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Kegbèro : L'origine des pierres fluviales

Dans ce conte, le Crapaud doit chercher une meule pour sa belle-mère, mais la meule tombe dans une rivière en crue. Malgré les efforts de ses amis pour la retrouver, c'est Grenouille qui la découvre sans le dire aux autres. Finalement, la meule perdue est à l'origine des pierres que l'on trouve aujourd'hui dans la rivière.

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Kegbèro : L'origine des pierres fluviales

Dans ce conte, le Crapaud doit chercher une meule pour sa belle-mère, mais la meule tombe dans une rivière en crue. Malgré les efforts de ses amis pour la retrouver, c'est Grenouille qui la découvre sans le dire aux autres. Finalement, la meule perdue est à l'origine des pierres que l'on trouve aujourd'hui dans la rivière.

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Kegbèro : origine des pierres dans les rivières

La belle mère demande à son gendre, le Crapaud, un service, celui de participer à un

travail de groupe (1

) : aller chercher une grosse pierre qui va lui servir de meule pour

écraser la farine (2

).

Crapaud est allé demandé de l’aide à ses amis : il y avait Araignée, le gros Araignée, et

tous, tous les autres animaux. La meule se trouvait aux champs. Ils sont donc partis en

brousse pour ramener la meule. Arrivés à la rivière, celle-ci débordait. En voyant la

rivière pleine d’eau ils se demandaient comment faire pour passer et amener la meule à la

maison. La belle-mère exigeait que la meule lui soit amenée à la maison, elle ne voulait

rien savoir de l’eau de la rivière. Dans le cas contraire, la belle mère reprendrait sa fille à

Crapaud.

Crapaud dit alors :

- Eh cette affaire est sérieuse !

La belle famille traverse la rivière, puisqu’ils ils étaient partis tous ensemble, et ils les

laissent derrière. Crapaud et ses amis étaient de l’autre côté de la rivière en train de

réfléchir. Ils ont décidé de pousser la meule dans la rivière pour la faire passer de l’autre

côté. Ils ont commencé à pousser, mais voilà que la meule est tombée dans l’eau. Ils

rentrent alors dans l’eau pour la faire sortir. La meule s’appelait kegbèro. Ils rentrent dans

L’eau mais ils ne retrouvent plus la meule. Ils cherchent, ils cherchent, mais ils ne la

retrouvent plus.

Grenouille alors quitte le groupe pour aller à la recherche de la meule. Elle la trouve et

elle monte dessus, mais sans dire que la meule était là. Les autres lui demandent si elle a

vue la meule. Le gros Araignée répond :

- Noo, noo, noo !

Grenouille de son côté se met à chanter :


Kegbèro kegbèro

J’ai vu et je me tais sans rien dire ?

Les autres disent alors :

- Mais qu’est ce que c’est cette histoire ?

Ils se mettent alors de nouveau à la recherche dans l’eau. Ils cherchent, ils cherchent,

mais Grenouille sait où se trouve la meule.

Dans leur recherche ils arrivent à l’autre rive, et la belle famille demande de continuer la

recherche. Ils se mettent de nouveau à chercher en espérant que, cette fois ci, retrouveront

la meule.

Là où Grenouille a trouvé la meule, les autres ne cherchent pas. Grenouille sait bien là où

se trouve la meule, mais elle fait semblant de chercher avec les autres. Quand elle arrive

) La belle famille peut demander à son beau de l’aider dans les travaux champêtres, ou dans
d’autres

travaux : par exemple chercher des bottes de paille. Celui-ci demande de l’aide à ses amis pour faire
le

travail. En kotokoli : kegalowu. En kotokoli il existe un autre mot pour signifier le travail en groupe :

kodjoria. Dans ce cas chacun travail à tour de rôle dans le champ des autres, mais pas dans le
premier cas.

Parfois les enfants s’amusent en disant didi kodjoria : on mange chez l’un, après chez l’autre, et ainsi
de

suite.

) Avant il n’existait pas de moulins. C’était sur les pierre qu’on écrasait la farine de manioc, de miel,

sorgho, mais. Il fallait d’abord piler, et ensuite écraser sur la meule. Sur la meule on écrase aussi les

condiments pour les sauces. C’est tout dernièrement que les femmes kotokoli de Kolowaré utilisent
la

moulinette.
là où se trouve la meule, elle monte dessus. Grenouille se met sur la meule et demande

aux autres de la regarder. Personne n’a l’idée de penser que Grenouille se trouve sur la

meule. Et Grenouille ne dit pas qu’elle se trouve sur la meule.

De nouveau ils traversent la rivière et ils atteignent l’autre rive. Encore une fois ils

prennent le chemin de retour. Grenouille se met alors à chanter :

Kegbèro kegbèro

J’ai vu et je me tais sans rien dire ?

La belle famille dit encore :

- Si vous ne retrouvez pas la meule, la femme du Crapaud va le quitter pour rejoindre sa

famille. Parmi le groupe il y avait quelqu’un qui jouait du tambour(3

).

Kongolè kongolè kongolè

Au son de ce tambour tous se sont retrouvés sur l’autre rive avec la belle famille. Tout le

monde disait :

- Nous n’avons pas pu trouver, nous n’avons pas pu trouver ! Quand la meule est tombée

dans la rivière, l’eau l’a emportée.

Autrefois dans la rivière il n’y avait pas de pierres. C’est à partir ce cette meule qu’on

trouve des pierres dans la rivière. C’est donc à cause de la meule du Crapaud qu’on

trouve maintenant des pierres dans la rivière.

) Le conteur joue au village ce tambour pour donner des messages, convoquer les gens. Le nom du

tambour est longa

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