0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
8 vues69 pages

Élimination des polluants dans l'eau

Ce mémoire présente une recherche sur l'élimination des colorants et de certains polluants de l'eau en utilisant un composite biologique hybride à base d'alginate et de déchets de palmier. Réalisé à l'Université Kasdi Merbah Ouargla, il a été soutenu publiquement en juin 2025 devant un jury académique. Les auteurs expriment leur gratitude envers leur encadrante et les membres du jury pour leur soutien et leurs conseils tout au long de ce travail.

Transféré par

gp Cours, TD, TP
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
8 vues69 pages

Élimination des polluants dans l'eau

Ce mémoire présente une recherche sur l'élimination des colorants et de certains polluants de l'eau en utilisant un composite biologique hybride à base d'alginate et de déchets de palmier. Réalisé à l'Université Kasdi Merbah Ouargla, il a été soutenu publiquement en juin 2025 devant un jury académique. Les auteurs expriment leur gratitude envers leur encadrante et les membres du jury pour leur soutien et leurs conseils tout au long de ce travail.

Transféré par

gp Cours, TD, TP
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE KASDI MERBAH OUARGLA

Faculté des Sciences Appliquées

Département de Génie des Procédés

Mémoire

MASTER ACADEMIQUE

Domaine : Science et Technologie


Filière : Génie des Procédés
Spécialité : Génie des Procédés de l’Environnement

Présenté par : Bayazid Ayat Errahmane et Zouaouid Hadjer

THEME

Élimination des colorants et de certains polluants de l'eau à l'aide d'un composite


biologique hybride basé sur l'alginate et les déchets de palmier (Djérid).

Soutenu publiquement le :03 /06/2025


Devant le jury composé de :

Dr. BAKA Ouidad MCA UKM - Ouargla Président


Dr. BEN ABDESALEM Soulaf PR UKM –Oaurgla Examinateur
Dr. BOUAFIA Hind MAA UKM –Oaurgla Encadreur

Année universitaire :2024 /2025


Remerciements

Remerciements

Ce travail a été réalisé au laboratoire de Biogéochimie des Milieux Désertiques au niveau de la Faculté des Sciences de
la Matière à l’université de Kasdi Merbah- Ouargla sous la direction du docteur Hind BOUAFIA, encadrante à la même
faculté.

Tout d’abord, nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à la docteure Hind BOUAFIA, sans l’aide et
l’encadrement de laquelle ce travail n’aurait pas été aussi riche et complet. Nous la remercions sincèrement pour la qualité
exceptionnelle de son encadrement, pour sa patience et sa rigueur, qui ont grandement contribué à la réussite de ce
mémoire. Ses orientations et ses précieux conseils ont été des atouts essentiels tout au long de la réalisation de ce travail.

Nous adressons également nos sincères remerciements aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont porté à ce travail. Un
grand merci à docteur BAKA Ouidad , et à docteur BEN ABDESALEM Soulaf, maître à l’Université Kasdi Merbah –
Ouargla, pour avoir accepté d’évaluer ce travail.

Nous n’omettons pas de remercier chaleureusement toutes les personnes de la Faculté des Sciences de la Matière de
l’Université Kasdi Merbah – Ouargla. Nous exprimons également notre sincère reconnaissance à tous ceux qui ont
contribué, de près ou de loin, au succès de cette recherche. Merci à tous ceux qui nous ont soutenus, directement ou
indirectement.

…………..Merci à vous tous………

I
Dédicace

Dédicace

Je dédie ce travail :

A’ ma tendre mère, dont la douceur et la présence chaleureuse ont accompagné chacun de


mes pas. Que Dieu lui accorde une longue vie, pleine de santé et de bonheur. Elle est le phare
de ma vie et l’espoir de mon cœur.

À mon cher père, mon pilier et ma force, qui a toujours été une lumière guidant mon chemin
et m’encourageant à aller de l’avant. C’est grâce à lui que j’ai pu réaliser ce travail dont je
suis fière.

À mes frères et sœurs bien-aimés : Seif Eddine, Yousra, Aymen et Abderrahmane, qui ont
toujours été un soutien et une source de sécurité pour moi. Merci pour votre amour et vos
encouragements constants.

À ma famille, et en particulier à ma chère tante Afrah, qui a toujours été un refuge et un


réconfort, avec un soutien inestimable.

À ma compagne de route Hajar, qui a marché à mes côtés avec dévouement, et a été une
aide précieuse tout au long de ce travail et de notre parcours universitaire. Une amie au
véritable sens du mot.

Enfin, à toutes mes chères amies, dont la présence réconfortante et les encouragements ont
été un soutien indéfectible. Vous avez été la chaleur et la force dans toutes les étapes de ce
chemin.

Ce travail est le fruit de votre amour et de votre confiance, une lumière qui a illuminé ma
route et nourri mes rêves.

...................Aya....................

II
Dédicace

Dédicace

Je dédie ce mémoire :

À C’est avec fierté et profonde gratitude que je dédie ce travail à ma chère mère, source
de tendresse et âme de la maison, toi dont la satisfaction suffit à rendre la vie belle. Je prie
Dieu de te combler d’une longue vie et d’une santé qui ne te quitte jamais.

À mon cher père, mon premier soutien et compagnon de route, lumière qui a toujours guidé
mon chemin dans l’obscurité, et force qui m’a poussée en avant. C’est grâce à toi qu’une
grande partie de mes rêves ont pu se réaliser.

À mes chers frères : Sultan, Abdel Latif, Zidan, Abdel Djalil et Zaher Eddine… vous êtes
ma sécurité lorsque les chemins vacillent, et mon appui lorsque le poids devient lourd. Votre
présence est un bienfait inestimable.

À ma grand-mère bien-aimée et à ma tante Massouda, dont les bras ont été pour moi un
refuge et dont les prières sont des nuages de miséricorde qui m’accompagnent.

À Aya Errahmane, compagne de route et amie des jours difficiles et heureux, ton soutien a
été irremplaçable.

À Nour, Amina et Hassna… vos cœurs ont été ma chaleur et ma lumière à chaque étape.

Ce travail est le fruit de votre amour, la lumière de votre confiance et un message de fidélité
de mon cœur au vôtre.

....................Hadjer..................

III
Liste des Figures

Liste des Figures

CHAPITRE I

Figure I.1 Le bleu de méthylène. 9

Figure I.2 Structures des monomères Mannuronate (M) (a) et guluronate (G) 12
(b)[12]
Figure I.3 Les palmiers dattiers 14

Figure I.4 Schéma du palmier dattier[18] 17

Figure I.5 Djérid ( des palmes sèches) 18

Figure I.6 Représentation de l’adsorption de l’adsorbat à la surface d’un adsorbant 20


[22].
Figure I.7 Classification des isothermes d’adsorption[7]. 24

CHAPITRE II

Figure II. 1 La situation géographique de la wilaya de Ouargla[1] 29

Figure II. 2 Préparation du Djérid en poudre 31

Figure II. 3 Préparation de l’alginate de sodium 32


Figure II. 4 Préparation de la solution de CaCl₂ 32

Figure II. 5 Formation des billes 33


Figure II. 6 Lavage et séchage des billes 33
Figure II. 7 Un appareille de spectroscopie infrarouge (FTIR) 34
Figure II.8 La solution mère 35
Figure II.9 Des solutions diluées 36
Figure II.10 la courbe d’étalonnage 37
Figure II.11 Spectrophotomètre UV-Visible 37
Figure II.12 Préparation des flacons 38
Figure II.13 Agitation des échantillons 38
Figure II.14 Filtration des solutions 38

IV
Liste des Figures
Figure II.15 Comparaison des résultats 38
Figure II.16 Effet du temps de contact 41
Figure II.17 Effet de la température 41
Figure II.18 l'effet du pH 41
Figure II.19 l'effet de la concentration initiale 41

CHAPITRE III

Figure III.1 Spectre FTIR des billes hybrides à base d’Alginate et de Djérid. 43

FigureIII.2 Courbe de l' effet du temps de contact 44


Figure III.3 Courbe de l' effet de la température 45
Figure III.4 Courbe de l' effet du pH 46
Figure III.5 Courbe de l’effet de la concentration initiale 47
Figure III.6 Analyse du pourcentage de rétention (R%) et de la capacité 48
d’adsorption (qe)
Figure III.7 Isotherme d’adsorption 49
Figure III.8 Isotherme de Langmuir. 50
Figure III.9 Isotherme de Freundlich 50

IV
Liste des tableaux

Liste des tableaux

CHAPITRE I

Tableau II.1 Classification chimique et tinctoriale des colorants[6]. 8

Tableau1.2 Les principales caractéristiques physico-chimiques du bleu de 10


méthylène[10].

Tableau.I.3 Caractéristiques de l’alginate de sodium utilisé [13]. 12

Tableau I.4 Comparaison entre l'adsorption physique et l'adsorption 22


chimique[22].

Tableau I.5 Effet du Constante de Freundlich sur le type d’adsorption[22]. 26

CHAPITRE II

Tableau II.1 Matériel utilisé pour le lavage du Djérid et la préparation des billes 30

Tableau II.2 35
Matériel utilisé pour la préparation des solutions

CHAPITRE III

TableauIII.1 50
Paramètres équationnels du modèle de Langmuir.

TableauIII.2 Paramètres équationnels du modèle de Freundlich 50

TableauIII.3 Constantes du modèle de Langmuir et du modèle de Freundlich 51


Modèle

VI
Liste des abréviations

Liste des abréviations

➢ SYMBOLES LATINS :

C₀ Concentration initiale (mg/L)


Cₑ Concentration à l’équilibre (mg/L)
𝐾𝑓 Constante de Freundlich(mg/g)
𝐾𝑙 la constante de l’équilibre d’adsorption
m Masse (g)
n Constante de Freundlich
qe Capacité d’adsorption à l’équilibre (mg/g)
qt Quantité de soluté adsorbée à l’instant t (mg/g)
qmax la capacité maximale d’adsorption (mg/g)
R² Coefficient de corrélation
R% Pourcentage de rétention (%)
t Temps (min)
T Température (°C)
Vf volume final de la solution diluée (mL)
V Volume (L)

➢ ABRÉVIATIONS:

BM Bleu de méthylène
CaCl₂ Chlorure de calcium
Na-Alg Alginate de sodium
FTIR Spectroscopie Infrarouge
UV-Vis Spectroscopie ultraviolet-visible

➢ SYMBOLES GRECS:

λ Longueur d’onde (Nm)

VI
Sommaire

Sommaire

I
Remerciements…………………………………………………………
II
Dédicace…………………………………………………………………
IV
Liste des figures……………………………………………………..
VI
Liste des tableaux………………………………………………….......
VII
Liste des abréviations………………………………………………….
1
Introduction générale…………………………………………….........

Chapitre I. Synthèse Bibliographique


4
I.1 La Pollution de l'eau…………………………………..……………
4
I.1-1 Définition ……………………………………………………………
4
I.1-2 Les types de pollution ………………………………………………..
5
I.1-3 Les Sources de la pollution ……..…………………………………..
6
I.1.3-1 Source Urbaine ……………………………….…………………..
6
I.1.3.2 Source Industrielle ………………………………………………..
7
I.1.3-3 Source Agricole …………………………………………………..
7
I.2 Définition d'un coloran………………………………………………..
7
I.2-1 Les colorants naturels ………………………………………………
7
I.2-2 Les colorants synthétiques …………………………………............
8
I.2-3 Classification des colorants …………………………………..............
9
I.2-4 Les procédés d'élimination des colorants……………………………
9
I.3 Le bleu de méthylène…………….…………………………………
9
I.3-1 Propriétés physico-chimiques du bleu de méthylène……………….
10
I.3-2 Utilisation du Bleu de Méthylène : ….………………………………
11
1.3-3 Toxicité du Bleu de Méthylène …….……………………………….

