Devoir Surveillé no 8
MPSI Lycée Camille Jullian
5 avril 2025
Exercice 1
1
Z 2
ex
On s'intéresse dans cet exercice à la suite (In ) dénie pour n > 2 par In = dx.
1 xn
1. Calculer la valeur de I2 par intégration directe, puis celle de I3 (une IPP bien choisie peut
fonctionner, mais ceux qui préfèrent pourront aussi avoir recours à un changement de variable).
2. Déterminer la monotonie de la suite (In ), en déduire sa convergence.
3. En majorant e x sous l'intégrale, montrer que lim In = 0.
1
n→+∞
√
e
4. Montrer que, ∀n > 2, In+1 = e − + (1 − n)In .
2n−1
5. Retrouver la limite de la suite (In ) à l'aide de la relation de la question précédente.
6. Calculer lim nIn . En déduire un équivalent simple de In .
n→+∞
√
e 1
7. Expliquer pourquoi on a, ∀k > 1, =o .
2n−1 nk
e 1
8. Montrer que In = + o 2 . On pourra reprendre la relation habituelle, sous la forme
n √ n
e In In+1 e
In = + − − n−1 .
n n n 2
e e 1
9. Montrer que In = + 3 + o 3 , puis calculer le terme suivant du développement asymp-
n n n
totique de la suite (In ).
Exercice 2
On va étudier dans cet exercice des endomorphismes de Rn vériant une relation du type f 2 = λf ,
avec λ ∈ R. On notera bien sûr comme d'habitude f 2 = f ◦ f dans tout cet exercice.
1. Étude d'un exemple. On dénit dans cette question
R3 R3
→
f: .
(x, y, z) → (−x + y + z, −6x + 4y + 2z, 3x − y + z)
On admet que f est une application linéaire.
(a) Calculer le noyau et l'image de l'application f .
(b) Montrer que ker(f ) ⊕ Im(f ) = R3 .
(c) Déterminer un réel λ tel que f 2 = λf .
(d) Calculer ker(f − 2 id) puis montrer que Im(f ) = ker(f − 2 id).
(e) Pour un vecteur u = (x, y, z) ∈ R3 , caluler la décomposition de u dans la somme directe
ker(f ) ⊕ ker(f − 2 id) (autrement dit, déterminer explicitement deux vecteurs v ∈ ker(f )
et w ∈ ker(f − 2 id) tels que u = v + w).
1
2. Étude du cas général. On suppose dans cette question que l'endomorphisme f ∈ L(Rn ) vérie
f 2 = λf , avec λ 6= 0.
(a) Que vaut f si on suppose en plus (uniquement dans cette sous-question) que f est un
isomorphisme de Rn ?
(b) Montrer que Im(f ) = {u ∈ E | f (u) = λu} = ker(f − λ id).
(c) Montrer que ker(f ) et Im(f ) sont supplémentaires dans Rn .
(d) Montrer que Im(f − λ id) ⊂ ker(f ). Ces deux espaces sont-ils nécessairement égaux ?
(e) Montrer que f est un multiple d'une projection, donc f = kg , avec g 2 = g (aucune
connaissance sur les projecteurs autres que la formule g 2 = g n'est nécessaire pour traiter
cette question). Quel est le lien entre k et λ ?
Exercice 3
1
tx−1
Z
On dénit dans cet exercice une fonction f par f (x) = dt.
0 1+t
1. Donner le domaine de dénition de f .
2. Calculer f (1) et f (2).
Z 1
1
3. Pour un réel a > 0, calculer dt à l'aide d'une décomposition en éléments simples,
a t(1 + t)
puis calculer la limite de l'expression obtenue quand a tend vers 0. Ce calcul permet-il de
donner une valeur cohérente à f (0) ?
√
Z 1
1
4. À l'aide du changement de variable u = t, calculer √ dt, puis sa limite quand a
a t(1
+ t)
1
tend vers 0. En déduire une valeur logique à donner à f . Vous apprendrez l'an prochain
2
qu'on pourrait en fait dénir la fonction f sur tout l'intervalle ]0, 1[. On se contentera pour
l'instant, tant que l'énoncé ne précise pas le contraire, d'étudier f sur [1, +∞[.
5. Montrer que f est décroissante sur [1, +∞[ sans chercher à calculer sa dérivée f 0 . Quel est le
signe de f (x) lorsque x > 1 ?
6. Simplier l'expression de f (x) + f (x + 1), pour x > 1.
7. En déduire rigoureusement la valeur de lim f (x).
x→+∞
8. En partant de l'encadrement f (x+1)+f (x) 6 2f (x) 6 f (x)+f (x−1) (à justier rapidement),
obtenir un équivalent simple de f (x) en +∞.
9. En admettant qu'on peut dénir f sur l'intervalle ]0, 1[ et que la formule
obtenue à la question
3
6 reste valable sur cet intervalle, que devrait logiquement valoir f ? Vérier cette valeur
2
√
3
en calculant f via le changement de variable u = t.
2
10. Toujours à l'aide de la question 6, et toujours en supposant f dénie sur ]0, 1[, donner un
équivalent de f (x) quand x tend vers 0.
11. En tenant compte de tous les calculs eectués dans l'exercice, tracer une allure crédible de la
courbe représentative de la fonction f sur ]0, +∞[.