MANAGEMENT ET
OUTILS DE PILOTAGE
Management et outils de pilotage
Partie-I-Les fondements du management
Chapitre-I-Définitions du management
Chapitre-II-Création de valeur et environnement de l’entreprise
Partie-II-Les outils de pilotage
Chapitre-I- Gestion interne
-Comptabilité Générale
-Calculs des coûts
Chapitre-II- Analyse externe
-Etudes de marché quantitatives
-Etudes de marché qualitatives
PARTIE-I-LES FONDEMENTS
DU MANAGEMENT
Chapitre-I-Définitions du management
Définitions du management (suite)
« C'est de la prévoyance, de l'organisation, du
commandement, de la coordination, du contrôle. »
Henri Fayol (1916)
Définitions du management (suite)
« Le management, c'est l'ensemble des méthodes qui
permettent de transformer les ressources dont
dispose une organisation, argent, matériel et
hommes, en produits et services. »
William Newman et [Link] Warren (1961)
Définitions du management(suite)
« Les processus par lesquels ceux qui ont la
responsabilité formelle de tout ou partie de
l'organisation essayent de la diriger ou, du moins,
de la guider dans ses activités.»
Henry Mintzberg (1989)
Définitions du management (suite)
« Un ensemble d’intentions (la planification),
transformées en action par une bureaucratie
(l’organisation) et des acteurs (l’activation), actions
régulées par un système de pilotage (le contrôle). »
Raymond-Alain Thietart (2012)
Définitions du management (suite)
« Le management est le processus de travailler avec et
d’utiliser des individus et des groupes et d’autres
ressources (telles que l’équipement, le capital et la
technologie) pour réaliser les buts de l’organisation »
Paul Hersey, Kenneth Blanchard, Dewey Johnson
(2012)
Définitions du management (suite)
« Le processus par lequel des résultats sont obtenus
de façon efficace et efficiente, via et avec la
coopération d’autrui ».
Stephen Robbins, David DeCenzo, Mary Coulter et
Charles-Clemens Rüling (2014)
Définitions du management (suite)
« Le Management se définit comme l’ensemble des
techniques d’organisation et de gestion pour
conduire, piloter l’action des individus».
Jean-Luc Charron et alli (2014)
Chapitre-II- Création de valeur et environnement de
l’entreprise
Création de valeur et environnement de l’entreprise
Le terme management vient du latin « manus » qui
désigne la main , et « agere » qui veut dire « agir ».
L’ histoire du management nous enseigne que la main
qui agit ici est celle qui pilote et oriente les actions
vers un objectif déterminé , en créant de la valeur de
manière durable.
Création de valeur et environnement de l’entreprise (suite)
Les entreprises cherchent à créer de la valeur compte
tenu de:
Leurs propres capacités
L’environnement dans le quel elles se trouvent , c’est-à-
dire l’ensemble des éléments externes à l’entreprise
susceptibles d’influencer son activité.
La chaîne de valeur
chéma de la chaîne de valeur
La chaîne de valeur
=Valeur ajoutée
Logistique entrante
Comprend les activités concernant:
- La réception et la gestion des stocks
- Le transport interne...
Opérations
La transformation des inputs en produits finis et services. Elle concerne notamment:
❑ La gestion des machines
❑ L’assemblage
❑ Le packaging…
Logistique sortante
Les activités requises pour mettre le produit fini à la disposition des clients:
❑ Entreposage
❑ Commande
❑ Transport…
Marketing
Les activités qui stimulent et facilitent l’achat de produits :
❑ Publicité
❑ Sélection des canaux de distribution...
Services
Concernent la gestion des opérations après –vente:
-Installations
-Réparation
-Fourniture de pièces
-Garanties
-Formation du personnel des
distributeurs et des acheteurs…
Achats
Concernent les fonctions et les processus d’achat des inputs introduits dans la
chaîne de valeur
Développement technologique
Comprend:
La recherche et développement
La conception
Les achats de technologies à l’extérieur…
Gestion des ressources humaines
Les activités concernant:
La sélection
Le recrutement
La formation
La rémunération
Le développement de carrières du personnel …
Infrastructure de l’entreprise
Les processus transversaux:
Direction générale
Planification
Financement
gestion de la qualité...
Toute activité de base et de soutien comporte des coûts et
Laajouter
devrait chaînede lade valeur
valeur au produit et au service .
Schéma de la chaîne de valeur
Une entreprise peut accomplir les différentes activités de manière différente
avec des résultats différents. =Valeur ajoutée
L’entreprise et son environnement
L’entreprise doit tenir compte à la fois du :
- Micro- environnement (son environnement spécifique)
- Macro-environnement (son environnement général)
Marco - environnement
Modèle PESTEL
Offre Demande
Fournisseur Producteur Distributeur Consommateur
Micro - environnement
PARTIE-II-OUTILS DE PILOTAGE
CHAPITRE-I-OUTILS DE PILOTAGE:
GESTION INTERNE
COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
Définition
La comptabilité générale est une branche de
la science économique, branche qui s’occupe de la
collecte, du traitement, et de l’analyse des données
chiffrées au sein de l’entreprise. Elle permet de
décrire toute l’activité de l’entreprise au cours d’une
période annuelle appelée exercice comptable .
La CG est destinée à jouer un triple rôle
Un instrument de gestion: la CG est considérée comme un
tableau de bord à la disposition de l’entrepreneur et des
dirigeants pour bien gérer l’ entreprise (bien comprendre son
fonctionnement pour pouvoir prendre des décisions).
Un outil d’information: la CG permet aux parties prenantes de
l’entreprise ( clients, fournisseurs, banquiers, assurances,
Etat…ect)de s’informer sur sa situation financière et ses
résultats.
Un moyen de preuve: la CG peut être utilisée pour prouver
l’innocence de l’entreprise ou sa culpabilité dans un conflit avec
les parties prenantes.
