Tassement différentiel et stabilité des structures
Tassement différentiel et stabilité des structures
1. Problématique
L’ingénieur a toujours été à la quête de la stabilité de son ouvrage tant par l’interaction de différents
éléments qui le constituent que par son contact avec le milieu extérieur.
De par les liaisons entre les éléments du bâtiment et de par la constitution du sol d’assise de celui-ci, le
phénomène d’affaissement d’appuis constitue un problème majeur pour le bâtiment. D’une part,
l’ingénieur conçoit des appuis parfaitement rigides mais dont la réalisation n’est forcément pas
respectée lors de l’exécution. D’autre part, le sol d’assise ne présente pas souvent la même portance
sous toute l’étendue du bâtiment.
Ces deux cas nous ramènent à une évidence : tout bâtiment est prédisposé au phénomène de
tassement. Lorsque ce tassement est uniforme et demeure admissible il ne nuit pas au bâtiment et à
ses usagers. Lorsqu’il affecte une partie une partie de l’ouvrage, il est dit différentiel. Il peut provoquer
des dommages sur l’ouvrage. C’est ce dernier cas qui constitue la pierre angulaire de notre travail, en
l’occurrence le tassement d’une colonne.
Pour mieux élucider ce sujet, nous nous efforcerons de répondre aux questions suivantes :
Qu’entend-on par tassement différentiel du point de vue stabilité de structure ?
Quels effets peut-il engendrer lorsqu’il est évalué séparément à différents emplacements sur la
structure ?
Comment se présentent ces effets par rapport à la structure non tassée ?
Quelles sont les solutions à envisager pour limiter les effets du tassement différentiel pour un
sol moins portant ?
Comment s’y prendre dans les calculs ?
2. Hypothèse
Ce travail étant analytique, nous adopterons une valeur constante de tassement pour tous les cas à
analyser. La valeur retenue est prise au-delà de la limite admissible pour exposer la structure à la ruine.
Quoiqu’un projet fictif, pour la prise en compte du vent, nous admettrons que le bâtiment sera implanté
dans la ville province de Kinshasa.
3. Intérêt du sujet
Quelque fois, le sondage du sol d’assise d’un ouvrage se fait sur un échantillon peu représentatif.
Pour des raisons économiques ou par négligence, l’on se fie aux données des sites environnants.
Le phénomène de tassement s’avère une éventualité non négligeable. D’où l’intérêt d’évaluer le risque
de la non prise en compte d’un éventuel tassement.
1
4. Délimitation du travail
Ce travail se limite à l’étude de l’influence du tassement sur la stabilité de l’ouvrage en procédant
uniquement à l’analyse de la structure sans passer au dimensionnement des éléments constitutifs.
Pour des raisons de simplification, le moment fléchissant est le principal paramètre d’analyse étant
donné que dans la majorité des cas il a des effets prépondérants par rapport aux autres éléments de
réduction (effort tranchant et effort normal).
5. Méthodologie de recherche
Pour l'élaboration du présent travail nous avons utilisé la documentation écrite notamment les ouvrages
scientifiques et les notes de cours, sans toutefois oublier les effets bénéfiques de la mondialisation tels
que la mise au point du système internet, qui nous a permis de récolter les informations plus ou moins
sûres.
6. Subdivision du travail
Afin de bien cerner le travail, nous avons opté en plus de l’introduction et de la conclusion, pour le plan
de travail en trois chapitres suivants :
1. Les généralités
2. L’étude analytique de la structure
3. Les remèdes aux problèmes de tassement
2
CHAP I. GENERALITES
[Link] géotechnique
A. Définition
Le tassement est par définition la variation de hauteur d’une couche de sol sous l’effet des contraintes
extérieures appliquées, telles que les remblais, les fondations ou le poids propre du sol.
Le tassement est dit uniforme lorsque cette variation est identique sous toute l’étendue d’un bâtiment.
S’il est différent d’un point à l’autre selon la nature du sol en place, on parle de tassement différentiel.
B. Types de tassements
Il existe trois types de tassements :
Le tassement instantané: appelé aussi tassement immédiat ou élastique, il intervient
dans les sols grossiers très perméables (gravier et sables grossiers propres) pour
lesquels les déformations se produisent instantanément à l’application de la charge.
Le tassement de consolidation: il intervient dans les sols fins (argiles) pour lesquels les
déformations évoluent avec le temps sous l’effet des charges appliquées.
Le tassement secondaire : il est dû au réarrangement des grains après la consolidation
primaire consécutive à la dissipation de la pression interstitielle dans le sol et peut
atteindre 20 à 25% du tassement total.
C. Causes et origines
En général, les déformations dans la masse de sol peuvent être dues à plusieurs causes à
savoir :
L’application d’une charge à la surface du sol peut entrainer une déformation
inélastique du sol sous-jacent.
L’abaissement de la nappe phréatique : un cycle d’abaissement et de remontée du
niveau d’eau pour un sol granulaire tend à compacter le sol et à causer le tassement
de sa surface.
Les glissements des talus ont également pour effet de provoquer des mouvements
dans la masse de sol.
Il en est de même des glissements dus au battage des pieux, aux machines
oscillantes placées sur les sols granulaires et aux tremblements de terre
3
Particulièrement, les tassements différentiels importants et les accidents de fondations qui en découlent
apparaissent sous les cas cités ci-après :
Lorsque les fondations sont construites dans un sol de matières différentes.
Lorsque les fondations s’appuient sur des couches de terrain situées à des profondeurs très
différentes (fondations superficielles et fondations profondes).
Lorsque l’ouvrage uniformément chargé ou non repose sur des sols de nature très différente (sol
stabilisé et remblai récent).
Lorsqu’un ouvrage reposant sur un sol homogène compressible est chargé disymétriquement
soit par sa superstructure, soit par des remblais (silos, halls de stockage…).
Lorsque deux bâtiments mitoyens sont construits à des époques différentes.
Etc.
D. Inconvénients généraux
Les déformations dans la masse de sol peuvent causer à l’ouvrage sous lequel elles se
produisent des désordres de divers ordres :
a. Fonctionnel
Altération du bon fonctionnement des lignes d’utilité entrant dans le bâtiment
(exemple: tuyaux de plomberie).
b. Architectural
Modification de l’esthétique de l’ouvrage (perte d’alignement des arêtes, bombement
de façade ou de pavement…)
c. Structurel
Déformation et rupture de membrures suite à la concentration des contraintes
(compression diagonale des murs ou des dalles par exemple).
Au laboratoire, il est possible de reproduire la situation du site en mettant le sol dans des
conditions similaires afin de déterminer les paramètres nécessaires au calcul du tassement
(module œdométrique et indice de compression).
Plusieurs essais peuvent être effectués parmi lesquels citons:
L’essai œdométrique: c’est un essai de compression de sol avec champ de déformation uniaxial
(soit à déformations latérales empêchées), aussi appelé essai de compression confinée ou
encore essai de consolidation. Il s'agit d'un essai de compression d'une éprouvette cylindrique
de faible hauteur, maintenue latéralement dans un anneau rigide et drainée haut et bas par des
bases poreuses. Le principe de l’essai consiste à mesurer la variation de hauteur de l’éprouvette
de sol pendant l’application de la charge.
4
Il y a possibilité de procéder aux mesures in situ qui sont plus rapides et permettent de s’affranchir
des aléas résultant des prélèvements d’échantillons et des remaniements éventuels. Les appareils
utilisés à cette fin sont de deux types : le pénétromètre statique et le pressiomètre.
Le pénétromètre statique : de nombreux essais comparatifs dans différents pays ont montré
qu’il était possible de relier d’une manière expérimentale la résistance à la pointe du
pénétromètre statique au module œdométrique.
Les tassements admissibles évitant des dommages architecturaux et structuraux ne semblent pas
pouvoir être obtenus théoriquement avec une certitude suffisante pour être utilisés en pratique.
Dans ce cas, les tassements admissibles sont définis sur base d’observations relatives à des
ouvrages existants. Les résultats obtenus peuvent ne pas être applicables à des ouvrages ayant
des caractéristiques de construction différentes de celles des ouvrages ayant servi à l’étude. Ainsi
donc, la prévision des tassements admissibles n’entrainant pas des dommages architecturaux et
structuraux est imprécise. Voici par exemple le tableau2 donnant les valeurs limites des
tassements différentiels selon les types d’ouvrages en fonction de la portée L.
Tableau N˚1 : Valeurs limites des tassements différentiels
(1) : Louis Ménard (1931-1978) : Ingénieur français de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées.
(2) : P. MUZYUMBA MWANAHEMBE, Mécanique des sols et fondations, Notes de cours, BTP2, Kinshasa, 2016-2017, p.40
5
1.1.2 Données du sol en place
Sous la colonne susceptible de tasser, la valeur du tassement retenue est de 5cm. En dehors de cette
zone le sol offre des qualités satisfaisantes.
Le bâtiment, édifice servant à abriter les individus, le bétail ou encore des objets de toute forme, est
l’ensemble de plusieurs composantes conçues de manière à travailler en collaboration et réalisées de
manière à reprendre toutes les sollicitations possibles.
Auparavant la quête de la résistance et du confort était la principale préoccupation de l’analyse et du
dimensionnement des structures cependant de nos jours, on ajoute à cela la recherche de l’économie
des matériaux.
C’est pourquoi nous présentons dans le même ordre d’idées ce projet qui est un bâtiment destiné à
l’usage d’habitation dont l’objet comme dit avant n’est pas le dimensionnement mais plutôt une étude
axée sur l’analyse des effets de tassement sur la structure.
Le bâtiment est formé par une structure portante et des éléments de remplissage.
a. Structure portante
La structure portante est une ossature en béton armé constituée par un réseau des poutres portées par
des colonnes auxquelles elles sont solidaires.
L’ensemble prend naissance sur des semelles isolées en béton armé.
b. Eléments de remplissage
Eléments horizontaux
Ce sont les dalles en béton armé qui prennent appuis sur les poutres avec qui elles forment le plancher.
Elles remplissent les vides des mailles tout en séparant les différents niveaux.
Eléments verticaux
Les murs limitent les domaines, divisent les espaces et comblent les vides des portiques. Ils sont en
maçonnerie des blocs de ciment creux (parpaings) de 15cm d’épaisseur.
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c. Dimensions principales
Le bâtiment est un édifice de quatre niveaux qui s’élève sur une hauteur de 12m en raison de 3m par
niveau et s’étend sur une aire de 31m de longueur et de 28m de largeur soit à peu près 828𝑚2 .
Béton
La structure comprend un plan type pour tous les niveaux renfermant quatre appartements. L’orientation
du bâtiment, les dimensions des locaux ou celles de baies ont été choisies de manière à répondre aux
normes architecturales.
Chaque appartement possède deux chambres de près de 16𝑚 2 chacune et leurs salles de service
assurant l’intimité, un salon de 40 𝑚 2 et une cuisine pour agrémenter le séjour et le repas des occupants
et enfin un balcon, des couloirs et des S.A.S pour une circulation paisible et non gênée.
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La couverture
Elle est assurée par une dalle-terrasse en béton armé. Afin de permettre l’écoulement des eaux de pluie
et l’étanchéité de l’aire, la dalle comporte un versant de 1% de pente dont la face supérieure porte une
fine couche d’étanchéité bitumineuse autrement appelée ‘‘roofing’’ qui empêchera l’accès de l’humidité
dans l’épaisseur du béton.
Le revêtement
Les murs seront couverts de l’intérieur et de l’extérieur par une couche d’enduit en mortier de ciment de
2 cm d’épaisseur et le sol sera constitué par une couche de carrelage concordant à l’utilité des locaux et
reposant sur le mortier de pose de 2 cm d’épaisseur.
1.3. Réglementation3
Il convient de préciser la norme et les méthodes de calcul sur lesquelles repose ce travail. La structure
du bâtiment étant en béton armé, nous avons opté pour la norme BAEL 91 modifié 99 qui découle de
l’évolution des règles CCBA 68 (Conception et Calcul du Béton Armé) basées sur la méthode des
contraintes admissibles, abrogées le 1er janvier 1985 après une période de coexistence avec les règles
BAEL 80 puis BAEL 83. Révélant certaines imperfections, les règles de BAEL 83 ont nécessité quelques
modifications qui ont conduit au règlement actuel le BAEL 91.
