DM 3 – Physique PCSI2 2013 – 2014
Attention : un Devoir à rédiger à la Maison, en temps illimité, est avant tout un exercice de rédaction :
• Justifiez tous vos résultats, commentez les applications numériques si cela vous semble pertinent.
• Soignez la présentation : faites de belles figures, encadrez les résultats, aérez votre copie.
• Privilégiez un raisonnement physique sur de longs calculs. Ici vous pouvez vous aider de l’article
[Link]
• N’hésitez pas à me poser des questions sur les points qui vous posent problème, soit en fin de cours,
soit par mail.
DM3 Principe de l’arc-en-ciel
A. Introduction
On considère une bille sphérique en verre, aluminisée sur sa face arrière (Figure 1).
Figure 1 – Rétro-réflecteur sphérique
Déterminer l’indice de réfraction n du verre nécessaire pour que le système se comporte comme un rétro-
réflecteur pour les rayons paraxiaux, c’est à dire tel que tout rayon rentrant dans la bille avec un angle
d’incidence i faible ressorte parallèlement à lui-même après avoir subi une réfraction à l’entrée, une réflexion
sur le fond et une réfraction à la sortie.
B. Théorie géométrique de l’arc-en-ciel
I. Trajet des rayons dans une goutte d’eau sphérique.
On considère une goutte d’eau sphérique, de rayon R et d’indice de réfraction n. Les trajets des rayons
lumineux sont définis Figure 2. Soit un rayon lumineux incident, situé à une hauteur h de l’axe de la goutte
associée à l’angle d’incidence i (qui n’est pas nécessairement petit).
1. On note D1 l’angle de déviation de ce rayon, à la sortie de la goutte d’eau, obtenu après une réflexion
sur le fond de la goutte et deux réfractions à l’entrée et à la sortie de la goutte.
i
D1
h
r
Figure 2 – Cas d’une réflexion et de deux réfractions.
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On note r l’angle de réfraction associé à l’angle d’incidence i.
(a) Etablir la relation : D1 = 4r − 2i.
h
(b) Exprimer l’angle D1 en fonction de n et de x = R (0 < x < 1).
(c) Tracer l’allure de D1 (x) dans le cas de l’eau, sachant que n ≃ 1,337.
q
4−n2
(d) Montrer que D1 (x) passe par un extremum lorsque x a pour valeur x = 3 .
On donne la dérivée de la fonction arcsin :
d arcsin(x) 1
=√
dx 1 − x2
(e) On note D1m la valeur correspondante de D1 .
Calculer xm et D1m (en degré) dans le cas de l’eau, sachant que n ≃ 1,337.
2. On considère maintenant un rayon lumineux qui subit deux réflexions à l’intérieur de la goutte et deux
réfractions à l’entrée et à la sortie de la goutte (voir Figure 3).
h
n
D2
Figure 3 – Cas de deux réflexions et de deux réfractions.
(a) Montrer que l’angle de déviation D2 est donné par la relation D2 = π + 2i − 6r où i et r sont les
mêmes qu’à la question précédente.
(b) On admet que la fonction D2 présente un extremum D2m lorsque x varie.
Calculer numériquement en degré,
q toujours dans le cas de l’eau, cet extremum, sachant que la
2
valeur correspondante de x vaut 9−n
8 .
II. Caractéristiques de l’arc-en-ciel
Il s’agit ici de déduire les caractéristiques de l’arc-en-ciel, formé par la rétrodiffusion de la lumière solaire
dans des gouttes d’eau sphériques des mécanismes présentés ci-dessus.
1. Pourquoi voit-on un arc lumineux (dit arc primaire) et parfois un second d’intensité plus faible (dit
arc secondaire) ?
2. Sur un schéma, préciser les positions relatives du soleil, de la pluie et de l’observateur ?
3. Quelles sont les rayons angulaires moyens des arcs ? L’arc secondaire est-il externe ou interne ? Justifier.
4. Peut-on voir un arc-en-ciel primaire à Paris le 21 mars (équinoxe de printemps) à midi solaire c’est à
dire lorsque le Soleil est au zénith de l’équateur ? On assimilera la latitude de Paris à 45 ˚.
5. Pourquoi voit-on des couleurs ? Préciser l’ordre des couleurs pour l’arc-en-ciel primaire ainsi que l’écart
angulaire entre le violet ( λ = 400 nm , n = 1,34356 ) et le rouge ( λ = 700 nm , n = 1,33052 ).
