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Théorème de Noether et conservation des quantités

Le document traite du théorème de Noether, établissant une relation entre les symétries d'un système physique et les lois de conservation. Il démontre que l'indépendance temporelle du lagrangien implique la conservation de l'énergie, tandis que l'invariance par translation spatiale implique la conservation de la quantité de mouvement. Le document aborde également les transformations de Lorentz et la conservation du quadrivecteur énergie-impulsion dans le cadre de réactions inélastiques, ainsi que le calcul de l'énergie cinétique minimale nécessaire pour produire des particules.

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Théorème de Noether et conservation des quantités

Le document traite du théorème de Noether, établissant une relation entre les symétries d'un système physique et les lois de conservation. Il démontre que l'indépendance temporelle du lagrangien implique la conservation de l'énergie, tandis que l'invariance par translation spatiale implique la conservation de la quantité de mouvement. Le document aborde également les transformations de Lorentz et la conservation du quadrivecteur énergie-impulsion dans le cadre de réactions inélastiques, ainsi que le calcul de l'énergie cinétique minimale nécessaire pour produire des particules.

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Solutions de l'Examen

Question de cours - Théorème de Noether

1. Énoncer le théorème de Noether.

Le théorème de Noether établit une correspondance fondamentale entre les symétries


continues d'un système physique et les lois de conservation. Plus précisément, pour
chaque symétrie continue d'un lagrangien, il existe une quantité conservée
correspondante.

2. Montrer que si le lagrangien L(t, x, v ) est indépendant


explicitement du temps, alors l'énergie du système est conservée.

Le lagrangien est une fonction des coordonnées généralisées qi , des vitesses


généralisées q̇i et du temps t, L(qi , q̇i , t).


​ ​ ​ ​ ​

L'équation d'Euler-Lagrange est donnée par :

d ∂L ∂L
( )− =0
dt ∂ q̇i ∂qi
​ ​ ​

​ ​ ​

La dérivée totale du lagrangien par rapport au temps est :

∂L ∂L ∂L
= ∑( q̈i ) +
dL
q̇i +
∂qi ∂ q̇i ∂t
​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

dt ​ ​ ​

∂L
En utilisant l'équation d'Euler-Lagrange, on peut remplacer ∂q
i
par dt
d

​ ​ ( ∂∂L
q̇i ) :
​ ​

d ∂L ∂L ∂L
= ∑( ( ) q̇i + q̈i ) +
dL
dt ∂ q̇i ∂ q̇i ∂t
​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

dt i
​ ​ ​ ​

Le terme entre parenthèses est la dérivée totale par rapport au temps de ( ∂∂L q̇ ) :
q̇ i
​ ​

i

(∑ q̇i ) +
dL d ∂L ∂L
=
∂ q̇i ∂t
​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

dt dt ​ ​

Réarrangeons cette équation :

(∑ q̇i − L) = −
d ∂L ∂L
∂ q̇i ∂t
​ ​ ​ ​ ​ ​

dt ​ ​

∂L
Si le lagrangien est indépendant explicitement du temps, c'est-à-dire ∂t ​ = 0, alors :

(∑ q̇i − L) = 0
d ∂L

​ ​ ​ ​ ​

dt i
q̇ i ​ ​

La quantité entre parenthèses est donc une constante du mouvement. Cette quantité
est définie comme l'énergie du système E :

∂L
E=∑ q̇i − L
∂ q̇i
​ ​ ​ ​

​ ​

Par conséquent, si le lagrangien ne dépend pas explicitement du temps, l'énergie du


système est conservée.

3. Supposons que le lagrangien est invariant par translation spatiale


(i.e. indépendant de x). Montrer que la quantité de mouvement est
conservée.
∂L
Si le lagrangien L est indépendant des coordonnées spatiales xj (c'est-à-dire ∂x ​ ​ =0
j ​

), alors, d'après l'équation d'Euler-Lagrange :

d ∂L ∂L
( )− =0
dt ∂ ẋj ∂xj
​ ​ ​

​ ​

∂L
Comme ∂x ​ = 0, l'équation devient :
j ​

d ∂L
( )=0
dt ∂ ẋj
​ ​

Cela signifie que la quantité ∂∂L


ẋj
est une constante du mouvement. Cette quantité est

définie comme la quantité de mouvement généralisée pj : ​


∂L
pj =
∂ ẋj
​ ​

Par conséquent, si le lagrangien est invariant par translation spatiale, la quantité de


mouvement est conservée.

