Droit de propriété intellectuelle en Suisse
Droit de propriété intellectuelle en Suisse
Cumul possible LPM, LDes + DA en droit suisse si le produit remplit les conditions. (dans
d’autres droits cumul parfois pas possible)
Transfert : on cède son droit. L’auteur en perd la titularité. Généralement soumis à la forme
écrit, sauf LDA. Transfert écrit (sauf LDA) : 17 II LPM, 33 LBI, 14 II LDes
Cession/license d’utilisation : cède l’usage.
Principe de territorialité : L’acquisition d’un droit exclusif sur un bien immatériel n’entraîne
pas la reconnaissance de ce droit dans d’autres pays. L’enregistrement d’une marque dans un
Etat n’exclut pas que celle-ci soit utilisée librement ailleurs.
Différence avec propriété tangible= ubiquité de l’usage
Donc prorité du premier dépôt effectué localement => premier à déposer, premier protégé.
MAIS exception à ce droit de priorité : 4CUP : la date de dépôt dans un pays partie à la CUP
est invocable dans les autres pays pendant x mois. On garde la priorié sur les autres pendant x
[Link] ce même si la marque n’est finalement pas acceptée dans le premier pays où on a
déposé cf 4AIII CUP, peu importe le sort de la demande.
Arrêt Chanel: La règle de l'épuisement veut que le droit exclusif de commercialisation d'un
bien protégé par un droit de propriété intellectuelle s'épuise à la première mise en circulation
par laquelle le bien est aliéné de manière licite. L'épuisement sera national, régional ou
international selon l'espace déterminant pour la première mise en circulation. Ainsi, il y a
épuisement national lorsque seule la première mise en circulation dans l'Etat qui confère la
protection fait perdre au titulaire les droits découlant de la marque nationale quant à ce
produit. En revanche, il y a épuisement international lorsque la première mise en circulation
du produit de marque dans n'importe quel Etat a pour conséquence de faire perdre au titulaire
de la marque nationale les droits relatifs à ce produit.
La LPM en revanche ne mentionne rien sur l’épuisement. Mais dans l’arrêt Chanel, le TF
précise que c’est un épuisement international.
Idem droit d’auteur, épuisement international, sauf œuvres audio-visuelles (12 Ibis LDA).
Distinguer
Propriété industrielle : il faut faire des démarches, formalités (brevets, marques etc.). avec qq
exceptions, parfois protégé sans démarches.
Propriété littéraire et artistique : protégé dès la création, le DA ne repose sur aucune formalité
1. Objet de la protection :
Œuvres (art. 2 LDA), Inventions (art. 1 LBI), Marques (art. LPM) Designs (art. 1 LDes)
2. Conditions de la protection
matérielle/formelle
3. Portée de la protection
Les droits exclusifs (= étendue du droit de contrôle
du titulaire du droit de PI)
Ex.: art. 10 LDA; art. 8 LBI; art. 13 LPM; art. 9 LDes
4. Limites de la protection
durée de la protection ou exception/restiction aux droit exclusifs
! à distinguer :
• Cession:16 LDA; art. 33 LBI; art. 17 LPM; art. 14 LDes - Exigence de forme (sauf LDA)
+ cesion de PI et contrat de travail : 332 CO (logiciels 17 LDA)
• Licence d’utilisation:- Art. 34 LBI; art. 18 LPM; art. 15 LDes
[Link] de droit
*Voies de droit civil, pénal et administratif
* Actions civiles (cf. art. 28 ss CC) - Actions défensives (interdiction/cessation)- réparatrices
(rép. du préjudice)- en constatation (ex: nullité du droit de PI) N.B.: instances cantonales
uniques pour les actions civiles (art. 5 al. 1 let. a CPC, sauf pour brevets: TFB)
La LDA
Protège :
*les droit d’auteur = protection des auteurs d’œuvres littéraires et artistiques (droit
d’exploitation= intérêt patrimonial, droit à des royalties et droit moral = intérêt artistique)
* les droits voisins = protection des interprètes, des producteurs de phonogrammes. IL y a un
catalogue limitatif. + durée de protetion plus courte : 50 ans après 1ère prestation au lieu de 70
ans après décès.
