Crédit d'investissement au CPA
Crédit d'investissement au CPA
Thème :
Le crédit d’investissement des entreprises par les
banques
Cas : Crédit Populaire d’Algérie (CPA)
Réalisé par :
CHEBRINE SAMIRA
DAHMOUN LYDIA
Dirigé par : MOUMOU OUERDIA
Devant le jury composé de :
Présidente : LARBES Malha, MAA, UMMTO
Examinatrice : TIFRANI-MADOUCHE Souad, MAA, UMMTO
Promotrice : MOUMOU OUERDIA, MCB, UMMTO
Promotion 2022/2023
Remerciements
Un grand merci à Dieu le tout puissant , de nous avoir
LYDIA
Dédicace
Je dédie ce travail
A ma mère
qui a toujours été à mes côtés, après le décès de notre mère Son soutien
sa présence précieuse , son amour inconditionnel sa protection
………tout au long de mon parcours, elle a été présente à chaque étape.
A mon père
Samira
Sommaire
Sommaire
Les entreprises sont des entités économiques qui produisent des biens et des services pour
répondre aux besoins des consommateurs. Elles jouent un rôle crucial dans l'économie en
créant de l'emploi, en stimulant la croissance économique et en contribuant à la prospérité des
communautés locales.
En effet, quelque soit son type ou sa taille, dans la plupart des cas l’entreprise ne peut pas se
contenter de ses ressources propres pour satisfaire continuellement tous ses besoins de
financement. De ce fait elle devrait recourir aux ressources externes qui sont principalement
le marché financier et la banque ce la est d’autant valable dans une économie d’endettement,
telle source de financement a toujours occupe une place primordiale dans le financement des
entreprises .
Les banques sont souvent la première option pour les entreprises qui cherchent du
financement. Les prêts bancaires peuvent être utilisés pour investir dans de nouveaux projets,
acheter de l'équipement ou couvrir les coûts opérationnels. Cependant, les banques ont des
critères stricts pour accorder des prêts, notamment la solvabilité de l'entreprise et sa capacité
à rembourser le prêt.
Aussi les banques offrent différents types de crédits d'investissement, chacun avec ses
propres taux d'intérêts et conditions de remboursement. Les entreprises doivent prendre en
compte leurs besoins spécifiques avant de choisir un type de crédit. Il est important de noter
que le crédit d'investissement peut être risqué pour les entreprises, car le remboursement du
prêt dépend de la réussite de l'investissement.
Ce type d’investissement est l’une importance cruciale aussi bien pour l’entreprise puisque il
s’agit d’un engagement à long terme qui met en jeux son patrimoine, que pour le banquier
s’agissant d’un crédit à haut risque, il doit faire l’objet d’une évaluation efficace pour assurer
le remboursement.
Page 2
Introduction générale
Problématique de la recherche :
Dans notre travail, nous allons essayer d’apporter un éclairage sur le financement d’un projet
d’investissement des entreprises par la banque, et pour ce faire nous allons tenter de
répondre à la question principale suivante :
Afin d’apporter des éléments de réponse à ces questions, nous allons explorer plusieurs
hypothèses sur le crédit d’investissement des entreprises par la banque, en examinant les
facteurs qui influencent les décisions de prêt et les conséquences pour les emprunteurs.
Si l’entreprise a une longue histoire de relations positives avec la banque, cela peut augmenter
sa crédibilité et sa capacité à obtenir un crédit d’investissement. De même, si l’entreprise a
des liens personnels avec les dirigeants de la banque, cela peut jouer un rôle dans la décision
de prêt. Cependant, cela peut également entraîner des conflits d’intérêts et des accusations de
favoritisme, il est donc important que les banques maintiennent des normes éthiques strictes
dans leurs pratiques de prêt.
Les banques examinent les états financiers de l’entreprise pour déterminer si elle est en
mesure de rembourser le prêt. Si l’entreprise présente un risque élevé de défaut de paiement,
Page 3
Introduction générale
la banque peut refuser le prêt ou exiger des garanties supplémentaires pour minimiser son
risque. Cela peut inclure des garanties personnelles des propriétaires de l’entreprise ou des
garanties réelles telles que des biens immobiliers.
Si l’entreprise souhaite acquérir des actifs qui généreront des revenus stables à long terme,
comme des équipements de production, la banque peut être plus encline à accorder le prêt.
En revanche, si l’entreprise souhaite investir dans des projets risqués ou incertains, la banque
peut être plus réticente à accorder le prêt. Dans ce cas, l’entreprise devra peut-être chercher
des sources de financement alternatives telles que le capital-risque ou lesinvestisseurs privés.
Méthodologie de recherche :
Pour mener à bien notre travail de recherche , nous avons opté pour la démarche
méthodologique suivante : en premier lieu nous avons réalisé une recherche documentaire et
bibliographique relative à ce thème , en suite en fonction des données collectées à partir du
stage pratique que nous avons mené au prés de CPA de Tizi-Ouzou Agence 120, nous avons
tenté d’expliquer comment se déroule le processus de financement et l’analyse de traitement
des dossiers de crédit par les responsables des instituions financières en Algérie .
Plan de travail :
Notre travail sera composé en trois chapitres : le premier chapitre comportera des notions
générales sur l’entreprise et la banque, ce chapitre est répartis en trois sections à savoir : la
première est relatives à la présentation de l’entreprise et la banque, la deuxième sur la relation
l’entreprise-banque, la troisième consiste à expliquer les différentes sources de financement
des entreprises.
Le deuxième chapitre concerne le crédit d’investissement dans la première section traite les
généralités sur les investissement, alors la deuxième section consacrée aux caractéristiques du
crédit bancaire et les types de crédit d’investissement, la troisième section aborde les risques
et les garanties liées aux crédit d’investissement.
Page 4
Introduction générale
Page 5
Chapitre I : Cadre
théorique sur
l’entreprise et la banque
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque
Introduction :
L’entreprise dans son cycle de vie a besoin des capitaux afin d’acquérir de nouveaux
moyens de production pour assurer aussi bien sa création que sa pérennité. Les capitaux
requis pour ces acquisitions sont si importants que le plus souvent, les apports des
actionnaires de l’entreprise sont insuffisants pour y faire face.
Ainsi, l’entreprise a besoin de recourir à l’emprunt bancaire pour réaliser son projet. Par
ailleurs, après certains années d’activités, comptes tenu de l’usure de ses outils de production
l’entreprise aura également besoin de capitaux stables pour renouveler ses moyens de
production.
Les établissements bancaires installés sur le territoire national se sont lancés dans
l’application d’un programme de mesure, dans l’objectif de se professionnaliser en jouant le
rôle de levier à la relance économique, et se transformer en partenaire financier dynamique et
efficace surtout en matière de relation banque – entreprise. Tout en se préparant à mieux
affronter la concurrence des banques privées et à répondre aux exigences du nouveau marché.
Les entreprises jouent un rôle fondamental dans notre économie et notre société. Elles sont
des entités dynamiques et complexes qui contribuent à la création d'emplois, à la croissance
économique et à l'innovation. Dans cette section nous allons explorer les différentes facettes
d'une entreprise et comprendre son importance dans le tissu social et économique.
1- Présentation de l’entreprise :
Avant de définir l’entreprise, il y a lieu de s’interroger sur les critères qui servent à classifier
les entreprises. Une telle classification peut être basée sur :
Page 7
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque
De telles bases de classification permettent de voir que toutes les entreprises ont un certain
nombre de choses en commun et c’est autour de ces éléments communs que l’on peut
proposer quelques définitions de l’entreprise.
« L’entreprise est un groupe humain organisé et hiérarchisé réunissant des moyens matériels
et financiers pour produire des biens ou des services en vue de la vente »
1
« L’entreprise est une entité économique qui en utilisent différents moyens produit des biens
et des services pour les vendre. De la vente elle retire un bénéfice qui lui permet de continuer
à vivre et à se développer. »2
Font partie des entreprises toutes les unités économiques qui ont pour but de produire un bien
ou un service marchand.
Grâce à son activité, l’entreprise obtient en fin d’exercice un résultat qui peut être positif
(bénéfice) ou négatif (perte) .
1
[Link], Initiation à l’économie générale , édition Dunod , Paris 1984,p.8
2
M.Pécard ,Economie d’entreprise , édition Nathan , Paris 1992.
Page 8
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque
-La conjoncture ;
Le prix de vente est déterminé en partie par le prix de vente pratiqué par les concurrents .Il en
est de même pour le prix de revient :les matières premières , l’énergie ont un prix sur le
marché.
L’entreprise est définie comme étant « une cellule économique et sociale spécialisée dans la
production de biens ou de services, vendus sur les marchés, en vue de satisfaire les besoins de
ses clients et de réaliser un profit »3
-Une fonction de production de biens et de services .Le but est de réaliser un profit après avoir
déduit ses coûts de production ;
-Une fonction de répartition des revenus entre les agents économiques : personnel
,administration (Etat , Sécurité sociale) ;apporteurs de capitaux (créanciers ou prêteurs,
actionnaires ou associés.)
- Pour fonctionner l’entreprise a besoin de moyens financiers pour assurer le paiement des
fournisseurs .exemple : la banque , la caisse et le compte courant postal .
-Les moyens matériels sont les moyens physiques utilisés par une entreprise pour produire des
biens ou réaliser des services indispensable à l’exécution de sa mission. On distingue donc
deux catégories :
3
J.P lorriaux , Economie de l’entreprise , éditionDunod , Paris , 1991.p.5.
4
Ministére des finances , institut de technologie financière et comptable, Initiation comptable , .OPU
,Alger,1990 ;p.7.
Page 9
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque
- Les investissements exemple : les terrains,les bâtiments ou les machines qui sont des biens
de production ;
-Les moyens humains sont les moyens en personnel de toute catégorie socio professionnelle
(cadres,agents de maîtrise, employés).