VII
Sommaire

11
I.4 Les alginates de sodium………………………………………………..
11
I.4-1 Définition…………………………………………………………….
12
I.4-2 Origine des alginates…………………………………………………
13
I.4-3 Composition chimique………………………………………………
13
1.4-4 Applications de l'alginate dans le domaine de traitement des eaux
14
I.5 Le palmier dattier……………………………………………………..
14
I.5-1 Généralités sur le palmier dattier……………………………………
15
I.5-2 Biogéographie…………………………………………………………
16
I.5-3 Morphologie du Palmier…………………………………………….
17
I.5.6- Les différentes parties de la palme…………………………………
17
1.5-4 Déchets de palmier dattier……………………………………………
19
I.5-5 Sort des déchets du palmier après nettoyage…………………………
19
I.6 Phénomène d'adsorption……………………………………………….
19
I.6-1 Définition de l’adsorption……………………………………………
20
I.6-2 Principe de l’adsorption………………………………………………
21
I.6-3 Les Types d’adsorption………………………………………………
21
I.6.3-1 Adsorption physique (physisorption)………………………………
21
I.6.3-2 Adsorption chimique (chimisorption)……………………………..
22
I.6-4 Facteur physico-chimie influençant l’équilibre d’adsorption………
23
I.6-5 Isothermes d’adsorption……………………………………………..
24
I.6-6 Classification des isothermes d'adsorption…………………………
25
I.6-7 Modélisation des isothermes…………………………………………
25
I.6.7-1 Modèle de Freundlich……………………………………………….
26
I.6.7-2 Isotherme de Langmuir……………………………………………

Chapitre II Dispositifs Et Methodes Experimentales

VIII
Sommaire

29
II.1 Présentation de la région d’étude ( wilaya de Ouargla )………………
30
II.2 Matériels et appareils …………………………………………….........
30
II.3-Préparation du Djérid en poudre……………………………………
30
II.3.1- Étapes de Préparation………………………………………………
31
II.4- Préparation des billes biologiques…………………………………….
31
II.4.1-Préparation de l’alginate de sodium…………………………….......
32
II.4.2-Préparation de la solution de CaCl₂ et formation des billes……….
34
II.4-3 Caractéristiques fonctionnelles des billes …………………………
34
II.5 Préparation des solutions………………………………………………
34
II.5-1 Matériels et appareils………………………………………………..
35
II.5-2 Solution mère………………………………………………………....
38
II.6 Étude des facteurs influents……………………………………………
39
II.6.1- Effet du temps de contact……………………………………………
39
II.6-2 Effet de la température………………………………………………
40
II.6-3 Effet du pH………………………………………………………….
40
II.6-4 Effet de la concentration initiale

Chapitre III Résultats Et Discussion

III.1 Caractérisation par Spectroscopie FTIR……………………………… 43

III.1-1 Résultats de l’analyse FTIR des billes………………………………. 43

III.1-2 Interprétation du spectre FTIR……………………………………... 44

III.2 Analyse de l’effet de différents paramètres opératoires……………... 44

III.2-1 Effet du temps de contact……………………………….. ………….. 44

III.2-2 Effet de la température………………………….. …………………. 45

IX
Sommaire

III.2-3 Effet du pH du milieu………………………………………………… 46

III.2-4 Effet de la concentration initiale …………………………………… 47

III. 3 Equilibre d’adsorption ……………………………………………….. 49

III.3-1 Isotherme d’adsorption ……………………………………………… 49

III.3-2 Modélisation des équilibres des isothermes l’adsorption …………. 50

53
Conclusion générale…………………………………………………………..
54
Références……………………………………………………………………
56
Résumé…………………………………………………………………….......

X
Introduction générale
Introduction générale
Introduction générale

Dans le contexte des défis environnementaux actuels, la pollution de l'eau représente l'un des
problèmes les plus graves menaçant la santé humaine et les écosystèmes aquatiques. Les
activités industrielles, agricoles et domestiques contribuent au rejet de divers polluants dans les
masses d'eau, y compris les polluants organiques, les colorants industriels et les métaux lourds.
Parmi ces contaminants, la pollution chromatique causée par les colorants représente un
problème particulier, car leur structure chimique stable et leur faible biodégradabilité les
rendent persistants dans l'environnement, affectant ainsi négativement la vie aquatique et la
santé publique[1].

La région du sud-est possède la plus grande nappe d'eau souterraine. Cependant, la wilaya de
Ouargla est l'une des wilayas qui souffrent du problème de la remontée des eaux et du traitement
des eaux usées. Étant une région désertique, elle regorge d’une richesse représentée par le
palmier dattier, qui a contribué au développement de l'économie nationale et au renforcement
de ses piliers. Chaque année, des quantités considérables de déchets de palmier (palmier, épines,
régimes) sont produites. Ces derniers sont considérés comme des déchets solides, dont
l’incinération est nuisible à l’environnement et l’accumulation occupe des terres agricoles[2].

Les déchets de palmier dattier, comprenant les fibres, les feuilles et les tiges (appelées «
Djérid»), figurent parmi les résidus agricoles largement produits dans les régions où la culture
du palmier est répandue. Malheureusement, ces déchets sont souvent éliminés ou brûlés,
aggravant ainsi les problèmes de pollution environnementale. C'est dans ce contexte que
s'inscrit cette étude, qui vise à valoriser ces sous-produits en les transformant en matériaux
adsorbants efficaces pour l'élimination des colorants et de certains polluants présents dans l'eau.

Dans le cadre du sujet de mémoire cette approche met l'accent sur l'utilisation de ressources
naturelles renouvelables tout en réduisant les déchets agricoles. Ainsi, notre travail vise à :

✓ Développer un matériau adsorbant hybride combinant l'alginate de sodium et les résidus


de palmier dattier, afin d'optimiser l'élimination des colorants et des polluants de l'eau.

✓ Proposer une alternative durable et respectueuse de l’environnement pour le traitement


des effluents industriels contenant des polluants récalcitrants tels que le bleu de
méthylène.

1
Introduction générale
Dans cette perspective, une question centrale se pose : dans quelle mesure ce matériau peut-il
atteindre une efficacité élevée d’adsorption et quels sont les facteurs influençant ses
performances dans l’élimination des polluants ?

Pour répondre à cette question, il aurait donc été préférable de résumer tout cela et de le
valoriser dans ce mémoire, qui a été divisé en...

Ce mémoire se compose de trois chapitres :

Le premier chapitre : comprend une synthèse bibliographique qui présente des informations
générales relatives à la pollution de l’eau, aux problématiques des colorants, ainsi qu’aux
principes fondamentaux de l’adsorption, y compris les modèles mathématiques (Freundlich,
Langmuir) permettant d’interpréter les phénomènes d’adsorption.

Le deuxième chapitre : présente la description de la méthodologie expérimentale adoptée pour


la réalisation de cette étude.

Dans le dernier chapitre : de ce mémoire, analyse des résultats expérimentaux, discussion et


comparaison avec des travaux antérieurs.

À travers ce travail, nous apportons une contribution scientifique et appliquée visant à


promouvoir une méthode de traitement des eaux usées efficace et durable, en utilisant des
matériaux naturels à faible coût, afin de protéger l’environnement et de limiter les impacts
négatifs de la pollution de l’eau.

2
Chapitre I : Synthèse
bibliographique
Chapitre I Synthèse bibliographique

Dans ce premier chapitre, nous avons intéressé à une synthèse bibliographique portant sur la
pollution des eaux , en mettant l'accent sur les problèmes environnementaux liés aux
colorants industriels et autres polluants organiques. Les effets négatifs de ces polluants sur
l'environnement et la santé publique ont été abordés, ainsi que les méthodes traditionnelles
utilisées pour leur traitement. Nous avons également traité des bases du processus
d'adsorption, qui est l'une des techniques les plus prometteuses pour l'élimination des
polluants de l'eau, en présentant différents modèles mathématiques tels que ceux de
Freundlich et de Langmuir, utilisés pour comprendre le comportement de l'adsorption et
analyser le mécanisme d'interaction entre l'adsorbant et l'eau contaminée.

I.1 La Pollution de l'eau

I.1-1 Définition

La pollution correspond à une altération de l’environnement provoquée par l’introduction de


substances étrangères dans l’air, l’eau ou le sol, qui ne s’y trouvent pas naturellement. Cette
perturbation de l’écosystème peut entraîner des effets graves, allant jusqu’à la migration ou
la disparition de certaines espèces incapables de s’adapter aux modifications engendrées.

On appelle pollution de l'eau toute modification chimique, physique ou biologique de la


qualité de l'eau qui a un effet nocif les êtres vivants la consommant. Quand les êtres humains
consomment de l'eau polluée, il y a en général des conséquences sérieuses pour leur santé.
La pollution de l'eau peut aussi rendre l'eau inutilisable, notamment en raison de la présence
de substances toxiques ou de contaminants chimiques[3].

I.1-2 Les types de pollution

La pollution de l'eau est l'ensemble des nuisances auxquelles peut être exposé son usager. La
pollution engendrée peut être d'ordre physique (radioactivité, élévation de la température...),
chimique (rejets agricoles, industriels et urbains) et microbiologique (rejets urbains, élevage...).

4
Chapitre I Synthèse bibliographique

Pour mieux évaluer cette pollution, il existe des puramètres permettant d’estimer son ampleur
en fonction de son type[4].

➢ La pollution physique, due à la présence de matières en suspension et parfois de colloïdes.


Elle se traduit par un trouble ou une coloration plus ou moins prononcée.

➢ La pollution chimique, due à l’existence de certaines substances chimiques en solution à


des taux pouvant provoquer le changement de saveur ou l’apparition d’un caractère toxique
de l’eau. La pollution radioactive est la plus redoutable en raison de sa grande vitesse de
propagation .

➢ La pollution biologique, se manifeste lors de l’existence de certains types de


microorganismes capables de se proliférer dans l’eau .

➢ La pollution thermique, provoquée par l’accroissement excessive de la température de


l’eau par suite de rejets des eaux des circuits de refroidissement des établissements
industrielles spécialement les centrales énergétiques[5].

I.1-3 Les Sources de la pollution

L'eau présente dans la nature, et plus encore celle utilisée à des fins industrielles et
domestiques, n’est jamais totalement pure, en raison des impuretés qu’elle peut contenir sous
ses trois formes : solides, liquides ou gazeuses. Ces impuretés peuvent être caractérisées par la
taille qu’elles adoptent en milieu aqueux[6].

Les substances polluantes peuvent avoir différentes origines :

➢ Urbaine (activités domestiques; eaux d'égout, eaux de cuisine...)

➢ Agricole (engrais, pesticides)

➢ Industrielle (chimie-pharmacie, pétrochimie, raffinage...)

5
Chapitre I Synthèse bibliographique

I.1.3-1 Source Urbaine

L'origine des eaux résiduaires urbaines est principalement domestique où les populations
génèrent les ¾ des eaux usées. Ces effluents sont un mélange d'eaux contenant des déjections
humaines telles que les urines, fèces, eaux de toilette et de nettoyage des sols et des aliments
(eaux ménagères).

Les eaux usées urbaines peuvent également renfermer des eaux résiduaires d’origine
industrielle, mais en règle générale, celles-ci doivent avoir subi un prétraitement afin de
présenter des caractéristiques comparables à celles des eaux usées domestiques, permettant
ainsi un traitement commun. [6].

I.1.3.2 Source Industrielle

Elle constitue les déchets liquides obtenus lors de l'extraction et de la transformation de matières
premières en produits industriels.

Les eaux résiduaires proviennent essentiellement de l’eau utilisée dans diverses opérations de
fabrication en milieu humide, telles que la précipitation, le lavage, le nettoyage des
équipements, les travaux en atelier, les filtrations, les distillations, etc.

Les effluents industriels peuvent causer des pollutions organiques (industries agroalimentaires,
papeteries), chimiques (tanneries, usines textiles...) ou physiques.

