Lettres grecques et Black-Scholes
Lettres grecques et Black-Scholes
2020-2021
Auteur : Tuteur :
Mme Marie Marteaux Ciotir
Mme Ioana
Table des matières
1 Introduction 6
2
4.3 Modèle de Black et Scholes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.3.1 Extension du modèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.3.2 Démonstration du modèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.4 Équations de Black et Scholes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.4.1 Formulation des équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.4.2 Démonstration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.5 Volatilité historique et Volatilité implicite . . . . . . . . . . . . . . 37
4.5.1 Volatilité historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.5.2 Volatilité implicite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3
7 Implémentation 51
7.1 Représentation de l’option Call/Put . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
7.2 Représentation des lettres grecques : méthode théorique . . . . . . 52
7.3 Représentation des lettres grecques : méthode de Monte Carlo . . . 53
7.3.1 Cas d’une option Call . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
7.3.2 Cas d’une option Put . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
7.4 Représentation des lettres grecques : méthode de Monte Carlo et
des Différences finies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
7.4.1 Cas d’une option Call . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
7.4.2 Cas d’une option Put . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
7.5 Influence des paramètres dans la méthode de Monte Carlo et des
Différences finies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
7.5.1 Influence du nombre d’itérations . . . . . . . . . . . . . . . 58
7.5.2 Influence du pas de temps h . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
8 Conclusion 60
9 Annexe 62
9.1 Loi des Grands Nombres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
9.2 Théorème de limite centrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
9.3 Code R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
9.3.1 Représentation de l’option Call/Put . . . . . . . . . . . . . 63
9.3.2 Représentation théorique des lettres grecques . . . . . . . . 64
9.3.3 Calculs des lettres grecques avec la méthode de Monte Carlo
dans le cas d’un Call . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
9.3.4 Calculs des lettres grecques avec la méthode de Monte Carlo
et des Différences finies dans le cas d’un Call . . . . . . . . 66
9.3.5 Influence du nombre d’itérations sur la méthode de Monte
Carlo et des Différences finies . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
9.3.6 Influence du pas de temps sur la méthode de Monte Carlo
et des Différences finies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
4
Table des figures
5
Chapitre 1
Introduction
Dans le système financier actuel, indispensable dans l’économie, la place des
marchés financiers notamment du marché des produits dérivés est incontestable.
Le marché des produits dérivés ne cesse au cours du temps de prendre de l’im-
portance de par le volume des transactions effectuées chaque jour et la valeur des
produits échangés. Toutefois, à cause de son caractère risqué vu que les instru-
ments échangés sont des actifs financiers servant à la fois pour se couvrir mais
aussi pour spéculer, il est attentivement surveillé et étudié de près.
Dans ce projet nous verrons dans un premier temps quelques bases de marché
financier pour poser le cadre de l’étude avant de présenter les deux modèles celui de
Cox, Ross et Rubinstein ainsi que celui de Black et Scholes. Dans un second temps,
nous nous attarderons sur les lettres grecques leurs définitions, leurs utilisations
ainsi que leurs calculs. Finalement, nous aborderons leurs calculs numériques grâce
à l’utilisation de la méthode de Monte Carlo et des Différences Finies que nous
implémenterons sous le logiciel R.
6
Chapitre 2
7
2.2 Les options
Une option est un produit qui donne le droit, (et non l’obligation),
— soit d’acheter (option d’achat appelée call)
— soit de vendre (option de vente appelée put)
une quantité donnée d’un actif financier, le sous-jacent, à un prix précisé à l’avance
appelé prix d’exercice (strike) et à une échéance convenue (la maturité).
1. le prix d’exercice
2. l’actif sous-jacent
3. la quantité de l’actif sous-jacent
4. la nature de l’option (call ou put)
5. la période d’exercice
6. le prix de l’option (prime)
Lorsque que l’on parle d’option on l’associe généralement à son playoff .Le
payoff désigne aussi bien un profit qu’une perte. Le payoff qualifie le rendement
intrinsèque d’une option, après déduction de la prime d’acquisition. Ce payoff va-
rie en fonction des fluctuations des marchés à terme. Sa valeur réelle est calculée
soit à sa date d’exercice, soit à sa date d’échéance.
Selon le moment de l’exercice de l’option, on peut différencier deux types d’op-
tions :
— les options européennes : l’option ne peut être exercée qu’à échéance
— les options américaines : l’option peut survenir à tout moment jusqu’à
échéance
8
2.2.2 Les positions en options
Si cette fois on se place dans le cas de vente (short position), on aura l’inverse
de la situation précédente. Le payoff de l’option sera le même vu que l’on se trouve
dans le cas d’un call mais le profit sera différent. Ainsi le profit d’une option Call
européen short position :
P = C(S, T )erT − (ST − K)+ (2.3)
avec C(S, T ) la prime de l’option.
9
Graphiquement on obtient la courbe suivante :
Dans cette partie, on se place dans le cas d’un put pour commencer en regardant
la long position, l’exercice de l’option aura lieu si le prix d’exercice est cette fois
supérieur au cours du sous-jacent. L’achat d’un put permet de se protéger contre
une baisse de l’actif sous-jacent. On peut définir le profit d’une option Put européen
long position par :
P = (K − ST )+ − C(S, T )erT (2.4)
avec C(S, T ) la prime de l’option.
10
Dans le cas d’une vente, tout comme pour le call, on trouve l’inverse de la
situation d’achat. Le payoff de l’option sera le même vu que l’on se trouve dans le
cas d’un put mais le profit sera différent. Ainsi le profit d’une option Put européen
short position :
P = C(S, T )erT − (K − ST )+ (2.5)
avec C(S, T ) la prime de l’option.
