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Charge de la preuve en droit fiscal

En droit fiscal, la charge de la preuve incombe généralement à l'administration fiscale, mais le contribuable doit prouver certains éléments justificatifs dans des cas spécifiques. Les preuves peuvent être apportées par divers moyens tels que des documents, des témoignages ou des expertises, tout en respectant les règles de recevabilité et de loyauté. L'évolution du droit de la preuve en droit fiscal algérien montre un renforcement des pouvoirs de l'administration fiscale et une adaptation aux normes internationales, tout en préservant des spécificités locales.

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Charge de la preuve en droit fiscal

En droit fiscal, la charge de la preuve incombe généralement à l'administration fiscale, mais le contribuable doit prouver certains éléments justificatifs dans des cas spécifiques. Les preuves peuvent être apportées par divers moyens tels que des documents, des témoignages ou des expertises, tout en respectant les règles de recevabilité et de loyauté. L'évolution du droit de la preuve en droit fiscal algérien montre un renforcement des pouvoirs de l'administration fiscale et une adaptation aux normes internationales, tout en préservant des spécificités locales.

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Question

Qui doit prouver,


que doit-on prouver
et comment prouver
en droit fiscal ?

MRCF
23/07/2025
Question
Qui doit prouver, que doit-on prouver et comment
prouver en droit fiscal ?
Réponse
En droit fiscal, la charge de la preuve incombe généralement à l'administration fiscale lorsqu'elle
réclame un impôt ou un redressement. Cependant, il existe des exceptions où le contribuable doit
prouver certains éléments, notamment lorsqu'il invoque des faits justificatifs ou des déductions.
La preuve peut être apportée par divers moyens, tels que des documents, des témoignages ou des
expertises, en respectant les règles de recevabilité et de loyauté.
Qui doit prouver ?
Principe général:
L'administration fiscale est généralement responsable de prouver le bien-fondé de l'impôt qu'elle
réclame. C'est elle qui doit démontrer l'existence du fait générateur de l'impôt et le bien-fondé de
son calcul.
Exceptions:
- Le contribuable peut avoir à prouver certains éléments dans les cas suivants:
- Lorsqu'il conteste des éléments déclarés ou lorsqu'il demande des déductions ou des exonérations.
- Lorsqu'il invoque des faits justificatifs pour contester un redressement.
En matière de bénéfice industriel et commercial (BIC), le contribuable doit prouver les pertes de
créances, les amortissements, les provisions ou les dépenses qu'il souhaite déduire.
L'inversion du contentieux:
En matière fiscale, il peut y avoir une "inversion du contentieux", où le contribuable devient
demandeur lorsqu'il conteste un redressement.
Cependant, cela ne change pas le principe selon lequel l'administration doit prouver sa créance.
Que doit-on prouver ?
L'administration fiscale:
Doit prouver l'existence du fait générateur de l'impôt et le bien-fondé de son calcul.
Cela inclut la preuve de l'existence de revenus imposables, de la réalisation d'opérations imposables,
ou de l'existence d'un bien imposable.
Le contribuable:
Doit prouver les éléments justificatifs de ses déclarations, les déductions qu'il réclame, ou les faits
qui contredisent les allégations de l'administration.
Par exemple, il doit prouver l'existence de charges déductibles, de dettes, ou de dépenses
professionnelles.
Comment prouver ?
Principes généraux:
La preuve est libre, c'est-à-dire qu'elle peut être apportée par tout moyen loyal et licite, sauf
disposition contraire de la loi.
Cependant, certains actes juridiques nécessitent une preuve écrite, notamment un acte authentique
ou un acte privé.
En cas d'impossibilité matérielle ou morale de se procurer un écrit, des modes de preuve imparfaits
peuvent être admis.
Un commencement de preuve par écrit peut compléter d'autres modes de preuve.
Modes de preuve possibles:
Documents: Factures, contrats, relevés bancaires, relevés fiscaux, etc.
Témoignages: Déclarations de témoins.
Expertises: Avis d'experts sur des questions techniques.
Aveux: Déclarations de la partie adverse.
Présomptions: Déductions faites par le juge à partir de faits établis.
Loyauté de la preuve:
Les modes de preuve utilisés doivent être loyaux et respecter les règles du droit. Il est interdit de se
créer des preuves à soi-même.
Adaptation par le juge:
Le juge peut adapter les règles de preuve en fonction des circonstances de chaque affaire et des
difficultés rencontrées par les parties.
En résumé, la charge de la preuve en droit fiscal est complexe et dépend des situations
spécifiques. L'administration fiscale doit généralement prouver le bien-fondé de l'impôt, mais le
contribuable peut avoir à prouver certains éléments justificatifs ou déductions. La preuve peut être
apportée par divers moyens, dans le respect des règles de recevabilité et de loyauté.

