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Tautologies et Ensembles Convexes en Mathématiques

Le document présente un devoir de mathématiques sur les tautologies et les ensembles convexes. Il inclut des exercices sur la démonstration de tautologies logiques et des propriétés des ensembles convexes dans le plan. Des questions sur les propriétés des convexes, l'enveloppe convexe et les points extrémaux sont également abordées.

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Tautologies et Ensembles Convexes en Mathématiques

Le document présente un devoir de mathématiques sur les tautologies et les ensembles convexes. Il inclut des exercices sur la démonstration de tautologies logiques et des propriétés des ensembles convexes dans le plan. Des questions sur les propriétés des convexes, l'enveloppe convexe et les points extrémaux sont également abordées.

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MPSI2 À RENDRE LE 07.10.

19

DEVOIR MAISON 3
EXERCICE : QUELQUES TAUTOLOGIES
Une tautologie est une proposition logique qui est toujours vraie, indépendamment des valeurs de vérité des
propositions qui la composent. Par exemple P ∨ (¬P) est une tautologie.
Montrer que les propositions suivantes sont des tautologies :
1. (P ∧ (P ⇒ Q)) ⇒ Q
2. ((P ⇒ Q) ∧ (Q ⇒ R)) ⇒ (P ⇒ R)
3. (¬P ⇒ P) ⇒ P
Quelle interprétation donnez vous de ces résultats ?

PROBLÈME : ENSEMBLES CONVEXES DU PLAN


Les parties III et IV sont facultatives.
Dans cet exercice, on note P l’ensemble des points du plan, que l’on identifie à R2 à l’aide des coordonnées
dans un repère orthonormé (O, ~i , ~j ). Autrement dit, on ne fait pas de distinction entre un point et le couple de
ses coordonnées.
I Si P et Q sont deux points de P, de coordonnées respectives (x P , y P ) et (x Q , yQ ), alors on note P + Q le point
de coordonnées (x P + x Q , y P + yQ ) et pour λ ∈ R, on note λP le point de coordonnées (λx P , λy P ).
I Si A et B sont deux points de P, alors on appelle segment reliant A et B, et on note [AB] l’ensemble

[AB] = {(1 − λ)A + λB, λ ∈ [0, 1]} .

I On dit qu’une partie C de P est convexe si ∀(A, B) ∈ C2 , [AB] ⊂ C.


Autrement dit, C est convexe si et seulement si ∀(A, B) ∈ C2 , ∀λ ∈ [0, 1], (1 − λ)A + λB ∈ C.

Partie I. Premières propriétés des convexes


1. Bien que vous n’ayez probablement jamais donné de définition formelle de ce qu’est le segment reliant
deux points, expliquer pourquoi la définition de segment donnée ci-dessus est raisonnable et en cohé-
rence avec l’idée que vous vous faites d’un segment.
−→ −−−→
On pourra par exemple, étant donnés deux points A et B, essayer de comparer les vecteurs AB et AM λ , où
M λ = (1 − λ)A + λB.
2. Représenter les parties suivantes du plan et déterminer (en justifiant votre réponse) si elles sont convexes
ou non.

a. C1 = (x, y) ∈ R2 , y > 2x − 3 b. C2 = (x, y) ∈ R2 , x 2 + y 2 6 4


 

c. C3 = (x, y) ∈ R2 , x 2 + y 2 = 4 d. C4 = [a, b] × [c, d] où a < b et c < d.




3. Pourquoi l’ensemble vide ∅ est-il convexe ? Est-ce que P (le plan tout entier) est convexe ?
4. Montrer que si C et D sont deux convexes, alors C ∩ D est encore un convexe.
L’union de deux convexes est-elle convexe ?

Partie II. Enveloppe convexe d’une partie du plan


5. On dit qu’une partie C du plan possède la propriété (S) si elle vérifie :
n n
n n
X X

∀n ∈ N , ∀(M 1 , . . . , Mn ) ∈ C , ∀(λ 1 , . . . , λn ) ∈ (R+ ) , λi = 1 ⇒ λi Mi ∈ C (S)
i=1 i=1

a. Prouver que si une partie non vide C possède la propriété (S), alors elle est convexe.

