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Gestion optimale du blé en culture

Le document traite des pratiques culturales du blé, y compris la préparation du sol, la densité et la date de semis, ainsi que la fertilisation et la protection contre les maladies et ravageurs. Il souligne l'importance de choisir des variétés adaptées au contexte pédoclimatique et de gérer les apports en azote, phosphore et potassium en fonction des besoins de la culture. Enfin, il aborde les techniques de récolte pour préserver la qualité du grain et optimise les marges en ajustant les densités de semis.

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Gestion optimale du blé en culture

Le document traite des pratiques culturales du blé, y compris la préparation du sol, la densité et la date de semis, ainsi que la fertilisation et la protection contre les maladies et ravageurs. Il souligne l'importance de choisir des variétés adaptées au contexte pédoclimatique et de gérer les apports en azote, phosphore et potassium en fonction des besoins de la culture. Enfin, il aborde les techniques de récolte pour préserver la qualité du grain et optimise les marges en ajustant les densités de semis.

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le blé

Production de paille pour Culture qui nécessite une


l’auto-consommation par bonne maîtrise technique
les ateliers d’élevage. pour atteindre de bons
Culture d’hiver qui casse le rendements.
cycle des adventices des
cultures de printemps.

Place dans la rotation


Les cultures de soja, tournesol, colza et pois sont de bons précédents
culturaux contrairement au maïs à cause notamment des risques de
fusariose.
La succession paille sur paille n’est pas préconisée. Dans ce cas, après une
première année en blé, il vaut mieux privilégier un triticale, plus rustique,
afin de limiter les risques maladies.

Préparation du sol et semis


Travail du sol - écartement - profondeur
Semer dans des terres bien ressuyées est le facteur de réussite numéro un.
Le semis idéal se réalise avec des graines à 2-3 cm de profondeur dans de la
terre fine et rappuyée.

Densité et date de semis


La densité de semis se raisonne en fonction de la date de semis, du type de
sol et des conditions de semis. Elle ne dépend pas de la variété. Voici un
tableau indicatif :

Période de Sol argileux-calcaire profond ou Sols superficiels, séchant


semis limoneux à bonne réserve ou hydomorphes (en
hydrique (en grains m²) grains/m²)
Du 20 au 31
220 250
Octobre
Du 1er au 15
250 280
novembre
Du
15 novembre
280 310
Au
15 décembre
Après le
330 370
15 décembre

Pour convertir les grains/m² en kg/ha, on utilise le PMG (poids de 1000


grains) de la variété choisie. Les doses de semis peuvent ainsi varier de 60 à
200 kg/ha.
S’il y a une risque important de limaces (derrière colza notamment),
augmenter la densité de semis de 10%. Avec des semences hybrides, de
meilleure capacité de tallage, on diminue la densité de 30% (on limite
également le coût).
La sur-densité est à éviter car elle empêche le blé de taller suffisamment et
favorise la verse des variétés sensibles.
On peut retarder la date de semis sur des parcelles à risque d’infestations en
graminées. Cela permet également de limiter les attaques de pucerons.

Cultures de diversification - Chambre d’agriculture Landes - 2020


le blé
Le GIEE (Groupement d’Intérêt Economique et Ecologique) de St Sever :
Partant du constat que leurs densités moyennes de semis étaient très supérieures aux préconisations
d’ARVALIS, les agriculteurs du GIEE ont mis en place des essais de réductions de densités. Ils ont été menés
sur deux années aux contextes climatiques très différents. Ces essais ont démontré l’intérêt de diminuer les
densités de semis en blé par rapport aux pratiques courantes et ont bien sûr confirmé les préconisations de
l’outil proposé par ARVALIS. Cet ajustement a permis d’optimiser les marges en réduisant le poste semences
sans perte de rendement.

L’outil d’aide à la décision d’Arvalis !