L’évolution du droit de la preuve en


droit fiscal comparé
L'évolution du droit de la preuve en droit fiscal comparé algérien est marquée par une adaptation
progressive aux normes internationales et une intégration de nouvelles technologies, tout en
conservant des spécificités liées au contexte local.
L'administration fiscale algérienne s'est dotée de pouvoirs d'investigation accrus, notamment par le
droit de communication et des procédures de contrôle plus rigoureuses, afin de lutter contre la fraude
et l'évasion fiscale.
Parallèlement, des mécanismes comme le rescrit fiscal offrent au contribuable la possibilité de clarifier
sa situation fiscale.
Évolution du droit de la preuve en matière fiscale en Algérie:
Renforcement des pouvoirs d'investigation de l'administration fiscale:
Le Code des procédures fiscales algérien prévoit des moyens d'investigation pour collecter
l'information fiscale, notamment le droit de communication qui permet d'obtenir des informations
auprès de tiers.
Procédures de contrôle fiscal:
L'administration fiscale utilise des procédures de contrôle pour vérifier la conformité des
déclarations fiscales et détecter les fraudes.
Ces procédures sont de plus en plus rigoureuses.
Rescrit fiscal:
Le rescrit fiscal, devenu obligatoire, permet aux contribuables de demander des éclaircissements à
l'administration fiscale sur leur situation fiscale.
Impact des nouvelles technologies:
L'utilisation des nouvelles technologies dans le domaine fiscal transforme les pratiques de preuve et
de contrôle, avec des systèmes de gestion électronique des données et des échanges d'informations
en ligne.
Divergences entre comptabilité et fiscalité:
Des divergences peuvent exister entre les règles comptables et fiscales, notamment en ce qui
concerne l'image fidèle, la significativité des transactions et les événements postérieurs à la clôture.
Spécificités du droit algérien:
Le droit fiscal algérien conserve certaines spécificités, notamment en matière de fiscalité pétrolière
et de gestion des recettes fiscales.
Évolution par rapport au droit comparé:
Influence des normes internationales:
L'Algérie adapte progressivement son droit fiscal aux normes internationales, notamment en matière
de lutte contre l'évasion fiscale et de transparence fiscale.
Coopération internationale:
La coopération internationale, institutionnelle et de la société civile, contribue à l'évolution du droit
algérien.
Féminisation de la magistrature:
La féminisation de la magistrature et du barreau, avec une forte présence féminine dans les
formations de magistrats, pourrait influencer l'évolution du droit fiscal algérien vers des pratiques
plus équitables et transparentes.
Exception de constitutionnalité:
La possibilité de soulever l'exception de constitutionnalité lors d'un procès, introduite récemment
dans la constitution, permet de contester la conformité des lois fiscales à la constitution.
En conclusion, le droit de la preuve en matière fiscale en Algérie évolue sous l'influence de facteurs
internes et externes, avec un renforcement des pouvoirs de l'administration fiscale et une adaptation
progressive aux normes internationales, tout en conservant des spécificités liées à son contexte.
Eu égard à l’importance de la technique probatoire en droit fiscal, le droit comparé s’est attaché à une
réglementation minutieuse de la question de la preuve.
En droit fiscal belge, le régime de la preuve fait l’objet de huit articles dans le code des impôts sur les
revenus de 1992. Les articles 339, 348, 351 et 352, relatifs à la charge de la preuve, et les articles 340,
341, 342 et 344 relatifs aux modes de preuve.
De même, le droit fiscal français comporte des règles relativement précises qui régissent les
mécanismes de la charge et de l’administration de la preuve.
Le législateur s’est attaché à déterminer un corps de règles gouvernant la charge de la preuve.
Nombreuses dispositions du livre des procédures fiscales qui ont minutieusement réglé la répartition
de la charge de la preuve entre les parties.
En droit comparé, l’évolution des relations entre l’administration fiscale et les contribuables s’est
traduite par un sensible renforcement de leurs garanties en matière de preuve.
Ainsi, en droit fiscal français, les règles relatives à la preuve ont connu des modifications résultantes
des dispositions législatives intervenues en 1986 et 1987 à la suite des travaux de la commission
AICARDI4.
En effet, en 1986 une commission dite « commission AICARDI » a été crée ayant pour mission de
proposer au gouvernement un ensemble de mesures destinées à améliorer les rapports entre le
contribuable et l’administration.
Le chapitre I du rapport AICARDI, tout en critiquant le régime de la preuve alors en vigueur, formula
des propositions de réforme qui ont été adoptées par le législateur.
La doctrine française a pu affirmer que
En effet, l’évolution la plus marquante s’est traduite par une consécration du principe d’attribution de
la charge de la preuve à l’administration fiscale.
Le renversement de la charge de la preuve au contribuable reste l’exception.

