Propriétés des Rayonnements Ionisants
Propriétés des Rayonnements Ionisants
❑ Radioactivité alpha 𝛼 A
Z → ZA−−42Y +
X ⎯⎯
M (Y )
L'énergie de la particule α E = Ed
M (Y ) + M ( )
Le spectre de rayonnement α est constitué d'une raie unique dont l'énergie est à peine
inférieure à l'énergie disponible. En pratique, L'énergie des particules α émises s’échelonne
entre 4 𝑒𝑡 9 𝑀𝑒𝑉.
2 .La radioactivité par interaction faible (isobarique)
❑ Radioactivité −
Dans la matière, le positon perd peu à peu son énergie cinétique par freinage de type
électrostatique avec les nuages électroniques des atomes environnants.
Lorsque sa vitesse est suffisamment faible, il s'annihile avec un électron du milieu en
émettant deux photons . Compte tenu de la quantité de mouvement très faible de
l'électron et du positon à l'instant de l'annihilation, l'émission des deux photons se
fait en coïncidence, c'est-à-dire que ces deux photons partent dans deux directions
opposées (faisant en fait un angle proche de 180°). L'énergie emportée par chacun de
ces deux photons est égale à l'équivalent énergétique de la masse d'un électron (ou
d'un positon), soit E = mc 2 = 511Kev .
❑ Radioactivité + A
Z → Z −A1Y + e+ +
X ⎯⎯ → 01n + e+ + )
( 11 p ⎯⎯
A
Z X + e− → Z −A1Y + 1
1 p + e− → 01n +
Ce processus peut entrer en compétition avec une émission + si celle-ci est possible d'un
point de vue énergétique. La capture électronique est plus probable que l'émission +
lorsque le nombre de masse 𝐴 est important et que l'énergie m.c 2 c' est peu supérieure a
celle correspondant à la messe de deux électrons (𝑠𝑜𝑖𝑡 1,022 𝑀𝑒𝑉). Au-dessous de ce
seuil, la radioactivité est impossible.
Après capture électronique, l'atome revient à son état électronique fondamental par
réorganisation du nuage électronique (𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐿 → 𝐾 𝑝𝑎𝑟 𝑒𝑥𝑒𝑚𝑝𝑙𝑒) en émettant un
rayonnement 𝑋 de fluorescence ou en transférant l'énergie de la transition à un électron
plus périphérique (𝑀 𝑙𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡), qui se trouve expulsé du nuage électronique
(ionisation). Cet électron est appelé électron de conversion interne ou électron Auger.
En pratique, lors d'une capture électronique, ce sont les raies de fluorescence de Y que l'on
observe.
Un exemple de radionucléide d'intérêt médical dont la capture électronique est le mode
de désintégration principal est l'iode 125, utilisé lors de dosages hormonaux en radio-
immunologie.
3 .La radioactivité par interaction électromagnétique
Ces modes de mutation correspondent tous à la transition de nucléons situés dans un état
énergétique élevé vers un état plus proche du niveau énergétique fondamental (minimal).
On distingue trois modes de mutation de type électromagnétique : la radioactivité γ, la
conversion interne et la création de paires.
❑ Radioactivité γ
A
Z X → X +
A
Z
❑ Création de paires
n'apparaît que lorsque l'énergie disponible pour la réaction dépasse le seuil énergétique
𝐸𝑠 correspondant à la masse au repos de deux électrons, soit : Es = 2me c 2
4-Les lois générales de la radioactivité
dN (t ) = − N (t )dt
N (t ) = N 0e− t
ln 2
T=
N0 1 T
N (t ) = = =
t
T
ln 2
2
dN (t )
A(t ) = = N 0 e − t
dt
II. Rayonnement des particules
électrons, positons, protons, neutrons, particules α ou ions plus lourds.
3-La production d'ions plus lourds qui peuvent être produits dans des tubes à décharge
dont le gaz est ionisé au moyen de faisceaux d'électrons,ou par des photons d'énergie
suffisante.
