Contraception
acte, dispositif ou médicament destiné à prévenir la formation d'un embryon
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La contraception désigne l'emploi de moyens visant à empêcher qu'un rapport sexuel entraîne une
grossesse. Elle est définie par l'Organisation mondiale de la santé comme étant « l'utilisation d’agents,
de dispositifs, de méthodes ou de procédures pour diminuer la probabilité de conception ou l’éviter ».
La garantie d’un accès de toutes les populations à leurs méthodes de contraception préférées permet de
renforcer plusieurs droits humains tels que le droit à la vie et à la liberté, la liberté d’opinion et
d’expression et le droit au travail et à l’éducation, tout en apportant d’autres avantages importants en
matière de santé, et dans d’autres domaines. L’utilisation de la contraception protège les femmes, en
particulier les adolescentes, des risques que peuvent représenter les grossesses pour leur santé et
lorsque les naissances sont espacées de moins de deux ans, le taux de mortalité chez le nourrisson est
supérieur de 45 % au taux de mortalité lorsque les naissances sont espacées de 2 à 3 ans, et supérieur
de 60% au taux de mortalité lorsqu’elles le sont de quatre ans ou plus.[3] La contraception offre tout un
éventail d’avantages potentiels dans d’autres domaines que la santé, qui vont des possibilités élargies
d’éducation et d’autonomisation des femmes, à la croissance durable de la population et au
développement économique des pays.
La prévalence de méthodes modernes de contraception chez les femmes mariées en âge de procréer a
progressé dans le monde entre 2000 et 2019 de 2,1 points de pourcentage, passant de 55,0 % (95 % IC :
53,7 %-56,3 %) à 57,1 % (95 % IC : 54,6 %–59,5 %).[1] La lenteur de cette augmentation s’explique, entre
autres, par : le choix limité des méthodes ; l’accès limité aux services, en particulier pour les jeunes, les
populations les plus pauvres et les personnes non mariées ; la crainte ou l’expérience d’effets
secondaires ; les barrières culturelles ou religieuses ; la médiocre qualité des services disponibles ; les
opinions biaisées des utilisateurs et des prestataires contre certaines méthodes ; et les obstacles liés au
genre dans l’accès aux services.