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Propriétés des Rayonnements Ionisants

Le document traite des propriétés physiques des rayonnements ionisants, en se concentrant sur la radioactivité et ses différents types, tels que alpha, beta et gamma, ainsi que leurs applications médicales. Il aborde également la production de particules chargées et les interactions des rayonnements avec la matière, en soulignant l'importance de ces phénomènes en médecine nucléaire et en radiologie. Enfin, il décrit les lois générales de la radioactivité et les effets des rayonnements sur les tissus biologiques.

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Propriétés des Rayonnements Ionisants

Le document traite des propriétés physiques des rayonnements ionisants, en se concentrant sur la radioactivité et ses différents types, tels que alpha, beta et gamma, ainsi que leurs applications médicales. Il aborde également la production de particules chargées et les interactions des rayonnements avec la matière, en soulignant l'importance de ces phénomènes en médecine nucléaire et en radiologie. Enfin, il décrit les lois générales de la radioactivité et les effets des rayonnements sur les tissus biologiques.

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Radiologie

[Link] Abdelaziz Semestre 1 2023/2024


Les propriétés physiques des rayonnements ionisants
source d'énergie susceptible d'altérer des liaisons covalentes, donc de dénaturer des protéines.

I. Radioactivité ( la découverte en 1896)


1. La radioactivité par interaction forte

❑ Radioactivité alpha 𝛼 A
Z → ZA−−42Y + 
X ⎯⎯

A > 140 la radioactivité a ne concerne que des noyaux relativement lourds.

M (Y )
L'énergie de la particule α E = Ed
M (Y ) + M ( )
Le spectre de rayonnement α est constitué d'une raie unique dont l'énergie est à peine
inférieure à l'énergie disponible. En pratique, L'énergie des particules α émises s’échelonne
entre 4 𝑒𝑡 9 𝑀𝑒𝑉.
2 .La radioactivité par interaction faible (isobarique)

❑ Radioactivité  −

Ce type de radioactivité concerne les noyaux riches en neutrons relativement au nombre de


protons.
A
Z → Z +A1Y + e− +
X ⎯⎯ → 11 p + e− + )
( 01 n ⎯⎯
Les lois de conservation permettent de déduire certaines des propriétés du neutrino  et de
son antiparticule  .
La conservation de la masse conduit à lui associer une masse très faible (inférieure à 60 eV).

Les applications médicales de la radioactivité  −concernent la radiothérapie vectorisée. Cette


technique consiste à administrer à un patient un radionucléide émetteur  −constitué d'un
atome ou fixé sur une molécule dont le métabolisme est aussi spécifique que possible d'une
anomalie tumorale ou pathologique que l'on souhaite traiter.
❑ Radioactivité  + A
Z → Z −A1Y + e+ +
X ⎯⎯ → 01n + e+ + )
( 11 p ⎯⎯

Dans la matière, le positon perd peu à peu son énergie cinétique par freinage de type
électrostatique avec les nuages électroniques des atomes environnants.
Lorsque sa vitesse est suffisamment faible, il s'annihile avec un électron du milieu en
émettant deux photons  . Compte tenu de la quantité de mouvement très faible de
l'électron et du positon à l'instant de l'annihilation, l'émission des deux photons se
fait en coïncidence, c'est-à-dire que ces deux photons partent dans deux directions
opposées (faisant en fait un angle proche de 180°). L'énergie emportée par chacun de
ces deux photons est égale à l'équivalent énergétique de la masse d'un électron (ou
d'un positon), soit E = mc 2 = 511Kev .
❑ Radioactivité  + A
Z → Z −A1Y + e+ +
X ⎯⎯ → 01n + e+ + )
( 11 p ⎯⎯

En médecine nucléaire, ces photons sont détectés au moyen de tomographes par


émission de positons (TEP).
Cette technique d'imagerie est appelée aussi imagerie en coïncidence car elle repose sur
la détection quasi simultanée des deux photons de 511 keV. Elle constitue la principale
utilisation médicale de la radioactivité  + . En effet, parmi les émetteurs de positons, on
trouve des radio-isotopes d'atomes constituant les bases de la chimie organique ∶
𝐶, 𝑁 𝑜𝑢 𝑂. Ces radionucléides sont bien adaptés pour remplacer leurs isotopes stables
dans les petites molécules de la biochimie comme l'eau, le gaz carbonique, le monoxyde
de carbone, le glucose, les acides aminés ou les récepteurs membranaires.
❑ Capture électronique

Un électron de la couche K rarement de couche L est absorbe par le noyau

A
Z X + e− → Z −A1Y + 1
1 p + e− → 01n +

Ce processus peut entrer en compétition avec une émission  + si celle-ci est possible d'un
point de vue énergétique. La capture électronique est plus probable que l'émission  +
lorsque le nombre de masse 𝐴 est important et que l'énergie m.c 2 c' est peu supérieure a
celle correspondant à la messe de deux électrons (𝑠𝑜𝑖𝑡 1,022 𝑀𝑒𝑉). Au-dessous de ce
seuil, la radioactivité est impossible.
Après capture électronique, l'atome revient à son état électronique fondamental par
réorganisation du nuage électronique (𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐿 → 𝐾 𝑝𝑎𝑟 𝑒𝑥𝑒𝑚𝑝𝑙𝑒) en émettant un
rayonnement 𝑋 de fluorescence ou en transférant l'énergie de la transition à un électron
plus périphérique (𝑀 𝑙𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡), qui se trouve expulsé du nuage électronique
(ionisation). Cet électron est appelé électron de conversion interne ou électron Auger.
En pratique, lors d'une capture électronique, ce sont les raies de fluorescence de Y que l'on
observe.
Un exemple de radionucléide d'intérêt médical dont la capture électronique est le mode
de désintégration principal est l'iode 125, utilisé lors de dosages hormonaux en radio-
immunologie.
3 .La radioactivité par interaction électromagnétique

Ces modes de mutation correspondent tous à la transition de nucléons situés dans un état
énergétique élevé vers un état plus proche du niveau énergétique fondamental (minimal).
On distingue trois modes de mutation de type électromagnétique : la radioactivité γ, la
conversion interne et la création de paires.

❑ Radioactivité γ
A
Z X → X +
 A
Z

Les applications médicales de la radioactivité y sont particulièrement importantes, puisque


ce mode de mutation est, avec l'imagerie en coïncidence  +, à la base des techniques
d'imagerie fonctionnelles utilisées en médecine nucléaire.
l'imagerie scintigraphique par émission de photon unique ϒ permet en effet d'explorer
in vivo et dans des conditions physiologiques le métabolisme de nombreuses molécules
biologiques marquées au moyen d'un émetteur ϒ .
Parmi les différents radionucléides utilisés en scintigraphie mono-photonique, le
technétium 99 métastable joue un rôle tout à fait essentiel en raison d'une part de
l'énergie des photons ϒ émis (facilement détectables et peu irradiants) et d'autre part
de sa disponibilité. Cet isotope peut en effet être produit pendant plusieurs jours dans
un centre médical au moyen d'une source de molybdène 99 qui mute par émission  −en
technétium 99 métastable, avec une période radioactive de 66 h.
▪ Le technétium métastable ainsi produit est émetteur ϒ , avec une période de 6
heures. L'énergie du photon émis, 140 keV, est compatible non seulement avec une
auto-atténuation limitée (par l'organisme du parient) mais aussi avec une détection
relativement efficace au moyen d'une ϒ -caméra.
▪ La désexcitation ϒ du technétium métastable se fait principalement en deux étapes :
une première transition d'un niveau 𝐸2 = 142 𝑘𝑒𝑉 vers un niveau 𝐸1 = 140 𝑘𝑒𝑉
avec émission d'un photon ϒ de 2 𝑘𝑒𝑉, puis une seconde transition du niveau 𝐸1 ,
vers le niveau fondamental 𝐸0 = 0 𝑘𝑒𝑉 avec émission d'un photon ϒ de 140 𝑘𝑒𝑉.
Lorsque cet isotope est administré à un patient, le premier photon est presque
toujours absorbé au sein du patient avant de pouvoir être détecté, et c'est le second
photon (𝑑𝑒 140 𝑘𝑒𝑉) qui permet de construire une image scintigraphique.
❑ Conversion interne
Transfert direct de l'énergie d'un noyau excite a un électron atomique

