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Risque d'inondation au Sénégal : Analyse

Le document traite des inondations, leur typologie, et les risques associés, notamment au Sénégal. Il décrit les différentes causes d'inondation, telles que le ruissellement, la remontée de nappe, et le débordement des cours d'eau, ainsi que les facteurs hydrologiques influençant ces phénomènes. Enfin, il aborde les enjeux de gestion des inondations et les mesures pratiques à mettre en œuvre pour atténuer les risques.

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Risque d'inondation au Sénégal : Analyse

Le document traite des inondations, leur typologie, et les risques associés, notamment au Sénégal. Il décrit les différentes causes d'inondation, telles que le ruissellement, la remontée de nappe, et le débordement des cours d'eau, ainsi que les facteurs hydrologiques influençant ces phénomènes. Enfin, il aborde les enjeux de gestion des inondations et les mesures pratiques à mettre en œuvre pour atténuer les risques.

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 Introduction

 Typologie des inondations


 Grandeurs hydrauliques de base
 Le risque inondation au Sénégal
 Prise en compte du risque
Une inondation est une submersion
temporaire anormale d'une zone
géographique par une importante quantité
d’eau pouvant provenir :
• Du ruissellement d’eaux pluviales à partir
des terrains avoisinants
• De la remontée de la nappe phréatique
• Du débordement d’un cours d’eau en crue,
• D’une submersion par la mer ou les lacs
Les inondations constituent le risque naturel le
plus répandu dans le monde.
Les inondations constituent le premier
risque naturel dans le monde
Inondation par stagnation d’eau pluviale Inondation par remontée de nappe

I nondation par débordement de cours d’eau Inondation par submersion marine


Ce type d’inondation exploite le déséquilibre qui
peut exister entre (1) la quantité de pluie, (2) le
taux d’évaporation, (3) l’infiltration dans le sol et
(4) le ruissellement ou écoulement superficiel.
La quantité de pluie dépend de l’intensité et
de la durée des précipitations. On l'exprime
généralement en hauteur de précipitation
par unité de surface horizontale (mm).
On définit l’intensité comme la hauteur d'eau
précipitée par unité de temps (mm/h).
Appareils de mesures sont utilisés :
1. Le pluviomètre : indique la quantité d'eau
totale précipitée et recueillie à l'intérieur
d'une surface.
2. Le pluviographe : en plus de la quantité
permet de connaître, le cumul et les
intensités.
En général, l’intensité de la pluie est inversement
proportionnelle à sa durée. Les pluies peuvent
être soudaine et violente ou continue et
soutenue.
Le taux d’évaporation dépend des facteurs
climatiques (température, humidité de l’air,
ensoleillement, latitude, altitude, régime des
vents, etc.)
Linacre (1977) propose une formule
empirique simplifiée pour estimer le taux
d'évaporation en mm par jour :
700Tm
15(T  Td )
E  100  A
80  T
Tm = T + 0.06 h (altitude), T la température
moyenne annuelle, A, la latitude (°), Td le

point de rosée moyen sur l'année.
Il existe d’autres méthodes de calcul du taux d’évaporation :

Formule de Primault, évaporation physique d'un


grand réservoir [mm]
Hr : l'humidité relative[%], N : durée d'insolation
effective pendant la période de calcul [h], nj : le
nombre total de jour de la période considérée.

Formule de Rohwer, pouvoir évaporant de l'air [mm]


u: vitesse du vent [m/s], es: pression de vapeur
saturant [kPa], ea : pression de vapeur actuelle de
l'air [kPa].
Formule de Penman: évaporation physique d'un
grand réservoir [mm],
γ: constante psychrométrique [kPa/°C], P: pression
atmosphérique [kPa], Cp: chaleur spécifique à
pression constante=1.013 10-3 MJ/kg/°C, Δ: pente de
la courbe de tension maximum de vapeur d'eau
saturant l'air en fonction de la température, λ:
chaleur latente de vaporisation=2.45 MJ/kg à 20 °C,
ε: rapport poids moléculaire vapeur/air sec=0.622, Ea:
pouvoir évaporant de l'air approché par la formule
de Rohwer [mm], Ec: évaporation mesurée sur bac
L’infiltration dans le sol dépend:
Des propriétés physiques du sol (structure,
texture, porosité, perméabilité, conductivité
hydraulique, teneur en eau, degré de
compaction, etc.)
De la couverture du sol (végétation)
Du débit d’alimentation (irrigation, pluie)
De la topographie et de la morphologie.

