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Crédit d'investissement au CPA

Ce mémoire de fin de cycle, réalisé par Chebrine Samira et Dahmoun Lydia à l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, traite du crédit d'investissement des entreprises par les banques, en se concentrant sur le cas du Crédit Populaire d'Algérie (CPA). Il explore la relation entre les entreprises et les banques, les types de crédits disponibles, ainsi que les risques associés au crédit d'investissement. Le document est structuré en trois chapitres, incluant une évaluation d'un projet d'investissement spécifique au CPA.

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Crédit d'investissement au CPA

Ce mémoire de fin de cycle, réalisé par Chebrine Samira et Dahmoun Lydia à l'Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, traite du crédit d'investissement des entreprises par les banques, en se concentrant sur le cas du Crédit Populaire d'Algérie (CPA). Il explore la relation entre les entreprises et les banques, les types de crédits disponibles, ainsi que les risques associés au crédit d'investissement. Le document est structuré en trois chapitres, incluant une évaluation d'un projet d'investissement spécifique au CPA.

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UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

Faculté des sciences économiques, sciences de gestion et sciences


commerciales
Département des sciences financières et comptabilité

Mémoire de fin de cycle :

En vue de l’obtention du diplôme de Master en sciences financières et


comptabilité
Option : Finance d’entreprise

Thème :
Le crédit d’investissement des entreprises par les
banques
Cas : Crédit Populaire d’Algérie (CPA)

Réalisé par :
CHEBRINE SAMIRA
DAHMOUN LYDIA
Dirigé par : MOUMOU OUERDIA
Devant le jury composé de :
Présidente : LARBES Malha, MAA, UMMTO
Examinatrice : TIFRANI-MADOUCHE Souad, MAA, UMMTO
Promotrice : MOUMOU OUERDIA, MCB, UMMTO

Promotion 2022/2023
Remerciements
Un grand merci à Dieu le tout puissant , de nous avoir

guidé dans la bonne voie et d’arriver jusqu’au bout et la

volonté suffisante pour accomplir ce travail dieu est grand.

Nos remerciements s’adressent à tous ceux qui ont contribué

de prés ou de loin à l’élaboration de ce travail.

Nous tenons à remercie notre promotrice Mme . MOUMOU

OUERDIA pour son aide précieuse et ses conseils sans elle ,

ce présent mémoire ne serait jamais réalisé .

Nous remercions également notre encadreur au CPA

Agence 120 Tizi-Ouzou M. GOUMEZIANE YOUNES pour

son temps, son expérience, et ses connaissances dont on a

beaucoup bénéficiés, nous sommes reconnaissants pour

chaque conseil, chaque relecture et chaque échange qui nous

a permis de nous améliorer.

Enfin , nous tenons à remercie tous mes professeurs de la

spécialité finance d’entreprise ainsi que les membres du

JURY pour leur efforts.

CHEBRINE SAMIRA DAHMOUN LYDIA


Dédicace
Je dédié ce mémoire a

Ma mère et mon père qui m’ont indique la bonne voie en me rappelant


que le secret de la réussite est la présence et que la volonté fait les
grands hommes et femmes .

Aucune dédicace ne pourrait exprimer mon respect , ma


considération , et mes profonds sentiments en vers eux pour leur
patience illimitée ,leur encouragement continu , leur aide , tous les
sacrifices consentis et leurs précieux conseils et pour toute leur
assistance et leur présence dans ma vie.

Ma belle sœurCylia , et mon frère Salim .

A ma grande mère Malha et mon grand pèreMohmmed

Sans oublier mes oncles et tantes.

A mes chère amies chacun a son nom en particulier

Lila , Tanya , Kaissa , Ines , Zohra , kenza, Chabha, et bien sur

Ma Collègue Samira et sa famille

Toute ma famille et a toute personne que j’estime.

LYDIA
Dédicace

Je dédie ce travail

A ma mère

Que ton âme repose en paix, Ton amour continuera de


m'accompagner tout au long de ma vie.

Je garderai ton amour précieusement dans mon cœur et je continuerai


à honorer ta mémoire en vivant ma vie de la manière la plus positive
et épanouissante possible.

A ma chère sœur Nadia

qui a toujours été à mes côtés, après le décès de notre mère Son soutien
sa présence précieuse , son amour inconditionnel sa protection
………tout au long de mon parcours, elle a été présente à chaque étape.

Je suis infiniment reconnaissante pour tout ce qu'elle a fait et


continue de faire pour moi

Je ne pourrai jamais exprimer pleinement ma gratitude éternelle


envers toi.

A mon père

Je veux que tu saches à quel point tu es précieux pour moi je t’aime.

À mon beau-frère belka merci du fond du cœur pour ta protection ta


gentillesse, ta bienveillance….

mes frères Samir , Yacine , et a ma sœur lynda

Que notre fraternité continue de grandir et de prospérer, portant en


elle l'amour et la force qui nous unissent.

Samira
Sommaire
Sommaire

Introduction générale .................................................................................................... 2


Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque
Introduction ..................................................................................................................... 7
Section 1 : Notions de base sur l’entreprise et la banque .................................... 7
Section 2 : La relation entreprise - banque ........................................................... 20
Section 3 : Les sources de financement des entreprises ...................................... 23
Conclusion ..................................................................................................................... 33
Chapitre II : Le crédit d’investissement
Introduction ................................................................................................... 36
Section 1 : Généralités sur les investissements ............................................. 36
Section02 : Caractéristiques du crédit bancaire et les types de crédit
d’investissement ............................................................................................. 41
Section 03 : Les risques et les garanties liée au crédit d’investissement ...... 46
Conclusion ..................................................................................................... 51
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein de
CPA
Introduction ................................................................................................................ 53
Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil « CPA » ........................... 53
Section 2 : Etude d’un dossier de crédit d’investissement : cas « salle de
sport »................................................................................................................................ 60
Section 3 : L’analyse financière du dossier et la prise de
décision………………………………………………………………………......................64
Conclusion ..................................................................................................... 80
Conclusion générale ...................................................................................... 81
Liste des abréviations
Liste des abréviations

ANSEJ : L’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes


BA : Banque d’Algérie
BTPH :Bâtiment Travaux publiques et Hydrauliques
CA : Chiffre d’affaires
CAF :Capacité d’autofinancement
CLT : Crédit à long terme
CF :Cash -flows
CMT : Crédit à moyen terme
CPA : Crédit populaire d’Algérie
DA : Dinars Algérien
DCT : Dettes à Court Terme
DR : Délai de Récupération
EBE : Excédent brut d’exploitation
FNSEJ : Fonds National de Soutien à l’Emploi de Jeunes
IBS :Impôt sur les bénéfices des sociétés
IP : Indice de profitabilité
KDA : Unité de 1000 dinars algériens
TAP : Taxe sur l’activité Professionnelle
TCR : Tableau des Comptes de Résultat
TR : Trésorerie
TRI : Taux de Rentabilité Interne
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée
VA : Valeur Ajoutée
VAN : Valeur Actuelle Nette
VNC : Valeur Nette Comptable
SPA : Société Par Action
PME : Petite et Moyenne Entreprise
Liste des abréviations

PMI : Petite et Moyenne Industrie


Ets : Entreprise
U : Unités
CFNA : Cash – Flow Nette Actualisé
MRP : Multirisque Professionnelle
CGCT : Code Général des Collectivités Territoriales
SNC : Société en Nom Collectif
SCS : Société en Commandite Simple
SA : Société Anonyme
SARL : Société à Responsabilité Limitée
Liste des tableaux et figures
Liste des tableaux et figures

Liste des figures


N° Figure Intitulé de figure Page
Figure N° 1 Le rôle de la banque 17
Figure N° 2 Les types de la banque 18
Figure N° 3 Les types de financement 24
Figure N° 4 Les investissements selon leurs natures comptables 38
Figure N° 5 L’organigramme de l’agence CPA 55

Liste des tableaux


N° Tableau Intitulé du Tableau Page
Tableau N°1 Tableau de différents coûts d’achats 62
Tableau N°2 Tableau des chiffres d’affaires 63
Tableau N°3 Tableau de coût global de projet 64
Tableau N°4 Tableau d’amortissement de l’emprunt 65
Tableau N°5 Tableau des comptes de résultats prévisionnels 68
Tableau N°6 Calcul des dotations aux amortissements provisions et 70
pertes de valeurs
Tableau N°7 Tableau de capacité d’autofinancement 73
Tableau N°8 Tableau de capacité de remboursement des emprunts 74
Tableau N°9 Calcul de délai de récupération 77

Liste des annexes


N° annexes L’intitulé du l’annexe
Annexe N°1 Bilan d’ouverture (bilan actif)
Annexe N°2 Bilan d’ouverture (bilan passif)
Annexe N°3 Bilan actif prévisionnel
Annexe N°4 Bilan passif prévisionnel
Annexe N°5 Données descriptives du bénéficiaire de crédit
Annexe N°6 Autorisation de consultation de la centrale des risques de la banque
d’Algérie
Annexe N°7 Autorisation de crédit
Introduction générale
Introduction générale

Les entreprises sont des entités économiques qui produisent des biens et des services pour
répondre aux besoins des consommateurs. Elles jouent un rôle crucial dans l'économie en
créant de l'emploi, en stimulant la croissance économique et en contribuant à la prospérité des
communautés locales.

En effet, quelque soit son type ou sa taille, dans la plupart des cas l’entreprise ne peut pas se
contenter de ses ressources propres pour satisfaire continuellement tous ses besoins de
financement. De ce fait elle devrait recourir aux ressources externes qui sont principalement
le marché financier et la banque ce la est d’autant valable dans une économie d’endettement,
telle source de financement a toujours occupe une place primordiale dans le financement des
entreprises .

Les banques sont souvent la première option pour les entreprises qui cherchent du
financement. Les prêts bancaires peuvent être utilisés pour investir dans de nouveaux projets,
acheter de l'équipement ou couvrir les coûts opérationnels. Cependant, les banques ont des
critères stricts pour accorder des prêts, notamment la solvabilité de l'entreprise et sa capacité
à rembourser le prêt.

Aussi les banques offrent différents types de crédits d'investissement, chacun avec ses
propres taux d'intérêts et conditions de remboursement. Les entreprises doivent prendre en
compte leurs besoins spécifiques avant de choisir un type de crédit. Il est important de noter
que le crédit d'investissement peut être risqué pour les entreprises, car le remboursement du
prêt dépend de la réussite de l'investissement.

Ce type d’investissement est l’une importance cruciale aussi bien pour l’entreprise puisque il
s’agit d’un engagement à long terme qui met en jeux son patrimoine, que pour le banquier
s’agissant d’un crédit à haut risque, il doit faire l’objet d’une évaluation efficace pour assurer
le remboursement.

Cependant, le recours à ces derniers n’est nullement à l’abri du risque d’insolvabilité de


l’entreprise cliente, c’est pour cela qu’une étude généralisée et approfondis du
projetd’investissement constitue la meilleure garantie du crédit.

Page 2
Introduction générale

Problématique de la recherche :

Dans notre travail, nous allons essayer d’apporter un éclairage sur le financement d’un projet
d’investissement des entreprises par la banque, et pour ce faire nous allons tenter de
répondre à la question principale suivante :

Quelle démarche à entreprendre pour un financement bancaire rationnel d’un


investissement dans une entreprise , en l’occurrence le cas de Crédit Populaire
d’Algérie (CPA) ?

De cette problématique principale découle un certain nombre d’interrogation , notamment :

- A quoi ressemble la relation entre la banque et l’entreprise ?


- Quels sont les risques liés à l’activité de crédit bancaire et comment se prémunir
contre ces risques?
- Comment se déroule le traitement d’un dossier de crédit au niveau des banques ?

Les hypothèses de la recherche :

Afin d’apporter des éléments de réponse à ces questions, nous allons explorer plusieurs
hypothèses sur le crédit d’investissement des entreprises par la banque, en examinant les
facteurs qui influencent les décisions de prêt et les conséquences pour les emprunteurs.

Hypothèse 1 : La relation entre la banque et l’entreprise peut influencer la décision de prêt.

Si l’entreprise a une longue histoire de relations positives avec la banque, cela peut augmenter
sa crédibilité et sa capacité à obtenir un crédit d’investissement. De même, si l’entreprise a
des liens personnels avec les dirigeants de la banque, cela peut jouer un rôle dans la décision
de prêt. Cependant, cela peut également entraîner des conflits d’intérêts et des accusations de
favoritisme, il est donc important que les banques maintiennent des normes éthiques strictes
dans leurs pratiques de prêt.

Hypothèse 2 : La rentabilité de l’entreprise est un facteur clé dans la décision de la banque


d’accorder un crédit d’investissement.

Les banques examinent les états financiers de l’entreprise pour déterminer si elle est en
mesure de rembourser le prêt. Si l’entreprise présente un risque élevé de défaut de paiement,

Page 3
Introduction générale

la banque peut refuser le prêt ou exiger des garanties supplémentaires pour minimiser son
risque. Cela peut inclure des garanties personnelles des propriétaires de l’entreprise ou des
garanties réelles telles que des biens immobiliers.

Hypothèse 3 : L’objectif de crédit d’investissement de l’entreprise influence la décision de


la banque

Si l’entreprise souhaite acquérir des actifs qui généreront des revenus stables à long terme,
comme des équipements de production, la banque peut être plus encline à accorder le prêt.

En revanche, si l’entreprise souhaite investir dans des projets risqués ou incertains, la banque
peut être plus réticente à accorder le prêt. Dans ce cas, l’entreprise devra peut-être chercher
des sources de financement alternatives telles que le capital-risque ou lesinvestisseurs privés.

Méthodologie de recherche :

Pour mener à bien notre travail de recherche , nous avons opté pour la démarche
méthodologique suivante : en premier lieu nous avons réalisé une recherche documentaire et
bibliographique relative à ce thème , en suite en fonction des données collectées à partir du
stage pratique que nous avons mené au prés de CPA de Tizi-Ouzou Agence 120, nous avons
tenté d’expliquer comment se déroule le processus de financement et l’analyse de traitement
des dossiers de crédit par les responsables des instituions financières en Algérie .

Plan de travail :

Notre travail sera composé en trois chapitres : le premier chapitre comportera des notions
générales sur l’entreprise et la banque, ce chapitre est répartis en trois sections à savoir : la
première est relatives à la présentation de l’entreprise et la banque, la deuxième sur la relation
l’entreprise-banque, la troisième consiste à expliquer les différentes sources de financement
des entreprises.

Le deuxième chapitre concerne le crédit d’investissement dans la première section traite les
généralités sur les investissement, alors la deuxième section consacrée aux caractéristiques du
crédit bancaire et les types de crédit d’investissement, la troisième section aborde les risques
et les garanties liées aux crédit d’investissement.

Le troisième chapitre sera consacré à l’évaluation d’un projet d’investissement au sein de


CPA de Tizi-Ouzou Agence N° 120 », ce chapitre est devisé en trois grandes sections à

Page 4
Introduction générale

savoir : la première section correspond : la présentation de l’organisme d’accueil Crédit


Populaire d’Algérie (CPA), la deuxième section comportera l’étude d’un dossier de crédit
d’investissement cas de « salle de sport », la troisième section explique l’analyse financière
du dossier et la prise de décision.

Page 5
Chapitre I : Cadre
théorique sur
l’entreprise et la banque
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque

Introduction :
L’entreprise dans son cycle de vie a besoin des capitaux afin d’acquérir de nouveaux
moyens de production pour assurer aussi bien sa création que sa pérennité. Les capitaux
requis pour ces acquisitions sont si importants que le plus souvent, les apports des
actionnaires de l’entreprise sont insuffisants pour y faire face.

Ainsi, l’entreprise a besoin de recourir à l’emprunt bancaire pour réaliser son projet. Par
ailleurs, après certains années d’activités, comptes tenu de l’usure de ses outils de production
l’entreprise aura également besoin de capitaux stables pour renouveler ses moyens de
production.

Les établissements bancaires installés sur le territoire national se sont lancés dans
l’application d’un programme de mesure, dans l’objectif de se professionnaliser en jouant le
rôle de levier à la relance économique, et se transformer en partenaire financier dynamique et
efficace surtout en matière de relation banque – entreprise. Tout en se préparant à mieux
affronter la concurrence des banques privées et à répondre aux exigences du nouveau marché.

Section 1 : Notions de base sur l’entreprise et la banque

Les entreprises jouent un rôle fondamental dans notre économie et notre société. Elles sont
des entités dynamiques et complexes qui contribuent à la création d'emplois, à la croissance
économique et à l'innovation. Dans cette section nous allons explorer les différentes facettes
d'une entreprise et comprendre son importance dans le tissu social et économique.

1- Présentation de l’entreprise :

Avant de définir l’entreprise, il y a lieu de s’interroger sur les critères qui servent à classifier
les entreprises. Une telle classification peut être basée sur :

 La taille : grandes entreprises par opposition aux petites et moyennes ;

 Le champ d’intervention : entreprise multinationale ou entreprise national ;

 Le type de propriété : entreprise sociétaire ou entreprise individuelle à


propriétaire unique ;

 Le domaine d’activité : Société du secteur primaire , secondaire, tertiaire ,


quaternaire.

 Le type de management : société centralisée ou fortement décentralisée.

Page 7
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque

 La réussite : société performante par opposition à la société en stagnation.

De telles bases de classification permettent de voir que toutes les entreprises ont un certain
nombre de choses en commun et c’est autour de ces éléments communs que l’on peut
proposer quelques définitions de l’entreprise.