Les règles de BAEL sont basées sur les méthodes de calcul aux états limites. Un état limite est un état
pour lequel une condition requise d’une construction est strictement satisfaite et cesserait de l’être en cas
de modification défavorable d’une seule action.
Le BAEL distingue deux catégories d’états limites :
Les états limites ultimes(ELU) qui correspondent à la ruine de l’ouvrage ou d’une
partie de l’ouvrage.
Ex : renversement d’un mur de soutènement, rupture d’une poutre, flambement
d’une colonne,…
Les états limites de service(ELS) au-delà desquels les conditions d’exploitation
normale ou de durabilité de l’ouvrage ne sont pas satisfaites.
Ex : ouverture des fissures (corrosion des armatures), déformation excessive
(flèche),…
Pour le présent travail, les fissurations de l’ouvrage étant jugées non préjudiciables et l’ouvrage soumis
aux conditions normales d’exploitation, les calculs se feront aux états limites ultimes(ELU).
(3) :J.M. TCHOUANI NANA, Cours de béton armé suivant BAEL 91 modifié 99, Notes de cours, Ouagadougou,
2002, p.6
8
1.4.2. Les actions variables
1.5.1. La dalle
Généralement l’épaisseur d’une dalle est fixée de manière à satisfaire les conditions d’isolation phonique.
Si ces conditions sont inconnues, il est d’usage de calculer ou de choisir l’épaisseur d’une dalle pleine en
fonction de ses dimensions et de se conditions d’appui afin de limiter les déformations.
fig.1 : Panneau-type
Avec
𝐿𝑥 : Petite portée du plus grand panneau
𝐿𝑦 : Grande portée du plus grand panneau
𝐿𝑥
Suivant le rapport ρ= qui est l’élancement de la dalle, deux cas sont à considérer ;
𝐿𝑦
𝐿
ρ= 𝑥 ˂0,4 : La dalle porte dans un seul sens c’est-à-dire dans le sens de la direction 𝐿𝑥 (de la petite
𝐿𝑦
portée).
𝐿
ρ= 𝑥 ≥0,4 : La dalle porte dans les deux sens 𝐿𝑥 et 𝐿𝑦 . On peut utiliser, pour dimensionner les dalles,
𝐿𝑦
le tableau4 suivant :
(4) : U. MAGINZI NYEMBO, Calcul des structures aux états limites, Notes de cours, BTP3, Kinshasa, 2017-2018, p.32
9
Tableau N˚2 : Prédimensionnement de la dalle
𝐿
ρ= 𝑥 ρ˂0,4 ρ≥0,4
𝐿𝑦
Sans continuité ℎ𝑑 1 ℎ𝑑 1
≥ ≥
𝐿𝑥 20 𝐿𝑥 30
Avec continuité ℎ𝑑 1 1 ℎ𝑑 1
1
35
≤ ≤ 45
≤
𝐿𝑥 40
≤
𝐿𝑥 30
1
Toutefois, on peut utiliser la formule enveloppe : 35 ≤ 𝐿𝑑 ≤ 25, plus généraliste quelques soient les
1 ℎ
𝑥
conditions d’appuis du panneau.
Pour les bâtiments courant, l’épaisseur minimale d’après BAEL 91 est de 12 cm.
1.5.2. La poutre
𝐿 𝐿 ℎ ℎ
≤ℎ≤ et ≤𝑏≤ .
15 10 5 2
1.5.3. La colonne
10
[Link] ETUDE ANALYTIQUE DE LA STRUCTURE
2.1. Prédimensionnement
2.1.1. Dalle
A) Panneau-type
- : Enduit de 2cm
2.1.2. Poutre
𝐿 𝐿
≤ℎ≤
15 10
6000𝑐𝑚 6000𝑐𝑚
=> ≤ℎ≤
15 10
=> 40𝑐𝑚 ≤ ℎ ≤ 60𝑐𝑚 ; soit h=50cm
ℎ ℎ
≤𝑏≤
5 2
50𝑐𝑚 50𝑐𝑚
≤𝑏≤ ; 10cm≤b≤25cm ; soit b=20cm
5 2
12
2.1.3. Colonne
Soit ℎ𝑜 = 3.00𝑚, la hauteur de la colonne
C=0,7 (colonne intérieure) et C=0,9 (colonne de façade)
L’élancement λ=50
Grâce à la symétrie du bâtiment, nous retiendrons la poutre longitudinale la plus chargée parmi les 3
poutres situées d’un côté de l’axe longitudinal. La surface d’impact issue du mécanisme de rupture des
dalles est le principal critère d’influence de choix sachant que chaque poutre supporte aux mètres
carrés des triangles ou des trapèzes de sa zone d’influence.
Pour l’établissement des schémas statiques, nous introduisons le concept de charge linéaire fictive 𝑔𝑖
qui est le rapport de la surface d’influence sur sa portée en considérant la charge surfacique comme
étant unitaire (=1kN/𝑚2 ).
Première poutre (A-B-C-D-E-F)
Soit les surfaces d’influences 𝑆𝑖 sont :
13
(2𝑚+6𝑚)
●𝑆𝑎 =𝑆𝑏 = 𝑆𝑑 = 𝑆𝑒 = x2m=8𝑚2 (surface trapézoïdale)
2
3𝑚𝑥1,5𝑚
● 𝑆𝑐 = =2,25𝑚2 (surface triangulaire) et leurs charges linéaires fictives représentatives
2
sont :
8𝑚2
●𝑔𝑎 =𝑔𝑏 = 𝑔𝑑 = 𝑔𝑒 = = 1,33𝑚
6𝑚
2,25𝑚2
●𝑔𝑐 = =0,75m
3𝑚
(3𝑚+1,5𝑚)2𝑚
●𝑆𝑐 + 𝑆𝑐 ′ = =4,5𝑚2
2
4,5𝑚2
●𝑔𝑐𝑐 ′ = =1,5m
3𝑚
5𝑚2
●𝑔𝑓′ =𝑔𝑔′ = =2,5m
2𝑚
4,5𝑚2
𝑔33′ = =1,5m
3𝑚
10𝑚2
𝑔77′ =𝑔88′ = =5m
2𝑚
14
Représentation graphique de trois poutres avec les charges fictives
Première poutre A-B-C-D-E-F
q=1,33 q=0,75 q=1,33
A B C D E F
6m 6m 3m 6m 6m
G H I J K L M N
2m 6m 3m 6m 6m 2m
6m
Fig. 6 : Poutre G-H-I-J-K-L-M-N
q=5
q=2,92 q=1,5 q=2,92 q=5
O P Q R S T U V
2m 6m 6m 3m 6m 6m 2m
15
2.2.2. Evaluation des charges
i. Charges permanentes
𝑔𝑑 =5,01kN/𝑚2
Nous retenons d’après l’extrait des prescriptions de l’Institut Belge de Normalisation (I.B.N) les valeurs
suivantes de charges d’exploitation en fonction de l’utilisation :
16
Fig. 9 Plan de poutraison indiquant les panneaux
On retrouve les charges linéaires réelles en multipliant les charges surfaciques aux charges linéaires
fictives précédemment obtenues.
i. Charges permanentes
Poids de la retombée
𝑔2 =0,2mx0,35mx25kN/𝑚3 =1,75kN/m
Poids de l’enduit sur la poutre
𝑔3 = 0,02m (0,35m+0,20m+0,35m)X22kN/𝑚3 =0,40kN/m
Poids des murs sur les panneaux
1,11kN 3,24𝑘𝑁
𝑔22′ =𝑔44′ = 2,92𝑚𝑥 =
𝑚2 𝑚
i. Charge permanente
18
La charge d’exploitation à considérer est dans ce cas de 1kN/𝑚2 , celle permettant l’accès à la toiture
pour l’entretien uniquement.
b. Charge linéaire
i. Charges permanentes
19
Schéma statique de la poutre retenue
O P Q R S T U V
2m 6m 6m 3m 6m 6m 2m
(5) : A. SAMIKIAN, Analyse et calcul des structures, Gaëtan Morin, Montréal, 1994, p.417
20
En remplaçant ces dernières dans les équations des moments on obtient la valeur des moments
fléchissants aux extrémités des poutres.
On pose les hypothèses suivantes :
- On suppose que les déformations dues aux forces axiales et aux efforts tranchants sont
négligeables ;
- La poutre est droite
- La rigidité à la flexion EI est constante dans chaque travée ;
- Le matériau est élastique et obéit à la loi de Hooke ; donc, le principe de la superposition
s’applique.
Expression des moments aux extrémités d’une barre
p
Soit la barre uniformément chargée :
A B 𝑀𝐵𝐴
𝑀𝐴𝐵
𝐿𝐴𝐵
2𝐸𝐼 3𝛥𝐴𝐵
𝑀𝐵𝐴 =𝐿 (Ɵ𝐴 + 2Ɵ𝐵 - ) +𝜇𝐵𝐴 avec Ɵ𝐴 et Ɵ𝐵 , les angles de rotation ; 𝛥𝐴𝐵 , la différence de
𝐴𝐵 𝐿𝐴𝐵
niveau d’appuis A et B ; 𝜇𝐴𝐵 𝑒𝑡 𝜇𝐵𝐴 : 𝑙𝑒𝑠 moments d’encastrement parfait qui valent respectivement -
𝑝𝐿𝐴𝐵 2 𝑝𝐿𝐴𝐵 2
et (pour une charge uniformément répartie).
12 12
[Link]. Poutre sans tassement
1) Résolution du système
21
a) Nombre d’inconnues
Les inconnues géométriques données par le nombre des nœuds pouvant tourner sont dans ce cas au
nombre de six (6).
b) Equations d’équilibre
Nous savons que d’après la méthode des déformations, les équations d’équilibre sont établies en
fonction du nombre des nœuds qui peuvent tourner (rotation) et de ceux qui peuvent se déplacer
(translation). Pour notre cas, nous avons six (6) nœuds qui peuvent tourner (P, Q, R, S, T et U) mais
aucun nœud ne peut se placer.
Ainsi, les équations d’équilibre sont les suivantes :
𝑀𝑄𝑃 +𝑀𝑄𝑅 =0 (1)
𝑀𝑅𝑄 +𝑀𝑅𝑆 =0 (2)
𝑀𝑆𝑅 +𝑀𝑆𝑇 =0 (3)
𝑀𝑇𝑆 +𝑀𝑇𝑈 =0 (4)
𝑝𝑢1 𝐿1 2
𝑀𝑃𝑄 = − = ‒169,06kNm (5)
2
2
𝑝𝑢1 𝐿1
𝑀𝑈𝑇 = =169,06kNm (6)
2
𝑝𝑢4 𝐿4 2 22,05𝑋32
𝑀𝑅𝑆 =𝐿 (2Ɵ𝑅 + Ɵ𝑆 ) +𝜇𝑅𝑆 avec 𝜇𝑅𝑆 =
2𝐸𝐼
12
=− = − 16,5kNm
𝑅𝑆 12
𝑝𝑢4 𝐿4 2 22,05𝑋32
𝑀𝑆𝑅 =𝐿 (Ɵ𝑅 + 2Ɵ𝑆 ) +𝜇𝑆𝑅 avec 𝜇𝑆𝑅 =
2𝐸𝐼
12
= = 16,5kNm
𝑅𝑆 12
2 46,10𝑋62
𝑀𝑆𝑇 =𝐿 (2Ɵ𝑆 + Ɵ𝑇 ) +𝜇𝑆𝑇 avec 𝜇𝑆𝑇 = ‒
2𝐸𝐼
𝑆𝑇
𝑝𝑢3 𝐿3
12
=‒ 12
= −138,2kNm
𝑝𝑢3 𝐿3 2 46,10𝑋62
𝑀𝑇𝑆 =𝐿 (Ɵ𝑇 + 2Ɵ𝑆 ) +𝜇 𝑇𝑆 avec 𝜇 𝑇𝑆 =
2𝐸𝐼
= = 138,2kNm
𝑇𝑆 12 12
𝑝𝑢2 𝐿2 2 41,71𝑋62
𝑀𝑇𝑈 =𝐿 (2Ɵ𝑇 + Ɵ𝑈 ) +𝜇 𝑇𝑈 avec 𝜇𝑇𝑈 =−
2𝐸𝐼
12
=− = −125,13kNm
𝑇𝑈 12
𝑝𝑢2 𝐿2 2 41,71𝑋62
𝑀𝑈𝑇 =𝐿 (Ɵ𝑇 + 2Ɵ𝑈 ) +𝜇𝑈𝑇 avec 𝜇𝑈𝑇 =
2𝐸𝐼
12
= = 125,13kNm
𝑇𝑈 12
Les paramètres de rigidité ainsi que les longueurs de travées sont :
Ɵ𝑄 0,04106 𝑀𝑄 -133,55
Ɵ𝑅 -0,07360 𝑀𝑅 -86,61
Ɵ𝑆 0,07360 𝑀𝑆 -86,61
Ɵ𝑇 -0,04106 𝑀𝑇 -133,55
Ɵ𝑈 0,06558 𝑀𝑈 -169,06
Ayant obtenu les moments aux extrémités des barres, l’hyperstaticité de la poutre est levée. Cependant
il ne reste qu’à déterminer les moments maximum en travée et leurs positions.
