Élection
processus lors duquel une population choisit un individu pour un poste, public ou pour autre organisation
Pour les articles homonymes, voir Élection (homonymie).
L'élection est la désignation, par le vote d'électeurs, de représentants (une personne, un groupe,
un parti politique) destinés à les représenter ou occuper une fonction en leur nom.
Une urne électorale.
La population concernée transfère par le vote de sa majorité à des représentants ou mandants
choisis, la légitimité requise pour exercer le pouvoir attribué (fonction censée être par ailleurs
définie et orientée par le biais d'un programme politique).
Étymologie
Le terme « Élection » provient du verbe latin « eligere » qui signifie (choisir) et du substantif latin
« {electio} » qui signifie (choix).
Histoire
Dans les cités de l'antiquité, l'élection est à l'origine un concept et une pratique aristocratiques ;
le choix des membres du peuple pour l'exercice de la fonction de magistrat (de « commandeur »)
s'effectue normalement par tirage au sort et non pas par vote ou élection.
Contrairement à une idée reçue en France (liée à la place de Révolution comme rupture radicale
dans l'histoire politique), les pratiques électives prolifèrent en Occident tout au long du Moyen
Âge1 et, dans une moindre mesure, à l'époque moderne2. Elles ont une place très importante
dans l'Église catholique, puisque les évêques sont traditionnellement élus « par le clergé et par le
peuple » (en fait par les chanoines des églises cathédrales), les abbés par le chapitre
monastique et les papes, à partir de la [réforme grégorienne], par les cardinaux3. Les institutions
municipales, les corporations, les assemblées représentatives de toutes sortes procèdent à des
élections4.
Alors que la légitimité monarchique — repose sur le droit divin — a largement supplanté la
conception aristocratique républicaine, l'élection du souverain perdure cependant pour la
désignation de l'empereur par les princes de Saint-Empire romain germanique.
Avec la contestation de la légitimité monarchique et particulièrement de celle de la monarchie
absolue, le Siècle des Lumières et l'avènement du libéralisme sous ses multiples formes
(philosophique, politique, économique, etc.) conduit à réintroduire et à retravailler le concept
d'élection. Néanmoins, à l'époque révolutionnaire, l'élection, en tant que modalité de désignation
des dirigeants politiques, n'est pas considérée comme démocratique par excellence. Ainsi, le
tirage au sort y est encore envisagé comme une modalité crédible de désignation des
gouvernants. Par ailleurs, certains des « grands fondateurs » des principaux régimes
démocratiques-libéraux actuels considéraient les structures institutionnelles prévalant
aujourd'hui encore dans ces régimes comme antinomiques d'un régime démocratique, dans la
mesure où elles reposent sur l'idée de représentation (et donc sur l'élection). Ainsi, James
Madison, l'un des Pères Fondateurs, pouvait écrire, à propos de la représentation, qu'elle permet
« d'épurer et d'élargir l'esprit public par l'intermédiaire d'un corps choisi de citoyens dont la
sagesse est le mieux à même de discerner le véritable intérêt du pays et dont le patriotisme et
l'amour de la justice seront les mêmes susceptibles de sacrifier cet intérêt à des considérations
éphémères et partiales5 ». En France, l'abbé Sieyès s'est notamment rendu célèbre pour ses
discours enflammés contre la démocratie, et sa défense acharnée de la représentation, conçue
comme un régime politique particulier, et non comme une variante de la démocratie. D'autres
conceptions, appuyées notamment sur la pensée de Rousseau, défendent a contrario « la »
démocratie, conçue comme la participation la plus directe du peuple aux affaires publiques. En
France, ces conceptions demeurent à peu près les mêmes jusqu'à la Révolution de 1848, qui
instaure le suffrage universel masculin, ce qui amène une évolution importante des conceptions
intellectuelles du terme « démocratie », qui évolue vers sa conception actuellement dominante
dans les sociétés occidentales, tout en restant extrêmement discutée. C'est la Troisième
République qui, en ré-instituant le suffrage universel masculin, et en s'imposant dans la durée,
finit par amener une synthèse entre la « Représentation », dont les institutions demeurent peu ou
prou les mêmes que sous la Révolution, et la démocratie, considérée comme assurée par le
suffrage universel masculin, et donc par amener l'association entre la notion d'élection et le
régime démocratiques. Néanmoins, il reste d'usage, jusqu'à l'époque moderne, de parler de
démocratie représentative, plutôt que de démocratie tout court, lorsque les institutions reposent
sur le suffrage comme mode de désignations des dirigeants politiques. Ce qu'on appelle
aujourd'hui la démocratie directe -l'expression étant discutée- correspond donc à la conception
révolutionnaire du terme démocratie.