4- La production de faisceaux de neutrons : sont obtenus en bombardant le noyau de
certains atomes, comme le béryllium 9, par des particules α ou γ suffisamment
énergétiques.
Interaction avec la matière
Les rayonnements d'électrons
Les particules chargées lourdes
Km
R=
Z2
Les neutrons rapides (E > 1 MeV) interagissent principalement par diffusion élastique
(ou inélastique au-delà de quelques MeV) sur les noyaux de la cible. À titre
d'exemple, 90 % de l'intensité d'un faisceau de neutrons d'énergie comprise entre 1
et 10 MeV est arrêtée par 23 cm d'eau. Il en résulte des ionisations indirectes, dues
aux noyaux de reculs. Les neutrons thermiques, de faible énergie, sont associés à une
longueur d'onde de de Broglie de l'ordre de grandeur des dimensions atomiques
5-Rayonnements électromagnétiques
Rayonnements ionisants: Rayon X ,photon γ
Deux phénomènes physiques, très importants quant à leurs applications en biologie
et en médecine, peuvent produire des photons X. Il s'agit :
▪ des réarrangements d'électrons au sein des différentes orbitales atomiques,
▪ du freinage d'électrons par interactions électrostatiques avec les noyaux atomiques
d'une cible.
1CDA
▪ Parcours moyen p: p= =
ln 2
Les phénomènes de diffusion induisent un flou dans les images médicales et limitent
la résolution des appareils de radiologie ou de médecine nucléaire. l'absorption d'un
rayonnement de photons par les tissus est le déterminant essentiel du contraste en
radiologie, mais cette absorption conduit a des artefacts en médecine nucléaire.
La diffusion Thomson-Rayleigh
Dans le phénomène de diffusion de type Thomson-Rayleigh, la direction de propagation
de l'onde électromagnétique associée au photon change sans diminution de l'énergie du
photon. Il n'y a donc pas d'échange d'énergie entre photons et matière. Dès que l'énergie
des photons dépasse 45 keV, cette interaction devient tout à fait négligeable par rapport
aux autres modes d'interaction. Elle est donc peu importante en imagerie médicale, sauf
dans certains types d'imagerie des tissus mous. La mammographie (imagerie du sein par
transmission de rayons X) constitue une exception car la nature même du tissu à
radiographier rend nécessaire l'utilisation de photons fortement absorbés, donc plus
irradiants, d'énergie relativement basse (autour de 30 keV). Ce phénomène conduit à un
flou que l'on tente de corriger au moyen d'une grille antidiffusante qui vibre devant le
film radiographique afin d'éviter son exposition à la partie diffusée du rayonnement.
L'effet photoélectrique
superficielles que les particules sont lourdes. Les photons ionisants sont utilisés pour
principalement par effet photoélectrique (cc qui crée k contraste en radiologie) et par
effet Compton (ce qui génère des flous, tant en radiologie qu'en scintigraphie). Le signal
émetteurs fi. et paires de photons y émis, dans un deuxième temps, après annihilation du
positon).
KERMA ET DOSE ABSORBEE
Photons : conversion d'énergie et kerma
Le kerma est l'énergie transférée par les photons aux électrons sous forme d'énergie
cinétique. Il s'agit de l'acronyme anglais de kinetic energy released per unit mass.
On définit aussi débit de kerma . Celui-ci est défini comme le rapport du kerma sur le temps :
dose absorbée
La dose absorbée et le kerma ont ainsi la même valeur numérique lorsque l'énergie des
photons est suffisamment faible pour que les électrons ne puissent pas se déplacer à
grande distance ou émettre du rayonnement de freinage. Ceci est le cas des faisceaux de
photons de faible énergie et des applications médicales de radiodiagnostic en particulier.