+ la LDA surveille les sociétés de gestion des DA
ON doit donc d’abord déterminer si l’œuvre de base est protégée. Car si pas, alors pas
d’œuvre dérivée, mais éventuellemetn œuvre tout court.
!Distinguer libre utilisation (inspiration, ou style uniquement repris. Un style n’est pas
protégé cf photo hope et dope. Ou si on s’inspire de Sherlock Holmes p. ex, c’est permis de
juste s’inspirer de l’œuvre d’autrui. Et de toute façon, Sherlock Holmes avait été jugé pas
assez original pour être bénéficiaire d’une protection. C’est un archetype) et œuvre dérivée
(Dans l’œuvre dérivée, l’oeuvre première transparaît (traduction, film etc). l’auteur de l’œuvre
première, si elle est protégée, peut donc s’opposer. Mais pas si elle est « noyée » dans la
nouvelle œuvre, là c’est de la libre utilisation et donc c’est une nouvelle œuvre, pas uen œuvre
dérivée (si on prend des petits bouts et on en fait qch de nouveau p. ex). et parodie (là on veut
que ce soit reconnu, mais il faut des éléments d’humour, de distance particulière)
5. recueils : 4LDA. L’auteur de la compliation ne peut pas pour autant revendiquer un droit
sur les morceaux de base, mais sur son arrangement oui, si son choix, la disposition de son
contenu le justifient.
« Si l'architecte s'est contenté de s'inspirer du projet créé par le demandeur et que ses
emprunts à l'oeuvre préexistante sont si modestes qu'ils s'effacent devant l'individualité de sa
nouvelle oeuvre, c'est-à-dire si les éléments individuels de l'oeuvre du demandeur qui ont été
repris passent à l'arrière-plan de la création dudit défendeur, il y a alors ‘ libre utilisation ’
(freie Benutzung), laquelle ne porte pas atteinte aux droits d'utilisation de l'oeuvre
préexistante » (ATF 125 III 332)
Si l'architecte [...], sur la base du projet du demandeur, a créé, par des modifications sur le
plan qualitatif, une oeuvre nouvelle à travers laquelle transparaît néanmoins l'oeuvre
première, il a alors conçu une oeuvre dérivée (dite aussi oeuvre de seconde main) telle que
l'entend l'art. 3 LDA » (ATF 125 III 332)
Protection des droits voisins est indépendante du DA. Ainsi, qun qui enregistre des bruits de
forêt (pas protégé par DA) et les mets sur un disque, sera protégé par droits voisins (36 LDA)
transmissible par succession 16 I LDA. Prennent la place de l’auteur donc peuvent exercer le
droit comme ils l’entendent. Mais possibilités pour l’auteur de prendres des dispositions, créer
des fondations etc. pour préserver (mesures de droit civil et successoral).
-droit moral pour protéger ses intérêts artistiques. C’est donc la protection d’intérêts
extrapécuniaires. Droit de divulgation art. 9 (ce n’est pas pareil que diffuser, divulguer, c’est
choisir de la montrer ou non au public).
Droit à la paternité de l’œuvre. 9I. peut renoncer à afficher son nom ou faire apparaître un
autre nom, ou pseudo
Droit à l’intégrité de l’œuvre art. 11 noyau dur 11II si on change un mot d’une poèsie, c’ets
une vioaltion de l’intégrité ou refuser qu’un roman soit produit en film. Ou si avait concédé
droit d’adaptation poru en faire un film et que le résultat est pronographique, peut aussi
invoquer.
( ! 12III pour architecture : prévalence du prinicpe du droit du propriétaire de l’ouvreage sur
le droit d’auteur de l’architecte ATF 120 II 65. Mais cet article réserve le noyau dur de 11II)
Droit de protection art. 15
Droit d’accès à l’exemplaire de l’œuvre art. 14.
