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Comportement du producteur et technologie

Le chapitre II traite de la théorie du comportement du producteur, qui vise à comprendre comment les producteurs maximisent leurs profits en utilisant divers inputs pour produire des outputs. Il aborde des concepts clés tels que l'ensemble de production, la fonction de production, et les outils d'analyse de la technologie de production, tout en présentant différentes fonctions de production comme Leontief, Cobb-Douglas, CES et translog. Enfin, il souligne l'importance de la minimisation des coûts dans le comportement du producteur face à ses contraintes de production.

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Comportement du producteur et technologie

Le chapitre II traite de la théorie du comportement du producteur, qui vise à comprendre comment les producteurs maximisent leurs profits en utilisant divers inputs pour produire des outputs. Il aborde des concepts clés tels que l'ensemble de production, la fonction de production, et les outils d'analyse de la technologie de production, tout en présentant différentes fonctions de production comme Leontief, Cobb-Douglas, CES et translog. Enfin, il souligne l'importance de la minimisation des coûts dans le comportement du producteur face à ses contraintes de production.

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Chapitre II : Théorie du comportement du producteur

Le but de la théorie du producteur est de comprendre le comportement du producteur dans


son environnement. Elle suppose que le producteur est rationnel et son objectif est de
maximiser son profit, étant donnée sa technologie.
II.1 La spécification de la technologie
Il existe différentes façons de représenter la technologie de production de la firme c’est à
dire les diverses combinaisons d’inputs et d’outputs qui sont techniquement réalisables.
II.1.1 L’ensemble de production
Considérons qu’une firme utilise un vecteur d’inputs 𝑥 pour produire un vecteur d’outputs
𝑦. Le plan de production de la firme est représenté par le vecteur 𝑧 = (−𝑥, 𝑦). Par
convention, les inputs prennent des valeurs négatives et les outputs des valeurs positives.
L’ensemble de production 𝑍 est l’ensemble de tous les plans de productions techniques
réalisable par l’entreprise : 𝑍 = {𝑧 ∈
ℝ , 𝑧 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑝𝑙𝑎𝑛 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑒𝑐ℎ𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑟é𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒 }
Les propriétés de 𝑍 sont les suivantes :
- 𝑍 est un ensemble convexe
- 𝑍 est monotone soit croissante, soit décroissante
- 0 ∈ 𝑍 : si on n’utilise pas de facteur on n’aura pas de production (No free lunch)

Exemple : Dans le cas où la firme produit un seul output 𝑦 avec un seul facteur travail 𝑥,
l’ensemble de production peut être défini par :
𝑍 = {𝑧 = (−𝑥, 𝑦) ∈ ℝ , 𝑧 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑝𝑙𝑎𝑛 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑒𝑐ℎ𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑟é𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒 }
Cet ensemble de production peut-être représenté graphiquement de la façon suivante :

𝑦
Frontière de production

II.1.2 L’ensemble des inputs nécessaires


II.1.2 L’ensemble−𝑥
des inputs nécessaires

1
II.1.2 L’ensemble des inputs nécessaires
Considérons un plan de production 𝑧 = (−𝑥, 𝑦) ∈ ℝ , où 𝑥 est un vecteur d’inputs et 𝑦 un
vecteur d’outputs. L’ensemble des inputs nécessaires 𝑉(𝑦) est l’ensemble des paniers
d’inputs qui permet de produire au moins le vecteur de d’outputs 𝑦.
𝑉(𝑦) = {𝑥 ∈ ℝ , (−𝑥, 𝑦) ∈ 𝑍 }
Exemple : Dans le cas où la firme produit un seul output y avec deux facteurs (𝑥 , 𝑥 ),
l’ensemble des inputs nécessaires est définie par :
𝑉(𝑦) = {(𝑥 , 𝑥 ) ∈ ℝ , (−𝑥 , −𝑥 , 𝑦) ∈ 𝑍 }
L’ensemble des inputs nécessaires peut-être représenté graphiquement de la façon suivante :
𝑥

V  y

𝑥
Les propriétés de V  y  sont les suivantes :
- V  y  est un ensemble convexe
- V  y  est monotone