Les rayonnements ionisants causent des
dommages soit directement en
endommageant la cible moléculaire, soit
indirectement en ionisant l'eau, qui à son
tour génère des radicaux libres qui
attaquent les cibles moléculaires. Les
étapes physiques qui conduisent au dépôt
d'énergie et à la formation de radicaux
libres se déroulent en l'espace de 𝟏𝟎−𝟓 à
𝟏𝟎−𝟔 secondes, tandis que l'expression
biologique des dommages physiques peut
se produire de quelques secondes à des
décennies plus tard.
▪ dans une cellule, il y a environ 1012 molécules d'eau, 1010 macromolécules constituant les
membranes et divers organites et une seule molécule d'ADN.
𝑯𝟐 O ADN
1-Radiolyse de l'eau
Deux types de mécanismes peuvent intervenir. Les phénomènes d'excitation, d'ionisation .
Protéines
▪ action directe sur les constituants de l’ADN.
▪ action indirecte des radicaux libres de l'eau sur les différents constituants de cette
molécule, cette deuxième action étant largement prépondérante.
génome, et si la cellule n'est pas éliminée par un phénomène d'apoptose, on aura alors
une cellule mutante viable. Si cette cellule a la capacité de se diviser sans contrôle, elle
peut alors proliférer. Enfin, si le système immunitaire ne reconnaît pas cette cellule comme
une cellule anormale de l'organisme qu'il doit éliminer, alors cette prolifération donnera
naissance à un cancer.
III-ACTIONS DES RADIATIONS IONISANTES A L'ECHELLE TISSULAIRE
❑les tissus compartimentaux qui seront les plus radio-sensibles
❑Les tissus non compartimentaux qui seront beaucoup moins radio-sensibles.
❑ Les tissus compartimentaux
Ce sont des tissus à renouvellement rapide et dont les cellules fonctionnelles ont une durée
de vie relativement courte (de quelques jours à quelques mois).
▪ le compartiment des cellules souches (très radio-sensibles)
▪ le compartiment des cellules en voie de maturation ou en voie de différenciation
(moins radio-sensibles).
▪ le compartiment des cellules fonctionnelles (très peu radio-sensibles)
▪ Les cellules fonctionnelles assurent le fonctionnement de l'organe.
▪ Les cellules souches assurent le renouvellement des cellules fonctionnelles.
Ces compartiments peuvent être dans une même structure anatomique ou dans des
structures différentes. Par exemple, pour le tissu sanguin, le compartiment des cellules
souches et celui des cellules en voie de maturation se trouvent dans la moelle osseuse
alors le compartiment des cellules fonctionnelles se trouve dans le pool circulant. C'est
donc une irradiation de la moelle osseuse et non du sang qui va entraîner des
perturbations qui apparaîtront au niveau du tissu sanguin.
Ce sont des tissus à renouvellement lent donc sans mitose et composés de cellules
fonctionnelles. Ces tissus seront très peu radio-sensibles. Ils ne seront altérés dans leur
fonctionnement que pour des doses équivalentes beaucoup plus fortes de l'ordre de
plusieurs 𝑆𝑣.
On peut citer comme exemple :
- le tissu nerveux,
- le tissu hépatique,
- le tissu rénal.
▪ Les plus fréquents sont les leucémies (ou radioleucoses), les cancer cutanés.
IV-LA RADIOPATHOLOGIE A L'ECHELLE HUMAINE
▪ Ces pathologies probabilistes sont dues aux lésions de l'ADN mal réparé qui va entraîner des mutations
non létales chez certaines cellules pouvant donner naissance à un clone cellulaire anormal ayant des
capacités de division non contrôlées et donc de prolifération.
▪ Le système immunitaire est pris en défaut et n'élimine pas les cellules anormales, on peut avoir
l'apparition d'un cancer.
1) Le cas d'une irradiation à très fortes doses, plusieurs dizaines de sieverts, mais localisée
à une partie de l'organisme
▪ faire attention d'irradier le moins possible les tissus adjacents et d'irradier très peu les tissus très
radiosensibles.
Exemple
faire diminuer toutes ces réactions de manière à augmenter les doses à la tumeur et
être plus efficace dans l'action thérapeutique.