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b. Inversement, montrer que si C est convexe et non vide, alors elle possède la propriété (S).
Quelle équivalence vient-on de prouver ?
6. Soit E une partie non vide de P, et soit W (E) l’ensemble des parties convexes de P qui contiennent E.
On notera que W (E) est un ensemble d’ensembles de points du plan.
a. Justifier que W (E) est non vide.
\
b. Montrer que l’intersection de tous les convexes contenant E, c’est-à-dire C est un convexe,
C∈W (E)
qui contient E. \
Dans la suite, on appellera enveloppe convexe de E et on notera C(E) l’ensemble C
C∈W (E)

7. Soit E une partie non vide du plan. Montrer que E est convexe si et seulement si E = C(E).
8. Soient E et F deux parties non vides du plan. Prouver que (F ⊂ E) ⇒ ( C(F ) ⊂ C(E)).
9. Soit E un ensemble non vide. On dit que A ∈ P est combinaison convexe des n éléments M 1 , . . . , Mn
de E si il existe des réels positifs ou nuls λ 1 , . . . , λn tels que

λ 1 + λ 2 + · · · + λn = 1 et A = λ 1 M 1 + · · · + λn Mn .

On note CC(E) l’ensemble des combinaisons convexes de points de E, c’est-à-dire

 λ 1 + · · · + λn = 1
 
A ∈ P | ∃n ∈ N∗ , ∃(M 1 , . . . , Mn ) ∈ E n , ∃(λ 1 , . . . , λn ) ∈ (R+ )n
  
CC(E) =  : .
 

 A = λ 1 M 1 + · · · + λ n M n
 

  
a. Montrer que CC(E) est un ensemble convexe, et qu’il contient E. En déduire que C(E) ⊂ CC(E).
b. Prouver que CC(E) = C(E).
Nous disposons ainsi d’une caractérisation pratique de l’enveloppe convexe : c’est l’ensemble des points qui sont
combinaison convexe de points de E. Un théorème un peu plus difficile, le théorème de Carathéodory, affirme que
tout point de C(E) est combinaison convexe d’au maximum trois points de E.

Partie III. Points extrémaux d’un convexe


Si C est un ensemble convexe non vide, et si A ∈ C, on dit que A est un point extrémal de C si C \ {A}
est encore convexe.
P +Q
10. Prouver que A est un point extrémal de C si et seulement si ∀(P, Q) ∈ C2 , A = ⇒ P = Q = A.
2
11. Quels sont les points extrémaux de l’ensemble C2 défini à la question 2 ?
12. Même question pour C4 .

Partie IV. Ensembles étoilés


Soit E une partie non vide du plan, et soit A ∈ E. On dit que E est étoilé par rapport à A si pour tout
point B de E, [AB] ⊂ E.
13. Montrer qu’une partie non vide C de P est convexe si et seulement si elle est étoilée par rapport à chacun
de ses points.
14. Donner un exemple de partie du plan qui soit étoilée par rapport à l’un de ses points, mais qui ne soit pas
convexe.

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CORRECTION 1

CORRECTION DU DEVOIR MAISON 3

EXERCICE
Le plus facile est de dresser des tables de vérité :
P Q P ⇒Q P ∧ (P ⇒ Q) (P ∧ (P ⇒ Q) ⇒ Q)
V V V V V
1. V F F F V
F V V F V
F F V F V
P Q R P ⇒Q Q ⇒R (P ⇒ Q) ∧ (P ⇒ R) P ⇒R ((P ⇒ Q) ∧ (Q ⇒ R)) ⇒ (P ⇒ R)
V V V V V V V V
V V F V F F F V
V F V V V V V V
2. V F F F V F F V
F V V V V V V V
F V F V F F V V
F F V V V V V V
F F F V V V V V
P ¬P ¬P ⇒ P (¬P ⇒ P) ⇒ P
3. V F V V
F V F V
1 Nommée modus ponens.
La première1 , consiste à dire que si on sait que P ⇒ Q et que P est vraie, alors Q est vraie.
Par exemple, on sait que x > 2 ⇒ x > 4, et donc si on trouve un nombre x dont on sait
qu’il est plus grand que 2, alors automatiquement son carré sera plus grand que 4.
La seconde est la transitivité de l’implication : si P implique Q et que Q implique R, alors P
implique Q.
Par exemple, si f est somme de fonctions dérivables , alors f est dérivable .
P Q
Et nous savons également que si f est dérivable , alors f est continue .
Q R
On en déduit que si f est somme de fonctions dérivables , alors f est continue .
P R
Enfin, la dernière est une forme de raisonnement par l’absurde : si en supposant que P
n’est pas vérifiée, on prouve qu’alors P est vérifiée (ce qui implique une contradiction),
alors P est vraie.

PROBLÈME (PARTIELLEMENT INSPIRÉ DE CCP PSI 2000)


Commençons par commenter un peu l’idée qu’on doit se faire de la définition d’un
convexe : un convexe est un ensemble tel que s’il contient deux points A et B, alors il
contient tous les points entre A et B. Autrement dit, c’est un ensemble qui «n’a pas de trou».
Par exemple, l’ensemble ci-contre n’est pas convexe.

