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Droit des femmes et égalité à Madagascar

À Madagascar, malgré les lois favorisant l'égalité, les femmes subissent encore des discriminations et des violences. Le document explore le cadre juridique et les efforts du gouvernement malgache pour garantir les droits des femmes, en mettant l'accent sur la protection contre les violences et l'égalité des sexes. Il présente également le rôle du Ministère de la Population et de la Solidarité dans la mise en œuvre de politiques sociales et de programmes de soutien pour les femmes vulnérables.

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Droit des femmes et égalité à Madagascar

À Madagascar, malgré les lois favorisant l'égalité, les femmes subissent encore des discriminations et des violences. Le document explore le cadre juridique et les efforts du gouvernement malgache pour garantir les droits des femmes, en mettant l'accent sur la protection contre les violences et l'égalité des sexes. Il présente également le rôle du Ministère de la Population et de la Solidarité dans la mise en œuvre de politiques sociales et de programmes de soutien pour les femmes vulnérables.

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INTRODUCTION

A Madagascar, malgré les lois en faveur de l’égalité, les femmes continuent de


faire face à des discriminations, des violences et un manque d’opportunités. Durant
l’histoire et d’ après la définition, Le droit des femmes est un ensemble des règles qui
s’appliquent à toutes les femmes à travers le monde. Il est exercé dans tous les pays
et ce sont les Français qui ont été les plus créatifs dans l’élaboration de ces droits. D’
après l’histoire, le droit des femmes désigne une norme hiérarchique qui s’est
constituée à travers de différentes périodes et les femmes ainsi que leur protection.
Dans un cas pratique, il renvoie à la loi et à la successives : l’Antiquité, Moyen âge,
puis les siècles suivants, du XIX e au XXI e siècle jusqu’à présent. Dans un sens large,
le droit des femmes s’inscrit dans le cadre du droit culturel ou coutumière. En effet, ce
droit est considéré comme la source principale du droit des femmes, puisque toutes
les branches du droit trouvent leurs origines dans le droit coutumier, qui reste en
vigueur jusqu’à présent.

Aujourd’hui, Madagascar s’engage sur le plan national et international pour


favoriser les règles des droits, en faveur du droit des femmes. Dans la constitution
malgache, il consiste à conventionner avec les nations, comme dans son préambule,
Madagascar s’engage de respecter les conventions internationales relatives aux
droits humains, c’est la CEDEF, la convention africaine de la Protocole de Maputo, et
de la DUDH ; Ces types de convention déterminent le droit des femmes dans le but
de garantir leur pouvoir, leur liberté, leur égalité et leur protection. Les femmes
aspirent à jouir des mêmes droit que les hommes c’est le droit à l’égalité entre les
sexes. Ce principe d’égalité est inscrit dans la loi, avant sa promulgation, une
concertation s’opère entre l’Etat et les instances législatives nationales et
internationales. L’égalité entre individus hommes, femmes et enfants constitue l’une
des pierres angulaire des droits fondamentaux et trouve sa place notamment dans le
droit de la famille. Ainsi, le droit des femmes à pour objectif de promouvoir leurs
droits et devoirs aux seins de la société et de l’Etat. Il définit les responsabilités et les
obligations des femmes pour contribuer activement à la vie collective. Chaque
femmes doit donc exercer ses responsabilités et coopérer avec l’administration afin
de sauvegarder ses intérêts et de protéger sa dignité. Le respect de la dignité humaine
et en effet, considérer comme la valeur suprême de toutes société : « La dignité de la
femme est inviolable. Elle doit être respectée, protégée et valorisée dans toutes les
sphères de la société » selon la déclaration universelle des droit de l’homme, inspirée
de l’article 1 : « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit ».
C’ est pourquoi le ministère chargé de la protection de droit de l’homme affirmes que
la préservation de la dignité des individus constitue le premier impératif juridique du
législateur. Si cette exigence s’applique à tous, le sujet se focalise spécifiquement sur
« la dignité et le droit des femmes qui assure l’égalité des sexes et la protection
juridique des femmes à Madagascar ».

En global, le droit des femmes est l’ ensemble des droit garantissant aux
femmes une égalité de traitement , de dignité, de liberté et de participation dans la
société , sans discrimination fondée sur le sexe ou genre ;l’ égalité des sexes désigne
le principe selon lequel les femmes et les hommes doivent avoir les mêmes droits et
tous ce qui est dans le domaine de vie : politique, économique, social, culturel … Et la
protection juridique des femmes désigne l’ ensemble des lois, règlement et
mécanisme légaux mis en place par un Etat, pour définition le droit des femmes
garantir leur sécurité, leur égalité et les protéger contre toute formes de violences,
discrimination ou injuste liées à leur genre . De plus, le sujet suscite un intérêt
particulier concernant le droit des femmes car celui-ci a pour rôle de garantir l’égalité
entre les hommes juridiction, qui ont pour mission d’appliquer les règles assurant
l’égalité des femmes, et leur permettant d’agir de la même manière et de bénéficier
d’une sécurité continue.

Dans quelle mesure le droit contribue-t-il à garantir l’égalité entre les sexes et à
assurer la protection des femmes contre les discriminations et les violences à
Madagascar ? Afin d’ analyser, cela consiste à promouvoir des objectifs telle que
étudier les outils existants pour protéger les femmes à Madagascar , analyser leur
efficacité et identifier les obstacles à surmonter. Dans le cas à Madagascar, de
nombreuses femmes n’avaient pas le droit d’agir comme les hommes. Ainsi, la
sécurité des femmes malgaches est insuffisante, ce qui les expose à des souffrances
et les pousse parfois à des comportements désespérés et que des jeunes filles, des
femmes adultes et des femmes âgées sont victimes de violences.
PREMIER PARTIE : CADRE D’ETUDE
CHAPITRE I : PRESENTATION DE L’ETABLISSEMENT D’ACCEUIL (Lieu du stage)

Dans ce chapitre, il parle tous les informations sur l’établissement qu’on a


observées durant le stage. Nous sommes stagiaires dans le Ministère de la
Population et de la Solidarité.

Section 1 : Généralités du Ministère de la Population et de la Solidarité

Ambohidratrimo est un district situé dans la région Analamanga, avec une


organisation bien structurée. Le Ministère de la Population et de la solidarité appuie
des centres d’écoute et de conseil juridique destinés à accompagner les victimes de
violences ; souvent des victimes basées sur le genre. C’est-à-dire qu’il joue un rôle
crucial dans le développement social et les droits humains.

Sous-section 1 : Présentation

Le ministère de la population et des solidarités est l’organe de l’État chargé de


la protection sociale et de la promotion de la solidarité nationale à Madagascar. Á
Ambohidratrimo, ce Ministère est représenté à travers des structures locales qui
œuvrent au soutien des personnes vulnérables : femmes, enfants, personnes âgées,
handicapées ou en situation de grande précarité. Il travaille en étroite collaboration
avec les autorités locales, les associations communautaires et divers partenaires
pour améliorer les conditions de vie des habitants et favoriser le développement
social inclusif dans le district.