Les moyens mis à la disposition de l’entreprise sont utilisés pour réaliser sa mission. Celle –
ci peut être définie comme la production de biens, ou de services nécessaires à la satisfaction
des biens collectifs et individuels.
Exemple :
-La mission d’une entreprise de construction d’automobile est de fabriquer des voitures pour
satisfaire les besoins de ses clients (production de biens) ;
Il n’est aisé de définir la taille d’une entreprise, et néanmoins cette classification est celle qui
distingue le mieux les pratiques de gestion des firmes. Un seul critère ne permet pas de
comparer avec certitude la dimension des entreprises.
Page 10
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque
La taille d’une entreprise peut être mesurée d’après le nombre de salariés qu’elle emploie,
Ou d’après l’importance de son chiffre d’affaires :
Cet indicateur est très simple à utiliser pour distingue les entreprises entre elles. Toutefois,
l’effectif d’une entreprise n’informe pas sur le niveau de qualification du personnel. Une
entreprise embauchant 20 ouvriers n’aura pas le même poids économique qu’une entreprise
comprenant 20 ingénieurs.
Le chiffre d’affaires est un critère intéressant pour comparer deux entreprises qui produisent
des biens de nature différente puisque la mesure de leur activité est effectuée dans la même
unité monétaire.
Le chiffre d’affaire peut être complété par d’autres indicateurs, celui du bénéfice ou de la
valeur ajoutée réalisés par l’entreprise .En effet, pour un même chiffre d’affaires une
entreprise peut réaliser un faible bénéfice alors qu’une autre peut réaliser un bénéfice
important.
Le secteur privé : où sont rassemblées les entreprises individuelles d’une part et les
entreprises sociétaires de l’autre exemple : les Sociétés en Nom Collectif (SNC), les Sociétés
en Commandite Simple, les sociétés en commandite simple (SCS), les Sociétés anonymes
(SA), les sociétés à responsabilité limitée (SARL) ;
Page 11
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque
Le secteur coopératif : est composé d’entreprises qui refusent le principe capitaliste, tout en
Buts d’entreprises :
Le but de l’entreprise est la raison pour laquelle a eu lieu sa création. Le but varie selon le
type d’entreprise et le système social dans lequel elle se trouve. Un but est un objectif à
atteindre dans l’accomplissement d’une activité donnée. Il exprime le résultat qu’un
responsable doit s’efforcer d’obtenir dans la réalisation des opérations qu’il a pour mission
d’effectuer ou de diriger.
Dès sa création, l’entreprise se fixe un objectif .La réalité économique montre des entreprises
qui ont des objectives différentes dents la diversité pose des problèmes de classification .Ces
objectifs peuvent être classés en deux catégories :
Tels que la rentabilité, la croissance, la sécurité. Ces objectifs sont mesurables (bénéfice
réalisé, augmentation du chiffre d’affaire, part de marché, proportion des capitaux empruntés
par rapport aux capitaux propres, etc...).
Objectifs de « citoyenneté »
Tels que la satisfaction de l’intérêt générale (notion de service public pour les entreprise) ; la
protection des intérêts d’un groupe d’individus (coopératives) ; la recherche d’un bon climat
social .La décision de retenir tel ou tel objectif n’est pas neutre : cet (ou ces) objectif(s)
conditionne (nt) le fonctionnement de l’entreprise.
Page 12
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque
Dans la pratique, une entreprise se fixe généralement plusieurs objectifs : on parle alors de
« Système d’objectifs ».
Par ailleurs, les buts des entreprises sont très différents d’une entreprise à l’autre :
Le profit est ce qui reste après avoir déduit toutes les charges. En fait, c’est essentiellement
le taux de profit (profits /capitaux engagés) qui intéresse les actionnaires.
-Autofinancement : somme non distribuée et qui est soit réinvestie dans l’entreprise soit
placée sur le marché financier ou boursier ;
-Dividendes : part des résultats reversés aux détenteurs (ou associés) du capital.
Le secteur public ne saurait avoir comme objectif la maximisation du profit. Ces entreprises
publiques sont dotées d’une certaine autonomie juridique et fonctionnelle, ainsi certains
établissements publics pour suivent une activité économique qui entre dans le cadre de leurs
missions de service public et ne vise pas, à titre principal, la réalisation d’un profit. La finalité
du service public est de rendre des services à la collectivité qui n’est pas assurée par le
secteur privé.
Elles cherchent à assurer d’abord leur survie et leur pérennité tout en rendant un service à
leurs adhérents c’est le cas pour les coopératives, les mutuelles, certaines associations et de
manière générale, toutes les institutions relevant de l’économie sociale.
Page 13
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque
-Une coopérative d’achat cherche à fournir les produits à ses adhérents au prix le plus bas ;
-Une coopérative de production a pour but de permettre aux travailleurs de ne pas être
exploités par les commerçants et les apporteurs de capitaux ;
Les entreprises ne sont plus des centres autonomes. Elles ont pour but la réalisation des
objectifs qui leur sont assignés par le plan. Ce dernier (ou le plan) fixe, pour tous les secteurs,
les quantités à produire et les prix des biens de production et de consommation
2-Présentation de la banque :
La banque est un acteur central du système financier et joue un rôle essentiel dans l'économie
mondiale. Elle est une institution qui offre une variété de services financiers, tels que la gestion des
dépôts, l'octroi de crédits, les services de paiement, les investissements et les conseils financiers.
Définition de la banque :
Une banque est une institution financière essentielle qui collecte l’épargne, accorde des prêts
et met à la disposition des clients des moyens de paiement.
La banque comme « tout établissement privé ou public qui facilite les paiements des
particuliers ou entreprises, reçoit des fonds et crée des paiements. »5
La banque donc un intermédiaire financier qui redistribue sous forme de crédits les fonds
qu’elle collecte auprès des agents économiques.
Définition économique :
Les banques sont des entreprises ou des établissements qui ont pour profession habituelle de
recevoir sous forme de dépôt, des fonds du public qu’elles emploient sur leur propre compte
en opération de crédits ou en opérations financières.
5
[Link] , vocabulaire d’actualité économique , Edition Ellipse .Paris 1994 ;p30.
Page 14
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque
Définition juridique :
Relative à la monnaie et au crédit définit les banques comme étant : « Des personnes morales
qui effectuent à titre de profession habituelle et principalement les opération décrites aux
articles 110 à 113 de la présente loi ».
Le rôle de la banque :
Le financement de l’économie :
Le financement de la vie économique sur des flux réels tels que la production, la
consommation, l’investissement .Dont contrepartie est présente par des flux financiers
comme les règlements, les prêts, les emprunts …
Les différents agents économiques (l’Etat, ménages, entreprises …) pour accomplir leurs
fonction de production et de consommation, éprouvent des besoins de financements de
différents natures .Pour cela ils disposent de plusieurs sources de financement.
Pour faire face à ses besoins les entreprises doivent faire appel à des ressources internes,
principalement leurs fonds propres, une autre source de financement destinée à assure le
6
[Link] Priani.S « la banque fonctionnement et stratégie », économica Paris 1997.
7
Garsnault.P et Priani .S « la banque fonctionnement et stratégie », édition économica Paris ,1997.
Page 15
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque
Dans le cas d’insuffisances des moyennes financiers, les entreprises fonts appels aux
banques afin qu’elles puissent leurs assurer un fonctionnement dans les bonnes conditions.
La banque est avant tout une institution financière .Elle joue le rôle d’intermédiaire entre les
détenteurs et les demandeurs de capital, et ces intermédiaires financiers interviennent de façon
différents sur le marché financier et sur le marché de liquidités.
Le rôle des prestataires de services est important dans le monde des finances .Les prêteurs et
les emprunteurs sont en contrat direct et travaillent en leur nom personnel. Les prêteurs
prêtent de l’argent et les emprunteurs en bénéficient moyennant une commission. Les prêteurs
peuvent être des institutions financières comme les banques, les coopératives de crédit les
investisseurs ou les prêteurs privés. Les emprunteurs peuvent être des particuliers, des
entreprises ou des gouvernements. Les prestataires de services agissent comme des
intermédiaires et permettent aux emprunteurs d’accéder aux fonds dont ils ont besoin tout en
permettant des fonds. Ils aident à faciliter les transactions financiers en fournissant des
services tels que des prêts hypothécaires, des prêts étudiants, des prêts personnels et des prêts
à l’entreprise.
Tout à fait,les intermédiaires financiers jouent un rôle crucial dans le fonctionnement des
marchés financiers .Ils interviennent de manière directe ou indirecte en satisfaisant les besoins
des agents économiques ou en collectant et créant les ressources nécessaires.
Page 16
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
Les intermédiaires financiers peuvent être une banque une compagnie d’assurance, une
société de gestion ou un fond de pension, ils fournissent des services financiers tels que
l’émission de titres, la gestion des placements, les services de crédit ,…
À partir des prérogatives évoluent aux intermédiaires financières, on peut cerner avec plus
de précision le rôle économique que recouvrent les fonctions essentielles suivantes :
Dépôts Crédit
Source : Darmon de
Détenteurs O, «
Demandeurs de
Banque
capitaux capitaux
Le secteur bancaire est diversifié et comprend différents types de banques, chacune ayant des
caractéristiques spécifiques et offrant des services adaptés à différents besoins financiers.
Page 17
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
La banque centrale :
La banque d’affaires :
Les banques d’affaires s’occupent de finance d’entreprise. Elles accompagnent les grandes
entreprises en proposant plusieurs services bancaires comme des conseils stratégiques et
financiers. Ces banques d’affaires accompagnent aussi les entreprises sur des projets de
fusions-acquisitions.
