CL04 juste après l’essai ........................................................................................................ 126
Figure 165 : Mode de flambage observé de l’extérieur (tube CL04) ...................................................................................... 126
Figure 166 : Courbes pression versus temps, et déformation versus temps, coque CL05 ...................................................... 127
Figure 167 : Courbes pression versus déformation des jauges, coque CL05 .......................................................................... 127
Figure 168. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL05...................................................................... 127
Figure 169 : Déformée du tube CL05 juste après l’essai ........................................................................................................ 128
Figure 170 : Mode de flambage observé à l’extérieur du tube CL05 ..................................................................................... 128
Figure 171 : Courbes pression versus temps (CL03, CL04 et CL05)......................................................................................... 128
Figure 172 : Courbes pression versus déformation moyenne des jauges, CL03, CL04 et CL05 .............................................. 129
Figure 173. Superposition de la courbe pression eau dans coussin, pression calculée à partir de déformation moyenne
versus le temps, coque CL03, CL04, CL05 ............................................................................................................................... 129
Figure 174. Superposition de la courbe pression eau dans coussin, pression calculée à partir de déformation minimale
versus le temps, coque CL03, CL04, CL05 ............................................................................................................................... 130
Figure 175 : Mode de flambage observé à l’intérieur (CL03, CL04 et CL05) .......................................................................... 130
Figure 176 : Mode de flambage observé de l’extérieur (CL03, CL04 et CL05) ........................................................................ 130
Dans cette configuration, le matériau assurant le confinement est comme précédemment un sable fin sec (Figure 137a).
Afin de mieux comprendre le rôle de la rigidité (changement du matériau de l’interface) du contact entre le tube et le
confinement externe, deux tubes sont testés avec deux différentes configurations du renforcement. On a collé une plaque
courbe (pour la coque CL06) et le polystyrène (pour la coque CL07) à l’aide d’une bande d’adhésive double face sur la ligne
de soudage du tube. Dans cette étude, nous considérons tout d’abord 70mm de largeur circonférentielle, 0.8mm de
l’épaisseur de la plaque en acier standard laminé à froid DC01 et 160mm de largeur circonférentielle, 13.6mm de
l’épaisseur de polystyrène (Figure 177). Figure 177 : Renforcement sur ligne de soudage de la coque ................................ 131
Figure 178 : Courbes pression-temps, déformation-temps, coque CL06................................................................................ 132
Figure 179 : Courbes pression-déformation des jauges, coque CL06 ..................................................................................... 132
Figure 180. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL06...................................................................... 132
Figure 181 : Déformée du tube CL06 après essai ................................................................................................................... 133
Figure 182 : Mode de flambage du tube CL06 ....................................................................................................................... 133
Figure 183 : Courbes pression eau-déformation des jauges, coque CL07 .............................................................................. 133
Figure 184 : Courbes pression eau-temps, déformation-temps, coque CL07 ......................................................................... 134
Figure 185. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL07...................................................................... 134
Figure 186 : Déformée du tube CL07 après essai ................................................................................................................... 134
Figure 187 : Mode de flambage du tube CL07 ....................................................................................................................... 135
Figure 188 : Courbes pression eau-moyenne des déformations des jauges, CL06, CL07 ....................................................... 135
Figure 189 : Matériau de confinement sable mouillé (juste après essai) ............................................................................... 136
Figure 190 : Courbes pression eau-temps, déformation-temps, coque CL08 ......................................................................... 136
Figure 191 : Courbes pression eau-déformation des jauges, coque CL08 .............................................................................. 136
Figure 192. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL08...................................................................... 137
Figure 193 : Mode de flambage observé à l’extérieur et à l’intérieur du tube CL08 .............................................................. 137
Figure 194 : Courbes pression eau-temps, déformation-temps, coque CL09 ......................................................................... 137
Figure 195 : Courbes pression eau-déformation des jauges, coque CL09 .............................................................................. 138
Figure 196. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL09...................................................................... 138
Figure 197 : Mode de flambage observé à l’extérieur et à l’intérieur du tube CL09 .............................................................. 138
Figure 198 : Courbes pression eau-temps, déformation-temps, coque CL10 ......................................................................... 139
Figure 199 : Courbes pression eau-déformation des jauges, coque CL10 .............................................................................. 139
Figure 199 : Courbes pression eau-temps, coque CL10 .......................................................................................................... 139
Figure 200 : Mode de flambage observé à l’extérieur et à l’intérieur du tube CL10 .............................................................. 140
Figure 201 : Courbes pression eau-temps des tubes CL08, CL09 et CL10 ............................................................................... 140
Figure 202 : Courbes pression eau-moyenne des déformations des jauges, CL08, CL09 et CL10 .......................................... 140

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Figure 203. Superposition de la courbe pression eau dans coussin, pression calculée à partir de déformation moyenne
versus le temps, coque CL08, CL09, CL10 ............................................................................................................................... 141
Figure 204. Superposition de la courbe pression eau dans coussin, pression calculée à partir de déformation minimale
versus le temps, coque CL08, CL09, CL10 ............................................................................................................................... 141
Figure 205 : Mode de flambage observé à l’intérieur des tubes CL08, CL09 et CL10 ............................................................. 141
Figure 206 : Mode de flambage des tubes CL08, CL09 et CL10.............................................................................................. 142
Figure 207 : Bilan de la pression critique pour différentes configurations (C : configuration)............................................... 142
Figure 208 : Modèles étudiés: a) Coque cylindrique sans confinement, b) Coque cylindrique avec confinement local
(polystyrène expansé), c) Coque cylindrique avec confinement total .................................................................................... 145
Figure 209 : Type du chargement .......................................................................................................................................... 145
Figure 210 : Déformée des spécimens S.2 et S.4 en observant à la section Z=h/2 ................................................................. 146
Figure 211 : Déformée prédite en phase de flambage élastique sur la coque seule (spécimen S.1). (a) montre une vue en
plan et (b, c) montre une élévation. Les deux extrémités de la coque et le confinement externe sont enlevés pour la clarté
visuelle. Déplacements 40 × ................................................................................................................................................... 146
Figure 212 : Snap-through à six lobes de la coque seule (spécimen S.1). (a) montre une vue en plan et (b, c) montre une
élévation. Les extrémités du cylindre et le confinement externe sont enlevés pour la clarté visuelle. Déplacements 5 × ..... 146
Figure 213 : Déformée prédite en phase de flambage élastique sur la coque avec confinement local (spécimen S.2). (a)
montre une vue en plan et (b, c) montre une élévation. Les deux extrémités de la coque et le confinement externe sont
enlevés pour la clarté visuelle. Déplacements 40 × ................................................................................................................ 147
Figure 214 : Snap-through à six lobes de la coque avec confinement local (spécimen S.2). (a) montre une vue en plan et (b,
c) montre une élévation. Les extrémités du cylindre et le confinement externe sont enlevés pour la clarté visuelle.
Déplacements 5 × ................................................................................................................................................................... 147
Figure 215 : Déformée prédite en phase de flambage élastique sur la coque avec confinement total (spécimen S.3). (a)
montre une vue en plan et (b, c) montre une élévation. Les deux extrémités de la coque et le confinement externe sont
enlevés pour la clarté visuelle. Déplacements 40 × ................................................................................................................ 147
Figure 216 : Snap-through à six lobes de la coque avec confinement total (spécimen S.3). (a) montre une vue en plan et (b,
c) montre une élévation. Les extrémités du cylindre et le confinement externe sont enlevés pour la clarté visuelle.
Déplacements 5 × ................................................................................................................................................................... 148
Figure 217 : Déformée prédite en phase de flambage élastique sur la coque avec confinement total (spécimen S.4). (a)
montre une vue en plan et (b, c) montre une élévation. Les deux extrémités de la coque et le confinement externe sont
enlevés pour la clarté visuelle. Déplacements 40 × ................................................................................................................ 148
Figure 218 : Snap-through à six lobes de la coque avec confinement total (spécimen S.4). (a) montre une vue en plan et (b,
c) montre une élévation. Les extrémités du cylindre et le confinement externe sont enlevés pour la clarté visuelle.
Déplacements 5 × ................................................................................................................................................................... 148
Figure 219 : Comparaison de la charge critique avec les prévisions théoriques (cite par [102], [103] et [100]) ................... 150
Figure 220 : Courbe de traction du matériau de l’acier DC01 ................................................................................................ 152
Figure 221 : Modèle du tube sans confinement, pression latérale ........................................................................................ 153
Figure 222 : Déformée du tube sans confinement, pression latérale, méthode Buckle ......................................................... 153
Figure 223 : Déformée du tube sans confinement, pression latérale, méthode « Riks modifié » .......................................... 154
Figure 224 : Forme de la coque et du confinement sur modèle étudié .................................................................................. 155
Figure 225 : Configuration du contact S-V-S entre coque-confinement externe, confinement externe-anneau rigide ......... 155
Figure 226 : Conditions aux limites et chargement................................................................................................................ 156
Figure 227 : Deux configurations du chargement .................................................................................................................. 156
Figure 228 : Solution du maillage de la coque, du confinement et de l’anneau rigide .......................................................... 157
Figure 229 : Superposition de la courbe pression versus déplacement radial du point A ...................................................... 158
Figure 230 : Déformée de la coque avec confinement (E’=1000MPa, épaisseur 20mm) ....................................................... 158
Figure 231 : Mode de flambage, le confinement (E’=1000MPa, épaisseur 20mm) est apuré pour clarté............................. 158
Figure 232 : Pression critique en fonction de la rigidité du confinement pour la configuration 1, tc=20mm......................... 159
Figure 233 : Pression critique en fonction de la rigidité du confinement pour la configuration 1, tc=40mm......................... 160

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Liste des figures

Figure 234. Courbe pression calculée à partir de la contrainte moyenne sur la paroi du tube versus rigidité du confinement
pour différentes épaisseurs du confinement, configuration 1 ............................................................................................... 160
Figure 235 : Comparaison de la pression critique de la coque pour deux configurations du chargement ............................ 161
Figure 236 : Modes de flambage vers l’intérieur de la coque, effet du mode de chargement et de la rigidité du confinement
(épaisseur 20mm). (Confinement et anneaux rigides sont apurés pour une meilleure lisibilité) ........................................... 161
Figure 237 : Pression critique en fonction du frottement du contact pour la configuration 1 ............................................... 162
Figure 238 : Modes de collapse pour différentes valeur du frottement. (Le confinement de module E’=10 Mpa, tc=20mm et
l’anneau rigide sont apurés pour un meilleur rendu visuel, configuration 1) ........................................................................ 162
Figure 239: Courbe de traction conventionnelle du matériau API 5L X65 ............................................................................. 164
Figure 240 : Forme du tube et du confinement sur modèle étudié ........................................................................................ 166
Figure 241 : Solution optimisée du contact entre le tube et le corps externe ........................................................................ 167
Figure 242 : Conditions aux limites et chargement................................................................................................................ 168
Figure 243 : Elément en contrainte plane CPE4R avec 1 point d’intégration......................................................................... 168
Figure 244 : Modèle étudié (Maillage du tube et du confinement) ....................................................................................... 169
Figure 245 : Mode critique du tube élastique sans confinement ........................................................................................... 170
Figure 246 : Comportement du tube élasto-plastique non-confiné ....................................................................................... 171
Figure 247 : Evolution de la déformée du tube élasto-plastique non-confiné ....................................................................... 171
Figure 248 : Comportement du tube élastique confiné par un matériau infiniment rigide ................................................... 173
Figure 249 : Evolution de la déformée du tube élastique confiné par un matériau infiniment rigide ................................... 174
Figure 250 : Comportement du tube élasto-plastique confiné par un matériau infiniment rigide ........................................ 174
Figure 251 : Evolution de la déformée du tube élasto-plastique confiné par un matériau infiniment rigide ........................ 175
Figure 252 : Mode de collapse du tube élastique et élasto-plastique confiné par un matériau infiniment rigide................. 175
Figure 253 : Différents épaisseurs du confinement externe................................................................................................... 177
Figure 254 : Effet de l’épaisseur du confinement externe sur le flambage mono-lobe du tube ............................................ 177
Figure 255 : Déformée du tube en fonction de l’épaissuer du confinement .......................................................................... 178
Figure 256 : Effet de la rigidité du confinement externe........................................................................................................ 179
Figure 257 : Charge collapse du tube en fonction de frottement du contact ........................................................................ 180
Figure 258. Modèle étudié des multi-lobes ............................................................................................................................ 180
Figure 259 : Réponse du tube en fonction du nombre de « lobes » ....................................................................................... 181
Figure 260 : Déformée du tube avec différents nombreuses de « lobe » ............................................................................... 181
Figure 261 : Défaut de corrosion localisée extérieure, implanté au sommet du tube ........................................................... 182
Figure 262 : Modèles étudiés dans le cas du tube corrodé mais sans confinement .............................................................. 183
Figure 263 : Pression de collapse en fonction de c/πD........................................................................................................... 183
Figure 264 : Différents modes de collapse du tube corrode et non confiné ........................................................................... 184
Figure 265 : Modes de collapse du tube non confiné avec défaut de corrosion localisée (d/t=0.2) ...................................... 184
Figure 266 : Modes de collapse du tube non confiné avec défaut de corrosion localisée (d/t=0.4) ...................................... 184
Figure 267 : Modes de collapse du tube non confiné avec défaut de corrosion localisée (d/t=0.6) ...................................... 185
Figure 268 : Modes de collapse du tube non confiné avec défaut de corrosion localisée (d/t=0.8) ...................................... 185
Figure 269 : Tube avec défaut de corrosion localisé : d/t=0.6, c/πD=0.1 Configurations « sans contact » et « avec contact »
entre la couche corrodée et le confinement externe ............................................................................................................. 186
Figure 270 : Effet du défaut de corrosion sur la charge de collapse du tube confiné ............................................................ 187
Figure 271 : Evolution de la charge de collapse du tube confiné en fonction du défaut de corrosion ................................... 187
Figure 272 : Modes de collapse du tube confiné avec défaut de corrosion localisée d/t=0.6 ................................................ 188
Figure 273 : Evolution des charges de collapse du tube non confine en fonction de l’épaisseur ........................................... 189
Figure 274 : Déformation des tubes élastiques non confinés pour différents épaisseur ....................................................... 190
Figure 275 : Modèles étudiés avec différents épaisseurs du tube ......................................................................................... 190
Figure 276 : Evaluation de la charge de collapse pour différents épaisseurs du tube ........................................................... 191
Figure 277 : Exemple de la déformée du tube avec ses différents épaisseurs ....................................................................... 191
Figure 278 : Comportement du tube élasto-plastique confiné avec effet de la thermique.................................................... 193

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Liste des figures

Figure 279 : Evolution de la pression de collapse du tube confiné en fonction de la thermique ........................................... 193
Figure 280 : Exemples de déformées du tube de 25mm d’épaisseur en fonction de la thermique ........................................ 193
Figure 281 : Modèles étudiés avec différentes épaisseurs du tube........................................................................................ 194
Figure 282 : Evolution de la charge de collapse en fonction de l’épaisseur du tube .............................................................. 194
Figure 283 : Evolution de la charge critique en fonction de la thermique et pour différentes épaisseurs ............................. 195
Figure 284 : D Déformées du tube pour différentes épaisseurs et ∆t=150°C ......................................................................... 195
Figure 285 : Description de l’imperfection géométrique de type d’ovalisation ..................................................................... 196
Figure 286 : Charge de collapse du tube avec défaut d’ovalisation et corrosion généralisée ............................................... 197
Figure 287 : Exemple de la déformée du tube avec la combinaison des défauts de l’ovalisation et corrosion généralisée .. 197
Figure 288 : Modèle étudié .................................................................................................................................................... 198
Figure 289 : Configuration du contact entre tube et confinement externe ........................................................................... 199
Figure 290 : Maillage du tube ................................................................................................................................................ 200
Figure 291 : Condition aux limites et chargement ................................................................................................................. 200
Figure 292 : Taille et forme du défaut de type « corrosion » localisée du tube sans confinement [1] ................................... 201
Figure 293 : Réponse du tube confiné avec défaut initial de type « corrosion » localisée ..................................................... 201
Figure 294 : Evolution de la déformée du tube confiné avec défaut initial de type « corrosion » localisée c/πD=0.1; d/t=0.3,
l/D=1 ...................................................................................................................................................................................... 202
Figure 295 : Flambage en mono-lobe du tube confiné avec défaut initial de type « corrosion » localisée c/πD=0.1; d/t=0.3,
l/D=1 ...................................................................................................................................................................................... 202
Figure 296 : Evolution de la charge de collapse du tube confiné avec défaut de corrosion localisée c/πD=0.05 fixe et d/t
variable .................................................................................................................................................................................. 203
Figure 297 : Déformation du tube confiné avec défaut de corrosion localisée c/πD=0.05, l=250mm ................................... 203
Figure 298 : Réponse du tube confiné .................................................................................................................................... 204
Figure 299 : Evaluation de la déformée du tube confiné ....................................................................................................... 204
Figure 300 : Flambage en mono-lobe du tube confiné .......................................................................................................... 204
Figure 301 : Evaluation de la charge de collapse avec différentes épaisseurs du tube confiné, pression externe ................ 205
Figure 302 : Déformées obtenues pour différentes épaisseurs .............................................................................................. 205
Figure 304 : Evaluation de la qualité des coques selon l’Eurocode 3 ..................................................................................... 215
Figure 307 : Géométrie réelle des coques .............................................................................................................................. 217

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Liste des tables

Liste des tableaux

Tableau 1 : Comparaison des résultats analytiques, expérimentaux, et numériques selon Paor [49]..................................... 37
Tableau 2 : Définition et effet des conditions aux limites d’après SOBEL [61] ......................................................................... 45
Tableau 3 : Coefficients pour les différents types d’imperfection dans l’équation (1-76) [83] ; S.E est l’erreur standard ....... 66
Tableau 4. Coefficients à prendre en compte dans l’équation (1-77) [83] ............................................................................... 67
Tableau 5 : Coefficients pour les différents types d’imperfection dans l’équation (1-76) [83] ................................................ 79
Tableau 6 : Coefficients pour inclusion dans l’équation (1-77) [83] ......................................................................................... 82
Tableau 7 : Paramètres géométriques et matériaux de la coque cylindrique.......................................................................... 87
Tableau 8 : Paramètres géométriques et matériaux de la coque cylindrique.......................................................................... 93
Tableau 9 : Paramètres géométriques et matériaux des feuillards en polystyrène ................................................................. 93
Tableau 10 : Spécifications géométriques de coque cylindrique et de polystyrène expansé ................................................... 95
Tableau 11 : Bilan de la pression critique pour les six spécimens .......................................................................................... 106
Tableau 12 : Prédictions théoriques de codes de conception et des recommandations (cas S3-Tableau 2) ......................... 107
Tableau 13 : Caractéristiques géométriques des éprouvettes tubulaires .............................................................................. 110
Tableau 14 : Points définissant la courbe de traction, retenue pour le calcul numérique ..................................................... 113
Tableau 15 : Paramètres matériau acier standard laminé à froid DC01 ............................................................................... 113

Tableau 16 : Valeurs du paramètre de tolérance de fossettes [105] ..................................................................... 115


Tableau 17 : Les différentes configurations étudiées............................................................................................................. 120
Tableau 18 : Charges critiques obtenues ............................................................................................................................... 131
Tableau 19 : Charges critiques obtenues pour chaque tube .................................................................................................. 135
Tableau 20 : Charges critiques obtenues pour chaque tube .................................................................................................. 142
Tableau 21 : Pression critique du flambage initial et du post-flambage pour tous les spécimens ........................................ 149
Tableau 22 : Charge critique et nombre du mode de flambage obtenu par l’étude expérimental et l’étude numérique .... 149
Tableau 23 : Paramètres matériels et géométriques de la coque ......................................................................................... 152
Tableau 24 : Charge critique de la coque sans confinement.................................................................................................. 154
Tableau 25 : Paramètres géométriques analysés pour le modèle de la configuration 1 ....................................................... 159
Tableau 26: Paramètres géométriques et matériau des tubes en acier- API 5L X65 ............................................................. 164
Tableau 27: Points définissant la courbe de traction retenue pour le calcul numérique ....................................................... 164
Tableau 28 : Paramètres géométriques analysés .................................................................................................................. 170
Tableau 29 : Comparaison du charges de collapse (Mpa) du modèle numérique/solution analytique de Timoshenko pour le
tube sans confinement........................................................................................................................................................... 170
Tableau 30 : Paramètres géométriques analysés .................................................................................................................. 172
Tableau 31 : Comparaison des charges de collapse (Mpa) du modèle numérique/solution analytique ............................... 173
Tableau 32 : Paramètres considérés variables, et valeurs étudiées....................................................................................... 176
Tableau 33 : Paramètres analysés sur l’effet de l’épaisseur du confinement ........................................................................ 177
Tableau 34 : Paramètres analysés sur l’effet de la rigidité du confinement .......................................................................... 179
Tableau 35 : Données fixes et plage du paramètre variable pour évaluer l’effet du frottement........................................... 180
Tableau 36 : Paramètres retenus pour analyser l’effet du nombre de « lobes » ................................................................... 181
Tableau 37 : Données fixes et paramètres variables retenus pour le défaut de corrosion localisée ..................................... 183
Tableau 38 : Evaluation du mode de collapse du tube .......................................................................................................... 185
Tableau 39 : Données fixes et variables pour l’étude du défaut de corrosion localisée......................................................... 186
Tableau 40 : Paramètres fixes et données variables pour étudier l’effet de la corrosion généralisée ................................... 189
Tableau 41 : Paramètres analysés sur changement de l’épaisseur du tube .......................................................................... 190
Tableau 42 : Paramètres analysés ......................................................................................................................................... 192
Tableau 43 : Equations de la pression de collapse fonction de ∆T pour différentes épaisseurs du tube ............................... 196
Tableau 44 : Données fixes et paramètres variables pour l’étude d’influence du défaut ...................................................... 197

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Table des tables

Tableau 45 : Données caractérisant le tube étudié................................................................................................................ 201


Tableau 46 : Paramètres analyses ......................................................................................................................................... 202
Tableau 47 : Paramètres géométriques analysés .................................................................................................................. 203

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Résumé

Résumé
Motivé par des applications pratiques d'ingénierie, les coques cylindriques à parois minces sont très
largement utilisées comme éléments de structure. En raison de leur faible résistance à la flexion, ces
structures sont très sensibles au phénomène de flambage lorsqu'elles sont exposées à une charge de
pression externe. Une rigidification classique qui permet d’améliorer la capacité portante est
d’adjoindre des anneaux raidisseurs reliés par des longerons ou raidisseurs axiaux. Dans ces
configurations les éléments de raidissage sont partie intégrante de la structure avec une continuité de
matière. On peut se poser la question de l’effet de structures externes adjacentes contiguës mais non
continue assurant un contact externe surfacique total ou local. Il s’agit en l’occurrence de
configurations réelles, telle que celles des conduites enterrées, pipeline, ou encore le cas de
structures calorifugées. Cette étude vise à analyser ces cas de figures où la coque est en contact avec
un matériau qui la confine, et qu’elle subit une pression latérale externe. Les paramètres dont il faut
évaluer la sensibilité dans la problématique du flambage avec contact d’une coque sous pression
externe sont : Les conditions de contact entre les deux corps, avec la présence ou pas de frottement à
l’interface, la rigidité du matériau de confinement, les conditions de chargement, sachant que la
pression peut être directement appliquée à la coque comme elle peut être induite par le matériau de
confinement qui par retrait ou retreint ou convergence radiale induit des contraintes dans la coque,
et enfin l’effet des imperfections géométriques initiales qui dans les configurations plus classiques
(pas de contact) est drastique.

Pour répondre à ces questions, nous avons mené une campagne expérimentale où plusieurs
configurations de confinement sont considérées. La nature du milieu extérieur associé au
confinement et donc sa rigidité, le type de confinement, discret ou locale au bien total (surface
entière de la coque), sont évalués. La mise au point de bancs appropriés à ce type de problématique,
une instrumentation adéquate, couplant des mesures ponctuelles et de champ, nous ont permis de
correctement mettre en exergue la phénoménologie et de l’étudier finement.

La modélisation numérique est aussi menée en utilisant des outils de calcul par éléments finis à l’aide
du code de calcul Abaqus/Standard 6.12-3. Les simulations numériques intègrent les différentes non
linéarité en interaction dans ce problème, les grands déplacements et rotations du fait du flambage,
la non linéarité matériau, pour certains cas le flambage est plastique, mais aussi la non linéarité
induite par un contact évolutif. La modélisation est menée en 2D et 3D maillage, et dans ce dernier
cas soit à l’aide d’éléments de coque soit à l’aide d’éléments massifs, le but premier étant de
corroborer les observations expérimentales de façon plus ou moins fines.

Ces travaux montrent que même pour un confinement externe avec une très faible rigidité de
membrane, comme pour le sable ou le polystyrène expansé, un gain important de capacité portante
est observé, le flambage est retardé. L’augmentation est substantielle dans le cas d’un confinement
total, non négligeable et consistante dans le cas d’un confinement local. Nous avons aussi constaté
que la charge de flambage et le mode associé dépendent essentiellement de la configuration de
contact, en termes de rigidité, le frottement à l’interface n’a qu’une influence limitée.

Mots clés : Flambage avec contact, post-flambage, pression externe, renforcement, confinement local
ou total, flambage élastique, flambage plastique

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Abstract

Abstract
Motivated by practical engineering applications, thin-walled cylindrical shells are widely used as
structural elements. Because of their low flexural strength, these structures are very sensitive to
buckling when exposed to external pressur. Conventional stiffening which makes it possible to
improve the bearing capacity is to add stiffening rings connected by axial stiffeners or axial stiffeners.
In these configurations the stiffening elements are an integral part of the structure with a continuity
of material. One can ask the question of the effect of contiguous but non-continuous adjacent
external structures ensuring total or local surface external contact. These are real configurations, such
as those of buried pipelines, pipelines, or the case of insulated structures. This study aims to analyze
these cases where the shell is in contact with a material which confines it, and that it undergoes an
external lateral pressure. The contact conditions between the two bodies, whether rubbing or not,
the stiffness of the confinement as well as the loading conditions, the pressure which can be directly
applied to the shell as it may be induced by the confinement material which by withdrawal or
shrinkage or Radial convergence induces stresses, these are the parameters that we consider
essential for gauging the problem of buckling with contact of an external pressure shell. To answer
these questions, we conducted an experimental campaign where several configurations of
confinement are considered. The nature of the external environment associated with the
confinement and therefore its rigidity, the type of confinement, discrete local or the total property
(entire surface of the shell), are evaluated. Appropriate instrumentation, coupling point and field
measurements, has allowed us to correctly highlight the phenomenology. Numerical modeling is also
carried out using finite element method by Abaqus/Standard 6.12-3 code. Numerical simulations
integrate the different nonlinearities in this problem, large displacements and rotations due to
buckling, nonlinearity material, in some cases the buckling is plastic, but also the nonlinearity induced
by an evolutionary contact. The modeling is carried out in 2D and 3D mesh, and in the latter case
either by means of shell elements or by massive elements, the first aim being to corroborate the
experimental observations more or less precisely. This work shows that even for external confinement
with very low membrane rigidity, as for sand or expanded polystyrene, a significant gain in bearing
capacity is observed, the buckling is delayed. The increase is substantial in the case of a total
confinement which is not negligible and consistent in the case of local confinement. We have also
found that the buckling load and the associated mode depend on the contact configuration, in
particular the flexural rigidity of the confinement.

Key words: Buckling with contact, post-buckling, external pressure, strengthening, local or total
confinement, elastic buckling, plastic buckling

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Introduction générale

Introduction générale
Le Centre industriel de stockage géologique (CIGEO) permettra de stocker les déchets radioactifs de
Haute Activité (HA) dans des micro-tunnels borgnes appelés alvéoles qui seront chemisées à l’aide de
tubes épais en acier. La convergence de la roche induit forcément une contrainte circonférentielle de
compression au niveau de ce chemisage. Dès lors, la question de l’instabilité ou flambage de ces tubes
métalliques est légitime. Le chargement vu par le tube peut sans doute être approximé par une
pression latérale externe, l’éventuel flambage se ferait alors en la présence d’un contact surfacique.
L’ANDRA se pose la question d’un dimensionnement conservatif (sur une durée à minima de 100 ans
qui pourrait être étendue à 500 ans) de ces tubes vis-à-vis du flambage. Le temps intervient du fait
d’une définition temporelle du chargement, mais aussi du fait de la nécessité de tenir compte d’une
cinétique de perte d’épaisseur du tube liée à la corrosion (localisée ou généralisée) en fonction du
temps. Les problèmes de flambement de coques cylindriques (Figure 2) sont intensivement étudiés
dans la littérature depuis quelques décennies. Généralement, les cas de charge traités sont la pression
externe, la compression axiale, le cisaillement, la flexion, la thermique, ainsi que leurs interactions.
Mais la plupart des travaux publiés se focalisent sur le cas où la coque ne subit pas de contact sur sa
surface interne ou externe. En fait, très peu de travaux traitent du flambement de tubes avec contact
(coque confinée).

Figure 1 : Canalisation enterrée pour drainage [1]

(a) (a) (b)

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Introduction générale

Figure 2 : Flambage sous pression externe de coque confinée : (a) tube ondulé [1], (b) liner de tunnel
(«single lobe») [2]
L’objet de cette recherche est de comprendre la problématique du flambage de coques ou tubes
confinés, d’abord sur le plan qualitatif en mettant en exergue la phénoménologie et les paramètres
sensibles, ensuite sur le plan quantitatif en s’appuyant sur des essais de qualités et sur la modélisation
numérique de ces essais et des résultats de la littérature. Préalablement, un état de l’art ou étude
bibliographique sur le flambage de coques avec contact, est mené. Puis l’approche expérimentale
avec des essais simplifiés, non parfaitement représentatif, va nous permettre d’une part de mettre en
exergue le phénomène, d’autre part d’étudier l’impact de divers paramètres pour en quantifier l’effet
de façon globale et de conclure quant à leur sensibilité. Enfin des essais de plus grande qualité, autant
sur les mesures que sur le protocole expérimental et sur la représentativité des essais, sont menés.
Puis, la simulation numérique, en non linéaire géométrique (flambage), en non linéaire matériau et
intégrant les non linéarité induites par les conditions aux limites de contact, est abordée en utilisant le
code de calcul Abaqus/Standard. Une fois les résultats des essais corroborés, la modélisation
numérique est intensivement utilisée pour peser la sensibilité de divers paramètres et élargir l’étude
au-delà des plages d’intérêt pour assurer le conservatisme des choix faits.

Le mémoire de thèse se structure en trois parties :

Le premier chapitre se focalise sur une étude bibliographique, nous déclinons de façon succincte les
concepts clés en relation avec notre travail de recherche. Les notions classiques de flambage sont
rappelées, essentiellement pour ce qui est des méthodes numériques dont on dispose pour
déterminer la charge critique de flambage. L’accent est plus particulièrement mis sur les approches et
les outils dont on dispose dans le code Abaqus/Standard. Puis nous discutons des caractéristiques des
configurations de contact, avec plus précisément les approches numériques pour le modéliser. La
comparaison des approches et modélisations proposées dans la littérature, nous permet les choix
pertinents pour traiter de notre problématique. Ce chapitre nous permet finalement de dresser un
état de l’art concernant le flambage sous contact selon la configuration du contact.

Le deuxième chapitre se consacre à l’étude expérimentale de la problématique posée, celle de


l’interaction du flambage et du contact. Divers essais simples mais riche d’enseignement ont été mis
en place pour mieux appréhender la problématique du flambage avec contact. Tout d’abord des
essais de flambement sous pression externe de coques cylindriques en fer blanc électrolytique, avec
ou sans contact, ce dernier étant surfacique, confinée à une zone, ou qui s’étend à toute la surface
externe de la coque, on parlera alors de contact généralisé ou total au sens ou la coque est
totalement confinée. La pression externe peut soit être appliqué directement sur la coque métallique
(pression fluide, ou par dépression), ou alors appliqué au milieu confinant la coque qui par sa
déformation radiale vers l’intérieur, induit le chargement de la coque. La nature de cette pression que
subit indirectement la coque est un problème ouvert, car on ne mesure alors pas précisément ce que
supporte la coque confinée. Pour ces divers cas, les dispositifs d’essais mis en place sont décrits, ainsi
que la caractérisation des spécimens d’essais, avec plus précisément la mesure de leurs défauts
géométriques initiaux et la caractérisation de leur matériau constitutif. Une attention particulière est

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Introduction générale

portée aux conditions aux limites, qui peuvent être sensibles selon les configurations, ainsi qu’au
système de mise en charge. Enfin le protocole d’essais rigoureusement respecté, et une
instrumentation pertinente permettent de vérifier les comportements précritique et critique. La
reproductibilité des essais est aussi démontrée, elle nous permettra alors d’envisager la simulation
numérique de façon robuste dans le chapitre suivant. Les résultats des essais menés sont exposés,
interprétés, et une étude paramétrique tente d’évaluer l’effet de la configuration du contact
(frottement du contact et rigidité du confinement).

Le troisième chapitre se focalise sur la modélisation numérique. Les calculs sont menés à l’aide du
code Abaqus/Standard avec le choix de l’approche par schéma implicite quasi-statique qui nous
semble incontournable pour l’étude du flambage. Par ailleurs, ce code permet la gestion des
problèmes de contact de façon optimale, ainsi que le calcul en non linéaire géométrique et matériau
tout en assurant la capture des comportements instables, ce qui permet la détection de l’instabilité et
donc l’évaluation de la charge de collapse et le mode de collapse associé. Nous détaillons d’abord la
configuration de calculs choisie et les paramètres matériau, le choix des éléments finis pour le
maillage du tube et du milieu confinant, le traitement du contact depuis son initiation jusqu’à sa
gestion lors de l’instabilité, la méthode de résolution. La comparaison entre les résultats
expérimentaux et numériques montre la pertinence du modèle utilisé. De nombreux calculs
paramétriques sont ensuite menés en 2D et en 3D pour étendre le domaine d’étude et bien quantifier
la sensibilité de divers paramètres afin de proposer in fine une méthode de design via le calcul qui soit
conservative. Nous finissons par rappeler les apports de cette étude mais aussi à en souligner les
manques, ce qui nous permet de proposer des perspectives, aussi bien sur le plan expérimental que
numérique.

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Chapitre bibliographique

Chapitre 1. Etude bibliographique


1.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous faisons le point sur les concepts clés intéressants de prime abord notre travail
de recherche. Nous présentons les travaux qui ont contribué à nous éclairer quant à nos choix pour
traiter de notre problématique autant pour ce qui est de l’approche expérimentale que numérique.
Tout d’abord, une présentation des notions essentielles relatives aux phénomènes du flambage,
ensuite les différentes formulations analytiques de la charge critique de flambement sont proposées
pour le cas d’une coque soumise à pression externe, pour la configuration non confinée, ou confinée.
Enfin, les influences du ratio R/t, de la nature du défaut initial et de son amplitude, de la configuration
du contact (rigidité de confinement, frottement à l’interface) et de divers autres paramètres
(plasticité, conditions aux limites…) sont rappelées.