1-1- Son statut

Le Ministère de la population est une institution nationale rattachée au


Gouvernement de Madagascar, chargée de mettre en œuvre la politique sociale du
pays. Selon le site officiel de la Présidence, il doit :

● élaborer et piloter les politiques en matière d’affaires sociales, de


protection sociale et de développement social

● coordonner, suivre et évaluer les actions liées aux groupes vulnérables


(femmes, enfants, personnes âgées, personnes en situation de handicap)

● promouvoir la solidarité nationale et l’intégration du genre dans toutes les


politiques publiques
1-2- Ses missions principales

● Sur la protection sociale :

o Aide aux familles en grande pauvreté (argent, nourriture, logement, est.)

o Programmes de transferts monétaires comme Tsimbina

● Sur le soutien aux groupes vulnérables :

o Femmes victimes de violences

o Enfants abandonnés ou maltraités

o Personnes âgées ou handicapées

● Lutte contre les violences basées sur le genre

o Compagnes de sensibilisation

o Appui psychologique et juridique aux victimes

● Développement communautaire et solidarité nationale

o Soutien aux associations locales

o Projets sociaux dans les communes rurales ou périurbaines

● Suivi et évolution des politiques sociales

o Collecte de données sociales

o Élaboration de stratégies nationales

1-3- Ses organisations

Le ministère de la Population et de la Solidarité est structuré en plusieurs directions :

● Direction de la protection sociale

● Direction de la promotion de la femme et du genre

● Direction de la lutte contre la pauvreté


● Services déconcentrés dans chaque région et district

1-4- Ses partenaires

Le ministère collabore avec :

● Des organisations internationales : UNICEF, Banque mondiale, PAM, ONU


Femme…

● Des ONG locales : zanak’Ambohidratrimo (ZAM), Terres en Mêlées ( projet


Ampi’zay contre les violences sur la base de genre)

● Des partenaires techniques et financières (Union européenne, AFD…)

● Des collectivités locales et fokontany

1-5- Ses zones d’intervention

Le ministère intervient dans les communes rurales et urbaines du district


d’Ambohidratrimo, notamment dans ;

● Les fokontany en situation de précarité

● Les villages comme Antsahafilo (où des projets sociaux ont été mis en place)

● Les zones à forte densité de population et pauvreté

1-6- Ses filières et programmes

● Programme Tsimbina ; transferts monétaires pour près de 900000 ménages


(dont 200000 à Antananarivo et ses environs), dont secteur d’Ambohidratrimo

● Haraton’aina, Vatsin’ankohonana, Asa Avotra Mirindra : projets


multisectoriels appuyant deux millions de familles à l’échelle nationale

● Vendredi de solidarité / Tosike vonjy Aigne : interventions d’urgence et aide


directe à des ménages vulnérables dans les régions. Moins direct à
Ambohidratrimo, mais illustre la portée nationale.

Sous-section 2 : Organigramme du direction Régionale de la Population


et de la Promotion de la femme pour la région
Analamanga

Le DRPPSPF est une structure déconcentrée du Ministère de la Protection


Social et de la promotion de la femme à Madagascar. Elle représente ce ministère au
niveau régional, avec pour mission de mettre en œuvre les politiques nationales dans
trois grands domaine :

● La population : il y a la gestion des données démographiques, planification


familiales, statistiques et projet de développement démographique.

● La protection sociale : la mise en œuvre des programmes de soutien aux


ménages vulnérables, coordination du système de filets sociaux (notamment
les programmes de transferts monétaires non contributifs, qui visent à réduire
l’extrême pauvreté).

● La promotion de la femme : la responsabilisation et l’autonomisation des


femmes, égalité des genres, la lutte contre la violence basées sur le genre ; et
appui aux droits fondamentaux des femmes et des filles.

CHAPITRE 3 : MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE

Ce chapitre présente le choix du thème, le déroulement du stage, les techniques


d’enquête ainsi que les techniques des collectes des données.

Sous-section 1 : Présentation du thème

Ce thème s’inscrit dans le cadre des grands défis sociaux et des priorités
nationales en matière de développement humain et de justice sociale. Ainsi, il se
focalise successivement sur l’égalité entre les sexes et sur le renforcement de la
protection contre les violences faites^ aux femmes.

1-1- Le choix du thème

Le thème choisi s’intitule : « Droits des femmes : assure l’égalité entre les
sexes et la protection contre la violence faite aux femmes à Madagascar ». Ce thème
est pertinent dans le contexte actuel de Madagascar, où les inégalités de genre
persistent dans plusieurs domaines que ce soit sur l’accès à l’éducation, emploi,
représentation politique…Ainsi, il s’aligne avec les missions du Ministère de la
Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la femme, notamment à
travers la DRPPSPF Analamanga, implantée à Ambohidratrimo. Puis ce thème a pour
but d’évaluer les actions menées par cette direction dans la lutte contre les inégalités
de genre et la protection des femmes victimes de violence.

1-2- Objectifs du thème

Ce thème vise à sensibiliser, mobiliser et renforcer les actions


gouvernementales, communautaires et institutionnelles pour progresser l’ égalité
entre les sexes et garantir la sécurité, la dignité et les droits fondamentaux des
femmes à Madagascar, en particulier à Ambohidratrimo.

Ainsi, dans la région d’Ambohidratrimo comme ailleurs à Madagascar, les femmes


jouent un rôle crucial dans la famille, l’économie locale, l’agriculture, l’éducation des
enfants et la cohésion communautaire. Et en tout cas ce thème a pour objectif de
promouvoir l’égalité entre les sexes comme de soutenir l’autonomisation des
femmes, en leur garantissant un accès équitable aux ressources et aux droits ; réduire
les inégalités sociales et économiques entre les sexes, en adoptant les politiques de
développement aux réalités locales ; et de valoriser le rôle des femmes dans le
renforcement de la paix, la solidarité communautaire et la résilience face aux crises.

Ensuite, sur la protection des femmes contre les violences ou les violences basées
sur le genre y compris à Ambohidratrimo, où de nombreuses femmes et jeunes filles
subissent encore en silence des violences conjugales, des mariages précoces, des
discriminations liées à la coutume ou à la pauvreté. Dans ce cas ce thème a pour but
de renforcer les mécanismes de protection des victimes à l’échelle locale ; encourager
une coordination multisectorielle entre les acteurs locaux ; briser les tabous et faire
évoluer les mentalités, par la sensibilisation communautaire et l’éducation aux droits
humains, en particulier dans les zones rurales ; mettre en œuvre les lois existantes
comme la loi contre les VBG de manière concrète et accessible à tous, même dans les
communes reculées.

Sous-section 2 : Le déroulement de stage

Le stage s’est déroulé au sein de la DRPPSPF Analamanga, localisée à


Ambohidratrimo, sous la tutelle du Ministère de la Population, de la Protection
Sociale et de la Promotion de la Femme.

2-1- L’objectifs du stage

● Approfondir les connaissances sur les mécanismes de protection sociale au


service des femmes.

● Comprendre le fonctionnement des dispositifs d’accueil, d’écoute et


d’assistance aux victimes de violence.

● Participer aux actions de terrain visant à promouvoir l’égalité des sexes.

2-2- Les activités réalisées

Ce stage a constitué une opportunité d’apprentissage pratique et d’analyse des


politiques publiques en matière de droits des femmes, dans un contexte local
spécifique. Ces activités sont de :

● Participer à des compagnes de sensibilisation communautaire.

● Observer des accueils de femmes victimes de violence.

● Appui dans la gestion administrative de dossiers de protection sociale.

● Collecte de documents officiels comme les rapports, statistiques, plans


d’action

Sous-section 3 : Les conditions de stage

Durant le stage, on a évolué dans un environnement à la fois exigeant et


formateur. Malgré les conditions parfois difficiles, cette immersion m’avons permis
d’appliquer mes connaissances théoriques à des situations réelles et d’enrichir notre
vision des droits humains, en particulier ceux des femmes en milieu rural.

