Les réserves
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Arrêt n°163
En date du 02/04/2013
Dossier civil n°2804/1/3/2011
1. Pêche dans une réserve- Occupation- Etablissement du
préjudice- Indemnité- Détermination de la responsabilité
Il est établi que l’Association « Amis de pêche pour la chasse » a
répondu à l’accusation d’occupation par le fait qu’elle est autorisée à la
pêche dans ladite réserve et a produit des pièces émanant de la
Direction régionale aux Eaux et Forêts. L’association a critiqué le défaut
de précision exacte du préjudice dans l’expertise. Est entachée
d’illégalité la décision de la Cour qui a condamné l’association à verser
l’indemnité sans donner suite aux pièces produites malgré leur
importance dans la précision du préjudice pouvant être imputé à la
demanderesse, ni indiquer dans sa motivation le type des préjudices
ayant affecté l’objet de litige, ni encore les lots de terrain affectés et
utilisés dans l’estimation de l’indemnité.
Cassation et renvoi
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Arrêt n°132
En date du 07/02/2013
Dossier administratif n°516/4/1/2011
2. Destruction de la récolte de blé- Endommagement
d’agricultures- Surveillance des animaux sauvages
(Sangliers)- Responsabilité de l’Etat
Dès lors que l’Etat a intentionnellement laissé les sangliers vivre
sur ses terrains et a promulgué des lois pour les protéger et les
chasser, il doit prendre les précautions nécessaires pour les surveiller
et les empêcher de créer des dommages. Dès lors qu’il a été établi à
la Cour, d’après les pièces du dossier, que ces animaux sont entrés
dans le terrain de la partie lésée et endommagé la récolte comme le
prouve l’expertise effectuée, la responsabilité incombe à l’Etat en
vertu de l’article 87 du dahir des obligations et contrats
Rejet de la demande
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Arrêt n°410/6
Daté du 23 mars 2011
Dossier pénal n°11015/10
3. Délimitation de la réserve- Ebourgeonnement des
palmiers- Respect des dispositions juridiques- Obtention
d’une autorisation préalable de l’administration
La non délimitation de la réserve ne veut pas dire qu’il est permis
d’ébourgeonner les palmiers ou de ne pas observer les dispositions
juridiques qui exigent une autorisation préalable de l’administration
pour le faire. L’article 17 de la loi n°06-01 relative au développement
durable des palmeraies et portant protection du palmier dattier puni
quiconque arrache ou coupe un ou plusieurs palmiers dattiers, sans
autorisation préalable de l'administration telle que prévue aux articles
12 et 13, ainsi que quiconque mutile, brûle un ou plusieurs palmiers
dattiers, porte atteinte à leur intégrité de façon irréversible ou détruit un
ou plusieurs rejets ou jeunes plants.
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Arrêt n°1207/8
Daté du 08 novembre 2012
Dossier pénal n°11162/6/8/2012
4. Réserve permanente- Délit de chasse dans un lieu
interdit- Saisie d’outils de chasse prohibés - Pouvoir
d’arrestation- Force probante du procès verbal des
fonctionnaires de l’Administration des eaux et forêts.
Est bien fondée la décision attaquée qui, pour confirmer le jugement
rendu en premier ressort ayant condamné le pourvoyeur pour délit de
chasse dans un lieu interdit, s’est basée sur l’arrestation de ce dernier
par quatre fonctionnaires de l’Administration des eaux et forêts, et ce,
après avoir entendu des coups de feu dans un lieu appelé Tounil situé
dans le parc national d’Al Hoceima, qui est une réserve permanente ; sur
la saisie, dans sa Mercedes, d’une cartouche de calibre 12 et de 36 g
ainsi qu’un porte fusil et deux lanternes destinés à la chasse la nuit, dont
le pourvoyeur a reconnu la propriété, ainsi que sur le procès verbal
dressé qui fait foi jusqu'à inscription de faux, chose que le pourvoyeur
n’a pas contesté.
Rejet de la demande
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Arrêt n°831/8
Daté du 12 juin 2014
Dossier pénal n°1432/6/8/2014
5. Chasse en flagrance- Réserve permanente- Chasse en
temps prohibé - Outils de chasse prohibés - Force
probante du procès verbal - Défaut d’indication de
l’aspect de nullité
Rien n’empêche la Cour d’appel d’adopter les causes et les motivations
du jugement du premier ressort dès lors qu’elles sont valables et
conformes à la réalité et à la loi. En confirmant le jugement de premier
ressort, la décision attaquée a adopté les causes et motivations de ce
dernier.
Justifie suffisamment sa décision pour avoir adopté une preuve
légalement admise et a implicitement rejeté l’exception de nullité du
procès verbal soulevée par le pourvoyeur, pour non indication de
l’aspect de nullité, la Cour ayant rendu le jugement confirmé qui, pour
condamner le pourvoyeur pour les faits qui lui sont imputés, a retenu
son aveu consigné dans le procès verbal dressé dans l’affaire ainsi que
son arrestation par le verbalisateur en flagrant délit de chasse dans une
réserve permanente en temps et avec des outils prohibés.