L’intérêt de la preuve en droit fiscal


En droit fiscal algérien, la preuve revêt une importance capitale, car elle est au cœur des relations entre
l'administration fiscale et les contribuables.
La charge de la preuve incombe généralement au contribuable pour justifier sa situation fiscale, mais
l'administration peut également être tenue de prouver certaines allégations.
Le respect des règles de preuve est essentiel pour assurer la légalité des contrôles fiscaux et la validité
des impositions.
Importance de la preuve en droit fiscal algérien:
Fondement des relations fiscales:
La preuve permet de déterminer la réalité des opérations économiques et financières, base de
l'assiette de l'impôt.
Justification des impositions:
Elle permet de vérifier la conformité des déclarations fiscales et de justifier les redressements
éventuels.
Garantie des droits du contribuable:
Un contrôle fiscal doit respecter les règles de preuve pour éviter les abus et garantir l'équité.
Validité des procédures:
Les irrégularités dans la preuve peuvent entraîner la nullité des procédures de contrôle et des
impositions.
Régime de la preuve en droit fiscal algérien:
Charge de la preuve:
En général, le contribuable a la charge de prouver les faits justifiant sa situation fiscale.
L'administration a également une charge de preuve:
Dans certains cas, notamment lors de contrôle ou de redressement, l'administration doit justifier ses
allégations.
Modes de preuve variés:
Le droit fiscal algérien admet différents modes de preuve, notamment les documents comptables, les
factures, les déclarations fiscales, les témoignages, etc.
Importance du rôle du juge:
Le juge joue un rôle clé dans l'appréciation des preuves et le respect des règles de preuve en matière
fiscale.
Exemples de situations où la preuve est cruciale:
Contrôle fiscal:
L'administration doit prouver les irrégularités constatées lors d'un contrôle.
Redressement fiscal:
Le contribuable doit pouvoir justifier les éléments de son revenu ou de ses charges pour contester un
redressement.
Demande de remboursement de TVA:
Le contribuable doit prouver le bien-fondé de sa demande de remboursement.
En résumé, la preuve est un élément central du droit fiscal algérien, garantissant l'équité, la légalité et
la transparence des relations entre l'administration et les contribuables.
Mais comment concilier du même coup les exigences du rendement fiscal et de la justice fiscale ?
Le régime juridique de la preuve en droit fiscal doit tenir compte d’un élément essentiel de l’Etat de
L’étude de la preuve en droit fiscal présente un double intérêt pratique et théorique.
De manière générale, la problématique de la preuve reflète la garantie d’un procès équitable au
sens où l’entend notamment la cour européenne des droits de l’homme.
Par ailleurs, on ne doit pas perdre de vue que la règle de preuve, en droit fiscal, en même temps qu’elle
doit permettre au fisc de pénétrer toute la matière imposable, elle doit ouvrir au contribuable la voie
d’une défense utile, lorsque l’Etat lui réclame un impôt indu ou supérieur à celui que la loi a prévu.
En effet, le contribuable doit payer tout ce qu’il doit, mais il ne doit payer que ce qu’il doit.
A. Smith avait déjà, dès la seconde moitié du XVIII siècle, frappé la maxime célèbre (et aujourd’hui
oubliée) selon laquelle : la taxe ou portion d’impôt que chaque individu est tenu de payer doit
être certaine et non arbitraire ».
Les Etats se réclamant de l’Etat de droit, ont vu se développer dans le domaine fiscal, la recherche
d’une meilleure garantie des droits du contribuable.
Ainsi, le droit fiscal n’exprime plus avec la même vigueur les caractères de puissance publique qui
traditionnellement étaient les siens, et si la nécessité du prélèvement continue à les fonder, elle se
trouve davantage circonscrite dans une protection élargie des droits des contribuables.
Le droit fiscal, longtemps perçu comme un droit arbitraire, puis autoritaire, ne pouvait résister
au mouvement général de l’émergence à l’échelle planétaire de la culture des droits de l’homme.
N’a-t-on pas parlé des droits de l’homme fiscalisé ?
Le changement même des termes visant à qualifier le contribuable ne témoigne-t-il pas de
l’amélioration du rapport administration-contribuable ? Ainsi, la notion d’assujetti, qui renvoie
au caractère le plus hiérarchique et autoritaire des relations entre l’administration fiscale et
les contribuables a-t-elle été supplantée au sein de la direction générale des impôts en France par
celle connotée plus positivement d’usager.
Certaines autres administrations fiscales vont plus loin et n’hésitent pas à parler de clients.
En droit, et plus encore en droit fiscal, la preuve est la clé du succès, c’est en tout cas la clé du
procès.
En toute matière, il ne suffit pas d’être titulaire d’un droit ou de se trouver dans une situation juridique
pour pouvoir se prévaloir de toutes les conséquences attachées à ce droit ou à cette situation, il est
nécessaire d’apporter la preuve de son existence.
N’a-t-on pas écrit que c’est la même chose de n’avoir point de droit ou de n’avoir point de
preuve ?
Selon le mot célèbre d’IHERING : La preuve est la rançon des droits.
Le système probatoire permet de délivrer au droit son certificat de vie juridique.
L’importance de la preuve n’a-t-elle pas été soulignée par Omar Ibn EL KHATTAB dans sa lettre
à Abou Moussa EL ACHAARI ?