11
2.3 Arbitrage
En finance, on utilise le terme d’arbitrage pour définir le fait que l’on ne laisse
aucune place au jugement de valeur. Arbitrer signifie donc de choisir parmi plu-
sieurs stratégies similaires la plus avantageuse. Par extension, ce terme évoque la
possibilité de réaliser un gain sans risque. Une opportunité d’arbitrage se définit
comme une stratégie d’investissement financier qui, en combinant plusieurs opé-
rations, assure un profit et ne nécessite aucune mise de fonds initial.
Par exemple, pour les actions, un arbitrage peut avoir lieu lorsqu’une action est
listée sur des places boursières de deux pays différents. En raison de la différence de
taux de change pour chaque pays, le prix de l’action varie d’une place boursière
à l’autre. Par conséquent, en vendant une action sur une place boursière et en
l’achetant sur une autre, un investisseur peut réaliser un profit immédiat en tirant
parti de la différence de prix.
Cette hypothèse d’AOA entraîne une relation dite de parité entre Call et put
européens. Si le modèle se trouve dans une position AOA alors le prix d’une option
Call à l’instant t que l’on note Ct et le prix d’une option Put noté Pt d’échéance
T et de prix d’exercice K , il vérifie alors la parité Call-Put. Elle s’écrit telle
que :
Ct − Pt = St − Ke−r(T −t) (2.6)
où r est le taux d’intérêt et St le cours de l’actif sous jacent à l’instant t.
12
A l’instant t, on achète une option Call, on vend une option Put et on achète
une action (le raisonnement reste valable pour l’achat d’une obligation,...). De
plus dans notre portefeuille, on place Dt − Ke−r(T −t) pour l’horizon T. Ainsi la
valeur initiale de notre portefeuille est nulle i.e :
Vt = −Ct + Pt + St + Dt − Ke−r(T −t) (2.8)
Mais à l’instant T, le portefeuille garantit un flux qui est strictement positif :
VT = −(ST − K)+ + (K − ST )+ + ST + Dt er(T −t) − K
= K − ST − K + ST + Dt er(T −t) (Pour rappel : x+ − (−x)+ = x)
= Dt er(T −t) > 0
Ct − Pt = St − Ke−r(T −t)
13
2.3.3 Marchés viables et complets
Marchés viables
Marchés complets
14
Chapitre 3
3.1 Introduction
L’approche la plus pédagogique pour évaluer les options et actions, s’appuie
sur la représentation de l’évolution du cours de l’action par un arbre binomial.
Il permet donc de représenter les différentes trajectoires d’évolution d’un actif
financier ou d’un produit dérivé pendant la durée de validité de ce dernier.
Le modèle de l’arbre binomial est proposé par Cox, Ross et Rubinstein en 1979.
Le produit dérivé est évalué en temps discret en fonction des différentes trajec-
toires possibles de l’actif sous-jacent. La résolution repose sur une approche faisant
intervenir la notion de martingale dans un monde de type risque neutre.
En 1993, Hull montre que l’utilisation des arbres binomiaux permet la détermi-
nation des lettres grecques. Elles sont exprimés en fonction des prix de l’option,
des valeurs du sous-jacent, de la volatilité ou du temps selon les cas. Ces calculs
se font à différents noeuds de l’arbre suivant la date de calcul désirée.
15
3.2 Modèle d’arbre binomial à une période
3.2.1 Modèle théorique
16
Pour avoir un portefeuille sans risque, les deux valeurs doivent être égales :
S0 u δ − fu = S0 d δ − fd (3.1)
C’est à dire que :
fu − fd
δ= (3.2)
S0 (u − d)
La valeur de δ détermine le ratio de la différence des valeurs possibles de l’option
et de la différence des valeurs possibles de l’action.
Si on regarde à présent un portefeuille avec un taux sans risque noté r, sa valeur
actuelle est donc :
(S0 u δ − fu )e−rT (3.3)
Sachant que le coût de constitution du portefeuille est de S0 δ − f , on obtient :
S0 δ − f = (S0 u δ − fu )e−rT
=⇒ f = S0 δ(1 − u e−rT ) + fu e−rT
fu − fd
f = S0 (1 − u e−rT ) + fu e−rT
S0 (u − d)
fu (1 − u e−rT ) − fd (u e−rT − 1)
f=
u−d
Soit :
f = e−rT (pfu + (1 − p)fd ) (3.4)
et
erT − d
p= (3.5)
u−d
Ainsi, pour évaluer une option par un modèle binomial à une période, on utilise
les équations 3.4 et 3.5. Cependant, ce résultat n’est valable que dans le cas d’AOA.
3.2.2 Exemple
17
On représente les variations du cours de l’action par un arbre binomial à une
période :
18
3.3 Risque neutre
E(ST ) = p fu + (1 − p) fd
= p S0 u + (1 − p) S0 d
= S0 [p(u − d) + d]
rT
(e − d)(u − d)
= S0 +d
u−d
= S0 erT
Cela nous montre que l’évaluation risque neutre est correcte dans le modèle bino-
mial à une période.
On pourrait l’étendre à des modèles à plusieurs périodes mais l’hypothèse de l’uni-
cité de p n’est toutefois pas toujours vérifié. Ainsi, pour l’applique à un produit
dérivé, il faut tout d’abord calculer les différentes probabilités des payoffs qu’il
peut avoir dans un tel univers afin d’obtenir l’espérance de ses derniers pour l’ac-
tualiser au taux sans risque.