Partie I. Premières propriétés des convexes


1. Prenons deux points distincts A et B, et essayons de comprendre ce qu’est (1 − λ)A + λB, FIGURE 0.1– Un ensemble non
pour λ ∈ [0, 1]. convexe.
Pour λ = 0, c’est A. Pour λ = 1, c’est B.
1 A+B 2 Au sens du segment géo-
Pour λ = , c’est , qui n’est autre que le milieu du segment2 [A, B].
2 2 métrique tel que vous le
En fait, (1 − λ)A + λB est le point situé sur la droite (AB), dont la distance à A est λ fois la connaissez.
distance AB.
Lorsque λ parcourt [0, 1], on a ainsi tous les points situés entre A et B.
Un bon moyen de le comprendre est d’introduire des vecteurs : notons M λ le point

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2 DEVOIR MAISON 3

(1 − λ)x A + λx B
!
(1 − λ)A + λB, dont les coordonnées sont .
(1 − λ)yA + λy B
−−−→ λ(x B − x A ) −→
!
Alors AM λ = = λAB.
λ(y B − yA )
−→ −−−→
Donc les points A, B et M λ sont alignés. Les vecteurs AB et AM λ étant de même sens, M λ
est du même côté de A que B.
Et puisque λ 6 1, la distance de M λ à A est plus petite que AB, et donc M λ est entre A
et B. Cela correspond bien à l’intuition géométrique qu’on se fait d’un segment : c’est
l’ensemble des points sur la droite (AB), situés entre A et B.
2.a. Puisque l’ensemble des points vérifiant y = 2x − 3 est une droite, C1 est l’ensemble des
3 Car leur ordonnée doit être
points situés au dessus3 de cette droite (donc un demi-plan).
supérieure à 2x − 3.
Soient A1 = (x 1 , y1 ) et A2 = (x 2 , y2 ) deux points de C1 , et soit λ ∈ [0, 1].
Alors (1 − λ)A1 + λA2 = ((1 − λ)x 1 + λx 2 , (1 − λ)y1 + λy2 ).
Et alors on a bien

(1 − λ)y1 + λy2 > (1 − λ)(2x 1 − 3) + λ(2x 2 − 3) = 2((1 − λ)x 1 + λx 2 ) − 3.

Donc (1 − λ)A1 + λA2 ∈ C1 , qui est donc un convexe.


2.b. Notons que C2 n’est autre que le disque de centre (0, 0) et de rayon 2.

Soient A = (x 1 , y1 ) et B = (x 2 , y2 ) deux points de C2 .


Alors pour λ ∈ [0, 1], M λ = (1−λ)A+λB a pour coordonnée (x M λ , y M λ ) = ((1 − λ)x 1 + λx 2 , (1 − λ)y1 + λy2 ).
On a alors
2 2
xM λ
+ yM λ
= (1 − λ)2x 12 + λ(1 − λ)x 1x 2 + λ2x 22 + (1 − λ)2y12 + λ(1 − λ)y1y2 + λ2y22
6 (1 − λ)2 (x 12 + y12 ) + λ(1 − λ)(x 1x 2 + y1y2 ) + λ2 (x 22 + y22 ) Astuce
Il s’agit d’une inégalité clas-
x 2 + x 22 y12 + y22 sique vue en TD :
6 (1 − λ)2 (x 12 + y12 ) + λ(1 − λ) * 1 + + + λ2 (x 2 + y 2 )
2 2
2 2 1 2
, - ab 6 (a + b 2 ).
2
λ(1 − λ) λ(1 − λ)
! !
6 (1 − λ)2 + (x 12 + y12 ) + λ2 + (x 22 + y22 )
2 | {z } 2 | {z }
64 64
2 2
6 4 (1 − λ ) + λ(1 − λ) + λ
 

6 4(λ2 − λ + 1).

Or, la fonction f : λ → 7 λ2 − λ + 1 est un polynôme de degré 2 en λ, qui atteint son


1
minimum en .
2
1 1
" #
Elle est décroissante sur 0, , de sorte que pour 0 6 λ 6 , λ2 − λ + 1 6 f (0) 6 1.
" 2# 2 1
1 1
Et elle est croissante sur , 1 de sorte que pour 6 λ 6 1, λ2 − λ + 1 6 f (1) 6 1.
2 2
Ainsi, pour tout λ ∈ [0, 1], f (λ) 6 1 et donc

((1 − λ)x 1 + λx 2 )2 + ((1 − λ)y1 + λy2 )2 6 4.


1
Ceci prouve donc que (1 − λ)A + λB ∈ C2 , et donc C2 est convexe. FIGURE 0.2– La fonction f .

2.c. L’ensemble C3 est le cercle de centre (0, 0) et de rayon 2.


