CH3 : La liberté
Question : « être libre, est-ce ne rencontrer aucun obstacle ? »
Intro :
la liberté, si difficile à définir, constitue pourtant pour chacun d’entre nous une expérience
ou tout au moins une représentation aussi familière que discutable. Dés lors « être libre,
est-ce ne rencontrer aucun obstacle ? »
D’une part, être libre ce serait ne pas être esclave ou prisonnier. En effet le terme latin
« liber » signifie : ne pas être lié et contraint à quelque chose contre son grès. En ce sens
l’obstacle peut être extérieur (la maître qui enchaîne l’esclave avec un boulet ou bien la
prison, etc.). D’autre part, agir contre son grès ce n’est pas seulement obéir à des lois,
c’est aussi parfois être empêché de faire ce que l’on souhaiterais réaliser. L’obstacle est
une limite, une contrainte qui est d’abord extérieur mais qui peut être intérieur, et donc
mentale, est-ce le cas ?
Ainsi, le problème sera d’envisager les différents obstacles qui s’opposent à mon action
personnelle (libre) et d’envisager de pouvoir agir pleinement à son grès.
Nous verrons d’une part, l’absence d’obstacle et ses conséquences pratique puis s’il est
possible d’obéir à des lois physique et sociale tout-en gardant sa liberté. Enfin nous
verrons comment les limites peuvent s’intégrer dans nos choix et nous rendre
responsable.
I- Est-il possible de ne rencontrer aucun obstacle
a. L’absence de contrainte = « l’acte gratuit »
Tout d’abord, l’opinion commune exprime le fait d’être libre comme le fait de faire tout ce
qui me plaît, suivre mes envie. La définition semble bonne, mais sa mise en œuvre
semble compliqué. Or, nos expériences depuis l’enfance sont souvent celle de la
frustration lorsqu’on nous dis « non ce n’est pas l’heure du goûter ». En effet Françoise
Dolto exprime que l’éducation procède par des refus qui vont structurer le quotidien et le
mental de l’enfant. Selon la psychologue cette structuration serait bonne même si elle est
parfois vécu difficilement voir douloureusement par l’enfant et l’adulte
En outre, dans le monde fictif ou imaginaire, il est possible de ne jamais rencontrer de
« non », de limite, et d’être tout puissant. En imagination, c’est possible. Ainsi Lafcadio,
personnage principale du roman Les caves du Vatican de André Gide, personnage jeune,
riche, et beau. Ce soir là il voyageait dans un train, dans son compartiment un voyageur
âgé du nom de Fleurissoir lui faisait face, « le col monté et boutonné, le visage poudré »
l’homme semblait fatigué ou malade. Le jeune homme cherche à entrer en contacte puis
lui touche l’épaule pour le réconforter, il ouvre la fenêtre, et ouvre la portière et le pousse
et fait chuter l’homme du train qui passait sur un pont, sa chute est fatale. Lafcadio a fait
cela « juste comme ça », mais il commit un crime non prémédité certes, sans mobile
(argent, vengeance, amour...) et sans avantage personnel, au contraire il sera poursuivi et
inquiété par la police.
Donc l’acte gratuit est un acte qui est irréfléchi voire absurde, il a plus perdu que que
gagner. Voulait-il prouver sa liberté ou bien exprimer son mal-être ? Cela est difficile à dire,
le texte ne conclue pas.
b. La liberté totale est une illusion.
Tout d’abord, « avoir le choix », c’est à dire exercer son libre arbitre serait synonyme de
liberté concrètement. Cependant, choisir n’est pas toujours aussi simple qu’il n’y paraît. En
effet l’âne de Buridan (fable du XIVe siècle de Jean de Buridan), il rentrai d’une dure
journée de labeur et vit une grande bassine d’eau à droite de l’étable et à gauche, un
picotin d’avoine, il était à égale distance des deux, il réfléchit, hésita, et ne su que choisir
entre boir et manger… il hésita tant qu’il en mourut. Trop d’hésitation paralyse l’action,
mais il est tout autant important de réfléchir avant d’agir. Dans ce texte, la fable illustre
l’homme qui serait indécis. Il réfléchit trop ou mal, et est paralysé dans son action, car la
vrai animal aurait suivit son instinct : naturel de boire puis manger dans ce cas-là. Dans le
texte numéro un, Il exprime l’hésitation et parle de : « cette indifférence... » (l.1 et 2) qui
m’empêche de choisir correctement à l’instar de l’âne de Buridan.