I- Les flux économiques
Activité de l’entreprise = ∑ flux économiques
Définition
Un flux économique est le mouvement d’un bien
réel, quasi-réel, monétaire ou financier d’un point
de départ (l’unité économique d’origine)vers un
point d’arrivée (l’unité économique destinataire).
Un flux réel est le mouvement d’un bien matériel et physique (
marchandise, matériel….).
Un flux quasi réel désigne le mouvement des services
(travail…).
Un flux monétaire traduit le mouvement des moyens de
règlement immédiats tels que la monnaie , les chèques, les
virements.
Un flux financier décrit notamment le mouvement des créances
et des dettes.
Flux interne vs flux externe
Flux interne: mouvement réalisé à l’ intérieur de l’entreprise.
Exemple :l’Ese X a transféré des produits d’une valeur de 10 000 dh
de ses ateliers de production en magasin.
Magasin Atelier
Produits
Flux interne
Flux externe:mouvement réalisé entre l’entreprise et un
tiers .
Exemples:
Exemple -1: achat de marchandises
contre espèce 10 000 dh
Flux réel
Entreprise Fournisseur
Flux monétaire
Exemple -2:règlement des salaires par
chèques bancaires pour 50 000 dh
Flux quasi –réel (travail)
Entreprise Personnel
Flux monétaire(chéques)
Exemple -3:l’entreprise a contracté un
emprunt bancaire pour 100 000 dh
Flux monétaire(monnaie )
Entreprise Banque
Flux financier (dette)
Exemple -4:achat de marchandise à crédit
pour 5 000 DH
Flux réel (marchandises)
Entreprise Fournisseur
Flux financier (dette)
II- L’enregistrement comptable des opérations en
termes d’emplois et de ressources
On entend par ressource le moyen qui a permis
la réalisation de l’opération.
Par emploi, on désigne l’utilisation qui a été faite
de ce moyen.
Exemple -Achat de matières premières
par espèce pour 20 000dh
Opération Emplois Ressources
Elément valeur Elément Valeur
Achat de matières premières Matières 20 000 Caisse 20 000
premières
III-Le compte et la notion de la partie double
Le compte est un document comptable qui sert à
enregistrer les opérations réalisées par l’entreprise.
Il peut être présenté sous une forme schématique,
appelé compte en « T »:
-la partie gauche s’appelle Débit;
-la partie droite s’appelle Crédit.
D C
NB - Débiter un compte: c’est inscrire un montant au dédit de ce compte.
-Créditer un compte : c’est inscrire un montant au crédit de ce compte.
La différence entre le total débit et le
total crédit s’appelle le solde.
Si Débit >Crédit Solde débiteur (SD)
Le solde débiteur est inscrit au crédit du compte
Si Crédit >débit Solde créditeur(SC)
Le solde créditeur est inscrit au débit du compte
Si Crédit = Débit Solde nul (le compte est dit soldé)
Exemple -Achat de matières premières
par espèce pour 20 000dh
Opération Emplois Ressources
Elément valeur Elément Valeur
Achat de matières premières Matières 20 000 Caisse 20 000
premières
D Matière première C D Caisse C
T1 20 000
20 000 T1
20 000 SD
SC 20 000
Total 20 000 Total 20 000 Total 20 000 Total 20 000
III- L’ établissement des états de synthèse
1-Le bilan
2-Le Compte de Produits et Charges(CPC)
Exemple introductif
Le 01/01/2025, deux personnes, se sont associées pour créer une
société « NAJAH, SNC », elles ont apporté un capital de 800
000DH et ont emprunté une somme de 200 000 DH. Ensuite, elles
ont utilisé cet argent pour faire les emplois suivants:
Acquisition d’un fonds commercial……….300 000
Acquisition d’un local…………………….350 000
Acquisition d’un matériel de transport…....120 000
Acquisition de mobilier de bureau…............50 000
Constitution d’un stock de marchandises….160 000
Dépôt en banque ……………………….. 20 000
T.A.F: Etablir le bilan
1-Le Bilan
Est un état de synthèse qui permet de décrire en termes
d’emplois et de ressources la situation patrimoniale de
l’entreprise à une date donnée.
Patrimoine = l’ensemble des biens ( corporels et incorporels),
des droits (créances) et des obligations ( dettes) qui
caractérise l’entreprise à une date donnée.
Le bilan est un tableau dont la partie des ressources est
appelée «Passif» et celle des emplois est appelée «Actif».
Actif (emplois) Passif(ressources)
Utilisations des ressources Possibilités financières
(internes et externes)
Total Actif Total Passif
Remarque :
Le bilan est un tableau équilibré: total actif =total passif
Structure du bilan
Le bilan est déterminé à partir des comptes de
situation, c’est-à-dire les comptes des classes
1,2,3,4,5 du PCM.
Actif Passif
2- Actif immobilisé 1-Financements permanant
3-Actif circulant (hors trésorerie) 4- Passif circulant (hors trésorerie)
5-Trésorerie Actif 5-Trésorerie Passif
Total Actif Total Passif
Classe-1-Le Financement Permanant:
Regroupe les ressources qui sont de manière
permanente à la disposition de l’entreprise. Le FP est
divisé en 6 grandes rubriques :
Capitaux propres
Capitaux propres et assimilés
Dettes de financement
Provisions durables pour risques et charges
Comptes de liaison des établissements et des
succursales
Ecarts de conversion passif
Classe-2- L’Actif immobilisé
Comprend les éléments qui sont la propriété de
l’entreprise et destinés à être conservés durablement(>
12 mois) par celle-ci. Il est constitué par les principales
rubriques suivantes:
❑ Immobilisation en non valeur
❑ Immobilisations incorporelles
❑ Immobilisations corporelles
❑ Immobilisations financières
❑ Ecart de conversion –actif
❑ Amortissements des immobilisations
❑ Provisions pour dépréciation des immobilisation
Classe-3-L’Actif Circulant (H.T)
Représente l’ensemble des biens et valeurs liés
à l’activité d’exploitation tels que les stocks , les
créances d’exploitation quel que soit leur délai de
recouvrement , les titres et valeurs de
placement…etc.
