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Droit de propriété intellectuelle en Suisse

Le document traite des principes de la propriété intellectuelle (PI) en droit suisse, y compris les conditions de protection, la titularité des droits, et les différences entre la propriété industrielle et littéraire. Il aborde également les concepts d'épuisement des droits, les droits d'auteur, et les droits voisins, tout en soulignant l'importance de la territorialité et des conventions internationales. Enfin, il précise les voies de droit disponibles pour la protection des droits de PI et les spécificités liées à la cession et à la licence d'utilisation.

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Droit de propriété intellectuelle en Suisse

Le document traite des principes de la propriété intellectuelle (PI) en droit suisse, y compris les conditions de protection, la titularité des droits, et les différences entre la propriété industrielle et littéraire. Il aborde également les concepts d'épuisement des droits, les droits d'auteur, et les droits voisins, tout en soulignant l'importance de la territorialité et des conventions internationales. Enfin, il précise les voies de droit disponibles pour la protection des droits de PI et les spécificités liées à la cession et à la licence d'utilisation.

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PI

Cumul possible LPM, LDes + DA en droit suisse si le produit remplit les conditions. (dans
d’autres droits cumul parfois pas possible)

Transfert : on cède son droit. L’auteur en perd la titularité. Généralement soumis à la forme
écrit, sauf LDA. Transfert écrit (sauf LDA) : 17 II LPM, 33 LBI, 14 II LDes
Cession/license d’utilisation : cède l’usage.

Principe de territorialité : L’acquisition d’un droit exclusif sur un bien immatériel n’entraîne
pas la reconnaissance de ce droit dans d’autres pays. L’enregistrement d’une marque dans un
Etat n’exclut pas que celle-ci soit utilisée librement ailleurs.
Différence avec propriété tangible= ubiquité de l’usage
Donc prorité du premier dépôt effectué localement => premier à déposer, premier protégé.
MAIS exception à ce droit de priorité : 4CUP : la date de dépôt dans un pays partie à la CUP
est invocable dans les autres pays pendant x mois. On garde la priorié sur les autres pendant x
[Link] ce même si la marque n’est finalement pas acceptée dans le premier pays où on a
déposé cf 4AIII CUP, peu importe le sort de la demande.

CUP= brevet, marques, design


Convention de Berne = protection des œuvres littéraires et artistiques

Lien avec LCD.


LCD ne vise pas à garantir un droit exclusif mais à lutter contre les comportements déloyaux.
Il faut des circonstances particulières pour avoir une protection avec la LCD qui ne
serait pas protégée par un droit de PI. On ne donne généralement pas de protection avec la
LCD qui ne serait donnée par un droit de PI. Cf arrêt Chanel ou Nespresso II. Car on ne veut
pas contourner le numerus clausus. On protège ce qui est suffisament inventif, sinon c’est du
domaine public. Mais l’exercice d’un droit de PI peut être déloyal au sens de la LCD cf arrêt
c’est bon la vie.

Différences propriété réelle vs intellectuelle :


-ubiquité usage (et protection territoriale)
-protection limitée en durée
-conditions de création du droit exclusif

Arrêt Chanel: La règle de l'épuisement veut que le droit exclusif de commercialisation d'un
bien protégé par un droit de propriété intellectuelle s'épuise à la première mise en circulation
par laquelle le bien est aliéné de manière licite. L'épuisement sera national, régional ou
international selon l'espace déterminant pour la première mise en circulation. Ainsi, il y a
épuisement national lorsque seule la première mise en circulation dans l'Etat qui confère la
protection fait perdre au titulaire les droits découlant de la marque nationale quant à ce
produit. En revanche, il y a épuisement international lorsque la première mise en circulation
du produit de marque dans n'importe quel Etat a pour conséquence de faire perdre au titulaire
de la marque nationale les droits relatifs à ce produit.

épuisement international : droit de première mise en circulation épuisé par la mise en


circulation faite à l’étranger = défavorable aux titulaires de droits de PI. (c’est la norme. !
excption 12 al. 1bis LDA)
Épuisement national : épuisé seulement par la mise en circulation en Suisse.
Epuisement régional : par la mise en circulation dans un territoire déteminé (UE)
Voir pour les brevets art. 9 a LBI :
- régle générale 9aI : épuisement régional (EEE)
- mais épuisement international seulement si le brevet n’a que peu d’importance par
rapport aux caractéristiques fonctionnelles (semelle de chaussure, fermoir de montre).
Donc moins favorable pour le détenteur du droit PI.
- Et épuisement national si prix imposé par l’Etat.

La LPM en revanche ne mentionne rien sur l’épuisement. Mais dans l’arrêt Chanel, le TF
précise que c’est un épuisement international.

Idem droit d’auteur, épuisement international, sauf œuvres audio-visuelles (12 Ibis LDA).

Distinguer
Propriété industrielle : il faut faire des démarches, formalités (brevets, marques etc.). avec qq
exceptions, parfois protégé sans démarches.
Propriété littéraire et artistique : protégé dès la création, le DA ne repose sur aucune formalité

Principes des lois suisses de PI :

1. Objet de la protection :
Œuvres (art. 2 LDA), Inventions (art. 1 LBI), Marques (art. LPM) Designs (art. 1 LDes)

2. Conditions de la protection
matérielle/formelle

3. Portée de la protection
Les droits exclusifs (= étendue du droit de contrôle
du titulaire du droit de PI)
Ex.: art. 10 LDA; art. 8 LBI; art. 13 LPM; art. 9 LDes

4. Limites de la protection
durée de la protection ou exception/restiction aux droit exclusifs

[Link]é des droits de PI


* Titularité originaire Ex.: art. 3 LBI
* Titularité dérivée
- Principe: libre transfert des droits de PI (16 LDA; art. 33 LBI; art. 17 LPM; art. 14 LDes)
- Exceptions: certains droits sont incessibles (art. 11 al. 2 LDA)

! à distinguer :
• Cession:16 LDA; art. 33 LBI; art. 17 LPM; art. 14 LDes - Exigence de forme (sauf LDA)
+ cesion de PI et contrat de travail : 332 CO (logiciels 17 LDA)
• Licence d’utilisation:- Art. 34 LBI; art. 18 LPM; art. 15 LDes

[Link] de droit
*Voies de droit civil, pénal et administratif
* Actions civiles (cf. art. 28 ss CC) - Actions défensives (interdiction/cessation)- réparatrices
(rép. du préjudice)- en constatation (ex: nullité du droit de PI) N.B.: instances cantonales
uniques pour les actions civiles (art. 5 al. 1 let. a CPC, sauf pour brevets: TFB)
La LDA

Protège :
*les droit d’auteur = protection des auteurs d’œuvres littéraires et artistiques (droit
d’exploitation= intérêt patrimonial, droit à des royalties et droit moral = intérêt artistique)
* les droits voisins = protection des interprètes, des producteurs de phonogrammes. IL y a un
catalogue limitatif. + durée de protetion plus courte : 50 ans après 1ère prestation au lieu de 70
ans après décès.
+ la LDA surveille les sociétés de gestion des DA

1. Les sources de la protection


LDA, ODA, + sources internationales : cf 1II LDA : Convention Berne, cuda, adpic, traités
internet ompi.