Définition selon Maurice Sallé :

« L’entreprise est un groupe humain organisé et hiérarchisé réunissant des moyens matériels
et financiers pour produire des biens ou des services en vue de la vente »
1

De cette définition, nous pouvons dégager les caractéristiques suivantes :

 Un groupement humain organisé et hiérarchisé : c’est – à –dire que les


opérations se déroulent dans un ordre préétabli et les décision sont prises par des
supérieurs (directeurs, chefs d’ateliers …) qui donnent des instructions à leurs
subordonnés ;

 La réunion de moyens financiers et d’installations (usines , machines …) ;

 La poursuite d’un but commun : la production pour la vente

Définition selon Monique Picard :

« L’entreprise est une entité économique qui en utilisent différents moyens produit des biens
et des services pour les vendre. De la vente elle retire un bénéfice qui lui permet de continuer
à vivre et à se développer. »2

Font partie des entreprises toutes les unités économiques qui ont pour but de produire un bien
ou un service marchand.

Grâce à son activité, l’entreprise obtient en fin d’exercice un résultat qui peut être positif
(bénéfice) ou négatif (perte) .

Le bénéfice de l’entreprise est conditionné par trois éléments :

- Le prix de vente unitaire ;

-Le prix de revient unitaire ;

- Les quantités vendues ;

1
[Link], Initiation à l’économie générale , édition Dunod , Paris 1984,p.8
2
M.Pécard ,Economie d’entreprise , édition Nathan , Paris 1992.

Page 8
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque

Ainsi les quantités vendues dépendent en partie d’éléments extérieurs :

-La conjoncture ;

-La politique conduite par l’Etat.

Le prix de vente est déterminé en partie par le prix de vente pratiqué par les concurrents .Il en
est de même pour le prix de revient :les matières premières , l’énergie ont un prix sur le
marché.

Définition selon Jean-pierre Lorriaux :

L’entreprise est définie comme étant « une cellule économique et sociale spécialisée dans la
production de biens ou de services, vendus sur les marchés, en vue de satisfaire les besoins de
ses clients et de réaliser un profit »3

L’entreprise remplit plusieurs fonctions :

-Une fonction de production de biens et de services .Le but est de réaliser un profit après avoir
déduit ses coûts de production ;

-Une fonction de commercialisation des biens ou des services aux clients ;

-Une fonction de répartition des revenus entre les agents économiques : personnel
,administration (Etat , Sécurité sociale) ;apporteurs de capitaux (créanciers ou prêteurs,
actionnaires ou associés.)

Définition comptable de l’entreprise :


« L’entreprise est un ensemble de moyens mis en œuvre pour accomplir certaines missions »4

De cette définition nous pouvons déduire les éléments suivants :

Pour accomplir sa mission, l’entreprise dispose de trois catégories de moyens :

- Pour fonctionner l’entreprise a besoin de moyens financiers pour assurer le paiement des
fournisseurs .exemple : la banque , la caisse et le compte courant postal .

-Les moyens matériels sont les moyens physiques utilisés par une entreprise pour produire des
biens ou réaliser des services indispensable à l’exécution de sa mission. On distingue donc
deux catégories :

3
J.P lorriaux , Economie de l’entreprise , éditionDunod , Paris , 1991.p.5.
4
Ministére des finances , institut de technologie financière et comptable, Initiation comptable , .OPU
,Alger,1990 ;p.7.

Page 9
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque

- Les investissements exemple : les terrains,les bâtiments ou les machines qui sont des biens
de production ;

- Les stocks tels que les marchandises et les matières et fournitures ;

-Les moyens humains sont les moyens en personnel de toute catégorie socio professionnelle
(cadres,agents de maîtrise, employés).

Les moyens mis à la disposition de l’entreprise sont utilisés pour réaliser sa mission. Celle –
ci peut être définie comme la production de biens, ou de services nécessaires à la satisfaction
des biens collectifs et individuels.

Exemple :

-La mission d’une entreprise de construction d’automobile est de fabriquer des voitures pour
satisfaire les besoins de ses clients (production de biens) ;

- La mission d’une entreprise de transport est de satisfaire le besoin de déplacement des


passagers (production de services)

La diversité des entreprises :


Dans ce point seront abordées quelques classifications d’entreprises qui semblent pertinentes
pour analyser leur gestion.

La classification sectorielle : on distingue classiquement trois secteurs :

- Le secteur primaire comprend l’agriculture, la pêche et les activités


minières ;

- Le secteur secondaire regroupe les entreprises chargées de transformation


des matières premières, c’est –à-dire l’ensemble de l’industrie ;

- Le secteur tertiaire englobe le commerce, le transport et les services.

La classification selon dimension :

Il n’est aisé de définir la taille d’une entreprise, et néanmoins cette classification est celle qui
distingue le mieux les pratiques de gestion des firmes. Un seul critère ne permet pas de
comparer avec certitude la dimension des entreprises.

Plusieurs moyens de repérage sont généralement employés.

Page 10
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque

La taille d’une entreprise peut être mesurée d’après le nombre de salariés qu’elle emploie,
Ou d’après l’importance de son chiffre d’affaires :

La classification des entreprises suivant leur effectif : on distingue les types


d’entreprises suivants :

- Très petite entreprise : de 1 à 9 salariés

- Petite entreprise : de 10 à 49 salariés

- Moyenne entreprise : de 50 à 499 salariés

- Grande entreprise : de 500 à 999 salariés

- Très grande entreprise : plus de 1000 salariés

Cet indicateur est très simple à utiliser pour distingue les entreprises entre elles. Toutefois,
l’effectif d’une entreprise n’informe pas sur le niveau de qualification du personnel. Une
entreprise embauchant 20 ouvriers n’aura pas le même poids économique qu’une entreprise
comprenant 20 ingénieurs.

La classification des entreprises selon le chiffre d’affaires :

Le chiffre d’affaires est un critère intéressant pour comparer deux entreprises qui produisent
des biens de nature différente puisque la mesure de leur activité est effectuée dans la même
unité monétaire.

Le chiffre d’affaire peut être complété par d’autres indicateurs, celui du bénéfice ou de la
valeur ajoutée réalisés par l’entreprise .En effet, pour un même chiffre d’affaires une
entreprise peut réaliser un faible bénéfice alors qu’une autre peut réaliser un bénéfice
important.

La classification juridique :Trois catégories peuvent être distinguées :

Le secteur privé : où sont rassemblées les entreprises individuelles d’une part et les
entreprises sociétaires de l’autre exemple : les Sociétés en Nom Collectif (SNC), les Sociétés
en Commandite Simple, les sociétés en commandite simple (SCS), les Sociétés anonymes
(SA), les sociétés à responsabilité limitée (SARL) ;

Le secteur public : est composé d’entreprises publiques, d’entreprisesnationalisées,


d’entreprises semi – publiques, de régies.

Page 11
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque

Le secteur coopératif : est composé d’entreprises qui refusent le principe capitaliste, tout en

acceptant l’Économie de marché exemples : les coopératives de consommation, de


production, des coopératives agricoles, etc.

Buts d’entreprises :

Le but de l’entreprise est la raison pour laquelle a eu lieu sa création. Le but varie selon le
type d’entreprise et le système social dans lequel elle se trouve. Un but est un objectif à
atteindre dans l’accomplissement d’une activité donnée. Il exprime le résultat qu’un
responsable doit s’efforcer d’obtenir dans la réalisation des opérations qu’il a pour mission
d’effectuer ou de diriger.

Chaque entreprise fixera ses objectifs, en fonction de :

- Ses aspirations propres (ou celles des dirigeants)

- L’environnement dans lequel elle se situe (l’entreprise ne peut pas négliger


le poids de l’environnement, puisque c’est un système ouvert)

- Ses contraintes (liées notamment au passé de l’entreprise)

- L’orientation qu’elle souhaite prendre pour l’avenir.

Dès sa création, l’entreprise se fixe un objectif .La réalité économique montre des entreprises
qui ont des objectives différentes dents la diversité pose des problèmes de classification .Ces
objectifs peuvent être classés en deux catégories :

Objectifs technico – économiques

Tels que la rentabilité, la croissance, la sécurité. Ces objectifs sont mesurables (bénéfice
réalisé, augmentation du chiffre d’affaire, part de marché, proportion des capitaux empruntés
par rapport aux capitaux propres, etc...).

Ils découlent d’une approche totalement interne à l’entreprise.

Objectifs de « citoyenneté »

Tels que la satisfaction de l’intérêt générale (notion de service public pour les entreprise) ; la
protection des intérêts d’un groupe d’individus (coopératives) ; la recherche d’un bon climat
social .La décision de retenir tel ou tel objectif n’est pas neutre : cet (ou ces) objectif(s)
conditionne (nt) le fonctionnement de l’entreprise.

Page 12
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque

Dans la pratique, une entreprise se fixe généralement plusieurs objectifs : on parle alors de
« Système d’objectifs ».

Par ailleurs, les buts des entreprises sont très différents d’une entreprise à l’autre :

Dans les entreprises capitalistes :


Dans les entreprises fondées et dirigées par des apporteurs de capitaux, le but est d’obtenir
le maximum de profit.

Le profit est ce qui reste après avoir déduit toutes les charges. En fait, c’est essentiellement
le taux de profit (profits /capitaux engagés) qui intéresse les actionnaires.

Le profit est réparti de la façon suivante :

-Salaire : rémunération du chef d’entreprise, des dirigeants et salariés ;

-Participation : supplément versé aux salariés en fonction des résultats de l’entreprise.

-Autofinancement : somme non distribuée et qui est soit réinvestie dans l’entreprise soit
placée sur le marché financier ou boursier ;

-Dividendes : part des résultats reversés aux détenteurs (ou associés) du capital.

Dans les pays à économie de marché :

Certaines entreprises sont créées avec des finalités très différentes :

 Les buts du secteur public :

Le secteur public ne saurait avoir comme objectif la maximisation du profit. Ces entreprises
publiques sont dotées d’une certaine autonomie juridique et fonctionnelle, ainsi certains
établissements publics pour suivent une activité économique qui entre dans le cadre de leurs
missions de service public et ne vise pas, à titre principal, la réalisation d’un profit. La finalité
du service public est de rendre des services à la collectivité qui n’est pas assurée par le
secteur privé.

 Les entités privées à but non lucratif (entreprises de l’économie


sociale) :

Elles cherchent à assurer d’abord leur survie et leur pérennité tout en rendant un service à
leurs adhérents c’est le cas pour les coopératives, les mutuelles, certaines associations et de
manière générale, toutes les institutions relevant de l’économie sociale.

Page 13
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque

Les buts changent avec le type de coopérative :

-Une coopérative d’achat cherche à fournir les produits à ses adhérents au prix le plus bas ;

-Une coopérative de production a pour but de permettre aux travailleurs de ne pas être
exploités par les commerçants et les apporteurs de capitaux ;

- Une coopérative agricole de transformation de produits et de vente permet d’obtenir de


meilleurs prix et surtout de mieux maîtriser l’évolution de la filière.

Dans les économies socialistes planifiées :

Les entreprises ne sont plus des centres autonomes. Elles ont pour but la réalisation des
objectifs qui leur sont assignés par le plan. Ce dernier (ou le plan) fixe, pour tous les secteurs,
les quantités à produire et les prix des biens de production et de consommation

2-Présentation de la banque :
La banque est un acteur central du système financier et joue un rôle essentiel dans l'économie
mondiale. Elle est une institution qui offre une variété de services financiers, tels que la gestion des
dépôts, l'octroi de crédits, les services de paiement, les investissements et les conseils financiers.

Définition de la banque :

Une banque est une institution financière essentielle qui collecte l’épargne, accorde des prêts
et met à la disposition des clients des moyens de paiement.

Définition selon Pascal Gauchon :

La banque comme « tout établissement privé ou public qui facilite les paiements des
particuliers ou entreprises, reçoit des fonds et crée des paiements. »5

La banque donc un intermédiaire financier qui redistribue sous forme de crédits les fonds
qu’elle collecte auprès des agents économiques.

Définition économique :

Les banques sont des entreprises ou des établissements qui ont pour profession habituelle de
recevoir sous forme de dépôt, des fonds du public qu’elles emploient sur leur propre compte
en opération de crédits ou en opérations financières.

5
[Link] , vocabulaire d’actualité économique , Edition Ellipse .Paris 1994 ;p30.

Page 14
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque

La banque intermédiaire entre offreurs et demandeurs de capitaux et ceci à partir de deux


processus distincts :

En intercalant son bilan entre offreurs et demandeurs de capitaux, c’est l’intermédiation


bancaire.

En mettant en relation directe offreurs et demandeurs de capitaux sur un marché de capitaux


(marché financier).6

Définition juridique :

Selon l’article 114 de la loi Algérienne N°90-10 du 14 Avril 1990

Relative à la monnaie et au crédit définit les banques comme étant : « Des personnes morales
qui effectuent à titre de profession habituelle et principalement les opération décrites aux
articles 110 à 113 de la présente loi ».

« Les opérations de la banque comprennent la réception de fonds du public, les opérations de


crédit ainsi que la mise à la disposition de la clientèle des moyens de payement et la gestion
de ceux –ci ».7

Le rôle de la banque :

La banque est partenaire de l’entreprise et partage les succès et les échecs.

Le rôle de la banque comprend :

Le financement de l’économie :

Le financement de la vie économique sur des flux réels tels que la production, la
consommation, l’investissement .Dont contrepartie est présente par des flux financiers
comme les règlements, les prêts, les emprunts …

Les différents agents économiques (l’Etat, ménages, entreprises …) pour accomplir leurs
fonction de production et de consommation, éprouvent des besoins de financements de
différents natures .Pour cela ils disposent de plusieurs sources de financement.

Pour faire face à ses besoins les entreprises doivent faire appel à des ressources internes,
principalement leurs fonds propres, une autre source de financement destinée à assure le

6
[Link] Priani.S « la banque fonctionnement et stratégie », économica Paris 1997.
7
Garsnault.P et Priani .S « la banque fonctionnement et stratégie », édition économica Paris ,1997.

Page 15
Chapitre I : Cadre théorique sur l’entreprise et la banque

cycle d’exploitation, se constitue par le crédit fournisseur, les avances à la demande et le


délai accordé par les administrations fiscales et douanières.

Dans le cas d’insuffisances des moyennes financiers, les entreprises fonts appels aux
banques afin qu’elles puissent leurs assurer un fonctionnement dans les bonnes conditions.

Le rôle des intermédiaires financiers :

La banque est avant tout une institution financière .Elle joue le rôle d’intermédiaire entre les
détenteurs et les demandeurs de capital, et ces intermédiaires financiers interviennent de façon
différents sur le marché financier et sur le marché de liquidités.

 Sur le marché financier :

Le rôle des prestataires de services est important dans le monde des finances .Les prêteurs et
les emprunteurs sont en contrat direct et travaillent en leur nom personnel. Les prêteurs
prêtent de l’argent et les emprunteurs en bénéficient moyennant une commission. Les prêteurs
peuvent être des institutions financières comme les banques, les coopératives de crédit les
investisseurs ou les prêteurs privés. Les emprunteurs peuvent être des particuliers, des
entreprises ou des gouvernements. Les prestataires de services agissent comme des
intermédiaires et permettent aux emprunteurs d’accéder aux fonds dont ils ont besoin tout en
permettant des fonds. Ils aident à faciliter les transactions financiers en fournissant des
services tels que des prêts hypothécaires, des prêts étudiants, des prêts personnels et des prêts
à l’entreprise.

 Sur le marché de liquidité :

Tout à fait,les intermédiaires financiers jouent un rôle crucial dans le fonctionnement des
marchés financiers .Ils interviennent de manière directe ou indirecte en satisfaisant les besoins
des agents économiques ou en collectant et créant les ressources nécessaires.

L’action de l’intermédiaire financier a pour objectif de fluidifier l’accès aux ressources


financières et d’assurer une allocation efficace des fonds entre les différents acteurs
économiques. Ils collectent des fonds auprès des agents ayant de l’argent disponible
(épargnants, investisseurs)et les placent sur les marchés financiers pour financer les projets
des agents économiques ayant besoin de fonds (entrepreneurs..).

Page 16
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

Les intermédiaires financiers peuvent être une banque une compagnie d’assurance, une
société de gestion ou un fond de pension, ils fournissent des services financiers tels que
l’émission de titres, la gestion des placements, les services de crédit ,…

À partir des prérogatives évoluent aux intermédiaires financières, on peut cerner avec plus
de précision le rôle économique que recouvrent les fonctions essentielles suivantes :

 La fonction de création monétaire par le jeu des relations avec l’étranger et de


refinancement des banques à la charge de l’institut des missions.
 La fonction de création par l’octroi de crédits à l’institut des missions.
 La fonction de création par l’octroi de crédits à l’économie ou à l’Etat.
 La fonction de transformation qui consiste à emprunter des capitaux en vue de les
prêter à des agents économiques sous des formes et des durées différents.
 La fonction de placement qui consiste à vendre des valeurs mobilières (émission des
actions et des obligations pour le compte des sociétés émettrices).
 La fonction de négociation des valeurs mobilières et de liquidités à la demande de la
clientèle.

Schéma n°01 : le rôle de la banque

Dépôts Crédit

Source : Darmon de
Détenteurs O, «
Demandeurs de
Banque
capitaux capitaux

Source :Darmon O, Stratégie bancaires et gestion de bilan » ; Edition Economica,


Paris ;1998 ;p.45

Les différents types de la banque :

Le secteur bancaire est diversifié et comprend différents types de banques, chacune ayant des
caractéristiques spécifiques et offrant des services adaptés à différents besoins financiers.

Page 17
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

Schéma n° 2 : Types de banque

Les types de la banque

La Banque La Banque de La Banque La Banque La Banque


Centrale Dépôt Commerciale D’affaire D’investissement

Source : Etablit par nous – mêmes à partir des documents consultés

La banque centrale :

Les banques centrales sont des institutions gouvernementales chargées de la régulation


monétaire et de la politique monétaire d'un pays. Elles émettent la monnaie nationale,
gèrent les réserves de change, supervisent le système financier et cherchent à maintenir la
stabilité des prix et la stabilité financière.

