Définition de l'acte administratif unilatéral
Définition de l'acte administratif unilatéral
- individuel ou général
- juridique
- ne crée pas de droits ou obligations.
Par rapport à acte matériel, toute personne qui a un intérêt digne de protection peut obtenir
que l’autorité statue par une décision par rapport à des actes matériels ou tout acte étatique
qui n’est pas une décision… cf 25a PA. Donc limité aux actes fondés sur le droit fédéral. Et
doit toucher des droits et obligations. Donc pas une modification d’horaires de la poste. Et
même une action contraire au droit n’est pas forcément visée par 25a PA. Mais un acte qui
prétériterait un groupe de perosonne ou l’activité d’une personne ok.
A Genf, 4A LPA anaologue. Et même si le canton n’a pas de loi similaire, p. a. on peut
appliquer 25a PA, cf exercice.
Ex : voir corrigé 8 où une administration édite une plaquette discriminatoire. Là, quiconque
est à tel point touché par une intervention étatique risquant de le voir atteint dans ses droits
fondamentaux (ici 8 cst) doit avoir la possibilité de demander à l’autorité compétente (de
première instance) une décision attaquable, du moins en constatation. Quand bien même s’il
n’y a pas d’acte juridique, l’action de l’administration ne peut être contrôlée.
ne sont pas des décisions donc pas de publication ni notification, pas de procédure
formelle, pas droit d’être entendu, pas attaquable directement.
* mesures internes à l’administration ne sont pas non plus des décisions administratives mais
assimilable à un acte matériel: changement du nom d’un bureau, établissement des horaires
des CFF etc. Ces mesures ne peuvent donc pas être attaquées sur recours. Mais
l’administration est liée comme pour toutes ses autres activités par les principes régisant
le droit administratif et les droits fondamentaux.
!! Même si elle viole la loi, et même si elle affecte les usagers, par exemple, supprimer les bus
le samedi alors que c’est prévu dans la loi que c’est 7j sur 7, aucune procédure de plainte
formalisée existe. Car ça ne touche ni les droits ni les obligations. Il n’y a aucun droit
subjectif individuel à avoir des bus 7 jours sur 7. Seulement possibilité de dénonciation qui ne
donnera pas pour autant une décision, ni la qualité de partie. Mais différent si cela touchait
aux droits fondamentaux des usagers en interdisant les bus le soir aux vieux. Là, 25a PA.
Ordonnance administrative : acte unilatéral, général et abstrait destiné aux agents de l’Etat
(directive, circulaire, règlement interne, courrier interne qui dit de respecter le code de bonne
administration du conseil de l’Europe etc.). Issue d’une autorité supérieure à destination d’une
autorité inférieure. Se fonde donc sur le pouvoir hiérarchique. Ne concerne pas l’administré.
Généralement pas de recours direct contre l’ordonnance administrative (cf no 337 manuel).
Mais si on estime que les droits sont violés à cause des instructions contenus dans la notice à
propos d’une loi, la lipad p. ex, on peut faire contrôler la légalité matérielle de l’ordonnance
via la décision administrative. Cf document travail no 3.
Ordonnance administrative n’est ni une base légale formelle, ni même matérielle.
Les moyens de mise en œuvre du DA :Décisions, acte matériel, contrats, sont des actes
juridiques.
Décision cf 5 PA.
( ) L’ouverture d’une enquête administrative est une décision incidente car ne met pas fin à la
procédure.
Contrat de droit administratif : contrat qui porte sur l’exécution d’une tâche publique
prévue par la loi. Mais attention, si un Office de l’Etat mandate un cabinet pour un audit, il
s’agit d’un contrat de droit privé. Donc si ça sert indirectement la réalisation d’une tâche
publique, c’est privé. Ex : achat de matériel.
Principes généraux du droit : par exemple l’obligation de restituer une prestation reçue sans
cause (répétition de l’indu, enrichissement illégitime) vaut aussi en droit public, même s’il n’y
a pas de loi précise sur ce thème.
Les acteurs :
1. Collectivité publique: c’est la structure de base de l’organisation administrative = les
structures étatiques prévues par le droit constitutionnel suisse :
C’est une entité étatique, collectivité territoriale, qui a la personnalité juridique, qui permet
l’exercice des fonctions étatiques.
*La Confédération
*Les cantons (même si ce n’est pas un Etat au sens international, car ils n’ont pas la
compétence de la compétence, la doctrine leur reconnaît un caractère étatique, car ils
en ont les caractéristiques : un parlement, un gouvernement, une justice. Mais du coup
pas un ditrict en France)
*Les communes
4. Entreprises publiques : contrôlées par une collectivité publique. Les formes juridiques
sont très diverses. Sont actives dans un domaine où une intervention de l’Etat se justifie, sinon
c’est l’économie privée. Elles sont donc en charge d’un service public. Fournissent des biens
et des services et ne rendent pas de décision. Tpg, cff.
5. Agents de l’Etat : fonctionnaire qui délivre un permis de conduire, conseiller d’Etat, prof
d’uni.
Pouvoir hiérarchique : instruciton, évocation, édicter une ordonnance administrative.
4. Entités de droit privé contrôlées par l’Etat : SA, fondation ou association. Mais contrôlé
soit en totalité soit majoritairement.
Swisscom, l’Etat reste actionnaire majoritaire.
Autorisation :
-l’élément principal du dispositif
-l’élément accessoire, une clause, qui peut être contestée pour elle-même (donc on recourt
uniquement contre cette clause, et on ne risque pas de tout perdre, i.e. de perdre l’élément
principal).
Dans ce cas, la LCI dit que c’est le DU qui prend la décision. On est donc dans le cas où le
législateur a lui-même donné le pouvoir de décision à l’autorité inférieure. MAIS à Genève,
on a la LECO (Loi sur l’exercice des compétences du Conseil d’Etat et l’organisation de
l’administration) qui permet d’évoquer même lorsque le législateur a donné la compétence à
un département inférieur (101/106 Cst GE).