Exercice 1

1. Écrivez les transformations des coordonnées (ct, x, y, z) d'un


événement lors du passage d'un référentiel galiléen R à un autre
référentiel galiléen R' se déplaçant à la vitesse v = v ex par rapport à

R. Écrivez cette relation sous forme matricielle.

Les transformations de Lorentz pour un mouvement relatif le long de l'axe des x sont
données par :

ct′ = γ(ct − βx)

x′ = γ(x − βct)

y′ = y

z′ = z
1
Où β = v/c et γ = est le facteur de Lorentz.
1−β 2

Sous forme matricielle, cette transformation s'écrit :

⎛ct ⎞ ⎛ γ 0⎞ ⎛ct⎞

−γβ 0
x′ −γβ γ 0 0 x
′ =
0 0 1 0
⎝ z′ ⎠ ⎝ 0 ⎠ ⎝ z⎠
y y
​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

0 0 1

2. Si la vitesse relative était selon l'axe Oz au lieu de Ox, i.e. v = v ez ,


comment s'écrirait la transformation de Lorentz pour passer de R à


R'? Écrivez de même cette relation sous forme matricielle.

Si la vitesse relative est le long de l'axe des z , les transformations de Lorentz sont
similaires, mais les rôles de x et z sont échangés (ou plutôt, la transformation affecte
ct et z ):

ct′ = γ(ct − βz)

x′ = x

y′ = y

z ′ = γ(z − βct)

Sous forme matricielle, cette transformation s'écrit :

⎛ct ⎞ ⎛ γ 0 −γβ ⎞ ⎛ct⎞



0
x′ 0 1 0 0 x
′ =
0 0 1 0
⎝ z ⎠ ⎝−γβ γ ⎠⎝z ⎠
y y
​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​


0 0

Exercice 2

Considérons la réaction inélastique suivante :

ˉ
p+p→p+p+X +X

Où ˉ son antiparticule de
p représente un proton, X une particule de masse mX et X ​

même masse mX . ​

1. Écrire la conservation du quadrivecteur énergie-impulsion pour


cette réaction.

Le quadrivecteur énergie-impulsion P pour une particule est donné par P = (E/c, p) ​

, où E est l'énergie totale et p est l'impulsion. En unités naturelles (c = 1), P = (E, p)


​ ​

La conservation du quadrivecteur énergie-impulsion stipule que la somme des


quadrivecteurs énergie-impulsion des particules avant la réaction est égale à la
somme des quadrivecteurs énergie-impulsion des particules après la réaction.

Soient P1 et P2 les quadrivecteurs des protons incidents, et P3 , P4 , PX , PXˉ les


​ ​ ​ ​ ​ ​

ˉ après la collision.
quadrivecteurs des protons, de la particule X et de l'antiparticule X

La conservation du quadrivecteur énergie-impulsion s'écrit :


P1 + P2 = P3 + P4 + PX + PXˉ
​ ​ ​ ​ ​ ​

En termes de composantes (énergie et impulsion) :

(E1 + E2 , p1 + p2 ) = (E3 + E4 + EX + EXˉ , p3 + p4 + pX + pXˉ )


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

Ce qui se décompose en deux équations de conservation :

Conservation de l'énergie : E1 ​
+ E2 = E3 + E4 + EX + EXˉ ​ ​ ​ ​ ​

Conservation de l'impulsion : p1 ​ ​ + p2 = p3 + p4 + pX + pXˉ


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

2. Exprimer la masse invariante du système, avant et après la


réaction.

