Gestion des risques en milieu hospitalier
Gestion des risques en milieu hospitalier
THESE
En vue de l’obtention du : DOCTORAT
JURY
Bouchra BELKADI PES, Faculté des Sciences, Université Mohammed V de Rabat. Président
Abdelkarim FILALI- MALTOUF PES, Faculté des Sciences, Université Mohammed V de Rabat. Directeur de Thèse
Leila RADI Expert qualité et Présidente of the International Quality Control Corporation and food
safety Co-Directeur de Thèse
Najat MAHASSINI PES, Faculté de médecine et de pharmacie, Université Mohammed V de Rabat,
Rapporteur/Examinateur
Kaoutar ZNATI PES, Faculté de médecine et de pharmacie, Université Mohammed V de Rabat,
Rapporteur/Examinateur
Myriam RIYAD PES, faculté de Médecine et de Pharmacie, Université Hassan II de
Casablanca, Rapporteur/Examinateur
Asmaa MDAGHRI ALAOUI PES, Faculté de médecine et de pharmacie, Université Mohammed V de Rabat.
Examinateur
i
AVANT PROPOS
ii
PRODUCTIONS SCIENTIFIQUES
Publications :
- Youssef El Hani, Najat Mahassini, Leila Radi and Abdelkarim Filali-Maltouf.
Management of risks by the FMEA method in Morrocan health institutions : case of
Pathological Anatomy and cytology Laboratory in Rabat. Global Advanced Research Journal
of Medicine and Medical Sciences. November 2017 Vol: 6(11): 271-284.
- Youssef El Hani, Hafsa Lamrani Alaoui, Najat Mahassini, Leila Radi, Mimoun
Zouhdi and Abdelkarim Filali-Maltouf. Risk analysis and management of non-conformities of
the pre-analytical phase in a university testing laboratory of bacteriology. Journal of Medical
Laboratory and Diagnosis. Vol. 5(1), pp. 1-10, January 2014
- Youssef el Hani, Leila Radi, Fatima Bouazza, Najat Mahassini and Abdelkarim Filali-
Maltouf. Institution of quality management in Moroccan hospitals: "Case of Ibn Sina
University Hospital Centre of Rabat". American Journal of Research Communication. 2013:
Vol 1(10)
Communications orales :
- Youssef el Hani, Leila Radi, Fatima Bouazza, Najat Mahassini and Abdelkarim
Filali- Maltouf. Institution of quality management in Moroccan hospitals: "Case of Ibn Sina
University Hospital Centre of Rabat" aux journées internationales les 22 et 23 Juin 2012 à la
Faculté des Sciences Rabat.
- Youssef el Hani, Leila Radi, Fatima Bouazza, Najat Mahassini and Abdelkarim
Filali- Maltouf. Institution of quality management in Moroccan hospitals: "Case of Ibn Sina
University Hospital Centre of Rabat" le 15-17 Juin 2015 International Healthcare
Management conférence (IHMC), Université de Gumushane, Turquie.
- Youssef El Hani, Hafsa Lamrani Alaoui, Najat Mahassini, Leila Radi, Mimoun
Zouhdi and Abdelkarim Filali-Maltouf. Risk analysis and management of non-conformities of
iii
the pre-analytical phase in a university testing laboratory of bacteriology. Alliance
francophone pour la qualité et la sécurité des soins Santé, social et Médico-scocial. 18-19
Janvier 2013, Marrakech-Maroc.
Communications affichées :
- Youssef El Hani, Najat Mahassini, Leila Radi and Abdelkarim Filali-Maltouf.
Management of risks by the FMEA method in Morrocan health institutions: case of
Pathological Anatomy and cytology Laboratory in Rabat. International Healthcare
Management conferance (IHMC), Université de Gumushane, Turquie. 15-17 Juin 2015
- Youssef el Hani, Leila Radi, Fatima Bouazza, Najat Mahassini and Abdelkarim Filali-
Maltouf. Institution de la gestion de la qualité dans les hôpitaux marocains « cas du Centre
Hospitalier Universitaire Ibn Sina ». Journées Internationales du 22-23 Juin 2012 à la Faculté
des Sciences Rabat.
iv
DÉDICACES
v
REMERCIEMENTS
Ce travail est l’aboutissement d’un long cheminement au cours duquel j’ai bénéficié de
l’encadrement, des encouragements et du soutien de plusieurs personnes, à qui je tiens à dire
profondément et sincèrement merci.
Mes remerciements les plus sincères s’adressent au Pr Leila Radi pour son apport
considérable et inconditionnel depuis le Master QMSS. Mme Leila Radi m’a permis
d’approfondir et d’élargir mes connaissances sur des sujets interdépendants avec le sujet de
recherche. L’équipe de thèse sait que cela a coûté́ à Mme Leila Radi beaucoup de temps, et
surtout beaucoup de patience. Mes respects les plus dévoués !
Mes profonds remerciements vont aussi au Pr Najat Mahassini pour son assistance
opérationnelle, sa disponibilité et pour toutes les lumières qu’elle a toujours bien voulu
m’apporter. J’ai pu apprendre auprès d’elle en matière de méthodes de résolution de
problèmes, cercles qualité ainsi que la gestion des risques chimiques en particulier. Vous
m’avez toujours réservé le meilleur accueil, malgré́ vos obligations professionnelles. Vos
encouragements inlassables, votre amabilité́ , votre gentillesse méritent toute reconnaissance.
Je saisi cette occasion pour vous exprimer ma profonde gratitude tout en vous témoignant
mon respect.
Mes vifs remerciements vont également à Mme Myriam RIYAD de faculté de Médecine et de
Pharmacie, Université Hassan II de Casablanca, pour avoir aimablement accepté de lire mon
manuscrit et aussi de se déplacer malgré ses préoccupations afin d’être parmi les membres du
jury.
vi
Je tiens à remercier également Pr Asmaa MDAGHRI ALAOUI de l’hôpital d’enfants du
CHU-IS de Rabat d’avoir bien voulu participer à l’évaluation de ce travail malgré ses
nombreuses préoccupations, qu’elle en soit infiniment remerciée.
J’exprime tous mes remerciements à tous les membres du jury d’avoir bien voulu donner de
leur temps pour lire ce travail et faire partie des examinateurs. Certains ont dû prendre en
compte de se déplacer de leur endroit de travail. Qu’ils en soient particulièrement remerciés.
La partie relative à la Gestion des non-conformités et l’analyse des risques de la phase pré-
analytique des prélèvements biologiques a été réalisé au laboratoire de microbiologie de
l’hôpital Ibn Sina sous la direction du Pr ZOUHDI Mimoun. Mes remerciements au Pr
ZOUHDI Mimoun pour le soutien et les encouragements qu’il accorde à la recherche et aux
chercheurs au sein de son établissement.
Au staff du laboratoire d’ACP du HIS, je ne peux trouver les mots justes et sincères pour vous
exprimer mon affection et mes pensées, vous êtes pour moi des frères, sœurs et des amis sur
qui je peux compter.
Nous remercions toutes les personnes, sociétés, associations qui, d’une quelconque manière,
nous ont apporté leur amitié́ , leur attention, leurs encouragements, leur appui et leur expertise
pour que nous puissions mener à terme ce travail :
vii
- Mme Leila Houmairi, Chef de Service des ressources humaine de l’HIS et référent
qualité du centre de consultations et de traitements dentaires du CHU-IS.
Je souhaite terminer en remerciant mes ami(e)s et proches, mes confrères et tous ceux qui
m’ont encouragé et soutenu. Je ne saurais citer chacun par son nom, que tous trouvent ici
l’expression de ma profonde reconnaissance.
viii
RESUME
La mise en œuvre d’une démarche qualité rigoureuse dans une organisation hospitalière aussi
complexe que le centre hospitalier universitaire Ibn Sina de Rabat est une épreuve nécessitant
la mobilisation totale de toutes les parties prenantes de l’institution. Elle requiert le tracé d’un
modèle complexe, complet, réfléchi, approprié, infaillible et où toute déviance s’y trouve
résiduelle.
Les démarches de management des risques sanitaires abordées sont toutes caractérisées par un
grand usage, une simplicité de mise en œuvre et sont recommandées par des institutions
organisationnelles, nationales et internationales. De part l’obligation d’un pilotage étendu
d’une gestion du risque, le dénominateur commun de la pratique de ces méthodes systémiques
consiste en l’exhibition d’espace de risques liés au contexte étudié, aux choix de méthodes
d’appréciation de chaque risque, et enfin le choix de méthodes de traitement des risques
prioritaires.
ix
ABSRACT
Implementing a rigorous quality approach within a complex hospital organization
such as Ibn Sina University Hospitalrequires the full engagement of the
institution stakeholders, as it does also require designing
a well reflected, infallible, complexmodel where all the deviance is residual.
The materialization of the identified concepts in this research is experimentally based on
observing UHC-IS institutions. Given the cross-sectional diagnosis of this field work, we
tried to come up with the fundamental invariants that have allowed us to define new
practices in order to implement quality improvement and risk management within Moroccan
hospitals.
The addressed health risk management approaches are characterized by their remarkable use,
simple implementation and are highly recommended by national and international
organizations. Due to the need for an extensive risk management, the most common
denominator of practicing these systematic methods consists of exposing the extent of risks
that are relevant to the studied context, the choice of the assessment methods of each risk, the
stigmatized risks selection, and finally choosing the prioritized risks treatment methods.
x
SOMMAIRE
AVANT PROPOS ................................................................................................................................. ii
DÉDICACES ......................................................................................................................................... v
REMERCIEMENTS .............................................................................................................................vi
INTRODUCTION GENERALE.......................................................................................................... 1
I. Revue Bibliographique.................................................................................................................. 3
xi
3. Management des risques ......................................................................................................... 42
xii
LISTE DES FIGURES
Figure 1. La Boussole de santé .................................................................................................. 4
Figure 11. Diagramme Pareto par types de non-conformités enregistréesErreur ! Signet non
défini.
Figure 15. Cartographie RADAR de la criticité par classe et sous classe de défaillance ..... 111
xiii
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1. Classification réglementaire des agents biologiques pour le risque infectieux ..... 23
xiv
Tableau 24. Situations à risque au laboratoire d’ACP ............................................................ 75
Tableau 27. Criticité par situation à risque et par domaine de risque ..................................... 88
Tableau 29. Inventaire des produits chimiques utilisés dans le laboratoire d’ACP .............. 113
Tableau 31 Niveau de danger global par produit et par type de toxicité .............................. 118
Tableau 32. Calcul des Indices d’Exposition, de Protection et de Danger ........................... 120
Tableau 33. Hiérarchisation des risques chimiques par calcul des indices de risque ........... 123
xv
LISTE DES ANNEXES
Annexe1. Politique Qualité, Sécurité et Environnement du Centre Hospitalier Ibn Sina
2011 ........................................................................................................................................ 140
Annexe 6. Figure 16, Exemple de fiche de non-conformité des prélèvements ..................... 153
xvi
LISTE DES ABREVIATIONS
ACP : Anatomie et Cytologie Pathologique
DAB : Diaminobenzidine
xvii
HMY : Hôpital Moulay Youssef
IC : Indice de Criticité
ID : Indice de Danger
xviii
INTRODUCTION GENERALE
Les établissements de santé sont des organisations complexes, de par leur structure et
leur fonctionnement. Elles ont la mission d’assurer les soins, de médecine préventive, de
recherche médicale, d’aide médicale urgente et de formation.
Dans ce sens, la procédure d’accréditation vient pour s’assurer que les établissements de
santé développent une démarche d’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des
soins apportés aux différents clients. Ainsi, la gestion de la qualité représente désormais un
enjeu stratégique car elle sera déterminante lors de l’accréditation des établissements de santé.
Cette procédure d’évaluation externe de la qualité conduit les établissements à la mise en
œuvre d’un processus d’amélioration continue de la qualité et de gestion des risques,
l’objectif étant désormais d’améliorer la qualité des soins et des services et de réduire les
coûts tout en remplissant les critères d’accréditation.
Dans la même logique que celle définie par le référentiel du manuel d’accréditation, la
contractualisation interne permet également de s’inscrire dans une démarche qualité où le
patient est mis au centre des préoccupations à travers une démarche axée sur les résultats.
Rappelons que le contrat interne s’envisage dans un esprit d'assurance qualité en mettant en
place des protocoles et des documents formalisant l’activité et les relations entre clients et
fournisseurs afin de satisfaire au mieux ce dernier. Enfin, le contrat interne est basé sur une
dynamique d’amélioration continue qui est le dernier grand principe du référentiel
d’accréditation.
A l’instar d’autres pays le Maroc s’est engagé en 2006, dans le domaine de la santé,
dans une démarche qualité dans le cadre d’un partenariat entre le Ministère de la Santé et
l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ce partenariat vise, d’une part, la mobilisation
1
de l'ensemble du personnel dans une démarche d’accréditation à moyen terme et la qualité
totale à long terme. Et d’autre part, la prévention des risques susceptibles d’entraîner des
conséquences sur la santé et la sécurité des professionnels du secteur sanitaire qui se trouvent
exposés, dans le cadre de leur activité professionnelle à des risques potentiels. Dans ce sens
plusieurs textes législatifs ont été mis en place par le Ministère de la Santé (bulletin officiel –
N°5926 12 Rabii II 1432 (17-03-2011) / Chapitre relatif à la sécurité, hygiène et gestion des
risques, voir annexe 2).
Ceci rejoint la volonté et le souci majeur du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Sina
(CHU-IS) qui a initié en novembre 2007 un ambitieux programme visant
l'institutionnalisation du management de la qualité et la gestion des risques au niveau des
établissements relevant du CHU-IS en général, et la certification ISO 9001 de ses laboratoires
d’analyses en particulier. Le CHU-IS de Rabat, a intégré la notion de gestion des risques en
s’engageant dans une démarche qualité-sécurité-environnement depuis de nombreuses années,
voir annexe 1.
L’état des lieux réalisé suggère que le système de santé mondial n’a pas atteint ces
objectifs d’assurer un état de bien être de santé à l’ensemble de la population mondiale.
Certes, les efforts ne cessent de se déployer à l’échelle mondiale mais ils restent insuffisants
pour satisfaire les besoins des individus.
Le Maroc n’échappe pas à cette difficulté en dépit des efforts des operateurs du champ
de la santé. Pour atteindre ces objectifs, personne ne conteste la nécessité d’assoir les
systèmes de délivrance des soins sur des valeurs qui prônent la qualité et la maitrise des
risques dans le champ de la santé. Au Maroc, les pouvoirs publics et autorités de santé sont
convaincus des retombées de ces leviers sur la santé publique et n’ont cessé d’instaurer des
dispositifs normatifs et réglementaires pour en tirer profit.
2
I. Revue Bibliographique
Le système de santé est l’ensemble des organisations, des institutions, des ressources et
des personnes dont l’objectif principal est d’améliorer la santé.
3
Figure 1. La Boussole de la santé
Pour optimiser le niveau de chacune des 4 valeurs, le système de soins doit rechercher
les qualités suivantes :
3. L'acceptabilité : pour les usagers mais aussi pour les professionnels de santé et
pour les financeurs
Le système de soins est constitué de quatre grands groupes: les « producteurs » de santé,
les institutions chargées de l'organisation administrative et financière, et la population en tant
qu'utilisatrice : figure 2
4
• Les producteurs de soins comprennent les structures (établissements de santé publics
et privés), les réseaux de soins, les praticiens libéraux, les structures de prévention (protection
maternelle et infantile, médecine scolaire, service de santé au travail). Ils disposent de moyens
matériels (équipements) et humains (personnel médical, paramédical, administratif). Les
industries pharmaceutiques et les laboratoires d'analyses font aussi partie de cet ensemble.
• Les financeurs regroupent les organismes de protection sociale tels que la sécurité
sociale, les mutuelles, l'aide sociale, les assurances privées et les institutions de prévoyance.
• La population, soit en tant qu'utilisatrice (soins, prévention), soit en tant que source
de financement par le biais des cotisations sociales et des impôts. Elle intervient aussi en tant
qu'usager, client et citoyen, par l'intermédiaire des associations de défense des malades.
5
On peut schématiquement opposer 2 grands modèles de système de soins :
On distingue classiquement trois grands modèles de protection sociale dans les pays
industrialisés
2. Un personnel qualifié
6
L’amélioration de la santé des populations dans le monde, passe à travers la conception
de systèmes de santé solides et efficaces capables de prévenir les maladies et d’offrir un
traitement à la population sans distinction.