1.2 Flambage

1.2.1 Introduction
Théoriquement, le flambage est un phénomène d’instabilité de la structure soumise à des contraintes
de compression agissant dans la surface moyenne. Autrement dit, c’est le phénomène
d’augmentation soudaine des déformations lorsque la charge dépasse une certaine valeur [3].
Pratiquement, le flambage est un processus au cours duquel une structure soumise à un chargement,
subit un changement important de forme lié aux effets géométriques non linéaires. La charge critique
de flambage est la valeur de la sollicitation à partir de laquelle un accroissement de charge infiniment
petit se traduit par d’important changement de forme de la structure, la configuration obtenue est
appelée mode de flambage.

On peut différencier le flambage statique du flambage dynamique selon l’histoire du chargement, le


flambage est dit statique, lorsque le processus de chargement est suffisamment lent pour que la
structure soit considérée à tout instant en état d’équilibre quasi statique en négligeant la vitesse de
sollicitation. Le flambage est dynamique, si le chargement s’opère à une vitesse non négligeable, on
doit alors prendre en compte les forces d’inertie.

Et on distingue le flambage élastique du flambage plastique selon la valeur de la charge critique


comparativement à la valeur de charge amenant la plastification du matériau. Ainsi, le flambage est
dit élastique lorsque la contrainte critique est inférieure à la limite d’élasticité de matériau, et le
flambage est plastique, lorsque la contrainte critique est supérieure à la limite d’élasticité du
matériau.

1.2.2 Types de flambage


Soit un déplacement généralisé caractéristique du comportement de la structure, la courbe
est le chemin fondamental d’équilibre que la structure emprunte dès l’application des charges, le
flambage peut être classé selon trois types :

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Chapitre bibliographique

(a) (b) (c)


Figure 3 : Flambage par : a) bifurcation sans chute de rigidité, b) bifurcation avec chute de rigidité, c)
pointe limite [3]
Le premier cas, décrit à la Figure 3a traduit un comportement post-critique stable. Ce type de
comportement est constaté dans le cas des plaques rectangulaires soumises à la compression
longitudinale ou dans le cas des poutres sous compression axiale. La branche OA correspond à l’état
fondamental d’équilibre de la structure ( ). Sur la branche AB, la structure passe à une
configuration adjacente ou flambée .

Le deuxième cas (Figure 3b) correspond au cas d’une coque cylindrique sous compression axiale, en
l’absence d’imperfections géométriques initiales. Elle se déforme en gardant globalement la symétrie
de révolution dans la configuration initiale I, et elle prend une forme flambée en perdant la symétrie
de révolution (configuration II). Sur la Figure 3b, l’équilibre est assuré sur la branche OA ( ). Sur
la branche AB, la structure passe de sa forme fondamentale à une forme flambé qui est instable sur la
branche AA’ et qui est stable sur la branche A’B pour .
Le troisième cas est présenté sur la Figure 3c, il traduit le retournement soudain d’une calotte
sphérique sous pression externe. Ce type de flambage est dit par point limite (point A). La rigidité de
la structure s’annule au point A et la configuration d’équilibre devient instable.

1.2.3 Modélisation numérique du flambage


Le calcul du flambage étant désormais classique, nous rappellerons essentiellement la méthodologie
de calculs et nous mettrons le focus sur les parties un peu plus complexes telles que le pilotage en
longueur d’arc qui permet le suivi de branches, ou la modélisation du contact.

Concernant l’analyse du flambage, trois étapes sont à considérer :

Le calcul de pré-flambage, cette étape n’est pas spécifique, elle correspond en fait tout
simplement en un tir élastique.

Le calcul de la charge critique ou charge de flambage est mené en se basant sur l’une des
méthodes décrites ci-après :

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Chapitre bibliographique

• Résolution directe des équations différentielles de l’équilibre adjacent, avec comme résultat
les valeurs exactes des charges critiques. Elle ne peut être utilisée que pour des problèmes
de flambement simples, et donc pour un nombre de cas relativement restreint.
• Utilisation de méthodes qui sont basées sur les méthodes énergétiques et qui conduisent à des
solutions approchées des problèmes de flambement. Elle est utilisée pour les cas où il n’est
pas possible d’obtenir une forme générale des solutions aux équations différentielles de
l’équilibre [4].
Détermination du comportement post-flambage au voisinage du point critique et au-delà, en
particulier les comportements de type snap-through ou snap-back (Figure 4). Ils sont décrits par
le traitement des non-linéarité associées [5]. Sur le schéma implicite, on peut déterminer le point
critique par la méthode de Newton [4] et par l’étude de Jorabchi [6] via le pilotage en
déplacement [7][8], le contrôle de l’énergie [9][10], le contrôle de la longueur d’arc [11] [12], la
technique d’amortissement [13]. Parmi ces méthodes, les deux techniques longueurs d’arc et
amortissement, sont les plus utilisées dans les codes de calcul industriels basés sur la méthode
des éléments finis tels que les logiciels Abaqus, Ansys….

Figure 4 : Phénomènes de snap-back, snap-through dans le post-flambage [14]


La méthode par longueur d’arc est initialement introduite par Wempner [11] et Riks [12]. Elle est
décrite, avec ses évolutions, dans les études de Memon [15] et de Corrêa [16]. Le principe de cette
approche est d’ajouter une nouvelle inconnue λ pilotant l’incrément de chargement dans l’équation
d’équilibre du système non linéaire (1-1). L’incrément de la longueur d’arc est fonction à la fois de
l’incrément de déplacement et de chargement (1-2). L’enjeu de la méthode à longueur d’arc consiste
à optimiser le choix de le long du chemin d’équilibre statique dans l’espace de charge-déplacement
pour contrôler le progrès de la solution, que ce soit pour le cas de comportements stable ou instable
(Figure 5).

(1-1)

(1-2)
Où : Vecteur des forces résiduelles
Vecteur des forces internes
Vecteur des forces extérieures

24

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Vecteur des déplacements nodaux


Coefficient scalaire multiplicatif des efforts extérieurs
Incrément de la longueur d’arc
Incrément du vecteur des déplacements nodaux transposé
Incrément du vecteur des déplacements nodaux
Incrément du facteur de charge
Paramètre servant à homogénéiser le vecteur effort avec le champ de
déplacement
Facteur de charge appliquée

Figure 5 : Réponse statique instable par la méthode de Riks [17]


Dans Abaqus, on dispose de la méthode modifiée de Riks pour étudier le phénomène de flambage et
post-flambage (Figure 5). Elle est proposée par Crisfield [18], Ramm [19], Powell [20] avec deux
hypothèses : La variation de la charge est gouvernée par un seul paramètre scalaire ou multiplicateur
de charge, la réponse doit être « raisonnablement lisse » et les bifurcations n’ont pas lieu
soudainement. Les détails de ces formulations sont donnés dans le manuel de théorie d’Abaqus [17].
La démarche est de rechercher un chemin d’équilibre dans un espace défini par les variables nodales
et le facteur de chargement. L’algorithme de base est le même que la méthode Newton, à tout
moment, il y aura un rayon fini de convergence. Ce rayon définit une ligne le long de la ligne tangente
au point d’équilibre actuel de la solution, l’équilibre est recherché dans la zone qui traverse le point
obtenu et est limité par la ligne perpendiculaire à la ligne tangente initiale (Figure 6).

Figure 6 : Pilotage de type Riks [17]

25

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Dans le code Abaqus, la méthode d’amortissement semble convenable à la fois aux instabilités
globales et locales. Au contraire, la technique de Riks modifiée est plutôt applicable aux cas de
flambages globaux et moins pratiques dans le cas de flambages locaux amenant des adoucissements
dans la courbe caractéristique force-flèche.

La résolution du problème de contact dans Abaqus repose sur la définition de deux surfaces
potentiellement en contact. L’une est maître et l’autre esclave, sachant qu’elles ne peuvent pas
s’interpénétrer. Le contact devra permettre de transmettre les efforts de l’une à l’autre. Le contact
peut mobiliser la contrainte normale seule, ou à la fois la contrainte normale et tangentielle s’il y a
présence de frottement.

Figure 7 : Pénétration entre deux surfaces [21]


En se basant sur la MEF, plusieurs possibilités permettent de traiter ce problème. La solution peut
être obtenue par différentes approches comme la pénalisation [22], les multiplicateurs de Lagrange
[23], mais aussi par des combinaisons de ces deux méthodes [24] ou enfin par des techniques de
complémentarité [25]. Les schémas d’intégration temporelle utilisés sont implicites [26] ou explicites
[27] ou s’appuient sur une combinaison des deux [28]. Les deux premières (pénalisation et
multiplicateurs de Lagrange) sont implantées dans le code de calcul Abaqus. La méthode des
multiplicateurs de Lagrange impose exactement les contraintes de contact en ajoutant des degrés de
liberté à la matrice globale de la structure. Mais cette approche souffre de difficultés de convergence
liées au schéma de Newton-Raphson, et le temps de calcul est couteux. La méthode de pénalisation
est plus souple car elle impose approximativement les contraintes de contact au moyen de ressorts
sans rajouter des degrés de liberté à la structure de la matrice. Malgré une pénétration possible mais
limitée des surfaces de contact, elle donne des solutions efficaces avec une bonne vitesse de
convergence. Nous optons donc pour la méthode de pénalisation qui sera utilisée à la fois pour la
gestion du contact normal et tangentiel.

Il existe deux types de discrétisation, surface-vers-surface (S-V-S), et nœud-vers-surface (N-V-S)


(Figure 8), leurs caractéristiques et leurs domaines d’application sont différents [21]. Pour la S-V-S, la
condition de contact est imposée dans le sens moyen, par opposition à l’approche N-V-S où elle est
imposée aux points discrets. En conséquence, la précision du type N-V-S dépend fortement de la
densité du maillage et parfois, une oscillation de la contrainte locale de contact est constatée. Au
contraire, la discrétisation S-V-S donne une bonne performance numérique et de meilleurs résultats.

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Elle réduit à la fois, la possible grande pénétration localisée associée à la N-V-S, la sensibilité du rôle
des surfaces esclaves et surfaces maîtres, et la sensibilité à la densité de maillage. Les efforts de
contact sont transmis de façon plus précise et les perturbations numériques liées à la gestion du
contact sont lissées. La vitesse de convergence augmente considérablement. Donc, la S-V-S est
recommandée pour tous les problèmes de contact sauf le cas spécifique du contact point-vers-
surface. En général, les deux surfaces de contact ont des propriétés mécaniques et des maillages
différents, la règle est que la surface « maître » est choisie comme la plus rigide et son maillage est
plus grossier que celui de la surface esclave, ceci pour assurer une meilleure qualité de la solution.

(a) (b)
Figure 8 : Type de contact (a) nœud-vers-surface (N-V-S), (b) surface-vers-surface (S-V-S) [21]
Dans l'approche de Wilkins [29], la condition aux limites de type pression est appliquée à chaque
élément de la surface maître sur la base de l'état de contrainte dans les éléments esclaves et à travers
le centre des éléments maîtres (Figure 9). La pression des éléments dans la surface maître est donnée
par :

(1.2-3)

Où est l’angle entre l’axe et la ligne de à .

Figure 9 : Schéma d'interpolation pour déterminer la pression d'interface [29]

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Concernant le problème du contact, Moirot [30] a utilisé les éléments volumiques pour faire l’étude
des instabilités des disques de freinage subissant le frottement. Cosaque [31] a comparé la
performance entre des éléments coques conventionnels (S4R), des éléments coques volumiques
(SC8R) et des éléments solides (C3D8R), tous disponibles dans le code Abaqus, pour la modélisation
de la flexion des tubes et en tenant compte du contact. Il a montré que le choix d’élément a un
impact non négligeable sur la qualité du résultat simulé.

Vasilikis [32] [33] et Bai [34] ont mené une campagne de modélisations numériques à l’aide de la MEF
par la technique de Riks modifiée. Ils ont utilisé les éléments de coques conventionnels (S4R) et des
éléments solides (C3D8R) pour modéliser le milieu externe , pour déterminer la charge critique d’un
tube élastique confiné par un corps déformable (de module d’Young ) (étude de Jeyapalan [35]). Ses
résultats nous indiquent que la pression critique à l’aide la MEF par la technique de « Riks modifiée »
colle avec la solution analytique de Glock [36] et El-Sawy & Moore et Glock, [37]. . Mais l’élément S4R
est moins précis dans le traitement du contact, et l’élément C3D8R est plus rigide que les éléments de
coque pour le problème de flexion des tubes. Ce comparaison de la pression critique pour quatre
valeurs D/t est représentée Figure 10 et Figure 11. Il serait intéressant de confirmer cette tendance en
augmentant le nombre de cas de calculs, afin d’avoir une description plus fine du comportement
(chute de la charge critique) et ceci pour différents rapports géométriques D/t et pour différents
matériaux.

Figure 10 : Comparaison entre résultats numériques de Vasilikis et Karamanos [32] [33] et la formule
de El-Sawy & Moore et Glock, [37]

28

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Figure 11 : Comparaison de la charge critique selon MEF de Bai [34] (méthode « Riks modifiée ») et
solution analytique de Glock [36]. ϕK = rapport de rigidité de flexion du confinement sur celle du tube
Zhaochao [38] a utilisé les éléments de déformation plane CPE8R pour modéliser le comportement
d’une coque confinée soumise à pression externe, il a utilisé la méthode Riks pour le suivi de branche.
Pour vérifier l'exactitude de la formule d’El-Sawy & Moore, il a développé une modélisation
numérique 2D par éléments finis, qu’il compare toutes deux à la formule analytique. La modélisation
éléments finis 2D et la formule d’El-Sawy & Moore sont en bonne concordance avec les résultats de la
formule analytique (Figure 12).

Figure 12 : Comparaison entre les résultats numériques (Elément CPE8R) de Zhaochao [38], la formule
de El-Sawy & Moore et la solution analytique [38] ; m=0 indique que l’épaisseur du tube est uniforme

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1.3 Flambage sous pression externe

1.3.1 Introduction
Cette étude dresse un état de l’art concernant le flambage de coques cylindriques sous pression
externe. Après avoir détaillé la formulation de la pression critique dans le cas du flambage élastique
de VON MISES [39], DONNELL[40], BATDORF [41], TIMOSHENKO [42], l’accent est mis sur les coques
épaisses en particulier les structures tubulaires qui flambent plastiquement. Puis la sensibilité à divers
paramètres est passée en revue, en particulier l’effet des conditions aux limites, celui des défauts
géométriques et plus spécifiquement l’effet d’une ovalisation initiale, enfin l’effet des défauts
d’épaisseur.

1.3.2 Formulations théoriques

[Link] Approche linéaire de Von Mises


Par une approche linéaire, VON MISES [39] a résolu le problème d’instabilité d’une coque cylindrique
sous pression externe. Son analyse consiste à rendre homogènes les équations d’équilibre en
introduisant un champ de déplacement qui permet de capturer le flambement.

 ny   πx 
u1 = A sin   sin  
R L
 ny   πx 
v1 = B cos  cos  (1-4)
R L
 ny   πx 
w1 = C sin   cos 
R L
Où :

Champ de déplacement
Système de coordonées
Longueur du cylindre [mm]
Rayon moyen du cylindre [mm]
Epaisseur de paroi du cylindre [mm]

−L L
Cette solution est compatible sur <x< avec une condition aux limites de type appui simple
2 2
L
( v1 = w1 = w1,xx = 0 pour x = ± ).
2

Le résolution non triviale des équations d’équilibre de coque conduit à un système d’équations
homogènes en A, B, C, dont la résolution conduit à une expression reliant la charge critique au mode
n considéré.

Dans le cas d’une pression latérale :

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3
 2 
t  n − 1 + 2n − 1 − ν  +  Et 
2
E 1
PcrL =
(  
12 1 − ν  R 
2
) 

2 
( )(
β − 1   R  n − 1 1 + β2
2
)
2 (1-5)

Et dans le cas d’une pression hydrostatique :

3
1  
2
E 1 t  4 E t 1
  1 − 2n + n 1 + 2  +
PcrH =
(
12 1 − ν 2 ) n
2
n2 + 0,5  − 1
R 
  β   n
2
n2 + 0,5  − 1
 
 R  β 2 + n2 ( )
2 (1-6)
β β
nL
Avec β =
πR

Nous rappelons ci-dessous à quoi correspondent les configurations pression latérale et pression
hydrostatique :

Pression latérale Pression hydrostatique


Figure 13 : Configuration de pression externe

La valeur de n qui minimise L


Pcr (respectivement PcrH ) correspond au mode critique circonférentiel. La
charge associée correspond à la charge critique classique ou charge d’Euler.

L’approche théorique classique développée par VON MISES [39] n’est cependant pas valable dans
tous les cas de figure. Elle suppose en effet un état précritique membranaire, et des conditions aux
limites d’appuis simples. Toutefois, dans la pratique, les formules précédentes sont souvent utilisées
pour des calculs de pré dimensionnement.

Selon les dimensions de la coque cylindrique R/t et L/R, diverses approximations et simplifications des
précédentes expressions sont établies. Un excellent résumé est rappelé dans les références [43] et
[44]. Les différentes approximations dépendent d’un paramètre géométrique dont l’expression est :

[( )]
1
L
ψ = 3 1 − ν2 4 ⋅ (1-7)
Rt

[Link] Approche de BATDORF


A partir de l’équation d’instabilité de DONNELL[40], BATDORF [41] obtient une expression plus
rigoureuse lorsque le mode circonférentiel n est supérieur à 2. Il considère un champ de

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déplacement , cinématiquement admissible avec les conditions aux limites de type appui simple,
de la forme :

 nπx   ny 
w1 = w 0 sin  sin  (1-8)
 2  R
Il obtient une expression de la pression critique en fonction d’un paramètre géométrique Z appelé
facteur de forme mais aussi paramètre de BATDORF [41].

Pcr = 
(
π2D  1 + β2 )
2
+
12 Z2 
 (1-9)
RL2  β2
 ( )
π4β2 1 + β2 
2

L2 nL Et 3
Avec Z = 1 − ν2 , β= et D = représente la rigidité flexionnelle de la coque.
Rt πR 12(1 − ν 2 )

La notation retenue par BATDORF est la suivante :

PcrRL2
kp = (1-10)
∏2 D
La comparaison de la formule de BATDORF à celle de VON MISES est présentée ci-dessous.

Figure 14 : Comparaison de la formule de VON MISES [39] et de BATDORF [41]

Pour les coques cylindriques dont le paramètre Z est supérieur à 100, les deux formules coïncidentes.
Pour rappel, les tubes à considérer ayant un paramètre de BATDORF très supérieur à 100, les deux
approches sont équivalentes.

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[Link] Apoproche de Gérard


Une bibliographique assez complète concernant le flambage des coques cylindriques sous pression
externe, est fournie dans les travaux de Windenburg [45] dès 1934, Sturm [46] en 1941, ainsi que
Batdorf [41] en 1947. Ces travaux se référaient à des méthodes expérimentales et analytiques pour
déterminer la pression externe critique des coques. En 1957, Gerard [47] a montré que l’accord entre
les résultats d’essais et la solution analytique de Batdorf [41] semble très bon pour des coques dont
. Pour les coques telles que , l’écart entre les expériences et les résultats analytiques
fut attribué aux effets de la plasticité (Figure 15, Figure 16). Cette conclusion était due à l’impossibilité
d’observer des imperfections géométriques qui ne représentent généralement qu’une fraction de
l’épaisseur et qui sont toujours existantes sur les coques réelles.

(1-11)

est le facteur de forme de la coque, dit aussi coefficient de Batdorf [41].

Figure 15 : Théorie de Gerard [20]- Valeurs de en fonction de (pression latérale externe critique)

33

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Figure 16 : Théorie de Gerard [20]- Valeurs de en fonction de (pression hydrostatique)

Figure 17 : Diagramme de Dow [48]- évolution de la pression critique ( ) en fonction du paramètre de


Batdorf [41] ( ) comparaison avec les essais

[Link] Approche de Donnell


Le flambage élastique de coques cylindriques minces sous pression radiale externe a été traité
premièrement par Southwell en 1913 et Von Mises en 1914. Von Mises a donné l’expression de la
pression critique en fonction des caractéristiques de la géométrie et du matériau, et considérant le
mode circonférentiel comme variable. La formule proposée est reprise par JOHNSON [43] :

(1-12)

Avec

34

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La valeur critique de la pression peut être obtenue en minimisant l’expression (1-12) par rapport au
mode critique circonférentiel.

Plusieurs solutions approchées de la pression critique et du mode critique circonférentiel, ont été
proposées en fonction des paramètres géométriques caractérisant la coque cylindrique comme le
rapport (L⁄R) et (R⁄t). A titre indicatif, nous citons la solution proposée par BATDORF [8] en raison du
paramètre Z qui est devenu universel pour identifier les coques cylindriques. Considérons l’équation
découplée de la stabilité de coques surbaissées, connue sous le nom d’équation de DONNELL :

(1-13)

BATDORF [41], a considéré la solution classique correspondant à la géométrie circonférentielle


modale :

(1-14)

En introduisant la solution dans l’équation (1-13), la pression externe s’écrit sous la forme :

(1-15)

Avec , et (1-16)
En minimisant par rapport à , considéré comme variable, la pression critique externe peut être
déduite en fonction de .

En considérant la condition , les équations de Donnell conduisent, dans le cas d’une


coque en appuis simple, à une expression analytique simplifiée de la pression critique et du mode
critique circonférentiel .

Mode critique circonférentiel :

(1-17)

Si , on a (1-18)
Pression externe critique :

35

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(1-19)

Si , on a (1-20)
Où :

Rayon moyen de la coque


Module d’Young de la
coque
Coefficient de Poisson
Longueur droite de la coque

Ces relations peuvent être utilisées pour un calcul de pré-dimensionnement et pour calculer la valeur
en considérant un coefficient multiplicateur selon les différentes conditions aux limites.

Paor [49] et [Link] [50] ont utilisé la formule (1-19) pour calculer la pression critique de flambage
de cylindres à paroi mince (230mm de longueur, 0.22mm d’épaisseur, et 88.2mm de rayon moyen)
(Figure 18) soumis au vide. Les résultats d’essais sont présentés Figure 19.

Figure 18 : Flambage sous vide d’un cylindre [49]


Paor [49] a comparé les résultats entre les approches, analytique, expérimentale, et numérique
(Tableau 1).

36

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Figure 19 : Résultats expérimentaux de Paor [49]

Tableau 1 : Comparaison des résultats analytiques, expérimentaux, et numériques selon Paor [49]

[Link] Approche de Timoshenko


Plusieurs travaux concernent l’étude de la stabilité d'un anneau circulaire libre (coque non-confinée)
sous différents types de chargement, tels que Boresi (1955), Bodner (1958), Wasserman (1961),
Wempner et Kesti (1962), Smith et Simitses (1969), et Lardner (1980). On détaille ici le modèle de
Timoshenko [42] (1961) qui a donné la formulation de la pression latérale critique pour la coque non
confinée, en fonction du rapport épaisseur sur diamètre du tube ( ), étant respectivement le
module d’Young et le coefficient de Poisson du matériau de tube (équation (1-21)).

Figure 20 : Flambage sous pression latérale uniforme pour un tube non-confiné [42]

37

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(1-21)

Cette formule est appliquée pour la longueur droite de la coque :

On considère un tube cylindrique de rayon moyen R et d’épaisseur t soumis à la pression latérale


externe sans effet des fonds. On suppose que ce cylindre est suffisamment long pour éviter les effets
de bord ( L > 10D ici D représente le diamètre moyen du cylindre). Une telle structure flambe sur un
mode circonférentiel n qui ne possède qu’un lobe axialement (n, m=1). Nous considérons une
cinématique de coque non linéaire, aux faibles déformations et pour des rotations modérées tel que
ci-après :

εθθ = ε0θθ + zχθθ


(1-22)
Avec
2
v′ − w 1  v − w′ 
ε 0θθ = +  
R 2 R 
(1-23)
v ′ − w ′′
χ θθ =
R2

Où v est le déplacement circonférentiel et w le déplacement radial de la surface moyenne du tube.

( )′ = ∂( ) = d
( ) (1-24)
∂θ dθ
La cinématique ici considérée est compatible aux équations de SANDERS.

L’énergie potentielle s’écrit :

[ ] ( )
2π 2π
1 1 2
V= ∫ 2 Nθθεθθ + Mθθχθθ Rdθ + PR ∫ w + 2R v + w − vw′ + v′w dθ (1-25)
0 2

0 0

P représente la pression latérale externe (P>0).

Les flux de contraintes sont donnés par :


t/2
Et
Nθθ = ∫ σθθdz =
(1 − ν ) 2
ε0θθ ≡ Cε0θθ (1-26)
−t / 2

t/2
Et 3
Mθθ = ∫ σθθzdz =
(
12 1 − ν 2 )χ θθ = Dχθθ (1-27)
−t / 2

Les équations d’équilibre s’obtiennent à partir de la variation première de l’énergie potentielle.

RN'θθ + M'θθ − RNθθβ − PR 2β = 0


(1-28)
− RNθθ − R(Nθθβ) − PR(v′ + w ) = PR 2
'
M'θθ
'

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v − w′
Avec β= qui représente la rotation de la normale à la surface moyenne.
R

La solution fondamentale, ou précritique, correspond à un état membranaire uniforme :

w0
Nθθ = −PR et ε0θθ = (1-29)
R
Le problème de bifurcation d’équilibre est traité en considérant une perturbation de l’état
précritique. Le champ cinématique associé à l’équilibre est perturbé par un mode de flambage
caractérisé par la donnée de (~ ~ ).
v, w

Les équations (1-28) donnent alors après linéarisation :

RN'θθ + M'θθ = 0
~ ~'' 
v '− w (1-30)
M'θθ
'
− RNθθ + PR 2   − PR(~ ~)= 0
v '+ w
 R 

~ ~'
v '+ w ~ ~''
v '− w
avec ε 0θθ = et χ θθ =
R R2 (1-31)

Pour satisfaire la périodicité requise (flambage modal), on prend :


~ = a cos nθ
w et ~v = b sin nθ (1-32)
Les équations (1-30) donnent en considérant le non unicité de la solution :

 (
n 1 + ρn2 )
n2 (1 + ρ)  a
=0 (1-33)

( ) ( 2  
 1 + ρn − γ n − 1 n 1 + ρn  b
4 2
) ( )

( )
2
D 1t
  et γ = PR 1 − ν
2
avec ρ = 2
= (1-34)
CR 12  R  Et

Pour obtenir une solution autre que la réponse fondamentale (solution triviale) nous annulons le
déterminant du système. Nous obtenons ainsi :

(n − 1) 2
t E
3
Pn =  
12(1 + ρ) 1 − ν  R 
2
( ) n=2, 3, …
(1-35)

Pour R/t suffisamment grand on a ρ << 1 d’où :

(n 2
−1 )
Et 3
(1-36)
Pn =
(
12 1 − ν 2 R3 )
39

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La plus petite charge critique correspond au mode 2 (ovalisation). Elle est donnée par l’expression :

3 3
Et 2E  t 
 D  avec D0 = 2R
  (1-37)
Pc =
( 2
)
  =
4 1− ν  R  1 − ν2 ( )  0

C’est la formule donnée par LEVI [51] et TIMOSHENKO [52] qui traduit le flambage d’un anneau
élastique. Cette formule permet le calcul de la charge critique dans le cas d’un tube parfait. Il est
cependant largement reconnu que les structures tubulaires sont assez sensibles aux défauts
géométriques initiaux.

Considérons donc un tube dont la géométrie cylindrique est perturbée par un défaut de forme donné
par un champ (~ ~ ).
v, w

Les équations de flambage linéarisées conformément à (1-30) sont :

RNθθ' + M θθ' = 0
 v~ '− w
~ ' ' v'− w' '  (1-38)
M θθ'' − RNθθ + PR 2  −  − PR(v'+ w − v~ '− w
~) = 0
 R R 
v '+ w v '− w ' '
avec ε0θθ = et χθθ = (1-39)
R R2

Où v et w sont les déplacements par rapport à la configuration parfaite. Considérons alors une
imperfection colinéaire au premier mode de flambage (le mode 2 ou ovalisation uniforme) donnée
par :

~ a
v = sin 2θ et w
~ = −a cos 2θ (1-40)
2
a
On peut définir une variable qui traduit l’ovalisation ∆0 =
R

La solution proposée est :

v = B sin 2θ et w = A cos 2θ
(1-41)
 2(1 + 4ρ ) 4(1 + ρ )  A   0 
d’où    =   (1-42)
(1 + 16ρ ) − 3 γ 2(1 + 4ρ ) B  − 3aγ 

La solution est :

v=
aP
sin 2θ et w = −aP cos 2θ (1-43)
2(Pc − P ) Pc − P
Où ρ est négligé, nous considérons que ρ << 1 .

40

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Les courbes en pointillées (Figure 21), représentent la solution des équations (1-43) dans le cas
D/t=40 et pour un matériau métallique, l’acier X52. Ces résultats montrent que l’ovalisation s’accroit
avec la pression, en particulier lorsque la pression tend vers la pression théorique de la coque parfaite
Pc. Rappelons que ces calculs considèrent un comportement élastique du matériau, c’est pourquoi
l’adimensionalisation est faite à l’aide de Pc, qui représente la pression de collapse issue de la formule
de TIMOSHENKO [52] (équation (1-37)).

Figure 21 : Influence du défaut initial sur la pression critique [53]

Dans la formulation décrite précédemment la plasticité n’est pas prise en compte, ce qui explique le
non effondrement de la structure. Les courbes en pointillés n’atteignent pas un point limite, mais
tendent asymptotiquement vers la droite P=Pc. TIMOSHENKO [52] suggère que pour le
dimensionnement, l’apparition de la plasticité soit considéré comme la borne supérieure du
dimensionnement. Le tube plastifie lorsque la somme des contraintes de membrane et de flexion est
égale à la limite de linéarité σ 0 (prise généralement comme étant la limite à 0.2%). L’expression des
flux de contraintes est :
3
−E  t  PRa
D
(v'−w' ') = (1-44)
Mθθ =
R 2
( 2
)
 
4 1 − ν  R  (Pc − P )
cos 2θ

et Nθθ ≅ −PR
(1-45)
La condition de plastification s’écrit :

Nθθ 6Mθθ max PR 6aRPPc


σ0 =
t
+
t2
=
t
+
(Pc − P)t 2 (1-46)
Si on associe le collapse à l’apparition de la plastification, on obtient :

41

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(1-47)
Où P0 est la pression qui induit la plastification, est la pression critique d’élasticité, est la
pression de collapse.

t t
P0 = σ0 = 2σ0 (1-48)
R D
3 3
E t 2E  t 
 D  avec D0 = 2R
  (1-49)
Pc =
( 2
)
  =
4 1− ν  
R 1 − ν2 ( )  0
 D 
ψ = 1 + 3∆ 0 0  ; (1-50)
 t 
La solution de l’équation (1-17) est :

1
Pc 0 = (P0 + ψPc ) − (P0 + ψPc )2 − 4P0Pc  (1-51)
2 

Cette formule est identique à celle obtenue par TIMOSHENKO [54] dans le cas du collapse d’un
anneau moyennant l’hypothèse d’extensionalité au niveau de la cinématique considérée. Précisons
que ces résultats sont valables dans le cas d’un tube long, l’effet des conditions aux limites étant
exclu.

KYRIAKIDES [53] a comparé les résultats obtenus à l’aide de cette approche à ceux d’un calcul
numérique qui consiste en la résolution des équations d’équilibre de KOITER-SANDERS par une
méthode spectrale qui consiste à utiliser les séries de Fourier. Un défaut initial de type ovalisation est
pris en compte. La Figure 30 illustre les résultats, obtenus pour différentes valeurs de l’ovalisation
a
initiale ∆ 0 = . Le tube choisi ( D / t = 40 , acier X52), assure un flambage plastique. Le matériau
R
considéré est l’acier X52 dont la courbe de traction approchée par le modèle de RAMBERG-OSGOOD
est :

 n −1 
σ  3  σ  
ε= 1+ (1-52)
E  7  σ y  
 
Avec E = 207 GPa
σ y = 317 MPa

n = 13
Cette courbe donne une limite de linéarité σL ≅ 222 MPa .

Nous constatons pour cet exemple que l’approximation faite par TIMOSHENKO du collapse plastique
(initiation de la plasticité) est une très bonne approximation, de plus conservative, de la pression
limite ici calculée à l’aide du code BEPTICO qui prend en compte les grands déplacements et la
plasticité (5 points d’intégration dans l’épaisseur) (Figure 21). Cependant cette adéquation n’est sans
doute pas aussi parfaite dans le cas des bas D/t où le flambage est franchement plastique. Dans ce cas
la plastification s’opère très tôt et il existe un gap non négligeable entre le seuil de plastification et la

42

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pression ultime de collapse. Il sera intéressant de jauger ces différentes formules dans le cas des
tubes de chemisage des alvéoles, en particulier pour des lois matériaux, qui présentent un fort
écrouissage. La loi proposée (équation (1-51)) pourra être ajustée via la définition de P0, on pourrait
prendre un seuil de plastification qui soit fonction de la forme de l’écrouissage de la loi matériau. La
contrainte L, limite de linéarité pourrait être adoptée dans le cas des aciers doux (comportement
élastique parfaitement plastique) alors que la limite à 0.1% ou 0.2% pourrait être considérée dans le
cas de faibles écrouissages. Pour des matériaux à très forte réserve d’écrouissage on pourrait
considérer la limite à 1% de déformation plastique. Ces approches seront proposées et testées une
fois que l’on disposera des résultats numériques des simulations.

Les courbes de résultats numériques (BEPTICO) et analytiques, quant à l’évolution de la pression de


collapse en fonction d’un défaut initial et tenant compte de la plasticité, montrent que les tubes
cylindriques, dans le cas du chargement de pression latérale, sont sensibles aux défauts
géométriques, en particulier à l’ovalisation.

[Link] Limites du domaine d’application de ces formulations aux tubes


Soulignons que l’analyse développée aussi bien par BATDORF que par YAMAKI, est fondée sur la
théorie de coques de DONNELL [40]. Celle-ci n’est rigoureusement valable que si le mode
circonférentiel de flambage n est supérieur à 2. Il est cependant bien connu que pour des coques
cylindriques infiniment longues, le flambage apparaît pour n=2. Ces analyses sont cependant
applicables aux tubes dans le cas d’un flambage élastique, l’erreur commise reste faible.

Pour éviter les limites de la théorie des coques de DONNEL [40], il est préférable de considérer une
théorie de coque plus complète, telle que celle développée par FLUGGE [55] ou par KOITER-SANDERS
[53][56] [57]. Une comparaison des résultats issus de la modélisation retenant la cinématique de
FLUGGE [55] à ceux issus de la modélisation retenant la cinématique de DONNELL, montre que l’écart
est très faible pour n>3. Pour n=2, l’écart semble être non négligeable. Ci-après la comparaison des
deux théories pour différents élancements (L/R) de coques, le graphe représente le rapport de la
pression critique adimensionnée par le rapport R3 /D.