Cf art. 3 LECO : « Le CE peut en tout temps se saisir, le cas échéant pour décision, d’un
dossier dont la compétence est départementale en vertu de la loi ou d’un règlement, ou a été
déléguée :
a) lorsqu’il estime que l’importance de l’affaire le justifie ;
b) et pour autant qu’il ne s’agisse pas d’une matière où il est autorité de recours. »
Donc si :
-l’importance le justifie
-pas être autorité de recours.
Donc la LECO semble attribuer au Conseil d’Etat le pourvoir d’évoquer dans ce dossier.
- MAIS (et il faut le savoir), on a AUS SI l’art. 12 al. 3 LPA : « l’autorité administrative
hiérarchiquement supérieure ne peut évoquer une affaire traitée par une autorité subordonnée
si cela a pour effet de priver les parties d’une possibilité de recours à une juridiction
administrative. »
Or art 145 LCI pour recourir au Tribunal administratif de première instance : « toute décision
prise par le département ».
Quid alors ? Car on ne peut pas priver une partie d’une voie de recours cantonale, et ne lui
laisser que le recours à la chambre administrative de la cour de justice.
- Est-ce qu’on doit interpréter le terme « département » de 145 LCI plus généralesment en
s’écartant de la lettre et y inclure toute décision, même si elle émane directement du Conseil
d’Etat.
- Ou est-ce qu’on applique strictement 12 al. 3 LPA, qui don court-circuite dans ce cas de la
LCI la LECO et empêche le CE de prendre la décision dans ce cas ?
On n’a pas encore la réponse, il n’y a pas encore eu de tel cas. La première solution ne limite
pas la portée de la LECO, mais la deuxième est plus logique juridiquement car elle évite une
interprétation contraire à la lettre.
Etapes d’une loi :
Son terme est mentionné dans la loi elle-meme ou alors abrogation formelle ou matérielle.
! Quid si la loi mentionne : « elle entre en vigueur , en l’absence de référendum, le 1er janvier
2005. Le CF fixe l’entrée en vigueur en cas de référendum et d’acceptation. »
« Délai référendaire 27 janvier 2005 »
Là, on ne peut pas imaginer qu’on part du principe que si rien n’est fait les deux premiers
mois, le troisième mois du délai référendaire peut être zappé. Juridiquement parlant, on ne
peut pas exclure de récolter les signatures en quelques jours. On est donc dans un cas d’effet
rétroactif. On devrait écrire : entrée en vigueur dès la fin du délai référendaire mais a effet
dès le 1er janvier.
Abrogation :
Formelle : c’est le cas le plus simple : au jour d’entrée de la nouvelle loi les anciennes n’ont
plus d’effet. Mais en réalité, c’est difficile parfois de lister tous les actes abrogés par un
nouvel acte. Donc on fait une abrogation matérielle : le nouveau droit déroge la loi antérieure.
Ou la loi spéciale déroge la loi générale. Cela se fait par le biais de l’interprétation.
Effet rétroactif :
Discerner rétroactivité improprement dite, où ça change pour l’avenir. Nouvelle
réglementation pour le futur d’une situation durable.
Rétroactivité au sens strict : conséquences juridiques nouvelles pour des faits produits et
achevés avant l’entrée en vigueur du nouveau droit. Ainsi, il y a déjà eu des conséquences
juridiques, et celles-ci sont modifiées. (ex : modification d’impôts alors que la dette fiscale est
déjà intervenue).
Il faut des conditions strictes : (seront plus souples si la rétroactivité avantage l’administré)
Le principe est que le nouveau droit s’applique aux nouvelles situations apparues après son
entrée en vigueur. MAIS le droit intertemporel peut prévoir des exceptions. Exemple pour les
sanctions. On applique le droit au moment de l’infraction, mais s’il y a eu un changement de
législation entre l’infraction et le moment de la sanction, si le droit a été allégé, alors c’est le
principe lex mitior, et on appliquera ce nouveau droit au moment de la sanction.
Ou alors dans le cas d’une autorisation. C’est le moment de l’examen d’un projet qui est
déterminant. Donc le moment où on accorde l’autorisation. Mais si l’autorité a de mauvaise
foi tardé, la bonne foi du requérant doit primer. On appliquera alors l’ancien droit, sauf si on y
voit un intérêt public prépondérant.
1. Biens de l’Etat : sont tantôt soumis au droit public, tantôt au droit privé. On répartir en
fonction de la capacité de l’Etat à disposer de ces biens en vue de leur destination.
Patrimoine financier : valeurs qui peuvent être aliénées sans nuire à l’excécution des tâches
publiques. (espèces, papiers-valeurs, placements, terrains qui ne servent pas à la communauté,
bien immobiliés pas affectés à une tâche publique déterminée.)
Là, pour les vendre p. ex, l’Etat agit comme n’importe quel privé. Toutefois, il est quand
même lié par les droits fondamentaux, en ce sens qu’il ne peut pas avoir un comportement
clairement discriminatoire et refuser de vendre aux musulmans (ce qu privé pourrait, c’est
juste moralement pas acceptable). Mais pas de soumission complète aux droits fondamentaux,
i.e, pas besoin d’égalité de traitement, que l’Etat fasse un appel d’offre pour chacune de ses
transactions etc. (idem pour tpg, doivent accepter tous les clients, doit respecter égalité de
traitement). C’est évidemmetn différent lorsqu’il attribue un logement sociaux, où là il doit
respecter les droits fondamentaux, quand bien même l’instrument utilisé est de droit privé
(contrat de bail).
Domaine public : routes, places, parcs etc. Ensemble des biens qui peuvent être utilisés
librement par tout le monde. Pareil, ne peut être aliéné. Pour ce faire, doit être déaffecté. C’est
l’usage effectif d’un bien-fonds qui détermine sa catégorie, et non pas la teneur de
l’immatricualtion au registre foncier p. ex.
Le domaine public est par essence cantonal. La Confédération n’a pas de domaine public
(sous réserve de certaines compétances législatives).
Distingues usage commun (route p. ex : usage commun en principe égal pour tous un nombre
indéterminé d’usagers, pas soumis à autorisation) /usage accru (compliqué, voir liste. p. ex
installation de tables pour la récolte des signatures. Soumis à autorisation).