(réchauffement par les centrales thermiques, matières en suspension des mines ou de la


sidérurgie). Ils sont responsables de l'altération des conditions de clarté et d'oxygénation de
l'eau, pouvant aussi causer l'accumulation de certains éléments dans la chaîne alimentaire
(métaux, pesticide, radioactivité). La pollution peut également résulter de l’infiltration de
substances toxiques mal stockées, de fuites au niveau des réservoirs, ou encore d’accidents
survenant lors du transport de matières dangereuses, ce qui peut entraîner des concentrations
dans les eaux pouvant facilement atteindre 1 g/L.[6].

6
Chapitre I Synthèse bibliographique

I.1.3-3 Source Agricole

La pollution d'origine agricole provient surtout des engrais et pesticides épandus dans le sol sur
de très grandes surfaces à proximité ou pas de cours d'eau . Ce type de pollution s'est intensifié
depuis que l'agriculture est entrée dans un stade d'industrialisation assez avancé. La
concentration des élevages engendre un surplus de déjections animales, qui finissent par
enrichir les cours d’eau et les nappes souterraines en composés azotés, favorisant ainsi une
forme de pollution bactériologique. De plus, l’usage intensif des engrais chimiques, tels que les
nitrates et les phosphates, détériore également la qualité des nappes phréatiques vers lesquelles
ils sont entraînés. [6].

I.2 Définition d'un colorant

On appelle colorant toute substance colorée ou non qui, mise contact de faç appropriée avec un
support (matière textile) se fixe ou se dissout dans ce dernier de faç durable, en lui conférant
une nouvelle propriété: la couleur[7].
On distingue deux grandes familles de colorants les colorants naturels et les colora issus de la
synthèse chimique:

I.2-1 Les colorants naturels

Les colorants naturels sont obtenus à partir de plantes, de fruits, d’arbres, de lichens, d’insectes
ou encore de mollusques, par des procédés simples tels que le chauffage ou le broyage. Le jaune
est le colorant naturel le plus courant, mais l’indigo et le pourpre sont également largement
présents dans le monde végétal[7].

I.2-2 Les colorants synthétiques

Ils sont plus populaires que les colorants naturels car ils ont une plus grande durabilité et une
plus grande brillance.
La production mondiale de colorants organiques est estimée à 750 000 tonnes par an, dont 70 %
sont destinées à l’industrie textile (source : Encarta). Dans ce secteur, les colorants sont
identifiés par un code précisant leur classe, leur teinte et un numéro d’ordre (par exemple : CI
7
Chapitre I Synthèse bibliographique

Acid Yellow 1). Les cinq volumes du Colour Index concernent la classification des colorants
selon leur usage (teinte, applications, solidités), leur structure chimique, ainsi que leurs
appellations commerciales[7].

I.2-3 Classification des colorants

La classification des colorants peut se faire selon leur nature chimique, leurs modalités
d’utilisation ou encore leur structure moléculaire. Ils peuvent également être regroupés en
différentes familles telles que les colorants nitrés, les dérivés du triphénylméthane, les
xanthènes et les dérivés de l’acridine.

En pratique, les colorants textiles sont plutôt classés selon une classification chimique ou une
classification tinctoriale, comme on peut le distinguer dans ce qui suit[6]:

• La classification chimique est fonction de la structure chimique du colorant, plus


précisément de la nature de son groupe chromophore ;

• La classification tinctoriale est basée sur le mode d'utilisation et d'application de la couleur


qui dépend à son tour du groupe auxochrome

Tableau I.1 : Classification chimique et tinctoriale des colorants[6].

Classification chimique Classification tinctoriale

Les colorants anthraquinoniques Les colorants acides ou anioniques

Les colorants indigoïdes Les colorants basiques ou cationiques

Les colorants xanthène Les colorants de cuve

Les phtalocyanines Les colorants directs

Les colorants nitrés et nitrosés Les colorants à mordants

Les colorants réactifs

Les colorants ou azoïques insolubles

Les colorants dispersés

8
Chapitre I Synthèse bibliographique

I.2-4 Les procédés d'élimination des colorants

Divers procédés physiques, chimiques, photochimiques et électrochimiques ont été employés


pour le traitement des eaux polluées par des composés organiques réfractaires, toxiques et non
biodégradables. Ces polluants proviennent des activités industrielles, qui génèrent, selon le ou
les types de production, des rejets polluants continus ou discontinus d’une grande diversité[8].

I.3 Le bleu de méthylène

I.3-1 Propriétés physico-chimiques du bleu de méthylène

C’est un dérivé de la phénothiazine et un colorant cationique, qui se présente sous forme de


poudre vert foncé. Il existe sous plusieurs formes hydratées : monohydraté, dihydraté,
trihydraté et pentahydraté, la forme trihydratée étant la plus répandue. Il est fréquemment
utilisé comme modèle de polluant organique en raison de la stabilité de sa structure
moléculaire. Lors de la réaction de réduction, le bleu de méthylène se transforme en leuco-
méthylène incolore, suite à la perte du doublet libre de l’atome d’azote et à l’ajout d’un atome
d’hydrogène .

Les dérivés du bleu de méthylène sont: Azure de méthylène CisH1N3SO2, violet de


méthylène CHN SO, rouge de méthylène C6H8N4S, 2(HCI), la base libre du bleu de
méthylène CHINSOH Le MB est utilisé intensivement dans différents domaines tel que: la
chimie, la médecine, l'art dentaire et l'industrie des colorants[9].

Figure I.1: Le bleu de méthylène.


9
Chapitre I Synthèse bibliographique

Tableau1.2 : Les principales caractéristiques physico-chimiques du bleu de méthylène[10].

Dénomination Bleu de méthylène (Bagane et Guiza, 2000)

Appellation chimique Chlorure de tétraméthylthionine Bleu


Famille Basic 9
Formule brute Colorant basique
Structure C16H18N 3ClS

Masse molaire (g/mol) 319.85


Solubilité dans l’eau à 25 °C (g/L) 40
Point de fusion (°C) 180
Pureté (%) ≥ 85
pH 6.5
λ max (nm) 664

I.3-2 Utilisation du Bleu de Méthylène :

Le bleu de méthylène est largement utilisé dans plusieurs domaines tel que: la chimie, la
médecine, l’odontologie, ainsi que l’industrie des colorants. [11].

Quelques usages de BM:

• Colorant vital, il colore certaines structures histologiques.

• Antiseptique, un antirhumatismal.

• Coloration du coton, bois, soie et papier.

• Limiteur optique combiné à un polymère, pour la protection des yeux contre les lasers
intenses.

• Photo sensibilisateur actif pour le traitement des tumeurs malignes.

• Traitement spécifique d'une méthémoglobinémie toxique...etc[11].

10
Chapitre I Synthèse bibliographique

1.3-3 Toxicité du Bleu de Méthylène

Le BM en solution aqueuse est faiblement, voire non toxique, mais il ne doit en aucun cas être
utilisé comme colorant alimentaire. Il a une forte capacité à tacher la peau et les vêtements.
Bien qu’il ne soit pas considéré comme hautement dangereux, il présente une certaine toxicité
pour les organismes vivants et les milieux aquatiques.

L’exposition aigue à ce produit causera :

• Exposition externe : irritation de la peau et des dommages permanentes aux yeux.

• Par l’inhalation: respiration rapide ou difficile et augmentation de la fréquence cardiaque.

• Par l’ingestion: irritation de l’appareil gastro-intestinal nausée, transpiration prodigue,


confusions mentaux, cyanose et nécrose des tissus humains[11].

I.4 Les alginates de sodium

I.4-1 Définition

L’alginate de sodium est un biopolymère anionique, non toxique et biodégradable. Il se trouve


dans les algues brunes où il constitue le polysaccharide le plus abondant, représentant plus de
40 % de leur poids sec. Présent dans la matrice intercellulaire sous forme de gel, il est associé
à des ions tels que le sodium, le calcium, le magnésium, le strontium et le baryum. Les
molécules d’alginate confèrent à la plante à la fois souplesse et résistance, des qualités
essentielles à sa croissance en milieu marin. Il est largement utilisé dans les secteurs
agroalimentaire et pharmaceutique grâce à ses nombreuses propriétés : agent épaississant,
stabilisant et gélifiant.

11
Chapitre I Synthèse bibliographique

Les alginates sont des copolymères linéaires constitués d'un enchainement de résidus d'acides
ẞ-D-mannuronique (M) et l'acide a-L-guluronique (A) liés entre eux par des liaisons
glycosidiques[12].

Figure I.2: Structures des monomères Mannuronate (M) (a) et guluronate (G) (b)[12] .

Tableau.I.3: Caractéristiques de l’alginate de sodium utilisé [13].

Propriétés
Formule C6H7NaO6
Masse molaire 198,105 g/mol
Apparence Poudre jaune crémeuse
Viscosité (1% m/m à 25°C) 5,5 ± 2,0 cps
Chlorure Max 1%
Point de fusion >300°C
Solubilité dansl’eau Soluble
Structure chimique

I.4-2 Origine des alginates

L’alginate naturel est principalement extrait des algues brunes appartenant aux espèces
suivantes : Laminaria, Macrocystis, Fucus, Phacophyceae, Ascophyllum, Ecklonia,
Nereocystis, Durvillaea, Chnoospora, Cystoseira et Turbinaria. Ces algues sont récoltées dans

12
Chapitre I Synthèse bibliographique

certaines des eaux les plus froides et limpides au monde, notamment dans les mers arctiques au
large des côtes de la Norvège, du Canada, ainsi que dans l’Atlantique Nord, principalement aux
États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Norvège. Toutefois, certaines bactéries comme
Azotobacter vinelandii et plusieurs espèces de Pseudomonas peuvent également produire de
l’alginate via des processus de fermentation microbienne suivis d’une polymérisation.

I.4-3 Composition chimique

L'alginate est un polymère constitué de deux monomères liés entre eux : le mannuronate (ou
acide mannuronique), parfois acétylé, et le guluronate (ou acide guluronique). La proportion
ainsi que la répartition de ces deux unités sont des facteurs essentiels qui influencent largement
les propriétés physico-chimiques de l'alginate. Sa composition chimique peut varier selon les
différentes espèces d'algues [14] .

1.4-4 Applications de l'alginate dans le domaine de traitement des eaux

Depuis quelques années, divers types d'adsorbants, de natures différentes, ont été fabriqués sous
forme de billes à base d'alginate, dans le but principal de les utiliser pour la dépollution des
eaux. En effet, d'un point de vue pratique, il est bien plus facile de manipuler des billes gélifiées
sphériques que des poudres.

L'alginate est intéressant en raison de sa capacité à former des gels poreux lorsqu'il est en
présence de cations divalents, notamment les ions calcium. La fixation des cations polluants se
fait par échange ionique au niveau des fonctions carboxylate de l'alginate. Par exemple, ce
mécanisme a été mis en évidence lors de l'étude de l'adsorption des cations de cadmium. Les
auteurs ont démontré que lorsque les sites carboxylate de l'alginate sont masqués par
estérification, la capacité d'adsorption diminue significativement. Ces études complètent et
précisent les observations faites en utilisant directement les cellules d'algues. Lors de l'étude de
la biosorption du cobalt par ces cellules, un relargage simultané d'ions calcium, potassium et
sodium a été observé, parallèlement à l'absorption des ions cobalt.

La combinaison des propriétés de gélification et d'adsorption de l'alginate permet la création de


billes efficaces pour la décontamination. Ainsi, l'équipe de F. Veglio a utilisé des billes
d'alginate de calcium pour adsorber des ions cuivre (II). Asthana et al. ont utilisé un système

13
Chapitre I Synthèse bibliographique

similaire pour adsorber des cations nickel (II), tandis que Papageorgio et al. ont étudié la
fixation des cations cadmium. Enfin, l'adsorption de certaines molécules organiques, comme
les nitrophénols issus de la tannerie, a également été étudiée.