Figure 22 : Comparaison des théories de coque de FLUGGE et DONNELL [58]

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Sur la base de ces résultats, il apparait nécessaire de valider l’approche de DONNELL dans le cas de la
géométrie considérée et du flambage en mode 2. L’écart est à estimer précisément pour conclure à
l’applicabilité de l’approche via la théorie de coques de DONNEL, une erreur faible peut être
acceptable du moment que les temps de calculs restent négligeables. Rappelons que les analyses
décrites précédemment supposent que le matériau est élastique.

[Link] Comparaison de l’analyse théorique aux résultats expérimentaux


Reprenant les résultats des essais menés par WEINGARTEN [45], STURM [46] et WEINDENBURG
[59],SCHULTZ [60] présente un bilan comparatif de ces résultats en fonction du paramètre R/t. L’écart
moyen entre les résultats des essais et la charge critique issue de la théorie classique développée par
DONNEL est de l’ordre de 20 à 25%. Plus généralement, des essais menés par YAMAKI [58] sur des
coques en résine polyester, dont le paramètre Z varie de 20 à 1000, ainsi que les essais cités plus haut,
montrent que la théorie classique développée par DONNEL surestime légèrement la pression critique.

Figure 23 : Comparaison essais et théorie classique d’après YAMAKI [58]


Cet écart est principalement dû, d’une part à la non prise en compte dans la théorie classique des
déformations précritiques, et d’autre part à l’effet des conditions aux limites et à l’effet des défauts
géométriques. Par ailleurs, la dispersion est aussi tributaire des soins avec lesquels les essais sont
réalisés.

1.3.3 Effet des conditions aux limites

[Link] Approche de SOBEL


SOBEL [61] a analysé l’influence des conditions aux limites pour des coques cylindriques ayant un
rapport R/t=100 et L/R=1. Ses résultats numériques, résumés dans le tableau ci-après, portent sur
deux séries de conditions aux limites matérialisant l’encastrement (cas C) et l’appui simple (cas S). La
comparaison de la charge critique à celle donnée par la théorie classique (cas S3) met en évidence
l’importance des effets des conditions aux limites.

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Encastrés ( ):

Articulés ( ):

Figure 24 : Groupes de conditions aux limites


CL u1 v1 w1 w1,x w1,xx N1x N1xy Type de CL Pcr/PS3

S1 0 0 0 0 1.24

S2 0 0 0 0 1.16
Appui
S3 0 0 0 0 1.00

S4 0 0 0 0 0.96

C1 0 0 0 0 1.33

C2 0 0 0 0 1.31
Encastrement
C3 0 0 0 0 1.12

C4 0 0 0 0 1.12

Tableau 2 : Définition et effet des conditions aux limites d’après SOBEL [61]
Les déplacements u1, v1, w1 correspondent aux déplacements axial, circonférentiel et radial, 0 signifie
que le ddl est bloqué, sinon le ddl est libre, et u,x=du/dx [62].

Lorsque le déplacement axial aux extrémités est empêché (cas S1, S2, C1, C2), la résistance au flambage
est plus importante que lorsque la contrainte axiale N1x est imposée nul (cas S3, S4, C3, C4). Cette
conclusion a été confirmée et généralisée par YAMAKI [58] pour des coques cylindriques dont le
paramètre Z est compris entre 6 et 1000. L’analyse est faite à partir de la théorie de coque de
DONNELL [40] en prenant en considération les effets des déformations précritiques de flexion. La
Figure 25 illustre les résultats de calculs pour les huit conditions aux limites définies précédemment.

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Figure 25 : Effet des conditions aux limites et des déformations précritiques [58]

- Pour les coques relativement courtes (Z<20), l’effet de l’encastrement au bord (w1,x =0) est
prédominant.
- Lorsque Z est supérieur à 200, c’est la condition imposée dans la direction axiale (u1=0) ou (N1x
=0) qui joue le rôle prépondérant dans la détermination de la pression critique.
- Les déformations précritiques de flexion n’ont une influence significative que pour des valeurs
de Z inférieures à 30.
Il apparait clairement que l’effet des conditions aux limites sera négligeable par rapport au flambage
des tubes étant donné que Z>>1000 dans notre cas. Il est ainsi mis en évidence dès à présent que
l’étude d’une coque infinie serait représentative. Il reste cependant à vérifier que la condition de
bridage ou d’encastrement dans une plaque n’induit pas des effets de couche limite
indépendamment du flambage (plastification au voisinage de l’encastrement).

[Link] Approche de YAMAKI


Yamaki [58] (avec la condition ), a calculé la pression critique et le mode critique
circonférentiel correspondant :

(1-53)

(1-54)

Avec (1-55)

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Où et sont des paramètres fonction de , du type de conditions aux limites et du type de


pression externe.

Figure 26 : Variation de et en fonction de [22]


Pour les valeurs de , ces abaques indiquent que la perte de résistance à caractéristiques
égales est de l’ordre de 30% par rapport à une coque parfaitement encastrée et le mode
circonférentiel est plus faible 20%.

Pour les valeurs de suffisamment grandes ( ), les deux familles de conditions sont
nettement distinctes et les valeurs des paramètres et proposées sont :

Pour les cas : on ap=1.56 et


(1-56)

Pour les cas : on a et (1-57)

Autant dans les approches expérimentales que dans la formulation théorique du problème de
flambage de tubes sous pression externe, il est souvent fait état de la présence de bifurcation
d’équilibre. On entend par là que le flambage ne se fait pas toujours de façon progressive dès
l’initiation du chargement. Il existe bien une pression seuil à partir de laquelle une géométrie modale
orthogonale à la configuration initiale, apparaît. Nous ne détaillons pas ici tout le cheminement
théorique qui permet d’aboutir à la définition de la contrainte de bifurcation plastique. Nous

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rappelons simplement la formule qui permet l’estimation du seuil de bifurcation plastique. Pour ce
faire, nous différencions les cas où la pression ne s’applique que sur la paroi latérale du tube donc
sans effet de fond, du chargement hydrostatique (avec effet des fonds). Il existe un troisième cas,
celui où la déformation axiale du tube est empêchée en considérant donc un encastrement aux deux
extrémités, ce cas correspond à celui de la pression latérale seule à laquelle on rajoute la
condition ε xx = 0 .

1.3.4 Effet des configurations du chargement

[Link] Pression latérale


Nous considérons un tube long dans les conditions décrites ci-dessous :

Figure 27 : Cas de la pression latérale


L’analyse de bifurcation plastique à l’aide de la théorie de déformation (J2 Déformation) (non
détaillée ici) aboutit à l’expression suivante :
3
1 C22 t
Pc =  
4 1  t   R
2
(1-58)
1 +   
 12Ω  R  

Et 4ν 2t
avec C22 = et Ω = 1−
Ω  3E t 
1 + 
(1-59)
 Es 
Où : : Module d’élasticité tangent ; : Module d’élasticité sécant

Si l’on considère un matériau élastique, on retrouve l’expression de la charge critique donnée dans
(1-37). Dans le cas d’un non linéarité matériau (plasticité) la solution ou l’expression de la pression
critique est obtenue de façon itérative. On incrémente P progressivement, on déduit les constantes
matériaux E s et E t , on en déduit une estimation de Pc que l’on compare à P. On a la solution lorsque
P = Pc .

[Link] Pression hydrostatique


Dans ce cas le tube est considéré fermé :

48

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Figure 28 : Cas de la pression hydrostatique


La pression critique obtenue par une analyse de bifurcation plastique s’écrit comme précédemment :
3
1 C22 t
Pc =  
4 2
1  t  R (1-60)
1+  
12Ω  R 

Avec cette fois-ci : C22 =


Es
1 E 
1 + 3 s Ω (1-61)
4  Et 

4ν 2s
et Ω = 1 −
 E 
1 + 3 s 
(1-62)
 Et 

[Link] Pression latérale et tube bridé


Nous considérons un tube dans les conditions décrites ci-dessous :

Figure 29 : Cas de la pression latérale sur un tube bridé


Dans ce cas N0θθ = −PR

Et ε xx = 0

L’analyse de bifurcation plastique, non détaillée ici, conduit à :


3
1 C22 t
Pc =  
4 2
1  t  R (1-63)
1+  
12  R 
E
Dans le cas élastique C22 =
(1 − ν ) . On retrouve l’expression de
2
Pc donnée en (1-37) si on néglige
2
1 t
  devant 1 ce qui reste tout à fait plausible dès que R/t ≥ 10 . Dans le cas R/t=10 on a
12  R 

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2
1  1 1 1
  = ⋅ < 1⋅ 10 −3 . Dans le cas du flambage plastique une approche conservative conduirait à
12  10  12 100
remplacer E (le module d’Young) par Et le module tangent.

[Link] Principales conclusions


KYRIAKIDES [53] a comparé les trois configurations décrites ci-dessus et en a déduit que la
configuration hydrostatique et la pression latérale représentent les extrêmes. Le cas du tube bridé est
une configuration intermédiaire en termes de charge de collapse.

Figure 30 : Evolution des charges de bifurcation plastiques en fonction de D/t pour les cas pression
latérale et pression hydrostatique (acier X52) [53]
Soulignons que ce résultat est obtenu pour une loi de comportement particulière, celle de l’acier X52.
Il est probable que la loi d’écrouissage change les écarts observés entre les différentes configurations.

Le cas d’un chargement de pression hydrostatique conduit à des charges critiques plus élevées que le
cas de la pression latérale qui reste la configuration donnant les charges critiques les plus basses.
L’écart, qui est cependant fortement dépendant de la forme de la loi matériau, est de l’ordre de 10%
pour les faibles D/t. Pour D/t ≥ 35 le flambage est élastique. Dans ce cas toutes les expressions de Pc
(hydrostatique, tube bridé, pression latérale) reviennent à la formule de LEVI et TIMOSHENKO donnée
en (1-37).

1.3.5 Effet des imperfections géométriques initiales


La présence d’imperfections géométriques initiales peut, comme l’a montré KOITER [63] dans le cas
des coques cylindriques sous compression axiale, entraîner une réduction significative de la charge
critique. L’application d’une démarche similaire, toujours pour les coques cylindriques, mais dans le
cas d’une pression externe, est due à BUDIANSKY et AMAZIGO [48]. En utilisant une approche
asymptotique, ces auteurs ont évalué le degré de sensibilité aux imperfections de forme en fonction
du paramètre de BATDORF Z, pour la condition aux limites S3 (appui simple). Le problème est traité
en négligeant les déformations précritiques de flexion.

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Afin d’estimer le domaine de validité de cette analyse, YAMAKI [58] utilise la théorie non linéaire
exacte de DONNELL [40], pour laquelle les déformations finies sont considérées, avec une condition
aux limites de type encastrement (C1). Les courbes présentées à la Figure 31 précisent la comparaison
des deux approches dans le cas de la pression latérale, et dans le cas d’un chargement hydrostatique.
Ces courbes traduisent l’évolution du paramètre a2 qui caractérise le comportement postcritique et la
sensibilité aux imperfections de forme. Si a2 est positif la coque est insensible aux défauts
géométriques ce qui se traduit par un comportement postcritique stable ascendant.

Figure 31 : Evolution du paramètre a2 qui traduit la sensibilité aux imperfections [58]


Le paramètre a2 qui caractérise la sensibilité aux défauts, concorde pour les deux approches lorsque
Z>40. Pour Z<40 l’écart constaté est attribué pour partie à la différence des conditions aux limites et
pour partie au fait que les déformations précritiques de flexion sont négligées dans l’analyse menée
par BUDIANSKY et AMAZIGO [48]. Pour les valeurs de Z supérieures à 1000, le paramètre a2 tend vers
0. Ceci traduit que pour ce type de coques, l’influence des imperfections initiales est négligeables. Par
contre pour Z<10 le paramètre a2 est positif, dans ce cas les coques sont insensibles aux défauts de
forme. YAMAKI [58] précise aussi dans son étude que pour Z<10 il n’y a plus de bifurcation d’équilibre.
Il faut ajouter toutefois que ces analyses supposent que le mode de flambage est unique et que
l’imperfection est homothétique à ce mode avec une amplitude relativement faible afin d’assurer la
convergence des développements asymptotiques considérés.

Avec ces hypothèses, le facteur de charge λL est alors relié au paramètre de sensibilité aux
imperfections a2 par la relation :

3
(1 − λL )2 = 3 3
− a2 λL µ1 (1-64)
2
Où a2 <0 et µ1 représente l’amplitude de l’imperfection géométrique modale considérée rapportée à
l’épaisseur. La représentation de cette équation est illustrée pour des valeurs particulières et
arbitraires du paramètre a2 à la Figure 32.

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Figure 32 : Influence du défaut initial sur la pression critique

L’allure des courbes est similaire, comme on le verra un peu plus loin, à celle obtenue plus
particulièrement dans le cas des tubes comportant un défaut initial de type ovalisation (mode 2).

Afin d’établir la validité des approches théoriques présentées plus haut, mais aussi indépendamment
des approches analytiques et plutôt dans l’objectif d’établir des courbes et règles de design, de
nombreux essais ont été mené sur des structures tubulaires. Ci-dessous les essais, plus de 2700 à
échelle 1, recensés par l’API pour différents rapports D/t, mais aussi différents matériaux métalliques
et différents procédés de fabrication (Figure 33). Pco représente, comme défini plus haut, la pression
de collapse et P0 la pression de plastification. La dispersion des résultats montre clairement qu’il est
nécessaire d’identifier les paramètres qui influencent le collapse des tubes sous pression externe. Il a
été démontré suite à des analyses numériques et expérimentales que les défauts de forme sont l’un
des facteurs prépondérants quant à la capacité portante. D’autres facteurs tels que la variation
d’épaisseur, les contraintes résiduelles et les propriétés matériau sont aussi sensibles. KYRIAKIDES
[53] a montré, que lorsque le matériau est connu précisément (la donnée de E et σy ne suffisent pas)
par la donnée d’une courbe de traction, que lorsque les paramètres géométriques sont finement
mesurés, à savoir la mesure de l’ovalisation maximale et de la variation d’épaisseur moyenne ou
excentricité, l’estimation numérique de la charge de collapse est assez précise. L’écart moyen entre
simulation et expérimentation est alors de 5.5 %.

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Figure 33: API casing collapse data (courtesy C.G. Langner, Shell development Co.)

[Link] Effet de l’ovalisation


L’estimation de l’ovalisation initiale d’un tube s’obtient en mesurant son diamètre en différentes
positions angulaires (une douzaine) et pour différentes sections (selon la longueur du tube, au
minimum en 5 sections). L’ovalisation peut être définie par :

Dmax − Dmin
∆0 =
Dmax + Dmin
(1-65)
Où Dmax (resp. Dmin) représente le diamètre maximum (resp. minimum).

L’expression de w défaut en mode 2 ou ovalisation est alors :

w
= −∆ 0 cos 2θ (1-66)
R
Les calculs numériques montrent que l’ovalisation est un paramètre très sensible, et les mesures sur
les tubes montrent que ce défaut initial est très souvent présent, et son amplitude dépend du
procédé de fabrication. En général ∆0 oscille entre 0.1% et 3%.

Figure 34 : Effet de l’ovalisation pour un tube en acier X52, avec D/t=40

53

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Pour cet exemple, D/t=40, le tube parfait flambe élastiquement en mode 2, pour une pression de 76,6
bars, mais le collapse est plastique. Après bifurcation, la pression ne change pas mais le mode 2
s’amplifie ce qui conduit à l’épuisement plastique du matériau du fait de l’accroissement des
contraintes de flexion. La pression maximale atteinte représente la pression de collapse Pco.
L’effondrement de Pco en fonction de l’ovalisation, montre que ce paramètre est très sensible et donc
largement dimensionnant. Le dimensionnement des tubes flambant élastiquement mais ruinant
plastiquement peut être obtenu à l’aide de l’équation (1-51) (voir Figure 21).

Figure 35 : Charges de collapse en fonction de l’ovalisation initiale pour D/t=39.1 : Comparaison du


calcul analytique (équation (1-37) aux essais et à la simulation numérique.
Pour les tubes flambant élastiquement, la formule de TIMOSHENKO (équation (1-37), donne une
bonne estimation de la charge de collapse en fonction de l’ovalisation initiale (Figure 35). Cette
formule peut donc être utilisée pour le design dans le cas du flambage élastique mais pas d’un
collapse plastique. Une méthode simple pour estimer à partir de quel D/t la formule s’écarte
notablement des résultats numériques, consiste à chercher la valeur de D/t qui conduit à égaler la
pression d’écoulement plastique P0 à la pression critique au sens du flambage élastique, donc à
l’expression de Pc donné par LEVI et TIMOSHENKO (équation (1-37)). Ce qui revient à :

 D0  E
 t  =
  cr (1 − ν )σ
2
0
(1-67)

Dans le cas où le tube flambe plastiquement, la sensibilité à l’ovalisation demeure, comme le montre
l’exemple ci-dessous (D/t=20) traité numériquement toujours avec le code BEPTICO [53].

54

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Figure 36 : Effet de l’ovalisation pour un tube en acier X52, avec D/t=20

Dans le cas du flambage plastique la pression est normalisée par la pression d’écoulement plastique
P0 définie plus haut (équation (1-37). La charge de bifurcation plastique vaut Pc=275.9 bars, alors que
le collapse Pco est atteint pour une pression légèrement plus élevée (1.84% plus haute que Pc).

Ces derniers résultats ont été obtenus à l’aide du code BEPTICO, le calcul incrémental tient compte de
la plasticité avec 12 points d’intégrations sur la demi circonférence et 7 points d’intégration dans
l’épaisseur du tube. Pour ces types de simulations (prise en compte de l’ovalisation) le défaut est
généré sur toute la longueur du tube ce qui conduit lorsque les conditions aux limites sont non
rigides, à un mode global. Cependant les essais montrent que le collapse est toujours induit par un
mode localisé (à condition que le banc d’essai soit suffisamment rigide) (Figure 37).

Figure 37 : Mode de collapse localisé d’un pipe (Courteys C - FER Technologies) et collapse d’un modèle
réduit [56]
La prise en compte de l’ovalisation initiale sur toute la longueur du tube, et de l’expression précise de
la loi de comportement, permet généralement une bonne estimation de la charge de ruine [53], il
semble cependant à la vue des résultats obtenus par KYRIAKIDES que la corrélation essais-calculs est
plus difficile à obtenir pour les D/t bas (D/t<14).

55

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Figure 38 : Charges de collapse en fonction de l’ovalisation initiale pour différents D/t : Comparaison
essais calculs.
Il se dégage de l’ensemble de ces résultats que l’ovalisation est un paramètre clé pour ce qui est des
tubes minces ou épais. Les résultats démontrent clairement la grande sensibilité de la pression de
collapse à l’ovalisation initiale. Une ovalisation de 1% entraîne une réduction de 30 à 40% de la
pression de collapse. Pour 5% d’ovalisation, la réduction de la capacité portante est supérieure à 50%.
Généralement le défaut initial est plus complexe que la simple ovalisation, mais pour les D/t bas
(D/t< 25) il est clairement démontré par les essais et les calculs que le mode privilégié correspond au
mode 2. Lorsque le défaut est complexe (quelconque) autrement dit lorsqu’il combine plusieurs
harmoniques, il est plus judicieux pour la modélisation d’estimer l’amplitude maximale du défaut local
et de l’associer au mode 2 pour la simulation.

LOHMEIER et ALL [51] ont étudié analytiquement et expérimentalement l’effet de l’ovalisation sur le
collapse de tubes épais soumis à pression externe. Leur étude concerne les tubes de générateurs de
vapeur de centrales nucléaires. Deux configurations géométriques ont été étudiées (D/t=17.44 et
D/t=17.5, D étant le diamètre extérieur du tube). Le modèle analytique proposé se base sur l’analyse
limite, la charge ultime est approchée en considérant une forme d’effondrement qui privilégie le
mode 2. La loi matériau, de l’inconel, est considérée élastique parfaitement plastique ; la position des
rotules plastiques est inusitée de façon à favoriser l’ovalisation. L’étude menée considère l’effet de
l’ovalisation sur un tube droit (analytiquement et expérimentalement) mais aussi l’étude des tubes en
U (uniquement expérimentale). Cette étude confirme l’effet néfaste de l’ovalisation, ainsi une
ovalisation initiale de e=10% (e=Dmax-Dmin/Dnom) entraîne une perte de capacité portante de l’ordre de
58%.

56

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Figure 39 : Charges de collapse en fonction de l’ovalisation D/t=17.5 : tube droit


Une tentative est faite pour analyser l’effet des contraintes résiduelles induites par l’initiation de
l’ovalisation qui est ici obtenue mécaniquement par deux procédés. Le premier consiste à induire
l’ovalisation via un écrasement local du tube sous presse, pour le second procédé, un dispositif
spécifique est mis en place autour du tube. Les résultats semblent montrer que pour les faibles
ovalisations, de l’ordre de 3%, les contraintes initiales ont un effet néfaste, elles entraînent une chute
de capacité portante supplémentaire comparativement au cas sans contrainte (le tube a été traité
thermiquement). Par contre, pour les ovalisations supérieures, les tubes non traités thermiquement,
donc en présence des contraintes résiduelles initiées lors du processus d’ovalisation de la section, ont
une capacité portante supérieure. Il nous semble cependant que cette étude, relative à l’effet des
contraintes résiduelles, est insuffisante. Une analyse plus précise de la forme de l’ovalisation, ainsi
que de la loi de comportement du matériau avant et après traitement thermique, ainsi que des essais
complémentaires semblent nécessaires à une analyse fine de l’effet des contraintes résiduelles.

Les études menées confirment que l’ovalisation accentue la perte de capacité portante d’un tube
soumis à pression externe. Il serait intéressant de valider par une approche numérique la courbe
obtenue expérimentalement quant à l’effet de l’ovalisation sur un tube.

[Link] Effet de la variation d’épaisseur


D’autres paramètres peuvent influencer la capacité portante ou pression de collapse. Tout d’abord la
variation d’épaisseur ou excentricité. Généralement cette imperfection lorsqu’elle est induite par le
procédé de fabrication, reste faible.

La variation d’épaisseur plus communément appelée excentricité se définit par :

57

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tmax − tmin
Ξ0 =
tmax + tmin
(1-68)
Ξ0 est généralement très faible (inférieure à 2%), mais certains procédés de fabrication peuvent
engendrer des variations de l’ordre de 5%. Plus le tube est épais plus la variation est faible. La plupart
des études s’accordent sur le fait que de telles variations n’entraînent pas de chute importante de la
capacité portante. La variation d’épaisseur inhérente au procédé de fabrication, à ne pas confondre
avec la perte d’épaisseur due aux conditions de service (corrosion, usure par frottement…), est
beaucoup moins néfaste que l’ovalisation. Ainsi pour un tube en acier X52 de rapport D/t=20, une
variation d’épaisseur de l’ordre de 5% induit une chute de la pression de collapse de 1%. Si Ξ0 = 10%
alors la chute de capacité portante est de 3.7% ; et elle atteint 11.5% pour Ξ0 = 20%. Les mêmes
tendances sont obtenues pour un tube tel que D/t=35. Les divers résultats de la littérature quant à
l’effet de la variation d’épaisseur montrent que celui-ci est faible tant que l’on considère que Ξ 0 <10%
ce qui est généralement largement vérifié. Ci-dessous les résultats obtenus par KYRIAKIDES [53] via la
simulation numérique.

Figure 40 : Charges de collapse fonction de l’excentricité Ξ 0 ou perte d’épaisseur pour un tube épais
D/t=19.23.
Pour ces résultats obtenus par la simulation numérique, l’ovalisation n’est pas considérée. Pourtant
l’ovalisation et la variation d’épaisseur coexistent et interagissent lors du chargement. YEH and
KYRIAKIDES [64] ont étudié expérimentalement et numériquement l’effet de l’orientation (ce qui
consiste à initier ou inhiber l’interaction) de ces imperfections sur le comportement ultime. Leur
étude démontre que cet effet est négligeable et qu’il n’est pas nécessaire de complexifier les modèles
numériques en tenant compte de l’orientation de la variation d’épaisseur vis-à-vis de l’orientation de
l’ovalisation.

[Link] Effet de la perte d’épaisseur


Nous avons essentiellement recensé les études qui traitent des tubes épais. Les travaux de KOITER
[56] et de GUSIC [65] traitent des coques minces ou peu épaisses et se concentrent sur des pertes
d’épaisseur théoriques, puisque la distribution d’épaisseur est considérée modale.

58

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De récents travaux menés par NETTO [66] concernent l’effet de pertes d’épaisseurs, localisées
circonférentiellement et axialement. La figure ci-dessous définit l’allure des défauts considérés,
sachant que la taille, dimension axiale et azimutale, variée jusqu’à couvrir une certaine longueur et
l'intégralité de la section. Ce défaut d’épaisseur est censé représenter différentes tailles et épaisseurs
de corrosion.

Figure 41 : Forme des défauts étudiés [66]


L’étude est menée sur des tubes de caractéristique géométrique D/t=32. Tout d’abord l’étude
concerne le défaut axisymétrique, la longueur ou l’étendue axiale du défaut est variée jusqu’à
atteinte d’une asymptote en terme de capacité portante. La longueur de corrosion est paramétrée à
l’aide du paramètre adimensionnel L/D ou L est la longueur de corrosion (ou longueur avec perte
d’épaisseur) et D représente le diamètre du tube. La profondeur de corrosion ou perte d’épaisseur est
paramétrée à l’aide du coefficient adimensionnel d/t ou d représente la perte d’épaisseur et t
représente l’épaisseur du tube. Cette étude permet de conclure que pour une perte d’épaisseur fixée,
il existe une longueur critique de corrosion à partir de laquelle la charge de collapse est exactement
égale à celle du tube dont l’épaisseur serait constante et égale à celle de la zone corrodée. Toutes les
courbes qui traduisent l’effondrement ou charge de collapse pour une perte d’épaisseur donnée, en
fonction de la longueur affectée par la perte d’épaisseur, ont une asymptote qui correspond à la
charge de collapse du tube d’épaisseur constante égale à l’épaisseur en zone « corrodée ».

Figure 42 : Formule de défaut de corrosion locale [66]

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Figure 43 : Effet d’un défaut d’épaisseur axisymétrique : Etude de la longueur d’onde axiale du défaut
pour différentes amplitudes du défaut d’épaisseur [66].

Figure 44 : Effet d’un défaut d’épaisseur non-axisymétrique : Effet de la longueur d’onde azimutale
pour différentes amplitudes du défaut [66].
Les études expérimentale et numérique menées, permettent aussi d’évaluer l’effet d’une perte
d’épaisseur non axisymétrique. La corrosion n’est donc envisagée que sur une fraction angulaire de la
section du tube, le paramétrage de la longueur circonférentielle de cette imperfection est fait à l’aide
de la longueur curviligne c. La longueur du défaut ou perte de section est donc varié de 0 (tube
parfait) jusqu’à c=πD, la section est dans ce dernier cas entièrement corrodée.

Les modes de flambage observés sont différents et dépendent du paramètre c (longueur


circonférentielle de corrosion) ce qui explique le comportement des courbes résumant les résultats :
la transition d’un mode à l’autre s’effectue par une décroissance non linéaire d’un seuil de collapse
associé au premier mode, vers un seuil de collapse caractérisant le deuxième mode. Ci-dessous un
résumé des comportements observés suivant la localisation du défaut.

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Figure 45 : Charges critiques et modes de flambage [66].


Ci-dessous les différents modes de flambage observés :

Figure 46 : Modes de flambage obtenus sur un tube avec imperfection d’épaisseur [66].
Les principaux résultats liés à ces différents cas montrent :

- Que le défaut d’épaisseur interagit avec le défaut d’ovalisation. Il est donc nécessaire de bien
considérer les deux défauts et leur orientation (position l’un vis-à-vis de l’autre) si l’on veut
retrouver les résultats d’essais via la simulation.
- Une simulation 2D permet de retrouver les résultats dans certains cas.
- La modélisation 3D est nécessaire pour la plupart des cas étudiés et permet de corréler
proprement les résultats d’essais.

1.4 Coques cylindrique avec confinement externe

1.4.1 Introduction
Dans de nombreuses applications d'ingénierie, il arrive que des cylindres en acier soumis à la pression
externe, soient confinés par un corps externe. La surface latérale de la coque en contact avec un
milieu extérieure plus ou moins rigide, peut l’être de façon continue ou discontinue. Les tubes

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peuvent bien entendu se déformer et à priori « cloquer » en raison d’une sur-contrainte de


membrane compressive (selon la direction axiale ou selon la direction circonférentielle), citons par
exemple le cas des canalisations enterrées [1] (Figure 1), le cas de coque de tunnel dit liner, où la
paroi présente un cloquage dit « single lobe » [2], ou encore le cas de l’instabilité par flambage d’un
tube ondulé correspondant à une gouttière « High Density Polyethylene » (HDPE) [1] (Figure 2). Le
phénomène du flambage de tube confiné est peu étudié, comparativement aux autres cas comme le
simple flambage sous pression externe ou compression axiale, on ne compte que quelques
contributions éparses, issus essentiellement d’études pour le domaine de l’ingénierie pétrolière [67],
[68], [69], [62], [70], [71]. Généralement le cloquage se produit vers l’intérieur du fait de la condition
de contact. En raison des effets de la dilatation thermique empêchée, de la pression latérale
(perméabilité du milieu externe) et de la convergence du milieu externe, des contraintes
périphériques importantes se développent dans la paroi du cylindre, elles peuvent conduire au
flambement qui se produit sous la forme d’un «lobe vers l’intérieur » comme la (Figure 47), le tube
n’étant pas libre de se déformer vers l’extérieur. La charge critique est généralement très supérieure
à celle obtenue par la condition non confinée.

(a) (b)
Figure 47 : Flambage dit «single lobe », (a) Déformée de pipeline endommagé [36], (b) Test selon
Omara et al [72].
Dans cette partie, nous faisons le point des concepts clés intéressants de prime abord notre travail de
recherche, nous présentons les différentes formulations analytiques de pression critique de
flambement qui sont proposées pour la configuration de chargement de la coque confinée par
rapport aux solutions de Cheney [73], Glock [36], El-Sawy & Moore [74], Thépot [75] et Montel [76].
Puis, nous présentons les résultats relatifs à l’influence du défaut initial, du ratio , du contact
(rigidité de confinement, frottement à l’interface du contact) et les influences de divers autres
paramètres (plasticité, conditions aux limites…) qui ont été étudiées dans la littérature.
1.4.2 Formulations théoriques

[Link] Pression critique du tube élastique


Pour les cylindres confinés sous pression externe, le mode de flambement en mono-lobe (Figure 47a)
a été observé expérimentalement lors des essais menés par Omara et al [72] (Figure 47b). La
première tentative pour prédire ce comportement de flambage revient à Glock [36] (Figure 48) qui a
donné la formulation analytique de la pression critique de flambement pour un tube confiné dans le
cas d’un cloquage qui survient dans le domaine élastique. Il a supposé pour la résolution, qu’il n’y a
pas de variation de la contrainte et de la déformation dans la direction axiale du tube. La solution qu’il

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a proposée est plus précise que celle proposée par Cheney [73] en 1971. La pression critique de Glock
(1977) est fonction du rapport épaisseur sur diamètre du tube ( ), des caractéristiques
élastiques du matériau , comme précisé à l’équation (1-69). Les comparaisons avec les données
expérimentales [77] [78] [79], de même que les résultats de simulations numériques à l’aide de code
aux éléments finis [80] ont confirmé la pertinence de cette formule.

Figure 48 : Modèle de Glock [36]

(1-69)
Avec :

Module d’Young
Coefficient de Poisson
Diamètre moyen du tube
Epaisseur du tube

Nous déduisons de cette formule analytique, que lorsque le rapport (t/D) est entre 30 et 250, un gain
de 7.6 à 41.4 fois sur la pression critique de flambement est obtenu par rapport au cas d’un tube dont
la surface latérale est libre de tout contact (formule de Timoshenko [42] en 1961 donnée en (1-70) ) -
Figure 49.

Figure 49 : Flambage sous pression latérale uniforme pour un tube non-confiné [42]

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(1-70)

Combinaison de l’équation (1-1) et (1-2) :

(1-71)

La validité de l'équation de Glock [36] pour prédire la pression de flambement des cylindres élastiques
confinés a été également vérifiée par les résultats d’El-Sawy et Moore [74] (1998). Ils ont proposé une
formule analytique-empirique de la pression externe critique pour un tube confiné élastique parfait
(équation (1-72). Ils prennent en compte l’impact de la présence d’un défaut de contact initial (écart
ou gap avec le « corps » ou milieu hôte) comme décrit Figure 50:

Figure 50 : Schéma définissant l’écart ou gap initial [10]

(1-72)

Lorsque , le tube est en contact partout avec le confinement. L’équation (1-72) se transforme
en l’équation (1-73).

(1-73)

Le dernier terme dans la partie droite de l'équation (1-72) exprime l'augmentation de la contrainte
critique élastique classique des tubes non confinées (voir équation (1-70) lorsque les conditions de
confinement externe infiniment rigide sont imposées sur le cylindre. En supposant une valeur nulle de
l'écart initial , la comparaison entre l'équation (1-73) et la formule de Glock (1-71) montre que
l'ancienne formule empirique peut prédire assez précisément la pression critique des cylindres
confinés. La formule de Glock a également été testée sur le montagne expérimental [79] [78]. Dans
une publication ultérieure, Boot [81] a amélioré la solution de Glock [36], il propose une expression

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analytique de la pression critique tenant compte de la présence d’un gap entre le tube et le corps
rigide externe ou corps support. L’effet de la rigidité du confinement élastique ont été étudiés par
Bottega [19], qui a examiné analytiquement la charge critique du tube. Li et Kyriakides [20] ont étudié
le problème de deux tubes concentriques, la mise en contact des anneaux élastiques, soumis à la
pression extérieure, et étendus pour étudier ces résultats flambage propagation dans un cylindre
élastique en contact avec une enveloppe externe cylindrique élastique [21]. Ces publications ont
indiqué que la rigidité du confinement, ou anneau élastique externe, a un effet significatif sur le
comportement du tube interne et de sa capacité de déformation.

Thépot [75] (2000) suivant la même procédure proposée plus tôt par Boot [81] (1998), a développé
une solution analytique pour la coque élastique confinée soumise à pression externe, et prenant en
compte l’impact d’un gap ou jeu initial (Figure 51) qui est défini par un paramètre . La
charge critique est donnée par l’équation (1-74), elle est égale à la valeur critique de Glock ((1-69)
quand on ne prend plus en compte l’impact du gap.