2. L’objet du droit d’auteur (1 I LDA)


*Protection des auteurs d’œuvres littéraires et artistiques (art. 2 – 32 LDA) = droit d’auteur
donc définir oeuvre: 2 I LDA: cération esprit / littéraire ou artistique/ caractère individuel
(originalité). ! l’individualité dépend de la marge créatrice. Si elle est restreinte, le seuil
d’individualité sera baissé. Donc pas un standard fixe.
« Le droit d’auteur protège l’expression concrète de l’œuvre, qui ne contient pas uniquement
des éléments relevant du domaine public mais qui dans son ensemble apparaît comme le
résultat d’une création intellectuelle à caractère personnel ou l’expression d’une nouvelle idée
originale » (ATF 125 III 328)
protège la forme, le fond reste dans le domaine public (ex : faits historiques ne sont pas
mnopolisables, mais l’approche choisie, la structure des chapitres oui)
C’est indépendant de sa valeur ou destination, pas nécessairement bx arts etc. 2I LDA
Pas nécessaire que ce soit fixé dans un support, intangible ok 29I LDA
Protégé dès sa création, pas besoin comme pour d’autres droits de PI de faire des démarches.
Pas besoin de copyright etc. 29I LDA
=> types d’œuvres
1. voir liste exemplative
2. logiciels (protection moins longue)
3. parties d’œuvres, même si pas terminée, manuscrit etc.
4. œuvres dérivées où là il y aura en plus une protection sur la nouvelle œuvre 3 I LDA. Film
à partir d’un livre p. ex.

ON doit donc d’abord déterminer si l’œuvre de base est protégée. Car si pas, alors pas
d’œuvre dérivée, mais éventuellemetn œuvre tout court.

!Distinguer libre utilisation (inspiration, ou style uniquement repris. Un style n’est pas
protégé cf photo hope et dope. Ou si on s’inspire de Sherlock Holmes p. ex, c’est permis de
juste s’inspirer de l’œuvre d’autrui. Et de toute façon, Sherlock Holmes avait été jugé pas
assez original pour être bénéficiaire d’une protection. C’est un archetype) et œuvre dérivée
(Dans l’œuvre dérivée, l’oeuvre première transparaît (traduction, film etc). l’auteur de l’œuvre
première, si elle est protégée, peut donc s’opposer. Mais pas si elle est « noyée » dans la
nouvelle œuvre, là c’est de la libre utilisation et donc c’est une nouvelle œuvre, pas uen œuvre
dérivée (si on prend des petits bouts et on en fait qch de nouveau p. ex). et parodie (là on veut
que ce soit reconnu, mais il faut des éléments d’humour, de distance particulière)
5. recueils : 4LDA. L’auteur de la compliation ne peut pas pour autant revendiquer un droit
sur les morceaux de base, mais sur son arrangement oui, si son choix, la disposition de son
contenu le justifient.

« Si l'architecte s'est contenté de s'inspirer du projet créé par le demandeur et que ses
emprunts à l'oeuvre préexistante sont si modestes qu'ils s'effacent devant l'individualité de sa
nouvelle oeuvre, c'est-à-dire si les éléments individuels de l'oeuvre du demandeur qui ont été
repris passent à l'arrière-plan de la création dudit défendeur, il y a alors ‘ libre utilisation ’
(freie Benutzung), laquelle ne porte pas atteinte aux droits d'utilisation de l'oeuvre
préexistante » (ATF 125 III 332)
Si l'architecte [...], sur la base du projet du demandeur, a créé, par des modifications sur le
plan qualitatif, une oeuvre nouvelle à travers laquelle transparaît néanmoins l'oeuvre
première, il a alors conçu une oeuvre dérivée (dite aussi oeuvre de seconde main) telle que
l'entend l'art. 3 LDA » (ATF 125 III 332)

Œuvres non protégées : 5 LDA lois, ordonnances, etc.

*Protection des artistes-interprètes, producteurs de phonogrammes / vidéogrammes et des


organismes de diffusion (art. 33 – 39 LDA) = droits voisins

Et là, cataloque limitatif cf 33

Protection des droits voisins est indépendante du DA. Ainsi, qun qui enregistre des bruits de
forêt (pas protégé par DA) et les mets sur un disque, sera protégé par droits voisins (36 LDA)

ON applique p.a. certaines règles du DA via 38:


-épuisement 12 LDA
-transfert des droits 16 à 18
-restriction: 19 à 28

durée là limitée: art. 39

types de droits voisins:


-droit des artistes interprètes 33 à 35
Notion d’artiste interprète: art. 33 al. 1 LDA vise à protéger une prestation artistique
Catalogue limitatif de droits exclusifs (art. 33 al. 2 LDA) = droits patrimoniaux et droit moral
(art. 33a / 39 al. 1bis)
Droits à rémunération (≠ droits exclusifs) (art. 35 LDA)

-droit des producteurs de phonogrammes et vidéogrammes 36 là protège financièrement car


ils ont investi dans la production de disques

-droit des organismes de diffusion 37

*Surveillance des sociétés de gestion des droits d’auteur (art. 40 – 60 LDA)


Suisa ou prolitteris p. ex. Faire le lien entre titulaires des droits et utilisateurs d’oeuvres.
uen fois en vigueur les tarifs lient le juge. 59III mais il peut vérifier que le tarif ait une base
légale. Le tarif ne petu pas créer une redevance pas prévue par la loi (jp)
3. La titularité du droit d’auteur
originaire :
6 ou 7 LDA si seul ou œuvre collective. EN faveur du créateur, donc une personne morale ne
peut pas être titulaire originaire. (dérivée, oui).
dérivée :
Libre cession du droit d’auteur(art. 16al.1 LDA) - Mais (art. 11 al. 2 LDA)
Cession sans forme, contrairement à LPM p. ex.
Principe in dubio pro auctore (art.16al.2 LDA) - Cession des droits limitée au but du contrat
Ex.: arrêt « Annabelle » (ATF 101 II 102, JT 1976 I 525). Là, le contrat l’avait autorisé à
publier une seule fois.
Régime de cession spécifique pour les logiciels (art.17 LDA)
! pas de cession à l’employeur avec 332. Donc l’employeur doit le prévoir contractuellemetn
pour photographe, journalistes etc.

transmissible par succession 16 I LDA. Prennent la place de l’auteur donc peuvent exercer le
droit comme ils l’entendent. Mais possibilités pour l’auteur de prendres des dispositions, créer
des fondations etc. pour préserver (mesures de droit civil et successoral).