6. Le ciel est sombre entre les deux arcs primaire et secondaire : interpréter sans calcul.
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Principe de l’arc-en-ciel
D’après Banque PT 2010
A. Introduction
On complète la figure 1 en y appliquant directement les lois de Snell-Descartes et de la géométrie de base.
i I i
r
i r r J
O
Figure 1 – Rétro-réflecteur sphérique
On effectue ensuite la mise en équation en s’appuyant sur la figure
On note r l’angle de réfraction du rayon incident sur la bille. On a ici sin i = n sin r soit, en tenant compte
de l’approximation des petits angles, sin i ≃ i ≃ nr
En utilisant les propriétés des angles internes alternes, on lit directement i = 2r.
En comparant ces deux expressions, on tire immédiatement n ≃ 2
On encadre enfin le résultat final après avoir vérifié la cohérence et l’homogénéité
B. Théorie géométrique de l’arc-en-ciel
I. Trajet des rayons dans une goutte d’eau sphérique.
Goutte d’eau sphérique, de rayon R et d’indice de réfraction n (figure 2.)
1. Pour calculer D1 on peut se ramener à la méthode des déviations successives.
On complète à nouveau la figure en reportant r et i aux points d’incidence
successifs I, J et K
i
DI D1
h J
r
2r
H O DJ DIJK
n
r
K
i
DK
Figure 2 – Cas d’une réflexion et de deux réfractions.
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On commence ainsi par déterminer DI , DJ et DK les déviations successives.
On s’arrange pour travailler avec des angles positifs si possible
On en déduira ensuite DIJK = DI + DJ + DK telle que D1 + DIJK = π.
(a) On lit sur la figure, DI = i − r, DJ = π − 2r et DK = i − r
On vérifie à chaque fois la cohérence des signes
Et par sommation DIJK = DI + DJ + DK = 2i − 4r + π soit enfin
D1 = π − DIJK = π − 2i + 4r − π ⇒ D1 = 4r − 2i
IH h
(b) Dans le triangle (IHO) rectangle en H on peut écrire sin i = OI = R = x = n sin r d’après la loi
de Snell-Descartes sur la réfraction.
x
On en déduit i = arcsin x et r = arcsin nx d’où l’expression D1 = 4 arcsin − 2 arcsin x .
n
(c) On trace l’allure de D1 (x) avec n ≃ 1,337 et 0 ≤ x ≤ 1.
D1 (˚)
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
x
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1.0
Attention, 0 ≤ x ≤ 1
On remarque que D1 (x) passe par un maximum lorsque x ≃ 0,86 et qu’on a alors D1 ≃ 42 ˚.
Ce genre de commentaire ne coûte rien et montre que vous analysez un
minimum votre tracé.
(d) On cherche la valeur xm de x pour laquelle la dérivée de D1 (x) s’annule. Cela revient à résoudre
s
dD1 4 1 1 q x2 x2
2 = n 1 − m ⇒ 4 − 4x2 = n2 (1 − m )
=0⇒ q − 2p = 0 ⇒ 2 1 − xm m
dx n 1− x2m 1 − x2m n2 n2
n2
s
4 − n2
⇒ 4 − 4x2m + x2m = n2 ⇒ xm =
3
Evitez la notation D′ , il faut préciser par rapport à quelle variable vous
dérivez.
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Attention à ne pas alourdir inutilement les calculs.
On ne garde que la racine positive et on vérifie que xm est bien défini (n < 2) :
cohérence.
(e) L’application numérique donne
s
4 − 1,3372 0,8588
xm = ≃ 0,8588 puis D1m = 4 arcsin − 2 arcsin 0,8588 ≃ 41,50 ˚.
3 1,337
Donnez le même nombre de chiffres significatifs que la donnée de n
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2. Détermination de D2 .
(a) On utilise à nouveau la méthode des déviations successives pour déterminer DIJLK puis D2 telle
que DIJLK = π + D2
Privilégiez des méthodes systématiques
Par rapport la situation précédente, on a simplement une réflexion supplémentaire, en K ici.
L
J
h K
n
D2 I
DIJLK
Figure 3 – Cas de deux réflexions et de deux réfractions.
On en déduit alors DIJLK = DI + DJ + DK + DL = i − r + π − 2r + π − 2r + i − r = 2π + 2i − 6r
et enfin D2 = DIJKL − π = π + 2i − 6r .
