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Régimes d'Imposition en Côte d'Ivoire

Le chapitre 5 traite des régimes d'imposition sur les résultats d'activités en Côte d'Ivoire, notamment l'impôt BIC, qui s'applique aux bénéfices des sociétés industrielles, commerciales et agricoles. Il explique la détermination du résultat fiscal imposable, les conditions de déduction des charges, et les différents types de produits, ainsi que leur traitement fiscal. Des exemples pratiques illustrent les concepts abordés, notamment la gestion des dons, des amortissements et des provisions.

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Régimes d'Imposition en Côte d'Ivoire

Le chapitre 5 traite des régimes d'imposition sur les résultats d'activités en Côte d'Ivoire, notamment l'impôt BIC, qui s'applique aux bénéfices des sociétés industrielles, commerciales et agricoles. Il explique la détermination du résultat fiscal imposable, les conditions de déduction des charges, et les différents types de produits, ainsi que leur traitement fiscal. Des exemples pratiques illustrent les concepts abordés, notamment la gestion des dons, des amortissements et des provisions.

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CHAPITRE 5 : IMPOT SUR LES RESULTATS OU IBIC /BA

Il existe 5 régimes d’imposition sur les résultats d’activités en côte d’ivoire.


Le régime de la taxe forfaitaire : la taxe communale de l’entreprenant (CA≤5.000.000) ; la
taxe d’Etat de l’entreprenant (5.000.000<CA≤50.000.000) ; le régime des microentreprises
(50.000.000<CA≤200.000.000) ;
Le régime d’impôt BIC réel simplifié (200.000.000<CA≤500.000.000) ;
Le régime d’impôt BIC réel normal (CA>500.000.000).
Ces 2 derniers régimes feront l’objet de notre étude dans ce chapitre. En effet, l’impôt BIC est
un impôt annuel qui est perçu sur le bénéfice réalisé par les sociétés industrielles,
commerciales, et agricoles.
Sont exemptées de cet impôt à titre d’exemple : les sociétés mutuelles d’assurances, les
institutions financières à caractères mutualistes ou coopératifs. Echappent à l’impôt BIC, les
entreprises déjà placées sous d’autres régimes d’imposition, notamment la taxe forfaitaire.

1-DETERMINATION DU RESULTAT FISCAL IMPOSABLE


La détermination du résultat imposable est une opération extra comptable qui s’effectue après
détermination du résultat comptable. Il s’agira de corriger le résultat comptable par la
réintégration (en plus) des charges non déductibles et par la déduction (en moins) des produits
non taxables, pour tenir compte des règles spécifiques à certaines charges et produits.

Résultat Comptable (RC) = Produits - Charges

Résultat Fiscal (RF) = RC + Réintégrations - Charges

La réintégration concerne des charges qui ont été comptabilisées et qui ont contribué à la
diminution du résultat, alors que ces charges ne concourent pas à l’exploitation de l’entreprise
et ne sont pas exposées dans son intérêt.

Les produits exonérés sont des produits comptabilisés mais qui sont exonérés de l’impôt BIC
soit totalement, soit partiellement, ils seront cependant totalement ou partiellement déduites.

Le schéma exhaustif de détermination du résultat fiscal imposable se présente de la manière


suivante :
Résultat Comptable (bénéficiaire ou déficitaire)
+ Réintégrations
- Déductions

= Résultat Fiscal de l’exercice


- Report déficitaire des cinq derniers exercices
- Amortissements réputés différés des exercices antérieurs
= Résultat Fiscal avant article 110 du CGI
- Quotités Déduction des investissements sous art. 110 du CGI
= Résultat Fiscal Imposable
2-ANALYSE DES CHARGES
Les conditions générales de déduction des charges :
Pour qu’une charge soit fiscalement déductible, elle doit remplir certaines conditions ; elle
doit être :

