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Écosystèmes naturels du Congo : végétation et faune

Le document présente un aperçu écologique des écosystèmes naturels en République Démocratique du Congo, en se concentrant sur la végétation et la faune. Il décrit la diversité des formations végétales, leur répartition géographique et les types d'aires protégées, tout en soulignant les défis de gestion et de conservation. Enfin, il aborde les réglementations en matière de propriété des ressources naturelles et la gestion des écosystèmes en dehors des aires protégées.

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Écosystèmes naturels du Congo : végétation et faune

Le document présente un aperçu écologique des écosystèmes naturels en République Démocratique du Congo, en se concentrant sur la végétation et la faune. Il décrit la diversité des formations végétales, leur répartition géographique et les types d'aires protégées, tout en soulignant les défis de gestion et de conservation. Enfin, il aborde les réglementations en matière de propriété des ressources naturelles et la gestion des écosystèmes en dehors des aires protégées.

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1.

3 Aperçu écologique des écosystèmes naturels

1.3.1 Ecosystèmes terrestres

[Link] Végétation

La végétation congolaise est en corrélation directe avec les facteurs pédo-climatiques


et le relief. Toute la zone climatique Af, y compris celle située dans la partie orientale de
haute altitude constitue le domaine de la forêt équatoriale ombrophile. Les régions à climat
Am, exception faite de celles situées dans la région de Graben à l’Est, sont également celles
de la forêt ombrophile, y compris les régions du Lac Mai-Ndombe et du Nord-ouest se
trouvant en réalité dans la bande climatique Aw. Cette situation serait plutôt liée au fort
engorgement en eau des sols qui compenserait la faible pluviométrie.

Les régions à climat Aw sont le domaine de la forêt claire ou de la savane plus ou


moins arborée en fonction de l’altitude et de la durée de la saison sèche. Les zones
climatiques Cf et Cw de haute altitude correspondent aux forêts de montagne et aux
formations de bambous ; dans la région Sud-Est moins élevée du Katanga, c’est le domaine de
la savane boisée.

La classification dite de « Yangambi « , adoptée par les phytogéographes sous l’égide


de la commission de la coopération technique en Afrique subsaharienne a identifié sept faciès
physionomiques de la végétation au Congo :

n savane arborée et savane herbeuse ;


n mosaïque de forêt claire et de savane ;
n forêt dense sèche dégradée ;
n forêt semi-décidue ;
n forêt sempervirente ;
n forêt sur le sol hydromorphe ;
n végétation de montagne.

Les estimations préliminaires récentes des superficies de formations végétales,


réalisées par le SPIAF, à partir de l’interprétation des images satellites haute résolution
rendent compte de la situation suivante :

8
FORMATION SUPERFICIE % FORET % TERRITOIRE
VEGETALE (Km²)

FORET DENSE 872.251,16 68,14 87,20


HUMIDE (Forêt
semperv. & semi-décidue

FORET DE MON-
TAGNE

n Forêt dense de 38.612,39 3,01 1,65


montagne

n Forêt de bambou 1.666,72 0,13 0,O7

FORET DENSE SECHE


DEGRADEE

n Forêt dense 51.946,17 4,06 2,22


tropophile
n Forêt claire 102.225,61 7,99 4,36
(Miombo)

FORET SUR SOL 88.614,08 6,92 3,78


HYDROMORPHE

GALERIES 2.500,05 0,19 0,11


FORESTIERES

FORET DE 555,07 0,04 0,02


MANGROVE

FORET SECONDAIRE 121.670,70 9,54 5,19

TOTAL FORET 1. 280..042,46 100,00 54,59

MOSAIQUE FORET- 165.838,83 7,07


SAVANE
PLANTATIONS 555,57 0,02
SAVANES
HERBEUSES ET 768.358,82 32.77
ARBUSTIVES
EAU 62.502,24 2.67
NON INTERPRETE 67.502,24 2,88
(Nuages)

TOTAL PAYS 2.344.800,00 100,00

9
Le Congo compte [Link] km² de formations essentiellement forestières,
couvrant environ 54,6 % de sa superficie. La forêt dense humide vient au premier rang et
représente 68.14 % de cette couverture, suivie des forêts denses sèches dégradées (12 %), des
forêts secondaires (9,5 %), des forêts sur sol hydromorphe (6,92 %), des forêts de montagne
(3,14 %). Les galeries forestières et la forêt de mangrove sont moins représentées avec
respectivement 0,19 et 0,04 % de la superficie forestière.

La répartition de cette couverture à travers les régions administratives du pays accuse


des inégalités frappantes :

REGION SUPERFICIE SUPERFICIE % FORET


TOTALE FORESTIERE
(Km²) (Km²)

Bandundu 295.658 120.000 40,6

Bas-Congo 53.855 10.000 18,6

Equateur 403.293 402.000 99,7

Province Orientale 503.239 370.000 73,5

Kasai Occidental 156.967 40.000 25,5

Kasai Oriental 168.216 100.000 59,4

Kinshasa 9.965 - -

Kivu 256.662 180.000 70,1

Katanga 496.865 10.000 2,0

TOTAL 2.344.885 1.232.000 52 ,5

Source : SPIAF. 1994

[Link] Faune

La faune du Congo est extrêmement variée compte tenu de la variabilité de l’habitat.


Le pays compte plus de genre de primates que tous les pays du monde et vient au deuxième
rang quant au nombre d’espèces. La cuvette centrale seule regroupe 16 espèces et sous-
espèces endémiques des primates.

10
Le Congo compte enfin 40 Km de façade maritime couvrant une superficie de 2.000
Km² de plan d’eau.

Il convient toutefois de signaler qu’au Congo, les plans d’eau n’ont jamais été
considérés dans leur dynamisme comme un écosystème tout aussi complexe que les autres, où
vivent une communauté d’êtres interdépendants (Algues ; zooplanctons ; phytoplan-
ctons ; plantes supérieures, etc...). D’où le manque actuel des données à ce sujet (N.B. :
Recherche de la documentation à poursuivre). Une étude récente a été élaborée dans les eaux
de lac Tanganyika.

1.4 Statut des écosystèmes naturels

En République Démocratique du Congo, le sol et le sous-sol appartiennent à l’Etat et


constituent sa propriété exclusive, inaliénable et imprescriptible.

Aux termes de la loi, l’Etat est propriétaire du sol de tous ses produits naturels. Il lui
revient donc de prendre des mesures (lois) appropriées en vue de leur gestion en se
conformant aux principes de la Constitution. Ceci a été fait en matière foncière (Loi n° 73-021
du 20 juillet 1973).

En ce qui concerne le domaine forestier, rien n’a encore été fait et ce secteur reste
logiquement régi par le décret royal du 11 avril 1949.

Un projet de révision du régime forestier a été amorcé depuis 1979, révisé et complété
en 1989 mais n’a jamais été discuté au niveau du parlement.

Le secteur spécifique de la conservation de la nature au Congo est régi par une loi-
cadre, sanctionnée par l’ordonnance-loi n° 69-041 du 22 août 1968. D’autres textes de loi ou
réglementation s’y sont greffés et se rapportent soit à la pêche soit à la chasse. Bref, la
législation congolaise en cette matière concerne essentiellement la flore et la faune.