2) Le cas d'une irradiation généralisée homogène unique avec des doses moyennes
comprises entre 1 et 10 Sv
▪ pour des doses équivalentes inférieures à 2 Sv, on a peu de chance de voir apparaître des signes
cliniques pathologiques mais seulement quelques perturbations biologiques et cela ne nécessitera
pas une prise en charge médicale.
▪ pour des doses équivalentes supérieures à 8 Sv, en irradiation totale, les chances de survie sont très
faibles.
on peut voir apparaître:
▪ au bout de quelques jours, une lymphopénie qui apparaîtra dès les premières heures
et qui sera majeure au bout de 2 à 4 jours, une granulopénie qui sera majeure dans
un délai de 8 à 15 jours ainsi que la thrombocytopénie.
▪ au niveau de la peau, une radiodermite a minima, une chute des poils, des cheveux
et des phanères en général et une peau qui devient très fine et très fragile.
▪ au niveau de l'intestin, des signes d'entérite et des risques d'hémorragies ou de
perforations intestinales.
Le patient sera tributaire de deux risques majeurs :
▪ des personnes qui, sont exposées quotidiennement à des faibles doses de radiations
▪ les doses maximales que peuvent recevoir les travailleurs qui utilisent les radiations
ionisantes doivent rester inférieures à 20 mSv/an
leucémie
4) Le cas particulier du fœtus et donc de la femme enceinte
▪ cellules blastiques, très radio-sensible.
▪ pendant les 2 premières semaines de la grossesse risque d'avortement spontané.
▪ entre la deuxième semaine et le troisième mois risque de malformations.
pour une dose équivalente d'environ 200 mSv à l'utérus,
▪ après le troisième mois de grossesse Risque de cancer de l'enfant
Pour des doses équivalentes supérieures à 200 mSv à l'utérus.
• si la dose équivalente est inférieure à 100 mSv à l'utérus, le risque est acceptable et la grossesse doit se
poursuivre.
• pour des doses équivalentes comprises entre 100 et 200 mSv à l'utérus, on discute avec la patiente des
avantages et des inconvénients d'une interruption de grossesse.
• pour des doses équivalentes supérieures à 200 mSv à l'utérus, on doit conseiller un avortement
thérapeutique.
Pour protéger le fœtus (particulièrement sensible) de tous ces risques, la réglementation
prévoit qu'une femme enceinte ne doit pas, durant toute sa grossesse, recevoir (sans
raison justifiée médicalement) une dose ajoutée à l'irradiation naturelle de plus de 1 mSv
❑ Elles peuvent se produire sous la forme de cassures simple brin (SSB), de cassures
double brin (DSB) ,de pertes de bases, de changements de bases ou de liaisons
transversales entre les brins d'ADN ou entre l'ADN et les protéines.
❑ Un SSB entre le sucre et le phosphate peut se rejoindre, à condition qu'il n'y ait pas
d'occasion pour que la partie cassée des brins se sépare. Bien que la jonction ne soit
généralement pas immédiate, parce que les extrémités cassées nécessitent l'action
jonction est rapide et la réparation s'effectue généralement avec une grande fidélité.
donc la paire de base subit alors un transfert radicalaire vers le sucre, causant des
❑ Dans le cas des rayonnements à faible TLE, utilisés en imagerie diagnostique, environ
un quart à un tiers de la dose absorbée dans les tissus est déposée par des électrons
secondaires de faible énergie, dont l'énergie est de l'ordre de 0,1 à 5 keV. Ces électrons
de faible énergie produisent des densités d'ionisation élevées sur des trajectoires très
courtes, à l'échelle de la double hélice d'ADN.
❑ Ces lésions complexes de l'ADN ont moins de chances d'être réparées correctement
qu'une SSB, une DSB ou une lésion de base isolée, ce qui peut entraîner des
modifications ou des pertes permanentes de l'ADN (Goodhead, 1988, 1994).