Sous-section 4 : La technique de recherche

La recherche présentée dans ce mémoire s’appuie sur deux types de


sources : d’une part, les sources directes, c’est-à-dire les données recueillies lors de
l’activité de terrain pendant le stage ; d’autre part, les sources indirectes, à savoir la
documentation externe consultée (ouvrages, ressources en ligne…).

4-1- La technique d’enquête

Dans le cadre de cette étude, différentes méthodes permettent d’obtenir des


données variées. Deux techniques d’enquête ont été utilisées pour collecter des
informations pertinentes sur le terrain. D’abord, l’enquête qualitative qui permettant
de recueillir des informations détaillées et des témoignages sur les réalités vécues,
les pratiques institutionnelles et les perceptions sociales. Elle s’appuie ensuite sur
l’entretien directif, réalisé auprès de différents acteurs tels que l’agent de la DRPPSPF,
un représentant de l’ONU partenaire, ainsi que les femmes bénéficiaires des services.
Ces entretiens ont permis de recueillir des points de vue variés sur l’efficacité du
dispositif.

4-2- La technique de collecte de données

En ce qui concerne la collecte de données, sa réalisation constitue une


approche complémentaire importante pour enrichir le développement du mémoire.
Celle-ci a été effectuée dans le cadre d’un stage au sein de Ministère de la population
et de la Solidarité à Ambohidratrimo. Ainsi, plusieurs techniques ont été utilisées
dans cela.

D’abord, une phase de collecte sur terrain qui consiste à permet de faire une
observation directe des services d’accueil et d’accompagnement des victimes,
permettant de comprendre le fonctionnement réel du dispositif. Puis la consultation
de documents officiels : les rapports d’activités de la DRPPSPF, les plans de lutte
contre les VBG, les statistiques locales sur les cas de violences, les textes de lois et
politiques nationales. Ensuite, la technique sur des entretiens individuels menés avec
des agents du ministère, des représentants d’organisations partenaires, ainsi que des
femmes bénéficiaires. Enfin, la technique de questionnaire simple distribué à un
échantillon de femmes, visant à recueillir leur perception sur l’accès aux droits et aux
services. Donc, cette méthode complémentaire permet d’avoir une vision globale et
concrète de la situation, tout en confrontant les politiques publiques aux réalités du
terrain.
DEUXIÉME PARTIE : HISTORIQUE ET
GÉNÉRALITÉ
I- HISTOIREQUE

Section1 : Histoire

Le droit des femmes à Madagascar est profondément lié à l’évolution des sociétés
malgaches depuis leurs origines. Elle s’inscrit dans un contexte marqué par des
traditions ancestrales, l’organisation des royaumes, la colonisation française, puis les
évolutions postindépendance. Cette histoire reflète les tensions entre les coutumes
locales, parfois valorisant certaines formes de pouvoir féminin, et l’imposition de
systèmes juridiques étrangers, souvent plus restrictifs. A travers les siècles, la place
et les droits des femmes à Madagascar ont ainsi connu de nombreuses
transformations, qui se poursuivent encore aujourd’hui.

ER
Sous-section 1 : Dans le royaume traditionnel (au 1 – XIXe siècle)

1-1- Les premières sociétés malgaches et le rôle des femmes


er
L’île de Madagascar a été peuplée entre le 1 et le Xe siècle par des
populations venues d’Asie du sud-Est et d’Afrique de l’Est. Ces communautés vivaient
en petits groupes organisés en clans ou en familles élargies, régis par des coutumes
orales appelées Fomba .

Dans le cadre social, les femmes avaient un rôle essentiel, notamment en tant que
mères, gardiennes de la culture et gestionnaires du foyer. Selon les groupes
ethniques, leur place pouvait varier, mais elles jouissaient généralement d’ un grand
respect, surtout dans la transmission des traditions, Ainsi dans la système
matrilinéaire, dans certains régions, la descendance et héritage se transmettaient par
la lignée maternelle, ce qui conférait aux femmes une place importante dans la
famille.

1 2- Les grands royaumes malgaches (XVIIe-XIX siècles)

Au fil des siècles, plusieurs royaumes puissants se sont formés


à Madagascar, chacun avec ses propres structures
sociales et règles concernant les femmes.
Sur le royaume Merina (Haute plateau) : dans le période XVIIe siècle jusqu’ à la fin du
XIXe siècle, ce royaume a été sous le règne d’Andrianapoinimerina (fin XVIIIe siècle),
s’est imposé comme le plus puissant sur le haut plateau. Dans ce cadre, en faveur du
droit des femmes, les reines, détenaient un pouvoir politique important, comme la
reine Ranavalona Ière (règne 1828-1861) est un exemple emblématique, exerçant un
pouvoir absolu. Ensuite, les femmes pouvaient hériter des biens, notamment via la
lignée matrilinéaire, conservant ainsi un rôle important dans la transmission des
patrimoines ; Malgré cela, la société restait majoritairement patriarcale, avec des
femmes sous l’autorité du père ou du mari dans le plupart des cas.

Sur le royaumes côtier : au côte ouest ( Sakalava) , les femmes jouent un rôle
important dans la religion, en tant que prêtresses ou gardiennes des rituels. Elles
pouvaient exercer une influence sur les décisions liées aux coutumes. Et à la côte est
(de Betsimisaraka), les femmes participaient activement à la vie familiale et sociale,
mais leurs droits étaient soumis aux règles patriarcales traditionnelles. Ensuite aux
Haut Plateau sud (Betsileo), les femmes avaient un rôle économique important,
notamment dans la gestion agricole .Callet, François, 1908, Tantara ny Andriana eto
Madagascar, Imprimerie L.M.E, Antananarivo.

Sous-section 2 : La période coloniale française (1896-1960)

2-1- installation du régime colonial, impacte sur le droit des femmes


résistance et premières revendications

En 1896, Madagascar devient une colonie française. L’administration


coloniale impose progressivement le droit civil français, souvent en contradiction
avec les droits coutumiers locaux. Ainsi la colonisation créer une impact sur le droit
des femmes, que le droit français applique le droit civil patriarcal et il considère les
femmes comme mineure juridique, et elle soumise à l’ autorité de son mari, limitant
ainsi ses droits civils et économiques ;ainsi les femmes perdent une partie de leur
pouvoir traditionnel, notamment en matière de propriété et de gestion familiale.
Malgré ces contraintes, certaines femmes malgaches commencent à s’impliquer
dans les mouvements sociaux et politiques, préparant la voie à une plus grande
reconnaissance de leurs droits. Gallieni, Joseph.1896, Voyage d’exploration à
Madagascar, imprimerie nationale, 1896 ;
Sous-section 3 : L’époque post- indépendance (1960 à aujourd’hui)

3-1- L’indépendance (1960) et premiers pas vers l’égalité

En 1960, Madagascar obtient son indépendance après 64 ans de colonisation


française et que la constitution malgache commence à intégrer des principes
d’égalité entre hommes et femmes sans utiliser encore un langage aussi spécifique
que les constitutions modernes , pose dès le départ des principes fondamentaux d’
égalité, mais leurs application reste partielle, freinée par les traditions et les
mentalités.

3-2- L’évolution législative et sociale (1970-2000)

Dans les décennies suivantes, la condition des femmes s’ améliore progressivement,


notamment grâce à l’ éducation et à la participation à la vie économique. Ainsi , le
mouvement féministe malgache se développe et agisse pour la reconnaissance des
droits des femmes, notamment dans l’accès à l’ éducation, au travail, et dans la lutte
contre les violence.