Il convient enfin de préciser que la conservation de la nature en République


Démocratique du Congo se conçoit en termes des aires protégées, des espèces à sauvegarder et
des superficies soustraites en principe à l’action de l’homme. Elle se fait soit par le biais des
lois nationales, soit par les conventions internationales auxquelles le pays a adhéré.

1.5 Gestion des aires protégées

On rencontre 6 principaux types d’aires protégées en République Démocratique du


Congo :

n les parcs nationaux ;


n les domaines de chasse ;
n les réserves de la biosphère ;
n les réserves forestières ;
n les jardins zoologiques et botaniques ;
n les secteurs sauvegardés.

12
Il existe actuellement 7 parc nationaux de type traditionnel :

Le parcs de Virunga Site RAMSAR, le parc de la Garamba, le Parc de Kahuzi-Biega, le


Parc de la Salonga, le Parc de l'Upemba, le Parc de Kundelungu et le Parc de la Maïko. Les
quatre premiers sont inscrits sur la liste des biens du Patrimoine Mondial de l'UNESCO. A ces 7
parcs, on ajoute le Parc de la N'sele (3.000 Ha) constitué d'une partie où les animaux vivent en
liberté et une autre où ils sont en captivité (Zoo de 17 Ha).

Un projet de création de 3 nouveaux parcs nationaux est imminent et comprend :

· le Parc National à Okapi (1.372.625 Ha): appelé à protéger essentiellement l'Okapi,


espèce rare et endémique au Congo;
· le Parc National de la Mondjo (812.000 Ha); protégera la forêt dense sèche dégradée
ainsi que les troupeaux d'éléphants qu'il abrite ;
· Le parc Marin de Moanda (60.000 Ha), pour la protection du biotope spécial du littoral
atlantique (les Mangroves à Palétuviers), (site RAMSAR).

En outre, l'ICCN envisage de proposer l'érection en parc la Réserve de Swa-Kibula, pour


protéger l'écosystème caractéristique de la bande savanicole sud du pays, à galeries forestières
typiques.

Les caractéristiques physiques, biologiques (faune et flore), les superficies, le cadre


juridique et le cadre administratif de ces aires sont données à l'annexe 2.

1.5.2. Les domaines de chasse

Leur gestion relevait jadis de la Direction de Gestion de Ressources Naturelles


Renouvelables du Ministère. Elle fut transférée à l'ICCN par l'arrêté ministériel n°
36/DECNT/BCE/78 du 13 juillet 1978.

Sur les 57 domaines répertoriés, 19 sont effectivement opérationnels ou fonctionnels. Les


autres sont quasi-abandonnés pour des raisons d'ordre matériel et financier.

1.5.3. Les Réserves de la Biosphère

Du point de vue juridique, ces aires sont en principe régies selon les concepts de
l'UNESCO. Elles sont par ailleurs érigées par ce dernier qui délivre des permis ou des
attestations ad hoc.

Aucun acte juridique concrétisant l'action de l'UNESCO n'existe. Néanmoins, la gestion


et la supervision y sont assurées par le Secrétariat National du Programme MAB au Congo,
rattaché au Ministère de l'Environnement.

De trois Réserves existant au départ (Yangambi, Luki, et Lufira), seule celle de la Luki
(33.000 Ha) est encore fonctionnelle.

14
1.5.4. Les Réserves Forestières

La gestion de ces Réserves relève de la Direction de Gestion des Ressources Naturelles


et Renouvelables (DGRNR). Il n'existe en principe aucun texte juridique pour leur gestion.

Elles ont pour objectifs : la protection de la forêt naturelle, la promotion de la recherche


sylvicole, l'enrichissement de la forêt naturelle en vue de promouvoir la production du bois
d'oeuvre ou du bois de feu.

1.5.5. Les Jardins Zoologiques et Botaniques.

Il s'agit d'un type de la conservation ex-situ de la faune et de la flore. Ces jardins sont
sous la responsabilité de l'Institut des Jardins Zoologiques et Botaniques du Congo (IJZBC),
institué par ordonnance n° 78-215 du 5 mai 1978, il existe 4 jardins Zoologiques, Kinshasa (2),
Kisangani (1) et Lubumbashi (1) et 3 jardins botaniques situés à Kisantu (Bas-Congo), à Eale
(Equateur) et à Kinshasa ( Parc de la Révolution).

1.5.6. Les Secteurs sauvegardés

La loi n° 75-024 du 22 juillet 1975 définit le principe de leur création et en fixe le cadre
juridique, de même que le cadre organique.

Aux termes de cette loi, tout secteur non soumis aux servitudes humaines légalement
reconnues et présentant un intérêt particulier du point de vue de la conservation, de la
restauration ou du développement doit être sauvegardé.

Bien que l'article 3 de la loi précitée précise que l'organisme chargé de la gestion de ces
Secteurs soit désigné par l'ordonnance de sa création, rien n'a encore été fait dans ce sens.

1.6. Gestion en dehors des aires protégées

Les écosystèmes naturels en dehors des aires protégées font partie du domaine privé de
l'Etat.

En matière forestière, de nouvelles normes ont été mises sur pied, en rapport surtout avec
l'exploitation de la matière ligneuse. Elles donnent les procédures à suivre en vue de l'obtention
d'une concession forestière, fixent les modalités d'aménagement ainsi que des redevances
(exprimées sous forme de taxes diverses) de l'exploitant vis-à-vis de l'Etat. A ce titre, l'Etat
reconnaît deux principales formes de détention des superficies forestières, à savoir :

· la lettre d'intention; d'une validité de trois ans, est accordée à tout exploitant forestier
requérant d'une concession forestière, pour autant qu'il ait complété les démarches
préliminaires requises. En d'autres termes, lorsqu'il aura obtenu une autorisation de
prospection (valide pour un an); réalisé dans le délai un inventaire d'allocation dont le
seul Service du Ministère actuellement habileté à faire ou à l'approuver est le SPIAF et
enfin; présenté un projet d'investissement donnant les moyens d'exploitation envisagés et
le type d'unité de transformation à implanter ;

15
· la Garantie d' Approvisionnement; accordée à l'exploitant qui aura réalisé au moins
50 % de l'investissement initial prévu. Elle a une validité de 25 ans renouvelable;

· La gestion de l'allocation forestière revient à la DGRNR. Les données relatives à


l'allocation seront exploitées auprès de cette Direction et présentées sous forme d'un
tableau donnant les superficies allouées par région et par type forestier en fonction de ces
deux formes d'allocation.

Les inventaires réalisés à travers les formations forestières couvrent une superficie de
20.040.508 Ha, soit 16 % de la superficie forestière du pays, dont 18.476.375 Ha sont
cartographiés.