Classe 4- Le passif circulant(H.T.)
Regroupe toutes les ressources liées à l’exploitation
quel que soit leur délai d’exigibilité et celles hors
exploitation exigibles à court terme.
Classe-5- Trésorerie
Trésorerie Actif (51)
Comprend les soldes bancaires débiteurs( y compris les avoirs
à la trésorerie générale ou aux chèques postaux), les chèques
et valeurs à encaisser ainsi que les valeurs en numéraire
disponibles.
Trésorerie Passif (55)
Il s’agit de l’ensemble des soldes bancaires créditeurs
remboursables dans des délais contractuellement définis à
court terme.
Présentation du bilan
Le bilan doit contenir seulement:
Les classes ou masses ( 1 chiffre)
Les rubriques (2 chiffres)
Les postes (3 chiffres)
Le comptable doit faire un effort de synthèse
pour passer des comptes aux postes.
Remarques:
Si on inscrit une somme au débit d’un compte d’actif ,
cela signifie que l’actif de l’entreprise ( les emplois) a
augmenté ;
Si on inscrit une somme au crédit d’un compte d’actif,
cela signifie que l’actif de l’entreprise ( les emplois) a
diminué.
Si on inscrit une somme au crédit d’un compte de passif,
cela signifie que le passif de l’entreprise ( les
ressources) a augmenté.
Si on inscrit une somme au débit d’un compte de passif,
cela signifie que le passif de l’entreprise ( les
ressources) a diminué.
2-Le Compte de Produits et Charges(CPC)
Comptes
Comptes de Situation Comptes de Gestion
Actif passif Charges Produits Résultats
2 1 6 7 8
3 4
51 55
Notion de charges et de produits
Les charges sont des sommes versées ou à verser
par l’entreprise en contrepartie des biens et services
qu’elle obtient des tiers : sources d’ appauvrissement .
Les produits sont des sommes reçues ou à recevoir par
l’entreprise, en contrepartie des biens et services
qu’elle fournit à ses clients : sources d’enrichissement.
Les comptes de gestion sont présentés à trois niveaux:
Eléments d’exploitation (produits d’exploitatation71 ; charges
d’exploitation 61)
Eléments financiers ( produits financiers 73 ; charges financières
63)
Eléments non courants (produits non courants 75 ; charges non
courantes 65)
Notion de charges et de produits
Les comptes de gestion sont présentés à trois niveaux:
Eléments d’exploitation (produits d’exploitatation71 ; charges
d’exploitation 61)
Eléments financiers ( produits financiers 73 ; charges financières
63)
Eléments non courants (produits non courants 75 ; charges non
courantes 65)
Les éléments d’exploitation
Ce niveau comprend les produits et les charges
relatifs au cycle d’exploitation ou rattachés à celui-ci.
Le cycle d’exploitation comprend l’ensemble des
opérations nécessaires à la réalisation de l’activité
normale et habituelle de l’entreprise.
Exemple :
- Achats de marchandises (6111)
- Ventes de marchandises (7111)
- Locations et charges locatives (6131)
-Ventes de produits accessoires (7127)
Les éléments financiers:
Ce niveau comprend les produits et les charges de
nature financière
Exemples:
-Intérêts et dettes(6311)
-Intérêts et produits assimilés (7381)
Les éléments non courants
Il s’agit des opérations qui ne relèvent pas de
l’activité ordinaire de l’entreprise ou qui peuvent
modifier sa structure (cession d’ éléments d’actif).
Exemple
- Pénalités et amendes fiscales ou pénales (6583)
- Dégrèvement d’ impôts (7582).
Le Compte de Produits et Charges
C’est un état de synthèse qui permet de
récapituler les comptes de charges et de produits
pour déterminer le résultat net de l’exercice.
Résultat = Total Produits – Total Charges
Si Produits > Charges Bénéfice
Si Produits< Charges Perte
Le CPC du PCM est établi en vertical (en cascade) et
permet de calculer six niveaux de résultats
I-Produits d’exploitations
II-Charges d’exploitation
III-Résultat d’exploitation (I –II)
IV-Produits financiers
V- Charges financières
VI-Résultats financier (IV - V)
VII-Résultat courant (III + VI)
VIII- Produits non courants
IX- Charges non courantes
X- Résultat non courant (VIII – IX )
XI- Résultat avant impôt (VII+X)
XII- Impôt sur les résultats
XIII-Résultat net de l’exercice (XI – XII )
Remarque:
Pour établir le CPC on doit utiliser deux éléments du
plan comptable:
Les rubriques (2 chiffres)
Les postes (3 chiffres)
IV- L’organisation comptable et ses supports
Pièces justificatives
Journal
Grand livre
Balance
Etats de synthèse
Pièces justificatives
Ce sont les documents ( facture, contrat, chèque ,
pièce de caisse…) qui vont servir de base à la
comptabilisation des opérations effectuées par une
entreprise.
Journal
Un document légal où doivent être enregistrées par
ordre chronologique, sans blanc ni rature ,les opérations
de l’entreprise décrites dans les pièces justificatives.
Pour chaque opération le journal doit mentionner:
▪ la date;
▪ le code et l’intitulé du (ou des )compte(s )débité(s);
▪ le code et l’intitulé du (ou des) compte(s) crédité(s);
▪ le montant qu’on doit enregistrer au débit et au crédit
des comptes concernés;
▪ le libellé de l’opération et la référence de la pièce
justificative.
Présentation du journal
Date
Code(s)
du (des) Intitulé(s) du (des) Montant
compte(s)
débités.
compte(s) à débiter.
Code(s) Intitulés(s) du (des) Montant
du (des) compte(s) créditer
compte(s)
crédités.
Libellé
Exemple
06/12- Vente de marchandises: 50 000 à crédit au
client Ahmed, (facture n°:25) .
Pour le fournisseur
06/12
50 000
3421 Clients
7111 Ventes de marchandises 50 000
Facture n° 25
Le grand livre
Le grand livre rassemble tous les comptes de l’entreprise,
classés dans l’ordre du plan comptable.