23
p
A B 𝑀𝐵𝐴
𝑀𝐴𝐵
𝑇𝐴𝐵 𝑇𝐵𝐴
Les réactions d’appuis des travées isostatiques tout en respectant le principe de la continuité
𝑝𝑙 𝑀𝐴𝐵 𝑀𝐵𝐴 𝑝𝑙 𝑀𝐴𝐵 𝑀𝐵𝐴
sont : 𝑇𝐴𝐵 = + − et 𝑇𝐵𝐴 = − + ; la position de du moment maximum est :
2 𝐿 𝐿 2 𝐿 𝐿
𝑇𝐴𝐵 𝑥𝐴𝐵 2
𝑋𝐴𝐵 = enfin le moment maximum est donné 𝑀𝑚𝐴𝐵 = 𝑇𝐴𝐵 .𝑥𝐴𝐵 –p. − 𝑀𝐴𝐵 .
𝑝 2
24
[Link]. Poutre avec tassement au point P
Il s’agit de déterminer les efforts de réduction de la poutre en étude subissant le tassement à l’appui P.
Schéma statique
25
(6) 0,33𝐸𝐼Ɵ𝑇 +0,67EIƟ𝑈 = 43,93
Ɵ𝑄 -0,00109 𝑀𝑄 -184,80
Ɵ𝑅 -0,00401 𝑀𝑅 -69,86
Ɵ𝑆 0,00447 𝑀𝑆 -90,74
Ɵ𝑇 -0,00261 𝑀𝑇 -132,62
Ɵ𝑈 0,00423 𝑀𝑈 -169,06
Les efforts tranchants, les moments fléchissants et leurs positions sont quant à eux donnés dans le
tableau qui suit :
Tableau N˚6 : Résultat détaillé
26
Fig.16 Diagramme de moment fléchissant du deuxième cas
C’est le cas où l’appui Q subit le tassement de 𝛥𝑄 de 5cm avec lequel nous allons déterminer les effets.
27
(1) 0,33𝐸𝐼Ɵ𝑃 +1,34EIƟ𝑄 +0,33𝐸𝐼Ɵ𝑅 − 0,167𝐸𝐼𝛥𝑃𝑄 − 0,167𝐸𝐼𝛥𝑄𝑅 = 13,07
(2) 0,33EIƟ𝑄 +2𝐸𝐼Ɵ𝑅 +0,67EIƟ𝑆 − 0,167 𝐸𝐼𝛥𝑄𝑅 = -121,66
(3) 0,67𝐸𝐼Ɵ𝑅 +2EIƟ𝑆 +0,33𝐸𝐼Ɵ𝑇 = 121,66
(4) 0,33𝐸𝐼Ɵ𝑆 +1,34EIƟ𝑇 + 0,33Ɵ𝑈 = -13,07
(5) 0,67𝐸𝐼Ɵ𝑃 +0,33EIƟ𝑄 − 0,167𝐸𝐼𝛥𝑃𝑄 = - 43,93
(6) 0,33𝐸𝐼Ɵ𝑇 +0,67EIƟ𝑈 = 43,93
Après résolution nous obtenons résultat suivant :
Tableau N˚7 : Résultat de résolution du système
Angle de Valeur en radian Moment aux Valeur en kNm
rotation appuis
Ɵ𝑃 0,00941 𝑀𝑃 -169,06
Ɵ𝑄 0,00033 𝑀𝑄 -13,02
Ɵ𝑅 -0,00900 𝑀𝑅 -193,48
Ɵ𝑆 0,00622 𝑀𝑆 -68,26
Ɵ𝑇 -0,00311 𝑀𝑇 -138,24
Ɵ𝑈 0,00448 𝑀𝑈 -169,06
Les efforts tranchants, les moments fléchissants et leurs positions sont quant à eux donnés dans le
tableau qui suit : Tableau N˚8 : Résultat détaillé
28
Fig.18 Diagramme de moment fléchissant du troisième cas
Ici l’on constate le tassement 𝛥𝑄 de 5cm à l’appui R, point intérieur près du milieu de la poutre.
29
(4) 0,33𝐸𝐼Ɵ𝑆 +1,34EIƟ𝑇 + 0,33Ɵ𝑈 = -13,07
(5) 0,67𝐸𝐼Ɵ𝑃 +0,33EIƟ𝑄 − 0,167𝐸𝐼𝛥𝑃𝑄 = - 43,93
(6) 0,33𝐸𝐼Ɵ𝑇 +0,67EIƟ𝑈 = 43,93
Après résolution nous retrouvons le résultat suivant :
Tableau N˚9 : Résultat de résolution du système
Ɵ𝑅 -0,01412 𝑀𝑅 167,73
Ɵ𝑆 -0,00949 𝑀𝑆 -270,54
Ɵ𝑇 0,00138 𝑀𝑇 -87,67
Ɵ𝑈 0,00223 𝑀𝑈 -169,06
Les efforts tranchants, les moments fléchissants et leurs positions sont quant à eux donnés dans le
tableau qui suit : Tableau N˚10 : Résultat détaillé
30
Par symétrie, le résultat de tassement des appuis S, T et U se rapportent respectivement à ceux des
appuis R, Q et P mais dans l’ordre inverse.
Ainsi pour résumer, voici les tableaux reprenant tous les cas de tassements
[Link]. Récapitulatifs des résultats
Tableau N˚11 : Récapitulatif des moments aux appuis
Cas de Tassement Tassement Tassement Tassement Tassement Tassement
tassement de l’appui P de l’appui Q de l’appui R De l’appui S De l’appui T De l’appui U
Moments Valeurs en Valeurs en Valeurs en Valeurs en Valeurs en Valeurs en
aux appuis kNm kNm kNm kNm kNm kNm
Ɵ𝑃 -169,06 -169,06 -169,06 -169,06 -169,06 -169,06
𝑈−𝑉 ≠ ≠ ≠ ≠ ≠ ≠
De ces tableaux, les plus grands moments retenus en travée et sur appui sont respectivement de 220,34kNm et
270,54kNm pour tous les cas possibles.
31
[Link]. Comparaison des cas et constat
La comparaison s’établira entre le résultat du portique sans tassement et celui de chaque cas de tassement pour
observer le degré de fluctuation de moments afin d’en exposer le constat.
A) Effets du tassement du premier appui dans la structure
En appui, nous avons :
- Appui 1 : Pas de variation de moment
- Appui 2 : Augmentation de moment
- Appui 3 : Diminution de moment
- Appui 4 : Augmentation de moment
- Appui 5 : Légère diminution de moment
- Appui 6 : Pas de variation de moment
En travée, nous obtenons :
- Travée 1 : Inversion du moment
- Travée 2 : Diminution de moment
- Travée 3 : Diminution de moment
- Travée 4 : Légère diminution de moment
- Travée 5 : Légère augmentation de moment
-
Le moment en appui passe de 169.06kNm à 184.40kNm soit une augmentation de 9% et celui en travée passe
de 98.03kNm à 96.31kNm soit une diminution de 2%.
B) Effets du tassement du deuxième appui dans la structure
En appui, nous avons :
- Appui 1 : Pas de variation de moment
- Appui 2 : Diminution de moment
- Appui 3 : Augmentation de moment
- Appui 4 : Diminution de moment
- Appui 5 : Légère augmentation de moment
- Appui 6 : Pas de variation de moment
32
En travée, nous obtenons :
- Travée 1 : Diminution de moment
- Travée 2 : Augmentation de moment
- Travée 3 : Inversion du moment
- Travée 4 : Diminution de moment
- Travée 5 : Augmentation de moment
-
Le moment en appui passe de 169.04kNm à 244.2 kNm soit une augmentation de 44 % et celui en travée passe
de 98.03kNm à 220.34 kNm soit une augmentation de 125 %.
Par symétrie, le résultat de tassement des appuis S, T et U se rapportent respectivement à ceux des
appuis R, Q et P mais dans l’ordre inverse.
Tableau N˚13 : Synthèse reprenant les valeurs enveloppes des moments suivant les cas des tassements
De ce résultat, seules les valeurs extrêmes sont retenues pour le calcul des armatures. Ces valeurs sont :
𝑀𝑢𝑡 =174.84kNm moment max en travée et 𝑀𝑢𝑎 =257.91kNm pour moment max sur appui.
Comme dans le sens longitudinal, le bâtiment offre une symétrie dans son sens transversal. Ainsi, le
choix du portique le plus chargé se fera entre les trois portiques situés d’un seul côté de l’axe de
symétrie du bâtiment.
Contrairement au cas de la poutre longitudinale, la surface d’impact n’est pas le seul paramètre à
considérer pour le choix du portique le plus chargé puisque les autres paramètres ne sont pas
identiques. Pour y parvenir nous devons analyser cas par cas.
Notons que nous garderons les valeurs de charges surfaciques précédemment trouvées sauf pour les
charges dues aux poids des murs sur panneaux.
Action du vent
Au-delà des efforts déjà évoqués, il importe de tenir compte des effets du climat, et pour notre cas, il
s’agit de ceux du vent car nous sommes dans une région tropicale.
33
La considération du vent se justifie aussi par le fait que notre travail est basé sur l’analyse des effets et
qu’aucune cause pouvant les provoquer ne devrait être négligée.
Les effets du vent sur une structure se manifestent essentiellement par la variation de pression par
rapport à la pression atmosphérique normale à savoir par des surpressions sur les faces situées à l’abri
du vent. La détermination exacte de la vitesse du vent qui varie dans le temps et dans l’espace est
fonction de la géographie, de la topographie, de la rugosité du site et de la hauteur au-dessus du sol.
Etant donné que l’inconnue de ce type d’étude reste la vitesse du vent, nous en ferons l’objet de notre
étude pour pouvoir déceler d’autres paramètres pouvant permettre la détermination de cette
sollicitation.
- Vitesse normale du vent (Vn)
C’est la vitesse de pointe instantanée qui n’est atteinte ou dépassée que 3 jours sur 1000, donnée
importante pour l’action, elle est obtenue à l’aide des relevés météorologiques.
Elle a pour valeur dans la région Ouest de la RDC : Vn=28,54m/s
- Vitesse extrême du vent (Ve)
Plus grande vitesse instantanée à laquelle la construction peut être soumise une fois dans sa vie
(40 à 60ans) Ve=√1,75Vn=37,8m/s
- Pression normale (qn)
Pression du vent qui s’exerce à une hauteur de 10m au-dessus du sol. Partant du théorème de
𝑉𝑛2
Bernoulli qn= 2𝑔 . Avec qn : pression normale en daN/𝑚2
- Le coefficient du site ks
Il indique le niveau d’obstacle pouvant faciliter ou freiner l’accès et la circulation d’un site.
Nous avons : ks˂1 pour le site protégé
Ks=1 pour le site normal
34
Ks>1 pour le site exposé
Notre structure étant supposée en site normal, ks=1.
- Coefficient de dimension δ
L’action du vent est un phénomène très localisé et non uniforme. Il peut agir de façon plus importante
sur de faibles surfaces que sur de grandes surfaces. Ce coefficient se détermine en fonction de la plus
grande dimension ‘’l’’ de la surface offerte au vent et de la hauteur ‘’h’’ du bâtiment rapportées.
Pour notre structure l=27m et h=12m et le coefficient δ=0,77 (Voir Thonier tome 1 p.121)
- Coefficient de forme ‘’c’’
L’aérodynamisme joue un rôle plus important sur l’action du vent. Les structures cylindriques facilitent
l’écoulement du vent alors que celles prismatiques s’érigent en obstacle contre ce dernier.