3-3- La période contemporaine (2000 à aujourd’hui)

La constitution de 2010 affirme clairement l’égalité entre les sexes dans tous les
domaines (politique, économique, social). Ainsi, Madagascar ratifie la CEDAW en
1985, renforçant son engagement international pour les droits des femmes. Malgré
ces avancées juridiques, des défis persistent : la violence basée sur le genre,
inégalités dans l’emploi, accès limité aux postes politiques. Du fait, les femmes
malgaches jouent un rôle croissant dans la politique, les affaires et la société civil.
Mais, aujourd’hui, plusieurs femmes occupent des postes importants, symbolisant un
progrès vers l’égalité réelle.

II- PRESENTATION GENERALE D’UNE FEMME

Section 1 : Définition général

Sous-section 1 : Définition et l’origine d’une femme

1-1- Définition

Une femme est un être humain de sexe féminin par l’opposition à homme,
femelle de l’Homo sapiens. Au sens large, dans la plupart des cas sur le plan
scientifique, elle distingue des caractéristiques biologiques, comme un système
reproducteur féminin, la présence d’hormones telles que les œstrogènes, ou encore
des chromosomes XX. Cependant, la définition de la femme ne se limite pas à ces
aspects biologiques.

Mais au-delà de la biologie, une femme peut englober des dimensions sociales,
culturelles et identitaires. Dans de nombreuses sociétés, être une femme implique des
rôles, des responsabilités, des droits et parfois des stéréotypes spécifiques, qui
peuvent évoluer selon les époques, les cultures et les contextes.

1-2- Origine

Sur l’origine symbolique et religieuse, dans la tradition chrétienne, et selon


le bible Dieu à créer un homme (Adam) et il prend une de ses côtes et forme une
femme (Eve) à partir de cette côte , en ces termes, selon le livre de genèse, Chapitra
2 verset 21-22 : 21 « Alors l’Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme,
qui s’endormit, il prit une de ses côtes, et reforma la chair à sa place, 22, l’Eternel Dieu
forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme ».
Ainsi, dans la mythologie grecque, la femme est Pandore, créée par les dieux pour
apporter des dons à l »humanité. De plus, ces récits ne sont pas scientifiques, mais
ils montrent comment les sociétés ont imaginé et représenté la femme à travers les
âges. D’ailleurs, dans le plan social, une femme est un être humain de sexe féminin,
mais sa place, son rôle et son identité sont socialement construits à travers les
normes, valeurs, traditions et structures de la société dans laquelle elle vit.

En outre, dans le cadre juridique, une femme est une personne de sexe féminin
reconnu comme telle par l’état civil et bénéficiant, en tant qu’individu, de droits,
devoirs et protections définis par spécifiques en raison de son sexe ou de son
condition par exemple : la maternité, l’égalité professionnelle, la protection contre la
violence basée sur le genre.

Section 2 : Les Droits des femmes

Le droit des femmes, sont des droits universels, reconnus pour toutes les
femmes, sans exception, c’est-à-dire qu’ils ne dépendent, ni de la culture, ni de la
religion, ni du pays, ils doivent être respectés partout dans le monde, quelles que
soient les traditions ou croyances locales. En précisément, toutes les femmes
qu’elles vivent en ville ou à la compagne, qu’elles soient riches ou pauvres, jeunes ou
âgées, doivent avoir accès aux mêmes droits.

Dans le cadre social : le droit des femmes désignent l’ensemble des droits humains,
civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, que chaque femme doit pouvoir
exercer pleinement et en égalité avec les hommes. Ils ciblent et corrigent les
inégalités structurelles fondées sur le genre.

Dans le cadre économique, il désigne l’ensemble des droits et principes qui visent à
garantir aux femmes une égalité. Aux ressources économiques, à l’emploi, à la
rémunération équitable, à la propriété, à l’entrepreneuriat. Donc, ces droits sont
essentiels pour réduire les inégalités de genre, favoriser l’autonomie financière des
femmes et contribuer au développement global de la société.

Ainsi, dans le cadre politique, le droit des femmes fait référence à l’ensemble des
droits qui permettent aux femmes de participer pleinement à la vie politique, sur un
pied d’égalité avec les hommes. C’est-à-dire qu’ils visent à corriger les inégalités
historiques et à garantir que les femmes puissent influencer les lois, les politiques
publiques et les choix de société.

Dans le cadre juridique international, les droit des femmes sont considérer comme
des droits humains universels et indivisibles, , protéger par des traités internationaux
tels que la CEDAW(Convention sur l’élimination de toutes les formes de
discrimination à l’égard des femmes, en 1979), comme l’élimination de toute forme
de discrimination fondée sur le sexe ; l’intégration d’égalité dans leurs constitutions et
lois ; ainsi, ils garantissant les droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels
et familiaux des femmes, y compris la protection en matière de maternité, santé,
accès à la propriété,…

En outre, dans le cadre nationale, les droits des femmes sont l’ensemble des droits
reconnus et protégés par la législation d’un Etat, inscrits dans sa Constitution, ses
lois, décrets et règlements, destinés à garantir l’égalité pleine et effective entre les
femmes et les hommes, ainsi que la protection spécifique des femmes face aux
discriminations et violences.

Donc, à part de ça de cette contexte ce cadre a pour objectifs d’assurer l’égalité et


matérielle qui traduire l’égalité de droits en réalité social, de protéger contre les
violences et discrimination comme criminaliser les atteintes spécifiques faites aux
[Link] promouvoir la représentation et participation par exemple intégrer les
femmes dans la vie politique, économique et social ; ses dernière but est de garantir
l’effectivité des droits sur la surveillance de l’application des lois, des lutte contre les
stéréotypes, encourager le signalement et les recours.

Sous-section 2 : Les rôles et les obligations des femmes

Les femmes occupent une place centrale dans toutes les sociétés. Leurs
rôles et obligations ont été façonnés par les traditions, les religions, les lois, les
rapports sociaux et économique. Si leur statut a évolué au fil du temps, elles
continuent de faire face à des attentes et responsabilités spécifiques, donc, pour
mieux comprendre les dynamiques sociales et les enjeux de l’égalité contribue aux
femmes, c’est essentiel d’analyser leurs rôles et leurs obligations.

2-1 :Leurs rôles

Dans les rôles traditionnels, au cadre familiale, l’épouse désigne les


fonctions, les devoirs et les attentes sociales assignés à la femme dans le cadre du
mariage. Ainsi, elle était perçu avant tout comme la compagne et l’aide du mari, que
son rôle était centré sur le soutien moral, émotionnel et matériel à son époux ; elle est
aussi comme la responsable du foyer qu’elle devait assurer les tâches domestiques
(cuisine, ménage, entretien) et créer un environnement harmonieux ; et elle était la
mère des enfants car le mariage aussi une institution de reproduction, et que l’épouse
devait enfanter et élever les enfants dans les valeurs familiales.

Dans les rôles influencés par la religion, la culture et le droit, dans les sociétés
patriarcales, l’épouse n’avait pas le même statut juridique que son mari. Dans le
cadre religieuse, les religions ont parfois sanctifié un modèle de femme soumise,
douce et dévouée, même si certains textes peuvent aussi valoriser son rôle spirituel
ou éducatif. Ensuite, dans le cadre du droit, au droit civil, a longtemps renforcé cette
inégalité, en accordant par exemple au mari le droit de prendre toutes décisions
importantes de couple (autorité conjugale, gestion des biens,…).

2-2- Leurs obligations


Dans la plupart des sociétés, les femmes ont longtemps investies
d’obligations spécifiques dans la sphère familiale et sociale. Donc pour mieux savoir
plus sur leurs obligations, c’est essentiel d’identifier chacun, ses obligations au
niveau familial et social.