1
-Rattachée à l’activité ;
-Exposée dans l’intérêt de l’exploitation ;
-Appuyée de pièces justificatives comptables ;
-Utilisées par les entreprises exerçant en côte d’ivoire ;
-Engagée au cours de l’exercice ;
-Et elle doit entraîner une diminution de l’actif net ce qui exclut les dépenses
d’immobilisation et toutes dépenses ayant pour effet de prolonger la durée d’utilisation d’un
élément d’actif immobilisé.
Nous verrons cependant quelques règles spécifiques aux différentes charges

2.1-LES ACHATS
Ce sont des charges déductibles. Pour les immobilisations de faibles valeurs, l’administration
préconise de les autoriser à passer directement en charges le prix d’achat unitaire des biens
amortissables lorsque celui-ci n’excède pas 300.000 F.
En ce qui concerne les achats d’immobilisation (investissement), ils ne sont pas des charges
par conséquent non déductible.

2.2-LES AUTRES SERVICES EXTERIEURS (ASE)


En principe les ASE sont des charges déductibles.
Les commissions horaires et courtages, sont déductibles au cas où elles figureraient sur un
relevé spécial dès lors que le montant excède 10.000 F par an et par personne ;
Les frais d’entretien et de réparation sont déductibles s’ils n’ont pas pour incidence
d’augmenter la valeur du bien ;
Les cadeaux d’entreprise sont déductibles à condition que le montant ne soit pas excessif ;
Les loyers des locaux professionnels sont déductibles même en cas de crédit-bail ;
Les cautions ne sont pas déductibles, elles ne sont pas des charges mais des immobilisations.

2.3-LES DONS, LES SUBVENTIONS, LES LIBERALITES


Les dons et les subventions sont en principe des charges non déductibles. Toutefois lorsqu’ils
sont accordés à des organismes reconnus d’utilité publique dans les domaines sportifs, de la
recherche scientifique, la culture, l’enseignement, l’éducation, la santé ; ils sont déductibles
dans la double limite de 2,5% du chiffre d’affaire TTC et de 200.000.000 F par an.
En ce qui concerne les dons d’infrastructure sociaux et économiques aux collectivités
territoriales ou aux populations ; ces limites sont portées à 3% du chiffre d’affaire HT et de
500.000.000 F par an.

2.4-LES AMENDES, PENALITES, CONFISCATION ET SANCTIONS DE TOUTES


NATURES
Ce sont des charges non déductibles donc à réintégrer.

2.5-LES FRAIS DE PERSONNEL


Les rémunérations versées au personnel de l’entreprise sont déductibles si le montant
correspond au travail effectif. Il faut noter que la rémunération de l’exploitant individuel n‘est
pas déductible. La rémunération de l’associé gérant majoritaire dans une SARL est déductible
à condition d’avoir supporté les charges fiscales et sociales relatives aux salaires ; les mêmes
conditions s’appliquent à l’associé unique des SA. La rémunération des gérants des SNC est

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non déductible. Dans les SA, les jetons de présence (indemnité de fonction) sont déductibles
dans la limite de 2.000.000 F par an à l’exclusion de celle versée au PCA et à son adjoint, au
PDG et à son adjoint, au DG et à son adjoint.
Les indemnités de mission et les rémunérations versées en vertu d’un contrat de travail sont
des charges déductibles. Le nombre d’administrateurs ne peut atteindre 13.

2.6-LES FRAIS FINANCIERS


Ils sont en général déductibles. Mais concernant les intérêts des comptes courants d’associé,
ils ne sont déductibles qu’à condition de respecter les clauses suivantes :
-Le taux des intérêts ne doit pas dépasser le taux directeur de la BCEAO majoré de 3 points ;
-Le remboursement des sommes mises à la disposition de la société ne doit pas dépasser 5
ans ;
-Le montant de l’emprunt ne doit nullement excéder le capital libéré de l’ensemble.