Si la direction du vent est normale à la face, son effet est maximal dans le cas contraire, il est atténué.
On peut facilement lire la valeur de 𝛾𝑜 en fonction des rapports H/a, H/b et b/a dans lesquels H : la
hauteur du bâtiment, a : la grande dimension de la base rectangulaire du bâtiment et b : la petite
dimension.
Ainsi 𝛾𝑜 =1 car a=27m, b=18m et H=12m et finalement c=1,3 pour les sollicitations d’ensemble. (Voir
Thonier tome 1 p.123)
- Coefficient de majoration dynamique 𝛽
Ce coefficient tient compte du caractère dynamique c’est-à-dire l’excitation du vent qui beaucoup plus
prononcé pour les tours peut avoir une action déstabilisatrice.
Se rapportant à la hauteur de notre structure d’après la réglementation, cet aspect peut être négligé en
prenant 𝛽 =1, ce qui va dans le sens de la sécurité du bâtiment.
En résumé, l’action du vent à considérer est 𝑞𝑒 x 𝑘ℎ x𝑘𝑠 x δ x c x 𝛽 ce qui donne finalement :
87,5daN/𝑚2 x 1,04 x 1 x 0,77 x 1,3 x 1 =91,09 5daN/𝑚2
- L’action linéaire q
Elle est évaluée en multipliant la valeur précédemment trouvée par la zone d’influence de la file du
poteau.
Nous obtenons : 91,09 daN/𝑚2 x 3m=2,73kN/m pour le premier portique
91,09 daN/𝑚2 x 6m=5,47kN/m pour le deuxième portique
91,09 daN/𝑚2 x 4,5m=4,1kN/m pour le troisième portique
- Combinaison de charge
Conformément à l’annexe 0 des règles BAEL, la valeur de calcul est en général prise égale à 1,2 fois la
charge nominale des règles NV65 révisées (édition 1978) pour les justifications des états limites de
résistance.
En définitif, nous obtenons : w=1,2x𝑞𝑤 =1,2x2,73=3,28kN/m pour le premier portique
w=1,2x𝑞𝑤 =1,2x5,47=6,56kN/m pour le deuxième portique
35
w=1,2x𝑞𝑤 =1,2x4,1=4,92kN/m pour le troisième portique
Charges linéaires
Charges permanentes
37
2𝐼𝐸𝑝 𝑝31 𝐿1 2 2𝐼𝐸𝑝 𝑝23 𝐿3 2
- 𝑀𝐹𝐶 =
𝐿1
(Ɵ𝐶 +2Ɵ𝐹 ) + - 𝑀𝑂𝐽 =
𝐿3
(Ɵ𝐽 +2Ɵ𝑂 ) +
12 12
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑑 𝑞ℎ2 2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑐
- 𝑀𝐶𝐷 = (2Ɵ𝐶 +Ɵ𝐷 − )‒ - 𝑀𝐽𝐾 = (2Ɵ𝐽 +Ɵ𝐾 − )
ℎ ℎ 12 ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑑 𝑞ℎ2 2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑐
- 𝑀𝐷𝐶 = (Ɵ𝐶 +2Ɵ𝐷 − )+ - 𝑀𝐽𝐾 = (Ɵ𝐽 +2Ɵ𝐾 − )
ℎ ℎ 12 ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑝 𝑝41 𝐿1 2 2𝐼𝐸𝑝 𝑝33 𝐿3 2
- 𝑀𝐷𝐸 = 𝐿1
(2Ɵ𝐷 +Ɵ𝐸 ) ‒ - 𝑀𝐾𝑁 = 𝐿3
(2Ɵ𝐾 +Ɵ𝑁 ) ‒
12 12
2𝐼𝐸𝑝 𝑝41 𝐿1 2 2𝐼𝐸𝑝 𝑝33 𝐿3 2
- 𝑀𝐸𝐷 = 𝐿1
(Ɵ𝐷 +2Ɵ𝐸 ) + - 𝑀𝑁𝐾 = 𝐿3
(Ɵ𝐾 +2Ɵ𝑁 ) +
12 12
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑑 2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝐷
- 𝑀𝐸𝐹 = (2Ɵ𝐸 +Ɵ𝐹 − ) - 𝑀𝐾𝐿 = (2Ɵ𝐾 +Ɵ𝐿 − )
ℎ ℎ ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑑 2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝐷
- 𝑀𝐹𝐸 = (Ɵ𝐸 +2Ɵ𝐹 − ) - 𝑀𝐿𝐾 = (Ɵ𝐾 +2Ɵ𝐿 − )
ℎ ℎ ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑝 𝑝42 𝐿2 2 2𝐼𝐸𝑝 𝑝43 𝐿3 2
- 𝑀𝐸𝐿 = 𝐿2
(2Ɵ𝐸 +Ɵ𝐿 ) ‒ - 𝑀𝐿𝑀 = 𝐿3
(2Ɵ𝐿 +Ɵ𝑀 ) ‒
12 12
2𝐼𝐸𝑝 𝑝42 𝐿2 2 2𝐼𝐸𝑝 𝑝43 𝐿3 2
- 𝑀𝐿𝐸 = 𝐿2
(Ɵ𝐸 +2Ɵ𝐿 ) + - 𝑀𝑀𝐿 = 𝐿3
(Ɵ𝐿 +2Ɵ𝑀 ) +
12 12
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑐 2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝐷
- 𝑀𝐹𝐺 = (2Ɵ𝐹 +Ɵ𝐺 − ) - 𝑀𝑀𝑁 = (2Ɵ𝑀 +Ɵ𝑁 − )
ℎ ℎ ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑐 2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝐷
- 𝑀𝐺𝐹 = (Ɵ𝐹 +2Ɵ𝐺 − ) - 𝑀𝑁𝑀 = (Ɵ𝑀 +2Ɵ𝑁 − )
ℎ ℎ ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑝 𝑝32 𝐿2 2 2𝐼𝐸𝑝 𝑝44 𝐿4 2
- 𝑀𝐹𝐾 = 𝐿2
(2Ɵ𝐹 +Ɵ𝐾 ) ‒ - 𝑀𝑀𝑇 = 𝐿4
(2Ɵ𝑀 +Ɵ𝑇 )‒
12 12
2𝐼𝐸𝑝 𝑝32 𝐿2 2 2𝐼𝐸𝑝 𝑝44 𝐿4 2
- 𝑀𝐾𝐹 = 𝐿2
(Ɵ𝐹 +2Ɵ𝐾 ) + - 𝑀𝑇𝑀 = 𝐿4
(Ɵ𝑀 +2Ɵ𝑇 ) + 12
12
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑏 2𝐼𝐸 3𝛥
- 𝑀𝐺𝐻 = (2Ɵ𝐺 +Ɵ𝐻 − ) - 𝑀𝑂𝑁 = 𝑐 (2Ɵ𝑂 +Ɵ𝑁 − 𝑐)
ℎ ℎ ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑏 2𝐼𝐸 3𝛥
- 𝑀𝐻𝐺 = (Ɵ𝐺 +2Ɵ𝐻 − ) - 𝑀𝑁𝑂 = 𝑐 (Ɵ𝑂 +2Ɵ𝑁 − 𝑐)
ℎ ℎ ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑝 3𝛥2 𝑝22 𝐿2 2 2𝐼𝐸𝑝 𝑝34 𝐿4 2
- 𝑀𝐺𝐽 = 𝐿2
(2Ɵ𝐺 +Ɵ𝐽 − )‒ - 𝑀𝑁𝑆 = 𝐿4
(2Ɵ𝑁 +Ɵ𝑆 ) ‒
𝐿2 12 12
2𝐼𝐸𝑝 3𝛥2 𝑝22 𝐿2 2 2𝐼𝐸𝑝 𝑝34 𝐿4 2
- 𝑀𝐽𝐺 =
𝐿2
(Ɵ𝐺 +2Ɵ𝐽 − ) + - 𝑀𝑆𝑁 = 𝐿4
(Ɵ𝑁 +2Ɵ𝑆 ) +
𝐿2 12 12
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑏 2𝐼𝐸𝑝 𝑝24 𝐿4 2
- 𝑀𝑃𝑂 = (2Ɵ𝑃 +Ɵ𝑂 − ) - 𝑀𝑂𝑅 = 𝐿4
(2Ɵ𝑂 +Ɵ𝑃 ) ‒
ℎ ℎ 12
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑏 2𝐼𝐸𝑝 𝑝24 𝐿4 2
- 𝑀𝑂𝑃 = (Ɵ𝑃 +2Ɵ𝑂 − ) - 𝑀𝑅𝑂 = 𝐿4
(Ɵ𝑂 +2Ɵ𝑃 ) +
ℎ ℎ 12
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑎 2𝐼𝐸𝑝 𝑝14 𝐿4 2
- 𝑀𝑃𝑋 = (2Ɵ𝑃 +Ɵ𝑋 − ) - 𝑀𝑃𝑄 = 𝐿4
(2Ɵ𝑃 +Ɵ𝑄 ) ‒
ℎ ℎ 12
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑎 2𝐼𝐸𝑝 𝑝14 𝐿4 2
- 𝑀𝑋𝑃 = (Ɵ𝑃 +2Ɵ𝑋 − ) - 𝑀𝑄𝑃 = 𝐿4
(Ɵ𝑃 +2Ɵ𝑄 ) + 12
ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑎 2𝐼𝐸 3𝛥
- 𝑀𝑌𝑄 = (2Ɵ𝑌 +Ɵ𝑄 − ) - 𝑀𝑄𝑅 = 𝑐 (2Ɵ𝑄 +Ɵ𝑌 − 𝑏)
ℎ ℎ ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑎 2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑏
- 𝑀𝑄𝑌 = (Ɵ𝑌 +2Ɵ𝑄 − ) - 𝑀𝑅𝑄 = (Ɵ𝑄 +2Ɵ𝑌 − ℎ )
ℎ ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑐 2𝐼𝐸 3𝛥
- 𝑀𝑆𝑅 = (2Ɵ𝑆 +Ɵ𝑅 − ) - 𝑀𝑆𝑇 = 𝑐 (2Ɵ𝑆 +Ɵ𝑇 − 𝑑)
ℎ ℎ ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑐 2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑑
- 𝑀𝑅𝑆 = (Ɵ𝑆 +2Ɵ𝑅 − ) - 𝑀𝑇𝑆 = (Ɵ𝑆 +2Ɵ𝑇 − )
ℎ ℎ ℎ ℎ
Dans ces formules, on peut remarquer que l’inertie n’est pas la même pour les barres verticales que
𝑐4 (0,2𝑚)4
celles horizontales. Soit 𝐼𝑐 : le moment d’inertie des colonnes, 𝐼𝑐 = 12 = =13,33x10−5 𝑚4
12
𝑏ℎ3 0,2𝑥0,53
𝐼𝑝 : Le moment d’inertie des poutres et 𝐼𝑝 = 12 = 𝑚4 =208,33 x10−5 𝑚4 . Afin d’harmoniser
12
l’écriture des équations principales qui seront données dans la suite, nous garderons 𝐼𝑐 comme le
38
moment de référence et nous exprimerons 𝐼𝑝 sous forme de combinaison linéaire d’où 𝐼𝑐 =I et
𝐼𝑝 =k.I=k. 𝐼𝑐 Avec k=15,625 (à ne pas confondre à K=EI représentant la rigidité).