L’isoquant Q  y  est l’ensemble des paniers d’inputs qui permet d’obtenir les mêmes
niveaux de production y :
𝑄(𝑦) = {(𝑥 , 𝑥 ) ∈ ℝ , (𝑥 , 𝑥 ) ∈ 𝑉(𝑦)𝑒𝑡 (𝑥 , 𝑥 ) ∉ 𝑉(𝑦 )∀ 𝑦 > 𝑦}
II.1.3 La fonction de production
La fonction de production représente le niveau de production maximum que la firme peut
obtenir en combinant ses facteurs de productions avec sa technologie disponible. Elle ne
peut être utilisée que lorsque la firme un seul output. Dans le cas où la firme produit un seul
output y avec un vecteur d’inputs 𝑥, elle est définie par:
𝑓(𝑥) = 𝑦 ∈ ℝ , 𝑦 𝑒𝑠𝑡 𝑙 𝑜𝑢𝑡𝑝𝑢𝑡𝑚𝑎𝑥𝑖𝑚𝑢𝑚 𝑎𝑠𝑠𝑜𝑐𝑖é 𝑎𝑢 (−𝑥, 𝑦) ∈ 𝑍
Exemple : Dans le cas où la firme produit un seul output y avec un seul facteur 𝑥, sa fonction
de production est représentée par 𝑦 = 𝑓(𝑥).

𝑦 𝑦 = 𝑓(𝑥)

𝑥
2
Les propriétés de la fonction de production sont les suivantes :
- Elle est quasi concave
- Elle est non décroissante à ses arguments
II.1.4 La fonction de transformation
Dans le cas où la firme produit plusieurs outputs, la technologie de production peut-être
représentée par la fonction de transformation. La fonction de transformation est une relation
implicite entre les facteurs de production et les niveaux de production.
𝑇(𝑧) = 0 avec 𝑧 = (−𝑥, 𝑦)
Où 𝑥 est une vecteur d’inputs, 𝑦 un vecteur d’outputs et 𝑧 un plan de production
II.1.5 Les outils d’analyse de la technologie de production
La technologie de production peut être analysée à l’aide des outils suivants :
Le taux marginal de substitution technique
Le taux marginal de substitution technique entre deux facteurs mesure l'ajustement de la
quantité d'un input nécessaire pour maintenir le niveau d'output constant lorsque la quantité
de l’autre input varie.
f f
TMST  x j , xk     x  x j , k  1,..., n
x j xk
,

f
 x   Pm j  x 
x j

xj
est la productivité marginale du facteur .
L’élasticité de la production
L'élasticité de la production d'un facteur mesure la variation proportionnelle de la
production induite par une variation de 1% de la quantité de ce facteur, toutes choses
égales par ailleurs. Cet indicateur a été proposé pour la première fois par Cassels.
xj f
 jp  x j    x, j  1, 2,..., n
f  x  x j
Les rendements d’échelle
Une question importante pour la firme est de savoir si la production est plus efficace à petite
taille ou à grande taille. Le concept de rendements d’échelles permet d’analyser ce genre de
questions. On distingue trois types de rendements d’échelle :
* Lorsque l’augmentation de tous les inputs dans une même proportion s’accompagne d’une
augmentation plus proportionnelle de la production, on dit que les rendements d’échelle sont
croissants. Les firmes de grande taille sont plus efficaces.
* Lorsque l’augmentation de tous les inputs dans une même proportion s’accompagne d’une
augmentation de la production dans la même proportion, on dit que les rendements d’échelle
sont constants. La taille de la firme dans une telle situation ne joue plus de rôle particulier,
elle peut être petite ou grande.

3
* Lorsque l’augmentation de tous les inputs dans une même proportion conduit à une
augmentation du produit dans une moindre proportion, on dit que les rendements d’échelle
sont décroissants. Ainsi, une taille élevée devient un handicap. Dans ce cas les firmes auront
tendance à être de petite taille.
Les rendements d’échelle sont souvent estimés par la somme des élasticités de la
production de tous les facteurs.
n
 p  x     Pj  x j  ,
j 1

Si  p  x   1, les rendements d'échelle sont constants


Si  p  x   1, les rendements d'échelle sont décroissants
Si  p  x   1, les rendements d'échelle sont croissants
L’élasticité de substitution entre deux facteurs
Le concept d’élasticité de substitution entre deux inputs de production a été
initialement proposé par Hicks (1932). L’élasticité de substitution σ étudie la relation
de substituabilité ou de complémentarité qui peut exister entre deux facteurs. Sa
formule est la suivante :

𝜎 =

Si 𝜎 = 0, les deux facteurs sont complémentaires

Si 𝜎 = ∞, les deux facteurs sont parfaitement substituables

Si 𝜎 ∈ ]0, +∞[, les deux facteurs sont substituables

II.1.6 Les technologies particulières


Plusieurs formes fonctionnelles peuvent être utilisées pour représenter la technologie de
production.
La fonction Leontief
Les premières applications des fonctions de production remontent à la planification
centrale soviétique, et il n’est donc pas surprenant que l’une des formes fonctionnelles
les plus célèbres soit associé avec le nom de l’un des principaux auteurs des
techniques mathématiques associées avec la planification centrale : Wassily Leontief.
La fonction de production Leontief n’admet aucune substituabilité entre les intrants
car elle prend la forme, pour le cas à deux dimensions : 𝑦 = min 𝑎𝑥 , 𝑏𝑥
La fonction Cobb-Douglas
La fonction de production Cobb-Douglas (1928) est certainement la forme
fonctionnelle la plus communément utilisée en économie. Elle est le résultat des
travaux empiriques pionniers de James Cobb et Paul Douglas. En général, cette
fonction de production prend la forme :