En milileu urbain le taux d’infiltration est faible


du à l’imperméabilisation du sol par les routes
et/ou les constructions
Différentes formules empiriques (1) ou
rationnelles (2) permettent d’estimer le
taux d’infiltration.
Formule de Horton :
i(t) : capacité d'infiltration au temps t
[mm/h],
i o :capacité d'infiltration respectivement
initiale dépendant surtout du type de sol
[mm/h],
i f : capacité d'infiltration finale [mm/h],
t : temps écoulé depuis le début de
l'averse [h],
Formule de Green
g : constante & Amptfonction de la
empirique,
Ks : conductivité
nature hydraulique à saturation
du sol [min-1].
[mm/h]
h0 : charge de pression en surface [mm]
hf : charge de pression au front
d'humidification [mm]
zf : profondeur atteinte par le front
Le ruissellement ou écoulement superficiel
est constitué par la frange d'eau qui, après
une averse, s'écoule plus ou moins
librement à la surface des sols.
L'importance de l'écoulement superficiel
découle du rapport entre l’intensité des
précipitations et vitesse de saturation des
premiers centimètres du sol, avant que
l'infiltration et la percolation, phénomènes
plus lents, n’entrent en jeu.
En milieu urbain l’inondation par stagnation d’eau
pluviale survient du fait de :
Taux d’infiltration faible du fait de
l’imperméabilisation du sol par l’asphalte et les
constructions.
Dépassement de la capacité d’évacuation du
réseau d’eaux pluviales lors de grandes pluies .
Les zones zones de dépression ou l’eau reste
piégée et ne peut atteindre l’exutoire.
Les zones à pente très faible où l'évacuation ne
peut se faire que très lentement.
Ces facteurs contribuent à favoriser la stagnation
des eaux pluviales et l’inondation
En milieu urbain
Ce type d’inondation arrive dans les zones
ou la nappe est libre ou affleurante.

Lorsque la recharge en eau dépasse la


capacité d’emmagasinage de la nappe,
il arrive qu'une inondation spontanée se
produise par remontée de la nappe.

L’inondation par remontée de nappe est


obéit au principe des « vases
communicants »
Ce type d’inondation avec les zones à nappe libre ou affleurante.
Ce type d’inondation arrive dans les zones
ou la nappe est libre et affleurante.
Ce type d’inondation le plus souvent peut perdurer…
Lit mineur / Lit moyen / Lit majeur.
Dans ce genre d’inondation, du fait d’un grand
apport d’eau (par les précipitations), le cours
d’eau quitte son lit mineur pour occuper son lit
majeur.
Du fait qu’ils occupent des zones de plaine
(faible pente), le lit majeur des rivières en
méandres est souvent très vaste. On parle de
plaine d’épandage ou plaine d’inondation
(flood plain).
Les inondations en plaine d’épandage peuvent
s’étendre sur de très grandes surfaces.
Ce type d’inondation peut s’étendre sur de très grandes superficies.
Il s’agit inondations temporaires de la zone
côtière par la mer (ou les lacs).
Ce type d’inondation peut provenir :
De conditions météorologiques (forte
dépression et vent de mer)
De conditions marégraphiques (marées de
tempête, raz-de-marée) sévères provoquant des
ondes de tempête.
A la suite de secousses sismiques avec
génération d’onde de choc qui se propage vers
les côtes
Il s’agit inondations temporaires de la zone
côtière par la mer (ou les lacs).
Le bassin versant peut être considéré comme un
«système» fermé. C’est une surface élémentaire
hydrologiquement close. Aucun écoulement n'y pénètre
de l'extérieur et tous les excédents de précipitations
s'évaporent ou s'écoulent par une seule section à
l'exutoire.
Parfois le bassin versant topographique ne
correspond pas au bassin versant réel
Hydrogramme:
La réaction hydrologique du bassin versant face
à une sollicitation (la précipitation) est mesurée
par l'observation de la quantité d'eau qui
s'écoule à l'exutoire du système.