En fonction des inconnues géométriques, voici les équations d’équilibre qui se groupent en deux :
Le premier concerne les nœuds pouvant tourner (l’équilibre des nœuds)
- 𝑀𝐴𝑈 + 𝑀𝐴𝐵 +𝑀𝐴𝐻 =0 - 𝑀𝐽𝐼 + 𝑀𝐽𝐺 +𝑀𝐽𝐾 +𝑀𝐽𝑂 = 0
- 𝑀𝐵𝐴 + 𝑀𝐵𝐶 +𝑀𝐵𝐺 =0 - 𝑀𝐾𝐽 + 𝑀𝐾𝐹 +𝑀𝐾𝐿 +𝑀𝐾𝑁 = 0
- 𝑀𝐶𝐵 + 𝑀𝐶𝐷 +𝑀𝐶𝐹 =0 - 𝑀𝐽𝐼 + 𝑀𝐽𝐺 +𝑀𝐽𝐾 +𝑀𝐽𝑂 = 0
- 𝑀𝐷𝐶 + 𝑀𝐷𝐸 =0 - 𝑀𝐿𝐸 + 𝑀𝐸𝐷 +𝑀𝐸𝐹 = 0
- 𝑀𝐸𝐷 + 𝑀𝐸𝐿 +𝑀𝐸𝐹 = 0 - 𝑀𝑀𝐿 + 𝑀𝑀𝑇 +𝑀𝑀𝑁 = 0
- 𝑀𝐹𝐶 + 𝑀𝐹𝐸 +𝑀𝐹𝐾 +𝑀𝐹𝐺 = 0 - 𝑀𝑁𝐾 + 𝑀𝑁𝑀 +𝑀𝑁𝑆 +𝑀𝑁𝑂 = 0
- 𝑀𝐺𝐵 + 𝑀𝐺𝐹 +𝑀𝐺𝐽 +𝑀𝐺𝐻 = 0 - 𝑀𝑂𝐽 + 𝑀𝑂𝑁 +𝑀𝑂𝑅 +𝑀𝑂𝑃 = 0
- 𝑀𝐻𝐴 + 𝑀𝐻𝐺 +𝑀𝐻𝐼 +𝑀𝐻𝑉 =0 - 𝑀𝑃𝐼 + 𝑀𝑃𝑂 +𝑀𝑃𝑄 +𝑀𝑃𝑋 = 0
- 𝑀𝐼𝐻 + 𝑀𝐼𝐽 +𝑀𝐼𝑃 +𝑀𝐼𝑊 = 0 - 𝑀𝑄𝑃 + 𝑀𝑄𝑌 +𝑀𝑄𝑅 = 0
- 𝑀𝐺𝐵 + 𝑀𝐺𝐹 +𝑀𝐺𝐽 +𝑀𝐺𝐻 = 0 - 𝑀𝑅𝑂 + 𝑀𝑅𝑄 +𝑀𝑅𝑆 = 0
- 𝑀𝑇𝑀 + 𝑀𝑇𝑆 = 0 - 𝑀𝑆𝑁 + 𝑀𝑆𝑅 +𝑀𝑆𝑇 = 0
Deuxième groupe d’équation concerne les efforts tranchants
- 𝑇𝐶𝐷 + 𝑇𝐹𝐸 +𝑇𝐾𝐿 +𝑇𝑁𝑀 + 𝑇𝑆𝑇 = ph
- 𝑇𝐵𝐶 + 𝑇𝐺𝐹 +𝑇𝐽𝐾 +𝑇𝑂𝑁 + 𝑇𝑅𝑆 = 2ph
- 𝑇𝐴𝐵 + 𝑇𝐻𝐺 +𝑇𝐼𝐽 +𝑇𝑃𝑂 + 𝑇𝑄𝑅 = 3ph
- 𝑇𝑈𝐴 + 𝑇𝑉𝐻 +𝑇𝑊𝐼 +𝑇𝑋𝑃 + 𝑇𝑌𝑄 = 4ph
39
Tableau N˚14 : résultat après résolution
Position du moment Moment max en
Moment aux extremités des barres en kNm
max en m travée en kNm
MUA -11,7 MA U -5,09 XUA 3,21 MmUA 0,38
MA B -6,33 MB A -1,65 XA B 2,31 MmA B 2,43
MA H 11,42 MH A 61,64 XA H 1,26 MmA H 30,82
MB G 5,42 MG B 57,91 XB G 1,36 MmB G 27,99
MB C -3,77 MC B 0,98 XB C 1,78 MmB C 1,45
MC F 0,53 MF C 54,25 XC F 1,44 MmC F 26,1
MD C 2,64 MC D -1,51 XC D 1,39 MmC D 1,64
ME D 25,5 MD E -2,64 XD E 1,53 MmD E 11,69
MLE 28,66 ME L -23,91 XE L 2,43 MmE L 13,91
MF E -1,45 ME F -1,59 XF E - MmF E 1,59
MN O -5,82 MO N -5,76 XO N - MmO N 5,82
MF K -48,2 MKF 59,98 XF K 2,41 MmF K 28,08
MG F -4,54 MF G -4,6 XG F - MmG F 4,6
MH G -7,6 MG H -7,64 XH G - MmH G 7,64
MIH 65,5 MH I -43,88 XH I 2,34 MmH I 27,73
MR Q -10,37 MQ R -10,22 XRQ - MmQ R 10,37
MH V -10,16 MV H -10,55 XVH - MmV H 10,55
MP X -10,95 MX P -10,94 XXP - MmX P 10,95
MY Q -11,38 MQ Y -11,83 XY Q - MmY Q 11,83
MG J -45,74 MJ G 62,95 XG J 2,37 MmG J 27,95
MM N -2,39 MN M -2,45 XN M - MmN M 2,45
MM L 25,92 MLM -26,74 XLM 2,51 MmLM 13,83
MM T -23,53 MT M 3,95 XM T 2,4 MmM T 11,66
MT S -3,95 MS T -4,27 XS T - MmS T 4,27
MS N 12,02 MN S -45,38 XN S 2,34 MmN S 21,86
MS R -7,74 MR S -7,52 XR S - MmR S 7,74
MLK -1,93 MKL -1,81 XKL - MmKL 1,93
MJ O -50,32 MO J 55,97 XJ O 2,46 MmJ O 28,94
MKN -53,22 MN K 53,65 XKN 2,5 MmKN 28,63
MKJ -4,95 MJ K -4,82 XJ K - MmKJ 4,82
MJ I -7,8 MIJ -7,68 XIJ - MmIJ 7,68
MO R -41,35 MR O 17,89 XO R 2,24 MmO R 20,22
MIP -47,65 MP I 58,08 XIP 2,42 MmIP 29,28
MIW -10,17 MWI -10,55 XWI - MmWI 10,17
MP O -8,8 MO P -8,86 XP O - MmP O 8,86
MP Q -38,32 MQ P 22,05 XP Q 2,17 MmP Q 19,29
A) Charge linéaire
40
Charge permanente
Action du vent
Pour ce cas de portique w=6,56kN/m
Combinaison des charges
Travée F-G : -1,35(10,02+1,75+0,40+1,89+2,51) +1,5(4)=28,37kN/m
: -1,35(11,56+1,75+0,40) +1,5x2=21,51kN/m
Travée G-H : -1,35(12,53+1,75+0,40+1,39+2,51) +1,5(5)=32,58kN/m
: -1,35(14,45+1,75+0,4) +1,5x2,5 =26,16kN/m
Travée H-I : -1,35(12,53+1,75+0,4+1,39+2,51) +1,5x5=32,58kN/m
: -135(14,45+1,75+0,40) +1,5x2,5 =26,16kN/m
Travée I-J : -1,35(10,02+1,75+0,40+1,89+2,51) +1,5x4=28,37kN/m
: -1,35(11,56+1,75+0,40) +1,5x2=21,51kN/m
Schéma statique
41
Fig. 22 : Schéma statique du deuxième portique
42
Tableau N˚15 : résultat après résolution
Position du moment Moment max en
Moment aux extremités des barres en kNm
max en m travée en kNm
MUA -24,35 MA U -12,1 XUA 3,35 MmUA 1,25
MA B -14,96 MB A -5,57 XA B 2,54 MmA B 6,26
MA H 27,06 MH A 82,74 XA H 1,03 MmA H 42,18
MB G 15,37 MG B 75,2 XB G 1,2 MmB G 35,86
MB C -9,8 MC B -0,33 XB C 2,01 MmB C 3,51
MC F 5,14 MF C 67,72 XC F 1,36 MmC F 31,29
MD C 4,27 MC D -4,81 XC D 1,53 MmC D 2,85
ME D 48,45 MD E -4,27 XD E 1,49 MmD E 19,5
MLE 59,63 ME L -45,89 XE L 2,39 MmE L 29,14
MF E -2,51 ME F -2,56 XF E - MmF E 2,56
MN O -10,88 MO N -10,76 XO N - MmO N 10,88
MF K -56,38 MKF 77,4 XF K 2,37 MmF K 35,19
MG F -8,7 MF G -8,83 XG F - MmG F 8,83
MH G -14,8 MG H -14,9 XH G - MmH G 14,9
MIH 88,65 MH I -47,51 XH I 2,25 MmH I 34,77
MR Q -17,46 MQ R -17,1 XRQ - MmQ R 17,46
MH V -20,43 MV H -21,14 XVH - MmV H 21,14
MP X -21,79 MX P -21,82 XXP - MmX P 21,82
MY Q -21,81 MQ Y -21,78 XY Q - MmY Q 21,81
MG J -51,6 MJ G 83,2 XG J 2,31 MmG J 35,03
MM N -4,68 MN M -4,59 XN M - MmN M 4,68
MM L 49,64 MLM -56,11 XLM 2,55 MmLM 28,91
MM T -44,96 MT M 6,26 XM T 2,45 MmM T 19,59
MT S -6,26 MS T -6,17 XS T - MmS T 6,17
MS N 18,36 MN S -51,12 XN S 2,29 MmN S 23,18
MS R -12,19 MR S -11,78 XR S - MmR S 12,19
MLK -3,52 MKL -3,31 XKL - MmKL 3,52
MJ O -59,03 MO J 71,21 XJ O 2,43 MmJ O 36,79
MKN -64,74 MN K 66,6 XKN 2,49 MmKN 36,15
MKJ -9,35 MJ K -9,11 XJ K - MmKJ 9,11
MJ I -15,06 MIJ -14,82 XIJ - MmIJ 14,82
MO R -43,49 MR O 29,24 XO R 2,13 MmO R 20,6
MIP -53,49 MP I 75,46 XIP 2,37 MmIP 37,63
MIW -20,34 MWI -21,09 XWI - MmWI 20,34
MP O -16,86 MO P -16,96 XP O - MmP O 16,96
MP Q -36,81 MQ P 38,88 XP Q 1,98 MmP Q 18,9
43
Charge de la dalle
- 𝑔1 =1mx5,01kN /𝑚2 =5,01kN/m ; 𝑔22′ =; 𝑔33′ =2,3mx5,01kN/𝑚2 =11,52kn/m et
𝑔44′ =1,94mx5,01kN/𝑚2 =9,72kN/m pour les planchers d’étages courants
- 𝑔11′ =; 𝑔44′ =1,94mx5, 78 kN/𝑚2 =11,21kN/m et 𝑔22′ =; 𝑔33′ =2,3mx5, 78 kN/𝑚2 =13,29kN/m
pour la toiture-terrasse.
Poids de la retombée : 𝑔𝑟 =1,75kN/m
Poids de l’enduit sur la retombée 𝑔𝑒 =0,40kN/m
Poids du mur sur la poutre 𝑔𝑚 =5,13kN/m
Poids de l’enduit du mur sur la poutre 𝑔𝑒𝑚 =2,51kN/m
Poids des murs sur les panneaux
- 𝑔1 =𝑔4 =1m x 0,71 KN/𝑚2 =0,71kN/m
- 𝑔1 =𝑔4 =1,25m x 1,11 KN/𝑚2 =1,39kN/m
-
Charges d’exploitation
44
- 1,35(13,29+1,75+0,40) +1,5x2,3=24,29kN/m pour la toiture terrasse
Travée M-N : -1,35(11,52+0,71+1,75+0,40+5,13+2,51)+1,5x6,7=39,78kN/m pour les planchers des
étages courants
-1,35(13,29+1,75+0,40) +1,5x2,3=24,29kN/m pour la toiture terrasse
Travée N-O : - 1,35(9,72+0,71+1,75+0,40+5,13+2,51)+1,5x5,75kN/m=35,92kN/m pour les planchers
des étages courants
: - 1,35(11,21+1,75+0,40) +1,5x1,94=20,95kN/m pour la toiture terrasse
Schéma statique
45
Tableau N˚16 : résultat après résolution
46
Fig. 24 : Diagramme de moment fléchissant du Troisième portique
L’analyse étant rigoureuse, exige la prise en compte de toutes les possibilités de sollicitation dans le but
de trouver la situation la plus défavorable possible ; c’est pourquoi nous prenons en compte le cas de
l’inversion du sens d’action du vent.