L’évaluation risque-neutre permet de simplifier notre domaine d’étude sans pour
autant avoir des résultats approximatifs.
19
3.3.1 Application de l’évaluation risque-neutre au modèle bino-
mial à une période
On va montrer dans cette section que l’évaluation risque-neutre nous donne des
résultats identiques sur l’exemple du modèle binomial à une période. Pour rappel,
nous avions l’arbre suivant :
20
3.4 Modèle d’arbre binomial à deux périodes
3.4.1 Modèle théorique
L’analyse que nous avons fait pour une période peut être étendue à un arbre
binomial à deux périodes.
Supposons que notre action possède un prix S0 et qu’à chaque période le cours de
l’action est soit multiplié par u (lorsque l’action se trouve dans un état up) ou d
(lorsque l’action se trouve dans un état down). Pour facilité la compréhension, on
représente les variations du prix de notre action et de son option dans un arbre
binomial à deux périodes.
21
On remarque que cette formule est cohérente avec le prince que nous avons énoncé,
celui de risque-neutre. La valeur de l’option est égale à son payoff espéré dans
l’univers risque-neutre mais actualisé au taux sans risque.
3.4.2 Exemple
22
3.5 Modèle à n-périodes
On peut construire un arbre à n-périodes sur le même modèle que la section
précédente. On pourra ainsi construire un arbre de type :
23
Chapitre 4
4.1 Introduction
Au début des années 1970, Fisher Black, Myron Scholes et Robert Merton ont
opéré une avancée majeure en matière d’évaluation d’options. Leurs contributions
ont donné lieu au célèbre modèle de Black, Scholes et Merton, plus largement
connu sous le nom de modèle de Black et Scholes.
Depuis la publication de leur travail en 1973, la finance et le marché boursier en
particulier ont connu un rebondissement important grâce au modèle présenté par
ces derniers.
L’idée de leur travail était de trouver un modèle mathématique du marché finan-
cier où les prix des actions sont des processus stochastiques en temps continu
contrairement au modèle binomial, modèle de Cox Ross-Rubinstein, conçu un
peu plus tard en 1979, qui les considère comme étant des processus stochastiques
évoluant en temps discret.
24
4.2 Notions stochastiques
4.2.1 Notation
On se place dans un modèle en temps discret avec un actif risqué dont n note
le cours à l’instant t St et un actif non risqué dont le cours est noté Rt , t varie
entre 0 et T .
On suppose que R0 = 1 et ∃ r > 0 tel que :
Rt = (1 + r)t 0 ≤ t ≤ T (4.1)
On peut définir l’actualisation du prix de l’actif risqué à l’instant t :
St
St = St (1 + r)−t = (4.2)
Rt
Une suite croissante (Ft )t est appelée filtration c’est à dire une suite croissante
de σ-algèbres incluses dans F.
Une suite (Xt )t adaptée si Xt est Ft mesurable ∀ 0 ≤ t ≤ T
Une suite (Xt )t prévisible si si Xt est Ft− mesurable ∀ 0 ≤ t ≤ T
Xt Rt + Yt St = Xt+1 Rt + Yt+1 St
⇐⇒ Vt+1 (X, Y ) − Vt (X, Y ) = Xt+1 (Rt+1 − Rt ) + Yt+1 (St+1 − St )
(4.5)
⇐⇒ Xt + Yt St = Xt+1 + Yt+1 St
⇐⇒ Vt+1 (X, Y ) − Vt (X, Y ) = Yt+1 (S t+1 − S t )
25
Ainsi un portefeuille Π est autofinancé si ∀1 ≤ t ≤ T :
t
X
Vt (X, Y ) = V0 (X, Y ) + (Xs ∆Rs + Ys ∆Ss ) (4.6)
s=1
4.2.4 Martingales
Temps d’arrêt
26
4.2.5 Processus de Wiener
27
A partir de cette définition, on peut déterminer la notion de processus de
Wierner standard lorsque σ = 1 et µ = 0.
N’importe quel processus de Wierner généralisé peut alors s’écrire comme :
Wt = µt + σZt (4.11)
où Zt est un processus de Wierner standard.
On utilise les processus de Wiener pour le prix d’une action pour plusieurs
raisons :
1. Le prix d’une action peut être perçue comme une particule que l’on soumet
à un bombardement constant de particules plus fines. Ces dernières repré-
sentant les échanges d’options par exemple.
2. Si on considère que les changement de prix de l’action résultent d’un nombre
suffisamment grand de facteurs plus ou moins indépendant, la modélisation
par une distribution normale semble plutôt réaliste
Cependant, le processus de Wiener peut prendre des valeurs négatives et l’espé-
rance de changement prix entre un instant t et s ne dépend pas du prix initial
(E(Wt − Ws ) = µ(t − s))) ce qui peut poser problème.