En fonction des types d'inventaire, les résultats se présentent ainsi :

· inventaire d'allocation : 7.994.450 Ha


· inventaire de pré-investissement : 8.452.200 Ha
· inventaire d'exploitation : 600 Ha
· inventaire d'aménagement : 5.293.029 Ha

La couverture des superficies inventoriées et/ou cartographiées par type de formation


végétale se présente ainsi :

Tableau 2. : Superficie nationale inventoriée et cartographiée

TYPE DE FORMATION SUPERFICIE (en hectares)

INVENTORIEE CARTOGRAPHIEE

Forêts sur sol hydromorphe 633.462 404.580

Forêt semi-décidue 3.276.555 3.273.032

Forêt dense sèche dégradée 565.600 298.600

Savane arborée et herbeuse _ 331.816

Mosaïque de forêt claire-savane 705.216 705.216

Forêt sempervirente 14.729.675 23.463.131

végétation de montagne 10.000 _

20.040.508 18.476.375

16
En dehors des aires protégées, la chasse est réglementée par la même loi (n° 82-002 du
28 mai 1982) que dans les zones protégées, cependant sa gestion relève de la Direction de
Gestion des Ressources Naturelles Renouvelables. La législation en cette matière marque la
différence entre la chasse sportive et la chasse coutumière (traditionnelle).

L'interprétation des images satellites rend compte d'une superficie d'environ 555 Km2
occupée par les plantations. En 1970, les exploitations agricoles traditionnelles couvraient une
superficie d'environ 38.219 Km2 et les exploitations modernes occupaient 3.458 Km2 (Annuaire
FAO, 1975). Les terres allouées à l'agriculture sont régies par la loi foncière, toutefois l'Etat
reconnaît les droits traditionnels et coutumiers.

Le régime juridique de la gestion des plans d'eau n'est pratiquement pas défini au Congo.
En principe, les plans d'eau ne sont pris en considération qu'en tant qu'éléments constitutifs des
écosystèmes terrestres et gérés comme tels. Néanmoins, les plans d'eau partagés sont de
juridiction internationale et régis conformément aux conventions en la matière.

1.7. Conservation ex-situ

La conservation ex-situ au Congo est considérée comme si elle était subordonnée à la


conservation in-situ plutôt qu'une alternative de conservation de la biodiversité. C'est le cas
même dans la plupart des pays africains.

Les activités de conservation ex-situ sont associées aux jardins botaniques, aux parcs
zoologiques, aux musées naturels, aux herbaria, aux facilités d'élevage en captivité et aux fermes
semencières.

La plus importante institution congolaise de conservation ex-situ est l'Institut des Jardins
Zoologiques et Botaniques du Congo, crée par ordonnance présidentielle en 1978.

1.7.1. Activités botaniques

L'IJZBC compte trois services de conservation botanique :

· le service botanique chargé de la recherche taxonomique, des études écologiques,


phytosociologiques et phénologiques de la flore, ainsi que de l'entretien des harbaria ;

· le service agronomique chargé des fruits, du greffage des végétaux et autres plantes
alimentaires, ainsi que de l'introduction et de l'extension, en milieu rural, des espèces
économiquement importantes ;

· le service horticole chargé de la culture, de la multiplication, du greffage des plantes


ornementales.

On dénombre trois jardins botaniques au Congo :

· le jardin botanique de Kisantu (Bas-Congo), crée en 1900 et comportant près de 2.500


espèces végétales de toutes les régions tropicales du monde. La superficie est de 220
hectares. On y trouve des pépinières, une collection des semences, un arboretum de
près de 200 espèces et un herbarium d'environ 5.000 spécimens ;

17
· jardin botanique d'Eala (Equateur), avec une superficie de 370 hectares. Il compte un
herbarium et un arboretum d'arbres fruitiers ;

· le Parc de la Révolution, créé en 1936 à Kinshasa, avec une superficie de 6 hectares.


On y dénombre près de 300 espèces de plantes.

Il existe trois autres herbaria au Congo ; le plus important est celui de l'INERA à
Yangambi avec 10.071 herbes, 7.953 plantes vasculaires, 1.399 fleurs, 1.969 graines, 141
écorces et 918 spécimens d'arbres représentant 111 familles et 1.454 espèces.

Le troisième herbarium appartient à l'Université de Kinshasa et compte 8.313 spécimens


dont 5.267 proviennent de Kinshasa avec 140 familles, 806 genres et 1.546 espèces.

L'Institut National pour l'Etude et la Recherche Agronomique (INERA) a aussi de petits


herbaria à Yangambi, Nioka, Mulungu, Kipopo, Mvuazi et Luki.

Le service National de Reboisement a mis aussi en place en 1982 un arboretum au


Centre Forestier de Kinzono, avec 73 espèces pour des études de croissance.

Le Service National des Semences (SENASEM) collectionne des semences végétales de


maïs, de riz, de haricot, de soja, d'arachide et de vigua à plusieurs endroits du pays.

Il existe aussi plusieurs projets qui font la production et la multiplication des semences :
on peut citer :

· le projet fruits et légumes autochtones du Bas-Congo, sur financement de la FAO ;

· le projet Kwango-Kwilu mené par une ONG belge et impliqué dans le domestication
des espèces sélectionnées pour leur valeur nutritionnelle élevée ;

· le projet financé par l'UNICEF et mis en oeuvre par le Département de Biologie de


l'Université de Kinshasa pour l'introduction des espèces exotiques végétales
comestibles.

Enfin, plusieurs organisations et projets se spécialisent dans l'importation et dans la


propagation des espèces exotiques (Acacia, Eucalyptus, Cyperus, Pinus, Teck et Limba, espèces
fourragères.

1.7.2. Activités zoologiques

L'IJBC compte trois services en rapport avec la conservation zoologique ex-situ :

· le service zoologique est responsable de l'identification de l'étiologie des animaux ;


· le service vétérinaire s'occupe des soins, de l'hygiène et de l'autopsie ;
· le service de documentation s'occupe des registres.

18
Depuis 1986, l'IJZBC (l'Institut des Jardins Zoologiques et Botaniques du Congo a une
Convention avec l'ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) pour la capture
des animaux sauvages en vue de repeuplement des zoos. Le nombre d'animaux dans les zoos du
Congo atteint presque 386 dont 87 espèces différentes parmi lesquelles 156 individus de
mammifères, 141 oiseaux et 89 reptiles.

La République Démocratique du Congo compte au total 4 jardins zoologiques :

· le jardin zoologique de Lubumbashi, crée en 1932, avec une superficie de 16 hectares


et 125 animaux ;
· le jardin zoologique de Kisangani, créé en 1951, avec une superficie de 89 hectares et
55 animaux ;
· le parc de la N'sele, crée en 1971 avec 17 hectares et 188 individus;
· le Zoo de Kinshasa.

Les activités d'élevage en captivité sont fort limitées au Congo, en dehors du Parc de la
N'selé. De plus en plus, cependant des individus se donnent à cette activité dans plusieurs coins
du pays et même à l'Université de Kinshasa.

Des éléphants sont également capturés à la Garamba pour la domestication.

Il existe aussi des projets d'élevage de poissons au Congo (pisciculture). Ils sont surtout
concentrés dans le Bandundu et le Bas-Congo.

On rencontre quelques collections zoologiques dont la plus connue est celle de


l'Université de Kinshasa.

Il n'existe aucune banque de spermes en soi au Congo. Le seul stock connu est celui
utilisé pour l'insémination artificielle aux fermes d'élevage (Kamina, Tanganyika, Boma, Bunia
et à N'sele). Ce stock est d'origine européenne et canadienne pour l'insémination des races
africaines, mais ne constitue nullement une collection.

1.8. Planification environnementale

Actuellement, la République Démocratique du Congo dispose d'une stratégie nationale


de gestion de l'environnement et pas encore de celle spécifique aux ressources de la biodiversité.
C'est à partir d'une telle stratégie nationale qu'il sera possible de développer des stratégies
sectorielles ou régionales.