Droits fondamentaux génèrent un certain droit à l’usage accru du domaine puhblic (liberté
d’expression, de réunion etc.) Ex : l’exercice de la liberté d’expression et de réunion se
concrétisent par des manifestations publiques. Là, l’autorité doit aussi tenir compte des autres
usagers.
L’usage accru peut faire l’objet d’une taxe. Mais doit respecter le principe d’équivalence.
Il y a encore l’usage privatif du domaine public, qui par son intensité exclut les autres usages.
On peut alors avoir des concessions (acte mixte, entre décision et contrat).
Concesssion peut aussi servir un autre but : accorder à une entreprise le monopole d’un usage
déterminé du domaine public. C’est donc une restriction de la liberté économique et doit être
justifiée par un intérêt public et respsecter principe de proportionnalité. Ex à Genève : octroi
d’une concession exclusvie de l’usage du domaine public en vue d’affichage publicitaire.
2. Marchés publics :
Contrat de droit privé visant à donner à l’Etat les moyens d’accomplir les tâches qui lui
incombent. Ainsi, les collectivités publiques et les entités décentralisées mandatent des
soumissionnaires privés : architectes, des constructeurs privés, elles achètent des meubles,
recourrent à des services de nettoyage etc. Le marché public, c’est donc lorsque la collectivité
publique intervient sur le marché libre en tant que demandeur. Ne pas confondre lorsque la
collectivité publique offre des prestations. Ex : concéder le monopole d’affichage publicitaire
sur le domaine public (là, elle vend le droit d’utiliser le domaine public à des fins
commerciales, ce n’est donc pas une tâche publique à proprement parler cf ATF 125 I 209).
Risques de protectionisme local qui favorise les entreprises sur le territoire de la collectivité
demandeuse. Ou risque de corrpution, de favoritisme politique, familial etc. Cela violerait 27
Cst. Liberté économique (égalité entre concurrents) + ne favorise pas les solutiosn les plus
avantageuses. On a donc un ensemble de règles : le droit des marchés publics.
Sources nationales, internaitonales, intercantonales, cantonales.
L’adjudication est aussi soumise à recours. D’autres décisions intervenant dans le cours de la
procédure peuvent aussi faire l’objet d’un recours. L’effet suspensif n’est pas automatique.
3. Contributions publiques :prestations en argent perçues par l’Etat auprès des personnes
physiques ou morales en vertu d’un acte unilatéral de droit public, destiné à la couverture
financière des tâches étatiques. C’est l’essentiel des ressources, mais pas l’intégralité
(rendement de la fortune de l’Etat n’est pas une contribution publique. Montant des sanctions
pénales ou administratives non plus).
Il y a les impôts (perçu indépendamment de toute contre-prestation spécifique de la part de
l’Etat) et les contributions causales.
la légalité (vérifier que la loi est correctement appliquée) : En général, ce principe ne constitue
pas un droit constitutionnel indépendant pouvant être invoqué seul. Normalement ne peut être
invoqué qu’en relation avec la violation de la séparation des pouvoirs, l’interdiction de
l’arbitraire ou un droit fondamental spécial lorsqu’est invoquée la violation du droit cantonal.
Sauf exception en matière fiscale.
Là, le principe de légalité a valeur de droit constitutionnel et sa violation peut être invoquée
directement RMDP ou RCS sur la base 127I cst féd.
Égalité de traitement : 8 Cst féd se retrouve dans 127II Cst féd. D’où annulation système
imposition Obwald, qui prévoyait barème dégressif (contraire à la justice fiscale) à partir d’un
revenu imposable de 300 000 francs.
127III cst interdit double imposition. Qui n’est pas réglementée dans une loi mais dans
jurisprudence TF. Valable aussi pour double imposition vituelle si un canton prélève un impôt
dont la perception est la compétence d’un autre.
Au niveau internaitonal, possible, sauf si convention de double imposition.
OPPORTUNITE
! l’appréciation doit respecter les principes constitutionnels régissant le droit adminsitratif :
égalité de traitement, proportionnalité, intérêt public, interdiction de l’arbitraire = abus de
pouvoir d’appréciation.
Et respecter le principe légalité céd rester dans le cadre prévu.
- Liberté d’appréciation : « peut », ou choix entre plusieurs solutions, liste de sanctions
dans laquelle l’autorité peut choisir. Ex : 29 LAT, 137 LCI Ge.
- Latitude de jugement : notions juridiques indéterminées. Ex : 3 II c LB « bonne
réputation », « toutes les garanties », « activité irréprochable ».
! Du coup, l’opportunité est la marge de manœuvre qui subsiste APRES que la loi ET les
principes constitutionnels ont été respectés (donc si la loi donne une fourchette entre 100 et
20000 mais que jamais on n’a donné plus de 5000, en égalité de traitement, la fourchette
d’opportunité est réduite entre 100 et 5000).
excès positif : fait un choix que la loi ne donne pas = viole prinicpe légalité
excès négatif : si l’autorité refuse d’appliquer le pouvoir d’appréciation, elle viole aussi la loi.
Ou si comme dans l’exemple, elle dispose d’une fourchette de 1 à 15, mais décide de ne
commencer qu’à 10 sous prétexte que de 1 à 10 cela n’a aucun effet. Là, elle écrase l’échelle,
et donc c’est contraire à l’égalité de traitement (8 Cst – dit de traiter de manière similaire des
situitons simlaires et différemment des situations divergentes) et à la proportionnalité. Donc
aussi violation principe légalité.
Le juge peut contrôler l’interprétation de la loi, mais selon une jurisprudence constante, il
s’impose une certaine retenue, car face à des questions techniques, locales, l’autorité connaît
mieux. Il contrôle l’application de la loi, si l’administration est conforme au droit seulement.
Lorsqu’on interprète et qu’on voit que le législateur a volontairement laissé une marge de
manœuvre en faveur de l’administration, le juge reste à la place souhaitée par la loi.
En outre, les décisions doivent être opportunes en plus de respecter le droit. Càd
l’administration est restée dans les limites de la loi mais en a fait un usage erroné, inadéquat,
non conforme au but de la loi. Le TF ne vérifie pas, car ça reste dans les limites de la loi. Sauf
exception malheureuse pour un recours au TAF où là, le grief d’inopportunité est recevable.