4

𝑦 = 𝐴𝜋 𝑥

La fonction de production Cobb-Douglas fournit souvent une bonne première


approximation aux technologies que nous rencontrons dans le monde réel. Par contre,
dans de nombreux contextes, elle est extrêmement restrictive.
La fonction de production Cobb-Douglas est continue et deux fois différentiable,
monotone et quasi-concave. Ses coefficients sont directement interprétables comme
 jp  x j    j ; j  1,..., n
les élasticités de la production de chaque facteur ( ).
Cependant, elle ne permet pas d'atteindre le maximum de la fonction de production.
Pour une telle fonction, la productivité marginale de chaque facteur de production
décroît, mais demeurera toujours strictement positive. En plus, l'élasticité de
substitution entre deux facteurs est constant et identiquement égale à 1 pour tous les
  1 ; j , k  1,..., n
couples de facteurs de production ( jk ), ce qui parait peu
vraisemblable. Cela signifie que tous les couples de facteurs de production sont
substituables. La possibilité de parfaite substituabilité ou de complémentarité entre
des facteurs de production n'est donc pas envisageable avec la fonction de production
Cobb-Douglas. Toutes ces limites ont favorisé le développement de la fonction de
production CES.
La fonction CES
La restriction d’une élasticité de substitution unitaire n’étant pas toujours souhaitable,
on utilisera souvent des fonctions de production avec élasticité de substitution
constante mais non pas unitaire, développée par Arrow et al. (1961). La CES
(Constant Elasticity of Substitution) est donnée par :

𝑦=𝐴 ∑ 𝛼𝑥 avec ∑ 𝛼 =1

La fonction de production CES est continue et deux fois différentiable, monotone et


quasi-concave. Bien que la fonction de production CES soit plus générale que la
fonction de Cobb-Douglas, elle impose des limites sur la substitution. Cependant, par
rapport à la fonction de production Cobb-Douglas, elle permet de traiter de tous les
cas de substitution entre les facteurs de production. L'élasticité de substitution entre
deux facteurs est identique pour tous les couples de facteurs de production, ce qui
1
parait peu vraisemblable (  jk  ;   -1). Elle ne permet pas non plus de traiter
1 
de la complémentarité entre les facteurs de production. La fonction de production
CES se rapproche d’une fonction de production Cobb-Douglas lorsque   0 , tandis
que lorsque 𝛽→+∞, nous obtenons la Leontief. Les limites de la fonction de
production CES ont conduit au développement de fonctions de production admettant
une élasticité de substitution variable entre les facteurs parmi lesquelles la fonction
translogarithmique.

5
La fonction translog
Introduite par Christensen, Jorgenson, et Lau (1971), la fonction de production
translogarithmique est l’une des formes générales les plus utilisées en production.
Elle est une approximation au second degré d’une forme quelconque de la fonction
de production. Cette fonction est tout à fait flexible et n’impose aucune restriction sur
l’élasticité de la production et l’élasticité de substitution entre les facteurs. Elle se
réduit à un Cobb-Douglas lorsque  ij  0 . La forme fonctionnelle translogarithmique
s'écrit comme suit :
n
1 n n
ln y   0    j ln x j    ij ln xi ln x j avec  ij   ji
j 1 2 i 1 j 1
La forme fonctionnelle translogarithmique est continue et deux fois dérivable. Elle
permet de tester ou d’imposer les restrictions théoriques requises par la technologie
de production.
II.2 Le comportement du producteur
La théorie microéconomique suppose que l’objectif principal du producteur est de maximiser
son profit. Son comportement peut être appréhendé de différentes façons selon les
contraintes auxquelles il fait face.
II.2.1 La minimisation des coûts
Supposons que le producteur connaisse le niveau maximal de production qu’il peut écouler
sur le marché. Il a une contrainte sur la quantité à produire. Dans ce cas, la minimisation des
coûts implique nécessairement la maximisation du profit. Le problème du producteur est de
minimiser ses coûts sous la contrainte de sa production.
Considérons que le producteur produit un seul output 𝑦 avec vecteurs 𝑥 de 𝑛 inputs achetés
sur le marché à un vecteur de prix 𝜔. Le problème du producteur peut se formuler de la
manière suivante:
𝑀𝑖𝑛 (𝜔𝑥) 𝑠𝑐 𝑦 = 𝑓(𝑥)
Ce problème peut être résolu mathématiquement par la méthode de Lagrange. Elle consiste
à minimiser une fonction de Lagrange,
𝑀𝑖𝑛 𝐿(𝑥, 𝜇) = 𝜔𝑥 + 𝜇(𝑦 − 𝑓(𝑥))
Où 𝜇 représente le multiplicateur de Lagrange
Conditions de premier ordre (CPO)
𝜕𝐿
=0
𝜕𝑥
𝜕𝐿
=0
𝜕𝜇