Or, si on prend deux points diamétralement opposés du cercle, alors leur milieu, qui est le
centre du cercle, ne fait pas partie du cercle.
A+B d
|

Par exemple A = (2, 0) ∈ C3 , B = (−2, 0) ∈ C3 , mais = (0, 0) < C3 .


2
Donc C3 n’est pas convexe.
2.d. L’ensemble C4 est un pavé de R2 .
Soient alors A = (x 1 , y1 ) et B = (x 2 , y2 ) deux points de C4 , et soit λ ∈ R. c
|

Alors (1 − λ)A + λB = ((1 − λ)x 1 + λx 2 , (1 − λ)y1 + λy2 ).


Mais a 6 x 1 6 b et a 6 x 2 6 b, de sorte que | |
a b
a = (1 − λ)a + λa 6 (1 − λ)x 1 + λx 2 6 (1 − λ)b + λb = b.
FIGURE 0.3– [a, b] × [c, d ].
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CORRECTION 3

On prouve de même que (1 − λ)y1 + λy2 ∈ [c, d].


Et donc (1 − λ)A + λB ∈ C4 . Par conséquent, C4 est convexe.
3. Rappelons que toute propriété de la forme ∀x ∈ ∅, P(x) est toujours vraie.
Donc en particulier,

∀(A, B) ∈ ∅2 , ∀λ ∈ [0, 1], (1 − λ)A + λB ∈ ∅

est vraie, donc ∅ est convexe.


Remarque
Le plan P tout entier est bien évidemment convexe puisque (1 − λ)A + λB est toujours
Il est possible que C ∩ D soit
dans P, quels que soient (A, B) ∈ P2 et λ ∈ R.
vide, mais ce n’est pas un
4. Soient C et D deux convexes, soient A, B deux points de C ∩ D , et soit λ ∈ [0, 1]. problème, car ∅ est convexe.
Alors, par convexité de C, (1 − λ)A + λB ∈ C.
Par convexité de D, (1 − λ)A + λB ∈ D.
Et donc (1 − λ)A + λB ∈ C ∩ D.
Ceci prouve donc bien que C ∩ D est convexe.
En revanche, l’union de deux convexes n’est pas forcément convexe.

C∩D
Prenons par exemple C = [0, 1] × [0, 1] et D = [2, 3] × [0, 1]. Ce sont deux convexes d’après
la question 2.d.

3
! C D
Ainsi, (0, 0) ∈ C, (3, 0) ∈ D, mais le milieu de [AB], qui est , 0 n’est ni dans C ni dans FIGURE 0.4– L’intersection de
2
deux convexes est convexe.
D, donc n’est pas dans C ∪ D.
Donc C ∪ D n’est pas convexe. Alternative
Un exemple plus simple, mais
peut-être moins parlant : si
on considère deux ensembles
Partie II. Enveloppe convexe d’une partie du plan
distincts formés chacun d’un
5.a. Si C possède la propriété S, alors en particulier, en prenant n = 2, il vient point, alors ils sont convexes,
mais leur union ne l’est pas.
∀(A, B) ∈ C2 , ∀(λ 1 , λ 2 ) ∈ (R+ )2 , λ 1 + λ 2 = 0 ⇒ λ 1A + λ 2 B ∈ C.

Or, si λ ∈ [0, 1], en prenant λ 1 = 1 − λ et λ 2 = λ, on a λ 1 + λ 2 = 1.


Et donc pour tout (A, B) ∈ C2 , pour tout λ ∈ [0, 1], (1−λ)A+λB ∈ C, donc C est convexe.

5.b. Inversement supposons que C est convexe, et prouvons qu’il possède la propriété S.
Plus précisément, prouvons par récurrence sur n qu’il possède la propriété S(n) :
Autrement dit
n n
La propriété S n’est autre que
∀(M 1 , . . . , Mn ) ∈ Cn , ∀(λ 1 , . . . , λn ) ∈ (R+ )n ,
X X
λi = 1 ⇒ λi Mi ∈ C.
i=1 i=1 ∀n ∈ N∗, S (n).