Mais si excès ou abus de pouvoir d’appréciaiton, alors là ce sont des questions de droit,
donc recours possible. Cf art. 61 LPA
Exemple :
137 LCI, avec sanctions entre 100 et 150 000 francs possibles.
Mais peut être que dans le cas d’espèce, le maximum en proportionnalité est de 10 000.
Et que le maximum en égalité de traitement est de 5000 seulement car dans ce genre de cas on
n’a jamais appliqué plus.
Donc le choix d’opportunité finalement n’est que entre 100 et 5000 francs.
L’opportunité est donc la marge de manœuvre qui subsiste après que la loi et les principes
constitutionnels aient été respectés. C’est un choix fait entre plusieurs solutions qui sont par
définition conformes au droit.
Et donc ce qui est inopportun, en fait, est tout de même une décision proportionnelle, qui n’est
pas contraire au droit. Elle est moins politiquement intelligente, moins judicieuse, mais ce
n’est pas une violation d’un principe juridique. Ainsi, les tribunaux n’ont en règle générale
pas le pouvoir de contrôler l’opportunité d’une décision. Mais il y a une exception
malheureuse : le contrôle d’opportunité par le juge du TAF. Mais généralement ce tribunal
fait preuve de retenue.
Donc ne contrôle pas si le choix est le meilleur finalement, mais l’excès et l’abus du pouvoir
d’appréciation. Au TF, pour violation des droits, constatation inexacte des faits : donc
regardera si la décision a respecté les principes constitutionnels notamment proportionnalité.
Parfois la loi elle-même intègre le principe. La violation du principe est donc aussi une
violation de la loi. On peut donc traiter la question sous l’angle de la légalité ou sous celui de
la violation du principe en cause.
Parfois sont en opposition : la légalité doit céder le pas
1. L’intérêt public
5 al. 2 Cst : « L’activité de l’Etat doit répondre à un intérêt public et être proportionné au but
visé. »Toute activité de l’administration, réglementaire, décisionnaire, matérielle, doit être
motivée par la réalisation d’un intérêt public. Idem pour art 36, où toute restriction doit être
justifiée par intérêt public (ou protection d’un droit fondamental d’autrui).
Mais l’intérêt public n’est pas un droit constitutionnel directement invocable.
Définition proportionnalité : Les moyens mis en œuvre par l’administration doivent toujours
rester dans un rapport raisonnnable avec l’intérêt public poursuivi.
- une mesure étatique doit être apte à atteindre le but d’intérêt public visé (aptitude ou
adéquation)
- être nécessaire pour que ce but puisse être réalisé. Ca doit être celle qui porte le moins
atteinte aux intérêts opposés (nécessité)
- être dans un rapport raisonnnable avec l’atteinte aux droits des particuliers qu’elle
entraîne (proportionnalité au sens étroit).
Ainsi, selon proportionnalité au sens étroit, une mesure de police doit viser le perturbateur
uniquement.
Pour recours en matière de droit public 82 ssLTF, il n’est pas nécessaire d’avoir en plus de
l’arbitraire un intérêt juridique.
Donc l’autorité administrative est liée par les faits constatés par l’autorité pénale sauf si celle-
ci n’a pas suffisamment instruit ou a manqué quelque chose qu’elle aurait dû voir, ou si
dans la deuxième procédure on a eu des moyens nouveaux (nouveau témoin p. ex.). Dans
ces cas, c’est alors mieux d’avoir une contradiction qu’une double erreur.
! Voir manuel chap. 630.
Dans exercice, la quesiton de fait qui pose problème est celle de la causalité naturelle. C’est
une question de fait, et pour pouvoir la revoir, l’autorité administrative doit avoir des
nouvelles preuves. Comme par exemple une expertise médicale qui n’avait pas été ordonnée
par le volet pénal (lacune de l’instruction pénale et donc l’administration est en droit de
compléter cette instruction).
MAIS l’interprétation de la loi peut différer. Les autorités sont liées pour les faits, mais pas
pour les interprétations juridiques.
Normalement, pour des questions de procédure, le volet administratif est suspendu en
attendant la décision pénale. Mais ce n’est pas toujours possible, ex pour des questions de
sécurité, si un fonctionnaire a commis une faute grave, on ne va pas le laisser à son poste. On
peut alors prendre des mesures provisionnelles, ou alors si les faits sont reconnus,
incontestables, il peut être licencié avant même la fin du volet pénal.
!Voir 14 LPA
On a une question préjudicielle 1 qui est de la compétence de l’autorité A. Elle n’a pas statué
cette question, qui doit pourtant être tranchée pour répondre à la question 2 qui est de la
compétence de l’autorité B. Que fait B ?
Ex : un assureur social doit connaître le statut marital pour accorder telle prestation. Mais la
question matrimoniale est dans ce cas une question de droit civil, de droit privé international.
Que fait l’assureur social ? Car parfois sa réponse n’arrivera jamais, les parties n’ont pas
voulu saisir le tribunal civil pour telle ou telle raison etc (car les décisions civiles sont prises
sur saisie du tribunal, pas d’office). Là, il a le droit de trancher lui-même cette question
préjudicielle. Ou alors attend la réponse de l’autorité A si celle-ci a déjà été saisie et que
l’autorité B pourra répondre dans un délai raisonnable. Car si on attend que les intéressés
saisissent eux-même pour cette question préjudicielle, on est dans un déni de justice.
Restrictions :
-Si on connaît la jurisprudence de l’autorité A sur cette question (reconnaissance des mariages
étrangers pour notre exemple), l’autorité B devra suivre scrupuleusement cette jurisprudence.
-La réponse de l’autorité B sur cette question préjudicielle n’aura pas valeur de décision, ce
sera juste une étape de son raisonnement pour pouvoir répondre à sa question à elle.
-Si jamais l’autorité A est saisie par la suite pour répondre à cette question, elle n’est
nullement liée par le raisonnement de l’autorité B.
