MPSI2 À RENDRE LE 22.11.
19
DEVOIR MAISON 5
Vous traiterez au choix l’un des deux exercices suivants, le second étant plus difficile que le premier.
EXERCICE 1 : RACINES DES POLYNÔMES À COEFFICIENTS DANS U
Soit P : C → C une fonction polynomiale de la forme z 7→ a 0 + a 1z + a 2z 2 + · · · + an z n , où n ∈ N∗ , et
a 0 , a 1 , . . . , an ∈ C.
On appelle racine de P tout complexe z tel que P(z) = 0.
On suppose qu’il existe r > 0 tel que pour tout i ∈ n0, no, |ai | = r .
1
( )
Le but de l’exercice est de prouver que les racines de P sont toutes dans l’ensemble C = z ∈ C, < |z| < 2 .
2
1. Quelques exemples : déterminer les racines des polynômes suivants, et vérifier qu’elles sont bien
dans C.
√
a. P 1 (z) = 2z 2 − 2(1 + i)z + 2i b. P 2 (z) = z 4 − z 3 + z 2 − z + 1.
2. Montrer qu’il suffit de prouver le résultat pour r = 1.
Dans toute la suite de l’exercice, on suppose donc r = 1.
3. Soit z un complexe non nul tel que |z| < 1.
|z|
a. Prouver que a 1z + a 2z 2 + · · · + an z n < .
1 − |z|
1
b. En déduire que si z est racine de P, alors |z| > .
2
1
z n P z si z , 0
4. a. Prouver que Q : z 7→ est un polynôme, et exprimer ses coefficients en fonction
a n
si z = 0
de ceux de P.
b. Prouver que si z est racine de P, alors z , 0.
1
c. Soit z une racine de P avec |z| > 1. Montrer que est racine de Q et en déduire que |z| < 2.
z
5. Montrer que toutes les racines de P sont bien dans C.
EXERCICE 2 : POLYGONES RÉGULIERS À SOMMETS ENTIERS
Dans tout l’exercice, le plan est muni d’un repère orthonormé (O, ~i , ~j ).
Soit n > 3 et soient M 0 , M 1 , . . . , Mn−1 n distincts points du plan d’affixes respectives z 0 , z 1 , . . . , zn−1 .
On note alors Mn = M 0 et zn = z 0 .
On dit que le polygone M 0 M 1 . . . Mn−1 est régulier (on devrait plutôt dire convexe, direct et régulier) s’il existe
2π
une rotation r , d’angle , telle que
n
∀k ∈ n0, n − 1o, Mk +1 = r (Mk ).
Les deux parties de l’exercice sont indépendantes.
Partie I. Caractérisation des polygones réguliers inscrits dans un cercle de centre O.
On suppose dans cette partie que M 0 , M 1 , . . . , Mn−1 sont situés sur un même cercle centré en O, c’est-à-dire
que |z 0 | = |z 1 | = · · · = |zn−1 |.
1. Montrer que si M 0 M 1 . . . Mn−1 est un polygone régulier, alors une rotation r telle que ∀k ∈ n0, n − 1o,
Mk+1 = r (Mk ) possède nécessairement O comme centre.
MPSI2 LYCÉE CHAMPOLLION 2019–2020
n−1
ζ n−k zk = nz 0 .
X
2. En déduire que si M 0 M 1 . . . Mn−1 est régulier, alors
k =0
n−1
ζ n−k zk = nz 0 , alors M 0 M 1 . . . Mn−1 est régulier. On pourra penser à l’in-
X
3. Inversement, prouver que si
k =0
égalité triangulaire.
Partie II. Polygones réguliers à sommets entiers.
Dans cette partie, on suppose que M 0 M 1 . . . Mn−1 est régulier, on note r une rotation qui envoie Mk sur Mk +1 ,
et on note Ω le centre de la rotation r , et on note ω son affixe.
On note Z[i] = a + ib, (a, b) ∈ Z2 l’ensemble des complexes dont la partie réelle et la partie imaginaire sont
dans Z.
On cherche alors à déterminer à quelles conditions z 0 , z 1 , . . . , zn−1 sont simultanément dans Z[i].
4. Montrer que pour (j, k) ∈ n0, n − 1o2 , j , k, le centre Ω de la rotation r est sur la médiatrice de [M j Mk ].
5. Soient A et B deux points distincts d’affixes
a et b. Montrer qu’un point M d’affixe z appartient à la
médiatrice de [AB] si et seulement si 2 Re b − a z = |b|2 − |a|2 .
