L’épargne :
Selon les économistes classiques, l'épargne est perçue comme la renonciation à la consommation
actuelle en faveur de l'investissement futur. Ils soutiennent que l'épargne se transforme
automatiquement en investissement grâce aux mécanismes du marché. En revanche, pour John
Maynard Keynes, l'épargne dépend de la propension marginale à épargner, qui est influencée par des
facteurs psychologiques et le revenu. L'épargne ne se traduit pas toujours directement en
investissement, car la préférence pour la liquidité peut conduire à une trappe à liquidité, limitant
l'efficacité des ajustements automatiques
Taux d’intérêt :
Dans la perspective classique, le taux d'intérêt est considéré comme le mécanisme ajustant l'épargne
et l'investissement dans l'économie. Si l'épargne excède l'investissement, les taux d'intérêt
diminuent, stimulant ainsi l'emprunt et l'investissement. À l'inverse, si l'investissement dépasse
l'épargne, les taux d'intérêt augmentent, dissuadant l'emprunt et rééquilibrant le marché. Pour
Keynes, cependant, le taux d'intérêt peut ne pas toujours jouer ce rôle de rééquilibrage automatique.
La préférence pour la liquidité des agents économiques peut créer une trappe à liquidité, où même
des taux d'intérêt bas ne stimulent pas nécessairement l'investissement.
La monnaie :
Selon la théorie classique quantitative de la monnaie, la monnaie est principalement un voile
sur l'économie. Ils estiment que les changements dans la masse monétaire n'affectent que les
prix, pas les niveaux réels de production et d'emploi. En revanche, Keynes, dans sa "Théorie
générale", conteste cette vision. Il reconnaît que la monnaie a des implications réelles dans
l'économie, notamment à travers l'influence de la préférence pour la liquidité. Selon Keynes,
les variations de la masse monétaire peuvent avoir des effets réels sur l'activité économique en
modifiant les taux d'intérêt et en influençant les décisions d'investissement.
La base monétaire :
La formule générale pour la base monétaire (B) est la suivante :
B=Monnaie en circulation+Reˊserves bancairesB=Monnaie en circulation+Reˊserves bancaire
s
La base monétaire est un agrégat monétaire essentiel, et son niveau est souvent utilisé pour
évaluer la politique monétaire et son impact sur l'économie. Les autorités monétaires, telles
que les banques centrales, peuvent influencer la base monétaire en ajustant les taux d'intérêt,
en menant des opérations sur le marché ouvert (achats ou vente*/s de titres) et en utilisant
d'autres instruments de politique monétaire.
La préference pour liquidité :
La préférence pour la liquidité, selon la théorie de John Maynard Keynes, se réfère à la propension
des individus à détenir des avoirs liquides, tels que de la monnaie, plutôt que d'investir dans des
actifs moins liquides, même si ces derniers peuvent offrir un rendement financier potentiellement
supérieur
Distinction entre dépense pour la production et la consommation :
de dépenses jouent des rôles différents dans la détermination de l'activité économique.
1. Dépenses de Production (Investissement) : Pour Keynes, les dépenses de
production, également appelées investissements, sont liées aux achats de biens
d'équipement, aux projets d'infrastructure et à tout autre achat visant à augmenter la
capacité de production future. Les entrepreneurs et les entreprises investissent dans
des projets qui, selon eux, généreront des rendements futurs. Keynes a souligné
l'importance de l'investissement dans la stimulation de l'activité économique, car il
crée des emplois et stimule la demande de biens d'équipement.
2. Dépenses de Consommation : Les dépenses de consommation, selon Keynes, sont les
achats de biens et de services destinés à la satisfaction immédiate des besoins et des
désirs des consommateurs. Ces dépenses sont considérées comme plus stables que les
dépenses d'investissement, car les consommateurs ont tendance à dépenser une
proportion relativement constante de leur revenu disponible. Les dépenses de
consommation sont souvent influencées par des facteurs psychologiques et sociaux, en
plus des facteurs économiques.
La distinction entre les deux types de dépenses est cruciale dans la théorie keynésienne parce
que Keynes soutient que les fluctuations de l'investissement, plutôt que celles de la
consommation, sont souvent la principale cause des variations de l'activité économique. En
période de sous-utilisation des ressources, Keynes recommande souvent une intervention
gouvernementale pour stimuler l'investissement et ainsi stimuler l'économie.