Figure 51 : Configuration du contact, et gap initial pour la solution de Boot et Thépot [82]

(1-74
)

Avec

Plus récemment, en 2003, les travaux de Madryas et Szot [83] ont permis d’étudier l’impact des
défauts géométriques sur le flambage sous pression externe de tubes confinés. Les défauts sont ceux
communément étudiés pour les tubes confinés, tels que le gap au contact, l’ovalisation initiale, ou un
défaut local de type ondulation ou « cloque vers l’intérieur ». Dans une première étape, chaque type
de défaut est étudié de façon isolée, puis l’interaction de défauts est considérée. Sur la base d’un

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large éventail de calculs MEF et d’une interprétation statistique, une formule décrivant l’influence
pondérée des défauts individuels est proposée. Ils ont utilisé la formule de Glock (1977) pour décrire
l’imperfection de « gap », d’ovalisation et d’ondulation initiale (l’équation (1-75), et l’imperfection
locale est exprimée par un rapport de ( Figure 52).

(1-75)

Figure 52 : Description de combinaison de l’imperfection dans l’analyse MEF [83]

Dans l’équation (1-76) ci-dessous, le terme de réduction ( )de la pression externe critique est
exprimé en fonction de et ( Figure 52), où se réfère à l’imperfection.

Madryas et Szot ont proposé trois facteurs de réduction ( ) (1-76) de la pression externe critique
sont exprimés en termes de et (Figure 52), où se réfère à l’imperfection.

(1-76)

Tableau 3 : Coefficients pour les différents types d’imperfection dans l’équation (1-76) [83] ; S.E est
l’erreur standard
Madryas et Szot [83] ont proposé des expressions approximatives de l’effet du défaut local qui sont
en assez bonne adéquation avec les résultats de la MEF (Tableau 3) comme les courbes l’attestent.
Les descriptions mentionnées ci-dessus s'appliquent au modèle combinant les irrégularités ou
imperfections décrites à la ( Figure 52). Une telle forme de tube est d’ailleurs conforme à celle

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observée dans des cas pratiques. Il existe deux formes de flambage d’un tube confiné, à savoir un ou
deux lobes. Boot [81] en 1998 et Gumbel [84] en 2001, ont étudié la possibilité de flambage en deux
lobes. Mais Madryas et Szot [83] ont indiqué que la condition réelle d’application de la pression (la
pression externe est non uniforme) laisse entendre l’apparition d’un flambage mono-lobe. De plus, ils
indiquent que le mode mono-lobe conduit à une pression critique inférieure que le mode bi-lobes ou
multi-lobes. Il y a certains cas où le corps externe montre deux lobes comme l’ovalisation ( )
sous pression externe uniforme. Cependant, comme cela a été constaté dans la plupart des essais
menés, le cas d'un flambage mono lobe est majoritaire, il semble donc justifiée de retenir cette
déformée de flambage pour l’analyse analytique ou numérique.

Cezary [83] a étudié 126 cas d’imperfections combinées via la MEF, en confinant les amplitudes des
différentes imperfections dans les plages suivantes : pour le gap, pour

l’ovalisation et pour l’imperfection locale ou ondulation.

Le facteur de réduction ( ) (1-76) de la pression externe critique est exprimé en fonction de ,


et , définis dans l’équation (1-76). Les coefficients à , sont déterminés à l’aide du Tableau 4.

(1-77)

Tableau 4. Coefficients à prendre en compte dans l’équation (1-77) [83]

(1-78)

L'expression de donnée par l’équation (1-78), conduit à une erreur moyenne de 6,4% et une
variance moyenne de 0,002 par rapport aux résultats de simulations MEF. Cette expression peut donc
être considérée comme très fiable pour la description de l’effet de l’interaction des imperfections
précitées, sur la charge critique d’un tube confiné soumis à pression externe.

Une étude plus rigoureuse de flambage et le comportement post-flambage de cylindres confinés sous
la pression externe, a été menée par Kyriakides et Youn [85] en utilisant une formulation semi-

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analytique, basée sur la théorie des anneaux non linéaire. Une bague a été supposé in-extensionnels,
et le comportement élasto-plastique a été modélisée par un matériau bilinéaire. Les résultats de
Kyriakides et Youn [85] ont été utilisés pour étudier la propagation d’une onde de flambage dans des
tuyaux métalliques longs confinés [86] - Figure 53.

(a)

(c) (b)
Figure 53 : (a) Spécimen testé et confinement, (b) Représentation schématique d'un essai quasi-
statique, (c) Déformée du spécimen après testé [86]

[Link] Pression critique du tube élasto-plastique


Comparativement aux nombreuses publications disponibles sur le flambage élastique, il existe
relativement peu de publications sur le flambage élasto-plastique de tubes confinés. Montel [76]
(2001) a utilisé la solution de Timoshenko [42] (1961) proposée pour les tubes minces [87] et les
résultats expérimentaux présentés dans [88], pour développer une formule semi-empirique de la
pression critique externe d’une coque élasto-plastique. L’expression semi-empirique qu’il a proposée
nécessite le domaine de validité défini ci-après :

, .

L’équation est donnée en (1-79), la charge critique est une fonction décroissante de l’écart (Figure
50), du défaut initial (Figure 54), et du ratio D/t, et est une fonction croissante de la contrainte
d’écoulement .

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Figure 54 : Coque confinée sous pression externe uniforme : configuration de charge et de contact avec
prise en compte d’une imperfection initiale [32]

(1-79)

Selon la théorie de coque mince, en considérant la contrainte de Von Mises, la pression induisant la
plastification peut être calculée par l’expression suivant :

(1-80)

Combinaison de l’équation (1-79) et (1-80) en supposant :

(1-81)

Les phénomènes de flambement des structures minces sont souvent précédés par l’apparition de
déformations plastiques. Dans ce genre de situation on est en présence de deux états limites pouvant
entraîner la ruine de la structure, séparément ou en interaction : d’une part, par épuisement
plastique du matériau, lieu d’importantes déformations, et d’autre part, par instabilité entraînant la
structure dans de grands déplacements. Le terme « flambage plastique » désigne donc l’étude de
l’interaction entre ces deux phénomènes, plastification et instabilité géométrique.

Comparé au flambage élastique, le flambage plastique est un problème plus complexe et moins
maîtrisé car la présence des déformations plastiques conduit à des non linéarités augmentant la
difficulté de résolution.

Dans cette partie, nous traitons du cas du flambage plastique pour des tubes confinés. Vasilikis [32] a
étudié numériquement le comportement du tube parfait ( ) pour quatre cas de loi de
comportement du matériau : le cas d’un comportement purement élastique et trois cas de matériaux
plastiques avec trois valeurs de limite d’élasticité (235, 313, 566 MPa). L’expression de la valeur Py de

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la pression critique plastique est donnée via le paramètre . Ceci permet de montrer la variation de la
valeur (1-80).

(1-82)

Ici, est la pression critique en élastique, définie par la formule de Glock (équation (1-69) et est
la pression d’entrée en plasticité, définie par l’équation ((1-80). La Figure 55 nous permet de conclure
que si , le flambage se produit dans le domaine élastique ( ). Par conséquent, en
combinant les équations ((1-69) et ((1-80), on peut écrire comme dans (1-83).

(1-83)

Figure 55 : Variation de la valeur en fonction de dans l’équation (1-82)

Pour , le flambage se produit dans le domaine non-élastique, dans ce cas, la valeur de pression
maximale s’écarte de la solution élastique. Quand la valeur est très faible, elle s’approche de la
pression plastique . Cette approche est compatible avec la méthodologie décrite dans les normes
de l’European Design Recommendations [89].

Valdeolivas [90] a étudié à l’aide de simulations numériques 3D, le phénomène de flambage de liner
de tunnels sous la pression latérale, la déformée du tube est illustrée Figure 56. Il a considéré le
rapport D/t pour différencier le flambage élastique du flambage plastique (Figure 57 et Figure 58).

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Figure 56 : Déformée de type single lobe du tube (modèle 3D) [90]

Figure 57 : Résultats numériques de Valdeolivas et solutions analytiques de Jacobsen et de Roark [90]

Figure 58 : Résultats numériques de Valdeolivas et solutions analytiques de Jacobsen, Boot, Glock,


Sawy, Montel et Thépôt [90]

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1.4.3 Effet de la nature du « contact »

[Link] Introduction

[Link] Effet de la rigidité du matériau de l’interface


Les effets de la déformation du corps amenant le confinement sur le comportement au flambage du
tube élastique confiné, ont été étudiés par Bottega [91]. Ce dernier, a examiné analytiquement le
comportement des deux structures, le tube confiné et le corps externe supposé déformable, en
intégrant le problème de contact à l’interface. Li et Kyriakides [92] [93] ont étudié le problème de
deux tubes concentriques, supposés élastiques, et soumis à la pression externe [94]. Ces études
indiquent que le comportement du corps élastique externe a un effet significatif sur le comportement
du tube, sur sa capacité de déformation et sur sa charge critique. Vasilikis [32] [33] a mené une
campagne de modélisations numériques à l’aide de la MEF, pour déterminer la charge critique d’un
tube élastique confiné par un corps déformable (de module d’Young ) (étude de Jeyapalan [35]). Ses
résultats indiquent que la pression critique est une fonction décroissante de la rigidité du corps
externe. Cette variation de la pression critique pour quatre valeurs différentes de la rigidité du corps
externe ( ) est représentée Figure 59. Il serait intéressant de confirmer cette tendance en
augmentant le nombre de cas de calculs, afin d’avoir une description plus fine du comportement
(chute de la charge critique) et ceci pour différents rapports géométriques et pour différents
matériaux.

Figure 59 : Tube confiné sous pression externe : Effet de la rigidité du corps externe [33]
La Figure 60 montre la sensibilité à la rigidité du corps externe, paramètre qui influence fortement la
pression critique. Ceci pour les petites tailles du défaut initial , cette influence diminue
lorsqu’on augmente la taille du défaut initial. Pour les petits ratios , la pression critique est moins
sensible à la taille du défaut initial .

72

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Figure 60 : Effet de la rigidité du corps externe sur la pression critique d’un tube confiné [32]
Vasilikis [33] a considéré l’influence de la rigidité du corps externe via le ratio f de la pression critique
du tube confiné par un corps externe ( ) sur la pression critique du tube confiné par un corps
externe infiniment rigide ( ):

(1-84)
La valeur est déterminée sur la base des résultats numériques :

(1-85)
Où :

(1-86)

La comparaison entre les prévisions analytiques et les résultats numériques est illustré Figure 61, ce
qui prouve la validité de l’équation (1-85). Cette équation peut donc être utilisée pour une description
des effets de la rigidité du corps externe.

Figure 61 : Courbe à partir des résultats numériques (1-86) [33]

73

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Vasilikis [33] a également indiqué que la rigidité du confinement influence fortement la valeur de
pression critique pour différentes propriétés du matériau acier (effet de la limite d’élasticité du tube)
(Figure 62). Le confinement rigide est considéré (Figure 62a), la pression critique est fonction
croissante de la limite d'élasticité du tube. D'autre part, dans le cas d'un milieu de confinement peu
raide, la pression critique semble être peu sensible à la valeur de la contrainte d'écoulement du tube.
Dans ces cas, la valeur de la pression critique est assez faible, en raison de la rigidité faible du
confinement. Dans les trois cas de la Figure 62b, le flambement se produit dans le domaine élastique.

Figure 62 : Tubes cylindriques confiné : Courbes de réponse sous pression externe en fonction de la
limite d’élasticité et de la rigidité du confinement [32]

[Link] Effet du frottement du contact


Vasilikis [32] a également considéré le frottement à l’interface, ou frottement du contact. La rigidité
du contact entre le tube confiné et le corps externe ( ) est présenté Figure 63. Le
frottement est considéré par l'intermédiaire du coefficient de frottement où et est
l’angle de frottement de l’interface. Trois valeurs caractérisant le frottement, ont
été étudiées. Les résultats numériques montrent que dans le cas d’un confinement de faible rigidité,
la prise en compte de la friction influence légèrement les résultats, elle conduit à une augmentation
de la pression critique. Dans le cas d’un confinement rigide, cet effet est négligeable.

74

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Figure 63 : Effet du frottement du contact sur la pression critique d’un tube confiné [32]

1.4.4 Effet des imperfections géométriques initiales


Les travaux de Madryas et Szot [83] ont permis d’étudier l’impact des défauts géométriques sur le
flambage sous pression externe de tubes confinés. Les défauts sont ceux communément étudiés pour
les tubes confinés, tels que le gap au contact, l’ovalisation initiale, ou un défaut local de type
ondulation ou « cloque vers l’intérieur ». Dans une première étape, chaque type de défaut est étudié
de façon isolée, puis l’interaction de défauts est considérée. Sur la base d’un large éventail de calculs
MEF et d’une interprétation statistique, une formule décrivant l’influence pondérée des défauts
individuels est proposée.

Les cas étudiés traitent du flambage de tubes métalliques confinés sous pression externe avec
différentes tailles et différentes formes de défaut initial, incluant un gap initial de contact et/ou un
défaut du tube (Figure 64, Figure 65).

Figure 64 : Etapes pour l’étude au flambage d’une coque confinée sous pression externe [84]

75

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Figure 65 : Classification et combinaison de défauts [84]

[Link] Effet d’un écart ou gap de contact


Un écart sur la circonférence, entre la surface extérieure du tube et la surface intérieure du corps
externe (Figure 66), est exprimé comme un pourcentage du taux ∆g/R. Il se produit principalement en
raison de l’auto-étirement après la procédure d’installation du tube dans le corps hôte. Le résultat de
cet auto-étirement, dans un intervalle pouvant aller jusqu'à 1% du diamètre moyen du tube, dépend
du type de matériau et de la technologie utilisée pour la création de ligne, tandis que les écarts de
diamètre peuvent se traduire par un écart encore plus grand. Dans l'ensemble, l'écart peut atteindre
5% du diamètre et l'écart minimum recommandé est d'environ 0,5% du diamètre. La Figure 67
présente l’évolution du facteur de réduction de la pression critique de flambement du fait d’un défaut
de type gap.

Figure 66 : Description de l’écart dans l’analyse MEF [83]

76

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Figure 67 : Fonction approchée du facteur de réduction pour un défaut de type « gap »

[Link] Effet d’une ovalisation initiale


L’ovalisation du tube est souvent générée lors de sa fabrication (contraintes internes ou résiduelles),
parfois elle est induite par le milieu support (corps hôte) en raison du retrait ou de l’apparition de
fissures causées par la surcharge ou la corrosion du milieu.

Figure 68 : Forme « ovale » d’un pipeline en contact avec un corps fissuré [83]
En réalité, la rigidité globale de la structure s’assouplit du fait des fissures et on a une redistribution
des charges (un peu plus de charge verticale). Pour le tube confiné, ces fissures jouent le rôle de
charnière (Figure 68). L’amplitude de l’ovalisation peut être décrite par le rapport entre le rayon du
tube incluant l’imperfection et le rayon du tube parfait. Elle peut être exprimée par un pourcentage
du rapport (Figure 69).

Figure 69 : Description de l’ovalisation dans l’analyse MEF [83]

77

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Figure 70 : Fonction approchée du facteur de réduction pour une ovalisation

[Link] Imperfection localisée ou ondulation locale ou « cloque »


L’imperfection simple provient du phénomène d’instabilité du corps rigide externe. L'observation des
échantillons de revêtements installés dans la pratique, montre qu'il existe de nombreuses
irrégularités de tailles différentes, dont l'apparition dépend de plusieurs facteurs. Les imperfections
locales peuvent être causées par, la présence de sédiments au fond du tube hôte, le procédé de
formage du tube, les opérations de réparations du tube, ou des irrégularités locales du corps externe.
Dans de nombreux cas (par exemple l'excentricité du tube, ou la dégradation locale du corps externe),
l'influence de l'imperfection locale est réduite par la distribution tridimensionnelle des forces
internes. Mais pour les sections en vis-à-vis de défauts, l’accélération du flambage, provoquée par
l'imperfection locale, doit être prise en considération. On compte deux approches différentes pour la
modélisation de l'imperfection locale ondulée, celle de El-Sawy et Moore [95] développée en 1997, et
celle de Falter [96] développée la même année. Madryas et Szot [83] ont utilisé la formule de Glock
en 1977 pour décrire l’imperfection ondulée initiale (l’équation (1-75), et l’imperfection locale est
exprimée par un rapport de ( Figure 52).

(1-87)

Figure 71 : Description de l’imperfection ondulée dans l’analyse MEF [83]

78

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Figure 72 : Fonction approchée du facteur de réduction lié à une imperfection ondulée [83]

Les trois facteurs de réduction ( ) (1-76) de la pression externe critique sont exprimés en termes de
et (Figure 67, Figure 70 et Figure 72), où se réfère à l’imperfection.

(1-88)

Tableau 5 : Coefficients pour les différents types d’imperfection dans l’équation (1-76) [83]
Comme les courbes l’attestent, Madryas et Szot [83] ont proposé des expressions approximatives de
l’effet du défaut local qui sont en assez bonne adéquation avec les résultats de la MEF (Tableau 3).

Khaled [97] a étudié la stabilité sous pression externe d’un tube confiné avec les défauts locaux. Il a
monté l’influence de l’imperfection (∆/R ; a/b ; a/R ; θ) sur la pression critique du tube, Figure 74,
Figure 75, Figure 76.

Figure 73 : Paramètres géométriques de l’imperfection de l’ondulation local [97]

79

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Figure 74. Effet de l’imperfection normalisée (∆/R) et (a/b) sur la pression critique, Khaled [97]

Figure 75. Effet de l’angle θ sur la pression critique, Khaled [97]

Figure 76. Effet de l’imperfection normalisée (a/R) sur la pression critique, Khaled [97]

80

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[Link] Combinaison de défauts : gap, imperfection ondulée et ovalisation


Les descriptions mentionnées ci-dessus s'appliquent au modèle combinant les irrégularités ou
imperfections décrites à la Figure 66. Une telle forme de tube est d’ailleurs conforme à celle observée
dans des cas pratiques. Il existe deux formes de flambage du tube confiné, à savoir un ou deux lobes.
Boot [81] en 1998 et Gumbel [84] en 2001, ont étudié le flambage en deux lobes. Mais Madryas et
Szot [83] ont indiqué que la condition réelle d’application de la pression (la pression externe est non
uniforme) laisse entendre l’apparition d’un flambage mono-lobe. De plus, l'analyse de l’équilibre à
partir d’une formulation énergétique, indique que le mode mono-lobe conduit à une pression critique
inférieure que le mode bi-lobes ou multi-lobes. Il y a certains cas où le corps externe montre deux
lobes comme l’ovalisation ( ) sous pression externe uniforme. Cependant, comme cela a été
constaté dans la plupart des essais menés, le cas d'un lobe de flambage est majoritaire. Donc, la
forme d’un flambage mono-lobe semble justifiée et a été utilisée pour l’analyse analytique ou
numérique.

Figure 77 : Description de combinaison de l’imperfection dans l’analyse de MEF [83]


Cezary [83] a étudié 126 cas d’imperfections combinées via la MEF, en confinant les amplitudes
d’imperfections dans les plages : pour le gap, pour l’ovalisation et

pour l’imperfection locale ou ondulation.

Le facteur de réduction ( ) (1-76) de la pression externe critique est exprimé en fonction de ,


et définis dans l’équation (1-76). Les coefficients à , sont déterminés à l’aide du Tableau 4.

(1-89)

81

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Tableau 6 : Coefficients pour inclusion dans l’équation (1-77) [83]

(1-90)

L'expression de donnée par l’équation (1-78), conduit à une erreur moyenne de 6,4% et une
variance moyenne de 0,002 par rapport aux résultats de simulations MEF. Cette expression peut donc
être considérée comme très fiable pour la description des effets des imperfections combinées sur la
charge critique d’un tube confiné soumis à pression externe.

1.4.5 Effet du ratio R⁄t


Vasilikis [32] a considéré deux tubes (élastique et élasto-plastique) avec confinement externe
élastique (rigidité E’ donnée), soumis à la pression externe, et intégrant le problème de contact de
l’interface. Ces études nous indiquent que l’influence du ratio R/t est très sensible sur le
comportement du tube et sur sa charge critique. La pression critique est une fonction décroissante du
ratio R/t, cette chute de charge critique est représentée à la Figure 78.

(a) (b)
Figure 78 : Travaux de Vasilikis [32], a)Influence du ratio R⁄t sur la charge critique du tube élastique, b)
Charges critiques en fonction d’une imperfection pour différents rapports D/t du tube élasto-plastique

82

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Chapitre bibliographique

1.5 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons tout d’abord rappelé les concepts clé associés au phénomène de
flambage ainsi que sa modélisation via l’approche numérique, plus précisément la MEF. Nous avons
mis l’accent essentiellement sur les méthodes particulières au flambage, tel que le suivi de « branche
d’équilibre » en post-flambage, avec la méthode Riks modifiée et celle de l’amortissement, qui sont
les plus utilisées dans les codes de calcul commerciaux. La technique d’amortissement semble mieux
modéliser le flambage local que la méthode de Riks modifié. Le choix des éléments est aussi très
important pour la modélisation du flambage, ce choix dépend aussi de la nécessité de modéliser
d’autres phénomènes (contact, déformation plane, contrainte plane, grande déformation en
postcritique lointain). Nous avons ensuite dressé un état de l’art pour ce qui est du flambage des
tubes non confinés, soumis à la pression externe uniforme, dans le cas du flambage élastique ou
plastique. Puis nous nous sommes penchés sur les travaux de la littérature concernant le flambage de
tubes confinés et la configuration du contact.

Bien que les études soient nettement moins exhaustives, du fait que cette problématique a été très
récemment investie, un certain nombre de paramètres ont cependant été étudiés. Ainsi l’effet du
contact induit par le corps externe, l’influence d’un défaut initial, l’influence du frottement de
contact, la rigidité du milieu externe, ainsi que l’effet du seuil de plasticité du matériau constitutif du
tube sont abordés. Cependant, comparativement aux études disponibles sur le flambage sous
pression externe de coques non confinées, les résultats semblent très limités et éparses. Ils
mériteraient donc d’être investis en profondeur en couplant modélisations numériques et
expérimentations. Soulignons que pour cette dernière, il existe très peu d’essais, c’est un manque que
l’on vise à combler en proposant une plus large étude expérimentale où l’on se confronterait à
diverses géométries, divers cas de charges, divers matériaux confinant, afin de disposer de très
nombreux résultats et de vérifier la robustesse des constats et analyses qui en découlent. Cette large
panoplie d’essais nous permettrait aussi leur modélisation, ce qui indubitablement en cas d’une
bonne corrélation essais/calculs nous permettrait d’utiliser la simulation avec plus de confiance.

Précisons enfin qu’à ce stade de bilan, aucune étude traitant du flambement sous contact dans le cas
d’un chargement appliqué directement par le corps externe, n’a été trouvée ni au niveau
expérimental, ni au niveau numérique.

L’état de l’art nous permet de mettre en exergue les nombreux paramètres qu’il faudra peser, de
souligner les résultats acquis et qui en partie peuvent nous servir pour conforter la modélisation
numérique que nous allons développer, ainsi que les manques. En particulier, nous concluons que
nous disposons de très peu de résultats expérimentaux relatifs à l’étude de l’effet de la rigidité du
milieu confinant.

In fine la modélisation nous permettra, une fois les résultats d’essais corroborés de façon robuste,
d’expliquer l’ensemble des constats expérimentaux les nôtres et au-delà.

83

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Chapitre Expérimental

Chapitre 2. Expérimentation
2.1 Introduction
Ce chapitre est dédié à l’étude expérimentale. Afin de maitriser la problématique que l’on veut ici
étudier. Il nous parait important avant d’engager une campagne d’essais parfaitement représentative
du flambage sous contact induit par la convergence de la roche ou du sol, de peser les effets de
différentes configurations de chargement sous pression externe d’une coque cylindrique mince, avec
par exemple le cas d’un confinement, de rigidité plus ou moins importante, assurant uniquement une
condition de contact unilatéral. Nous proposons donc dans ce rapport des essais qui vont nous
permettre de qualifier la nature du flambage et de quantifier la pression critique en fonction des
conditions de contact. Par conditions de contact, on entend, la rigidité du milieu extérieur assurant le
confinement de la surface latérale de la coque susceptible de flamber, mais aussi la faculté de ce
milieu de suivre la coque dans son flambage ou pas. La réelle distribution de chargement est une
question délicate, sachant qu’in situ (tube servant de chemisage), c’est la « convergence » du
matériau de la roche qui induit une déformation du tube. Cependant nous n’avons aucune garanti,
qu’une pression externe appliquée sur la paroi du tube soit équivalente au chargement réel in situ qui
consiste en une expansion de matériau de façon radiale et vers l’intérieure de la coque.

Dans une première partie nous présentons le test de flambage dans le cas d’une coque cylindrique en
fer blanc sous pression externe générée par un milieu confinant qui s’expand radialement, ce qui est
assez proche du cas d’un chargement de type « convergence » du milieu de confinement, nous avons
opté pour la « glace ». Puis nous présentons l’étude du flambement avec une condition de contact
surfacique localisée ou sur toute la surface externe de la coque, on parlera alors de contact généralisé
ou total au sens ou la coque est totalement confinée. Pour le corps ou milieu garantissant le
confinement, nous avons opté pour le polystyrène. Enfin, nous considérons le flambage d’un tube
mince en acier standard laminé à froid DC01 sous contact dans le cas d’une pression appliquée
directement par un matériau de confinement externe (sable fin). Une enveloppe gonflable nous
permet d’appliquer sur le sable de confinement un chargement de type pression externe qui induit
une « convergence » radiale du matériau de confinement. L’ensemble, coussin gonflable plus sable fin
plus coque dont nous voulons étudier l’instabilité, est positionné dans un tube épais en acier qui sert
d’enceinte extérieure et qui est considéré infiniment rigide.

Pour chaque test, nous présentons les détails concernant les éprouvettes, leur préparation en vue des
essais (insert, avec jauge), ainsi que l’identification des caractéristiques mécaniques du matériau. Puis,
le dispositif d’essai avec le système de mise en charge et les conditions aux limites, le système
d’acquisition et de traitement des mesures (capteur pression eau, jauges) sont décrits. Nous
détaillons aussi la procédure d’essai ainsi que les résultats essentiels qui en sont issus comme la
courbe pression-déformation caractérisant le procédé de la déformée du tube. Plusieurs essais sont
menés afin de garantir la reproductibilité des résultats, puis in fine des études paramétriques nous
permettent de peser l’effet de la rigidité du confinement quant à la réponse du tube.

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Chapitre expérimental

L’étude devra permettre de quantifier la pression de flambement ou pression critique, de qualifier le


type de mode, sa reproductibilité, la nature du flambement progressif ou dynamique, et afin
d’évaluer l’effet de l’épaisseur et de la rigidité du confinement et l’effet de la configuration du contact
frottant ou pas, total ou partiel.

2.2 Tests phénoménologiques : Coque avec confinement par matériau « glace »


Cette partie est dédiée à une approche qualitative qui vise simplement à mettre en exergue la
phénoménologie du flambage sous contact, quand le contact est surfacique et confine toute la
surface extérieure ou extrados de la coque. Plus précisément, il s’agit de vérifier que le flambage peut
apparaitre dans le cas d’une coque confinée extérieurement, lorsqu’elle subit une pression externe
générée par l’expansion du milieu la confinant. Ce cas représente qualitativement ce que subirait un
tube de chemisage d’un tunnel, qui subirait la convergence du sol (mouvement du sol vers l’intérieur
de l’ouverture pratiqué en son sein). On vise donc ici essentiellement à démontrer la possibilité d’un
flambement sous une sollicitation de type solide/solide et le cas échéant à caractériser la pression
critique comparativement au cas où la coque ne subirait qu’une pression latérale externe
indépendamment de tout confinement. L’étude devra permettre de qualifier le flambement, plus
précisément le type de mode, sa reproductibilité, mais aussi la nature du mode de flambement,
statique ou dynamique.

Pour cette étude dite qualitative, nous avons opté pour des coques minces en fer blanc qui
correspondent à des boîtes de conserve, ceci permet de disposer de suffisamment de spécimens pour
permettre une étude conséquente en termes d’essais. Il est en effet nécessaire de garantir la
robustesse des résultats et donc une bonne reproductibilité. Pour le corps ou milieu garantissant le
confinement, nous avons opté pour le matériau glace. L’expansion de celle-ci nous permet en effet de
garantir un chargement de type « convergence » du milieu externe (la glace). On détaille ici les
différentes données relatives à ce type d’essais ainsi que les résultats qualitatifs et quantitatifs.

2.2.1 Préparation des éprouvettes


Les spécimens d’essais sont des coques cylindriques en fer blanc électrolytique (boîtes de conserves
fabriquées par SOLAC). Aux deux extrémités de la coque, nous positionnons des mors en acier doux
(Figure 79) afin d’assurer des conditions aux limites maitrisées et reproductibles. En l’occurrence ici, il
s’agit d’un encastrement. Certains essais ont été menés avec une condition aux limites proche de
l’appui simple. Pour assurer la liaison entre la coque et le mors assurant la condition aux limites, nous
mettons en place du métal à bas point de fusion.

85

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Chapitre expérimental

(a) (b) (c)


Figure 79 : a) Spécimen en fer blanc électrolytique, b) Mors, c) métal bas point de fusion

2.2.2 Condition aux limites


Nous avons opté pour une condition aux limites de type encastrement parfait. Pour réaliser cet
encastrement, la solution adoptée est de noyer l’extrémité de la coque dans du métal à bas point de
fusion (70°C), dans une cavité usinée dans les mors. Le centrage se fait sur la paroi interne haute et
basse de la coque (Figure 80). Ce procédé permet la fixation de la coque sans avoir à utiliser un
serrage mécanique et présente l’intérêt d’être simple à réaliser et reproductible.

Figure 80 : Coque cylindrique avec mors

Figure 81 : Spécimen en fer blanc électrolytique avec encastrement aux extrémités

86

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Le diamètre moyen de la coque est de 99mm, la longueur de 122mm. Huit millimètres servent à
chaque extrémité à encastrer la coque. La longueur utile est de 106mm et l’épaisseur moyenne est de
0.175mm (Figure 82).

Paramètre Note Valeurs


Diamètre externe D (mm) 99
Epaisseur t (mm) 0.175
Hauteur H (mm) 106
Module d'élasticité E (MPa) 198000
Coefficient de Poisson 0.3
Limite d’élasticité 197
Tableau 7 : Paramètres géométriques et matériaux de la coque cylindrique

Figure 82 : Géométrie de la coque testée

2.2.3 Instrumentation
Afin de mesurer les déformations induites sur la coque dans la direction circonférentielle mais aussi
axiale, nous disposons huit jauges sur la surface du spécimen. Ces jauges sont placés à (45°) l’une de
l’autre. Une jauge est collée au voisinage de la soudure (Figure 83) et trois à l’extérieur, quatre
thermocouples à l’intérieur sur la cuve (Figure 84). (Pour éviter leur décollement du fait de
l’interaction avec la glace les jauges sont collées plutôt sur la surface interne).

Figure 83 : Disposition des jauges à l’intérieur de la coque

87

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Figure 84 : Disposition des jauges et des thermocouples sur la cuve

2.2.4 Dispositif d’essai


Il s’agit ici d’un essai qui se veut essentiellement qualitatif, l’objet est de démontrer le flambage d’une
coque cylindrique qui serait confinée par un matériau qui s’expand radialement. Les schémas ci-après
(Figure 85) résument le type de chargement attendu et qui traduirait en fait la convergence radiale et
uniforme de la roche in situ, c’est-à-dire dans les alvéoles de stockage.

Figure 85. Schémas de l’expansion radiale du matériau de l’interface « glace »

Le dispositif expérimental conçu pour cette étude qualitative est donc très simple. Nous disposons
une coque mince (ouverte à ces deux extrémités) dans un tube épais de plus grand diamètre qui lui
est muni d’un seul fond (sur lequel la coque est positionnée). L’espace entre la coque mince et le tube
très épais est rempli d’eau à l’ambiante. L’ensemble est positionnée dans une enceinte frigorifique
dans laquelle la température est baissée à -40°C (Figure 86). Une fois le changement de phase atteint
(gel), la glace s’expand radialement mais aussi axialement. Dans cette seconde direction, l’expansion
est libre, alors que la coque mince l’empêche de se dilater radialement, cela induit donc une
contrainte de compression circonférentielle de la coque, ce qui devrait induire le flambage. Le
chargement ici appliqué, correspond donc bien à l’expansion de la glace. Une instrumentation nous
permet d’avoir les mesures essentielles à la vérification de la reproductibilité de l’essai, à savoir des
thermocouples positionnés dans l’eau, dans l’étuve et sur la coque, des jauges de déformation collées
à l’intrados de la coque.

88

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Figure 86 : Congélateur, essai à -40°C

2.2.5 Courbes et mode de flambage


Les modes de flambement des six coques testées sont représentés Figure 88, Figure 89, Figure 90,
Figure 91, Figure 92 et Figure 94. En général, l’expansion de la « glace » nous permet en effet de
garantir un chargement de type « convergence » du confinement, le flambage a deux reprises sur
deux types de mode, à savoir, un seul (flambage initial) ou plusieurs lobes (multi-lobes) de flambage
(post-flambage). Le flambage initial se produit, et se traduit par une première cloque vers l’intérieur,
continuer le chargement (maintien de la température à -40°C) permet à la glace de continuer à
s’expanser, et aboutit à un 2nd flambage, toujours vers l’intérieur mais traduisant plusieurs lobes.

Figure 87 : Déformée de la coque ondulée (CL01) juste après essai

Figure 88 : Déformée de la coque ondulée (CL01)

89

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Chapitre expérimental

Figure 89 : Déformée de la coque sans ondulation (CL02)

Figure 90 : Mode de flambage de la coque CL03

Figure 91 : Mode de flambage de la coque CL04

Figure 92 : Mode de flambage de la coque CL05

90

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Chapitre expérimental

Figure 93 : Observation expérimental juste après essai pour la coque CL06

Figure 94 : Mode de flambage de la coque CL06


Pour analyser de façon détaillée le chargement de type « expansion » de la glace, un test mieux
instrumenté est mené sur la coque CL06 (coque avec des jauges de déformation). La Figure 95
visualise l’évolution des mesures pour les huit jauges de déformation qui sont positionnées sur la
paroi interne de la coque. Globalement, les courbes peuvent-être divisées en deux zones ou étapes
comme décrit Figure 95. Les déformées du tube correspondant à ces deux étapes sont présentées
dans la Figure 94. La première étape est stable, la pression du contact est quasi nulle, elle correspond
à la phase ou l’eau n’est pas encore transformée en glace. La deuxième phase traduit un transitoire
qui correspond à l’augmentation de la rigidité du matériau « glace » et à son expansion, amenant une
contrainte circonférentielle compressive au niveau de la coque. Lors de cette phase le flambage
apparait, on peut noter le « cloquage » du fait d’une rapide variation de la déformation constatée sur
certaines jauges, ce qui démontre le caractère local du flambage.