La masse invariante M d'un système de particules est définie par la norme du


quadrivecteur énergie-impulsion total du système :

M 2 c2 = Ptot
2 2
= Etot − (ptot c)2 ​ ​ ​ ​

En unités naturelles (c = 1) :

M 2 = Etot
2
− p2tot ​ ​ ​

Avant la réaction :

Le système est composé de deux protons incidents. Soient Pavant = P1 + P2 le ​ ​ ​

quadrivecteur total avant la réaction.

La masse invariante avant la réaction est Mavant : ​

2
Mavant = (E1 + E2 )2 − (p1 + p2 )2
​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

Dans le cas d'une collision entre deux faisceaux opposés, on peut considérer le centre
de masse où p1 ​ ​ = −p2 . Dans ce cas, ptot = 0.
​ ​ ​ ​

2
Mavant = (E1 + E2 )2 ​ ​ ​

Si les protons ont la même énergie Ep , alors Mavant ​ ​ = 2Ep . ​

Après la réaction :

Le système est composé de deux protons, une particule X et une antiparticule ˉ.


X
Soient Papres ​
= P3 + P4 + PX + PXˉ le quadrivecteur total après la réaction.
​ ​ ​ ​
La masse invariante après la réaction est Mapres : ​

2
Mapres = (E3 + E4 + EX + EXˉ )2 − (p3 + p4 + pX + pXˉ )2
​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

En vertu de la conservation du quadrivecteur énergie-impulsion, la masse invariante


du système est conservée :

Mavant = Mapres
​ ​

3. Déterminer l'énergie cinétique minimale T qu'il faut fournir aux


protons de deux faisceaux opposés pour produire une particule X de
ˉ de même masse (en supposant les
masse mX et son antiparticule X

protons intacts après la collision).


ˉ , l'énergie cinétique minimale est requise lorsque
Pour produire les particules X et X
ˉ ) sont au repos dans le référentiel du centre de
les particules produites (p, p, X, X
masse. Dans ce cas, leurs impulsions sont nulles après la collision.

Dans le référentiel du centre de masse, l'impulsion totale avant et après la collision est
nulle : ptot,avant
​ ​ = 0 et ptot,apres = 0.
​ ​

La conservation de l'énergie dans le référentiel du centre de masse donne :

Etot,avant = Etot,apres
​ ​

Avant la collision, nous avons deux protons incidents. Pour minimiser l'énergie
cinétique, nous supposons que les deux protons ont la même énergie Ep et des

impulsions opposées (collision frontale) : P1 ​ = (Ep , p) et P2 = (Ep , −p).


​ ​ ​ ​

L'énergie totale avant la collision est Etot,avant ​ = Ep + Ep = 2Ep .


​ ​ ​

Après la collision, les particules produites sont au repos. Leur énergie est donc leur
masse au repos :

Énergie des protons : mp (pour chaque proton)


Énergie de la particule X : mX ​

ˉ : mX
Énergie de l'antiparticule X ​

L'énergie totale après la collision est Etot,apres = mp + mp + mX + mX = 2mp +


​ ​ ​ ​ ​ ​

2mX . ​
En égalisant les énergies totales :

2Ep = 2mp + 2mX


​ ​ ​

E p = mp + mX​ ​ ​

L'énergie totale d'un proton est Ep = Tp + mp , où Tp est son énergie cinétique.


​ ​ ​ ​

Puisque nous avons deux protons, l'énergie cinétique totale fournie est T = 2Tp . ​

Donc, pour un seul proton :

T p + mp = mp + mX
​ ​ ​

T p = mX
​ ​

L'énergie cinétique minimale totale T à fournir par les deux faisceaux opposés est la
somme des énergies cinétiques des deux protons :

T = Tp + Tp = 2Tp = 2mX
​ ​ ​ ​

Il est important de noter que cette énergie cinétique est l'énergie cinétique ajoutée aux
protons au-delà de leur masse au repos. C'est l'énergie nécessaire pour créer les
ˉ.
nouvelles particules X et X

Exercice 3

Cet exercice est très similaire à l'Exercice 4 que nous avons déjà traité précédemment.
Nous allons reprendre les mêmes étapes de dérivation et de démonstration.