Dans le domaine de l'adsorption des polluants organiques, de nombreuses recherches ont été
menées sur la décoloration des eaux polluées par les colorants. Ces colorants, visibles même à
de très faibles concentrations, sont conçus pour être chimiquement stables et très persistants
dans les milieux naturels. Dans ce contexte, plusieurs auteurs ont utilisé des billes d'alginate de
calcium pour l'adsorption de colorants tels que le bleu de méthylène, le méthyle orange, le vert
de malachite et le noir basique [15].

I.5 Le palmier dattier

I.5-1 Généralités sur le palmier dattier

Le palmier dattier (Phoenix dactylifera L.) est une plante monocotylédone de la famille des
Arécacées (palmiers), cultivée principalement pour ses fruits : les dattes. Dans l'agriculture des
oasis sahariennes, il domine la strate arborée, où des arbres fruitiers poussent à son ombre, et il
sert également de couverture pour les cultures maraîchères et fourragères. La dénomination
"Phoenix" provient du terme phénicien désignant le dattier, tandis que "dactylifera" dérive du
mot grec "dactulos"signifiant doit, en référence à la forme caractéristique du fruit [16].

Figure I-3 : Les palmiers dattiers

14
Chapitre I Synthèse bibliographique

I.5-2 Biogéographie

Les sources concernant l'origine du palmier dattier sont variées. Le premier vestige fossile du
palmier, considéré comme l'ancêtre du palmier dattier, a été découvert dans une roche datant
du Trias inférieur. Il a été décrit sous le nom de Phoenicites palladianus.

Le palmier dattier a été cultivé pour la première fois dans les zones arides et semi-arides chaudes
autour de 4500-5000 avant J.-C. Il s'est ensuite répandu au-delà de son aire de culture originelle,
non seulement comme arbre fruitier, mais aussi comme arbre ornemental. Aujourd'hui, ses
limites de culture se situent entre les latitudes 10° et 39° Nord, avec une zone idéale de
croissance entre les latitudes 24° et 34° Nord. La répartition mondiale du dattier montre qu'il
prédomine principalement en Asie (50 %), suivie de l'Afrique du Nord (26 %) et de l'Europe,
de l'Australie et de l'Amérique (24 %).

En Algérie, les principales palmeraies se trouvent au sud de l'Atlas saharien, dans des régions
telles que Biskra, Ouargla, Laghouat, Oued Souf et Ghardaïa à l'Est, ainsi qu'à Oued Saoura
(Beni Abbas), Touat (Adrar), Gourara (Timimoune) et Tidikelt (Reggan) à l'Ouest. Les oasis
de Janet, Ain Salah et Tamanrasset marquent la limite méridionale des palmeraies algériennes.

Les trois quarts du patrimoine phoenicicole algérien se trouvent dans le Bas Saharadont la
cuvette de Ouargla (région de notre étude). Il s’agit d’une région phoenicicole par excellence.
En effet le nombre de palmiers est de 1.020.868, soit 42,46 % du total de la wilaya de Ouargla.

Les statistiques mettent en évidence une diversité variétale importante au niveau de la cuvette
de Ouargla avec la prédominance de la variété Ghars et la variété Deglet Nour. Les variétés
regroupées sous le nom de Aoula : Tafzouine, Litime, Takermoust, Tamsuit et Aliwarached y
sont également cultivées . Les dattes de la variété Ghars sont employées pour la préparation de
plats traditionnels et en agroalimentaire. Elles se particularisent par la possibilité de se
conserver dénoyautés [5].

15
Chapitre I Synthèse bibliographique

I.5-3 Morphologie du Palmier

Le palmier est composé des parties suivantes :

A. Système racinaire

Les racines des plantes se divisent en deux types : racines pivotantes et racines adventives.

• Racines pivotantes : Elles proviennent de la radicule et possèdent un axe principal


appelé racine primaire, duquel se ramifient des racines secondaires ou radicelles.

• Racines adventives : Elles se développent à partir de la base de la tige latérale chez le


palmier issu de semis jeune, et peuvent également émerger du tronc chez le palmier
jeune et adulte .

Le système racinaire du palmier est caractérisé par des racines fasciculées, qui ne se ramifient
que très peu et forment des racines secondaires bulbeuses, souvent volumineuses, dont une
partie est visible au-dessus du sol .

B. Le tronc

Le tronc est une tige cylindrique qui constitue la partie supérieure du palmier, à partir de sa base
en contact avec le sol .

• La croissance annuelle en hauteur varie entre 30 cm et 90 cm.

• L'âge du palmier peut être estimé en fonction de sa hauteur .

C. Le feuillage (palmes)

Les palmes, dont le singulier est palme, sont de grandes feuilles pennées composées, dont la
longueur varie, chez un palmier adulte, entre 2,7 m et 6 m.

• Les folioles sont disposées de manière courbée et régulière le long du rachis.

• La palme pousse à partir du bourgeon terminal (gemmule) et a une durée devie de 3 à 7


ans.

16
Chapitre I Synthèse bibliographique

I.5.6- Les différentes parties de la palme [9] :

1. La base de la palme : également appelée gaine foliaire ou "couronne".

2. Le limbe : partie supérieure de la palme.

3. Les folioles : segments de la palme, souvent appelés "frondes".

4. Les épines : structures acérées présentes sur certaines variétés de palmiers[17].

Figure I-4: Schéma du palmier dattier[18] .

1.5-4 Déchets de palmier dattier :

Les déchets du palmier dattier constituent une source naturelle prometteuse de fibres, en raison
de leur caractère renouvelable et de leur grande abondance. Le palmier dattier génère huit types
de résidus, tels que les troncs, les feuilles et les épines, qui sont récoltés lors du processus de
taille saisonnière. Ces résidus trouvent des applications dans de nombreux secteurs grâce à leurs
propriétés physiques variées.

17
Chapitre I Synthèse bibliographique

Le palmier dattier joue un rôle socioéconomique majeur, notamment en Afrique du Nord et au


Moyen-Orient, où ces régions comptent environ 62 millions de palmiers, sur un total mondial
de 105 millions. Ces pays produisent une quantité considérable de dattes, générant ainsi une
accumulation annuelle de déchets estimée à 1,5 million de tonnes à l'échelle mondiale, dont
environ 125 000 tonnes proviennent d'Algérie [19].

Dans notre étude menée à la wilaya de Ouargla, nous avons choisi d'utiliser le " Djérid " , qui
est une partie des feuilles du palmier dattier . Il est considéré comme une ressource renouvelable
et abondamment disponible. le Djérid contient des composants naturels lui conférant une capa-
cité efficace à absorber les polluants. Parmi ces composants principaux:

• Les fibres de cellulose : Elles contribuent à l'absorption de polluants tels que les métaux
lourds et les contaminants organiques.

• L'hémicellulose : Elle améliore la capacité des fibres à interagir avec les polluants.

• La lignine : Elle est connue pour sa capacité à absorber les substances chimiques.

• Les propriétés poreuses : Elles aident à l'absorption des liquides et des polluants à travers
les pores fins.

• La nature sèche : Elle permet au Djérid d'absorber l'humidité et les polluants présents dans
l'eau.

Ces propriétés agissent en synergie pour faire du Djérid une matière efficace dans l'élimination
des polluants de l'eau.

Figure I-5: Djérid ( des palmes sèches)


18
Chapitre I Synthèse bibliographique

I.5-5 Sort des déchets du palmier après nettoyage

Chaque année, des milliers de tonnes de résidus de palmier dattier (tiges «Djérid », palmes,
régimes et fibres) sont générées dans les zones phoenicicoles, notamment dans la région de
Ouargla. Une partie de ces déchets est traditionnellement utilisée comme combustible (brûlage
des tiges et des palmes), comme fourrage pour les ruminants, et en artisanat (fabrication de
paniers, cordes, etc.).

Malheureusement, une grande quantité reste non valorisée, abandonnée ou incinérée, ce qui
souligne la nécessité de développer des approches durables pour leur recyclage, comme celle
proposée dans cette étude.

I.6 Phénomène d'adsorption

I.6-1 Définition de l’adsorption

Le phénomène d'adsorption est devenu, de nos jours, un outil indispensable pour la


purification et la séparation des substances indésirables. Il est largement utilisé pour
l’élimination des polluants organiques, notamment les colorants, et possède une vaste
applicabilité dans le traitement des eaux usées [20]. L’adsorption est un processus physico-
chimique de transfert de matière, au cours duquel une ou plusieurs composantes d’un fluide,
appelées adsorbats, se fixent à la surface d’un solide nommé adsorbant, de façon plus ou
moins réversible, par des interactions physiques et/ou chimiques. Selon l’état du fluide mis
en contact avec l’adsorbant, on distingue deux types : l’adsorption solide-liquide (cas étudié
dans notre travail) et l’adsorption solide-gaz [5].

L'adsorption intervient dans de nombreux systèmes naturels, physiques, biologiques et


chimiques, et elle est largement exploitée dans diverses applications industrielles, telles que
les catalyseurs hétérogènes, le charbon actif, la capture des polluants, la séparation des gaz,
la catalyse ou encore les procédés de détoxification à grande échelle. Elle est utilisée pour
purifier, détoxifier, décolorer, désodoriser, séparer et concentrer, dans le but d’éliminer ou de

19
Chapitre I Synthèse bibliographique

récupérer les substances nocives présentes dans les solutions liquides et les mélanges gazeux,
entre autres. De plus, l’adsorption constitue la base de nombreuses techniques de
caractérisation des solides, notamment pour la mesure de la surface spécifique ou l’analyse
de la porosité. En ingénierie mécanique, elle joue également un rôle essentiel dans les
processus de lubrification et de brasage.[21].

Figure I.6: Représentation de l’adsorption de l’adsorbat à la surface d’un adsorbant [22].

I.6-2 Principe de l’adsorption :

Le transfert de masse des molécules s’effectue depuis la phase fluide vers l’intérieur de
l’adsorbant, ce processus ayant lieu à l’intérieur même du grain adsorbant. Les matériaux
utilisés comme adsorbants possèdent généralement une grande surface spécifique, souvent
développée grâce à une structure poreuse, caractéristique des matériaux industriels. Lors
de l’adsorption d’un composé chimique, tel qu’un polluant en solution aqueuse, un transfert
s’opère de la phase liquide vers la phase solide. La molécule à adsorber rejoint un site
d’adsorption où elle est retenue, selon la nature des interactions mises en jeu, qu’il s’agisse
de physisorption ou de chimiosorption.

L’adsorption est un processus exothermique, ce qui signifie qu’elle se produit avec un


dégagement de chaleur, ce qui peut conduire à un échauffement du solide et à une réduction
des quantités adsorbées[16].

20
Chapitre I Synthèse bibliographique

I.6-3 Les Types d’adsorption :

Selon la nature des forces mises en jeu dans les processus d’adsorption, on peut

distinguer deux types d'adsorption : l’adsorption physique impliquant seulement des forces
intermoléculaires relativement faibles et l’adsorption chimique qui implique essentiellement
la formation d'une liaison chimique entre la molécule de l’adsorbat et la surface de
l'adsorbant.

I.6.3-1 Adsorption physique (physisorption) :

L’adsorption physique, ou physisorption, constitue le type d’adsorption le plus répandu. La


majorité des procédés de séparation par adsorption reposent sur ce mécanisme. Il s’agit d’un
phénomène réversible résultant de l’attraction entre les atomes ou les groupements d’atomes
du solide et les molécules adsorbées. Ces forces attractives sont de nature physique,
principalement les forces de Van der Waals, caractérisées par une faible énergie,
généralement comprise entre 2 et 20 kcal/mol. Ce phénomène correspond essentiellement à
une condensation des molécules à la surface du solide, et il est donc favorisé par une
diminution de la température [7].