Chaque compte fait apparaitre distinctement le solde au
début de la période , le cumul des mouvements « débit »,
celui des mouvement « crédit » et le solde à la fin de la
période.
Le grand livre est établi à partir des écritures du journal .
La balance
Est un tableau qui récapitule tous les comptes du grand
livre à une date donnée.
Elle permet de s’assurer que l’entreprise a bien reporté
dans ses comptes toutes les opérations enregistrées dans
le journal.
Pour chaque compte, la balance met en évidence:
-le total des sommes inscrites au débit
-le total des sommes inscrites au crédit
-le solde qui en découle
La balance doit dégager les égalités suivantes:
Total sommes Débit = Total sommes Crédit = Total Journal
Total Soldes Débiteurs = Total Soldes Créditeurs
N° de Intitulés des comptes Sommes Soldes
comptes
Débit Crédit Débiteur Créditeur
Classe1:Financement
permanant
Classe 7: Comptes des produits
Totaux
Le bilan et le CPC sont établis à partir des deux colonnes de
De la balance aux états de synthèse
soldes (débiteurs et créditeurs) de la balance.
N° de Intitulés des comptes Sommes Soldes
comptes
Débit Crédit Débiteur Créditeur
Classe1:Financement
permanant
Classe 7: Comptes des produits
Totaux
Etats de Synthèse
IV- L’organisation comptable et ses supports
Pièces justificatives
Journal
Grand livre
Balance
Etats de synthèse
V-Etablissement et comptabilisation des factures
Facture
Réductions Majorations
Réductions Réductions T.V.A Transport Emballages
commerciales: financières:
-Rabais Escompte
-Remises financier ou
escompte de Escompte : c’est une réduction accordée par
-Ristournes l’entreprise à ses clients pour règlement au
réglement
comptant ou anticipé( avant la date prévue).
Rabais:
Remises:accordés
Réductions accordées parpar Réductions
l’entreprise
l’entrepriseà ses
à ses
clients:
commerciales commerciales
clients pour:Ristournes: accordées par l’entreprise à ses
Pour
sur facture
- la retarddu
clients
qualité de
les horsfidèles
plus
client facturesur le chiffre d’affaires
livraison
(fidélité)
- Pour
« facture ( défaut
doit des«qualité
de
global)d’une
»
l’importance facture
périodeavoir
quantités » ,trimestre …. )
(année
achetées
La facture doit
Est une facture ordinaire qui constate la créance du
vendeur (fournisseur) sur l’ acheteur (client) à la
suite d’une vente.
Dans ce cas, les réductions commerciales ne sont
pas comptabilisées et seul le net commercial est
comptabilisé.
La facture avoir
La facture « avoir », contrairement à la facture « doit »,
constate la dette du fournisseur envers son client à la
suite de :
Réductions commerciales ou financières accordées aux
clients hors facture « doit ».
Retour de marchandises vendues ou d’ emballages
consignés…etc.
Dans ce cas les réductions commerciales doivent être
comptabilisées dans des comptes spécifiques.
Remarque:
L’escompte de règlement est toujours comptabilisé
(facture doit ou avoir) :
-Pour le fournisseur:
Au débit du compte 6386-Escompte accordé.
-Pour le client:
Au crédit du compte 7386-Escompte obtenu.
La TVA est une taxe indirecte
Est une dette pour le vendeur (fournisseur) à
comptabiliser au crédit du compte 4455-Etat TVA
facturée.
Est une créance pour l’acheteur ( client) à
comptabiliser au débit du compte 3455-Etat TVA
récupérable.
Les mentions obligatoires:
Les identités complètes de l’ acheteur et du vendeur
La désignation des objets vendus ainsi que les prix et les
quantités
La date de l’opération
Les modalités de règlement de la facture: chèques,
espèces….etc.
Présentation d’une facture
Papeterie MATH+ Doit :
10 ,Bd Mohammed V Librairie NAJAH
Casablanca 20 Bd El Qods
Oujda
Facture n°.200, Casablanca le 20/12/2015
Désignation Unités Quantités Prix unitaire Montant
Feuilles doubles Rame 10 30 300
Stylos Boite 15 12 180
Gommes Unité 300 2 600
Cahiers Paquet 12 50 600
Montant brut (HT) 1680
Remise 6%
-100,8
Net commercial 1 579,2
Escompte2% - 31,58
Net financier 1 547,62
TVA 20% +309,52
Port (H.T) +200
TVA 14% + 28
Facture réglée
par cheque Net à payer TTC 2 085,14
bancaire n°….
Exemple facture « doit »
06/12-Vente de marchandises à crédit au client Ahmed,
MB:50 000, Remise 10% (facture n°:25) .
Solution :
MB =50 000
Rem10% = 5 000
NC =45 000
Pour le fournisseur
06/12
45 000
3421 Clients
7111 Ventes de marchandises 45 000
Facture n° 25
Pour le client
06/12
45 000
6111 Achats de marchandises
4111 Fournisseurs 45 000
Facture n° 25
Exemple facture « avoir »
- 07/12-Vente de marchandises à crédit au client Ali,
MB:50 000, Remise 5% (facture n°:2051) .
-10/12-Le client Ali demande et obtient un rabais
exceptionnel de 10% (Avoir n°950)
Solution :07/12 (facture n°:2051)
MB 50 000
Rem 5% - 2 500
NC =47 500
Pour le fournisseur
07/12
47 500
3421 Clients
7111 Ventes de marchandises 47 500
Facture n° 2051
Pour le client
07/12
47 500
6111 Achats de marchandises
4111 Fournisseurs 47 500
Facture n° 2051
Exemple facture « avoir »
- 07/12-Vente de marchandises à crédit au client Ali,
MB:50 000, Remise 5% (facture n°:2051) .