D'autre part, pour une gestion saine de l 'environnement et des ressources naturelles, il est
essentiel de disposer d'un rapport fiable et complet sur l'état de l'environnement au Congo. Le
rapport qui existe est récent car datant de Novembre 1996. C'est avec une telle base de données
que les conditions environnementales pourraient être surveillées régulièrement. Un profil
environnemental avait été préparé dans le cadre de la CNUED 1992, mais il reste beaucoup à
faire.

Toutefois, certains secteurs des ressources ont bénéficié d'une attention de la part du
Gouvernement. Des plans directeurs ont ainsi été élaborés par ces secteurs. C'est le cas du
secteur forestier, du secteur des pêches et celui des aires protégées.

19
1.8.1. Ecosystèmes terrestres

[Link]. Schémas régionaux d'aménagement du territoire

L'Etat avait pressenti le besoin de mettre l'accent sur " la maîtrise et la gestion de l'espace
physique " pour concilier le développement économique du pays avec celui des régions.

Ainsi une esquisse du Schéma National d'Aménagement du Territoire a été élaboré en


1982 par le Bureau d'Etudes d'Aménagement et Urbanisme (BEAU). Cette esquisse, approuvée
par le Gouvernement en 1983, a ouvert la voie à l'élaboration des schémas régionaux.
Malheureusement, cette initiative s'est arrêtée à 4 régions (Bas-Congo, Nord et Sud-Kivu,
Equateur), la coopération ayant été suspendue après les tristes événements de 1992. Ces schémas
régionaux constituent un cadre essentiel :

· pour la connaissance du territoire et de ses potentialités;


· pour la définition des perspectives d'avenir et des priorités d'aménagement ;
· pour la sélection et la mise en cohérence de différents projets nationaux, financés ou
non sur les ressources extérieures.

Un troisième document de référence pour l'aménagement du territoire devait être


représenté par les Plans de Développement Urbain des principales agglomérations du pays.

[Link] Planification sectorielle

a) Programme d'Action Forestier National (PAFN)

De 1987 à 1988, la Banque Mondiale a financé l'Institut International pour


l'Environnement et le Développement (IIED) afin d'aider le Congo pour identifier les contraintes
qui entravent le développement du secteur forestier et des terres forestières.

Fort de ce diagnostic et sur la base des principes du Programme d'Action Forestier


Tropical (PAFT) adopté en 1985 par la FAO, le République Démocratique du Congo a bénéficié
du leadership du Canada pour élaborer son PAFN. Ce processus a connu la participation de la
Banque Mondiale, de la Banque Africaine de Développement, du PNUD, de la CEE et de la
République d'Allemagne.

Pour les cinq domaines prioritaires de PAFT, le PAFN de la République Démocratique


du Congo a retenu 97 actions à entreprendre à court, moyen et long termes dans le but
d'harmoniser le secteur forestier avec les autres secteurs économiques du pays.

Malheureusement, en dehors des aires protégées du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de la


Province Orientale et du Bas-Congo, la mise en oeuvre de ce PAFN souffre d'un manque de
financement conséquent.

b) Plans directeurs des parcs nationaux

Non seulement qu'il n’existe pas à l'heure actuelle, aucun plan national de mise en place

20
d'un réseau des aires protégées du pays, même celles existantes ne disposent pas toutes d'un plan
directeur ou de gestion.

Le plan directeur élaboré pour le Parc National des Virunga attend toujours d'être publié
et ses données de base risquent de perdre de l'actualité notamment avec l'impact des réfugiés
rwandais.

Le Parc National de Kahuzi-Biega dispose d'un plan de gestion qui bénéficie d'un
financement conséquent de la coopération technique allemande.

La Réserve de faune à Okapi sera bientôt dotée d'un plan de développement grâce à un
financement de la Banque Mondiale. Cette même institution a appuyé l'ICCN pour l'élaboration
d'un plan de gestion du Parc Marin des Mangroves, mais ce processus se trouve bloqué à l'heure
actuelle pour diverses raisons, notamment, l'arrêt de la coopération avec le Congo.

c) Plans d'action des réserves de biosphère

Le projet du Programme MAB de l'UNESCO concerne la mise en place d'un réseau


international et coordonné des " réserves de la biosphère ". Le but de ces dernières est de
permettre la recherche écologique, fondamentale et appliquée, à la fois dans les milieux naturels
et dans les milieux altérés. L'intérêt de ces aires est d'offrir des bases scientifiques de référence
permettant de mesurer les changements à long terme de la biosphère; elles sont donc importantes
pour la surveillance continue de l'environnement. Outre la recherche, les réserves de biosphère
ont pour fonctions : la conservation in-situ, l'éducation et la formation, ainsi que la coopération
au développement, notamment dans la perspective du développement rural intégré.

Malheureusement, des trois (3) réserves de Biosphère de la République Démocratique du


Congo, seule, celle de la Luki, a fait l'objet d'un processus de planification et de la définition d'un
projet de développement rural intégré. Si la Réserve de la Lufira a complètement perdu son
intérêt, celle de Yangambi et, surtout celle de la Luki, subissent des agressions qui
compromettent gravement leur statut.

1.8.2. Ecosystèmes aquatiques

En matière de planification gouvernementale, les plans d’eau du Congo n'ont jamais été
considérés en tant qu'habitats et écosystèmes naturels, mais plutôt pour leur contribution à la
production nationale halieutique de manière à réduire les énormes importations en produits de
pêche. Cette vision a motivé l'élaboration avec le concours de la FAO, du Plan Directeur des
Pêches dont la mise en oeuvre est peu conséquente. Dans ce domaine, même la loi est inadaptée
à la réalité actuelle. De même, les accords internationaux, régionaux et sous-régionaux qui
représentent des opportunités d'action pour une utilisation durable de ces ressources, ne sont pas
l'objet d'un suivi approprié.

En dehors de la faune de certaines aires protégées, comme le Parc National des Virunga,
les inventaires de la faune aquatique sont très sporadiques au Congo. La planification, dans ce
domaine, pour le but d'une conservation et d'une utilisation durable demande d'être initiée et
soutenue.

21
1. 9 Politiques nationales et accords internationaux ayant un impact sur la
diversité biologique.

1.9.1. Politiques nationales

Comme pour tout pays en voie de développement, le Congo compte principalement sur
l'exploitation de ses ressources naturelles pour satisfaire les besoins de sa population et pour
produire les ressources financières indispensables à son développement.

Pour sortir rapidement du sous-développement, les politiques nationales, actuellement en


vigueur, mettent l'accent sur l'accroissement de la production dans tous les secteurs d'activités de
l'économie nationale et les ressources naturelles sont soumises à forte pression.

Certaines de ces politiques nationales ont un impact sur la diversité biologique. Parmi
celles-ci on peut citer :

1° la mobilisation de la population et des sociétés agricoles par le Ministère de


l'Agriculture et du Développement Rural en vue d'atteindre le plus rapidement possible
la sécurité alimentaire pour les principaux aliments de base.

2° la décision du Ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme,


prise à l'issue du " Premier Symposium sur la forêt congolaise " en avril 1984 " de porter
la production de bois d'oeuvre de 500.000 m3 à 6.000.000 m3 de bois grumes par an d'ici
l'an 2.000.