Ainsi, la souveraineté nationale est pensée comme ne pouvant s'exercer que directement ou
par le biais de représentants librement choisis, donc élus.
Ainsi, à moins d'une démocratie directe, l'exercice de la démocratie se confond avec celui de la
démocratie représentative.
Institutions concernées
En France, l'élection est un mode de détermination répandu dans nombre d'organisations de
toutes tailles :
Politiques : municipalité (élections municipales), collectivités locales (élections régionales ou
départementales), Parlement (élections sénatoriales, élections législatives), chef de l'État (par
exemple, élection présidentielle), partis politiques (élections primaires), entités supra-
nationales (élections européennes) ;
Associations : assemblées générales, assemblées de copropriétaires ;
Entreprises : conseil d'administration, assemblées d'actionnaires, représentants du personnel ;
Syndicats et action syndicale : élections professionnelles ;
Groupes de travail et groupes informels ;
Églises : conclave réuni pour la désignation du pape, chapitre pour désigner l'abbé...etc.
Chaque fois que les choix offerts à un collectif de personnes reflètent une pluralité -sauf à
admettre une préséance en vertu de la pensée unique ou de la loi du plus fort- la nécessité de
trancher entre plusieurs options différentes voire divergentes pose la question des modalités de
décision.
Processus électoral moderne
D'ordinaire, dans les démocraties modernes, le processus électoral comprend un certain nombre
de phases dont :
la phase pré-électorale : le recensement et le découpage électoral ; le dépôt des candidatures
en vue de l'élection ; la campagne électorale ;
la phase électorale : les opérations et le déroulement du vote; le dépouillement du vote dans
chaque bureau de vote
la phase post-électorale : la centralisation des dépouillements des Bureaux de vote, la
validation des données collectées et la proclamation des résultats
Phase pré-électorale
Installation de l'organisme de gestion des élections
L'installation de l'organisme de gestion des élections est une étape très importante vers
l'organisation des élections dans le pays où les autorités ne peuvent pas organiser les élections.
La plupart des pays qui sortent d'un conflit ont des organes de gestion des élections sous forme
d'une commission électorale indépendante (CEI).
Élaboration du cadre juridique des élections
Le cadre juridique comprend habituellement quatre niveaux, à savoir : la constitution, les lois
applicables6, des règlements et des codes d'éthique. Ce cadre comprend en particulier les règles
qui définissent les paramètres majeurs que sont l'établissement du découpage électoral et celui
des listes électorales.
Qui peut voter ?
Il s'agit de déterminer la source de la « compétence » et/ou de la « représentativité » des votants.
Face à une pluralité de choix possibles, deux questions surgissent :
Qui est « compétent » pour participer à la décision ?
Positivement, la compétence à participer peut découler d'un droit général et imprescriptible,
ou résulter d'une compétence d'attribution ou résulter d'une compétence de délégation.
Négativement l'incompétence à participer peut résulter de l'état ou de la qualité d'une
personne, en application d'un règlement ou d'un usage.
Cette question de la compétence détermine directement le droit d'inscription sur les listes
électorales.
Quelle représentativité et quel poids accorder à chacun des décideurs reconnus compétents ?