Pas de droit de repentir : contrairement à D ou F ie pas droit de revenir en arrière si on a
concédé des droits de diffusion p. ex, ce serait contraire à la fidélité contractuelle.
+ Droits à rémunération (n’est pas un droit exclusif) : Droit de location (art. 13 LDA) = droit
à rémunération, sauf pour les logiciels (droit exclusif) / Rémunération pour certaines formes
d’usage privé (art. 19 al. 1 lit. b et c et art. 20 al. 2 LDA). Donc si on n’a pas de droit exclusif,
p. ex on est dans l’exception de l’usage privé, on peut juste prétendre à une rémunération.
5. Les limites du droit d’auteur. Ces limites sont impératives, on ne peut pas les limiter
par contrat.
*durée cf 29 LDA
b. autres exceptions :
-Exception de citation (art. 25 LDA)
-Exception en faveur des catalogues de musées, d’expositions et de ventes aux enchères (art.
26 LDA): ATF 127 III 26
-Exception en faveur des compte-rendus d’actualité (art. 28 LDA)
-Exception de parodie (art. 11 al. 3 LDA) ne peut pas non plus être limité contractuellement.
Et on ne peut pas faire payer. On n’est donc pas dans une oeuvre dérivée, car on veut
justement que le public reconnaisse l’eouvre, mais on y ajoute des élémetns d’huour, de
distance particulière.
-Exception de décompilation des logiciels (art. 21 LDA
+ autre exception qui ne figure pas dans la loi: si on s’inspire = libre utilisation = si les
emprunts à l’œuvre préexistante sont modestes et qu’ils s’effacent devant l’individualité de la
nouvelle œuvre.
( ) en CH l’usage privé est invocable même si la source est illicite. Si je photocopie pour moi
des pages d’un livre volé, c’est ok.
LBI. Brevets d’invention Durée 14 LBI.
1. sources de la protection :
LBI, OBI, CUP, Convention sur le brevet européen : 38 Etats partie dont la CH. Procédure
centralisée = plus besoin de déposer dans les 38 Etats, mais après les effets seront ceux prévus
par chacune des législations nationales. Assimilation à un brevet national 110 LBI
Traité de coopération (PCT): là ne délivre pas de brevet internaitonal mais c’est un système de
boîte aux lettres. On peut faire uen demande centralisée (facilite des questions de langue,
déplacement etc.) mais ne donne aucune garantie quant à la délivrance du brevet, qui reste de
la compétence de chaque pays.
Traité sur le droit des brevets
L’invention n’est pas définie par la loi. On comprend d’après l’art. 26 III OBI :
“L’introduction décrit l’invention en des termes permettant de comprendre le problème
technique et sa solution”
Règle = solution abstraite pour obtenir un résultat. Technique = utilisatoin des forces de la
nature ou d’éléments naturels. Il faut une règle, recette qui permet d’atteindre ce résultat si on
l’applique.
Il faut donc distinguer les inventions des indications à l’esprit humain (plans, principes, en
matière éco p. ex ou de jeu) qui ne sont pas brevetables. 52IIc CBE
+ distinguer inventions et découverte. L’invention du velcro est lié à uen découverte mais il a
ensuite fallu toute une invention technique.
Conséquence de la distinction : brevet de produit confère un droit exclusif sur le produit quel
que soit le procédé utilisé.
Brevet de procédé : Protection limitée à l’utilisation du procédé breveté MAIS : les effets du
brevet s’étendent aux produits directs du procédé 8aI LBI. Donc si qn d’autre trouve un autre
processus pour arriver au même résultat, il est attaquable. + 67ILBI : si le produit est
nouveau, il y a la présomption qu’il a été fabriqué à l’aide du procédé breveté.
4. conditions de la protection
Conditions matérielles :
- nouveauté 7I
- non évidence
- application industrielle
- absence de motifs d’exclusion.
1. Nouveauté : 1I LBI. Qui n’est pas comprise dans l’état de la technique 7I. Notion de l’état
de la technique 7II. doit être mondiale. Attention à ne pas divulguer (oralement, publication,
mise en circulation de produits permettant de découvrir l’invention) avant d’avoir déposé car
on pourrait détruire la nouveauté. Si on divulgue à une personne sous couvert de
confidentialité, de contrat, alors ok, on est protégé, car ce n’est pas au public. Cf 7 ss.