Application :
La SARL BINDE au capital de [Link] F entièrement libéré a réalisé au cours de
l’exercice N un chiffre d’affaire de [Link] F TTC. Au cours du même exercice, elle a
octroyé un don a l’équipe nationale de côte d’ivoire, d’un montant de 225.000.000 F ; par
ailleurs, elle a emprunté le 01 avril N la somme de [Link] F auprès d’un groupe
d’associé A. le 01 octobre N, elle emprunte la somme de [Link] F auprès d’un 2ème
groupe d’actionnaire B. le taux d’intérêt servit est de 15%, alors que le taux directeur de la
BCEAO est de 8%.
Travail à faire : Déterminer le traitement fiscal de ces différentes opérations.

2.7-CHARGES ET PERTES DIVERSES


Les pertes sur éléments d’actifs sont des charges déductibles. Les primes d’assurance
(incendie, inondation) sont déductibles lorsqu’elles couvrent le risque de maladies
professionnelles…
Sont également déductibles, les primes d’assurances vie qui représentent la participation de
l’entreprise dans les contrats d’assurance vie ou d’assurance décès.
Les créances irrécouvrables, les pertes sur avances sont des charges déductibles si elles sont
justifiées.
Les détournements sont des charges déductibles à condition que le détournement soit ignoré
des dirigeants.

2.8-LES AMORTISSEMENTS
L’amortissement est la constatation comptable de la dépréciation d’un bien par obsolescence
ou par sénescence. L’amortissement est une charge déductible pourvu qu’il remplisse les
conditions suivantes :
-Il doit porter sur un bien appartenant exclusivement à l’entreprise.
-Il doit porter sur un bien qui se déprécie avec l’usage et le temps ;
-Le taux pratiqué doit être conforme aux taux autorisés par l’administration fiscale ;

-L’amortissement doit être effectif, justifié par des pièces comptables et figuré sur un tableau
d’amortissement mis en exergue au sein de l’entreprise.
Il existe 3 modalités d’amortissement, qui sont :
-l’amortissement accéléré
-l’amortissement dégressif
-l’amortissement linéaire ou constant.
Les deux premières modalités citées sont qualifiés d’amortissements fiscaux puisque soumis à

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l’autorisation préalable de l’administration fiscale. La dernière modalité est qualifiée
d’amortissement comptable et n’est soumise à aucune autorisation préalable.

2.9-L’AMORTISSEMENT REPUTE DIFFERE (ARD)


Les ARD trouvent leur intérêt dans les situations déficitaires. En effet, l’amortissement qui est
une charge non décaissée peut provoquer ou accentuer les pertes. En situation déficitaire,
après déduction des déficits ordinaires des cinq derniers exercices l’on peut reporter la
pratique de l’amortissement exercé soit totalement, soit partiellement. Cela pour réduire ou
annuler totalement les pertes. Contrairement aux déficits ordinaires, ne sont reportables que
sur cinq exercices les ARD qui sont indéfiniment reportables ou encore indéfiniment
réputables.

Application :
L’entreprise COMPUT SA a réalisé au cours de l’exercice N + 2 un bénéfice comptable de
18.000.000. Les charges non déductibles de l’exercice s’élèvent à 14.000.000 et les produits
exonérés à 16.000.000. L’annuité d’amortissement de l’exercice est de 15.000.000 ; par
ailleurs les déficits ordinaires des exercices précédents se présente comme suit : N - 4 =
16.000.000 ; N - 3 = 10.000.000 ; N - 2 = 8.000.000 ; N - 1 = 6.000.000 ;
N = 0 ; N + 1 = 5.000.000.
Travail à faire : Déterminer le résultat fiscal imposable de l’exercice et au besoin le montant
des ARD