-10/12-Le client Ali demande et obtient un rabais
exceptionnel de 10% (Avoir n°950)
Solution : 10/12 (Avoir n°: 950)
MB du rabais 10% 5 000 (50 000 X 10%)
Rem 5% - 250
Net à déduire 4 750
Pour le fournisseur
10/12
7119 RRR accordés 4 750
3421 Clients
4 750
Facture n° 950
Pour le client
10/12
4411 Fournisseurs 4 750
6119 RRR Obtenus 4 750
Facture n° 950
Exercice
Le 10/07/2015, la société Anour a envoyé à
son client Brahim la facture n°140 suivante:
marchandises (H.T.), 26 000, TVA 20%, remise
6%, rabais1000, escompte 2%. Le règlement de
la facture est à crédit.
Le 10/07/2015, la société Anour a envoyé à son client Brahim
la facture n°140 suivante: marchandises (H.T.),26 000,TVA
20%,remise 6%,rabais1000,escompte 2%. Le règlement de la
facture est à crédit.
Montant brut (HT) 26 000
Rabais -1000
Net commercial (1) 25 000
Remise 6% -1 500
Net commercial(2) 23 500
Escompte2% - 470
Net financier 23 030
TVA 20% +4 606
Facture 140,
réglée à crédit Net à payer TTC 2 7 636
Pour le fournisseur
10/07
3421 Clients 27 636
6386 Escomptes accordés 470
7111 Ventes de marchandises 23 500
4455 Etat TVA Facturée 4 606
Facture n° 140
Pour le client
10/07
Achats de marchandises 23 500
6111
34 55 Etat TVA récupérable 4 606
4111 Fournisseurs 27 636
7386 Escomptes obtenus 470
Facture n° 140
Retour de marchandise
25/04 Facture n° 1005:
-Ventes de marchandises au client « Rabeh » 30 000 à crédit,
-Remise 10 %
-Escompte 2%
-TVA 20 %
28/04 Facture avoir n° 301:
Le client « Rabeh » retourne le 1/3 des marchandises vendues
le 25/04
TAF:
Enregistrer ces opérations chez le fournisseur et chez le client.
Montant brut (HT) 30 000
Remise 10% 3 000
Net commercial 27 000
Escompte2% 540
Facture n° 1005 Net financier 26 460
, réglée à crédit
TVA 20% 5 292
Net à payer TTC 31 752
Montant brut (HT) (30 000 x 1/3) 10 000
Remise 10% 1 000
Net commercial 9 000
Escompte2% 180
Avoir n° 301 Net financier 8 820
TVA 20% 1 764
Net à déduire 10 584
VI-Les amortissements
1-Notion d’amortissement :
L’amortissement pour dépréciation est la
constatation comptable d’une diminution de la valeur
d’un élément d’actif résultant de :
- l’usure (détérioration physique par l’usage) ;
- l’obsolescence (inadaptation des actifs existants aux
conditions changeantes de la technique ;
- toute autre cause dont les effets sont jugés définitifs
(irréversibles).
2-Eléments d’actifs amortissables
- Immobilisations en non valeurs
- Certaines immobilisations incorporelles (recherches et
développement, brevets…)
- Immobilisations corporelles (constructions, installations tech
matériel et outillage, matériel de transport, mobilier et
matériel de bureau et aménagement divers, autres
immobilisations corporelles).
NB : certaines immobilisations ne s’amortissent pas,
généralement, on les provisionne exemple : Terrains, fond
commercial, immobilisations financières).
3-Concepts fondamentaux
Valeur d’origine ( V.O) est le coût d’acquisition de
l’immobilisation amortissable.
NB : l’immobilisation est enregistrée au coût d’acquisition;
celui-ci constitue la base de l’amortissement.
Le taux d’amortissement (t) constant est égal à
100/durée de vie(n) de l’immobilisation.
L’anuité (appelée aussi la dotation) correspond au
montant de l’amortissement annuel.
La valeur nette d’amortissement (V.N.A.) correspond à la
différence entre la base d’amortissement (V.O) et les
amortissements cumulés.
4- Systèmes d’amortissement
a- Système d’amortissement linéaire ou constant
b- Système d’amortissement dégressif
a- Système d’amortissement linéaire ou constant :
Taux d’amortissement=100/n
n :la durée de vie de l’immobilisation
Exp :( n) matériel et transport : 5ans,
( n) Frais préliminaires : entre 3ans et 5ans)
La dotation d’amortissement=
= coût d’acquisition de l’immobilisation/ n
Ou = coût d’acquisition x t%
Le montant de la dotation d’amortissement se calcule à partir
de la date de mise en service et non la date d’acquisition
(au cas où les deux dates ne coïncident pas)
La dotation peut se calculer « prorata temporis » dans
le cas où le bien est mis en service au cours de l’exercice
comptable.
La dernière dotation est le complément de la première
dotation pour compléter l’annuité.
Exemple: présenter le tableau d’amortissement d’un matériel de transport
dont la valeur d’entrée est de 360 000 DH, la durée de vie probable est
de 5 ans, et la date d’acquisition est le 10/10/2015.
Années Base Taux Dotations ∑Amort VNA
d’amort(1) (2) (1-2)
2015(3 mois) 360 000 20% 360 000 x 20% x3/12=18 000 18 000 342 000
2016(12 mois) 360 000 20% 360 000 x 20% = 72 000 90 000 270 000
2017(12 mois) 360 000 20% 360 000 x 20% = 72 000 162 000 198 000
2018(12 mois) 360 000 20% 360 000 x 20% = 72 000 234000 126 000
2019(12 mois) 360 000 20% 360 000 x 20% = 72 000 306 000 54 000
2020(09mois) 360 000 20% 360 000 x 20% x 9/12 = 54 000 360 000 00
N.B :Dans le calcul d’amortissement, toute fraction d’un mois est considérée comme un mois entier.
b- Système d’amortissement dégressif :
➢ Le taux dégressif= taux linéaire X coefficient
Il y a trois coefficients, en fonction de la durée d’amortissement :
-1,5 pour n= 3 ou 4 ans
-2 pour n=5 ou 6 ans
-3 pour n, strictement supérieure à 6 ans
➢ La dotation dégressive est calculée :
- La 1ere année : sur la valeur d’origine
- Les autres années : sur la VNA
Lorsque le taux linéaire devient supérieur au taux dégressif l’entreprise utilise le premier taux.