❑ Les lésions chromosomiques induites par les rayonnements peuvent se produire dans les
cellules somatiques et germinales et, si elles ne sont pas réparées, elles peuvent être
transmises au cours de la mitose et de la méiose. Les lésions chromosomiques qui se
produisent avant la réplication de l'ADN sont appelées aberrations chromosomiques,
tandis que celles qui se produisent après la synthèse de l'ADN sont appelées aberrations
chromatidiennes.
Réparation de l'ADN
Une base cytosine est endommagée
par les radiations ionisantes directes.
❑ Ces expériences ont révélé la structure cristalline de la protéine humaine (ADN ligase I)
liée à un oligonucléotide ADN court.
L'enzyme, l'ADN ligase, répare des millions de cassures de l'ADN générées au cours de
la vie normale d'une cellule, par exemple en reliant les abondants fragments d'ADN
formés lors de la réplication du matériel génétique dans les cellules qui se divise.
ADN ligase passe d'une forme ouverte et étendue à une forme fermée et circulaire
lorsqu'elle relie les brins d'ADN.
( Dr Tom Ellenberger, département de biochimie et de biophysique moléculaire de l'école de médecine de
l'université de Washington, St. LOUIS.)
Induction et réparation des DSB dans les fibroblastes humains primaires. En utilisant des techniques
d'immunofluorescence, un anticorps fluorescent spécifique de ϒ-H2AX (une histone phosphorylée) forme
des foyers nucléaires discrets qui peuvent être visualisés sur les sites de DSBs. La réparation des DSB a été
évaluée 3 minutes et 24 heures après l'exposition à 200 mGy ; la réparation était presque complète à 24
heures. La longueur de la barre d'échelle blanche montrée dans le panneau de contrôle non irradié est
égale à 10 mm. (D'après Rothkamm K, Lôbrich M. Evidence for a lack of DNA double-strand break repair in
human cells exposed to very low x-ray doses. Proc Nati Acad Sci USA 2003;100:5057-5062.)
Pour une cassure double du brin de l'ADN
❑ et si la lésion s'est produite dans une cellule somatique ou une cellule germinale.
A. Rupture unique d'un chromosome, qui donne lieu à des fragments centriques et
acentriques. Les fragments acentriques sont incapables de migrer et sont transmis à une
seule des cellules filles. Ces fragments sont finalement perdus lors des divisions ultérieures.
B. La formation d'un anneau peut résulter de deux cassures dans le même chromosome
où les deux extrémités cassées du fragment centrique se recombinent. Le chromosome en
anneau subit une réplication normale et les deux chromatides soeurs (en anneau) se
séparent normalement à l'anaphase, à moins que le fragment centrique ne se torde avant
la recombinaison, auquel cas les chromatides soeurs seront imbriquées et incapables de
se séparer.
C. Une translocation peut se produire lorsque deux chromosomes se cassent et que le
fragment acentrique d'un chromosome se combine avec le fragment centrique de l'autre
chromosome et vice versa.
D. les deux fragments centriques se recombinent l'un avec l'autre à leurs extrémités
brisées, ce qui donne lieu à la production d'un dicentrique.
Réponse aux rayonnements au niveau cellulaire
ainsi que d'un certain nombre de facteurs physiques liés à l'exposition aux
l'expression des dommages causés par les rayonnements), les mutations de l'ADN, les
oncogènes), les effets secondaires (dommages aux cellules voisines non irradiées) et
−(𝜶𝑫+𝜷𝑫𝟐 )
𝑺𝑭 𝑫 = 𝒆
Facteurs affectant la radiosensibilité cellulaire
La radiosensibilité cellulaire peut être influencée par divers facteurs qui peuvent
renforcer ou diminuer la réponse aux rayonnements ou modifier la relation
temporelle entre l'exposition et une réponse donnée. Ces facteurs peuvent être
classés comme conditionnels ou inhérents.
Les radiosensibilités conditionnelles sont les facteurs physiques ou chimiques qui
existent avant et/ou au moment de l'irradiation: le débit de dose, le TLE et la
présence d'oxygène.