La règle la plus courante est : une personne = une voix ;
Mais des dispositions particulières peuvent prévoir que le nombre de voix détenu par un
votant puisse varier et soit déterminé par un critère précis : Il peut s'agir par exemple des
tantièmes détenus, du nombre d'actions détenues. Un double vote peut être prévu par les
statuts pour tenir compte de l'ancienneté ou du statut patrimonial, professionnel, familial ou
social.
Comment s'exprime le vote ?
Quelles sont les modalités d'expression du suffrage ?
Le suffrage peut être fait par tirage au sort, par acclamation, à main levée, par consensus, à
bulletin secret, par procuration, etc.
Quelles sont les modalités de détermination du résultat ?
Le principe de la règle de la majorité -souvent utilisé- peut connaitre diverses qualifications
de la majorité : majorité simple, majorité relative, majorité absolue, majorité qualifiée, etc.
Une disposition peut prévoir qu'en cas de partage des voix, la voix du président soit
prépondérante : Pour éviter le blocage, le vote du président est réputé faire basculer la décision.
D'autres méthodes d'organisation des élections existent mais sont peu utilisées : scrutin à vote
unique transférable, vote alternatif, Jugement Majoritaire, méthode Condorcet, méthode Borda,
méthode de Coombs, etc.
Quel est l'objet du vote ?
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Comment faire ?
Il s'agit de choisir une personne parmi plusieurs : modalités de candidature, campagne
électorale.
Inscription des électeurs, des candidats et des partis politiques
L'inscription des électeurs consiste à recenser tous les citoyens qui ont la qualité d'électeur, afin
de dresser les listes électorales qui seront utilisées dans les bureaux de vote, le jour du scrutin.
La deuxième grande étape du processus électoral est celle de l'inscription des candidats. Cette
étape est le plus souvent réglementée, par une loi électorale, qui fixe les obligatoires nécessaires
pour devenir candidats, la durée des élections, etc.
Financement des partis politiques
Article détaillé : Financement des partis politiques français.
Le financement des partis politiques est le financement octroyé par l'État ou l'électorat pour
soutenir la campagne électorale des partis politiques. Il peut permettre de mettre les candidats
et les partis politiques sur un pied d'égalité. Son utilisation est le plus souvent soumis aux règles
de la comptabilité publique et chaque candidat ou parti politique doit en justifier l'utilisation.
Campagne d'éducation civique et électorale
Les campagnes d'éducations civiques et électorales se définissent comme un ensemble
d'activités éducatives, de sensibilisation et d'information pour le processus électoral.
Elle s'adresse à tous les électeurs sur toute l'étendue du territoire national. Elle vise à motiver, à
préparer l'électorat d'aller voter et à faire valoir sa voix de façon éclairée.
Campagne électorale
La campagne électorale est l'opération par laquelle les différents candidats présentent leurs
programmes d'action afin de recueillir le plus grand nombre de voix et remporter éventuellement
le scrutin7.
La campagne électorale s'effectue principalement dans les médias.
Compte tenu de l'importance de l'impact des moyens audio-visuels sur l'électorat, la question
d'une répartition équilibrée du temps de parole au profit de chaque candidat est souvent posée
. Certains pays - comme la France avec le CSA - voient une institution indépendante chargée
de veiller à ce principe d'équité.
Compte tenu du fait de l'inégalité potentielle des candidats en matière financière,
certains pays exigent que des comptes de campagne soient tenus et présentés à une
autorité indépendante. Par ailleurs le montant de ces budgets peut être limité.
certains pays prévoient également l'octroi d'une dotation publique aux candidats selon
des règles variables (dotation fixe ou variable ou semi-variable en fonction des résultats
obtenus par chaque candidat)
Phase électorale
La phase électorale soit la période durant laquelle se déroule le scrutin à savoir :
l'exercice des prérogatives accordées à l'observation partisane et non partisane ;
l'exercice du droit de vote proprement dit ;
le dépouillement et l'affichage des premiers résultats dans les bureaux de vote.