28
4.2.6 Lemme d’Itô
Processus de Itô
Produit de Itô
On peut alors définir une des notions de base pour le modèle de Balck et Scholes,
le Lemme de Itô : Soit Xt un processus de Itô de la forme :
dXt = u(t, ω)dt + v(t, ω)dWt
et g ∈ C 2 ([0, ∞[×R), alors Yt = g(t, Xt ) est aussi un processus d’Itô de la forme :
∂g ∂g 1 ∂ 2g
dY (t) = (t, Xt )dt + (t, Xt )dXt + 2
(t, Xt )(dXt )2
∂t ∂x 2 ∂x
Sous forme intégrale Xt est de la forme :
Z t Z t
X t = X0 + u(s, ω)ds + v(s, ω)dWs
0 0
on trouve alors :
g(t, Xt ) = g(0, X0 )
Z t
1 2 ∂ 2g
∂g ∂g
+ (s, Xs ) + u (s, Xs ) + v (s, Xs ) ds
0 ∂s ∂x 2 ∂x2 (4.16)
Z t
∂g
+ v (s, Xs )dWs
0 ∂x
29
Dans le cas d’un stock price, on a comme processus de Itô :
dSt = µSt dt + σSt dWt
On applique le Lemme de Itô avec g(t, S) = ln(S) :
∂g 1 ∂ 2g
dln(St ) = (t, St )dSt + 2
(t, St )(dSt )2
∂x 2 ∂x
1 1 1
= dSt − 2 (dSt )2
St 2 St
1
= µdt + σdWt − σ 2 dt
2
1
= µ − σ 2 dt + σdWt
2
30
4.3 Modèle de Black et Scholes
Hypothèses du modèle
Formules fermées
31
4.3.1 Extension du modèle
Une manière de démontrer cette formule est d’utiliser l’approche intégrale qui
consiste à utiliser la méthode d’évaluation risque-neutre et donc la valeur du
Call/Put européen.
Commençons par détailler le prix d’un Call (comme vu dans la section précé-
dente) :
Ct = e−rT Ep [(ST − K)+ 1{ST ≥K} ]
= e−rT Ep [ST 1{ST ≥K} ] − e−rT KEp [1{ST ≥K} ]
= e−rT Ep [ST 1{ST ≥K} ] − e−rT KP(ST ≥ K)
On doit donc déterminer l’expression de :
— Ep [ST 1{ST ≥K} ]
— P(ST ≥ K)
32
On se place dans le cas d’une probabilité risque neutre donc r représente le
rendement sans risque. Pour le deuxième terme, on a besoin de revenir à la
première hypothèse du modèle soit :dSt = µSt dt + σSt dWt , soit dans notre
cas :dSt = rSt dt + σSt dWt qui correspond au cas d’extension du modèle. En ap-
pliquant le Lemme d’Itô sur cette expression (voir les calculs section 4.2.7 Lemme
de Itô), on obtient :
1 2
!
r− σ t+σWt
St = S0 e 2
On remplace l’expression de St dans le calcul de la probabilité :
1 2
!
r− σ T +σWT
P(ST ≥ K) = P S0 e
2 ≥ K
1 2 K
=P r − σ T + σWT ≥ ln
2 S0
K 1 2
1 ln − r− σ T
S0 2
= P √
T W T ≥ √
σ T
1 1 S0 1 2
On pose G = √ WT et d2 = √ ln + r− σ T .
T σ T K 2
√
On a WT ∼ N (0, T ) =⇒ G ∼ N (0, 1) et −G = G d’après les propriétés de
la loi normale.
Donc :
P(ST ≥ K) = P(G ≥ −d2 )
= P(−G ≥ −d2 )
= P(G ≤ d2 )
= N (d2 )
où N (x) la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite.
33
À présent, occupons nous du terme : Ep [ST 1{ST ≥K} ]. Comme pour le calcul de
la probabilité, on remplace ST par la formule déterminée avec le Lemme d’Itô,
ainsi on obtient :
1 2
!
r− 2 σ T +σWT
Ep [ST 1{S ≥K} ] = S0 Ep e 1{S ≥K}
T T
1
!
√
r− σ 2 T +σ T G
= S0 Ep e
2 1{G≥−d2 }
1
!
√
r− σ 2 T +σ T G
=⇒ e−rT Ep [ST 1{ST ≥K} ] = e−rT S0 Ep e
2 1{G≥−d2 }
Z −x2 √ σ2
+σ T x− T 1
= S0 1{x≥−d2 } e 2 2 √ dx
R 2π
Z +∞
−1 √
(x−σ T )2 1
= S0 e 2 √ dx
−d2 2π
Z +∞
−x2 1
= S0 √ e 2 √ dx
−d2 −σ T 2π
Z +∞
−x2 1
= S0 e 2 √ dx
−d1 2π
Z d1
−x2 1
= S0 e 2 √ dx
−∞ 2π
= S0 N (d1 )
√
où d1 = d2 + σ T .
34
4.4 Équations de Black et Scholes
4.4.1 Formulation des équations
4.4.2 Démonstration
On définit la fonction du prix dérivé g(t, x). Par exemple on peut avoir g(t, St ) =
(St − K)+ . On note C(t) = g(x, S(t)). Par le Lemme d’Itô, on obtient :
35
Si on remplace on a :
1 ∂ 2g
∂g ∂g 2 2 ∂g
(t, S(t)) + (t, S(t))µS(t) + 2
(t, S(t))σ S(t) dt + (t, S(t))σS(t)dW (t)
∂t ∂x 2 ∂x ∂x
= φµS(t)dt + φσS(t)dW (t) + ψrRdt
On peut par identification déterminer le deux formules suivantes :
2
∂g (t, S(t)) + ∂g (t, S(t))µS(t) + 1 ∂ g (t, S(t))σ 2 S(t)2 = φµS(t) + ψrR
∂t ∂x 2 ∂x2
∂g
(t, S(t))σS(t) = φσS(t)
∂x
Donc :
2
∂g (t, S(t)) + 1 ∂ g (t, S(t))σ 2 S(t)2 = ψrR
∂t 2 ∂x2
∂g (t, S(t)) = φ
∂x
Or :
∂g
ψR = C − φS = g(t, S(t)) − (t, S(t)S(t)
∂x
L’équation devient :
∂g 1 ∂ 2g 2 2 ∂g
(t, S(t)) + (t, S(t))σ S(t) = rg(t, S(t)) − r (t, S(t)S(t)
∂t 2 ∂x2 ∂x
Après simplification, la fonction g(t, S(t) doit satisfaire l’équation aux dérivées
partielles :
∂g ∂g 1 ∂ 2g
(t, S(t)) + r (t, S(t)S(t) + 2
(t, S(t))σ 2 S(t)2 = rg(t, S(t))
∂t ∂x 2 ∂x
36
4.5 Volatilité historique et Volatilité implicite
4.5.1 Volatilité historique
En connaissant le prix du marché pour une option, il est possible d’obtenir une
valeur unique pour la volatilité. Il suffit de trouver la volatilité notée σimp telle
que l’estimation donnée par le modèle de Black et Scholes corresponde à celle
du marché. Cette valeur est appelée volatilité implicite. Plus généralement, la
volatilité implicite d’une option est la volatilité permettant de compléter le modèle
de Black et Scholes pour donner le prix réel de l’option sur le marché.