La radiosensibilité inhérente comprend les facteurs biologiques qui sont des
caractéristiques des cellules elles-mêmes, comme: le taux de mitose, le degré de
différenciation et le stade du cycle cellulaire.
Facteurs conditionnels
▪ le débit auquel une dose de rayonnement à faible TLE est délivrée affecte le degré de
dommage biologique pour un certain nombre de paramètres biologiques, notamment
les aberrations chromosomiques, les retards de reproduction et la mort cellulaire.
explication
En général, les débits de dose élevés sont plus efficaces pour produire des dommages
biologiques que les débits de dose faibles. La principale explication de cet effet est la
diminution du potentiel de réparation des dommages causés par les rayonnements.
Les cellules ont davantage la possibilité de réparer les dommages à des débits de
dose faibles qu'à des débits de dose élevés, ce qui réduit la quantité de dommages et
augmente la fraction de survie.
▪ Courbes de survie cellulaire illustrant les dommages plus importants produits par le
rayonnement à haut TLE. Avec un taux de survie de 10 %, le rayonnement à haut TLE
est trois fois plus efficace que la même dose de rayonnement à bas TLE
Expérience de fractionnement idéalisée
décrivant la survie d'une population de 106
cellules en fonction de la dose. La courbe A
représente une fraction de 10 Gy. La courbe F
représente la même dose totale que dans la
courbe A, administrée en doses fractionnées
égales (D1 à D5) de 2 Gy chacune, avec des
intervalles entre les fractions suffisants pour
permettre la réparation des dommages
sublétaux.
Pour une dose de rayonnement donnée, généralement une réduction des dommages causés par le rayonnement
lorsque la dose est fractionnée sur une certaine période de temps. Cette technique est fondamentale dans la
pratique de la radiothérapie. Les intervalles entre les doses (de quelques heures à quelques jours) permettent aux
mécanismes de réparation des tissus sains de prendre l'avantage sur la tumeur en réparant une partie des
dommages .
Facteurs inhérents
Spermatogonies
Lymphocytes, ovocytes
Follicules pileux
Colon, estomac
Peau, reins
SNC (neurones)
Muscle
Os
l'ADN (G1 ); elle est suivie de la phase S, au cours de laquelle la synthèse de l'ADN
a lieu, puis de la phase G2 , le tout aboutissant à la mitose (phase M), dont les
contrôle de la progression à travers les phases d'un cycle cellulaire est exercée par
pendant la réplication, telles que les bases mal appariées et les cassures double brin,
sont réparées. La cellule s'assure que la synthèse de l'ADN (phase S) a été menée à
bien avant de déclencher le début de la mitose.
Phases du cycle de reproduction de la cellule
Au point de contrôle de la métaphase , la cellule surveille la formation du fuseau et
s'assure que tous les chromosomes sont attachés au fuseau mitotique par les
tumeur p53 opère aux points de contrôle G1 /S et G2 /M. La protéine p53 induit l'arrêt
(en cas de dommages graves à l'ADN) induit la mort cellulaire par apoptose.
Réponse des systèmes d'organes aux rayonnements
Réponses des systèmes d’organes spécifiques
Peau
❑ Cependant, après l'exposition (et à condition que la dose ne soit pas excessive), il y
aura une fenêtre de fertilité avant l'apparition de la stérilité, tant que des
spermatozoïdes matures sont disponibles.
❑ Des expositions chroniques de 20 à 50 mGy/semaine peuvent entraîner une stérilité
permanente lorsque la dose totale dépasse 2,5 à 3 Gy.
❑ Une réduction de la fertilité due à une diminution du nombre de spermatozoïdes
(oligospermie) et de leur mobilité (asthénozoospermie) peut survenir 6 semaines
après une dose de 150 mGy.