L’importance particulière de la preuve


en droit fiscal
En droit fiscal algérien, la preuve revêt une importance capitale, car elle est au cœur des relations entre
l'administration fiscale et les contribuables.
La charge de la preuve, qui détermine qui doit apporter les éléments nécessaires pour trancher un
litige, est souvent complexe et varie selon la nature du litige.
La spécificité du droit fiscal, ainsi que les enjeux financiers importants, justifient l'attention
particulière portée à la question de la preuve.
Importance de la preuve en droit fiscal algérien:
Centre des relations fiscales:
La preuve est au cœur des relations entre l'administration fiscale et les contribuables, car elle est
nécessaire pour établir la réalité des faits et des situations fiscales.
Détermination de la charge de la preuve:
Il est essentiel de déterminer qui a la charge de la preuve, c'est-à-dire à qui incombe la responsabilité
de fournir les éléments de preuve nécessaires.
Complexité de la preuve:
En matière fiscale, la preuve peut être difficile à administrer, notamment en raison des spécificités
du droit fiscal et des enjeux financiers en jeu.
Conséquences des décisions fiscales:
Les décisions fiscales peuvent avoir des conséquences importantes pour les contribuables,
notamment en termes de paiements d'impôts, de pénalités, et de réputation.
Spécificité du droit fiscal:
Le droit fiscal a ses propres règles et principes en matière de preuve, ce qui le différencie d'autres
branches du droit.
Exemples de la charge de la preuve en droit fiscal algérien:
Contrôle fiscal:
Lors d'un contrôle fiscal, l'administration fiscale doit prouver l'existence d'une infraction fiscale,
tandis que le contribuable doit apporter la preuve de la réalité des éléments déclarés.
Bénéfices industriels et commerciaux (BIC):
En matière de BIC, si un contribuable souhaite déduire des pertes de créances, des amortissements,
des provisions ou des dépenses, il doit apporter la preuve de leur réalité et de leur justification.
Preuve de la résidence fiscale:
Pour déterminer la résidence fiscale d'une entreprise, l'administration fiscale doit prouver que
l'entreprise est constituée en vertu du droit algérien et qu'elle y réalise des activités commerciales,
industrielles ou agricoles.
En somme, la preuve en droit fiscal algérien est un élément essentiel pour garantir l'équité et la
transparence des relations entre l'administration fiscale et les contribuables, tout en assurant le bon
fonctionnement du système fiscal.
En droit fiscal, les problèmes de preuve sont au cœur des relations entre administration et
contribuables.
Mais, que faut-il entendre par le vocable preuve ?
La preuve est un mécanisme destiné à établir une conviction sur un point incertain.
Dans un sens large, la preuve en droit est la démonstration tendant à convaincre de la réalité d’une
situation.
Dans un sens plus restreint, c’est le procédé utilisé à cette fin.
Toute étude sur la preuve pose des questions immédiates :