Dans le texte 1, Descartes montre qu’il y a des niveaux de liberté. Tout d’abord (l.1 et 2), le
premier ou « plus bas » qui correspond à l’indécision puis un degré plus élevé qui provient
de la connaissance (l.3 à 5). En effet, plus nous connaissons plus nous serions capable
d’être libre, tel est la thèse du texte. Or tout connaître, est-ce possible ? Faut il être
omniscient ?
II. Le déterminisme est-il compatible avec la liberté ?
a. La liberté éclairée est supérieure à la liberté d’indifférence.
Tout d’abord, l’hésitation ne peut produire un acte libre, il empêche de choisir, à l’instar de
l’âne de Buridan. En effet, l’âne avait le choix extérieurement, rien ne l’a contraint ni même
influencé. Or c’est en lui qu’un obstacle à pus surgir, qui l’a rendu hésitant et indécis. Donc
l’hésitation peut être considéré comme un obstacle intérieur, qui bloque le choix. Il est
possible d’affirmer que l’âne a perdu le sens de ses besoin vitaux, il ne sait plus
hiérarchiser ces derniers, il ignore ce qui est urgent pour lui en situation. Ainsi Descartes à
raison d’associer la liberté et la connaissance en montrant que plus on connais sois même
et l’environnement, et plus nos choix seront ajusté et efficace. Par ailleurs, Descartes
développera le concept de liberté éclairée, qui renvoie aux choix que je pose en toute
connaissance de cause. La « lumière » (éclairé) correspond métaphoriquement à la
connaissance et la liberté renvoie au choix que permet le « libre-arbitre ». Ainsi notre
« libre-arbitre », qui est une faculté humaine (qui associe intelligence et volonté), et qui
permet une réflexions puis une action, on parle alors de liberté éclairée. Par contre,
lorsqu’on est est indifférent, c’est par ce que l’on ne sait pas choisir, soit on hésite, soit on
ne se sent pas concerné et on attend que ça passe. Dans ce cas, la vie ou les autres
choisiront pour nous, ce qui est de fait une attitude passive.
b. La liberté est autonomie, pouvoir de se déterminer soi-même.
Tout d’abord, les hommes sont doué intelligence et donc de libre-arbitre, c’est à dire qu’ils
sont autonome et peuvent contrarier les lois de la nature. D’une part ils peuvent leurs
envie, comme l’idée du régime, mais aussi maîtriser les éléments naturels extérieur par la
technique, on construit des barrages ou des avions qui défis les lois de l’apesanteur.
Dans cette double maîtrise, l’homme gagne en liberté. Cependant est-il lucide sur sa vrai
liberté ou bien se fait-il illusion ? Tel est la question que pose Spinoza dans le texte 2.