Même si l’OMS a mis toutes ces définitions, a identifié les axes et les paramètres pour
avoir un bon système de santé dans chaque pays partout au monde. Ce système a connu, dans
les 20 dernières années, dans différents pays une grande évolution due en partie aux profonds
changements politiques et économiques lié au passage des économies planifiées à des
économies de marché, à la réduction des interventions de l’Etat dans l’économie nationale, et
à une décentralisation accrue.
Les défis fondamentaux auxquels sont confrontés les pays du monde notamment
L’Europe, USA et l’Asie dans le domaine de la santé, sont en grande partie analogues et sont
tous confrontés aux mêmes difficultés de financement de leur système de santé et à une
interrogation croissante quant à l'efficacité du système à l'échelle de la personne et de la
collectivité.
En conclusion, Les systèmes de santé sont enracinés dans des traditions politiques,
historiques, culturelles et socioéconomiques spécifiques. Il s'ensuit que leur organisation, de
même que les ressources financières et humaines qui leur sont allouées, varie
considérablement d'un pays à l’autre même entre des pays qui ont des niveaux comparables
de revenu et de dépenses de santé.
7
d’efficacité, et d’efficience du système de soins. Ainsi, le système de santé marocain (OMS,
Rapport d'évaluation des fonctions essentielles de santé publique, 2016), est confronté à de
nouveaux problèmes essentiellement liés à la double transition démographique et sanitaire, à
l’insuffisance de la dotation du secteur et de l’iniquité dans le financement des soins.
S’ajoutent à cela des dysfonctionnements d’ordre structurel liés à la forte centralisation des
processus de planification et à la faible performance des établissements de production de
soins.
· Quant aux leviers d’action, qui représentent des actions motrices de la réforme de
santé, ils sont représentés par : l’institution d’équipes régionales de planification, le
développement d’un système d’information informatisée, la promotion de l’assurance qualité
et l’introduction de nouveaux mécanismes de régulation (PEH, Contractualisation…).
8
3. L’hôpital et le système hospitalier
- Définitions et évolution historique de l’hôpital
Du latin « hospitalia » désignant « chambres pour les hôtes » et « refuge pour les
indigents », ce terme a connu, en effet, une évolution historique ; il désignait un établissement
religieux recevant des personnes démunies.
Bien qu’il n’existe pas une définition de « l’hôpital » communément acceptée sur le
plan international, l’organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté la suivante : « l’hôpital
est l’élément d’une organisation de caractère médical et social dont la fonction consiste à
assurer à la population des soins médicaux complets, curatifs et préventifs, et dont les
exercices extérieurs irradient jusqu’à la cellule familiale considérée dans son milieu ; c’est
aussi un centre d’enseignement de médecine et de recherche bio-sociale. »
Le mot « hôpital » évoque des structures, des particularités techniques et des pratiques
administratives très diverses. Certains pays ont adopté une définition nationale et d’autre ont
préféré établir une classification détaillée de tous leurs établissements médicaux et sanitaires,
en précisant ceux qui sont considérés comme des « hôpitaux ». Le choix se fonde souvent sur
des raisons de nature purement administrative.
L’OMS estime que les critères ci-après constituent les caractéristiques essentielles d’un
hôpital, quelles que soient ses dimensions (OMS, Rapport N261. 1962):
5. Surveillance médicale.
9
- Missions de l’hôpital
Le milieu hospitalier est à la fois sensible et complexe. Sensible, parce que ses activités
s’intéressent à la fois à la santé et à la préservation de la vie humaine. Complexe, parce que
son organisation et son fonctionnement confrontent plusieurs pouvoirs d’où une multitude des
centres de décision. Les pouvoirs qu’on peut citer sont : le pouvoir politique avec le conseil
d’administration, le pouvoir administratif avec la direction de l’hôpital, le pouvoir médical
avec le comité médical de l’établissement et le pouvoir paramédical. Ces différents éléments
sont le signe que l’amélioration de la qualité des services dans un tel contexte est une tâche
complexe et difficile (Coulibaly, Kouam et Page, 2001).
Chaque centre hospitalier régional, préfectoral ou provincial ou hôpital est dirigé par un
directeur nommé par le ministre de la santé.
• Le pôle des affaires médicales est sous la responsabilité d’un médecin. Il est chargé
des missions suivantes :
10
− La contribution à la formation continue du personnel paramédical;
Le pôle des affaires médicales est organisé en deux ou plusieurs bureaux en fonction du
volume des activités.
• Le pôle des soins infirmiers est sous la responsabilité d’un cadre infirmier. Il a pour
mission de veiller à la bonne gestion des unités de soins et de services paramédicaux. A cet
effet, il est notamment chargé des activités suivantes :
Le pôle des soins infirmiers est structuré en deux ou plusieurs bureaux en fonction du
volume des activités.
11
− Assurer l’approvisionnement et la distribution de médicaments, fongibles, matériel
et autres produits nécessaires au fonctionnement de l’établissement ;
L’hôpital peut être aussi subdivisé en deux grands secteurs d’activités : les services
médico-techniques et les services cliniques dont chacun, selon le type d’activité qu’il réalise,
est lui-même divisé en services.
12
- Le système hospitalier
Le système de santé est un concept difficile à définir étant donné la complexité accrue
de ce domaine. Ainsi, il est difficile de déterminer en quoi il consiste, où il commence et où il
s’achève.
L’hôpital est un système selon plusieurs points de vue. C’est un système physique de
constructions, c’est un système d’interactions de plusieurs personnels, il comprend un
système logistique complexe, c’est un système de traitement des patients et c’est un système
d’informations (Aldred et al, 1971).
Une deuxième définition stipule qu’un système de santé est « un système qui inclut
toutes les activités dont le but essentiel est de promouvoir, restaurer ou entretenir la santé »
(Rapport OMS, 2000).
A partir de cette définition, on peut inclure toutes les activités dont le but essentiel est
de promouvoir, restaurer ou entretenir la santé et dont les objectifs sont non seulement
d’améliorer la santé des gens, mais également de les protéger contre le coût financier de la
maladie et de les traiter avec dignité (OMS, Rapport sur la santé dans le monde. 2000). En
aval de ce système de santé, on retrouve le système de soins qui se conçoit comme un sous-
système du premier et qui vise à maintenir et à rétablir la santé de la population dans un sens
plus large que l’état de non maladie (Bonvoisin, F. 2008).
Le management comprend l’ensemble des techniques qui sont mises en œuvre pour
administrer un organisme. Il a pour objectif de faire agir les différentes composantes de
l’entité en symbiose, de les amener à participer collectivement à la réalisation d’un même
projet et de faire que cette synergie profite à l’ensemble des parties prenantes. Afin que
chacun connaisse le rôle qu’il doit jouer, il faut une organisation, un cap à suivre et un pilote.
Le management de la qualité est une exigence commune à toute entreprise qui veut
rester compétitive. Le système de management préconisé par les normes ISO 9000 est un
modèle qui vise la maîtrise des processus et l’amélioration continue du service rendu au
client: c’est lui qui, à terme, doit être satisfait du produit ou du service qui lui est destiné !
13
Mais pour pouvoir se développer durablement, il est nécessaire aujourd’hui d’avoir une vision
plus ambitieuse. Le concept de TQM (Total Quality Management) s’adresse aux organismes
qui veulent aller plus loin en recherchant l’efficience de leurs activités, c'est-à-dire l’efficacité
au moindre coût. La Qualité Totale, dont un des modèles est celui de l’EFQM (European
Foundation for Quality Management), représente un changement de paradigme important :
elle considère que toutes les parties prenantes sont à la fois clientes et partenaires des
démarches d’amélioration. L’objectif est l’excellence de l’entreprise, c'est-à-dire le
développement continu de la performance de l’ensemble des processus, au bénéfice de tous :
clients, employés, correspondants externes, prestataires, dirigeants, actionnaires, tutelles…
(Tabutea, B. 2008).
− L’implication de la « direction » ;
14
mesure. Posture de l’encadrement, communication et formation en constituent les leviers
essentiels.
La dimension technique est celle des méthodes et outils (conduite de projet, système
d’information, méthodes d’identification et d’analyse de processus critiques, de résolution de
problèmes, de mise en œuvre de solution, de mesure et de pérennisation des résultats).
15
5. La gestion des risques en milieu hospitalier
La mission d’un hôpital a évolué au fil du temps pour suivre impérativement les
évolutions sociales, démographiques, épidémiologiques, économiques, environnementales
ainsi que celles du système de soins. L’hôpital se trouve ainsi caractérisé par un
environnement étoffé d’activités où le risque zéro n’existe pas, sans oublier qu’il doit
s’intéresser à de nouveaux risques émergents. Le système hospitalier se doit de maîtriser, de
gérer et de prévenir les risques qui sont de nature très variée. Ainsi la gestion du risque
s’inscrit aujourd’hui comme une composante essentielle de la stratégie d’un système
hospitalier.
5.1 Le risque
Kerven (1995), Défini le risque comme « un événement dont l'apparition n'est pas
certaine et dont la manifestation est susceptible d'engendrer des dommages significatifs sur un
programme entraînant la baisse des performances du système ou l’augmentation des coûts de
maintien en conditions opérationnelles ».
Selon Gourc (1999), le risque possède une double facette ; un danger et un facteur
d’opportunité, c’est ce que Gourc qualifie de « risque-écueil » en décrivant le risque subi qui
est plutôt négatif, quant au risque créateur d’opportunités, il le désigne par « risque-action ».
Dans la même logique, (Bougaret, 2002) qualifie de risque spéculatif le risque offrant
une possibilité de gain. En outre, ce terme a été redéfini par « l’exposition (d’une personne ou
d’un bien) à un danger potentiel, inhérent à une situation ou à une activité » (Aloui S., 2007)
16
Il est certainement possible de proposer d’autres définitions du risque et ses éléments
constituants. Cependant les définitions que l’on peut reconstituer se divise en deux grandes
catégories :
➢ Les définitions du risque basées sur la notion de menace, associée ou non à des
vulnérabilités
Dans cette catégorie le risque est défini par l’ensemble « actif, menace » ou « actif,
menace, vulnérabilités exploitées »
Le risque est la conjonction d’un actif et d’une menace susceptible de faire subir
un dommage à cet actif.
Le risque est la conjonction d’un actif, d’une menace susceptible de faire subir un
dommage à cet actif et de vulnérabilités exploitées par la menace pour faire subir à
l’actif ce dommage.
Ces définitions du risque conduisent à une notion de « risques types » résultant de types
d’actifs, de types de menaces et, éventuellement, de types de vulnérabilités.
Cette définition ne fait pas intervenir la variable « temps » » et ne permet pas de décrire
des enchaînements d’événements, de causes ou de conséquences. Il s’agit donc d’une vision «
statique » des risques.
17
▪ Le risque défini par un scénario
Une autre définition du risque revient à considérer que la description des circonstances
de survenance du dommage subi et que le dommage subi par l’actif, doivent faire partie de la
définition du risque.
Le risque est la conjonction d’un actif, d’un type de dommage pouvant être subi
par cet actif et de circonstances dans lesquelles ce dommage pourrait survenir.
Il s’agit donc d’une vision « dynamique » des risques, dans laquelle le temps peut
intervenir, ce qui peut donner lieu à des actions différenciées en fonction de phases du
scénario de risque. Cette vision dynamique permet de décrire et de tenir compte
d’enchaînements d’événements, de causes ou de conséquences.
Finalement, le risque d’un événement est défini par deux paramètres indissociables :
18
Le risque résulte de la probabilité d’occurrence d’un dommage résultant d’une
exposition à un danger, plus la probabilité et la gravité sont élevées plus le risque l’est aussi,
voir figure 3.
19
5.1.3 Types de risques en établissement de santé
Ce sont les risques iatrogènes qui incluent les risques liés aux actes médicaux et aux
pratiques (erreurs de diagnostic, de traitement, maîtrise insuffisante ou non-respect d’un geste
technique, d’une procédure), les risques liés à l’utilisation des produits de santé
(médicaments, produits sanguins, équipements médicaux, etc.), les risques infectieux
nosocomiaux (c’est-à-dire acquis en établissement de santé), mais aussi les risques liés à
l’organisation des soins et à l’environnement.
On inclut dans cette catégorie les risques liés à la non-observance des traitements par les
patients, et également les risques liés aux questions éthiques (acharnement thérapeutique,
euthanasie, etc.), les risques liés au défaut d’information ou au non-respect du secret médical.
Il s'agit des risques concernant les bâtiments et les installations entre autres : incendie,
rupture d’électricité, défaut d’approvisionnement en eau, pollution, défaut des systèmes
informatiques.
20
✓ Le risque biologique
Le risque biologique est présent lorsque des personnes peuvent être exposées à des
agents biologiques, susceptibles de provoquer une infection. Ces agents biologiques sont des
micro-organismes (bactérie, virus, champignons, agents transmissibles non conventionnels ou
parasites) qui ont recours à différentes voies de contaminations (par inhalation, par ingestion,
par contact, par projection et inoculation).
Les effets sur la santé des agents biologiques pathogènes sont très variables ; ils
dépendent notamment de l’agent biologique en cause, des conditions d’exposition et de
certains facteurs individuels (INRS, Santé et sécurité au travail. 2017).
L’exposition à des agents biologiques peut entraîner quatre types de répercussions sur la
santé, à savoir :
• Allergies : Les allergènes les plus connus en milieu professionnel sont des agents
chimiques ou des produits végétaux. Un agent biologique peut aussi être à l’origine
d’allergies (par exemple certaines moisissures ou bactéries actinomycètes).
Les manifestations allergiques dues à des agents biologiques peuvent être des allergies
cutanées et, plus souvent, des rhinites, pneumopathies d’hypersensibilité ou asthmes.
Les endotoxines sont des composants de la paroi des bactéries dites Gram négatif ; Dans
le contexte des expositions professionnelles, leurs effets sont complexes :
21
- Manifestations digestives (nausées, diarrhée...) rattachées à une exposition massive
par inhalation.
Les mycotoxines sont produites par des moisissures dans certaines conditions
d’humidité et de température et sur certains substrats. Leurs effets toxiques par ingestion
d’aliments contaminés sont bien connus ; certaines mycotoxines sont classées cancérogènes
par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) (INRS, Les risques biologique
en milieu professionnel, 2014).
La classification du CIRC, n’a pas de caractère réglementaire mais dresse un état des
lieux des connaissances sur le caractère cancérogène d’un agent donné.
Une deuxième classification des agents biologique existe, il s’agit d’une classification
réglementaire en fonction du risque infectieux (règlement européen, article R. 4421-3 du code
du travail). Cette classification n’a pas de base scientifique mais il s’agit d’un consensus entre
experts des différents états membres de l’Union européenne afin de faciliter l’évaluation des
risques.
22
Tableau 1. Classification réglementaire des agents biologiques pour le risque infectieux
Propagation
Pathogénicité Danger pour les Existence d’une prophylaxie chez
Groupe dans la
chez l’homme professionnels l’homme et/ou d’un traitement efficace
collectivité
1 NON - - -
2 OUI OUI Peu Probable OUI
3 OUI OUI Possible OUI
4 OUI OUI Risque élevé NON
✓ Le Risque chimique
Les risques chimiques résultent de la présence simultanée d’une personne (ou enjeux) et
d’un agent chimique dans une même zone, créant soit une situation dangereuse, soit une
exposition, voir figure 4.
23
Figure 4 : Mécanisme conduisant au dommage
o Le risque toxicologique
24
o Les risques d’incendie et d’explosion
Le risque d’incendie sera donc particulièrement à craindre dans les locaux de stockage
des produits chimiques et dans ceux des blocs de paraffine, dans les locaux de fixation et ceux
d’inclusion et de coloration (cas des laboratoires d’ACP).
Le risque est beaucoup plus important dans le secteur de la santé que dans d’autres
systèmes à risque, plusieurs caractéristiques du système de santé contribuent à expliquer ce
niveau élevé de risque :
- Une importante variabilité des pratiques avec une régulation et une standardisation
minimales. Il est fréquent que plusieurs médecins traitant des pathologies
identiques dans un même établissement de santé utilisent des stratégies
thérapeutiques différentes ;
25
- Une hétérogénéité du risque : le risque n’est pas comparable et uniforme entre
spécialités médicales, types de patients, et types d’établissements ;
- Une difficulté de réguler les flux de patients, compte tenu de la part d’activité non
programmée ;
Une démarche de gestion des risques a pour but d’assurer la sécurité du patient et des
soins qui sont délivrés et en particulier de diminuer le risque de survenue d’événements
indésirables pour le patient et la gravité de leurs conséquences (Haute Autorité de Santé,
2016).
La gestion des risques peut être aussi représentée par une série de procédures et de
mesures faites par certains organismes pour faire face à toutes sortes d'exposition de risque.