Quid si la justice civile qq années plus tard tranche dans le sens contraire. Est-ce qu’une
demande de révision est possible contre l’administration ? Là, pas de jurisprudence. Surtout si
l’intéressé n’avait pas recouru dans le délai contre la décision des impôts.
La décision 1 a été rendue et est déterminante pour prendre une décision par l’autorité B, alors
l’autorité B devra la considérer comme valable et ne peut pas faire un contrôle préjudiciel.
Ainsi, les autorités administratives ne peuvent pas recontrôler des décisions pénales ou admin,
en raison de la séparation des pouvoirs.
Idem pour interdiction de recontrôler décisions administratives en force, sauf si violation d’un
droit fondamental inaliénable et imprescriptible (liberté personnelle, d’établissement, de
conscience, mariage etc.). Ou les cas de nullité. Car la décision 1 est alors inexistante et
privée de tout effet.
Ou encore, autre exception de 292 CP (qui punit de l’amende celui qui ne se conforme pas à
une décision administrative). Là, exceptionnellement, le juge pénal peut revérifier la décision
administrative en force, car si la première décision adminstrative est mal fondée, cela
engendre un casier pénal, et c’est contraire à l’Etat de droit (ça n’a rien à voir avec les
questions d’opportunité, ne limite pas pour autant l’administration, ça revoit juste des actes
illégaux). Mais limites :
- si une juridiction administrative s’est déjà prononcée, le juge pénal ne peut revoir la
légalité de la décision administrative.
- Si la juridiction administrative n’a pas encore été saisie, ou si elle n’a pas encore
statué, le juge pénal peut revoir la légalité de la décision administrative.
- Si aucun recours devant une juridiction administrative n’est ouvert, le juge peut revoir
la conformité au droit (pas tj pas l’opportunité).
L’entraide administrative
On ne connecte pas l’ensemble des données. Un seul fonctionnaire ne peut donc pas savoir
tout ce que l’admministration connaît sur un administré. D’où secret de fonction, qui peut être
levé pour entraide, soit via la loi, soit suite à pesée intérêts. Sauf si évidemment c’est une info
publique. De plus, le secret de fonction est souvent un secret « partagé » car plusieurs
collaborateurs connaissent l’info et la hiérarchie doit être au courant.
Degré le plus bas de stabilité : droits et obligations résultant de la loi. Très faible car
fondamentalement le législateur est libre de modifier la loi. Mais le législateur n’est pas
complètement libre, car les principes de la proportionnalité et de la bonne foi obligent dans
certaines circonstances de prévoir un délai d’adaptation, des dispositions transitoires.
Décision : tant que la décision n’est pas entrée en force, elle a un degré de stabilité faible car
l’autorité peut elle-même réviser sa décision. Donc même s’il n’y a pas un recours de
l’administré, l’autorité peut utiliser ce délai de recours pour modifier la décision. Même si la
nouvelle décision sera en défaveur de l’administré.
En revanche, si le délai de recours est passé, la stabilité est plus grande. Mais il y a toujours,
contrairement au droit civil, où il faudrait des conditions extraordinaires, la possiblité de
révoquer une décision entrée en force. (si la décision n’est pas conforme au droit ou l’intérêt
puhlic est plus grand que l’intérêt privé).
Droits acquis = le plus grand degré de stabilité. Catégorie fourre-tout avec contrats (sur le
principe pacta sunt servanda), la loi, une décision, concessions. Pas toutes les décisions, car
changement possible de loi, mais si on a expressément garanti que la situation était valable
pour x années, plus stable.
!! une autorisation de police (autorisation de construire) ne constitue pas un droit acquis.
Les droits acquis résistent au législateur. Mais peuvent être sujets à expropriation. Pour cela il
faut :
- base légale
- intérêt public
- porportionnalité respectée : intérêt public > intérêt privé
- indemnisation de pleine valeur du droit acquis. Donc c’est surtout intéressant dans les
cas de concessions.
Donc c’est parfois mieux de renégocier un contrat. Car une expropriation coûte cher à l’Etat.
La répétition chque année ne donne pas pour autant un droit acquis en tant que tel, il faut en
plus des garanties expresses, des promesses etc. qui ont créé une attente légitime.
Transfert :
Droits et obligations personnalissimes = intransférables
Service militaire, obligation de témoigner, autorisation de pratiquer une profession, d’être
immatriculé à l’uni etc.
Parfois transférable avec l’accord de l’autorité pour voir si le nouveau titulaire présente les
mêmes garanties. Souvent pour les concessions. Utilisation du domaine public p. ex.
Extinction :
Autres modes :
*l’exécution. Si ponctuelle mais pas si durable : obligation du secret de fonction.
*Survenance d’une terme ou d’une condition.
*Renonciation. Laisser se périmer une autorisation de construire. Ou renoncer à voter.
Si l’administré veut renoncer à des prestations qui lui sont dues, il peut le faire, mais pas pour
celles à venir. Une renonciation définitive à l’avance est exclue. Et nulle si cela porte
préjudice à des institutions, des intérêts d’autres personnes etc.
*Prescription
*Péremption : par l’écoulement du temps le droit s’éteint. Doit être prévu par la loi. Ne peut
être interrompu ni prolongé.
*Compensation cf 120 CO
- le créancier et débiteur doivent être les mêmes.
-objet de même nature (espèces p. ex)
-créance doit être exigible et dette exécutable.
-si c’est l’administré qui demande à l’égard de l’Etat, la collectivité publique en question doit
donner son accord. En revanche, l’Etat peut compenser une créance de droit public ou de droit
privé avec une créance de droit public ou de droit privé de l’administré sans l’accord de ce
dernier. La déclaration qui informe l’administré n’est pas une décision.
Ex : si on doit des arriérés de TVA et que la Finma doit nous payer une facture, pas possible
car selon 1 LTVA c’est la Confédération qui est créancière impôts, or la Finma est un
établissement de droit puhblic doté d’une personnalité juridique propre. C’est donc une entité
distincte de l’administration fédérale. Mais entre Office fédéral culture et Administration
fiscale ok car c’est la Confédération.