Toutefois, le rôle de la banque centrale ne s’arrête pas à l’émission de la monnaie, elle


fixe également le niveau des taux directeurs, contrôle la masse monétaire et surveille l’activité
des banques commerciales.

La banque d’affaires :

Les banques d’affaires s’occupent de finance d’entreprise. Elles accompagnent les grandes
entreprises en proposant plusieurs services bancaires comme des conseils stratégiques et
financiers. Ces banques d’affaires accompagnent aussi les entreprises sur des projets de
fusions-acquisitions.

La banque d’investissement :
Les banques d’investissements ont une activité basée sur les marchés financiers. Ces banques
d’investissement achètent et vendent des actions, des obligations ou des produits dérivés sur

Page 18
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

les marchés financiers. Elles peuvent aussi s’occuper de levée de fonds pour des entreprises
nouvellement cotées ou gérer des opérations de change.

La banque commerciale :

Les banques commerciales sont aussi appelées banques de détail. C’est le type de banque
avec lequel le grand public est le plus familier. En effet les banques commerciales sont les
banques dans lesquelles nous avons tous notre compte bancaire ainsi que nos comptes
épargnent.

Ces banques commerciales où banques de détail proposent des services bancaires à ses clients
qui sont soit des particuliers soit des entreprises. Parmi ces services bancaires on peut citer :

La mise à disposition d’un compte bancaire avec tous les services qui vont avec comme par
exemple la mise en disposition de moyens de paiement (carte bancaire, chèque …)

- Les différents crédits ou prêts.

- Le dépôt d’argent (comptes épargne.)

Parmi les banques commerciales on trouve différents types de banques : les banques dîtes
traditionnelles, les banques en ligne les banques mobiles ou néo banque.

La banque de dépôt :

La notion banque de dépôt concerne les banques qui ont le droit de recevoir des dépôts de la
part de leur clientèle. La majorité des banques ont cette possibilité de collecte. Toutefois,
certaines banques spécialisées, qui se sont vues attribuer des prérogatives et parfois des
avantages par les pouvoirs publics, peuvent se voir interdire cette faculté de recevoir des
dépôts.

Page 19
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

Section 2 : La relation entreprise-banque


La relation entre la banque et l'entreprise est symbiotique. Les banques fournissent aux
entreprises les services financiers nécessaires à leur fonctionnement et à leur croissance,
tandis que les entreprises constituent une source de revenus pour les banques. Cette relation
étroite est essentielle pour stimuler l'activité économique et favoriser le développement des
entreprises.

1- Cadre de la naissance de la relation entreprise-banque :

La relation banque entreprise prend naissance à l’ouverture du compte bancaire, l’entreprise


étant un agent économique exprimant le besoins de financement s’adresse a la banque qui est
un établissement financier ayant les capacités de le financer.

L’entreprise aura besoins de la banque afin de financer l’ensemble de ses opérations


d’acquisition et d’exploitation.

La banque elle aussi a besoins des entreprises afin de récolter des fonds des entreprises en

excédents de trésorerie et d’une part financer des entreprise en besoins de financement.

De ce fait, la naissance de la relation banque entreprise est une opération ou deux acteurs
majeur du paysage économique d’un pays ou d’une région s’allient dans un partenariat
gagnant-gagnant.

besoin de l’entreprise :

Dans le fonctionnement et le développement des entreprise la contrainte financière est


présente à toutes les étapes .Il est donc essentiel d’identifier les besoins et les ressources de
financement. Ces besoins peuvent être liés soit au cycle d’investissement, soit au cycle
d’exploitation .Les premiers sont liés aux investissements nécessaires à la croissance de
l’entreprise, tandis que les seconds découlent des activités courantes de fonctionnement de
l’entreprise.

Besoin de cycle d’investissement :

La phase d’investissement correspond à tous les investissements à long terme qu’une


entreprise doit effectuer, après plusieurs années d’activité. Cela nécessite un financement
stable et la possibilité d’acquérir durablement des biens tels que des machines, du matériel de
investissements et des besoins en fonds de roulement, l’entreprise doit disposer de ressources

Page 20
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

stables, notamment des fonds propres issus des associés, des emprunts obligataire et
bancaires, ainsi que des options de financement telles que crédit-bail

Ce dernier permet à une entreprise de choisir un bien immobilisé qu’elle souhaite louer avec
une option d’achat à la fin du contrat, auprès d’une société spécialisée dans ce domaine.

Besoin de cycle d’exploitation :

Le cycle opérationnel nécessite des actifs physiques et financiers pour fonctionner.

Il peut être divisé en trois phases:

- Une phase d’approvisionnement, durant laquelle l’entreprise acquiert les biens et services
nécessaires à son activité.

-Une phase de production, au cours de laquelle elle transforme ces biens pour les rendre en
produits finis.

-Une phase de commercialisation, également connue sous le nom de phase de vente,


consiste à vendre les produits et services proposés par l’entreprise.

2- Les avantages et les inconvénients de la relation entreprise-banque :

La relation entre l'entreprise et la banque présente à la fois des avantages et des


inconvénients significatifs. Cette relation étroite joue un rôle crucial dans la gestion financière
et la croissance des entreprises. Cependant, elle comporte également certains défis auxquels
les entreprises doivent faire face.

Les avantages de la relation entreprise-banque :

Accès aux capitaux :

Les banques offrent aux entreprises un accès aux capitaux nécessaires pour financer leurs
investissements et leurs activités. Cela permet aux entreprises de développer leurs opérations,
d'acquérir des actifs et de saisir de nouvelles opportunités de croissance.

Services de gestion de trésorerie :

Les banques proposent des services de gestion de trésorerie aux entreprises, ce qui facilite la
gestion des flux de trésorerie, des paiements, des encaissements et des décaissements. Cela

Page 21
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

permet aux entreprises de gérer leurs liquidités de manière efficace et d'optimiser leur gestion
financière.

Services de conseil financier :

Les banques peuvent fournir aux entreprises des conseils financiers et des analyses qui les
aident à prendre des décisions éclairées. Ces conseils peuvent concerner la gestion des
risques, les stratégies d'investissement, la planification financière, etc. Cela aide les
entreprises à maximiser leurs performances financières et à atteindre leurs objectifs.

Services liés au commerce international:

Les banques facilitent les transactions commerciales internationales en offrant des services de
financement du commerce tels que les lettres de crédit. Cela réduit les risques liés aux
transactions internationales et facilite les échanges commerciaux pour les entreprises opérant
à l'échelle mondiale.

Les contraintes de la relation entreprise-banque :


La relation entre une banque et une entreprise peut causer des inefficacités dans le marché du
crédit et déséquilibrer le secteur bancaire.

Exigences de garanties :

Les banques peuvent demander des garanties ou des collatéraux aux entreprises en échange
de prêts. Cela peut limiter la flexibilité financière des entreprises et les contraindre à fournir
des actifs en garantie, ce qui comporte un certain niveau de risque.

Coûts financiers :

L'utilisation des services bancaires peut entraîner des coûts financiers pour les entreprises, tels
que les frais d'intérêt sur les prêts et les frais de gestion de compte. Ces coûts peuvent affecter
la rentabilité des entreprises et doivent être pris en compte dans la gestion financière.

Page 22
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

Risque de crise financière :

En cas de crise financière ou de récession économique, les banques peuvent resserrer leurs
politiques de crédit, ce qui rend plus difficile pour les entreprises d'obtenir des financements.
Cela peut limiter leur capacité à investir et à se développer, ce qui peut entraîner des
difficultés économiques supplémentaires.

Section 3 : Les sources de financement

Lorsqu'une entreprise souhaite se lancer dans un nouveau projet ou développer ses activités,
elle doit trouver des sources de financement que l'entreprise utilise pour obtenir les fonds
nécessaires à la réalisation de ses projets.

≪ Une partie du financement est destinée à l’acquisition de moyens de production, c’est-à-


dire l’investissement. Une autre partie permet de satisfaire les besoins financiers né du cycle
d’exploitation.≫8

Il existe plusieurs types de sources de financement pour les entreprises, chacune ayant ses
avantages et ses inconvénients. Dans cette présentation, nous allons aborder les différentes
sources de financement disponibles pour les entreprises.

8
Bernard YVES, Jean Claude cou, << Dictionnaire économique et financier >>, seuil , paris, 1996, p698.

Page 23
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

Schéma n 03 : les types de financement

le financement

le financement le financement
interne externe

financement financement
l'autofinancement
indirect directe

marché
systéme bancaire marché financier
monétaire

Source : Etablit par nous – mêmes à partir des documents consultés.

1- Les sources de financement interne (l’autofinancement) :

L’autofinancement est la partie de la capacité d’autofinancement qui restera à la disposition


de l’entreprise pour être réinvestie .

Il constitue de façon générale le pivot du financement des entreprises et pour certains d’entre
elles la source exclusive du financement dans les phases d'décisives de leur développement.
Le caractère fondamental de cette ressource tient au fait qu’elle ne vient pas seulement
s’additionner à des ressources externes d’un montant déterminer mais constitue « l’amorce»,
le pivot à partir de quel le financement externe pourra être sollicité et attiré par l’entreprise.

Page 24
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

Ceci est justifié pour deux raisons fondamentales. Son montant fournit une indication relative
aux performances de l’entreprise : un autofinancement élevé rassure les apporteurs des
capitaux externes sur les possibilités de rémunération et de mise en valeur des fonds qu’ils
peuvent fournir. C’est autofinancement qui créé la capacité de remboursement de l’entreprise
il donne ainsi une mesure de risque de non recouvrement que les apporteurs de capitaux
support du fait de l’entreprise.

Les avantages et les inconvénients de l’autofinancement :

Cette approche présente à la fois les avantages et les inconvénients de l’autofinancement


que nous allons citer ci-dessous :

Les avantages de l’autofinancement :

L’autofinancement constitue un facteur d’indépendance financière appréciable, en


particulier en période d’encadrement du crédit, Il permet à l’entreprise de limiter le recours à
l’endettement et d’améliorer donc sa rentabilité en réduisant le poids des charges financières.

 Indépendance financière :

L’autofinancement permet à une entreprise de conserver son indépendance financière. Elle


n’a pas besoin de s’endetter ou de faire appel à des investisseurs externes, ce qui signifie
qu’elle a un plus grand contrôle sur ses décisions et sa stratégie commerciale.

 Pas de coûts d’emprunt :

Lorsqu’une entreprise se finance par le biais de prêts ou d’autres formes de financement


externe, elle doit payer des intérêts et d’autres frais liés à cet emprunt. En utilisant
l’autofinancement, une entreprise éviter ses coûts d’emprunt et peut économiser de l’argent à
long terme.

 Flexibilité financière :

L’autofinancement offre une plus grande flexibilité financière une entreprise peut décider
d’utiliser ses bénéfices pour financer de nouveaux projets, investir dans des actifs, effectuer
des rénovations ou renforcer sa trésorerie.

Cette flexibilité permet à l’entreprise de s’adapter plus facilement aux changements


économiques et aux opportunités d’affaires.

Page 25
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

 Amélioration de la rentabilité :
L’autofinancement peut contribuer à améliorer la rentabilité d’une entreprise. En
évitant les coûts d’emprunt et en utilisant ses propres ressources, l’entreprise peut
accroître ses bénéfices nets. Cela peut également augmenter la valeur de l’entreprise et
renforcer sa position concurrentielle.
Les inconvénients de l’autofinancement :

L’autofinancement constitue un frein à la mobilité du capital dans la mesure au les


bénéfices sécrétés sont automatiquement réinvestis dans la même activité il contribue ainsi à
une mauvaise allocation des ressources.

 Limitation des ressources :

L'autofinancement signifie que l'entreprise ne peut compter que sur ses propres
ressources financières pour financer ses activités et ses projets. Cela peut limiter la capacité de
l'entreprise à prendre des initiatives d'expansion ou à saisir des opportunités de croissance qui
nécessitent des investissements importants. En l'absence de financement externe, l'entreprise
peut être limitée dans ses possibilités de développement

 Contraintes sur la croissance :

En relation avec le premier point, l'autofinancement peut entraîner des contraintes sur la
croissance de l'entreprise. Si l'entreprise ne dispose pas de suffisamment de ressources
internes pour financer des projets d'expansion ou des investissements stratégiques, elle peut
être confrontée à des limitations en termes de capacité de croissance. Cela peut entraîner un
retard dans l'expansion de l'entreprise par rapport à ses concurrents qui ont accès à des
financements externes.

 Augmentation du risque financier :

Lorsqu'une entreprise s'autofinance, elle assume un risque financier plus élevé. Si elle connaît
des difficultés financières ou si elle subit des pertes, elle n'a pas la possibilité de se tourner
vers des sources externes de financement pour obtenir un soutien. Cela peut mettre l'entreprise
dans une position plus vulnérable en cas de problèmes financiers ou de fluctuations
économiques.

 Pression sur la rentabilité :

L'autofinancement peut exercer une pression sur la rentabilité de l'entreprise. En utilisant


ses propres ressources pour financer ses projets, l'entreprise peut réduire ses bénéfices

Page 26
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

disponibles pour la distribution aux actionnaires ou pour d'autres utilisations. Cela peut
affecter la rentabilité globale de l'entreprise à court terme.

2- Les modes de financement externe :

On parle de financement externe lorsque l’entreprise fait appel aux apports de capitaux
provenant de tiers. Il existe deux types de financement externe, direct (via de marché financier
et de marché monétaire) et indirect (via des bancaires).

Financement direct :

Le financement direct est un mode de financement ou les agents ayant un besoin de


financement acquièrent des fonds directement sur le marché de capitaux sans recourir à un
intermédiaire financier.

Il est différent du financement indirect ou intermédiaire financier collecte le fond du public


sous forme d’épargne contre un taux d’intérêt et l’octroi à un agent a besoin de financement
sous forme de crédit contre un taux d’intérêt plus élevé

Le financement direct est généralement effectué sur un marché de capitaux par des agents qui
vendent ou achètent des titres financiers soit pour placer des fonds ou s’en acquérir

Les marchés de capitaux assurent le financement de l’économie, et sur ces marchés se


confrontent des agents à la recherche de financements et d’autres à la recherche de
placements, ils sont divisés en deux grands marchés :

 Le marché financier est le marché des capitaux à long terme.


 Le marché monétaire est le marché des capitaux à court terme.

Le marché financier :

Un marché financier est un marché sur lequel des personnes, des sociétés privées et des
institutions publiques peuvent négocier des titres financiers, matières premières et autres
actifs, a des prix qui reflètent l’offre et la demande. Les titres comprennent des actions et des
obligations, ainsi que des produits de base, notamment des métaux précieux ou des produits
de base agricoles.

Le marché financier représente l’ensemble des offres et des demandes de capitaux pour des
souscriptions au capital social des entreprises et des placements à long terme. Sur ce marché
sont émis et négociés des titres dont l’échéance est généralement supérieure à sept ans.

Page 27
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

Il comprend deux compartiment le premier s’intitule marché primaire qui réserver pour les
émissions de titre financière neuf, et le second est le marché secondaire qui est réserver pour
les anciens titres déjà acquis par des propriétaires ou des créancier qui veulent les vendre.

 Le marché primaire :

Le marché primaire est le marché sur lequel de nouvelles émissionsde valeurs mobilières,
d’actions ou d’obligations sont proposées par des sociétés ou des Etats émetteurs à des
acheteurs appelés souscripteurs. On l’appelle aussi nouveau marché de financement.

Le marché primaire est un marché fictif qui n’a pas d’existence réelle (il n’est pas situé dans
un lieu spécifique il opère entre banques), ce marché n’est pas directement soumis au droit du
monde. L’offre et la demande.

Le marché primaire désigne plusieurs types d’émission de titres :

-Lorsqu’une nouvelle émission de titres par une société ou État, lors de la création d’une
société, de nouveaux titres sont introduits sur le marché.

- lorsqu’une société déjà cotée sur le marché procèdeà une augmentation de capital ou
lorsqu’un émetteur obligataire assimile une nouvelle tranche à une émission émise
précédemment, les deux font appel au marché primaire

La conversion de bons de souscription d’actions ou d’obligations en actions ou obligations


nouvelles crée de nouveaux titres.

Comme dans tous les marchés on y trouve des acteurs offreurs et demandeurs, et dans la
marcher primaire les principaux acteurs sont :

Les demandeurs : ils peuvent être des Etats, des collectivités locales ou des entreprises.
L’Etat, tel une entreprise, doit faire face à des dépenses, appelées charges d’exploitation
(fournitures de bureau, salaire des fonctionnaires, etc. ) Ainsi que d’assurer les dépenses
d’équipement collectif (routes, hôpitaux, écoles, etc.) Appelées les dépenses investissement.
Les taxes doit en principe suffire à couvrir les dépenses opérationnelles, mais elle ne peut pas
couvrir les couts d’investissement c’est pour cela que l’Etat doit alors émettre des emprunts.

Les collectivités locales (wilayas,daïras,communes) ont les mêmes types de dépenses et


procèdent de la même manière.

Comme les autres agents économiques, les entreprises doivent assurer des charges financées
par les recettes ou des crédits de trésorerie, mais elles doivent aussi investir.

Page 28
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

On a vu que pour financer ses investissements, une entreprise avait diverses solution dont
le recours au marché financier.

-Les offreurs : ils peuvent être des soumissionnaires nombreux et variés tel que des
particuliers, des entreprises, des investisseurs institutionnels, des banques et des groupes de
placements collectifs.

Les particuliers peuvent investir leurs économies dans les formules élaborées par les banques
(comptes d’épargne, comptes à terme, certificats de dépôt, etc.). Ils peuvent également
épargner à long terme en achetant des titres.

Les entreprises sont souvent à forte intensité de capital, mais elles peuvent aussi vouloir
placer de l’argent. Parmi les solutions possibles, ils peuvent opter pour un investissement en
valeurs mobilières.

Les investisseurs institutionnels comprennent principalement la caisse des dépôts et


consignations, des sociétés d’assurance et des fonds de pension.