6. On suppose que trois des z j , 0 6 j 6 n − 1 sont dans Z[i].
a. Prouver à l’aide des deux questions précédentes que la partie réelle et la partie imaginaire de ω sont
rationnelles.
b. On suppose de plus qu’il existe k ∈ n0, n − 1o tel que zk et zk +1 soient dans Z[i]. Montrer que la
2i π
partie réelle et la partie imaginaire de e n sont rationnelles.
7. Soit r ∈ Q∗+ et soit θ = πr . On suppose que cos θ est rationnel.
a
On note alors 2 cos θ = une fraction irréductible (avec (a, b) ∈ Z × N∗ ) égale à 2 cos θ .
b
a. Prouver que 2 cos(2θ ) est rationnel, et qu’une fraction irréductible égale à 2 cos(2θ ) possède b 2
comme dénominateur. Cette question nécessite quelques connaissances en arithmétique et vous admettrez
le résultat si vous n’avez pas choisi la spécialité maths en terminale.
b. Prouver plus généralement que pour tout k ∈ N∗ , 2 cos 2k θ ∈ Q et qu’une fraction irréductible
k
égale à 2 cos 2k θ possède b 2 comme dénominateur.
c. En notant que 2 cos 2k θ ne peut prendre qu’un nombre fini de valeurs lorsque k parcourt N∗ ,
prouver que b = 1.
1 1
( )
d. En déduire que cos θ ∈ −1, − , 0, , 1 .
2 2
8. Montrer enfin que si tous les Mk sont à coordonnées entières, c’est-à-dire que ∀k ∈ n0, n − 1o, zk ∈ Z[i],
alors n = 4, et donc M 0 M 1 · · · Mn−1 est un carré.
MPSI2 LYCÉE CHAMPOLLION 2019–2020
CORRECTION 1
CORRECTION DU DEVOIR MAISON 5
EXERCICE 1
1. Quelques exemples.
1.a. Le discriminant de ce polynôme est
2 π 2 π
2(1 + i) − 4 × 4i = 2e i 4 − 16i = 4i − 16i = −12i = 12e −i 2 .
√
∆=
√ iπ √
Donc une racine carrée δ de ∆ est 14e − 4 = 6(1 − i).
Et donc les deux racines de P 1 sont
√ √ √ √
2(1 + i) + 6(1 − i) 2(1 + i) − 6(1 − i)
z1 = et z 2 = .
4 4
√ √ √ √ √ √
On a en particulier 4z 1 = 2(1 + i) + 6(1 − i) = ( 2 + 6) + i( 2 − 6).
Et donc √ √ 2 √ √ 2
16|z 1 |2 = |4z 1 |2 = 2+ 6 + 2− 6 = 4 + 12 = 16.
Rappel
On en déduit que |z 1 | = 1. Donc z 1 est bien dans C. Le produit des racines d’un
2i polynôme de degré 2 est égal
Plutôt que de faire le même calcul pour z 2 , notons que z 1z 2 = = i, de sorte que
2 au quotient du coefficient
|z 1 | · |z 2 | = |i| = 1. constant par le coefficient
Et donc |z 2 | = 1, donc z 2 est également dans C. dominant.
Ainsi, toutes les racines de P1 sont bien dans C.
1.b. Il est clair que −1 n’est pas racine de P2 , et pour z , −1, on a
1 − (−z)5 1 + z 5
P2 (z) = (−z)4 + (−z)3 + (−z)2 + (−z) + 1 = = .
1 − (−z) 1+z Remarque
Notons que −1 est racine
Donc z est racine de P2 si et seulement si z 5 = −1, soit si et seulement si z est racine 5ème 5ème de −1, mais n’est pas
de −1. racine de P 2 .
π 2k π Nous venons de dire que
Or, −1 = e i π , donc ses racines 5èmes sont les e i 5 + 5 , k ∈ n0, 4o, qui sont toutes dans U, et pour z , −1, P 2 (z) = 0 si et
donc en particulier dans C. seulement si z 5 = −1.
2. Supposons que le résultat soit vrai pour tout polynôme dont tous les coefficients sont égaux
n
ak z k un polynôme tel que ∀k ∈ n0, no, |ak | = r > 0.
X
à 1, et soit P : z 7→
k=0
n n
a k k
ak z k = 0 ⇔
X X
Alors z est une racine de P si et seulement si z = 0.
r
k =0 k =0
n
X a k k
Autrement dit, si et seulement si z est racine du polynôme Q : z 7→ z , qui possède
r
k=0
tous ses coefficients dans U (c’est-à-dire qui sont tous de module 1).
