Théorème de Noether et conservation des quantités
Théorème de Noether et conservation des quantités
d ∂L ∂L
( )− =0
dt ∂ q̇i ∂qi
∂L ∂L ∂L
= ∑( q̈i ) +
dL
q̇i +
∂qi ∂ q̇i ∂t
dt
∂L
En utilisant l'équation d'Euler-Lagrange, on peut remplacer ∂q
i
par dt
d
( ∂∂L
q̇i ) :
d ∂L ∂L ∂L
= ∑( ( ) q̇i + q̈i ) +
dL
dt ∂ q̇i ∂ q̇i ∂t
dt i
Le terme entre parenthèses est la dérivée totale par rapport au temps de ( ∂∂L q̇ ) :
q̇ i
i
(∑ q̇i ) +
dL d ∂L ∂L
=
∂ q̇i ∂t
dt dt
(∑ q̇i − L) = −
d ∂L ∂L
∂ q̇i ∂t
dt
∂L
Si le lagrangien est indépendant explicitement du temps, c'est-à-dire ∂t = 0, alors :
(∑ q̇i − L) = 0
d ∂L
∂
dt i
q̇ i
La quantité entre parenthèses est donc une constante du mouvement. Cette quantité
est définie comme l'énergie du système E :
∂L
E=∑ q̇i − L
∂ q̇i
d ∂L ∂L
( )− =0
dt ∂ ẋj ∂xj
∂L
Comme ∂x = 0, l'équation devient :
j
d ∂L
( )=0
dt ∂ ẋj
Exercice 1
Les transformations de Lorentz pour un mouvement relatif le long de l'axe des x sont
données par :
x′ = γ(x − βct)
y′ = y
z′ = z
1
Où β = v/c et γ = est le facteur de Lorentz.
1−β 2
⎛ct ⎞ ⎛ γ 0⎞ ⎛ct⎞
′
−γβ 0
x′ −γβ γ 0 0 x
′ =
0 0 1 0
⎝ z′ ⎠ ⎝ 0 ⎠ ⎝ z⎠
y y
0 0 1
Si la vitesse relative est le long de l'axe des z , les transformations de Lorentz sont
similaires, mais les rôles de x et z sont échangés (ou plutôt, la transformation affecte
ct et z ):
x′ = x
y′ = y
z ′ = γ(z − βct)
′
0 0
Exercice 2
ˉ
p+p→p+p+X +X
Où ˉ son antiparticule de
p représente un proton, X une particule de masse mX et X
même masse mX .
ˉ après la collision.
quadrivecteurs des protons, de la particule X et de l'antiparticule X
Conservation de l'énergie : E1
+ E2 = E3 + E4 + EX + EXˉ
M 2 c2 = Ptot
2 2
= Etot − (ptot c)2
En unités naturelles (c = 1) :
M 2 = Etot
2
− p2tot
Avant la réaction :
2
Mavant = (E1 + E2 )2 − (p1 + p2 )2
Dans le cas d'une collision entre deux faisceaux opposés, on peut considérer le centre
de masse où p1 = −p2 . Dans ce cas, ptot = 0.
2
Mavant = (E1 + E2 )2
Après la réaction :
2
Mapres = (E3 + E4 + EX + EXˉ )2 − (p3 + p4 + pX + pXˉ )2
Mavant = Mapres
Dans le référentiel du centre de masse, l'impulsion totale avant et après la collision est
nulle : ptot,avant
= 0 et ptot,apres = 0.
Etot,avant = Etot,apres
Avant la collision, nous avons deux protons incidents. Pour minimiser l'énergie
cinétique, nous supposons que les deux protons ont la même énergie Ep et des
Après la collision, les particules produites sont au repos. Leur énergie est donc leur
masse au repos :
Énergie de la particule X : mX
ˉ : mX
Énergie de l'antiparticule X
2mX .
En égalisant les énergies totales :
E p = mp + mX
Puisque nous avons deux protons, l'énergie cinétique totale fournie est T = 2Tp .
T p + mp = mp + mX
T p = mX
L'énergie cinétique minimale totale T à fournir par les deux faisceaux opposés est la
somme des énergies cinétiques des deux protons :
T = Tp + Tp = 2Tp = 2mX
Il est important de noter que cette énergie cinétique est l'énergie cinétique ajoutée aux
protons au-delà de leur masse au repos. C'est l'énergie nécessaire pour créer les
ˉ.
nouvelles particules X et X
Exercice 3
Cet exercice est très similaire à l'Exercice 4 que nous avons déjà traité précédemment.
Nous allons reprendre les mêmes étapes de dérivation et de démonstration.
(iγ μ ∂μ − m)ψ = 0
iγ 0 ∂0 ψ + iγ k ∂k ψ − mψ = 0
∂ ∂
Où ∂0
= ∂t et ∂k
= ∂xk pour k
= 1, 2, 3 (coordonnées spatiales).
Multiplions par γ 0 à gauche :
i(γ 0 )2 ∂0 ψ + iγ 0 γ k ∂k ψ − mγ 0 ψ = 0
i∂0 ψ + iγ 0 γ k ∂k ψ − mγ 0 ψ = 0
i∂0 ψ = −iγ 0 γ k ∂k ψ + mγ 0 ψ
∂t
= Hψ . En comparant,
HD = −iγ 0 γ k ∂k + mγ 0
HD = α ⋅ p + βm
Dirac.
Le terme βm commute avec Lz car β est une matrice constante et m est un scalaire,
opérateurs commutent.
[HD , Lx ] = i(αz py − αy pz )
[HD , Ly ] = i(αx pz − αz px )
En résumé, le commutateur [HD , L] n'est pas nul. Cela signifie que le moment
cinétique orbital L n'est pas une quantité conservée pour une particule de Dirac.
[HD , J ] = 0.
0
( ).
1 σ
Nous voulons montrer que [HD , J ] = 0, où J = L + S et S = 2 0 σ
0
= 12 Σ où Σk = ( ).
k
σ
que S
0 σk
Il est connu que les commutateurs des matrices αi avec les composantes de S sont :
[αi , Sj ] = iϵijk αk
[HD , Sz ] = i(αx py − αy px )
[HD , Sx ] = i(αy pz − αz py )
[HD , Sy ] = i(αz px − αx pz )
[HD , Lz ] = i(αy px − αx py )
Donc :
[HD , J ] = 0
Cela signifie que le moment cinétique total J est une quantité conservée pour une
particule de Dirac. C'est un résultat fondamental en mécanique quantique relativiste.
Nous avons montré que le moment cinétique orbital L ne commute pas avec
l'hamiltonien de Dirac ([HD , L]
= 0), ce qui signifie qu'il n'est pas conservé.
Cependant, nous avons également montré que le moment cinétique total J =L+S
commute avec l'hamiltonien de Dirac ([HD , J ] = 0), ce qui signifie qu'il est conservé.
L'opérateur S que nous avons défini, dont les composantes sont liées aux matrices de
Pauli, est précisément cet opérateur de spin. Il décrit le moment cinétique intrinsèque
de la particule, qui n'est pas dû à son mouvement orbital, mais à une propriété
quantique fondamentale.
Pour les spineurs de Dirac (qui décrivent des particules de spin 1/2 comme l'électron),
cet opérateur S est l'opérateur de spin approprié, et sa conservation avec le moment
cinétique orbital pour former le moment cinétique total est une caractéristique clé de
la théorie de Dirac.