Organes reproducteurs
❑ Les ovules à l'intérieur des follicules ovariens (classés selon leur taille en petits,
intermédiaires ou grands) sont sensibles aux radiations. Les follicules intermédiaires
sont les plus les plus radiosensibles, suivis par les grands follicules (matures) et les
petits follicules, qui sont les plus radiorésistants. Par conséquent, après une dose
d'irradiation aussi faible que 1,5 Gy, la fertilité peut être temporairement préservée
en raison de la radiorésistance relative des follicules matures.
❑ La dose qui produit une stérilité permanente dépend de l'âge, avec des doses plus
élevées (~10 Gy) nécessaires pour produire la stérilité avant la puberté que chez les
femmes préménopausées de plus de 40 ans(~2 à 3 Gy).
Effets oculaires
❑ La mort survient dans les 3 à 10 jours après l'exposition si aucun soin médical n'est
prodigué ou jusqu'à 2 semaines après l'exposition avec un soutien médical intensif.
Syndrome neurovasculaire
❑ Les patients peuvent ressentir une incapacité transitoire ou une perte de conscience.
❑ Les symptômes prodromiques réapparaissent avec une sévérité encore plus grande,
associés à une détresse respiratoire et à des changements neurologiques flagrants
(y compris des tremblements et des convulsions) qui conduisent inévitablement au
coma et à la mort.
Cancérogénèse induite par les radiations
1-introduction
❑ Les rayonnements ionisants peuvent cependant causer des dommages dont
l'expression est retardée de plusieurs années
❑ Le cancer est la deuxième cause de décès, après les maladies cardiovasculaires.
❑ la plupart des cancers ne soit pas bien définie, l'alimentation, le mode de vie, les
conditions génétiques et environnementales semblent être parmi les facteurs les
plus importants affectant les risques spécifiques de cancer.
Cancérogénèse induite par les radiations
1-introduction
Les gènes suppresseurs de tumeurs tels que le gène p53, favorise l'expression de
certaines protéines. L'une d'entre elles interrompt le cycle cellulaire et donne à la
cellule le temps de réparer son ADN avant que le cancer ne se déclare. le temps à la
cellule de réparer son ADN avant de se diviser. Si le dommage ne peut être réparé, la
protéine pousse la cellule à réparer son ADN avant de se diviser. La perte de la
fonction normale du produit du gène du gène p53 peut compromettre les mécanismes
de réparation de l'ADN et entraîner le développement de tumeurs. Les gènes p53
défectueux peuvent entraîner la prolifération de cellules anormales. jusqu'à 50 % de
toutes les tumeurs humaines contiennent des mutations p53.
2-Biologie moléculaire et cancer
Les proto-oncogènes codent pour des protéines qui stimulent la division cellulaire. Les
formes mutées de ces gènes, appelées oncogènes, peuvent entraîner une suractivité
des protéines stimulantes, ce qui se traduit par une prolifération cellulaire excessive.
La famille de protéines Ras joue un rôle central dans la régulation de la croissance
cellulaire et l'intégration des signaux de régulation. Ces signaux régissent les processus
du cycle cellulaire et régulent la prolifération cellulaire. La plupart des mutations
entraînent l'abrogation de l'activité enzymatique normale de Ras, ce qui provoque un
état d'activation prolongé et une stimulation non régulée des voies de signalisation de
Ras qui stimulent la croissance cellulaire ou inhibent l'apoptose.
3-Stades de développement du cancer
❑le cancer est un processus en plusieurs étapes dans lequel l'apparition de lésions
dans une seule cellule conduit à un stade prénéoplasique suivi d'une séquence
d'événements qui permettent à la cellule de proliférer avec succès.
❑ Le métastases sont considérés comme des dérivés ou des clones d'une seule cellule
et se caractérisent par une croissance effrénée, une migration irrégulière et une
diversité génétique.
❑ il n'existe pas de dose seuil pour l'induction d'un cancer, car même un seul
événement d'ionisation peut théoriquement entraîner des changements moléculaires
dans l'ADN qui aboutissent à une transformation maligne et, finalement, à un cancer.