4. Les droits de l’auteur


principe : l’auteur a le droits exclusif sur son œuvre. 9 I LDA. IL y a tout un faisceau de droits
d’auteur que l’on distingue en deux groupes, qui n’ont pas vraiment pour autant de séparation
très nette. :
- droit patrimoniaux/droits d’exploitation art. 10 I. : l’auteur peut exclusivement exploiter
commercialemetn son œuvre par tous moyens et sous toutes ses formes. 10 II donne une liste
exemplative de ce qu’il peut faire. Peut exclusivement déciser si et quand et comment elle
sera utilisée 10 I.
*ça peut être sous forme matérielle : confectionne des CD etc. 10II a. IL exerce son droit de
reproduction. Ou alors il exerce son droit de diffusion en commercialisant des exemplaires 10
II b
*ou sous forme immatérielle : droit de récitation 10IIc, diffusion radio 10IId, mettre sur
internet 10IIc

-droit moral pour protéger ses intérêts artistiques. C’est donc la protection d’intérêts
extrapécuniaires. Droit de divulgation art. 9 (ce n’est pas pareil que diffuser, divulguer, c’est
choisir de la montrer ou non au public).
Droit à la paternité de l’œuvre. 9I. peut renoncer à afficher son nom ou faire apparaître un
autre nom, ou pseudo
Droit à l’intégrité de l’œuvre art. 11 noyau dur 11II si on change un mot d’une poèsie, c’ets
une vioaltion de l’intégrité ou refuser qu’un roman soit produit en film. Ou si avait concédé
droit d’adaptation poru en faire un film et que le résultat est pronographique, peut aussi
invoquer.
( ! 12III pour architecture : prévalence du prinicpe du droit du propriétaire de l’ouvreage sur
le droit d’auteur de l’architecte ATF 120 II 65. Mais cet article réserve le noyau dur de 11II)
Droit de protection art. 15
Droit d’accès à l’exemplaire de l’œuvre art. 14.
Pas de droit de repentir : contrairement à D ou F ie pas droit de revenir en arrière si on a
concédé des droits de diffusion p. ex, ce serait contraire à la fidélité contractuelle.
+ Droits à rémunération (n’est pas un droit exclusif) : Droit de location (art. 13 LDA) = droit
à rémunération, sauf pour les logiciels (droit exclusif) / Rémunération pour certaines formes
d’usage privé (art. 19 al. 1 lit. b et c et art. 20 al. 2 LDA). Donc si on n’a pas de droit exclusif,
p. ex on est dans l’exception de l’usage privé, on peut juste prétendre à une rémunération.

5. Les limites du droit d’auteur. Ces limites sont impératives, on ne peut pas les limiter
par contrat.

*durée cf 29 LDA

*exceptions au droit d’auteur 19 ss LDA :


a. exception d’usage privé.
-Soit usage privé au sens strict, 19 I a LDA. Ne donne pas droit à rémunération 20 I sauf celle
indirecte via la K7 par ex 20 III.
-Usage privé dans l’enseignement. Ou interne à une entreprise : là, redevances. 20 II.

b. autres exceptions :
-Exception de citation (art. 25 LDA)
-Exception en faveur des catalogues de musées, d’expositions et de ventes aux enchères (art.
26 LDA): ATF 127 III 26
-Exception en faveur des compte-rendus d’actualité (art. 28 LDA)
-Exception de parodie (art. 11 al. 3 LDA) ne peut pas non plus être limité contractuellement.
Et on ne peut pas faire payer. On n’est donc pas dans une oeuvre dérivée, car on veut
justement que le public reconnaisse l’eouvre, mais on y ajoute des élémetns d’huour, de
distance particulière.
-Exception de décompilation des logiciels (art. 21 LDA
+ autre exception qui ne figure pas dans la loi: si on s’inspire = libre utilisation = si les
emprunts à l’œuvre préexistante sont modestes et qu’ils s’effacent devant l’individualité de la
nouvelle œuvre.

Autre limite : l’épuisement. Il concerne le droit de distribution. 10IIb.


Épuisement international, donc le droit de distribution est épuisé par la première mise en
circulation en Suisse ou à l’étranger du support matériel incoroprant le droit (faite avec le
consentemetn du titulaire). sauf exception 12Ibis : le marché dvd doit attendre la fin de
l’expoitation en salle de cinéma poru pouvoir faire des importatations parallèles (mais cela ne
concerne pas les jeux vidéos).

( ) en CH l’usage privé est invocable même si la source est illicite. Si je photocopie pour moi
des pages d’un livre volé, c’est ok.
LBI. Brevets d’invention Durée 14 LBI.

1. sources de la protection :
LBI, OBI, CUP, Convention sur le brevet européen : 38 Etats partie dont la CH. Procédure
centralisée = plus besoin de déposer dans les 38 Etats, mais après les effets seront ceux prévus
par chacune des législations nationales. Assimilation à un brevet national 110 LBI
Traité de coopération (PCT): là ne délivre pas de brevet internaitonal mais c’est un système de
boîte aux lettres. On peut faire uen demande centralisée (facilite des questions de langue,
déplacement etc.) mais ne donne aucune garantie quant à la délivrance du brevet, qui reste de
la compétence de chaque pays.
Traité sur le droit des brevets

2. notion d’invention brevetable


Principe/ ratio legis de la protection des inventions: 50 LBI : confère un droit exclusif mais en
contrepartie on doit divulguer l’invention. S’oppose donc aux secrets d’affaires. Confère donc
un équilibre entre l’intérêt du titulaire du brevet et les intérêts des concurrents et du public

Distinction entre invention et brevet :


Brevet= titre de propriété conférant un droit exclusif d’exploiter l’invention durant un temps
indéterminé. 20 ans dès le dépôt de la demande cf 14 I LBI
Invention : bien immatériel sur lequel porte cette exclusivité

L’invention n’est pas définie par la loi. On comprend d’après l’art. 26 III OBI :
“L’introduction décrit l’invention en des termes permettant de comprendre le problème
technique et sa solution”
Règle = solution abstraite pour obtenir un résultat. Technique = utilisatoin des forces de la
nature ou d’éléments naturels. Il faut une règle, recette qui permet d’atteindre ce résultat si on
l’applique.

Il faut donc distinguer les inventions des indications à l’esprit humain (plans, principes, en
matière éco p. ex ou de jeu) qui ne sont pas brevetables. 52IIc CBE

+ distinguer inventions et découverte. L’invention du velcro est lié à uen découverte mais il a
ensuite fallu toute une invention technique.

3- catégories d’inventions brevetales


On a des inventions de produits et des inventions de procédés :
Les deux principales : 52 LBI
Produit : corps déterminé avec une composition ou une structure particulière.
Procédé : action ou série d’actions sur un substrat matériel dans le but d’en modifier l’état =
processus de fabrication.
Velcro p. ex est protégé pour les deux.

Conséquence de la distinction : brevet de produit confère un droit exclusif sur le produit quel
que soit le procédé utilisé.
Brevet de procédé : Protection limitée à l’utilisation du procédé breveté MAIS : les effets du
brevet s’étendent aux produits directs du procédé 8aI LBI. Donc si qn d’autre trouve un autre
processus pour arriver au même résultat, il est attaquable. + 67ILBI : si le produit est
nouveau, il y a la présomption qu’il a été fabriqué à l’aide du procédé breveté.
4. conditions de la protection

Conditions matérielles :
- nouveauté 7I
- non évidence
- application industrielle
- absence de motifs d’exclusion.