Mais par hypothèse, les racines de Q sont toutes dans C, et donc il en est de même des
racines de P.
3.a. Par l’inégalité triangulaire, on a
n n n n
1 − |z|n |z|
ak z k 6 ak z k 6 |ak | · |z|k 6 |z|k 6 |z|
X X X X
6 .
1 − |z| 1 − |z|
k =1 k =1 k=1 k =1
n n
ak z k = 0 ⇔ a 0 = − ak z k .
X X
3.b. En particulier, si P(z) = 0, on a a 0 +
k =1 k =1
n
|z|
ak z k
X
Et par conséquent, 1 = |a 0 | = < .
1 − |z|
k =1
|z| 1
Et donc 1 < ⇔ 1 − |z| < |z| ⇔ |z| > .
1 − |z| 2
MPSI2 LYCÉE CHAMPOLLION 2019–2020 M. VIENNEY
2 DEVOIR MAISON 5
n n
1 1 1
! X ! X
4.a. Pour z , 0, on a P = n
ak k et donc Q(z) = z P = ak z n−k .
z z z
k=0 k =0
n B Attention !
n−k
X
Et pour z = 0, il vient Q(0) = an = ak 0 . Il est important, lorsqu’on
k =1 regarde la définition de
n n
polynôme, que l’expression
ak z n−k = an−k z k .
X X
Donc Q est bien un polynôme : pour tout z ∈ C, Q(z) = soit la même pour tout z ∈ C.
k =0 k =0 Et donc poser par exemple
4.b. Puisque |a 0 | = 1, on a a 0 , 0 et donc P(0) , 0, de sorte que 0 n’est pas racine de P. Q (0) = a n + 1 n’aurait pas fait
de Q un polynôme.
1 1 1
!
4.c. Et pour z , 0, si P(z) = 0, alors Q = n P(z) = 0. Donc est racine de Q.
z z z
1
En particulier, si |z| > 1, alors < 1. Or les coefficients de Q sont les mêmes que ceux
z
de P, mais pas dans le même ordre. En particulier, ils sont tous de module 1, et donc la
1 1 1
question 3.b s’applique à , de sorte que > ⇔ |z| < 2.
z z 2 Remarque
5. Les racines de P sont soit de module 1, soit de module inférieur strictement à 1, soit de Notons en particulier que
module supérieur strictement à 1. ces résultats s’appliquent aux
racines réelles des polynômes
Dans le premier cas, elles sont bien(dans C. réels dont les coefficients
1
)
valent tous ±1, qui sont donc
Dans le second cas, elles sont dans z ∈ C, 1 > |z| > ⊂ C.
2 toutes dans
Et dans le dernier cas, par la question 4, elles sont dans {z ∈ C, 1 < |z| < 2} ⊂ C. 1 1
# " # "
−2, − ∪ ,1 .
2 2
Et donc toutes les racines de P sont dans C.
En voici deux exemples :
EXERCICE 2
1. Si Ω est le centre d’une telle rotation r , alors ΩM 0 = ΩM 1 car M 1 = r (M 0 ).
Et de même, ΩM 1 = ΩM 2 . Donc r est équidistant de M 0 et de M 1 , donc sur la médiatrice
de [M 0 M 1 ] et de même, il est sur la médiatrice de [M 1 M 2 ].
C’est donc l’unique point équidistant de M 0 M 1 M 2 c’est-à-dire le centre du cercle circonscrit −2 − 12 1 2
2
au triangle M 0 M 1 M 2 . Mais pour tout i, OMi = |zi − 0| = |zi | = |z 0 |.
Donc O est équidistant de tous les Mi , et en particulier de M 0 , M 1 et M 2 : il est égal à Ω.
2. Notons que nous connaissons l’expression complexe de la rotation de centre O et d’angle
2π
: il s’agit de z 7→ ζ z.
n
Et en particulier, z 1 = ζ z 0 , z 2 = ζ z 1 = ζ 2z 0 , et on prouve ainsi par une récurrence facile
que pour tout k ∈ n0, n − 1o, zk = ζ k z 0 .
Et alors
n−1 n−1 n−1
ζ n−k zk = ζ n − kζ k z 0 = ζ n
X X X
z 0 = nz 0 .
k =0 k =0 k =0
|{z}
=1
n−1
ζ n−k zk = nz 0 .
X
3. Inversement, supposons que
k=0
n−1
ζ n−k zk = |nz 0 | = n.