𝜕𝐿
= 0 , 𝑖 = 1, … . , 𝑛
𝜕𝑥
𝜕𝐿
=0
𝜕𝜇

6
( )
= 𝜔 − 𝜇𝑓 = 0, 𝑖 = 1, … . , 𝑛 (1) avec 𝑓 =

= 𝑦 − 𝑓(𝑥) = 0 (2)
(1) montre que 𝜇 représente le prix de référence de l’output c'est-à-dire le coût d’opportunité
de l’output.
Si on considère un espace à deux facteurs 𝑥 et 𝑥
𝜔 − 𝜇𝑓 = 0
𝜔 − 𝜇𝑓 = 0

= = 𝑇𝑀𝑆𝑇 , ,

A l’optimum du producteur, le rapport des productivités marginales est égal au rapport des
prix des facteurs.
Les CPO permettent d’obtenir les extremums de la minimisation (Conditions nécessaires).
Les conditions de second ordre (CSO) permettent de savoir si ces extremums constituent un
minimum (Conditions suffisantes).
Différencions totalement les CPO par rapport à 𝑥 et 𝜇
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
−𝜇 𝑑𝑥 − 𝜇 𝑑𝑥 − ⋯ − 𝜇 𝑑𝑥 − 𝑓 𝑑𝜇 = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
−𝜇 𝑑𝑥 − 𝜇 𝑑𝑥 − ⋯ − 𝜇 𝑑𝑥 − 𝑓 𝑑𝜇 = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
…………………………………………………..
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
−𝜇 𝑑𝑥 − 𝜇 𝑑𝑥 − ⋯ − 𝜇 𝑑𝑥 − 𝑓 𝑑𝜇 = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
−𝑓 𝑑𝑥 − 𝑓 𝑑𝑥 − ⋯ − 𝑓 𝑑𝑥 = 0

En posant 𝑓 =

−𝜇𝑓 𝑑𝑥 −𝜇𝑓 𝑑𝑥 − ⋯ − 𝜇𝑓 𝑑𝑥 − 𝑓 𝑑𝜇 = 0
−𝜇𝑓 𝑑𝑥 − 𝜇𝑓 𝑑𝑥 − ⋯ − 𝜇𝑓 𝑑𝑥 − 𝑓 𝑑𝜇 = 0
………………………………………………….…..
−𝜇𝑓 𝑑𝑥 − 𝜇𝑓 𝑑𝑥 − ⋯ − 𝜇𝑓 𝑑𝑥 − 𝑓 𝑑𝜇 = 0
−𝑈 𝑑𝑥 − 𝑈 𝑑𝑥 − ⋯ − 𝑈 𝑑𝑥 = 0

Sous forme matricielle on a :

−𝜇𝑓 −𝜇𝑓 … −𝜇𝑓 −𝑓 𝑑𝑥 0


−𝜇𝑓 −𝜇𝑓 … −𝜇𝑓 −𝑓 𝑑𝑥 0
⎛ ⎞⎛ ⎞ ⎛ ⎞
. . … . . . .
⎜ ⎟⎜ ⎟
⎜ . . … . . ⎟⎜ . ⎟ = ⎜
⎜.⎟

⎜ . . … . . ⎟⎜ . ⎟ ⎜.⎟
−𝜇𝑓 −𝜇𝑓 … −𝜇𝑓 −𝑓 𝑑𝑥 0
⎝ −𝑓 −𝑓 … −𝑓 0 ⎠ ⎝ 𝑑𝜇 ⎠ ⎝ 0⎠

7
−𝜇𝑓 −𝜇𝑓 … −𝜇𝑓 −𝑓
−𝜇𝑓 −𝜇𝑓 … −𝜇𝑓 −𝑓
⎛ ⎞
. . … . .
⎜ ⎟
𝐻=⎜ . . … . . ⎟
⎜ . . … . . ⎟
−𝜇𝑓 −𝜇𝑓 … −𝜇𝑓 −𝑓
⎝ −𝑓 −𝑓 … −𝑓 0 ⎠
H est la matrice hessienne bordée
La condition d’existence d’un minimum est que H soit définie positive. Cela est vrai lorsque
les déterminants des mineurs principaux sont tous négatifs. On appelle mineur principal de
H d’ordre n, le déterminant de H préservant la bordure.