❑ Création de paires

n'apparaît que lorsque l'énergie disponible pour la réaction dépasse le seuil énergétique
𝐸𝑠 correspondant à la masse au repos de deux électrons, soit : Es = 2me c 2
4-Les lois générales de la radioactivité

dN (t ) = − N (t )dt

N (t ) = N 0e− t
ln 2
T=

N0 1 T
N (t ) = = =
t
T
 ln 2
2

dN (t )
A(t ) = =  N 0 e − t
dt
II. Rayonnement des particules
électrons, positons, protons, neutrons, particules α ou ions plus lourds.

1-La production de particules chargées peut être le fait:


▪ d'une radioactivité naturelle de type α ,
▪ 𝛽− (production d'électrons)
▪ 𝛽+ (production de positons).
▪ des radio-isotopes artificiels, produits par bombardement d'atomes stables
par des rayonnements de particules neutres (neutrons) ou chargées
(protons ou particules α ).

Médecine nucléaire diagnostique ou thérapeutique


2-La production de rayonnements d'électrons peut être obtenue par effet
thermoélectrique, pour provoquer l'émission des électrons libres de ce conducteur. Ceux-
ci sont ensuite accélérés et collimatés au moyen d'une forte différence de potentiel
engendrée entre le métal chauffé (cathode) et une anode.

3-La production d'ions plus lourds qui peuvent être produits dans des tubes à décharge
dont le gaz est ionisé au moyen de faisceaux d'électrons,ou par des photons d'énergie
suffisante.
4- La production de faisceaux de neutrons : sont obtenus en bombardant le noyau de
certains atomes, comme le béryllium 9, par des particules α ou γ suffisamment
énergétiques.
Interaction avec la matière
Les rayonnements d'électrons
Les particules chargées lourdes

Km
R=
Z2

En irradiation thérapeutique, les particules chargées lourdes Ee− ( Mev)


provoquent donc des ionisations à une profondeur très précise mais L(cm) =
faible car elles sont arrêtées par les couches superficielles de la peau. 2
Les neutrons

Les neutrons rapides (E > 1 MeV) interagissent principalement par diffusion élastique
(ou inélastique au-delà de quelques MeV) sur les noyaux de la cible. À titre
d'exemple, 90 % de l'intensité d'un faisceau de neutrons d'énergie comprise entre 1
et 10 MeV est arrêtée par 23 cm d'eau. Il en résulte des ionisations indirectes, dues
aux noyaux de reculs. Les neutrons thermiques, de faible énergie, sont associés à une
longueur d'onde de de Broglie de l'ordre de grandeur des dimensions atomiques
5-Rayonnements électromagnétiques
Rayonnements ionisants: Rayon X ,photon γ
Deux phénomènes physiques, très importants quant à leurs applications en biologie
et en médecine, peuvent produire des photons X. Il s'agit :
▪ des réarrangements d'électrons au sein des différentes orbitales atomiques,
▪ du freinage d'électrons par interactions électrostatiques avec les noyaux atomiques
d'une cible.

Le rayonnement de freinage (Bremsstrâhlung)


Les interactions avec la matière

▪ coefficient linéique d'atténuation est :


dN 
− 
 = N  N = N 0e−  x
dx
ln 2
▪ Couche de demi-atténuation (CDA): =
CDA

1CDA
▪ Parcours moyen p: p= =
 ln 2
Les phénomènes de diffusion induisent un flou dans les images médicales et limitent
la résolution des appareils de radiologie ou de médecine nucléaire. l'absorption d'un
rayonnement de photons par les tissus est le déterminant essentiel du contraste en
radiologie, mais cette absorption conduit a des artefacts en médecine nucléaire.
La diffusion Thomson-Rayleigh
Dans le phénomène de diffusion de type Thomson-Rayleigh, la direction de propagation
de l'onde électromagnétique associée au photon change sans diminution de l'énergie du
photon. Il n'y a donc pas d'échange d'énergie entre photons et matière. Dès que l'énergie
des photons dépasse 45 keV, cette interaction devient tout à fait négligeable par rapport
aux autres modes d'interaction. Elle est donc peu importante en imagerie médicale, sauf
dans certains types d'imagerie des tissus mous. La mammographie (imagerie du sein par
transmission de rayons X) constitue une exception car la nature même du tissu à
radiographier rend nécessaire l'utilisation de photons fortement absorbés, donc plus
irradiants, d'énergie relativement basse (autour de 30 keV). Ce phénomène conduit à un
flou que l'on tente de corriger au moyen d'une grille antidiffusante qui vibre devant le
film radiographique afin d'éviter son exposition à la partie diffusée du rayonnement.
L'effet photoélectrique

L'effet photoélectrique est prépondérant dans les


milieux relativement denses et pour des énergies
de photons relativement faibles.
En pratique, dans les tissus biologiques, l'atténuation
par effet photoélectrique est prépondérante pour les
photons d'énergie comprise entre 10 et 50 keV
environ. Ceci justifie l'utilisation du plomb en
radiologie pour se protéger des photons dont
l'énergie est de l'ordre de la centaine de keV. On
comprend donc que des photons X ou γ d'énergie
relativement faible (10 à 50 keV) provoquent plus
d'ionisations au sein d'un organisme vivant que des
photons plus énergétiques.
L'effet Compton

Dans les tissus biologiques, l'effet Compton


prédomine dès que l'énergie des photons
incidents dépasse 30 à 50 keV, ce qui est le cas
en radiothérapie. En revanche, le coefficient
massique d'atténuation par effet Compton, ne
décroît que lentement lorsque l'énergie du
photon augmente et dépend peu du matériau
atténuateur. L'effet Compton est responsable
d'artefacts (flous) lors de la plupart des examens
de radiologie ou de médecine nucléaire, ainsi
que d'une part significative de l'irradiation subie
par les patients. On peut considérer l'effet
photo-électrique comme essentiel au contraste
des images radiographiques alors que l'effet
Compton dégrade l'examen.
La création de paires

est un phénomène marginal dans le domaine médical. Il s'agit de la matérialisation d'un


photon en un électron et un positon. Ce phénomène peut se produire dans le champ
électrostatique d'un noyau.
effet photoélectrique, effet Compton et création de paires aboutiront à
l'excitation ou à l'ionisation.
ceci pourra avoir pour conséquence la rupture de liaisons covalentes, la
production de radicaux libres et la dénaturation de certaines protéines.
POUR CONCLURE

Les principales applications médicales des rayonnement ionisants recouvrent la

radiobiologie (avec ses applications la radiothérapie et la radioprotection) et l'imagerie

médicale (radiologique ou scintigraphique). Les faisceaux de particules chargées

interagissent par voie électrostatique et provoquent des irradiations d'autant plus

superficielles que les particules sont lourdes. Les photons ionisants sont utilisés pour

obtenir des irradiations plus profondes, en radiothérapie transcutanée.