[Link]. Inversion du sens d’action du vent du portique le plus sollicité
47
Au cas où il y aurait inversion du vent, les éléments du portique seront soumis aux sollicitations repris dans le
tableau suivant :
48
En comparant les résultats obtenus, retenons que le plus grand moment d’extrémité d’une barre est
𝑀𝐼𝐻 = 102,30kNm au nœud I de la barre I-H et aussi et 𝑀𝑚𝐹𝐾 =48,41kNm de la barre F-K tous du
troisième portique sous les conditions de chargement les plus défavorables. D’où c’est le dernier à
retenir pour l’analyse des cas de tassement.
49
2𝐼𝐸𝑝 3𝛥2 𝑝42 𝐿2 2 2𝐼𝐸𝑝 3𝛥3 𝑝43 𝐿3 2
- 𝑀𝐸𝐿 =
𝐿2
(2Ɵ𝐸 +Ɵ𝐿 − )‒ - 𝑀𝐿𝑀 =
𝐿3
(2Ɵ𝐿 +Ɵ𝑀 − )‒
𝐿2 12 𝐿3 12
2𝐼𝐸𝑝 3𝛥2 𝑝42 𝐿2 2 2𝐼𝐸𝑝 3𝛥3 𝑝43 𝐿3 2
- 𝑀𝐿𝐸 =
𝐿2
(Ɵ𝐸 +2Ɵ𝐿 − )+ - 𝑀𝑀𝐿 =
𝐿3
(Ɵ𝐿 +2Ɵ𝑀 − )+
𝐿2 12 𝐿3 12
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑐 2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝐷
- 𝑀𝐹𝐺 = (2Ɵ𝐹 +Ɵ𝐺 − ) - 𝑀𝑀𝑁 = (2Ɵ𝑀 +Ɵ𝑁 − )
ℎ ℎ ℎ ℎ
2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝑐 2𝐼𝐸𝑐 3𝛥𝐷
- 𝑀𝐺𝐹 = (Ɵ𝐹 +2Ɵ𝐺 − ) - 𝑀𝑁𝑀 = (Ɵ𝑀 +2Ɵ𝑁 − )
ℎ ℎ ℎ ℎ
2
2𝐼𝐸𝑝 3𝛥2 𝑝32 𝐿2 2𝐼𝐸𝑝 3𝛥4 𝑝44 𝐿4 2
- 𝑀𝐹𝐾 = 𝐿2
(2Ɵ𝐹 +Ɵ𝐾 − )‒ - 𝑀𝑀𝑇 = 𝐿4
(2Ɵ𝑀 +Ɵ𝑇 − )‒
𝐿2 12 𝐿4 12
Dans ces formules, 𝐼𝑐 représente le moment d’inertie des colonnes qui est différente à 𝐼𝑝 , moment
𝑐4
d’inertie des poutres. D’où 𝐼𝑐 le moment d’inertie des colonnes, 𝐼𝑐 = =
12
(0,2𝑚)4 𝑏ℎ3
=13,33x10−5 𝑚4 et 𝐼𝑝 : Le moment d’inertie des poutres 𝐼𝑝 = =
12 12
0,2𝑥0,53
𝑚4 =208,33 x10−5 𝑚4 . Afin d’harmoniser l’écriture des équations principales qui seront
12
données dans la suite, nous garderons 𝐼𝑐 comme le moment de référence et exprimer 𝐼𝑝 en fonction
de 𝐼𝑐 en posant 𝐼𝑐 =I et 𝐼𝑝 =k.I=k. 𝐼𝑐 Avec k=15,625 (à ne pas confondre à K=EI représentant la
rigidité).
Les expressions des moments sont généralistes puisqu’elles permettent de tenir compte de tout
tassement éventuel d’où 𝛥 1 , 𝛥 2 , 𝛥 3 et 𝛥 4 représentent chacune la différence de niveau d’appui
d’une travée d’une poutre découlant de l’affaissement d’un des appuis.
En fonction des inconnues géométriques, voici les équations d’équilibre qui se groupent en deux :
Le premier concerne les nœuds pouvant tourner (l’équilibre des nœuds)
50
- 𝑀𝐴𝑈 + 𝑀𝐴𝐵 +𝑀𝐴𝐻 =0 - 𝑀𝐽𝐼 + 𝑀𝐽𝐺 +𝑀𝐽𝐾 +𝑀𝐽𝑂 = 0
- 𝑀𝐵𝐴 + 𝑀𝐵𝐶 +𝑀𝐵𝐺 =0 - 𝑀𝐾𝐽 + 𝑀𝐾𝐹 +𝑀𝐾𝐿 +𝑀𝐾𝑁 = 0
- 𝑀𝐶𝐵 + 𝑀𝐶𝐷 +𝑀𝐶𝐹 =0 - 𝑀𝐽𝐼 + 𝑀𝐽𝐺 +𝑀𝐽𝐾 +𝑀𝐽𝑂 = 0
- 𝑀𝐷𝐶 + 𝑀𝐷𝐸 =0 - 𝑀𝐿𝐸 + 𝑀𝐸𝐷 +𝑀𝐸𝐹 = 0
- 𝑀𝐸𝐷 + 𝑀𝐸𝐿 +𝑀𝐸𝐹 = 0 - 𝑀𝑀𝐿 + 𝑀𝑀𝑇 +𝑀𝑀𝑁 = 0
- 𝑀𝐹𝐶 + 𝑀𝐹𝐸 +𝑀𝐹𝐾 +𝑀𝐹𝐺 = 0 - 𝑀𝑁𝐾 + 𝑀𝑁𝑀 +𝑀𝑁𝑆 +𝑀𝑁𝑂 = 0
- 𝑀𝐺𝐵 + 𝑀𝐺𝐹 +𝑀𝐺𝐽 +𝑀𝐺𝐻 = 0 - 𝑀𝑂𝐽 + 𝑀𝑂𝑁 +𝑀𝑂𝑅 +𝑀𝑂𝑃 = 0
- 𝑀𝐻𝐴 + 𝑀𝐻𝐺 +𝑀𝐻𝐼 +𝑀𝐻𝑉 =0 - 𝑀𝑃𝐼 + 𝑀𝑃𝑂 +𝑀𝑃𝑄 +𝑀𝑃𝑋 = 0
- 𝑀𝐼𝐻 + 𝑀𝐼𝐽 +𝑀𝐼𝑃 +𝑀𝐼𝑊 = 0 - 𝑀𝑄𝑃 + 𝑀𝑄𝑌 +𝑀𝑄𝑅 = 0
- 𝑀𝐺𝐵 + 𝑀𝐺𝐹 +𝑀𝐺𝐽 +𝑀𝐺𝐻 = 0 - 𝑀𝑅𝑂 + 𝑀𝑅𝑄 +𝑀𝑅𝑆 = 0
- 𝑀𝑇𝑀 + 𝑀𝑇𝑆 = 0 - 𝑀𝑆𝑁 + 𝑀𝑆𝑅 +𝑀𝑆𝑇 = 0
Deuxième groupe d’équation concerne les efforts tranchants
51
[Link]. Tassement de la première colonne
Voici le résultat de la structure où le tassement de 5cm soit 0,05m se produit sous la première colonne
à l’aide du logiciel Excel :
52
Tableau N˚18 : Résultat après résolution du cas de tassement de la première colonne
Position du moment Moment max en
Moment aux extremités des barres en kNm
max en m travée en kNm
MUA -25,48 MA U -29,28 XUA - MmUA -
MA B -38,99 MB A -31,65 XA B - MmA B -
MA H 68,28 MH A 202,9 XA H - MmA H -
MB G 66,19 MG B 199,89 XB G - MmB G -
MB C -34,54 MC B -27,44 XB C - MmB C -
MC F 58,7 MF C 194,63 XC F - MmC F -
MD C -25,14 MC D -31,26 XC D - MmC D -
ME D 159,94 MD E 25,14 XD E - MmD E -
MLE 19,68 ME L -150,74 XE L 3,58 MmE L 4,84
MF E -8,52 ME F -9,2 XF E - MmF E -
MN O 0,96 MO N 1,04 XO N - MmO N -
MF K -173,26 MKF 52,29 XF K 3,11 MmF K 18,89
MG F -12,76 MF G -12,85 XG F - MmG F -
MH G -17,25 MG H -17,36 XH G - MmH G -
MIH 63,71 MH I -164,77 XH I 3,01 MmH I 15,21
MR Q -5,56 MQ R -5,16 XR Q - MmQ R -
MH V -20,88 MV H -15,74 XV H - MmV H -
MP X -11,66 MX P -11,13 XX P - MmX P -
MY Q -11,62 MQ Y -12,63 XY Q - MmY Q -
MG J -169,77 MJ G 56,84 XG J 3,07 MmG J 17,42
MM N 6,05 MN M 6,01 XN M - MmN M -
MM L 50,29 MLM -31,62 XLM 2,35 MmLM 35,24
MM T -56,34 MT M -4,37 XM T 2,72 MmM T 21,41
MT S 4,37 MS T 3,65 XS T - MmS T -
MS N -1,81 MN S -85,73 XN S 2,61 MmN S 36,55
MS R -1,83 MR S -1,5 XR S - MmR S -
MLK 11,94 MKL 11,62 XKL - MmKL -
MJ O -65,76 MO J 82,27 XJ O 2,42 MmJ O 50,43
MKN -70,32 MN K 78,77 XKN 2,46 MmKN 49,81
MKJ 6,4 MJ K 6,6 XJ K - MmKJ -
MJ I 2,32 MIJ 2,63 XIJ - MmIJ -
MO R -79,76 MR O 7,06 XO R - MmO R -
MIP -58,83 MP I 87,4 XIP 2,36 MmIP 51,61
MIW -7,5 MWI -9,05 XWI - MmWI -
MP O -3,43 MO P -3,55 XP O - MmP O -
MP Q -72,31 MQ P 17,8 XP Q 2,38 MmP Q 29,37
53
Fig. 27 : Diagramme de moment fléchissant du cas de tassement de la première colonne
54
Tableau N˚19 : Résultat après résolution du cas de tassement de la deuxième colonne
Position du moment Moment max en
Moment aux extremités des barres en kNm
max en m travée en kNm
MUA -6,67 MA U 17,13 XUA - MmUA -
MA B 25,58 MB A 32,18 XA B - MmA B -
MA H -42,71 MH A -144,43 XA H - MmA H -
MB G -60,72 MG B -152,93 XB G - MmB G -
MB C 28,55 MC B 35,58 XB C - MmB C -
MC F -69,59 MF C -158,38 XC F - MmC F -
MD C 42,91 MC D 34,01 XC D - MmC D -
ME D -170,31 MD E -42,91 XD E - MmD E -
MLE 199,23 ME L 175,39 XE L - MmE L -
MF E -3,98 ME F -5,08 XF E - MmF E -
MN O -10,19 MO N -10,1 XO N - MmO N -
MF K 169,82 MKF 253,97 XF K 0,37 MmF K 172,53
MG F -7,41 MF G -7,46 XG F - MmG F -
MH G -12,29 MG H -12,26 XH G - MmH G -
MIH 256,56 MH I 171,52 XH I 0,35 MmH I 173,93
MR Q -22,29 MQ R -22,21 XR Q - MmQ R -
MH V -14,8 MV H -17,1 XV H - MmV H -
MP X -16,25 MX P -17,83 XX P - MmX P -
MY Q -20,37 MQ Y -21,35 XY Q - MmY Q -
MG J 172,6 MJ G 257,91 XG J 0,34 MmG J 174,84
MM N -5,25 MN M -5,45 XN M - MmN M -
MM L 13,13 MLM -168,95 XLM 3,78 MmLM 4,86
MM T -7,88 MT M 13,79 XM T 1,93 MmM T 31,12
MT S -13,79 MS T -13,78 XS T - MmS T -
MS N 31,88 MN S -32,2 XN S 2 MmN S 39,8
MS R -18,1 MR S -17,8 XR S - MmR S -
MLK -30,29 MKL -29,64 XKL - MmKL -
MJ O -186,61 MO J 51,29 XJ O 3,18 MmJ O 14,57
MKN -190,88 MN K 47,83 XKN 3,22 MmKN 15,24
MKJ -33,45 MJ K -33,27 XJ K - MmKJ -
MJ I -38,03 MIJ -38,09 XIJ - MmIJ -
MO R -26,44 MR O 40,09 XO R - MmO R -
MIP -186,45 MP I 53,24 XIP 3,17 MmIP 13,39
MIW -32,02 MWI -25,71 XWI - MmWI -
MP O -14,62 MO P -14,75 XP O - MmP O -
MP Q -22,37 MQ P 43,56 XP Q 1,85 MmP Q 39,27
55
Fig. 29 : Diagramme de moment fléchissant du cas de tassement de la deuxième colonne
56
Tableau N˚20 : Résultat après résolution du cas de tassement de la troisième colonne
Position du moment Moment max en
Moment aux extremités des barres en kNm
max en m travée en kNm
MUA -20,95 MA U -14,6 XUA - MmUA -
MA B -18,15 MB A -10,96 XA B - MmA B -
MA H 32,75 MH A 197,37 XA H - MmA H -
MB G 24,98 MG B 188,42 XB G - MmB G -
MB C -14,02 MC B -6,92 XB C 2,92 MmB C 6,94
MC F 17,17 MF C 182,91 XC F - MmC F -
MD C -3,56 MC D -10,25 XC D 2,44 MmC D 4,34
ME D 168,12 MD E 3,56 XD E - MmD E -
MLE -153,08 ME L -188,13 XE L - MmE L -
MF E 20,12 ME F 20 XF E - MmF E -
MN O -25,67 MO N -25,59 XO N - MmO N -
MF K -218,31 MKF -119,9 XF K 4,2 MmF K 132,61
MG F 15,38 MF G 15,29 XG F - MmG F -
MH G 11,25 MG H 10,96 XH G - MmH G -
MIH -109,01 MH I -207,53 XH I 4,09 MmH I 125,43
MR Q -6,22 MQ R -5,77 XR Q - MmQ R -
MH V -1,08 MV H -8,66 XV H - MmV H -
MP X -29,15 MX P -22,69 XX P - MmX P -
MY Q -14,27 MQ Y -12,32 XY Q - MmY Q -
MG J -214,77 MJ G -115,38 XG J 4,16 MmG J 129,42
MM N -21,87 MN M -21,29 XN M - MmN M -
MM L 189,44 MLM 154,37 XLM - MmLM -
MM T -167,57 MT M -4,11 XM T - MmM T -
MT S 4,11 MS T 3,12 XS T - MmS T -
MS N -0,55 MN S -185,53 XN S 3,3 MmN S 9,47
MS R -2,56 MR S -2,22 XR S - MmR S -
MLK -1,29 MKL -1,3 XKL - MmKL -
MJ O 131,71 MO J 235,72 XJ O 0,65 MmJ O 140,18
MKN 127,36 MN K 232,49 XKN 0,69 MmKN 136,85
MKJ -6,15 MJ K -5,96 XJ K - MmKJ -
MJ I -10,37 MIJ -10,17 XIJ - MmIJ -
MO R -179,73 MR O 8,44 XO R - MmO R -
MIP 134,61 MP I 236 XIP 0,64 MmIP 142,67
MIW -15,42 MWI -15,83 XWI - MmWI -
MP O -30,49 MO P -30,4 XP O - MmP O -