Dans le cas où σ est déterministe dépendante du temps (σt ), on a la relation
suivante : Z T
2 1
σimp = σs2 ds (4.26)
T −t t
La volatilité implicite est très utilisée pour le calcul des ratios de couverture
des options européennes.
37
Chapitre 5
5.1 Introduction
Le modèle de Black et Scholes définit la valeur théorique d’une option de type
européen. Mais la gestion précise d’une telle option a besoin de plus d’outils : les
grecques. Les grecques ou grecques sont des indicateurs de gestion qui permettent
d’anticiper la manière dont va évoluer une option en fonction des possibles modi-
fications des paramètres et variables auxquels elle est liée.
Dans le modèle de Black et Scholes, les grecques les plus utilisés sont les suivants :
— Delta
— Vega
— Gamma
— Theta
— Rhô
5.2 Delta
Le Delta mesure la sensibilité du prix par rapport aux variations du cours du
sous-jacent. Il fournit une information sur la variabilité de l’option mais aussi sur
la probabilité d’exercer l’option. Enfin, elle représente la quantité d’actifs supports
dans le portefeuille de couverture.
Le Delta d’un Call/Put européen dans le modèle de Black et Scholes est donné
par :
∆(Ct ) = N (d1) > 0 (5.1)
∆(Pt ) = N (d2) − 1 < 0 (5.2)
38
Graphiquement on obtient les courbes suivantes :
5.2.1 Démonstration
On démontre cette formule dans le cas d’un Call européen. Pour les calculs, on
a besoin de rappeler quelques notions :
St
σ2
ln + r+ T 2
K
d1 = √
Tσ
St σ2
ln + r− 2 T
K
d2 = √
σ T
√
=⇒ d2 = d1 − σ T
∂d2 ∂d2
=⇒ =
∂S ∂S
39
Par définition du Delta, on a en utilisant le modèle de Black et Scholes :
∂C
∆(Ct ) =
∂S
∂N (d1 ) ∂N (d2 )
= N (d1 ) + S − Ke−rT
∂S ∂S
∂N (d1 ) d1 ∂N (d2 ) d2
= N (d1 ) + S − Ke−rT
∂d1 ∂S ∂d2 ∂S
∂d1 SerT ∂d2
= N (d1 ) + SN (d1 ) − Ke−rT N (d1 )
∂S K ∂S
= N (d1 ) > 0
5.3 Gamma
Le Gamma peut être vu comme la sensibilité du Delta , la convexité du prix
d’une option en fonction du cours du sous-jacent.
Le Gamma d’un Call/Put européen dans le modèle de Black et Scholes est donné
par :
N 0 (d1 )
Γ(Ct ) = Γ(Pt ) = √ >0 (5.3)
Sσ T
40
5.3.1 Démonstration
On démontre cette formule dans le cas d’un Call européen. Par définition du
Gamma , on a en utilisant le modèle de Black et Scholes :
∂∆
Γ=
∂S
∂ 2 Ct
=
∂S 2
∂N (d1 )
=
∂S
∂N (d1 ) ∂d1
=
∂d1 ∂S
N 0 (d1 )
= √
Sσ T
5.4 Vega
Le Vega est la sensibilité du prix d’un Call/Put à une petite variation de la
volatilité du sous-jacent. Le Vega d’un Call / Put européen dans le modèle de
Black-Scholes est identique et est donné par :
√
ϑ(Ct ) = ϑ(Pt ) = SN 0 (d1 ) T > 0 (5.4)
Graphiquement on obtient la courbe suivante :
41
5.4.1 Démonstration
On démontre cette formule dans le cas d’un Call européen. Par définition du
Vega , on a en utilisant le modèle de Black et Scholes :
∂Ct
ϑ(Ct ) =
∂σ
∂N (d1 ) ∂N (d2 )
=S − kE −rT
∂σ ∂σ
∂N (d1 ) ∂d1 ∂N (d2 ) ∂d2
=S − kE −rT
∂d1 ∂σ ∂d2 ∂d2
√
= SN 0 (d1 ) T
5.5 Thêta
Le Thêta est la sensibilité du prix d’un Call/Put à une petite variation de la
maturité de l’option. Dans le modèle de Black et Scholes, le Thêta d’un Call/Put
est donné par :
SN 0 (d1 )σ
Θ(Ct ) = − √ − rKe−rT N (d2 ) < 0 (5.6)
2 T
SN 0 (d1 )σ
Θ(Pt ) = − √ + rKe−rT N (−d2 ) (5.7)
2 T
5.6 Rhô
Le Rhô est la sensibilité du prix d’un Call/Put à une petite variation du taux
sans [Link] le modèle de Black et Scholes, le Rhô d’un Call/Put est donné
par :
ρ(Ct ) = T Ke−rT N (d2 ) > 0 (5.8)
ρ(Pt ) = −T Ke−rT N (−d2 ) < 0 (5.9)
42
5.7 Résumé des formules théoriques
Dans le cas du Call et du Put (de prix d’exercice K et d’échéance T ) les valeurs
des grecques à t = 0 sont données par le tableau suivant :
Call Put
∆ N (d1) N (d2) − 1
1 1
Γ √ N 0 (d1 ) √ N 0 (d1 )
Sσ T Sσ T
√ √
ϑ N 0 (d1 ) T N 0 (d1 ) T
Sσ Sσ
Θ √ N 0 (d1 ) − rKe−rT N (d2 ) − √ N 0 (d1 ) + rKe−rT N (−d2 )
2 T 2 T
ρ T Ke−rT N (d2 ) −T Ke−rT N (−d2 )
Table 5.1 – Valeurs des lettres grecques dans le cas d’un Call et d’un Put européen
5.8.1 Delta
Le delta est la plus importante des grecques. Il porte sur la variation du prix
d’une option par rapport à la variation du prix de la valeur sous-jacente. Le delta
mesure donc l’amplitude de la variation de la prime d’option en cas de hausse
ou de baisse de l’action sous-jacente. Une fluctuation de la valeur sous-jacente
correspond de manière standard à une augmentation ou une baisse de 1 point.