Nbre de mois d’utilisation de l’immobilisation pendant l’exercice
Taux linéaire (mensuel)= Nbre de mois restant à amortir dans la durée de vie de l’immob
Années Base Taux Dotations ∑Amort VNA
d’amort
2015(3 mois) 360 000 40% 360 000 x 40% x3/12= 36 000 36 000 324 000
2016(12 mois) 324 000 40% 324 000 x 40% =129 600 165 600 194 400
2017(12 mois) 194 400 40% 194 400 x 40% =77 760 243 360 116 640
2018(12 mois) 116 640 40% 116 640 x 40% =46 656 290 016 69 984
2019(12 mois) 69 984 12/21 69 984 x 12/21 =39 991 330 007 29 993
2020(09 mois) 69 984 09/21 69 984 x 9/21 =29 993 360 000 00
(29 993 x 9/9)
Années 2015(3mois) 2016 2017 2018 2019 2020(09mois)
Taux lin 3/60 12/57 12/45 12/33 12/21 09/09
Taux dégr 40% 40% 40% 40% 40% 40%
5-Traitement comptable des amortissements
Les dotations annuelles doivent être comptabilisées chaque
année à la fin d’exercice en :
Débitant un compte de charge
619… Dotation d’exploitation
659…. Dotation non courantes
Créditant un compte d’actif
28…. Amortissement de ….
(suivi des chiffres du compte de l’immobilisation
concernée à partir du second chiffre)
31/12/2015 18 000
61934 DEA du matériel de
transp
Amort du matériel de transp
18 000
2834
Suivant inventaire 2015
31/12/2016 72 000
61934 DEA du matériel de
transp
Amort du matériel de transp
72 000
2834
Suivant inventaire 2016
La comptabilité analytique
CALCULS DES COUTS
La comptabilité analytique est un mode de traitement des
données dont les objectifs essentiels peuvent être résumés de
la manière suivante :
connaitre les coûts des matières et des produits
achetés, crées ou distribués par l’entreprise ;
expliquer les résultats par secteur d’activité en
calculant les coûts complets des produits pour les
comparer à leur prix de vente ;
suivre la situation permanente des stocks (inventaire
permanant) ;
fournir tous les éléments nécessaires à la gestion et
au pilotage de l’entreprise de nature à éclairer les
prises de décision.
I- La hiérarchie des coûts
Charges
d’approvisionnement Coûts
d’acquisition Sorties
Entrées
Stocks
Coûts de
production
Charges Entrées
Charges de production
Coûts de
revient
Stocks
Sorties
Charges hors production
Coût d’achat (des matières achetées)=
Prix d’achat(H.T)
+ Charges sur achats (charges indirectes
imputées au centre d’approvisionnement)
Coût de production (des produits finis) =
Coût d’achat des matières consommées
+ Autres charges de production
Coût de revient=
Coût de production des produits vendus
+ Charges de distribution
II-Charges directes/charges indirectes
Charges Charges directes Coût
Analyse de
incorporables Charges indirectes répartition
Revient
Affectation
Charges indirectes:
Charges directes:
-Communes aux différentes activités de
-S’appliquent à un seul coût
l’entreprise
-Nécessitent une analyse et un traitement
-Sont affectées directement aux coûts
avant d’ être imputées aux coûts .
Exp: amortissement d’une machine
Exp : les charges d’entretien
servant à la fabrication d’un seul produit
1-Principe de répartition des charges indirectes
La répartition des charges indirectes ne peut se faire
sans le découpage de l’entreprise en centres d’analyse
dans lesquels sont regroupées les charges indirectes
avant leur répartition.
Les centres d’analyses correspondent, en principe, à des
subdivisions comptables de l’entreprise où sont
regroupées et analysées les charges indirectes
préalablement à leur imputation aux coûts.
Les calculs nécessaires à la répartition s’effectuent dans
le « tableau de répartition des charges indirectes ».
2-Tableau de répartition des charges indirectes
Les centres principaux Centres
: sont calqués sur les différentes phases
Auxiliaires de cycle
Centre d’exploitation:
Principaux
approvisionnement, production et distribution. Leur activité a une relation directe avec les produits
à vendre. Total CA1 CA2 CA3 CP1 CP2 CP3
Charges par
Les centres …
auxiliaires …
: fournissent ....
des prestations… aux centres… principaux…( entretien ,….chauffage,
nature
gardiennage ..)…et non … …
pas de lien immédiat avec…les produits...fabriqués. …. ….
Total répartition …. …. ….. ….. ….. …..
primaire
Répartition
secondaire
Total répartition 0 0 0 ….. ….. …..
secondaire
Nature de l’unité ….. … …
d’ œuvre
-La répartition primaire: il s’agit de répartir les charges indirectes dans les centres d’analyse
Nombre de l’unité …. …... ….
d’après les clés de répartition tels que:
d’œuvre
-le mètre carré pour les frais de loyers ;
Coût de l’unité d’ ….. ….. ….
-le nombre
œuvre de salariés pour les charges sociales…
- La répartition secondaire: il s’agit de répartir les coûts des centres auxiliaires dans les centres
principaux au profit de qui ils fonctionnent.
- L’unité d’œuvre est une unité de mesure de l’activité d’un centre d’analyse. Elle peut être
monétaire (100 DH par exemple) ou physique ( une heure, un Kilogramme , un mètre carré , ect)
Toute activité de base et de soutien comporte des coûts et
Laajouter
devrait chaînede lade valeur
valeur au produit et au service .
Schéma de la chaîne de valeur
Une entreprise peut accomplir les différentes activités de manière différente
avec des résultats différents. =Valeur ajoutée
Les centres principaux : sont calqués sur les différentes phases de cycle d’exploitation:
approvisionnement, production et distribution. Leur activité a une relation directe avec les produits
à vendre.