Elle inclut habituellement l'identification, la mesure, le contrôle et la surveillance de risque.
Le processus de gestion des risques est centré sur la compréhension des risques et la réduction
de leurs effets. Les étapes du processus de gestion des risques peuvent varier de
l'identification/d'analyse (ou estimation) de risque, par l'intermédiaire de mesure des risques
(ou de l'évaluation), moyennant différentes méthodes de gestion des risques (Norrman et
Jansson, 2004).
26
La gestion des risques acquiert un double volet (Quenon JL. Et Gautier R., 2000):
- Un volet réactif : ayant pour finalité de limiter les causes et les conséquences des
événements indésirables par le biais des actions correctives.
- Un volet préventif : qui identifie les problèmes avant leur apparition en analysant
les situations graves et leurs sensibilités puis mettre en place des actions proactives
et suivre leurs efficacités.
Différents objectifs peuvent être attribués à la gestion des risques en milieu hospitalier :
- La protection, qui consiste à agir en aval pour diminuer la gravité potentielle des
événements indésirables par la mise en place de moyens de détection précoce du
risque et de barrières de sécurité effectives ;
Le tout afin de faire passer le risque d’une zone inacceptable à une autre plus acceptable
; réduire les plaintes et contentieux en les utilisant plutôt comme des sources d’informations
pertinentes sur les risques à l’hôpital ; augmenter la sécurité des patients en augmentant leur
confiance (Eytan Ellenberg, 2003)
Les modalités de développement d'un système de gestion des risques doivent être
adaptées aux spécificités du domaine concerné.
27
Gérer les risques ne signifie pas éliminer tous les risques mais consiste à définir la
meilleure stratégie permettant de les prévenir ou de faire face à leurs conséquences.
La gestion des risques dans les établissements de santé se fait selon deux approches (à
priori et à posteriori) qui nécessiteront l’utilisation de différentes méthodes. Ces dernières
entrent dans le cadre d’approches prédictives et approches rétrospectives (Vanura et al.,2002).
Cette approche est fondée sur le retour d’expérience, telle que pratiquée actuellement
dans les établissements, par la mise en œuvre d’un système de signalement des évènements
indésirables (incidents, accidents) qui témoignent de l’existence de risque. Elle peut être
optimisée par l’utilisation des méthodes en vue d’aider au choix d’actions correctives
prioritaires.
Les concepts fondamentaux d’une telle approche sont exposés dans les travaux de
James Reason, 1993. Son modèle le plus pertinent est celui du fromage suisse à trous, voir
figure 5 : les tranches de fromage représentent les barrières protégeant d’un accident, et les
trous les failles. En effet, ce modèle montre comment les défenses, les barrières, les
protections peuvent être franchies par la trajectoire d’un accident.
Si les barrières mises en place défaillent ou deviennent poreuses, elles nécessitent d’être
consolidées, c’est-à-dire les remettre en cause, les interroger à la lumière des possibles
accidents et incidents, voire de ceux qui ont déjà eu lieu.
28
« résidents pathogènes » dans le système doivent être identifiées pour être corrigées. C’est
dire qu’une analyse d’accident doit concerner l’ensemble du processus et ne pas s’arrêter à la
faute d’un individu seulement.
En l’absence de démarche de gestion des risques, les événements se produisent sans que
l’institution en tire un enseignement.
Très utilisée dans de nombreux secteurs industriels souhaitant évaluer la fiabilité d’un
processus et les risques inhérents. Appliqué en établissement de santé, elle a un grand intérêt
car elle permet :
- De décrire les conséquences de ces défaillances sur l’organisation interne ou sur les
patients.
- De classer les défaillances selon leur criticité (une défaillance est d’autant plus
critique qu’elle est fréquente, grave et difficilement détectable) Les processus à
analyser en priorité sont ceux qui correspondent à des enjeux forts pour
l’établissement du fait de leur impact sur la sécurité des patients, leur satisfaction
ou l’organisation interne.
Elle consiste en une analyse méthodique des processus afin de prévoir les risques à
venir en utilisant une ou plusieurs des méthodes suivantes :
- La méthode APR
o HAZOP
Utilisée dans l’industrie chimique pour passer en revue un procédé afin d’identifier si
des déviations au procédé peuvent avoir des conséquences indésirables.
29
o « If what »
C’est une méthode qui consiste à élaborer des « scenarii du pire » afin d’aboutir à la
définition de plans de protection. Devrait être réservée à un objectif d’optimisation des
mesures de sécurité devant être mises en œuvre face à des risques majeurs en gravité mais
d’occurrence faible.
o La méthode APR
L’Analyse Préliminaire des Risques (APR) développée au début des années 1960 aux
Etats-Unis, initialement pour des applications aéronautiques et militaires, cette analyse a pour
objectif de sécuriser un système, en procédant à une analyse fonctionnelle et en déterminant
les situations dangereuses (état d’un système en présence d’un danger) de chaque étape
(identification, évaluation, hiérarchisation et maitrise du risque). Selon la norme CEI-300-3-9
(CEI 300-3-9, 1995), l’APR peut être définie comme « une technique d’identification et
d’analyse de la fréquence du danger qui peut être utilisée lors des phases amont de la
conception pour identifier les dangers et évaluer leur criticité ».
30
L’objectif de la méthode APR est de cibler les dangers potentiels (Bertrand, E. et al
2010) et d’obtenir une cartographie des risques existants, c’est à dire « le diagnostic sur les
vulnérabilités de l’activité considérées vis-à-vis d’un ensemble prédéfini de dangers et le
résultat de ce diagnostic ».
• L’échelle de gravité
• L’échelle de vraisemblance
L’APR est particulièrement utile pour approfondir une analyse ou notamment, lors de la
mise en place ou modification importante d’une nouvelle organisation.
o La méthode AMDEC
Dans les années 60, les Etats-Unis ont utilisé cette méthode d’analyse préventive
(méthode a priori) de la sûreté de fonctionnement du matériel, dans le secteur de
l’aéronautique. Puis, dans les années 70, les européens ont repris cette méthode dans les
industries automobiles, chimiques et nucléaires. De nos jours, elle est systématiquement
utilisée dans :
• Les logiciels,
• et désormais en santé.
Bien que l’AMDEC soit souvent confondue, dans la littérature, avec l’AMDE (Analyse
des Modes de Défaillances et de leurs Effets), l’AMDEC inclut une évaluation quantitative de
la criticité, l’AMDE étant uniquement une méthode qualitative (Bonnabry, P. et al 2005).
31
Présentation de la méthode
Il s’agit d’une méthodologie rigoureuse visant à identifier les modes potentiels et traiter
les défaillances avant qu'elles ne surviennent, avec l'intention de les éliminer ou de minimiser
les risques associés. Les "défaillances" peuvent être celles d'un objet, d'une machine, d'un
service ou d'un processus quelconque.
Avant de mettre en œuvre cette méthode, il est important d’effectuer une étude
préliminaire du processus concerné, de son fonctionnement et d’un découpage en différentes
étapes. Chaque étape fait alors l’objet d’une analyse des défaillances en se posant la question :
« qu’est ce qui pourrait aller mal se passer dans cette étape du processus ? ». Les défaillances
mises en évidence sont ensuite analysées pour déterminer leurs fréquences (F), gravités (G) et
détectabilités (D). La multiplication de ces trois valeurs permet de calculer l’indice de criticité
relatif à chaque défaillance. Cet indice, numérique, est utilisé pour effectuer un classement
des défaillances constatées. Il permet ainsi de définir les actions correctives à entreprendre en
priorité (indice de criticité élevé) et les défaillances qui peuvent être considérées comme
acceptables.
Cinq types d’AMDEC peuvent être distingués : l’AMDEC procédé, l’AMDEC produit,
l’AMDEC service, l’AMDEC processus et l’AMDEC processus à l’hôpital (Landy, 2007).
▪ L'AMDEC procédé
L’AMDEC procédé a pour objectif de « concevoir un procédé qui ne puisse pas défaillir
». L'analyse va permettre de :
32
▪ L'AMDEC produit
▪ L’AMDEC services
▪ L’AMDEC processus
33
2. Identifier les risques a priori :
4. Hiérarchiser les risques identifiés pour éclairer la prise de décision et programmer les
actions à mener.
- Par des actions correctives et/ou préventives, en agissant sur la fréquence et/ou sur la
gravité.
6. Objectifs de la thèse :
o Objectif principal :
o Objectifs spécifiques :
34
• Réalisation de la cartographie des risques au niveau d’un site pilote au CHU-IS et
choix d’outils appropriés
35
Doté d'un corps médical de haut niveau, de renommée internationale, le CHU-Rabat
accueille un grand nombre de malades, toutes catégories sociales confondues,
particulièrement les couches défavorisées.
Afin de continuer à remplir dûment ses missions et de promouvoir la qualité des soins
fournis aux patients - dont le nombre est en progression continue -, la direction du CHU-IS de
Rabat-Salé a mis au point d'importants projets dans le souci d'accompagner les progrès en
cours dans le domaine médical et de répondre aux attentes des patients.
2. Management qualité
La Démarche Qualité est une des actions stratégiques inscrites dans la réforme
hospitalière initiée par le Ministère de la Santé. Dans ce cadre, le CHU-IS a initié en
novembre 2007 un ambitieux programme visant l'institutionnalisation du management de la
qualité au niveau des établissements relevant du CHU-IS. Ce programme a prévu deux étapes
: une première étape concernant les apports théoriques en matière de sensibilisation des
médecins chefs d'établissement et la formation des référents qualité propre à chaque
établissement. Plus opérationnelle, la deuxième étape est consacrée à la mise en place de la
démarche qualité dans le CHU-IS avec notamment l'institutionnalisation du programme
Management Qualité (PMQ) ainsi qu'une description de l'organisation des Comités
Opérationnel et Stratégique de Qualité (COQ et CSQ respectivement) et l'Unité Management
36
Qualité au niveau de la Direction du Centre Hospitalier Ibn Sina (DCHU-IS), précisant leurs
missions et leurs attributions.
37
modèle de démarche qualité adapté aux caractéristiques de l’organisation hospitalière en
terme de contenu et de démarche d’implantation.
Il s’agit de la mise en place d’une étude qualitative fondée sur des entretiens avec les
professionnels impliqués dans la démarche qualité des services ayant adhéré au programme
d’implantation de la gestion de la qualité depuis 2007.
Ressource Humaines
L’étude a été réalisée dans le Centre Hospitalier Universitaire de Rabat-Salé qui est
rappelons le est doté d’une capacité d’hospitalisation de 2816 lits, emploie 6239 personnes et
offre toute la gamme des soins de santé. Le tableau 3 ci-dessous présenté donne la structure
de l’échantillon pris en compte par cette analyse.
Caractéristique Nombre %
Nombre de services inclus 21 100%
Dont :
Médecins 9 18%
Cadres de Santé 16 31%
Administratifs 12 24%
Techniciens 14 27%
L’étude a porté sur 21 services qui étaient engagés dans le programme de management
de la qualité entre 2007 et 2011, soit 100% des services engagés dans le programme. Les
entretiens ont été menés avec les personnes impliquées dans le management du service et de
la démarche qualité (médecin chef de service, pilote et membre des cercles qualité). D’un
effectif total de 210 participants dans la démarche, 51 personnes ont été questionnées a raison
d’une à trois individus par service selon leurs disponibilités et la teneur des premiers
entretiens. Elles représentent ainsi 24% de la population, et elles sont réparties comme suite :
9 médecins, 16 cadres de santé, 12 administratifs et 14 techniciens.
38
Questionnaire adopté
Les entretiens ont eu lieu à l’aide d’un questionnaire conçu suivant le modèle de la
Fondation Européenne du Management Qualité, Edmond LE COZ. (2003) et
l’ISO9001v2008. Annexe 5.
Validation
Le questionnaire a été testé et validé sur un autre hôpital universitaire. Après validation,
nous l’avons utilisé sur notre champ d’étude à savoir les services engagés dans la démarche
qualité au niveau du CHU-IS.
Méthodes d’analyse
En 2009 le laboratoire central de Microbiologie s’est engagé dans une démarche qualité
visant la certification ISO9001 à court terme et l’accréditation ISO15189 à long terme. En
2011, la cellule qualité du laboratoire a élaboré un diagnostic auto-évaluatif sur la conformité
par rapport au GBEA (Bulletin Officiel N 5892 et Note directoriale 1417, Annexe 4).
39
Le laboratoire universitaire de microbiologie ciblé par notre étude desserve 10 hôpitaux
universitaires relevant du Centre Hospitalier Ibn Sina de Rabat (CHU-IS) qui ont adhéré à un
programme de management qualité du Ministère de la santé marocain. Ce laboratoire reçoit
les demandes et les échantillons biologiques des établissements hospitaliers de soins et
d’hospitalisation suivant : Hôpital Ibn Sina (HIS), Hôpital d’Enfants Rabat (HER),
laboratoires et cliniques externes (EXT), Hôpital ER Razi (HERR), Hôpital des Spécialités
Rabat (HSR), Maternité Souissi, Hôpital Ayachi Salé (HAS), Hôpital Moulay Youssef
(HMY), Institut National d’Oncologie (INO), Centre National de Santé Reproductrice
(CNSR). Pour le personnel médical, il est composé d’un chef de service PES (professeur
d’enseignement supérieur), de 4 médecins biologistes, 1 professeur assistant et des résidents
internes. Le personnel paramédical est constitué de 5 ingénieurs d’états, 12 techniciens, 1
infirmier chef, 3 infirmiers polyvalents et 6 agents de service. Le laboratoire assure des
activités analytiques regroupant la bactériologie médicale, la sérologie bactérienne et le
contrôle de l’hygiène hospitalière et alimentaire.
Au cours de l’année 2012, nous avons effectué sur une période de 10 mois le recueil
d’informations concernant les non-conformités de prélèvements constatées et traitées. Le but
était d’avoir un recensement qualitatif et quantitatif de toutes les non-conformités identifiées
selon des critères bien déterminés (voir tableau 4), en vue d’améliorer la qualité du service
rendu par le laboratoire.
40
Tableau 4. Critères d’identification des prélèvements non conformes.
Identification prescripteur
Prescription Date et heure de prescription
Absence de renseignements cliniques
41
La détermination de l’indice de criticité est utilisé pour hiérarchiser les non-
conformités, se calcule en faisant le produit des scores attribués à la fréquence, à la gravité et
la probabilité de détection de l’anomalie (Metais, E. 2004). Par la suite, des actions
préventives sont proposées en vue de leur application pour empêcher le renouvellement de
certaines anomalies. Enfin le responsable de l’assurance qualité assure le suivi des non-
conformités et vérifie que ces actions correctives et préventives sont bien efficaces afin de
clôturer la fiche.
Le diagramme de Pareto a été utilisé pour déterminer les causes essentielles, quant à la
méthode AMDEC, elle nous a permis d’évaluer l’indice de criticité (IC) des non-conformités
selon leur fréquence leur gravité et détectabilité :
42
• Superficie
Salles Superficie en m2
• Ressources Humaines :
43
Tableau 6. Ressources humaines du laboratoire d’ACP du CHU-IS
Processus Activités
Pré-Analytique Réception, tri & enregistrement
- Macroscopie
- Technique : Imprégnation, enrobage, microtomie,
Analytique
cytologie, coloration, montage.
- Microscopie
Post-Analytique Compte rendu d’examen d’Anatomie Pathologique
3.1 AMDEC
Nous avons choisi l’AMDEC comme approche d’analyse des risques vu qu’elle
représente la méthode de référence recommandée en «1ère intention » par la HAS et par
l’Institute for Healthcare Improvement (IHI) (Bonnabry, P. 2008). D’autant plus, l’AMDEC
s’applique bien aux processus du domaine de la santé, elle est simple à mettre en œuvre, elle
permet une quantification des risques et permet de quantifier l’impact des mesures
d’amélioration (Bonnabry P., 2005).
44
Figure 6. Etapes de réalisation de l’AMDEC au laboratoire d’ACP
45
L’analyse des risques en groupe de travail s’apparente à un travail de réflexion
collective « brainstorming ». Il s’agit d’envisager de la façon la plus exhaustive l’ensemble
des risques générés en s’appuyant sur la méthode d’analyse AMDEC (Cridelich, C. 2011).
Les personnes composant le groupe de travail ont été retenues pour leurs compétences
(connaissance des processus et expérience).
Afin d’analyser les barrières de sécurité mises en place et de juger de la pertinence des
actions correctives et préventive à envisager (nouvelles barrières au regard du risque
identifié), Nous avons adopté l'approche fonctionnelle dans la réalisation de l’AMDEC. Cette
approche consiste à subdiviser les phases en activités afin de dégager le plus d’informations
potentielles liées aux différents processus, voir figure 7.