I.6.3-2 Adsorption chimique (chimisorption) :

On parle alors d’adsorption chimique, ou chimisorption. Ce type d’adsorption s’accompagne


d’une modification significative de la répartition des charges électroniques des molécules
adsorbées. Les forces mises en jeu sont similaires à celles intervenant dans la formation des
liaisons chimiques. La chimisorption est généralement irréversible, ou difficilement
réversible, et conduit à la formation d’une couche mono-moléculaire. Elle est à l’origine de
la présence persistante de certaines couches adsorbées (comme l’oxygène, l’eau ou le dioxyde
de carbone) à la surface des solides, ce qui complique fortement les études expérimentales
exigeant des surfaces propres. Toutefois, l’un des principaux intérêts de la chimisorption
réside dans sa capacité à fournir des informations précieuses sur le rôle des intermédiaires

21
Chapitre I Synthèse bibliographique

réactionnels responsables de l’activité catalytique des solides, un aspect fondamental dans


l’industrie chimique [6].

Le Tableau suivant résume les principales différences entre l’adsorption physique et


l’adsorption chimique :

Tableau I.4: Comparaison entre l'adsorption physique et l'adsorption chimique[22].

Propriétés Adsorption physique Adsorption Chimique


Types de liaison Liaison de Van der Waals Liaison chimique
Température du Relativement faible comparée à Plus élevée que la T d’ébullition
Processus T d’ébullition de l’adsorbât de l’adsorbât
Individualité
Individualité des L’individualité des molécules Destruction de l’individualité
Molécules est conservée des molécules
Désorption Facile Difficile
Cinétique Rapide, indépendante deT Très lente
Chaleur d’adsorption Inférieur à 10 kcal/mole Supérieur à 10 kcal/mole
Énergie mise enjeu Faible Élevée
Type de formation Formation en multicouches Formation en monocouche
Faible Élevée

I.6-4 Facteur physico-chimie influençant l’équilibre d’adsorption

Un grand nombre de paramètres ainsi que les propriétés du support et du substrat peuvent
influencer le processus d’adsorption, en particulier la capacité de rétention et la cinétique
d’adsorption d’une substance sur un matériau donné [9].

Il s’agit des Plusieurs paramètres influent sur l’adsorption, les plus importants sont :

➢ La concentration initiale d’adsorbat : La concentration initiale de polluant est un


paramètre qui influe sur la capacité d’adsorption [20].

➢ Le pH : toute variation de pH en faveur d’une diminution de la solubilité de l’adsorbat


dans un solvant donné produira un accroissement du taux d’adsorption[5].

22
Chapitre I Synthèse bibliographique

➢ La température : la quantité adsorbée à l’équilibre augmente quand la température


diminue, elle est donc favorisée par les basses températures[9].

➢ Temps de contact adsorbât-adsorbant : L’adsorption a été étudiée en fonction du temps


afin de déterminer la quantité d’adsorbat fixée à différents intervalles. Le temps nécessaire
pour atteindre l’équilibre constitue l’un des paramètres les plus importants du point de
vue économique dans les systèmes de traitement[11].

I.6-5 Isothermes d’adsorption :

Un processus d’adsorption peut être décrit à l’aide d’une isotherme d’adsorption, qui est une
courbe illustrant la relation entre la quantité de soluté adsorbée par unité de masse d’adsorbant
(qe ou X/m) et la concentration résiduelle du soluté en solution (Ce). Cette courbe est obtenue
à partir de tests en laboratoire réalisés à température constante. Pour cela, on introduit des
quantités connues d’adsorbant dans des volumes d’eau contenant le soluté à éliminer, puis,
après un temps de contact déterminé, on mesure la concentration du soluté restant en solution
[4].

La quantité de soluté adsorbé est calculée à l’aide de l’équation:

(𝐶0 − 𝐶𝑒 ). 𝑉 𝑋
𝑞𝑒 = = ……………………………I.1
𝑚 𝑚

Où :

C0 : concentration initiale de soluté (mg/L)

Ce : concentration de soluté à l'équilibre (mg/L)

qe : quantité de soluté adsorbé à l'équilibre par unité de poids de l'adsorbant (mg/g)

X : quantité de soluté adsorbé à l'équilibre (mg); X = (C0 - Ce).V

m : masse d’adsorbant (g)

V : volume de la solution (L)

23
Chapitre I Synthèse bibliographique

Certains auteurs ont compilé de nombreuses isothermes de Langmuir et ont constaté qu’elles
présentaient 4 types, qui ont été reliés assez précisément à divers modes de fixation[4].

I.6-6 Classification des isothermes d'adsorption :

Expérimentalement, on distingue quatre grandes classes d’isothermes d’adsorption, à savoir


: S (sigmoïde), L (type Langmuir), H (haute affinité) et C (partition constante). La figure I.7
illustre les formes caractéristiques de chacun de ces types d’isothermes [11].

Figure I-7: Classification des isothermes d’adsorption[7].

• Le type L, montre l'affinité relativement élevée entre l'adsorbât et l'adsorbant,

• Le type S, indique une croissance de l'adsorption avec la concentration de l'adsorbât,

24
Chapitre I Synthèse bibliographique

• Le type C, est signe d’une partition constante entre l'adsorbât et l'adsorbant. L’adsorption
est proportionnelle à la concentration.

• Le type H, indique une très grande affinité entre le substrat et le support[11].

I.6-7 Modélisation des isothermes

La modélisation d’une isotherme d’adsorption revient à lui trouver une description


mathématique la plus adéquate, qui donne des valeurs prédites très proche des valeurs réelles.
Pour cela, plusieurs corrélations ont été démontrées et qui ont prouvé chacune leur adéquation
à une ou plusieurs types d’isothermes. Parmi les modèles existants, les modèles de Freundlich
et de Langmuir sont les plus utilisées pour la modélisation des isothermes d’adsorption[23].

I.6.7-1 Modèle de Freundlich

ce modèle proposé en 1926 est l’indicatif d’une surface hétérogène. Contrairement à


l’isotherme de Langmuir où les sites sont énergétiquement équivalents, l’isotherme de
Freundlich admet la coexistence de sites d’énergies différentes, la possibilité d’interactions
entre les particules adsorbées et ne prévoit pas de limites supérieures à l’adsorption. Ce modèle
est peu satisfaisant pour des concentrations élevées de solutés mais représente bien l’adsorption
des solutions diluées[5].

Il repose sur l’équation empirique suivante :

1⁄ )
𝑞𝑒 = 𝐾𝑓 . 𝐶𝑒 ( 𝑛
……………………………I.2

Avec :

Kf et 1/n : constante de Freundlich caractéristiques de l’efficacité d’un adsorbant donné


vis-à-vis d’un soluté donné ;

qe: Quantité adsorbée à l’équilibre ;

Ce : la concentration de l’adsorbat à l’équilibre d’adsorption


25
Chapitre I Synthèse bibliographique

Cette relation, proposée par Boedecker (1859) et par Kuster (1894) est généralement appelée
équation de Freundlich (1909) qui le premier à l’étudier et l’appliquer. La constante n est
toujours inférieur à 1. (1/n > 1) on a une forte adsorption tandis que pour (1/n < 1) on a une
faible adsorption. La transformation linéaire permettant de vérifier la validité de cette équation
est obtenue par passage en échelle logarithmique:

1
𝐿𝑜𝑔 𝑞𝑒 = log𝐾𝑓 + 𝑙𝑜𝑔𝐶𝑒
n ……………………………I.3

𝒙
Et traçant Log qe = en fonction de Log (Ce), on obtient une droite de pente (1/n) et
𝒎

d’ordonnée à l’origine Log Kf .[22]

Tableau I.5: Effet du Constante de Freundlich sur le type d’adsorption[22].

Cste de Freundlich Type d’adsorption Explication

0<n<1 favorable la capacité d’adsorption augmente et de


nouveaux sites d’adsorption apparaissent.

n=1 linéaire les sites sont homogènes et qu’il n’ya pas


d’interaction entre les espèces adsorbées.

n ˃1 défavorable les liaisons d’adsorption deviennent faibles


et la capacité d’adsorption diminue.

I.6.7-2 Isotherme de Langmuir :

Ce modèle proposé en 1918 repose sur les hypothèses suivantes :

• La surface est énergétiquement homogène;

• Une seule entité est adsorbée par site;


26
Chapitre I Synthèse bibliographique

• L’activité à un site donné n’affecte pas l’activité des sites adjacents;

• Les molécules adsorbées ne réagissent pas entre elles;

• L’adsorption se fait en une seule couche complètement saturée et l’adsorbant présent


une capacité d’adsorption limitée (qmax)[5].

L’isotherme de Langmuir est représentée par l’équation suivante :

Dans ces conditions, les isothermes peuvent être modélisées par l’équation :

(𝑘𝑙 . 𝐶𝑒 )
𝑞𝑒 = 𝑞𝑚𝑎𝑥 ……………………………I.4
(1 + 𝑘𝑙 . 𝑐𝑒 )

Avec :

q : la quantité adsorbée est liée à la capacité maximale ;

𝑞𝑚𝑎𝑥 : la capacité maximale d’adsorption (mg/g) et qui correspond à la X

𝑘𝑙 : la constante de l’équilibre d’adsorption (L/ mg) ;

Ce :la concentration de la substance adsorée à l’équilibre (mg/L).

La linéarisation de cette fonction par passage aux inverses donne :

1 1 1
= + ……………………………I.5
𝑞𝑒 (𝑞𝑚𝑎𝑥 . 𝐾𝑙 . 𝐶𝑒 ) 𝑞𝑒

On constate que l’équation est une droite d’ordonnées (X/m) = q et d’abscisses 1/C [22].

27
Chapitre II :
Dispositifs et méthodes
expérimentales
Dans cette partie du deuxième chapitre, nous avons mis en œuvre une série de protocoles
expérimentaux pour préparer, caractériser et tester l'efficacité d'un matériau biosorbant
composite basé sur l'alginate de sodium et les résidus de palmier dattier (Djérid). Les billes ont
été préparées en utilisant le Djérid et l'alginate de sodium pour traiter les solutions aqueuses
contaminées par des colorants. Étant donné que le DBO du Djérid est élevé, il a été mélangé
avec l'alginate afin de réduire l'impact environnemental. Les perles ont été formées en utilisant
CaCl₂ et caractérisées par spectroscopie infrarouge (FTIR). L'impact du temps de contact, de la
concentration, de la température et du pH sur l'efficacité d'adsorption a également été étudié.

Les expériences ont été réalisées selon les étapes suivantes :

II.1 Présentation de la région d’étude ( wilaya de Ouargla )

Le Djérid utilisé dans cette étude a été collecté dans la wilaya de Ouargla, située au nord-est du
Grand Sahara algérien. Cette wilaya est délimitée au nord par El Hadjira et Touggourt, au sud
par Hassi Messaoud, à l’est par l’Erg oriental, et à l’ouest par la wilaya de Ghardaïa. Le Djérid
provient de palmiers dattiers cultivés pour la production de dattes Deglet Nour, spécifiquement
dans la région de Aïn El Beida, située à 6 km à l’est du chef-lieu de la wilaya de Ouargla et à
proximité du centre de la commune de Aïn El Beida [5].

Figure II.1 : la situation géographique de la wilaya de Ouargla[24]

29
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

II.2 Matériels et appareils

Ce travail a été réalisé au niveau du laboratoire de l'université de KASDI MERBAH -


OUARGLA. Un ensemble de matériel, d'appareils et de réactifs a été mobilisé, comme indiqué
dans le tableau suivant :

Tableau II.1 : Matériel utilisé pour le lavage du Djérid et la préparation des billes

Matériels Réactifs Appareils

Béchers(200mL,300mL) Djérid Four de séchage

Tamis d’eau distillée Balance analytique

Seringle Alginate de sodium Agitateur magnétique


avec plaque chauffant

Pissette Chlorure de calcium Broyeur électrique


CaCl₂

Spatule

II.3-Préparation du Djérid en poudre

II.3.1- Étapes de Préparation

1. Lavage et séchage:

- Le Djérid a été découpé en petits morceaux.