2.10-LES PROVISIONS
La provision est la constatation comptable, soit de la dépréciation, soit de la perte subie par
élément de l’actif non amortissable, soit d’une charge non encore effective à la date de la
clôture de l’exercice mais que les évènements rendent probables. Pour qu’une provision soit
déductible fiscalement, il faut :
-Que la provision porte sur une perte ou une charge déductible ;
-Qu’un évènement rende cette perte ou cette charge probable et non éventuelle ;
-Que la charge soit nettement précisée dans leur nature et leur montant ;
-Qu’elle soit constatée en comptabilité ;
-Elle doive figurer sur un relevé des provisions à joindre à la fiche de déclaration des impôts
sur le bénéfice.
Les provisions sont multiples et multiformes et peuvent porter sur toutes opérations ; on peut
citer :
-Provision pour créances douteuses : ce sont des charges déductibles fiscalement ; toute
provision douteuse dans son principe ou indéterminée quant à son montant est non
déductible ;
-Provision pour dépréciation de stock : lorsque le stock se déprécie, il convient de constituer
une -provision pour dépréciation. Cette provision est déductible fiscalement ;
-Provision pour renouvellement de matériel : elle n’est pas déductible car elle ne couvre pas
une charge mais une immobilisation ;

-Provision pour propre assureur : elle n’est pas déductible car la charge provisionnée n’est pas
probable. Elle est seulement éventuelle ;
-Provision pour congés payés et gratification : elles ne sont pas des charges déductibles ; elles
ne seront déductibles que lorsque les congés seront effectifs
-Provision pour RRR à accorder : elle n’est pas déductible, mais les provisions pour charges à
payer sont déductibles ;
-Provision pour impôt : elle est déductible si l’impôt est déductible et non si l’impôt ne l’est

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pas ;
-Provision pour hausse de prix : elle est non déductible ;
-Provision pour travaux et réparation : ce sont des charges déductibles ; il en est de même
pour la -Provision pour charges à repartir sur plusieurs exercices après autorisation du fisc ;
-Provision pour retraite ou pour départ du personnel : elle est non déductible ;
-Provision pour perte de change : elles sont non déductibles.

Remarque : Une reprise de provision est à réintégrer lorsque cette provision est par essence
déductible et vice versa.

Application : Analyser les opérations suivantes :


Provisions pour renouvellement de matériel : 3.600.000 F
Reprises sur provision : 325.600 F
Reprises sur perte de change : 890.000 F

3-ANALYSE DES PRODUITS


De manière générale, les produits constituent les principales ressources de l’entreprise. Que ce
soit les produits principaux, les produits accessoires et même les produits annexes.
Par conséquent, les produits supportent l’impôt en raison de l’objet de l’entreprise ; toutefois
certains produits sont partiellement, voire totalement exonérer de l’impôt BIC.

3.1-LES VENTES
Il s’agit des prix de vente des marchandises, des travaux effectués ou des prestations
fournies ; ils sont imposables à 100% à l’IBIC.

3.2-LES SUBVENTIONS
Les subventions d’exploitation et les subventions d’équilibre accordées par l’état sont
imposables totalement à l’IBIC.
Les subventions d’équipement accordées par l’état sont exonérées de l’IBIC pour l’année au
cours de laquelle elles sont versées ; les années suivantes elles seront réintégrées au résultat
imposable au rythme des amortissements pratiqués sur les bien objets de la subvention.

3.3-LES PRODUITS FINANCIERS


Les intérêts de bon de caisse sont exonérés à 100% de l’IBIC à condition d’avoir subi la
retenue à la source au titre de l’impôt sur les bénéfices non commerciaux.

Les produits de créances, dépôts, cautionnement et compte courant non commerciaux sont
exonérés à 50% de l’IBIC à condition d’avoir supporté l’IRCM.

Les sociétés cotées à la bourse régionale des valeurs Mobilières (BRVM) sont exonérées à
concurrence de 90% de leur montant net.

Les produits accessoires (dégrèvement RRR obtenus) sont imposables à 100%.


