Chapitre : Les problèmes de la philosophie morale
Thème : Le droit
Titre : La liberté
Objectifs pédagogiques : comprendre la notion de liberté
Préambule : Libre, esclave
………………………………………Résumé……………………………………………….
L’homme a toujours vécu au milieu de ses semblables. Dans cette vie, il est soumis à une
discipline sans laquelle aucune communauté ne peut évoluer harmonieusement. Chaque
individu qui compose cette communauté peut être libre ; c’est-à-dire agir sans contrainte
extérieure et intérieure.
La liberté est donc un élément important et nécessaire pour l’individu mais aussi pour la société.
Mais qu’est-ce que la liberté ?
C’est la faculté d’agir selon sa volonté en fonction des moyens dont on dispose sans être
restreint par le pouvoir des autres. Elle est la capacité de se déterminersoi-même à des choix
contingents. Elle désigne la situation d’une personne qui n’est pas sous la dépendance absolue
d’une autre ; elle est le pouvoir de ou de ne pas agir.
Cette définition renvoie à une double réflexion : d’une part sur la capacité de choisir et de faire,
d’autre part comme questionnement sur l’exercice concret de ce pouvoir de ou de ne pas. Ces
deux perspectives se recoupent de diverses manières et peuvent provoquer des erreurs
d’interprétation dans les analyses et débats. Il faut donc prendre soin de distinguer les différents
sens du concept.
On considère le plus souvent que la liberté individuelle comme le pouvoir de chaque individu
d’agir en dehors de toute entrave extérieure. Or, l’analyse de cette notion aboutit à deux plans :
Politico-morale et Philosophique.
1. Politico-morale : la liberté est comprise comme la possession d’un pouvoir qui est ou
devrait être reconnu par autrui. Le pouvoir nous donne le droit de faire ou de ne pas
faire un ressenti tout en nuisant pas l’autrui.
VOLTAIRE estime que la liberté consiste à ne dépendre que des lois et MONTESQUIEU
affirme : « l’obéissance aux lois qu’on s’est prescrite est la liberté ».
2. Philosophique : deux conceptions tentent de résoudre ce problème ; la conception
volontariste et celle déterministe.
2-1- La conception volontariste : pour elle, on ne doit pas systématiser l’existence de
l’être humain ; car, il n’y’a que des existants singuliers libres qui constituent la société.
Être libre, c’est être la vraie cause de ses actes, de ses pensées sans aucune contrainte
extérieure. ‘’L’enfer c’est l’autre’’ de JEAN PAUL SARTRE nous conduit le plus souvent
à centraliser sa liberté sur soi. KERKEGARD nous fait comprendre qu’« être existant, c’est
marcher vers l’exception »On relève dans cette conception volontariste que l’accent est mis
sur l’individu en tant que valeur absolue. Mais l’erreur de cette conception de la liberté
c’est de concevoir l’homme à l’état de nature, c'est-à-dire qui agit uniquement selon ses
instincts.
Dans une société formée de tels individus considérant leur liberté et droit en dehors de
toutes contraintes deviennent comme pense Claude Adrian Helvétius « l’exercice libre de
la puissance de chacun » et Thomas Hobbs affirme que l’homme devient loup pour son
prochain.
2-2- La conception déterministe : elle soutient l’inexistence d’une liberté en dehors des
contraintes. Le droit et la liberté du citoyen impliquent donc ses devoirs à l’endroit de la société
c'est-à-dire des contraintes à respecter. Mais ces contraintes ne doivent pas être considérées
comme un mal.
Selon COLLETE AUDRY « les contraintes sociales sont pour le citoyen ce que l’eau est pour
le nageur » à la fois difficultés et conditions indispensables à la natation.
Donc les devoirs aussi limitent la liberté et le droit de l’individu mais sans l’acceptation de ces
devoirs par tous, aucun individu n’aurait ni liberté, ni droit. Pour cimenter cette thèse JEAN
JACQUES ROUSSEAU affirme « Il n’y a pas de liberté sans loi ni quelqu’un qui soit au-dessus
des lois, même dans l’état de nature l’homme n’est libre qu’en faveur de la loi naturelle qui
commande à tous »
Toute liberté réelle et tout vrai devoir doivent se confondre à la notion déterministe de la liberté
qui fait appel à la loi ou aux principes juridiques qui légifèrent les actes moraux.
MONTESQUIEU définit la liberté comme étant « le droit de faire ce que la loi permet ».
Le déterminisme implique le respect de normes sociales. Si du général le déterminisme signifie
règles ou principes et lois scientifiques permettant de situer un fait dans l’espace-temps, le
déterminisme sociologique quant à lui fait la primauté de la société sur l’individu.
Considéré par ses paires comme le fondateur de la sociologie, EMILE DURKHEM place le fait
social comme le déterminant de toute étude sociologique. Or, le fait social se caractérise par
son extériorité et surtout par son pouvoir coercitif ; c’est dire qu’il s’impose aux individus.