Qui doit prouver, que doit-on prouver et


comment prouver ?
Ainsi, trois questions principales animent traditionnellement le droit de la preuve :
La charge, l’objet et les moyens de preuve.
En droit, la charge de la preuve désigne la partie qui doit prouver un fait lors d'un litige.
L'objet de la preuve, quant à lui, se réfère aux faits et actes que les parties doivent prouver pour
soutenir leurs prétentions. Enfin, les moyens de preuve sont les instruments utilisés pour établir ces
faits, tels que les documents, témoignages, ou expertises.
La charge de la preuve:
Principe général:
En principe, c'est au demandeur, celui qui initie l'action en justice, de prouver les faits qu'il allègue.
Déplacement de la charge:
La charge de la preuve peut être inversée dans certains cas, par exemple en présence de
présomptions légales ou de conventions entre les parties.
Rôle du juge:
Le juge contrôle la loyauté et la recevabilité des preuves, mais il ne se substitue pas aux parties pour
les apporter.
L'objet de la preuve:
Fait juridique:
Il s'agit de prouver l'existence d'un fait qui produit des effets juridiques, comme un contrat ou un
dommage.
Acte juridique:
Il s'agit de prouver l'existence d'un acte juridique, comme un testament ou une vente.
Dépend des prétentions:
L'objet de la preuve est déterminé par les prétentions de chaque partie, ce qu'elles affirment ou
contestent dans le litige.
Les moyens de preuve:
Preuve littérale: Documents écrits, contrats, etc.
Preuve testimoniale: Déclarations de témoins.
Preuve par présomption: Déduction d'un fait inconnu à partir d'un fait connu.
Preuve par serment: Déclaration solennelle faite sous serment.
Preuve par expertise: Avis d'un expert sur un point technique.
Preuve matérielle: Objets, photos, vidéos, etc.
En résumé: La charge de la preuve incombe à celui qui allègue un fait, tandis que l'objet de la preuve
désigne ce qu'il doit prouver, et les moyens de preuve sont les outils utilisés pour apporter cette
preuve.
D’une façon générale, l’expression charge de la preuve est comprise comme recouvrant le point de
savoir à qui incombe la tâche d’apporter les éléments probatoires nécessaires à la solution du litige.
Néanmoins, la doctrine ne tarde pas à signaler le risque d’une certaine confusion sur le sens la
fonction de cadi (juge) est un devoir religieux précis et une tradition qu’il faut suivre.
Ecoutes bien les dépositions qui sont faites devant toi, car il est inutile d’examiner une requête
qui n’est pas valide.
Tu dois traiter sur le même pied ceux qui comparaissent à ton tribunal et devant ta conscience,
de sorte que le puissant ne puisse compter sur ta partialité ni le faible désespérer de ta justice.
Le plaignant doit fournir la preuve et le défendeur doit prêter serment.
En matière juridique, l'affirmation selon laquelle "le plaignant doit fournir la preuve et le défendeur
doit prêter serment" est une simplification qui nécessite quelques éclaircissements. En réalité, c'est le
demandeur (ou plaignant) qui a généralement la charge de prouver les faits qu'il allègue pour étayer sa
demande. Le défendeur, quant à lui, peut être amené à prêter serment dans certaines circonstances,
notamment dans le cadre du serment décisoire ou du serment supplétoire.
La charge de la preuve:
Principe général:
En droit civil, la charge de la preuve incombe au demandeur. Cela signifie que c'est à lui de fournir
les éléments de preuve nécessaires pour convaincre le juge de la véracité de ses affirmations.
Exception:
Si le défendeur soulève une exception (par exemple, une demande de compensation), il devient alors
demandeur dans le cadre de cette exception et doit alors apporter la preuve de son exception.
Le serment:
Serment décisoire:
Une partie peut déférer le serment à l'autre partie pour qu'elle jure de la véracité d'un fait. Si la partie
accepte de jurer, elle gagne le procès. Si elle refuse, elle perd le procès (sauf à déférer à son tour le
serment à l'autre partie).
Serment supplétoire:
Le juge peut, dans certains cas, déférer le serment à l'une des parties pour compléter un
commencement de preuve.
En résumé: Si le plaignant doit apporter la preuve des faits, le défendeur peut être amené à prêter
serment dans le cadre de procédures spécifiques, telles que le serment décisoire ou supplétoire.