1. Nouveauté : 1I LBI. Qui n’est pas comprise dans l’état de la technique 7I. Notion de l’état
de la technique 7II. doit être mondiale. Attention à ne pas divulguer (oralement, publication,
mise en circulation de produits permettant de découvrir l’invention) avant d’avoir déposé car
on pourrait détruire la nouveauté. Si on divulgue à une personne sous couvert de
confidentialité, de contrat, alors ok, on est protégé, car ce n’est pas au public. Cf 7 ss.
7b confère d’ailleurs une certaine protection même si divulgation dans 2 situations. C’est un
cas de divulgation non opposable. Et là, on a 6 mois pour breveter :
- abus : d’un tiers. Ie un employé divulgue par vengeance.
- exposition : de la part de l’inventeur mais pas à n’importe quelle expo, catalogue
exhaustif.

Le moment déterminant est le mometn du dépôt de la demande de brevet ou de la date de


priorité.

! découle de 35 LBI : un usage antérieur secret par une autre personne ne détruit pas la
nouveauté.
Mais si usage antérieur, celui qui faisait cet usage antérieur ne pourra pas se voir opposer le
brevet. Cf 14 LPM

7c ou d : si une substance est déjà brevetée mais on lui découvre une utilisation jusqu’alors
inconnue, cette nouvelle découverte est brevetable.

17 LBI priorité. (cf 7 LPM, 22 LDes). Pallie au problème de nouveauté qu’on pourrait
rencontrer si on a déjà déposé ailleurs. Découle de 4 CUP, on a 12 mois pour déposer le
brevet dans d’autres pays. Effets : les faits survenus entre le premier dépôt et la fin du délai de
12 mois sont inopposables : 17II LBI.

2. non évidence
art. 1 al. 2 LBI : Niveau de créativité requis : Ce qui découle de manière évidente de l’état de
la technique (art 7) se constitue pas uen invention brevetale.
se fonde aussi sur l’état de la technique. On doit se demander si l’homme du métier, par
rapport à toutes les connaissances, sources antérieures, aurait trouvé ou non.

On veut préserver ce qui est évident. Si c’est à la portée d’une personne qui connaît l’état de
la technique, doit faire preuve d’une certaine inventivité. AUx yeux de l’homme du métier
(Fachmann), qui connaît bien le domaine concerné sans être hyperspécialiste. JdT 1998 I 343.
Indices de non évidence développés par la jp :
-surmonter un préjugé technique
-besoin insatisfait pendant un certain temps (la littérature en parle, ne sais pas comment
surmonter cette question etc.)
-progrès technique important ! !! pas d’examen retrospectif pour les juges, car une fois qu’on
connaît la solution, ça paraît évident.

+ attention au cas particulier : ! invention de combinaison : si on prend deux éléments connus


qui font partie de l’état de la technique, et qu’on arrive à qqch de créatif, c’est brevetable.

( ) Relation entre nouveauté et non-évidence


*Elément commun: état de la technique (art. 7 LBI)
*Distinction dans la prise en compte des « antériorités »:
- Nouveauté(par rapport à uen source antérieure) admise si toutes les caractéristiques de
l’invention ne sont pas contenues dans une antériorité (ATF 133 III 229, JdT 2007 I 152).
Donc s’il y a une modification entre un document antérieur et une invention, la nouveauté est
réalisée. D’où le rajout du critère de non évidence. L’homme de métier connaît toutes ces
sources éparses et doit se demander si avec ses connaissances il aurait trouvé ou non.
- Non-évidence (par rapport à toutes les sources antérieures): jugée en se fondant sur «
toutes les solutions partielles et les contributions isolées qui constituent l’état de la technique
» (ATF 123 III 485, JdT 1998 I 344) (examen en « mosaïque »)

3. application industrielle
si on suit les instructions on doit pouvoir reproduire le résultat de manière industrielle.
+ ça doit être technique (pas des règles de jeu p. ex.)
Mais c’est indépendant de toute rentabilité économique.

4. absence d’exclusion de la protection:

cas d’exclusion : 1a, 1b, 2I, 2IIa+b

6. titularité

principe du créateur : les droits appartiennent à l’inventeur (aux inventeurs) : 3 I et 3 II.

! exception 332 CO

titularité dérivée.
Cession :
C’est cessible : art. 33 mais requiert forme écrite. le transfert est valable indépdendamment de
l’inscription au regitre. 33III

+ protection du tiers de bf donc lorsqu’on aquiert un brevet, il faut en faire l’inscription le


plus rapidement possible 33IV.

+ le droit d’être mentionné comme inventeur est incessible. Sorte de droit moral de
l’inventeur. Mais il peut y renoncer (art. 6 al. 2 LBI).

licence 34 LBI : on peut inscrire une licence qui sera opposable aux tiers. Ex si un titulaire
vend son brevet à un tiers, celui qui a la licence pourra l’opposer au tiers-acquéreur.
Procédure de dépôt d’un brevet. Car là il y a une procédure, en LDA, pas besoin d’aucune
formalité.
1. La procédure
libre choix : dépôt national suisse 49ss LBI ou dépôt selon la convention sur le brevet
européen 109 ss LBI. Ou seul PCT 131 ssLBI. Mais pas de double brevet : 125 et 140 LBI

demande de brevet suisse :49 LBI


- la demande elle même
- les revendications 49IIc puis 51
C’est l’élément central, qui consiste à déterminer ce pour quoi on souhaite la protection. Si
c’est pour le dispositif ou le procédé de fabrication p. ex. Il revendique à la société ce qui est
lié, proportionnel à ce qu’il apporte. Car en échange, doit rendre public. Ex de revendication :
« dispositif d’accrochage, caractérisé par etc. etc. »
Cf 52 pour les catégories de revendication. On peut faire une revendication pour le procédé et
une pour le produit résultant. Mais il faut respecter la règle d’unité de l’invention. Donc qu’un
seul concept inventif dans chaque demande 52I chaque revendication indépendante ne peut
définir qu’une invention. IL peut après y avoir des revendications dépendantes (par opposition
à indépendantes), qui ajoutent des précisions. Art. 55.
Brevet velcro = 2 revendications principales : le dispositif (le velcro) et le procédé de
fabrication.

( ) prolongation de la durée de protection en pharma car la commercialisation suppose une


autorisation de mise sur le marché qui peut prendre lgt. 140e donc max 25 ans au total.

Légitimation du déposant :
Principe : 3I LBI
Présomption 4 LBI
Moyens en cas d’usurpation : cession 29 LBI / nullité 29 et 26Id

! l’invention doit être suffisamment divulguée au ssens de 50 LBI sinon nullité 26Ib

le dépôt fait courir le délai de 20 ans. 14I + 56 ( ! pas de rétroactivité 111 I )

examen : 59 LBI. ! délivré sans garantie de l’Etat : 1III LBI

enreigistrement et publication : 60 + 61

2. les droits issus d’un brevet

66a imitation et contrefaçons


Contrefacon = reproduction exacte de l’objet défini par la revendication.
Imitation : la jp doit définir à partir de quel point un objet imite un autre protégé par un
brevet. Il faut que l’homme de métier, remarque que même s’il y a des différences, les
caractéristiques essentielles restent i.e. découle directement du brevet, sans activité inventive.
Même s’il améliore un peu. Si améliore beaucoup, alors invention dépendante selon 36.