POUR CONCLURE

En imagerie médicale, les photons utilisés interagissent de façon aléatoire,

principalement par effet photoélectrique (cc qui crée k contraste en radiologie) et par

effet Compton (ce qui génère des flous, tant en radiologie qu'en scintigraphie). Le signal

mesuré en médecine nucléaire est un rayonnement de photons y, que ce soit en imagerie

monophotonique (isotopes émetteurs y) ou en imagerie en coïncidence (isotopes

émetteurs fi. et paires de photons y émis, dans un deuxième temps, après annihilation du

positon).
KERMA ET DOSE ABSORBEE
Photons : conversion d'énergie et kerma
Le kerma est l'énergie transférée par les photons aux électrons sous forme d'énergie
cinétique. Il s'agit de l'acronyme anglais de kinetic energy released per unit mass.

On définit aussi débit de kerma . Celui-ci est défini comme le rapport du kerma sur le temps :
dose absorbée

la dose absorbée comme étant le rapport de l'énergie déposée localement 𝑑𝐸 par


unité de masse de matière 𝑑𝑚 :

Relation kerma - dose absorbée

La dose absorbée et le kerma ont ainsi la même valeur numérique lorsque l'énergie des
photons est suffisamment faible pour que les électrons ne puissent pas se déplacer à
grande distance ou émettre du rayonnement de freinage. Ceci est le cas des faisceaux de
photons de faible énergie et des applications médicales de radiodiagnostic en particulier.
Les rayonnements ionisants causent des
dommages soit directement en
endommageant la cible moléculaire, soit
indirectement en ionisant l'eau, qui à son
tour génère des radicaux libres qui
attaquent les cibles moléculaires. Les
étapes physiques qui conduisent au dépôt
d'énergie et à la formation de radicaux
libres se déroulent en l'espace de 𝟏𝟎−𝟓 à
𝟏𝟎−𝟔 secondes, tandis que l'expression
biologique des dommages physiques peut
se produire de quelques secondes à des
décennies plus tard.

Réactions physiques et biologiques aux rayonnements ionisants.


I-ACTIONS DES RADIATIONS IONISANTES A L'ECHELLE MOLECULAIRE

▪ L'eau constitue environ 80 % de la masse pondérale du corps humain

▪ dans une cellule, il y a environ 1012 molécules d'eau, 1010 macromolécules constituant les
membranes et divers organites et une seule molécule d'ADN.

ACTIONS DES RADIATIONS IONISANTES

𝑯𝟐 O ADN
1-Radiolyse de l'eau
Deux types de mécanismes peuvent intervenir. Les phénomènes d'excitation, d'ionisation .

les niveaux énergétiques des électrons sont modifiés, ce qui peut


entraîner la rupture d'une liaison covalente, chaque radical emportant
avec lui son électron célibataire. Ces radicaux libres sont très réactifs,
OH• étant un puissant oxydant et H• un puissant réducteur. Ils pourront
provoquer des réactions chimiques sur des molécules voisines.

▪ un électron est arraché


▪ rupture d'une liaison covalente
▪ apparition d'un radical libre OH• et d'un ion H+ .
▪ L'électron s'associe à une molécule d'eau provoquant sa
dissociation en un radical libre H• et un ion OH- .
▪ apparition de deux radicaux libres H • et OH•
dans le milieu cellulaire
2-Effets sur les macromolécules constituant la cellule
❑ Les lésions membranaires
L'altération des propriétés chimiques des acides gras des membranes provoque des dysfonctionnements des

récepteurs membranaires et des systèmes de transport des canaux ioniques.

des doses de radiations élevées: anomalies de la perméabilité (phénomènes inflammatoires).

De très fortes doses : la mort cellulaire et donc des nécroses tissulaires.

❑ Les lésions cytoplasmiques pour des fortes doses


L'altération d'un grand nombre de protéines au niveau du cytosquelette peut perturber fortement le
fonctionnement cellulaire.
❑ Les lésions de l'ADN
L'ADN constitue la cible critique des rayonnements ionisants.
une seule lésion non réparée de la molécule d'ADN pourra donner lieu soit à une mort cellulaire par apoptose
(mort cellulaire programmée) soit à une mutation.
Phospholipides

Protéines
▪ action directe sur les constituants de l’ADN.
▪ action indirecte des radicaux libres de l'eau sur les différents constituants de cette
molécule, cette deuxième action étant largement prépondérante.

II-ACTIONS DES RADIATIONS A L'ECHELLE CELLULAIRE


❑La mort cellulaire immédiate
Elle est la conséquence de l'irradiation des membranes, des organites cellulaires, de très
fortes doses (plus de 100 Sv).

❑La mort différée


▪ la mort de quelques cellules n'aura pas de conséquence sur le tissu.
▪ phénomène d'hypoplasie tissulaire qui va s'aggraver lorsque la dose va augmenter
pour aboutir avec des doses élevées à un phénomène d'aplasie.
❑Mutations cellulaires et cancérisation

Si les anomalies de la molécule d'ADN ont été mal réparées, il y a eu modification du

génome, et si la cellule n'est pas éliminée par un phénomène d'apoptose, on aura alors

une cellule mutante viable. Si cette cellule a la capacité de se diviser sans contrôle, elle

peut alors proliférer. Enfin, si le système immunitaire ne reconnaît pas cette cellule comme

une cellule anormale de l'organisme qu'il doit éliminer, alors cette prolifération donnera

naissance à un cancer.
III-ACTIONS DES RADIATIONS IONISANTES A L'ECHELLE TISSULAIRE
❑les tissus compartimentaux qui seront les plus radio-sensibles
❑Les tissus non compartimentaux qui seront beaucoup moins radio-sensibles.
❑ Les tissus compartimentaux
Ce sont des tissus à renouvellement rapide et dont les cellules fonctionnelles ont une durée
de vie relativement courte (de quelques jours à quelques mois).
▪ le compartiment des cellules souches (très radio-sensibles)
▪ le compartiment des cellules en voie de maturation ou en voie de différenciation
(moins radio-sensibles).
▪ le compartiment des cellules fonctionnelles (très peu radio-sensibles)
▪ Les cellules fonctionnelles assurent le fonctionnement de l'organe.
▪ Les cellules souches assurent le renouvellement des cellules fonctionnelles.
Ces compartiments peuvent être dans une même structure anatomique ou dans des
structures différentes. Par exemple, pour le tissu sanguin, le compartiment des cellules
souches et celui des cellules en voie de maturation se trouvent dans la moelle osseuse
alors le compartiment des cellules fonctionnelles se trouve dans le pool circulant. C'est
donc une irradiation de la moelle osseuse et non du sang qui va entraîner des
perturbations qui apparaîtront au niveau du tissu sanguin.

Les principaux tissus très radio-sensibles sont :


- le tissu sanguin (la moelle hématopoïétique),
- les épithéliums de recouvrement : peau et muqueuse intestinale,
- les gonades.
A titre d'exemple, pour le tissu hématopoïétique, on aura une lymphopénie (maladie
touchant les lymphocytes) qui sera majeure au bout de 2 à 3 jours après l'irradiation, une
granulopénie (maladie touchant les cellules phagocytaires) qui apparaîtra au bout d'une
semaine environ ainsi qu'une thrombocytopénie (maladie touchant les plaquettes) dans
des délais comparables. L'anémie n'apparaîtra que dans un délai de 2 à 3 mois.