−𝜇𝑓 −𝑓
𝐻 = , mineur principal d’ordre 1
−𝑓 0

−𝜇𝑓 −𝜇𝑓 −𝑓
𝐻 = −𝜇𝑓 −𝜇𝑓 −𝑓 , mineur principal d’ordre 2
−𝑓 −𝑓 0

−𝜇𝑓 −𝜇𝑓 −𝜇𝑓 −𝑓


−𝜇𝑓 −𝜇𝑓 −𝜇𝑓 −𝑓
𝐻 = , mineur principal d’ordre 3
−𝜇𝑓 −𝜇𝑓 −𝜇𝑓 −𝑓
−𝑓 −𝑓 −𝑓 0
Pour que les racines trouvées avec les conditions de premier ordre constituent un minimum,
il faut que H soit définie positive. Si les conditions de premier ordre et les conditions de
second ordre sont vérifiées, on peut déterminer les fonctions de demandes conditionnelles
des n facteurs :
𝑥 = ℎ (𝑤, 𝑦), 𝑖 = 1, … , 𝑛
On peut aussi déterminer les prix de référence de l’output𝜇 = 𝜇(𝑤, 𝑦).
La fonction de coût
La fonction de coût représente le coût minimum de la firme pour une configuration de prix
des facteurs et d’un niveau de production. Elle est obtenue en intégrant dans l’équation de
coût total les fonctions de demandes conditionnelles des facteurs :
𝐶(𝑤, 𝑦) = 𝜔𝑥(𝑤, 𝑦)
𝐶(𝑤, 𝑦) représente la fonction de coût du producteur
Propriétés de la fonction coût
- La fonction de coût 𝐶(𝑤, 𝑦) est homogène de degré 1 en 𝑤
- La fonction de coût 𝐶(𝑤, 𝑦)est non décroissante en 𝑤 et croissante en 𝑦.
- La fonction de coût 𝐶(𝑤, 𝑦)est concave en 𝑤.
- La fonction de coût 𝐶(𝑤, 𝑦) est continue et deux fois différenciable.
Si une fonction de coût satisfait à toutes ses propriétés, on peut lui appliquer le lemme de
Shephard :

8
C w, y 
 hi w, y  où hi w, y  est la fonction de demandes conditionnelles des facteurs.
wi
II.2.2 La maximisation de la production
Supposons que le producteur ne dispose pas d’assez de ressources financières pour produire
suffisamment pour répondre à une forte demande sur le marché. Les dépenses en facteurs ne
pouvant pas excéder ses ressources financières, la maximisation du profit passe
nécessairement par la maximisation de sa production. Le problème du producteur est donc
de maximiser sa production sous la contrainte de la somme disponible pour l’achat de ses
facteurs (coûts).
Considérons que le producteur dispose d’une somme C pour la production d’un output 𝑦
avec vecteurs 𝑥 de 𝑛 inputs achetés sur le marché à un vecteur de prix 𝜔. Le problème du
producteur peut se formuler de la manière suivante:
𝑀𝑎𝑥 𝑦 = 𝑓(𝑥) 𝑠𝑐 𝑤𝑥 = 𝐶
Ce problème peut être résolu mathématiquement par la méthode de Lagrange. Il consiste à
maximiser une fonction de Lagrange,
𝑀𝑎𝑥 𝐿(𝑥, 𝜆) = 𝑓(𝑥) + 𝜆(𝐶 − 𝑤𝑥)
Où 𝜆 représente le multiplicateur de Lagrange
Conditions de premier ordre (CPO)
𝜕𝐿
=0
𝜕𝑥
𝜕𝐿
=0
𝜕𝜆

𝜕𝐿
= 0 , 𝑖 = 1, … . , 𝑛
𝜕𝑥
𝜕𝐿
=0
𝜕𝜆

= 𝑓 − 𝜆𝑤 = 0, 𝑖 = 1, … . , 𝑛 (1) avec 𝑓 =

= 𝐶 − 𝑤𝑥 = 0 (2)

représente le prix de référence de l’output (coût d’opportunité)