La banque d’investissement :
Les banques d’investissements ont une activité basée sur les marchés financiers. Ces banques
d’investissement achètent et vendent des actions, des obligations ou des produits dérivés sur
Page 18
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
les marchés financiers. Elles peuvent aussi s’occuper de levée de fonds pour des entreprises
nouvellement cotées ou gérer des opérations de change.
La banque commerciale :
Les banques commerciales sont aussi appelées banques de détail. C’est le type de banque
avec lequel le grand public est le plus familier. En effet les banques commerciales sont les
banques dans lesquelles nous avons tous notre compte bancaire ainsi que nos comptes
épargnent.
Ces banques commerciales où banques de détail proposent des services bancaires à ses clients
qui sont soit des particuliers soit des entreprises. Parmi ces services bancaires on peut citer :
La mise à disposition d’un compte bancaire avec tous les services qui vont avec comme par
exemple la mise en disposition de moyens de paiement (carte bancaire, chèque …)
Parmi les banques commerciales on trouve différents types de banques : les banques dîtes
traditionnelles, les banques en ligne les banques mobiles ou néo banque.
La banque de dépôt :
La notion banque de dépôt concerne les banques qui ont le droit de recevoir des dépôts de la
part de leur clientèle. La majorité des banques ont cette possibilité de collecte. Toutefois,
certaines banques spécialisées, qui se sont vues attribuer des prérogatives et parfois des
avantages par les pouvoirs publics, peuvent se voir interdire cette faculté de recevoir des
dépôts.
Page 19
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
La banque elle aussi a besoins des entreprises afin de récolter des fonds des entreprises en
De ce fait, la naissance de la relation banque entreprise est une opération ou deux acteurs
majeur du paysage économique d’un pays ou d’une région s’allient dans un partenariat
gagnant-gagnant.
besoin de l’entreprise :
Page 20
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
stables, notamment des fonds propres issus des associés, des emprunts obligataire et
bancaires, ainsi que des options de financement telles que crédit-bail
Ce dernier permet à une entreprise de choisir un bien immobilisé qu’elle souhaite louer avec
une option d’achat à la fin du contrat, auprès d’une société spécialisée dans ce domaine.
- Une phase d’approvisionnement, durant laquelle l’entreprise acquiert les biens et services
nécessaires à son activité.
-Une phase de production, au cours de laquelle elle transforme ces biens pour les rendre en
produits finis.
Les banques offrent aux entreprises un accès aux capitaux nécessaires pour financer leurs
investissements et leurs activités. Cela permet aux entreprises de développer leurs opérations,
d'acquérir des actifs et de saisir de nouvelles opportunités de croissance.
Les banques proposent des services de gestion de trésorerie aux entreprises, ce qui facilite la
gestion des flux de trésorerie, des paiements, des encaissements et des décaissements. Cela
Page 21
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
permet aux entreprises de gérer leurs liquidités de manière efficace et d'optimiser leur gestion
financière.
Les banques peuvent fournir aux entreprises des conseils financiers et des analyses qui les
aident à prendre des décisions éclairées. Ces conseils peuvent concerner la gestion des
risques, les stratégies d'investissement, la planification financière, etc. Cela aide les
entreprises à maximiser leurs performances financières et à atteindre leurs objectifs.
Les banques facilitent les transactions commerciales internationales en offrant des services de
financement du commerce tels que les lettres de crédit. Cela réduit les risques liés aux
transactions internationales et facilite les échanges commerciaux pour les entreprises opérant
à l'échelle mondiale.
Exigences de garanties :
Les banques peuvent demander des garanties ou des collatéraux aux entreprises en échange
de prêts. Cela peut limiter la flexibilité financière des entreprises et les contraindre à fournir
des actifs en garantie, ce qui comporte un certain niveau de risque.
Coûts financiers :
L'utilisation des services bancaires peut entraîner des coûts financiers pour les entreprises, tels
que les frais d'intérêt sur les prêts et les frais de gestion de compte. Ces coûts peuvent affecter
la rentabilité des entreprises et doivent être pris en compte dans la gestion financière.
Page 22
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
En cas de crise financière ou de récession économique, les banques peuvent resserrer leurs
politiques de crédit, ce qui rend plus difficile pour les entreprises d'obtenir des financements.
Cela peut limiter leur capacité à investir et à se développer, ce qui peut entraîner des
difficultés économiques supplémentaires.
Lorsqu'une entreprise souhaite se lancer dans un nouveau projet ou développer ses activités,
elle doit trouver des sources de financement que l'entreprise utilise pour obtenir les fonds
nécessaires à la réalisation de ses projets.
Il existe plusieurs types de sources de financement pour les entreprises, chacune ayant ses
avantages et ses inconvénients. Dans cette présentation, nous allons aborder les différentes
sources de financement disponibles pour les entreprises.
8
Bernard YVES, Jean Claude cou, << Dictionnaire économique et financier >>, seuil , paris, 1996, p698.
Page 23
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
le financement
le financement le financement
interne externe
financement financement
l'autofinancement
indirect directe
marché
systéme bancaire marché financier
monétaire
Il constitue de façon générale le pivot du financement des entreprises et pour certains d’entre
elles la source exclusive du financement dans les phases d'décisives de leur développement.
Le caractère fondamental de cette ressource tient au fait qu’elle ne vient pas seulement
s’additionner à des ressources externes d’un montant déterminer mais constitue « l’amorce»,
le pivot à partir de quel le financement externe pourra être sollicité et attiré par l’entreprise.
Page 24
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
Ceci est justifié pour deux raisons fondamentales. Son montant fournit une indication relative
aux performances de l’entreprise : un autofinancement élevé rassure les apporteurs des
capitaux externes sur les possibilités de rémunération et de mise en valeur des fonds qu’ils
peuvent fournir. C’est autofinancement qui créé la capacité de remboursement de l’entreprise
il donne ainsi une mesure de risque de non recouvrement que les apporteurs de capitaux
support du fait de l’entreprise.
Indépendance financière :
Flexibilité financière :
L’autofinancement offre une plus grande flexibilité financière une entreprise peut décider
d’utiliser ses bénéfices pour financer de nouveaux projets, investir dans des actifs, effectuer
des rénovations ou renforcer sa trésorerie.
Page 25
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
Amélioration de la rentabilité :
L’autofinancement peut contribuer à améliorer la rentabilité d’une entreprise. En
évitant les coûts d’emprunt et en utilisant ses propres ressources, l’entreprise peut
accroître ses bénéfices nets. Cela peut également augmenter la valeur de l’entreprise et
renforcer sa position concurrentielle.
Les inconvénients de l’autofinancement :
L'autofinancement signifie que l'entreprise ne peut compter que sur ses propres
ressources financières pour financer ses activités et ses projets. Cela peut limiter la capacité de
l'entreprise à prendre des initiatives d'expansion ou à saisir des opportunités de croissance qui
nécessitent des investissements importants. En l'absence de financement externe, l'entreprise
peut être limitée dans ses possibilités de développement
En relation avec le premier point, l'autofinancement peut entraîner des contraintes sur la
croissance de l'entreprise. Si l'entreprise ne dispose pas de suffisamment de ressources
internes pour financer des projets d'expansion ou des investissements stratégiques, elle peut
être confrontée à des limitations en termes de capacité de croissance. Cela peut entraîner un
retard dans l'expansion de l'entreprise par rapport à ses concurrents qui ont accès à des
financements externes.
Lorsqu'une entreprise s'autofinance, elle assume un risque financier plus élevé. Si elle connaît
des difficultés financières ou si elle subit des pertes, elle n'a pas la possibilité de se tourner
vers des sources externes de financement pour obtenir un soutien. Cela peut mettre l'entreprise
dans une position plus vulnérable en cas de problèmes financiers ou de fluctuations
économiques.
Page 26
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
disponibles pour la distribution aux actionnaires ou pour d'autres utilisations. Cela peut
affecter la rentabilité globale de l'entreprise à court terme.
On parle de financement externe lorsque l’entreprise fait appel aux apports de capitaux
provenant de tiers. Il existe deux types de financement externe, direct (via de marché financier
et de marché monétaire) et indirect (via des bancaires).
Financement direct :
Le financement direct est généralement effectué sur un marché de capitaux par des agents qui
vendent ou achètent des titres financiers soit pour placer des fonds ou s’en acquérir
Le marché financier :
Un marché financier est un marché sur lequel des personnes, des sociétés privées et des
institutions publiques peuvent négocier des titres financiers, matières premières et autres
actifs, a des prix qui reflètent l’offre et la demande. Les titres comprennent des actions et des
obligations, ainsi que des produits de base, notamment des métaux précieux ou des produits
de base agricoles.
Le marché financier représente l’ensemble des offres et des demandes de capitaux pour des
souscriptions au capital social des entreprises et des placements à long terme. Sur ce marché
sont émis et négociés des titres dont l’échéance est généralement supérieure à sept ans.
Page 27
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
Il comprend deux compartiment le premier s’intitule marché primaire qui réserver pour les
émissions de titre financière neuf, et le second est le marché secondaire qui est réserver pour
les anciens titres déjà acquis par des propriétaires ou des créancier qui veulent les vendre.
Le marché primaire :
Le marché primaire est le marché sur lequel de nouvelles émissionsde valeurs mobilières,
d’actions ou d’obligations sont proposées par des sociétés ou des Etats émetteurs à des
acheteurs appelés souscripteurs. On l’appelle aussi nouveau marché de financement.
Le marché primaire est un marché fictif qui n’a pas d’existence réelle (il n’est pas situé dans
un lieu spécifique il opère entre banques), ce marché n’est pas directement soumis au droit du
monde. L’offre et la demande.
-Lorsqu’une nouvelle émission de titres par une société ou État, lors de la création d’une
société, de nouveaux titres sont introduits sur le marché.