43
On observer le comportement du Delta dans le cas d’un Call mais pour les
options Put, le fonctionnement est similaire sauf que le Delta dans le cas d’un
Put est toujours négatif.
5.8.2 Gamma
Figure 5.4 – Zone de fluctuation de la valeur sous-jacente d’une option Put position long
44
5.8.3 Vega
Le Vega varie selon le prix d’exercice et la durée d’une option. Une option à
court terme est moins sensible aux changements de la volatilité qu’une option
à long terme. Il correspond à la variation d’un point de la volatilité implicite
de l’option. La volatilité implicite correspond à la variation prévue d’une option
jusqu’à son échéance.
5.8.4 Thêta
45
Chapitre 6
6.1 Introduction
Dans cette partie, on cherche à calculer numériquement les lettres grecques,
parmi celle présentées dans le chapitre précédent, on ne traitera que le cas du
Delta et Gamma (en traitant le Gamma on obtient très facilement le Vega en
utiliant la formule (5.5)).
46
6.2 Méthode de Monte Carlo
6.2.1 Principe de la méthode
La méthode de Monte Carlo est une des techniques les plus générales pour
le ricng d’options. Le principe de cette méthode repose essentiellement sur l’uti-
lisation de la Loi des Grands Nombres (9.1) pour évaluer l’espérance des gains à
maturité de l’option.
Soit t = t0 < t1 < ... < tn = T une subdivision de [t, T ]. On va donc chercher
à simuler une trajectoire de St en les points de la subdivision, i.e on cherche la loi
du processus discret (Sti )i=0,...,n .
Pour un pas ∆t, on a :
1
!
r− σ 2 ∆t+σ(Wt+∆t −Wt )
St+∆t = St e 2 (6.1)
√
Or d’après (4.10), si Gt = Wt+∆t − Wt alors ∆tGt ∼ N (0, 1)
Donc :
1 2
!
√
r− σ ∆t+σ ∆tGt
St+∆t = St e 2 (6.2)
La méthode de Monte Carlo consiste donc à générer des nombres aléatoires selon
une distribution normale, les insérer dans l’équation (6.2) et calculer la valeur de
l’option à maturité.
47
En répétant cette opération un grand nombre de fois, la moyenne des valeurs
obtenues va converger vers l’espérance des payoff, qu’il suffira d’actualiser pour
obtenir le prix de l’option :
n
−rT 1 X
Ct = e Ep [(ST − K) ] ≈ e−rT
+
(STi − K)+
n i=1
n (6.3)
−rT + 1 −rT X
Pt = e Ep [(K − ST ) ] ≈ e (K − STi )+
n i=1
On pose :
−rT +
F (t, x) = e Ep [(S(x, t) − K) ]
Pour un Call : avec S(x, t)vérifie (4.18) de condition initiale S0 = x
g(x, K) = (x − K)+ = max(x − K, 0)
−rT +
F (t, x) = e Ep [(K − S(x, t)) ]
Pour un Put : avec S(x, t)vérifie (4.18) de condition initiale S0 = x
g(x, K) = (K − x)+ = max(K − x, 0)
48
6.2.4 Erreur de la méthode
49
6.3.3 Algorithme de calculs
6.4.2 Inconvénients
50
Chapitre 7
Implémentation
Afin de tester notre modèle de calcul des lettres grecques, on se propose d’im-
plémenter les deux algorithmes sous le logiciel R.
51
7.2 Représentation des lettres grecques : méthode
théorique
Maintenant, on veut observer le comportement des lettres grecques en utilisant
les formules théoriques et ainsi retrouver les courbes représentatives.
On exécute donc le code suivant 9.2, on peut observer ses différentes sorties :
Figure 7.2 – Représentation de la valeur Delta dans le cas d’une option Call et Put
Figure 7.3 – Représentation de la valeur Gamma dans le cas d’une option Call et Put
Figure 7.4 – Représentation de la valeur Vega dans le cas d’une option Call et Put
52
On retrouve bien les courbes représentatives des lettres grecques cependant avec
un léger décalage que l’on observe surtout pour le Gamma et Vega. Ce décalage
est du à nos choix de paramètres, en effet on s’est placé dans le cas d’un actif
risqué avec une volatilité constante ce qui peut expliqué que le maximum de la
valeur n’est pas atteint pour le prix d’exercice mais un peu avant.