Si on considère un espace à deux facteurs 𝑥 et 𝑥
𝑓 − 𝜆𝑤 = 0
𝑓 − 𝜆𝑤 = 0

= = 𝑇𝑀𝑆𝑇 , , A l’optimum du producteur, le rapport des productivités marginales


est égal au rapport des prix des facteurs

9
Les CPO permet d’obtenir les extremums de la maximisation (Conditions nécessaires). Les
conditions de second ordre (CSO) permettent de savoir si ces extremums constituent un
maximum (Conditions suffisantes).
Différencions totalement les CPO par rapport à 𝑥 et 𝜆
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑑𝑥 + 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝑑𝑥 − 𝑤 𝑑𝜆 = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑑𝑥 + 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝑑𝑥 − 𝑤 𝑑𝜆 = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
…………………………………………………..
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑑𝑥 + 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝑑𝑥 − 𝑤 𝑑𝜆 = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
−𝑤 𝑑𝑥 − 𝑤 𝑑𝑥 − ⋯ − 𝑤 𝑑𝑥 = 0

En posant 𝑓 =

𝑓 𝑑𝑥 + 𝑓 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝑓 𝑑𝑥 − 𝑤 𝑑𝜆 = 0
𝑓 𝑑𝑥 + 𝑓 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝑓 𝑑𝑥 − 𝑤 𝑑𝜆 = 0
…………………………………………………..
𝑓 𝑑𝑥 + 𝑓 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝑓 𝑑𝑥 − 𝑤 𝑑𝜆 = 0
−𝑤 𝑑𝑥 − 𝑤 𝑑𝑥 − ⋯ − 𝑤 𝑑𝑥 = 0

Sous forme matricielle on a :

𝑓 𝑓 … 𝑓 −𝑤 𝑑𝑥 0
𝑓 𝑓 … 𝑓 −𝑤 0
⎛ ⎞ ⎛ 𝑑𝑥 ⎞ ⎛ ⎞
. . … . . . .
⎜ ⎟⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ . . … . . ⎟⎜ . ⎟ = ⎜.⎟
⎜ . . … . . ⎟⎜ . ⎟ ⎜.⎟
𝑓 𝑓 … 𝑓 −𝑤 𝑑𝑥 0
⎝−𝑤 −𝑤 … −𝑤 0 ⎠ ⎝ 𝑑𝜆 ⎠ ⎝0⎠

𝑓 𝑓 … 𝑓 −𝑤
𝑓 𝑓 … 𝑓 −𝑤
⎛ ⎞
. . … . .
⎜ ⎟
𝐻=⎜ . . … . . ⎟
⎜ . . … . . ⎟
𝑓 𝑓 … 𝑓 −𝑤
⎝−𝑤 −𝑤 … −𝑤 0 ⎠
H est la matrice hessienne bordée
La condition d’existence d’un maximum est que H soit définie négative. Cela est vrai lorsque
les déterminants des mineurs principaux de H alternent en signe. On appelle mineur principal
de H d’ordre n, un déterminant de H préservant la bordure.

𝑓 −𝑤
𝐻 = , mineur principal d’ordre 1
−𝑤 0

10
𝑓 𝑓 −𝑤
𝐻 = 𝑓 𝑓 −𝑤 , mineur principal d’ordre 2
−𝑤 −𝑤 0

𝑓 𝑓 𝑓 −𝑤
𝑓 𝑓 𝑓 −𝑤
𝐻 = , mineur principal d’ordre 3
𝑓 𝑓 𝑓 −𝑤
−𝑤 −𝑤 −𝑤 0

Si les CPO et les CSO sont satisfaites, on peut déterminer les fonctions de demandes, on
peut déterminer la fonction de demande conditionnelle des n facteurs :
𝑥 = 𝑔 (𝑤, 𝐶), 𝑖 = 1, … , 𝑛
On peut aussi déterminer le prix de référence 𝜆 = 𝜆(𝑤, 𝐶)
On peut également déterminer la fonction de production indirecte en intégrant dans la
fonction de production les fonctions de demandes conditionnelles des facteurs.
𝑦(𝑤, 𝐶) = 𝑓(𝑔(𝑤, 𝐶))
La fonction de production indirecte représente le même concept que la fonction de
production, mais dans un espace prix des facteurs-coût. La fonction de production indirecte
représente le niveau de production maximal qu’un producteur peut atteindre pour toute
configuration de prix des facteurs et de coût.
En partant de la fonction de production indirecte, on peut tirer la fonction de coût :
𝑦 = 𝑓(𝑤, 𝐶)
𝐶=𝑓 (𝑤, 𝑦)
𝐶(𝑤, 𝑦) = 𝑓 (𝑤, 𝑦)
𝐶(𝑤, 𝑦) représente la fonction de coût du producteur
Si cette fonction de coût satisfait à toutes ses propriétés, on peut lui appliquer le lemme de
Shephard :
C w, y 
 hi w, y  où hi w, y  est la fonction de demandes conditionnelles des facteurs.
wi
Diagramme de dualité
min wx S / C y  f ( x)  
dualité
max y  f ( x) S / C C  wx
int egrabilité  Résolution int egrabilité  Résolution
xi  hi w, y  
Substitution
xi  gi w, C 
Fonction de demande Fonctionde demande
conditionnelle des facteurs conditionnelle des facteurs
Lemmede Shephard  Substitution Identitéde Roy   Substitution
Cw, y 