Les intermédiaires : les demandeurs et les fournisseurs de capitaux sont reliés par des
établissements de crédit et des sociétés d’investissement qui assurent les émissions par
l’intermédiaire de leur réseau.

Les intermédiaires informent l’émetteur du moment et du volume de l’émission. Ils mettent à


la disposition de ces derniers leurs jetons et perçoivent a cet égard une commission de jeton.
Ils peuvent offrir une garantie de bon investissement en s’abonnant eux-mêmes et en les
plaçant auprès de leurs clients. Cette garantie consiste à percevoir une commission
proportionnelle sur le capital garanti.

 Le marché secondaire :

Le marché secondaire est le deuxième compartiment du marché financier, connue sous le nom
de la bourse et c’est le lieu de rencontre de l’offre et de la demande des titres financiers
.Actions, obligation qui ont déjà été émises sur le marché financier primaire. Ce marché
permet d’assurer la liquidité c’est-à-dire la revente des titres souscrits par l’investisseur. On
ne souscrit jamais à une augmentation de capital ou à un emprunt obligataire à la Bourse car
celle-ci n’est, en quelque sorte, que le marché de la revente, le (marchéde l’occasion) des
valeurs mobilières.

Page 29
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

Les négociateurs : ce sont ceux des établissement de crédit et des entreprises


d’investissement qui, après avoir été agréés par les autorités compétentes, sont devenus
membres du marché pour exécuter les ordres d’achat et de vente.

Les compensateurs : ce sont des opérateurs qui se chargent du règlement et de la livraison


des titres.

Les collectionneurs d’ordres : lorsqu’ils ne sont pas membres d’Euronext, les intermédiaires
financiers, les banques ou les sociétés d’investissement qui collectent les ordres de leurs
clients sont responsables de les transmettre à un négociateur, évitant ainsi toute étape
supplémentaire aux investisseurs. Les collecteurs d’ordres sont soumis à l’approbation
spécifique de l’autorité des marchés financiers et sont autorisés à ouvrir des comptes pour le
compte de leurs clients.

Les émetteurs d’ordre : Non autorisés à ouvrir des comptes ou à recevoir des valeurs ou des
espèces, ce sont les prestataires de services qui transmettent les ordres, généralement au
moyen de technologies avancées, au client intermédiaire (négociateur ou collecteur d’ordres)

Pour autant, tous les marchés financiers de présentent pas les mêmes garanties pour les
apporteurs de capitaux car il y a des marchés réglementés et d’autres non.

Le marché monétaire :

Le marché monétaire peut être défini comme étant le marché des capitaux à court terme.

Selon l’expérience française il a était réformé, à partir de l’année1985, il comprend


désormais deux compartiment, l’un réserver pour les professionnels du métier de la banque
appelé marché interbancaire et un autre ouvert à tous les agents économiques appelé marché
de titres négociables.

Financement indirect :
Le financement bancaire est un autre moyen de financement externe permettant
d’atténuer les insuffisances des capitaux propres sur l’équilibre financier des entreprises.
Selon sa maturité le crédit bancaire peut être accordé à court, moyen ou long terme. Cela
diffère du financement direct, ou les fond sont obtenus directement auprès des investisseurs
ou des prêteurs.

Page 30
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

Le fonctionnement du financement indirect :

Le financement indirect est un mode financement qui passe par un intermédiaire financier,
une banque ou un établissement de crédit, il consiste à collecter l’épargne des agents à
capacité de financement et pour en octroyer des crédits aux agents a besoins de financement.

Les sources de financement indirect peuvent varier en fonction du pays, du secteur d’activité
et de la taille de l’entreprise. Les entreprises peuvent utiliser une combinaison de différentes
sources de financement indirect en fonction de leurs besoins spécifiques et de la disponibilité
des options de financement sur le marché.

Les avantages du financement indirect :

 Diversification des sources de financement :

Le financement indirect permet de diversifier les sources de financement de l'entreprise.


Plutôt que de dépendre uniquement de ses propres bénéfices ou de l'autofinancement,
l'entreprise peut obtenir des prêts, des lignes de crédit ou des investissements en fonds propres
provenant de différentes institutions financières ou investisseurs, ce qui réduit la
concentration des risques.

 Renforcement de la crédibilité et de la réputation :

Lorsqu'une entreprise obtient un financement indirect auprès d'institutions financières bien


établies, cela peut renforcer sa crédibilité et sa réputation sur le marché. Ces partenariats
financiers peuvent témoigner de la confiance accordée à l'entreprise, ce qui peut faciliter les
relations commerciales, les partenariats ou les négociations avec d'autres parties prenantes.

 Accès à des ressources financières étendues :

Le financement indirect permet aux entreprises de bénéficier de ressources financières plus


importantes. En s'associant à des institutions financières telles que des banques, des sociétés
de capital-investissement ou des sociétés de crédit-bail, les entreprises peuvent accéder à des
montants de financement plus importants qu'elles ne le pourraient par le biais de leurs propres
ressources internes.

Page 31
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

Les inconvénients du financement indirect :

 Coûts financiers :

Le financement indirect peut entraîner des coûts financiers plus élevés pour l'entreprise. Les
institutions financières facturent souvent des intérêts, des frais de transaction ou des
commissions pour leurs services, ce qui peut augmenter les charges financières de l'entreprise.
Il est essentiel de prendre en compte ces coûts lors de l'évaluation de la viabilité du
financement indirect.

 Risques d'endettement :

Le recours excessif au financement indirect peut entraîner un niveau d'endettement élevé pour
l'entreprise. Si les remboursements ou les charges financières deviennent trop lourds à
supporter, cela peut affecter la rentabilité de l'entreprise et sa capacité à investir dans des
projets de croissance ou à faire face à des périodes difficiles.

 Complexité des relations financières :

Le financement indirect implique des relations financières complexes avec les institutions
financières ou les tiers. Ces relations peuvent nécessiter une gestion et une coordination
supplémentaires, notamment en termes de rapports financiers, de conformité réglementaire et
de communication constante avec les partenaires financiers.

Page 32
Chapitre I : Généralité sur l’entreprise et la banque

Conclusion du chapitre :

La relation entreprise-banque est complexe et essentielle à la fois.

En travaillant ensemble de manière transparente et en se concentrant sur les besoins


spécifiques de chaque entreprise, les banques peuvent jouer un rôle clé dans le développement
économique et la croissance des entreprises.

L’autofinancement peut ne pas être possible ou suffisant pour toutes les entreprises en phase
de croissance rapide. Dans de tels cas, un financement externe peut être nécessaire pour
soutenir la croissance et le développement de l’entreprise.

Il existe de nombreuses sources de financement disponibles pour les entreprises. Chacune a


ses avantages et ses inconvénients, et il est important pour l'entreprise de choisir la source de
financement qui convient le mieux à ses besoins.

Il est également important de comprendre les risques associés à chaque méthode de


financement et de les prendre en compte lors de la prise de décision. En utilisant les bonnes
sources de financement, une entreprise peut réussir à réaliser ses projets et à atteindre ses
objectifs financiers.

Page 33
Chapitre II
Le crédit d’investissement
Chapitre II : Le crédit d’investissement

Introduction :

Le crédit d’investissement des entreprises par la banque est un sujet important pour les
entreprises qui cherchent à financer leur croissance

Les banques offrent une variété de produits de crédit d’investissement chacun avec ses
propres avantages et inconvénients.

Le risque de crédit est le risque le plus dangereux et plus ancien auquel est exposée une
banque dans le cadre de son activité.

Il est en effet, à l’origine de nombreuses faillites bancaires observées ces derniers


années (Khalifa banque 2003) sa monté en puissance à causé des disfonctionnements
considérable du système bancaire ; menaçant ainsi sa stabilité et sa sérénité. Pour limiter et
minimiser le risque de crédits, une étude est conçue avant l’opération même d’octroi, le
banquier exige des garanties.

Par ailleurs, nous allons présenter dans ce chapitre tous les éléments relatifs au crédits
d’investissement à travers les deux sections : la première section sera consacrée à la notion de
crédit d’investissement, ses définitions, ses types, et la deuxième section on expliquera les
risques de crédit d’investissement et en fin les garanties exigées

Section 1 : Généralités sur les investissements

L’objet de cette section est de présenter un aperçu de l’investissement. Nous allons relever les
différentes définitions et types d’investissement en fonction de certains critères de
classification. Nous mettrons en évidence les caractéristiques de l’investissement.

1-Définition et typologie de l’investissement :

Investi signifie acquérir un bien avec l’espoir de bénéficier d’avantages à long terme. Il s’agit
d’une dépense qui vise à modifier de manière durable le fonctionnement de l’entreprise .En
d’autre termes, investir implique de sacrifier une consommation immédiate en vue d’accroître
les revenus futurs.

1-1 Définition de l’investissement :

Plus précisément, l’investissement est défini selon cinq approches :

1-1-1 L’approche comptable : L’investissement comprend tout bien meuble ou immeuble ,


actif corporel ou incorporel acquis par l’entreprise , et vise à conserver la même forme au sein
de l’entreprise pendant une longue période .

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

1-1-2 L’approche économique :Tous les sacrifices de ressources consentis aujourd’hui pour
espérer obtenir des résultats à l’avenir sont dispersés dans le temps, mais le montant total est
supérieur à la dépense initiale.

1-1-3 L’approche financière : Désigne toute dépense destinée à bénéficier des bénéfices
supplémentaires des fonds engagés dans des transactions ou opérations sur titres financiers ou
sur marchandises de l’économie réelle ou sur titres (tels que l’immobilier).

1-1-4 L’approche gestionnaire : Les investissements génèrent de nouveaux cash-flows , et il


nécessaires de stratifier différents projets possibles à partir du bilan global qui définit la
rentabilité de chaque projet .

1-1-5 L’approche stratégique : L’investissement doit améliorer la position concurrentielle


de l’entreprise dans son environnement.

En comme synthèse, on peut dire :

 L’investissement est le capital utilisé pour augmenter la production de l’entreprise ou


améliorer ses performances.
 Evaluer les investissements en comparent certaines frais avec des frais aléatoires.
 L’investissement est aussi l’échanges d’un montant courant spécifique avec des
anticipations de distribution de revenus futurs sur plusieurs périodes , car la
connaissance du risque semble être l’une de ses caractéristiques fondamentales.

1-2 Typologies de l’investissement :

Selon la définition de l’investissement, il existe trois classifications différentes :

1-2-1 Typologies de l’investissement selon leurs objectifs :

La catégorisation des investissements selon les objectifs permet de distinguer plusieurs types :

 Les investissements de remplacement :

« Les investissements de renouvellement, également connus sous le nom d’investissements de


maintenance, ont pour objectif de maintenir le potentiel de production de l’entreprise .Ces
nouveaux équipements présentent les mêmes caractéristiques techniques que les anciens,
notamment en termes de capacité et de coûts de production. »9

9
D .Faiza « Evaluation financier d’un projet crédit d’investissement » ; mémoire fin cycle ; 2018.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

 Les investissements de capacité :

Les investissements d’expansion sont également appelés investissements de croissance et


visent à développer la production et la vente de produits existants, ainsi qu’à diversifier
l’activité de l’entreprise. Ils sont liés à la croissance de l’entreprise et ont pour but
d’augmenter la capacité de production et les bénéfices de cette dernière.

 Les investissements de productivité :

Les investissements visant à accroître la productivité ou à moderniser une entreprise sont


définis comme des dépenses qui ont pour objectif de diminuer les coûts de production et
d’augmenter le volume de production. Ces projets peuvent prendre diverses formes telles que
l’acquisition de nouveaux équipements, la mise en place de nouveaux processus de fabrication
ou encore la restructuration de l’organisation de production.

 Les investissements collectifs au social :

Des investissements collectifs ou sociaux ont pour but d’améliorer le bien –être général ou la
satisfaction des employés, ce qui peut également contribuer à l’amélioration de l’image de
marque de l’entreprise et à renforcer la sécurité sur le lieu de travail. Ce type d’investissement
a un impact bénéfique sur la rentabilité de l’entreprise.

 Les investissements de développement :

Les projets d’investissement visant à promouvoir le développement et concernent toutes les


catégories d’activités économiques, avec une orientation particulière vers cet objectif .Il est
typique de ces projet de chercher à atteindre un niveau de production maximal en quelques
années, en plus d’assurer les coûts classiques de production. Un exemple est la formation, qui
permettrait d’améliorer de surveillance et l’évaluation exposée de ces projets10

1-2-2 Typologies de l’investissement selon leurs natures comptables :

 Les investissements corporels :

Les investissements corporels désignent les actifs matériels de l’entreprise à savoir les
équipements, les terraines, les installations techniques, les machines, et bien d’autres .Ils sont
essentiels pour augmenter la capacité de production de l’entreprise, optimiser le
fonctionnement des capitaux et réduire les coûts d’exploitation.11

10
B. CHANEZ , T .ZAHIRA , « financement bancaires d’un crédit d’investissement » , Mémoire de fin de cycle ,
2018.
11
[Link] et évaluation d’investissement et financement [Link]

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

 Les investissements incorporels :

L’investissement incorporel présente une particularité qui n’est pas toujours reflétée dans le
bilan comptable. En effet, malgré le fait qu’il soit considéré comme une dépense annuelle sur
le plan comptable, il ne correspond pas au processus classique d’entrée de marchandises dans
l’entreprise. Cette particularité découle de la nature et des objectifs de cet investissement de
type intellectuel, dont le but principal est d’innover et de s’adapter aux équipements,
méthodes, produits et qualifications en vigueur. Les dépenses de recherche, de formation, de
commercialisation ainsi que les investissements liés aux logiciels constituent les quatre
grandes catégories d’investissement incorporel.

 Les investissements financiers :

Les investissements financiers se matérialisent soit par l’acquisition de droits de créances ,


soit par l’achat de titres financiers dans une perspective de long terme , afin de pouvoir
exercer une influence sur les décisions prises au sein de l’entreprise en question. Les formes
principales d’investissements financiers comprennent les titres de participation ainsi que les
prêts, entre autres.

Schéma n°4 : Les investissements selon leur nature comptable.

Investissement comptable= actif immobilisé

Corporels incorporels financiers


- Terraines - concessions -actions
- Bâtiments -brevets -obligations
- Usines - licences -prêts à long terme
- Machines - fonds commerciales
- Matériels

Source : Etabli par nous-mêmes à travers l’ouvrage de [Link].C


« L’investissement ».

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

1-2-3 Typologies de l’investissement selon la nature des relations entre investissements :

 Les investissements indépendants :

Lorsqu’on parle d’investissements indépendants, cela signifie que la réalisation de l’un


n’affecte en aucune manière la réalisation de l’autre. Ainsi, si on prend l’exemple de l’achat
d’un équipement de transport et du remplacement de machines obsolètes dans une entreprise,
ces deux investissements sont considérés comme indépendants l’un de l’autre .Cela veut dire
que la décision d’acquérir l’équipement de transport ne dépendra pas de l’état des machines
dans l’usine, ni vice-versa.

 Les investissements dépendant entre eux :

La dépendance entre deux investissements se manifeste lorsque l’existence de l’un est


conditionnée par celle de l’autre. Par exemple, la mise en place d’un projet de raffinerie de
pétrole nécessite également la mise en place d’un projet d’acheminement du pétrole.

 Les investissements mutuellement exclusifs :

Lorsqu’on parle d’investissements incompatibles, cela fait référence à deux investissements


qui ont la même fonction et dont l’acceptation de l’un implique nécessairement le rejet de
l’autre. Pour illustrer cela, prenons l’exemple d’une entreprise qui achète deux camions
distincts pour transporter des marchandises. Dans ce cas, ces deux camions sont considérés
comme incompatibles. En effet, n’ayant pas de différences significatives quant à leur
utilisation, l’achat d’un seul camion serait suffisant plutôt que l’achat des deux camions de
marques différentes.

2-Le rôle et les déterminants de l’investissement :

2-1 Les déterminants de l’investissement :

Les déterminants de l'investissement sont les facteurs qui influencent les décisions des
entreprises et des investisseurs pour allouer des ressources financières à des projets
d'investissement. La décision d’investir dépend de cinq principaux facteurs :

2-1-1 Demande anticipée :

La demande effective, ou demande anticipée, joue un rôle crucial dans la détermination de


l’investissement. En effet, lorsqu’une entreprise prévoit une augmentation durable de la
consommation de ses produits et que ses capacités de production sont limitées, elle sera

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

poussée à investir. Ainsi, une hausse de la demande anticipée par les entreprises conduit à une
augmentation de l’investissement qui est plus important que proportionnelle.

2-1-2 La rentabilité :

La rentabilité est liée à l’efficacité économique de l’investissement, qui est mesurée par la
division de l’excédent brut d’exploitation (EBE) par le capital fixe, et dépend également du
mode de financement de l’investissement. Elle est un indicateur clé pour évaluer les
performances de l’entreprise.

2-1-3 La situation financière de l’entreprise :

Si une entreprise est très endettée, elle évitera de s’endetter davantage pour financer de
nouveaux investissements. Plutôt, elle cherchera à réduire ses dettes avec l’augmentation de
ses bénéfices. En revanche, une entreprise avec des capitaux propres ou un flux de trésorerie
important est obligée de réaliser de nouveaux investissements.

2-1-4 Les coûts de facteurs de production :

Les ressources utilisées pour produire des biens et des services sont appelées facteurs de
production. Si le coût du travail augmente, les entreprises peuvent être encouragées à investir
dans l’augmentation de leur production. En revanche, si le coût du capital est élevé, les
entreprises peuvent préférer embaucher du personnel pour répondre à la demande croissante.

2-1-5 Le taux d’utilisation des capacités productives :

Le ratio entre les moyens de production utilisés pour la production et les capacités disponibles
est crucial. Utiliser les machines de manière insuffisante ne stimule pas les investissements de
l’entreprise, mais si la production est maximisée, cela incitera l’entreprise à investir pour
répondre à une demande croissante.