Au niveau familiale, selon l’histoire et encore aujourd’hui, la femme est souvent


considérée comme la principale responsable du bon fonctionnement du foyer comme
elle préoccupe des tâches ménagères : cuisine, ménage, entretien de la maison ; elle
consiste aussi dans la gestion du quotidien comme organiser des repas, suivi
scolaire des enfants, planification familiales. Ensuite, dans le cadre d’étude, la femme
est chargée de l’éducation des enfants, tant que sur le plan scolaire que moral et elle
doit aussi souvent assurer les soins, la santé, l’hygiène, l’attention émotionnelle.

Au niveau social, la femme doit présenter l’honneur et la respectabilité familiale c’est-


à-dire qu’elle doit se comporter bien (dans le tenue, paroles, fréquentation), elle doit
aussi faire preuve de modestie, réserve et discrétion. Ainsi, les femmes doivent
engager dans la communauté c’est-à-dire qu’elles doivent impliquées dans les
activités sociales, religieuses ou caritatives par exemple dans les fêtes, entraide,
soins communautaires. De plus, elles jouent un rôle de médiatrices sociales,
particulièrement dans les quartiers ou les zones rurales.

Section 3 : Caractéristiques des droits des femmes

Les droits des femmes sont une composante essentielle des droits humains
universels. Ils ne se limitent pas à des revendications sociales : ils sont juridiques,
fondamentaux et universellement reconnus. Cependant, en raison des inégalités
persistantes, ils présentent des caractéristiques spécifiques qui les rendent
indispensables pour parvenir à une égalité réelle entre les sexes. Au cadre universel
les droits des femmes sont universels qu’ils s’appliquent à toutes les femmes, sans
distinction de nationalité, origine ethnique, religion, statut social ou économique et
ainsi ils sont garantis par des textes internationaux comme dans la déclaration
universelle des droits de l’homme, dans la convention sur l’élimination de toutes les
formes de discrimination à l’égard des femmes, et dans les Objectifs de
développement durable de l’ONU. Donc une femme malgache, européenne ou
asiatique possède les mêmes droits fondamentaux que ce soit à l’éducation, à la
santé, à la liberté, à la justice.
Ensuite, les droits des femmes sont inaliénables, qu’ils ne peuvent pas être
retirés, suspendus ou ignorés, même par une loi injuste, une coutume ou autorité ; de
plus, dans le cadre des droits protecteurs et évolutifs que les droits des femmes ont
une fonction de protection car les femmes sont souvent victimes de violences
physiques et sexuelles, de discriminations économiques, et sous-représentation
politique ; au droit évolutif les droits des femmes évoluent avec la société. De
nouveaux droits apparaissent avec les progrès technologiques, les mutations
sociales ou les nouveaux enjeux mondiaux par exemple elle a le droit à la
contraception, droit à la participation numérique et droit de travailler dans tous les
secteurs.

Dans le lien étroit entre droits civils, politiques, économique et sociaux les droits des
femmes touchent toutes les dimensions de la vie : dans le droit civil les femmes
consistent à la liberté individuelle, de l’égalité devant la loi, a le droit au mariage libre,
et droit à l’intégrité physique. Au droit politiques, les femmes à le droit de voter, de se
présenter à une élection, à la participation à la vie publique. De plus, au droit
économique, les femmes à le droit de travailler, d’avoir un salaire l’égale, d’accéder à
la propriété et aux ressources financières. Et enfin, au droit sociaux, les femmes à le
droit d’éduquer, d’avoir une santé, de protéger et des congés de maternité.

Section 4 : La Déclaration Universel de Droit de la femme

La Déclaration universel des droits de la femme est une résolution adopté le 7


Novembre 1967, et proclamée par l’Assemblée générale des Nation Unies, dans son
préambule stipule que « considérant que la déclaration universelle des droits de
l’homme affirme le principe de non-discrimination et proclame que tous les êtres
humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, et que chacun peut se
prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la déclaration,
sans distinction aucune, notamment de sexe.

La proclamation solennellement de la déclaration, selon l’article 1 affirme que « La


discrimination à l’égard des femmes, du fait qu’elle nie ou limite l’égalité des droits de
la femme avec l’homme, est fondamentalement injuste et constitue une atteinte à, la
dignité humaine ».

Puis l’article 6 confirme que « Sans préjudice de la sauvegarde de l’unité et de


l’entente de la famille, qui demeure la cellule de base de toute société, toutes mesures
appropriées doivent être prise, notamment des mesures législatives, pour assurer à la
femme, mariée ou non mariée, l’égalité des droits avec l’homme dans le domaine du
droit civil , et notamment : dans l’alinéa 1 : « le droit d’acquisition, d’administration, de
jouissance, de disposition et d’héritage de biens, y compris les biens acquis pendant
le mariage »

Ensuite, dans l’article 7 : précise que « Toutes les dispositions des codes pénaux qui
constituent une discrimination à l’égard des femmes sont abrogées ». Enfin, dans
l’Article 10 montre que « Toutes mesures appropriées doivent être prise pour assurer
aux femmes, mariées ou non mariées, les mêmes droits qu’aux hommes dans le
domaine de la vie économique et sociale et notamment : le droit, sans discrimination
fondée sur le statut matrimonial ou sur toute autre raison, à l’accès à la formation
professionnelle, au travail, au libre choix profession et de l’emploi, et à la promotion
dans l’emploie et la profession , le droit à des congés payés, à des prestations de
retraite et au bénéfice de prestation sociales de chômage, de maladie, de vieillesse ou
pour d’autres pertes de la capacité de travail ; sur l’alinéa 3 : les mesures qui seront
prises pour protéger la femme, dans le cas de certains types de travaux, pour des
raison inhérents à sa constitution physique ne seront pas considérer comme
discrimination ».
TROISIÈME PARTIE : ANALYSE
PROBLEMATIQUE
I- Rappel

A Madagascar, les femmes sont encore confrontées à des discriminations


systématiques et à divers formes de violences : physiques, psychologiques,
économiques et sexuelles. Malgré l’existence de textes juridiques nationaux et
l’adhésion du pays à plusieurs conventions internationales sur les droits humains, les
droits des femmes peinent à être pleinement respectés. Beaucoup de femmes se
retrouvent privées d’autonomie, enfermées dans un système qui limite leur capacité à
agir et à se protéger. Face à cette situation, l’Etat malgache affirme son engagement
en faveur de la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et de la
promotion de l’égalité entre les sexes. Cet objectif, partagé par de nombreux pays,
s’inscrit dans une dynamique mondiale de défense des droits fondamentaux des
femmes.

Ensuite, le droit, en tant qu’ensemble de règles contraignantes, devrait théoriquement


assurer la justice et l’égalité. Mais face à la réalité, une question se pose : dans quelle
mesure le droit contribue-t-il à garantir l’égalité entre les sexes et à assurer la
protection des femmes contre les discriminations et les violences à Madagascar ?

Donc, pour mieux analyser ce problème c’est essentielle d’élaborer le cadre juridique
malgache, l’application limitée du droit face à de nombreux obstacles, puis le
renforcement du rôle du droit dans la lutte pour l’égalité et la protection des femmes.

Section 1 : Le cadre juridique malgache

Sous -Section 1: les engagements nationaux et internationaux

Avant tous, le cadre juridique peut définir comme une ensemble des règles de
droit, des principe juridiques, et des institutions qui régissent un domaine particulier
d’activité ou une situation donnée. Il sert aussi à encadrer, organiser et sécuriser les
relations entre les individus, les entreprises, les institutions et l’Etat. Ainsi, ce cadre est
composé de lois, de règlements, de normes, de contrats, et parfois de jurisprudences.
Voilà pourquoi, l’engagement national et international est inclus dans ce cadre. Mais
ici le sujet consiste à élaborer le cadre juridique malgache.