Rejet de la demande
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Arrêt n°1226/8
Daté du 25 septembre 2014
Dossier pénal n°14489/6/8/2013
6. Procédure de constatation des contraventions de chasse-
Procès de la contravention- Conditions de sa validité-
Procédure de pénalités- Procédure de saisie des outils de
chasse- Saisie et confiscation- Indication de leur effet
juridique- Condition de défaut de nullité.
Le dahir du 21/07/1923 renvoi aux dispositions du dahir du
10/10/1917 dont l’article 60 définit la forme juridique des procès
verbaux réalisés dans son cadre : « Les agents supérieurs et préposés
écriront eux-mêmes leurs procès-verbaux et les signeront, le tout sous
peine de nullité ; la date de l'acte sera celle de la clôture. Les procès-
verbaux sont dispensés de l'affirmation, du timbre et de
l'enregistrement ». Ainsi, le législateur n’a pas exigé la signature par le
contrevenant du procès verbal de l’infraction comme condition de sa
validité juridique, sachant que, bien que le texte spécial s’applique en
priorité sur le texte général, l’article 24 du code de procédure pénale
dont la violation est soulevée, n’a pas prévu la nullité du procès verbal
non signé par l’interrogé, mais a exigé de l’officier de faire mention du
motif de l’abstention de signature.
Ainsi, a fait une bonne application de l’article 323 du code de
procédure, la Cour qui a rejeté l’exception du non port par le rédacteur
du procès verbal de son uniforme et badge professionnel, au motif
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qu’elle n’a pas été soulevée à temps. De même, en confirmant le
jugement du premier ressort ordonnant une pénalité, la Cour n’avait pas
à s’intéresser au tableau transactionnel soulevé, dès lors qu’elle a fixé
l’amende comme sanction, dans les limites légalement prévues. Par
conséquent, le moyen, dans toutes ses tranches, reste infondé.
Encourt la cassation et l’annulation partielle pour avoir confirmé le
jugement du premier ressort dans son volet de confiscation de l’objet
saisi et l’avoir rejeté pour le reste, la décision de la Cour ayant motivé
cette confirmation sans relever la différence entre l’effet juridique de la
saisie et celui de la confiscation.
Cassation et annulation partielle
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Arrêt n°235/8
Daté du 25 mars 2015
Dossier pénal n°954/6/8/2010
7. Chasse dans une réserve forestière- Chasse en temps
prohibé- Expiration de la validité du permis de chasse-
Lieu de la commission du délit- Obligation de son
indication lors de la rédaction du procès verbal
L’exception de non validité du procès verbal établi dans l’affaire par
l’administration des eaux et forêts, pour défaut de flagrance, ne peut
être soulevée au cas où le pourvoyeur ne l’a pas déjà fait devant la
juridiction du fond conformément aux dispositions de l’article 323 du
code de procédure pénale, lequel exige de soulever, sous peine de
déchéance, ce genre d’exception avant toute autre exception au fond.
A suffisamment motivé sa décision, la Cour d’appel ayant rendu la
décision attaquée qui, pour condamner le pourvoyeur aux faits qui lui
sont imputés, s’est basée sur le procès verbal dûment dressé par
l’Administration des eaux et forêts conformément aux dispositions de
l’article 65 du dahir du 10/10/1917, lequel fait foi jusqu’à inscription de
faux et d’où il ressort que le pourvoyeur a reconnu avoir chassé dans
une réserve et en temps prohibé, ce qui a été conforté par la saisie d’un
fusil déchargé, par les cinq chiens de chasse qui l’accompagnaient ainsi
que par l’expiration du permis de chasse, qui sont autant de faits
desquels la Cour a déduit les éléments des actes qui sont reprochés au
pourvoyeur, y compris l’élément intentionnel.
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Par conséquent, la motivation avancée par la Cour au sujet de
l’arrestation du pourvoyeur par les agents de l’Administration des eaux
et forêts dans la forêt Ben Yahya contrairement à ce qui a été
mentionné dans le procès verbal qui lui, révèle qu’il a été arrêté dans
les fermes de Ain Fassa, demeure sans effet sur la validité de la
décision, dès lors que le lieu où le pourvoyeur a été arrêté est celui de
la commission du délit que les agents de ladite administration doivent
indiquer dans le procès verbal, sachant que comme sus indiqué, le
pourvoyeur a avoué, devant les agents de l’administration avoir chassé
dans une réserve forestière en disant « qu’il savait qu’il chassait en
temps prohibé dans une réserve» ; que dès lors, les deux moyens
soulevés constituent une contestation de la réalité des faits dont
l’établissement est confirmé par les juges répressifs et échappe au
contrôle de la Cour de cassation.