On exécute donc le code suivant 9.3, on peut observer ses différentes sorties :
Figure 7.5 – Représentation des lettres grecques dans le cas d’une option Call par la méthode de Monte Carlo
53
On peut voir que les valeurs expérimentales des grecques fluctuent autour de
leurs valeurs théoriques ici représentée en pointillé rouge. Les valeurs sont bornées :
— Pour le Delta dans l’intervalle [0, 1] ce qui est cohérent avec la définition de
Delta.
— Pour le Gamma dans l’intervalle [0, 0.04]. Cette première observation semble
déjà indiquée la précision de nos résultats.
— Pour le Vega dans l’intervalle [0, 0.4] ce qui encore une fois est un intervalle
relativement étroit.
Dans la globalité, cette méthode pour le cas d’un Call donne des résultats
concluant et précis.
54
7.3.2 Cas d’une option Put
On réalise un code quasiment similaire à celui 9.3 en modifiant les formules des
lettres grecques pour les adaptées au cas d’un Put. On ne s’intéressera qu’a la
valeur de Delta qui possède une valeur différentes dans le cas d’un Call et d’un
Put.
On obtient la sortie suivante :
Figure 7.6 – Représentation de Delta dans le cas d’une option Put par la méthode de Monte Carlo
L’interprétation est la même que pour le cas d’un Call, on obtient un écart
moyen avec la valeur théorique de 0.1936565 ce qui est légèrement plus grand que
pour le cas du Call mais reste tout à fait acceptable.
55
7.4 Représentation des lettres grecques : méthode
de Monte Carlo et des Différences finies
On se représente à présent la seconde méthode celle qui lie la méthode de Monte
Carlo pour déterminer le prix du Call puis la détermination des valeurs des lettres
grecques par méthodes des différences finies.
Figure 7.7 – Représentation des lettres grecques dans le cas d’une option Call par la méthode de Monte Carlo
et des Différences finies
Les écarts sont plus élevés que dans la méthode précédente mais le choix des
paramètres peut énormément influencer une méthode.
56
7.4.2 Cas d’une option Put
Figure 7.8 – Représentation de Delta dans le cas d’une option Put par la méthode de Monte Carlo et des
Différences finies
L’interprétation reste la même que pour le cas du Call cependant on voit que
le Delta expérimentale a une valeur bien plus forte que celui théorique il reste
négatif mais les fluctuations se font loin de la valeur théorique. Malgré tout on
obtient un écart de 0.2335266.
57
7.5 Influence des paramètres dans la méthode de
Monte Carlo et des Différences finies
Comme on a pu voir les paramètres peuvent énormement influencer notre mo-
dèle, on s’intéresse donc à deux d’entre eux :
— le nombre d’itérations dans la simulation
— le pas de temps
Figure 7.9 – Représentation des lettres grecques selon l’influence du nombre d’itérations
On remarque que les deux lettres grecques semblent converger vers une valeur :
— Pour le Delta la convergence est certaine mais pas vers la valeur théorique
comme on avait pu le voir précédemment, on a un décalage entre la valeur
théorique et expérimentale. Cela pourrait peut-être s’expliquer par un mau-
vais calibrage de notre modèle de simulations.
58
7.5.2 Influence du pas de temps h
Figure 7.10 – Représentation des lettres grecques selon l’influence du pas de temps
Les deux lettres grecques ont un comportement totalement différents par rap-
port à ce paramètre. Le Gamma devient de plus en plus faible lorsque le pas de
temps est important alors que le Delta n’a aucun effet sur la valeur de h. La va-
leur mise au carré dans le dénominateur du Gamma pour le calcul des Différences
Finies explique ce résultat et cet impact.
59
Chapitre 8
Conclusion
A travers ce projet, on a pu voir différentes notions mathématiques dans le cadre
financier du marché des produits dérivés. La connaissance des lettres grecques
dans l’évaluation des options financières permet l’anticipation de l’évolution des
différents risques en fonction de l’environnement du marché ce qui est primordiale
pour éviter des pertes trop importantes.
Afin de comprendre au mieux l’utilisation des lettres grecques dans les stratégies
de marché, on s’est donné, dans le cadre de ce projet, d’étudier différents modèles
d’évaluations :
Si dans la globalité les résultats étaient assez concluant, il aurait été intéres-
sant de pousser un peu plus loin les calculs afin de proposer un modèle avec un
meilleur paramétrage mais aussi le tester avec d’autres types d’options telles que
les options américaines ou exotiques. On aurait pu également proposer une va-
riante pour la méthode de Différences Finies en faisant intervenir le poids dans le
calculs et par ce fait utiliser les techniques du calcul de Malliavin.
Grâce à ce projet, j’ai pu acquérir une certaine ouverture spécifique sur les
outils financiers et le princing d’options sans oublier la base mathématique qui se
cache derrière ses concepts.
60
Ce fut un projet enrichissant par la diversité des thèmes abordés à la fois très
théoriques et pratiques permettant une bonne compréhension de notions parfois
complexe.
J’ai toutefois une légère frustration vis-à-vis de cette étude : le manque de temps
pour aller plus loin dans la simulation et l’implémentation d’autres options qui
auraient été à mon sens très instructif.