- lorsqu’une société déjà cotée sur le marché procèdeà une augmentation de capital ou
lorsqu’un émetteur obligataire assimile une nouvelle tranche à une émission émise
précédemment, les deux font appel au marché primaire
Comme dans tous les marchés on y trouve des acteurs offreurs et demandeurs, et dans la
marcher primaire les principaux acteurs sont :
Les demandeurs : ils peuvent être des Etats, des collectivités locales ou des entreprises.
L’Etat, tel une entreprise, doit faire face à des dépenses, appelées charges d’exploitation
(fournitures de bureau, salaire des fonctionnaires, etc. ) Ainsi que d’assurer les dépenses
d’équipement collectif (routes, hôpitaux, écoles, etc.) Appelées les dépenses investissement.
Les taxes doit en principe suffire à couvrir les dépenses opérationnelles, mais elle ne peut pas
couvrir les couts d’investissement c’est pour cela que l’Etat doit alors émettre des emprunts.
Comme les autres agents économiques, les entreprises doivent assurer des charges financées
par les recettes ou des crédits de trésorerie, mais elles doivent aussi investir.
Page 28
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
On a vu que pour financer ses investissements, une entreprise avait diverses solution dont
le recours au marché financier.
-Les offreurs : ils peuvent être des soumissionnaires nombreux et variés tel que des
particuliers, des entreprises, des investisseurs institutionnels, des banques et des groupes de
placements collectifs.
Les particuliers peuvent investir leurs économies dans les formules élaborées par les banques
(comptes d’épargne, comptes à terme, certificats de dépôt, etc.). Ils peuvent également
épargner à long terme en achetant des titres.
Les entreprises sont souvent à forte intensité de capital, mais elles peuvent aussi vouloir
placer de l’argent. Parmi les solutions possibles, ils peuvent opter pour un investissement en
valeurs mobilières.
Les intermédiaires : les demandeurs et les fournisseurs de capitaux sont reliés par des
établissements de crédit et des sociétés d’investissement qui assurent les émissions par
l’intermédiaire de leur réseau.
Le marché secondaire :
Le marché secondaire est le deuxième compartiment du marché financier, connue sous le nom
de la bourse et c’est le lieu de rencontre de l’offre et de la demande des titres financiers
.Actions, obligation qui ont déjà été émises sur le marché financier primaire. Ce marché
permet d’assurer la liquidité c’est-à-dire la revente des titres souscrits par l’investisseur. On
ne souscrit jamais à une augmentation de capital ou à un emprunt obligataire à la Bourse car
celle-ci n’est, en quelque sorte, que le marché de la revente, le (marchéde l’occasion) des
valeurs mobilières.
Page 29
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
Les collectionneurs d’ordres : lorsqu’ils ne sont pas membres d’Euronext, les intermédiaires
financiers, les banques ou les sociétés d’investissement qui collectent les ordres de leurs
clients sont responsables de les transmettre à un négociateur, évitant ainsi toute étape
supplémentaire aux investisseurs. Les collecteurs d’ordres sont soumis à l’approbation
spécifique de l’autorité des marchés financiers et sont autorisés à ouvrir des comptes pour le
compte de leurs clients.
Les émetteurs d’ordre : Non autorisés à ouvrir des comptes ou à recevoir des valeurs ou des
espèces, ce sont les prestataires de services qui transmettent les ordres, généralement au
moyen de technologies avancées, au client intermédiaire (négociateur ou collecteur d’ordres)
Pour autant, tous les marchés financiers de présentent pas les mêmes garanties pour les
apporteurs de capitaux car il y a des marchés réglementés et d’autres non.
Le marché monétaire :
Le marché monétaire peut être défini comme étant le marché des capitaux à court terme.
Financement indirect :
Le financement bancaire est un autre moyen de financement externe permettant
d’atténuer les insuffisances des capitaux propres sur l’équilibre financier des entreprises.
Selon sa maturité le crédit bancaire peut être accordé à court, moyen ou long terme. Cela
diffère du financement direct, ou les fond sont obtenus directement auprès des investisseurs
ou des prêteurs.
Page 30
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
Le financement indirect est un mode financement qui passe par un intermédiaire financier,
une banque ou un établissement de crédit, il consiste à collecter l’épargne des agents à
capacité de financement et pour en octroyer des crédits aux agents a besoins de financement.
Les sources de financement indirect peuvent varier en fonction du pays, du secteur d’activité
et de la taille de l’entreprise. Les entreprises peuvent utiliser une combinaison de différentes
sources de financement indirect en fonction de leurs besoins spécifiques et de la disponibilité
des options de financement sur le marché.
Page 31
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
Coûts financiers :
Le financement indirect peut entraîner des coûts financiers plus élevés pour l'entreprise. Les
institutions financières facturent souvent des intérêts, des frais de transaction ou des
commissions pour leurs services, ce qui peut augmenter les charges financières de l'entreprise.
Il est essentiel de prendre en compte ces coûts lors de l'évaluation de la viabilité du
financement indirect.
Risques d'endettement :
Le recours excessif au financement indirect peut entraîner un niveau d'endettement élevé pour
l'entreprise. Si les remboursements ou les charges financières deviennent trop lourds à
supporter, cela peut affecter la rentabilité de l'entreprise et sa capacité à investir dans des
projets de croissance ou à faire face à des périodes difficiles.
Le financement indirect implique des relations financières complexes avec les institutions
financières ou les tiers. Ces relations peuvent nécessiter une gestion et une coordination
supplémentaires, notamment en termes de rapports financiers, de conformité réglementaire et
de communication constante avec les partenaires financiers.
Page 32
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque
Conclusion du chapitre :
L’autofinancement peut ne pas être possible ou suffisant pour toutes les entreprises en phase
de croissance rapide. Dans de tels cas, un financement externe peut être nécessaire pour
soutenir la croissance et le développement de l’entreprise.
Page 33
Chapitre II
Le crédit d’investissement
Chapitre II : Le crédit d’investissement
Introduction :
Le crédit d’investissement des entreprises par la banque est un sujet important pour les
entreprises qui cherchent à financer leur croissance
Les banques offrent une variété de produits de crédit d’investissement chacun avec ses
propres avantages et inconvénients.
Le risque de crédit est le risque le plus dangereux et plus ancien auquel est exposée une
banque dans le cadre de son activité.
Par ailleurs, nous allons présenter dans ce chapitre tous les éléments relatifs au crédits
d’investissement à travers les deux sections : la première section sera consacrée à la notion de
crédit d’investissement, ses définitions, ses types, et la deuxième section on expliquera les
risques de crédit d’investissement et en fin les garanties exigées
L’objet de cette section est de présenter un aperçu de l’investissement. Nous allons relever les
différentes définitions et types d’investissement en fonction de certains critères de
classification. Nous mettrons en évidence les caractéristiques de l’investissement.
Investi signifie acquérir un bien avec l’espoir de bénéficier d’avantages à long terme. Il s’agit
d’une dépense qui vise à modifier de manière durable le fonctionnement de l’entreprise .En
d’autre termes, investir implique de sacrifier une consommation immédiate en vue d’accroître
les revenus futurs.
Page 35
Chapitre II : Le crédit d’investissement
1-1-2 L’approche économique :Tous les sacrifices de ressources consentis aujourd’hui pour
espérer obtenir des résultats à l’avenir sont dispersés dans le temps, mais le montant total est
supérieur à la dépense initiale.
1-1-3 L’approche financière : Désigne toute dépense destinée à bénéficier des bénéfices
supplémentaires des fonds engagés dans des transactions ou opérations sur titres financiers ou
sur marchandises de l’économie réelle ou sur titres (tels que l’immobilier).
La catégorisation des investissements selon les objectifs permet de distinguer plusieurs types :
9
D .Faiza « Evaluation financier d’un projet crédit d’investissement » ; mémoire fin cycle ; 2018.
Page 36
Chapitre II : Le crédit d’investissement
Des investissements collectifs ou sociaux ont pour but d’améliorer le bien –être général ou la
satisfaction des employés, ce qui peut également contribuer à l’amélioration de l’image de
marque de l’entreprise et à renforcer la sécurité sur le lieu de travail. Ce type d’investissement
a un impact bénéfique sur la rentabilité de l’entreprise.
Les investissements corporels désignent les actifs matériels de l’entreprise à savoir les
équipements, les terraines, les installations techniques, les machines, et bien d’autres .Ils sont
essentiels pour augmenter la capacité de production de l’entreprise, optimiser le
fonctionnement des capitaux et réduire les coûts d’exploitation.11
10
B. CHANEZ , T .ZAHIRA , « financement bancaires d’un crédit d’investissement » , Mémoire de fin de cycle ,
2018.
11
[Link] et évaluation d’investissement et financement [Link]
Page 37
Chapitre II : Le crédit d’investissement
L’investissement incorporel présente une particularité qui n’est pas toujours reflétée dans le
bilan comptable. En effet, malgré le fait qu’il soit considéré comme une dépense annuelle sur
le plan comptable, il ne correspond pas au processus classique d’entrée de marchandises dans
l’entreprise. Cette particularité découle de la nature et des objectifs de cet investissement de
type intellectuel, dont le but principal est d’innover et de s’adapter aux équipements,
méthodes, produits et qualifications en vigueur. Les dépenses de recherche, de formation, de
commercialisation ainsi que les investissements liés aux logiciels constituent les quatre
grandes catégories d’investissement incorporel.
Page 38
Chapitre II : Le crédit d’investissement
Les déterminants de l'investissement sont les facteurs qui influencent les décisions des
entreprises et des investisseurs pour allouer des ressources financières à des projets
d'investissement. La décision d’investir dépend de cinq principaux facteurs :
Page 39
Chapitre II : Le crédit d’investissement
poussée à investir. Ainsi, une hausse de la demande anticipée par les entreprises conduit à une
augmentation de l’investissement qui est plus important que proportionnelle.