Cas particulier : Violation par équivalence : p. ex c’est marqué 100 degrés et un concurrent
essaie avec 110 degrés.
-Est-ce que les caractéristiques substituées remplissent la même fonction objective ? (Même
effet)
-Est-ce que les caractéristiques substituées et leur même fonction objective sont rendues
évidentes à l’homme du métier par l’enseignement du brevet ? (Accessibilité)
-Est-ce que l’homme du métier, en s’orientant selon la lettre de la revendication à la lumière
de la description, aurait considéré que les caractéristiques substituées présentent une solution
de même valeur? (Même valeur) (TFB, arrêt du 21 mars 2013, S2013 001, c. 17)

Autres violations (art. 66 LBI)


Refus d’indiquer la provenance / destination des produits (art. 66 lit. b LBI)
Enlèvement du signe du brevet apposé sur un produit ou sur son emballage (art. 66 lit. c LBI)
Incitation à commettre un des actes de violation (des art. 66 lit. a à c LBI), qui y collabore, en
favorise ou facilite l’exécution (art. 66 lit. d LBI)
N.B.: problème des produits à usages multiples (ATF 129 III 588, JdT 2004 I 292)

3. les restrictions aux droits

9 LBI : impératif. actes accomplis dans domaine privé ou recherche ou actes pour autorisation
de mise sur le marché ou enseignement etc.

licences obligatoires : octroyées par le juge dans les cas prévus par la loi 36 à 40d LBI mais
c’est un ultima ratio 49e
invention dépendante : est plus inventif que l’ancien. Art. 36.
! Attention à ne pas confondre avec exception à la recherche. L’art. 9 est une exception à la
recherche sur l’objet même du brevet. Ex : essaie d’améliorer uen calculatrice brevetée.
Licence 40 : a besoin de la calculatrice pour faire des calculs.
Autres cas de licences obligatoires : défaut d’explitation de l’invention, licence dans l’intérêt
public…

Autre limite : expropriation par le CF art. 32 avec indemnisation

Perte des droits :


Renonciation volontaire 15 + 24 par écrit
Oublie payer taxe 15 mais 47
26 nullité Si on découvre que ce n’était pas nouveau (document trouvé dans un grenier..)
On peut aussi demander nullité en cas d’usurpation, mais vaut mieux demander cession, car
nullité fait tomber dans le domaine public.
Epuisement
LPM

1. sources de la protection

Sources de droit interne- Loi fédérale sur la protection des marques et des
indications de provenance (LPM, RS 232.11) - OPM (RS 232.111)
Sources de droit international- Arrangement de Madrid (RS [Link]) et Protocole
relatif à l'Arrangement de Madrid (RS [Link])
- Accord ADPIC (RS 0.632.20)
- Traité sur le droit des marques (Trademark Law Treaty, RS [Link])
- Traité de Singapour sur le droit des marques ratifié le 6 juillet 2007 (e.e.v. le 16/03/2009, RS
[Link])

2. notion et fonction de la marque


! raisons sociales 956 CO + noms commerciaux 28 CC

une marque sert à distinguer des produits ou services 1 I LPM

principe de spécialité : une marque est protégée en raison de son lien avec des produits ou des
services déterminés. (exception marque de haute renommée qui déroge à ce prinicpe de
spécialité 15 LPM).

La marque a une fonction d’identification. « Le consommateur doit avoir les moyens de


retrouver un produit qu'il a apprécié parmi la multitude des produits offerts »

Une marque n’a pas de fonciton légale de garantie, sauf exception à 21. On se limite à la
fonction distinctive. Donc sauf 21, il n’y a pas de cahier de charge de garantie p. ex.

Eléments pouvant constituer une marque (art. 1 al. 2 LPM) :


- Mots/ Lettres/ Chiffres/ Représentations graphiques/ Formes en trois dimensions/ Sons /
couleurs (pas mentionnés par la LPM. Ex, le jaune de la poste, combinaison bleu et blanc de
red bull) sonore: nécessite représentation graphique. Odeur pas possible car pas de
représentation graphique possible.
- Eléments isolés ou combinables entre eux ou avec des couleurs (art. 1 al. 2 LPM)

3. les types de marques

verbale (acronymes, lettre, chiffres), figurative (logo renault, apple, pingouin linux), de forme
(chocolat toblerone), de couleur, combinée (verbale + figurative), sonore etc.

4. motifs absolus et relatifs d’exclusion


absolus : 2 LPM : sert à protéger l’intérêt public. Examen d’office. Se fait en fonction du
domaine concerné. Ex : apple ne pourrait pas être enregistré dans le domaine des fruits. Ou la
lettre M dans le domaine vestimentaire.
Signe appartenant au domaine public : banals, figures géométriques simples, chiffres.
Désignations génériques ou descriptives. Mais ! 2a « sauf si imposés » dans toute la suisse p.
ex radio suisse romande, sondage d’opinion.
Ou exclusion des signes tridimensionels 2b si sont nécessaires à l’emballage ou constituent la
forme du produit ex un sachet pour emballer chocolat. En revanche, l’emballage smarties est
distinctif, et il n’empêche pas d’autres modes d’emballage, donc ok.
marque Masterpiece : était trompeur car les produits n’étaient pas particuliers + domaine
public.
! ça peut avoir été enregistré puis ne devenir plsu que descriptif : natel, frigo. On parle de
marque dégénérée

induire en erreur : tromperie sur la nature ou la composition du produit. Mais protlégeable si


perçu comme une indication de fantaisie.
quid 5th Avenue : là TF a dit ok car tout le monde connaît et sait qu’il ne s’agit que de
produits de luxe. Donc le consommateur ne peut pas s’attendre à voir une production
industrielle.

Madonna : contraire aux mœurs pour TF car a uen connotation religieuse.

Relatifs : 3 LPM : Là c’est pour protéger les marques antérieures 3III. Exament sur requête
lors d’opposition (administrative) 31 ss/ procédure judiciaire = action en constatation nullité
52LPM. Une procédure d’opposition est moins coûteuse mais ! car délai 3 mois 31II.
On veut éviter toute confusion car sinon la fonction de la marque serait altérée. Car sa
fonction est de distinguer des produits des autres.

3I a + b concernent les signes identiques, donc simple à déterminer


3I c concernent signes simliaires, donc plus difficile.

Conditions cumulatives 3I:


*Identité/similarité signes ex : boks et books similarité sonorité + signe
=> similaritée jugée selon la sonorité, l’aspect visuel et le sens de la marque
=> l’examen est un effectué selon l’impression d’ensemble laissée dans la mémoire du
consommateur moyen. !! on ne fait pas une comparaison côte à côte du coup.
*Identité/similarité services/produits
=> jugée selon la proximité des produits, s’ils sont apparentés (canaux de distribution,
substituabilité, cercle de destinataires). Et on en compare pas par rapport aux classes, même
s’ils ne sont pas dans la même classe de Nice, ça ne suffit pas à écarter (ex. K7 et Canal+)
Sauf exception 15 LPM marque de haute renommée où là s’applique pour tous les produits,
même s’ils n’ont rien à voir
*Risque de confusion. On ne parle pas de confusion effective, ie les consommateurs se
trompent. Car la jp dit que c’est une question de droit. Donc pas de preuve à apporter, ni de
sondage à faire.
Risque de confusion direct : consommateur se trompe.
Risque de confusion indirect : arrive à faire la distinction mais pense que ça vient de la même
société.
Plus les produits sont proches, plus les signes doivent être différents pour éviter un risque de
confusion & inversément.
+ !! on ne va pas donner a même protection à une marque forte qui’uen marqu efaible. Toutes
les marque sne sont pas égales.
Les droits conférés par la marque
Art 13 : Droit absolu d’utiliser + interdire (renvoi à 3I)

Interdire pour contrefaçons ou imitations.