Si l’extinction est par exécution de l’obligation, par compensation, par exercice du droit
ponctuel, par survenance d’un terme, d’une condition, de la prescription ou de péremption,
pas de problème. La conséquence est déterminée d’avance.
Si l’extinction se fait par acte juridique contraire, p. ex. modification du législateur, dans le
respect des prinicpes de proportionnalité et de bonne foi (délai, dispositions transitoires), alors
la stabilité est plus faible.
Droits acquis :
Droit acquis si contrat. En vertu du principe pacta sunt servanda. Droit acquis est protégé par
la garantie de la propriété 26 cst + principe bonne foi 9 cst et ne peut être supprimé, même
par une loi, que selon les conditions de 36 cst. Donc droits acquis opposables aussi au
législateur. En outre, une indemnisation sera due si ça équivaut à uen expropriation formelle
ou matérielle.
Une décision (acte unilatéral) est fondée sur du droit public et vise toute mesure que :
-prend une autorité
-dans un cas individuel et concret ( ! aux décisions générales)
-en vue de produire un certain effet juridique : créer, modifier, supprimer un droit ou une
obligation, donc déclarer recevable ou irrecevable une demande dans ce sens OU de constater
l’existence ou l’inexistence d’un droit ou d’une obligation.
Cf 5 PA.
La différence entre uen décision et une norme ou un contrat qui sont aussi des actes juridiques
est que la décision ne peut être prise qu’après une procèdure qui garantit le droit d’être
entendu. Plus stable que la norme, mais moins que le contrat qui crée des droits acquis.
Une décision entrée en force (donc où il n’y a plus de recours) ne peut être contestée à
l’occasion d’une décision subséquente, sous réserve de la violation d’un droit fondamental et
impresciriptible, de la nullité et du contrôle préjudiciel du juge pénal (292 CP).
A distinguer donc d’un acte matériel, qui ne créent ni droits ni obligations. Mais c’est pour
mettre en œuvre des moyens afin d’exécuter les différents mandats qu’on lui a confié. Ainsi
l’administration fait construitre des écoles. Dans cette mise en œuvre, les emplacement des
bureaux, horaires d’ouverture des guichets, établissement des horaires des CFF, etc. portent
sur l’organisation des services publics et ne sont pas des décisions. Ce sont des mesures
internes à l’administration. Et donc pas de recours possible. Mais doivent être conforme au
droit. Acte matériel est à distinguer donc des actes juridiques (= actes normatifs, contrats
et les décisions).
Distinguer la décision d’un acte administratif interne (budget, préavis) ou des mesures
d’organisation de l’administration. Mais certains actes administratifs internes sont des
décisions (fixation du salaire, licenciement d’un collaborateur, sanction, avertissement etc.)
car cela affecte les droits et obligations d’un fonctionnaire en tant que sujet de droit.
Mais ! un acte qui a pour objet l’exécution même des tâches qui incombent au fonctionnaire
en déterminant les devoirs attachés au service sont un acte interne. Ex : cahier des charges, ou
instruction d’un supérieur hiérarchique relative à la manière de trancher une affaire. Là, c’est
un acte administratif interne, et ce sera la décision prise par le subordonné qui elle créera
droits et obligations pour l’administré. Mais l’exemple du haut gradé de police déplacé à qui
on a donné des fonctions tout à fait différentes de celles qu’il avait jusqu’alors, on n’est plus
dans une question d’organisation interne, mais dans une décision qui l’affecte lui directement.
De plus, un simple renseignement une recommandation ou une admonestation n’est pas une
décision. Mais le prononcé d’un avertissement formel est une décision. Idem pour une
déclaration d’intention claire adressée à un administré relatif au refus futur d’autorisation.
Ex : administration qui a informé une entreprise qu’elle ne lui accorderait plus d’autorisation
de circuler avec des convois lourds.
! des personnes privées ou des entités étatiques autonomes, chargées de mettre en œuvre une
législation de droit public ne sont pas habilitées à rendre des décisions, car ne sont pas
investies de la puissance puhblique. Ex : les institutions de prévoyance de droit public LPP. SI
un litige surgit au sujet de prétentions, cela se règle comme un litige privé. Et donc si on nous
notifie un avoir de libre passage qui ne semble pas correct, on n’a pas la voie de recours
directement ouverte comme pour l’assurance maladie, mais la voie de l’action prévue à l’art.
134 al. 1 let. b LOJ.
Mais caisse maladie ou assureurs même privés (assurance accident) ont le droit de rendre des
décisions. 49 LPGA cum 2 LPGA, 1 LAMAL et 1 LAA.
! prise de décision sur le principe par la cour cantonale mais qui renvoie la cause à l’autorité
inférieure pour calculer, c’est considéré comme une décision incidente.
Décision partielle : s’il y a une procédure contre 10 personnes, puis on décide que Mme X
n’a rien à voir, la décision sera partielle pour Mme X car met fin à la procédure.
Contrairement à une décision incidente qui ne met pas fin. Mais pour autant, la décision poru
Mme X ne met pas fin à l’entier de la procédure.
Une décision partielle étant considérée comme finale, il faut recourir tout de suite, avant
d’avoir reçu les autres décisions.
SI décision incidente, alors 2 cas :
-récusation, compétence : recours tout de suite
-pour toutes les autres, on doit attendre la décision finale. Ex : si on n’est pas content que le
témoin X n’ait pas été entendu. SAUF si préjudice irréparable, là on petu soit attendre, soit
recourir tout de suite. (ex : refus de l’effet suspensif contre la démolition d’une maison ou si
ça va engendrer une procédure longue et coûteuse).
Régime de la décision : Importance de savoir si c’est une décision car contrairement à contrat
ou norme, une décision ne peut être prise qu’après une procédure qui garantit notamment le
droit d’être entendu, donc on a déjà des droits de partie dans la préparation de la décision.
De plus, objet de recours. On peut bien sûr recourir contre des normes, mais
fondamentalement, c’est contre des décisions. Ex : recours cst subsidiaire uniquement contre
des décisions. Plus stable qu’une norme, mais moins qu’un contrat qui crée un droit acquis.