91

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Shell CL06

Etape 1 Etape 2

Figure 95 : Courbes des jauges de déformation versus le temps, coque CL06


Plus précisément la première cloque est visible sur la courbe jaune pour t=4855 secondes et le
deuxième flambage apparait sur la courbe rouge pour t=5362 secondes.

2.2.6 Discussions
Nous avons rappelé le flambage sous contact d’une coque cylindrique en fer blanc dans le cas d’un
chargement appliqué directement par le corps externe (chargement de type « convergence » du
confinement externe par le matériau « glace »). Nos essais sont menés en quasi-statique, ils nous
montrent juste la possibilité d’un flambement sous une sollicitation de type solide/solide, plus
précisément le type de mode, sa reproductibilité, mais aussi la nature du mode de flambement et un
cas échéant (coque CL06) à caractériser la déformation de la surface latérale de la coque.

2.3 Tests de cas simplifiés: Coque avec confinement par polystyrène


Il nous parait important avant d’engager une campagne d’essais parfaitement représentative du
flambage sous contact induit par la convergence de la roche, de peser les effets de différentes
configurations de chargement sous pression externe d’une coque mince, avec par exemple le cas d’un
confinement, de rigidité plus ou moins important, assurant uniquement une condition de contact
unilatéral. Nous proposons donc ici des essais qui vont nous permettre de quantifier l’effet
principalement des conditions de contact. Par conditions de contact, on entend, la rigidité du milieu
extérieur assurant le confinement de la surface latérale de la coque susceptible de flamber, mais aussi
la faculté de ce milieu de suivre la coque dans son flambage ou pas.

92

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Chapitre expérimental

Cette partie est dédiée à l’étude expérimentale du flambage avec contact. Il s’agit tout d’abord de
mettre en exergue le phénomène de flambage dans le cas d’une coque seule (non-confinée) sous
pression externe. Puis des coques confinées latéralement par 2 couches (locale et globale) ou 4
couches de polystyrène. L’étude devra permettre de qualifier le flambement, plus précisément le type
de mode, sa reproductibilité, mais aussi la nature du mode de flambement.

2.3.1 Spécimens testés


Nous disposons d’un banc d’essais qui nous permet d’appliquer une pression externe sur une coque
cylindrique. Il s’agit plus précisément d’une pression hydrostatique, car la pression s’exerce à la fois
sur la surface latérale de la coque mais aussi sur les deux fonds assurant sa fermeture. Le chargement
induit donc une contrainte de compression circonférentielle, et une contrainte de compression axiale.
Les viroles que l’on teste sont des boîtes de conserves en fer blanc électrolytique fabriquées par
l’entreprise SOLAC. Les dimensions de la coque ainsi que les caractéristiques du matériau sont
données dans le tableau ci-dessous.

Paramètre Note Valeurs


Diamètre externe D (mm) 99.20
Epaisseur t (mm) 0.237
Hauteur H (mm) 106
Module d'élasticité E (MPa) 198000
Coefficient de Poisson 0.3
Limite d’élasticité 197
Tableau 8 : Paramètres géométriques et matériaux de la coque cylindrique

(a) (b)
Figure 96 : a) Caractérisation du matériau, b) Courbe de traction du matériau fer blanc électrolytique
Nous avons testé tout d’abord des coques vierges de tout renfort externe, par renfort externe on
entend le milieu de confinement. Puis des coques confinées latéralement par 2 couches (locale et
globale (Figure 97d-e)) ou 4 couches de polystyrène (Figure 97f).

Epaisseur d’une
Feuillard Largeur (mm) Module d’Young (MPa)
couche (mm)
Polystyrène 3.3 100 5
Tableau 9 : Paramètres géométriques et matériaux des feuillards en polystyrène
93

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Chapitre expérimental

Nous considérons deux configuration, celle ou ces couches sont juste en contact avec la coque et celle
où elles sont liées à la coque à l’aide d’une bande d’adhésif double face. Les paramètres des feuilles
de polystyrène utilisé sont représentés sur le Tableau 9. L’épaisseur du polystyrène dans le cas de 2
couches est donc de 6.6mm, et de 13.2mm pour la coque avec 4 couches. Ci-dessous quelques photos
de certains des spécimens testés.

a b c d e f
Figure 97 : a) Coque avec des jauges de déformation, b) ligne de soudage de la coque, c) coque +
bande d’adhésif double face, d) coque avec confinement local, n=2, e) coque avec confinement total,
n=2, f) coque avec confinement total, n=4. n est nombre de couche de polystyrène
Pour l'étude expérimentale, une coque seule et cinq différentes coques confinées ont été fabriquées
et testées. Toutes les propriétés géométriques de la coque cylindrique et du confinement externe
sont indiquées dans le Tableau 10. Pour la coque, six jauges de déformation ont été fixées avec SG1,
SG2, SG3, SG4, SG5, SG6, connectées dans la direction circonférentielle, sur la surface extérieure, à la
section Z = H/2 de la coque. Ces jauges sont placées à (60 °) l'une de l'autre. Le band d’adhésive
double face a été utilisé pour relier le confinement à la paroi externe de la coque (Figure 97c). Les
couches de polystyrène sont toujours reliées par le band d’adhésive double face.

94

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Chapitre expérimental

Confinement (EPS) Bande


d’adhésive
Type de
Géométrie Nombr double face
Spécimen Epaisseu confinemen
de la coque e de hauteur entre coque
r total t
couche et
(mm) (mm)
s, n confinement

S. 1 (coque
- - - - -
seule)

S. 2 2 6.6 106 Local Yes


D/t=418
t=0.237 S. 3 2 6.6 106 Total No
(mm)
H/D=1.1 S. 4 2 6.6 106 Total Yes

S. 5 4 13.2 106 Total No

S. 6 4 13.2 106 Total Yes

Tableau 10 : Spécifications géométriques de coque cylindrique et de polystyrène expansé

2.3.2 Méthodologie expérimentale


Dans cet essai, la charge de pression externe est appliquée sur le fluide (de l’air) environnant la coque.
Les spécimens d’essais sont donc rendus hermétiques grâce à l’utilisation d’un joint silicone. En ce qui
concerne les conditions aux limites, l’extrémité inférieure de la coque est fixée dans le dispositif
d’essai. Un transducteur de pression piézo-électrique est utilisé pour mesurer la pression externe. La
procédure d'acquisition de données est préalablement testée pour vérifier la fiabilité des mesures. Le
profil schématique du dispositif expérimental est représenté sur les Figure 98 et Figure 99. La relation
charge-temps, déformation des jauges-temps de tous les échantillons d'essai a été enregistrée et
utilisés plus tard pour décrire leur phénomène de flambage. Le choix des capteurs s’est fait en
fonction de l’étendue de mesure attendue, la sensibilité, et la précision requises. Le signal est
enregistré avec une fréquence d’échantillonnage de 0.2s, une caméra est utilisée afin d’observer la
déformée de l’éprouvette durant le test.

95

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Figure 98 : Système d’acquisition des signaux

(a) (b)
Figure 99 : Application d’une pression externe sur la coque seule, a) Caractéristiques principales du
banc d'essai, b) Vanne de régulation
2.3.3 Résultats
A partir des informations acquises par le capteur pression et les jauges de déformation, une
conversion des unités électriques vers les grandeurs physiques est effectuée. Les Figure 101, Figure
107, Figure 112, Figure 116, Figure 120 et Figure 124 visualisent respectivement l’histoire de pression
et des jauges de déformation de six spécimens. En général, pour les coque seule et les coques collées
avec confinement externe, le flambage a deux reprises sur deux types de mode collapse, à savoir, (1)
un seul ou plusieurs lobe de flambage (flambage initial) et (2) multi-lobe (post-flambage). Le flambage
initial se produit, accompagné la sinusoïde formée d'une déformation vers l’intérieure au voisinage de
l'articulation; tandis que la seconde s’est produite à une pression supérieure, accompagné de
plusieurs « lobe » sinusoïdales formés (mode circonférentiel). Les Figure 103, Figure 109, Figure 113,
Figure 117, Figure 121 et Figure 125 illustrent les courbes de pression externe versus la déformation
des jauges de six spécimens. Le mode de flambement de tous les spécimens sont représentent dans
les Figure 105, Figure 111, Figure 115, Figure 119, Figure 123 et Figure 127. De l'expérience, il peut
constater que les comportements de flambement des spécimens varient avec différents type de
l’interaction du contact (avec ou sans bande d’adhésive double face) et le confinement externe (local,
global).

96

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Figure 100 : Déformée du spécimen S.1 (coque seule) après essai

Figure 101 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.1 (coque seule)

(1) (2)
Figure 102 : Progression du flambement pour le spécimen S.1 (coque seule)

97

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Figure 103 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le le spécimen S.1 (coque
seule)

Figure 104. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.1

Figure 105 : Mode de flambage du spécimen S.1 (coque seule)

98

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Avant essai Après essai


Figure 106. Coque CL02 avant et après essai

Figure 107 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.2 (coque avec
confinement local, n=2, avec band d’adhésive double face)

(1) (2)
Figure 108 : Progression du flambement pour le spécimen S.2 (coque avec confinement local, n=2, avec
band d’adhésive double face)

99

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Figure 109 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le spécimen S.2 (coque
avec confinement local, n=2, avec band d’adhésive double face)

Figure 110. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.2

Figure 111 : Mode de flambage du spécimen S.2 (coque avec confinement local, n=2, avec band
d’adhésive double face)

100

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Figure 112 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.3 (coque avec
confinement total, n=2, sans band d’adhésive double face)

Figure 113 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le spécimen S.3 (coque
avec confinement total, n=2, sans band d’adhésive double face)

Figure 114. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.3

101

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Figure 115 : Mode de flambage du spécimen S.3 (coque avec confinement total, n=2, sans band
d’adhésive double face)

Figure 116 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.4 (coque avec
confinement total, n=2, avec band d’adhésive double face)

Figure 117 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le spécimen S.4 (coque
avec confinement total, n=2, avec band d’adhésive double face)

102

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Figure 118. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.4

Figure 119 : Mode de flambage du spécimen S.4 (coque avec confinement total, n=2, avec band
d’adhésive double face)

Figure 120 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.5 (coque avec
confinement total, n=4, sans band d’adhésive double face)

103

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Figure 121 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le spécimen S.5 (coque
avec confinement total, n=4, sans band d’adhésive double face)

Figure 122. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.5

Figure 123 : Mode de flambage du spécimen S.5 (coque avec confinement total, n=4, sans band
d’adhésive double face)

104

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Figure 124 : Histoires de pression et de jauges de déformation pour spécimen S.6 (coque avec
confinement total, n=4, avec band d’adhésive double face)

Figure 125 : Courbes de pression externe versus jauges de déformation pour le spécimen S.6 (coque
avec confinement total, n=4, avec band d’adhésive double face)

Figure 126. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque S.6

105

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Figure 127 : Mode de flambage du spécimen S.6 (coque avec confinement total, n=4, avec band
d’adhésive double face)
Le Tableau 11 montre les charges critiques de flambage initial et post-flambage de six spécimens
testés. Ils nous montrent l’écart de chargement critique de quatre types de renforcement.

Flambage initial
Post-flambage
Spécimen P0 P0contact/ P0plain Différence (%)
P1 (bar)
(bar)
S. 1 (coque seule) 1.14 1.14 1.00 0.0

S. 2 1.17 1.20 1.03 2.6

S. 3 1.37 1.27 1.20 20.3

S. 4 1.31 1.31 1.15 14.6

S. 5 1.42 1.42 1.24 24.1

S. 6 1.39 1.43 1.22 22.2

Tableau 11 : Bilan de la pression critique pour les six spécimens

2.3.4 Conclusion
Pour nos essai, nous étudions deux types de conditions aux limites (appui S3 et encastrement C1-).

Figure 128 : Pression hydrostatique (cas S3)


Le mode critique circonférentiel est déterminé par la formule :

106

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Pression externe critique :

Pression
Code de
Equation critique
conception/référence
(bar)
ECCS, 1988 [98] [99] 1.35

Jawad, 1994 [100] 1.37

DTMB, Ross, 2007


1.31
[101]

BSI, 2009 [102] 1.32

Valeur moyenne de la charge critique 1.34

Tableau 12 : Prédictions théoriques de codes de conception et des recommandations (cas S3-Tableau


2)
Le Figure 129 donne les comparaisons des charges critiques de flambage initial.

Figure 129 : Comparaison de la charge critique de flambage initial avec la valeur moyenne des
prévisions théoriques (références citées [102], [103] et [100])
Les essais menés nous permettent de mettre en exergue l’effet d’un confinement sur le flambage
d’une coque mince soumise à pression externe, de type latérale. La pression critique de la coque
seule (sans renforcement) est inférieure par rapport à la solution analytique de Ross, Donnell et
Rawad (Tableau 12). La théorie classique est basée sur l'hypothèse d'une géométrie parfaite.
L'imperfection géométrique réduit clairement la capacité de flambage de coques cylindriques
soumises à une pression latérale. Des écarts pouvant atteindre environ 17.5% existent entre la
prédiction selon la théorie classique de la charge de flambement et nos résultats expérimentaux. Pour

107

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la coque avec polystyrène, la pression critique est une fonction croissante de l’épaisseur totale du
confinement externe. Pour les spécimens « avec adhérence » (S.4 et S.6), la charge critique de
flambage a augmenté de 14.6% et 22.2% respectivement par rapport à la coque seule S.1. Pour S.3 et
S.5 « sans adhérence », la charge de critique a augmenté de 20.3% et 24.1% respectivement. Le
nombre de « cloque » circonférentiel sur la surface latérale de la coque est diminué avec
l’augmentation de l’épaisseur du polystyrène.

La condition de contact avec interaction unilatérale ou bilatérale entre la coque et son confinement
externe, est très sensible. Pour les coques sans bande d’adhésive double face (coller avec polystyrène
externe), la charge critique diminue mais le nombre de « cloque » ne change pas. Les coques avec
confinement local, donnent la charge critique dans l’intervalle des coques seule et coque avec
confinement global (même épaisseur). Sa charge critique a augmentée 2.6% par rapport le cas de la
coque seule.

Sur nos courbes de pression versus le temps, la coque atteint un point d'instabilité et le flambage se
produit par bifurcation. Il est typique que la charge diminue immédiatement ( après
flambage mais elle augmente à nouveau ensuite en post-flambage.

2.4 Tests représentatifs : Coque avec confinement par sable

2.4.1 Spécimens d’essais et conditions aux limites


Nous considérons le flambage sous contact dans le cas d’une pression appliquée directement par un
matériau de confinement externe (sable fin). Nous avons conçu un banc qui permet de mener assez
rapidement et de façon reproductible des essais de flambage suffisamment représentatifs de coques
soumises à une pression externe induite par le confinement radial d’un matériau de très faible
cohésion, tel que les matériaux granulaires. La structure étudiée est un tube mince en acier standard
laminé à froid DC01, son confinement est assuré par un sable fin. Une enveloppe gonflable nous
permet d’appliquer sur le sable de confinement un chargement de type pression externe qui induit
une « convergence » radiale du matériau de confinement. L’ensemble, coussin gonflable plus sable fin
plus coque dont nous voulons étudier l’instabilité, est positionné dans un tube épais en acier qui sert
d’enceinte extérieure. L’enceinte externe est donc jugée infiniment rigide. Dans notre étude, nous
considérons des coques ou tronçon de tube (Figure 130), dont les caractéristiques géométriques sont
précisées Tableau 15.

108

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Soudure Enveloppe gonflable

Figure 130 : Tube avec ligne de soudage et l’enveloppe gonflable


Pour assurer des conditions aux limites maitrisées et reproductibles, nous positionnons des mors ou
inserts ou anneaux rigides qui permettent de garantir le non flambement des sections d’extrémités du
tube (Figure 131) à chaque extrémité de la coque. Pour assurer la liaison entre la coque et le mors,
nous mettons en place du métal à bas point de fusion dans une cavité usinée dans les mors. Ce
procédé permet la fixation de la coque sans avoir à utiliser un serrage mécanique et présente l’intérêt
d’être simple à réaliser et reproductible. La longueur utile est donc de 480mm. La maîtrise des
conditions aux limites nous permettra de comparer de façon pertinente les essais aux calculs.

Figure 131 : Frettes (mors) assurant la condition aux limites du tube

109

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Spécimen Longueur Diamètre Épaisseur


(mm) externe (mm) (mm)
CL01 500 250 0.785
CL02 500 250 0.798
CL03 500 250 0.795
CL04 500 250 0.797
CL05 500 250 0.800
CL06 500 250 0.798
CL07 500 250 0.800
CL08 500 250 0.789
CL09 500 250 0.796
CL10 500 250 0.800
Tableau 13 : Caractéristiques géométriques des éprouvettes tubulaires
Nous avons choisi l’enceinte extérieure (tronçon de tube en acier S235) de 600mm de longueur, de
350mm de diamètre intérieur et 20mm d’épaisseur (Figure 132a). Les coussins gonflables peuvent
supporter une pression de 60 bars.

a b c
Figure 132 : (a) Enceinte extérieure ou tube externe, (b) Tube externe + coussin gonflable, (c) idem +
tube à tester, (c) sable fin

Figure 133 : Matériau assurant le confinement externe: sable fin sec

110

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2.4.2 Caractérisation du matériau : acier standard laminé à froid DC01


Des essais de traction à température ambiante sont réalisés, à l’aide d’une machine INSTRON de
capacité 5 tonnes (Figure 134b), sur des éprouvettes découpées selon la direction axiale des tubes
(Figure 134a). Les essais sont pilotés en déplacement à une vitesse constante de 2mm/minute (quasi-
statique), les éprouvettes sont équipées à l’aide de jauges grandes déformations et d’un
extensomètre. La sollicitation est appliquée de manière continue jusqu’à la rupture de l’éprouvette.
La procédure du test suit la Norme E8M-04. Les effets de flexion sont éliminés par un alignement
précis des mors. Pour éliminer les dispersions provenant de l’hétérogénéité liée « au vécu » de
chaque lot, les différentes éprouvettes sont tirées du même lot et usinées et traitées selon le même
protocole.

Figure 134 : Eprouvette de traction (mm)

111

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Eprouvette

Jauge

Extensomètre

Figure 135 : Eprouvette équipée de jauges et de l’extensomètre

Figure 136 : Courbe de traction du matériau de l’acier DC01

112

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ε 0.0139 264.6 0.0348 309.7 0.0916 358.0 0.1922 372.0


(MPa)

0.0000 0.0 0.0159 269.3 0.0367 312.8 0.0994 361.1 0.2033 372.0

0.0011 225.1 0.0172 273.9 0.0387 316.0 0.1086 364.2 0.2151 372.0

0.0062 228.8 0.0198 280.2 0.0407 319.1 0.1184 365.8 0.2275 370.4

0.0068 235.0 0.0218 284.8 0.0459 325.3 0.1282 367.3 0.2386 368.9

0.0081 241.2 0.0237 289.5 0.0524 331.5 0.1380 368.9 0.2504 367.3

0.0087 245.9 0.0263 294.2 0.0596 337.7 0.1478 370.4

0.0100 250.6 0.0283 298.8 0.0681 345.5 0.1589 372.0

0.0113 255.3 0.0309 303.5 0.0766 350.2 0.1700 372.0

0.0126 259.9 0.0328 306.6 0.0837 354.9 0.1804 372.0

Tableau 14 : Points définissant la courbe de traction, retenue pour le calcul numérique

Le matériau, supposé homogène et isotrope, a une loi de comportement élasto-plastique à


écrouissage isotrope. Les paramètres géométriques et matériels du tube sont donnés Tableau 23.

Paramètre Note Valeur


Module d'élasticité E (MPa) 209750
Coefficient de Poisson v 0.3
Limite d’élasticité 225
Résistance à la traction 370
Allongement à la rupture A (%) 28.51
Tableau 15 : Paramètres matériau acier standard laminé à froid DC01

2.4.3 Imperfections géométriques

[Link] Introduction
Les imperfections géométriques sont inévitables et sont généralement induites par le procédé de
fabrication. Les défauts peuvent être locaux ou globaux. La charge critique de la coque est fortement
diminuée à cause de la présence des défauts. La mesure des imperfections géométriques est donc
nécessaire pour connaître l’influence des défauts sur la charge critique mais aussi sur le
comportement de la coque. Nous disposons d’un banc de mesures des défauts géométriques Figure
11. Le spécimen à scanner est placé sur une plaque tournante. Ce système permet d’effectuer une
rotation de la coque (mesure de parallèles) et une translation axiale du capteur sans contact pour
effectuer un déplacement de la section auscultée (mais aussi mesures de génératrices). La géométrie

113

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Chapitre expérimental

est relevée à l’aide d’un capteur sans contact (capacitif). Un moteur permet de monter ou descendre
le capteur capacitif à l’aide d’un système de vis/écrou, un capteur permet de déterminer la position
axiale. La rotation de la plaque tournante s’effectue à l’aide d’un moteur. Chaque point de la coque
est défini par ses coordonnées (θ, Z, W). Nous avons décomposé la surface du tube en 252 parallèles
et 360 points angulaires de mesures pour chaque parallèle, ce qui permet de connaitre assez
finement les défauts initiaux.

Figure 137 : Banc de mesure des défauts géométriques

[Link] Procédure et mesures des imperfections géométriques


1. Disposition du tube sur la table de rotation
2. Règlement de la position du tube à l’aide d’un comparateur de sorte que l’axe du tube
coïncidé à l’axe de rotation, puis fixer le tube.
3. Mesure de différentes sections, chaque 2mm sur la hauteur du tube, et exploitation des
données via le logiciel Agilent.
4. Traitement des données par MATLAB pour récupérer la géométrie réelle du tube.

Les données des mesures sont enregistrées sous forme de tensions électriques sur un PC muni d’une
carte d’acquisition. Les signaux sont enregistrés avec une fréquence d’échantillonnage de 0.2s. Le
défaut est déterminé par la différence entre le rayon réel et le rayon moyen selon la norme ISO-4291-
1985 [104]. Ci-dessous nous analysons les résultats des mesures de géométrie à l’aide du logiciel
Matlab R2012a. On exploite ici la géométrie réelle du tube (Figure 138). La qualité du tube est évaluée
selon l’Eurocode 3 [105].

114

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Chapitre expérimental

Figure 138 : Géométrie réelle traité via le logiciel Matlab pour la coque CL01
Selon l’Eurocode 3, il convient d'utiliser un calibre de mesure des fossettes en chaque emplacement
(voir la Figure 139) tant dans le sens méridien et dans le sens circonférentiel. Il convient que le calibre
méridien soit rectiligne, mais que le calibre utilisé pour les mesures dans le sens circonférentiel
présente une courbure égale au rayon de courbure prévu de la surface médiane du tube.

[105]
(2.1)

[105]
(2.2)

Figure 139 : Mesure des profondeurs de fossettes initiales [105]

Tableau 16 : Valeurs du paramètre de tolérance de fossettes [105]


L’amplitude maximale et minimale du défaut et la qualité du tube CL01 sont résumées dans le tableau
suivant. Celles des autres tubes sont représentées dans l’Annexe.

115

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Chapitre expérimental

(Amax-
Tube Amax Amin Amax - Amin Amax/t Amin/t Qualité
Amin)/t
CL01 1.5151 -2.1058 3.6209 1.8934 -2.6323 4.5261 0.01578 Normal
Figure 140 : Evaluation de la qualité des coques selon l’Eurocode 3
Amax Amplitude maximale du défaut (mm)
Amin Amplitude minimale du défaut (mm)
t Epaisseur du tube (mm)
wmax Profondeur des fossettes initiales dans la paroi du tube (mm)

2.4.4 Instrumentation
Afin de mesurer les déformations induites sur la coque dans la direction circonférentielle, nous
disposons cinq jauges de déformation (KFG-5-120-C1-11) à mi-hauteur, sur la paroi interne de la
coque pour éviter leur décollement du fait de l’interaction avec le sable. Ces jauges sont placés à (72°)
l’une de l’autre. Une jauge est collée au voisinage de la soudure (Figure 141).

(a) (b)

Figure 141 : Tube avec jauge, (a) éprouvette, (b) position de la jauge

2.4.5 Dispositif d’essais


Le chargement est appliqué sur la surface latérale du matériau de confinement par l’intermédiaire
d’un coussin gonflable, placé entre le tube épais support d’essai, et le sable de confinement. La
structure gonflable est reliée à une pompe qui permet de la remplir d’eau et de la pressuriser. Le
coussin gonflable reste dans un état de faible déformation, ainsi en première approximation la valeur
de la pression appliquée au confinement est égale à la pression eau mesurée au niveau de
l’enveloppe gonflable. Cette valeur est mesurée à l’aide d’un capteur de pression à jauges de type
STRAINSERT, positionnée à l’entrée de l’enveloppe gonflable. C’est la seule mesure de pression dont
on dispose, et cette mesure ne traduit pas le chargement vu par la coque. L’exploitation de la valeur
moyenne des cinq jauges de déformation collées directement sur l’intrados de la coque permet une
évaluation de la pression appliquée sur la structure. Les données de l’essai sont enregistrées sous

116

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forme de tensions électriques sur un PC muni d’une carte d’acquisition. Le choix des capteurs est fait
en fonction de l’étendue de mesure attendue, la sensibilité, et la précision requises.

Le tube est simplement positionné dans l’enceinte rigide, les conditions aux limites sont donc libre
axialement, il n’y a donc à priori pas d’effort induit axialement car l’effet de poisson est libre.

L’enceinte extérieure accueillant le tube, le matériau de confinement et le coussin gonflable, est


instrumentée à l’aide de trois jauges de déformation collées sur la surface latérale externe, à mi-
hauteur et dans la direction circonférentielle. Ces jauges sont placés à (120°) l’une de l’autre. Les
détails sont illustrés Figure 144. Nous supposons que le contact entre le tube et le confinement
externe (sable fin) a lieu sans frottement.

Ce dispositif, permet de réaliser des essais de compression radiale de structures tubulaires de


caractéristiques mécaniques et géométriques données (250mm de diamètre externe, 0.8mm de
l’épaisseur moyenne, 480mm de la longueur). Le chargement est lent et progressif de telle sorte que
chaque étape puisse être considérée comme un état stationnaire d’équilibre.

IMC Accumulateur

Ordinateur

Coussin gonflable

Tube à tester

Enceinte externe

Pompe pression eau

Figure 142 : Banc d’essai

117

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Figure 143 : Banc + caméra et spot d’éclairage

Figure 144 : Schémas du banc d’essai

Le signal est enregistré avec une fréquence d’échantillonnage de 0.2s, deux caméras sont utilisées afin
d’observer la déformée de la coque durant le test.

118

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2.4.6 Procédure d’essai


Le matériau de confinement (tel que sable fin, gravier) assure le contact avec la paroi externe du tube.
Durant le test, ce matériau est déplacé radialement vers le centre du tube par l’expansion de
l’enveloppe gonflable. Trois configurations de rigidité du confinement sont étudiées, soit un sable sec,
soit le même sable mais mouillé ou enfin un gravier. Trois coques sont testées pour chaque
configuration. Ces essais nous permettent de caractériser le comportement au flambage, la charge de
pression critique mesurée au niveau de l’enveloppe gonflable et le mode critique, ainsi que le
comportement post-critique du tube testé.

2.4.7 Résultats
Concernant la condition aux limites, pour les deux premiers tests, nous utilisons les frettes (Figure
131) mais ces dernières ne sont pas liées à la coque (pas de métal à bas point de fusion). Ces deux
premiers essais nous ont permis de démontrer de la faisabilité de l’essai de flambage dans les
configurations de contact choisies. À partir de la coque CL03, les frettes assurant les conditions aux
limites sont fixées à la coque à l’aide du métal à bas point de fusion.

Ci-dessous, nous rappelons l’expression donnant la pression externe critique selon l’approche de
Yamaki [58] (avec la condition ) pour la coque sans confinement sous la pression latérale, a
calculé la pression critique et le mode critique circonférentiel correspondant :

(2-3)

(2-4)

Où :

Rayon moyen de la coque


Module d’Young de la coque
(2-5)
Coefficient de Poisson
Longueur droite de la coque

Avec
Où et sont des paramètres fonction de , du type de conditions aux limites et du type de
pression externe. Dans notre cas : ap=1.56 et nous avons Pcr=2.42 bar et ncr=6

Après vérification du banc d’essais à l’aide des deux premiers tests (CL01 et CL02), nous effectuons
trois essais sur la même configuration géométrique, de chargement et de confinement, afin de
vérifier la reproductibilité de nos essais. Pour les essais suivants, d’abord nous changeons le matériau

119

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de confinement, avec le même sable mais mouillé afin de lui donner un peu plus de cohésion, puis
nous considérons des essais où le tube est renforcé au niveau de la zone de soudure. Les détails des
trois différentes configurations d’essai sont illustrés Tableau 17.

Renforcement sur la
Configuration Type de confinement
zone de soudure
1
non Sable sec
(tube CL03-CL04-CL05)
2
oui Sable sec
(tube CL06-CL07)
3
non Sable mouillé
(tube CL08-CL09-CL10)
Tableau 17 : Les différentes configurations étudiées

[Link] Tests de validation du banc


Nous utilisons deux premiers tubes, CL01 et CL02, pour la qualification du banc d’essais, et pour
conclure à la faisabilité de l’essai de flambage avec contact pour les choix faits au niveau géométrique,
matériaux (coque et confinement) et de chargement. Dans ces premiers essais nous avons disposé
d’un feuillard métallique entre l’enveloppe gonflable et le matériau granulaire (sable fin), l’idée étant
de garantir le resserrement de cette enveloppe sur le sable entrainant un mouvement radial vers
l’intérieur. Nous rappelons que pour ces deux premiers essais les coques testées sont munis de frettes
rigides à chaque section d’extrémité, mais les frettes ne sont pas solidaires de la coque (Figure 145a-
b). Le matériau assurant le confinement est un sable fin sec (Figure 145c). Pour ces deux premiers
tests nous ne considérons que la nature du mode le flambage, à savoir sa localisation, la nature du
mode, et le caractère quasi-statique au sens de progressif ou dynamique de l’apparition du mode
critique ainsi que du post flambage. Les Figure 146, Figure 147 et Figure 148 représentent les modes
flambage des tubes CL01 et CL02.

(a) (b) (c)


Figure 145 : Bans d’essais et dispositions des éléments constitutifs, a) Tube externe + coussin gonflable
+ enveloppe métallique, (b) idem + tube à tester, (c) idem + sable sec

120

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Figure 146 : Mode de flambage observé à l’extérieur et intérieur du tube CL01

Figure 147 : Mode de flambage observé depuis l’intérieur du tube CL02

Figure 148 : Mode de flambage observé à l’extérieur du tube CL02

Le flambage correspond à une ondulation locale observée au voisinage du cordon de soudure. Il s’agit
d’un mode mono lobe (tout du long du tube). La longueur d’onde semble relativement courte par
rapport à celle caractéristique de la pression externe (26.97mm). Précisons que le flambage est
soudain et correspond à une instabilité, le cloquage est dynamique.

121

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[Link] Configuration 1
Pour le premier cas d’étude, dit « configuration 1 », un sable fin sec nous sert de matériau assurant le
confinement de la coque (Figure 133a). Aux deux extrémités du tube, nous positionnons des frettes
en acier qui sont solidaires du tube, elles assurent des conditions aux limites maitrisées et
reproductibles (Figure 149). En l’occurrence ici, il s’agit d’un encastrement. Pour cette configuration,
nous n’utilisons pas d’enveloppe métallique (Figure 150) servant d’interface entre l’enveloppe
gonflable et le matériau granulaire. Les Figure 151, Figure 157 et Figure 162 donnent l’évolution de la
pression mesurée dans l’enveloppe gonflable versus le temps ainsi que les réponses des jauges
circonférentielles pour les tubes CL03, CL04 et CL05. Le temps caractéristique de l’essai est de l’ordre
de la minute. Les courbes de la pression mesurée dans l’enveloppe gonflable versus les déformations
mesurées sur la coque sont illustrées Figure 152, Figure 158 et Figure 163. Les modes de flambage des
tubes sont donnés Figure 155, Figure 156, Figure 161, Figure 166.

Figure 149 : Coque cylindrique avec frettes aux extrémités

a b c

Figure 150 : Modèle sans enveloppe métallique, (a) tube externe + coussin gonflable, (b) idem + tube à
tester, c) banc + caméra et spot d’éclairage

122

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Figure 151 : Courbes pression eau-temps, déformation-temps, coque CL03

Figure 152 : Courbes pression versus déformation des jauges, coque CL03

Figure 153. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL03

123

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Figure 154 : Observation de la déformée du tube CL03 juste après l’essai

Figure 155 : Mode de flambage observé à l’intérieur du tube CL03

Figure 156 : Mode de flambage observé à l’extérieur du tube CL03


On constate un décollement de la coque de sa condition aux limites. Ce décollement est observé au-
delà du flambage, après l’apparition du premier mode mono lobe. Lorsqu’on maintient le
chargement, la coque continue à se déformer et un deuxième mode, de plus grande longueur d’onde,
apparait au voisinage du premier. L’apparition du deuxième mode traduit en fait l’accompagnement
du matériau granulaire qui continue à exercer une pression pariétale sur la zone initialement cloquée.
Cela est possible du fait du manque de cohésion du matériau sable. Lorsqu’on maintient le
l’incrémentation du chargement, on induit ainsi un deuxième flambage et l’effondrement par
décollement de la condition aux limite. Ce type de comportement ne peut être observé dans le cas
d’un matériau de confinement ayant un minimum de cohésion. En effet, l’apparition du flambage, ou
cloquage vers l’intérieur, sera synonyme de décharge dans cette zone.

124

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Figure 157 : Courbes pression versus temps, et déformation versus temps, coque CL04

Figure 158 : Courbes pression versus déformation des jauges (coque CL04)

Figure 159. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL04

125

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Figure 160 : Déformée du tube CL04 juste après l’essai


Nous constatons une rupture qui se localise le long de la ligne de soudure. Rappelons aussi que la
soudure n’est pas continue, ce qui explique l’ouverture constatée à ce niveau. L’observation menée
lors de l’essai, ainsi que le film de l’essai, montre que le flambage correspond à l’apparition d’un seul
lobe vers l’intérieur. La longueur d’onde est courte (80.55mm). Relativement au mode caractéristique
de pression externe (130.83mm). Ce mode apparait au voisinage immédiat de la ligne de soudure, le
flambage est dynamique avec une apparition soudaine et un « bang » traduisant la bifurcation. Il se
traduit sur la courbe de charge par une chute de la pression, induite par l’expansion radiale soudaine
de la coque et donc une chute de rigidité qui permet au matériau de confinement de s’expanser
rapidement dans le lobe induit par le flambage, entraînant une chute de pression dans l’enveloppe
gonflable.

Figure 161 : Mode de flambage observé de l’extérieur (tube CL04)


Lorsqu’on maintient le chargement un deuxième mode se forme en continuité du premier, mais cette
fois la longueur d’onde circonférentielle est plus conséquente.