D'autres politiques nationales ayant un impact sur la diversité biologique se retrouvent


dans les lois, les ordonnances et les arrêtés pris à l'initiative des Ministères assurant la gestion
des ressources naturelles renouvelables.

Une liste non exhaustive de ces lois, ordonnances et arrêtés est reprise ci-dessous :

[Link] Les lois

1) Ordonnance n° 26 du 14 février 1964 relative aux redevances vétérinaires.

2) Ordonnance n° 142 du 15 mai 1964 portant création d'un Institut des jardins
Zoologiques et Botaniques de Léopoldville.

3) Ordonnance n° 74/148 du 2 juillet du 2 juillet 1974 portant mesures d'exécution


de l'ordonnance n° 73/021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens,
régime foncier et immobilier et régime des sûretés.

4) Ordonnance n° 66/413 du 8 juillet 1966 portant exécution de l'Ordonnance n°


66/413 du 7 juin 1966 promulguant la loi assurant à la République Démocratique
du Congo la plénitude de ses droits de propriété sur son domaine et la pleine
souveraineté dans la cession et la concession de ses droits fonciers, forestiers et
miniers sur toute l'étendue de la République.

22
[Link] Les ordonnances

5) Loi n° 12 du 12 septembre 1964 portant création d'un permis de débitant de


viande de chasse.

6) Loi n° 67-514 du 1er décembre 1967 portant création de l'Institut des Parcs
Nationaux du Congo.

7) Loi N° 81-001 du 9 janvier 1981 portant approbation de quatre contrats


d'occupation provisoire de terres d'élevage situées dans la Zone annexe de
Lubumbashi.

8) Loi n° 82-002 du 28 janvier 1982 portant réglementation de chasse.

9) Loi n°68-074 du 8 mars 1968 relative à la protection des crocodiles et portant


modification de la législation sur la chasse et la pêche.

[Link] Les arrêtés.

10) Arrêtés n° 08/CAB/MA/68 du 15 janvier 1968 interdisant la coupe du bois sur


tout le territoire national.

11) Arrêté n° 012/CAB/MA/68 modifiant l'arrêté n° 06/67 du 8 décembre 1967


portant réglementation de la circulation des véhicules du Parc National Albert
(Virunga).

12) Arrêté n° 52-06899-MA-1968 relatif à la protection des crocodiles.

13) Arrêté n° 0003-AGRI-CAB-73 du 12 juin 1973 portant dispositions temporaires


visant à la protection de Guépards et Léopards et à leur repeuplement sur le
territoire de la République.

14) Arrêté n° 00602/AGRI du 2 juillet 1973 réglementant la profession de Guide de


chasse.

15) Arrêté n° 007 créant un domaine de chasse en Zone de Faradje (Province


Orientale).

16) Arrêté n° 0008 du 14 février 1974 créant un domaine de chasse réservé en Zone
de Dungu.

17) Arrêté n° 0021 du 14 février 1974 créant un domaine de chasse réservé en Zone
de Faradje, de Watsa et Dungu.

Il concerne la création de la réserve naturelle du Parc National Ngangala na Bodio pour


la chasse.

18) Arrêté n° 00022 du 14 février 1974 créant une réserve de faune en Zone de
Bondo, Ango et Dungu (Province-Orientale).

23
19) Arrêté n° 23 du 14 février 1974 créant un domaine de chasse réservé en Zone de
Rutshuru.

20) Arrêté n° 1440/00203/82 du 8 décembre 1982 portant création d'une parcelle à


usage agricole et élevage située dans la zone de Maluku, ville de Kinshasa.

21) Arrêté n° 000140/BCG/AGRIDRALE/82 du 15 décembre 1982, portant création


d'une Commission restreinte chargée de la stratégie nationale de la conservation
de la nature en République Démocratique du Congo.

1.9.2 Liste des accords internationaux ayant un impact sur la biodiver-


site et dont le Congo est membre.

1) La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore


menacées d'extinction. Signée à Washington, D.C. le 3 mars 1973.

2) La Charte de la Nature adoptée par l'ONU en 1982.

3) La Convention du Patrimoine Mondial Culturel et Naturel (UNESCO 1972).

4) La Convention relative aux zones humides d'importance internationale


particulièrement comme habitat de la sauvagiène appelée aussi " Convention de
RAMSAR ".

5) La Convention Africaine pour la Conservation de la Nature et des Ressources


Naturelles adoptée à Alger le 15 septembre 1968.

6) Le Plan d'Action de Lagos pour le Développement Economique de l'Afrique


(1980-2000) par la protection de l'Environnement.

7) La Convention sur la Biodiversité.

8) La Convention sur les espèces migratrices appartenant à la faune sauvage.

9) la Convention sur les changements climatiques.

10) La Convention sur la lutte contre la désertification et la sécheresse.

24
II. ETAT ET TENDANCES DE LA BIODIVERSITE EN REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO

2.1 Généralités

La République Démocratique du Congo est considérée comme l’un des deux pays
d’Afrique les plus importants en terme de diversité biologique (Doumenge 1990, McNeely et al.
1990). Sa position géographique à cheval sur l’Equateur lui confère une large zonation
climatique (climat équatorial , climat tropical humide, climat tropical à saison sèche plus ou
moins marquée, etc.) qui , alliée aux conditions variées de relief et de sol, se traduit par une
gamme largement diversifiée de biomes, d’écosystèmes et d’habitats.

D’une façon global, quatre régions floristiques se démarquent dans le pays en fonction
du relief et de la proximité de la Cuvette Centrale (vaste dépression au centre du pays, de part et
d’autre de l’Equateur) . Il s’agit :

· D’une étroite bande de savane boisée et herbeuse du nord (région soudanienne) située
au Nord de la Cuvette Centrale ;
· d’une large bande de savane boisée et herbeuse de forêts claires différenciées
(Miombo et Muhulu) au Sud, correspondant à la région zambezienne ;
· de la forêt ombrophile guinéeo-congolaise dans la Cuvette centrale (région guinéeo-
congolaise) ;
· des forêts afro-montagnardes situées à l’Est du pays, dans le graben africain
entrecoupées d’une série des grands lacs.

A l’intérieur de ces faciès physionomiques principaux apparaissent des variantes


édapho-climatiques sur des superficies méridionales de la forêts : mangroves (à l’Ouest de la
pointe méridionnale de forêt ombrophile guinéeo-congolaise, sur l’embouchure du fleuve
Congo), papyrus, marins et savane périodiquement inondées (dembos).

2.2. Résultats du dépouillement des données sur les éléments constitutifs de


la biodiversité

Les données contenues dans la monographie nationale proviennent essentiellement d’une


littérature souvent incomplète et non à jour. L’importance numérique des constituants de la
biodiversité est donnée suivant une hiérarchie taxonomique différente en fonction des différents
ouvrages consultés.

Il s’avère donc indispensable de poursuivre des investigations supplémentaire dans les


ouvrages récents et d’entreprendre des travaux de terrain afin d’actualiser des études
systématiques et des données statistiques, relatives à l’ethnobotanique ou à l’ethnozoologie des
ressources biologiques nationales.