2-1-2 La rentabilité :
La rentabilité est liée à l’efficacité économique de l’investissement, qui est mesurée par la
division de l’excédent brut d’exploitation (EBE) par le capital fixe, et dépend également du
mode de financement de l’investissement. Elle est un indicateur clé pour évaluer les
performances de l’entreprise.
Si une entreprise est très endettée, elle évitera de s’endetter davantage pour financer de
nouveaux investissements. Plutôt, elle cherchera à réduire ses dettes avec l’augmentation de
ses bénéfices. En revanche, une entreprise avec des capitaux propres ou un flux de trésorerie
important est obligée de réaliser de nouveaux investissements.
Les ressources utilisées pour produire des biens et des services sont appelées facteurs de
production. Si le coût du travail augmente, les entreprises peuvent être encouragées à investir
dans l’augmentation de leur production. En revanche, si le coût du capital est élevé, les
entreprises peuvent préférer embaucher du personnel pour répondre à la demande croissante.
Le ratio entre les moyens de production utilisés pour la production et les capacités disponibles
est crucial. Utiliser les machines de manière insuffisante ne stimule pas les investissements de
l’entreprise, mais si la production est maximisée, cela incitera l’entreprise à investir pour
répondre à une demande croissante.
Page 40
Chapitre II : Le crédit d’investissement
L’investissement est une décision cruciale pour les entreprises car il favorise leur croissance
et leur survie à long terme. Cependant, il nécessite des ressources importantes et constitue un
engagement irréversible à moyen ou long terme .De plus, l’environnement économique et
financier influence fortement l’image de marque de l’entreprise.12
Dans cette section, nous allons essayer de passer en revue les concepts suivants : les crédits
bancaires, et le crédit d’investissement en particulier, ainsi que les déférentes types de crédit
d’investissement..
Etymologiquement, le mot crédit vient du terme latin <<credere>> qui signifie avoir
confiance. << faire crédit c’est faire confiance ; c’est donner librement la disposition
effective et immédiate d’un bien réel ou d’un pouvoir d’achat, contre la promesse que le
même bien ou un bien équivalent vous sera restitué dans un certain délai, le plus souvent avec
rémunération du service rendu et du danger couru , danger de perte partielle ou totale que
comporte la nature même de ce service >>13 . Le crédit est tout acte par lequel un
établissement habilité a cet effet met ou permet de mettre temporairement et à titre onéreux
des fonds à la disposition d’une personne morale ou physique ou contracte pour le compte de
celle-ci un engagement par signature.
Il existe plusieurs éléments qui caractérisent le crédit parmi ces éléments il y a la confiance, la
durée, le risque, la rémunération et les conditions financières du crédit
1-1 La confiance :
La loi du crédit est la loi de la confiance. Son but est de créer une institution qui permette aux
créanciers de faire confiance aux débiteurs en leur assurant qu'ils seront payés à leur
échéance. Cette confiance est basée sur une évaluation des besoins. Les besoins
économiquement justifiables sont le facteur primordial pour assurer le bon résultat d'une
action.
12
[Link] . fr : document/I –[Link]
13
[Link]-DUTAILLIS, << Le risque de crédit bancaire>>, Editions économiques, Paris,1963,p7
Page 41
Chapitre II : Le crédit d’investissement
1-2 La durée :
Le crédit est généralement accordé pour une période déterminée, appelée durée du prêt.
Cette durée peut varier en fonction du type de crédit et de l'accord convenu entre l'emprunteur
et le prêteur. On parle de crédit a court terme lorsque la durée est inferieur a un an et lorsque
la durée est comprise entre un et sept ans le crédit est a moyens terme, et lorsque la durée
supérieur a sept ans le crédit est à long terme.
1-3Le risque:
C'est le risque principal lié à un crédit bancaire. Il représente la possibilité que l'emprunteur ne
puisse pas rembourser le capital et les intérêts du prêt. Ce risque est évalué par la banque en
examinant la solvabilité de l'emprunteur, notamment son historique de crédit, ses revenus, sa
capacité de remboursement et ses garanties. Plus le risque de crédit perçu est élevé, plus la
banque peut exiger des garanties supplémentaires ou appliquer un taux d'intérêt plus élevé
pour compenser ce risque.
« Sont considérer comme des intérêts, les rémunérations des capitaux effectivement prêtés,
calculées prorata temporise ›› 14
L’intérêt constitue ainsi la rémunération de la mise à la
disposition d’un capital pendant un certain temps et du risque corrélatif de non-
remboursement pris par le prêteur envers l’emprunteur. Pendant tout la durée du prêt ,
l’emprunteur doit verser une somme fixée en pourcentage du capital mis à sa disposition :
c’est le taux d’intérêt.
Un crédit bancaire peut comporter d'autres frais et charges. Il peut s'agir de frais de dossier,
de frais d'évaluation, de frais d'assurance ou d'autres frais liés à la mise en place et à la gestion
du crédit. Ces frais peuvent varier en fonction de la politique de la banque et du type de crédit.
Les crédits d’investissement sont des crédits à moyen et à long terme ils financent l’outil de
la production, comme ils peuvent avoir comme objet la subvention aux besoins
d’équipements. leurs remboursement provient du bénéfice que procure la vente des biens et
des produits. ils sont destinés a financer les immobilisations, l’outil de travail de l’entreprise,
le remboursement de ces crédits ne peut être assuré que par des bénéfices
14
[Link] [Link] , Banque et marchés financiers , Paris Ed Economica , 1998, p.145.
Page 42
Chapitre II : Le crédit d’investissement
D’une durée de 2 à 5 ans, ils sont accordés aux entreprises pour leur permettre de financer
des investissements de durée moyenne tels les véhicules et les machines et , de façon plus
générale , la plupart des biens d’équipement et moyens de production.
Il doit exister une liaison entre la durée du financement et la durée du bien financé . Il faut
éviter , dans tous les cas que la durée de financement soit plus long que celle d’utilisation du
bien que le crédit a moyens terme finance .
La réalisation de cette nature de crédit se fait sous forme d’avances en compte , elle est
aussi financée par la plus part trésorerie de la banque . Cette dernière pourra réescompter ses
crédits à moyen terme auprès de la banque d’Algérie (l’article 71 de la loi 90-10 du
14/04/1990) . Cela se fait au moyen de billet à ordre souscrit en représentation de ces crédits.
Ce sont des crédits dans la durée excède sept ans , ils sont destiné à financer des
immobilisations lourdent en particulier les constructions .
Du fait de leurs ressources qui sont essentiellement à court terme les banques commerciales
qui pratiquement rarement ce type de crédit . Elle joue uniquement leurs rôles d’intermédiaire
entre les clients et les organismes financière spécialiser dans ce créneau.
« Le crédit-bail est une technique de financement d’une immobilisation par la quel une
banque ou une société financière acquiert un bien meuble ou immeuble pour le louer à une
entreprise, cette dernière ayant la possibilité de racheter le bien louer pour une valeur
résiduelle généralement faible en fin de contrat.
Ce n’est pas une vente à tempérament car l’utilisateur n’est pas propriétaire du financé.
Ce n’est pas une simple location car le locataire dispose d’une faculté de rachat.
Page 43
Chapitre II : Le crédit d’investissement
Ce n’est pas une location-vente car le locataire n’est pas obliger d’acquérir le bien après
un certain délai ».15
Il existe deux formes de crédit –bail, selon que le bien à financer est mobilier ou
immobilier :
- Le crédit-bail mobilier :
« Le crédit –bail immobilier consiste en une opération de location d’un bien immobilier à
usage professionnel, acheté ou construit par une société de crédit–bail immobilier, qui en
demeure propriétaire ».16
La durée du contrat est généralement supérieure à dix (10) ans , compte tenu de la nature des
investissements .
- Il perçoit une rémunération incluse dans l’annuité payée par le locataire à titre de loyer.
Pour le locataire :
- L’utilisateur, étant locataire du bien financé, n’est pas à fournir de garanties réelles.
15
LUC BERNET-ROLLANDE ,OP cité
16
BOUYACOUB F ,<< l’entreprise et le financement bancaire>> Casbah Editions, Alger, 2000
Page 44
Chapitre II : Le crédit d’investissement
- Dans le cas où le locataire serait défaillant, la revente du bien loué ne lui assurer pas
forcément une couverture totale de la perte subie ;
Pour le locataire :
- Il s’agit d’une technique de financement d’un cout élevé, surtout pour les petits
investisseurs.
- L’entreprise ne peut acquérir le bien par anticipation, ce qui l’oblige à attendre la fin du
contrat pour contant pour pouvoir le faire.
Le mot « crédit-bail » n’est connu au niveau de nos textes qu’à partir de la promulgation de la
loi 90/10 relative à la monnaie et le crédit à travers ses articles 112 et 116.
Les crédits spéciaux sont des crédits qui s’inscrivent dans le cadre d’un programme de
développement tracé par les autorités gouvernementales. Il s’agit de financer des activités
soutenues par des concours publics.
Parmi les crédits que développe le crédit populaire d’Algérie (CPA) , nous pouvons citer :
Page 45
Chapitre II : Le crédit d’investissement
Ce sont des crédits d’investissements dont le taux d’intérêt est bonifié à 50%, la moitié est à la
charge de Trésor Public qui les remboursera à l’échéance.
Leurs objectifs s’inscrivent dans la création d’activités en faveur de jeune promoteur en vue
d’assurer leur réinsertion dans l’environnement économique et social.
Le dossier de crédit que le promoteur doit fournir à la banque doit comporter une
étude technico-économique, les bilans et les tableaux des comptes de résultats (TCR)
prévisionnels sur 5 ans, une demande manuscrite une attestation d’éligibilité ainsi les
documents administratifs.
Ce crédit fait bénéficier les jeunes entrepreneurs inscrit à l’ANSEJ d’une structure de
financement référentielle censée leurs donner les conditions financière les plus favorables
pour réussir leurs affaires .La durée de remboursement varié de 3ans à 5ans avec un différé de
paiement allant 6 mois à 24 mois.