Forme de la décision : en général écrit (mais ça peut être par signe, injonction de police p.
ex). Cette notification est la condition de leur opposabilité. Décision doit être motivée. Il y a
le dispositif, avec discriptions des droits et obligations crées, modifiés etc. (ex : durée du
retrait de permis) et la motivation qui explique le fondement légal du dispositif. Il peut aussi
y avoir des simples éléments d’information.
Décision formatrice : crée, modifie ou annule des droits ou obligations. Décision de taxation
fiscale ou autorisation de police.
Décision constatatoire (ou déclarative) : constate l’étendue, l’existence ou l’inexistence de
droits ou obligations. Sert à clarifier. L’administré peut réclamer une décision constatatoire
dans les cas de 25 PA, si intérêt digne de protection.
Décision négative : l’autorité rejette ou déclare irrecevable une demande pour une décision
formatrice ou constatatoire. Donc soit se prononce sur le fond, soit refuse de se prononcer,
n’entre pas en matière p. ex.
!!Décisions incidentes et décisions finales : Distinction importante, car le recours contre les
décisions incidentes est réduit.
Incidente : prise dans le cours d’une procédure adminsitrative sans mettre fin à celle-ci.
Convocation de témoins p. ex. Ou décision de nature provisionnelle. Ou refus de l’effet
suspensif d’un recours. Ou récusation. Demander une expertise. Octroi de délai.
Finale : tranche la question de fond. Met fin à la procédure (sous réserve d’un recours à uen
instance supérieure).
Délai de recours différent : cf 62 LPA. Au niveau fédéral, c’est le même délai : 100 LTF, 50
PA. 57 LPA.
La décision ordonnant une mesure provisionnelle est une décision finale lorsqu’elle est prise
dans une procédure autonome et une décision incidente lorsqu’elle est prononcée au cours
d’une procédure conduisant à uen décision finale ultérieure. Pour que des mesures
provisionnelles puissent être ordonnées, par l’autorité compétente pour sttuer sur le fond, il
faut qu’uen déciison sur le fond, dont le bien-fondé n’apparaît pas d’emblée exclu, ne puisse
être rendue immédiatement, que les mesures provisionnelles constituent un moyen
proportionnel d’éviter un dommage irréparable vraisemblable et qu’eles présentent un
caractère d’urgence. La mesure provisionnelle ne doit ni préjuger de la décision finale ni la
rendre impossible.
*Décision avec clause accessoire. La clause accessoire fait partie intégrante de la décision.
Une clause accessoire peut ausis constituer une charge, càa des devoirs imposés au
bénéficiaire d’uen décision. Ex : obligtion de démolir pour pouvoir construire. La charge peut
être contestée pour elle-même. Une charge peut être ajoutée même sans base légale mais doit
respecter les principes constitutionnels comme proportionnalité et intérêt public.
* autorisation de police : décision qui vérifie juste si les conditions posées par la loi sont
remplies. Ex : permis de conduire, autorisation de construire, brevet d’avocat etc.
une autorisation étant une restriction à des libertés fondamentales, garantie propriété, liberté
économique etc., elle doit reposer sur une base légale, poursuivre un intérêt public et respecter
proportionnalité.
Ne crée pas vraiment de droit nouveau, mais vérifient que les requérants remplissent les
conditions prévues par la loi. Ce sont des décisions formatrices car elles ouvrent le droit
d’exercer l’activité en cause.
Validité formelle (respect de la procédure administrative) et matérielle (dans son contenu, doit
respecter principes du droit, correspondre à la situaiton et être opportune) d’une décision.
Validité formelle :
-doit être rendue par l’autorité compétente + récusation etc. Sinon nulle ou annulable.
-repesct procédure : respesct cst, lois etc. dont droit d’être entendu (29 cst), accès au dossier
etc. sinon décision viciée, ce qui est un motif d’annulation (mais PAS nullité – donc pendant
le délai de recours) de la décision. Même si matériellement elle est conforme au droit.
Droit d’obtenir une décision, délai raisonnable. Donc si on viole le droit d’être entendu, il faut
recourir dans le délai pour l’annuler, sinon tant pis. Sinon ça doit être particulièrement grave
et indécelable etc.
Ou si l’autorité envoie une décision de taxation trop tard, avec prescrption, mais qu’on ne
réagit pas à temps, la décision rentre quand même en force. Le vice est considéré comme
guéri par le fait qu’on n’a pas fait recours dans le délai.
-doit être notifiée, avec exigences, par écrit p. ex, motivée, délais de recours indiqués : Sinon,
n’affecte pas forcément la validité de la décision mais paralyse l’écoulement du délai de
recours p. ex.
Validité matérielle :
- doit reposer sur état de fait exacts (on a mal enquêté …)
S’il n’existe plus de possibilité de recourir contre une décision, délai écoulés p. ex., la
décision bénéficiera d’uen présomption de validité. Seule une exceptionnelle révocation
pourrait la remettre en cause.
Conditions de nullité :
- vice doit être grave, manifeste ou décelable
- nullité ne doit pas mettre en danger la sécurité du droit (éviter que des tiers se soient
déterminés en fonction de cette décision).
! validité formelle : procédure : Si les voies de recours sont indiquées de manière erronnée,
selon 47 PA, une notification irrégulière ne peut entraîner aucun projédice pour les parties.
Ainsi, un recours adressé à la mauvaise juridiction est transmis d’office à la bonne cf 64 LPA.
Validité formelle : si on interdit p. ex de prêter serment en se trompant de disposition mais qu
ele résultat serait le même, donc motive de façon erronnée sa décision, cela ne viole pas pour
autant le droit.
Ch. 13. La modification des décisions
Décision très stable par définition. Même si une décision administrative n’a pas la même
stabilité poru autant qu’uen décision pénale ou civile.
Moment clé : lorsque la contestation ordinaire n’est plus possible : la décision est définitive
ou entrée en force.
Distinguer
-droit/obligation poru l’autorité d’entrer en matière
-droit/obligation de modifier la décision
révocation : par l’auteur de la décision (ou l’autorité supérieure). Mais si on a une nouvelle
autorité de recours, on ne parle pas de décision. (l’autorité supérieure peut évoquer ou
révoquer). On révoque les décisions entrées en force. Sinon, si c’est avant, c’est un retrait.