1. À partir du principe de correspondance, déduisez la forme de


l'hamiltonien de Dirac HD . ​

L'équation de Dirac est donnée par :

(iγ μ ∂μ − m)ψ = 0 ​

En utilisant la convention de sommation d'Einstein, on peut écrire :

iγ 0 ∂0 ψ + iγ k ∂k ψ − mψ = 0
​ ​

∂ ∂
Où ∂0 ​
= ∂t et ∂k
​ ​
= ∂xk pour k

= 1, 2, 3 (coordonnées spatiales).
Multiplions par γ 0 à gauche :

i(γ 0 )2 ∂0 ψ + iγ 0 γ k ∂k ψ − mγ 0 ψ = 0
​ ​

Nous savons que (γ 0 )2 = I4 (la matrice identité 4x4). Donc :


i∂0 ψ + iγ 0 γ k ∂k ψ − mγ 0 ψ = 0
​ ​

Réarrangeons pour isoler le terme de dérivée temporelle :

i∂0 ψ = −iγ 0 γ k ∂k ψ + mγ 0 ψ
​ ​

En mécanique quantique, l'équation de Schrödinger dépendante du temps est


iℏ ∂ψ
∂t
= Hψ . En unités naturelles (ℏ = 1), cela devient i ∂ψ

∂t
= Hψ . En comparant, ​

nous pouvons identifier l'hamiltonien de Dirac HD : ​

HD = −iγ 0 γ k ∂k + mγ 0
​ ​

On utilise souvent la notation α = γ 0 γ et β = γ 0 . Alors l'hamiltonien de Dirac s'écrit :


HD = α ⋅ p + βm

Où p = −i∇ est l'opérateur impulsion. C'est la forme standard de l'hamiltonien de


Dirac.

2. Soit l'opérateur moment cinétique L = r ∧ p. Calculez le


commutateur [HD , L]. ​

L'opérateur moment cinétique est L = r × p. Ses composantes sont Li = ϵijk xj pk .


​ ​ ​ ​ ​

Nous devons calculer [HD , Li ]. Prenons la composante Lz


​ ​ ​ = xpy − ypx .
​ ​

[HD , Lz ] = [α ⋅ p + βm, xpy − ypx ]


​ ​ ​ ​ ​

Le terme βm commute avec Lz car β est une matrice constante et m est un scalaire,

et Lz n'agit que sur les coordonnées et les impulsions. Donc :


[HD , Lz ] = [αx px + αy py + αz pz , xpy − ypx ]


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

Utilisons la propriété de commutation [A, BC] = [A, B]C + B[A, C] et [AB, C] =


A[B, C] + [A, C]B .
On sait que [px , x] ​ = −i, [py , y] = −i, et les autres commutateurs entre coordonnées

et impulsions sont nuls.

Considérons le terme [αx px , xpy ] : ​ ​ ​

[αx px , xpy ] = αx [px , x]py + αx x[px , py ] = αx (−i)py + 0 = −iαx py


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

Considérons le terme [αy py , −ypx ] : ​ ​ ​

[αy py , −ypx ] = αy [py , −y]px + αy (−y)[py , px ] = αy (i)px + 0 = iαy px


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

Les autres termes de la forme [αi pi , xj pk ] sont nuls si i =


​ ​  j ou i =
 k ou si les
​ ​

opérateurs commutent.

Donc, pour [HD , Lz ] : ​ ​

[HD , Lz ] = [αx px , xpy ] + [αy py , −ypx ]


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

[HD , Lz ] = −iαx py + iαy px = i(αy px − αx py )


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

Par permutation cyclique, on peut généraliser pour les autres composantes :

[HD , Lx ] = i(αz py − αy pz )
​ ​ ​ ​ ​ ​

[HD , Ly ] = i(αx pz − αz px )
​ ​ ​ ​ ​ ​

En résumé, le commutateur [HD , L] n'est pas nul. Cela signifie que le moment

cinétique orbital L n'est pas une quantité conservée pour une particule de Dirac.