61
Chapitre 9
Annexe
9.1 Loi des Grands Nombres
La Loi des Grands Nombres stipule que si Yn est une séquence de variables
aléatoires identiquement distribuées et indépendantes, alors on a la relation sui-
vante :
N
1 X
lim Yj = E(Y ) (9.1)
N →∞ N
j=1
La loi de Zn converge vers la loi normale N (0, 1), c’est-à-dire que pour tout a < b :
Z b
1 2
lim P[a < Zn < b] = √ e−x /2 dx (9.2)
n→∞ a 2π
62
9.3 Code R
9.3.1 Représentation de l’option Call/Put
63
9.3.2 Représentation théorique des lettres grecques
64
9.3.3 Calculs des lettres grecques avec la méthode de Monte Carlo
dans le cas d’un Call
1 #I n i t i a l i s a t i o n
2 # N e t t o y a g e de l e s p a c e de t r a v a i l
3 rm ( l i s t =l s ( ) )
4
5 #I n i t i a l i s a t i o n
6 S0=100 #v a l e u r i n i t a l e du s o u s j a c e n t
7 S=105 #v a l e u r du s o u s j a c e n t a l i n s t a n t T
8 K=103 #p r i x d e x e r c i c e
9 Tf=1 #temps f i n a l
10 h=10 #pas de temps
11 r =0.08 #taux d i n t e r e t
12 sigma =0.15 #v o l a t i l i t e
13 N=800 #nombre de s i m u l a t i o n s
14
15 d e l t a e x p = r e p ( 0 ,N)
16 gamaexp= r e p ( 0 ,N)
17 vegaexp=r e p ( 0 ,N)
18
19 #C a l c u l v a l e u r t h e o r i q u e :
20 d1=( l o g ( S/K) +( r +(sigma ^2) ∗ 0 . 5 ) ∗ Tf ) / ( sigma ∗ s q r t ( Tf ) )
21 d2=( l o g ( S/K) +(r −(sigma ^2) ∗ 0 . 5 ) ∗ Tf ) / ( sigma ∗ s q r t ( Tf ) )
22 d e l t a t h e o=pnorm ( d1 )
23 gamatheo = ( exp ( −0.5 ∗ ( d1 ^2) ) / ( s q r t ( 2 ∗ p i ) ) ) / ( S∗ sigma ∗ s q r t ( Tf ) )
24 v e g a t h e o=s q r t ( Tf ) ∗ ( exp ( −0.5 ∗ ( d1 ^2) ) / ( s q r t ( 2 ∗ p i ) ) )
25
26 #S i m u l a t i o n du p r i x du s o u s j a c e n t par l a methode d e s de Monte C a r l o
27 #F o n c t i o n pour l e c a l c u l du p r i x du s o u s j a c e n t
28 P r i x s o u s j a c e n t<− f u n c t i o n ( r , sigma , h , S0 ,N) {
29 #I n i t i a l i s a t i o n
30 G=rnorm (N)
31 S=r e p ( 0 ,N)
32 # N s i m u l a t i o n de ST
33 f o r ( i i n 1 :N) {
34 S [ i ]= S0 ∗ exp ( ( r −(0.5 ∗ sigma ^2) ) ∗h+sigma ∗ s q r t ( h ) ∗G[ i ] )
35 }
36 return (S)
37 }
38
39 #### C a l c u l s de Gamma D e l t a a v e c Monte C a r l o ####
40 Sexp=P r i x s o u s j a c e n t ( r , sigma , h , S0 ,N)
41 f o r ( i i n 1 :N) {
42 d1=( l o g ( Sexp [ i ] /K) +( r +(sigma ^2) ∗ 0 . 5 ) ∗ Tf ) / ( sigma ∗ s q r t ( Tf ) )
43 d2=( l o g ( Sexp [ i ] /K) +(r −(sigma ^2) ∗ 0 . 5 ) ∗ Tf ) / ( sigma ∗ s q r t ( Tf ) )
44 d e l t a e x p [ i ]=pnorm ( d1 )
45 gamaexp [ i ] = ( exp ( −0.5 ∗ ( d1 ^2) ) / ( s q r t ( 2 ∗ p i ) ) ) / ( Sexp [ i ] ∗ sigma ∗ s q r t ( Tf ) )
46 vegaexp [ i ]= s q r t ( Tf ) ∗ ( exp ( −0.5 ∗ ( d1 ^2) ) / ( s q r t ( 2 ∗ p i ) ) )
47 }
48
49 #c a l c u l de l e r r e u r :
50 #D e l t a :
51 mean ( abs ( d e l t a e x p −d e l t a t h e o ) )
52 #Gamma
53 mean ( abs ( gamaexp−gamatheo ) )
54 #Vega
55 mean ( abs ( vegaexp−v e g a t h e o ) )
Listing 9.3 – Calculs des lettres grecques avec la méthode de Monte Carlo dans le cas d’un Call
65
9.3.4 Calculs des lettres grecques avec la méthode de Monte Carlo
et des Différences finies dans le cas d’un Call
Listing 9.4 – Calculs des lettres grecques avec la méthode de Monte Carlo et des Différences finies dans le cas
d’un Call
66
9.3.5 Influence du nombre d’itérations sur la méthode de Monte
Carlo et des Différences finies
Listing 9.5 – Influence du nombre d’itérations sur la méthode de Monte Carlo et des Différences finies dans le
cas d’un Call
67
9.3.6 Influence du pas de temps sur la méthode de Monte Carlo
et des Différences finies
Listing 9.6 – Influence du pas de temps sur la méthode de Monte Carlo et des Différences finies dans le cas d’un
Call
68
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70