❑Les tissus non compartimentaux

Ce sont des tissus à renouvellement lent donc sans mitose et composés de cellules
fonctionnelles. Ces tissus seront très peu radio-sensibles. Ils ne seront altérés dans leur
fonctionnement que pour des doses équivalentes beaucoup plus fortes de l'ordre de
plusieurs 𝑆𝑣.
On peut citer comme exemple :
- le tissu nerveux,
- le tissu hépatique,
- le tissu rénal.

Les effets précédents sont de type déterministe (dépend de la dose)


❑Les actions mutagènes

(type probabiliste) Ɐ la dose,+++ nombre de tissus

˃˃˃ des cancers (10 et 30 ans )

▪ Les plus fréquents sont les leucémies (ou radioleucoses), les cancer cutanés.
IV-LA RADIOPATHOLOGIE A L'ECHELLE HUMAINE

l'interaction initiale d'un rayonnement ionisant

▪ conséquences chimiques, biochimiques ( molécule d'ADN),


▪ conséquences cellulaires
▪ conséquences sur les populations de cellules organisées que sont les tissus.
1
pathologies déterministes
▪ dépendront essentiellement de la dose équivalente délivrée, du mode d'administration et des
tissus irradiés
▪ Ces pathologies sont la conséquence des phénomènes hypoplasiques(arrêt de développent) des
différents tissus radio-sensibles dus aux différentes morts cellulaires et apoptoses.

▪ interviendront au-delà du seuil de dose équivalente de 1 Sv

▪ mortelle pour des doses équivalentes supérieures à 10 Sv en irradiation totale.


2
pathologies stochastiques

▪ Ces pathologies probabilistes sont dues aux lésions de l'ADN mal réparé qui va entraîner des mutations
non létales chez certaines cellules pouvant donner naissance à un clone cellulaire anormal ayant des
capacités de division non contrôlées et donc de prolifération.

▪ Le système immunitaire est pris en défaut et n'élimine pas les cellules anormales, on peut avoir
l'apparition d'un cancer.

▪ pour des doses efficaces élevées supérieures à 200 mSv.


pathologiques en fonction de la dose délivrée et du mode d'administration

1) Le cas d'une irradiation à très fortes doses, plusieurs dizaines de sieverts, mais localisée
à une partie de l'organisme

▪ radiations ionisantes en radiothérapie (localisée à la tumeur)

▪ faire attention d'irradier le moins possible les tissus adjacents et d'irradier très peu les tissus très
radiosensibles.

▪ apparition possible de nausées, de vomissements, céphalées, diarrhées,….


▪ au niveau des épithéliums (muqueuses) de recouvrement, on peut avoir des radiodermites plus ou
moins sévères en fonction de la dose délivrée à la peau, faciles à surveiller et à prendre en charge
médicalement.
▪ au niveau de l'intestin, les lésions pourraient aller d'une simple entérite jusqu'à des hémorragies ou
perforations intestinales. C'est pourquoi on évitera toujours d'irradier l'intestin avec de telles doses.
▪ au niveau des tissus adjacents à la tumeur, on peut avoir des phénomènes d'œdème puis plus
tardivement de fibrose et quelques fois de nécrose (mort cellulaire programmée) .

Exemple
faire diminuer toutes ces réactions de manière à augmenter les doses à la tumeur et
être plus efficace dans l'action thérapeutique.
2) Le cas d'une irradiation généralisée homogène unique avec des doses moyennes
comprises entre 1 et 10 Sv
▪ pour des doses équivalentes inférieures à 2 Sv, on a peu de chance de voir apparaître des signes
cliniques pathologiques mais seulement quelques perturbations biologiques et cela ne nécessitera
pas une prise en charge médicale.

▪ pour des doses équivalentes supérieures à 8 Sv, en irradiation totale, les chances de survie sont très
faibles.
on peut voir apparaître:

▪ réaction toxique (nausées, vomissements, céphalées, diarrhées,…..)

▪ au bout de quelques jours, une lymphopénie qui apparaîtra dès les premières heures
et qui sera majeure au bout de 2 à 4 jours, une granulopénie qui sera majeure dans
un délai de 8 à 15 jours ainsi que la thrombocytopénie.

▪ au niveau de la peau, une radiodermite a minima, une chute des poils, des cheveux
et des phanères en général et une peau qui devient très fine et très fragile.
▪ au niveau de l'intestin, des signes d'entérite et des risques d'hémorragies ou de
perforations intestinales.
Le patient sera tributaire de deux risques majeurs :

Le risque infectieux Le risque hémorragique

lié à la lymphopénie et granulopénie lié à une thrombocytopénie (maladie des


associées une fragilité des épithéliums de plaquettes) associée à une fragilité de la
recouvrement pouvant favoriser la peau et surtout de la muqueuse intestinale,
pénétration des germes. Ce risque il est maximum au bout de 2 à 3 semaines
infectieux est maximum au bout de 1 à 2 et il peut entraîner la mort du patient par
semaines. Il pourrait à ce moment-là une hémorragie intestinale incontrôlable.
entraîner la mort du patient par une Au bout de 3 à 4 semaines, les hypoplasies
septicémie incontrôlable. vont régresser et ces risques s'atténuer.
3) Une irradiation généralisée chronique par des faibles doses (inférieures à 1 Sv)

▪ Des expositions professionnelles

▪ des personnes qui, sont exposées quotidiennement à des faibles doses de radiations

▪ aucun risque hypoplasique et donc pas de pathologie liée à ce risque

▪ la possibilité d'un risque stochastique et donc d'une augmentation de la probabilité de


la survenue d'un cancer au cours de la vie professionnelle.
▪ délai d'apparition de cette pathologie après l'irradiation est long entre 10 et 30 ans

▪ les doses maximales que peuvent recevoir les travailleurs qui utilisent les radiations
ionisantes doivent rester inférieures à 20 mSv/an
leucémie
4) Le cas particulier du fœtus et donc de la femme enceinte
▪ cellules blastiques, très radio-sensible.
▪ pendant les 2 premières semaines de la grossesse risque d'avortement spontané.
▪ entre la deuxième semaine et le troisième mois risque de malformations.
pour une dose équivalente d'environ 200 mSv à l'utérus,
▪ après le troisième mois de grossesse Risque de cancer de l'enfant
Pour des doses équivalentes supérieures à 200 mSv à l'utérus.

• si la dose équivalente est inférieure à 100 mSv à l'utérus, le risque est acceptable et la grossesse doit se
poursuivre.
• pour des doses équivalentes comprises entre 100 et 200 mSv à l'utérus, on discute avec la patiente des
avantages et des inconvénients d'une interruption de grossesse.
• pour des doses équivalentes supérieures à 200 mSv à l'utérus, on doit conseiller un avortement
thérapeutique.
Pour protéger le fœtus (particulièrement sensible) de tous ces risques, la réglementation

prévoit qu'une femme enceinte ne doit pas, durant toute sa grossesse, recevoir (sans

raison justifiée médicalement) une dose ajoutée à l'irradiation naturelle de plus de 1 mSv

(cette irradiation naturelle étant elle de 2 à 3 mSv/an).