2-2 Le rôle de l’investissement :

La croissance économique repose en grande partie sur l’investissement, qui améliore


l’efficacité du travail humain, augmente le stock de capital et stimule la productivité .
L’investissement joue également un rôle important dans la demande et influe sur les
mouvements conjoncturels. Il maintient l’équilibre macroéconomique en utilisant les revenus
non dépenses équivalents d’investissement. C’est également un facteur essentiel de croissance
économique, car il modernise l’appareil productif, ouvre la voie à de nouveaux produits et
offre des gains de productivité, permettant ainsi la baisse des prix , la hausse des revenus , la
création d’emplois et l’expansion économique.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

L’investissement est une décision cruciale pour les entreprises car il favorise leur croissance
et leur survie à long terme. Cependant, il nécessite des ressources importantes et constitue un
engagement irréversible à moyen ou long terme .De plus, l’environnement économique et
financier influence fortement l’image de marque de l’entreprise.12

Section02 : Caractéristiques du crédit bancaire et les types de crédit


d’investissement

Dans cette section, nous allons essayer de passer en revue les concepts suivants : les crédits
bancaires, et le crédit d’investissement en particulier, ainsi que les déférentes types de crédit
d’investissement..

Etymologiquement, le mot crédit vient du terme latin <<credere>> qui signifie avoir
confiance. << faire crédit c’est faire confiance ; c’est donner librement la disposition
effective et immédiate d’un bien réel ou d’un pouvoir d’achat, contre la promesse que le
même bien ou un bien équivalent vous sera restitué dans un certain délai, le plus souvent avec
rémunération du service rendu et du danger couru , danger de perte partielle ou totale que
comporte la nature même de ce service >>13 . Le crédit est tout acte par lequel un
établissement habilité a cet effet met ou permet de mettre temporairement et à titre onéreux
des fonds à la disposition d’une personne morale ou physique ou contracte pour le compte de
celle-ci un engagement par signature.

1- Les Caractéristiques du crédit :

Il existe plusieurs éléments qui caractérisent le crédit parmi ces éléments il y a la confiance, la
durée, le risque, la rémunération et les conditions financières du crédit

1-1 La confiance :

La loi du crédit est la loi de la confiance. Son but est de créer une institution qui permette aux
créanciers de faire confiance aux débiteurs en leur assurant qu'ils seront payés à leur
échéance. Cette confiance est basée sur une évaluation des besoins. Les besoins
économiquement justifiables sont le facteur primordial pour assurer le bon résultat d'une
action.

12
[Link] . fr : document/I –[Link]
13
[Link]-DUTAILLIS, << Le risque de crédit bancaire>>, Editions économiques, Paris,1963,p7

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

1-2 La durée :

Le crédit est généralement accordé pour une période déterminée, appelée durée du prêt.
Cette durée peut varier en fonction du type de crédit et de l'accord convenu entre l'emprunteur
et le prêteur. On parle de crédit a court terme lorsque la durée est inferieur a un an et lorsque
la durée est comprise entre un et sept ans le crédit est a moyens terme, et lorsque la durée
supérieur a sept ans le crédit est à long terme.

1-3Le risque:

C'est le risque principal lié à un crédit bancaire. Il représente la possibilité que l'emprunteur ne
puisse pas rembourser le capital et les intérêts du prêt. Ce risque est évalué par la banque en
examinant la solvabilité de l'emprunteur, notamment son historique de crédit, ses revenus, sa
capacité de remboursement et ses garanties. Plus le risque de crédit perçu est élevé, plus la
banque peut exiger des garanties supplémentaires ou appliquer un taux d'intérêt plus élevé
pour compenser ce risque.

1-4Le taux d’intérêt :

« Sont considérer comme des intérêts, les rémunérations des capitaux effectivement prêtés,
calculées prorata temporise ›› 14
L’intérêt constitue ainsi la rémunération de la mise à la
disposition d’un capital pendant un certain temps et du risque corrélatif de non-
remboursement pris par le prêteur envers l’emprunteur. Pendant tout la durée du prêt ,
l’emprunteur doit verser une somme fixée en pourcentage du capital mis à sa disposition :
c’est le taux d’intérêt.

1-5 Frais et charges :

Un crédit bancaire peut comporter d'autres frais et charges. Il peut s'agir de frais de dossier,
de frais d'évaluation, de frais d'assurance ou d'autres frais liés à la mise en place et à la gestion
du crédit. Ces frais peuvent varier en fonction de la politique de la banque et du type de crédit.

2-Les types de crédit d’investissement :

Les crédits d’investissement sont des crédits à moyen et à long terme ils financent l’outil de
la production, comme ils peuvent avoir comme objet la subvention aux besoins
d’équipements. leurs remboursement provient du bénéfice que procure la vente des biens et
des produits. ils sont destinés a financer les immobilisations, l’outil de travail de l’entreprise,
le remboursement de ces crédits ne peut être assuré que par des bénéfices

14
[Link] [Link] , Banque et marchés financiers , Paris Ed Economica , 1998, p.145.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

2-1 Les crédits classiques :

Il existe plusieurs types de crédits classiques, à savoir


2-1-1 Le crédit à moyen terme (CMT) :

D’une durée de 2 à 5 ans, ils sont accordés aux entreprises pour leur permettre de financer
des investissements de durée moyenne tels les véhicules et les machines et , de façon plus
générale , la plupart des biens d’équipement et moyens de production.

Il doit exister une liaison entre la durée du financement et la durée du bien financé . Il faut
éviter , dans tous les cas que la durée de financement soit plus long que celle d’utilisation du
bien que le crédit a moyens terme finance .

La réalisation de cette nature de crédit se fait sous forme d’avances en compte , elle est
aussi financée par la plus part trésorerie de la banque . Cette dernière pourra réescompter ses
crédits à moyen terme auprès de la banque d’Algérie (l’article 71 de la loi 90-10 du
14/04/1990) . Cela se fait au moyen de billet à ordre souscrit en représentation de ces crédits.

2-1-2 Les crédits à long terme (CLT) :

Ce sont des crédits dans la durée excède sept ans , ils sont destiné à financer des
immobilisations lourdent en particulier les constructions .

Du fait de leurs ressources qui sont essentiellement à court terme les banques commerciales
qui pratiquement rarement ce type de crédit . Elle joue uniquement leurs rôles d’intermédiaire
entre les clients et les organismes financière spécialiser dans ce créneau.

En Algérie, ce type de financement est pratiqué par la banque algérienne de


développement (BAD) et la CNEP.

 Le leasing (le crédit – bail) :

« Le crédit-bail est une technique de financement d’une immobilisation par la quel une
banque ou une société financière acquiert un bien meuble ou immeuble pour le louer à une
entreprise, cette dernière ayant la possibilité de racheter le bien louer pour une valeur
résiduelle généralement faible en fin de contrat.

Ce n’est pas une vente à tempérament car l’utilisateur n’est pas propriétaire du financé.

Ce n’est pas une simple location car le locataire dispose d’une faculté de rachat.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

Ce n’est pas une location-vente car le locataire n’est pas obliger d’acquérir le bien après
un certain délai ».15

Le crédit-bail conditionné par la réunion des trois éléments essentiels :

- Achat du bien en vue de sa location par la société de leasing ;

- La location du bien par l’entreprise ;

- La possibilité, pour le locataire, d’acquérir le bien loué au terme de sa location , de le


restituer ou de renouveler du contrat .

Il existe deux formes de crédit –bail, selon que le bien à financer est mobilier ou
immobilier :

- Le crédit-bail mobilier :

Il consiste en une opération de location de bien d’équipement ou matériel et outillage. Sa


durée est généralement égale à celle de l’amortissement fiscal du bien loué.

-Le crédit-bail immobilier :

« Le crédit –bail immobilier consiste en une opération de location d’un bien immobilier à
usage professionnel, acheté ou construit par une société de crédit–bail immobilier, qui en
demeure propriétaire ».16

La durée du contrat est généralement supérieure à dix (10) ans , compte tenu de la nature des
investissements .

 Les avantages du crédit-bail :

Pour l’établissement de crédit :

- Il demeurera propriétaire du bien loué jusqu’à la réalisation éventuelle de la vente.

- Il perçoit une rémunération incluse dans l’annuité payée par le locataire à titre de loyer.

Pour le locataire :

- Le crédit-bail n’exige aucun autofinancement.

- L’utilisateur, étant locataire du bien financé, n’est pas à fournir de garanties réelles.

15
LUC BERNET-ROLLANDE ,OP cité
16
BOUYACOUB F ,<< l’entreprise et le financement bancaire>> Casbah Editions, Alger, 2000

Page 44
Chapitre II : Le crédit d’investissement

- L’utilisateur jouira de la garantie d’utilisation du bien , ou moins pour la durée


d’irrévocabilité ( période durant laquelle les parties ne peuvent pas dénoncer le
contrat).

- Le locataire à la possibilité d’acquérir le bien loué à la fin de la période à un prix


équivalant à la valeur résiduelle assez faible compte tenu des loyers perçus.

- Il n’y a pas d’immobilisation au bien puisqu’il s’agit de locataire .

 Les inconvénients du crédit-bail :

Pour l’établissement de crédit :

- Dans le cas où le locataire serait défaillant, la revente du bien loué ne lui assurer pas
forcément une couverture totale de la perte subie ;

- Les biens loués peut être détruits ou détériorés ;

- Toujours dans le cas de défaillance du débiteur, le bailleur risque de voir le bien


financé tomber en désuétude à cause d’une évolution technologique rapide .Ce cas est
particulièrement fréquent dans le domaine de l’informatique.

Pour le locataire :

- Il s’agit d’une technique de financement d’un cout élevé, surtout pour les petits
investisseurs.

- L’entreprise ne peut acquérir le bien par anticipation, ce qui l’oblige à attendre la fin du
contrat pour contant pour pouvoir le faire.

Remarque : En Algérie, seule la banque El Baraka pratique cette opération sous


l’application « El Idjar : du fait qu’elle est considérée comme une innovation financière chez
nous .

Le mot « crédit-bail » n’est connu au niveau de nos textes qu’à partir de la promulgation de la
loi 90/10 relative à la monnaie et le crédit à travers ses articles 112 et 116.

2-2-1-3 Les crédits spéciaux :

Les crédits spéciaux sont des crédits qui s’inscrivent dans le cadre d’un programme de
développement tracé par les autorités gouvernementales. Il s’agit de financer des activités
soutenues par des concours publics.

Parmi les crédits que développe le crédit populaire d’Algérie (CPA) , nous pouvons citer :

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

- Les crédits aux anciens moudjahidines et enfants de chouhadas ;

- Les crédits à l’emploi de jeunes.

 Les crédits aux anciens moudjahidines et enfants de chouhadas :

Ce sont des crédits d’investissements dont le taux d’intérêt est bonifié à 50%, la moitié est à la
charge de Trésor Public qui les remboursera à l’échéance.

 Les crédits à l’emploi de jeunes :

Ce sont à moyen terme accordés dans le cadre de l’ANSEJ et des micro-entreprises.

Leurs objectifs s’inscrivent dans la création d’activités en faveur de jeune promoteur en vue
d’assurer leur réinsertion dans l’environnement économique et social.

La banque participe dans le financement du projet à hauteur de 70% maximum le


montant restant est assuré par l’apport du promoteur et une subvention du fonds National de
Soutien à l’Emploi de jeunes (FNSEJ).

Le dossier de crédit que le promoteur doit fournir à la banque doit comporter une
étude technico-économique, les bilans et les tableaux des comptes de résultats (TCR)
prévisionnels sur 5 ans, une demande manuscrite une attestation d’éligibilité ainsi les
documents administratifs.

Ce crédit fait bénéficier les jeunes entrepreneurs inscrit à l’ANSEJ d’une structure de
financement référentielle censée leurs donner les conditions financière les plus favorables
pour réussir leurs affaires .La durée de remboursement varié de 3ans à 5ans avec un différé de
paiement allant 6 mois à 24 mois.

Section 03 : Les risques et les garanties liés au crédit d’investissement

Malgré leur importance dans l’économie les banques sont soumises à des risques
financiers importants. Les prêts non remboursés peuvent entrainer des pertes importantes pour
les banques, ce qui peut mettre en danger leur stabilité financière.

Les crises financières peuvent également avoir un impact sur les banques, comme cela
s’est produit lors de la crise financière mondiale de 2008, pour éviter ces risques, les banques
doivent être régulées et supervisées de manière stricte.

Cette présente section est subdivisé en deux parties dans la première sous section sera
consacré au garantie sur c’est dernier.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

1- Les risques de crédit d’investissement :

Lorsque la banque accorde un prêt a une entreprise, supporte d’une manière ou d’une autre les
risques qu’elle comporte, tous les risques que l’entreprise peut subir peuvent compromettre le
remboursement du crédit.

C’est pourquoi le banquier doit veiller à identifier les risques, à les analyser et à les mesurer
le plus fidèlement possible dans le temps et dans l’espace.

Les risques sont importants et nombreux sont ceux qui nécessitent des mesures de
protection plus importantes.

Ces risques peuvent se présenter sous certaines formes et à tout moment à compter du début
du crédit.

Nous distinguons le risque de non remboursement, le risque d’immobilisation, le risque de


taux d’intérêt et le risque de change.

1-1 Le risque de non remboursement :

C’est un risque qui se traduit par la défaisance du débiteur à l’échéance. Sa réalisation ne


peut avoir lieux que si toutes les voies contre le débiteur sont épuisées.

Ce risque peut être le résultat des différant aléas subie par l’entreprise elle-même,
notamment le risque particulier (tels que les capacités technique de l’entreprise) , le risque
coopératif ( lié a la conjoncture économique du marché ou du secteur d’activité), le risque
décisionnel ( tels que le mauvais choix effectuer par l’entreprise au niveau de ses
investissement ) , et le risque général ( les guerres les crises économique ou politique
,……etc.).

1-2 Le risque d’immobilisation :

Le risque d’immobilisation est lié au phénomène de transformation. C’est-a-dire au


financement des emplois a long terme par des ressources a court terme , ce risque étant a la
fois le crédit est octroyer et le pécheur perdurant pendant toute la durée de ce crédit bien que
sont remboursés paresse assuré .

C’est un risque exclusif pour la banque et l’art du banquier est de conseiller la nécessité de
se réserver le droit de faire face au retrait sans délai, avec la distribution la plus large
possible des besoins en crédit des entreprises et des particuliers

Page 47
Chapitre II : Le crédit d’investissement

Ce risque ne correspond pas en soi au risque de non remboursement, mais il en est


l’annonciateur. Sa réalisation entraine une augmentation involontaire de la durée des emplois
de la banque. Cela peut être trouvé alors la peine de proximité de la Banque d’Algérie ou les
taux du marché monétaire, généralement élevés peuvent affecter sa rentabilité

1-3 Le risque de taux d’intérêt :

Il résulte d’une évolution divergente de la performance d’emplois de la banque (crédit) et


du cout de ses ressources (financement). Ce risque de tout se traduit, pour la banque, par un
manque à gagner et ce malgré le respect par la banque et son client, de leur engagement
contractuel, il s’agit d’une augmentation du taux de crédit par rapport a la référence octroyée
pendant son paiement anticipé.

Afin d’éviter ce type de dommage, les banques doivent opter pour des taux d’intérêt
variables en fonction du taux directeur fixé par l’émetteur.

1-4 Le risque de change :

Ce risque ne concerne que les prêts en devises. Il provient de l’évolution de la devise à court
terme dans laquelle le prix est libellé par rapport a celui de la monnaie nationale. Une
augmentation du taux le change se traduit par un gain temporaire, ce qui signifie qu’un
manque à gagner équivaut a une perte de change.

Il ressort de ce qui procède que le banquier prend constamment des risques dans l’exercice de
ses activités d’octroi de crédit. Et c’est a lui, d’effectuer une analyse rigoureuse de ceux-ci
afin d’éviter leur réalisation et de prendre les précautions.

2- Les garanties bancaires du crédit :

Les garanties ne sont que des éléments accessoires aux crédits et leur réalisation devraient être
le dernier recours de la banque pour récupérer ses fonds.

La banque dispose, pour se prémunir contre la survenance du risque, de toute une


panoplie de garanties qu’il appartient de prendre en temps utile. Nous distinguons deux types
de garanties :

- Les garanties personnelles.

- Les garanties réelles.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

2-1 Les garanties personnelles:

Ce sont des engagements pris par des personnes physiques ou des personnes morales, pour
garantir au banquier l’exécution des obligations du débiteur, si celui-ci ne les exécutait pas à
l’échéance. On distingue : le cautionnement et l’aval.

2-1-1 Le cautionnement :

L’article 644 du code civil stipule : <<le cautionnement est un contrat par lequel une
personne garantit l’exécution d’une obligation, en s’engagent envers le créancier à satisfaire a
cette obligation si le débiteur n’y satisfait pas lui-même>>17

On peut distinguer entre deux formes de cautionnement :

 Cautionnement simple :

La caution simple bénéfice de deux avantages qui sont le bénéfice de discussion et le bénéfice
de division.

 Bénéfice de discussion : il permet à la caution de repousser les poursuites et les


demandes au créancier de discuter au préalable le débiteur dans ses biens.

 Bénéfice de division : dans le cas de la pluralité des cautions, la caution peut


demander au créancier de diviser les poursuites et de ne payer qu’une partie de la
créance garantie.

 Cautionnement solidaire :

Dans ce cas la caution solidaire ne bénéficie ni du bénéfice discussion ni de celui de division.


Le créancier peut poursuivre indifféremment le débiteur principal ou la caution.

2-1-2 L’aval :

L’article 407 du code de commerce d’Algérie stipule : (l’aval est l’engagement d’une
personne de payer tout ou partie d’un montant d’une créance, généralement, un effet de
commerce).