46
PRÉLÉVEMENT
Fixation Cryotomie
Stockage de la Elimination
Macroscopie
pièce fixée
Echantillonnage
Stockage par
Inclusion congélation
Stockage des
produits de fixation
et d’analyse : Coupe et étalement sur lame
- Colles
ture es
Compte rendu
d’analyse
nalyse
47
• L’identification des risques :
Dans ce cadre plusieurs visites ont été effectuées sur le champ d’étude, nous avons
identifiés 59 situations dangereuses.
Cette étape a consisté à déterminer la criticité de chaque situation à risque, pour cela
une échelle de mesure à été définit par le groupe de travail, (voir les tableaux 8, 9, et 10 ci-
dessous), comme suite :
La Gravité G des effets liés à chaque mode de défaillance (G), voir tableau 8 :
- Cotation 1 pour les effets mineurs (Situation d’inconfort ou de gène sans atteinte de
la sécurité ou la santé des usagers)
- Cotation 2 pour les effets peu grave (Blessure, Dommage physique ou moral)
- Cotation 4 pour les effets très grave (Décès, Menace du pronostic vital ; Incapacité
permanente)
1 2 3 4
Situation d’inconfort
Hospitalisation Décès, Menace du
ou de gène sans Blessure; Dommage
Gravité ou prolongation pronostic vital;
atteinte de la sécurité physique ou moral
(G) d'hospitalisation Incapacité permanente
ou la santé des usagers
Mineur Peu grave Grave Très grave (majeur)
48
La Fréquence d'apparition de chaque mode de défaillance (F), voir tableau 9 :
- Cotation 1 pour les défaillances très peu fréquente, une fois par an au maximum
- Cotation 2 pour les défaillances peu fréquentes, une fois durant 1an au minimum et
une fois durant le trimestre au maximum.
- Cotation 3 pour les défaillances fréquente, une fois durant le trimestre au minimum
et une fois par semaine au maximum.
- Cotation 4 pour les défaillances très fréquente, une à plusieurs fois par jour.
1 2 3 4
Une à
1fois par trim.=< F plusieurs
Fréquence
Au plus 1 fois 1fois durant 1 an =<F<= 1fois <= 1 fois par fois par
(F)
par an par trim. semaine. jour
Très peu Très
Peu fréquent Fréquent
fréquent fréquent
Détectabilité 1 2 3 4
49
La criticité est le produit des trois facteurs : C= F x G x D
• Hiérarchisation :
Il s’agit d’une étude semi-quantitative par estimation des niveaux de risque en fonction
des conditions d’exposition.
• Etapes :
Il s'agit des :
• Intermédiaires de synthèse,
• Sous-produits,
• Produits finis,
50
• Produits divers (produits d'entretien et de nettoyage, de maintenance …),
• Déchets …
Cette étape permet également de repérer les agents chimiques qui n'ont pas été utilisés
depuis un certain temps ou qui ne sont plus utilisés.
Dans la caractérisation des dangers des produits chimiques, il est décidé d’utiliser les
phrases de risque (phrases R) comme principales sources d’informations car elles sont
facilement accessibles et permettent la caractérisation des dangers physico-chimiques,
environnementaux et toxicologiques.
Parmi les différentes sources d’informations permettant d’avoir accès aux phrases R
associées aux produits chimiques dangereux, les sources suivantes sont utilisées par ordre de
priorité :
51
Tableau 11. Effets sur la santé
Toxicité locale
Voie de pénétration Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3
Respiratoire (Lresp) -- R34 R37 R35
Cutanée (Lcut R38 R66 R34 R35
Oculaire (Loc) R36 R34 R35 R41
Toxicité CMR
Type d'effet Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3
Cancérogène (C) -- R40 R45 R49
Mutagène (M) -- R68 R46
Reprotoxique (R) -- R62 R63 R64 R60 R61
Les produits CMR de niveau 3 correspondent aux produits C, M, R de catégorie 1 et 2 de la
législation européenne (INRS, ED5010. 2004).
- 9 types de danger :
• Effet local par voie d’absorption respiratoire (Lresp) cutanée (Lcut) ou oculaire
(Loc),
• Effet systémique non CMR par voie d’absorption respiratoire (Sresp), cutanée
(Scut) ou orale (Soral),
52
- 3 niveaux de danger :
Pour chaque type de danger est calculé un indice de danger (ID) qui servira au calcul
des indices de risque. Cet indice de danger est égal au niveau de danger porté à la puissance
de 10 selon la formule suivante : ID = 10 (niveau du danger).
• Indices de danger d’effet local par voies respiratoire (IDLresp), cutanée (IDLcut) et
oculaire (IDLoc),
• Indices de danger d’effet systémique non CMR par voies respiratoire (IDSresp),
cutanée (IDScut) et orale (IDSoral),
Le niveau global de danger à retenir sera le maximum des 9 indices de dangers associés.
Dangers physico-chimiques
Niveau 0 Niveau 1
F - Feu -- R7 R8 R11 R12 R15 R17 R18 R30
E - Explosion -- R1 R2 R3 R4 R5 R6 R9 R16 R18 R19 R44
Dangers environnementaux
Niveau 0 Niveau 1
Environnement -- R50 R51 R52 R53 R54 R55 R56
53
3. Evaluation de l’exposition du personnel :
L’exposition du personnel aux agents chimiques dangereux est caractérisée par la prise
en compte de divers facteurs permettant d’en estimer l’intensité (de manière semi-
quantitative). Pour les activités professionnelles impliquant la manipulation d’un ou plusieurs
produits dangereux, des observations de terrain doivent permettre de recueillir les
informations nécessaires au renseignement de ces critères.
- Fréquence de manipulation,
- Quantités utilisées,
Un indice d’exposition (IE) est calculé à partir des niveaux de fréquence et de quantité
selon la formule : (IE = 0,1 x niveau de fréquence x niveau de la quantité), voir tableau 13.
Si le calcul donne la valeur 0.9, l’IE est considéré comme égal à 1. De ce fait, l’indice
d’exposition varie entre 0,1 (exposition très faible) et 1 (exposition maximale).
1 Moins de 10 ml ou 10 g
Un indice de protection (IP) est calculé pour chaque moyen de protection en portant
les niveaux de l’efficacité des moyens de protection à la puissance de 10 selon la formule
suivante : IP = 10 - (niveau de protection-1), Voir tableau 14.
54
Trois indices de protection sont ainsi calculés :
Pour chaque type de danger l’estimation du niveau de risque (sous la forme d’un indice)
prend en compte tant le niveau de danger du produit que l’intensité de l’exposition et
l’efficacité des moyens de protection en rapport avec la voie d’absorption du produit.
A partir de ces indices de risques, doivent pouvoir être définis trois niveaux de risque :
55
Les situations de travail associées à un niveau de risque élevé devraient faire l’objet de
propositions rapides de prévention et protection, en complément du recours à d’autres
approches permettant de caractériser le risque de façon plus précise (métrologies
atmosphériques et/ou biologiques).
Pour chaque tâche d’une activité nécessitant l’utilisation d’un ou plusieurs produits
dangereux sont calculés des indices de risques (IR) en tenant compte (Vincent, R. 2000) :
⇨Des indices de dangers (IDLresp, IDLcut, IDLoc, IDSresp, IDScut, IDSoral, IDC,
IDM, IDR),
56
Pour les effets systémiques non CMR survenant après absorption orale, aucun IR n’est
calculé car cette voie d’absorption n’est pas retrouvée classiquement en milieu professionnel.
Pour les produits CMR, 2 indices de risque sont calculés par type d’effet en fonction de la
voie d’absorption qui est respiratoire et/ou cutanée.
Au total, 11 indices de risque sont calculés dont les valeurs varient entre 0,001 (risque
minimal) et 1000 (risque maximal).
• Validation :
57
III- Résultats et discussions
1. Diagnostic qualité
▪ Résultats et discussion
Nous présentons ici les résultats et l’analyse de l’étude par questionnement des
personnes interviewées dans le cadre du diagnostic qualité réalisé. Nous rappelons
simplement que les questions ont été regroupées pour permettre l’analyse selon les neuf
thèmes prédéfinis suivants (Cf. II.2.2.) : Leadership, Motivation, Management des ressources,
Structuration de la démarche, Environnement managérial et socioculturel, Difficultés
rencontrées, Facteurs de pérennité, Modalité d’implantation et enfin la Performance globale.
Au-delà de leur décision initiale d’engager leur service dans le programme, la position
des chefs des services était variable et peut être segmentée en trois niveaux: participation,
bienveillance et distance. Le tableau suivant présente les réponses telles que les acteurs ont
perçu la position de leurs leaders, tableau 17 :
Nombre de
Perception % de réponses
réponses
Participant 29 56,9%
Bienveillant 12 23,5%
Distant 10 19,6%
Total 51 100,0%
Dans 57% des services les chefs des services participants se sont impliqués
personnellement dans la démarche et se sont chargés parfois de la fonction du référent qualité.
Selon eux, il convenait de donner l’exemple et de faire de la démarche qualité un outil de
management du service. Cette attitude se retrouvait dans tous les services où la démarche
qualité était encore appliquée au moment de l’étude. L’ensemble des acteurs reconnaissait
cette implication du chef de service comme un facteur important de leur propre engagement.
Dans 24 % des services, le chef de service s’était impliqué dans la phase initiale de mise en
place de la Démarche, puis n’y avait plus participé directement. Néanmoins, un suivi
58
bienveillant de la démarche était assuré au niveau des réunions de l’encadrement ou du
conseil de service. Dans 19% des services, le chef de service ne s’est jamais personnellement
intéressé à la démarche qualité qu’il a confiée à un cadre de santé. Son absence aux réunions
des Cercles Qualité dénote le manque d’intérêt à l’égard de la démarche dont il est resté
distant. Tous ces services ont rapidement abandonné la démarche qualité. Le chef de service
devait assumer le leadership politique de la démarche qualité. On lui reconnaissait une valeur
d’exemple et de garant de la cohésion des équipes.
Quelle que soit la position du chef de service, ce sont les référents qualité qui ont
conduit la démarche dans les équipes.
Cette approche participative a permis de faire émerger des leaders qui ont su animer
leur groupe de travail. En effet, dans ces groupes la prépondérance est donnée aux ressources
humaines en général, au travail en commun en particulier, en tenant compte du fait que « la
qualité est l’affaire de tous mais aussi de chacun », les idées de tous doivent être entendues, la
participation, l’initiative et la créativité de chacun apportent au groupe de travail la synergie
nécessaire à la démarche permanente de progrès.
A la date du 30 novembre 2011, soit quatre ans après le lancement du programme, Les
personnes interrogées des 21 services inclus dans l’étude ont apporté les réponses suivantes
quant à l’état d’activité ou d’interruption des activités des cercles qualité dans leur service, le
tableau 18 ci-dessous résume les résultats obtenus :
59
Ainsi, six services (29%) avaient une démarche qualité active et quinze (71%)
déclaraient avoir interrompu cette activité. Par ailleurs, les données individuelles relatives aux
cercles de qualité montrent que la durée moyenne de survie des Cercles Qualité était de 17
mois et que leur médiane était de 12 mois.
A la question portant sur les causes qui ont conduit à arrêter ou à suspendre la démarche
qualité dans leur service, les personnes interrogées ont évoqués plusieurs causes. La figure 8
synthétise les résultats obtenus :
Les motifs évoqués ont été classés en deux catégories selon qu’elles soient exogènes ou
endogènes au service.
La difficulté externe la plus citée relevait de la direction de l’hôpital (55%) qui s’est peu
intéressée aux démarches qualité des services. En effet l’absence d’incitations et de
reconnaissance des efforts a démotivé certaines équipes.
60
Un autre facteur externe était le manque de temps à consacrer à la démarche qualité
(30%). Le personnel a pris conscience du fait que cette activité nécessitait un investissement
en temps au dépend du temps de travail et qu’ils n’acceptaient plus de prendre sur leur temps
privé. Ce problème a été considérablement aggravé par la loi de rémunération sur les gardes et
astreintes (Décret n°2-06-623, 2007).
Le dernier groupe de causes externes était lié au concours qualité 2010 (15%). A la fin
des résultats, les services ayant intégré la démarche n’ont bénéficié d’aucune récompense
incitative et encourageante pour ces acteurs de la démarche. De même les services gagnants
du concours n’ont reçu leur prix de mérite qu’un an plus tard. Ainsi le concours Qualité,
qu’attendait un grand nombre pour une reconnaissance de leurs efforts et une forte émulation,
a eu globalement l’effet inverse.
Les causes internes aux services étaient dominées par l’absence d’implication du corps
médical (71%). Des médecins ont participé aux séminaires de formation et ont accepté
d’intégrer la Démarche Qualité, mais la plupart se sont reposés sur les cadres de santé et n’ont
pas tenté de mobiliser leurs collègues. Une autre cause interne de démotivation des personnes
impliquées résulte du manque de tout bénéfice direct en contrepartie de leur investissement
(29%). Les équipes dont les actions sont allées jusqu’au bout sont celles qui s’étaient fixé des
objectifs précis, sur des problèmes concrets et ont mis en place des solutions pragmatiques
pour les résoudre.
Pour l’analyse des propositions reçues, nous avons codifié chaque proposition selon son
domaine d’appartenance, puis nous avons regroupé les différentes propositions en thème et
sous-thème. Les propositions ont été classées en six thèmes ou domaines (tableau 19).
61
Tableau 19. Recensement et analyse des propositions relatives à la pérennité de la démarche
qualité
62
Un grand nombre de propositions relevait de la démarche qualité elle-même, de la façon
dont elle a été implantée et de ses caractéristiques propres.
Ainsi, les personnes interrogées ont insisté sur la nécessité de mettre en relief
l’opportunité et la fiabilité de la démarche et, pour cela, de se saisir de vrais problèmes de
l’équipe, susceptibles de recevoir des solutions améliorant la qualité des soins et les
conditions de travail.
Cette étude montre que le programme d’implantation de la gestion de la qualité dans les
services hospitaliers du CHU-IS a intéressé les professionnels et que la plupart des chefs des
services ont engagé leur équipe dans la démarche. Cependant, la pérennité de cet engagement
est restée faible. La survie moyenne des cercles qualité est à peu près d’un an et demi. Ce
bilan a provoqué des questions qui relèvent d’une part de la nature du programme et, d’autre
part de l’environnement managérial et socioculturel de son implantation.
− L’attention mise sur les processus organisationnels et les systèmes comme causes des
défaillances ;
− La responsabilisation du personnel ;
63
Cependant, il n’a pas toutes les caractéristiques du management de la qualité totale qui
suppose une approche systémique impliquant toute l’organisation, traversant les barrières des
métiers et des structures internes ce constat va de paire avec les conclusions de plusieurs
travaux (Ovretveit, J. 2000 ; Berwick, DM. 1998 ; Chassin, MR. 1996 ; et de Wakefield, DS.
1993) intégrant la même approche de résolution de problème. Ces travaux précisent que ce
programme reste une démarche interne à chaque service, il traverse les frontières des métiers
mais pas celles des structures. Quelques expériences de cette stratégie d’implantation de
l’ACQ dans des hôpitaux universitaires de soins tertiaires ont été rapportées dans la
littérature, montrant leur capacité à impliquer les professionnels et à obtenir des résultats
concluants en termes d’amélioration des résultats et de réduction des coûts (Stern, Z. et al
1996) ; (Townes, C. 1995) ; (Clemmer, TP. et al 1999).
Les informations rassemblées lors des dizaines d'entretiens menés nous ont conduit à
distinguer deux grands types d'objectifs qui sous-tendent l'action des cercles de qualité dans
les hôpitaux du CHU-IS. A l’avantage, on peut affirmer qu’un cercle qualité est un véritable
forum qui contribue à l’amélioration du coté social, à savoir :
Il a été prouvé par des études réalisées par Chandler (1962) que le rattachement à la
structure formelle se fait par le biais de la direction des ressources humaines dans le premier
cas, et par celui de la direction ou service qualité dans le deuxième cas. Ce service est
d'ailleurs institué en véritable service fonctionnel dans la plupart des cas.