Phase post-électorale
la phase post-électorale phase qui comprend la centralisation des résultats et la validation des
données collectées ;
le contentieux électoral (résolution des différends électoraux) qui dépend de la transparence
du processus de vote ;
l'annonce des résultats provisoires par l'organe de gestion des élections et la publication
officielle des résultats.
Publication officielle des résultats
C'est avec la publication des résultats, que se termine le processus électoral proprement dit. En
France, celle-ci est effectuée par la Haute Cour de justice et dans le Journal officiel de la
République française.
Bien que peu de lois électorales les y obligent, les autorités électorales ont un avantage à publier
un rapport complet de l'évènement électoral.
Ce rapport comprend les détails des résultats obtenus par les candidats dans tous les bureaux
de vote, ainsi que le taux de vote de participation exacte dans chaque section de vote.
Critiques et propositions de réforme
Le vote : un droit ou une obligation ?
Le vote peut être obligatoireNote 1 dans certains pays et certaines circonstances. Quand il ne l'est
pas, il est un droit et un devoir qui consiste à donner son avis en affirmant son soutien à un
candidat (généralement en secret) en déposant un bulletin de vote dans l'urne électorale.
Les non-inscrits et mal-inscrits
Quand le vote n'est pas obligatoire et l'inscription sur les listes pas automatiqueNote 1, une façon
de ne pas voter est de refuser de s'inscrire sur les listes électorales, ou de ne pas actualiser son
inscription en conservant un lieu de vote éloigné de celui de son domicile. Par exemple, d'après
une estimation datant de 20178, seulement 94% des Français en âge de voter sont inscrits, et
parmi eux 7,2 millions (15% des inscrits) sont mal-inscrits.
Reconnaissance du vote blanc
Le vote blanc consiste à déposer dans l'urne une enveloppe vide ou comportant un bulletin
blanc, dépourvu de tout nom de candidat, lors d'une élection. Ce vote se distingue de l'abstention
(absence de vote) et du vote nul (non valable, lorsque le bulletin ou l'enveloppe n'est pas
conforme aux normes prévues). En France, le décompte des votes blancs séparé des nuls est
effectif depuis la loi du 21 février 2014, mais un mouvement politique et le Parti du Vote Blanc
souhaitent aller plus loin et revendiquent que le vote blanc soit décompté comme suffrage
exprimé9.
Impact de l'abstention et des non exprimés
Quand le vote n'est pas obligatoire, le phénomène de l'abstention additionné aux votes blancs et
nuls ainsi qu'aux non et mal-inscriptions sur les listes électorales peut avoir un impact important
dans la mesure où le vote exprimé peut apparaitre illégitime si le taux d'abstention est trop
élevé : Dans cette hypothèse le vote n'est plus que l'expression d'une minorité. Par exemple, en
France, pour l'élection présidentielle de 2022, on compte 51,26 millions de français en âge de
voter, Emmanuel Macron n'est élu que par 36,63% de ces français en âge de voter, dont 5% ne
sont pas inscrits sur les listes électorales10.
La durée du mandat électif
La question de la durée du mandat est régulièrement évoquée . D'un pays à l'autre les formules
sont diverses : 4 ans, 5 ans (quinquennat), 7 ans (septennat)
Interdiction ou limitation du cumul des mandats
Combien de mandats publics peut détenir un même élu ? La question reste controversée:
Les adversaires du cumul pointent l'impossibilité pratique pour une même personne de se
consacrer totalement à un trop grand nombre d'engagements.
Ainsi les maires de grandes agglomération disposent-ils d'un temps résiduel suffisant pour
s'engager dans d'autres services à la collectivité ?
Les partisans du cumul font valoir l'intérêt de la complémentarité entre certains mandats.
Exemple sénateur et maire d'une petite agglomération.