Pour n = 1, c’est évident puisqu’une famille d’un seul nombre dont la somme vaut 1 est
formée du seul nombre 1.
Autrement dit, S(1) s’écrit encore ∀M ∈ C, M ∈ C, ce qui est trivial...
4 Distincts ou non !
Supposons que C possède la propriété S(n), et considérons M 1 , . . . , Mn+1 n + 1 points4 de
C et λ 1 , . . . , λn+1 des réels positifs de somme 1.
n+1
X
Si λn+1 = 1, alors λ 1 = · · · = λn = 0, et donc λi Mi = Mn+1 ∈ C.
i=1
Si λn+1 , 0, alors λ 1 + · · · + λn = 1 − λn+1 et donc
!
λ1 λn
λ 1 M 1 + · · · + λn Mn + λn+1 Mn+1 = (1 − λn+1 ) M1 + · · · + Mn + λn+1 Mn+1 .
1 − λn+1 1 − λn+1

λ1 λn λ 1 + · · · + λn
Puisque +···+ = = 1, alors par hypothèse de récurrence,
1 − λn+1 1 − λn+1 1 − λn+1
λ1 λn
M1 + · · · + Mn ∈ C.
1 − λn+1 1 − λn+1
Et C étant convexe,
!
λ1 λn
(1 − λn+1 ) M1 + · · · + Mn +λn+1 Mn+1 ∈ C.
1 − λn+1 1 − λn+1 |{z}
| {z } ∈C
∈C

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4 DEVOIR MAISON 3

Donc C possède la propriété S(n), et donc par le principe de récurrence, pour tout n ∈ N∗ ,
C possède la propriété S(n), et donc C possède la propriété (S).

Nous venons donc de prouver l’équivalence suivante, valable pour toute partie non vide C
du plan :
C est convexe ⇐⇒ C a la propriété (S).

6.a. Le plan P tout entier est convexe, et contient évidemment E.


Donc P ∈ W (E), de sorte que W (E) , ∅.
\
6.b. Puisque E appartient à chacun des C ∈ W (E), alors E ⊂ C.
C∈W (E)
5 5 Mais si vous en êtes déjà
Si vous avez besoin
\ d’en être convaincu , soit x ∈ E. Alors ∀ C ∈ W (E), x ∈ C car E ⊂ C.
convaincus, pas besoin
Et donc x ∈ C.
d’écrire les détails.
C∈W (E) \
Et on prouve que C est convexe de la même manière qu’on a prouvé que l’inter-
C∈W (E)
section de deux convexes est convexe. Détails
\ Il suffit de dire que si A et B
Donc C est un convexe qui contient E. sont dans tous les éléments
C∈W (E) de W (E), alors pour tout
λ ∈ [0, 1], (1 − λ)A + λB est
encore dans tous les éléments
\
7. Si E est convexe, alors E ∈ W (E). Et donc C(E) = C ⊂ E.
de W (E), puisque ceux-ci
C∈W (E) sont convexes.
Puisque d’autre part E ⊂ C(E), par double inclusion, E = C(E).

Inversement, supposons que C(E) = E. Puisque C(E) est un convexe (c’est la question
précédente), E est convexe.
Ainsi, E est convexe si et seulement si E = C(E).
8. Supposons que F ⊂ E. Alors un convexe C qui contient E contient nécessairement F .
Autrement dit C ∈\
W (E) ⇒ C ∈ W (F ) et donc W (E) ⊂ W (F ).
Soit A ∈ C(F ) = C.
C∈W (F )
Par définition, cela signifie que A appartient à tous les éléments de W (F ), et donc en
particulier à tous
\les éléments de W (E) (qui sont dans W (F )).
Et donc A ∈ C = C(E).
C∈W (E)

Nous venons donc de prouver que si F ⊂ E, alors C(F ) ⊂ C(E).


9.a. Soient A et B deux éléments de CC(E).
Alors il existe n ∈ N∗ , (M 1 , . . . , Mn ) ∈ E n et (λ 1 , . . . , λn ) ∈ (R+ )n tels que λ 1 + · · · + λn = 1 A Danger !
et λ 1 M 1 + . . . λn Mn = A. n, les M i et les λ i dépendent
du point qu’on a choisi dans
De même, il existe p ∈ N∗ , (N 1 , . . . , Np ) ∈ E p et (µ 1 , . . . , µp ) ∈ (R+ )p tels que µ 1 +· · ·+µp = 1
CC(E). Et donc il n’y a au-
et B = µ 1 N 1 + · · · + µp Np . cune raison pour que n = p,
Alors ou pour que les M i et les λ i
soient les mêmes pour A et
(1 − λ)A + λB = (1 − λ)λ 1 M 1 + · · · + (1 − λ)λn Mn + λµ 1 N 1 + · · · + λµp Np . pour B.