64
L’évaluation montre que la structuration de la démarche qualité était en place dans tous
les services pilotes, ces derniers travaillaient concrètement à analyser et à résoudre des
problèmes du service. Les professionnels s’impliquaient et collaboraient dans des groupes de
travail multidisciplinaires ; ils étaient séduits par l’approche par résolution de problèmes et
acceptaient de s’investir pour améliorer les processus dans lesquels ils étaient
quotidiennement impliqués. En ce sens, l’intervention est proche du modèle des projets
collaboratifs (collaborative projects) ou projets d’amélioration rapide de la qualité qui
consistent à se focaliser sur un problème, à se fixer des objectifs quantifiables, et à tester des
actions d’amélioration en mesurant leur impact immédiat par le suivi d’un indicateur
(Maguerez, G. 2005 et Mills, PD. 2004). Cependant il s’est avéré que la responsabilité du
programme des cercles de qualité est confiée à une personne qui est le référent qualité, et non
à un service transversal, ce qui explique la courte durée de vie des cercles qualité car ces
derniers, après leur installation, sont mis sur "roue libre", sans pilotage véritable par la
hiérarchie. Les modalités d’implantation de la démarche sont contradictoires avec la
dynamique stratégie-structure de Chandler : les modes d'intégration des cercles de qualité
dans la structure formelle sont tributaires des objectifs prioritaires qui leurs sont assignés par
la direction. Les objectifs du cercle découlent des orientations et priorités de l'établissement,
clairement exprimés par la direction. Un véritable processus de planification se met en place
sous la coordination du service qualité qui est représenté à tous les échelons importants de
l’établissement, par le biais des délégués ou correspondants qualité.
Parmi les éléments du contexte favorables à l’implantation de l’ACQ, toutes les études
et tous les auteurs pointent l’engagement de la direction de l’établissement qui doit créer une
culture organisationnelle favorable aux démarches qualité, mettre en place un dispositif de
soutien comportant des incitatifs et la mise à disposition de ressources humaines expertes et
65
de budgets dédiés à la qualité. Une étude réalisée par Shortell et al, auprès de 61 hôpitaux
américains a montré que les démarches d’ACQ s’implantent plus facilement dans les
établissements de petite taille qui ont adopté une culture organisationnelle participative,
flexible et acceptant la prise de risque. Lee et al (2002) ainsi que Alexander, JA. Et al (2006)
ont montré que le niveau d’implantation de l’ACQ dans les hôpitaux coréens est favorisé par
une culture d’équipe fondée sur la responsabilisation des personnels et par les dispositifs de
soutien institutionnels comportant une structure transversale d’aide aux équipes et un budget
spécifique. Notre expérience est cohérente avec ces données de la littérature car elle s’est
déroulée dans un contexte peu favorable tant au niveau de l’environnement hospitalier que
des conditions socioculturelles des équipes. Plusieurs années de restrictions budgétaires (les
non payants représentent 60% de la facturation globale de 2009 et plus de 80% de la
subvention d’exploitation annuelle de l’Etat est absorbée par la masse salariale (Al
Mountacer, CC. 2011) ont conduit à une pénurie de moyens particulièrement sensible au
niveau du personnels soignants, situation aggravée par la loi relative à la garde et l’astreinte
(Décret n°2-06-623, 2007).
Il apparaît tout aussi nécessaire que la démarche soit portée au sein du service par des
leaders reconnus par le personnel.
Nous avons vu que cette fonction de leadership opérationnel est le plus souvent
assumée par les cadres de santé dont l’implication dans la démarche qualité peut contribuer à
conforter leur position et à valoriser leurs investissements antérieurs dans le champ du
management. Mais cet engagement des cadres de la santé se heurte à la résistance passive du
corps médical qui n’est pas préparé à cette fonction de leader dont le rôle principal
consisterait à créer un environnement favorable au développement de l’amélioration de la
qualité. Plusieurs études ont montré une corrélation entre l’implantation de la gestion de la
qualité dans les secteurs cliniques et l’implication de médecins leaders dans la démarche
(Ovretveit J. 1996) et (Weiner, [Link] al 2006). Le travail de Briand, S. et al (2001) sur la
perception de la qualité dans le secteur de la santé incite les médecins à apprendre à travailler
en équipe et acquérir de nouvelles compétences dans la gestion et le leadership.
66
2. Évaluation normative et réglementaire des non-conformités dans
un site pilote au niveau du CHU-IS
▪ Résultats et discussion :
Dans le Laboratoire de Microbiologie qui est notre terrain de travail dans le cadre de
cette évaluation, le taux global des non-conformités identifiées sur l’année 2012 est de 2,5%
(soit 310 échantillons sur 12 398). Sur l’ensemble de ces échantillons et tel que visualisé dans
la figure 9, la non-conformité relative à l’identification du prélèvement biologique et du
patient représente 61%, celle due l’acheminement est de 29% et les 10% restant intéressent la
qualité et quantité du prélèvement. Quant à la non-conformité relative à la prescription, elle
est minime (<1%).
67
étudiant le taux de non-conformités de la prescription nous constatons qu’il est égal à 1%. Les
prescripteurs sont la plupart du temps peu familiers des analyses réalisées au laboratoire et
appréhendent plus difficilement les impératifs pré-analytiques.
Afin de mettre en place un plan d’actions correctives et préventives nous avons procédé
à la recherche des non-conformités potentielles selon la loi de Pareto qui stipule que 80 % des
non-conformités sont induites par 20% de causes. Après classement des fréquences des causes
possibles des non conformités obtenues par ordre d’importance décroissante et calcul des
pourcentages et leur cumul, nous avons construit le diagramme Pareto par types de non-
conformités enregistrées (figure 11), par établissement hospitalier (figure 12), et par nature de
prélèvement (figure 13) afin d’identifier rapidement les actions prioritaires à entreprendre.
68
Figure 11. Diagramme Pareto par types de non-conformités enregistrées
Les résultats montrent que 72% à 86% des causes de non-conformités proviennent de
l’absence totale d’identification des échantillons biologiques, des erreurs de laboratoire de
destination et de la discordance d’identification entre la fiche de demande et l’échantillon. Le
traitement de ces trois causes potentielles permettra de faire baisser les non-conformités de
72% à 86% (figure 11).
A partir de l’application de la même loi de Pareto sur ces mêmes types de non-
conformités selon leur répartition par établissement, il se révèle que 80% de ces non-
conformités repérées se rattachent aux échantillons reçus de l’HIS et HER avec une
répartition respective de 60.84% et 19.09% (figure 12).
69
Concernant l’HIS, ces résultats peuvent être expliqués par la grandeur de sa dimension
et le fort flux des prélèvements adressés au laboratoire (> 10000 prescriptions annuelles).
Ainsi, la plupart des non-conformités relevées au niveau de cet établissement est relative à
l’absence d’identification de l’échantillon (58 au niveau de l’HIS pour 89 prélèvements non
conformes) et la discordance entre la fiche de demande et l’échantillon (34 au niveau de l’HIS
pour 44 prélèvements non conformes au niveau des 10 hôpitaux).
L’étude de la répartition des non-conformités par type de prélèvement indique que 74%
à 85% des non-conformités sont constatées au niveau des analyses de type sang, examen
cytobactériologique des urines (ECBU) et expectorations (figure 13).
Les résultats obtenus démontrent que les non-conformités potentielles, selon la loi de
Pareto, concernent l’identification des échantillons biologiques, les erreurs de destination, et
les discordances d’identification entre le bon de demande d’analyses et l’échantillon. Ces
non-conformités sont inhérentes à l’Hôpital Ibn Sina et l’Hôpital d’enfant.
Afin de dégager les actions correctives et préventives nécessaires, nous avons procédé à
l’évaluation de la criticité des non-conformités enregistrées. Ce qui nous a permis établir les
échelles de cotations de la fréquence, de la gravité et de la détectabilité des non-conformités
identifiées (tableau 20, 21 et 22).
70
Tableau 20. Echelle de note pour la fréquence
Par la suite, une grille de criticité a été établie pour effectuer un classement des
défaillances constatées et définir les actions correctives à entamer (indice de criticité élevé)
ainsi que les défaillances qui peuvent être considérées comme acceptables (Tableau 23).
71
Tableau 23. Indice de criticité des non-conformités étudiées.
Mode de
Causes Effets potentiels F G D IC
défaillance
Echantillon non identifié Compte rendu erroné 4 4 3 48
Cette matrice de criticité présente les scores globaux des défaillances permettant leur
hiérarchisation les unes par rapport aux autres.
Ces résultats mettent en évidence trois défaillances critiques ayant l’indice de criticité
(IC) le plus élevé. Il s’agit de la mauvaise identification des échantillons biologiques et la
discordance d’identification entre le tube et la fiche de demande (IC = 48) et des erreurs de
laboratoire de destination (IC = 36).
72
analyses de type sang, ECBU et expectorations, comme des indicateurs de qualité à suivre.
Par la suite, une analyse objective et statistique de ces indicateurs renforce la détermination
des actions d’amélioration opportunes et efficaces. L’ensemble de ces dysfonctionnements
fait l’objet d’une information régulière lors des réunions du comité de laboratoire (COLAB)
autour du pré-analytique.
- Elaboration d’un guide pour les prescripteurs et les préleveurs dans la réalisation des
différents prélèvements bactériologiques afin que les analyses soient accomplies
dans des conditions optimales.
- Revoir l’installation ou la conception des étiquettes avec mise en place d’un contrôle
d’identité du patient en liaison avec le SIL pour vérifier la présence et la concordance
des étiquettes avec le bon d’analyse de chaque patient.
- Mettre en place une cellule centralisée pour la réception et le tri des prélèvements,
afin de remédier aux non-conformités d’acheminement. La cellule devrait vérifier la
conformité des échantillons (Qualité et quantité), l’identification et la destination des
prélèvements avant acheminement au laboratoire de destination.
- La notification dans le SIL des non conformités, dès réception, permet d’avoir la
traçabilité informatique des évènements indésirables dans le dossier patient. Ainsi il
serait possible non seulement de rattacher les non-conformités au service prescripteur
mais aussi de connaitre le nombre de prélèvements effectués par service afin
d’établir le pourcentage de non-conformités par service.
73
3. Apport de la méthode AMDEC dans l’évaluation et la gestion
des risques dans le laboratoire universitaire d’anatomie et de
cytologie pathologique
▪ Résultats et discussion
Notre étude représente une première approche au Maroc, elle répond à une exigence
réglementaire relative à l’arrêté du ministre de la santé n°2598-10 du 27 Ramadan 1431 (7
septembre 2010) relatif au GBEA (Guide de Bonne Exécution des Analyses), et au bulletin
officiel – N°5926 12 Rabii II 1432 (17-03-2011) - Chapitre VI -Sécurité, Hygiène et gestion
des risques. Fixant les mesures de prévention à mettre en place dans les laboratoires
d’analyse, où les travailleurs sont susceptibles d’être exposés à des agents chimiques ou
biologiques pathogènes.
Le travail effectué a permis d’une part l’identification des situations à risques, leur effet
et leur criticité. D’autre part la hiérarchisation des risques et l’analyse des causes potentielles
pour chaque mode de défaillance.
74
Tableau 24. Situations à risque au laboratoire d’ACP
Dépôt des
CODIFICATI- Réception & Salle Zones des Salle de Salle de cours et
ON Domaine et Nature des Risques enregistrement
Macroscopie
technique liquides
produits Microscopie Archives
repos
Sanitaires
démonstration
chimiques
Architecture
AOG
et organisation générale 7
Acheminement
AEB
des échantillons biologiques 3
Traitement des prélèvements en
TPST
salle technique 7
Transmission par voie
TVRST
respiratoire en salle technique 4
Transmission par voie digestive
TVDST
en salle technique 2
Transmission par voie cutanéo-
TVCMST
muqueuse en salle technique 5
C Chimiques 14
DEM Désinfection et maintenance 8
DASRI Elimination des DASRI 4
Information, la formation
IFSM
continue et le suivi médical 5
75
Le tableau 25 ci-dessous, reprend les situations de danger identifiées par classement
décroissant.
C Chimiques 14
DEM Désinfection et maintenance 8
AOG Architecture et organisation générale 7
TPST Traitement des prélèvements en salle technique 7
TVCMST Protection cutanée ou muqueuse en salle technique 5
IFSM Information, la formation continue et le suivi médical 5
TVRST Protection respiratoire en salle technique 4
DASRI Elimination des DASRI 4
AEB Acheminement des échantillons biologiques 3
TVOST Protection orale en salle technique 2
Total 59
L’identification des risques montre que le risque chimique est le plus prépondérant. Il
est suivi dans l’ordre par les risques liés à la désinfection et maintenance ; Les risques liés au
traitement des prélèvements en salle technique, et à « l’architecture et l’organisation
générale » ; Les risques inhérents à la protection cutanée ou muqueuse en salle technique en
exigu avec ceux lié à l’information-formation et suivi médicale ; Les risques relatifs à la
protection respiratoire en salle technique et à l’élimination des DASRI ; et finalement et en
dernier rang, on retrouve les risques liés à la transmission par voie digestive en salle
technique.
76
L’analyse qualitative des risques est résumée en trois sous-phases :
Les résultats obtenus, voir tableau 26, on met en évidence l’impact des situations à
risques sur la santé et la sécurité des professionnels. Les risques identifiés concernent
respectivement :
77
Tableau 26. Analyse qualitative des risques
Domaine ou Nature de
Codification Défaillances Causes Effets
défaillance
AOG1 L'accès aux zones technique n'est pas verouillable. Pas de procedure de gestion du flux Contamination du personnel
Architecture &
Exigence non prise en compte lors du Infection, Formation d'aérosol,
Organisation Générale AOG4 Les surfaces des paillasses ne sont pas conformes
réaménagement du laboratoire Contamination du matériel et du personnel
Manque de laverie pour le nettoyage et la désinfection du Exigence non prise en compte lors du Infection par voie cutanéo-muqueuse
AOG6
matériel réaménagement du laboratoire Contamination du matériel
Les vestiaires existants ne permettent pas la séparation Exigence non prise en compte lors du
AOG7 Contamination et transmission de maladie
entre tenues de ville et tenues de travail réaménagement du laboratoire
78
Domaine ou Nature de
Sous classe Défaillance Causes Effets
défaillance
Pas d’enregistrement sur l’entretien : des locaux, plans de travail Manque d’information en cas d’incident ou
DEM2 Manque de suivi et de contrôle
et appareillage accident
Pas de procédures écrites sur l’utilisation des produits: mode
Manque de formation et ou Infections
DEM3 d'emploi, temps de contacts à respecter, les consignes de sécurité
d’information Intoxication
lors de la manipulation
Le personnel de la société de nettoyage n'est pas formé sur les Pas de formation spécifique dans ce
DEM4 Infections, Intoxication, Contamination
tâches et aux risques inhérents sens
Désinfection
et Les zones d'intervention du prestataire externe ne sont pas Infections nosocomiales
DEM5 Absence de procedures
Maintenance précisées Blessures/Piqures/Coupures
Les appareils ne sont pas soumis à une décontamination avant Méconnaissance des risques,
DEM8 Risque de contamination du personnel
toute opération de maintenance ou de réparation effectuée Absence de protocole
79
Domaine ou Nature de
Sous classe Défaillance Causes Effets
défaillance
Pas de procédure de stockage et
DASR1 Déchets stockés anarchiquement Risque de contamination de l’environnement
d’élimination des déchets
Les DASRI sont triés dès leur production, mais ne sont
Les emballages disponibles ne sont pas Contamination des lieux de travails et risques
DASR2 pas placés immédiatement dans des emballages répondant
adaptés à la taille et au type des déchets de contamination du personnel
Elimination des aux dispositions réglementaires
DASRI Manque de traçabilité relativement à l’élimination des
DASR3 Pas d’enregistrement Pollution de l'environnement
DASRI
Les flacons utilisés ne répondent pas aux exigences du Manque de moyen et pas d’exigences claires Contamination du personnel suite aux aero-
AEB1
laboratoire et à la spécificité des échantillons. relativement à l’acceptance des échantillons sol et risque de projection
Acheminement des La zone de réception, tri et enregistrement est Exigence non prise en compte lors du Risque de chute des flacons et tubes, gêne du
AEB2
échantillons encombrante réaménagement du laboratoire personnel
biologiques
80
Domaine ou Nature de
Sous classe Défaillance Causes Effets
défaillance
Le laboratoire ne dispose pas d'appareillage permettant
Manque de moyens techniques
TPST1 de limiter le contact avec les échantillons et les produits Risques d’Infections et d’accident de travail.
alloués au laboratoire
utilisés (processus manuel)
Traitement des Manque de postes de lavage des mains à déclenchement Spécification non prise en
prélèvements en salle TPST4 non manuel au niveau de chaque salle (réception, charge lors de l’aménagement Infections (orale, cutanéo-muqueuse)
technique macroscopie et salle technique) du laboratoire.