. Donc, à part de ça il est nécessaire d’examiner la loi nationale et la convention


international

Tout abord, parlant de la constitution malgache et les droits des femmes ; la


constitution malgache est une l’une de constitution de la République de Madagascar
adopté par le référendum en 2010. Elle garantit les droits des femmes dans ses
dispositions et elle affirme l’égalité entre les sexes, la non-discrimination, et la
protection spécifique des femmes, notamment dans les domaines politiques, sociaux
et économiques. C’est-à-dire la constitution malgache, préoccupe le droit des
femmes dans le cadre plus large des droits fondamentaux et garantie leurs égalité
devant la loi, l’égalité des sexes et la protection des droits des femmes qui font partie
des principes constitutionnels et qui visent à promouvoir les droits humains pour
tous citoyens, sans distinction de sexe.

1-1 : L’égalité entre les sexes

Les femmes visent à garantir l’égalité entre les sexes ; elles doivent avoir les
mêmes droits, opportunités et responsabilités que les hommes dans tous les
domaines éducatif, employer, politique, santé,...En effet, L’égalité ne signifie pas
uniformité mais équité dans le traitement et dans l’accès aux ressources. Dans la
constitution malgache, elle reconnait l’égalité entre les sexes devant la loi car cette
égalité est un principe fondamental qui est reconnu et garanti par les textes
juridiques du pays. Ainsi cette constitution exerce l’égalité entre les hommes et les
femmes dans plusieurs niveaux pour assurer l’égalité, la liberté et la protection des
êtres humains sans discrimination, et cela constitue dans quelque article nécessaire.
Selon l’article 6, elle affirme que « Tous les individus sont égaux en droit et jouissent
des mêmes libertés fondamentales protéger par la loi sans discrimination fondé sur
le sexe, le degré d’instruction, la fortune, l’origine, la croyance religieuse ou l’opinion » ;
semblable et référer dans l’article 8, elle confirme que « Tous les individus ont les
même libertés. Nul ne peut faire l’objet de discrimination fondée sur le sexe… ».
Encore dans l’article 6 : « la loi favorise l’égal accès et la participation des femmes et
des hommes aux emplois publics et aux fonctions dans le domaine de la vie
politique, économique et sociale », cette loi consiste aux hommes et aux femmes à
mener l’égalité et à participer dans chaque domaine exister.

1-2 : La protection contre les violences

La constitution malgache a pour objet de protéger les droits humains contre les
violences, notamment les violences basées sur le genre, c’est-à-dire la constitution
construit rôle nécessaire pour assurer la protection contre la violence effectuer aux
citoyens, mais ici la constitution consacre à réaliser la protection des droits des
femmes et la lutte contre leurs violences. Dans la disposition de la constitution
malgache selon l’article 19 précise que « Nul ne peut être soumis à des tortures, ni à
des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »Cette disposition
protège chaque personne, y compris les femmes et les enfants, contre toutes formes
de violence physique ou psychologique. Ainsi dans l’article 40 confirme que « l’Etat
protège la famille, la maternité et assure la promotion des droits des femmes et

de l’enfant »c’est à dire que l’Etat a obligation constitutionnelle de protéger les


femmes et les enfants y compris contre les violences conjugales et sociétales.

En précisément, la constitution malgache protège clairement les femmes et les


enfants contre toutes les formes de violences. Cependant, la violence ne touche pas
uniquement aux femmes et aux enfants mais elle concerne à toutes les personnes
vulnérables, quel que soit leur genre, notamment les femmes, les enfants, les
personnes handicapées, les personnes âgées,… Ce type de violence est appelé
« violence basée sur le genre ». Dans ce contexte, c’est la Direction du ministère de la
Population et de la Solidarité qui chargée de traiter les problèmes liés à ces violences
et de garantir la protection des victimes.

1-3- La loi relative à la lutte contre les violences basée sur le genre

La loi relative à la lutte contre les violences basée sur le genre à Madagascar a
été adoptée en 2019 (promulguée sous le numéro 2019-008), qui vise à renforcer la
condamnation de ces violences et à mobiliser des ressources pour la prise en charge
des victimes. Cette loi reconnait l’importance de la lutte contre les VBG et prévoit des
mesures spécifiques pour la prévention, la protection et la prise en charge des
victimes.

Les principaux aspects de la loi :


La loi définit les VBG comme tout acte préjudiciable commis contre le gré d’une
personne en raison de son sexe ou de son genre, incluant les violences physiques,
psychologiques, sexuelles, ainsi que le harcèlement et les mariages forcés.

● L’application des sanctions pénales : la loi prévoit des sanctions pénales pour
les auteurs de VBG, allant de peines d’emprisonnement à des amendes, en
fonction de la gravité des faits.

● La protection des victimes : la loi met l’accent sur la protection des violences
notamment par la mise en place d mécanismes de signalement,
d’accompagnement juridique et psychosocial.

● L’obligation de confidentialité : les autorités et les professionnels qui


interviennent auprès des victimes sont tenus à une obligation de
confidentialité, sous peine de sanction.

● La prise en charge de psychosociale : la loi souligne l’importance de la prise


en charge psychosociale des victimes, assurée par des psychologues, des
assistants sociaux et d’autre professionnels formés.

● La mobilisation des ressources : la loi appelle à la mobilisation des


ressources pour la mise en œuvre des mesures de prévention, de protection et
de prise en charge des victimes, avec une collaboration entre différents
secteurs.

Points d’attention :

● L’accès aux services de prise en charge pour les victimes peut être limité,
notamment en termes de diversité des services disponibles et de leur
accessibilité géographique.

● La sensibilisation et éducation : la lutte contre les violences basée sur le


genre nécessite également un travail de sensibilisation et d’éducation du
public pour prévenir les violences et changer les mentalités.

En résumé, la loi 2019-008 représente un pas important dans la lutte contre les
violences basée sur le genre à Madagascar, mais son efficacité dépendra de sa mise
en œuvre effective, de l’amélioration de l’accès aux services et de la mobilisation de
tous les acteurs concernés.

1-4- La convention de Madagascar avec le CEDEF

Le 17 mars 1989, Madagascar a ratifié la convention sur l’élimination de


toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CDAW), sans émettre de
réserves. Cette convention est adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le
18 décembre 1979, elle est souvent considérée comme la charte internationale des
droits des femmes, elle constitue l’un des principaux instruments juridiques
internationaux pour promouvoir l’égalité entre les sexes et lutter contre la
discrimination à l’égard des femmes dans tous les domaines de la vie. En la ratifiant,
Madagascar s’est engagé à éliminer toute forme de discrimination à l’égard des
femmes dans les domaines politiques, économiques, sociaux, culturels et civils, et à
prendre toutes les mesures nécessaires, y compris législatives, pour garantir l’égalité
entre les hommes et les femmes. En outre, Madagascar a engagé avec le CEDAW, et
le CEDAW à oblige l’Etat malgache à intégrer le principe d’égalité entre les sexes dans
son système juridique ; à mettre en place des institutions et mécanismes chargés de
la protection des droits des femmes ; à prendre des mesures pour éliminer les
pratiques discriminatoires, y compris celles basées sur des traditions ou des
stéréotypes ; et à présenter régulièrement des rapports au comité CEDAW sur les
progrès accomplis et les défis rencontrés.