Il est exprimé par mention (bon pour aval) au recto de l’effet suivie de la signature de
l’avaliste. Il peut être donné sur un acte séparé. L’aval est un cautionnement solidaire.

2-2 Les garanties réelles:

Ce sont des biens meubles ou immeubles affectés en garantie de remboursement d’un crédit.

17
L’article644 du code civil Algérien .

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

Ces biens peuvent être la propriété du débiteur lui-même comme ils peuvent être engagés par
une tierce personne pour garantir la dette de » celui-ci.

Il existe deux principaux types de garanties réelles. Selon que le bien affecté soit
immeuble ou meuble. On distingue le nantissement et l’hypothèque.

2-2-1 Nantissement de stocks :

L'emprunteur peut mettre en nantissement ses stocks existants ou futurs pour garantir le crédit
d'investissement. Les stocks sont alors utilisés comme garantie, et la banque peut les vendre
pour récupérer les fonds en cas de non-remboursement.

2-2-2 Nantissement d'actifs incorporels :

Si l'entreprise possède des actifs incorporels tels que des brevets, des marques de commerce
ou des droits d'auteur, elle peut les mettre en nantissement pour garantir le crédit
d'investissement. En cas de défaut de remboursement, la banque peut exercer ses droits sur
ces actifs pour récupérer les fonds.

Il existe plusieurs types de nantissement (fonds de commerce, des titres, véhicule automobile,
d’’un marché public…).

2-2-3 L’hypothèque :

Elle est définie par l’article 882 du code civil : « Le contrat d’hypothèque est le contrat

Par lequel le créancier acquiert sur un immeuble affecté au paiement de sa créance, un droit

réel qui lui permet de se faire rembourser par préférence aux créanciers inférieurs en rang, sur

le prix de cet immeuble en quelque main qu’il passe »18

L’hypothèque peut être constituée en :

- Hypothèque conventionnelle (la forme authentique)

-Hypothèque judiciaire (prise par décision de justice).

-Hypothèque légale (instituée par la loi).

18
Article 882 du code civil.

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Chapitre II : Le crédit d’investissement

Conclusion :

Le crédit d'investissement est une option de financement importante pour les entreprises
qui cherchent à investir dans leur croissance et leur expansion à long terme. Les avantages tels
que des taux d'intérêt plus bas et des modalités de remboursement plus longues peuvent aider
les entreprises à atteindre leurs objectifs financiers à long terme

les caractéristiques d'un crédit bancaire peuvent varier d'une banque à l'autre et selon le
type de crédit, donc Il est essentiel de comprendre les termes et les conditions du crédit .

Tout au long de ce chapitre nous a permis d’éclairer et d’illustrer les différents types de
crédit d’investissement, en adoptant une politique financière adéquate aux objectifs fixés.

Nous pouvons conclure en affairement qu’en dépit de la mise en place des moyens de
prévention les plus élaborer, pour minimiser l’impact de la panoplie de risque aux quels est
confronté le banquier, ceux-ci seront constamment présents.

Il doit adopter le meilleur moyen de prévention du risque crédit en cherchant à déterminer


son bien fondé par l’élaboration d’une analyse objective de la situation de l’entreprise et en ne
s’engageant qu’avec celle qui selon lui mérite sa confiance.

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Chapitre III :
Evaluation d’un projet
d’investissement au sein de CPA
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Introduction :
L’investissement constitue le facteur clé de survie et de développement de l’entreprise
parce qu’il permet à celle-ci de restes compétitifs sur le marché en facilitant
l’accroissement de son appareil productif et ainsi amélioré la qualité de ses produits.
Autrement dit, l’action d’investir est fondatrice du développement des entreprises et de
l’activité économique elle détermine la capacité productive sans laquelle il ne peut y avoir
ni production, ni croissance économique.

Pour mettre en valeur les éléments développés dans le chapitre précédent, nous avons
choisi un dossier de crédit déjà traité au niveau de la banque CPA de Tizi-Ouzou
concernant d’un crédit d’investissement.

Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil « CPA »


Dans cette section a pour objet de présenter le Crédit Populaire d’Algérie (CPA) d’une
manière générale, sa forme juridique, son organisation ainsi que ses missions et les
conditions d’étude d’un dossier de crédit d’investissement.

1- Historique du crédit populaire d’Algérie :


Le Crédit Populaire d’Algérie a été créé par ordonnance n° 66- 366 du 29 Décembre
1966,par concentration de quatre banques populaire régionales (La Banque Populaire
Commerciale et Industrielle à Alger , Oran , Annaba et Constantine ) et de société
Marseillaise de crédit, ses statuts seront ensuite définis par ordonnance n°67-78 du 11
Juillet 1967 en lui donnant pour principales missions la promotion des secteur du B.T.P.H
de la santé et du médicament du commerce et de distribution, I ‘hôtellerie et le tourisme,
les médias, la PME / PMI, et L’ARTISANAT son patrimoine sera ensuite augmenté par
l’intégration des patrimoine de la Banque Algérie - Misr et de compagnie Française de
crédit et de banque.

En 1989, il a été érigé en entreprise publique économique sous forme juridique de


société par action (SPA), suite à la mise en œuvre du processus de réformes économique en
1988.

Après avoir satisfait à la condition d’éligibilité prévue par la disposition de la


banque d’Algérie, le CPA obtiendra son agrément du conseil de la monnaie et du crédit le
07 Avril 1997, devenant ainsi la deuxième banque en Algérie a été agréée.

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Au 31 Décembre 2011, le CPA comprend 140 agences encadrées par 15 groupes


d’exploitation et compte parmi ses effectifs 4683 agents dont plus d’un tiers de cadres.

Le capital social du CPA s’établit au 31 décembre 2011 à 48 milliards dinars.

1-1 Présentation de l’agence CPA Tizi-Ouzou « 120 » :


Faisant partie de l’ensemble des agences du CPA implantées sur le territoire national,
l’agence CPA 120 est une agence principale située au Boulevard Colonel Amirouche, dans
le chef-lieu de commune de Tizi-Ouzou .Elle est créée en 1966 et est chargé d’accomplir
toutes les opérations couramment traitées par une banque commerciale.

L’agence CPA 120 est dotée d’un comité de crédit préside par le directeur d’agence et
regroupant le sous-directeur, les charges d’études et éventuellement le chef du service
exploitation.

Ce comité est chargé de se prononcer sur les demandes de crédits introduits par la clientèle.
Le directeur est doté d’un certain pouvoir de décision en matière de financement qui lui est
attribué par le directeur générale de la banque sous forme de délégation.

L'organisation de l'agence 120 «CPA de Tizi-Ouzou »

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Schéma N° 5: L'organigramme de l'agence CPA.

Le Directeur

Directeur
Secrétariat
adjoint

Service
Service adminstratif
Contrôle

cellule de contrôle

Service service des


des opérations de opérations de Service crédit
caisse Commerce extérieur

Section Domiciliation
Compartiment Front cellule
et transfert
office étude et analyse
et Rapatriment
libres et directs

Compartiment Secrétariat
Back-Office Engagement
Section Credoc

Section gestion des


contrats

Source: Elaboré par nous-mêmes à partir des documents internes à la banque CPA.

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

1-2 La mission de CPA :


L’état demeure le seul propriétaire des action du CPA , qu’il gère par l’intermédiaire du
holding financière malgré les intention du rachat formulées par des groupe étranger tels
que la société la privatisation du CPA reste comme la tour de Babel une volonté
irréalisable.

Le CPA en tant que banque commercial interviens sur le marché de l’intermédiation


bancaire et financière, à ce titre il traite toutes les opérations bancaire et financière la
réception des dépôts du public, l’octroi du crédit sous toutes ses forme la mobilisation des
crédits extérieur et la souscription à des prises de participation dans des filiale et des
sociétés national et international.

La gamme de produit et service bancaire offert par le CPA a connu un


développement ces derniers années à travers le renforcement de l’activité monétique
depuis 1990, et le lancement de nouveaux produits tels que le financement des PME/PMI
et des micro-entreprises, les crédits immobiliers et les crédits destinent à la clientèle des
particuliers.

Dans un contexte économique marqué par l’évolution vers la concurrence, suite à


l’émergence de nouveaux établissements financières et bancaire, le CPA émerge dans une
dynamique de changement induit par la nécessiter de s’adapter aux nouvelles exigences de
gestion fondées sur la rentabilité et la compétitivité.

Cette exigence d’adaptation requiert l’amélioration continue et harmonies de la


performance globale de la banque, seul le choix qui a même de lui permettre de consolider
ses atouts de compétitivité et par voient des conséquences, sa position sur le marché ainsi
que l’accentuation de son intervention dans le financement de l’économie.

2- Les Conditions d'étude d'un dossier de crédit d'investissement :

Les conditions d'étude d'un dossier de crédit d'investissement en Algérie peuvent varier en
fonction de la politique de la banque ou de l’institution financière qui accorde le prêt.
Cependant, voici quelques éléments généraux qui sont généralement pris en compte lors de
l'évaluation d'un tel dossier:

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

2-1 Demande écrite de l’entreprise


Pour un dossier de crédit d'investissement, certaines conditions spécifiques peuvent être
prises en compte par les banques. On peut citer :

- Conditions de forme (doit contenir les références de l’entreprise accompagnées


d’une signature apposée par une personne généralement c’est le gérant et du cachet
de l’entreprise).
- Conditions de fonds (La demande de crédit doit préciser la nature des concours
sollicités, leur montant et leurs objets. Elle doit être cachetée et signée par le ou les
personnes dûment autorisées à engager l’entreprise en matière de crédit).

2-2 Documents administratifs :


-Une copie certifiée conforme de la déclaration d’investissement enregistrée auprès de

l’ANDI (Agence Nationale du Développement de l’Investissement) pour le secteur privé.

- Une copie de la décision d’octroi d’avantages fiscaux et parafiscaux de l’ANDI


éventuellement.

-Une copie certifiée du registre de commerce, du récépissé de dépôt ou tout autre

Autorisation ou agrément d’exercer (éventuellement une carte artisanale).

- Une copie certifiée conforme des statuts pour les personnes morales.

-Une copie certifiée conforme du BOAL (Bulletin Officiel des Annonces Légales).

- Un acte de propriété ou bail de location du terrain et/ou des locaux utilisent pour l’activité

de l’entreprise. 1

2-3- Documents comptables, fiscaux

-Les trois derniers bilans définitifs et TCR des exercices clos, y compris leurs annexes
réglementaires, signes par une personne habilitée pour les entreprises en activité.

- Les bilans et TCR prévisionnels établis sur une durée de cinq (5) ans, signes par une
personne habilitée.

1
BELLAL, Djamel. « Caractéristiques et modalités d’octroi des crédits bancaires », E.S.B, B.S.B, 9éme
promotion, 2006. P. 115

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

-Pièces fiscales et parafiscales apurées et datant de moins de trois (3) mois pour les
entreprises en activité, et déclaration d’existence pour les entreprise n’ayant pas encore
exerce.

2-4 Documents économiques et financiers :

- Une étude technico-économique du projet.

- Factures pro formaient et/ou contrat commercial récents pour les équipements à acheter
localement ou à importer.

- Etat descriptif et estimatif des travaux de génie civil et bâtiments réalisés et restant à
réaliser, établi par un bureau d’architecture agrée.

- Tout justificatif des dépenses déjà réalisés dans le cadre du projet.

2-5 Documents techniques :


-Permis de construire en cours de validité.

- Plan de masse et de situation du projet à réaliser.

- Plan d’architecture et charpente.

- Etude géologique du site et autorisation de concession délivrée par l’autorité compétente


pour les projets de carrières.

- Etude et analyse de la qualité du gisement pour les projets de production des matériaux de
construction et autres.

Il est important de noter que ces conditions peuvent varier d'une banque à l'autre et d'un
projet à l'autre, il est recommandé de vous renseigner auprès de différentes institutions
financières pour connaitre leurs critères spécifiques d'octroi de crédit d'investissement en
Algérie.

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Section02: Etude d’un dossier de crédit d’investissement : cas « salle de


sport »
Dans cette section, nous allons explorer les aspects clés de l'étude d'un dossier de crédit
d'investissement cas de (salle de sport), et l'importance de présenter un dossier solide,
complet et convaincant pour maximiser les chances de succès de la demande de crédit et
d'obtenir les ressources financières nécessaires pour concrétiser sa vision de croissance et
d'amélioration de ses services en tant que salle de sport.

1 Présentation de l'entreprise du projet « Salle de sport » :


1-1 Identité de l'entreprise :
- Forme juridique: Personne physique.

- Raison sociale: Entreprise « salle de sport »

- Domaine d'activité: Salle de Sport.

- Propriétaire: "X"

- Adresse: Lotissement Amyoud BE AR.D-C lot N°16 nouvelle ville Tizi - Ouzou.

Ce projet porte sur la réalisation d'une salle de sport au milieu urbain. Dont le coût total
s’élevé 5099 097, 14 DA.

Ce projet est un créneau porteur qui développera une activité future intense et bénéficiaire.

1-2 L'impact du projet :


Le marché des salles de sport en Algérie présente un potentiel significatif de croissance et
d'expansion. Avec une population jeune et de plus en plus consciente de l'importance de la
remise en forme et du bien-être, la demande pour les services de salle de sport est en
augmentation constante. L'urbanisation rapide et l'adoption de modes de vie plus
sédentaires ont engendré une préoccupation croissante pour la santé, encourageant ainsi la
fréquentation des salles de sport. Cet intérêt croissant se traduit par une diversification de
l'offre, des petites salles de quartier aux grandes chaînes de salles de sport offrant un large
éventail d'activités sportives et de programmes de remise en forme. Malgré cela, le marché
est confronté à des défis tels que la concurrence accrue, la nécessité d'investissements dans
des installations modernes et la sensibilisation au bien-être. Pour prospérer dans ce marché
en évolution, les acteurs du secteur devront innover, personnaliser leurs services et établir

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

des partenariats stratégiques pour répondre aux besoins variés des consommateurs et
encourager une adoption continue d'un mode de vie sain.

Le sport est devenu une culture de toute la société, son rôle dans la vie a pris une
nouvelle dimension, cette vie sportive est totalement ancrée dans notre société et elle y
apporte beaucoup de vertus. Les gens ont besoin de déstresser après leurs journées
stressantes travaux .Et les enfants ont en besoin beaucoup dégager les mauvaises énergies
surtout avec cette génération d'enfant agites.

1-3 L’analyse de viabilité:

L'analyse de viabilité est une étape cruciale dans la planification de tout projet. Elle
consiste à évaluer la faisabilité et la rentabilité potentielle d'une idée ou d'une initiative
avant de s'engager pleinement. Cette analyse permet de prendre des décisions éclairées, de
minimiser les risques et d'optimiser les ressources pour assurer le succès à long terme.
Dans cette analyse, nous examinerons les facteurs clés qui détermineront la faisabilité de
projet et sa réussite."

1-3-1 L’analyse de marché:

La concurrence existe et est très forte .

Encouragée par les réelles opportunités qui peuvent lui offrir cet investissement, notre
relation est convaincue de la justesse de sa décision d'investir dans ce créneau.

La décision d'investir dans le créneau est mûrement réfléchie répondant au besoin dû


marcher réelle et existante.

D’importation du projet dans un gone à forte densité de population comme Tizi-ouzou,


conjuguée à l'évolution de la démographie et au dynamisme commercial, devra permettre
de maintenir, voire d'accentuer activité.

1-3-2 L’analyse commerciale:

Constitue une étape fondamentale de l'analyse de viabilité d'un projet. Elle se concentre sur
l'évaluation approfondie du coté commercial, examinant les aspects liés au marché, à la
clientèle cible, à la concurrence et aux stratégies commerciales….etc.

1-3-2-1 Politique des prix :

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Les prix que compte pratiquer le promoteur sont abordables et accessibles par tous, en
effet, il ne peut pas avoir une liberté due dans la pratique de ses prises à cause de la forte
concurrence.

-Promoteur ne compte pas se limiter à une clientèle précise, il vise une clientèle diversifiée
de différentes catégories.

1-3-2-2 Promotion et concurrence :

De nombreuses salles de sports offrent des services similaires dans la région., néanmoins la
demande pour ces services demeure forte et ne cesse de croître au fil du temps.

1-3-3 L’analyse des coûts de projet :

Après préparation et introduction du dossier portant réalisation de notre projet avec toutes
les démarches y afférentes à savoir:

-Acquisition du matériel nécessaire à notre activité auprès du fournisseur


MEDITERRANEEN SPORT.

- Acquisition de divers équipements de bureau auprès fournisseur Entreprise OSHANI


DJAMEL

1-4 Estimation des équipements :

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Tableau No 1 : Les différents coûts d'achats : U= DA

Désignation Coût en Dinars


Tapis roulon professionnel 666400.00
Presse fly 524 464100.00
Tatami professionnel 1m* 2m 1755250.00
Barre dips 107 100.00
Corde à grimper 52360.00
Corde andilatoire 130 900.00
Tapis de gym 178500.00
Fitness pompe 41650.00
Altère 285 600.00
Disc 380800.00
Barre 1.20 cm 19040.00
Barre 1.50 cm 22848.00
Barre 1.80 Cm 28560.00
Les tiges 35700.00
Corde à Sauter 89.250.00
Cerceaux 35 700.00
Plot 29750.00
Assiette 17.850.00
La cage skouate 416500.00
Pc de bureau clone I3 /ram 4 go/d 1 to/ Ecran18,5 130900.00
Bureau SM 1m 60 avec trois tiroirs ERABLE 25704.00
Armoire SM deux portes pleines 1m 80 FRABLE 25466.00
Armoire SM étagère 1m80 FRABLE 22491.00
chaise opérateur 076A 33320.00
chaise visiteur ko2 30940.00
Salon PCI capitonné M0202 places noir 24990.00
Table chauffante noir 8092.00
Frais d'assurances 39 336,14
Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes à la banque CPA

Estimation du coût du projet = 5099097, 14 KDA

1-5 Les chiffres d’affaires prévisionnels :

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Tableau No 2 : Les chiffres d'affaires de l'entreprise « salle de sport » :

U=KDA

Années Ех01 Ex02 Ex03 Ех04 Ex05 Ex06


chiffre 10934 12024 13230 14553 16010 17600
d'affaires

Source: Etabli par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.