7b confère d’ailleurs une certaine protection même si divulgation dans 2 situations. C’est un
cas de divulgation non opposable. Et là, on a 6 mois pour breveter :
- abus : d’un tiers. Ie un employé divulgue par vengeance.
- exposition : de la part de l’inventeur mais pas à n’importe quelle expo, catalogue
exhaustif.
! découle de 35 LBI : un usage antérieur secret par une autre personne ne détruit pas la
nouveauté.
Mais si usage antérieur, celui qui faisait cet usage antérieur ne pourra pas se voir opposer le
brevet. Cf 14 LPM
7c ou d : si une substance est déjà brevetée mais on lui découvre une utilisation jusqu’alors
inconnue, cette nouvelle découverte est brevetable.
17 LBI priorité. (cf 7 LPM, 22 LDes). Pallie au problème de nouveauté qu’on pourrait
rencontrer si on a déjà déposé ailleurs. Découle de 4 CUP, on a 12 mois pour déposer le
brevet dans d’autres pays. Effets : les faits survenus entre le premier dépôt et la fin du délai de
12 mois sont inopposables : 17II LBI.
2. non évidence
art. 1 al. 2 LBI : Niveau de créativité requis : Ce qui découle de manière évidente de l’état de
la technique (art 7) se constitue pas uen invention brevetale.
se fonde aussi sur l’état de la technique. On doit se demander si l’homme du métier, par
rapport à toutes les connaissances, sources antérieures, aurait trouvé ou non.
On veut préserver ce qui est évident. Si c’est à la portée d’une personne qui connaît l’état de
la technique, doit faire preuve d’une certaine inventivité. AUx yeux de l’homme du métier
(Fachmann), qui connaît bien le domaine concerné sans être hyperspécialiste. JdT 1998 I 343.
Indices de non évidence développés par la jp :
-surmonter un préjugé technique
-besoin insatisfait pendant un certain temps (la littérature en parle, ne sais pas comment
surmonter cette question etc.)
-progrès technique important ! !! pas d’examen retrospectif pour les juges, car une fois qu’on
connaît la solution, ça paraît évident.
3. application industrielle
si on suit les instructions on doit pouvoir reproduire le résultat de manière industrielle.
+ ça doit être technique (pas des règles de jeu p. ex.)
Mais c’est indépendant de toute rentabilité économique.
6. titularité
! exception 332 CO
titularité dérivée.
Cession :
C’est cessible : art. 33 mais requiert forme écrite. le transfert est valable indépdendamment de
l’inscription au regitre. 33III
+ le droit d’être mentionné comme inventeur est incessible. Sorte de droit moral de
l’inventeur. Mais il peut y renoncer (art. 6 al. 2 LBI).
licence 34 LBI : on peut inscrire une licence qui sera opposable aux tiers. Ex si un titulaire
vend son brevet à un tiers, celui qui a la licence pourra l’opposer au tiers-acquéreur.
Procédure de dépôt d’un brevet. Car là il y a une procédure, en LDA, pas besoin d’aucune
formalité.
1. La procédure
libre choix : dépôt national suisse 49ss LBI ou dépôt selon la convention sur le brevet
européen 109 ss LBI. Ou seul PCT 131 ssLBI. Mais pas de double brevet : 125 et 140 LBI
Légitimation du déposant :
Principe : 3I LBI
Présomption 4 LBI
Moyens en cas d’usurpation : cession 29 LBI / nullité 29 et 26Id
! l’invention doit être suffisamment divulguée au ssens de 50 LBI sinon nullité 26Ib
enreigistrement et publication : 60 + 61
Cas particulier : Violation par équivalence : p. ex c’est marqué 100 degrés et un concurrent
essaie avec 110 degrés.