- Il a été lavé plusieurs fois à l’eau du robinet, puis à l’eau distillée pour éliminer les impuretés.

- Séché à l’air libre pour éliminer l’humidité superficielle.

30
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

- Ensuite, séché au four à 110°C pendant 24 heures.

2. Broyage et tamisage:

- Une fois sec, le Djérid a été broyé jusqu’à obtenir une poudre fine.

- La poudre a été tamisée avec un tamis de 500 µm pour obtenir une granulométrie homogène.

- Lavage et séchage - Broyage et tamisage - Poudre fine

Figure II.2-Préparation du Djérid en poudre

II.4- Préparation des billes biologiques

II.4.1-Préparation de l’alginate de sodium

Un mélange homogène a été préparé à base de 50% d’alginate de sodium et 50% de poudre de
Djérid. Ont été réalisées selon les étapes suivantes :

1. Dissolution de 4 g d’alginate de sodium dans 200 mL d’eau chaude (60°C) sous agitation
continue.

2. Ajout de 4g de Djérid en poudre au mélange et agitation jusqu’à homogénéité.

3. Le mélange a été transféré dans une seringue pour la formation des billes.

31
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

-Alginate de sodium+eau+ Djérid -Ajout de Djérid -Transféré dans une seringue

Figure II.3 : Préparation de l’alginate de sodium

II.4.2-Préparation de la solution de CaCl₂ et formation des billes

A. Préparation de la solution de CaCl₂ :

1. Dissolution de 15 g de CaCl₂ dans 300 mL d’eau distillée, avec agitation jusqu’à dissolution
complète.

- 15 g de CaCl₂ - 300 mL d’eau

Figure II.4 : Préparation de la solution de CaCl₂

32
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

B. Formation des billes :

1. Le mélange alginate/Djérid a été goutté à l’aide d’une seringue dans un bécher contenant la
solution de CaCl₂.

2. À chaque goutte, une bille se forme par gélification ionique.

3. Les billes ont été laissées dans la solution pendant 24 heures pour renforcer leur structure.

Figure II.5 : Formation des billes

A. Lavage et séchage :

1. Les billes formées ont été rincées à plusieurs reprises à l’eau distillée pour éliminer l’excès
de CaCl₂.

2. Ensuite, elles ont été séchées à 40°C pendant 24 heures.

- Lavage - Séchées à 40°C -Billes séches

Figure II.6 : Lavage et séchage des billes

33
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

II.4-3 Caractéristiques fonctionnelles des billes

Toujours dans le cadre de l’évaluation des propriétés chimiques des matériaux et de l’étude des
billes, la technique de spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (FTIR) a été utilisée
afin d’identifier les groupes fonctionnels responsables du processus d’adsorption. Les mesures
d’absorption infrarouge ont été réalisées à l’aide d’un appareil de marque SHIMADZU, modèle
FTIR-8300.

L’appareil est illustré dans la figure suivante :

Figure II.7: Un appareille de spectroscopie infrarouge (FTIR) .

II.5 Préparation des solutions

II.5-1 Matériels et appareils

Lors de cette étape, ona préparée des solutions afin de servir de base pour les différentes
expériences d’adsorption. Pour cela, un ensemble de matériel, d'appareils et de réactifs a été
mobilisé, comme indiqué dans le tableau II.2 suivant :

34
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

TableauII.2 : Matériel utilisé pour la préparation des solutions

Matériels Réactifs Appareils

flacons(250mL) Colorant de BM Agitateur magnétique avec plaque


chauffant

Bécher(1L) Eau distillée pH mètre

Barreau magnétique HCL Balance analytique

Fiole jaugée (1L) NAOH

Pissette

Papier filtre

Verre de montre

Burette graduée

Entonnoirs

II.5-2 Solution mère

Une solution mère a été préparée en dissolvant 0.5 g de


bleu de méthylène dans 1 L d’eau distillée, obtenant une
concentration de 500 mg/L.

Figure II.8: solution de bleu de méthylène.

➢ Dilution des solutions

35
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

Dans cette étape, une série de solutions de concentrations différentes a été obtenue par dilution
de la solution mère, en appliquant la loi de dilution :

C0 × V0 = Cf × Vf …………………………II.1

où :

• C0 : concentration de la solution mère (mg/L)

• V0 : volume de la solution mère utilisé (mL)

• Cf : concentration finale désirée (mg/L)

• Vf : volume final de la solution diluée (mL)

➢ la courbe d’étalonnage

Des solutions aux concentrations suivantes ont été préparées : 0.5, 1, 2, 3, 4, 5, et 6 mg/L, en
utilisant l’eau distillée comme solvant.

Figure II.9 : Des solutions diluées

Ces solutions ont été destinées à être utilisées comme points de référence pour tracer la courbe
d’étalonnage, qui met en relation l’absorbance avec la concentration.

36
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

Ces mesures ont permis de tracer la courbe d’étalonnage et de déterminer l’équation linéaire
qui sera utilisée ultérieurement pour le calcul des concentrations des solutions au cours des
différentes étapes du processus d’adsorption.

1,2
y = 0,1731x
Absorbance (Abs) 1 R² = 0,9957

0,8

0,6

0,4

0,2

0
0 1 2 3 4 5 6 7
concentration ( C ) en mg / L

Figure II.10 : la courbe d’étalonnage

Ensuite, l’absorbance de ces solutions a été mesurée à l’aide d’un spectrophotomètre UV-
Visible, à une longueur d’onde de 𝛌 = 664𝐧𝐦 , adaptée pour la mesure du colorant bleu de
méthylène utilisé.

L’appareil est illustré dans la figure suivante :

Figure II.11 : Spectrophotomètre UV-Visible

De même, à la fin de chaque expérience relative aux différents facteurs influents, nous avons
filtré les solutions, puis nous les avons analysées à l’aide d’un spectrophotomètre UV-Visible.

37
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

II.6 Étude des facteurs influents

Afin d’optimiser le processus d’adsorption, plusieurs paramètres influents ont été étudiés, à
savoir : le temps de contact, la température, le pH de la solution la et concentration initiale du
colorant.

Pour toutes les expériences, chaque flacon contenait 1 g de billes bio-adsorbantes a été utilisé
dans 100 mL de solution de colorant. les systèmes étant agités à 700 tr/min à l’aide d’un
agitateur orbital.

Le Protocole expérimental est réalisée selon les même étapes visibles sur les figures II.11,
II.12, II.13, II.14 suivante, avec une variation du facteur d’ influence à chaque fois :

Figure II.12 : Préparation des flacons Figure II.13 : Agitation des échantillons

Figure II.14 : Filtration des solutions Figure II.15 : Comparaison des résultats

38
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

II.6.1- Effet du temps de contact

• Objectif :

Déterminer le temps optimal nécessaire pour que les billes bio-adsorbantes atteignent leur
saturation en colorant, c’est-à-dire le temps à partir duquel l’adsorption devient stable.

• Protocole expérimental :

Dans cette expérience, nous avons préparé une solution de colorant à une concentration de
15mg/L et répartie dans huit flacons. Chaque flacon a été agité pendant un temps de contact
spécifique : 5, 10, 15, 30, 45, 60, 90 et 180 minutes.

II.6-2 Effet de la température

• Objectif :

Étudier l’influence de la température sur l’efficacité d’adsorption des billes bio-adsorbantes,


afin de déterminer si le processus est favorisé ou non par une élévation thermique.

• Protocole expérimental :

Ont été préparés une solution de colorant à une concentration de 15 mg/L a été répartie dans
quatre flacons. Chaque flacon a été soumis à une température différente : 25, 35, 45 et 55 °C .

39
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

II.6-3 Effet du pH

• Objectif :

Cette expérience a pour but d'étudier l'effet du pH de la solution sur l'efficacité du processus
d'adsorption, car le pH peut influencer la charge de surface du biosorbant ainsi que l'état d'io-
nisation du polluant.

• Protocole expérimental :

Une solution de colorant à une concentration de 15 mg/L a été répartie dans cinq flacons. Le
pH de chaque solution a été ajusté aux valeurs suivantes : 2, 4, 6, 8 et 10, à l’aide de solutions
d’HCl et de NaOH à 0.1 M et 1 M .

II.6-4 Effet de la concentration initiale

• Objectif :

Cette expérience vise à étudier l'effet de la concentration initiale du colorant sur l'efficacité de
l'adsorption, et à évaluer la capacité des billes bio-adsorbantes à éliminer le polluant à diffé-
rentes concentrations.

• Protocole expérimental :

Nous avons préparé cinq flacons, chacun contenant des solutions de colorant aux concentrations
suivantes : 5, 10, 15, 20 et 25 mg/L, puis réparties dans cinq flacons.

40
Chapitre II Dispositifs et méthodes expérimentales

Dans ce chapitre, les expériences nous ont permis de préparer et de caractériser un biosor-
bant hybride à base d'alginate de sodium et de Djérid, ainsi que d'étudier les principaux para-
mètres influençant l'adsorption. Les résultats obtenus serviront de base pour évaluer son effica-
cité dans le traitement des eaux colorées.

Figure II.16: Effet du temps de contact Figure II.17 : Effet de la température

Figure II.18 : l'effet du pH Figure II.19 : l'effet de la concentration


initiale

41
Chapitre III :
Résultats et discussion

42
Chapitre III Résultats et discussion

Dans ce troisième chapitre, nous présentons les résultats expérimentaux relatifs à l’étude de
l’adsorption du bleu de méthylène sur un bio-sorbant élaboré à partir d’alginate et de déchets
de palmiers (Djérid). L’objectif est d’analyser l’effet de différents paramètres opératoires sur
l’efficacité d’élimination du colorant, à savoir : le temps de contact, la température, le pH et la
concentration initiale. Une caractérisation spectroscopique par FTIR a également été réalisée
afin d’identifier les groupes fonctionnels impliqués dans le mécanisme d’adsorption.

III.1 Caractérisation par Spectroscopie FTIR

La spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (FTIR) est une technique analytique


permettant d’identifier les groupes fonctionnels présents à la surface du matériau adsorbant.
Elle repose sur l’absorption des radiations infrarouges par les liaisons chimiques au sein des
molécules.

III.1-1 Résultats de l’analyse FTIR des billes

Une analyse FTIR a été réalisée sur les billes hybrides préparées (Djérid + Alginate), afin
d’identifier les groupes fonctionnels impliqués dans l’adsorption. Les résultats sont illustrés
dans la figure suivant

0,75
0,7
0,65
[Link]
0,6
0,55
0,5
0,45
Transmittance [%]

0,4
0,35
0,3
0,25
0,2
0,15
0,1 1388
0,05 1109
2361 1650
0
-0,05
3445
-0,1
-0,15
-0,2
4000 3800 3600 3400 3200 3000 2800 2600 2400 2200 2000 1800 1600 1400 1200 1000 800 600 400
Wavenumbers [cm-1 ]

Figure III.1: Spectre FTIR des billes hybrides à base d’Alginate et de Djérid.

43
Chapitre III Résultats et discussion

III.1-2 Interprétation du spectre FTIR

L’analyse spectrale du biosorbant a révélé plusieurs bandes caractéristiques témoignant de la


présence de groupes fonctionnels variés. Une large bande observée à 3445 cm⁻¹ est attribuée
aux vibrations d’élongation O–H, indiquant la présence de groupes hydroxyles provenant de
l’eau, de la cellulose ou de la lignine. La bande autour de 2361 cm⁻¹ pourrait être liée au CO₂
atmosphérique adsorbé ou à des groupes alkynes (C≡C). Une bande à 1650 cm⁻¹ correspond
aux vibrations C=O des groupements carbonyles, probablement issus de résidus de glucides ou
de l’alginate. Par ailleurs, le pic à 1388 cm⁻¹ suggère la présence de groupes méthyle (CH₃) ou
méthylène (CH₂), caractéristiques des structures polymériques naturelles. Enfin, la bande
observée à 1109 cm⁻¹ est associée aux vibrations C–O–C, typiques des sucres ou des liaisons
éther présentes dans la structure de l’alginate.