Obligations émises par l’état et effet publics sont exonérés à concurrence de 90% de leur
montant.

3.4-LES PLUS VALUES

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3.4.1-Plus-values de cession à réinvestir (art 28 CGI)
Elles sont imposables cependant ; l’article 28 du CGI dispose que : les plus-values réalisées
sur cession d’élément de l’actif ne sont pas compris dans le résultat de l’exercice au cours
duquel elles ont été réalisées si le contribuable prend l’engagement de les réinvestir dans ses
entreprises en côte d’ivoire et cela avant l’expiration d’un délai de 3 ans à partir de la clôture
de l’exercice au cours duquel elles ont été réalisées.

Le montant minimum de l’investissement est égal : à ces plus-values augmentées du prix de


revient de l’immobilisation cédé.

MMR = VO du bien cédé + (plus-value)

Toute fraction de la plus -value non réinvestie est incorporée au résultat de la 3ème année
sans pénalité. Cette exonération n’est pas définitive. La plus-value initialement exonérée est
réintégrée progressivement au résultat des années suivantes selon le rythme de
l’amortissement des biens acquis.

NB : En tout état de cause, la fraction réintégrable ne peut excéder le montant de la plus-


value.

Application
Soit une pièce usinière acquise neuve à 20.000.000 f CFA amortie à hauteur de 18.000.000 f
puis revendue à 6.000.000 f.
La plus-value réalisée a bénéficié de l’article 28 du CGI. L’équipement nouveau acheté a un
coût de 30.000.000 f amortissable sur 4 ans.
Travail à faire :
-Quelle est la plus-value ?
-Quel était le montant minimum à réinvestir ?
-Quel était le sort de la plus-value ?

3.4.2-Plus values de fusion et opérations assimilées (art 32 CGI) :

Selon l’art 32 du CGI, sont exonérées de l’IBIC entre les mains de la société apporteuse les
plus-values autres que celles réalisées sur les marchandises, à l’occasion des fusions, scissions
et apports partiels fait entre des sociétés de capitaux.

Pour bénéficier de l’exonération, les conditions suivantes doivent être remplies :


La société bénéficiaire doit calculer les amortissements d’après la valeur d’origine de ses
biens chez la société apporteuse ;

La société bénéficiaire doit prendre l’engagement de calculer les plus-values ultérieures de


cession d’après la valeur d’origine des biens ;

La société bénéficiaire doit avoir son siège en CI.

3.4.3-Plus values en fin d’exploitation (art 33 CGI) :


Ces plus-values sont imposables selon deux régimes :
-Régime de droit commun :
Les plus-values réalisées en fin d’exploitation sont exonérées à concurrence de 50% de leur

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montant.
-Régime d’exception :
Dans ce régime, l’exonération est de 2/3 du montant des plus-values si les éléments d’actif
cédés proviennent d’un fonds acquis ou crée depuis plus de 5 ans.

Selon l’art 31 du CGI, cette condition de délai n’est plus exigible dès lors que la cessation de
l’exploitation est intervenue par suite du décès de l’exploitant et qu’elle soit le fait du conjoint
survivant ou des héritiers.

4-CALCUL ET PAIEMENT DE L’IMPOT BIC


Les contribuables calculent l’impôt BIC et l’IMF pour comparer les deux résultats et retenir le
montant le plus élevé comme la cotisation annuelle.

Les personnes physiques et morales assujetties à l’IBIC appartiennent au régime du réel et


simplifiée.

4.1-REGIME DU REEL NORMAL


Il est aussi appelé régime du bénéfice réel. Il s’adresse aux :
Sociétés imposables et personnes physiques exploitantes individuelles dont le chiffre d’affaire
est supérieur à 500.000.000 F TTC.