Les données relatives aux micro-organismes (algues, bactéries, fungi et lichens) restent
fragmentaires, localisées (ne couvrant pas l’ensemble du pays), souvent imprécises et parfois
contradictoires suivant les ouvrages.

25
2.3. Conservation et utilisation des espèces de la flore et de la faune

2.3.1. FLORE

L’ensemble de la flore congolaise, tous les embranchements confondus, compte près de


377 familles, 2.196 genres et 10.324 espèces . Son évolution est à la fois liée à l’ancienneté des
terrains à ses origines. Elle est majoritairement constituée des espèces mégathermes. Les espèces
mésothermes sont confinées dans les régions montagneuses.

Du point de vue endémisme, on distingue 3 centres (White. F, 1983) :

n le centre de l’endemisme de la Cuvette Centrale,


n le centre de l’éndemisme de la région montagneuse de l’est,
n le centre de l’endemisme des Hauts plateaux de Katanga.

La flore du Congo a absorbé beaucoup d’espèces exotiques, introduites volontairement


ou accidentellement, et dont certains, devenues subspontanées, occupent des étendues parfois
importantes, et entravent l’évolution normale de la végétation naturelle. Parmi ces dernières, on
cite : Eichornia crassipes, chromolaena odorata, Tithonia diversifolia, Stylosanthes guyanentis,
Bellucia oxytenathera, Mimosa invisa et Cecropia leucocoma.

La recherche de la satisfaction des besoins toujours croissants de l’homme a entraîné la


surexploitation de certaines espèces et la perturbation des habitats, rendant ainsi précaire la
pérennité des espèces. Parmi celles-ci, il y a lieu de citer : Encephalartos ituriense, Eremospatha
cabrae, Eremospatha grex, Julbermardia breynei, Gnetum africanum, Marinda morindroïdes,
Entandrophragma cylindricum, Entandrophragma utile, Terminalia superba, Milicia excelsa et
Megaphrynium macrostachyum.

Au plan national, aucune réglementation sur la protection de ces espèces n’est éditée
pour appuyer les efforts des conventions internationales en matière de protection (CITES), qui
considèrent comme à protéger les espèces suivantes : Milletia laurentii, Pericopsis elata,
Diospyros grex, Diospyros canaliculata, eremospatha sp. et autres.

Pour certaines espèces pourtant, la protection devrait être immédiate en raison de leurs
biotopes restreints et uniques, ou encore menacés.

2.3.2. FAUNE

A l’instar de la flore, la faune congolaise subit également des pressions humaines de tous
ordres. Le tableau ci-après reprend les points pertinents.

31
TABLEAU 4. Quelques considérations sur la conservation et l’utilisation de la faune

GROUPE UTILISATION (ROLE) PROBLEME POSES / EFFORT DE


TAXOMONIQUE MENACES PROTECTION

Invertébrés Aquatiques Alimentation (prélèvement Pollution par des hydrocarbures Pas de


encore modéré) (altération des habitats) réglementation,
inexistence des zones
protégées pour ces
organismes

Invertébrés Terrestres Alimentation (prélèvement · Dégâts aux cultures (..) Pas de réglementation
encore modéré) · Fléau dû à l’introduction
accidentelle de quelques
espèces exotiques

Vertébrés Aquatiques Alimentation, commerce · Surexploitation localisée de Réglementation sur la


(spécimens vivants, peaux, quelques espèces (danger chasse et la pèche
...), aquariophilie, d’extermination),
tourisme, maroquinerie, · Altération des habitats par
culturel, régulation la déforestation, gaz
écologique méthane au lac Kivu,
pollution (hydrocarbures,
exploitation artisanale d’or
et de diamant),
· Inefficacité de contrôle et
de suivi de la
réglementation

Vertébrés Terrestres Alimentation, commerce · Prélèvement abusifs · Réglementation


(spécimens vivants, peaux, · Manque de contrôle et de sur la chasse
..), aquariophilie, souches suivi de la réglementation · Conservation ex-
ancestrales des espèces · Déforestation / altération situ (jardins
domestiques des habitats, feux de zoologiques)
(amélioration) brousse et inadaptation des · Protection à
espèces en conservation ex- travers les aires
situ protégées
· Catégorisation en
espèces
totalement,
partiellement ou
non protégées et
des espèces rares.

Les espèces végétales et animales sont utiles en diverses considérations. Elles servent
notamment :

32
· à l’alimentation de l’homme ou du bétail ;
· à la pharmacopée,
· de force motrice dont l’homme a besoin
· d’indicateurs de santé des écosystèmes ;
· d’attraction pour les touristes ou des curieux en général ;
· à la recherche scientifique fondamentales (visant à comprendre la nature)
· à l’éducation ou à la moralisation de la société ‘contes, proverbes)

Dans l’optique d’une économie de l’environnement, il serait erroné de réduire la valeur


économique d’une espèce à sa seule valeur marchande ou monétaire. Celle-ci devra prendre en
compte d’autres valeurs dont valeur d’usage, valeur touristique, valeur culturelle....

2.4. Principales causes de la perte de la biodiversité.

Les ressources naturelles subissent des pressions humaines de tous ordres qui entraînent
la modification des écosystèmes et la perte de la biodiversité. Parmi celles-ci, il y a lieu de citer :

n les pratiques agricoles traditionnelles, extensives sur brûlis


n la collecte de bois de feu pour les besoins d’énergie domestique,
n l’exploitation de bois d’œuvre ;
n la chasse et la pêche
n l’exploitation artisanale et industrielle de minerais...

De nombreux problèmes de gestion qui s’y posent résultent notamment de :

· l’inefficacité de suivi et de contrôle dans l’application de la réglementation régissant


l’exploitation des ressources biologiques (effectifs insuffisants, peu formés, sous-
équipés du personnel assigné) ;
· la démotivation du personnel due à l’insuffisance et à la modicité de salaire, primes et
autres avantages sociaux ;
· la non implication des populations locales et riveraines des aires protégées dans les
programmes de gestion et d’aménagement des écosystèmes naturels ; d’où les
mauvais rapports de cohabitation ‘Gestionnaire - Communauté de base ».
· l’absence ou l’insuffisance des programmes d’éducation mésologique et de
sensibilisation de la population ;
· le cadre institutionnel de gestion mal adapté et aux contours souvent mal définis.

Des efforts de gestion, d’aménagement et de recherche dans les aires protégées ont
essentiellement portés sur l’élaboration des plans directeurs, des plans de gestion et
d’aménagement qui n’ont , le plus souvent, pas été mis en œuvre. Il s’agit notamment :

· du plan directeur de la Réserve de la Luki (1987)


· du plan de gestion de la Station de Capture d’Epulu ;
· de l’ébauche du plan d’aménagement de la Réserve à Okapis, dans l’Ituri (1994) ;
· de l’ébauche du plan directeur du Plan National des Virunga (1994) ;

33
· du plan de gestion du Parc Marin des Mangroves.

La recherche dans les aires protégées a porté sur les études de conservation de la faune et
de la flore. Faute des moyens, celles réalisées jusqu'à ce jour demeurent insuffisantes et non
diffusées.

