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Naissance et écoles de la sociologie

Le document présente un devoir de groupe sur l'histoire de la sociologie, abordant deux sujets principaux : la naissance de la sociologie à travers les révolutions industrielle, française et scientifique, et les contributions d'Émile Durkheim, Max Weber et Karl Marx à cette discipline. Il souligne comment ces penseurs ont façonné la sociologie en établissant des méthodologies et des théories essentielles pour comprendre les phénomènes sociaux. En conclusion, le devoir invite à réfléchir sur la pertinence de ces approches face aux transformations contemporaines.

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Naissance et écoles de la sociologie

Le document présente un devoir de groupe sur l'histoire de la sociologie, abordant deux sujets principaux : la naissance de la sociologie à travers les révolutions industrielle, française et scientifique, et les contributions d'Émile Durkheim, Max Weber et Karl Marx à cette discipline. Il souligne comment ces penseurs ont façonné la sociologie en établissant des méthodologies et des théories essentielles pour comprendre les phénomènes sociaux. En conclusion, le devoir invite à réfléchir sur la pertinence de ces approches face aux transformations contemporaines.

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UNIVERSITE MARIEN NGOUABI

FACULTE DES LETTRES, ARTS ET SCIENCES HUMAINES

Devoir à faire à domicile en groupe

UE : L’HISTOIRE DE LA SOCIOLOGIE
PARCOURS: PPSA

Niveau: Licence 1

Devoir Notes

Sujet1

Sujet2

Membre du groupe

1- MASSANGA PRINCE DARRYL

2- ONDONGO DIAMEL ALPHONSIA JELIA EDWANE

3- MAKITA MABIALA GHISLAIN

4- SAMBOU JUNELVIE PAULINA

5- BAFOUANGA SARA CHRISTIANE

1

Sujet 1 : Je suis une fille récente née du passage d’une société traditionnelle à
la société moderne au carrefour de trois événements de la révolution. Qui suis-
je ? Et dites comment ?

Les grandes disciplines scientifiques naissent souvent des secousses de


L’histoire. Cette affirmation s’applique parfaitement à la sociologie, qui incarne
la réponse intellectuelle aux bouleversements des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Née de
la transition entre sociétés traditionnelles et modernes, cette discipline s’est
constituée à l’intersection de trois révolutions fondatrices. Alors nous
démontrerons que la sociologie est bien cette “fille récente” dont l’émergence
résulte de la Révolution industrielle, de la Révolution française et de la
Révolution scientifique le long de notre travail.

C’est d’abord la Révolution industrielle qui a servi de terreau à la


sociologie. L’industrialisation massive a entraîné des changements sociaux
sans précédent, tels que l’exode rural, l’émergence d’une classe ouvrière et les
problèmes sociaux qui en découlent : paupérisation, conflits du travail et
dissolution des solidarités traditionnelles. Des observateurs comme Friedrich
Engels, avec son ouvrage La Situation de la classe laborieuse en Angleterre
(1845), ont documenté ces réalités, posant ainsi les bases d’une analyse
scientifique desp rapports de production. La transformation économique a
rendu nécessaire l’étude systématique des mutations sociales, car les
anciennes structures sociales étaient mises à l’épreuve par les nouvelles
réalités économiques.
Par ailleurs, la Révolution française a fourni le cadre politique de cette
naissance. En abolissant l’Ancien Régime et ses hiérarchies héritées, 1789 a
fait émerger l’individu-citoyen, mais a également créé des tensions entre
idéaux égalitaires et réalités sociales. Alexis de Tocqueville, dans L’Ancien
Régime et la Révolution (1856), y voyait un laboratoire des contradictions
modernes, où la sociologie a trouvé un terrain fertile pour décrypter les
nouveaux mécanismes d’intégration et de pouvoir dans des sociétés désormais
fondées sur le contrat et non plus sur la tradition.
Enfin, la Révolution scientifique a doté la sociologie de sa légitimité
épistémologique. Sous l’impulsion d’Auguste Comte, le projet positiviste a
cherché à transposer les méthodes des sciences naturelles à l’étude des
sociétés. Émile Durkheim a concrétisé cette ambition dans Les Règles de la
méthode sociologique (1895), en définissant le “fait social” comme objet
autonome. L’analyse statistique du suicide en est une illustration
paradigmatique, qui a achevé de faire de la sociologie une science à part
entière.

En conclusion, la sociologie est bien cette “fille récente” née de la triple


révolution : industrielle, française et scientifique. Les trois événements ont
contribué à la naissance de la sociologie en mettant en évidence les
changements sociaux importants qui ont eu lieu à cette époque. La sociologie
a cherché à comprendre ces changements et à les analyser de manière

2
scientifique. Maintenant, on peut se demander si cette discipline est équipée
pour analyser les révolutions numériques du XXIe siècle.

Sujet 2 : “Expliquez les apports des écoles sociologiques suivantes : Durkheim,


Weber, Karl Marx dans la construction de la sociologie”

La sociologie est une discipline qui a été façonnée par plusieurs grands
penseurs. Parmi eux, Émile Durkheim, Max Weber et Karl Marx ont joué un rôle
crucial dans la construction de la sociologie. Leurs théories et approches ont
permis de comprendre les phénomènes sociaux de manière plus approfondie.
Alors, comment ces trois sociologues ont contribué à la construction cette
discipline ?

Si Durkheim a posé les fondations d’une sociologie scientifique, c’est en


instituant le “fait social” comme réalité objective et contraignante (Les Règles
de la méthode sociologique, 1895). Son étude du suicide, démontrant que des
comportements individuels relèvent de causes sociales (intégration,
régulation), a imposé une méthodologie quantitative et comparative. Par
ailleurs, sa théorie de la solidarité (mécanique/organique) offre un modèle
fonctionnaliste pour penser la cohésion des sociétés modernes, faisant de lui
le fondateur de l’école française de sociologie.

À cette approche, Weber oppose une sociologie de la subjectivité. Sa


méthode compréhensive (Économie et société, 1922) centre l’analyse sur le
sens que les acteurs donnent à leurs actions, à travers des idéaux-types
(bureaucratie, éthique protestante). En établissant un lien causal entre
croyances religieuses et esprit du capitalisme (L’Éthique protestante, 1905), il
souligne le rôle des représentations culturelles dans les transformations
historiques. Son œuvre fonde ainsi une sociologie des rationalités plurielles.

Dans une perspective radicalement critique, Marx éclaire les dynamiques


conflictuelles des sociétés. Pour lui, l’histoire est mue par la lutte des classes,
dont le capitalisme constitue le stade ultime (Le Capital, 1867). Ses concepts
d’exploitation, d’aliénation et d’idéologie révèlent comment les rapports de
production structurent l’ensemble des institutions. Cette grille matérialiste,
centrée sur les contradictions économiques, complète les approches
précédentes en dévoilant les mécanismes de domination.

En somme, ces trois maîtres penseurs ont offert à la sociologie ses


cadres d’analyse indépassables : Durkheim par sa quête d’objectivité
scientifique, Weber par son attention aux significations individuelles, Marx par
sa déconstruction des rapports de pouvoir. Leurs apports combinés font de la
sociologie une discipline à la fois rigoureuse et critique. Cette richesse
théorique invite aujourd’hui à interroger leur pertinence face aux mutations
des sociétés postmodernes.

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