126

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Figure 162 : Courbes pression versus temps, et déformation versus temps, coque CL05

Figure 163 : Courbes pression versus déformation des jauges, coque CL05

Figure 164. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL05

127

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Figure 165 : Déformée du tube CL05 juste après l’essai

Figure 166 : Mode de flambage observé à l’extérieur du tube CL05


Les déformées des tubes CL03-CL04-CL05 (Figure 171, Figure 172), ainsi que la comparaison des
courbes de chargement montrent une bonne reproductibilité des résultats sachant que les conditions
initiales sont identiques. Les charges critiques respectives sont précisées au Tableau 18.

Figure 167 : Courbes pression versus temps (CL03, CL04 et CL05)

128

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Figure 168 : Courbes pression versus déformation moyenne des jauges, CL03, CL04 et CL05

Figure 169. Superposition de la courbe pression eau dans coussin, pression calculée à partir de
déformation moyenne versus le temps, coque CL03, CL04, CL05

129

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Figure 170. Superposition de la courbe pression eau dans coussin, pression calculée à partir de
déformation minimale versus le temps, coque CL03, CL04, CL05

CL03 CL04 CL05


Figure 171 : Mode de flambage observé à l’intérieur (CL03, CL04 et CL05)

CL03 CL04 CL05


Figure 172 : Mode de flambage observé de l’extérieur (CL03, CL04 et CL05)

130

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Le Tableau 18 récapitule les pressions critiques obtenues pour chaque essai, rappelons qu’il s’agit ici
de la pression dans l’enveloppe gonflable et non de la pression vue par la coque.

Tube Charge critique (bar)


Pression mesurée dans enveloppe gonflable
CL03 8.64
CL04 8.84
CL05 8.73
moyenne 8.74
Tableau 18 : Charges critiques obtenues

[Link] Configuration 2
Dans cette configuration, le matériau assurant le confinement est comme précédemment un sable fin
sec (Figure 133a). Afin de mieux comprendre le rôle de la rigidité (changement du matériau de
l’interface) du contact entre le tube et le confinement externe, deux tubes sont testés avec deux
différentes configurations du renforcement. On a collé une plaque courbe (pour la coque CL06) et le
polystyrène (pour la coque CL07) à l’aide d’une bande d’adhésive double face sur la ligne de soudage
du tube. Dans cette étude, nous considérons tout d’abord 70mm de largeur circonférentielle, 0.8mm
de l’épaisseur de la plaque en acier standard laminé à froid DC01 et 160mm de largeur
circonférentielle, 13.6mm de l’épaisseur de polystyrène ( Figure 173). Figure 173 : Renforcement sur
ligne de soudage de la coque

La Figure 175 et la Figure 179 donnent l’évolution de la pression mesurée dans l’enveloppe gonflable
versus le temps ainsi que les réponses des jauges circonférentielles pour les tubes CL06 et CL07. Le
temps caractéristique de l’essai est toujours de l’ordre de la minute. Les courbes de la pression
mesurée dans l’enveloppe gonflable versus les déformations sont illustrées Figure 174 et Figure 180.
Les modes de flambage des tubes sont donnés Figure 178 et Figure 183. On peut constater que la
charge critique du tube CL06 est plus haute que celle du tube CL07. Il nous semble clair que la
longueur d’onde circonférentielle du mode critique du tube CL06 (26.99mm) est plus petite que celle
du tube CL07 (107.91mm) et que celle du tube seule sous pression externe (130.83mm).

131

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Figure 174 : Courbes pression-temps, déformation-temps, coque CL06

Figure 175 : Courbes pression-déformation des jauges, coque CL06

Figure 176. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL06

132

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Figure 177 : Déformée du tube CL06 après essai

Figure 178 : Mode de flambage du tube CL06

Figure 179 : Courbes pression eau-déformation des jauges, coque CL07

133

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Figure 180 : Courbes pression eau-temps, déformation-temps, coque CL07

Figure 181. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL07

Figure 182 : Déformée du tube CL07 après essai

134

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Figure 183 : Mode de flambage du tube CL07

Figure 184 : Courbes pression eau-moyenne des déformations des jauges, CL06, CL07

Le Tableau 18 récapitule les charges critiques obtenues dans enveloppe gonflable pour chaque tube

Tube Charge critique (bar)


Pression mesurée dans enveloppe gonflable
CL06 9.64
CL07 2.96
Tableau 19 : Charges critiques obtenues pour chaque tube

[Link] Configuration 3
Dans cette partie nous étudions l’influence de la rigidité du matériau de confinement. Le matériau ici
considéré est le sable mouillé (Figure 185). Le reste est inchangé, et une série de trois essais est
effectuée. Les Figure 186, Figure 190 et Figure 194 donnent l’évolution de la pression mesurée dans
l’enveloppe gonflable versus le temps ainsi que les réponses des jauges circonférentielles pour les
trois tubes testés, CL08, CL09 et CL10. Le temps caractéristique de l’essai est de l’ordre de la minute.
Les courbes de la pression mesurée dans l’enveloppe gonflable versus les déformations sont illustrées
Figure 187, Figure 191 et Figure 195. Les modes de flambage des tubes sont illustrés Figure 189,
Figure 193 et Figure 197.

135

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Figure 185 : Matériau de confinement sable mouillé (juste après essai)

Figure 186 : Courbes pression eau-temps, déformation-temps, coque CL08

Figure 187 : Courbes pression eau-déformation des jauges, coque CL08

136

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Figure 188. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL08

Figure 189 : Mode de flambage observé à l’extérieur et à l’intérieur du tube CL08

Figure 190 : Courbes pression eau-temps, déformation-temps, coque CL09

137

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Figure 191 : Courbes pression eau-déformation des jauges, coque CL09

Figure 192. Superposition de la courbe pression versus le temps, coque CL09

Figure 193 : Mode de flambage observé à l’extérieur et à l’intérieur du tube CL09

138

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Figure 194 : Courbes pression eau-temps, déformation-temps, coque CL10

Figure 195 : Courbes pression eau-déformation des jauges, coque CL10

Figure 196 : Courbes pression eau-temps, coque CL10

139

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Figure 197 : Mode de flambage observé à l’extérieur et à l’intérieur du tube CL10

Figure 198 : Courbes pression eau-temps des tubes CL08, CL09 et CL10

Figure 199 : Courbes pression eau-moyenne des déformations des jauges, CL08, CL09 et CL10

140

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Figure 200. Superposition de la courbe pression eau dans coussin, pression calculée à partir de
déformation moyenne versus le temps, coque CL08, CL09, CL10

Figure 201. Superposition de la courbe pression eau dans coussin, pression calculée à partir de
déformation minimale versus le temps, coque CL08, CL09, CL10

CL08 CL09 CL010


Figure 202 : Mode de flambage observé à l’intérieur des tubes CL08, CL09 et CL10

141

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CL08 CL09 CL10


Figure 203 : Mode de flambage des tubes CL08, CL09 et CL10
Le Tableau 20 récapitule les charges critiques obtenues pour chaque tube

Tube Charge critique (bar)


Pression mesurée dans enveloppe gonflable
CL08 9.75
CL09 9.42
CL10 9.74
moyenne 9.64
Tableau 20 : Charges critiques obtenues pour chaque tube
On peut constater que la charge critique des tubes de la troisième configuration est plus haute que
celle obtenue pour la première configuration. Il nous semble clair que la taille de «cloque »
circonférentielle du tube de la troisième configuration est plus petite que celle de la première
configuration. La Figure 204 nous montre les gains importants pour les différentes configurations.

Figure 204 : Bilan de la pression critique pour différentes configurations (C : configuration)

142

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Chapitre expérimental

2.4.8 Conclusion
L’objet de ce travail expérimental était tout d’abord de montrer la possibilité d’obtenir du flambage
pour une coque soumise non seulement au confinement par un matériau d’une certaine rigidité mais
pour un chargement de pression externe dit solide en ce sens que c’est le rétreint du matériau de
confinement qui engendre une contrainte circonférentielle compressive dans la coque. L’exemple
d’une coque subissant le flambage du fait de l’expansion de la glace qui confine son extrados en est la
parfaite illustration. Nous avons aussi pu montrer que dans ce cas le mode est très différent de celui
obtenu sous pression externe de type fluide (air). On ne constate qu’une seule cloque ou ondulation
vers l’intérieur, de plus la longueur d’onde de ce mode est très courte comparativement à la longueur
d’onde critique obtenue sous pression externe. Ceci explique l’atteinte d’une pression critique
nettement plus importante, un gain de l’ordre de X % est constaté. Cependant, on sait que la glace est
assez hétérogène, et en dehors des jauges qui instrumentent la coque nous n’avons aucune indication
sur la pression exercée par l’expansion radiale de la glace. En ce sens, ces premiers essais sont plutôt
qualitatifs.

Un banc a donc été mis en place pour précisément étudier le flambage de tubes confinés. Une
enveloppe gonflable, positionnée à l’intrados d’un tube jugé infiniment rigide, permet d’expandre
vers l’intérieur du tube un matériau granulaire, lui-même en contact avec le tube à tester au
flambage. La pression appliquée au matériau de confinement est cette fois-ci mesurée précisément.
Par contre la pression, induite sur la coque à tester par le matériau sable de confinement, n’est pas
accessible par mesure, nous disposons cependant d’une série de jauges de déformation sur l’extrados
de la coque, ce qui permet d’accéder à une valeur moyenne de la pression subie par la coque.

Les divers essais menés, nous permettent de conclure quant à la pertinence de nos essais au vue de la
reproductibilité des résultats et sachant aussi qu’ils corroborent les quelques essais de la littérature.

Nos essais démontrent un gain conséquent induit par le confinement, pour notre cas il est de l’ordre
de 358%. Par ailleurs, ce gain est lié à la rigidité du confinement, ainsi il est de 358% pour le sable sec
et 398% pour le sable mouillé.

Dans tous les cas de figures étudiés, le mode de flambage est confiné (mono-lobe), de longueur
d’onde plus courte que le mode associé à la pression externe, et évidemment systématiquement
orienté vers l’intérieur de la coque. Il est aussi clairement établi que plus le matériau de confinement
est rigide plus la longueur d’onde circonférentielle du mode est courte, ainsi le « sable mouillé » nous
donne une charge critique plus haute et une taille de « cloque » plus petite que celle obtenue pour le
« sable sec ». Pour tous les tests ici étudiés, la forme ou allure de la courbe caractéristique pression-
déformation est inchangée, et la déformée du tube est quasi-identique.

143

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Chapitre Numérique

Chapitre 3. Etude numérique du chemisage des alvéoles HA :


Approche conservative du dimensionnement

3.1 Modélisation numériques des essais menés :

3.1.1 Coque avec polystyrène


Dans cette partie nous étudions les phénomènes constatés expérimentalement via la simulation
numérique. Au vue de la complexité du problème, liée à l’interaction de plusieurs non-linéarité, les
grands déplacements associés au flambage, la plasticité, le contact, la MEF semble l’approche la plus
appropriée. Le choix d’un code industriel nous semble de plus incontournable afin de pouvoir disposer
de plusieurs éléments finis (modèle 3D), et d’algorithmes suffisamment robustes pour traiter les non-
linéarités précités. Nous avons opté pour le code Abaqus selon le schéma implicite, le calcul sera
effectué en quasi-statique, en adéquation avec les essais. Le comportement du matériau est supposé
homogène, régit par l’élasto-plasticité avec écrouissage isotrope. Il s’agit des coques cylindriques à
mince paroi avec confinement externe, soumises à deux types de pression externe, celle appliqué sur
la paroi externe du tube, et celle appliquée sur la paroi externe du confinement. La méthode de « Riks
modifiée » a été utilisée, qui est la méthode la plus efficace à cet effet et elle est maintenant
principalement utilisée dans les programmes d'analyse structurelle non linéaire. Le chemin d'équilibre
non linéaire pression-flèche (p-δ) est tracé à l'aide d'un algorithme de poursuite de Riks. Les choix de
modélisation retenus nous ont permis de corroborer les observations expérimentales afin d’étudier la
pression critique et le mode de flambage de la coque.

[Link] Modèle étudié


La coque cylindrique et ses extrémités sont modélisées par des éléments de coque à intégration
réduite à quatre nœuds (type S4R), et des éléments solides à intégration réduite à huit nœuds
(C3D8R) sont utilisés pour le confinement externe. Les propriétés du matériau de la soudure sont les
mêmes que celles de la paroi de l'enveloppe. La paroi de cylindre a été modélisée avec une épaisseur
uniforme, 0,237mm. Ses deux extrémités de la coque cylindrique ont été modélisées avec une
épaisseur de 1 mm répliquant leur épaisseur supérieure. Il n'y avait aucune contrainte appliquée à
deux plaques d'extrémité. Ceci réplique la géométrie réelle du cylindre où ils sont libres de se
déplacer. Le band d’adhésive double face est modélisé par les liaisons rigides entre deux surfaces
connectées. Le modèle EF utilisé est représenté sur la Figure 205. La limite d’élasticité du matériau de
la coque est de 198 MPa. Le module de Young et le coefficient de Poisson est égale respectivement à
189,56 GPa et 0,3. Le module de Young et le coefficient de Poisson acquis du EPS, égal respectivement
à 4 MPa, et 0,3.

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Chapitre numérique

a b c
Figure 205 : Modèles étudiés: a) Coque cylindrique sans confinement, b) Coque cylindrique avec
confinement local (polystyrène expansé), c) Coque cylindrique avec confinement total

Pression appliquée sur la paroi Pression appliquée sur la paroi


externe du tube externe du confinement
Figure 206 : Type du chargement

[Link] Résultats
L'analyse numérique prédit initialement sept lobes dans le stade élastique de l'analyse non linéaire
sur la coque S.1 (voir Figure 208), et au point de bifurcation où le phénomène de flambage se produit,
ce nombre de « cloque » se réduit à six (voir Figure 215).

145

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Chapitre numérique

S.2 S.4
Figure 207 : Déformée des spécimens S.2 et S.4 en observant à la section Z=h/2

a b c
Figure 208 : Déformée prédite en phase de flambage élastique sur la coque seule (spécimen S.1). (a)
montre une vue en plan et (b, c) montre une élévation. Les deux extrémités de la coque et le
confinement externe sont enlevés pour la clarté visuelle. Déplacements 40 ×

a b c

Figure 209 : Snap-through à six lobes de la coque seule (spécimen S.1). (a) montre une vue en plan et
(b, c) montre une élévation. Les extrémités du cylindre et le confinement externe sont enlevés pour la
clarté visuelle. Déplacements 5 ×

146

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Chapitre numérique

a b c
Figure 210 : Déformée prédite en phase de flambage élastique sur la coque avec confinement local
(spécimen S.2). (a) montre une vue en plan et (b, c) montre une élévation. Les deux extrémités de la
coque et le confinement externe sont enlevés pour la clarté visuelle. Déplacements 40 ×

a b c
Figure 211 : Snap-through à six lobes de la coque avec confinement local (spécimen S.2). (a) montre
une vue en plan et (b, c) montre une élévation. Les extrémités du cylindre et le confinement externe
sont enlevés pour la clarté visuelle. Déplacements 5 ×

a b c
Figure 212 : Déformée prédite en phase de flambage élastique sur la coque avec confinement total
(spécimen S.3). (a) montre une vue en plan et (b, c) montre une élévation. Les deux extrémités de la
coque et le confinement externe sont enlevés pour la clarté visuelle. Déplacements 40 ×

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Chapitre numérique

a b c
Figure 213 : Snap-through à six lobes de la coque avec confinement total (spécimen S.3). (a) montre
une vue en plan et (b, c) montre une élévation. Les extrémités du cylindre et le confinement externe
sont enlevés pour la clarté visuelle. Déplacements 5 ×

a b c
Figure 214 : Déformée prédite en phase de flambage élastique sur la coque avec confinement total
(spécimen S.4). (a) montre une vue en plan et (b, c) montre une élévation. Les deux extrémités de la
coque et le confinement externe sont enlevés pour la clarté visuelle. Déplacements 40 ×

a b c
Figure 215 : Snap-through à six lobes de la coque avec confinement total (spécimen S.4). (a) montre
une vue en plan et (b, c) montre une élévation. Les extrémités du cylindre et le confinement externe
sont enlevés pour la clarté visuelle. Déplacements 5 ×
Le Tableau 21 montre les charges critiques de flambage initial et de post-flambage des spécimens. Le
Tableau 22 donne les comparaisons des charges de flambage initiales et du nombre d « cloque » de
flambement, obtenues par l’étude numérique et de l'étude expérimentale.

148

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Chapitre numérique

Flambage initial
Post-flambage
Spécimen P0 P0contact/ P0plain Différence (%)
P1 (bar)
(bar)
S. 1 1.14 1.14 1.00 0.0

S. 2 1.17 1.20 1.03 2.6

S. 3 1.37 1.27 1.20 20.3

S. 4 1.31 1.31 1.15 14.6

S. 5 1.42 1.42 1.24 24.1

S. 6 1.39 1.43 1.22 22.2

Tableau 21 : Pression critique du flambage initial et du post-flambage pour tous les spécimens

Expérimentation Modélisation numérique Différence


Charge de Charge de Charge de Nombre
Nombre de Nombre de
Spécimen flambage flambage flambage de mode
mode de mode de
initial initial initial de
flambage flambage
(bar) (bar) (%) flambage
S. 1 1.14 6 1.13 6 0.88 0

S. 2 1.17 6 1.15 6 1.71 0

S. 3 1.37 6 1.36 6 0.73 0

S. 4 1.31 6 1.45 6 10.69 0

S. 5 1.42 6 1.55 6 9.15 0

S. 6 1.39 6 1.59 6 14.39 0

Tableau 22 : Charge critique et nombre du mode de flambage obtenu par l’étude expérimental et
l’étude numérique

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Chapitre numérique

Figure 216 : Comparaison de la charge critique avec les prévisions théoriques (cite par [102], [103] et
[100])

[Link] Conclusion
Nous avons proposé une méthode numérique fiable pour modéliser le flambage sous pression
bilatérale des coques cylindriques à mince paroi avec confinement externe, soumises à deux types de
pression externe, celle appliqué sur la paroi externe du tube, et celle appliquée sur la paroi externe du
confinement. La modélisation numérique de ce procédé (modèle 3D), via la méthode des éléments
finis à l’aide du code de calcul Abaqus/Standard 6.12-3 (par la méthode de « Riks modifiée »), a été
élaborée. Les choix de modélisation retenus nous ont permis de corroborer les observations
expérimentales afin d’étudier la pression critique et le mode de flambage de la coque, il nous montre
l’effet d’imperfection initial. La comparaison de la solution numérique avec la solution analytique a
montré une très bonne corrélation, elle permet donc de valider l’élément implanté. La pression
critique est inférieure par rapport à la solution analytique de Ross, Donnell et Rawad. La théorie
classique est basée sur l'hypothèse d'une géométrie parfaite. L'imperfection géométrique réduit
clairement la capacité de flambage de coques cylindriques soumises à une pression latérale. Pour la
configuration confinée, la pression critique est la fonction croissante de l’épaisseur totale du
confinement externe. La condition de contact entre la coque et le confinement total est très sensible
sur la charge de collapse. Les coques avec confinement local, donnent la charge critique dans
l’intervalle des coques seule et coque avec confinement total (même épaisseur). Sa charge critique a
augmentée de 1.8% par rapport le cas de la coque seule. Les résultats nous montrent une sensibilité
de l’épaisseur du confinement avec la même rigidité et la condition de contact sur la charge de
collapse.

3.1.2 Coque avec sable


La modélisation du chargement est une question délicate, sachant qu’in situ dans les démonstrateurs
d’alvéoles HA du laboratoire souterrain de l’Andra , c’est la convergence de la roche de confinement qui
induit une déformation du tube servant de chemisage. Nous n’avons aucune garanti, que la

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Chapitre numérique

modélisation via une pression externe soit équivalente au chargement réel in situ. Cette question est
d’importance.

L’objectif général de cette modélisation numérique est d’étudier le phénomène de flambage sous
contact dans le cas d’une coque confinée sous pression externe qui est appliquée directement par le
corps externe. Au vue de la complexité du problème, liée à l’interaction de plusieurs non-linéarité, les
grands déplacements associés au flambage, la plasticité, le contact, la MEF semble l’approche la plus
appropriée. Le choix d’un code industriel nous semble de plus incontournable afin de pouvoir disposer
de plusieurs éléments finis (éléments volumiques - modèle 3D), et d’algorithmes suffisamment
robustes pour traiter les non-linéarités précités. Nous avons opté pour le code Abaqus selon le
schéma implicite, le calcul sera effectué en quasi-statique, en adéquation avec les essais. Le
comportement du matériau est supposé homogène, régit par l’élasto-plasticité avec écrouissage
isotrope. Il s’agit des coques cylindriques à mince paroi de diamètre externe 250mm, de hauteur
480mm et d’épaisseur moyenne 0.8mm avec confinement externe. La pression est appliquée sur la
surface latérale externe du confinement qui est en contact avec un anneau infiniment rigide pour
assurer la condition aux limites de l’expérimentation. La méthode de « Riks modifiée » a été utilisée,
qui est la méthode la plus efficace à cet effet et elle est maintenant principalement utilisée dans les
programmes d'analyse structurelle non linéaire. Le chemin d'équilibre non linéaire pression-flèche (p-
δ) est tracé à l'aide d'un algorithme de poursuite de Riks. Les choix de modélisation retenus nous ont
permis de corroborer les observations expérimentales afin d’étudier la pression critique et le mode de
flambage de la coque. La configuration non-confinée est préalablement menée, ce qui permet d’avoir
une charge de référence. Ensuite, nous considérons le cas du tube élasto-plastique diverses influences
des paramètres, comme l’épaisseur et la rigidité du confinement, frottement du contact. Ces modèles
nous permettent bien entendu de gérer le contact entre le tube et le matériau servant au
confinement, l’effet de l’épaisseur et de rigidité du confinement sur le taux entre la pression
appliquée sur la surface latérale externe du confinement et celle de la coque. Enfin, nous comparons
deux configurations du chargement sur le comportement de la coque confinée.

[Link] Coque sans confinement


Nous considérons tout d’abord la coque élastique et élasto-plastique (Dm=249.2mm, t=0.8mm,
module d’Young E=210700 MPa, v=0.3) dans le cas « non-confinée ». Le matériau est supposé
homogène et isotrope, sa loi de comportement élasto-plastique à écrouissage isotrope. Les
paramètres géométriques et matériels du tube sont représentés sur le Tableau 23.

151

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Chapitre numérique

Figure 217 : Courbe de traction du matériau de l’acier DC01

Paramètre Note Valeur


Diamètre externe D (mm) 250
Epaisseur moyenne t (mm) 0.80
Hauteur outil H (mm) 480
Module d'élasticité E (MPa) 209750
Coefficient de Poisson v 0.3
Limite d’élasticité 225
Résistance à la traction 370
Allongement à la rupture A (%) 28.51
Tableau 23 : Paramètres matériels et géométriques de la coque

Le modèle EF utilisé est représenté sur la Figure 218. La coque cylindrique est modélisée par des
éléments solides à intégration réduite à huit nœuds (C3D8R), Figure 218b. La paroi de cylindre a été
modélisée avec une épaisseur uniforme, 0.8mm. Les deux extrémités de la coque sont modélisées
comme un corps rigide par rapport le point référence RP1 pour l’extrémité en haut, RP2 pour
l’extrémité en bas. Dans notre modèle, RP1 est encastré, RP2 est libre, Figure 218a. La coque est
soumise à une pression latérale uniforme, Figure 218c.

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Chapitre numérique

Anneau infiniment rigide Point référence RP1 et RP2


Pression latérale externe

Conditions aux limites Solution du maillage Pression latérale


Figure 218 : Modèle du tube sans confinement, pression latérale
Nous utilisons la méthode Buckle (perturbation linéaire ou flambage d’Euler) dans Abaqus dans ce cas
nous n’avons pas besoin d’un défaut initial pour le cas de la coque élastique « non-confiné ». Cette
approche nous permet de trouver le premier mode critique et la charge critique associée (Figure 219).

La méthode « Riks modifié » est utilisée pour avoir la courbe du comportement de la coque élasto-
plastique « non confiné ». Nous considérons un petit défaut géométrique (déplacement axial) au
point A à la section Z=h/2 avec l’amplitude ∆0 =0.01mm ce qui nous fait dire qu’il s’agit d’un défaut
infinitésimal pour pouvoir initier le flambage. Cette approche nous permet de trouver la charge de
collapse et le mode de collapse de la coque élastique (Figure 219- méthode Buckle) et de la coque
élasto-plastique (Figure 220- méthode « Riks modifié »). La charge critique est illustrée dans le
Tableau 24. Les valeurs critiques par deux méthodes numériques sont illustrées dans le Tableau 24. Ils
nous donnent la même valeur, donc le flambage est élastique.

Figure 219 : Déformée du tube sans confinement, pression latérale, méthode Buckle

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Chapitre numérique

Figure 220 : Déformée du tube sans confinement, pression latérale, méthode « Riks modifié »

Coque sans confinement Pression critique (Bar)


méthode Buckle méthode « Riks Approche de Yamaki
coque élastique modifié » [58], partie 2.4.7-
coque élasto-plastique Page 119
D/t=311, H=480mm 2.42 2.42 2.42
Tableau 24 : Charge critique de la coque sans confinement

[Link] Coque avec confinement


Dans cette partie, nous considérons le flambage sous contact de la coque confinée. Nous considérons
deux configurations du chargement (pression appliquée sur la surface latérale externe de la coque et
celle du confinement externe). Nous utilisons la méthode « Riks modifié » pour avoir la courbe du
comportement du tube élasto-plastique. Nous considérons un petit défaut ou perturbation initiale
géométrique au point A (comme dans la partie [Link]- Coque sans confinement). En raison du
confinement externe, le tube n’est pas libre de se déformer vers l’extérieur et son flambement se
produit donc sous la forme d’un «lobe vers l’intérieur ». Cette première étude nous permettra de
positionner nos résultats en vis-à-vis de ceux de la littérature notamment en vis-à-vis des solutions
analytiques. Cette approche permet de trouver le mode de collapse et la charge de collapse. Ces
résultats numériques sont comparés avec les solutions analytiques (Glock, Montel, Vonse Mise).

Le modèle 3D simplifié est réalisé. Vue la symétrie du problème, seule moitiée de la structure est
modélisée. Le modèle numérique simplifié a été utilisé avec l’hypothèse : la pression est uniforme,
matériau du confinement est homogène et isotrope, l’épaisseur de la coque est uniforme. Le
confinement externe est modélisé par matériau élastique. La forme de la coque, du confinement
externe et de l’anneau rigide du modèle étudié est illustrée dans la Figure 221.

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Chapitre numérique

Point A

coque confinement externe anneau rigide modèle étudié


Figure 221 : Forme de la coque et du confinement sur modèle étudié
Dans notre modèle, la surface latérale externe de la coque est en contact avec celle interne du
confinement externe. Nous utilisons le type de contact surface-vers-surface (S-V-S) qui est
recommandée pour tous problèmes de contact sauf le cas spécifique du contact point-vers-surface.
En général, les deux surfaces de contact ont des propriétés mécaniques et des maillages différents, la
règle est que le maillage de la surface « maître » est plus grossier que celui de la surface « esclave »,
ceci pour assurer une meilleure qualité de la solution Figure 222.

Figure 222 : Configuration du contact S-V-S entre coque-confinement externe, confinement externe-
anneau rigide

Les conditions aux limites sont représentées Figure 223. Dans Abaqus, il est possible de créer
plusieurs étapes dans lesquels on peut définir le chargement et la méthode de résolution. Il sera
possible de créer plusieurs étapes sachant que la fin d’une étape constitue les conditions initiales
pour l’étape suivante. Il est donc facile de modifier les conditions aux limites, les chargements et les
méthodes de résolution. Le chargement est la pression externe uniforme.

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Chapitre numérique

Figure 223 : Conditions aux limites et chargement

La modélisation du chargement est une question délicate, sachant qu’in situ c’est la convergence du
matériau sol qui induit une déformation du tube, et donc de façon équivalente une pression externe.
Cependant nous n’avons aucune garanti, que la modélisation via une pression externe soit
équivalente au chargement réel in situ. Cette question est d’importance, et notre étude numérique
devra y apporter une réponse claire et sans équivoque.

Configuration 1 Configuration 2
Pression appliquée sur la paroi Pression appliquée sur la paroi
externe du confinement externe du tube
Figure 224 : Deux configurations du chargement

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Chapitre numérique

coque confinement externe anneau infiniment rigide


Figure 225 : Solution du maillage de la coque, du confinement et de l’anneau rigide
Dans notre modèle, la coque et le confinement sont maillés à l’aide d’élément volumique C3D8R.
L’anneau externe est infiniment rigide, donc il est modélisé par des éléments coques rigides R3D4. Il
est discrétisé de façon suffisamment fine pour bien transmettre les contraintes de contact, mais
suffisamment grossier pour assurer la condition de surface maître.

[Link] Résultats
Nous traitons ici, le cas de la coque, de 250mm de diamètre externe, de 0.80mm d’épaisseur, traitée
expérimentalement. Le confinement fait 20mm d’épaisseur, et l’effet de sa rigidité est pesé via son
module élastique qui peut varier dans la plage [10 MPa ; 4000 MPa]. Les données fixes et celles
variables sont précisées au Tableau 34. Pour garantir l’apparition du flambage, de même que pour nos
précédents calculs nous considérons l’effet d’un petit défaut initial (∆0/t=0.1/0.8=0.125). Les Figure
227 et Figure 228 représentent la déformée de la coque, il s’agit d’un flambage mono-loble vers
l’intérieur. Nous avons quantifié l’effet de la rigidité du confinement, et constaté qu’il permet
d’améliorer la charge de collapse. L'influence de la rigidité du confinement externe sur la réponse de
flambement de la coque est montrée Figure 229. Sur la première configuration de chargement, la
pression de collapse est fonction de la rigidité du confinement et elle est presque inchangée.
L’empâtement circonférentielle de la « cloque » ou mode de flambage est plus petit pour le cas du
modèle avec grande rigidité du confinement.

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Figure 226 : Superposition de la courbe pression versus déplacement radial du point A

Point A

Figure 227 : Déformée de la coque avec confinement (E’=1000MPa, épaisseur 20mm)

Figure 228 : Mode de flambage, le confinement (E’=1000MPa, épaisseur 20mm) est apuré pour clarté

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Nous considérons l’effet de la rigidité du confinement (épaisseur fixe mais module variable), pour
rappel, les paramètres analysés sont donnés au Tableau 25. Nous avons donc considéré différentes
rigidités du confinement, ce qui permet d’améliorer la charge de collapse. L'influence de la rigidité du
milieu confinant sur la réponse au flambement du tube est montrée Figure 229. Les valeurs de la
pression de collapse, appliquée sur la paroi du tube, augmentent lorsque la rigidité du confinement
augmente.

Coque élasto-plastique/ Confinement élastique


Epaisseur du tube ttube (mm) 0.80
Epaisseur du confinement tc (mm) 20 ; 40
Rigidité du confinement E' (MPa) 10 ; 20 ; 50 ; 100 ; 200 ; 300 ; 500 ; 1000 ; 1500 ;
2000 ; 2500 ; 3000 ; 3500 ; 4000
Frottement du contact µ 0
Tableau 25 : Paramètres géométriques analysés pour le modèle de la configuration 1

Figure 229 : Pression critique en fonction de la rigidité du confinement pour la configuration 1,


tc=20mm

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Les résultats nous montrent que la rigidité du confinement externe est très sensible aux faibles
rigidités. Une réduction substantielle de la charge de collapse en raison de la déformation élastique
du support est constatée. La comparaison de la charge collapse sur la paroi externe du tube

Figure 230 : Pression critique en fonction de la rigidité du confinement pour la configuration 1,


tc=40mm
Nous considérons l’effet de l’épaisseur du confinement ce qui permet d’améliorer la charge de
collapse. L'influence de l’épaisseur du milieu confinant sur la réponse au flambement du tube est
montrée Figure 231. Les valeurs de la pression de collapse, appliquée sur la paroi du tube,
augmentent lorsque l’épaisseur du confinement augmente.

Figure 231. Courbe pression calculée à partir de la contrainte moyenne sur la paroi du tube versus
rigidité du confinement pour différentes épaisseurs du confinement, configuration 1

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Figure 232 : Comparaison de la pression critique de la coque pour deux configurations du chargement

Configuration
1 : Pression
appliquée sur
la paroi
externe du
confinement

Configuration
2 : Pression
appliquée sur
la paroi
externe du
tube

Rigidité du
10 MPa 50 MPa 1000 MPa 4000 MPa
confinement
Figure 233 : Modes de flambage vers l’intérieur de la coque, effet du mode de chargement et de la
rigidité du confinement (épaisseur 20mm). (Confinement et anneaux rigides sont apurés pour une
meilleure lisibilité)

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Pour les calculs précédents nous avons négligé le frottement à l’interface tube/matériau de
confinement. Dans cette partie nous étudions l’effet du frottement µ au niveau du contact, les autres
paramètres sont maintenus. Nous considérons une large variation du coefficient de frottement µ
(dans l’intervalle [0,5]) pour bien en estimer l’effet sur la charge de collapse. Les résultats montrent
que le frottement n’influence que très légèrement la pression de collapse et les modes de collapse
sont inchangées (Figure 234 et Figure 235).

Figure 234 : Pression critique en fonction du frottement du contact pour la configuration 1

µ=0 µ=0.1 µ=0.3 µ=0.5


Figure 235 : Modes de collapse pour différentes valeur du frottement. (Le confinement de module
E’=10 Mpa, tc=20mm et l’anneau rigide sont apurés pour un meilleur rendu visuel, configuration 1)

[Link] Conclusion
Nous avons proposé une méthode numérique fiable pour modéliser le flambage des coques
cylindriques à mince paroi avec confinement externe. La pression est engendrée par la convergence
du matériau du confinement qui induit une déformation du tube. La modélisation numérique de ce
procédé (modèle 3D), via la méthode des éléments finis à l’aide du code de calcul Abaqus/Standard
6.12-3 (par la méthode de « Riks modifiée »), a été élaborée. Les choix de modélisation retenus nous
ont permis de corroborer les observations expérimentales afin d’étudier la pression critique et le

162

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mode de flambage de la coque, il nous montre l’effet d’imperfection initial. La pression critique est la
fonction croissante de la rigidité du confinement externe. Le frottement du contact entre la coque et
le confinement influence très légèrement sur la charge de collapse. La comparaison de deux
configurations du chargement est effectuée, les résultats nous montrent une sensibilité de deux types
de chargement appliquée sur la pression de collapse et mode de collapse de la coque.