Pour affiner votre dose de semis ARVALIS met à votre disposition gratuitement une calculette disponible sur le
lien suivant :
[Link]

Variétés
Même si la décision est en grande partie guidée par la disponibilité variétale auprès des fournisseurs et par les
débouchés, le contexte pédoclimatique de l’exploitation est déterminant. Le choix d’une variété sera raisonné
en fonction de la précocité, du potentiel de rendement, de la qualité (teneur en protéines, blé panifiable…), de
la résistance à la verse et de la résistance aux maladies.

La précocité à l’épiaison est à adapter en fonction de la région, du type de sol, des dates de semis.
Dans les régions à sols superficiels et climats du sud, préférer une précocité à l’épiaison permettant d’éviter le
stress hydrique et thermique en fin de cycle.
En sol profond et climat plus tempéré on peut espérer augmenter le potentiel de la culture en allongeant le
cycle de végétation avec des variétés plus tardives.
En cas de risque de gel, ce sont les variétés tardives à montaison qui sont à privilégier surtout en cas de
semis précoce.

Groupes variétaux observation ARVALIS 2010-2020 :

Choix des dates de semis selon le groupe variétal :

Le tableau ci-après recense les principales variétés testées depuis plus de 3 ans dans le réseau Arvalis. Les fiches
variétés sont disponibles en cliquant ici.

Cultures de diversification - Chambre d’agriculture Landes - 2020


le blé

BP = blé panifiable
BPS = blé panifiable supérieur
BAF = Blé Améliorant ou de Force
PS et protéines : 0 = très faible ; 10 = très fort
Résistance aux accidents et maladies : 1 = très sensible ; 9 = résistant

Fertilisation

Azote
Les besoins unitaires varient entre 2.8 et 3.5 kg/q produit selon les variétés. L’apport total d’azote minéral et
organique est calculé selon la méthode du bilan dans le plan prévisionnel de fumure en tenant compte des besoins
totaux de la plante et des fournitures du sol (reliquats, minéralisations…).
Le fractionnement des apports, en 3 passages, permet d’approcher au plus près des besoins de la plante :

Stade d’apport Quantité (unités/ha) Objectif


Début tallage 40 Maintien de la nutrition azotée

Epi 1 cm Apport total – premier et dernier apport Montaison de l’épi


Stade 2 nœuds à 40 à 80
Garantir la teneur en protéine du grain
gonflement (selon le potentiel de rendement)

Les outils de pilotage comme Jubil ou N-Tester permettent d’évaluer le dernier apport.

L’apport au tallage peut être supprimé si les fournitures du sol sont suffisantes. Il ne compensera pas un défaut de
plantes ou un déficit du nombre de talles liées aux mauvaises conditions de semis.

La bande double densité est un bon outil de gestion de la fertilisation azotée. Elle permet de surveiller un
décrochage de couleur verte du feuillage, lié à un manque de nutrition azotée sur une bande semée
volontairement en double densité. Lorsque ce décrochage de couleur apparait, il est temps de fertiliser la parcelle.

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le blé
Phosphore
Le blé est une plante peu exigeante en P2O5. Pour des sols correctement pourvus, une impasse peut être
envisagée.

Apports nécessaires (Kg de P2O5 / ha) Sol pauvre Sol bien pourvu Sol très bien pourvu
Dernier apport P2O5 > 2 ans 60 50 30
Dernier apport P2O5 ≤ 2 ans 60 30 0

Potasse
Au même titre que le phosphore, le blé est une plante peu exigeante en K2O.
Apports nécessaires
( Kg de K2O / ha) Sol pauvre Sol bien pourvu Sol très bien pourvu