-Est-ce que les caractéristiques substituées remplissent la même fonction objective ? (Même
effet)
-Est-ce que les caractéristiques substituées et leur même fonction objective sont rendues
évidentes à l’homme du métier par l’enseignement du brevet ? (Accessibilité)
-Est-ce que l’homme du métier, en s’orientant selon la lettre de la revendication à la lumière
de la description, aurait considéré que les caractéristiques substituées présentent une solution
de même valeur? (Même valeur) (TFB, arrêt du 21 mars 2013, S2013 001, c. 17)
9 LBI : impératif. actes accomplis dans domaine privé ou recherche ou actes pour autorisation
de mise sur le marché ou enseignement etc.
licences obligatoires : octroyées par le juge dans les cas prévus par la loi 36 à 40d LBI mais
c’est un ultima ratio 49e
invention dépendante : est plus inventif que l’ancien. Art. 36.
! Attention à ne pas confondre avec exception à la recherche. L’art. 9 est une exception à la
recherche sur l’objet même du brevet. Ex : essaie d’améliorer uen calculatrice brevetée.
Licence 40 : a besoin de la calculatrice pour faire des calculs.
Autres cas de licences obligatoires : défaut d’explitation de l’invention, licence dans l’intérêt
public…
1. sources de la protection
Sources de droit interne- Loi fédérale sur la protection des marques et des
indications de provenance (LPM, RS 232.11) - OPM (RS 232.111)
Sources de droit international- Arrangement de Madrid (RS [Link]) et Protocole
relatif à l'Arrangement de Madrid (RS [Link])
- Accord ADPIC (RS 0.632.20)
- Traité sur le droit des marques (Trademark Law Treaty, RS [Link])
- Traité de Singapour sur le droit des marques ratifié le 6 juillet 2007 (e.e.v. le 16/03/2009, RS
[Link])
principe de spécialité : une marque est protégée en raison de son lien avec des produits ou des
services déterminés. (exception marque de haute renommée qui déroge à ce prinicpe de
spécialité 15 LPM).
Une marque n’a pas de fonciton légale de garantie, sauf exception à 21. On se limite à la
fonction distinctive. Donc sauf 21, il n’y a pas de cahier de charge de garantie p. ex.
verbale (acronymes, lettre, chiffres), figurative (logo renault, apple, pingouin linux), de forme
(chocolat toblerone), de couleur, combinée (verbale + figurative), sonore etc.
Relatifs : 3 LPM : Là c’est pour protéger les marques antérieures 3III. Exament sur requête
lors d’opposition (administrative) 31 ss/ procédure judiciaire = action en constatation nullité
52LPM. Une procédure d’opposition est moins coûteuse mais ! car délai 3 mois 31II.
On veut éviter toute confusion car sinon la fonction de la marque serait altérée. Car sa
fonction est de distinguer des produits des autres.
-pouvoir d’interdiction se limite à l’utilisation du signe litigieux en tant que signe distinctif
+ se limite à l’utilisation commerciale du signe (sauf 13Iibis)
Obligation d’usage :
1. Principe 11 I LPM
c’est une spécificité du droit des marques. On le trouve un peu dans droit des brevets, où on
risque qq désavantages, mais pas aussi graves que ceux que risque un titulaire de marque s’il
n’utilise pas celle-ci. Cette obligation d’usage est importante car potentiellement une marque
est protégeable à l’infini tant qu’on renouvelle. Donc ça peut constituer une menace par
rapport à l’équilibre des droits. Donc pour compenser cela, on doit utiliser valablement
(=commercialiser effectivement des produits ou services sous cette marque), on risque de la
perdre. 11ILPM
Conditions de l’usage :
11 al. 3 si c’est a un preneur de licence et non pas directement le titulaire qui continue à
distribuer, ça va aussi comme usage de la marque.
Un usage dans un autre pays peut être considéré comme permettant de maintenir la marque en
Suisse. Cf Convention bilatérale CH-D.
+ si on approche de la fin du délai de carence et on vend juste 2-3 produits, la jp dit que pas
valable, ça doit être une commercialisation effective.