(b) On ne demande cette fois ni tracé ni calcul d’extremum, il s’agit uniquement d’effectuer
q l’appli-
x 9−n2
cation numérique à partir de la relation précédente, sin i = x, sin r = n et xm = 8
s s
xm 9− 1,3372 1 9 − 1,3372
D2m = π+2im −6rm = π−2 arcsin xm +6 arcsin = π−2 arcsin −6 arcsin
n 8 n 8
soit finalement D2m ≃ 51,93 ˚
Ne négligez pas les A.N., cela peut faire la différence en concours
II. Caractéristiques de l’arc-en-ciel
Partie plus “culture générale, discussion physique”, multipliez les figures si nécessaire
1. La courbe D1m passant par un maximum, D1 varie peu autour de D1m , même si x varie beaucoup
autour de x1m , c’est à dire pour des incidences variables.
Rayons solaires
Cela signifie que lorsqu’une goutte reçoit de la lumière
sous toutes les incidences possibles, les rayons émergent
principalement selon des directions proches de D1m , on β
aura alors une accumulation de rayons dans cette di-
rection (figure ci-contre). D1m
Un observateur percevra principalement les gouttes qui DIJK
lui transmettent le plus de lumière, c’est à dire celles
vues sous l’angle α1m . α1m
La région de l’espace où se trouvent ces gouttes est un Sol
demi cône d’angle au sommet α1m (il n’y a pas de goutte sous l’horizon) et l’observateur verra donc
un arc de cercle – l’arc en ciel – s’il se place dos au soleil et face aux gouttes.
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L’arc secondaire s’explique de la même façon en considérant cette fois les rayons ayant subit deux
réflexions dans les gouttes d’eau, l’angle à considérer est alors D2m 6= D1m d’où un second arc.
Rayons solaires
DIJK
α2m α1m
Sol
2. Figures ci-dessus.
3. Comme expliqué plus haut, le rayon angulaire correspond à α1m pour le premier arc et α2m pour le second.
On lit sur la première figure du II.1 α1m = D1m − β où β est l’angle que font les rayons du soleil avec le sol.
On aura par exemple α1m ≃ 41 ˚ si le soleil est à l’horizon (β = 0).
De la même manière, le rayon angulaire du second arc est α2m = D2m − β ≃ 52 ˚ dans les mêmes conditions.
Comme α2m > α1m l’arc secondaire est externe .
4. Si le soleil est au zénith à l’équateur, étant donnée la latitude λ = 45˚de la ville de Paris, on aura β = 45˚,
α1m < 0 et un observateur situé au niveau du sol ne pourra pas voir d’arc en ciel.
5. Comme D1m donc α1m dépend de n qui est lui même une fonction de λ la longueur d’onde la lumière (l’eau
et un milieu dispersif), l’angle sous lequel on voit l’arc dépend de λ.
L’observateur verra donc plusieurs arcs de couleurs différentes, violet rouge
d’où un arc plus épais et coloré. λ (nm) 400 700
Applications numériques : en reprenant les résultats de la question n 1,34356 1,33052
B.I.1 , on complète le tableau ci-contre. xm 0,855345 0,862113
On remarque que D1m (violet) = DV < D1m (rouge) = DR et D1m (˚) 40,5670 42,4401
l’écart angulaire est de l’ordre de ∆D1m = DR − DV ≃ 1,87310˚
Gardez le même nombre de chiffres significatifs que l’énoncé (6 ici)
Pour déterminer l’ordre des couleurs vues par l’observateur, traçons une figure sur laquelle on ne fait
apparaître que les rayons qui parviennent à l’observateur.
rouge
Lumière blanche jaune
violet
DR DV
Sol
D2m D1m
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D (˚)
180
La lumière parvenant à l’observateur en provenance des gouttes 160
du haut “sera rouge”, alors que celle des gouttes du bas “sera 140
bleue”. Ainsi, pour lui, l’arc apparaît rouge à l’extérieur et 120
bleu (violet) à l’intérieur (on peut montrer que l’ordre des 100
couleurs est inversée pour l’arc secondaire). 80
60
6. En traçant D1 (x) et D2 (x), on obtient les allures ci-contre. 40
On remarque qu’il existe bien un intervalle d’angle pour le- 20
quel il n’y a aucune lumière réfléchie : bande plus sombre . 0
x
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
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