Or, les (1 − λ)λi , 1 6 i 6 n et les λµ j , 1 6 j 6 p sont positifs, et

(1−λ)λ 1 +· · ·+(1−λ)λn +λµ 1 +· · ·+λµp = (1−λ)(λ 1 + · · · + λn )+λ(µ 1 + · · · + µp ) = 1−λ+λ = 1.


| {z } | {z }
=1 =1

Et donc (1 − λ)A + λB est combinaison convexe des n + p points M 1 , . . . , Mn , N 1 , . . . , Np ,


qui sont tous dans E, et donc est dans CC(E).
Ainsi, CC(E) est un ensemble convexe.
6 C’est-à-dire avec n = 1.
Il contient évidemment E puisqu’une combinaison convexe d’un seul6 point de E est égale
à ce point.
\
Ainsi, avec les notations précédentes, CC(E) ∈ W (E) et donc C(E) = C ⊂ CC(E).
C∈W (E)

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CORRECTION 5

9.b. Puisque nous venons de prouver une inclusion, pour prouver l’égalité il nous faut l’inclusion
réciproque.
Soit donc A ∈ CC(E) : il existe alors n ∈ N∗ , n points M 1 , . . . , Mn de E et n réels positifs
n
Pour la culture
X
λ 1 , . . . , λn de somme 1 tels que A = λi Mi .
i=1 La propriété que nous avons
Si C est un convexe contenant E (= un élément de W (E)), alors il contient M 1 , . . . , Mn . nommée (S ) s’appelle en
réalité «stabilité par combi-
Mais d’après la question 8, il vérifie alors la propriété (S), et donc
\ A ∈ C. naisons convexes», et signi-
Ceci étant vrai pour tout C ∈ W (E), on en déduit que A ∈ C = C(E). fie que toute combinaison
C∈W (E) convexe de points de E est
encore dans E.
Et donc CC(E) ⊂ C(E), de sorte que par double inclusion, CC(E) = C(E).
Négation
Partie III. Point extrémaux d’un convexe La négation de «P et Q
10. Supposons que A soit un point extrémal de C, et soient P, Q deux points de C dont A est valent tous deux A» n’est
pas «P et Q sont tous deux
le milieu.
différents de A, mais bien «P
Supposons par l’absurde que (P, Q) , (A, A). et Q ne valent pas tous les
P +Q A+Q deux A», qui se reformule
Notons que si P = A, alors A = = ⇔ Q = A, ce qui n’est pas possible. De
2 2 encore en «l’un (au moins)
même, si Q = A, alors P = A. des deux points P et Q n’est
Donc en fait, ni P ni Q ne sont égaux à A. pas égal à A».
1 1
Et donc A = P + Q est combinaison convexe de deux points de C \ {A}, qui est convexe
2 2 7 Par définition d’un point
par hypothèse7 .
Donc A ∈ C \ {A}, ce qui est absurde. On en déduit que P = Q = A. extrémal.

Pour prouver l’implication réciproque, prouvons sa contraposée, qui est «si C \ {A} n’est
8 A priori, il faudrait qu’au
pas convexe, alors il existe deux points de C, distincts8 de A, dont le milieu vaut A».
Si C \{A} n’est pas convexe, alors il existe B, C ∈ C \{A} et λ ∈ [0, 1] tels que (1−λ)B +λC < moins un de ces points soit
distinct de A, mais comme
C \ {A}.
expliqué précédemment, si
Or, C est convexe, donc (1 − λ)B + λC est dans C, mais pas dans C \ {A} : il est donc égal l’un des deux est distinct de
à A. A, l’autre l’est aussi.
Ainsi, A est sur le segment [BC]. Ne pourrait-on pas trouver un point D ∈ [BC] tel que
A soit le milieu de [BD] ? En effet, un tel D serait alors automatiquement dans C par
convexité de C. Cherchons donc D sous la forme (1 − µ)B + µC, avec µ ∈ [0, 1].

• Remarque
• C Vous aurez sûrement re-
• D? connu sur le dessin qu’un
• A tel D existe, et que c’est le
B
symétrique de B par rapport
à A, mais il va tout de même
falloir prouver qu’il s’agit
B + D B + (1 − µ)B + µC bien d’un point de [BC].
On souhaite avoir A = = .
2 2
En se rappelant que A = (1 − λ)B + λC, il vient donc
B Attention !
(2 − µ)B + µC = (2 − 2λ)B + 2λC. λ est fixé, c’est sur µ qu’on
peut jouer !
On "constate
# alors qu’on peut prendre µ = 2λ, qui est bien dans [0, 1] si et seulement si
1
λ ∈ 0, (ce qui, sur le dessins ci-dessus, correspond au cas où A est «plus proche de B
2
que de C, condition # pour que le symétrique de B par rapport à A reste dans [CD]).
1
#
Si jamais λ ∈ , 1 , alors, en inversant les rôles de B et C, on peut chercher D ∈ [BC] de
2
D +C
telle sorte que A = , ce qui se passe exactement de la même manière.
2
Dans tous les cas, nous avons prouvé que A est le milieu de deux points de C \ {A}.
Donc par contraposée, si A ne peut être le milieu de deux points de C distincts de A, alors
C \ {A} est convexe : A est un point extrémal de C.
11. Essayons encore une fois de nous faire une intuition géométrique : C2 est le disque de
centre (0, 0) et de rayon 2.
Un point A situé à l’intérieur du disque (donc pas sur le cercle C2 ) est le milieu de deux

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6 DEVOIR MAISON 3

points du disque situés sur le même rayon que A.