Résidus du précédent exporté 60 50 30

Résidus du précédent enfouis 60 40 0

Soufre
Les carences sont plus fréquemment observées sur les sols sensibles au lessivage et à faible minéralisation (sols
sableux ou limoneux pauvres en MO). Les hivers pluvieux et froids renforcent le risque.
Sur les parcelles qui reçoivent régulièrement des apports organiques, les fournitures sont le plus souvent
suffisantes. Une impasse peut être réalisée en cas d’apports réguliers (1 an sur 3).
La dose à apporter dépend donc de la nature du sol, de la pluviométrie hivernale, du précédent cultural et de
l’apport d’effluents organiques. Elle varie de 20 kg/ha en sol profonds à 50 kg/ha en sols plus filtrants. Le
positionnement devra être effectué au stade épi 1 cm.
La forme d’engrais soufré n’influence pas l’efficacité de l’apport, elle doit être choisie en fonction du coût et de
l’équilibre avec les autres éléments fertilisants dans le cas des engrais composés.

Manganèse :
Le risque apparait sur sols très aérés et soufflés, sols ayant reçu de gros apports organiques, ou riches en MO,
conditions automnales et hivernales pluvieuses. Éviter un travail fin trop profond du sol dans les situations à
risque.
Les symptômes apparaissent au stade début montaison mais cela peut arriver dès le stade 3 feuilles dans les cas
les plus graves. Les plantes présentent un port affaissé, flétri, mou, avec un dessèchement blanc à beige des
feuilles.
Les apports au sol sont peu efficaces, préférer les apports foliaires dès l’apparition des symptômes (courant tallage
début montaison), puis renouveler un mois après. Tous les produits sont équivalents avec une dose d’au moins
500g/ha de Mn par passage.

Pour plus de détails consultez les fiches accidents physico-chimiques des céréales à paille d’ARVALIS en cliquant ici.

Protection de la culture
Désherbage
Après plusieurs années de monoculture de maïs, la flore hivernale est généralement peu développée et ne
nécessite pas de désherbage de prélevée systématique. Un traitement en janvier ou février doit être suffisant, à
positionner dans les jours suivants le premier apport d’azote (source essais Arvalis).
Les passages d’outils en mécanique peuvent compléter avantageusement le programme de désherbage. Les
premiers passages sont plus efficaces dès l’automne sur adventices jeunes, ils permettent à la culture de prendre
l’avantage sur le développement des mauvaises herbes. Les passages de bineuses sont efficaces au printemps
mais nécessitent l’utilisation de systèmes de guidage et l’adaptation des écartements de semis et des bineuses.
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le blé

Ravageurs
Outre la limace, à surveiller en début de culture du semis au stade 3 feuilles, le principal ravageur est le
puceron. En effet, plusieurs générations se succèdent de septembre jusqu’à l’épiaison. Il est le vecteur de la
jaunisse nanisante. Ses dégâts se caractérisent par une perte du nombre de pieds et une mauvaise nutrition des
épis, entraînant une baisse de la qualité du grain et une perte de rendement pouvant atteindre 30 q/ha. Traiter si
10% des pieds sont touchés ou si présence de pucerons pendant au moins 10 jours consécutifs.

Pour plus de détails consultez les fiches accidents ravageurs des céréales à paille d’ARVALIS en cliquant ici.

Maladies
Le premier levier pour lutter contre les maladies fongiques est d'orienter le choix de la variété sur les plus
résistantes génétiquement. Ainsi, il convient de choisir la variété en fonction des principaux risques parasitaires
de la parcelle. Le tableau présentant les différentes variétés montre le niveau de résistance pour quelques-unes
des maladies mentionnées.
Pour les Landes, les principales à retenir sont les suivantes.

Pour les maladies du pied, le piétin-verse est la plus fréquemment


rencontrée sur les parcelles de blé à partir de février, de montaison à
maturité. Il se distingue par une tache ovale claire sur la gaine bordée
d’un liseré brun diffus, avec des points noirs sous la gaine (amas
mycéliens ou stromas). Ils apparaissant par transparence au centre de
la tâche. Les situations à risques correspondent à des parcelles où le
blé revient trop fréquemment dans la rotation. Les dates de semis
précoces augmentent la période de contamination. La pluviométrie
élevée et les températures douces en automne et en hiver favorisent
la maladie.
Traiter si 35% des pieds sont touchés, à partir du stade épi 1cm et
avant le stade 2 nœuds. En dessous de ce seuil évaluer le risque
agronomique grâce à la grille de risque d’ARVALIS en cliquant ici.