11 II : l’usage de la marque peut être fait tel qu’enregistré, mais aussi sous une forme qui ne
diverge pas bcp de la marque enregistrée. C’est capital car les marques évoluent.
Est-ce qu’il vaut mieux déposer marque verbale ou juste éléments figuratifs ?
Cf tripp trapp 2ème volet : là TF dit non. Car on a un changement de l’impression générée par
la marque. Petits changements ok mais supprimer intégralement l’élément graphique ça
change l’impression donc au sens de 11 II a contrario, ça diverge essentiellement de la
marque enregistrée.
JP plus récente sur usage valable : M Watch, les changements effectués sont trop grands pour
considérer que c’est la même marque qui est utilisée. comme la marque verbale n’est pas très
forte, c’est l’élément figuratif qui est important. Donc ça ne constitue pas un usage valable de
ces marques enregistreées.
Ces marques utilisées divergent essentiellement des marques enregistrées, donc on n’a pas
d’usage valable. Et la marque doit être radiée. Même si ça paraît très strict.
JP Kinder : on enregistre juste marque verbale, ça donne plus de flexibilité même si on ajoute
plus d’éléments graphiques.
!Donc attention lorsqu’on fait évoluer son logo.
3. Exception :
Mais même avant l’échéance du délai de carence on peut parfois contester une marque. On
parle de marque défensive (définie par jp). Si est utilisée non pas pour déposer mais pour
bloquer des [Link] securitas qui enregistre securicall, securialert, des variations de sa marque
pour élargir son champ de protection, afin d’éviter que qqun utilise une marque proche.
Gmail : a enregistré avant car avait comme but de la revendre à google mais pas de l’utiliser.
Mais c’est difficile de prouver qu’on a affaire à un dépôt de marque défensive. Car l’autre
peut juste lui opposer un business plan, même s’il est factice. Donc preuve difficile, la jp doit
jongler avec des indices. Ex : a spontanément offert de vendre la marque.
Mais on doit prouver un fait négatif : que le titulaire n’utilise pas sa marque. La loi allège
donc un peu le fardeau de la preuve : il faut simplement rendre vraisemblable. 12 III
Pratiquement, il y a des sociétés qui offrent ce genre de services.
-Une marque peut dégénérer. Et devenir un signe libre 16 LPM Ex natel désignait un produit
d’une marque particulière. Le juge peut constater que plus personne ne sait cela et que c’est
rentré dans le langage courant.
-Non-usage.
-Epuisement international: Licéité des importations parralèles. Sont autorisées selon le droit
des marques, le marché gris est autorisé. Arrêt Chanel.
( ) art. 78 gère la transition entre principe premier utilisateur et celui de premier déposant.
Effets de la priorité :
3III (motifs relatifs d’exclusion) et 13 II (droits exclusifs): on bénéficie d’une droit antérieur
et donc on peut faire radier ou interdire des marques postérieures.
Quid si usurpation ? 4 et 53 LMP. Fait distribuer par un distributeur qui enregistre la marque
pour lui.
Cession d’une marque 17 LPM requiert la forme écrite (différent de LDA). Mais on n’a pas
besoin d’en faire part au registre des marques. Il y a donc un décalage si on fait ça entre ce
que dit le registre et la réalité juridique liée à la cession écrite.
On petu avoir des licences de la marque 18 LPM, on peut mettre une marque en gage, pour
obtenir un crédit p. ex. 19 LPM
Arrêt Calvi.
A enregistré en classe 6 mais se retrouve face à un usage identique ultérieur d’une société
pour coffres-forts. Donc conflit entre deux signes. Calvi peut utiliser 13II qui renvoie à 3.
Pour dire qu’il y a un conflit entre la marque telle qu’enregistrée et le signe de l’autre, pour
autant que les conditions matérielles de 3 soient remplies.
La défenderesse, safe secure peut invoquer motif absolu d’exlusion de la protection car Calvi
est un nom de lieu. Art. 2 signe propre à induire en erreur let.c sur la provenance
géographique des produits Cf colorado.