Plus rigoureusement, si A = (x, y) est tel que x 2 +y 2 < 4, soit alors r = x 2 + y 2 (la distance
p

entre l’origine et A).


Nous cherchons alors un point sur le même rayon que A, donc de la forme αA, et qui soit
encore dans le cercle. Pourquoi ne pas prendre (comme sur la figure ci dessus) le point A
d’intersection du rayon passant par A et du cercle C3 ?
Ce point est alors à une distance αr de l’origine, et donc est sur le cercle C3 si et seulement
2
si αr = 2 ⇔ α = .
r
2
Posons donc P = A. Nous venons de dire qu’il s’agit d’un point de C3 (et donc de C2 ), et
r !2 !2 FIGURE 0.5– Tout point
2 2 4 intérieur au disque est milieu
cela se vérifie aisément car x + y = 2 x 2 + y 2 = 4.

de deux points du disque.
r ! r r
1
Soit alors Q = 2A − P = 2 1 − A, qui est encore un point de C2 car
r
!2 !2 !2
1 2 1 2 1
4 1− x +4 1− y =4 1− r 2 = 4 r 2 − 2r + 1 = 4(r − 1)2 .
 
r r r

Or, 0 6 r < 2 ⇔ −1 6 r − 1 < 1 ⇒ (r − 1)2 6 1, de sorte que 4(r − 1)2 6 4.


P +Q P + 2A − P
Et on a alors bien = = A. Donc A est le milieu de deux points de C2 ,
2 2
9 9 Car r < 2, ce qui vient
qui sont tous deux distincts de A.
Donc A n’est pas un point extrémal de C2 . du fait que A n’est pas sur le
cercle C2 .

En revanche si A est un point du cercle C3 , on ne voit pas bien comment l’écrire comme
milieu de deux points du disque...
Montrons donc qu’il s’agit d’un point extrémal.
10 Êtes-vous bien convaincu
I Première méthode : quitte à tourner notre repère10 , on peut supposer que A = (2, 0).
P +Q que cela ne change rien à la
Supposons alors que A = , avec P, Q deux points de C2 . notion de point extrémal ?
2
x P + xQ
Alors 2 = x A = , et donc x P et x Q ne peuvent pas être tous deux strictement plus
2
petits que 2. Or, le seul point de C2 d’abscisse supérieure ou égale à 2 est A lui-même.
Donc l’un des deux points P ou Q est A, et donc l’autre est aussi A.
P +Q
Ainsi, A = ⇒ P = Q = A, donc A n’est pas extrémal.
2
I Deuxième méthode : par le calcul
Soit A = (x, y) un point du cercle C3 , c’est-à-dire avec x 2 + y 2 = 4, et supposons que
P +Q
A= , avec P = (x P , y P ) et Q = (x Q , yQ ) deux points de C2 . Alors
2
 x + x 2 y + y 2
P Q P Q
x 2 + y2 = 4 ⇔ + =4
2 2
⇔ (x P + x Q )2 + (y P + yQ )2 = 16
⇔ (x P2 + y P2 ) + (x Q2 + yQ2 ) + 2(x P x Q + y P yQ ) = 16.

Mais il est classique que (x P − x Q )2 > 0 ⇔ x P2 + x Q2 > 2x P x Q avec égalité si et seulement si


(x P − x Q )2 = 0 ⇔ x P = x Q .
Et de même, 2y P yQ 6 y P2 + yQ2 , avec égalité si et seulement si y P = yQ .
Donc pour P, Q dans C2 , on a toujours

(x P2 + y P2 ) + (x Q2 + yQ2 ) + 2(x P x Q + y P yQ ) 6 4 + 4 + (x P2 + y P2 + x Q2 + yQ2 ) 6 16

et il y a égalité si et seulement si x P = x Q et y P = yQ . Autrement dit si et seulement si


P = Q.
Et donc P et Q sont confondus, de milieu A : ils sont tous deux égaux à A.
Par conséquent, nous retrouvons bien le fait que A soit un point extrémal de C3 .

En conclusion, l’ensemble des points extrémaux de C3 est C2 .