Inversion
yw, C 
Fonctiondecoût Fonctiond ' utilitéindirecte

11
II.2.3 La maximisation du profit
L’objectif du producteur lorsqu’aucune contrainte ne s’impose à lui est de choisir la
combinaison de facteurs qui maximise son profit, étant donné sa technologie. Considérons
que le producteur produit un output 𝑦 avec vecteurs 𝑥 de 𝑛 inputs achetés sur le marché à un
vecteur de prix 𝜔. Si 𝑝 est le prix de l’output, le problème du producteur peut se formuler de
la manière suivante:
𝑀𝑎𝑥 𝜋 = (𝑝𝑦 − 𝑤𝑥) 𝑠𝑐 𝑦 = 𝑓(𝑥)
Ce problème peut être résolu mathématiquement par la méthode de Lagrange. Il consiste à
maximiser une fonction de Lagrange,
𝑀𝑎𝑥 𝐿(𝑦, 𝑥, 𝜆) = (𝑝𝑦 − 𝑤𝑥) − 𝜆(𝑦 − 𝑓(𝑥))
Où 𝜆 représente le multiplicateur de Lagrange
Conditions de premier ordre (CPO)
𝜕𝐿
=0
𝜕𝑦
𝜕𝐿
=0
𝜕𝑥
𝜕𝐿
=0
𝜕𝜆

=𝑝−𝜆 =0 (1)
( )
= −𝜔 + 𝜆𝑓 = 0 , 𝑖 = 1, … . , 𝑛 avec 𝑓 = (2)

= −𝑦 + 𝑓(𝑥) = 0 (3)
(1) Implique 𝑝 = 𝜆 , 𝜆 correspond bien au prix de référence (coût d’opportunité) de
l’output
En intégrant (1) dans (2), 𝜔 = 𝑝𝑓
Si on
considère un espace à deux facteurs 𝑥 et 𝑥
−𝜔 + 𝜆𝑓 = 0
−𝜔 + 𝜆𝑓 = 0

= = 𝑇𝑀𝑆𝑇 , , A l’optimum du producteur, le rapport des productivités marginales


est égal au rapport des prix des facteurs
Les CPO permet d’obtenir les extremums de la maximisation (Conditions nécessaires). Les
conditions de second ordre (CSO) permettent de savoir si ces extremums constituent un
maximum (Conditions suffisantes).
Différencions totalement les CPO par rapport à y, 𝑥 et 𝜆

12
−𝑑𝜆 = 0
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜆 𝑑𝑥 + 𝜆 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝜆 𝑑𝑥 + 𝑓 𝑑𝜆 = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
+𝜆 𝑑𝑥 + 𝜆 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝜆 𝑑𝑥 + 𝑓 𝑑𝜆 = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
…………………………………………………..
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
+𝜆 𝑑𝑥 + 𝜆 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝜆 𝑑𝑥 + 𝑓 𝑑𝜆 = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
−𝑑𝑦 + 𝑓 𝑑𝑥 + 𝑓 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝑓 𝑑𝑥 = 0

En posant 𝑓 =
−𝑑𝜆 = 0
+𝜆𝑓 𝑑𝑥 + 𝜆𝑓 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝑓 𝑑𝑥 + 𝑓 𝑑𝜆 = 0
+𝜆𝑓 𝑑𝑥 + 𝜆𝑓 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝑓 𝑑𝑥 + 𝑓 𝑑𝜆 = 0
…………………………………………………..
+𝜆𝑓 𝑑𝑥 + 𝜆𝑓 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝑓 𝑑𝑥 + 𝑓 𝑑𝜆 = 0
−𝑑𝑦 + 𝑓 𝑑𝑥 + 𝑓 𝑑𝑥 + ⋯ + 𝑓 𝑑𝑥 = 0

Sous forme matricielle on a :

0 0 0 … 0 −1 𝑑𝑦 0
0 𝜆𝑓 𝜆𝑓 … 𝜆𝑓 𝑓 𝑑𝑥 0
⎛ ⎞
0 𝜆𝑓 𝜆𝑓 … 𝜆𝑓 𝑓 ⎛ 𝑑𝑥 ⎞ ⎛0⎞
⎜ ⎟⎜ ⎟
⎜ . . . … . . ⎟⎜ . ⎟ ⎜ .