Ces groupes fonctionnels jouent un rôle actif dans les interactions avec les molécules du bleu
de méthylène pendant le processus d’adsorption.

III.2 Analyse de l’effet de différents paramètres opératoires

III.2-1 Effet du temps de contact

L’étude de l’effet du temps de contact sur la quantité de matière adsorbée (qe) a montré que
cette dernière augmente progressivement avec l’allongement du temps de contact, passant de
0,45 mg/g après 15 minutes à 1,16 mg/g après 180 minutes. Une augmentation rapide de la
capacité d’adsorption est observée au cours des soixante (60) premières minutes, suivie d’une
hausse plus lente jusqu’à atteindre un état d’équilibre approximatif à partir de 120 minutes. La
figure (III.2) illustre la courbe de cet effet

1,40
1,20
1,00
qe(mg/g)

0,80
0,60
0,40
0,20
0,00
0 50 100 150 200
t ( min )

Figure III.2 : Courbe de l' effet du temps de contact.

44
Chapitre III Résultats et discussion

Cette évolution s’explique par la disponibilité, au début, d’un grand nombre de sites actifs à la
surface de l’adsorbant, facilitant l’interaction rapide avec les molécules du polluant et leur
fixation. Au fil du temps, ces sites se saturent progressivement, réduisant ainsi le nombre de
sites libres disponibles et diminuant le taux d’adsorption, auquel s’ajoutent des phénomènes de
répulsion entre les molécules adsorbées et celles restant en solution.

Ainsi, au vu de ces résultats, il peut être conclu que le temps de contact constitue un facteur
déterminant dans l’efficacité du processus d’adsorption, la quantité de matière adsorbée
augmentant avec la durée de contact jusqu’à atteindre une phase de stabilisation. Par
conséquent, un temps de contact optimal de 180 minutes est recommandé afin d’assurer une
adsorption maximale du polluant étudié[25].

III.2-2 Effet de la température

L’étude de l’effet de la température sur la quantité adsorbée (qe) a montré que cette dernière est
nettement influencée par l’élévation de la température. Une valeur de 1,16 mg/g a été
enregistrée à 25°C, suivie d’une diminution à 1,08 mg/g à 35°C, puis d’une augmentation
progressive atteignant 1,23 mg/g à 45°C et un maximum de 1,26 mg/g à 55°C .Les résultats
étant présentés dans la Figure III.3.

1,30

1,25
qe (mg/g)

1,20

1,15

1,10

1,05
0 10 20 30 40 50 60
T ( °C )

Figure III.3 :Courbe de l' effet de la température

45
Chapitre III Résultats et discussion

Cette évolution peut s’expliquer par l’effet de la température sur le mécanisme d’adsorption ;
la baisse initiale de qe à 35°C pourrait résulter d’un déséquilibre temporaire causé par
l’augmentation de la mobilité moléculaire, ce qui entrave momentanément la fixation des
molécules sur la surface de l’adsorbant. En revanche, l’élévation de la température à 45°C et
55°C entraîne une amélioration significative de la quantité adsorbée, grâce à l’accroissement
de l’énergie cinétique des molécules du polluant, facilitant leur accès aux sites actifs de
l’adsorbant et favorisant éventuellement l’activation de nouveaux sites et l’intensification des
interactions adsorbant/adsorbat.

Ainsi, ces résultats indiquent que la température constitue un facteur déterminant dans
l’efficacité du processus d’adsorption, celui-ci suivant un comportement de type
endothermique, où l’efficacité d’adsorption s’améliore avec l’élévation de la température. Par
conséquent, une température optimale de 55°C est recommandée pour assurer une adsorption
maximale du polluant étudié dans les conditions expérimentales adoptées [26].

III.2-3 Effet du pH du milieu

L’étude de l’effet du pH sur la quantité de matière adsorbée (qe) a montré une augmentation
progressive de la capacité d’adsorption avec l’élévation du pH de 2 à 8, où la valeur de qe passe
de 1,03 mg/g à 1,16 mg/g. Cette augmentation peut être attribuée à l’influence du pH sur l’état
de surface de l’adsorbant ainsi que sur la forme ionique du colorant en solution.

La courbe présentée dans la figure III.4 illustre cet effet.

1,18
1,16
1,14
qe (mg/g)

1,12
1,10
1,08
1,06
1,04
1,02
0 2 4 6 8 10 12
PH

Figure III.4 :Courbe de l' effet du pH

46
Chapitre III Résultats et discussion

En effet, à des valeurs de pH faibles, la surface de l’adsorbant est fortement protonée sous l’effet
de la forte concentration en ions hydrogène, ce qui provoque des forces de répulsion
électrostatiques entre les groupes fonctionnels positifs de l’adsorbant et les molécules
cationiques du colorant, limitant ainsi le processus d’adsorption. En revanche, l’augmentation
progressive du pH entraîne une diminution de cette charge positive, réduisant les forces de
répulsion et favorisant l’interaction entre les molécules de colorant et les sites actifs disponibles
à la surface de l’adsorbant.

À partir d’une valeur de pH de 8, la quantité adsorbée atteint sa valeur maximale de 1,16 mg/g
et se stabilise pratiquement au-delà jusqu’à pH = 10 traduisant l’atteinte d’un état de quasi-
saturation du système où les conditions deviennent optimales pour l’adsorption maximale du
colorant.

Ainsi, ces résultats permettent de conclure que le pH constitue un paramètre essentiel


influençant l’efficacité du processus d’adsorption, contrôlant significativement la quantité de
polluant retenue par l’adsorbant. Par conséquent, un pH optimal de 8 est recommandé pour
garantir une adsorption maximale du polluant étudié[11].

III.2-4 Effet de la concentration initiale

L’effet de la concentration initiale du colorant (Ci) sur l’efficacité d’adsorption a été étudié en
suivant l’évolution de la quantité adsorbée à l’équilibre (qe) en fonction de Ci. Les résultats
sont présentés dans la Figure III.5. La courbe montre que la quantité de colorant adsorbée (qe)
augmente progressivement avec la concentration initiale de la solution, passant de 0,39 mg/g à
5 mg/L à 1,77 mg/g à 25 mg/L.
2,00

1,50
qe (mg/g)

1,00

0,50

0,00
0 10 20 30
Ci (mg / L)

Figure III.5 :Courbe de l’effet de la concentration initiale

47
Chapitre III Résultats et discussion

Pour mieux comprendre ce comportement, nous allons analyser le pourcentage de rétention


(R%) et la capacité d’adsorption (qe).

Courbe du pourcentage de Courbe de la capacité d' adsorption


rétention (R%) 2,00 (qe)
80,00
1,80
78,00 1,60
R% (%)

76,00 1,40

qe (mg/g)
1,20
74,00
1,00
72,00 0,80
70,00 0,60
0,40
68,00
0,20
66,00 0,00
1,11 2,55 3,39 5,37 7,30 1,11 2,55 3,39 5,37 7,30
Ce (mg/L) Ce (mg/L)
Figure III.6 : Analyse du pourcentage de rétention (R%) et de la capacité d’adsorption (qe)

Le pourcentage de rétention (R%) exprime l’efficacité de l’adsorption, tandis que la capacité


d’adsorption (qe) indique la quantité de polluant adsorbée par unité de masse de l’adsorbant.
Les courbes obtenues montrent que R% est élevé à faible concentration, traduisant une grande
efficacité initiale du matériau, puis il diminue légèrement avec l’augmentation de Ci, ce qui est
attendu en raison de la saturation progressive des sites actifs. Parallèlement, la capacité
d’adsorption qe augmente continuellement, confirmant que plus la concentration initiale du
polluant est élevée, plus la quantité totale adsorbée augmente, malgré une efficacité relative
(R%) qui tend à se stabiliser.

La valeur maximale du pourcentage de rétention (R%) a été enregistrée à une concentration de


1,11 mg/L, atteignant environ 78,5%, ce qui reflète une efficacité élevée d’adsorption à faible
concentration.

Ce comportement peut être attribué à l’augmentation du gradient de concentration entre la


solution et la surface de l’adsorbant, favorisant ainsi le transfert des molécules de colorant vers
la surface sous l’effet de cette différence. De plus, une concentration initiale plus élevée offre
un plus grand nombre de molécules de polluant susceptibles d’interagir avec les sites actifs
disponibles, ce qui augmente la quantité adsorbée. Toutefois, la courbe révèle que cette
augmentation de qe devient progressivement moins marquée à mesure que la concentration
s’élève, traduisant une tendance vers la saturation des sites actifs à la surface de l’adsorbant[15].

48
Chapitre III Résultats et discussion

III. 3 Equilibre d’adsorption

III.3-1 Isotherme d’adsorption

Afin de déterminer la nature de l’interaction d’adsorption, une isotherme a été tracée


représentant la variation de la quantité adsorbée (qe) en fonction de la concentration résiduelle
du polluant dans la solution à l’équilibre (Ce), comme illustré dans la figure III.7. Cette courbe
montre un comportement ascendant, où la quantité d’adsorption augmente avec Ce, traduisant
une adsorption physique ou physico-chimique qui débute avec la disponibilité d’un grand
nombre de sites actifs et ralentit progressivement à mesure que ces sites se saturent.

2,00
1,80
1,60
1,40
qe (mg/L)

1,20
1,00
0,80
0,60
0,40
0,20
0,00
0,00 2,00 4,00 6,00 8,00
Ce (mg/L)

Figure III.7 : Isotherme d’adsorption

Ces résultats confirment l’efficacité de l’adsorbant biologique hybride étudié pour le traitement
des eaux contaminées par des colorants organiques.

La courbe obtenue correspond à une isotherme de type S, selon la classification de Giles. Ce


type indique que l’adsorption augmente avec la concentration du polluant, traduisant un
comportement coopératif entre les molécules adsorbées, et suggère un mécanisme d’adsorption
physique ou physico-chimique.

49
Chapitre III Résultats et discussion

III.3-2 Modélisation des équilibres des isothermes l’adsorption

Les représentations des équilibres des isothermes d’adsorption les plus couramment employées
sont celles de Langmuir et Freundlich. Le but de cette modélisation est de décrire avec précision
les résultats expérimentaux obtenus pour l’adsorption du bleu de méthylène sur les billes , en
appliquant ces modèles comme présenté dans les tableaux III.1 et III.2 et les figures III.8 et
III.9 suivants:

Tableau III.1:Paramètres Figure III.8: Isotherme de Langmuir.


équationnels du modèle de Langmuir.
Ce (mg/L) Ce/qe
Ce/qe
1,11 2,85 4,50
4,00
3,50
2,55 3,43
3,00 y = 0,1954x + 2,6291
2,50 R² = 0,7945
3,39 2,92 2,00
1,50
5,37 3,67 1,00
0,50
7,30 4,13 0,00
0,00 2,00 4,00 6,00 8,00

Tableau III.2:Paramètres Figure III.9: Isotherme de Freundlich


équationnels du modèle de Freundlich
Log Ce Log qe
Log qe
0,05 -0,41 0,40
0,30 y = 0,8226x - 0,4358
R² = 0,9794
0,41 -0,13 0,20
0,10

0,53 0,06 0,00


0,00 0,20 0,40 0,60 0,80 1,00
-0,10

0,73 0,17 -0,20


-0,30

0,86 0,25 -0,40


-0,50

50
Chapitre III Résultats et discussion

Les paramètres et les coefficients de corrélation relatifs à chaque modèle sont synthétisés dans
le tableau III.3 :

Tableau III.3: Constantes du modèle de Langmuir et du modèle de Freundlich Modèle

Modéle de Langmuir Modèle de Freundlich

𝑞𝑚 (mg/g) 𝐾𝐿 ( l/mg ) 𝑅2 𝐾𝑓 n 𝑅2

0,1177 3,2315 0,7945 0,3666 1,2156 0,9794

Les résultats obtenus pour la modélisation des isothermes d’adsorption indiquent une
inadéquation du modèle de Langmuir, comme en témoigne la faible valeur du coefficient de
corrélation 𝑹2 =0,7945, et surtout les valeurs incohérentes ou négatives des constantes du
modèle, ce qui reflète une mauvaise adaptation aux données expérimentales.