X
Alors en particulier,
k=0
n−1
|ζ n−k zk | = n.
X
Or, pour tout k ∈ n0, n − 1o, |ζ n−k zk | = 1, de sorte que
k =1
Autrement dit, nous sommes en présence d’un cas d’égalité dans l’inégalité triangulaire.
Puisque z 0 , 0, on en déduit que pour tout k ∈ n1, n − 1o, il existe λk ∈ R+ tel que
ζ n−k zk = λk z 0 .
Mais |ζ n−k zk | = 1 = |z 0 |, et donc λk = 1.
On en déduit que ζ n−k zk = z 0 ⇔ ζ −kzk = z 0 ⇔ zk = ζ k z 0 .
Alors zk +1 = ζ k +1z 0 = ζ zk .
2π
Et donc Mk+1 est l’image de Mk par z 7→ ζ z, qui est la rotation de centre O et d’angle .
n
n−1 −1
En particulier, on a zn−1 = ζ z 0 = ζ z 0 ⇔ z 0 = ζ zn−1 , de sorte que M 0 = Mn est
également l’image de Mn−1 par r . Et donc le polygone M 0 M 1 · · · Mn−1 est convexe.
MPSI2 LYCÉE CHAMPOLLION 2019–2020 M. VIENNEY
CORRECTION 3
Partie II. Polygones réguliers à sommets entiers
4. Pour tout k ∈ n0, n − 1o, Mk +1 est l’image de Mk par la rotation r , qui a Ω pour centre,
donc ΩMk = ΩMk+1 .
Et donc pour tout k ∈ n0, n − 1o, ΩMk = ΩM 0 . Rappel
En particulier, pour j , k, Ωk = ΩM j , de sorte que Ω est bien sur la médiatrice de [M j Mk ]. La médiatrice d’un segment
est l’ensemble des points équi-
distants des deux extrémités
de ce segment.
M0
M1
Ω M4
M2
M3
FIGURE 0.1 – Ω est le point d’intersection de toutes les médiatrices joignant deux sommets.
5. Nous savons que AM = |a − z| et BM = |b − z|.
Et donc M est sur la médiatrice de [AB] si et seulement si |a − z| = |b − z|.
Soit encore si et seulement si
|a − z|2 = |b − z|2 ⇔ (a − z) (a − z) = (b − z) b − z
⇔ |a|2 − az − az + |z|2 = |b|2 − bz − bz + |z|2
⇔ b − a z + b − a z = |b|2 − |a|2
⇔ 2 Re b − a z = |b|2 − |a|2 .
6.a. Si A, B, C sont trois sommets, d’affixes a, b, c, à coordonnées entières, alors Ω appartient aux
médiatrices [AB] et de [AC].
Or les équations complexes de ces médiatrices sont
2 Re b − a z = |b|2 − |a|2 et 2 Re ((c − a) z) = |c|2 − |a|2 .
Notons alors
ω = ω 1 + iω2 la forme algébrique de
ω.
Alors Re (b − a)ω = Re b − a ω1 − Im b − a ω2 .
De même, Re ((c − a)ω) = Re (c − a) ω1 − Im (c − a) ω2 .
Et donc (ω 1 , ω2 ) satisfait au système d’équations
2 2
Re b − a ω1 − Im b − a ω2 = |b| − |a|
Re (c − a) ω1 − Im (c − a) ω2 = |c|2 − |a|2
Commençons par noter que ce système possède une unique solution, les points a, b et c
1 Et elles ne sont pas paral-
étant distincts, [ab] et [ac] leurs médiatrices ne sont pas confondues1 .
Or tous les coefficients de ce système sont des entiers. Donc lors de notre pivot pour lèles puisque nous savons que
le système admet au moins
le résoudre, nous ne ferions apparaître que des fractions à coefficients entiers, donc des
une solution.
rationnels !
Et donc ω1 = Re(ω) et ω2 = Im(ω) sont des rationnels.
Notez qu’on a aucun besoin, et surtout aucune envie de résoudre le système, ce qui nécessiterait
probablement de distinguer les cas Re(b − a) , 0 et Re(b − a) = 0.
2π
6.b. Puisque Mk +1 est l’image de Mk par la rotation de centre ω et d’angle , alors leurs affixes
2π
n
sont liés par la relation zk +1 = e i n (zk − ω) + ω.
Et en particulier,
zk +1 − ω (zk +1 − ω) zk − ω
i 2π
e n = = .
zk − ω |zk − ω|2
Mais puisque zk et ω ont une partie réelle et une partie imaginaire rationnelles, alors
π
|zk − ω|2 est lui-même un rationnel, et donc e 2i n possède une partie réelle et une partie
imaginaire rationnelles.