3.2 Modélisation numérique du chemisage d’une alvéole HA


Cette partie traite de la modélisation de l’instabilité ou flambage de tubes métalliques sous pression
externe avec présence ou pas d’un contact surfacique (sur toute la surface externe du tube). Cette
étude, qui sera tant que faire se peut corrélée aux résultats expérimentaux (les nôtres et ceux de la
littérature), permettra de mieux comprendre l’instabilité d’un tube confiné et d’évaluer précisément
l’effet de divers paramètres tels que les défauts géométriques, ou défaut de corrosion, ou encore la
rigidité du milieu assurant le confinement. Cette modélisation est complexe du fait de l’interaction
des grands déplacements ou non linéarité géométrique (flambage) avec la non linéarité matériau
(plasticité), avec aussi des conditions aux limites évolutives associées au contact. Nous optons donc
pour la simulation numérique, plus précisément la MEF qui a fait ses preuves pour ce qui est de
l’étude du flambage. Nous avons donc utilisé le code de calcul Abaqus/Standard qui permet de
considérer toutes ces configurations, le calcul est effectué en quasi-statique. Le tube entouré par un
milieu élastique, est soumis à une pression externe uniforme. Une étude paramétrique étendue,
utilisant des modèles numériques 2-D et 3-D, où tube et confinement sont modélisés par des
éléments finis, et prenant en compte un défaut de corrosion (localisé ou généralisé), a été réalisée.

Dans une première partie, l’état de l’art de la simulation de l’instabilité des coques confinée sous
pression externe est rappelé. Le choix des éléments les plus adaptés pour l’étude du contact et du
flambage, est ensuite abordé et étudié. Nous précisons la configuration de charge et les conditions
aux limites appliquées au modèle. Ensuite la sensibilité des différents paramètres, comme l'épaisseur
et la rigidité du confinement, le frottement à l’interface entre tube et confinement externe, sont
jaugés. Nous rappelons qu’il s’agit d’analyser finement ce qui se passe (cinématiques et contraintes)
dans les différentes zones du tube, en particulier le comportement précritique, puis au moment du
flambage sous pression, puis lors du cloquage vers l’intérieur (observé expérimentalement), en vue
d’expliquer l’effet du confinement. Les effets d’une corrosion localisée et généralisée seront aussi
analysés. Le comportement du matériau est supposé homogène, régit par l’élasto-plasticité avec
écrouissage isotrope, les effets différés tels que les dégradations par corrosion seront pris en compte
en tant que défauts initiaux.

3.2.1 Caractéristique géométrique et matériau


Nous considérons la géométrie pour l’instant retenue pour chemiser les alvéoles du centre de
stockage. Les paramètres géométriques et matériaux sont précisés au Tableau 26.

163

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Paramètre Note Valeur


Diamètre moyen D (mm) 737
Epaisseur initiale t (mm) 25
Module d'élasticité E (MPa) 210700
Coefficient de Poisson v 0.3
Limite d’élasticité 457
577
Allongement A% 24.36
Tableau 26: Paramètres géométriques et matériau des tubes en acier- API 5L X65
Le comportement du matériau API 5L X65 est illustré Figure 236. Le matériau est homogène, isotrope,
sa loi de comportement est de type élasto-plastique avec écrouissage isotrope.

Figure 236: Courbe de traction conventionnelle du matériau API 5L X65

ε 0.0057 614.0 0.0243 737.6 0.0598 815.9 0.1371 888.7


(MPa)
0.0000 0.0 0.0066 625.0 0.0263 744.5 0.0631 820.1 0.1448 894.2
0.0022 457.0 0.0074 637.4 0.0281 750.0 0.0666 824.2 0.1522 899.7
0.0023 461.5 0.0085 648.4 0.0298 755.5 0.0703 828.3 0.1608 902.5
0.0024 473.9 0.0096 658.0 0.0320 762.4 0.0745 833.8 0.1694 909.3
0.0024 484.9 0.0109 667.6 0.0340 767.9 0.0789 839.3 0.1787 914.8
0.0025 497.3 0.0118 675.8 0.0360 772.0 0.0835 843.4 0.1881 919.0
0.0026 511.0 0.0129 682.7 0.0380 777.5 0.0886 848.9 0.1983 924.5
0.0029 524.7 0.0142 690.9 0.0400 781.6 0.0935 854.4 0.2086 929.9
0.0031 538.5 0.0153 697.8 0.0419 785.7 0.0987 859.9 0.2199 934.1
0.0033 552.2 0.0164 704.7 0.0446 791.2 0.1047 864.0 0.2313 938.2
0.0035 564.6 0.0180 711.5 0.0470 795.3 0.1104 869.5 0.2436 945.1
0.0042 578.3 0.0195 718.4 0.0501 800.8 0.1164 873.6
0.0044 590.7 0.0210 725.3 0.0529 804.9 0.1232 877.7
0.0050 603.0 0.0226 732.1 0.0560 809.1 0.1300 883.2

Tableau 27: Points définissant la courbe de traction retenue pour le calcul numérique

164

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3.2.2 Modèle 2D
Nous étudions le flambage d’un tube en acier API 5L X65, de diamètre externe 762mm et d’épaisseur
initiale 25mm, qui est en contact avec un corps externe élastique. Après estimation de la capacité
portante dans le cas d’une structure quasi-parfaite, et pour des conditions de charge idéales
(axisymétrique), nous étudierons l’influence de divers paramètres, tels que l’effet de défauts initiaux
(ovalisation, corrosion localisée et corrosion généralisée), la configuration du contact avec ou sans
frottement. Dans cette partie, nous recourons à la modélisation 2D, d’abord pour le cas d’un tube
considéré élastique, puis dans le cas plus réaliste du tube élasto-plastique, confiné par un corps
externe, et soumis à la pression externe. L’étude de la configuration non-confinée est préalablement
menée, ce qui permet d’avoir une charge de référence, ensuite nous considérons le cas du tube
confiné. Dans le premier cas, on considèrera un tube élastique avec un confinement infiniment rigide,
la charge critique numérique sera alors comparée à la prédiction analytique de Glock [106]. Puis
l’étude du collapse avec contact sera menée sur le tube considéré élasto-plastique, et enfin l’influence
de divers paramètres sera jaugée, comme l’épaisseur ou la rigidité du confinement, le frottement sur
l’interface de contact, l’effet du nombre de « cloques » associées au flambage, l’effet de l’amplitude
du défaut initial ou plus largement la sensibilité aux défauts géométriques, ou encore l’effet d’un
défaut de type perte d’épaisseur induit par corrosion.

[Link] Procédure de calcul


La procédure de calcul pour l’analyse du flambage est maintenant classique. Tout d’abord des calculs
dits de bifurcation d’équilibre, ou calcul d’Euler, qui sont menés en linéaire géométrique et matériau.
Ces calculs servent tout simplement à donner une charge de collapse et un mode de collapse dit de
référence (lorsque le flambage est élastique), dans le cas d’un tube sans contact, soumis à pression
latérale externe. Puis, afin de peser l’effet de la non linéarité géométrique, de l’éventuelle plasticité,
ainsi que celle du contact, nous menons des calculs incrémentaux, de type Riks, ce qui permet, à
priori, de passer les points limites ou les points de bifurcation. Ces calculs sont d’abord menés sur une
configuration dite parfaite, bien que l’on soit obligé de générer un petit défaut initial d’amplitude
infinitésimale, pour favoriser le flambage. Puis, une série de calculs nous permet de jauger de la
sensibilité des défauts géométriques et des défauts d’épaisseur. Pour rappel, pour exciter le flambage
et donc l’initier, on a toujours (sauf pour le calcul de bifurcation d’Euler) créé un défaut de faible
amplitude en appliquant un déplacement imposé (calcul élastique), ce qui permet d’avoir toujours la
même amplitude du défaut initial (∆0 =0.1mm soit A/t=0.1/25=0.004).

[Link] Tube métallique et confinement externe


Vu la symétrie du problème, seule une moitié du tube est modélisée. Le matériau est supposé
homogène et isotrope, sa loi de comportement élasto-plastique à écrouissage isotrope. Pour l’étude
numérique du modèle 2D, nous considérons le tube de diamètre externe 762mm et d’épaisseur
25mm (Figure 237a).

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Chapitre numérique

a) tube b) confinement
externe
Figure 237 : Forme du tube et du confinement sur modèle étudié

Le diamètre interne du milieu assurant le confinement ou milieu porteur du tube, est égal au
diamètre externe du tube, il n’y a donc pas de gap. Le diamètre externe du milieu porteur est un
paramètre d’étude (rigidité). Il doit cependant être assez petit pour économiser le temps de calcul et
doit être assez grand pour assurer la condition de confinement externe. Une étude paramétrique sur
l’épaisseur du milieu assurant le confinement sera faite afin d’évaluer l’effet de la rigidité du milieu
enveloppe, et aussi afin d’envisager l’épaisseur optimale pour les calculs, c’est-à-dire assurant la
convergence des résultats. Le milieu assurant le confinement externe est divisé en trois zones comme
illustré à la (Figure 237b).

[Link] Configuration du contact


La liaison entre le confinement externe et le tube, est gérée par le contact, qui devra permettre de
transmettre les efforts de l’un à l’autre. Le contact peut mobiliser la contrainte normale seule, ou à la
fois la contrainte normale et tangentielle s’il y a présence de frottement. Du point de vue numérique,
le contact peut être considéré comme une discontinuité des conditions aux limites ce qui revient à
une non-linéarité au niveau de la modélisation. En se basant sur la méthode des éléments finis (MEF),
plusieurs possibilités permettent de traiter ce problème. La solution peut être obtenue par différentes
approches comme la pénalisation [22], les multiplicateurs de Lagrange [23], mais aussi par des
combinaisons de ces deux méthodes [24] ou enfin par des techniques de complémentarité [25]. Les
schémas d’intégration temporelle utilisés sont implicites [26] ou explicites [27] ou s’appuient sur une
combinaison des deux [28]. Les deux premières méthodes (pénalisation et multiplicateurs de
Lagrange) sont implantées dans le code de calcul Abaqus. La méthode des multiplicateurs de Lagrange
impose exactement les contraintes de contact en ajoutant des degrés de liberté à la matrice globale
de la structure. Mais cette approche souffre de difficultés de convergence liées au schéma de
Newton-Raphson, et ainsi, le temps de calcul est couteux. La méthode de pénalisation est plus souple
car elle impose approximativement les contraintes de contact au moyen de ressorts sans rajouter des
degrés de liberté à la structure de la matrice. Malgré une pénétration possible mais limitée des
surfaces de contact, elle donne des solutions efficaces avec une bonne vitesse de convergence. Nous

166

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optons donc pour la méthode de pénalisation qui sera utilisée à la fois pour la gestion du contact
normal et tangentiel.

Dans notre modèle, le contact, entre la surface de confinement et celle du tube, peut mobiliser une
contrainte normale et une contrainte tangentielle. Dans un premier temps nous considérons que
l’effet tangentiel n’est pas déterminant dans le comportement au flambage, en tous cas pas sur le
comportement précritique et critique. On ne prendra donc pas en compte le frottement dans les
premières modélisations, mais nous étudierons par la suite son éventuel effet. Du point de vue
numérique, le contact peut être considéré comme une discontinuité des conditions aux limites.
Malgré une pénétration possible mais limitée des surfaces de contact, elle donne des solutions
raisonnables avec une bonne vitesse de convergence. On fait le choix d’un contact entre la surface
interne de confinement et celle externe du tube de type surface vers surface (S-V-S). D’un point de
vue pratique, il est conseillé de créer des contacts de type *TIE entre les surfaces
supérieures/inférieures des trois zones du confinement externe (Figure 238). Cette technique permet
de coller deux maillages totalement différents, elle est très souvent employée pour réduire les temps
de calcul, par exemple en maillant finement une zone de la géométrie pour obtenir des résultats
précis. Le *TIE nécessite de définir deux surfaces : la surface dite maître est maillée grossièrement et
correspond aux éléments de la zone interne, la surface dite esclave est maillée finement et
correspond aux éléments de la zone externe du confinement. Pour ce test, l’option *TIE est utilisée.

Figure 238 : Solution optimisée du contact entre le tube et le corps externe

[Link] Conditions aux limites et de chargement


Les conditions aux limites sont représentées Figure 239. Dans Abaqus, il est possible de créer
plusieurs étapes dans lesquels on peut définir le chargement et la méthode de résolution, sachant
que la fin d’une étape constitue les conditions initiales pour l’étape suivante. Le chargement appliqué
sur la paroi externe du tube, est la pression externe uniforme.

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Chapitre numérique

Figure 239 : Conditions aux limites et chargement


La modélisation du chargement est une question délicate, sachant qu’in situ, c’est la convergence du
matériau sol qui induit une déformation du tube, et donc de façon équivalente une pression externe.
Cependant nous n’avons aucune garanti, que la modélisation via une pression externe soit
équivalente au chargement réel in situ. Cette question est d’importance, et notre étude
expérimentale devra y apporter une réponse claire. Nous allons cependant tenter de donner aussi
une réponse via l’analyse numérique, et nous allons donc envisager deux façons d’appliquer le
chargement : soit directement comme pression externe appliquée sur l’extrados de la coque, soit
comme pression externe appliquée sur l’extrados du milieu confinant.

[Link] Maillage de la structure et étude de convergence


Dans notre modèle, le tube est très rigide par rapport au confinement externe, la surface du tube est
la «master surface» et la surface nommée «slave surface» (le confinement externe) doit être donc la
surface maillée le plus finement. Pour l’étude de convergence du maillage, essentiellement dans la
direction circonférentielle sur notre modèle 2D, quatre cas sont considérés. Le tube et le confinement
sont maillés à l’aide d’élément de coque CPE4R (déformation plane pour un tube long L>10D), qui est
composé de 4 nœuds et 2 degrés de liberté par nœud, et possède un point d’intégration (intégration
réduite) (Figure 240). Dans le cas d’un confinement infiniment rigide, le matériau confinant est
modélisé par des éléments coques rigides R3D4. Il est discrétisé de façon suffisamment fine pour bien
transmettre les contraintes de contact, mais suffisamment grossière pour assurer la condition de
surface maître.

Figure 240 : Elément en contrainte plane CPE4R avec 1 point d’intégration

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Figure 241 : Modèle étudié (Maillage du tube et du confinement)

[Link] Résultats
Nous considérons le tube élastique et élasto-plastique dans deux cas, d’abord la configuration non-
confinée, puis confinée (confinement infiniment rigide). Pour ces deux cas, la coque est soumise à une
pression latérale uniforme sur son extrados, cela entend pour la modélisation 2D, sur tout le
périmètre externe du tube.

[Link].1 Tube sans confinement externe


Nous utilisons la méthode Buckle (perturbation linéaire ou flambage d’Euler) dans Abaqus dans ce cas
nous n’avons pas besoin d’un défaut initial. Cette approche nous permet de trouver le premier mode
critique et la charge critique associée pour le tube élastique que nous comparerons au résultat issu de
la formule analytique proposée par Timohensko (éq.(6), pour un tube élastique sans confinement
soumis à pression externe uniforme.

(6)

Où :

Diamètre moyen du tube


Epaisseur du tube
Module d’Young du matériau
Coefficient du Poisson du matériau

Nous rappelons ci-dessous les données géométriques.

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Tube élasto-plastique sans confinement


Rmoyen-tube (mm) 368.5
ttube (mm) 25
Flambage en forme ovale
Tableau 28 : Paramètres géométriques analysés

La comparaison de la charge critique numérique et celle de Timoshenko est illustrée dans le Tableau
29. Le mode critique est montré dans la Figure 242.

Tube élastique MEF Timoshenko


17.99 18.08
Tableau 29 : Comparaison du charges de collapse (Mpa) du modèle numérique/solution analytique de
Timoshenko pour le tube sans confinement

Figure 242 : Mode critique du tube élastique sans confinement


Nous étudions ensuite l’effet des deux non linéarité, géométrique et matériau, en interaction,
toujours dans le cas non-confiné. La méthode « Riks modifié » est utilisée pour avoir la courbe de
charge ou courbe montrant l’évolution de la pression latérale en fonction d’un déplacement
caractéristique. Nous considérons un petit défaut géométrique au sommet du tube (amplitude ∆0
=0.1mm, soit A/t=0.004), ce qui nous fait dire qu’il s’agit d’un défaut infinitésimal, que l’on considère
juste pour pouvoir initier le flambage. Cette approche nous permet de trouver la charge de collapse et
le mode de collapse.

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Chapitre numérique

Figure 243 : Comportement du tube élasto-plastique non-confiné

(1) – Mode de collapse (2) (3)

Figure 244 : Evolution de la déformée du tube élasto-plastique non-confiné

[Link].2 Tube avec confinement externe


Dans cette partie, nous considérons le flambage sous pression externe uniforme du même tube, cette
fois avec confinement infiniment rigide. Nous utilisons la méthode « Riks modifiée » pour avoir la
courbe du comportement sous charge du tube considéré élastique puis dans le cas du matériau réel
élasto-plastique. Nous considérons un petit défaut ou perturbation initiale géométrique au sommet
du tube d’amplitude faible (∆0/t=0.1/25=0.004), ce qui nous fait dire qu’il s’agit d’un défaut
infinitésimal, juste pour pouvoir initier le flambage.

Les données géométriques relatives au tube restent inchangées, elles sont à nouveau précisées ci-
dessous, nous rajoutons uniquement la donnée de l’amplitude de l’imperfection géométrique initiale.

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Chapitre numérique

Tube élastique/ élasto-plastique


Confinement infiniment rigide
Rmoyen-tube (mm) 368.5
ttube (mm) 25
Frottement (μ)
Flambage en mono-lobe
∆0/t 0.004
Tableau 30 : Paramètres géométriques analysés
Le confinement externe infiniment rigide est encastré au point référence. Cette première étude nous
permet de positionner nos résultats vis-à-vis de ceux de la littérature notamment vis-à-vis des
solutions analytiques. Ces résultats numériques sont donc comparés avec les diverses solutions
analytiques disponibles dans la littérature, et que nous rappelons ci-après (Glock, El-Sawy & Moore,
Montel, Von Mises).

• Tube élastique avec confinement infiniment rigide :


(7)

(8)

• Tube élasto-plastique avec confinement infiniment rigide :

avec condition , (9)

(10)

Où :

172

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Chapitre numérique

Rayon, diamètre moyen du tube


Epaisseur du tube
Module d’Young du matériau
Coefficient du Poisson du matériau
Amplitude du défaut initial de type « ondulation »
Ecart ou gap initial
Contrainte d’écoulement

Dans les paragraphes précédents, l'excellent comparaison de l'équation de Glock [106] avec nos
résultats numériques. Nous ne disposons que de relativement peu de résultats expérimentaux publiés
pour les corroborer aux solutions théoriques et numériques obtenues pour le cas de la coque
confinée sous pression externe. Une brève description des trois ensembles de données est offerte par
Omara [107]. Les essais correspondants ont été effectués par Aggarwal et Cooper [108], Lo et al. [79]
et Guice et al. [109]. Un bref aperçu en est présenté ci-dessous (Tableau 31).

Tube avec confinement infiniment rigide Tube sans confinement


Tube élastique MEF Glock El-Sawy & Moore MEF Timoshenko
141.39 135.41 142.71 17.99 18.08

Tube élasto- MEF Montel Von Mise MEF


plastique 37.23 40.20 34.88 16.19
Tableau 31 : Comparaison des charges de collapse (Mpa) du modèle numérique/solution analytique

Nous précisons ci-après les résultats en termes de courbes charge-flèche, de déformées de flambage,
de façon dimensionnelle et adimensionnelle.

Figure 245 : Comportement du tube élastique confiné par un matériau infiniment rigide

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Figure 246 : Evolution de la déformée du tube élastique confiné par un matériau infiniment rigide

En raison du confinement externe, le tube n’est pas libre de se déformer vers l’extérieur et son
flambement se produit donc sous la forme d’un «lobe vers l’intérieur ».

Figure 247 : Comportement du tube élasto-plastique confiné par un matériau infiniment rigide

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Figure 248 : Evolution de la déformée du tube élasto-plastique confiné par un matériau infiniment
rigide

Figure 249 : Mode de collapse du tube élastique et élasto-plastique confiné par un matériau infiniment
rigide

Ces études nous permettent de valider notre modélisation 2D, en déformation plane et à l’aide de
l’élément CPE4R, du comportement du flambage élastique d’un tube confiné. Au bilan, nous
constatons tout d’abord un effet négligeable de la plasticité sur le cas non confiné, en effet les
charges critiques sont quasi égales, 16.19 MPa pour le matériau élasto-plastique, et 17.99 MPa pour
le matériau élastique soit un écart de 11.1%. Enfin, pour le tube élastique sans confinement, la valeur
de collapse donnée par notre modélisation est égale à 99.50% de la solution de Timoshenko.

Dans le cas avec confinement, la pression de collapse du tube élastique parfait (sans défaut autre que
celui permettant d’initier le flambage), est égale à 99.08% de la valeur d’El-Sawy & Moor. Précisons
que dans notre cas, la valeur de la pression critique donnée par Glock est égale à 94.89% de la valeur
d’El-Sawy & Moore.

Ceci nous permet de conclure à la pertinence de nos modélisations numériques. Enfin, le résultat qui
nous semble d’importance : si l’on se réfère à la MEF, pour le cas élastique, la charge de collapse avec

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confinement, est multipliée par 7.86 comparativement à la charge sans confinement. Ce facteur est
réduit à 2.30 pour le cas élasto-plastique. Pour ce qui est du mode de collapse, le tube élastique
donne une amplitude plus grande que celle obtenue dans le cas élasto-plastique (Figure 249).

[Link] Influence des paramètres


Nous étudions tout d’abord le flambage sous pression externe d’un tube élasto-plastique, de
diamètre moyen 737 mm et d’épaisseur initiale 25mm, qui est en contact avec un confinement
externe infiniment rigide. Après estimation de la capacité portante dans le cas d’une structure quasi-
parfaite, et pour des conditions de charge idéales, nous étudions ensuite l’influence de divers
paramètres, tels que l’effet de paramètres géométriques associés au tube et au confinement externe,
la configuration de contact entre les deux solides, la rigidité du confinement (Module d’Young), le
nombre de « lobe » caractérisant le flambage. L’étude paramétriques nous permet de mieux saisir la
sensibilité de chaque variable, mais aussi de mieux choisir les configurations les plus représentatives
des conditions réelles associées à l’in situ, tout en garantissant un conservatisme raisonnable. Enfin,
nous considérons diverses imperfections, un défaut de type ondulation ou cloque locale, un défaut de
type ovalisation initiale (mode 2), et un défaut de type perte d’épaisseur induit par la corrosion. Les
modèles numériques développés nous permettent bien entendu de gérer le contact entre le tube et
le matériau servant au confinement, la rigidité de ce dernier étant par ailleurs un paramètre, ainsi que
la présence de frottement ou pas à l’interface. Enfin, l’amplitude du défaut initial, et aussi un
paramètre investigué.

Tube élasto-plastique/ Confinement élastique


ttube (mm) 7.5 ; 10 ; 12.5 ; 15 ; 17.5 ; 20 ; 22.5 ; 25
tconf (mm) 19; 100; 200; 300 ; 400 ; 600 ; 1000
Rigidité du confinement E' (MPa) 100 ; 1000 ; 2000 ; 3000 ; 4000 ; 5000 ; 6000
Frottement du contact µ 0 ; 0.1 ; 0.2 ; 0.3 ; 0.4 ; 0.5
NL (Nombreuse du lobe) 1;2;3;4;5
Tableau 32 : Paramètres considérés variables, et valeurs étudiées

[Link].1 Effet de l’épaisseur du confinement externe


Nous considérons ici l’effet de l’épaisseur du confinement externe. Pour rappel, les paramètres
géométriques fixés, sont donnés au Tableau 33. Nous considérons aussd’un petit défaut initial comme
auparavant (∆0/t=0.004). Nous avons donc considérer les changements de l’épaisseur du
confinement, ce qui permet d’avoir un flambage mono lobe. Le matériau de confinement possède un
module constant E’=4000MPa, parf contre son épaisseur est un paramètre d’étude, huit cas
d’épaisseur de 19mm à 1000mm sont donc considérés. Il sera démontré plus bas, qu’il est nécessaire
d’avoir cette plage de variation de l’épaisseur pour garantir la convergence des résultats, autrement
dit, on verra qu’au-delà de t=400mm d’épaisseur de confinement, les résultats ne changent
quasiment plus.

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Rm-tube 368.5 mm
ttube 25 mm
tconf (mm) 19, 200, 300, 400, 600, 1000
Rigidité du confinement 4000 MPa
Frottement (μ) 0
Flambage en mono lobe, bi lobes
∆0/t 0.004
Tableau 33 : Paramètres analysés sur l’effet de l’épaisseur du confinement

tconf = 19mm tconf = 200mm tconf = 400mm tconf = 600mm

Figure 250 : Différents épaisseurs du confinement externe

Figure 251 : Effet de l’épaisseur du confinement externe sur le flambage mono-lobe du tube

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tconf = 19mm tconf = 200mm tconf = 400mm tconf = 600mm


Mono-lobe Mono-lobe Mono-lobe
Figure 252 : Déformée du tube en fonction de l’épaissuer du confinement

La plasticité entraîne une diminution de la rigidité du matériau, et la formation de la cloque ou lobe


interne en est fortement facilitée. Ces résultats nous permettent de mettre en exergue la sensibilité à
l’épaisseur du confinement. Nous constatons cependant qu’à partir d’un certain seuil de l’épaisseur
de confinement, il n’y a plus d’effet, on tend alors asymptotiquement à la valeur correspondant à un
confinement de rigidité infini. Pour les études suivantes, nous retenons une épaisseur du confinement
égal à 400mm pour un matériau de module E’=4000 MPa.

[Link].2 Effet de la rigidité (module d’Young) du matériau de confinement externe


Nous considérons l’effet de la rigidité du confinement externe, pour rappel, les paramètres analysés
sont donnés Tableau 34. Là encore, nous considérons aussi un petit défaut initial (∆0/t=0.004) pour
pouvoir déclencher le flambage. L’épaisseur du confinement est constante, égale à 400mm, mais le
module du matériau constitutif du milieu confinant est variable, afin d’évaluer l’effet du changement
de sa rigidité.

L'influence de la rigidité du confinement externe sur la réponse au flambage du tube est donnée
Figure 253. On constate un accroissement de la pression de collapse en fonction de l’accroissement
de la rigidité du milieu confinant, puis à partir d’un certain seuil on observe l’atteinte d’un plateau, la
pression critique se stabilise malgré l’accroissement de la rigidité du « milieu solide » assurant le
confinement.

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Rm-tube 368.5 mm
ttube 25 mm
tconf 400 mm
Rigidité du confinement (MPa) 100 ; 500 ; 1000 ; 2000 ; 3000 ; 4000 ; 5000 ; 6000 et
infiniment rigide
Frottement (μ) 0
Flambage en mono lobe, bi lobe
∆0/t 0.004
Tableau 34 : Paramètres analysés sur l’effet de la rigidité du confinement

Figure 253 : Effet de la rigidité du confinement externe


On constate par ailleurs, que la rigidité du confinement externe est très sensible aux faibles rigidités
(jusqu’à 2000MPa), puis l’effet de ce paramètre s’estompe, on atteint finalement une valeur quasi
constante de la charge de collapse pour un module du matériau de confinement voisin à partir de
2000MPa. Ces résultats indiquent qu'une réduction substantielle de la charge de collapse peut être
induite en raison de la déformation élastique du support. Ceci est cohérent avec le fait qu’à partir
d’une rigidité donnée du confinement (en l’occurrence l’épaisseur du confinement comme étudié plus
haut) les résultats convergent vers la même charge de collapse. Rappelons que cette étude se base
sur une épaisseur du matériau de confinement égal à 400 mm.

[Link].3 Effet du frottement à l’interface


Pour les précédents calculs nous avons négligé le frottement à l’interface tube/matériau de
confinement. L’effet du frottement µ à l’interface de contact est ici étudié, les autres paramètres sont
maintenus. Le frottement à l’interface de contact, est défini par l'intermédiaire du coefficient de
frottement , avec l’angle de frottement. Ne connaissant pas cette valeur, nous
considérons une plage de variation importante du coefficient µ (de 0 à 0.5) pour bien en cerner l’effet
sur la charge de collapse et le comportement au flambage.

179

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Rm-tube 368.5 mm
ttube 25 mm
tconf 400 mm
Rigidité du confinement 4000 MPa ; infiniment rigide
Frottement (μ) 0 ; 0.1 ; 0.2 ; 0.3 ; 0.4 ; 0.5
Flambage en mono lobe
∆0/t 0.004
Tableau 35 : Données fixes et plage du paramètre variable pour évaluer l’effet du frottement

Figure 254 : Charge collapse du tube en fonction de frottement du contact


Ces résultats nous montrent que le frottement n’influence que très légèrement la pression de
collapse. Pour la suite, nous ne considérerons pas le frottement à l’interface.

[Link] Effet du nombreuse de « lobe »


Dans les calculs précédents, nous avons considéré un flambage mono-lobe du tube. Pour quantifier
l’effet du nombre de « lobes vers l’intérieur », nous étudions ici le flambage multi-lobes d’un tube
avec confinement externe infiniment rigide. Le maillage global du tube est inchangé. Les paramètres
analysés sont illustrés sur le Tableau 36. La pression de collapse et le mode associé sont représentés
Figure 256 et Figure 257.

1 lobe 2 lobes 5 lobes


Figure 255. Modèle étudié des multi-lobes

180

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tm-tube 368.5 mm
ttube 25 mm
Confinement infiniment rigide
Frottement (μ) 0
Nombreuse de « lobe » 1, 2, 3, 4, 5
∆0/t 0.004
Tableau 36 : Paramètres retenus pour analyser l’effet du nombre de « lobes »

Figure 256 : Réponse du tube en fonction du nombre de « lobes »

1 lobe 2 lobes 3 lobes 5 lobes

Figure 257 : Déformée du tube avec différents nombreuses de « lobe »

181

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Chapitre numérique

On constate que le flambage mono-lobe conduit toujours à une pression de collapse inférieure à celle
associée au mode multi-lobes (bi-lobes, trois, quatre et cinq lobes) et son amplitude au collapse est
plus grande que dans les autres cas. Ce résultat nous semble physique, la formation d’un lobe
nécessitant une énergie moindre comparativement à deux ou plusieurs lobes. Nous ne considérerons
dorénavant qu’un seul défaut géométrique, celui permettant de déclencher un flambage mono-lobe.

[Link] Défaut initial de type « corrosion » localisée


La corrosion externe ou interne des pipelines est souvent causée par l'eau, les sédiments, ou la
présence dans les eaux de ruissellement ou d’infiltration de contaminants chimiques. Dans cette
partie nous étudions l'effet de défauts dits de corrosion. Nous ne considérons ici que la corrosion
localisée Figure 258, pour deux configurations du tube sans ou avec confinement (rigidité
E’=4000MPa). On considère à nouveau le flambage mono-lobe ou bi-lobe du tube.

En réalité, le modèle simplifié a été utilisé parce que des défauts réels de corrosion peuvent prendre
n’importe quelle forme dans les deux sens, en fonction du mécanisme de corrosion. Ainsi, l'approche
la plus prudente consiste à adopter une réduction d'épaisseur uniforme sur toute la zone touchée. La
forme du défaut dit de corrosion localisée est illustrée à la Figure 258, il sera défini par deux
paramètres : longueur d’onde azimutale (c/πD) et la profondeur (d/t). Nous considérons que la
couche corrodée n’a plus de résistance mécanique.

Figure 258 : Défaut de corrosion localisée extérieure, implanté au sommet du tube


Pour plus de simplicité, et sachant que cette hypothèse reste conservative, nous considérons que la
longueur du défaut s’étend sur toute la longueur du tube, ce qui permet d’utiliser le modèle 2D
(élément de déformation plane). Il faut noter que le modèle axisymétrique et le cas de la longueur
« infinie » du défaut sont deux cas idéalisés et pratiques qui permettent à priori d'identifier les limites
inférieures de la pression de collapse dans le cas de la présence d’un défaut localisé d’épaisseur (en
fait de corrosion). Nous étudions plus bas l’effet de la longueur de ce défaut via une approche 3D
maillage.

182

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[Link].1 Tube sans confinement externe

d/t=0.2 ; c/πD=0.2 d/t=0.4 ; c/πD=0.1 d/t=0.8 ; c/πD=0.5


Figure 259 : Modèles étudiés dans le cas du tube corrodé mais sans confinement
Rmoyen-tube 368.5 mm
ttube (mm) 25 mm
Flambage en mono lobe, bi lobe (mode U1, U2, U3 – voir la Figure 261)
d/t 0.2 0.4 0.6 0.8
c/πD 0.025 0.05 0.1 0.2 0.3 0.5 1
Tableau 37 : Données fixes et paramètres variables retenus pour le défaut de corrosion localisée

Figure 260 : Pression de collapse en fonction de c/πD

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mode U1 mode U2 mode U3

Figure 261 : Différents modes de collapse du tube corrode et non confiné

c/πD=0.025, mode c/πD=0.3, mode c/πD=0.5, mode c/πD=1, mode U1


U1 U3 U3
Figure 262 : Modes de collapse du tube non confiné avec défaut de corrosion localisée (d/t=0.2)

c/πD=0.025, mode U1 c/πD=0.3, mode U3 c/πD=0.5, mode U3 c/πD=1, mode U1


Figure 263 : Modes de collapse du tube non confiné avec défaut de corrosion localisée (d/t=0.4)

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c/πD=0.025, mode U1 c/πD=0.3, mode U2 c/πD=0.5, mode c/πD=1, mode U1


U3
Figure 264 : Modes de collapse du tube non confiné avec défaut de corrosion localisée (d/t=0.6)

c/πD=0.025, mode U1 c/πD=0.3, mode U2 c/πD=0.5, mode U3 c/πD=1, mode U1


Figure 265 : Modes de collapse du tube non confiné avec défaut de corrosion localisée (d/t=0.8)
c/πD
d/t
0.025 0.05 0.1 0.2 0.3 0.5 1
0 U1
0.2 U1 U1 U1 U3 U3 U3 U1
0.4 U1 U1 U1 U3 U3 U3 U1
0.6 U1 U1 U2 U3 U3 U3 U1
0.8 U1 U2 U3 U3 U3 U3 U1
Tableau 38 : Evaluation du mode de collapse du tube
Sur cette configuration, il existe trois modes de collapse (U1, U2, U3-Figure 261). Ces modes de
collapse peuvent se produire en fonction de la géométrie du défaut (paramètres c/πD et d/t). Pour le
défaut étroit (d/t et c/πD assez petits), c’est le mode de collapse U1 qui est observé. Le mode U3 est
observé pour le défaut large (d/t et c/πD assez grand). Comme prévu, le mode normal (U1) est
observé lorsque la section transversale présente une épaisseur uniformément réduite (cas du défaut
de corrosion généralisée). Ces résultats nous montrent que le défaut « corrosion localisée » sur la
configuration « non-confinée » est très sensible, la charge de collapse est très fortement diminuée par
rapport à celle du tube parfait.

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[Link].1 Tube avec confinement externe


Pour cette étude, nous considérons deux cas, soit la couche corrodée est toujours en contact avec le
confinement externe, soit le cas où la couche corrodée est sans contact avec le confinement externe
(Figure 266).