MP Q -176,36 MQ P 18,08 XP Q 3,1 MmP Q -3,59
57
Le diagramme de moment fléchissant
58
Tableau N˚21 : Résultat après résolution du cas de tassement de la quatrième colonne
59
Le diagramme de moment fléchissant
60
Tableau N˚22 : Résultat après résolution du cas de tassement de la cinquième colonne
Position du moment Moment max en
Moment aux extremités des barres en kNm
max en m travée en kNm
MUA -23,61 MA U -14,43 XUA - MmUA -
MA B -14,75 MB A -7,76 XA B - MmA B -
MA H 29,18 MH A 90,57 XA H 0,75 MmA H 35,88
MB G 18,71 MG B 83,07 XB G 0,94 MmB G 29,19
MB C -10,95 MC B -3,87 XB C 2,5 MmB C 4,48
MC F 10,74 MF C 77,67 XC F 1,08 MmC F 24,58
MD C 0,22 MC D -6,87 XC D 1,95 MmC D 2,49
ME D 54,12 MD E -0,22 XD E 1,36 MmD E 19,06
MLE 30,78 ME L -50,66 XE L 2,66 MmE L 35,51
MF E -2,77 ME F -3,46 XF E - MmF E -
MN O 6,83 MO N 6,91 XO N - MmO N -
MF K -67,93 MKF 73,63 XF K 2,47 MmF K 53,55
MG F -6,89 MF G -6,97 XG F - MmG F -
MH G -11,42 MG H -11,55 XH G - MmH G -
MIH 82,34 MH I -60,63 XH I 2,39 MmH I 53,07
MR Q 18,33 MQ R 19,08 XR Q - MmQ R -
MH V -18,52 MV H -20,13 XV H - MmV H -
MP X -9,31 MX P -15,52 XX P - MmX P -
MY Q -9,75 MQ Y 2,22 XY Q - MmY Q -
MG J -64,63 MJ G 77,97 XG J 2,43 MmG J 53,1
MM N 11,79 MN M 11,76 XN M - MmN M -
MM L 150,38 MLM -20,52 XLM 1,43 MmLM 4,34
MM T -162,16 MT M -29,73 XM T - MmM T -
MT S 29,73 MS T 28,04 XS T - MmS T -
MS N -49,77 MN S -202,69 XN S 3,76 MmN S 50,83
MS R 21,73 MR S 22,09 XR S - MmR S -
MLK -10,26 MKL -10,04 XKL - MmKL -
MJ O -44,64 MO J 187,41 XJ O 1,78 MmJ O 18,54
MKN -48,98 MN K 184,1 XKN 1,82 MmKN 16,95
MKJ -14,6 MJ K -14,41 XJ K - MmKJ -
MJ I -18,92 MIJ -18,75 XIJ - MmIJ -
MO R -196,59 MR O -40,42 XO R - MmO R -
MIP -40,2 MP I 191,54 XIP 1,74 MmIP 19,96
MIW -23,38 MWI -22,56 XWI - MmWI -
MP O 2,4 MO P 2,26 XP O - MmP O -
MP Q -184,63 MQ P -21,3 XP Q 3,43 MmP Q 27,07
61
Le diagramme de moment fléchissant
62
E) Effets du tassement de la deuxième colonne dans la structure
En appui, nous avons :
- File des colonnes 1 : Augmentation de moment
- File des colonnes 2 : Inversion de moment
- File des colonnes 3 : Augmentation de moment
- File des colonnes 4 : Diminution de moment
- File des colonnes 5 : Augmentation de moment
63
Le moment en appui passe de 102.29kNm à 234.85kNm soit une augmentation de 130 % et celui
en travée passe de 48.41kNm à 173.16kNm soit une augmentation 258 %.
H) Effets du tassement de la cinquième colonne dans la structure
En appui, nous avons :
- File des colonnes 1 : Légère augmentation de moment
- File des colonnes 2 : Augmentation de moment
- File des colonnes 3 : Diminution de moment
- File des colonnes 4 : Augmentation de moment
- File des colonnes 5 : Inversion de moment
En travée, nous obtenons :
- Travée 1 : Très légère augmentation de moment
- Travée 2 : Augmentation de moment
- Travée 3 : Diminution de moment
- Travée 4 : Augmentation de moment
Le moment en appui passe de 102.29kNm à 202.69kNm soit une augmentation de 98 % et celui en
travée passe de 48.41kNm à 53.55kNm soit une augmentation de 11 %.
[Link]. Constat général
Lorsque le tassement se produit sous un appui, on constate :
- Une diminution du moment de cet appui et une tendance à l’inversion c’est-à-dire le passage du
moment négatif vers le moment positif.
- L’augmentation des moments dans les appuis qui l’encadrent.
- L’augmentation des moments dans les travées qui lui sont adjacentes.
- De faibles variations dans les travées éloignées.
Tableau N˚21 : synthèse reprenant les valeurs enveloppes des moments suivant les cas des
tassements
De ce résultat, seules les valeurs extrêmes sont retenues pour le calcul des armatures lors de
la prise en compte d’un tassement éventuel. Ces valeurs sont : 𝑴𝒖𝒕 =174.84kNm moment max en
travée et 𝑴𝒖𝒂 =257.91kNm pour moment max sur appui.
64
CHAPIII. REMEDES AUX PROBLEMES DE TASSEMENT
3.1. Quelques méthodes d’amélioration des sols
Les méthodes d’amélioration des sols sont souvent l’un des outils dont dispose l’ingénieur pour réduire
la valeur de tassements et de prévenir les tassements différentiels excessifs. Elles permettent
l’amélioration des caractéristiques géotechniques et les propriétés mécaniques des terrains. Certaines
méthodes sont les plus anciennes, comme le battage de pieux de bois dans les sols de faible portance,
d’autres sont plus récentes, comme les méthodes d’injection, de pilonnage ou de congélation.
3.1.1. La technique de préchargement
Le principe consiste à placer sur le terrain une charge égale à la charge définitive éventuellement d’une
surcharge afin de produire un développement rapide des tassements de consolidation primaire et
accélérer l’apparition et de développement des tassements de compression secondaire. On peut
rendre ainsi le sol traité plus rapidement constructible, sans redouter à moyen ou long terme des
tassements absolus ou différentiels importants.
3.1.2. Les injections
Elles visent à remplir des vides souterrains pour éviter leur effondrement et garantir la portance du sol
de fondation. Le matériel d’injection utilisé consiste en un mélange eau-ciment, éventuellement stabilisé
avec de l’argile ou de la bentonite.
3.1.3. Les géotextiles
Ils améliorent de manière significative le comportement mécanique des sols meubles. Du fait de leur
capacité à se déformer et leur grande résistance mécanique, il est possible d’associer le comportement
de certains sols à celui des tissus pour obtenir un sol au comportement spécifique.
3.1.4. Les méthodes chimiques
Ces méthodes visent à traiter les terrains contenant des argiles ou des eaux agressives. Elles visent la
modification de la granulométrie par adjonction du liant, le serrage du sol jusqu’à un état supérieur et le
durcissement plus ou moins élevé du sol à traiter.
Les principaux liants utilisés pour la consolidation sont la chaux et le ciment.
3.1.5. Le compactage du sol
C’est une technique visant à améliorer la qualité des sols pour la construction. Il a pour objectif de
réduire la déformation (augmenter le module d’Young), diminuer la perméable des sols, diminuer les
variations de volume indésirables et augmenter la capacité portante du sol.
3.1.6. Le drainage et le rabattement de la nappe phréatique
Cette technique permet d’augmenter considérablement la vitesse de consolidation du sol.
3.1.7. Traitement électrique du sol
L’électro-osmose et l’électroconsolidation sont des procédés coûteux et peu employés. Ce système est
encore en phase expérimentale. Cette méthode s’applique aux sols argileux pour lesquels aucune autre
méthode de consolidation n’est applicable. Le principe est basé sur la capacité de l’eau à migrer dans
une argile sous l’effet d’un champ électrique.
65
3.2. Autres méthodes
3.2.1. La technique de flottaison partielle ou totale
Le principe consiste à transmettre au moyen de pieux, piles ou soubassements, la charge de la
fondation à un sol plus profond et moins compressible.
A l’opposé des pieux travaillant à la pointe, les pieux flottants transmettant les charges d’ouvrage
principalement par frottement entre la surface latérale et le sol qui les entoure.
3.2.2. Pouvoir une fondation rigide sur radier général
Elles sont aussi utilisées pour renforcer la rigidité du portique grâce à son inertie supérieure aux autres
pièces du cadre.
3.2.4. Dimensionnement de la structure par la prise en compte du cas de tassement le plus
défavorable
Etant donné que l’on ne peut prédire le cas de tassement qui va apparaître, pour la garantie de la
sécurité, l’on se propose de dimensionner tous les éléments avec les plus grands efforts (en appui et en
travée). Pour le cas de la structure présente, l’étude du portique a montré que le tassement de la
deuxième colonne a engendré les plus grands moments. Le tassement du troisième du quatrième appui
a engendré les plus grands moments dans la poutre longitudinale.