Malgré leur importance dans l’économie les banques sont soumises à des risques
financiers importants. Les prêts non remboursés peuvent entrainer des pertes importantes pour
les banques, ce qui peut mettre en danger leur stabilité financière.
Les crises financières peuvent également avoir un impact sur les banques, comme cela
s’est produit lors de la crise financière mondiale de 2008, pour éviter ces risques, les banques
doivent être régulées et supervisées de manière stricte.
Cette présente section est subdivisé en deux parties dans la première sous section sera
consacré au garantie sur c’est dernier.
Page 46
Chapitre II : Le crédit d’investissement
Lorsque la banque accorde un prêt a une entreprise, supporte d’une manière ou d’une autre les
risques qu’elle comporte, tous les risques que l’entreprise peut subir peuvent compromettre le
remboursement du crédit.
C’est pourquoi le banquier doit veiller à identifier les risques, à les analyser et à les mesurer
le plus fidèlement possible dans le temps et dans l’espace.
Les risques sont importants et nombreux sont ceux qui nécessitent des mesures de
protection plus importantes.
Ces risques peuvent se présenter sous certaines formes et à tout moment à compter du début
du crédit.
Ce risque peut être le résultat des différant aléas subie par l’entreprise elle-même,
notamment le risque particulier (tels que les capacités technique de l’entreprise) , le risque
coopératif ( lié a la conjoncture économique du marché ou du secteur d’activité), le risque
décisionnel ( tels que le mauvais choix effectuer par l’entreprise au niveau de ses
investissement ) , et le risque général ( les guerres les crises économique ou politique
,……etc.).
C’est un risque exclusif pour la banque et l’art du banquier est de conseiller la nécessité de
se réserver le droit de faire face au retrait sans délai, avec la distribution la plus large
possible des besoins en crédit des entreprises et des particuliers
Page 47
Chapitre II : Le crédit d’investissement
Afin d’éviter ce type de dommage, les banques doivent opter pour des taux d’intérêt
variables en fonction du taux directeur fixé par l’émetteur.
Ce risque ne concerne que les prêts en devises. Il provient de l’évolution de la devise à court
terme dans laquelle le prix est libellé par rapport a celui de la monnaie nationale. Une
augmentation du taux le change se traduit par un gain temporaire, ce qui signifie qu’un
manque à gagner équivaut a une perte de change.
Il ressort de ce qui procède que le banquier prend constamment des risques dans l’exercice de
ses activités d’octroi de crédit. Et c’est a lui, d’effectuer une analyse rigoureuse de ceux-ci
afin d’éviter leur réalisation et de prendre les précautions.
Les garanties ne sont que des éléments accessoires aux crédits et leur réalisation devraient être
le dernier recours de la banque pour récupérer ses fonds.
Page 48
Chapitre II : Le crédit d’investissement
Ce sont des engagements pris par des personnes physiques ou des personnes morales, pour
garantir au banquier l’exécution des obligations du débiteur, si celui-ci ne les exécutait pas à
l’échéance. On distingue : le cautionnement et l’aval.
2-1-1 Le cautionnement :
L’article 644 du code civil stipule : <<le cautionnement est un contrat par lequel une
personne garantit l’exécution d’une obligation, en s’engagent envers le créancier à satisfaire a
cette obligation si le débiteur n’y satisfait pas lui-même>>17
Cautionnement simple :
La caution simple bénéfice de deux avantages qui sont le bénéfice de discussion et le bénéfice
de division.
Cautionnement solidaire :
2-1-2 L’aval :
L’article 407 du code de commerce d’Algérie stipule : (l’aval est l’engagement d’une
personne de payer tout ou partie d’un montant d’une créance, généralement, un effet de
commerce).
Il est exprimé par mention (bon pour aval) au recto de l’effet suivie de la signature de
l’avaliste. Il peut être donné sur un acte séparé. L’aval est un cautionnement solidaire.
Ce sont des biens meubles ou immeubles affectés en garantie de remboursement d’un crédit.
17
L’article644 du code civil Algérien .
Page 49
Chapitre II : Le crédit d’investissement
Ces biens peuvent être la propriété du débiteur lui-même comme ils peuvent être engagés par
une tierce personne pour garantir la dette de » celui-ci.
Il existe deux principaux types de garanties réelles. Selon que le bien affecté soit
immeuble ou meuble. On distingue le nantissement et l’hypothèque.
L'emprunteur peut mettre en nantissement ses stocks existants ou futurs pour garantir le crédit
d'investissement. Les stocks sont alors utilisés comme garantie, et la banque peut les vendre
pour récupérer les fonds en cas de non-remboursement.
Si l'entreprise possède des actifs incorporels tels que des brevets, des marques de commerce
ou des droits d'auteur, elle peut les mettre en nantissement pour garantir le crédit
d'investissement. En cas de défaut de remboursement, la banque peut exercer ses droits sur
ces actifs pour récupérer les fonds.
Il existe plusieurs types de nantissement (fonds de commerce, des titres, véhicule automobile,
d’’un marché public…).
2-2-3 L’hypothèque :
Elle est définie par l’article 882 du code civil : « Le contrat d’hypothèque est le contrat
Par lequel le créancier acquiert sur un immeuble affecté au paiement de sa créance, un droit
réel qui lui permet de se faire rembourser par préférence aux créanciers inférieurs en rang, sur
18
Article 882 du code civil.
Page 50
Chapitre II : Le crédit d’investissement
Conclusion :
Le crédit d'investissement est une option de financement importante pour les entreprises
qui cherchent à investir dans leur croissance et leur expansion à long terme. Les avantages tels
que des taux d'intérêt plus bas et des modalités de remboursement plus longues peuvent aider
les entreprises à atteindre leurs objectifs financiers à long terme
les caractéristiques d'un crédit bancaire peuvent varier d'une banque à l'autre et selon le
type de crédit, donc Il est essentiel de comprendre les termes et les conditions du crédit .
Tout au long de ce chapitre nous a permis d’éclairer et d’illustrer les différents types de
crédit d’investissement, en adoptant une politique financière adéquate aux objectifs fixés.
Nous pouvons conclure en affairement qu’en dépit de la mise en place des moyens de
prévention les plus élaborer, pour minimiser l’impact de la panoplie de risque aux quels est
confronté le banquier, ceux-ci seront constamment présents.
Page 51
Chapitre III :
Evaluation d’un projet
d’investissement au sein de CPA
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Introduction :
L’investissement constitue le facteur clé de survie et de développement de l’entreprise
parce qu’il permet à celle-ci de restes compétitifs sur le marché en facilitant
l’accroissement de son appareil productif et ainsi amélioré la qualité de ses produits.
Autrement dit, l’action d’investir est fondatrice du développement des entreprises et de
l’activité économique elle détermine la capacité productive sans laquelle il ne peut y avoir
ni production, ni croissance économique.
Pour mettre en valeur les éléments développés dans le chapitre précédent, nous avons
choisi un dossier de crédit déjà traité au niveau de la banque CPA de Tizi-Ouzou
concernant d’un crédit d’investissement.
Page 53
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
L’agence CPA 120 est dotée d’un comité de crédit préside par le directeur d’agence et
regroupant le sous-directeur, les charges d’études et éventuellement le chef du service
exploitation.
Ce comité est chargé de se prononcer sur les demandes de crédits introduits par la clientèle.
Le directeur est doté d’un certain pouvoir de décision en matière de financement qui lui est
attribué par le directeur générale de la banque sous forme de délégation.
Page 54
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Le Directeur
Directeur
Secrétariat
adjoint
Service
Service adminstratif
Contrôle
cellule de contrôle
Section Domiciliation
Compartiment Front cellule
et transfert
office étude et analyse
et Rapatriment
libres et directs
Compartiment Secrétariat
Back-Office Engagement
Section Credoc
Source: Elaboré par nous-mêmes à partir des documents internes à la banque CPA.
Page 55
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Les conditions d'étude d'un dossier de crédit d'investissement en Algérie peuvent varier en
fonction de la politique de la banque ou de l’institution financière qui accorde le prêt.
Cependant, voici quelques éléments généraux qui sont généralement pris en compte lors de
l'évaluation d'un tel dossier:
Page 56
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
- Une copie certifiée conforme des statuts pour les personnes morales.
-Une copie certifiée conforme du BOAL (Bulletin Officiel des Annonces Légales).
- Un acte de propriété ou bail de location du terrain et/ou des locaux utilisent pour l’activité
de l’entreprise. 1
-Les trois derniers bilans définitifs et TCR des exercices clos, y compris leurs annexes
réglementaires, signes par une personne habilitée pour les entreprises en activité.
- Les bilans et TCR prévisionnels établis sur une durée de cinq (5) ans, signes par une
personne habilitée.
1
BELLAL, Djamel. « Caractéristiques et modalités d’octroi des crédits bancaires », E.S.B, B.S.B, 9éme
promotion, 2006. P. 115
Page 57
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
-Pièces fiscales et parafiscales apurées et datant de moins de trois (3) mois pour les
entreprises en activité, et déclaration d’existence pour les entreprise n’ayant pas encore
exerce.
- Factures pro formaient et/ou contrat commercial récents pour les équipements à acheter
localement ou à importer.
- Etat descriptif et estimatif des travaux de génie civil et bâtiments réalisés et restant à
réaliser, établi par un bureau d’architecture agrée.
- Etude et analyse de la qualité du gisement pour les projets de production des matériaux de
construction et autres.
Il est important de noter que ces conditions peuvent varier d'une banque à l'autre et d'un
projet à l'autre, il est recommandé de vous renseigner auprès de différentes institutions
financières pour connaitre leurs critères spécifiques d'octroi de crédit d'investissement en
Algérie.