Dès le début du texte, l’auteur explique une expérience commune, celle du repentir(l.1 à
4). En effet, il s’agit de prendre conscience d’une chose que l’on aurait ratée ou mal
effectuée (erreur, faute, voir péché), se repentir s’apparente à un regret, quelque chose
qu’on aimerait réparer ou ne plus faire, et on aimerait s’améliorer. Et cela est vrai sur le
plan humain, une erreur en orthographe ou en mathématique, cette erreur une fois
comprise et intégrer nous permet de prendre conscience et de progresser. L’erreur est
objective, factuelle, et appartient à notre expérience humaine, comme on le dit : « l’erreur
est humaine »(à la différence des machines qui sont programmé pour ne pas faire
d’erreur). La faute à une connotation morale, elle vise la distinction bien/mal. Mal agir,
conformément à des valeur établie et connue. Le péché, lui, concerne la religion, où il
s’agit d’obéir a des lois dicté par dieu ou des intermédiaire, et la tradition propre à la
religion dont on parle. Ainsi, être libre c’est prendre conscience qu’on a agis par sois
même et non pas par l’influence d’un besoin ou d’une loi qui nous contraint et nous
détermine. En effet, les exemple du texte 2 et surtout le petit enfant, montrent que nous
confondons parfois un besoin et un choix libre. Le lait (l.5) est un besoin, c’est évident. De
plus les autres exemples du texte comme la colère, la peur ou l’ivresse, montrent des
situation dans lesquelles on agit sous influence, sans être maître de soi. La liberté est
empêché par la passion ou la drogue. L’auteur conclu son texte en affirmant que l’homme
subit un déterminisme, c’est-à-dire que nous sommes déterminé par des lois naturelles qui
viennent du corps, et par des lois sociales et politique dont Spinoza ne parle pas dans cet
extrait. Spinoza, soutient la thèse du déterminisme en soulignant notre manque de
connaissance des vrais motifs de nos actions (Ils sont conscient de leurs actions et
ignorants). Ainsi l’homme serait moins libre concrètement que ce qu’il pourrait penser ou
croire, comme le dit Spinoza. Dés lors, être libre ne serait possible qu’a condition de
connaître ce qui me limite réellement, je pourrait alors l’intégrer dans mes choix ou du
moins ne pas me penser totalement libre.
[Link] liberté comme responsabilité définit l’homme comme projet
a. L’homme n’existe que comme projet
Tout d’abord, être libre c’est faire un choix et le mettre en œuvre concrètement. Or cela
suppose d’être conscient des possibilités et de se souvenir des expériences passées.
Pour se déterminer, c’est-à-dire choisir, la conscience est nécessaire. [Link] disait
que la conscience est comme un pont jeté(accroché) entre le passé et l’avenir. C’est par
ce que je me souvient, que je peut anticiper et choisir des moyens en vue d’un objectif
retenu. Cette capacité permettrait d’être libre selon Simone Weil. La thèse de l’auteur
consiste à dire que l’homme perdrait sa dignité s’il perd sa capacité de choix et de
concrétisation. En effet, « la faculté d’agir » (l.8) fait la grandeur de l’homme, et cela
malgré les difficultés de réalisation de son projet. Dans le texte, les termes de douleur,
échec renvoient aux différents obstacles que le projet choisit peut rencontrer, cela fait
partie de la vie et peut même être formateur. Le principal c’est de savoir s’adapter et
développer de meilleures stratégies à l’avenir. Donc l’homme libre est celui qui est capable
de se projeter (se déterminer) et apprendre de ses erreurs voir même de ses échecs.
b. Mais il à une responsabilité absolue
Tout d’abord, exercer son libre arbitre, c’est-à-dire savoir se déterminer, engendre des
responsabilités. On a agit par sois même dans un but connu qui nous semblait bon sans
quoi on ne l’aurait pas fait à moins d’être contraint. Pour Sartes, le choix personnel porte
une dimension collective puisqu’il m’engage dans une direction. Concrètement, construire
sa vie, c’est montrer un exemple, un chemin, que d’autre pourront prendre, c’est partager
des convictions morales : idée de valeur (l.5). C’est pourquoi Sartes dit que cela « engage
l’humanité entière » (l.7-8) nos choix ont un effet sur autrui et l’environnement, de prés ou
de loin, à court ou long terme. En outre, Sartre insiste sur notre condition existentielle :
« l’homme est condamné à être libre » cela semble contradictoire mais ne pas choisir,
c’est encore choisir par paresse ou par « mauvaise fois » on ne prend pas de décision, on
ne se sent pas concerné.
Donc il faut absolument accepter sa liberté, et sans saisir a chaque fois que nous le
pouvons réellement. Ne pas fuir ses responsabilités