66
Enrobage inférieur e=3cm ou 6cm (pour plus de deux lits)
Enrobage supérieur 𝑒 ′ =3cm
Largeur de la table de compression b : donnée par le minimum de :
- 12xℎ0 + 𝑏0 =12x15+20=200cm
𝐿1 600𝑐𝑚
- = 3 =200cm
3
𝐿1 600
- + 𝑏0 = + 20 =140cm
5 5
- 𝐿𝑡 +𝑏0 = 400+20=420cm ; d’où b=140cm
Caractéristiques mécaniques
𝑓𝑐28 𝑑𝑎𝑁
La résistance du béton 𝑓𝑐28 =25MPa, la résistance ultime 𝑓𝑏𝑢 =0,85x = 14,17MPa =141,7
1,5 𝑚2
𝑓 𝑑𝑎𝑁
La résistance des armatures 𝑓𝑒 =400MPa, la résistance ultime 𝑓𝑠𝑢 =1,15
𝑒
= 347MPa =3470 𝑚2
Les moments extrêmes retenus sont respectivement en travée et sur appuis : 𝑀𝑢𝑡 =97, 61kNm et
𝑀𝑢𝑎 =169,06kNm
En travée
Position de l’axe neutre :
𝑀𝑡𝑎𝑏 =b xℎ0 x 𝑓𝑏𝑢 x (d-0,5xℎ0 )=140x15x141,7 x (47-0,5x15)= 1175,40 kNm supérieur à 𝑀𝑢𝑡 =97,61
kNm d’où l’axe neutre tombe dans la table de compression.
Sections des barres
𝑀𝑢 976100
Moment réduit 𝜇𝑢 =𝑏 𝑥 𝑑2 𝑥 = 140𝑥472 𝑥141,7= 0,022
𝑓𝑏𝑢
Sur appuis
𝑀𝑡𝑎𝑏 =b xℎ0 x 𝑓𝑏𝑢 x (d-0,5xℎ0 )=140x15x141,7 x (47-0,5x15)= 1147,40 kNm supérieur à 𝑀𝑢𝑡 =220.34
kNm d’où l’axe neutre tombe dans la table de compression.
𝑀𝑢 2203400
Moment réduit 𝜇𝑢 =𝑏 𝑥 𝑑2 𝑥 = 140𝑥442 𝑥141,7=0,057 ˂𝜇𝑒 =0.392 : pas nécessité de barres
𝑓𝑏𝑢
comprimées
𝐴𝑡 = 𝐴𝑠1 + 𝐴𝑠2 = 19,23 𝑐𝑚2 +2,05 𝑐𝑚2 =21,28 𝑐𝑚2 sur appui
[Link].2. Cas du portique
Caractéristiques géométriques
Section en té
68
Base de la poutre : 𝑏0 =20cm
Hauteur de poutre : ℎ𝑡 =50cm
Hauteur de la table : ℎ0 =15cm
Portée 𝐿1 = 500cm
Entredistance de poutre 𝐿𝑡 = 280cm
Enrobage 6=3cm
Largeur de la table de compression b : donnée par le minimum de :
- 12xℎ0 + 𝑏0 =12x15+20=200cm
𝐿1 500𝑐𝑚
- = =167cm
3 3
𝐿1 500
- + 𝑏0 = + 20 =120cm
5 5
- 𝐿𝑡 +𝑏0 = 280+20=300cm ; d’où b=120cm
Caractéristiques mécaniques
𝑓𝑐28 𝑑𝑎𝑁
La résistance du béton 𝑓𝑐28 =25MPa, la résistance ultime 𝑓𝑏𝑢 =0,85x = 14,17MPa =141,7
1,5 𝑚2
𝑓 𝑑𝑎𝑁
La résistance des armatures 𝑓𝑒 =400MPa, la résistance ultime 𝑓𝑠𝑢 =1,15
𝑒
= 347MPa =3470 𝑚2
Les moments extrêmes retenus sont respectivement en travée et sur appuis : 𝑀𝑢𝑡 =48,41 kNm et
𝑀𝑢𝑎 =102,29kNm
En travée
Position de l’axe neutre :
𝑀𝑡𝑎𝑏 =b xℎ0 x 𝑓𝑏𝑢 x (d-0,5xℎ0 )=120x15x141,7 x (47-0,5x15)= 1007,487kNm supérieur à 𝑀𝑢𝑡 =48,41
kNm d’où l’axe neutre tombe dans la table de compression.
Section des barres
𝑀𝑢 484100
Moment réduit 𝜇𝑢 =𝑏 𝑥 𝑑2 𝑥 = 120𝑥472 𝑥141,7=0,013
𝑓𝑏𝑢
Sur appuis
Position de l’axe neutre :
𝑀𝑡𝑎𝑏 =b xℎ0 x 𝑓𝑏𝑢 x (d-0,5xℎ0 )=120x15x141,7 x (47-0,5x15)= 1007,487kNm supérieur à 𝑀𝑢𝑡 =102,29
kNm d’où l’axe neutre tombe dans la table de compression.
69
Sections des barres
𝑀𝑢 1022900
Moment réduit 𝜇𝑢 =𝑏 𝑥 𝑑2 𝑥 = 20𝑥472 𝑥141,7=0,163˂𝜇𝑒 =0.392 : pas nécessité de barres comprimées
𝑓𝑏𝑢
𝑀𝑢 1748400
Moment réduit 𝜇𝑢 =𝑏 𝑥 𝑑2 𝑥 = 120𝑥442 𝑥141,7=0,053 ˂𝜇𝑒 =0.392 : pas nécessité de barres
𝑓𝑏𝑢
comprimées
𝑀𝑢
Moment réduit 𝜇𝑢 =𝑏 𝑥 𝑑2 𝑥 = 0,049>𝜇𝑒 =0.392 nécessité des barres comprimées avec b=20cm
𝑓𝑏𝑢
70
Constat : la prise en compte du tassement fait passer la section d’armature de la poutre
longitudinale de 6.05 𝒄𝒎𝟐 à 14,87 𝒄𝒎𝟐 en travée et de 12,35 𝒄𝒎𝟐 à 21,28 𝒄𝒎𝟐 en appui. Pour
la poutre transversale la section passe de 𝟑 𝒄𝒎𝟐 à 11,77 𝒄𝒎𝟐 en travée et 6,89 𝒄𝒎𝟐 à
20,55 𝒄𝒎𝟐 .
L’effondrement progressif se définit comme étant l’effondrement d’une structure d’au moins deux
niveaux par la perte d’un élément porteur à la suite d’une destruction locale survenue à l’un des
niveaux.
Les facteurs provoquant des destructions locales sont accidentels, c’est-à dire ne sont pas pris en
compte pour l’exploitation de la structure lors de sa conception. Parmi les facteurs les plus courants, on
peut citer les incendies, les explosions, les collisions avec des moyens de transport, des modifications
des propriétés du sol, des modifications architecturales ou type d’exploitation du bâtiment, etc.
Face à ces facteurs accidentels, aucune disposition économiquement viable ne peut, de façon définitive
et complète, mettre à l’abri d’une destruction locale.
D’autre part, la robustesse se définit comme étant la capacité d’une structure et de ses composants à
limiter de manière raisonnable et rn rapport avec les causes, la détérioration ou la destruction.
Cette solution vise à de montrer l’impact de la prise en compte de la robustesse d’une structure lors de
sa conception.
Concernant notre projet, il s’agira de concevoir la structure en considérant qu’un appui perd sa rigidité
jusqu’à l’infini et que la colonne ne participe pas à la reprise des efforts.
Ainsi, lors du tassement du sol en dessous de cette colonne, celle-ci flotte et n’occasionne pas de
désordre dans le reste de la structure.
6
N. Azama, « Impact économique de la résistance à l’effondrement progressif des structures en béton armé »,
Kinshasa, 2017
71
CONCLUSION
L’influence du tassement différentiel sur la stabilité d’un ouvrage demeure un thème complexe et le
tassement, un phénomène imprévisible sans la maitrise de tous les paramètres y ayant trait.
Le présent travail a donné une vision globale de la variation des sollicitations dans la structure en fonction
de l’emplacement du tassement.
Certaines positions du tassement engendrent de faibles variations qui ne feraient pas objet de révision
des valeurs dimensionnantes prises en compte pour la même structure non tassée. En revanche, lorsque
le tassement se produit dans un emplacement critique, la révision des valeurs dimensionnantes est
impérative.
Face au désordre irréversible créé par la non prise en compte du tassement dans les calculs, l’ingénieur
est tenu d’être informé du taux de risque et de la marge de sécurité à sa portée.
Plusieurs solutions lui ont été proposées pour remédier au phénomène de tassement ou atténuer ses
effets.
Il appartient donc à l’ingénieur de trouver le parfait équilibre entre économie et sécurité en vue de faire le
choix d’un remède.
Lors de la construction d’un ouvrage important, l’etude du sol demeure indespensable à l’ingénieur qui
désire assurer la stabilité.
72
BIBLIOGRAPHIE
1. OUVRAGES
- THONIER H., Conception et calcul des structures de bâtiment Tome 2
- MOUGIN J.P., Béton armé Bael 91 mod 99 et DTU associés
- A. SAMIKIAN, Analyse et calcul des structures
- COSTET J. et SANGLERAT G., Cours pratiques de mécanique de sol 1
- LEGRAND P. Béton armé suivant les regles BAEL 91 modifiées 99
2. ARTICLES
- AZAMA N., « Impact économique de la resistance à l’effondrement progressifdes structures en
béton armé. »
3. NOTES DE COURS, AUTRES PUBLICATIONS
- MAGINZI N., Cours de calcul des structures en béton armé aux états limites BTP3 2017-2018
- MUZYUMBA M., Cours de mécanique des sols et fondations BTP2 2016-2017
- KITOKO J., Cours de stabilité Tome 2 BTP3 2009-2010
- MUSITEKE, Cours de technologie du bâtiment BTP3 2017-2018
- MUKINAYI M., Etude d’une structure torsadée de 40niveaux à noyau de rigidité cylindrique
précontraint INPTP 2016
73
ANNEXES
74
Table des matières
pages
INTRODUCTION GENERALE………………………………………………………………….1
1. Problématique……………………………………………………………………………….…1
2. Hypothèse………………………………………………………………………………….……1
3. Intérêt du sujet…………………………………………………………………………………1
4. Délimitation………………………………………………………………………………..……2
5. Méthodologie de recherche…………………………………………………………………..2
6. Subdivision du travail………………………………………………………………………………..2
[Link]……………………………………………………………….…..…..…3
1.1. Description géométrique………………………………………………………………..…… 3
1.1.1. Généralité sur le tassement …………………………………………………..……………3
1.1.2. Données du sol en place…………………………………………………….………………6
1.2. Description de l’ouvrage………………………………………………………………………6
1.2.1. Description structurale…………………………………………………….…………………6
1.2.2. Description architecturale…………………………………………………………………..7
1.3. Réglementations……………………………………………….………………………..…8
1.4. Types d’actions à prendre en compte…………………………………………………8
1.5. Principe de prédimensionnement ………………………………………………….……....9
75
[Link]. Poutre avec tassement à l’appui R ………………………………….………29
[Link]. Récapitulatifs des cas de tassements………………………………………31
[Link]. Comparaison des cas et constat ……………………………………………32
2.3. Analyse du portique …………………………………………………………………………33
2.3.1. Choix du portique le pus chargé…………………………………………………….………33
[Link]. Portique de rive………………………………………………………………………… 35
[Link]. Portique intermédiaire (deuxième portique) ……………………………………… 40
[Link]. Portique central………………………………………………………………………… 43
2.3.2. Analyse des cas des tassements portée au troisième portique (central)…………… 49
[Link]. Tassement sous la première colonne ………………………………………………52
[Link]. Tassement sous la deuxième
colonne……………………………………………………………………………………54
[Link]. Tassement sous la troisième colonne ………………………………………………56
[Link]. Tassement sous la quatrième colonne ………………………………………..……58
[Link]. Tassement sous la cinquième colonne……………………………………….…… 60
[Link]. Comparaison des cas et constat ……………………………………………………62
[Link]. Constat général………………………………………………………………………… 64
76
[Link]. Application de la solution au projet………………………………………..66
[Link].1. Poutre longitudinale
(calcul de la section d’armatures)………………………….………… 66
A. Poutre sans tassement ……………………………….…………….67
B. Poutre avec tassement par
les valeurs enveloppes ……………………………...……………….68
[Link].2. Portique ……………………………………………………………………...68
A. portique sans tassement………………………………………………. 69
B. portique avec tassement par
les valeurs enveloppes……………………………………………….. 70
3.2.7. Augmenter la rigidité des poutres
en augmentant leurs sections transversales……………………………………………….71
Conclusion ……………………………………………………………….………...72
77