*Si on a une décision qui est déjà elle-même issue d’un recours : qu’à l’initiative d’un
administré, destinataire ou tiers intéressé ou d’une autre autorité que l’auteur de la décision.
Car l’autorité ne peut recourir contre le décision qu’elle vient de donner.
*modificaiton pendant le délai de recours = tant qu’il est ouvert : sa modification peut
intervenir d’office, sur requete, pour effeur de fait, droit, opportunité. Elle peut être modifiée
par l’autorité qui a pris la déciiosn, l’autorité hiérarchique supérieure ou l’autorité de
surveillance. Mais si la décision était uniquement favorable à l’administré, il y a une petite
réserve, car c’est pas normal que l’autorité puisse recourir alors que le délai de recours est
supposé être favorable à l’administré et des tiers. Toutefois, c’est possible. Surtout si cette
décision (ex : autorisation de construire) peut créer des inconvénients pour d’autres
administrés.
*Modification d’une décision entrée en force = révocation : des bons motifs de droit ne
suffisent pas.
Fondamentalement, une décision qui a des effets durables peut être révoquée si elle n’est plus
conforme au droit en raison d’une modification des circonstances ou d’un changement du
droit. Mais l’illégalité seule ne justifie pas à elle seule nécessairement une révocation.
Il faut en plus une pesée des intérêts et que l’application objective du droit pèse d’avantage
que les motifs de la sécurité du droit + proportionnalité (aptitude, nécessité, prop. étroit). Et
là, par exemple, on peut voir si des mesures moisn strictes peuvent suffire.
Motifs possibles :
-décision viciée au départ
-le droit s’est modifié. Soit le droit nouveau prévoit un délai pour se mettre à jour p. ex, soit
on applique une pesée des intérêts. Et pricnipe proportionalité, avec régime transitoire p. ex
-les faits ont changé (en parfaite santé lorsqu’on a passé son permis de conduire, puis on
devient handicapé) : 16 al. 1 LCR
-fait nouveau ancien
! si droit acquis (assez rare), la révocation doit respecer les conditions d’une retriction à la
propriété. Mais ! l’octroi d’une autorisation de police ne crée pas de droit acquis (autorisation
de construire).
! autorité de la chose jugée. Mais là, une modification de loi (modification de droit) pourra
quand même permettre une modification de la décision. Idem si souveaux faits. Mais sinon,
on ne pourra pas revoir les points tranchés.
Pendant un recours: Si un recours a été déposé, 67 LPA prévoit que c’est l’autorité de recours
qui traite l’objet. Toutefois, cf 67 II LPA, l’autorité de première instance peut pendant que
l’autorité de recours examine, et jusqu’à ce qu’elle prend uen décision, reconsidérer ou retirer
sa décision.
Voir art. 33 LTAF. Enonce les cas où c’est possible. Contre décisions du CF, de la
chancellerie, les commissions fédérales usw.
! Exceptionnellement recours au TAF contre décisions cantonales si la loi le prévoit.
Sauf exceptions art. 32 LTAF. Ex : décision de l’autorité de plainte tv radio. Là, cf art. 99
LRTV, recours direct au TF.
+ autre exception, si la loi prévoit d’abord une opposition ou un recours préalable. Et
seulement après, recours au TAF possible.
*Motifs de recours :
Devant TAF : droit, faits, inopportunité (même si en pratique le fait rarement)
Devant TF : motifs juridiques (droit), et faits si établis arbitrairement et que ça a une
importance sur le résultat du litige. 97I LTF «manifestement inexacte ».
*Voie de l’action = se plaindre d’une action ou d’une refus d’agir de l’autorité (pour que le
tribunal oblige l’autorité à statuer, ce n’est donc pas pareil qu’un recours basé sur une
décision).
Devant TAF. Voir 35 LTAF. On parle donc d’une plainte.
Pour contrats de droit public ou protection des données en matière de droit privé.
Art. 86II LTF qui découle de 29a cst: si RMDP ou RCS ouvert, il faut obligatoirement une
instance supérieure cantonale. La plupart du temps RMDP ouvert. Sinon RCS. Sauf 2
exceptions à cette instance supérieure cantonale :
- décision à caractère politique prépondérant (interprétation très restrictive du TF) 86III =
exclut l’obligation d’avoir une voie de recours intermédiaire.
- art. 88 LTF
Donc 86II LTF concrétise l’accès à la justice. Sert aussi à « décharger » le TF. Par « tribunal
supérieur » ; on entend qu’il ne doit pas être subordonné à un autre (comme un tribunal de
district vaudois qui est subordonné au tribunal cantonal) et il ne faut pas que ses décisions
puissent être déférées à une autre instance cantonal, aucun recours cantonal ne doit être
possible.
Donc en théorie, s’il y a un recours au TAPI avant celui à la Cour de justice, on pourrait
supprimer l’étape TAPI sans violer la Constitution. Car 86 LTF n’impose pas un double degré
de juridiction. A contrario, les cantons ont le droit d’instaurer double juridiction sauf dans des
domaines où on doit trancher en instance unique : les assurances sociales. (Art. 57 loi fédérale
LPGA qui précise que chaque canton institue un tribunal des assurances qui statue en instance
unique).
On ne peut pas non plus supprimer la Cour de Justice pour les causes qui ont été jugées par le
TAPI car il n’est pas un tribunal supérieur, et ne pourrait pas l’être juste pour certains
domaines puisque les autres causes peuvent toujours être rejugées par la Cour.
*Si pas de disposition spéciale => 132 et 134 LOJ : CJCA ou CJCAS pour ass sociales.
*Exceptions de recours à la CJCA : si autre voie de recours prévu par la loi. 132 al. 8 LOJ.
- 59 let. c LPA réclamation
-TAPI
-recours hiérarchique.
=> ensuite recours à la CJCA
Motifs :
*pour une réclamation, opposition et recours hiérarchique
droits / faits / opportunité
ex : décision impôts :
réclamation
recours TAPI
recours CJCA
RMDP au TF