Et donc un motif absolu d’exclusion peut faire sauter la marque (motif de nullité, la marque
sera pas valable). Le juge n’est d’ailleurs pas lié par le fait qu’elle soit enregistrée. N’est pas
lié par la décision de l’Institut.
Est-ce qu’on a affaire à 2c ? le public suisse pourrait attendre que ça vienne de corse or ça
vient d’Italie. Est-ce que cet argument est possible. Le TF a tranché en disant qu’il y avait
bien des attentes car il n’est pas exclu qu’il y ait des produits metallurgiques qui viennent de
Calvi. C’est donc une confirmation de la jp restrictive vue dans Colorado. TF a fait recherche
google sur Calvi et a vu que d’abord on tombe sur référence à la cité corse, ce qui fait qu’il y
a des attentes particulières chez le public suisse au vu de ce terme.
Autre cas : Vuitton et Chewy Vuiton. Là, pas de similarité des produits. Donc c’est ok sauf si
marque de haute renommée ie des tiers veulent profiter de la reconnaissances. Art 15 LPM.
Donc serait ok, mais ici, la reprise de la marque n’est pas identique « l’usage de CETTE
marque ». Pas tranché si c’est un obstacle à la protection. Selon la doctrine, même si la
marque n’est pas identique mais reconnaissable, 15 devrait s’appliquer. Mais la jp n’a pas
encore tranché.
LDes
1. les sources du droit sur les designs LDES, Arrangemetn de la Haye, CUP, ADIPC
2. l’objet de la protection
définition de design 1 LDes => dessin (2D) ou modèle (3D). On protège l’apparence plutôt
que la création. voir liste avec notamment. ! couleurs pas protégeables comme [Link] faut
au moins un graphisme 2D avec la couleur, contrairement au droit des marques.
+ si la forme résulte de contraintes techniques, elle n’est pas protégeable. On protège ce qui
est esthétique, attractif.
Pas besoin de dimension industrielle.
nouveauté : 2II un design n’est pas nouveau si un design identique, qui pouvait être connu
(connaissance potentielle est suffisante, pas besoin de connaissance effective, réelle) des
milieux spécialisés (=acheteurs potentiels) du secteur concerné en Suisse, a été divulgué au
public avant la date du dépôt ou de priorité.
(on est donc dans un système des antériorités locales, contrairement à 7 LBI où on regarde
aussi s’il y a qqch d’identique mais là au niveau mondial) nouveauté peut être des
modifications. La nouveauté d’un design n’est exclue que par l’existence de designs
antérieurs identiques, une impression générale de ressemblance n’est pas suffisant pour
exclure la nouveauté. Bon, si seulement détails peu perceptibles, alors pas de nouveauté.
originalité : question de droit. Doit être créatif, différent. On se base sur l’impression
générale, c’est celle qui subsiste à court terme dans la mémoire d’un acheteur. Et là, même s’il
y a des détails différents, si l’impression générale est similaire, alors pas original.
arrêt chopard : celui qui est attaqué dit que Chopard en réalité ne pouvait pas se prévaloir de
la protection design car les conditions matérielles n’étaient pas remplies, c’était certes
nouveau (car des petits détails ne sont pas identiques) mais pas d’originalité.
!Le dépôt d’un design ne donne pas lieu à un examen matériel de la nouveauté ou originalité.
Ce n’est qu’en cas de litige que l’on saura véritablement si un design est protégé ou pas. En
revanche, cf plus bas, vérifie conditions manifestes d’exclusion.
Divulgations non dommageables art 3 LDes. Si divulgation abusive par tiers. Ou par
l’ayant-droit, alors il lui reste 12 mois à compter de la divulgation.
L’institut vérifie les motifs manifestes d’exclusion 24III pour les lettres a, d, e de l’art. 4
LDes. Mais comme on l’a vu ne vérifie pas si les conditions matérielles sont remplies, là il
faut attendre litige.
4. existence et titularité du droit
Actes de dispositon :
Transfert possible de tout ou partie du design 14 LDes avec forme écrite.