Page 59
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
- Propriétaire: "X"
- Adresse: Lotissement Amyoud BE AR.D-C lot N°16 nouvelle ville Tizi - Ouzou.
Ce projet porte sur la réalisation d'une salle de sport au milieu urbain. Dont le coût total
s’élevé 5099 097, 14 DA.
Ce projet est un créneau porteur qui développera une activité future intense et bénéficiaire.
Page 60
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
des partenariats stratégiques pour répondre aux besoins variés des consommateurs et
encourager une adoption continue d'un mode de vie sain.
Le sport est devenu une culture de toute la société, son rôle dans la vie a pris une
nouvelle dimension, cette vie sportive est totalement ancrée dans notre société et elle y
apporte beaucoup de vertus. Les gens ont besoin de déstresser après leurs journées
stressantes travaux .Et les enfants ont en besoin beaucoup dégager les mauvaises énergies
surtout avec cette génération d'enfant agites.
L'analyse de viabilité est une étape cruciale dans la planification de tout projet. Elle
consiste à évaluer la faisabilité et la rentabilité potentielle d'une idée ou d'une initiative
avant de s'engager pleinement. Cette analyse permet de prendre des décisions éclairées, de
minimiser les risques et d'optimiser les ressources pour assurer le succès à long terme.
Dans cette analyse, nous examinerons les facteurs clés qui détermineront la faisabilité de
projet et sa réussite."
Encouragée par les réelles opportunités qui peuvent lui offrir cet investissement, notre
relation est convaincue de la justesse de sa décision d'investir dans ce créneau.
Constitue une étape fondamentale de l'analyse de viabilité d'un projet. Elle se concentre sur
l'évaluation approfondie du coté commercial, examinant les aspects liés au marché, à la
clientèle cible, à la concurrence et aux stratégies commerciales….etc.
Page 61
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Les prix que compte pratiquer le promoteur sont abordables et accessibles par tous, en
effet, il ne peut pas avoir une liberté due dans la pratique de ses prises à cause de la forte
concurrence.
-Promoteur ne compte pas se limiter à une clientèle précise, il vise une clientèle diversifiée
de différentes catégories.
De nombreuses salles de sports offrent des services similaires dans la région., néanmoins la
demande pour ces services demeure forte et ne cesse de croître au fil du temps.
Après préparation et introduction du dossier portant réalisation de notre projet avec toutes
les démarches y afférentes à savoir:
Page 62
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Page 63
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
U=KDA
Source: Etabli par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.
D'après les éléments développés ci-dessus, nous pouvons dire que le projet n'aura pas de
difficultés à trouver sa place sur le marché, car il intervient dans un créneau porteur et
développera une activité bénéficiaire.
- Equipements modernes.
En considérant attentivement ces points, il est clair que les conditions de faisabilité du
projet sont pleinement satisfaites. Un promoteur sérieux, une localisation favorable, un
impact positif sur la société et l'utilisation d'équipements modernes sont des facteurs clés
qui positionnent ce projet dans une trajectoire de succès. Ces aspects cruciaux renforcent la
confiance dans la viabilité du projet et la certitude de son succès futur.
Nous pouvons conclure que les conditions de faisabilité du projet sort entièrement réussies.
Page 64
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Dans cette section, nous allons examiner un cas pratique d’analyse d’un dossier de crédit
d’investissement. Nous allons prendre en compte les différents critères à savoir :( la
rentabilité, la relation banque-entreprise, ainsi que les objectifs fixés par cette dernière.
Une analyse minutieuse de ces critères permet de prendre des décisions éclairées quant à
l'octroi du crédit, dans l'intérêt à la fois de la banque et de l'entreprise.
1- L'étude de la rentabilité :
Elle vise à évaluer la capacité de générer des bénéfices et de maintenir une croissance
financière sur le long terme. Cette étude repose sur la structure et les besoins de
financement, modalités, conditions…etc.
Cette structure de financement utilise une combinaison de fonds propres (apport des
propriétaires ou investisseurs) et un emprunt bancaire pour atteindre le montant total
nécessaire pour le projet.
Différé : 6 mois.
Page 65
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
TVA 19%
somme
Intérêts TVA Amortissement Remboursement
Années restant due
Première
3560 205 39 712 956
Année
Deuxième
2848 164 31 712 907
Année
Troisième
2136 123 23 712 858
Année
Quatrième
1424 82 15 712 809
Année
Cinquième
712 41 8 712 761
Année
Totaux _ 615 116 3560 4291
Source: Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.
-Le montant de l’emprunt bancaire" fait référence à la somme totale empruntée auprès de
la banque CPA pour financer le projet.
-La durée de vie ou (la durée de remboursement) représente la période sur laquelle
l'emprunt sera remboursé.
Page 66
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
cette approche assure que l'emprunt de 3 560 KDA est complètement remboursé à la
fin des cinq années, conformément à la répartition linéaire planifiée .
Représente le montant qui reste à rembourser sur l'emprunt à la fin de chaque année.
La somme restant due (n)= la somme restant due de l’année (n-1) – l’amortissement
Le montant d'intérêt est calculé pour chaque année en utilisant la formule suivante :
Pour la première année, le montant restant due est de 3560 KDA et en utilisant un taux
d'intérêt de 5,75%, l'intérêt calculé est de 205 à la fin de la première année les intérêts
sont plus élevés car le montant dû est plus important.
Pour la deuxième année les intérêts diminuent à 164. Cela est attendu car le montant
restant dû diminue après le premier remboursement, donc les intérêts payés sont
également moins élevés.
Page 67
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
L’analyse de ces calculs montre que les intérêts diminuent progressivement chaque
année à mesure que la somme restant due diminue en raison des remboursements
périodiques
TVA est un impôt sur la consommation appliqué à la valeur ajoutée à chaque étape de la
production ou de la distribution d'un bien ou d'un service. Dans le contexte de tableau
N°4, la TVA est intégrée dans les paiements annuels liés à l'emprunt.
Le remboursement est de 956. Cela signifie que pour la première année, l'entreprise
doit payer 956 KDA au total, dont une partie va vers le remboursement des intérêts,
une partie vers le remboursement du capital (amortissement) et éventuellement une part
de TVA.
Page 68
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Dans ce contexte, nous examinerons comment les conditions d'un prêt bancaire,
notamment les intérêts, les coûts et les modalités de remboursement, s'intègrent dans
l'élaboration d'un compte de résultat prévisionnel. Nous explorerons comment ces éléments
influencent le projet la viabilité financière de l'entreprise dans un avenir planifié.
Résultat opérationnel
charges financiers -234 -234 -188 -441 -94 -47
Résultat ordinaire avant 1134 1323 1578 1855 2156 2534
Impôts
Impôts exigibles sur résultats _ _ _ _ _ _
Résultats nets 1134 1323 1578 1855 2156 2534
Source: Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.
- Achats consommés : Les achats consommés représentent les coûts engagés par une
entreprise pour acquérir les biens et services nécessaires à la production de ses biens ou
à la prestation de ses services.
Page 69
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
On peut noter que les achats consommés augmentent progressivement d'une année à
l’autre, ce qui peut refléter une croissance de l'activité de l'entreprise.
Page 70
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Les résultats de l’excédent brut d’exploitation sont positifs donc il y a un excédent brut
d'exploitation au niveau de l’entreprise « salle de sport ».
une amélioration progressive de la rentabilité opérationnelle de l'entreprise au fil des
années. Cette progression suggère que l'entreprise gère efficacement ses coûts, optimise
ses opérations et parvient à générer des excédents financiers significatifs à partir de ses
activités principales.
- Dotations aux amortissements provisions et pertes de valeurs :Sont des charges
comptables enregistrées dans le compte de résultat d'une entreprise. Elles représentent
les montants provisionnés pour amortir le coût d'actifs immobilisés (dotations aux
amortissements), pour constituer des provisions pour faire face à des pertes potentielles
ou à des charges futures (dotations aux provisions), et pour prendre en compte des
pertes de valeur éventuelles sur des actifs (dotations aux pertes de valeur).
Années 1 2 3 4 5 6
Matériel de bureau 60 60 60 60 60 60
(2)=300/5
Source: Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.
Page 71
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
la sixième année, la somme totale des dotations aux amortissements diminue à 475
unités par an
- Résultat Opérationnel : Est un solde intermédiaire de gestion. Il exprime le
Résultat réalisé par une entreprise à travers l’exploitation habituelle de ses seuls facteurs de
production.
Le résultat opérationnel est positif cela signifie que l’entreprise a réalisé des bénéfices
ce qui permettait à l’entreprise de rembourser des intérêts d’emprunts et de couvrir ses
opérations exceptionnelles lorsqu’elles existent.
Un résultat opérationnel positif signifie que l'entreprise a généré des bénéfices à partir
de ses opérations commerciales habituelles.
- Résultat Ordinaire avant impôts : Représente le bénéfice ou la perte générée par une
entreprise à partir de ses activités opérationnelles courantes avant de prendre en compte
les charges fiscales. Il est calculé en déduisant du résultat opérationnel les charges et
produits financiers.
Pour la 2éme année, le résultat ordinaire avant impôts est de 1323 DA.
Le résultat ordinaire avant impôts est positif, Cela montre une croissance continue du
bénéfice de l’entreprise et la témoignant de la performance financière positive, qui
reflète une amélioration continue de la rentabilité de l’entreprise.
Page 72
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
- Résultat net : mesure les ressources nettes restant à l’entreprise à l’issue de l’exercice
bénéfice ou perte. Il correspond au sens comptable, à la différence entre les produits et
les charges de l’exercice.
Résultat net = résultat ordinaire avant impôts- Impôts exigibles sur résultats
Impôts exigibles=0 donc les résultats net= résultats ordinaire avant Impôts.
Les résultats nets après impôts auront tendance à augmenter de façon appréciable au
cours des années, compte tenu de la montée en cadence de la production d'une part, et
la diminution des charges relative à l'investissement (amortissements et
remboursements de crédits) d'autre part.