En dehors des aires protégées, il a essentiellement été question de :

n l’amélioration et l’adaptation des lois et règlements en matière de l’allocation, de


l’exploitation et de la reconstitution des forêts ;
n l’élaboration des plans d’aménagement forestier visant une exploitation rationnelle et
soutenue des forêts ;

2.4.1. Dans les aires protégées

Les problèmes spécifiques rencontrés dans les aires protégées sont repris dans le tableau
ci-après :

Tableau 5 : Problème des la conservation des aires protégées

AIRES PROBLEMES CAUSES CONSEQUENCES


PROTEGEES IDENTIFIES

Parc National de la Braconnage, Déforestation Besoins alimentaires et Perte de la biodiversité et


Garamba commerce des trophées destruction de l’habitat
(ivoire, corne de rhinocéros)

Parc National des Braconnage, déforestation et Besoins alimentaires, Perte de la biodiversité,


Virunga dégradation des besoins énergétiques, dégradation poussée du
infrastructures explosion démographique, milieu et manque à gagner
lutte inter-ethnique, afflux dans le tourisme
des réfugiés et pillage des
infrastructures locales

Parc National de Kahuzi- Braconnage, déforestation et Besoin alimentaires et Perte de la biodiversité,


Biega conflits fonciers lucratifs, agriculture, érosion et dégradation
extraction artisanale de l’or
et cassiterie, parc considéré
comme terre coutumière

Parc National de la Braconnage avec armes Idem + difficultés Perte de la biodiversité et


Salonga perfectionnées, manque d’organiser le tourisme de manque à gagner pour le
d’infrastructures, vision et de surveiller le secteur touristique
déforestation et conflits parc, pas d’implication de
fonciers l’Etat et ambiguïté de la loi
foncière

34
Tableau 5 (suite)

AIRES PROTEGEES PROBLEMES CAUSES CONSEQUENCES


IDENTIFIES

Parcs Nationaux de Braconnage, déforestation Appât du gain et besoins Diminution de la


l’Upemba et de et conflits fonciers alimentaires, implantation biodiversité et destruction
Kundelungu des populations humaines de l’habitat

Parc National de la Maïko Conflits fonciers, Présence de rebelles, Perte de la biodiversité et


braconnage, déforestation besoins alimentaires et manque à gagner sur le
et manque d’infrastructures lucratifs, non implication plan touristique
de l’Etat

Réserves forestières Braconnage, déforestation Besoins alimentaires, Disparition de la faune et


agriculture, bois et altération de l’écosystème
charbons de bois

Réserves de la biosphère Braconnage, déforestation Besoins alimentaires, Modification du micro-


ramassage des produits climat, dégradation des
forestiers et culture sols, appauvrissement et
disparition de la faune et
flore, dont certains
primates

Réserves de chasse Braconnage, déforestation Contrôle moins rigoureux, Perturbation de


et conflits fonciers chasse fermée depuis 1984, l’écosystème et perte de la
agriculture sur brûlis, bois biodiversité
de feu et charbons de bois

2.4.2. En dehors des aires protégées

Les principaux problèmes de gestion qui se posent dans les aires protégées se rencontrent
également en dehors de celles-ci et se manifestent de façon très variable d’un secteur à un autre.

En ce qui concerne le secteur forestier plus spécifiquement, les problèmes les plus
cruciaux résultent :

· du mode d’allocation de forêts de production et le non respect de cahiers de charge


par les exploitants
· du manque de contrôle de l’exploitation tant industrielle qu’artisanale,
· de la non prise en compte des ressources forestières autres que le bois dans les
inventaires actuellement réalisés, pourtant indispensables pour la planification de leur
exploitation.

Concernant les ressources halieutiques, les problèmes ci-après démontrent à suffisance


l’absence des plans rigoureux pour leur conservation et leur gestion durables. Il s’agit
notamment :

35
· de l’ambiguïté du droit de propriété
· du mode d’attribution de droit d’exploitation ;
· de la non mise en exécution jusqu'à ce jour du plan directeur de pêche ;
· du manque de contrôle à l’exploitation.

36
ANNEXES

59
ANNEXE 1. Principaux sites critiques identifiés et revêtant un intérêt pour la
conservation

DENOMINATION LOCALISATION CARACTERIS- ETAT ACTUEL


TIQUES

Shusu Kivu · Iles recouvertes de forêt · Déboisement interne


dense · Manque de statut
· Faune caractéristique

Mai-Mpili Kinshasa · Mosaïque forêts/savanes · Pas de statut

Ngaenke Kinshasa · Forêt résidentielle · Pas de statut

Sud-Masisi Equateur · Faune ichtyologique · Réserve existante mais


riche et variée ne bénéficiant pas de
· Forêt marécageuse mesure de protection
appropriées

· Forêt inondée · Site peu connu, ne


Ngiri Equateur bénéficiant pas de
· Végétation marécageuse
protection

· Forêt dense · Région habitée et site ne


Lomako Equateur bénéficiant d'aucune
· Habitat de chimpanzé
nain et du cercopithecus mesure de protection
de salonga · Devrait être rapidement
érigée en réserve
intégrale

Abumabazi Equateur · Forêt tropical à tendance · Site peu connu et


semi-décidue nécessitant une
protection et un
recensement

· Forêt dense · Site peu connu et


Lomami - lualaba Prov. Orientale et Kivu
· Forêt inondée nécessitant une
· Forêt marécageuse protection et un
recensement

· Sites peu ou non


Maniema Maniema · Savanes boisées
protégés
· Mosaïque forêt/savanes
· Forêt d'altitude
· Absence d'inventaire de
Itombwe Kivu · Haute terres couvertes
la diversité biologique
de forêt de savane
Forte pression humaine
· Richesse ichtyologique
et mammalière
· Possibilité d'intégrer un
développement rural

60
Suite annexe 1.

DENOMINATION LOCALISATION CARACTERIS- ETAT ACTUEL


TIQUES

Kabobo Kivu et Katanga · Ecosystème montagneux · Aucun contrôle de la


situation physique ou
biologique

Luo Equateur · Forêt dense · Aucun statut et aucune


· Habitat de chimpanzé mesure de protection
nain et cercopithecus
Salonga

Kolwezi - Kuamasumba Katanga Lambeaux forestièrs Pas de contrôle


Eléments de la Forêt dense Peu de connaissance
au Nord

Grotte de Mbanza - Bas - Congo Poisson aveugle Pas de statut


Ngungu A l’abandon

61
ANNEXE 2. Paramètres caractéristiques de différentes aires protégées en
République Démocratique du Congo

DENOMINATION SUPERFICIE STATUT INTERET


(ET PROVINCE) (Km) ADMINISTRATIF ECOLOGIQUE ET
SOCIO-ECONOMIQUE
DU SITE

A. PARCS NATIONAUX

Parc National des 800.000 Créé en 1925 par décret du Protection des gorilles de
Virunga (Nord-Kivu) 21 avril 1925, inscrit sur la montagne (gorilla gorilla
liste des biens du Patrimoine berengei et 177 espèces
Mondial par l’UNESCO mamaliènnes dont 20 primates,
depuis 1979. 43 chiroptères, 4 tubilidentés +
Institution responsable : hyracïdes + proboscidien, 20
ICCN. ongèles, 62 rongeurs
(Verschuren, 1987). Il existe
aussi une très grande variété de
biotopes abritant une avifaune
variée. Le tourisme de nature
s’effectue.