Rmoyen-tube 368.5 mm
ttube (mm) 25 mm
tconf 400 mm
Rigidité du confinement 4000 MPa
Frottement (μ) 0
Flambage en mono lobe, bi lobes
∆0/t 0.004
d/t 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7
0.00156 0.00312 0.00625 0.0125 0.025 0.05
c/πD
0.1 0.125 0.15 0.2 0.3 1
Tableau 39 : Données fixes et variables pour l’étude du défaut de corrosion localisée

configuration « non contact » configuration « avec contact »


Figure 266 : Tube avec défaut de corrosion localisé : d/t=0.6, c/πD=0.1 Configurations « sans contact »
et « avec contact » entre la couche corrodée et le confinement externe

Dans cette partie nous illustrons l’effet de la géométrie du défaut sur la pression de collapse et sur le
mode associé. Les Figure 267 et Figure 268 montrent l'influence de la longueur d’onde azimutale
(c/πD) et de la profondeur (d/t).

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Figure 267 : Effet du défaut de corrosion sur la charge de collapse du tube confiné

Figure 268 : Evolution de la charge de collapse du tube confiné en fonction du défaut de corrosion

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c/πD=0.025 c/πD=0.1 c/πD=0.125 c/πD=0.3

Figure 269 : Modes de collapse du tube confiné avec défaut de corrosion localisée d/t=0.6

[Link] Défaut initial de type « corrosion » généralisée


La corrosion généralisée ou perte d’épaisseur du tube est prise en compte avec l’hypothèse que la
couche corrodée n’a plus de résistance mécanique et qu’elle apparait sur les deux faces du
chemisage. La vitesse de corrosion est de 10µm/an, ce qui permet de relier temps et perte
d’épaisseur du tube. Nous considérons donc ici l’effet du changement d’épaisseur du tube, sachant
que l’épaisseur initiale est de 25mm et le diamètre moyen est toujours de 737mm sur les deux
configurations du tube «non-confinée » et « confinée ».

A nouveau, nous utilisons la méthode « Riks modifié » pour avoir la courbe de comportement du tube
élasto-plastique « non confiné ». Comme précédemment nous considérons un petit défaut
géométrique au sommet du tube (amplitude ∆0 =0.1mm) pour pouvoir initier le flambage. Cette
approche nous permet de trouver la pression de collapse et le mode de collapse.

[Link].1 Tube sans confinement externe


Sur cette configuration « non-confinée », nous étudions 17 cas de différentes épaisseurs. Les
paramètres analysés sont données au Tableau 40. La Figure 270 montre l’évolution de la pression de
collapse en fonction de l’épaisseur du tube. Les résultats numériques sont comparés avec la solution
analytique (ligne pointillée) proposée par Timohensko (11).

(11)

Où :

188

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Diamètre moyen du tube


Epaisseur du tube
Module d’Young du matériau
Coefficient du Poisson du matériau

Tube élastique/ élasto-plastique sans confinement


Rmoyen-tube (mm) 368.5
ttube (mm) 5 6.25 7.5 8.75 10 11.25 12.5 13.75 15
16.25 17.5 18.75 20 21.25 22.5 23.75 25
Frottement (μ) 0
Flambage en formule ovale
∆0/t 0.004
Tableau 40 : Paramètres fixes et données variables pour étudier l’effet de la corrosion généralisée

Figure 270 : Evolution des charges de collapse du tube non confine en fonction de l’épaisseur

t=25mm t=20mm t=15mm

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Chapitre numérique

t=10mm t=7.5mm t=5mm


Figure 271 : Déformation des tubes élastiques non confinés pour différents épaisseur

[Link].2 Tube avec confinement externe


Pour la configuration «confinée », nous étudions 8 cas de différentes épaisseurs. Les paramètres
analysés sont données au Tableau 41. La Figure 273 montre l’effet de la perte d’épaisseur généralisée
sur la pression de collapse dans le cas d’une géométrie confinée. Les résultats numériques (ligne
continue) sont comparés avec la solution analytique (lignes pointillées) de Montel et de Von Mises.

Rmoyen-tube 368.5 mm
ttube (mm) 2.5 ; 3 ; 4; 5 ; 6 ; 7 ; 7.5 ; 8 ; 9 ; 10 ; 11 ; 12 ; 12.5 ; 15 ; 17.5 ;
20 ; 22.5 ; 25
tconf 400 mm
Rigidité du confinement 4000 MPa
Frottement (μ) 0
Flambage en mono lobe
∆0/t 0.004
Tableau 41 : Paramètres analysés sur changement de l’épaisseur du tube

t=7.5mm t=15mm t=22..5mm


Figure 272 : Modèles étudiés avec différents épaisseurs du tube

190

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Chapitre numérique

Figure 273 : Evaluation de la charge de collapse pour différents épaisseurs du tube

t=7.5mm t=15mm t=22.5mm


Figure 274 : Exemple de la déformée du tube avec ses différents épaisseurs
Ces résultats analytiques et numériques nous montrent que la charge de collapse diminue presque
linéairement lorsque l’on diminue l’épaisseur du tube. Le flambage est toujours de type mono lobe.
Lorsqu’on diminue l’épaisseur du tube, le résultat numérique converge vers celui donné par la
formule analytique de Montel.

[Link] Effet de la thermique sur le tube


Cette partie traite du flambage de tubes sous pression externe et tenant compte de l’effet de la
thermique, dans la configuration ou la surface latérale externe du tube est en contact avec milieu
externe élastique de rigidité 4000 MPa. L’étude numérique est menée à l’aide du modèle 2D (élément
en déformation plane, et pilotage de type Riks modifié). Nous considérons aussi une corrosion
généralisée, ce qui revient à considérer tout simplement différentes épaisseurs (varie de à 25 mm),
le diamètre du tube reste constant soit 762 mm.

191

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Chapitre numérique

L’étude de la configuration de température ambiante du tube est préalablement menée, ce qui


permet d’avoir une charge de référence. Puis, nous étudions l’influence de l’effet de thermique sur le
tube et de l’effet du défaut de corrosion généralisée du tube. Pour exciter le flambage et donc
l’initier, on a toujours créé un défaut de faible amplitude en appliquant un déplacement imposé
(calcul élastique), ce qui permet d’avoir toujours la même amplitude du défaut initial (∆0 =0.1mm).
Ces calculs servent tout simplement à donner une charge de collapse et un mode de collapse.

Nous considérons tout d’abord le tube élasto-plastique (Dm=737mm, t=25mm, module d’Young
E=210700 MPa) dans le cas de la configuration confinée. Le tube est soumis à une pression latérale
uniforme sur l’effet de thermique. Ensuite, nous considérons supplémentaire l’effet du défaut de
corrosion généralisée du tube. Les paramètres analysés sont illustrés sur le Tableau 42.

Tube élasto-plastique
Confinement externe élastique, E=4000 Mpa
Rmoyen-tube (mm) 368.5
ttube (mm) 5 ; 7.5 ; 10 ; 12.5 ; 15 ; 17.5 ; 20 ; 22.5 ; 25
Température ∆t (°C) 0 ; 50 ; 100 ; 150 ; 200
Coefficient de la thermique 12E-6
Frottement (μ) 0
Flambage en mono-lobe
∆0/t 0.004
Tableau 42 : Paramètres analysés
Dans cette partie, nous considérons le flambage sous pression externe uniforme du tube avec
confinement infiniment rigide. Nous utilisons la méthode « Riks modifié » (voir rapport
bibliographique [1]) pour avoir la courbe du comportement du tube élastique et élasto-plastique.
Nous considérons un petit défaut ou perturbation initiale géométrique au sommet du tube
(amplitude ∆0/t=0.1/25=0.004 ce qui nous fait dire qu’il s’agit d’un défaut infinitésimal) pour pouvoir
initier le flambage, le confinement externe est encastré au point référence. En raison du confinement
externe, le tube n’est pas libre de se déformer vers l’extérieur et son flambement se produit donc
sous la forme d’un «lobe vers l’intérieur ».

L’effet de la thermique sur le comportement du tube est donné sur la Figure 275. La chute de pression
de collapse est illustrée sur la Figure 276. Le tube se déforme en mono-loble (Figure 277).

192

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Figure 275 : Comportement du tube élasto-plastique confiné avec effet de la thermique

Figure 276 : Evolution de la pression de collapse du tube confiné en fonction de la thermique

∆t=0 ∆t=50°C ∆t=150°C

Figure 277 : Exemples de déformées du tube de 25mm d’épaisseur en fonction de la thermique

193

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La corrosion généralisée ou perte d’épaisseur du tube est prise en compte avec l’hypothèse que la
couche corrodée n’a plus de résistance mécanique et que la corrosion apparait sur les deux faces du
chemisage (vitesse de 10µm/an).

Nous considérons ici l’effet du changement d’épaisseur du tube sachant que l’épaisseur initiale est de
25mm et le diamètre moyen est toujours de 737mm. Nous utilisons la méthode « Riks modifié » pour
avoir la courbe de charge. Nous considérons un petit défaut géométrique au sommet du tube
(amplitude ∆0 =0.1mm) pour pouvoir initier le flambage. La Figure 273 montre la sensibilité de la
pression de collapse à l’effet de la thermique pour différentes épaisseurs du tube ce qui revient à dire
pour différents étapes de la corrosion généralisée.

t=5mm t=15mm t=22.5mm


Figure 278 : Modèles étudiés avec différentes épaisseurs du tube

Figure 279 : Evolution de la charge de collapse en fonction de l’épaisseur du tube

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Figure 280 : Evolution de la charge critique en fonction de la thermique et pour différentes épaisseurs

t=5mm t=15mm t=22.5mm


Figure 281 : D Déformées du tube pour différentes épaisseurs et ∆t=150°C
Ces résultats numériques nous montrent que la charge de collapse Pco diminue presque linéairement
lorsque l’on augmente la température ∆T du tube. Le flambage est toujours «mono-lobe».

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Epaisseur du tube
Fonction, Pco (MPa); ∆t (°C)
(mm)
25 Pco = -0.0166∆t + 36.53
22.5 Pco = -0.0217∆t + 30.79
20 Pco = -0.0219∆t + 25.99
17.5 Pco = -0.0232∆t + 21.43
15 Pco = -0.0253∆t + 16.94
12.5 Pco = -0.0237∆t + 12.57
10 Pco = -0.0202∆t + 8.57
7.5 Pco = -0.0226∆t + 5.68
5 Pco = -0.0123∆t + 2.28
Tableau 43 : Equations de la pression de collapse fonction de ∆T pour différentes épaisseurs du tube

[Link] Combinaison de défauts : ovalisation et corrosion généralisée


Nous considérons ici la combinaison de deux défauts, la corrosion généralisée et un défaut de forme
correspondant à l’ovalisation du tube. Cette dernière peut provenir du fait que le chargement in situ
est plutôt en mode 2 qu’en mode 0, du fait de l’anisotropie du milieu. Précisons aussi que l’ovalisation
initiale est un défaut très courant sur les tubes, l’origine peut être très diverse et dépend du procédé
de fabrication, Il est donc important d’évaluer l’effet d’un défaut de type ovalisation, d’autant plus
qu’il est démontré que pour de nombreuses configurations géométriques (tubes plutôt que coque), ce
défaut à un effet très important sur la capacité portante sous pression externe, la perte de charge est
en effet drastique. Pour cette configuration (présence de deux défauts), il est judicieux pour obtenir
des calculs représentatifs, de considérer deux défauts initiaux afin d’exciter le flambage bi-lobes. Dans
cette partie, nous considérons la formule du défaut inchangée, elle est donnée par l’ANDRA, soit
∆0max=0.005D=3.69mm, l’épaisseur du tube est considérée uniforme et nous considérons différents
cas représentatifs de différents stades de corrosion, soit une variation de t=2mm à t=25mm donnée
au Tableau 44, le diamètre moyen du tube est inchangé. Les résultats obtenus par nos simulation
numérique (lignes continues) sont comparés avec la solution analytique de Montel (lignes pointillées)
sur l’influence du Rt/t - Figure 283.

Figure 282 : Description de l’imperfection géométrique de type d’ovalisation

196

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Rmoyen-tube 368.5 mm
tconf 400 mm
Rigidité du confinement 4000 MPa
Frottement (μ) 0
Flambage en mono lobe
Corrosion généralisée ttube (mm) 2.5 ; 3 ; 4; 5 ; 6 ; 7 ; 7.5 ; 8 ; 9 ; 10 ; 11 ; 12 ;
12.5 ; 15 ; 17.5 ; 20 ; 22.5 ; 25
Imperfection ovale ∆0max=0.05D=3.69mm
Tableau 44 : Données fixes et paramètres variables pour l’étude d’influence du défaut

Figure 283 : Charge de collapse du tube avec défaut d’ovalisation et corrosion généralisée

t=5mm t=15mm t=20mm


Figure 284 : Exemple de la déformée du tube avec la combinaison des défauts de l’ovalisation et
corrosion généralisée

197

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3.2.3 Modèle 3D
Le modèle 3D simplifié est réalisé. L'objectif était de déterminer la charge de collapse et le mode de
flambage du tube confiné avec l’effet des géométries de défauts de « corrosion ». Le modèle simplifié
a été utilisé parce que des défauts réels de corrosion peuvent prendre toute forme dans les trois sens,
en fonction du mécanisme de corrosion. Ainsi, l'approche la plus prudente consiste à adopter une
réduction d'épaisseur uniforme sur toute la zone touchée.

Nous étudions deux configurations du défaut de corrosion, la corrosion généralisée et la corrosion


localisée avec l’hypothèse que la couche corrodée n’a plus de résistance mécanique.

[Link] Modèle étudié


Nous considérons le tube de diamètre moyen 737 mm, d’épaisseur initiale 25 mm et de longueur
2000mm, le diamètre externe du confinement est de 1470mm. Vue la symétrie du problème, seul un
quart de la structure est modélisé. Le matériau acier est de comportement élasto-plastique à
écrouissage isotrope (Tableau 26). Le matériau assurant le confinement externe est considéré
élastique (E’=4000Mpa et v=0.3).

Zone 1-tube Zone 2-tube Zone 1+2-tube

Confinement externe Tube + confinement externe


Figure 285 : Modèle étudié

198

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Chapitre numérique

[Link] Configuration du contact


Dans notre modèle, la surface latérale externe du tube est en contact avec le confinement externe.
Nous utilisons le contact surface-vers-surface (S-V-S) qui est recommandée pour tout problème de
contact sauf le cas spécifique du contact point-vers-surface. En général, les deux surfaces de contact
ont des propriétés mécaniques et des maillages différents, la règle est que le maillage de la surface «
maître » est plus grossier que celui de la surface « esclave », ceci pour assurer une meilleure qualité
de la solution.

Figure 286 : Configuration du contact entre tube et confinement externe

[Link] Maillage de la structure et sa convergence


Le tube et le confinement externe sont maillés tout d’abord par des éléments brique linéaire C3D27R
avec un point d’intégration (intégration réduite). Pour le tube, le maillage est divisé en deux zones. La
densité de maillage est choisie en considérant la distribution du gradient de déformation et de
contrainte. La première zone contenant la couche corrodée est maillée finement pour tenir compte
des effets du défaut de corrosion localisée, la taille de cette zone est calée en se basant sur celle du
défaut (paramètre d, c, l), elle est estimée approximativement par le numérique. Le confinement
externe est maillé de façon suffisamment fine pour bien transmettre les contraintes de contact, mais
suffisamment grossier pour assurer la condition de surface maître.

Pour assurer la pertinence du calcul numérique, l’étude de la convergence du maillage est


indispensable. Trois cas de maillages sont considérés. La couche corrodée (zone 1) est la zone
contenant de forts gradients des champs mécaniques (estimer par le calcul numérique) et c’est aussi
la zone où l’on veut capturer le flambage. On y impose donc un maillage fin, avec 5 éléments dans
l’épaisseur. Pour la deuxième zone, on y impose un maillage grossier, avec 2 éléments dans
l’épaisseur (Figure 287).

199

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Chapitre numérique

Figure 287 : Maillage du tube

[Link] Conditions aux limites et chargement


Les conditions aux limites et de chargement sur le quart de la structure modélisé sont représentées
Figure 288. L’encastrement est effectué à l’extrémité de la structure (tube et confinement) qui
correspond à la coordonnée z=0. Les deux conditions de symétrie sont imposées sur le plan z=1000
mm et x=0. Nous étudions tout d’abord le cas du chargement de pression externe appliquée
directement sur toute la paroi externe du tube.

Tube avec confinement externe Tube avec pression


externe
Figure 288 : Condition aux limites et chargement

[Link] Résultats
Nous étudions tout d’abord le flambage sous pression externe uniforme d’un tube élasto-plastique
confiné, de diamètre moyen 737 mm, d’épaisseur initiale 25mm et de longueur initiale 2000mm avec
un défaut de corrosion localisée. Le confinement externe est modélisé par un matériau élastique. Les
données définissant le cas étudié sont illustrées Figure 289 et précisés Tableau 45.

200

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Chapitre numérique

Figure 289 : Taille et forme du défaut de type « corrosion » localisée du tube sans confinement [1]

Rmoyen-tube 368.5 mm
ttube 25 mm
L 2m
l/D 1
tconf 400 mm
Rigidité du confinement 4000 MPa
Frottement (μ) 0
Flambage en mono lobe
∆0/t 0.004
d/t 0.3
c/πD 0.1
Tableau 45 : Données caractérisant le tube étudié

Figure 290 : Réponse du tube confiné avec défaut initial de type « corrosion » localisée

201

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Chapitre numérique

(1) (2) (3) (4)


Figure 291 : Evolution de la déformée du tube confiné avec défaut initial de type « corrosion » localisée
c/πD=0.1; d/t=0.3, l/D=1

tube + confinement externe tube


Figure 292 : Flambage en mono-lobe du tube confiné avec défaut initial de type « corrosion » localisée
c/πD=0.1; d/t=0.3, l/D=1

[Link] Influence des paramètres


Nous étudions ici la sensibilité de la pression de collapse à la taille de la couche corrodée (paramètre
d, c, l - Figure 289). Les paramètres analysés sont illustrés dans le Tableau 46. La Figure 293 montre
que la chute de pression de collapse et sa mode peuvent se produire en fonction de la géométrie du
défaut.

Rmoyen-tube 368.5 mm
ttube (mm) 25 mm
L (mm) 2000
L (mm) 250, 1000
tconf 400 mm
Rigidité du confinement 4000 MPa
Frottement (μ) 0
Flambage en mono lobe
∆0/t 0.004
d/t 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8
c/πD 0.05
Tableau 46 : Paramètres analyses

202

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Chapitre numérique

Figure 293 : Evolution de la charge de collapse du tube confiné avec défaut de corrosion localisée
c/πD=0.05 fixe et d/t variable

d/t=0.2 d/t=0.4 d/t=0.6 d/t=0.8


Figure 294 : Déformation du tube confiné avec défaut de corrosion localisée c/πD=0.05, l=250mm

[Link] Défaut de type « corrosion » généralisée


Nous étudions 8 cas associés à différentes épaisseurs du tube, le confinement reste inchangé,
d’épaisseur 400mm. Les paramètres analysés sont illustrés dans le Tableau 47. La réponse du tube
confiné de diamètre moyen 737 mm et d’épaisseur initiale 25 mm est illustrée Figure 295, Figure 296
et Figure 297. La Figure 298 montre la sensibilité de la pression de collapse sur l’effet de l’épaisseur
du tube. Les résultats numériques sont comparés avec la solution analytique (lignes pointillées) de
Montel et Von Mises).

Tube élasto-plastique avec confinement


Rmoyen-tube (mm) 368.5
ttube (mm) 7.5 10 12.5 15 17.5 20 22.5 25
tconf (mm) 400
Frottement (μ) 0
Flambage en mono-lobe
∆0/t 0.004
Tableau 47 : Paramètres géométriques analysés

203

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Chapitre numérique

Figure 295 : Réponse du tube confiné

(1) (2) (3)


Figure 296 : Evaluation de la déformée du tube confiné

Tube et confinement Tube


Figure 297 : Flambage en mono-lobe du tube confiné

204

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Chapitre numérique

Figure 298 : Evaluation de la charge de collapse avec différentes épaisseurs du tube confiné, pression
externe

t=5mm t=10mm t=12.5mm t=20mm


Figure 299 : Déformées obtenues pour différentes épaisseurs

Ces résultats numériques nous montrent une chute de la pression de collapse du tube avec le défaut
de corrosion. Le défaut de type corrosion localisée est très sensible, la pression de collapse est très
fortement diminuée par rapport à celle du tube parfait. Par ailleurs, elle diminue fortement lorsqu’on
augmente le paramètre (d/t).

3.2.4 Conclusion
Nous avons proposé une méthode numérique fiable pour modéliser le flambage sous pression
externe du chemisage tubulaire en acier des alvéoles HA du site de Cigéo. Cette approche, nous
permet le dimensionnement conservatif (sur une durée minimale de 100 ans qui pourrait être
étendue à 500 ans) de ces chemisages vis-à-vis du flambage.

205

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Chapitre numérique

La modélisation numérique (modèle 2D et 3D), via la méthode des éléments finis et à l’aide du code
de calcul Abaqus/Standard 6.12-3, a été intensivement investie. Nous avons utilisé la méthode Buckle
(perturbation linéaire ou flambage d’Euler) et la méthode « Riks modifié » pour quantifier la charge de
collapse et qualifier le mode de collapse en mono lobe du tube sur deux configurations « confinée » et
« non-confinée », sous pression externe uniforme. La comparaison de la solution numérique avec la
solution issue des calculs analytiques a montré une très bonne corrélation, elle permet donc de
valider les simulations numériques proposées.

L’étude menée indique que la rigidité du matériau de confinement est un paramètre sensible. Nous
avons montré, que pour l’étude numérique, il faut considérer une épaisseur du matériau de
confinement de 400mm, sachant que cette étude concerne un matériau de confinement dont le
module varierait dans la plage 2000<E’<4000 MPa. Nous avons aussi montré que le frottement à
l’interface tube-milieu confinant, n’influence que très légèrement la pression de collapse et le mode
de collapse est inchangé. Donc, ce paramètre peut être considéré comme négligeable.

Les cas étudiés traitent du flambage de tubes métalliques confinés sous pression externe avec
différents défauts initiaux : Il existe deux formes de flambage du tube confiné, avec un ou deux lobes.
Nos modélisations indiquent que le mode mono-lobe conduit à une pression de collapse inférieure à
celles associées au mode bi-lobes ou au mode multi-lobes. Donc, il est judicieux, par conservatisme,
de considérer un flambage mono-lobe, qui est par ailleurs le mode retenu dans les travaux de la
littérature. Pour les études paramétriques nous retenons donc essentiellement le flambage mono-
lobe.

Les différentes tailles et différentes formes du défaut initial de type ovalisation, corrosion (localisée et
généralisée) provoquent la chute de la pression de collapse. Le défaut corrosion localisée est très
sensible, la charge de collapse est très fortement diminuée par rapport à celle du tube parfait. Par
ailleurs, la pression de collapse diminue fortement lorsqu’on augmente le paramètre (d/t). La
longueur d’onde azimutale influence de façon importante la pression de collapse pour les faibles
valeurs de l’angle corrodé, puis au-delà d’une valeur seuil, ce paramètre n’a que très peu d’effet, on
rejoint asymptotiquement la valeur correspondant à la corrosion généralisée. Nous disposons des
courbes de toutes ces configurations, et avons donc les moyens d’assurer un dimensionnement
conservatif. Quand la taille du défaut initial est assez grande, le flambage du tube se produit dans le
domaine élastique.

206

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Conclusions générales et perspectives

Conclusions générales et perspectives


L’objectif général de ces travaux de recherche est d’étudier le phénomène de flambage sous contact
dans le cas d’une coque confinée sous pression externe. Nous sommes de reproduire finement le
comportement expérimentalement et numériquement afin de l’expliquer.

Pour la partie expérimentale, nous avons procédé à des essais où plusieurs configurations de
confinement sont considérées mais uniquement pour tube avec la soudure. Nos essais sont menés en
quasi-statique, ils nous montrent le type de mode, sa reproductibilité, mais aussi la nature du mode
de flambement et la charge critique. La nature du milieu extérieur associé au confinement, le
matériau de confinement (par « glace », polystyrène et sable), discrète ou locale au lieu du total
(surface entière de la coque), sont jaugé. Une instrumentation adéquate, couplant des mesures
ponctuelles, à l’aide de jauges de déformation, et un capteur de pression, nous a permis de
correctement mettre en exergue la phénoménologie. Nos tests nous montrent le gain important
induit par confinement sur la charge critique et le mode de flambage, ce gain est lié à la rigidité et à
l’épaisseur du confinement.

La modélisation numérique menée en en utilisant des outils de calcul par éléments finis à l’aide du
code de calcul Abaqus/Standard 6.12-3. Les coques cylindriques à l'étude et les confinements
externes sont simulés avec des éléments finis en non-linéaire géométrique (flambage), non linéaire
matériel, et conditions aux limites (contact). Nous utilisons la méthode Buckle (perturbation linéaire
ou flambage d’Euler) et la méthode « Riks modifié » pour quantifier la charge de collapse et qualifier
le mode de collapse. La modélisation via des éléments massifs et des éléments coques volumiques
permettent de corroborer les observations expérimentales.

La modélisation numérique de ce procédé (modèle 2D et 3D), via la méthode des éléments finis du
flambage sous pression externe des chemisages en acier des alvéoles HA de l’Andra (Dm=737mm,
t=25mm, module d’Young E=210700 MPa, v=0.3) est effectuée pour donner le dimensionnement
conservatif (sur une durée à minimal de 100 ans qui pourrait être étendue à 500 ans) de ces
chemisages vis-à-vis du flambage. Deux configurations « confinée » et « non-confinée » sont
considérées. La comparaison de la solution numérique avec la solution analytique a montré une très
bonne corrélation, elle permet donc de valider l’élément implanté. Cette étude nous indique que la
rigidité du matériau de confinement est un paramètre sensible. Nous avons montré, que pour l’étude
numérique, il faut considérer une épaisseur du matériau de confinement de 400mm, sachant que
cette étude concerne un matériau de confinement dont le module varierait dans la plage
2000<E’<4000 MPa. Nous avons aussi montré que le frottement du contact n’influence que très
légèrement la pression de collapse et sa mode de collapse est inchangé. Donc, ce paramètre sera dons
abandonné par la suite. Nos modélisations indiquent que le mode mono-lobe conduit à une pression
de collapse inférieure que le mode bi-lobes ou multi-lobes. Donc, la forme d’un flambage mono-lobe
semble justifiée, elle est par ailleurs utilisée dans les travaux de la littérature, autant l’analyse
analytique que numérique sauf pour le cas du défaut de type ovalisation. Pour les études
paramétriques nous retenons donc essentiellement le flambage mono-lobe. Les différentes tailles et
différentes formes du défaut initial de type de corrosion (localisée et généralisée) provoquent la

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Conclusions générales et perspectives

chute de la pression de collapse. Le défaut corrosion localisée est très sensible, la charge de collapse
est très fortement diminuée par rapport à celle du tube parfait. Par ailleurs, la pression de collapse
diminue fortement lorsqu’on augmente le paramètre (d/t). La longueur d’onde azimutale influence de
façon importante la pression de collapse pour les faibles valeurs de l’angle corrodé, puis au-delà d’une
valeur seuil, ce paramètre n’a que très peu d’effet, on rejoint asymptotiquement la valeur
correspondant à la corrosion généralisé. Nous disposons des courbes de toutes ces configurations, et
avons donc les moyens d’assurer un dimensionnement conservatif.

La modélisation numérique du flambage sous pression bilatérale des coques cylindriques à mince
paroi (Dm=99.20mm, t=0.237mm, module d’Young E=198000MPa, v=0.3) avec confinement externe,
soumises à deux types de pression externe, celle appliqué sur la paroi externe du tube, et celle
appliquée sur la paroi externe du confinement. Les choix de modélisation retenus nous ont permis de
corroborer les observations expérimentales afin d’étudier la pression critique et le mode de flambage
de la coque, il nous montre l’effet d’imperfection initial. La comparaison de la solution numérique
avec la solution analytique a montré une très bonne corrélation, elle permet donc de valider
l’élément implanté. La pression critique est inférieure par rapport à la solution analytique de Ross,
Donnell et Rawad. La théorie classique est basée sur l'hypothèse d'une géométrie parfaite.
L'imperfection géométrique réduit clairement la capacité de flambage de coques cylindriques
soumises à une pression latérale. Pour la configuration confinée, la pression critique est la fonction
croissante de l’épaisseur totale du confinement externe. La condition de contact entre la coque et le
confinement total est très sensible sur la charge de collapse. Les coques avec confinement local,
donnent la charge critique dans l’intervalle des coques seule et coque avec confinement total (même
épaisseur). Sa charge critique a augmenté 1.8% par rapport le cas de la coque seule. Les résultats nous
montrent une sensibilité de l’épaisseur du confinement avec la même rigidité et la condition de
contact sur la charge de collapse.
La modélisation numérique de ce procédé (modèle 3D) du flambage des coques cylindriques
confinées à mince paroi (Dm=249.2mm, t=0.8mm, module d’Young E=209750 MPa, v=0.3) sous la
pression externe qui est engendrée par la convergence du matériau du confinement qui induit une
déformation du tube, est effectuée. Les choix de modélisation retenus nous ont permis de corroborer
les observations expérimentales afin d’étudier la pression critique et le mode de flambage de la
coque, il nous montre l’effet d’imperfection initial. La pression critique est la fonction croissante de la
rigidité du confinement externe. Le frottement du contact entre la coque et le confinement influence
très légèrement sur la charge de collapse. La comparaison de deux configurations du chargement est
effectuée, les résultats nous montrent une sensibilité de deux types de chargement appliquée sur la
pression de collapse et mode de collapse de la coque.
Nous finissons par rappeler les apports de cette étude mais aussi à en souligner les manques, ce qui
nous permet de proposer des perspectives, aussi bien sur le plan expérimental que numérique.

 Partie expérimentale
 Tester des tubes avec soudure continue et sans soudure, avec plusieurs de la rigidité du
confinement
 Tester l’effet d’une compression axiale régulée qui permettrait d’améliorer le confinement
 Mesurer la pression directement appliquée sur la paroi du tube par le capteur spécial
 Partie numérique
 L’effet compression axiale régulée sur le confinement
 Pression appliquée est non-uniforme

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Annexe

Annexe
L’amplitude maximale et minimale du défaut et la qualité des tubes sont résumées dans le tableau
suivant :

(Amax-
Tube Amax Amin Amax - Amin Amax/t Amin/t Qualité
Amin)/t

CL01 1.5151 -2.1058 3.6209 1.8934 -2.6323 4.5261 0.01578 Normal

CL02 0.8874 -1.0825 1.9699 1.1093 -1.3531 2.4624 0.01369 Normal

CL03 1.3024 -0.7513 2.0537 1.6280 -0.9391 2.5671 0.01377 Normal

CL04 1.1001 -0.9633 2.0634 1.3751 -1.2041 2.5793 0.01379 Normal

CL05 1.8145 -0.7790 2.5935 2.2681 -0.9738 3.2419 0.01501 Normal

CL06 0.9410 -0.6689 1.6099 1.1763 -0.8361 2.0124 0.01205 Normal

CL07 0.7948 -0.6722 1.4670 0.9935 -0.8403 1.8338 0.01156 Normal

CL08 0.5940 -0.4565 1.0505 0.7425 -0.5706 1.3131 0.00975 Elevée

CL09 1.6399 -1.2622 2.9021 2.0499 -1.5778 3.6276 0.01524 Normal

CL10 1.0881 -0.5721 1.6602 1.3601 -0.7151 2.0753 0.01231 Normal

Figure 300 : Evaluation de la qualité des coques selon l’Eurocode 3

Amax Amplitude maximale du défaut (mm)


Amin Amplitude minimale du défaut (mm)
t Epaisseur du tube (mm)
wmax Profondeur des fossettes initiales dans la paroi du tube (mm)

Coque CL02 Coque CL03

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Coque CL04 Coque CL05

Coque CL06 Coque CL07

Coque CL08 Coque CL09

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Annexe

Coque CL10
Figure 301 : Géométrie réelle des coques

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FOLIO ADMINISTRATIF
THESE DE L’UNIVERSITE DE LYON OPEREE AU SEIN DE L’INSA LYON

NOM : NGUYEN DATE de SOUTENANCE : 17/07/2017


Prénoms : The Nguyen
TITRE : Flambage sous contact d'une coque cylindrique soumise à pression externe
NATURE : Doctorat Numéro d'ordre : 2017 LYSEI 70
Ecole doctorale : MECANIQUE, ENERGETIQUE, GENIE CIVIL, ACOUSTIQUE (ED162)
Spécialité : GENIE CIVIL

RESUME : Cette étude vise à analyser la coque qui est en contact avec un matériau qui la confine, et
qu’elle subite une pression latérale externe. Les conditions de contact entre les deux corps, frottant
ou pas, la rigidité du confinement ainsi que les conditions de chargement, la pression qui peut être
directement appliquée à la coque comme elle peut être induite par le matériau de confinement qui
par retrait ou retreint ou convergence radiale induit des contraintes, ceux sont là les paramètres qui
nous paraissent essentiels à jauger pour la problématique du flambage avec contact d’une coque sous
pression externe.
Une campagne expérimentale où plusieurs configurations de confinement sont considérées. La nature
du milieu extérieur associé au confinement et donc sa rigidité, le type de confinement, discret ou
locale au bien total (surface entière de la coque), sont évalués. Une instrumentation adéquate,
couplant des mesures ponctuelles et de champ nous a permis de correctement mettre en exergue la
phénoménologie. Les simulations numériques par éléments finis à l’aide du code de calcul
Abaqus/Standard 6.12-3 intègrent les différentes non linéarité mise en musique dans ce problème, les
grands déplacements et rotations du fait du flambage, la non linéarité matériau. Ces travaux
montrent que même pour un confinement externe avec une très faible rigidité de membrane, comme
pour le sable ou le polystyrène expansé, un gain important de capacité portante est observé, le
flambage est retardé. L’augmentation est substantielle dans le cas d’un confinement total, non
négligeable et consistante dans le cas d’un confinement local. Nous avons aussi constaté que la
charge de flambage et le mode associé dépendent de la configuration de contact, notamment de la
rigidité à la flexion du confinement.

MOTS-CLÉS : Flambage avec contact, post-flambage, pression externe, renforcement, confinement


local ou total, flambage élastique, flambage plastique

Laboratoire (s) de recherche : LGCIE SMS-ID


Directeur de thèse: M. Ali LIMAM
Président de jury : Mohammed HJIAJ
Composition du jury : Mohammed HJIAJ ; Hamid ZAHROUNI ; Larbi EL BAKKALI ; Frédéric BUMBIELER ;
Tan Trung BUI ; Laurence CURTIL ; Tine TYSMANS ; Ali LIMAM.

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