3. On définit l'opérateur moment angulaire total comme : J = L + S,


0
( ) et σ sont les matrices de Pauli. Montrer que
σ 1
où S =
0 2 σ
​ ​ ​

[HD , J ] = 0.

0
( ).
1 σ
Nous voulons montrer que [HD , J ] = 0, où J = L + S et S = 2 0 σ
​ ​ ​ ​

Commençons par calculer le commutateur [HD , S ]. ​

Les matrices α et β sont définies en termes de matrices de Dirac γ μ . Rappelons les


relations d'anticommutation des matrices de Dirac : {γ μ , γ ν } = 2η μν I4 . ​

On a αk ​ = γ 0 γ k . Les matrices σ sont les matrices de Pauli.


L'opérateur S est lié aux matrices Σk = 2i ϵijk γ i γ j . Plus précisément, on peut montrer

0
= 12 Σ où Σk = ( ).
k
σ
que S
0 σk
​ ​ ​

Il est connu que les commutateurs des matrices αi avec les composantes de S sont : ​

[αi , Sj ] = iϵijk αk ​ ​ ​ ​

Et les commutateurs de β avec S sont nuls : [β, Sj ] ​ = 0.

Maintenant, calculons [HD , Sz ] : ​ ​

[HD , Sz ] = [αx px + αy py + αz pz + βm, Sz ]


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

[HD , Sz ] = [αx , Sz ]px + [αy , Sz ]py + [αz , Sz ]pz


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

En utilisant les relations de commutation ci-dessus :

[HD , Sz ] = (−iαy )px + (iαx )py + (0)pz


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

[HD , Sz ] = i(αx py − αy px )
​ ​ ​ ​ ​ ​

Par permutation cyclique, on a :

[HD , Sx ] = i(αy pz − αz py )
​ ​ ​ ​ ​ ​

[HD , Sy ] = i(αz px − αx pz )
​ ​ ​ ​ ​ ​

Maintenant, combinons les résultats pour [HD , L] et [HD , S ] : ​

Nous avons trouvé :

[HD , Lz ] = i(αy px − αx py )
​ ​ ​ ​ ​ ​

[HD , Sz ] = i(αx py − αy px ) = −i(αy px − αx py )


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

Donc :

[HD , Jz ] = [HD , Lz + Sz ] = [HD , Lz ] + [HD , Sz ]


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

[HD , Jz ] = i(αy px − αx py ) − i(αy px − αx py ) = 0


​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​

De même pour les autres composantes Jx et Jy . Par conséquent : ​ ​

[HD , J ] = 0 ​
Cela signifie que le moment cinétique total J est une quantité conservée pour une
particule de Dirac. C'est un résultat fondamental en mécanique quantique relativiste.

4. En déduire que S est l'opérateur spin pour les spineurs de Dirac.

Nous avons montré que le moment cinétique orbital L ne commute pas avec
l'hamiltonien de Dirac ([HD , L]
​ = 0), ce qui signifie qu'il n'est pas conservé.

Cependant, nous avons également montré que le moment cinétique total J =L+S
commute avec l'hamiltonien de Dirac ([HD , J ]​ = 0), ce qui signifie qu'il est conservé.

En mécanique quantique, une quantité conservée est associée à un opérateur qui


commute avec l'hamiltonien du système. Puisque L n'est pas conservé seul, mais que
J l'est, la différence entre J et L doit représenter une autre forme de moment
cinétique intrinsèque à la particule. Cette forme de moment cinétique est le spin.

L'opérateur S que nous avons défini, dont les composantes sont liées aux matrices de
Pauli, est précisément cet opérateur de spin. Il décrit le moment cinétique intrinsèque
de la particule, qui n'est pas dû à son mouvement orbital, mais à une propriété
quantique fondamentale.

Pour les spineurs de Dirac (qui décrivent des particules de spin 1/2 comme l'électron),
cet opérateur S est l'opérateur de spin approprié, et sa conservation avec le moment
cinétique orbital pour former le moment cinétique total est une caractéristique clé de
la théorie de Dirac.

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