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La vengeance du Cerf et le roi Lion

Dans ce récit, un Cerf ne pleure pas la mort de la Reine, qui avait causé la perte de sa famille, et est accusé de rire par un flatteur. Le Roi Lion, en colère, ordonne sa punition, mais le Cerf explique que la Reine lui est apparue, lui demandant de ne pas pleurer et de laisser le temps apaiser le chagrin. Finalement, le Cerf est récompensé au lieu d'être puni, illustrant comment flatter les puissants peut mener à des faveurs.

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Dans ce récit, un Cerf ne pleure pas la mort de la Reine, qui avait causé la perte de sa famille, et est accusé de rire par un flatteur. Le Roi Lion, en colère, ordonne sa punition, mais le Cerf explique que la Reine lui est apparue, lui demandant de ne pas pleurer et de laisser le temps apaiser le chagrin. Finalement, le Cerf est récompensé au lieu d'être puni, illustrant comment flatter les puissants peut mener à des faveurs.

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Pour revenir à notre affaire

Le Cerf ne pleura point, comment eût-il pu faire ?


Cette mort le vengeait ; la Reine avait jadis
Etranglé sa femme et son fils.
Bref il ne pleura point. Un flatteur l'alla dire,
Et soutint qu'il l'avait vu rire.
La colère du Roi, comme dit Salomon,
Est terrible, et surtout celle du roi Lion :
Mais ce Cerf n'avait pas accoutumé de lire.
Le Monarque lui dit : Chétif hôte des bois
Tu ris, tu ne suis pas ces gémissantes voix.
Nous n'appliquerons point sur tes membres profanes
Nos sacrés ongles ; venez Loups,
Vengez la Reine, immolez tous
Ce traître à ses augustes mânes.
Le Cerf reprit alors : Sire, le temps de pleurs
Est passé ; la douleur est ici superflue.
Votre digne moitié couchée entre des fleurs,
Tout près d'ici m'est apparue ;
Et je l'ai d'abord reconnue.
Ami, m'a-t-elle dit, garde que ce convoi,
Quand je vais chez les Dieux, ne t'oblige à des larmes.
Aux Champs Elysiens j'ai goûté mille charmes,
Conversant avec ceux qui sont saints comme moi.
Laisse agir quelque temps le désespoir du Roi.
J'y prends plaisir. A peine on eut ouï la chose,
Qu'on se mit à crier : Miracle, apothéose !
Le Cerf eut un présent, bien loin d'être puni.
Amusez les Rois par des songes,
Flattez-les, payez-les d'agréables mensonges,
Quelque indignation dont leur coeur soit rempli,
Ils goberont l'appât, vous serez leur ami.

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