Limitation du nombre des mandats
Certains pays limitent le nombre de réélections de leurs présidents (États-Unis11, Mexique, etc.).
Découpage électoral inéquitable
Article détaillé : gerrymandering.
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Toute population est amenée à évoluer dans le temps et dans l'espace, ce qui n'est pas sans
conséquence à terme sur la validité d'un découpage électoral. Celui-ci peut perdre son caractère
équitable :
lorsque le ratio « candidats élus / électeurs inscrits » varie significativement : certaines
disparités sont remarquables notamment entre circonscriptions rurales (10 000 électeurs
élisent un député) et urbaines (40 000 électeurs sont nécessaires pour ce même résultat) ;
lorsque sont mélangés à dessein des populations contrastées en vue de relativiser une
expression sociale au profit du autre (voir le département du Rhône, mélange composite de
cantons ruraux et cantons urbains).
Interdiction d'exercer des activités lucratives
La réglementation ou la coutume peuvent fixer des limites à l'exercice simultané d'activité
lucrative à titre personnel ou dans l'entourage proche de l'élu. Ces limites visent à empêcher
les conflits d'intérêts et une trop grande proximité avec des intérêts particuliers.
La publication du patrimoine personnel ou familial, ainsi que la mise sous tutelle — le temps
du mandat — des avoirs financiers peuvent compléter les dispositions
Désignation des candidats
En théorie la candidature est libre ou en tous cas se fait dans des conditions de stricte égalité
pour tous. Sauf que certains candidats sont le représentant officiel d'un parti ou bénéficient de
son soutien officieux. La procédure est souvent dénoncée comme étant le reflet de décisions
prises à l'échelon central : Le phénomène des parachutages étant l'exemple caractéristique de
telles décisions.
Certains proposent donc que les candidatures puissent donner lieu à débat et fassent l'objet d'un
désignation ouverte et publique peu avant l'ouverture de la campagne officielle : Ainsi en France,
le Parti socialiste a organisé deux élections primaires pour désigner son candidat à l'élection
présidentielle.
La faiblesse programmatique des candidatures
La nécessité pour le candidat de rassembler les suffrages conduit généralement celui-ci - en
dehors de quelques mesures hautement symboliques - à confectionner un programme
relativement consensuel.
L'autre argument mis souvent en avant serait que l'électeur vote non pas pour un programme
mais vise à élire une personnalité.
Certains partisans de la « realpolitik » font cyniquement remarquer que « les promesses
n'engagent que ceux qui les croient »12.
D'autres pointent que le programme du candidat -souvent l'émanation d'une équipe centrale de
campagne- n'est pas suffisamment proche de l'électeur de « base ». Et proposent que celui-ci
puisse contribuer plus efficacement par le canal et les méthodes de la démocratie participative
Mise en cause des techniques de communication
Pour l'Américain Noam Chomsky : « les élections sont conduites par l'industrie des relations
publiques qui vantent les candidats à la manière des spots télés. Le but du marketing est de
créer des consommateurs non informés faisant des choix irrationnels, infirmant ainsi l'existence
de marchés que nous avons appris à révérer, ceux dans lesquels des consommateurs informés
font des choix rationnels. Les mêmes techniques sont utilisées pour saper la démocratie13. »
Mise en cause des sondages
L'usage fréquent des sondages peut perturber l'opinion et créer chez les électeurs les plus
indécis des mouvements d'adhésion ou de rejet fondés sur l'idée -fausse- que l'élection est
jouée.
L'effet Band wagon — mot à mot « le wagon où se trouve l'orchestre » — laisse entendre qu'une
fraction non négligeable des indécis est particulièrement sensible aux choix déjà effectués par
d'autres et se décide en définitive en « volant au secours de la victoire ».
Certains codes électoraux réglementent plus ou moins strictement l'usage de sondages en
période électorale, voire les interdisent dans la période précédant immédiatement le scrutin.