MPSI2 LYCÉE CHAMPOLLION 2019–2020 M. VIENNEY
4 DEVOIR MAISON 5
7.a. Grâce aux formules de duplication, nous savons que
a 2 − 2b 2
2 cos(2θ ) = 2 2 cos2 (θ ) − 1 = (2 cos θ )2 − 2 =
∈ Q.
b2
Il nous reste à prouver que cette fraction est irréductible, c’est-à-dire que a 2 − 2b 2 et b 2
n’ont pas de diviseurs communs.
Supposons qu’il existe un nombre premier qui divise à la fois a 2 − 2b 2 et b 2 . Détails
Puisque p divise b 2 , alors p divise b. Les facteurs premiers de b 2
Puisque p divise b 2 et a 2 − 2b 2 , alors il divise a 2 − 2b 2 = a 2 et donc divise a. sont ceux de b.
a
Mais si p divise à la fois a et b, cela contredit l’irréductibilité de .
b
On en déduit qu’aucun nombre premier ne divise à la fois a 2 − 2b 2 et b 2 , de sorte que
a 2 − 2b 2
est irréductible et possède bien b 2 comme dénominateur.
b2
7.b. Il s’agit de faire une récurrence en utilisant le résultat de la question précédente.
Pour k = 1 le résultat vient d’être prouvé. Supposons donc que 2 cos 2k θ soit rationnel, et
k
qu’une fraction irréductible qui le représente possède b 2 comme dénominateur.
Alors, comme à la question précédente,
2
2 cos 2k +1θ = 2 cos 2k θ − 2.
Et comme à la question précédente, on prouve que le dénominateur d’une fraction ir-
réductible qui le représente est le carré du dénominateur de 2 cos 2k θ , et donc égal à
k 2 k k +1
b2 = b 2 ×2 = b 2 .
Donc par le principe de récurrence, la propriété est vraie pour tout k > 1.
p
7.c. Notons r = , avec p ∈ Z, q ∈ N∗ . Alors par 2π -périodicité du cosinus, pour ` ∈ N,
q
2π `
!
cos(`θ ) = cos ne peut prendre que les 2q valeurs suivantes :
n
π 2π (2q − 1)π
1 = cos(0), cos , cos , . . . , cos .
q q q
Et donc les 2 cos 2k θ , k ∈ N ne peuvent être deux à deux distincts. Irrationalité
Il existe donc deux entiers k 1 , k 2 , avec k 2 > k 1 tels que 2 cos 2k1 θ = 2 cos 2k2 θ . Nous avons au passage
Or, ces deux rationnels ont pour dénominateurs respectifs b k1 et b k2 , qui sont donc égaux. prouvé que si r est un ration-
nel de [−1, 1] qui ne possède
Ceci n’est possible que si b = 1. pas 2 comme dénominateur,
1
1 a alors Arccos r est nécessai-
7.d. Par ce qui précède, cos θ = cos θ = est un rationnel dont le dénominateur vaut 2. π
2 2 rement irrationnel. Ce qui
1 1 avait été prouvé dans le cas
( )
Puisque de plus, −1 6 cos θ 6 1, on a donc cos θ ∈ −1, − , 0, , 1 . r = 13 dans l’exercice 6.12.
2 2
2π 1 1
8. D’après les questions 6 et 7, cos ne peut prendre que les valeurs −1, − , 0, , 1.
n 2 2
2π
Puisque 0 < < π , son cosinus ne vaut ni 1, ni −1. Signe
n √
1 2π 3 Ce sinus est nécessairement
S’il vaut ± , alors sin = . positif puisque 2π
n ∈ [0, π ].
2 n 2 √
√ 2 3 2 La preuve est à peu près la
Mais 3 est irrationnel , et donc il en est de même de .
2 même que celle de l’irratio-
2π 2π √
Mais d’après la question 6, sin = Im e i n est rationnel. nalité de 2, et est laissée en
n exercice.
2π 2π π
Donc ne reste plus qu’une possibilité : cos = 0, et donc ≡ [2π ]. •
n n 2
2π 2π π
Puisque ∈ [0, π ], on a donc = , et donc n = 4 : notre polygone est un carré. •
n n 2
•
•
FIGURE 0.2– Un polygone à
sommets entiers.
MPSI2 LYCÉE CHAMPOLLION 2019–2020 M. VIENNEY