Les centres auxiliaires : fournissent des prestations aux centres principaux ( entretien , chauffage,
gardiennage ..) et non pas de lien immédiat avec les produits fabriqués.
-La répartition primaire: il s’agit de répartir les charges indirectes dans les centres d’analyse
d’après les clés de répartition tels que:
-le mètre carré pour les frais de loyers ;
-le nombre de salariés pour les charges sociales…
- La répartition secondaire: il s’agit de répartir les coûts des centres auxiliaires dans les centres
principaux au profit de qui ils fonctionnent.
- L’unité d’œuvre est une unité de mesure de l’activité d’un centre d’analyse. Elle peut être
monétaire (100 DH par exemple) ou physique ( une heure, un Kilogramme , un mètre carré , ect)
Exemple: les totaux primaires sont les suivants:
- Administration: 28 000 DH
Répartis à raison de 10% à l’entretien
40 % aux achats
50% aux ventes
- Entretien : 7 000 DH
Répartis à raison de 20 % à l’administration
40% aux achats
40% aux ventres
- Achats : 50 000 DH
- Ventes : 70 000 DH
Centres Auxiliaires Centre Principaux
Total Administration Entretien Achats Ventes
Total répartition primaire 155 000 28 000 7 000 50 000 70 000
Frais d’administration -100% 10% 40% 50 000
Frais d’entretien 20% -100% 40% 40%
Centres Auxiliaires Centres Principaux
Total Administration Entretien Approv Ventes
Total répartition primaire 155 000 28 000 7 000 50 000 70 000
Frais d’administration -100% 10% 40% 50 %
Frais d’entretien 20% -100% 40% 40%
A = 28 000+ 20% E E =7 000 + 10% A
A = 28 000+ 20% (7 000 + 10% A) E =7 000 + 10% A
A = 28 000 + 1 400+ 0,02 A E =7 000 + 10% x 30 000
A (1-0,02) = 29 400 E= 10 000
A= 30 000
Centres Auxiliaires Centres Principaux
Total Administration Entretien Approv Ventes
Total répartition primaire 155 000 28 000 7 000 50 000 70 000
Frais d’administration -30 000 3 000 12 000 15 000
Frais d’entretien 2 000 -10 000 4 000 4 000
Total répartition secondaire 155 000 0 0 66 000 89 000
III- L’inventaire permanant des stocks
La valorisation des stocks concerne à la fois les entrées et les
sorties:
1-Valorisation des entrées :
produits approvisionnés (marchandise, matières et emballages
commerciaux) sont valorisés à leurs coûts d’achat;
produits finis ou d’autres produits qui correspondent à une
phase de cycle d’exploitation autre que l’approvisionnement
sont valorisés à leurs coûts de production.
2- Valorisation des sorties:
Méthode d’épuisement des lots
Méthode du coût moyen pondéré
2- Valorisation des sorties:
Méthode d’épuisement des lots:
- Méthode du premier entré-premier sorti (F.I.F.O)
- Méthode du dernier entré-premier sorti (L.I.F.O )
Méthode du Coût Unitaire Moyen Pondéré (C.U.M.P):
- C.U.M.P en fin de période
- C.U.M.P après chaque entrée
Exemple: Une entreprise implantée à la zone industrielle a commencé sa
production le premier mars 2016 avec un stock de plastique de 2 000 kg au
coût de 15 DH le kg.
Un examen des livres comptables donne les renseignements suivants pour
le mois de mars 2016:
-Achat de plastique: - Sortie de plastique pour la
fabrication :
12 mars : 1 200 kg à 15,90 DH le kg 02 mars : 1 200
Frais d’achat:120 DH pour les 1 200 kg. 14 mars: 1 320
22 mars: 1 400
21 mars: 1 320 kg à 18 DH le kg 29 mars: 1 400
Frais d’achat:132 DH pour les 1 320 kg.
28 mars: 1 400 kg à 17 DH le kg
Frais d’achat: 70 DH pour les 1 400 kg .
T.A.F: présenter la fiche des stocks en utilisant :
- la méthode du CUMP;
-la méthode d’épuisement des lots
Fiche de stocks tenue au CUMP (après chaque entrée)
Date Eléments Entrées Sorties Stocks
Q CU TOTAL Q CU TOTAL Q CU TOTAL
01/03 Stock initial 2 000 15 30 000 2000 15 30 000
02/03 Bon de sortie n° 1200 15 18 000 800 15 12 000
12/03 Bon de réception n° 1 200 16 19 200 2000 15,60 31 200
14/03 Bon de sortie n° 1320 15,60 20 592 680 15,60 10 608
21/03 Bon de réception n° 1 320 18,10 23 892 2000 17,25 34 500
22/03 Bon de sortie n° 1400 17,25 24 150 600 17,25 10 350
28/03 Bon de réception n° 1 400 17,05 23 870 2000 17,11 34 220
29/03 Bon de sortie n° 1400 17,11 23 954 600 17,11 10 266
Total 5 920 16,38 96 962 5 320 86 696 600 17,11 10 266
Fiche de stocks tenue au CUMP (après chaque entrée)
Principe de calcul
(Stock précédent + entrée) en valeur
CUMP =
(Stock précédent + entrée) en quantité
Caractéristiques
- Les entrées sont évaluées en quantité et en valeur
- Les sorties sont évaluées en quantité et en valeur
- Le CUMP est calculé après chaque entrée
Fiche de stocks tenue au CUMP(mensuel)
Date Eléments Entrées Sorties Stocks
Q CU TOTAL Q CU TOTAL Q CU TOTAL
01/03 Stock initial 2 000 15 30 000 2000 15 30 000
02/03 Bon de sortie n° 1200 16, 38 19 656 800 10 344
12/03 Bon de réception n° 1 200 16 19 200 2000 29 544
14/03 Bon de sortie n° 1320 16;38 21 621 680 7 923
21/03 Bon de réception n° 1 320 18,10 23 892 2000 31 815
22/03 Bon de sortie n° 1400 16,38 22 932 600 8 883
28/03 Bon de réception n° 1 400 17,05 23 870 2000 32 753
29/03 Bon de sortie n° 1400 16,38 22 932 600 16,38 9 821
Total 5 920 16,38 96 962 5 320 16,38 87 141 600 16,38 9 821
Fiche de stocks tenue au CUMP (Mensuel)
Principe de calcul:
(Stock initial + Total entrées) en valeur
CUMP =
(Stock initial+ Total entrées) en quantité
Caractéristiques:
- les entrées sont évaluées en quantité et en valeur;
- les sorties ne sont évaluées qu’en quantité au cours de la
période;
- le CUMP est calculé en fin de période;
- les sorties et les stocks sont valorisés au CUMP en fin de
période.