-pouvoir d’interdiction se limite à l’utilisation du signe litigieux en tant que signe distinctif
+ se limite à l’utilisation commerciale du signe (sauf 13Iibis)

Protection étendue : Si marque de haute renommée, permet à duracell d’interdire boissons


énergétiques. Si on n’avait pas 15 LPM, on ne pourrait rien faire car on n’est plus dans le
prinicpe de la spécialité. (= lien avec des produits ou services déterminés)
Ex : nestlé, maggi, nike, bugatti
Conditions 15I
Menace le caractère distinctif de la marque
Exploite la réputation de la marque ou porte atteinte à la marque
Limite : 15II
Ex : maggi considéré par TF comme marque de haute renommée. Si on a une société qui
utilisait déjà avant la marque pour des vélos ou un truc qui n’a rien à voir, elle pourra
continuer à utiliser car à ce moment-là maggi n’avait pas été considérée encore comme haute
renommée.

Marque notoire : 3IIb. 6bis CUP


Déroge à un principe de base : La priorité appartient à celui qui dépose en premier. Or avec
marque notoire, même si on a pas déposé, on est déjà protégé, car la marque est reconnue sur
le marché. Doit être conçu très restrictivement car c’est une dérogation à un principe de base.
Vient du droit intnl.
Cf tripp trapp. Pas de définition de la marque notoirement connue, c’est la jp qui définit, tout
comme la marque de haute reconnue. Donc ça permet de court-circuiter l’obligation de dépôt.
La sté se retrouve avec des marques non valables car ne sont plus utilisées. Donc elle essaie
d’obtenir une protection autre que celle qui découle de l’enregistrement, et la seule voie qui
lui reste, c’est de dire que sa marque tripp trapp est notoirement connue. TF confirme que
tripp trapp est notoirement connue. Même si aucun sondage n’a été conduit, mais le déduit
d’après le grand nombre de ventes réalisées.
Marque Richemond n’a pas été reconnue comme marque notoire. Groupe actif dans
horlogerie, joaillerie. Mais c’est un groupe qui rassemble toute une série de marques. Comme
Cartier, Vacheron-Constantin. Mais il n’y a pas de produits ou services commercialisés sous
marque Richemond. C’est donc pas une marque, juste le nom d’une holding. Donc pour être
marque notoire, il faut déjà être marque au sens de 1LPM.

Obligation d’usage :
1. Principe 11 I LPM
c’est une spécificité du droit des marques. On le trouve un peu dans droit des brevets, où on
risque qq désavantages, mais pas aussi graves que ceux que risque un titulaire de marque s’il
n’utilise pas celle-ci. Cette obligation d’usage est importante car potentiellement une marque
est protégeable à l’infini tant qu’on renouvelle. Donc ça peut constituer une menace par
rapport à l’équilibre des droits. Donc pour compenser cela, on doit utiliser valablement
(=commercialiser effectivement des produits ou services sous cette marque), on risque de la
perdre. 11ILPM
Conditions de l’usage :
11 al. 3 si c’est a un preneur de licence et non pas directement le titulaire qui continue à
distribuer, ça va aussi comme usage de la marque.

Un usage dans un autre pays peut être considéré comme permettant de maintenir la marque en
Suisse. Cf Convention bilatérale CH-D.

+ si on approche de la fin du délai de carence et on vend juste 2-3 produits, la jp dit que pas
valable, ça doit être une commercialisation effective.

11 II : l’usage de la marque peut être fait tel qu’enregistré, mais aussi sous une forme qui ne
diverge pas bcp de la marque enregistrée. C’est capital car les marques évoluent.
Est-ce qu’il vaut mieux déposer marque verbale ou juste éléments figuratifs ?

Cf tripp trapp 2ème volet : là TF dit non. Car on a un changement de l’impression générée par
la marque. Petits changements ok mais supprimer intégralement l’élément graphique ça
change l’impression donc au sens de 11 II a contrario, ça diverge essentiellement de la
marque enregistrée.

JP plus récente sur usage valable : M Watch, les changements effectués sont trop grands pour
considérer que c’est la même marque qui est utilisée. comme la marque verbale n’est pas très
forte, c’est l’élément figuratif qui est important. Donc ça ne constitue pas un usage valable de
ces marques enregistreées.
Ces marques utilisées divergent essentiellement des marques enregistrées, donc on n’a pas
d’usage valable. Et la marque doit être radiée. Même si ça paraît très strict.

JP Kinder : on enregistre juste marque verbale, ça donne plus de flexibilité même si on ajoute
plus d’éléments graphiques.
!Donc attention lorsqu’on fait évoluer son logo.

2. Délai de carence : 12 LPM

3. Exception :
Mais même avant l’échéance du délai de carence on peut parfois contester une marque. On
parle de marque défensive (définie par jp). Si est utilisée non pas pour déposer mais pour
bloquer des [Link] securitas qui enregistre securicall, securialert, des variations de sa marque
pour élargir son champ de protection, afin d’éviter que qqun utilise une marque proche.

Gmail : a enregistré avant car avait comme but de la revendre à google mais pas de l’utiliser.
Mais c’est difficile de prouver qu’on a affaire à un dépôt de marque défensive. Car l’autre
peut juste lui opposer un business plan, même s’il est factice. Donc preuve difficile, la jp doit
jongler avec des indices. Ex : a spontanément offert de vendre la marque.

4. Conséquences du non usage. 12 LPM


- perte du droit si pas utilisé pendant 5 ans par le titulaire. Sauf si juste motif, rarement
invoqué, par exemple interdiction étatique.
- Marque jamais utilisée annulable au plus tôt 5 ans après l’échéance de la période
d’opposition. (délai de carence)
-S’il y a reprise de l’usage après 5 ans de non usage, il y a restitution du droit à la marque,
sauf invocation du non usage par un tiers avant cette reprise. 12 II
Dans procédure de l’article 32 ou dans les procédures judiciaires. C’est un moyen de défense
souvent utilisé si on utilise pas sa marque.

Mais on doit prouver un fait négatif : que le titulaire n’utilise pas sa marque. La loi allège
donc un peu le fardeau de la preuve : il faut simplement rendre vraisemblable. 12 III
Pratiquement, il y a des sociétés qui offrent ce genre de services.

les limites du droit à la marque


-Usage antérieur. 14 LPM (cf 35 LBI)
On peut continuer à utiliser même si dans l’intervalle qqun a déposé marque. Mais l’usage
doit rester le même. Ex si on utilisait pour des chaussures, on ne peut pas l’étendre à des
vêtements.

-Durée de protection 10 LPM: elle est prolongeable.