1-4-1Capacité d'autofinancement :
Page 73
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
et équipement
Source: Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.
Elle mesure le degré de solvabilité de l'unité projetée pour faire face aux emprunts
bancaires.
Page 74
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.
La VAN de l’entreprise « salle de sport » est positive c à d >0 cela signifie que le
projet est rentable et très satisfaisante pour un taux de 8% est une durée de vie de
5 ans.
Page 76
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
D’après les deux taux d’actualisations que nous avons donnés précédemment, nous
concluons que le taux qui annule la VAN est limité entre 10% et 12%
Le TRI est le taux d'actualisation précise où la VAN devient nulle.
VAN (+)
TRI = 10+ (12-10)=
VAN(+)+/VAN(−)/
145502,18
TRI = 10 +2( )
145502,18+/−144507,49/
TRI= 11%
Page 77
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Années 0 1 2 3 4 5
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA
884936,68
DR = 5+( )
884936,68+1094063,993
884936,68
DR = 5+ ( )
1979000,68
L’indice de profitabilité est le rapport entre le cumul actualisé des flux de trésorerie (cash-
flows) et le capital investi. Il s’agit en d’autre termes du rapport entre la valeur actuelle des
flux de trésorerie futurs et le capital investi.
𝑽𝑨𝑵
IP = 1 +
𝑰𝒐
1094063,99
IP= 1 + 5099097,14
IP= 1 +0,21
IP =1,21
Page 78
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
En conclusion, ces critères appliqués à ce projet sont tous favorables à son exécution, à
savoir :
La VAN qui est un critère de base dans le choix d'investissement, selon ce critère le
projet est rentable, puisque la VAN est supérieur á 0.
Le TRI. C’est le taux d'actualisation avec lequel l'entreprise n'est pas en perte, donc
l'entreprise est en situation de rentabilité.
Le DR et IP sont aussi à la faveur d'investir en ce projet.
Les critères sur lesquels la banque basera sa décision sont les éléments suivants :
- Les éléments d'appréciation sur lesquels la banque CPA, a axé l'étude de ce projet, nous
font montré que celui-ci n'aura pas de difficultés notables pour trouver sa place sur le
marché.
Eu égard aux éléments qui entourent ce présent dossier, la banque CPA donne un avis
favorable pour le financement dudit projet par :
Un crédit à moyen terme d'un montant de: 3560 000,00 DA soit 70% du coût du projet.
Page 79
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Dans le cadre de cette étude approfondie, nous avons entrepris d'explorer le rôle de
la solvabilité de l'entreprise dans le processus de décision de la banque concernant l'octroi
de crédits d'investissement. Nous avions formulé l'hypothèse N°2 :
Nous avons constaté que la banque accorde une attention particulière à la clarté des
objectif de l’entreprise (salle de sports) ainsi que leur alignement avec la viabilité
financière cela confirme l’hypothèse N°3 l’objectif du crédit d’investissement de
l‘entreprise influence la décision de la banque.
Pour conclure, on peut déduire que l’hypothèse N°1confirmé a 50% du fait que la
relation entre entreprise-banque repose principalement sur une relation clientèle.
Il est aussi envisageable que d'autres éléments aient un impact sur la relation entre
l'entreprise et la banque, et que ces éléments puissent constituer la moitié restante de
l'influence dans cette relation.
Conclusion :
Page 80
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA
Une fois que le projet est techniquement viable, il est essentiel d’évaluer sa
rentabilité financière en calculant les revenus nécessaires pour rembourser les crédits à
court terme. Cette évaluation permet de s’assurer que l’entreprise qui sollicite un crédit est
solvable et que la banque peut accorder le crédit demandé, en prenant en considération la
prise de garanties en cas d’anomalie.
Page 81
Conclusion générale
Conclusion générale
Conclusion générale :
Au terme de ce stage pratique, nous pouvons dire que la décision d’investissement est
l’étape la plus importante, aussi bien pour l’entreprise que pour le banquier qui assure les
financements nécessaires.
Il est également important de comprendre les risques associés à chaque méthode de financement
et de les prendre en compte lors de la prise de décision. En utilisant les bonnes sources de
financement, une entreprise peut réussir à réaliser ses projets et à atteindre ses objectifs
financiers.
L'analyse a également mis en évidence les avantages et les défis liés au crédit d'investissement.
D'une part, le crédit d'investissement permet aux entreprises d'accéder à des ressources
financières nécessaires pour se développer, diversifier leurs activités et améliorer leur
compétitivité. D'autre part, les entreprises doivent faire face à des exigences de remboursement et
à des coûts d'intérêt qui peuvent parfois être élevés, ce qui peut affecter leur rentabilité et leur
capacité à rembourser leur dette.
De plus, nous avons constaté que la relation entre les banques et les entreprises est cruciale pour
assurer un accès adéquat au crédit d'investissement. Les banques doivent mettre en place des
processus d'évaluation rigoureux pour évaluer la solvabilité des emprunteurs potentiels tout en
tenant compte des spécificités de chaque entreprise. Les entreprises, de leur côté, doivent
maintenir une bonne santé financière, fournir des informations précises et transparentes aux
banques, et respecter les conditions de remboursement convenues.
Le stage que nous avons effectué au sein de l’agence 120 du CPA le crédit populaire d’Algérie de
Tizi-Ouzou nous a permis de comprendre toutes les questions relatives au financement des
entreprises par un crédit d’[Link] grâce au service de crédit . En ce qui concerne le cas
pratique nous a permis d’acquérir l’expérience nécessaire dans le monde professionnel en général
et dans celui de la banque et des entreprises en particulier.
Page 82
Conclusion générale
Dans notre travail nous avons vu les différents éléments nécessaires pour construire un dossier
de crédit d’investissement pour obtenir un prêt et démontré une solvabilité et une capacité de
remboursement adéquates.
Après une étude techno-économique , et une analyse de rentabilité d'un projet domaine
d’activité ( salle de sport) , nous avons constaté que l'entreprise qui a demandé le crédit présente
une solvabilité adéquate et une capacité de remboursement suffisante pour rembourser le crédit.
Sur cette base nous pouvons conclure que le projet est rentable et la banque peut accorder le
crédit demandé, tout en prenant en considération la nécessité de garantir la banque CPA en cas
d'anomalie.
Cette étude confirme que la relation entreprise-banque repose en grande partie sur une relation
clientèle. De plus, la solvabilité de l'entreprise joue un rôle crucial dans la décision d'octroi de
crédits d'investissement.
Ainsi, nous avons pu de mieux comprendre le rôle crucial de la Banque Crédit Populaire
d'Algérie dans le financement des investissements, soulignant l'importance de soutenir les
entreprises pour favoriser le développement économique et contribuer à la prospérité nationale.
Les recommandations formulées visent à orienter les futures stratégies et politiques visant à
optimiser l'efficacité du crédit d'investissement et à stimuler la croissance économique en
Algérie.
Page 83
Liste des annexes
Bibliographie
Bibliographie
Les ouvrages :
- ALLAM .H « Crédit-Bail » B.S.B.E.S.B , 15éme promotion 2012
-AMMOUR. B, « Système bancaire algérien : textes et réalité ».édition Dahleb , Alger .1997
Revues :
-F.S MISHKIN « L’instabilité financière : définition et origines » .Global financialinstability :
Framework ,events , issus ;Journal of économica Perspectives , vol.13 n°4. Automne 1999.
Les articles :
-L’article 114 de la loi Algérienne N°=90-10 du Avril 1990 relative à la monnaie et au crédit.
-Loi n°01-18 du 27 ramadhan 1422 correspondant au 12-12-2001 portout loi d’orientation sur
la promotion de la PME .
-Ordonnance n°(3-11 du 26 Août 2003 relative à la monnaie et au crédit .
Documents internes :
-Documents internes de la banque CPA (Agence 120.)
Mémoires :
1. AIT DRAHMANE. F, YAZID. S, « Les Risques de Crédit et Les Règles
prudentielles de
la Banque », Mémoire de Master en Science de Gestion, option : Finance et
Comptabilité,
Université Abderrahmane Mira de Bejaia, 2010-2011
2. BOUAICHE. S, MERABTI. C, « La Gestion des Risques du Crédit Bancaire
», Mémoire
de Master en Sciences Economiques, option : Monnaie, Banque, Université
Abderrahmane Mira de Bejaia, 2012-2013.
Sites webs :
-www. Wikipidia –org.
-www. Journaldunet .com.
-www. [Link].
-[Link].
-[Link] – [Link]
-[Link]-org
Résumé
Ce mémoire est le résultat d’une recherche menée sur le crédit d’investissement des
entreprises par les banques cas de crédit populaire d’Algérie (CPA) à travers lequel on a
essayé de faire connaitre le déroulement de l’étude d’une demande de crédit.
La décision d’investissement est l’étape la plus importante, aussi bien pour l’entreprise que
pour le banquier qui assure les financements nécessaires. Il est également important de
comprendre les risques associés à chaque méthode de financement et de les prendre en
compte lors de la prise de décision.
À partir de l’étude de la rentabilité financière du projet ainsi que l’application des différents
critères, nous avons constaté que le projet est rentable et permet de créer la richesse pour
l’entreprise
Mots clés : Investissement, décision, risque, évaluation, rentabilité, crédit populaire d’Algérie
Summary
This dissertation is the result of research carried out on business investment credit by banks in
the case of Popular Credit of Algeria (CPA) through which we tried to make known the
progress of the study of a request credit.
The investment decision is the most important step, both for the company and for the banker
who provides the necessary financing. It is also important to understand the risks associated
with each financing method and take them into account when making a decision.
From the study of the financial profitability of the project as well as the application of
different criteria, we found that the project is profitable and makes it possible to create wealth
for the company.