=⎜ ⎟
⎜ . . . … . . ⎟⎜ . ⎟ ⎜.⎟
⎜ . . . … . . ⎟⎜ . ⎟ ⎜.⎟
0 𝜆𝑓 𝜆𝑓 … 𝜆𝑓 𝑓 𝑑𝑥 0
⎝−1 𝑓 𝑓 … 𝑓 ⎝
0 ⎠ 𝑑𝜆 ⎠ ⎝ 0⎠

0 0 0 … 0 −1
0 𝑝𝑓 𝑝𝑓 … 𝑝𝑓 𝑓
⎛ ⎞
0 𝑝𝑓 𝑝𝑓 … 𝑝𝑓 𝑓
⎜ ⎟
. . . … . . ⎟
𝐻=⎜
⎜ . . . … . . ⎟
⎜ . . . … . . ⎟
0 𝑝𝑓 𝑝𝑓 … 𝑝𝑓 𝑓
⎝−1 𝑓 𝑓 … 𝑓 0⎠
H est la matrice hessienne bordée
La condition d’existence d’un maximum est que H soit définie négative. Cela est vrai lorsque
les déterminants des mineurs principaux de H alternent en signe. On appelle mineur principal
de H d’ordre n, un déterminant de H préservant la bordure.

0 −1
𝐻 = , mineur principal d’ordre 1
−1 0

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0 0 −1
𝐻 = 0 𝑝𝑓 𝑓 , mineur principal d’ordre 2
−1 𝑓 0

0 0 0 0
0 𝑝𝑓 𝑝𝑓 𝑓
𝐻 = , mineur principal d’ordre 3
0 𝑝𝑓 𝑝𝑓 𝑓
0 𝑓 𝑓 0

Si les CPO et les CSO sont satisfaites, on peut déterminer :


i) Les fonctions de demande des facteurs, 𝑥 (𝑝, 𝑤), 𝑖 = 1, … , 𝑛
ii) La fonction d’offre de la firme, 𝑦(𝑝, 𝑤)
iii) La fonction de profit 𝜋(𝑝, 𝑤) en intégrant dans l’équation de profit la fonction d’offre et
les fonctions de demande des facteurs
La fonction de profit représente le profit maximum pour toute configuration des prix des
facteurs et des produits.
La fonction de profit doit vérifier les propriétés suivantes :
 𝜋(𝑝, 𝑤) est monotone, elle est non décroissante en P et non croissante en 
 𝜋(𝑝, 𝑤) est homogène de degré 0 en 𝑤 et P , le producteur n’est pas victime de l’illusion
monétaire.
 𝜋(𝑝, 𝑤) est convexe en 
 𝜋(𝑝, 𝑤) est continue en 𝑤 et P .
Si une fonction de profit vérifie toutes ces propriétés, on peut lui appliquer le Lemme de
Hotteling :
( , )
= 𝑦(𝑤, 𝑝), fonction d’offre
( , )
− = 𝑥 (𝑤, 𝑝), fonction de demande des facteurs

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Travaux dirigés
L’entreprise SIBAM est spécialisée dans la production de pétards. Elle dispose d’une somme
de 5000 pour acheter deux inputs, le capital ( K ) au prix unitaire r =200 et le travail ( L ) au
prix unitaire  =500. Sa fonction de production est définie par :
𝑦 = 𝑓(𝐾, 𝐿) = 𝐿(𝐿 + 𝐾)
1) Déterminer les fonctions de demande conditionnelles des facteurs qui maximise la
production, ainsi que la productivité marginale du cout (multiplicateur). En déduire les
quantités optimales des facteurs utilisés, la valeur de la productivité marginale du cout
(multiplicateur) et le niveau de production.
2) Dériver la fonction de production indirecte. Retrouver les fonctions de demande
conditionnelles des facteurs en appliquant l’identité de Roy.
3) Déterminer la fonction de coût associée. Retrouver les fonctions de demande conditionnelles
des facteurs en appliquant le lemme de Shephard.
4) Déterminer les fonctions de demande conditionnelles des facteurs qui minimise les couts
de production, ainsi que le cout marginal du produit (multiplicateur). En déduire les
quantités optimales des facteurs utilisés, la valeur du cout marginal (multiplicateur) et le
niveau de cout.
5) Dériver la fonction de cout. Retrouver les fonctions de demande conditionnelles des
facteurs en appliquant le lemme de Shephard.
6) Etablir le diagramme de dualité entre la minimisation des couts et la maximisation de la
production
7) Déterminer les fonctions de demande des facteurs et d’offre de produit qui maximisent le profit
et la fonction de profit. En déduire les quantités optimales des facteurs, du produit et du profit.
8) En appliquant le lemme de Hotelling, retrouver les fonctions de demande des facteurs et d’offre
de produit.

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