-Une marque peut dégénérer. Et devenir un signe libre 16 LPM Ex natel désignait un produit
d’une marque particulière. Le juge peut constater que plus personne ne sait cela et que c’est
rentré dans le langage courant.

-Marque défensive, pour bloquer des tiers : difficulté de la preuve.

-Non-usage.

-Radiation : dans le cadre d’un acccord transactionnel p. ex. 35 LPM

-Epuisement international: Licéité des importations parralèles. Sont autorisées selon le droit
des marques, le marché gris est autorisé. Arrêt Chanel.

Aquisition du droit à la marque


*Acquisition : processus par lequel on devient titulaire d’une marque..
Dépôt 6 LPM: pour celui qui dépose en premier (sauf si motif exceptionnel : marque notoire)
Enregistrement 5 LPM: le droit naît à ce moment-là.

Priorité de la marque 6 LPM. Mais qq exceptions :


-Principe de priorité 6 LPM. Mais exception : Si on a déposé d’abord dans un pays de l’Union
on a six mois pour déposer en CH. 7 LPM
-art 8 LMP priorité découlant d’une exposition (un peu comme en brevets).
-marque notoire, même si on n’a pas de dépôt. 3 II LPM

( ) art. 78 gère la transition entre principe premier utilisateur et celui de premier déposant.

Effets de la priorité :
3III (motifs relatifs d’exclusion) et 13 II (droits exclusifs): on bénéficie d’une droit antérieur
et donc on peut faire radier ou interdire des marques postérieures.

Procédures d’opposition 31 LPM et judiciaire


Qualité du titulaire/déposant de la marque
Qui peut se prévaloir de la protection ? 28I. le dépôt d’une marque est ouvert à tout le monde.
Donc 1 al. 1 le terme « entreprise » doit être interprété largement, yc pour un particulier.
Exception art. 21 et 22 : marque de garantie et collective. Là des conditions additionnelles
sont posées.

Quid si usurpation ? 4 et 53 LMP. Fait distribuer par un distributeur qui enregistre la marque
pour lui.

Cession d’une marque 17 LPM requiert la forme écrite (différent de LDA). Mais on n’a pas
besoin d’en faire part au registre des marques. Il y a donc un décalage si on fait ça entre ce
que dit le registre et la réalité juridique liée à la cession écrite.

On petu avoir des licences de la marque 18 LPM, on peut mettre une marque en gage, pour
obtenir un crédit p. ex. 19 LPM

Arrêt Calvi.
A enregistré en classe 6 mais se retrouve face à un usage identique ultérieur d’une société
pour coffres-forts. Donc conflit entre deux signes. Calvi peut utiliser 13II qui renvoie à 3.
Pour dire qu’il y a un conflit entre la marque telle qu’enregistrée et le signe de l’autre, pour
autant que les conditions matérielles de 3 soient remplies.
La défenderesse, safe secure peut invoquer motif absolu d’exlusion de la protection car Calvi
est un nom de lieu. Art. 2 signe propre à induire en erreur let.c sur la provenance
géographique des produits Cf colorado.
Et donc un motif absolu d’exclusion peut faire sauter la marque (motif de nullité, la marque
sera pas valable). Le juge n’est d’ailleurs pas lié par le fait qu’elle soit enregistrée. N’est pas
lié par la décision de l’Institut.

Est-ce qu’on a affaire à 2c ? le public suisse pourrait attendre que ça vienne de corse or ça
vient d’Italie. Est-ce que cet argument est possible. Le TF a tranché en disant qu’il y avait
bien des attentes car il n’est pas exclu qu’il y ait des produits metallurgiques qui viennent de
Calvi. C’est donc une confirmation de la jp restrictive vue dans Colorado. TF a fait recherche
google sur Calvi et a vu que d’abord on tombe sur référence à la cité corse, ce qui fait qu’il y
a des attentes particulières chez le public suisse au vu de ce terme.

Autre cas : motifs relatifs.


Est-ce que les conditions de l’art. 3 sont remplies ? ie est-ce que swatch peut s’en prévaloir ?
3 I let. c
conditions à examiner.
Sonorité, aspect visuel, sens. Swatch et B-Watch en deux mots. Donc pas similaire sonore. Si
deux marques comportent éléments du domaine public..
Risque de confusion : non, selon jp car l’élément commun est descriptif, watch. Pour le reste
elles sont suffisament distinctes visuellement, sonorement etc.

Autre cas : Vuitton et Chewy Vuiton. Là, pas de similarité des produits. Donc c’est ok sauf si
marque de haute renommée ie des tiers veulent profiter de la reconnaissances. Art 15 LPM.
Donc serait ok, mais ici, la reprise de la marque n’est pas identique « l’usage de CETTE
marque ». Pas tranché si c’est un obstacle à la protection. Selon la doctrine, même si la
marque n’est pas identique mais reconnaissable, 15 devrait s’appliquer. Mais la jp n’a pas
encore tranché.
LDes

1. les sources du droit sur les designs LDES, Arrangemetn de la Haye, CUP, ADIPC

2. l’objet de la protection

définition de design 1 LDes => dessin (2D) ou modèle (3D). On protège l’apparence plutôt
que la création. voir liste avec notamment. ! couleurs pas protégeables comme [Link] faut
au moins un graphisme 2D avec la couleur, contrairement au droit des marques.
+ si la forme résulte de contraintes techniques, elle n’est pas protégeable. On protège ce qui
est esthétique, attractif.
Pas besoin de dimension industrielle.

( ) 52I LDes pour le droit transitoire avec l’ancienne LDMI

3. les conditions de la protection

nouveau + original (donc plus que international cf 25 adpic)

nouveauté : 2II un design n’est pas nouveau si un design identique, qui pouvait être connu
(connaissance potentielle est suffisante, pas besoin de connaissance effective, réelle) des
milieux spécialisés (=acheteurs potentiels) du secteur concerné en Suisse, a été divulgué au
public avant la date du dépôt ou de priorité.
(on est donc dans un système des antériorités locales, contrairement à 7 LBI où on regarde
aussi s’il y a qqch d’identique mais là au niveau mondial) nouveauté peut être des
modifications. La nouveauté d’un design n’est exclue que par l’existence de designs
antérieurs identiques, une impression générale de ressemblance n’est pas suffisant pour
exclure la nouveauté. Bon, si seulement détails peu perceptibles, alors pas de nouveauté.

originalité : question de droit. Doit être créatif, différent. On se base sur l’impression
générale, c’est celle qui subsiste à court terme dans la mémoire d’un acheteur. Et là, même s’il
y a des détails différents, si l’impression générale est similaire, alors pas original.

arrêt chopard : celui qui est attaqué dit que Chopard en réalité ne pouvait pas se prévaloir de
la protection design car les conditions matérielles n’étaient pas remplies, c’était certes
nouveau (car des petits détails ne sont pas identiques) mais pas d’originalité.

!Le dépôt d’un design ne donne pas lieu à un examen matériel de la nouveauté ou originalité.
Ce n’est qu’en cas de litige que l’on saura véritablement si un design est protégé ou pas. En
revanche, cf plus bas, vérifie conditions manifestes d’exclusion.