Parc National de la 500.000 Créé en 1938 par décret du Dernier refuge du rhino-céros
Garamba (Province 12 MARS 1938 ? Bien du blanc (Ceratothérium simum
Orientale Patrimoine Mondial de cottoni) de la girafe (Giraffa
l’UNESCO depuis 1980. camelopardalis).
Institution responsable : On y trouve aussi des éléments
ICCN buffles.
Hippopotames, etc.. et une
avifaune riche. Il y a un centre
de domestication des éléments
avec tourisme éléphants avec
tourisme à dos d’éléphants.

Parc National de Kahuzi- 600.000 Créé en 1970 par ordonnance Protection des gorilles de
Biega (Sud-Kivu) n° 70/36 de novembre 1970. montagne (Gorilla granneri),
Bien du Patrimoine Mondial sous espèce endémique au
de l’UNESCO depuis Congo, et autres particularités
[Link] faunistiques. Attrait toutistique
responsable :ICCN pour les 4 familles de gorilles.

Parc National de la 3.600.000 Créé en 1970 par La plus vaste réserve de forêt
Salonga (Equateur, ordonnance-loi du 30 primaire d’Afrique , refuge de la
Bandundu, les deux novembre, Bien du faune typique de forêt
Kasai). Patrimoine Mondial de équatoriale avec les 2 sous-
l’UNESCO depuis 1984. espèces d’éléphants (Loxodonta
Institution responsable : africana cyclotis, avec le
ICCN chimpanzé nain endémique du
Congo et d’autres primates
arboricoles et une espèce
d’oiseaux endémique (Afropavo
congensis).

62
Annexe 2 (suite)

DENOMINATION SUPERFICIE STATUT INTERET


(ET PROVINCE) (Km) ADMINISTRATIF ECOLOGIQUE ET
SOCIO-ECONOMIQUE
DU SITE

Parc National de 1.000.000 Créé en 1939 par décret du Protection du Zèbre dans son
l’Upemba (Katanga) 15 mai 1939 et limité milieu naturel. On y trouve
définitivement par également des éléphants,
ordonnance-loi N° 75-24 du buffles, élands du Cap,
22 juillet 1975 antilopes, rovanes noires,
Institution responsable : roseaux, colibris, cob lechur de
ICCN vardou et à croissant,
hippopotames et des rares lions,
léopards et lycorans. Kabunda et
Mvula, 1990).
Il existe le tourisme de vision
dans la partie Nord et une série
de chutes dans le Sud.

Parc National de 210.000 Créé en 1970 par Protection du Zèbre, domaine


Kundelungu (Katanga) ordonnance-loi n°70-317 du des éléphants, buffles, cobs et
30 novembre complétée par céphalophes, hippopotames et
l’ordonnance n° 75-057 du 1er oiseaux aquatiques et quelques
mars 1975 espèces de zones littorales
Institution responsable :ICCN (Lwasholo, 1990)
Le tourisme pourrait y être
développé.

Parc National de la 1.000.000 Créé en 1970 par ordonnance Domaine d’une faune forestière
Maïko (Maniema et n° 70-312 du 30 novembre endémique du Congo (Okapi et
Nord-Kivu 1970. Institution paon congolais).
responsable : ICCN. On y trouve aussi des bongo,
hylochères, oryotéopes,
éléphants, gorilles et nombreux
chimpanzés ainsi que de
nouvelles espèces végétales. Le
tourisme de vision pourrait y
être développé.

B. RESERVES DE LA
BIOSPHERE

Réserve de Yangambi 235.000 Créé en 1977. Recherche sur les effets


(Province Orientale) Institution responsable : écologiques et impacts des
Comité National MAB/Congo activités humaines sur les
Bicéphalisme conflictuel. écosystèmes de forêts humides
tropicales et sus-tropicales :
l’autre rivière Tindi et Arwimi
Mpembele, 1991), présence
d’une grande station de
recherche en agronomie
(INERA), richesses naturelles

63
Annexe 2. (suite 2)

DENOMINATION SUPERFICIE STATUT INTERET


(ET PROVINCE) (Km) ADMINISTRATIF ECOLOGIQUE ET
SOCIO-ECONOMIQUE
DU SITE

convoitées (terres, arbres et


faunes sauvages) par les
populations environnantes.

Réserve de la Lufira 14.700 Créé en 1979. Site de recherche pédologique, de


(Shaba) Institution responsable : contrôle d’érosion et
Comité National ichtyologique (PNAE, 1996).
MAB/Congo.

Réserve de la Luki 33.000 Créé en 1979. Centre de travaux de recherche en


(Bas-Congo) Domaine boisé de l’Etat sylviculture : activités sylvo-
créé le 12 juin 1937 par bananières restées en veilleuse
ordonnance n° 5/Agri. depuis 1960 (Doumenge 1990,
Mpembele 1991).

C. RESERVE
FORESTIERES

Bandundu (1) 88.985 Créée toutes avant 1960. Protection de la forêt naturelle,
Bas - Congo (26) La plupart d’entre elles promotion des recherches en
Equateur (3) ont été abandonnées et sylviculture et agro-foresterie,
Province Orientale (20) prises d’assaut par les enrichissement de la forêt
Kasaï - Occidental (21) populations locales au naturelle afin de promouvoir la
Kasaï - Oriental (15) cours des trois dernières production de bois industrielle ou
Kivu (83) décennies à un tel point de carbonisation.
Katanga (31) que certaines n’existent
que de nom (Mankoto,
1988).
Institution responsable :
OGRNR.

D. DOMAINE DE
CHASSE

Azandé (Prov. Orientale) 440.000 Créés par la plupart à Zones tampons à la périphérie de
l’époque coloniale. De 57 certains parcs nationaux. La
Bili - Uele + Bomu (Prov. 6.000.000 au départ, 19 seulement protection de la faune y est plus
Orientale) sont aujourd’hui ou moins totale, celle de la flore
opérationnelle. Institution est généralement très basse :
Gangala na Bodio (Prov. 260.000 responsable : ICCN, de présence humaine tolérée à
Orientale) juillet 1978 par arrêté n° l’intérieur.
36/DECNT/BCE/
Maïka - Pange (Prov. 250.000
Orientale)

64
Annexe 2. (suite 3 )

DENOMINATION SUPERFICIE STATUT INTERET


(ET PROVINCE) (Km) ADMINISTRATIF ECOLOGIQUE ET
SOCIO-
ECONOMIQUE DU
SITE

Mondo - Missa (Prov. 163.281 Créés par la plupart à Zones tampons à la


Orientale) l’époque coloniale. De 57 périphérie de certains
908.000 au départ, 19 seulement parcs nationaux. La
Rubi - Tele (Prov. sont aujourd’hui protection de la faune y est
Orientale) opérationnelle. Institution plus ou moins totale, celle
non obtenue responsable : ICCN, de de la flore est
Basse - Kondo (Katanga) juillet 1978 par arrêté n° généralement très basse :
non obtenue 36/DECNT/BCE/ présence humaine tolérée à
Bena - Mulundu (Katanga) l’intérieur.
350.840
Bushimanie (Katanga)
non obtenue
Lubudi - sapwe (Katanga)
350.000
Bombo - Lumene
(Kinshasa )
non obtenue
Luama (Maniema)
100.000
Rutshuru (Nord - Kivu)
140.000
Swa - Kibali
11.760.875
Mangaï ( Bandundu)

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