Il existe de nombreuses preuves que les lésions de l'ADN sont la cause principale de la mort
cellulaire induite par les rayonnements.

Dommages et réponses à l'ADN induits par les radiations


Spectre des dommages à l’ADN
Le dépôt d'énergie (directement ou indirectement) par les rayonnements ionisants induit des changements
chimiques qui peuvent alors causer une variété de changements structurals.

(1) la rupture des liaisons hydrogène,

(2) l'altération de la structure moléculaire,

(3) la dégradation ou la rupture de la molécule.

(4) la réticulation intermoléculaire et intramoléculaire.


❑ La rupture des liaisons hydrogène qui relient les paires de bases dans l'ADN peut
entraîner des changements irréversibles dans la structure secondaire et tertiaire de la
molécule qui compromet la transcription et la traduction génétiques.

❑ les ruptures moléculaires peuvent également concerner les polymères sucre-


phosphate qui constituent le squelette des deux brins hélicoïdaux de l'ADN.(E)

❑ Elles peuvent se produire sous la forme de cassures simple brin (SSB), de cassures
double brin (DSB) ,de pertes de bases, de changements de bases ou de liaisons
transversales entre les brins d'ADN ou entre l'ADN et les protéines.
❑ Un SSB entre le sucre et le phosphate peut se rejoindre, à condition qu'il n'y ait pas

d'occasion pour que la partie cassée des brins se sépare. Bien que la jonction ne soit

généralement pas immédiate, parce que les extrémités cassées nécessitent l'action

d'une série d'enzymes (endonucléase, polymérase, ligase) pour se rejoindre, la

jonction est rapide et la réparation s'effectue généralement avec une grande fidélité.

La présence d'oxygène potentialise les dommages en provoquant la peroxydation

donc la paire de base subit alors un transfert radicalaire vers le sucre, causant des

dommages qui empêchent la jonction.


❑ Un DSB peut se produire lorsque deux SSB sont juxtaposés ou lorsqu'une seule
particule fortement ionisante (par exemple, une particule alpha) produit une rupture
dans les deux brins. Les DSB de l'ADN sont des lésions très génotoxiques qui peuvent
entraîner des aberrations chromosomiques.

❑ L'instabilité génomique résultant de cassures persistantes ou mal réparées peut


conduire à la cancérogenèse par l'activation d'oncogènes, l'inactivation de gènes
suppresseurs de tumeurs ou la perte d'hétérozygotie. Les SSB (causées en grande partie
par le radical OH) sont plus facilement réparées que les DSB et sont plus susceptibles de
résulter du modèle d'ionisation qui est caractéristique du rayonnement à faible TLE.
❑ Pour les cellules de mammifères, une dose absorbée d'un Gy de rayons X paralysera la
capacité mitotique d'environ la moitié des cellules exposées. Chaque cellule subit
environ 40 DSB, 1 000 SSB et 3 000 bases endommagées. Bien que les DSB et les lésions
complexes de l'ADN soient souvent associées aux rayonnements à haute intensité, en
réalité, tous les rayonnements ionisants sont capables de produire un nombre
substantiel de DSB complexes.

❑ Dans le cas des rayonnements à faible TLE, utilisés en imagerie diagnostique, environ
un quart à un tiers de la dose absorbée dans les tissus est déposée par des électrons
secondaires de faible énergie, dont l'énergie est de l'ordre de 0,1 à 5 keV. Ces électrons
de faible énergie produisent des densités d'ionisation élevées sur des trajectoires très
courtes, à l'échelle de la double hélice d'ADN.
❑ Ces lésions complexes de l'ADN ont moins de chances d'être réparées correctement
qu'une SSB, une DSB ou une lésion de base isolée, ce qui peut entraîner des
modifications ou des pertes permanentes de l'ADN (Goodhead, 1988, 1994).

❑ Les lésions chromosomiques induites par les rayonnements peuvent se produire dans les
cellules somatiques et germinales et, si elles ne sont pas réparées, elles peuvent être
transmises au cours de la mitose et de la méiose. Les lésions chromosomiques qui se
produisent avant la réplication de l'ADN sont appelées aberrations chromosomiques,
tandis que celles qui se produisent après la synthèse de l'ADN sont appelées aberrations
chromatidiennes.
Réparation de l'ADN
Une base cytosine est endommagée
par les radiations ionisantes directes.

Une ADN glycosylase(enzyme) détecte


la base endommagée et la supprime,
créant un site abasique (AP).

Une endonucléase spécifique est


amenée sur le site d'endommagement où
elle clive le segment du squelette sucre-
phosphate, résultant en une cassure
simple brin (SSB) qui peut ensuite être
traitée par réparation en courte patch.
L'ADN polymérase, accompagnée de la
protéine d'échafaudage, resynthétise le
segment d'ADN en utilisant la base
complémentaire comme modèle.

L'ADN ligase relie les segments d'ADN

À ce stade, l'ADN reprend sa forme


hélicoïdale normale.
❑Les scientifiques ont récemment été en mesure de visualiser les structures complexes
et dynamiques de l'ADN ligase en utilisant une combinaison de techniques de
cristallographie des rayons X et de diffusion des rayons X aux petits angles.

❑ Ces expériences ont révélé la structure cristalline de la protéine humaine (ADN ligase I)
liée à un oligonucléotide ADN court.
L'enzyme, l'ADN ligase, répare des millions de cassures de l'ADN générées au cours de
la vie normale d'une cellule, par exemple en reliant les abondants fragments d'ADN
formés lors de la réplication du matériel génétique dans les cellules qui se divise.
ADN ligase passe d'une forme ouverte et étendue à une forme fermée et circulaire
lorsqu'elle relie les brins d'ADN.
( Dr Tom Ellenberger, département de biochimie et de biophysique moléculaire de l'école de médecine de
l'université de Washington, St. LOUIS.)
Induction et réparation des DSB dans les fibroblastes humains primaires. En utilisant des techniques
d'immunofluorescence, un anticorps fluorescent spécifique de ϒ-H2AX (une histone phosphorylée) forme
des foyers nucléaires discrets qui peuvent être visualisés sur les sites de DSBs. La réparation des DSB a été
évaluée 3 minutes et 24 heures après l'exposition à 200 mGy ; la réparation était presque complète à 24
heures. La longueur de la barre d'échelle blanche montrée dans le panneau de contrôle non irradié est
égale à 10 mm. (D'après Rothkamm K, Lôbrich M. Evidence for a lack of DNA double-strand break repair in
human cells exposed to very low x-ray doses. Proc Nati Acad Sci USA 2003;100:5057-5062.)
Pour une cassure double du brin de l'ADN

(Adapté de Helleday T, Lo J, van Gent


DC, et al. DNA double-strand break
repair : From mechanistic
understanding to cancer treatment.
DNA Repair. (14 mars 2007)

Modèle des étapes clés nécessaires à la reparation des deux extrémités


d'une cassure double brin de l'ADN. Cette réparation améliore
considérablement les chances de réplication des cellules, et toute perte de
fidélité de l'ADN est limitée et a donc une faible probabilité de
compromettre le contrôle réglementaire ou l'expression des gènes.
Aberrations chromosomiques

L'étendue des dommages génétiques totaux transmis avec des anomalies

chromosomiques dépend de divers facteurs:

❑le type de cellule,

❑ le nombre et le type de gènes supprimés,

❑ et si la lésion s'est produite dans une cellule somatique ou une cellule germinale.
A. Rupture unique d'un chromosome, qui donne lieu à des fragments centriques et
acentriques. Les fragments acentriques sont incapables de migrer et sont transmis à une
seule des cellules filles. Ces fragments sont finalement perdus lors des divisions ultérieures.