Divulgations non dommageables art 3 LDes. Si divulgation abusive par tiers. Ou par
l’ayant-droit, alors il lui reste 12 mois à compter de la divulgation.

Motifs d’exclusion 4 LDes: forme techniquement nécessaire. Ex tournevis cruciforme.


Ou design pour instrument schoquants.

L’institut vérifie les motifs manifestes d’exclusion 24III pour les lettres a, d, e de l’art. 4
LDes. Mais comme on l’a vu ne vérifie pas si les conditions matérielles sont remplies, là il
faut attendre litige.
4. existence et titularité du droit

principe du premier déposant : 6 LDes. Priorité unioniste : 22LDes.


Si un dépôt n’a pas encore été enregistré, donc pas encore été rendu public, et qu’entre temps
un autre dépôt est fait (car le nouveau ne pouvait pas savoir qu’undépôt avait déjà été fait) : le
1er dépôt est protégé (ATF 138 III 461).

Enregistrement = naissance du droit au design art. 5

Légitimation pour le dépôt : 7LDes


- le créateur
- son ayant cause
- un tiers à qui le droit appartient à un autre titre. Un employeur p. ex.

titularité comune : 7 II / 11 LDes

Actes de dispositon :
Transfert possible de tout ou partie du design 14 LDes avec forme écrite.

Inscription au registre pas nécessaire pour le transfert, mais protection tiers de bf.

Licences 15 LDes

Mise en gage possible ou usufruit 16 LDes

5. les droits conférés par le design

Protège contre ceux qui dégagent la même impression générale que le design enregistré, soit
ceux qui ont les mêmes caractéristiques essentielles. 8 LDes

% aux marques, LPM là c’était laissé dans la mémoire des consommateurs, mais pas à court
terme. Car on suppose qu’en matière de marques, se souviennent mieux car c’ets ce qu’ils
utilisent pour distinguer des produits. Dans les deux cas, LPM et LDes, on ne compare pas
côte à côte. L’accent est mis plsu sur les similitudes que sur les différences.

Voir exemple bijou cœur. Le cœur est du domaine public. Après, les attaches croisées donnent
l’élément caractéristqiue. Et là, côte à côte pas vraiment pareil, néanmoins dans la mémoire,
laissent bien la même impression générale.

Changement matériaux : a priori, le simple changement de matériaux n’est pas suffisant. Mais
si en changeant le matériau ça donne une impression générale vraiment différente, alors ok.

Effets de la protection :

Art. 9 : droit d’interdire d’utiliser le design à des fins industrielles. Utilisation = fabrication,
entreposage, offre… + 9 II interdiction des actes accessoires = participer ou favoriser une
utilisation illicite
6. les limites du droit sur les designs

- Durée ans 5 LDes


- Prolongation possible pour 4 x 5 ans
- Epuisement
- Usage privé 9I a contrario. Mais ! 9Ibis
- ! pas d’obligation d’utilisation comme en marques.
- Utilisation antérieure, tiers de bf peut continuer à utiliser 12 LPM. OU aussi pendant
période d’ajournemetn cf 26 LDes.
- Utilisation parrallèle 13 LDes

7. Radiation 28 LDes
LCD (cf aussi 10bis CUP et 39 ADPIC)

1. buts de la LCD
champ d’application très large.
Art. 1 : toutes les parties = consommateurs, concurrents, collectivités

But : que la concurrence fonctionne, ne pas fausser les règles du jeu. On juge de manière
objective et non pas morale.

( ) arrêt c’est bon la vie a pourtant jugé de manière morale en déclarant choquant de déposer
seulement deux jours après. Mais on devrait juste se limiter à regarder si objectivement ça
porte atteinte au marché.

2. PI et LCD

Pas un droit de PI, donc pas de titulaire


Peut être utilisé subsidiairement à droit PI
Droits de PI = droits subjectifs (exclusifs) sur un bien matériel
LCD= normes de comportement
Mais lien car les deux permettent de protéger des prestations : forme d’un produit, slogan etc.

Ça peut parfois renforcer la PI, ce qui n’est pas protégeable par PI l’est parfois par LCD mais
a contrario, ça peut limiter un droit de PI s’il est considéré déloyal (cf arrêt Nespresso II).
Renforcer un droit de PI : le principe est celui du domaine public, donc si les conditions de la
PI ne sont pas remplies on ne peut pas invoquer la LCD. Car numerus clausus PI, c’est un
droit exclusif conféré seulement dans certaines circonstances. Donc si on ne remplit pas les
conditions, on ne peut pas contourner avec LCD. Quid si délai échu ? Pareil, là encore LCD
ne sert pas à contourner délai, qui lui préserve le domaine public. MAIS dans certains cas, cf
Nespresso, peut octroyer protection même si pas protégé par PI. Il faut des circonstances
particulières.
Limiter un droit de PI : C ‘est bon la vie : même si Nespresso est le premier déposant. Car le
but de la LCD (art. 1) ne peut pas pour autant être mis en échec par les lois de la PI. Donc le
titulaire d’une marque ne petu pas l’utiliser de manière déloyale.

3. conditions d’application de la LCD

-existence d’un acte de concurrence (art. 2) le rapport de concurrence n’est plus exigé. Il suffit
que l’acte concerné soit objectivement apte à influencer la concurrence. Donc analysé
subjectivement, peu importe si l’auteur n’avait pas la volonté d’influencer le marché, il suffit
qu’il ait eu l’aptitude à l’influencer.

(en marques, ce n’est pas la confusion, mais le risque de confusion)

De plus en LCD il n’y a pas besoin que les parties soient concurrentes.

Médias : un journaliste est soumis à 3 LCD. S’il écrit un article très critique par rapport à
certains produits. Donc là, pas de rapport de concurrence car il ne vend pas de produits, mais
influence quand même le marché. Mais à pondérer avec cst. On doit interpréter la LCD
conformément à la cst. 16 et 17 cst, 10 cedh
4. la clause générale 2 LCD

si on ne peut que reprocher qqch qui tombe dans la clause très générale de 2 LCD, alors pas
de conséquence pénal, car pour être pénale, l’infraction doit être très détaillé. Donc sanction
pénale que pour 3 LCD. (mais LCD est avant tout appliquée en matière civile).

Pouvoir d’application de 2 LCD très large. Ex :enregistrement abusif de raisons sociales, de


noms de domaines etc. berneroberland, cf Gmail, a juste utilisé ça pour la revendre aux
autorités. (cf marque défensive utilisée pour faire pression sur autrui).
Ou encore parasitisme : une société a recopié tous les meubles le corbu. Or ils n’étaient pas
nécessairement protégés par LDA car pas assez créatifs ou originaux. Mais là, comme
circonstances particulières, c’est quand même protégé par LCD, alors que normalemetn
LCD ne peut pas protéger ce qui n’est pas protégeable par PI.

5. les clauses spécifiques 3 à 8 LCD


3d, ex bouteilles jus de citron

5c : ex guife des restos de Genève, pas protégeable par PI.


Conditions :
-reprise techniques de reproduction
-pas de sacrifice correspondant
-résultat d’un travail prêt à être mis sur le marché « donc pas un prototype p. ex.)
-pas de valeur ajoutée
- !!les investissements ne doivent pas avoir été amortis

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