Rejet de la demande
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Arrêt n°960/8
Daté du 11 juin 2015
Dossier pénal n°615/6/8/2015
8. Constatation de la contravention de chasse- Réserve
permanente- Chasse à une heure tardive de la nuit- Saisie
des outils utilisés dans la chasse
En confirmant le jugement du premier ressort, la Cour ayant rendu la
décision attaquée en a adopté les motivations qui se sont basées pour la
condamnation du pourvoyeur sur ce qui suit : « attendu qu’après l’étude
des pièces du dossier, notamment le rapport du délit dressé par les
agents de l’Administration des eaux et forêts, il a été établi à la Cour que
ces derniers ont constaté une forte lumière dans la réserve permanente
d’Aît Rekha à une heure tardive de la nuit et ont entendu cinq coup de
feu, de même qu’ils ont vu les deux inculpés, accompagnés d’une tierce
personne, se diriger vers la maison du deuxième inculpé après avoir
éteint la forte lumière et utilisé des piles ; qu’une fois devant la porte de
la maison du deuxième inculpé, les agents de l’Administration des eaux
et forêts ont constaté le premier inculpé (le pourvoyeur) portant un fusil
et un lièvre et l’ont reconnu grâce à la lumière forte de leurs piles ; qu’à
leur vue, il a pris la fuite avec la troisième personne (…) ; que lesdits
agents sont parvenus à arrêter le deuxième inculpé qui leur a confirmé
qu’ils étaient en quête de la gazelle mais qu’ils ont trouvé le lièvre lequel
a été battu par le premier inculpé (le pourvoyeur)... ». Ainsi, justifie sa
décision qui ne viole pas la loi, la Cour qui, en retenant ledit rapport, eu
égard à sa force probante, et le faisant prévaloir sur le désaveu du
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pourvoyeur devant elle, s’est basée sur un mode de preuve légalement
admis pour justifier sa conviction et a implicitement rejeté les
exceptions soulevées par la défense du pourvoyeur dans son mémoire
après avoir dûment relevé les éléments de l’infraction pour laquelle elle
l’a condamné.
Dès lors que les dispositions de l’article 430 du code de procédure
pénale portent sur les crimes et non sur les délits, le bénéfice des
circonstances atténuantes ne peut être octroyé à l’auteur du crime dans
le cadre du dahir du 21 juillet 1923 relatif à la police de la chasse tel qu’il a
été modifié et complété dont l’article 18 stipule que : « les dispositions
des lois pénales en vigueur relatives aux circonstances atténuantes et au
sursis ne sont pas applicables aux peines prévues par le présent dahir ».
Rejet de la demande
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Arrêt n°63
Daté du 28 janvier 2009
Dossier administratif n°100/4/2/2008
9. Sangliers errants- Attaque- Préjudices- Responsabilité de
l’Etat- Théorie des risques
A fait une bonne application de l’article, la Cour qui a retenu la
responsabilité de l’Etat, qui est une responsabilité fondée sur la théorie
des risques sans qu’il y ait besoin d’établir une faute, dès lors qu’il lui a
été établi, d’après les pièces du dossier, que l’intimée a subi des
préjudices indiqués dans le certificat médical suite à une attaque par un
sanglier errant.
Rejet de la demande
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Arrêt n°1026
En date du 04/10/2012
Dossier pénal n°3739/6/8/2012
10. Pêche dans les eaux continentales- Irrespect des
conditions du contrat- Délit de possession des alevins
d’anguilles sans autorisation
La condamnation de la société pour délit de détention d’alevins
d’anguilles sans autorisation et irrespect des conditions du contrat
est fondée sur le procès verbal réalisé par les agents de
l’administration aux eaux et forêts, lequel fait foi jusqu’à preuve du
contraire au sens des dispositions de l’article 66 du dahir du
10/10/1917, chose que la société n’a pas établi. La décision attaquée
est bien fondée, dès lors que la Cour a conclu que la société n’a pas
respecté les conditions du contrat interdisant le commerce des
alevins d’anguilles, que ce qui a été saisi ne provient pas de la pêche
fluviale comme le stipule les conditions du contrat et que cette
détention est légalement non justifiée conformément aux
dispositions des articles 11, 12 et 21 du dahir du 11/4/1922 relatif à
la pêche dans les eaux continentales.
Rejet de la demande
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Arrêt n°856
Rendu le 27/05/2009
Dossier pénal n°4681/6/8/2009
11. Délit de chasse- Réserve- Procès verbal de
l’administration des eaux et forêts dressé par un seul
agent technique- Possibilité d’établir le contraire
La décision d’acquittement du délit de chasse dans une réserve repose
sur le plan émanant de l’administration des eaux et forêts ainsi que sur
l’expertise ordonnée par la Cour et dans laquelle l’expert a conclu que le
lieu où l’on a trouvé l’inculpé en train de chasser n’est pas une réserve
et qu’il se trouvait derrière la réserve où la chasse n’est pas interdite,
contrairement à ce qui a été stipulé dans le procès verbal de
l’administration des eaux et forêt signé par un seul agent technique et
dont le contraire peut être établi conformément à l’article 65 du dahir
du 10 /10/1917.
Rejet de la demande
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