1
Source : Guide didactique de la LOLF –UEMOA relative aux
nouvelles réformes de gestion des Finances Publiques -2009
LOLF = Loi Organique relative aux Lois des Finances
----------------
Principaux éléments à savoir :
1. L’approche ; Planification stratégique, Programmation ou planification
opérationnelle, Budgétisation, Suivi et Evaluation (PPBSE) est souvent désignée sous
le vocable « approche programme » du fait que le programme constitue le cœur de
cette approche.
C’est une approche qui rompt avec la logique dite de moyens(budget moyen) qui se
focalise sur le volume de l’enveloppe dédiée à une action/ intervention sans en faire
le lien avec les résultats escomptés, contrairement à la logique dite des résultats
(budget programme ou approche programme) qui met en avant la conception,
l’exécution , le suivi et le contrôle du budget en lien avec les résultats escomptés
dans le but d’améliorer ; l’efficacité, l’efficience, la qualité et l’équité de la dépense
au regard d’une politique publique.
A ce jour donc, la meilleure traduction d’une gestion de qualité de la politique
publique est l’atteinte des objectifs escomptés
2. Notions importantes par rapport à cette approche :
Le programme :
Se définit comme « l’ensemble de crédits destinés à la mise en œuvre d’une action ou d’ un
ensemble cohérent d’actions s’inscrivant dans la mise en œuvre d’une politique publique
clairement définie avec des objectifs, une stratégie, des indicateurs clairement définis et des
cibles précises dans une perspective de moyen terme »
Autrement dit, le programme est:
- l’unité opérationnelle de mise en œuvre d’une politique publique
-la méthodologie de présentation et de vote du budget
-caractéristiques :
Une stratégie claire
Des objectifs, des indicateurs et des cibles clairement définis
Avec un Responsable (Responsable de programme)
Il n’existe pas de programme interministériel
2
Le mode de gestion :
-un Responsable de programme ; qui doit déterminer de concert avec la hiérarchie, la
stratégie, les objectifs, les indicateurs et cibles de son programme avec possibilité de les
réajuster annuellement.
-offre plus de flexibilité en termes de gestion financière et des ressources humaines
-mais : justification à priori et à postériori (en fin d’année) et justification au premier franc
(JPF) : tout franc demandé/ dépensé doit être justifié en rapport avec une contribution à la
réalisation d’un résultat quelconque.
Notion de renforcement de la transparence et de la redevabilité
Le gouvernement doit désormais justifier le budget dans son intégralité à priori et à
postériori
Tout franc utilisé (dépensé) doit être détaillé à travers une analyse de coût de la politique
publique (JPF)
La Pluriannualité :
-permet d’anticiper sur les budgets des exercices ultérieurs, même si le principe de
l’annualité budgétaire reste d’actualité.
-le but est d’être en cohérence avec les politiques/ stratégies nationales de développent qui
s’inscrivent dans le moyen terme
-cette pluriannualité se traduit dans les deux outils de la budgétisation axée sur les résultats
(identification des priorités du gouvernement dans une logique de gestion axée sur les
résultats) : le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuel (DPBEP)
et le Document de Programmation Pluriannuel des Dépenses (DPPD)
Les valeurs ajoutées de l’approche sont entre autres :
-Passer d’un mode de prise de décision centralisé, rigide à un mode participatif, flexible ;
-Passer d’une vision axée sur les actions à mener, à une vision axée sur la cohérence,
l’alignement stratégique ; l’intégration des objectifs et des résultats des politiques
publiques ;
-Passer d’une planification sectorielle pure et dure à une planification axée sur la synergie
avec les autres secteurs ;
Ainsi :
-Optimiser l’utilisation rationnelle des ressources disponibles et éviter les doublons ;
3
-Enclencher un processus de développement endogène véritable ;
-Créer un cadre cohérent et attractif pour la coopération ;
-S’orienter vers un processus facilitant l’apprentissage, l’appropriation et le
perfectionnement continu