81
Domaine ou Nature de
Sous classe Défaillance Causes Effets
défaillance
Protection respiratoire
en salle technique
Le labo dispose d'une hotte à flux laminaire horizontal assurant la protection Pollution d'air ambiant et intoxication
TVRST2 Méconnaissance des risques
microbiologique seulement, pas de hotte pour la protection chimique) du personnel
La salle technique n'est pas équipée de dispositifs de traitement d'air qui
TVRST3 Sous estimation des risques. Infection
prend en compte le risque infectieux de transmission par voie aérienne
Pas de masques adaptés pour les manipulations présentant un risque de Méconnaissance ou sous-
TVRST4 Infections / intoxications
formation d’aérosols et qui ne peuvent pas être effectuées sous hotte estimation des risques
82
Domaine ou Nature de
Sous classe Défaillance Causes Effets
défaillance
Méconnaissance des risques
ou sous-estimation des risques,
Les gants ne sont pas systématiquement ôtés lors de la manipulation d'objets Infection par voie orale et
TVOST1 manque de sensibilisation du
propres (stylos, télé, poignées,…) contamination du materiel.
Protection orale en personnel, manque de contrôle
salle technique interne.
83
Domaine ou Nature de
Sous classe Défaillance Causes Effets
défaillance
L'organisation des postes de travail ne permet pas un accès aisé aux postes de
TVCMST1 Défaut de Structure du labo Difficulté d’accès en cas de besoin
lavage des mains,
Méconnaissance ou sous
TVCMST2 Pas de port de lunettes de sécurité lors des manipulations à risque Infection et ou projection
estimation des risques.
Protection cutanée ou
muqueuse en salle
technique Infection du personnel et
TVCMST3 Pas de modalités de nettoyage en cas de bris, renversement, souillures Pas de protocole
contamination du lieu de travail
Manque de modalités d'intervention sur les appareils en cas de Contamination des intervenants lors de
TVCMST5 Sous estimation des risques
dysfonctionnement ou de panne la réparation des appareils
84
Domaine ou Nature de
Sous classe Défaillance Causes Effets
défaillance
IFSM1 La formation continue n’inclus pas le volet santé et sécurité au travail Pas de plan de formation Accentuation du risque
Information/
Les incidents et accidents survenus au labo ne sont pas formalisés, aucune
Formation IFSM3 Absence de procédure.
analyse de ces événements n'est pratiquée
et L’analyse à posteriori ne sera pas possible.
suivi médical Le retour d’expérience n’est pas possible.
IFSM4 Absence d'un bilan analytique des AES, qui devrait être périodique Absence de procédure
85
Domaine ou Nature de
Sous classe Défaillance Causes Effets
défaillance
Le personnel est exposé au formol, xylène, toluène,…, (en salle de Nature des produits et
C-1 Intoxication / pollution d'air ambiant
macroscopie et en salle technique surtout) téchniques utilisés
physico-chimiques
Intoxication
Insuffisance des EPI en quantité et qualité et absence d'EPC dans la zone
C-5 Sous estimation des risques Brulures
de coloration et de montage des lames
Explosion …
L'ouverture de la porte du dépôt de stockage des produits chimiques, n'est Méconnaissance des risques et
C-7 Risque d'incendie et ou d’explosion
pas conforme Sous-estimation des risques
86
Spécification non prise en
Les parois du dépôt de stockage des produits chimiques, ne sont pas
C-8 charge lors de l’aménagement Risque d’incendie
conformes
du laboratoire
Absence de ventilation mécanique pour le dépôt de stockage des produits Méconnaissance des risques et Explosions / incendies / gaz dangereux /
C-10
chimiques Sous-estimation des risques dégradation des produits stockés
Chimiques
et Le placement des produits chimiques selon leurs volumes ou leurs
C-11 Pas de procédure Explosions / incendies / gaz dangereux
physico-chimiques dangers n'est pas conforme
Le rangement de la totalité des produits n'est pas affiché à l'entrée du Absence de procédure de
C-12 Confusion des produits
stock classement.
Absence des panneaux signalétiques à l'extérieur de la zone de stockage désorientation des intervenants lors d'un incendie/
C-14 Sous estimation des risques
indiquant les dangers identifiés confusion des produits
87
➢ Evaluation des défaillances et la détermination de leur criticité́
La méthode AMDEC nous a permis de dégager les criticités de toutes les situations à
risques possibles au laboratoire d’ACP par domaine de risque, tel que représenté dans le
tableau 27 ci-dessous :
DOMAINE Ou Nature DE
Codification D F G C
DEFAILLANCE
AOG1 1 4 2 8
AOG2 1 4 4 16
AOG3 2 4 3 24
Architecture et Organisation
Générale AOG4 2 4 3 24
AOG5 1 4 4 16
AOG6 1 4 4 16
AOG7 1 4 4 16
DEM1 1 4 2 8
DEM2 2 4 3 24
DEM3 2 4 3 24
Désinfection
DEM4 2 4 4 32
Et DEM5 2 4 4 32
Maintenance DEM6 2 4 4 32
DEM7 2 4 2 16
DEM8 2 4 4 32
DASR1 2 4 2 16
DASR2 2 4 2 16
88
TPST 5 2 4 4 32
TPST 6 2 3 4 24
TPST 7 2 4 4 32
TVRST 1 2 4 4 32
Protection respiratoire en TVRST2 1 4 4 16
salle technique
TVRST3 1 4 4 16
TVRST4 2 4 4 32
Protection orale en salle TVOST1 1 4 4 16
technique
TVOST2 1 4 4 16
TVCMST1 1 4 2 8
TVCMST2 2 4 4 32
Protection cutanée ou
muqueuse en salle technique TVCMST3 2 4 4 32
TVCMST4 2 4 4 32
TVCMST5 2 4 3 24
IFSM1 2 4 4 32
IFSM2 2 4 4 32
Information / Formation et
suivi médical IFSM3 2 4 3 24
IFSM4 2 4 3 24
IFSM5 2 4 4 32
C-1 2 4 4 32
C-2 2 4 4 32
C-3 1 4 3 12
C-4 1 4 4 16
C-5 2 4 4 32
Chimiques C-6 2 4 3 24
Et C-7 1 4 4 16
C-8 2 4 3 24
Physico-chimiques
C-9 1 4 4 16
C-10 1 4 4 16
C-11 2 4 3 24
C-12 2 4 2 16
C-13 2 4 3 24
C-14 1 4 4 16
89
➢ Hiérarchisation « GRILLE DE CRITICITÉ »
- Hiérarchisation des risques nous a permit d’identifier les risques les plus critiques et
de planifier les actions de prévention et ainsi que de débattre et de déterminer les priorités des
plans d’action. L’analyse de la criticité, selon l’échelle établie par le groupe de travail, ne
montre aucune défaillance jugée à risque critique potentiel, cependant les défaillances
nécessitant des actions correctives d’urgence, les risques dont la gravité est égale à 4 et dont
la criticité est comprise entre 13 et 47, sont marquées en vert sur la figure 14 ci-dessous
(AOG2, AOG5, AOG6, AOG7, AEB3, TPST3, TPST 6, TVRST2, TVRST3, TVOST1,
TVOST2, C-4, C-7, C-9, C-10, C-14).
Chaque défaillance a fait l’objet d’une action corrective et ou préventive, un extrait des
différentes actions est résumé dans le tableau 28 ci-dessous.
90
Tableau 28. Extrait du plan d’actions correctives et préventives
Domaine ou Nature
Codification Défaillances Causes Effets Actions correctives et ou préventives
de défaillance
91
Les paillasses doivent être imperméables à
Infection,
Exigence non prise en compte l'eau, résistants aux acides, aux bases, aux
Les surfaces des paillasses ne sont Formation d'aérosol, solvants et aux désinfectants.
AOG4 lors du réaménagement du
pas conformes Contamination du matériel et Une procédure de nettoyage avec un
laboratoire
du personnel contrôle qualité est vivement
recommandée.
Les locaux techniques sont des locaux à
Intoxication par voie pollution spécifique. D'où l'obligation
Pas de ventilation mécanique Exigence non prise en compte
respiratoire par exposition aux : d'installer une ventilation mécanique avec
AOG5 correcte dans les salles techniques lors du réaménagement du un contrôle à ce que l'air extrait est
formol, toluène, xylène,
(ref ed6185) laboratoire
poussière
compensé par les bouches de soufflage de
l'air neuf (à savoir les débits d'air neuf ne
doivent pas être inférieur à 45 m3/h/pers)
Deux solutions sont envisageables :
Architecture Manque de laverie pour le Exigence non prise en compte Infection par voie cutanéo- - Etudier la possibilité de créer une laverie
et AOG6 nettoyage et la désinfection du lors du réaménagement du muqueuse pour le nettoyage et la désinfection du
matériel laboratoire Contamination du matériel
matériel réutilisable.
Organisation
Ou
generale
Généraliser l'utilisation du matériel à UU
Prévoir des armoires individuelles
séparant les vêtements de ville des
vêtements du travail,
Rentre dans le cadre de la tenue du travail
Les vestiaires existants ne Exigence non prise en compte
Contamination et transmission : porter des ongles courts, attacher ses
AOG7 permettent pas la séparation entre lors du réaménagement du cheveux, retirer ses bijoux et sa montre-
de maladie
tenues de ville et tenues de travail laboratoire bracelet.
La tenue de travail est obligatoire dans
toutes les zones techniques, elle peut être
ôtée pour se rendre à la salle de repos ou
pour quitter.
92
Domaine ou Nature
Sous classe Défaillance Causes Effets Actions correctives et ou préventives
de défaillance
Pas de protocle de désinfection et Coupure en cas de microtome
d'entretien du matériel utilisé en Manque de formation et ou ou cryotome et intoxication par Formalisation d'une procédure de
DEM1
salle technique (Microtome, d’information voie orale en cas d'appareil de désinfection et d'entretien du matériel.
Centrifugeuse…) circulation
Pas d’enregistrement sur l’entretien
Manque d’information en cas
DEM2 : des locaux, plans de travail et Manque de suivi et de contrôle Intégrer dans le cahier des charges avec
d’incident ou accident
appareillage la société chargée du nettoyage un plan
Pas de procédures écrites sur de prévention relatif à l'ACP et qui
contient :
l’utilisation des produits : mode
Infections - Définition des lieux d'intervention,
DEM3 d'emploi, temps de contacts à Absence du protocole
Intoxication nature des tâches, durée et fréquence
respecter, les consignes de sécurité d'intervention…
Désinfection lors de la manipulation
et Le personnel de la société de - Précision des moyens alloués :
Pas de formation spécifique Infections, Intoxication,
Maintenance DEM4 nettoyage n'est pas formé sur les personnel et matériel
dans ce sens Contamination - Etablir un plan de prévention selon la
tâches et aux risques inhérents
cartographie de risques réalisée (Voir
Les zones d'intervention du
Infections nosocomiales étude AMDEC) ;
DEM5 prestataire externe ne sont pas Absence de procedures
Blessures/Piqures/Coupures
précisées - Etablissement des moyens de
Absence de plan de prévention qui prévention à mettre en œuvre
doit contenir : Procédures et protocole non Infections en raison de - Formalisation des conduites à tenir en
- La conduite à tenir en cas mise en place par le médecin l'interférence entre les deux cas d'accident et l'organisation
DEM6 éventuelle de secours.
d'accident de travail ainsi que le service activités (prestataire et
- Les zones d'intervention du bâtiment et électricité laboratoire)
prestataire externe
93
- Les produits, leurs procédures
d'utilisation, leurs risques
- Les formations, les vaccinations
éventuelles
94
Domaine ou Nature
Sous classe Défaillance Causes Effets Actions correctives et ou
de défaillance préventives
Formaliser une procédure
d'élimination des DASRI : Tri,
conditionnement, entreposage
intermédiaire, fréquence
Pas de procédure de stockage Risque de contamination de
DASR1 Déchets stockés anarchiquement d'enlèvement selon la quantité des
et d’élimination des déchets l’environnement DASRI produite par le laboratoire,
exiger le bon de prise en charge des
DASRI par le prestataire et le
bordereau de suivi attestant de
l'élimination des DASRI.
Les emballages pour les DASRI
doivent répondre aux exigences
suivantes :
Elimination des
- Résistance et imperméabilité
DASRI - Couleur dominante jaune
- Repère horizontal indiquant la
Les DASRI sont triés dès leur limite de remplissage
production, mais ne sont pas placés Les emballages disponibles ne Contamination des lieux de - Système de fermeture provisoire
DASR2 immédiatement dans des sont pas adaptés à la taille et travails et risques de et définitive
emballages répondant aux au type des déchets contamination du personnel
- Etiquette << danger biologique>>
- Identification du producteur (ACP
dispositions réglementaires
dans notre cas)
Les différents emballages doivent
répondre aux exigences de la norme
associée :
- NF X 30-500 : emballages des
déchets d'activités de soins, boîtes et
mini-collecteurs pour déchets
95
perforants.
- NF X 30-501 : emballages des
déchets d'activités de soins, sacs
pour déchets d'activités de soins
mous à risque infectieux.
- NF X 30-506 : Déchets d'activités
de soins, emballages des déchets
d'activités de soins liquides à risque
infectieux.
Etablir le protocole de sécurité <<
plan de prévention simplifié>> :
Elimination des - A intégrer dans le CPS avec le
DASRI Manque de traçabilité relativement prestataire en charge de l'élimination
DASR3 Pas d’enregistrement Pollution de l'environnement - Le prestataire doit remplir un bon
à l’élimination des DASRI
de prise en charge
- Le prestataire doit retourner un
bordereau de suivi attestant de
l'élimination des DASRI
Etudier la possibilité d'aménager un
endroit centralisé au sein du labo de
Le labo ne dispose pas d'un endroit
telle sorte qu'il soit à proximité de la
DASR4 spécifique à l'entreposage des Absence de protocole Risque de contamination salle technique, loin des zones
déchets d'activité et sur une issue accessible
aux véhicules de collecte des
déchets.
96
Domaine ou Nature
Sous classe Défaillance Causes Effets Actions correctives et ou
de défaillance préventives
Manque de moyen et pas Approvisionner le laboratoire en
Les flacons utilisés ne répondent Contamination du personnel
d’exigences claires flacons de différentes tailles, en
AEB1 pas aux exigences du laboratoire et suite aux aerosol et risque de nombre suffisant et de préférence en
relativement à l’acceptance
à la spécificité des échantillons.
des échantillons
projection matière de substitution et non pas en
verre
Cette zone doit avoir :
- un nombre important de linéaires
Acheminement des de paillasse pour créer des zones de
Exigence non prise en compte
Echantillons La zone de réception, tri et risque de chute des flacons et tri pouvant recevoir les portoirs des
Biologiques AEB2 lors du réaménagement du prélèvements effectués aux heures
enregistrement est encombrante tubes, gêne du personnel
laboratoire de pointes.
- des meubles de rangement pour les
portoirs, d'autres pour le
consommable informatique
Le conditionnement du prélèvement
Pas d’exigence explicite sur un Informer le service expéditeur de
AEB3 ne porte pas le marquage "Risque Infection de l'agent transporteur mettre le marquage : « danger
support
Biologique" biologique »
97
Domaine ou Nature
Sous classe Défaillance Causes Effets Actions correctives et ou
de défaillance préventives
Le laboratoire ne dispose pas
d'appareillage permettant de limiter
Risques d’Infections et Etudier la possibilité
TPST1 le contact avec les échantillons et Budget d'automatisation de la totalité ou
d’accident de travail.
les produits utilisés (processus d'une partie du processus.
manuel)
Toutes les ouvertures des tubes et
Veillez au port des gants adaptés
flacons s'effectuent manuellement Manque de formation et ou
TPST2 Infections Risques d'AES lors de l'ouverture des tubes et
(bouchons coiffants à vis) et le port d’information flacons, Sensibiliser le personnel à
Traitement des des gants n'est pas toujours respecté l'intérêt du port de gants.
prélèvements en salle Pas de protection respiratoire en cas
technique de risque d'aérosol (exp Contamination par Aérosols ou
Manque de formation et ou - Masque chirurgical Type II R : en
TPST3 échantillons nécessitant un exposition cas de risque de projection liquide.
d’information
transvasement en cytologie, ou Chimique - Masque d'une efficacité minimum
coupe par une scie d’un os) FFP I: en cas de risque d'aérosols.