D'après les éléments développés ci-dessus, nous pouvons dire que le projet n'aura pas de
difficultés à trouver sa place sur le marché, car il intervient dans un créneau porteur et
développera une activité bénéficiaire.

Cette affirmation est motivée par les points ci-après:

- Le promoteur est sérieux et honorable, doté d'une bonne expérience.

- La localisation du projet est favorable à l'activité projetée.

- Impact favorable sur le développement social.

- Equipements modernes.

En considérant attentivement ces points, il est clair que les conditions de faisabilité du
projet sont pleinement satisfaites. Un promoteur sérieux, une localisation favorable, un
impact positif sur la société et l'utilisation d'équipements modernes sont des facteurs clés
qui positionnent ce projet dans une trajectoire de succès. Ces aspects cruciaux renforcent la
confiance dans la viabilité du projet et la certitude de son succès futur.

Nous pouvons conclure que les conditions de faisabilité du projet sort entièrement réussies.

Section 03 : L’analyse financière du dossier de crédit et la prise de


décision :

Page 64
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Dans cette section, nous allons examiner un cas pratique d’analyse d’un dossier de crédit
d’investissement. Nous allons prendre en compte les différents critères à savoir :( la
rentabilité, la relation banque-entreprise, ainsi que les objectifs fixés par cette dernière.

Une analyse minutieuse de ces critères permet de prendre des décisions éclairées quant à
l'octroi du crédit, dans l'intérêt à la fois de la banque et de l'entreprise.

1- L'étude de la rentabilité :

Elle vise à évaluer la capacité de générer des bénéfices et de maintenir une croissance
financière sur le long terme. Cette étude repose sur la structure et les besoins de
financement, modalités, conditions…etc.

1-1 Structure et besoins de financement :

Tableau No3: Le coût global de projet

Source de financement Montant Taux


Apport en fonds propres 1539 09714 30%
Emprunt bancaire 3560 000.00 70%
Total 5099 697.14 100%
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.

Les besoins de financement (salle de sport) de l'extension s'élèvent á 50 99097, 14 DA, le


financement se fera en deux parties : les fonds propres 30% et pour le reste l'entreprise
sollicitera un prêt bancaire.

Cette structure de financement utilise une combinaison de fonds propres (apport des
propriétaires ou investisseurs) et un emprunt bancaire pour atteindre le montant total
nécessaire pour le projet.

1-2 Modalités du prêt bancaire:

Durée de remboursement : 6 ans

Taux d'intérêt : 5, 75%

Type de remboursement: amortissement linéaire.

Différé : 6 mois.

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

TVA 19%

Tableau No 4 : Tableau d'amortissement de l'emprunt.

somme
Intérêts TVA Amortissement Remboursement
Années restant due
Première
3560 205 39 712 956
Année
Deuxième
2848 164 31 712 907
Année
Troisième
2136 123 23 712 858
Année
Quatrième
1424 82 15 712 809
Année
Cinquième
712 41 8 712 761
Année
Totaux _ 615 116 3560 4291
Source: Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.

Sur la base du tableau N° 4 nous montrons les opérations nécessaires :

-Le montant d’amortissement :

La banque a adopté la méthode d’amortissement linéaire, cette dernière elle se concentre


sur la gestion des remboursements d'un emprunt pour s'assurer qu'il est remboursé
intégralement sur une période spécifiée, en tenant compte du montant total emprunté et de
la durée de remboursement convenue.

L’amortissement = le montant de l’emprunt bancaire / la durée de vie

Dans cette formule :

-Le montant de l’emprunt bancaire" fait référence à la somme totale empruntée auprès de
la banque CPA pour financer le projet.

-La durée de vie ou (la durée de remboursement) représente la période sur laquelle
l'emprunt sera remboursé.

L’amortissement = 3560/5 = 712 DA

 C'est la portion du paiement annuel qui va vers le remboursement du capital emprunté.


 Chaque année, l'emprunteur s'engage à rembourser 712 KDA du montant initial de
l'emprunt.

Page 66
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

 cette approche assure que l'emprunt de 3 560 KDA est complètement remboursé à la
fin des cinq années, conformément à la répartition linéaire planifiée .

-La somme restant due :

Représente le montant qui reste à rembourser sur l'emprunt à la fin de chaque année.

Cette somme est calculée en soustrayant le montant de l'amortissement annuel de la somme


restant due de l'année précédente.

La somme restant due (n)= la somme restant due de l’année (n-1) – l’amortissement

1ére année : 3560

2éme année : 3560 – 712 = 2848 DA

- Du tableau N° 4, Il ressort ce qui suit :


 Au début de la première année, la somme restant due est également de 3 560 KDA, car
aucun remboursement n'a encore été effectué.
 Ensuite, chaque année, une partie de la somme restant due est remboursée grâce au
paiement annuel, qui est divisé en intérêts, amortissement et éventuellement TVA.
Cette répartition du paiement fait diminuer la somme restant due d'année en année .
 la diminution du montant de l'emprunt et d'apprécier le progrès réalisé dans le remboursement
de la dette au cours des différentes années du prêt.

-Le montant de l’intérêt :

Le montant d'intérêt est calculé pour chaque année en utilisant la formule suivante :

Le montant d’intérêt = la somme restant due× taux d’intérêt

1ere année le montant d’intérêt = 3560 ×5.75% = 205 DA

 Pour la première année, le montant restant due est de 3560 KDA et en utilisant un taux
d'intérêt de 5,75%, l'intérêt calculé est de 205 à la fin de la première année les intérêts
sont plus élevés car le montant dû est plus important.
 Pour la deuxième année les intérêts diminuent à 164. Cela est attendu car le montant
restant dû diminue après le premier remboursement, donc les intérêts payés sont
également moins élevés.

Page 67
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

 L’analyse de ces calculs montre que les intérêts diminuent progressivement chaque
année à mesure que la somme restant due diminue en raison des remboursements
périodiques

-Le montant de Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) :

TVA est un impôt sur la consommation appliqué à la valeur ajoutée à chaque étape de la
production ou de la distribution d'un bien ou d'un service. Dans le contexte de tableau
N°4, la TVA est intégrée dans les paiements annuels liés à l'emprunt.

TVA = le montant d’intérêt × 19%

1ére année : 205 * 19% = 39 DA

2émé année : 164*19% = 31 DA

 la TVA diminue progressivement chaque année à mesure que le coût de l'emprunt


diminue.

-Le montant à rembourser :

Le remboursement représente la somme totale que l’entreprise « salle de sports » doit


payer chaque année pour rembourser l'emprunt.

Remboursement= le montant d’intérêt + TVA + le montant d’amortissement

1ére année : 205 + 39 + 712 = 956 DA

 Le remboursement est de 956. Cela signifie que pour la première année, l'entreprise
doit payer 956 KDA au total, dont une partie va vers le remboursement des intérêts,
une partie vers le remboursement du capital (amortissement) et éventuellement une part
de TVA.

2éme année : 164+31+712 = 907 DA

 Le remboursement diminue à 907. Cela suit la tendance à la baisse, car le montant dû


diminue à mesure que l'emprunt est remboursé, entraînant des intérêts et un
amortissement plus faibles.

Page 68
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

 Le montant à rembourser diminue progressivement d'une année à l'autre, reflétant le


remboursement continu du capital emprunté. Cette évolution peut aider l'entreprise à
suivre le progrès du remboursement et à planifier ses flux de trésorerie futurs.

1-3 Les conditions du prêt bancaire :

Dans ce contexte, nous examinerons comment les conditions d'un prêt bancaire,
notamment les intérêts, les coûts et les modalités de remboursement, s'intègrent dans
l'élaboration d'un compte de résultat prévisionnel. Nous explorerons comment ces éléments
influencent le projet la viabilité financière de l'entreprise dans un avenir planifié.

Tableau No 5: Comptes de résultats prévisionnels U =KDA

1er année 2ème 3ème 4ème 5ème 6ème


Libelle
année année année année année
chiffre d'affaire 10 934 12027 13250 14553 16010 17600
Production de l'exercice 10934 12027 13250 14553 16010 17600
Achats consommés -4373 -4810 -5292 -5821 -6404 -7040
Services extérieurs et autres -546 -601 -661 - 727 -800 -880
consommations
Consommation de l'exercice -4919 -5411 -5953 -6548 -7204 -7920
Valeur ajoutée d'exploitation -6015 -6616 -7277 -8005 -8806 -9680
charges de personnel -3402 -3743 -4117 -4529 -4981 -5480
Impôts et taxes et, versements -164 -180 -198 -218 -240 -264
assimiles
EBE 2449 2693 2962 3258 3585 3936
Autres charges opérationnel -546 -601 -661 -727 -800 -880
Dotations aux amortissements -535 -535 -535 -535 -535 -475
Provisions et pertes de valeurs
1368 1557 1766 1996 2250 2581

Résultat opérationnel
charges financiers -234 -234 -188 -441 -94 -47
Résultat ordinaire avant 1134 1323 1578 1855 2156 2534
Impôts
Impôts exigibles sur résultats _ _ _ _ _ _
Résultats nets 1134 1323 1578 1855 2156 2534
Source: Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.

Du tableau N°5 nous montrons les opérations nécessaires :

- Achats consommés : Les achats consommés représentent les coûts engagés par une
entreprise pour acquérir les biens et services nécessaires à la production de ses biens ou
à la prestation de ses services.

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Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Achats consommés = 40% de chiffre d’affaires

1ere année:10934×0,4 = 4373 DA

Les achats consommé de la 2éme année est de 4810 DA

 On peut noter que les achats consommés augmentent progressivement d'une année à
l’autre, ce qui peut refléter une croissance de l'activité de l'entreprise.

- Consommation de l'exercice : Il s'agit des biens et services achetés spécifiquement


pour être utilisés dans le processus de production ou de prestation de services.

Consommation de l’exercice=Achats consommées + Service extérieurs

1ere année = 4373 +546=4919 DA

La deuxième année, la consommation de l'exercice est de 5411 DA.

 La consommation de l'exercice représente une part importante des charges de


l'entreprise. Cela comprend les coûts d'approvisionnements en matières premières, les
services nécessaires pour soutenir l'activité de l'entreprise.
- La valeur ajoutée d’exploitation : Représente la richesse nouvelle produite par
l’entreprise lors du processus de production qui pourra être réparti sous forme de
revenus.

La valeur ajoutée d'exploitation = Production de l'exercice- la consommation de l’exercice

1ere année = 109 34-4919 = 6015 DA.

Pour la deuxième année, la valeur ajoutée d'exploitation est de 6616 DA.

 La valeur ajoutée affiche une augmentation continue d'année en année et représente en


moyenne 55% du chiffre d'affaires durant le période de projection.
- Excédent Brut D’exploitation : est un indicateur financier majeur qui mesure la
performance économique d'une entreprise. Il représente le surplus de ressources
financières générées par les opérations courantes de l'entreprise

Page 70
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

EBE = VA - charges personnel - impôts et taxes

1ere année = 6015-3402-164 = 2449 DA.

Pour la deuxième année, l'EBE est de 2683 DA .

 Les résultats de l’excédent brut d’exploitation sont positifs donc il y a un excédent brut
d'exploitation au niveau de l’entreprise « salle de sport ».
 une amélioration progressive de la rentabilité opérationnelle de l'entreprise au fil des
années. Cette progression suggère que l'entreprise gère efficacement ses coûts, optimise
ses opérations et parvient à générer des excédents financiers significatifs à partir de ses
activités principales.
- Dotations aux amortissements provisions et pertes de valeurs :Sont des charges
comptables enregistrées dans le compte de résultat d'une entreprise. Elles représentent
les montants provisionnés pour amortir le coût d'actifs immobilisés (dotations aux
amortissements), pour constituer des provisions pour faire face à des pertes potentielles
ou à des charges futures (dotations aux provisions), et pour prendre en compte des
pertes de valeur éventuelles sur des actifs (dotations aux pertes de valeur).

Tableau n°6 : Dotations aux amortissements Provisions et pertes de Valeurs.

Années 1 2 3 4 5 6

Matériel de production 475 475 475 475 475 475


(1)=4750/10

Matériel de bureau 60 60 60 60 60 60
(2)=300/5

Totale (1) + (2) 535 535 535 535 535 475

Source: Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.

 La somme totale des dotations aux amortissements pour le matériel de production et le


matériel de bureau est de 535 unités par an pour les cinq premières années. Cela
représente la dépréciation totale annuelle des deux types d'actifs combinés.

Page 71
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

 la sixième année, la somme totale des dotations aux amortissements diminue à 475
unités par an
- Résultat Opérationnel : Est un solde intermédiaire de gestion. Il exprime le

Résultat réalisé par une entreprise à travers l’exploitation habituelle de ses seuls facteurs de
production.

Résultat Opérationnel = EBE - charges opérationnelles- les dotations aux


amortissements
er
1 année : 2449-546-535=1368 DA.

Pour la deuxième année, le résultat opérationnel est de 1557 DA.

 Le résultat opérationnel est positif cela signifie que l’entreprise a réalisé des bénéfices
ce qui permettait à l’entreprise de rembourser des intérêts d’emprunts et de couvrir ses
opérations exceptionnelles lorsqu’elles existent.
 Un résultat opérationnel positif signifie que l'entreprise a généré des bénéfices à partir
de ses opérations commerciales habituelles.
- Résultat Ordinaire avant impôts : Représente le bénéfice ou la perte générée par une
entreprise à partir de ses activités opérationnelles courantes avant de prendre en compte
les charges fiscales. Il est calculé en déduisant du résultat opérationnel les charges et
produits financiers.

Résultat ordinaire avant impôts = Résultat opérationnel-charges financières.

1er année : 1368-234 = 1134 DA.

Pour la 2éme année, le résultat ordinaire avant impôts est de 1323 DA.

 Le résultat ordinaire avant impôts est positif, Cela montre une croissance continue du
bénéfice de l’entreprise et la témoignant de la performance financière positive, qui
reflète une amélioration continue de la rentabilité de l’entreprise.

Page 72
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

- Résultat net : mesure les ressources nettes restant à l’entreprise à l’issue de l’exercice
bénéfice ou perte. Il correspond au sens comptable, à la différence entre les produits et
les charges de l’exercice.

Résultat net = résultat ordinaire avant impôts- Impôts exigibles sur résultats

Impôts exigibles=0 donc les résultats net= résultats ordinaire avant Impôts.

 Les résultats nets après impôts auront tendance à augmenter de façon appréciable au
cours des années, compte tenu de la montée en cadence de la production d'une part, et
la diminution des charges relative à l'investissement (amortissements et
remboursements de crédits) d'autre part.

1-4 Etude de la rentabilité financière :

L'étude de la rentabilité financière constitue un pilier fondamental de l'analyse financière,


aidant à évaluer la santé financière d'une entreprise et à guider les décisions stratégiques
cruciales pour sa croissance et sa pérennité.

1-4-1Capacité d'autofinancement :

La capacité d'autofinancement désigne l’ensemble des ressources internes générées par


l’entreprise dans le cadre de son activité qui permettent d’assurer son financement.

La capacité d’autofinancement est calculée en utilisant la formule suivante :

CAF= Bénéfices nets+ Amortissement Construction et équipement

Tableau N° 7:La capacité d’autofinancement U= KDA

Page 73
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Année Bénéfices Amortissement cash-flows bruts cash-flows


nets Construction bruts cumulés

et équipement

01 1134 535 1134+535=1669 1669

02 1323 535 1323+535=3527 3527

03 1578 535 1578+535=5640 5640

04 1855 535 1855+535= 8030 8030

05 2156 535 2156+535=10721 10721

06 2534 475 2534+475=13730 13730

Source: Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.

 A la lecture du tableau N°7, nous constatons que la capacité d’autofinancement est


positive et s'améliore fortement fil au des années compte tenu des performances et de la
progression des bénéfices nets dégagés.

1-4-2 Capacité de remboursement des emprunts : C’est un ratio financier qui


exprime la disposition d’une entreprise à rembourser son endettement net au moyen de sa
capacité d’autofinancement. Plus précisément, elle exprime le nombre d’années de capacité
d’autofinancement que l’entreprise consacrerait au remboursement de ses dettes.

Elle mesure le degré de solvabilité de l'unité projetée pour faire face aux emprunts
bancaires.

Tableau No8 : La capacité de remboursement des emprunts.

Page 74
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Année cash-flows Remboursement cash –flows nets


Emprunt

01 1669 712 1669-712=957

02 1858 712 1858-712=1146

03 2113 712 2113-712=1401

04 2390 712 2390-712=1678

05 2691 712 2691-712=1979

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA.

Cash-flows nets = cash-flows -remboursement de l’emprunt

 La situation de trésorerie exprimée par les cash-flows permet le remboursement des


emprunts et dégage des excédents sur toute la période de projection.
 la capacité de remboursement des emprunts semble être en constante amélioration au
fil des années, ce qui est un indicateur positif de la santé financière de l'entreprise.

1-4-3 L'appréciation des critères de rentabilité :


Tous les financiers ainsi que les managers engageant des investissements se doivent de
maitriser les critères de rentabilité couramment utilisés. Zoom sur la valeur actuelle nette,
le taux de rentabilité interne, le délai de récupération et l’indice de profitabilité.
1-4-3-1 La valeur actuelle nette (VAN) :
La valeur actuelle nette est une mesure de la rentabilité d’un investissement, est égale au
cumul des flux de trésorerie du projet actualisés au taux de rendement exigé par
l’investisseur.
La VAN est le critère par excellence, l’objectif de toute décision d’investissement,
industriel ou financier étant de maximiser la création de richesse.