B. La formation d'un anneau peut résulter de deux cassures dans le même chromosome
où les deux extrémités cassées du fragment centrique se recombinent. Le chromosome en
anneau subit une réplication normale et les deux chromatides soeurs (en anneau) se
séparent normalement à l'anaphase, à moins que le fragment centrique ne se torde avant
la recombinaison, auquel cas les chromatides soeurs seront imbriquées et incapables de
se séparer.
C. Une translocation peut se produire lorsque deux chromosomes se cassent et que le
fragment acentrique d'un chromosome se combine avec le fragment centrique de l'autre
chromosome et vice versa.

D. les deux fragments centriques se recombinent l'un avec l'autre à leurs extrémités
brisées, ce qui donne lieu à la production d'un dicentrique.
Réponse aux rayonnements au niveau cellulaire

❑ Il existe un certain nombre de réponses potentielles au niveau cellulaire à la suite

d'une exposition aux rayonnements. En fonction de diverses variables biologiques

inhérentes et conditionnelles liées à la cellule et à son environnement (par exemple,

le type de cellule, la tension d'oxygène, le cycle cellulaire au moment de l'exposition)

ainsi que d'un certain nombre de facteurs physiques liés à l'exposition aux

rayonnements (par exemple, la dose, le débit de dose, le TLE)


❑ un certain nombre de réponses sont possibles, telles que le retard de la division

cellulaire, l'apoptose, l'échec de la reproduction, l'instabilité génomique (retard de

l'expression des dommages causés par les rayonnements), les mutations de l'ADN, les

transformations phénotypiques (y compris les transformations potentiellement

oncogènes), les effets secondaires (dommages aux cellules voisines non irradiées) et

les réponses adaptatives.


❑les cellules irradiées deviennent plus radiorésistantes.
❑L'utilisation de l'intégrité reproductive en tant que marqueur des effets biologiques est
toutefois quelque peu limitée, car elle ne s'applique qu'aux systèmes cellulaires en
prolifération (par exemple, les cellules souches). Pour les cellules différenciées qui n'ont
plus la capacité de se diviser (par exemple, les cellules musculaires et nerveuses), la mort
cellulaire est souvent définie comme la perte de fonctions métaboliques ou de capacités
fonctionnelles spécifiques.
Courbes de survie cellulaire

−(𝜶𝑫+𝜷𝑫𝟐 )
𝑺𝑭 𝑫 = 𝒆
Facteurs affectant la radiosensibilité cellulaire

La radiosensibilité cellulaire peut être influencée par divers facteurs qui peuvent
renforcer ou diminuer la réponse aux rayonnements ou modifier la relation
temporelle entre l'exposition et une réponse donnée. Ces facteurs peuvent être
classés comme conditionnels ou inhérents.
Les radiosensibilités conditionnelles sont les facteurs physiques ou chimiques qui
existent avant et/ou au moment de l'irradiation: le débit de dose, le TLE et la
présence d'oxygène.
La radiosensibilité inhérente comprend les facteurs biologiques qui sont des
caractéristiques des cellules elles-mêmes, comme: le taux de mitose, le degré de
différenciation et le stade du cycle cellulaire.
Facteurs conditionnels
▪ le débit auquel une dose de rayonnement à faible TLE est délivrée affecte le degré de
dommage biologique pour un certain nombre de paramètres biologiques, notamment
les aberrations chromosomiques, les retards de reproduction et la mort cellulaire.
explication
En général, les débits de dose élevés sont plus efficaces pour produire des dommages
biologiques que les débits de dose faibles. La principale explication de cet effet est la
diminution du potentiel de réparation des dommages causés par les rayonnements.
Les cellules ont davantage la possibilité de réparer les dommages à des débits de
dose faibles qu'à des débits de dose élevés, ce qui réduit la quantité de dommages et
augmente la fraction de survie.
▪ Courbes de survie cellulaire illustrant les dommages plus importants produits par le
rayonnement à haut TLE. Avec un taux de survie de 10 %, le rayonnement à haut TLE
est trois fois plus efficace que la même dose de rayonnement à bas TLE
Expérience de fractionnement idéalisée
décrivant la survie d'une population de 106
cellules en fonction de la dose. La courbe A
représente une fraction de 10 Gy. La courbe F
représente la même dose totale que dans la
courbe A, administrée en doses fractionnées
égales (D1 à D5) de 2 Gy chacune, avec des
intervalles entre les fractions suffisants pour
permettre la réparation des dommages
sublétaux.
Pour une dose de rayonnement donnée, généralement une réduction des dommages causés par le rayonnement
lorsque la dose est fractionnée sur une certaine période de temps. Cette technique est fondamentale dans la
pratique de la radiothérapie. Les intervalles entre les doses (de quelques heures à quelques jours) permettent aux
mécanismes de réparation des tissus sains de prendre l'avantage sur la tumeur en réparant une partie des
dommages .
Facteurs inhérents
Spermatogonies

Lymphocytes, ovocytes

Cellules souches hématopoïétiques


Cellules cryptiques de l'intestin grêle

Follicules pileux

Colon, estomac
Peau, reins

SNC (neurones)

Muscle

Os

Radiosensibilité relative des tissus.


Phases du cycle de reproduction de la cellule
Phases du cycle de reproduction de la cellule

L'interphase comprend la période qui suit la mitose mais précède la synthèse de

l'ADN (G1 ); elle est suivie de la phase S, au cours de laquelle la synthèse de l'ADN

a lieu, puis de la phase G2 , le tout aboutissant à la mitose (phase M), dont les

événements sont différenciés en prophase, métaphase, anaphase et télophase. le

contrôle de la progression à travers les phases d'un cycle cellulaire est exercée par

des gènes spécifiques de contrôle du cycle cellulaire aux points de contrôle.


Phases du cycle de reproduction de la cellule
Les points de contrôle sont des points de contrôle critiques du cycle cellulaire qui
possèdent des signaux d'arrêt intégrés qui stoppent le cycle cellulaire jusqu'à ce qu'ils
soient neutralisés par des signaux chimiques externes.
Il existe trois principaux points de contrôle dans le cycle cellulaire : le point de contrôle
G1 entre G1 et la phase S (G1/S), le point de contrôle G2 entre G2 et la mitose (G2 /M)
et le point de contrôle M (métaphase).
Le point de contrôle G1 /S est l'endroit où la cellule contrôle sa taille, les nutriments
disponibles et l'intégrité de l'ADN (par exemple, il empêche la copie des bases
endommagées, ce qui fixerait des mutations dans le génome) afin de s'assurer que tout
est adéquat pour la division cellulaire.
Phases du cycle de reproduction de la cellule

En l'absence d'un signal de poursuite, la cellule entre dans un état de quiescence Go