Manque des postes de lavage des Prévoir des postes de lavage des
Spécification non prise en
mains à déclenchement non manuel mains à déclenchement non manuel
charge lors de l’aménagement Infections (orale, cutanéo- dans la réception et les pièces
TPST4 au niveau de chaque salle
du laboratoire par muqueuse) techniques (voir des postes mobiles
(réception, macroscopie et pièces
méconnaissance de risque s'il y a contraintes de structure du
techniques)
laboratoire)
98
Les vêtements de protection fournis
et entretenus par l'hôpital, doivent
être en quantité suffisante pour être
changés régulièrement (au moins 1
fois/semaine) et chaque fois que
Les blouses ne sont ni fournies ni
souillés (proscrire le lavage à
domicile).
entretenues par l’hôpital/ le
La tenue doit être fermée et
nettoyage s'effectue par le
Infection et ou contamination remplaçant ou couvrant tous les
TPST 5 personnel lui-même / ne sont pas Absence de protocole effets personnels : protégeant les
Transmission
changées régulièrement / ne sont cuisses en position assise, rapide à
pas changées à chaque fois enlever en cas d'incident, bouton-
souillées pression.
En textile adapté : à la nature des
Traitement des
expositions (chimique, thermique...)
et lavable à température > 60°.
prélèvements en salle
Chaussures protégeant l’avant-pied,
technique à semelles antidérapantes (pas de
sandalettes)
99
sont choisis en fonction des produits
manipulés, des opérations effectuées
et de la taille des mains. (il est
déconseillé d'utiliser les gants en
latex ou poudré- allergiques)
- Masques chirurgical Type II R : en
cas de risque de projection liquide.
Traitement des
- Masque d'une efficacité minimum
prélèvements en salle FFP I: en cas de risque d'aérosols
technique Une conduite à tenir doit être définie
dès l’instant qu’il existe un risque
Conduite complexe en cas d’accident d’exposition au sang.
TPST 7 Absence de protocole Complication
d’accident de travail
Un protocole doit être affiché et
porté à la connaissance des salariés
exposés.
100
Domaine ou Nature
Sous classe Défaillance Causes Effets Actions correctives et ou préventives
de défaillance
101
Le labo dispose d'une hotte à flux
laminaire horizontal assurant la Pollution d'air ambiante Etudier la possibilité d'avoir un PSM qui
TVRST2 protection microbiologique Méconnaissance des risques et intoxication du assure la protection simultanée de
seulement, pas de hotte pour la personnel
l'opérateur, de la manipulation et de
l'environnement
protection chimique)
La salle technique n'est pas équipée
Protection de dispositifs de traitement d'air qui
respiratoire en salle TVRST3 prend en compte le risque Sous estimation des risques. Infection Mise en place d'un système de ventilation
technique infectieux de transmission par voie
et de traitement d'air efficace
aérienne
Pas de masques adaptés pour les
manipulations présentant un risque
Méconnaissance ou sous-
TVRST4 de formation d’aérosols et qui ne Infections / intoxications Voir TPST-3
estimation des risques
peuvent pas être effectuées sous
hotte
102
Domaine ou Nature
Sous classe Défaillance Causes Effets Actions correctives et ou
de défaillance préventives
Les gants ne sont pas
systématiquement ôtés lors de la Manque de formation et ou
TVOST1 Infection par voie orale Voir IFSM1 ci-dessous
manipulation d'objets propres d’information
(stylos, télé, poignées …,)
103
-Mettre en place un protocole de
nettoyage et de désinfection.
- Dans le cas d’un prélèvement
biologique, décontaminer l'extérieur
des flacons en cas de souillure ou de
non conformité majeure (en
Pas de modalités de nettoyage en
Infection du personnel et informer l'expéditeur dans tous les
TVCMST3 cas de bris, renversement, Pas de protocole cas).
contamination du lieu de travail
souillures - Un protocole doit être affiché et
porté à la connaissance du personnel
Protection cutanée exposé.
ou muqueuse en salle - Une conduite à tenir doit être
technique définie dès l’instant qu’il existe un
risque d’accident d’exposition au
sang
Pas de conduite à tenir en cas Etablir une procédure pour la
TVCMST4 Pas de protocole Infection
d'AES gestion des AES
104
Domaine ou Nature
Sous classe Défaillance Causes Effets Actions correctives et ou préventives
de défaillance
Possibilité d'atteinte du
Le personnel permanent n'est pas personnel par des maladies dont Etablir un programme de suivi médical en
IFSM5 Absence de procédure faveur du personnel permanent du
suivi en médecine de travail la symptomatologie n’est pas
visible (Ateinte virale…)
laboratoire.
105
Domaine ou Nature
Sous classe Défaillance Causes Effets Actions correctives et ou
de défaillance préventives
Prévoir un moyen de mesure de la
qualité d'air : des échantillonneurs
pour analyse des aldéhydes dans
l’air (tubes et badges) ont été testés
Le personnel est exposé au formol,
par l’INRS.
xylène, toluène (en salle de Intoxication / pollution d'air
C-1 Nature des produits utilisés La norme NF X 55-210 exige
macroscopie et en salle technique ambiante l'installation d'un équipement de
surtout) protection classe B (1 ppm <VME<
10 ppm, c'est le cas pour le formol) -
----> prévoir l'installation d'une
Sorbonne ou une enceinte pour le
traitement d'air.
Chimiques Le laboratoire ne dispose pas de Manipuler sous hotte avec port des
et hottes pour la protection chimique. Risques inhérents aux produits EPI nécessaires et adéquats (voir
C-2 Budgétaire TPST 3-5).
physico-chimiques Juste des hottes de ventilation chimiques
mécanique
- Etudier la possibilité d'installer un
équipement de protection (voir C-1)
Les techniques utilisées sont Etudier la possibilité d’une
C-3 manuelles exposant le personnel Budgétaire Intoxications, brulures, … automatisation globale du processus
aux produits chimiques dangereux
ou au moins partielle (Processus les
plus dangereux).
Le laboratoire ne dispose pas Prévoir des enceintes spécifiques
d'armoires adéquates dans les salles pour certains produits chimiques
Sous-estimation des risques / (enceintes ventilées pour les
C-4 de traitement des coupes, pour le Risque d’incendie
contrainte budgétaire produits inflammables ou des
stockage du besoin journalier en
enceintes spécifiques aux acides)
produits chimiques
stockés pour le besoin journalier
106
Pour la qualité des EPI : Voir TPST-
3-5-6
- les différentes salles (tri,
macroscopie, traitement des coupes)
doivent disposées des meubles de
rangement adéquats pour le stock du
matériel consommable, des EPI pour
chaque poste de travail.
- les deux salles macroscopie et
Insuffisance des EPI en quantité et Intoxication traitement des coupes doivent
qualité et absence d'EPC dans la Brulures disposer de Sorbonne ou PSM II (le
C-5 Sous estimation des risques laboratoire ne dispose que d'une
zone de coloration et de montage Explosion
Chimiques des lames …
seule hotte à flux laminaire
et horizontal en macroscopie). En
physico-chimiques
raison de la toxicité que présente les
produits chimiques manipulés en
salle de traitement des coupes
(formol, xylène....), il est
recommandé de prévoir l'acquisition
des PSM II ou des Sorbonnes et
l'installation d'une ventilation
mécanique pour la compensation de
l'air extrait lors des manipulations.
Dans la salle de traitement des
Les revêtements du sol, murs et coupes et vu que de nombreux
aménagement ne présentent pas les Spécification non prise en coupeaux de paraffine fines peuvent
C-6 caractéristiques d'imperméabilité et charge lors de l’aménagement Chutes / glissades tomber au sol, cette zone présente
de résistance aux produits du laboratoire
les risques de glissade, de ce fait un
traitement antidérapant au sol est à
chimiques
prévoir dans la zone dédiée aux
coupes de paraffine.
107
L'ouverture de la porte du dépôt de
Méconnaissance des risques et La porte de la zone de stockage des
C-7 stockage des produits chimiques, Risque d'incendie produits chimiques doit être
Sous-estimation des risques
n'est pas conforme résistante au feu.
Les parois du dépôt de stockage des Spécification non prise en
Les parois de la zone de stockage
C-8 produits chimiques, ne sont pas charge lors de l’aménagement Risque d’incendie des produits chimiques doivent être
conformes du laboratoire dotées du coupe-feu de 2 heures
108
par l’INRS.
La norme NF X 55-210 exige
l'installation d'un équipement de
protection classe B (1 ppm <VME<
10 ppm, c'est le cas pour le formol) -
----> prévoir l'installation d'une
Sorbonne ou une enceinte pour le
traitement d'air.
Respecter les consignes de stockage
Risque de confusion des des produits chimiques tel qu’il est
Le rangement de la totalité des produits décrit sur les FDS et les notices
Chimiques C-12
produits n'est pas affiché à l'entrée
Sous estimation des risques
Risque d’incompatibilité entre d’utilisation. Afficher un tableau de
et
produits
classement et d’incompatibité entre
physico-chimiques produits chimique à l’entrée du
stock.
- Etudier la possibilité d'une
automatisation globale du processus
Absence : de plan d'intervention, de ou au moins partielle (Processus les
Difficultés d’intervention en plus dangereux).
C-13 procédure et de formation en Pas de plan de marche
cas d’incendie ou d’intoxication - Plan de marche
évacuation en cas d'incendie
- Réalisation des simulations
d’évacuation périodiques pour
l’entrainement du personnel
Renforcer la signalétique au niveau
Absence des panneaux du laboratoire en générale, et au
signalétiques à l'extérieur de la zone Difficultés d’intervention en niveau de la zone de stockage en
C-14 Sous estimation des risques particulier.
de stockage indiquant les dangers cas d’incendie
identifiés
Une cartographie des risques devrait
être affichée au niveau de la zone de
stockage.
109
Les actions correctives et préventives proposées permettront :
110
Après mise en place du plan d’action correctif, il est souhaitable de refaire une analyse
AMDEC, par les mêmes outils d’analyse, afin de juger de l’efficacité des actions proposées.
Ainsi une cartographie RADAR, telle que présentée par la figure 15 ci-dessous, pourra servir
de tableau de bord pour le suivi de la variation des niveaux de criticité des différentes
défaillances suivant les actions correctives et préventives envisagées :
Figure 15. Cartographie RADAR de la criticité par classe et sous classe de défaillance
Notre expérience nous a permit d’avancer que l’AMDEC est un outil simple et adapté à
l’organisation hospitalière lieu de l’étude. Sa généralisation sur d’autres sites, reste possible,
dans une perspective de développement d’une cartographie général des risques inhérents au
CHU-IS. Cependant nous avons relevé certaines limites, à savoir :
111
• Et prend difficilement en compte les aspects humains (fatigabilité́ , expérience, etc.)
et les aspects organisationnels (collaboration entre équipes, communication entre
équipes, etc.) avec une vision uniquement globale ou macro.
▪ Résultats et Discussion
C’est une étape importante, qui nous a permit de recenser l’ensemble les produits
chimiques utilisés dans le laboratoire, qu’ils soient sous forme gazeuse (gaz anesthésiques par
ex.), solide (poudres) ou liquides (solvants, peintures, désinfectants...), ainsi que la quantité
utilisée, la fréquence d’utilisation et les moyens de protection utilisés lors de la manipulation
des produits en question. Voir Tableau 29, ci-dessous.
112
Tableau 29. Inventaire des produits chimiques utilisés dans le laboratoire d’ACP
26/36/37/
ACIDE PERIODIQUE 8.34 X X X X X
39/45
[Link]
ACIDE NITRIQUE 8.35 X X X X X
7
[Link]
AMONIAQUE 84 X X X X X
3.63.67
113
EOSINE 36 22.26 X X X X X
BLEU DE
22 22.24.25 X X X X X
TOLUIDINE
[Link]
MY GRUN WALD [Link] X X X X X
7.45
[Link] 7.16.36..
GIEMSA X X X X X
[Link] 37.45
NITRATE 26.45.60.
34.50.53 X X X X X
D'ARGENT 61
114
➢ Caractérisation des produits chimiques (Phrase R, Niveau de danger)
Pour caractériser les dangers des produits chimiques, nous avons utilisé les phrases de
risque (phrases R) comme principales sources d’informations car elles sont facilement
accessibles et permettent la caractérisation des dangers physico-chimiques, environnementaux
et toxicologiques. Les résultats obtenus à la suite de cette étape sont résumés dans le tableau
30 ci-dessous :
115
Tableau 30. Caractérisation des produits chimiques
23/24/25/43/34/4
FORMOL 0 0 0 0 2 2 2 2 2 2 2 0 0 2
0
11/38//48/20/63/
TOLUENE 0 1 0 0 0 1 0 3 3 3 0 0 2 3
65/67
ALCOOL ABSOLU 11 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
AMMONIAQUE 34/50 1 0 0 0 2 2 2 0 0 0 0 0 0 2
EOSINE Y 36 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1
BLEU DE TOLUIDINE 22 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1
116
MG 11/23/24/25 0 1 0 0 0 0 0 0 2 2 0 0 0 2
GIEMSA 39/23/24/25 0 0 0 0 0 0 0 3 3 3 0 0 0 3
EUKITT 10/20/21/38 0 0 0 0 0 1 0 1 1 0 0 0 0 1
RESORCINE 22/36/38/50 1 0 0 0 0 1 1 0 0 1 0 0 0 1
ACIDE
34 0 0 0 0 2 2 2 0 0 0 0 0 0 2
PHOSPHOMOLYBDIQUE
ACIDE CITRIQUE 36 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1
PARRAFINE - - - - - - - - - - - - - - -
La caractérisation des dangers des produits chimiques identifiés a permit non seulement de classer les produits en fonction de leurs effets
sur la santé, de leurs voies de pénétration dans l’organisme mais aussi en fonction de la gravité de ces effets, voir tableau 31 ci-dessous.
117
Tableau 31 Niveau de danger global par produit et par type de toxicité
➢
Produits dangereux : Toxicité Locale Produits dangereux : Toxicité systémique non CMR
ACIDE TOLUENE
PHOSPHOMOLYBDIQUE Niveau 3
GIEMSA
Voire cutanée
FORMOL
ACIDE ACETIQUE Niveau 2
MG
ACIDE NITRIQUE
ACIDE OXALIQUE
FORMOL
Niveau 1 HEMALUN DE MAYER
ACIDE PERIODIQUE
EUKITT
AMMONIAQUE
Niveau 2 Voire orale
NITRATE D'ARGENT
TOLUENE
ACIDE Niveau 3
PHOSPHOMOLYBDIQUE
GIEMSA
TOLUENE FORMOL
Niveau 2
EUKITT
MG
RESORCINE
ACIDE OXALIQUE
Oculaire Niveau 1 BLEU DE TOLOIDINE
ACIDE ACETIQUE RESORCINE
Niveau 3
ACIDE NITRIQUE
TOLUENE
Niveau 1 EUKITT
RESORCINE
118
➢ Calcul des Indices d’Exposition, de Protection et de Danger
119
Tableau 32. Calcul des Indices d’Exposition, de Protection et de Danger
INDICE DE
EXPOSITION
PROTECTION
Indice de Danger toxicologique
PHR
PRODUITS CMR
ASE Systémique
CHIMIQUE Local
NON CMR
R Qté Fréquence Indice C M R
Resp Cut Oc
utilisée Utilisation d'Exposition
IDLResp IDLcut IDLoc IDSresp IDScut IDCcut IDMResp IDMCut IDRresp IDRresp IDRcut
23/24/
FORMOL 25/43/ 3 3 1 0,1 0,1 1 100 100 100 100 100 100 100
34/40
11,38,
48/20,
TOLUENE 63,65,
3 3 1 1 1 1 10 1000 1000 100 100
67
ALCOOL
11 3 3 1 1 0,1 1
ABSOLU
ACIDE
8/34 2 2 4 1 0,1 1 100 100 100
PERIODIQUE
ACIDE
10/35 2 1 2 1 0,1 1 1000 1000 1000
ACETIQUE
ACIDE
21/22 1 1 0,1 1 0,1 1 10
OXALIQUE
ACIDE
8/35 2 2 0,4 1 0,1 1 1000 1000 1000
NITRIQUE
120
AMMONIAQUE 34/50 1 1 0,1 1 0,1 1 100 100 100
HEMALUN 20/21/
3 3 0,9 1 0,1 1 10 10
MAYER 22
BLEU DE
22 2 3 0,6 1 0,1 1
TOLUIDINE
11/23/
3 3 1 1 0,1 1 100
MAY 24/25
GRUNWALD
GIEMSA 39/23/
3 3 1 1 0,1 1 1000 1000
24/25
10/20/
EUKITT 21/38
3 3 1 0,1 1 1 10 10 10
22/36/
RESORCINE 38/50
1 1 0,1 1 0,1 1 10 10
NITRATE 34/50/
1 2 0,2 1 0,1 1 100 100 100
D'ARGENT 53
ACIDE
PHOSPHO 34 1 3 0,3 1 0,1 1 100 100 100
MOLYBDIQUE
ACIDE
36 1 1 0,1 1 0,1 1 10
CITRIQUE
121
➢ Hiérarchisation des risques chimiques
Afin d’hiérarchiser les risques chimiques identifiés, il a fallu calculer l’indice de risque
IR, voir tableau 33, ce calcul prend en compte :
Les indices de dangers (IDLresp, IDLcut, IDLoc, IDSresp, IDScut, IDSoral, IDC,
IDM, IDR),
122
Tableau 33. Hiérarchisation des risques chimiques par calcul des indices de risque
PHR
PRODUITS CMR
ASE Fréque
Systémique
CHIMIQUE Local
R Qtéutil nce NON CMR C M R
Resp Cut Oc
isée Utilisa
tion IDLres IDSres IDCres IDMcu IDMcu IDRres IDRre IDRcu
IDLcut IDLoc IDScut
p p p t t p sp t
23/24/2
FORMOL 5/43/34 3 3 2 2 1 10 10 100 10 10 10 10
/40
11,38,4
TOLUENE 8/20,63 3 3 1 1 1 10 1000 1000 100 100
,65,67
ALCOOL
11 3 3 1 2 1
ABSOLU
ACIDE
PERIODIQU 8/34 2 2 1 2 1 40 4 40
E
ACIDE
10/35 2 1 1 2 1 200 20 200
ACETIQUE
ACIDE
21/22 1 1 1 2 1 0,1
OXALIQUE
ACIDE
8/35 2 2 1 2 1 400 40 400
NITRIQUE
AMMONIAQ
34/50 1 1 1 2 1 10 1 10
UE
HEMALUN 20/21/2
3 3 1 2 1 10 1
MAYER 2
123
EOSINE Y 36 3 3 1 2 1 10
BLEU DE
22 2 3 1 2 1
TOLUIDINE
MAY 11/23/2
3 3 1 2 1 100
GRUNWALD 4/25
39/23/2
GIEMSA 4/25
3 3 1 2 1 1000 100
10/20/2
EUKITT 1/38
3 3 2 1 1 10 1 10
22/36/3
RESORCINE 8/50
1 1 1 2 1 0,1 1
NITRATE 34/50/5
1 2 1 2 1 20 2 20
D'ARGENT 3
ACIDE
PHOSPHO
34 1 3 1 2 1 30 3 30
MOLYBDIQU
E
ACIDE
36 1 1 1 2 1 1
CITRIQUE
124
Les résultats obtenus nous ont permit d’avancer les constats ci-dessous :
Des niveaux de risque élevés d’effets CMR concernant l’exposition au Toluène lors des
étapes « de la coloration standard », « montage des lames ». Le risque est mis en évidence par
voie respiratoire en raison de l’absence de moyens de protection respiratoire lors de la
réalisation de ces étapes ainsi que par voie cutanée en raison de l’absence d’une protection
cutanée spécifique lors de la manipulation du produit « gants adaptés ».