Le vrai problème de la charge de la preuve est un problème de risque de la preuve.


En effet, c’est celui qui aura la charge de la preuve qui supportera le risque de la preuve. Ainsi, si
personne ne réussit à produire des preuves suffisantes, dans un sens ou dans l’autre, il faudra bien que
le juge tranche le litige.
C’est alors que celui des plaideurs à qui incombait la charge de la preuve et qui n’a pu y satisfaire,
perdra son procès. Tel est le véritable sens de la charge de la preuve.
Du coup, la détermination de la partie qui supporte la charge de la preuve n’est pas une simple
question théorique. L’intérêt pratique de la question est considérable.
Ainsi présentée et transposée en droit fiscal, la question de la charge de la preuve est l’un des aspects
les plus déterminants des litiges opposant l’administration au contribuable. L’attribution de la charge
de la preuve joue un « rôle décisif » car « bien souvent, le succès ou l’échec d’une contestation fiscale
tient exclusivement au fait que c’est à l’administration ou au contraire au contribuable d’apporter la
preuve de ce qu’ils avancent respectivement ».
La question de la charge de la preuve en droit fiscal est tellement importante qu’en droit français le
conseil constitutionnel décide que les règles de dévolution de la charge de la preuve relèvent du
domaine législatif.
Le conseil constitutionnel français a posé le principe selon lequel : « la détermination de la charge de
la preuve affecte les droits et obligations des contribuables et met ainsi en cause les règles relatives à
l’assiette, au taux et aux modalités de recouvrement des impositions, que par suite elles sont du
domaine de la loi ».
En droit tunisien, le tribunal administratif a considéré que les dispositions régissant la charge de la
preuve constituent des règles de fond6, car elles touchent le « fond du droit ».
La charge de la preuve se distingue de « l’administration de la preuve» qui est « la façon dont la partie
à qui incombe la charge de la preuve, apporte cette preuve »1. Il faut préciser que l’administration de
la preuve recouvre les deux questions de l’objet et des moyens de la preuve.
Il convient de signaler que la preuve n’est pas toujours facile à administrer.
Elle constitue une difficulté à vaincre, un obstacle à surmonter.
La preuve est une réalité fuyante qui échappe souvent au plaideur, fût-il de bonne foi.
La terminologie juridique est d’ailleurs particulièrement symptomatique à cet égard.
Ne parle-t-on pas de « fardeau de la preuve » ?
D’ailleurs, « il est classique de traiter la preuve comme une charge »
4. Les difficultés de la preuve reposant sur les parties, il est particulièrement intéressant de savoir si la
charge qui en résulte se trouve également répartie entre elles ou bien si, au contraire, l’une seulement
en supporte la plus grande part5, voire la supporte intégralement.
Cette question se pose avec plus d’acuité en droit fiscal. Mais, que faut-il entendre par le terme droit
fiscal ?
Le droit fiscal, est défini étant « la branche du droit qui règle les droits du fisc et leurs prérogatives
d’exercice ».
C’est du point de vue de cette définition, « traduisant la réalité de la discipline aujourd’hui »8, que
l’étude de la preuve en droit fiscal va être tentée.
Il s’agit d’étudier la question de la preuve dans cette branche du droit qui règle les droits du fisc et
leurs prérogatives d’exercice.

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