Création de périodes défavorables
L'économiste William D. Nordhaus soutient que les élections créent des périodes d'attentisme
voire d'instabilité économique. Et qu'en conséquence leur périodicité et leur calendrier doivent
être ajustés pour minimiser ces inconvénients.
Déni de l'emploi du système électoral en démocratie
Le politologue Bernard Manin tient l'élection pour un concept aristocratique, puisqu'il vise à
désigner le « meilleur » (aristos)14.
D'autres, comme Robert Alan Dahl, professeur émérite de science politique à l'Université Yale,
considèrent que pour éviter des dérives comme le carriérisme politique, la démocratie peut (et
même doit) fonctionner sans élection, uniquement ou en partie par sortition (tirage au sort des
représentants) ou par décision du peuple entier (référendum…).
Bibliographie
Olivier Christin, Vox populi : Une histoire du vote avant le suffrage universel, Paris, Le Seuil, 2014,
[présentation en ligne ([Link]
y) [archive]]
Jean Gaudemet, Les Élections dans l'Église latine des origines au xvie siècle, Paris, éd. F. Lanore,
1979.
Bernard Manin, Principes du gouvernement représentatif (1re éd. 1995) [détail des éditions]
(présentation en ligne ([Link]
6_403597) [archive])., Paris, 1995.
Léo Moulin, « Les origines religieuses des techniques électorales et délibératives modernes »,
Revue internationale d'histoire politique et institutionnelle, n. s., 3, 1953, pp. 106-148, rééd. dans
Politix, 11, 1998, pp. 117-162, [lire en ligne ([Link]
746) [archive]].
Léo Moulin, « Sanior et major pars ». Note sur l'évolution des techniques électorales dans les
ordres religieux du vie au xiiie siècle, Revue historique de droit français et étranger, 4e série, 35/3
et 35/4, 1958, pp. 368-397 et 491-521.
Julien Théry, « Moyen Âge », in Dictionnaire du vote, dir. dir. Pascal Perrineau et Dominique
Reynié, Paris, PUF, 2001, pp. 667-678 [lire en ligne ([Link]
e_dans_Dictionnaire_du_vote_dir._P._Perrineau_D._Reyni%C3%A9_Paris_Presses_universitaires_de_France_2001_
p._667-678) [archive]].
(en) Brian Tierney, « Medieval Canon Law and Western Constitutionalism », The Catholic
Historical Review, 52/1, 1966, pp. 1-17.
Annexes
Articles connexes
Calendrier électoral, découpage électoral Report de voix
Démocratie Campagne électorale
Pluralisme Circonscription électorale
Parti politique, Sièges réservés, Suffrage Code électoral
universel, Système électoral
Éligibilité , inéligibilité
Vote, Sociologie du vote
Plébiscite
Volatilité électorale
Programme électoral
Électeur rationnel Pays d'élection
Référendum Polarisation politique
Outils de recherche
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Toutes les pages avec « élection » dans le titre
Notes et références
Notes
1. En France, l'inscription est automatique dans le cadre du recensement citoyen des jeunes
qu'ils doivent réaliser à partir de 16 ans.
Références
1. Brian Tierney,« Medieval Canon Law and Western Constitutionalism », The Catholic
Historical Review, 52/1, 1966, pp. 1-17 ; Julien Théry, « Moyen Âge », dans Dictionnaire du
vote, dir. P. Perrineau, D. Reynié, Paris, PUF, 2001, p. 667-678, disponible en ligne sur le site
Academia ([Link]
vote_dir._P._Perrineau_D._Reyni%C3%A9_Paris_Presses_universitaires_de_France_2001_p._
667-678) [archive].
2. Olivier Christin, Vox populi. Une histoire du vote avant le suffrage universel, Paris, Le Seuil,
2014.
3. Léo Moulin, « Les origines religieuses des techniques électorales et délibératives
modernes », Revue internationale d'histoire politique et institutionnelle, n. s., 3, 1953,
p. 106-148, rééd. dans Politix, 11, 1998, p. 117-162, disponible en ligne sur le site Persé[Link].