Fiche de stocks tenue par la méthode de FIFO
Date Eléments Entrées Sorties Stocks
Q CU TOTAL Q CU TOTAL Q CU TOTAL
01/03 Stock initial 2 000 15 30 000 2000 15 30 000
02/03 Bon de sortie n° 1200 15 18 000 800 15 12 000
800 15
12/03 Bon de réception n° 1 200 16 19 200 2000 31 200
800 15 12 000 16
14/03 Bon de sortie n° 1320 20 320 680 16 10 880
520 16 680 16
21/03 Bon de réception n° 1 320 18,10 23 892 2000 34 772
680 16 1 320 18,10
22/03 Bon de sortie n° 1400 23 912 600 18,10 10 680
720 18,10 600 18,10
28/03 Bon de réception n° 1 400 17,05 23 870 2000 34 730
600 18,10 1 400 17,50
29/03 Bon de sortie n° 1400 24 500 600 17,50 10 230
800 17,05
Total 5 920 16,38 96 962 5 320 16,30 86 732 600 15 10 230
Fiche de stocks tenue par la méthode de LIFO
Date Eléments Entrées Sorties Stocks
Q CU TOTAL Q CU TOTAL Q CU TOTAL
01/03 Stock initial 2 000 15 30 000 2000 15 30 000
02/03 Bon de sortie n° 1200 15 18 000 800 15 12 000
800 15
12/03 Bon de réception n° 1 200 16 19 200 2000 31 200
1200 16 1 200 16
14/03 Bon de sortie n° 1320 21 000 680 15 10 200
120 15 680 15
21/03 Bon de réception n° 1 320 18,10 23 892 2000 34 092
1320 18,10 1 320 18,10
22/03 Bon de sortie n° 1400 25 092 600 15 9 000
80 15 600 15
28/03 Bon de réception n° 1 400 17,05 23 870 2000 32 870
1 400 17, 05
29/03 Bon de sortie n° 1400 17,05 23 870 600 15 9 000
Total 5 920 16,38 96 962 5 320 16,53 87 962 600 15 9 000
IV- Les coûts variables
- 1-Définition
Un coût variable est un coût comprenant exclusivement des
charges qui varient avec le volume d’activité. Ces charges,
appelées aussi charges opérationnelles, sont réparties
entre les produits afin de calculer le coût variable de
chaque produit.
La différence entre le total des charges et les charges
variables représente les charges fixes supportées par
l’entreprise quel que soit son volume d’activité dans une
structure donnée.
2-PRINCIPE
La méthode des coûts variables, appelée aussi méthode
du direct costing, consiste à déterminer des marges sur
coûts variables (M/CV) par produit ou activité.
M/CV= Chiffre d’affaires- Charges variables
V-Seuil de rentabilité
1- Définition :
Le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires que
l’entreprise doit réaliser pour couvrir l’intégralité de ses
charges et pour lequel elle ne dégage ni bénéfice ni
perte.
En d’autres termes, le seuil de rentabilité est atteint lorsque
le résultat de l’entreprise est nul, c’est-à-dire lorsque la
marge sur coût variable est égale aux charges fixes.
2- Méthodes de calculs :
Exemple :
De la comptabilité d’une entreprise, on extrait les
informations suivantes :
chiffre d’affaires 200 000DH
charges variables 160 000DH
charges fixes 20 000DH
En fonction de ces informations, calculer le seuil de
rentabilité.
Méthode arithmétique
Chiffre d’affaires (C.A) 200 000
Charges variables (C.V) 160 000
Marge sur coût variable (M/CV) 40 000
Charges fixes (C.F.) 20 000
Résultat 20 000
S.R =
S.R =
S.R = 100 000
-Méthode graphique
Deux droites composent le graphique :
La droit y1 des charges fixes ;
La droite y2 de la marge sur coût variable en % du
chiffre d’affaire.
Y1 = 20 000
Y2 = 0,2x
L’intersection des droites y1 et y2 détermine le seuil de
rentabilité.
Point de rencontre : quand y1=y2, soit 20 000 = 0,2x
D’où x= 100 000
Y
(Charges)
Y2=0,2 X
40 000
30 000
Zone de Profit
Y1= 20 000
20 000 Zone de Perte
10 000
50 000 100 000 150 000 200 000 X (CA)
Remarque :
-Tout chiffre d’affaires inférieur à 100 000 (SR) engendre une perte ;
-Tout chiffre d’affaires supérieur à 100 000 engendre un bénéfice ;
-Tout chiffre d’affaires égal à 100 000 n’engendre ni bénéfice ni perte.
3-Point mort
On appelle point mort la date à laquelle le seuil de rentabilité est atteint.
Cette date est calculée de la manière suivante :
Point mort = x 360 jours
Reprenons les mêmes énoncés de l’exercice précédent et calculons le point
mort.
Point Mort = x 360 jours
= 180j soit 6 mois
En supposant que l’exercice comptable coïncide avec l’exercice civil, la date
à laquelle le point mort est atteint est le 30 juin ( à partir du premier
janvier)
CHAPITRE-II- OUTILS DE PILOTAGE:
ANALYSE EXTERNE
ETUDES DE MARCHÉ
QUANTITATIVES
ETUDES DE MARCHÉ
QUALITATIVES