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le blé

Côté maladie du feuillage, trois sévissent plus particulièrement dans notre département.
D’abord, la septoriose : elle se caractérise par l’apparition de nécroses brunes homogènes avec pycnides visibles
à l’œil nu pour la souche Septoria tritici, et par des nécroses losangiques à marge jaunâtre avec des pycnides
minuscules et visibles seulement à la loupe pour Septoria nodorum. Pour les variétés sensibles, traiter si 20% des
feuilles F2 touchées, à 50% pour les variétés résistantes. Les semis tardifs sont moins touchés.

Pour en savoir plus, suivez le lien.

Ensuite, les rouilles : elles se distinguent par des pustules brunes et


disposées aléatoirement (rouille brune) ou jaunes et groupées le long des
nervures (rouille jaune). A partir du stade « 2 nœuds », traiter dès l’apparition
des pustules sur l’une des 3 feuilles supérieures. L’excès d’azote et donc une
végétation dense favorise cette maladie.

Suivez le lien ARVALIS rouille brune

Suivez le lien ARVALIS rouille jaune

Enfin, la fusariose des épis : elle se traduit par un brunissement et un


échaudage des épis. La perte pour la culture est à la fois quantitative (de
l’ordre de 20 q/ha) et qualitative par l’augmentation de la teneur en
La furiose des épis mycotoxines dans les farines.

Traiter si une forte humidité ou une phase pluvieuse persiste pendant la période épiaison-début floraison.
Attention, l’efficacité des solutions fongicides est préventive et incomplète. A l’apparition des symptômes il est trop
tard pour intervenir. La rotation a une grande importance dans la lutte (éviter précédent blé, sorgho, maïs).

Adopter une stratégie en 3 traitements : le premier au stade « épi 1 cm » pour les maladies du pied, le dernier au
stade « dernière feuille déployée ». Le deuxième sera décidé en fonction des conditions météorologiques et des
observations à la parcelle.
Suivez le lien Fiche arvalis fusariose des épis

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le blé
Récolte
Lors de la moisson l’objectif est de préserver le grain et de limiter le taux d’impuretés pour le stockage. Six
paramètres sont à régler : les organes de battage (la vitesse de rotation du batteur, l’écartement batteur/contre
batteur), les organes de nettoyage (la puissance des vents, l’ouverture de la grille supérieure et de la grille
inférieure) et la vitesse d’avancement de la machine.
En blé tendre standard, les contrats de vente prévoient 4% de grains brisés, 2% de grains germés et 2%
d’impuretés.
Le grain de blé est mûr lorsqu’il casse sous la dent. Le taux d’humidité optimum pour récolter se situe autour de
13-14 %.

Résultats technico-économiques
Marge brute (€/ha)
Moyenne des 5
2016 2017 2018 2019 2020
dernières années
Produit brut 814 982 737 1120 633 857
Charges opérationnelles 678 625 658 626 574 632
Marge brute/ha (hors paille) 136 375 79 494 59 229
Source FDGEDA 4 saisons n72 Chambre d’agriculture des Landes

Charges de mécanisation
Sur la base d’un déchaumage, d’un labour, d’un passage de herse rotative, d’un semis classique, d’un désherbage,
de deux épandages d’engrais et de deux traitements de fongicides : les charges de mécanisation sont estimées à
200 €/ha.

Source : Arvalis – Institut du végétal


Crédit photos : Chambre d’agriculture du Tarn

La Chambre d’agriculture des Landes est agréée par la DRAAF n°AQ01552


pour exercer une activité de conseil indépendant à l’utilisation des produits phytosanitaires.

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