Inscription au registre pas nécessaire pour le transfert, mais protection tiers de bf.
Licences 15 LDes
Protège contre ceux qui dégagent la même impression générale que le design enregistré, soit
ceux qui ont les mêmes caractéristiques essentielles. 8 LDes
% aux marques, LPM là c’était laissé dans la mémoire des consommateurs, mais pas à court
terme. Car on suppose qu’en matière de marques, se souviennent mieux car c’ets ce qu’ils
utilisent pour distinguer des produits. Dans les deux cas, LPM et LDes, on ne compare pas
côte à côte. L’accent est mis plsu sur les similitudes que sur les différences.
Voir exemple bijou cœur. Le cœur est du domaine public. Après, les attaches croisées donnent
l’élément caractéristqiue. Et là, côte à côte pas vraiment pareil, néanmoins dans la mémoire,
laissent bien la même impression générale.
Changement matériaux : a priori, le simple changement de matériaux n’est pas suffisant. Mais
si en changeant le matériau ça donne une impression générale vraiment différente, alors ok.
Effets de la protection :
Art. 9 : droit d’interdire d’utiliser le design à des fins industrielles. Utilisation = fabrication,
entreposage, offre… + 9 II interdiction des actes accessoires = participer ou favoriser une
utilisation illicite
6. les limites du droit sur les designs
7. Radiation 28 LDes
LCD (cf aussi 10bis CUP et 39 ADPIC)
1. buts de la LCD
champ d’application très large.
Art. 1 : toutes les parties = consommateurs, concurrents, collectivités
But : que la concurrence fonctionne, ne pas fausser les règles du jeu. On juge de manière
objective et non pas morale.
( ) arrêt c’est bon la vie a pourtant jugé de manière morale en déclarant choquant de déposer
seulement deux jours après. Mais on devrait juste se limiter à regarder si objectivement ça
porte atteinte au marché.
2. PI et LCD
Ça peut parfois renforcer la PI, ce qui n’est pas protégeable par PI l’est parfois par LCD mais
a contrario, ça peut limiter un droit de PI s’il est considéré déloyal (cf arrêt Nespresso II).
Renforcer un droit de PI : le principe est celui du domaine public, donc si les conditions de la
PI ne sont pas remplies on ne peut pas invoquer la LCD. Car numerus clausus PI, c’est un
droit exclusif conféré seulement dans certaines circonstances. Donc si on ne remplit pas les
conditions, on ne peut pas contourner avec LCD. Quid si délai échu ? Pareil, là encore LCD
ne sert pas à contourner délai, qui lui préserve le domaine public. MAIS dans certains cas, cf
Nespresso, peut octroyer protection même si pas protégé par PI. Il faut des circonstances
particulières.
Limiter un droit de PI : C ‘est bon la vie : même si Nespresso est le premier déposant. Car le
but de la LCD (art. 1) ne peut pas pour autant être mis en échec par les lois de la PI. Donc le
titulaire d’une marque ne petu pas l’utiliser de manière déloyale.
-existence d’un acte de concurrence (art. 2) le rapport de concurrence n’est plus exigé. Il suffit
que l’acte concerné soit objectivement apte à influencer la concurrence. Donc analysé
subjectivement, peu importe si l’auteur n’avait pas la volonté d’influencer le marché, il suffit
qu’il ait eu l’aptitude à l’influencer.
De plus en LCD il n’y a pas besoin que les parties soient concurrentes.
Médias : un journaliste est soumis à 3 LCD. S’il écrit un article très critique par rapport à
certains produits. Donc là, pas de rapport de concurrence car il ne vend pas de produits, mais
influence quand même le marché. Mais à pondérer avec cst. On doit interpréter la LCD
conformément à la cst. 16 et 17 cst, 10 cedh
4. la clause générale 2 LCD
si on ne peut que reprocher qqch qui tombe dans la clause très générale de 2 LCD, alors pas
de conséquence pénal, car pour être pénale, l’infraction doit être très détaillé. Donc sanction
pénale que pour 3 LCD. (mais LCD est avant tout appliquée en matière civile).