(l'état de la plupart des cellules du corps) jusqu'à ce qu'elle reçoive un signal de
stimulation pour continuer.
Après la synthèse de l'ADN, le point de contrôle G2 /M se produit à la fin de la phase
G2 , au cours de laquelle les lésions de l'ADN induites

pendant la réplication, telles que les bases mal appariées et les cassures double brin,
sont réparées. La cellule s'assure que la synthèse de l'ADN (phase S) a été menée à
bien avant de déclencher le début de la mitose.
Phases du cycle de reproduction de la cellule
Au point de contrôle de la métaphase , la cellule surveille la formation du fuseau et

s'assure que tous les chromosomes sont attachés au fuseau mitotique par les

kinétochores (fibres asteriens) avant de passer à l'anaphase. Le gène suppresseur de

tumeur p53 opère aux points de contrôle G1 /S et G2 /M. La protéine p53 induit l'arrêt

du cycle cellulaire par l'inhibition des protéines kinases cycline-dépendantes

(nécessaires à l'avancement du cycle cellulaire) et permet ainsi la réparation des lésions

de l'ADN. Cette protéine active également les mécanismes de réparation de l'ADN ou

(en cas de dommages graves à l'ADN) induit la mort cellulaire par apoptose.
Réponse des systèmes d'organes aux rayonnements
Réponses des systèmes d’organes spécifiques
Peau

❑ La réaction de la peau aux rayonnements ionisants (souvent appelée syndrome cutané


d'irradiation)
❑ Les lésions cutanées induites par les rayonnements peuvent être graves ; débilitantes
et, dans certains cas, la dose a été suffisamment élevée pour provoquer des ulcérations
et des nécroses chroniques. (ulcération et une nécrose chroniques nécessitant une
intervention chirurgicale et des soins intensifs pendant des années).
❑ Les réactions cutanées à l'exposition aux rayonnements sont déterministes et ont
un seuil d'environ 1 Gy en dessous duquel aucun effet n'est observé.

❑ 2 Gy/ jour en radiothérapie, atteignant une réponse maximale aux alentours de la


troisième semaine, la peau peut alors être œdémateuse, sensible et présenter
souvent une sensation de brûlure.
❑ Une perte de cheveux temporaire (épilation) peut se produire environ 3 semaines
après une exposition à 3 à 6 Gy
❑ 40 Gy sur une période de 4 semaines, une chute intense des cheveux peut se produire.
❑ 20 Gy en une seule dose, une perte de cheveux permanente.
Organes reproducteurs

❑ En général, les gonades sont très radiosensibles.


❑ Les testicules contiennent des populations cellulaires qui vont des cellules germinales
les plus radiosensibles (c'est-à-dire les spermatogonies) aux spermatozoïdes matures
les plus radiorésistants.
❑ Les principaux effets des rayonnements sur le système reproducteur masculin sont la
réduction de la fertilité, la stérilité temporaire et permanente (azoospermie) (Clifton
et Bremner, 1983). La stérilité temporaire et permanente peut survenir après des
doses aiguës d'environ 500 mGy et 6 Gy, respectivement.
❑ La durée de la stérilité temporaire dépend de la dose, la récupération commençant à
1 an et pouvant aller jusqu'à 3,5 ans après des doses de 1 et 2 Gy, respectivement.
Organes reproducteurs

❑ Cependant, après l'exposition (et à condition que la dose ne soit pas excessive), il y
aura une fenêtre de fertilité avant l'apparition de la stérilité, tant que des
spermatozoïdes matures sont disponibles.
❑ Des expositions chroniques de 20 à 50 mGy/semaine peuvent entraîner une stérilité
permanente lorsque la dose totale dépasse 2,5 à 3 Gy.
❑ Une réduction de la fertilité due à une diminution du nombre de spermatozoïdes
(oligospermie) et de leur mobilité (asthénozoospermie) peut survenir 6 semaines
après une dose de 150 mGy.
Organes reproducteurs

❑ Les ovules à l'intérieur des follicules ovariens (classés selon leur taille en petits,
intermédiaires ou grands) sont sensibles aux radiations. Les follicules intermédiaires
sont les plus les plus radiosensibles, suivis par les grands follicules (matures) et les
petits follicules, qui sont les plus radiorésistants. Par conséquent, après une dose
d'irradiation aussi faible que 1,5 Gy, la fertilité peut être temporairement préservée
en raison de la radiorésistance relative des follicules matures.
❑ La dose qui produit une stérilité permanente dépend de l'âge, avec des doses plus
élevées (~10 Gy) nécessaires pour produire la stérilité avant la puberté que chez les
femmes préménopausées de plus de 40 ans(~2 à 3 Gy).
Effets oculaires

❑ Le cristallin contient une population de cellules radiosensibles qui peuvent


être endommagées ou détruites par le rayonnement. Dans la mesure où il
n'existe pas de système d'élimination de ces cellules endommagées, elles
peuvent s'accumuler au point de provoquer des cataractes qui altèrent la
vision.
❑ Les cataractes étaient fréquentes chez les travailleurs sous rayonnements en
raison des doses extrêmement élevées résultant d'expositions longues et
fréquentes à des appareils à rayons 𝑿 mal protégés et de l'absence de
protection substantielle des yeux.
Effets oculaires

❑ la limite réglementaire actuelle de 150 mSv/an pour le cristallin pourrait devoir


être réévaluée.
❑ l'utilisation d'une protection oculaire sous la forme de lunettes plombées est
nécessaire.
Réponse de l'ensemble du corps aux radiations

❑ l'organisme est constitué de cellules dont la radiosensibilité est différente.


❑ une forte dose de rayonnement délivrée de manière aiguë provoque des
dommages cellulaires plus importants que la même dose délivrée sur une
période prolongée.
❑ Lorsque le corps entier (ou une grande partie du corps) est soumis à une forte
dose de rayonnement, on observe une série de réactions cliniques
caractéristiques connues sous le nom de syndrome aiguë d'irradiation (SAI).
Réponse de l'ensemble du corps aux radiations
Réponse de l'ensemble du corps aux radiations
Le SAI suit un schéma clinique qui peut être divisé en trois phases :

❑ une phase initiale ou prodromique qui se manifeste par des symptômes


cliniques non spécifiques, tels que nausées, vomissements et léthargie (des
changements hématologiques peuvent également survenir au cours de cette
période).

❑ la phase de latence, au cours de laquelle les symptômes prodromiques


s'estompent généralement ;

❑ la phase de maladie manifeste, au cours de laquelle les lésions des systèmes


organiques sous-jacents s'expriment. Le type, le moment d'apparition et la
gravité des symptômes prodromiques dépendent de la dose.
Réponse de l'ensemble du corps aux radiations

❑La durée de la période de latence, ainsi que le moment de l'apparition et la


gravité de la phase de maladie manifeste, et le résultat final sont tous, dans
une mesure variable, dépendent de la dose totale, de l'uniformité de
l'exposition et de la radiosensibilité .

❑En règle générale, les doses élevées raccourcissent le délai d'apparition et la


durée des trois phases et augmentent la gravité du prodrome et de la
maladie manifeste.
Syndrome hématopoïétique

❑ Les cellules souches hématopoïétiques sont très radiosensibles.