En revanche, le modèle de Freundlich présente un excellent ajustement avec un coefficient de


corrélation élevé 𝑹2 =0,9794, suggérant une adsorption hétérogène sur une surface comportant
des sites de fixation de différentes énergies.

Toutefois, le coefficient de corrélation relatif au modèle de Freundlich montre que ces résultats
s’adaptent bien avec ce modèle. La valeur de n=1,2156 supérieure à l’unité indique une
adsorption faible du bleu de méthylène sur les billes.

51
Conclusion
Conclusion générale .

Conclusion générale
Cette étude vise à évaluer l'efficacité d'un composite biologique hybride composé d'alginate de
sodium et de feuilles de palmier (résidus de palmiers dattiers) dans l'élimination des colorants
et de certains polluants présents dans l'eau, dans une optique de traitement à la fois écologique
et économiquement viable. Le matériau adsorbant a été préparé selon une méthodologie
rigoureuse garantissant la stabilité de la structure et l'efficacité de la performance, et une série
d’expériences en laboratoire a été menée pour étudier les facteurs influençant le rendement
d’adsorption. Cette étude nous a permis de tirer les conclusions suivantes :

• Les analyses FTIR ont révélé la présence de groupes fonctionnels actifs impliqués dans
la fixation des polluants.
• Le temps de contact optimal pour une adsorption efficace est de 180 minutes.
• Une température de 55°C s’est avérée idéale pour maximiser la capacité d’adsorption.
• Un pH égal à 5 a donné les meilleurs résultats en termes d’adsorption.
• Le modèle de Freundlich a montré une bonne concordance avec les données
expérimentales, le rendant le plus adapté pour décrire le comportement d’adsorption.
• La capacité d’adsorption augmente avec la concentration initiale du polluant.
• Le pourcentage maximal de rétention (R%) obtenu est d’environ 78,5 % à une
concentration de 1,11 mg/L, traduisant une très bonne efficacité d’adsorption à faible
concentration.
• Le palmier, en tant que ressource locale brute, a contribué efficacement à l'amélioration
de la performance adsorptive du composite.

Compte tenu des résultats obtenus, le matériau adsorbant préparé constitue une solution
prometteuse pour le traitement des eaux contaminées par des colorants ou des polluants
organiques. Cette recherche ouvre également des perspectives intéressantes pour l’utilisation
d'autres déchets agricoles dans des matrices polymériques biosourcées, afin de développer des
matériaux performants et peu coûteux. Ainsi, nous proposons les perspectives suivantes :

• Étendre l'étude à d'autres types de polluants (métaux lourds, pesticides…).


• Tester le matériau sur des eaux réelles et non uniquement en conditions de laboratoire.
• Modifier les propriétés de surface du matériau pour améliorer son efficacité.
• Étudier la possibilité de réutilisation du matériau après saturation.
53
Références bibliographiques

[1] M. L. O. E. Kheir M. D. Fatima And Membres, “Valorisation Des Dechets Des Palmiers
Dattiers Pour Depollution Des Eaux,” 2022.
2022 ”,‫ “دراسة مرجعية الستخدام مخلفات النخيل في معالجة المياه‬,‫ عائشة & الهلة صليحة‬.‫ا‬ [2]
[3] H. N. Et H. Amina, “Etude Geochimique De La Pollution Organique Et Minerale Des
Eaux Souteraines Du Complexe Terminale ( Ct ) De La Cuvette De Ouargla .,” 2017.
[4] Bouaiche Fouzia, “Etude Comparative De La Capacite Adsorbante De Charbon Actif
Commercial Te 80 Et Issus De Noyaux De Datte. Cas Des Quelques Parametres De
Pollution Dans Les Eaux Usees De Rejet Step De Sidi Khouiled Ouargla,” 2016.
[5] N. Chaouch, “Utilisation Des Sous-Produits Du Palmier Dattier Dans Le Traitement
Physico-Chimique Des Eaux Polluees,” 2014.
[6] G. Djihed, “Elimination Des Colorants Bleu De Methylene Et Jaune D9alizarine Des
Eaux Par Adsorption Sur Un Biomateriau,” 2016.
[7] M. K. Souhaib Bouchiha And Sous, “Etude De L’adsorption De Colo Rants Textiles Sur
La Bentonite.,” 2017.
[8] B. F. B. Nour Elhouda, “Etude De L’adsorption Du Vert De Methyle Par Un Materiau
Hybride A Base De Chitosane,” 2022.
[9] G. F. Zohra, “Elimination Du Colorant Bleu De Methylene Sur Un Charbon Actif
Prepare A Partir Des Noyaux De Dattes,” 2018.
[10] F. Genie And M. B. Yasmina, “Elaboration Des Billes Magnetiques Gelifiees Poreuses
A Base De Charbon Actif En Poudre, D’alginate Et De Carbonate De Calcium Pour
L’elimination Du « Bleu De Methylene »,” 2020.
[11] Bekhadda Siham Bouazara Kholoud, “Etude De L’elimination D’un Colorant (Bleu De
Methylene) En Solution Aqueuse, Sur Les Noyaux De Dattes.,” 2022.
[12] Bouterfa Nadia Et Mersel Ledia, “Elimination D ’ Un Colorant Cationique Le Bleu De
Methylene Par Les Billes Composites ( Alginate / Epluchure De Pomme De Terre
Modifiees ) Remerciements,” 2022.
[13] M. B. Ahmed, “Preparation De Supports Adsorbants Par Encapsulation Pour Le
Traitement Des Eaux,” 2019.
[14] B. Hadjer, “Preparation Des Capsules Billes A Base D’alginate De Sodium Et Luffa
Cylindrica,” 2018.
[15] Mesbah Melkhir Belhouari Nadia, “Extraction, Caracterisation Et Modification D’un
Biopolymere. Application Dans L’elimination D’un Polluant Organique.,” 2019.
[16] Djerraya Hanane Toumi Majda, “Traitement Des Sous Produits Du Palmier Dattier Et
Son Application A L’elimination Des Colorants,” 2018.
[17] ‫ “المساهمة في معالجة تلوث المياه من صبغة أزرق الميثيلين بامتزازه باستعمال مخلفات النخيل (قواعد‬,‫ إيمان‬.‫خ‬
2020 ”,‫السعف‬.
[18] H. Soumia, “Utilisation D’un Compost A Base D’organes De Palmier Dattier Pour La
Production Des Plants Dans Une Pepiniere.,” 2017.
[19] M. B. Oussama. And Mme, “Elimination D ’ Un Colorant Par Un Biomateriau Prepare
A Partir Des Dechets Des Palmiers Dattiers,” 2021.
[20] H. A. Et S. Abir, “Etude Bibliographique Sur L’adsorption De Quelques Colorants Par
Des Bio-Adsorbant.,” 2020.
[21] D. Bentarfa, “Preparation And Characterization Of Activated Carbon From Date Palm
Fibers: Application As Adsorbents And Super Capacity,” 2022.
[22] A. Naima, “Etude Les Caracteristiques Physico-Chimiques De Charbon (Brute Et
Active) Et L’application D’adsorption,” 2019.
[23] Fellah Otmane, “Etude Comparative De Differents Adsorbants Dans L ’ Elimination Des
Nitrates Des Rejets Synthetiques Des Industries Photovoltaïques .,” 2018.
[24] R. Algerienne Et Al., “Presentee En Vue De L ’ Obtention Du Diplome De Etude De La
Fiabilite Des Systemes D’epuration Des Eaux Usees En Zones Arides Cas De La Region
De Ouargla Soutenu,” 2019.
[25] Hamdoudi Nour El Houda -Smaili Fedwa, “Etude Experimentale De L’elimination Du
Bleu De Methylene De L’eau Par Adsorption Sur Des Dechet S Naturels ( Dechets De
Palmiers Dattier ),” 2017.
[26] B. M. Noucieba And B. Hassiba, “Etude Et Caracterisation D’un Biosorbant Pour
L’elimination D’un Polluant Organique,” Mem. Master, 2022.
Résumé
Ce travail de recherche vise à développer un biosorbant hybride à base d’alginate de sodium
et de Djérid (déchets de palmiers de la région de Ouargla), pour éliminer un colorant organique
des eaux usées. Le Djérid a été lavé, séché et broyé, puis incorporé dans une solution d’alginate
afin de former des billes bio-adsorbantes par goutte-à-goutte dans une solution de chlorure de
calcium. Plusieurs essais ont ensuite été réalisés pour évaluer l’influence de divers paramètres
(temps de contact, température, pH, concentration initiale) sur l’efficacité de l’adsorption. Les
résultats montrent une bonne capacité adsorbante des billes, avec une meilleure corrélation avec le
modèle de Freundlich, suggérant une adsorption multi-couche sur une surface hétérogène. Cette
étude met en évidence le potentiel du Djérid comme matière première locale pour un traitement
écologique et durable des eaux polluées.

Mots clés : Djérid, Alginate, Colorant, Adsorption, Traitement des eaux.

Abstract
This thesis aims to develop a hybrid bio-adsorbent based on sodium alginate and palm leaf
waste (Djérid, from the Ouargla region) for the removal of an organic dye from polluted water.
The Djérid was washed, dried, ground, and mixed with alginate solution to form bio-beads through
a dripping process into calcium chloride solution. A series of experiments was conducted to
evaluate the effects of various parameters such as contact time, temperature, pH, and initial
concentration on the adsorption efficiency. The results revealed a good adsorption capacity, with
the Freundlich model providing the best fit, indicating multilayer adsorption on a heterogeneous
surface. This work highlights the promising use of natural agricultural waste in eco-friendly and
low-cost wastewater treatment applications.

Keywords: Palm Leaf (Djérid) , Alginate, Dye, Adsorption, Water Treatment.

‫ملخص‬
‫ وذلك‬،)‫تهدف هذه المذكرة إلى تطوير مادة ماصة بيولوجية هجينة تعتمد على ألجينات الصوديوم وجريد النخل (منطقة ورقلة‬
‫ ثم تم دمجه مع محلول األلجينات لتكوين‬،‫ تم في البداية غسل الجريد وتجفيفه وطحنه‬.‫بغرض إزالة صبغة عضوية ملوثة من المياه‬
‫ أجريت عدة تجارب لدراسة تأثير عوامل مختلفة‬،‫ بعد التحضير‬.‫الخرزات الحيوية عن طريق التقطير في محلول كلوريد الكالسيوم‬
‫ أظهرت النتائج أن الخرزات تمتلك كفاءة‬.‫ والتركيز االبتدائي‬،pH ،‫ درجة الحرارة‬،‫ زمن التالمس‬:‫ مثل‬،‫على كفاءة االمتصاص‬
‫ مما يدل على أن االمتصاص يتم على سطح غير‬،)Freundlich( ‫ مع توافق أفضل مع نموذج فريندلِش‬،‫جيدة في االمتصاص‬
‫ في‬،‫ تُبرز هذه الدراسة اإلمكانيات الواعدة للجريد كمواد أولية طبيعية لمعالجة المياه الملوثة‬.‫متجانس بطريقة متعددة الطبقات‬
.‫إطار مقاربة بيئية واقتصادية مستدامة‬

.‫ معالجة المياه‬،‫ االمتصاص‬،‫ الصبغة‬،‫ األلجينات‬،‫ الجريد‬:‫الكلمات المفتاحية‬

Vous aimerez peut-être aussi