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CORRECTION 7

12. Encore une fois, un dessin est un précieux support pour l’intuition : C4 est un rectangle.
11 C’est-à-dire dans
Un point à l’intérieur du rectangle11 est milieu de deux autres points du rectangle, de
même qu’un point situé sur un bord du rectangle, mais qui n’est pas un sommet. ]a, b[×]c, d[
Donc les seuls point susceptibles d’être extrémaux sont les quatre sommets du rectangle, et
on se convainc aisément qu’ils sont extrémaux.

M S
• • • • •
• • • t
y

• •z
•x •

• •
F C

FIGURE 0.6 – x, y, z et t ne sont pas des points extrémaux de C4 . En revanche, F , C, S, M


sont des points extrémaux de C4 .

En revanche, les détails sont pénibles à écrire...


Si A = (x, y) ∈]a, b[×]c, d[ est un point intérieur au rectangle, considérons η = min (|x − a|, |x − b|).
P +Q
Alors P = (x − η, y) et Q = (x + η, y) sont dans [a, b] × [c, d], et = A.
2
Si A ∈]a, b[×{c, d} (c’est-à-dire s’il est sur l’un des deux côté horizontaux du rectangle), le
même raisonnement fonctionne encore.
Intuition
Si A ∈ {a, b}×]c, d[, alors il faut adapter un tout petit peu la preuve, et poser η = min(|y − c|, |y − d|),
η est la plus petite distance
P = (x, y − η) et Q = (x, y + η). entre (x, y) et l’un des côtés
Donc tous les points autres que les sommets (qui sont (a, c), (a, d), (b, c) et (b, d)) ne sont verticaux de C4 .
pas des points extrémaux de C4 .
Reste à prouver que ces 4 points sont extrémaux. Détaillons la preuve pour (a, d) les autres
se traitant de la même manière.
P +Q
Supposons donc que (a, d) = avec (P, Q) ∈ C42 . Détails
2
Alors 2a = x P + x Q , avec x P > a et x Q > a. On a x P > a car x P ∈ [a, b].
Donc x P = x Q = a. De même 2d = y P + yQ avec y P 6 d et yQ 6 d, donc y P = yQ = d. Et de même, c 6 y P 6 d .
Ainsi, P = Q = (a, d), et donc (a, d) est un point extrémal de C4 .
On en déduit que l’ensemble des points extrémaux de C4 est {(a, c), (a, d), (b, c), (b, d)}.

Partie IV. Ensembles étoilés


13. Soit C une partie non vide du plan. On a alors :

C est étoilé par rapport à chacun de ses points ⇔ ∀A ∈ C, C est étoilé par rapport à A
⇔ ∀A ∈ C, ∀B ∈ C, [AB] ∈ C
⇔ ∀(A, B) ∈ C2 , [AB] ⊂ C
⇔ C est convexe.

14. L’exemple le plus classique, et qui explique la terminologie est celui d’une étoile régulière,
qui est étoilée par rapport à son centre. Toutefois, il n’est pas très agréable de prouver qu’il
est bien étoilé, tout simplement car il n’est pas agréable de définir rigoureusement ce qu’est
une étoile.

Nous allons dans la suite considérer un exemple plus simple : le complémentaire d’une
demi-droite. A
Soient D = {(x, 0), x ∈ R+ }, et A = (−1, 0). Prouvons que P \ D est étoilé par rapport à A.
Soit alors B = (x, y) ∈ P \ D, de sorte que y , 0 ou (y = 0 et x < 0).
Il s’agit de prouver que le segment [AB] est dans P\ D, c’est-à-dire que pour tout λ ∈ [0, 1],
(1 − λ)A + λB < D.
I Si y , 0, alors pour tout λ ∈ [0, 1], (1 − λ)A + λB = ((λ − 1) + λx, λy). FIGURE 0.7– Un ensemble
Pour λ , 0, la seconde coordonnée de (1 − λ)A + λB est non nulle, donc il s’agit d’un point étoilé par rapport à A, mais
pas convexe.

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8 DEVOIR MAISON 3

de P \ D. Et pour λ = 0, (1 − λ) + λB = A ∈ P \ D.
I Si y = 0 et x < 0 : alors pour tout λ ∈ [0, 1], on a (1 − λ)A + λB = (λ − 1 + λx, 0), où
λ − 1 + λx < 0. Et donc (1 − λ)A + λB ∈ P \ D. Ainsi, P \ D est étoilé.

B1

B3 D
A

B2

FIGURE 0.8 – Pour tout point B hors de D, le segment [AB] ne rencontre pas D.

En revanche, il n’est pas convexe, car les points (1, 1) et (1, −1) sont tous deux dans P \ D,
mais pourtant leur milieu, qui est le point de coordonnées (1, 0), est dans D.

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