❑ à l'exception des lymphocytes, leurs homologues matures dans la circulation sont
relativement radiorésistants.
❑ Les tissus hématopoïétiques sont situés à différents endroits du corps ; Cependant,
l'exposition postérieure aux rayonnements maximise les dommages car la majorité
de la moelle osseuse active est située dans la région de l’os, la colonne vertébrale
et la région postérieure des côtes et du bassin.
❑ Le syndrome hématopoïétique est la principale conséquence clinique d'une dose
aiguë de rayonnement comprise entre 0,5 et 10 Gy
❑ Les symptômes associés au syndrome hématopoïétique peuvent survenir
quelques heures après l'exposition et peuvent consister en nausées,
vomissements, maux de tête et diarrhée. Si ces symptômes apparaissent tôt et
qu'une diarrhée sévère survient dans les deux premiers jours, l'exposition aux
radiations peut s'avérer être une cause de décès.
❑ Les périodes prodromique et latente peuvent durer des semaines.
❑ Bien que les nausées et les vomissements puissent disparaître pendant la période
de latence, les patients peuvent encore se sentir fatigués et faibles. Pendant cette
période, les dommages causés aux cellules souches réduisent leur nombre et
donc leur capacité à maintenir un profil hématologique normal en remplaçant les
cellules sanguines circulantes qui finissent par être détruites.
Changements hématologiques
après une dose aiguë de 1 Gy (A) et
de 3 Gy (B) à la moelle osseuse.
1 Gy provoque une neutropénie
transitoire et 3 Gy une période
prolongée de neutropénie et de
thrombocytopénie. La lymphopénie
est une conséquence de l'apoptose
induite par les radiations dans
certains types de lymphocytes.
Syndrome gastro-intestinal

À des doses plus élevées, l'expression clinique du syndrome gastro-intestinal devient la


composante dominante de la réponse aux radiations, dont les conséquences sont plus
immédiates, plus graves et se superposent à celles du syndrome hématopoïétique.
À des doses supérieures à 12 Gy, ce syndrome est principalement responsable de la
létalité. Son stade prodromique comprend des nausées sévères, des vomissements, une
diarrhée aqueuse et des crampes survenant dans les heures qui suivent l'exposition,
suivis d'une période de latence beaucoup plus courte (5 à 7 jours). La phase de maladie
manifeste commence par le retour des symptômes prodromiques qui sont souvent plus
intenses que lors de leur présentation initiale.
Syndrome gastro-intestinal

❑ Le dysfonctionnement de la muqueuse intestinale.

❑ La rupture de la barrière muqueuse permet l'entrée du contenu luminal tel que


les antigènes, les produits bactériens et les enzymes digestives dans la paroi
intestinale, ce qui aboutit finalement à un syndrome intestinal radio-induit.
Syndrome gastro-intestinal
❑ une diminution considérable de la capacité à réguler l'absorption d'électrolytes et
des nutriments et, en même temps, un portail est créé pour que la flore intestinale
entre dans la circulation systémique.

❑ L'effet le plus potentiellement grave est la diminution importante des globules


blancs circulants à un moment où les bactéries envahissent la circulation sanguine à
partir du tractus gastro-intestinal.
❑ la déshydratation et l'insuffisance rénale aiguë résultant d'un déséquilibre hydro-
électrolytique.

❑ La mort survient dans les 3 à 10 jours après l'exposition si aucun soin médical n'est
prodigué ou jusqu'à 2 semaines après l'exposition avec un soutien médical intensif.
Syndrome neurovasculaire

❑ La mort survient dans les 2 à 3 jours suivant l'administration de doses


supraléthales supérieures à 50 Gy.
❑ Les doses de cet ordre entraînent un choc cardiovasculaire avec une perte massive
de sérum et d'électrolytes dans les tissus extravasculaires.
❑ Les problèmes circulatoires qui s'ensuivent (œdème, augmentation de la pression
intracrânienne et l'anoxie cérébrale entraînent la mort avant que les dommages
causés aux autres organes et tissus ne deviennent cliniquement visibles.
Syndrome neurovasculaire

❑ Les patients peuvent ressentir une incapacité transitoire ou une perte de conscience.

❑ Les symptômes prodromiques réapparaissent avec une sévérité encore plus grande,
associés à une détresse respiratoire et à des changements neurologiques flagrants
(y compris des tremblements et des convulsions) qui conduisent inévitablement au
coma et à la mort.
Cancérogénèse induite par les radiations
1-introduction
❑ Les rayonnements ionisants peuvent cependant causer des dommages dont
l'expression est retardée de plusieurs années
❑ Le cancer est la deuxième cause de décès, après les maladies cardiovasculaires.

❑ la probabilité de développer un cancer invasif au cours de la vie est de 41 % (44,3 %


pour les hommes et 37,8 % pour les femmes)

❑ la probabilité de mourir d'un cancer est 22 %.

❑ la plupart des cancers ne soit pas bien définie, l'alimentation, le mode de vie, les
conditions génétiques et environnementales semblent être parmi les facteurs les
plus importants affectant les risques spécifiques de cancer.
Cancérogénèse induite par les radiations
1-introduction

❑ les rayonnements sont relativement peu cancérigènes à faibles doses (par


exemple, expositions professionnelles et diagnostiques).
2-Biologie moléculaire et cancer

❑ Le cancer résulte d'une division cellulaire anormale. (perd le contrôle de la


reproduction normale).

❑ La transformation maligne d'une telle cellule peut se produire par l'accumulation


de mutations dans des classes spécifiques de gènes.

❑ Toute protéine impliquée dans le contrôle de la division cellulaire peut également


être impliquée dans le cancer.

❑ deux catégories de gènes, les gènes suppresseurs de tumeurs et les proto-


oncogènes, qui inhibent et encouragent respectivement la croissance cellulaire,
jouent un rôle majeur dans le déclenchement du cancer.
2-Biologie moléculaire et cancer

Les gènes suppresseurs de tumeurs tels que le gène p53, favorise l'expression de
certaines protéines. L'une d'entre elles interrompt le cycle cellulaire et donne à la
cellule le temps de réparer son ADN avant que le cancer ne se déclare. le temps à la
cellule de réparer son ADN avant de se diviser. Si le dommage ne peut être réparé, la
protéine pousse la cellule à réparer son ADN avant de se diviser. La perte de la
fonction normale du produit du gène du gène p53 peut compromettre les mécanismes
de réparation de l'ADN et entraîner le développement de tumeurs. Les gènes p53
défectueux peuvent entraîner la prolifération de cellules anormales. jusqu'à 50 % de
toutes les tumeurs humaines contiennent des mutations p53.
2-Biologie moléculaire et cancer

Les proto-oncogènes codent pour des protéines qui stimulent la division cellulaire. Les
formes mutées de ces gènes, appelées oncogènes, peuvent entraîner une suractivité
des protéines stimulantes, ce qui se traduit par une prolifération cellulaire excessive.
La famille de protéines Ras joue un rôle central dans la régulation de la croissance
cellulaire et l'intégration des signaux de régulation. Ces signaux régissent les processus
du cycle cellulaire et régulent la prolifération cellulaire. La plupart des mutations
entraînent l'abrogation de l'activité enzymatique normale de Ras, ce qui provoque un
état d'activation prolongé et une stimulation non régulée des voies de signalisation de
Ras qui stimulent la croissance cellulaire ou inhibent l'apoptose.
3-Stades de développement du cancer
❑le cancer est un processus en plusieurs étapes dans lequel l'apparition de lésions
dans une seule cellule conduit à un stade prénéoplasique suivi d'une séquence
d'événements qui permettent à la cellule de proliférer avec succès.

❑ Le métastases sont considérés comme des dérivés ou des clones d'une seule cellule
et se caractérisent par une croissance effrénée, une migration irrégulière et une
diversité génétique.

❑ il n'existe pas de dose seuil pour l'induction d'un cancer, car même un seul
événement d'ionisation peut théoriquement entraîner des changements moléculaires
dans l'ADN qui aboutissent à une transformation maligne et, finalement, à un cancer.

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