4.1.1-Impôt Minimum Forfaitaire (IMF)


En régime du réel normal, l’IMF a un taux de 0,5% du chiffre d’affaire TTC de l’exercice
clos. Cette cotisation ne peut être inférieure à 3.000.000 F (500.000F pour les stations-
services et les distributeurs de gaz butane) qui constituent un minimum de perception tandis
que son maximum est de 35.000.000 F.

4.1.2-Impôt sur le Bénéfice Industriel et Commercial (IBIC)


Son taux est de 25% pour tous les assujettis personnes morales et physiques et 30 % pour les
entreprises du secteur des télécommunications et des TIC.

4.2-REGIME DU REEL SIMPLIFIE


Il s’adresse aux personnes :
Exploitant personnes physiques ou morales qui réalise un chiffre d’affaire TTC compris entre
200.000.001 F et 500.000.000 F.

4.2.1-Impôt Minimum Forfaitaire (IMF)

En régime du réel simplifié l’IMF a un taux de 0,5% du chiffre d’affaire TTC de l’exercice
clos. Cette cotisation ne peut être inférieure à 3.000.000 F (500.000F pour les stations-
services et les distributeurs de gaz butane).

4.2.2-Impôt sur le Bénéfice Industriel et Commercial (IBIC)

Son taux est de 25% pour tous les assujettis personnes morales et physiques et 30 % pour les
entreprises du secteur des télécommunications et des TIC.

Remarque :
Si le résultat fiscal est déficitaire, la cotisation de l’année se réduit au montant de l’IMF.

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L’excédent d’IMF dû à l’impôt BIC est ni restituable, ni reportable ; mais c’est une charge
déductible pour l’exercice suivant.

Le paiement du montant retenu peut être payé en 3 fractions égales pour les entreprises
commerciales : 1ère fraction au plus tard le 15/04, la 2 nde fraction au plus tard le 15/06 et la
3eme fraction au plus tard le 15/09.

Pour les entreprises commerciales : 1ère fraction au plus tard le 10/04, la 2 nde fraction au plus
tard le 10/06 et la 3eme fraction au plus tard le 10/09.

Pour les entreprises commerciales : 1ère fraction au plus tard le 20/04, la 2 nde fraction au plus
tard le 20/06 et la 3eme fraction au plus tard le 10/09.

5-Les retenues à la source

La retenue à la source est un mode de recouvrement de l’impôt qui consiste à faire prélever
son montant par un tiers payeur au moment du versement au contribuable des revenus sur
lesquels porte l’impôt. Nous avons les entreprises de transport de bois en grumes et
hydrocarbure ; les agents mandataires et apporteurs d’affaires des services et compagnies
d’assurances ; revendeurs des importateurs fabricants grossiste et demi grossiste ; sous-
traitant, architecte ; géomètres, entrepreneur en bâtiment et travaux publics, pisteurs de
produits café cacao …..(Art 56 et suivant du CGI).
Les taux sont les suivants :

* 7,5 %, 1,5 %, 2,5 %, 5 %,


10 %, 7 % des sommes payées ;

* 2 francs / kg de café et 2,5 francs / kg de cacao livrés par les traitants ;

* 5 francs / kg de noix de cajou brute exporté.

* 6 % ou 4 % appliqué au CATTC.
* 5 % ou 4 % appliqué au CATTC.
Application :
Soit une somme de 20.000.000 Versée à titre de ristourne par un fabricant a son revendeur
principal.
Travail à faire : Procéder à la retenue à la source.

NB : la retenue à la source opérée au cours du mois est exigible au plus tard le 15 du mois
suivant. La déclaration est faite sur bordereau et est accompagnée pour chaque bénéficiaire
d’une attestation de retenue, celle-ci est remise au bénéficiaire après un VISA. La retenue à la
source est imputable à l’IBIC et l’IMF dus par le contribuable qui a subi la retenue
-Les excédents des retenues ne sont pas restituable mais reportables ;
-Les retenues opérées mais non versées n’ouvrent pas droit au crédit d’impôt.

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