En complément, Madagascar a aussi adopté un Plan d’action national pour l’égalité


de genre et mis en place divers mécanismes, à travers notamment le Ministère de la
Population, de la protection sociale et de la Promotion de la femme, pour assurer
l’application des engagements pris dans le cadre de la CEDAW.

Sous -section 2 : Les dispositions juridiques en faveur des femmes

Les femmes occupent une place importante dans la société, que ce soit dans la
famille, le monde du travail ou la vie publique. Pour garantir leurs droits et
promouvoir l’égalité entre les sexes, de nombreuses législations ont mis en place des
dispositions juridiques spécifiques en faveurs des femmes. Ces mesures visent à
protéger la femme contre la discrimination, à assurer son accès équitable d’emploi, à
défendre ses droits dans le cadre du mariage et de la famille, et à lui garantir une
protection sociale et juridique adaptée à sa situation. Ainsi, cette protection légale
constitue deux piliers essentiels : le code de travail et le code de la famille

2-1- Dans le code du travail

Le code du travail à Madagascar contient plusieurs dispositions visant à


protéger les droits des femmes salariées, notamment pendant la maternité, et à
promouvoir l’égalité professionnelle.

2-1-1-L’égalité professionnelle

Cette égalité est un principe fondamental du droit du travail, qui vise à garantir
aux femmes et aux hommes les mêmes opportunités dans le milieu professionnel,
sans discrimination fondé sur le sexe c’est-à-dire que les femmes doivent bénéficier
de conditions de travail égale à celle des hommes, ainsi, cette égalité professionnelle
implique un environnement de travail sûr et respectueux. Cette cadre est aussi inclut
dans la constitution malgache qui sert à garantir l’égalité entre les hommes et les
femmes devant la loi. En précisément, dans les mêmes droits de l’égalité, les femmes
ont le droit d’accéder au travail dans les mêmes conditions que les hommes, selon
l’article 39 précise que « L’Etat garantit le droit au travail pour tous les citoyens sans
distinction… ».

2-1-2- Le congé de maternité

Le congé de maternité à Madagascar est prévu par le code du travail, visant à


protéger les droits des femmes salariées, en particulier en période de grossesse et
d’accouchement. Il s’inscrit dans une logique de protection de la maternité, de la
santé de la mère et de l’enfant, ainsi que de l’égalité entre les sexes au travail. Ou
empêche toute forme de discrimination liée à la maternité, notamment en empêchant
le licenciement pendant cette période.

Dans la durée d congé, la salariée enceinte a droit à 14 semaines de congé de


maternité, dont au moins 8 après l’accouchement (congé postnatal, 56 jour). En cas
de complication, une prolongation de 3 semaines peut être accordée par exemple en
cas de maladie liée à la grossesse ou à l’accouchement, ainsi, le contrat de travail est
suspendu mais protégé qu’aucune licenciement n’est autorisé durant cette période
sauf faute grave.

Ainsi, pendant le congé, la salariée perçoit une indemnité journalière équivalente à ½


du salaire ; payée par le CNAPS, l’employeur assurant le complément et aussi
l’employeur et la CNAPS remboursent les frais médicaux d’accouchement, avec
condition d’affiliation et justificatifs requis.

2-1-3- La protection contre le licenciement

La protection contre licenciement constitue l’un des piliers juridiques majeurs


du droit des femmes au travail. A Madagascar, cette protection est assurée par le
code du travail, et s’applique à toute salariée enceinte ou en congé de maternité, quel
que soit son contrat : Contrat à Durée Déterminée (CDD) ou Contrat à Durée
Indéterminée (CDI). En principe général de protection la loi malgache interdit le
licenciement d’une salariée pendant la période de grossesse médicalement constatée
et pendant toute la durée du congé de maternité. Selon l’article 97 du code du travail
précise que « il est interdit à l’employeur de rompre le contrat de travail d’une salariée
en état de grossesse, médicalement constaté, pendant la durée de la grossesse et du
congé de maternité, ».

Ainsi, sur le repos d’allaitement les femmes salariées ont le droit de reposer dans une
année après la naissance de l’enfant, dont le fréquent de 2 fois par jours de 30
minutes chacune par jour de travail, et elles doivent rémunérées car ces pauses sont
considérées comme temps de travail.

2-1-4- La sécurité au travail

Selon le code de travail de Madagascar qui visant à protéger la santé physique


et mentale des travailleurs dans leurs environnement professionnel. Toutefois les
femmes rencontrent des risques spécifiques dans le milieu professionnel, liés à leur
santé reproductive, à leur condition sociale et aux violences sexistes. Pour cette
raison que la législation malgache impose des mesures spécifiques pour protéger les
femmes au travail. Dans le cadre juridique, l’égalité entre hommes et femmes et la
protection de maternité sont déjà dite une sécurité au travail. Mais le plus crucial est
la sécurité sur les violences sexistes et harcèlement sexuel donc pour la mise en
sécurité de cette forme de violence et les sanctions appliquer pour ce qui commis
cette violence, c’est essentiel d’effectuer la lutte contre les violences basée sur genre
car les employeurs sont obligées de prévenir détecter et sanctionner la VBG, dont la
loi n°2019-008 sur les Violences Basées sur le Genre et d’après l’article 8 confirme
que « Tout individu aura donné un ordre, usé de paroles, de gestes, d’écrits, de
message et ce de façon répétée proféré des menaces, composé des contraintes, ou
utilisé tout autre moyen aux d’obtenir, d’une personne, des faveurs de quelque nature
que ce soit , y compris sexuelles, à son profit d’un tiers contre la volonté de la
personne harcelée, sera puni de un an à trois ans d’emprisonnement et d’une amende
de cent mille Ariary à un million (Ariary (100.000 Ariary à 1.000.000 Ariary) ».

En global, la sécurité au travail est exercer par l’employeur car c’est lui qui a
l’obligation d’assurer la sécurité physique et mentale de tous les employés, en
particulier les femmes ; puis mettre en place des mesures de prévention des risques
spécifiques (au travail de nuit, isolement, harcèlement) ; ensuite prévoir des
aménagements raisonnables pour les travailleuses enceintes ou mères allaitantes ; et
enfin favoriser un climat de travail respectueux et non discriminatoire.

3-1- Dans le code de la famille

Le code de la famille est un ensemble de règle juridique régissant les rapports


entre les membres d’une famille. En lien avec les droits des femmes, il vise à garantir
l’égalité entre les époux, la protection de la femme mariée, et à reconnaît les droits
fondamentaux des femmes en matière de mariage, divorce, filiation, et parentalité.

3-1-1- Capacité juridique de la femme sur l’égalité entre hommes et


femmes

Le code de la famille reconnaît que la femme mariée ou non mariée possède


la pleine capacité juridique, au même titre que l’homme. Elle peut conclure un
contrat ; gérer ses biens personnels, ester en justice c’est-à-dire agir en justice ou se
défendre, ainsi choisir librement son conjoint, demander le divorce et exercer l’autorité
parentale conjointe sur les enfants. Dans l’article fondamental affirme que l’égalité
des époux dans les droits et responsabilités, ce qui implique que la femme n’est plus
juridiquement subordonnée à son mari, contrairement aux anciennes dispositions
influencées par le patriarcat.