VAN= -Io + ΣCAFN (1+i)-n


Page 75
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

-Io: l’investissement initial


ΣCAFN (1+i)-n: La somme des cash –flows actualisés
N :durée de remboursement
I:taux d’actualisation = 8%
VAN = -Io + CAF1 (1 +0,08)-1+ CAF2 (1+0,08)-2 + CAF3 (1+0,08)-3 + CAF4 (1+0,08)-4+
CAF5 (1+0,08)-5
VAN = -5099097,14 + 957000 (1+0,08) -1 + 1146000 (1+0,08)-2 +1401000 (1+0,08)-3 +
1678000 (1+0,08)-4+ 1979000 (1+0,08)-5.

VAN = 1094063,99 KDA.

 La VAN de l’entreprise « salle de sport » est positive c à d >0 cela signifie que le
projet est rentable et très satisfaisante pour un taux de 8% est une durée de vie de
5 ans.

1-4-3-2 Taux de rentabilité interne (TRI):


Le taux de rentabilité interne, est un taux d’actualisation qui annule la valeur actuelle nette
d’une série de flux financiers.
Pour une VAN =0
VAN = -Io +ΣCAFN (1+i) -n.
Dans ce cas Pour calculer la Valeur Actuelle Nette (VAN) à différents taux d'actualisation
(10% et 12%), nous utiliserons la formule suivante :
Pour un taux d’actualisation = 10%
VAN = -Io +ΣCAFN (1+i) -n.
= -5099097,14+ 957000 (1 +0,1)-1 +1146000 (1+0,1)-2 +1401000 (1+91) -3
+1678000
(1+0,1)-4+ 1979000 (1+0,1)-5

VAN= 145502, 18 KDA.

Page 76
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Pour un taux d’actualisation = 12% :.

VAN = -5099097, 14+957000 (1+0, 12)-1 + 11 46000 (1+0,12)-2+ 1401000 (1+0,12)-3 +


1678000 (1+0,12)-4 + 1949000 (1+0,12)-5

VAN= -144507,49 KDA

 D’après les deux taux d’actualisations que nous avons donnés précédemment, nous
concluons que le taux qui annule la VAN est limité entre 10% et 12%
 Le TRI est le taux d'actualisation précise où la VAN devient nulle.

10% < TRI< 12%

VAN (+)
TRI = 10+ (12-10)=
VAN(+)+/VAN(−)/

VAN+ :la VAN lorsque le taux d'actualisation est de 10%

VAN- : La VAN lorsque le taux d'actualisation est de 12%

En utilisant ces valeurs dans la formule, nous pouvons calculer le TRI :

145502,18
TRI = 10 +2( )
145502,18+/−144507,49/

TRI= 11%

 TRI de 11% est un indicateur positif de la rentabilité du projet de salle de sport,


indiquant qu'il a le potentiel de générer des rendements favorables pour l'entreprise.

1-4-3-3 Le Délai de récupération (DR) :

Le délai de récupération, mesure le temps nécessaire à la récupération du montant initial


d’un investissement en le comparant aux flux cumulés de trésorerie.

Tableau n°9 : Le délai de récupération

Page 77
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

Années 0 1 2 3 4 5

CFN - 957000 1146000 1401000 1678000 1979000


5099097,14

CFNA - 886111,11 982510,28 1112158,97 12233380,09 1979000,68


5099097,14 3

ΣCFN - - - 2118316,78 -884936,68 1094063,993


A 5099097,14 4212986,03 3230475,75

Source : Elaboré par nous-mêmes à partir des documents comptables à la banque CPA

884936,68
DR = 5+( )
884936,68+1094063,993

884936,68
DR = 5+ ( )
1979000,68

DR = 5 + 0,447 ⇒ (0,447×12) = 5,36 ⇒ 0,36×30 = 10

DR = 5 ans et 5 mois et 10 jour |

 Donc l’investisseur doit récupérer son montant d’investissement initial après 5


ans,5mois et 10 jours.

1-4 -3-4 Indice de profitabilité (IP) :

L’indice de profitabilité est le rapport entre le cumul actualisé des flux de trésorerie (cash-
flows) et le capital investi. Il s’agit en d’autre termes du rapport entre la valeur actuelle des
flux de trésorerie futurs et le capital investi.

𝑽𝑨𝑵
IP = 1 +
𝑰𝒐

1094063,99
IP= 1 + 5099097,14

IP= 1 +0,21

IP =1,21

Page 78
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

 IP>1 la réalisation de projets consiste à recevoir 1,21 DA contre 1DA.


 L'opération est donc avantageuse, cela signifie que pour 1DA l’entreprise gagne 0,21
DA. Donc il est acceptable.

En conclusion, ces critères appliqués à ce projet sont tous favorables à son exécution, à
savoir :

 La VAN qui est un critère de base dans le choix d'investissement, selon ce critère le
projet est rentable, puisque la VAN est supérieur á 0.
 Le TRI. C’est le taux d'actualisation avec lequel l'entreprise n'est pas en perte, donc
l'entreprise est en situation de rentabilité.
 Le DR et IP sont aussi à la faveur d'investir en ce projet.

2- La prise de décision par la banque CPA :

Les critères sur lesquels la banque basera sa décision sont les éléments suivants :

- Le promoteur est sérieux et honorable, doté d'une bonne expérience.

- Le projet s'inscrit dans un cadre général de développement de culture « salle de sport ».

- La localisation du projet est favorable à l'activité projetée, elle permet la profitabilité


totale des usages.

- L'impact du projet est favorable sur le développement social.

- La salle existe et aménagée.

- Les équipements sont modernes et répondent aux exigences des personnes.

- Les éléments d'appréciation sur lesquels la banque CPA, a axé l'étude de ce projet, nous
font montré que celui-ci n'aura pas de difficultés notables pour trouver sa place sur le
marché.

Eu égard aux éléments qui entourent ce présent dossier, la banque CPA donne un avis
favorable pour le financement dudit projet par :

Un crédit à moyen terme d'un montant de: 3560 000,00 DA soit 70% du coût du projet.

• Centralisation du chiffre d'affaires aux de la banque CPA.

• Paiement direct aux fournisseurs.

Page 79
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

• Nantissement sur équipement.

• Délégation assurance Multirisque Professionnelle


• Caution Code Général des Collectivités Territoriales CGCT

Dans le cadre de cette étude approfondie, nous avons entrepris d'explorer le rôle de
la solvabilité de l'entreprise dans le processus de décision de la banque concernant l'octroi
de crédits d'investissement. Nous avions formulé l'hypothèse N°2 :

La solvabilité de l’entreprise est un facteur clé dans la décision de la banque


d’accorder un crédit d’investissement.

En se basant sur divers critères d'évaluation, tels que la capacité de remboursement,


la VAN et le TRI il est clairement établi que le projet de l'entreprise affiche une rentabilité
financière solide. Cette performance financière favorable constitue un élément décisif qui
motive la banque à accorder le crédit demandé. À partir de ces résultats nous constatons
donc que notre deuxième hypothèse est confirmée de manière convaincante.

Nous avons constaté que la banque accorde une attention particulière à la clarté des
objectif de l’entreprise (salle de sports) ainsi que leur alignement avec la viabilité
financière cela confirme l’hypothèse N°3 l’objectif du crédit d’investissement de
l‘entreprise influence la décision de la banque.

Pour conclure, on peut déduire que l’hypothèse N°1confirmé a 50% du fait que la
relation entre entreprise-banque repose principalement sur une relation clientèle.

Il est aussi envisageable que d'autres éléments aient un impact sur la relation entre
l'entreprise et la banque, et que ces éléments puissent constituer la moitié restante de
l'influence dans cette relation.

Conclusion :

Page 80
Chapitre III : Evaluation d’un projet d’investissement au sein
de CPA

L’évaluation d’un projet d’investissement est un processus en deux étapes qui


comprend une étude technico- économique et une étude de rentabilité. Ces deux études
sont étroitement liées car la première évalue la faisabilité technique du projet tandis que la
seconde confirme sa rentabilité financière.

Une fois que le projet est techniquement viable, il est essentiel d’évaluer sa
rentabilité financière en calculant les revenus nécessaires pour rembourser les crédits à
court terme. Cette évaluation permet de s’assurer que l’entreprise qui sollicite un crédit est
solvable et que la banque peut accorder le crédit demandé, en prenant en considération la
prise de garanties en cas d’anomalie.

Page 81
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale :

Au terme de ce stage pratique, nous pouvons dire que la décision d’investissement est
l’étape la plus importante, aussi bien pour l’entreprise que pour le banquier qui assure les
financements nécessaires.

En effet, il existe de nombreuses sources de financement disponibles pour les entreprises.


Chacune a ses avantages et ses inconvénients, et il est important pour l'entreprise de choisir la
source de financement qui convient le mieux à ses besoins.

Il est également important de comprendre les risques associés à chaque méthode de financement
et de les prendre en compte lors de la prise de décision. En utilisant les bonnes sources de
financement, une entreprise peut réussir à réaliser ses projets et à atteindre ses objectifs
financiers.

L'analyse a également mis en évidence les avantages et les défis liés au crédit d'investissement.
D'une part, le crédit d'investissement permet aux entreprises d'accéder à des ressources
financières nécessaires pour se développer, diversifier leurs activités et améliorer leur
compétitivité. D'autre part, les entreprises doivent faire face à des exigences de remboursement et
à des coûts d'intérêt qui peuvent parfois être élevés, ce qui peut affecter leur rentabilité et leur
capacité à rembourser leur dette.

De plus, nous avons constaté que la relation entre les banques et les entreprises est cruciale pour
assurer un accès adéquat au crédit d'investissement. Les banques doivent mettre en place des
processus d'évaluation rigoureux pour évaluer la solvabilité des emprunteurs potentiels tout en
tenant compte des spécificités de chaque entreprise. Les entreprises, de leur côté, doivent
maintenir une bonne santé financière, fournir des informations précises et transparentes aux
banques, et respecter les conditions de remboursement convenues.

Le stage que nous avons effectué au sein de l’agence 120 du CPA le crédit populaire d’Algérie de
Tizi-Ouzou nous a permis de comprendre toutes les questions relatives au financement des
entreprises par un crédit d’[Link] grâce au service de crédit . En ce qui concerne le cas
pratique nous a permis d’acquérir l’expérience nécessaire dans le monde professionnel en général
et dans celui de la banque et des entreprises en particulier.

Page 82
Conclusion générale

Dans notre travail nous avons vu les différents éléments nécessaires pour construire un dossier
de crédit d’investissement pour obtenir un prêt et démontré une solvabilité et une capacité de
remboursement adéquates.

Après une étude techno-économique , et une analyse de rentabilité d'un projet domaine
d’activité ( salle de sport) , nous avons constaté que l'entreprise qui a demandé le crédit présente
une solvabilité adéquate et une capacité de remboursement suffisante pour rembourser le crédit.

Sur cette base nous pouvons conclure que le projet est rentable et la banque peut accorder le
crédit demandé, tout en prenant en considération la nécessité de garantir la banque CPA en cas
d'anomalie.

Cette étude confirme que la relation entreprise-banque repose en grande partie sur une relation
clientèle. De plus, la solvabilité de l'entreprise joue un rôle crucial dans la décision d'octroi de
crédits d'investissement.

Ainsi, nous avons pu de mieux comprendre le rôle crucial de la Banque Crédit Populaire
d'Algérie dans le financement des investissements, soulignant l'importance de soutenir les
entreprises pour favoriser le développement économique et contribuer à la prospérité nationale.
Les recommandations formulées visent à orienter les futures stratégies et politiques visant à
optimiser l'efficacité du crédit d'investissement et à stimuler la croissance économique en
Algérie.

Page 83
Liste des annexes
Bibliographie
Bibliographie

 Les ouvrages :
- ALLAM .H « Crédit-Bail » B.S.B.E.S.B , 15éme promotion 2012
-AMMOUR. B, « Système bancaire algérien : textes et réalité ».édition Dahleb , Alger .1997

-BENHALIMA A« Pratique des techniques bancaires »- Référence à l’Algérie , Edition


Dahleb. Alger 1997.
-BEYSUL. A, Cyrille .M , « L’investissement et le financement de l’entreprise », édition
Casbah , Alger,2000
-BOLUSSET,C « L’investissement » éd Bréal , Paris 2007,p.50.
-BOUGHABA. A, « Analyse et évaluation de projet » Berti ,Paris,1998.
- BOUYAKOUB .F « l’entreprise et le financement bancaire » Edition CASBAH, Alger
2000.
-CATHERINE .K , « L’essentiel de la Banque »,Edition Gualino , 2015-2016.
-CHEN.E « Gestion financières de l’entreprise et développement financier » édition
EDICEF/AUPELF.1991.
-CHIHA . K : Finance d’entreprise , édition Houma , Alger 2012.
-FRANCOIS .A.R , « Organisation de l’entreprise »,Les éditions d’organisation , Paris , 1983
-HOUDAYER « Projet d’investissement :Guide d’évaluation financière , Edition
ECONOMICA Paris 2006
-KHAROUBI . C et THOMAS. Ph , « analyse du risque de crédit »,2éme édition , 2016
- LAUPRETRE .D : droit du crédit , Edition Ellipses, Paris 2000.
-LASARY .K : Evaluation et financement des projet » Alger .Essalam .2000.P.6.
-LUC BERNET –ROLLANDE, « Principes de technique bancaire », 25éme Edition DUNOD
-MAACHA-AKKACHE. D « Cours de gestion de l’entreprise »Edition EL Amel ; 2019.
-MAYER.J, « Economie d’entreprise », édition Dunod, Paris ,1985
- MOURGUE .N , « Le choix des investissements dans l’entreprise »Edition économica ,1994
- PETIT-DUTAILLIS. G ; « Le risque du crédit bancaire ».Edition économiques .Paris.1963.
-PIGET. P « Gestion financier de l’entreprise » , 2éme édition, économica , Paris ,2005.
-ROUYER .G, CHOINEL.G « La banque et l’entreprise techniques actuelles de
financement », 3éme édition , éd Revue Banque , Paris, 1996
-SYLVVIE De COUSSSERGUES , « La banque : structure , marché et gestion »,Paris , 1996
-VIGEZZI.M , « L’entreprise » , édition Flammarion , Paris ,1997
Bibliographie
-YVES .B ,EAN CLAUDE COLI. « Dictionnaire économique et financier » Seuit –
Paris,1996

 Revues :
-F.S MISHKIN « L’instabilité financière : définition et origines » .Global financialinstability :
Framework ,events , issus ;Journal of économica Perspectives , vol.13 n°4. Automne 1999.

 Les articles :
-L’article 114 de la loi Algérienne N°=90-10 du Avril 1990 relative à la monnaie et au crédit.
-Loi n°01-18 du 27 ramadhan 1422 correspondant au 12-12-2001 portout loi d’orientation sur
la promotion de la PME .
-Ordonnance n°(3-11 du 26 Août 2003 relative à la monnaie et au crédit .

 Documents internes :
-Documents internes de la banque CPA (Agence 120.)
 Mémoires :
1. AIT DRAHMANE. F, YAZID. S, « Les Risques de Crédit et Les Règles
prudentielles de
la Banque », Mémoire de Master en Science de Gestion, option : Finance et
Comptabilité,
Université Abderrahmane Mira de Bejaia, 2010-2011
2. BOUAICHE. S, MERABTI. C, « La Gestion des Risques du Crédit Bancaire
», Mémoire
de Master en Sciences Economiques, option : Monnaie, Banque, Université
Abderrahmane Mira de Bejaia, 2012-2013.

3. BOUFELIOUNE. N, DJEMOUNE. L, DJOULANE. H, « Etude d’un Dossier


du Crédit D’investissement » Mémoire de Licence en Science Economique,
option : MBEF, Université Abderrahmane Mira de Bejaia, 2012-2013.
4. MESSAOUDENE. R, NAITYOUCEF. H, « Etude d’un Financement
Bancaire : cas d’un crédit d’investissement », Mémoire de Master en Science de
Gestion, option : CCA, Université Abderrahmane Mira de Bejaia, 2002.
5. MEZIANI. S, BELOUCIF. K, YAHIAOUI. Y, «Etude et Analyse d’un
Dossier de Crédit D’investissement », Mémoire de Licence en Science de
Gestion, option: Comptabilité, Université Abderrahmane Mira de Bejaia, 2012-
2013.
Bibliographie

 Sites webs :
-www. Wikipidia –org.
-www. Journaldunet .com.
-www. [Link].
-[Link].
-[Link] – [Link]
-[Link]-org
Résumé
Ce mémoire est le résultat d’une recherche menée sur le crédit d’investissement des
entreprises par les banques cas de crédit populaire d’Algérie (CPA) à travers lequel on a
essayé de faire connaitre le déroulement de l’étude d’une demande de crédit.

La décision d’investissement est l’étape la plus importante, aussi bien pour l’entreprise que
pour le banquier qui assure les financements nécessaires. Il est également important de
comprendre les risques associés à chaque méthode de financement et de les prendre en
compte lors de la prise de décision.

À partir de l’étude de la rentabilité financière du projet ainsi que l’application des différents
critères, nous avons constaté que le projet est rentable et permet de créer la richesse pour
l’entreprise

Mots clés : Investissement, décision, risque, évaluation, rentabilité, crédit populaire d’Algérie

Summary
This dissertation is the result of research carried out on business investment credit by banks in
the case of Popular Credit of Algeria (CPA) through which we tried to make known the
progress of the study of a request credit.
The investment decision is the most important step, both for the company and for the banker
who provides the necessary financing. It is also important to understand the risks associated
with each financing method and take them into account when making a decision.
From the study of the financial profitability of the project as well as the application of
different criteria, we found that the project is profitable and makes it possible to create wealth
for the company.

Keywords: Investment, decision, risk, evaluation, profitability, popular credit of Algeria

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