La représentation graphique de l'évolution du


débit Q en fonction du temps t constitue un
hydrogramme de crue.
Parfois on utilise le limnigramme qui est la
représentation de la hauteur d'eau mesurée en
fonction du temps
Hydrogramme:
Hyétogramme: c’est la courbe représentant
l'intensité de la pluie en fonction du temps.
Temps de concentration: c’est le maximum de
temps nécessaire à une goutte d'eau pour parcourir
le chemin hydrologique entre un point du bassin et
l'exutoire de ce dernier.

th : Temps d'humectation. Temps nécessaire à


l'imbibition du sol avant le ruissellement.
tr : Temps de ruissellement. Temps mis pour rejoindre
le système de collecte (cours d'eau naturel,
collecteur).
ta : Temps d'acheminement. Temps mis par l'eau
pour se déplacer jusqu'à l'exutoire.
Les lignes d’égal temps de concentration
forment des isochrones.
Récurrentes depuis la fin de la sécheresse des
années 70.
Sécheresse suivie d’exode rurale et
occupation anarchique de certaines zones
de cuvettes ou de marécages asséchées.
Aucune ville n’est épargnée mais les plus
touchées sont Dakar (banlieue), Saint Louis.
Absence de politique de l’eau cohérente:
Grands barrages (Diama, Manatali), puis
Valléees fossiles (abandonné), puis Canal du
Cayor (abandonné). Aujourd’hui les bassins
de rétention. Et Demain?
1. Inondations par stagnation d’eau
pluviale: Exemple: Centre ville de Thiès
1. Inondations par stagnation d’eau
pluviale: Exemple: Centre ville de Thiès
Zone de cuvette avec convergence des
eaux du bassin versant
Routes bitumées, dallages ou pavages
des trottoirs.
Absence du réseau d’assainissement.
Dans les cas ou le réseau existe il est
vétuste ou mène « nulle part »
2. Inondation par stagnation + remontée de
nappe: Exemple Banlieue de Dakar.
Les zones les plus touchées sont essentiellement
située dans la région naturelle des Niayes (situé à
gauche de la RN1 de Dakar à Saint Louis).
Zones de cuvettes: favorisant la stagnation
Zones marécageuses le sol est saturé et ce qui
réduit l’infiltration
Présence de la nappe affleurante des Sables
de Thiaroye qui remonte après la recharge par
les eaux pluviales
1942

2012
1942 2003

2006 2012
3. Saint Louis: d’une inondation par débordement de
Cours d’eau vers une une inondation par submersion?
Hauteurs maxima et minima du fleuve
Sénégal à Saint-Louis entre 1999 et 2006
Le régime du fleuve à Saint-Louis depuis l’ouverture de
la brèche (juillet 2005-juin 2006)
1. Sur le plan politique
Prise en compte de l’aléa inondation dans l’aménagement du
territoire.
Estimation de l’aléa (statistique, historique, hydraulique,
géomorphologique)
Evaluation des enjeux et cartographie, approche économique
Préserver les capacités de stockage et d’écoulement des crues.
Sauvegarder l’équilibre et la qualité des milieux naturels
Information préventive
2. Sur le plan pratique
Mise en place d’un réseau d’assainissement des eaux pluviales
Aménagement et endiguement des grands cours d’eau.
Dispositif d’observation: piézomètres, pluviographes, limnigraphes,
marégrapes
Analyse des données et modélisation des écoulements superficiels
et souterrains

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