3-1-2- Dans le mariage

Dans le cadre du mariage, la capacité juridique de la femme à Madagascar


signifie qu’elle conserve tous ses droits civils et juridiques et qu’elle est égale à son
mari dans la gestion du couple, de la famille et des biens, c’est-à-dire avant et après le
mariage une femme célibataire, mariée, divorcée ou veuve a la même capacité
juridique qu’un homme. Elle peut exercer un mariage libre que cela est fondé sur le
consentement mutuel des deux époux et elle peut aussi refuser le mariage forcé et
fixer des conditions selon la loi n° 2007-022, article 3 montre que « le mariage ne peut
être contracté qu’avec le consentement libre et plein des futurs époux ». Ainsi, encore
dans la loi malgache actuelle, la femme administre ses biens propres et contribue à
la gestion des biens communs, puis elle participe à la direction du foyer dans la loi
n°2007-022, article 53 affirme que « le mari et la femme concourent ensemble à la
direction morale et matérielle de la famille » . Ensuite, aucune autorisation du mari
n’est requise pour signer des actes juridiques et que les époux décident ensemble de
l’éduction des enfants, de la résidence familial, des dépenses du ménage.
Section 3 : la femme et la Déclaration Universel des Droit de l’Homme (DUDH)

La Déclaration Universel du Droit de l’Homme est une résolution 217 (III) A


adopté le 10 décembre 1948 à Paris au palais de Chaillot (France) par l’Assemblée
général de nations-Unis, dans son préambule stipule que « Considérant que la
reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et
de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice
et de paix dans le monde ». Cette déclaration assure les droits humains et leurs
protections dans le cadre juridique, pour que les individus ne soient pas contraints de
se rebeller contre l’oppression et l’injustice.

Selon l’article 1 affirme que « Tous les êtres humains – hommes et femmes naissent
libres et égaux en dignité et en droits » cela désigne l’égalité en dignité et en droits,
ensuite dans l’article 2 le nom discrimination confirme que « Chacun peut se prévaloir
de tous les droits et libertés proclamés dans cette déclaration, sans distinction
aucune : ni de race, de couleur, de sexe, de genre, de langue, de religion, d’opinion
politique, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre
situation ». Et enfin l’article 7 détermine l’égalité devant la loi et elle précise que
« Tous sont égaux devant la loi et ont droit une égale protection de la loi ».

Section 4 : La disposition constitutionnelle Malagasy sur la femme

Tout d’abord, au sens large, la constitution c’est l’ensemble des règles


fondamentales qui organise l’Etat, définit ses institutions et garantit les droits et
libertés des citoyens, elle est considérée comme la loi suprême d’un pays, à laquelle
toutes les autres lois doivent se confronter. En précisément, la constitution est à la
fois l’acte politique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et
hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernements et gouvernés au sein d’un
espace géographique et humain. Mais dans cette brève définition, elle désigne
successivement la constitution existée à Madagascar. D’ ailleurs, la constitution à
Madagascar est dite aussi une loi fondamentale qui régit le fonctionnement de l’Etat,
garantit les droits des citoyens et oriente les objectifs sociaux de la politique
malgache et en fait cette constitution peut appeler aussi une constitution de la
république de Madagascar, elle est adoptée en 2010.

D’ailleurs, la constitution malgache a évolué au fil des années pour intégrer


des principes d’égalité de non-discrimination et de protection des femmes. L’approche
constitutionnelle relative aux femmes à Madagascar repose principalement sur les
principes de justice sociale, d’égalité des sexes, et de protection des droits humains
fondamentaux.
CHAPITRE II : ANALYSE PROBLEMATIQUE
I- La constitution Malgache

1- Constitution à Madagascar et les droits des femmes

Tout d’abord, au sens large, la constitution c’est l’ensemble des règles fondamentales
qui organise l’Etat, définit ses institutions et garantit les droits et libertés des citoyens,
elle est considérée comme la loi suprême d’un pays, à laquelle toutes les autres lois
doivent se confronter. En précisément, la constitution est à la fois l’acte politique et la
loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des
rapports entre gouvernements et gouvernés au sein d’un espace géographique et
humain. Mais dans cette brève définition, elle désigne successivement la constitution
existée à Madagascar. D’ ailleurs, la constitution à Madagascar est dite aussi une loi
fondamentale qui régit le fonctionnement de l’Etat, garantit les droits des citoyens et
oriente les objectifs sociaux de la politique malgache et en fait cette constitution peut
appeler aussi une constitution de la république de Madagascar, elle est adoptée en
2010.

En outre, dans cette constitution malgache, la constitution contient plusieurs


dispositions en faveur des droits des femmes notamment en ce qui concerne l’égalité
des sexes, la non-discrimination et la protection contre les violences. Donc, d’ après la
constitution les femmes ont les droits d’agir, de faire ce qu’elles veulent. Selon le
droit, le droit des femmes en générale réfère l’ensemble des droits, des libertés
fondamentales accordées aux femmes, qui visent à garantir l’égalité entre les sexes,
à éliminer la discrimination fondée sur le genre, et à assurer le respect de la dignité
humaine des femmes.

Ensuite dans la constitution malgache, le doit des femmes est protégé dans le cadre
plus large des droits fondamentaux et de la garantie de l’égalité devant la loi, l’égalité
des sexes et la protection des droits des femmes font partie des principes
constitutionnels qui visent à promouvoir les droits humains pour tous citoyens, sans
distinction de sexe.

1-1- L’égalité entre les sexes


la constitution malgache, elle reconnait l’égalité entre les sexes devant la loi car cette
égalité est un principe fondamental qui est reconnu et garanti par les textes
juridiques du pays. Ainsi cette constitution affirme que l’égalité entre les hommes et
les femmes à plusieurs niveaux, et elle se constitue dans divers article nécessaire
selon l’article 6 que « l’Etat assure l’égalité devant la loi pour tous les citoyens sans
distinction d’origine, de race, de religion, d’opinion politique ou de sexe », et dans
l’article 8 affirme « Tous les individus ont les même libertés. Nul ne peut faire l’objet
de discrimination fondée sur le sexe… » Cet article interdit toute forme de
discrimination fondée sur le genre. Et en fait, Madagascar ayant une importance
dans ce là car il a signé plusieurs traités internationaux comme la Convention sur
l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) ;
mais dans la pratique, il reste encore des inégalités dans certains domaines : par
exemple les violences domestiques, accès à la terre, représentation politique,
éducation des filles, …

1-2- Protection contre les violences

La constitution malgache a pour objet de protéger les droits humains contre les
violences, notamment les violences basées sur le genre, que son existence est
d’organiser les rapports entre l’Etat et les citoyens, mais ici la constitution consacre à
réaliser la protection des droits des femmes et la lutte contre les violences. Dans la
disposition de la constitution malgache selon l’article 19 que « Nul ne peut être
soumis à des tortures, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants. »Cette disposition protège chaque personne, y compris les femmes et les
enfants, contre toutes formes de violence physique ou psychologique. Ainsi dans
l’article 40 confirme que « l’Etat protège la famille, la maternité et assure la
promotion des droits des femmes et de l’enfant »c’est à dire que l’Etat a obligation
constitutionnelle de protéger les femmes et les enfants y compris contre les violences
conjugales et sociétales. En précisément, la constitution malgache protège
clairement les citoyens contre les violences faite aux femmes et enfants.
1-3- Les droits sociaux et économiques

Dans les mêmes droits de l’égalité, les femmes ont le droit d’accéder au travail dans
les mêmes conditions que les hommes, selon l’article 39 précise que « L’Etat garantit
le droit au travail pour tous les citoyens sans distinction… »Et ainsi ce droit vise à
assurer un accès égal à l’éducation pour les filles et les femmes l’article 33 affirme
ça que « L’Etat garantit le droit à l’éducation pour tous ».

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