([Link] [archive] ; Id., « sanior
et major pars. Note sur l'évolution des techniques électorales dans les ordres religieux du vie
au xiiie siècle », Revue historique de droit français et étranger, 4e série, 35/3 et 35/4, 1958,
p. 368-397 et 491-521 ; Jean Gaudemet, Les Élections dans l'Église latine des origines au
xvie siècle, Paris, éd. F. Lanore, 1979.
4. Théry, « Moyen Âge », op. cit. ([Link]
s_Dictionnaire_du_vote_dir._P._Perrineau_D._Reyni%C3%A9_Paris_Presses_universitaires_de
_France_2001_p._667-678) [archive] ; Christin, Vox populi, op. cit..
5. (en) James Madison, « Federalist 10 », in. A. Hamilton, J. Madison, J. Jay, The Federalist
Papers, New American Library, 1961, p. 81. Disponible en français : « Le fédéraliste », Paris,
[Link], 1957.
6. Quand il est confondu , la loi électorale détermine imprévisibilité des résultats et suscite la
critique de la jurisprudence et de la doctrine : voir (it) Giampiero Buonomo, Materia
elettorale in cerca di coerenza ([Link]
jure_condendo_) [archive], Diritto e giustizia, 3 marzo 2001 et Giampiero Buonomo, Perché
non poteva essere considerato ammissibile ([Link]
sibilit%C3%A0_del_ritaglio_referendario_e_revisione_del_diritto_elettorale) [archive], L'ago e
il filo, janvier-février 2012.
7. Michel Catlla, « Le porte-à-porte électoral », Ethnologie française, vol. 44, no 3,2014, p. 537
(ISSN 0046-2616 ([Link] et 2101-0064 ([Link]
source/issn/2101-0064) , DOI 10.3917/ethn.143.0537 ([Link] , lire en
ligne ([Link] [archive], consulté le 14 janvier 2021)
8. J.B., « Présidentielle 2022. Listes électorales : combien y a-t-il de mal-inscrits ou de non-
inscrits en France ? ([Link]
combien-y-a-t-il-de-mal-inscrits-ou-de-non-inscrits-en-france) [archive] », sur
[Link], 10 janvier 2022 (consulté le 22 avril 2022)
9. Pascaline David, « A quoi sert le vote blanc ? Quelle différence avec le vote nul ou
l’abstention ? », Le [Link],4 avril 2022 (lire en ligne ([Link]
2022/04/04/election-presidentielle-2022-a-quoi-sert-le-vote-blanc-quelle-difference-avec-le-nul-ou-l-abstention
_6120537_4355770.html) [archive], consulté le 22 avril 2022)
10. Nathalie Stéphan, « 48,7 millions d’électeurs inscrits pour l’élection présidentielle 2022 -
Insee Focus - 264 ([Link] [archive] », sur [Link],
24 mars 2022 (consulté le 25 avril 2022)
11. XXe amendement de la constitution américaine
12. Phrase attribuée à Charles Pasqua.
13. « Elections are run by the Public Relations industry, which markets candidates much as it
markets commodities in TV ads. The goal of marketing is to create uninformed consumers
making irrational choices, thus to undermine the markets we are taught to revere, in which
informed consumers make rational choices. The same techniques are used to undermine
democracy. » « Anomie, oil wars and US elections », Politis, 11 novembre 2008. [lire en ligne (ht
tp://[Link]/interviews/[Link]) [archive]]
14. Bernard Manin, Principes du gouvernement représentatif (1re éd. 1995) [détail des éditions]
(présentation en ligne ([Link]
45_6_403597) [archive])., p. 190.
Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Élection (politique) ([Link]
[Link]/w/[Link]?title=%C3%89lection_(politique)&oldid=cur) » (voir la liste des
auteurs ([Link] ).
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