Des niveaux de risque élevés d’effets systémiques non CMR concernant l’exposition au
Toluène, May Grunwald et Giemsa lors de diverses étapes. Le risque est caractérisé par voie
respiratoire et cutanée pour le Toluène et le colorant Giemsa, et par voie cutanée pour le
colorant May Grunwald, en fonction des moyens de protection utilisés lors de ces étapes.
Des niveaux de risque élevés d’effets locaux concernant l’exposition au Formol lors de
l’étape « de la fixation », le risque est mis en évidence par voie oculaire. Aussi par exposition
à l’Acide périodique et Acétique lors des étapes « des colorations spéciales », ce dernier est
mis en évidence par voie respiratoire et oculaire et finalement par exposition à l’acide
Nitrique lors de l’étape de la « coloration spéciale » qui est mis en évidence par voie
respiratoire, cutanée et oculaire.
Des niveaux de risque intermédiaires d’effets systémiques non CMR concernant l’exposition
au Formol, l’Hemalun de Mayer ainsi que l’Eukitt. Le risque est mis en évidence par voie
respiratoire lors de la manipulation du Formol et du colorant Hemalun de Mayer ; et par voie
cutanée lors de la manipulation de l’Eukitt et du Formol, en fonction des moyens de
protection utilisés lors des différentes étapes.
125
« colorations spéciales » de tous les produits précités et par voie respiratoire relativement à
l’utilisation du formol lors de l’étape de fixation des organes
L’avantage de l’approche adoptée dans notre étude, c’est qu’elle permet facilement la
différenciation des effets toxiques (locaux, systémiques et CMR), tout en précisant à travers
les phrases en R la voie d’absorption du produit. La seule autre méthode qui prend en compte
les voies de pénétration du produit dans l’organisme dans la caractérisation des dangers est la
méthode de B. Martel, mais la complexité de cette dernière rend son application difficile
(Martel, B. 2002).
126
L’approche prend en compte les voies d’absorption parmi les classes de danger, ce qui
justifie la prise en compte de l’efficacité des moyens de protection (respiratoire, cutanée et
oculaire) en fonction de ces voies d’absorption. Trop souvent, seule la protection respiratoire
est prise en considération (cas de la méthode UIC), ce qui reste insuffisant par rapport à notre
champ d’action. En effet, dans les laboratoires, le contact direct des mains avec les produits
chimiques est très fréquent.
127
DISCUSSION GENERALE
La mise en œuvre d’une démarche qualité rigoureuse dans une organisation hospitalière
aussi complexe que le CHU-IS est une épreuve de mobilisation totale de toutes les parties
prenantes en relation avec l’institution. Elle requiert le tracé d’un modèle complexe, réfléchi,
étendu, spécifique, infaillible et où toute déviance s’y trouve insignifiante. Le domaine de
mise à l’épreuve de telle initiative s’avère étendu dans l’espace (une multitude de services et
d’intervenants) et dans le temps (tout ce qui fait varier).
Notre étude montre que le programme d’implantation de la gestion de la qualité dans les
services hospitaliers au Maroc a intéressé les professionnels et que la plupart des chefs de
services ont engagé leur équipe dans la démarche. Cependant, la pérennité de cet engagement
est restée faible. La survie moyenne des cercles qualité est à peu près d’un an et demi. Ce
bilan a provoqué des questions qui relèvent d’une part de la nature du programme et, d’autre
part de l’environnement managérial et socioculturel de son implantation.
128
pré-analytique du laboratoire de microbiologie de l’hôpital Ibn Sina d’une part ; au niveau du
laboratoire d’ACP, l’identification des situations à risques, leur effet, leur criticité et leur
hiérarchisation ainsi que l’analyse des causes potentielles pour chaque mode de défaillance, et
les conséquences de chaque défaillance, d’autre part. Les résultats obtenus ont mis en
évidence l’impact des situations à risque sur la santé et la sécurité des professionnels et des
patients.
En réalisant cette analyse à l’aide de l’AMDEC, nous avons pu identifier les points positifs
suivants :
• La simplicité́ de mise en œuvre avec une bonne appropriation par les acteurs, même
ceux qui n’étaient pas formés à cette méthode,
• La possibilité́ de classer les défaillances en fonction de trois paramètres : la gravité,
l’occurrence et la non-détection. Ceci permet de classer les défaillances et de
hiérarchiser les actions à entreprendre,
• La pluridisciplinarité́ de l’équipe constituée permet de prendre en compte tous les
points de vue tout au long du processus et d’obtenir un jugement sur la base d’un
consensus.
L’AMDEC s’avère être une approche simple. Notre expérience nous permet de dire
qu’il s’agit d’un outil adapté à l’organisation hospitalière, chose qui incite à l’utiliser sur
d’autres sites dans une perspective de développement d’une cartographie générale des risques
du milieu hospitalier concerné et, en même temps, à émettre quelques recommandations qui
sont en accord avec les avancées de BERWICK, et notamment, faire simple, le faire en
129
équipe, mesurer avec objectivisme, démarrer le plus tôt possible, simplifier la méthodologie,
et surtout arrêter de se plaindre (Berwick, DM. 1998).
L’approche prend en compte les voies d’absorption parmi les classes de danger, ce qui
justifie la prise en compte de l’efficacité des moyens de protection (respiratoire, cutanée et
oculaire) en fonction de ces voies d’absorption. Très souvent, seule la protection respiratoire
est prise en considération (cas de la méthode UIC), ce qui reste insuffisant par rapport à notre
champs d’action. En effet, dans les laboratoires, le contact direct des mains avec les produits
chimiques est très fréquent.
Concernant le calcul des indices de risques, la démarche est en accord avec B. Martel où
le risque évolue selon une fonction puissance et non selon une fonction géométrique (Martel
B 2002). La formule des indices de danger suit une fonction exponentielle, comme celle des
indices de protection. La cotation exponentielle permet de représenter plus fidèlement le
niveau de protection réel de l’opérateur, ce qui est également utilisée par d’autres auteurs
Vincent R, Bonthoux F et al (2004). En outre, la prépondérance des indices de danger (de 1 à
1000) sur les indices de protection (0 ,01 à 1) permet de respecter la règle de prédominance du
danger par rapport à l’exposition dans l’expression du niveau de risque (INRS, santé sécurité
au travail, CLASSIFICATION ET ÉTIQUETAGE DES PRODUITS CHIMIQUES, 2015).
Par contre, l’indice d’exposition est coté selon une progression géométrique comme dans la
plupart des méthodes qui intègrent ces variables (méthode Rhodi), Martel B (2002) et Vincent
R, Bonthoux F et al (2004).
Les démarches de management des risques sanitaires adoptées pour aborder les parties
expérimentales du présent travail de recherche sont toutes caractérisées par un grand usage
actuellement, une simplicité de mise en œuvre et même recommandées par des institutions
130
organisationnelles, nationales et internationales. De part l’obligation d’un pilotage étendu
d’une gestion du risque, le dénominateur commun de ces méthodes systémiques que nous
avons mis en pratique consiste en l’exhibition d’espace de risques liés au contexte étudié, au
choix de méthode d’appréciation de chaque risque, à la sélection de risques stigmatisés et
enfin au choix de méthodes de traitement des risques prioritaires. Cependant, le caractère
subjectif, et au maximum semi-quantitatif, caractérise ces démarches utilisées. Il en est ainsi
dans l’évaluation du triplet danger-exposition-protection par le recours à des choix arbitraires.
Nous pensons qu’un prolongement évident de notre travail serait d’augmenter le degré
d’approfondissement de chaque composante du triplet danger-exposition-protection en faisant
recours à des modèles et méthodes quantitatifs, continus, mesurables et paramétrés pour
cerner numériquement les comportements des dangers inclus dans le cadre d’une étude de
gestion des risques.
131
CONCLUSION GENERALE
Démarche qualité et gestion des risques constituent des approches complémentaires et
souvent très imbriquées en santé. Elles ont pour objectif la maîtrise simultanée de plusieurs
aspects de la délivrance des services hospitaliers pour pouvoir répondre aux besoins croissants
du patient. Ce dernier de par les évolutions de ses contextes est devenu très exigent quant à la
perception de son état de santé. Pour parvenir in finie à la satisfaction de ce client final, la
préoccupation est totale auprès de l’ensemble des intervenants de près ou de loin dans le
champ de la santé au Maroc. Les pouvoirs publics doivent poursuivre davantage leur
encadrement réglementaire et normatif du système d’offre des soins en cherchant à le rendre
plus accessible, élargi, efficace et sécurisé de tout aléa pouvant nuire à l’atteinte de ses
objectifs. Les financeurs sont astreints à proposer les meilleures offres de leurs services pour
répondre aux attentes et évolutions de la population en termes de soins de santé. Et enfin, le
système de l’offre, quels que soient sa complexité, ses services rendus et ses produits fournis
doit pouvoir réaliser sa mission en délivrant qualité et sécurité dans les soins tels que perçus
par le citoyen.
Certes, la volonté s’est traduite par des mesures applicatives transverses et courageuses
des acteurs, néanmoins les contraintes ne sont pas simples et les enjeux ne sont pas encore à
leur optimum. Dans cette équation à plusieurs intervenants et variables, le CHU-IS de Rabat
en dépit de son engagement démontré dans de telles initiatives, a encore plus de chemin à
parcourir pour rendre sur cibles acceptables et robustes son management, son organisation,
ses processus, ses méthodes de travail, ses dépenses et ses intervenants. Il se doit de devenir
un organisme qui maitrise parfaitement et la qualité de l’intégralité de son fonctionnement et
la totalité des risques susceptibles de mettre en péril sa mission. Notre travail de thèse et à
travers l’expérience vécue au CHU-IS s’insère dans cette perspective : Prôner pour l’encrage
de la qualité et la gestion des risque dans les établissements de santé, démontrer les bénéfices
de telles démarches et encourager le recours aux différentes méthodes scientifiques éprouvées
en termes de gestion de la qualité et gestion du risque.
132
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139
ANNEXES
140
Annexe 2. Bulletin officiel – N°5926 12 Rabii II 1432
141
142
143
144
Annexe 3. Circulaire 34, 2007
145
Annexe 4. Note directoriale 1417, 2012.
146
Annexe 5. Questionnaire utilisé pour le diagnostic qualité
1. Identification du site :
- Hôpital :……………………………………………………………………………..
- Cadre :
- Service :…………………………………………………………………………........
1-………………………………………………………………………………………………………………….……..
2-………………………………………………………………………………………………………………….……..
3- ……………………………………………………………………………………………………………………….
4……………………………………………………………………………………………………………………….
5-……………………………………………………………………………………………………………………….
Oui Non
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
Oui non
147
Si oui :
Disant
Oui Non
- Dispose-t-on au niveau du service d'un document de base signé, qui défini la politique
qualité du service ?
Oui Non
Si oui :
Oui Non
Oui Non
148
4. Management des ressources
- A-t-on mis à disposition les ressources humaines adéquates pour l'implantation de la
démarche qualité ?
Oui Non
- A-t-on mis à disposition les ressources nécessaires pour la mise en œuvre et l'amélioration
de la démarche qualité au niveau du service/ hôpital ? , finances, plan d'investissement,
environnement de travail, infrastructure, analyse d'information
Oui Non
Oui Non
Si non :
149
- Avez-vous bénéficié d'une récompense dans le cadre de la mise en œuvre des cercles
qualité ?
Oui Non
Oui Non
La politique qualité,
Autres : …………………………………………………………………………………………..
……………………………………………………………….............................................................
....................................................................................................................................................
................................................................................................................................................
Oui Non
- Le chef de service informe-t-il le personnel sur la stratégie du service, de sa démarche
qualité et des objectifs à atteindre ?
Oui Non
150
- Le service dispose-t-il d'une Cellule qualité ?
Si oui :
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
................................................................ ......................................................................
6. Satisfaction de la clientèle
- Avez-vous réalisé une enquête de satisfaction auprès du personnel ?
Oui Non
Oui Non
Oui Non
151
Résultats opérationnels
- Pensez vous que les cercles qualité avait un impact positif sur les résultats de l’entité en
matière de performance globale ?
Oui Non
8. Invitez à citer trois facteurs de succès et trois obstacles des cercles qualité
- Facteurs de succès :
o 1-
……………………………............................................................………………………
o 2-
………………………………………………................................................…………….
o 3-
………………………………………............................................................……………
- Obstacles :
o 1-
………………………………………………............................................................……
o 2-
…………………………………………............................................................…………
o 3-……………………………………………............................................................……
152
Annexe 6. Figure 16, Exemple de fiche de non-conformité des prélèvements
Identité du patient :
Date : Heure :
Service : Prescripteur :
Préleveur :
Analyse demandée :
Nature de la non-conformité
Récipient Identification Feuille de demande
Non-conforme à l’analyse Absence d’identité Absente
Volume insuffisant Discordance d’identité Renseignements cliniques
Autres (à préciser) :
Actions entreprises
Annulation par le laboratoire (le service clinique soit prévenu de la non-conformité).
Prélèvement {et/ou feuille de demande} renvoyé dans le service clinique.
Examen effectué sous réserve après :
153
Annexe7. Plan du laboratoire d’ACP
154
Annexe 8. Exemple d’application de la fonction de perte de Taguchi sur les non-conformités du Laboratoire de
Médical de Microbiologie – CHU-IS
Constante de Taguchi
- Exemple de calcul -
CARACTERISTIQUE CRITIQUE ETUDIEE
Taux de non-conformité mensuel au LBM CHU-IS
EXPERIENCE PARTICULIERE DE BASE
Distribution du Taux mensuel de Non-conformité du LBM CHU-IS en 2012
Année 2012 Nb NC Nb Echantillons Taux NC %
Jan 31 1 222 2,5
Fev 30 1 105 2,7
Mar 32 1 500 2,1
Avr 32 1 410 2,3
Mai 42 1 200 3,5
Jui 28 950 2,9
Juil 49 1 200 4,1
Aiut 30 1 305 2,3
Sept 5 1 300 0,4
Oct 31 1 206 2,6
Total 310 12 398